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PAPERJAM NOVEMBRE 2007

Luxembourg en chiffres: 9.074 demandeurs d’emploi – Taux de chômage: 4,2% (31/08/2007). Inflation sur 12 mois: 2,08% (au 01/09/2007). Emploi total banques et PSF: 31.109 (30/06/2007). Patrimoine global des OPC: 2.052,977 milliards d’euros (31/07/2007). Emploi salarié intérieur: 311.130, dont 132.585 frontaliers (31/03/2007).

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Edito

CHOSE PROMUE, CHOSE DUE Il ne faudrait pas que la promotion du Luxembourg finisse par devenir une machine infernale, tenant plus de l’usine à gaz que de la mécanique bien huilée. Jeannot Krecké entend bien faire en sorte que non.

Photo: David Laurent (Archives)

Ainsi, pour assurer la promotion économique et financière d’un pays aussi grand que le Luxembourg, il n’aura finalement pas été possible d’imaginer une structure unique capable de coordonner les efforts de chacun. Pilier de l’économie nationale, dont il représente près d’un quart de la production nationale, plus d’un tiers du PIB, plus de 30% des recettes fiscales et près de 20% de l’emploi intérieur luxembourgeois, le secteur financier a des besoins spécifiques que n’a pas forcément le reste de l’économie, lequel dispose de structures déjà bien établies que n’a pas forcément le secteur financier… C’est sur la base de ce décalage trop flagrant que les ministres du Trésor et du Budget, d’une part, de l’Economie et du Commerce extérieur, d’autre part, ont finalement privilégié le concept du «chacun pour soi, mais tous pour le Luxembourg». Bien sûr, chacun aura un œil sur ce que fait l’autre. Bien sûr, des passerelles seront dressées entre les deux structures LuxembourgforFinance et LuxembourgforBusiness. Mais dans la perspective que d’autres «Luxembourgfor…» soient créées, il est facile de craindre que la promotion du Luxembourg finisse par devenir une machine infernale, tenant plus de l’usine à gaz que de la mécanique bien huilée. D’un autre côté, les procès d’intention, sont, eux aussi, faciles et il faudra évidemment attendre de juger sur pièces plutôt que sur plans. A l’heure actuelle, le Luxembourg n’a pas trop à rougir de ce qui a déjà été fait en la matière. La place financière a acquis, hors de ses frontières, une solide réputation, laissant de moins en moins de place à la suspicion et aux doutes de ses voisins. Elle a tant fait pour le pays qu’il est de son devoir d’en faire beaucoup, aussi, en retour. La stabilité fiscale et économique du pays se chargera alors du reste, condition indispensable

pour convaincre sociétés multinationales et investisseurs étrangers de poser leurs bagages au Grand-Duché. L’arrivée récente de l’homme d’affaires russe Nicolay Bogachev n’est d’ailleurs pas le moins spectaculaire des résultats de cette politique rondement menée depuis quelques années déjà. Rendre l’avenir possible plutôt que de le prévoir, c’est la louable intention affichée par le ministre de l’Economie et du Commerce extérieur, Jeannot Krecké lors de son traditionnel discours inaugural de la Foire d’Automne. Ce devra être aussi la mission de toutes les forces vives impliquées dans ce vaste chantier de la promotion, qui ouvrira ses portes officiellement le 1er janvier 2008. || Jean-Michel Gaudron, rédacteur en chef PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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44 J e a nno t K re c k E

« Il faud ra aussi et sur t o u t c ommu - niqu er A l’intE r ieur m E me d u pay s »

D i ver s i f i c a t i on

(en photo: Nicolay Bogachev)

Or n o ir

Sommaire rapide Actualite LUXEMBOURG

24 28 28 28 29 30 32 34 34 36 40

Jeannot Krecké – «Il faudra aussi et surtout communiquer à l’intérieur même du pays» Institutions – La sortie du président RH – Travailleurs bienvenus Apprentissage – Guidé par ses désirs Evénement – Nouveautés 2008 Emploi – Un nouveau cadre pour l’ADEM | Internet: les dernières nouveautés Lydia Mutsch – «Rigueur, équilibre, cohésion sociale, optimisme prudent» Etude – Chute libre Séminaires, conférences – Agenda Récompenses – En course pour le Prix d’architecture Création – Le droit social a son porte drapeau | Investment – Belval: Lighthouse project | Telecoms – Un sursis pour l’EPT | Création – Leadership au feminin | RH – Bourrage papier | Immobilier – Timides baisses 42 En cours – Patience et longueur de temps...

ENTREPRISES

44 46 48 50 52

53 54

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Diversification – Or noir Stratégie – Plan de vol respecté Stratégie – A la croisée des chemins Evénement – 15 ans de modernisation Médias – Frères ennemis | Internet: les dernières nouveautés | Edition Luxembourg à l’honneur Commerce – Changements de saison Stratégie – Thomas & Piron décidément mieux assis | Rebranding – Assa & Georges changes name | Bilans – PwC garde le cap | Service postal – Le facteur ne sonnera plus deux fois | Formation – Cours AD | Architecture – Bourrage papier | Internet: Sites valorisés IT – Ultimate makeover: qui veut gagner 100.000 euros? IT – Une croissance à conforter Stratégie – La croissance dans le virtuel

PLACE FINANCIERE

60 61 62 66

67 68 70

Investment – Go Middle East and act fast! Event – GIFF 2007 Lucien Thiel – «Je n’ai pas de raison d’avoir honte» Services – InterAtoz dans l’air du temps | Strategy – Kaupthing Buys Robeco | Insurance – PWC European digest 2007 | Survey – Wages slowdown | Etude – Crise des talents Evénement – Le bol d’air de l’ACA Déménagement – UBS investit le Kirchberg Ajmal Aziz Pervez – “Internal Auditing is no longer just an inspection-based audit review”

INDUSTRIE 72 Stratégie – IEE attend le moment propice | Partnership – Champ to serve Cargo B | Stratégie – SES annonce la création de SES Engineering | Stratégie – ArcelorMittal relance Liège

GRANDE REGION

74 Emploi frontalier – L’avenir de la Lorraine se tisse au luxembourg 76 Stratégie – Myair sur le départ | Social – Après la grève, cap sur les Etats-Unis | Evénement – Une bonne année, mais…

BELGIQUE

78 Investissements – L’appétit croissant des Indiens 80 Social – La santé au travail en Belgique | Résultats – Coface: forte hausse | RH – 114 jeunes diplômés chez Ernst & Young | Médias – Télé Bruxelles fait peau neuve 81 Portrait – Itinéraires de traverse pour un négociateur passionné 82 Internet – Ogone surfe sur les transactions en ligne | Un nouveau plan d’expansion économique à Bruxelles 84 Automobile – D’Ieteren: for your car only! 85 Technologies – La tour de Babelgom 86 Législation – Les OPA nouvelles sont arrivées

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An a l y s e

Le r ole de l’Etat d an s l’ e c o n omi e lu xemb ourge oise

R e s s o u r c e s h u m a i ne s

U n e c arriere e n c i n q dat es : Tho mas Pe n ne t te

Novembre 07 grand angle

rubriques

coverstory 106 Analyse – Le rôle de l’Etat dans l’économie luxembourgeoise

entretien – Roger Hartmann

124 «Au Luxembourg, on a déménagé les montagnes»

Ressources humaines 95 101 103 105

portfolio

132 Ambassadeurs – De la diplomatie au commerce

LE billet de l’Economist Club luxembourg 142 L’économie de l’éducation

Bloc Notes 154 156 190 191

enquete – Egouvernance 146 Quand l’administration soigne sa ligne 150 Claude Wiseler – «On n’est pas encore très bien placé aujourd’hui...»

dossier – Assurances 160 164 168 174 178 182

Carrières Une carrière en cinq dates Sondage Université du Luxembourg

Communication Technologies Case Study – Sécurité informatique «Les aspects de sécurité informatique sont-ils uniquement du ressort des départements IT, ou bien doivent-ils entrer en ligne de compte dans la stratégie globale d’une entreprise?»

Mon Bureau 240 Jean-Michel Collignon

Etat des lieux – Dynamique maintenue Solvency II – Un mauvais moment à passer? Courtiers – Sortir de l’ombre Employee benefits – Insurances as a motivation Reinsurance – Charming the captive Expertise – Regards croisés

Playtime 202 224 228 230 232 234 236

Nouveautés Entretien-Passions Soyez un Chef avec... Travelling Le Club paperJam invité par... Reportage Photo – Adecco Reportage Photo – Golden

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B u d g e t 2 0 0 8

«Rigueur, equilibre, cohesion sociale...» (en photo: Lydia Mutsch)

56 Strategie

Plan de vol respecte

(en photo: Adrien Ney)

IT

Ultimate makeover: qui veut gagner 100.000 euros?

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Sommaire acTualite

Luxembourg

24 Jeannot Krecké – «Il faudra aussi et surtout communiquer à l’intérieur même du pays» Le ministre de l’Economie et du Commerce extérieur lève le voile sur la future agence de promotion LuxembourgforBusiness, qui sera créée en parallèle à LuxembourgforFinance. 28 Institutions – La sortie du président Pierre Mores a présenté, le 26 septembre, le rapport annuel du Conseil d’Etat. Ultime exercice pour le président sortant devenu, cinq jours plus tard, Maréchal de la Cour. 28 RH – Travailleurs bienvenus Le Luxembourg n’attendra pas mai 2009 pour ouvrir ses frontières aux travailleurs de l’Est. 28 Apprentissage – Guidé par ses désirs Les artisans critiquent un projet de loi fourre-tout. 29 Evénement – Nouveautés 2008 Le 20 septembre dernier, Tempo, la régie publicitaire du groupe Mike Koedinger Editions, dévoilait ses nouveaux tarifs et les nouveautés pour l’année 2008. 30 Emploi – Un nouveau cadre pour l’Adem L’Administration de l’Emploi souffre d’un déficit chronique de moyens et gagnerait à accroître sa flexibilité. Telles sont les deux principales conclusions de l’audit réalisé par l’OCDE. 30 Internet – Les dernières nouveautés 32 Lydia Mutsch – «Rigueur, équilibre, cohésion sociale, optimisme prudent» Le projet de budget de l’Etat pour le prochain exercice a été déposé par Luc Frieden à la Chambre des députés, ce mercredi 10 octobre. Eclairages avec Lydia Mutsch, députée socialiste et rapporteur. 34 Etude – Chute libre Un changement de procédure dans l’établissement des déclarations provoque un net repli des accidents du travail reconnus. 34 Agenda – Séminaires, conférences

36 Récompenses – En course pour le Prix d’Architecture Ce 19 octobre, la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie dévoilera le nom des lauréats du Prix luxembourgeois d’Architecture 2007. 40 Création – Le droit social a son porte drapeau Employment Law Specialists Association, Luxembourg, plus connu sous l’acronyme ELSA, se veut le précurseur et le fédérateur d’une prise de conscience de l’importance du droit social. 40 Investment – Belval: lighthouse project | Telecoms – Un sursis pour l’EPT | Création – Leadership au féminin | RH – Bourrage papier | Immobilier – Timides baisses 42 En cours – Patience et longueur de temps...

entreprises 44 Diversification – Or noir C’est au Luxembourg que Young Energy Prize, une société à capitaux russes, spécialisée dans la prospection et l’exploitation pétrolière et gazière, a choisi de s’établir, tout comme son dirigeant fondateur, Nikolay Bogachev. 46 Stratégie – Plan de vol respecté Sur la voie de son redressement, Luxair devrait afficher, pour 2007, des résultats conformes aux attentes. Mais la consolidation pour 2008 s’annonce plus délicate. 48 Stratégie – A la croisée des chemins KPMG Luxembourg enregistre, depuis trois ans, une forte croissance et s’interroge sur l’opportu­ nité de rejoindre l’axe international anglogermano-suisse qui vient de se constituer. 49 Emploi – L’amertume des «ex-T.TV» Les promesses de reclassement des anciens salariés de la chaîne n’ont pas été tenues. 49 Telecoms – A toutes enjambées SIT Group veut s’imposer en tant qu’acteur important de la téléphonie au Luxembourg. 49 Stratégie – Dans les starting-blocks Hitachi Data Systems s’apprête à ouvrir un bureau au Luxembourg

50 Evénement – 15 ans de modernisation L’Entreprise des Postes et Télécommunications, créée par la loi du 10 août 1992, a dignement célébré son quinzième anniversaire, le 19 septembre à la Rotonde 2. 52 Médias – Frères ennemis Les deux groupes de presse rivaux, Editpress et Saint-Paul, fourbissent leurs armes pour s’affronter sur le terrain des gratuits. 52 Internet – Les dernières nouveautés | Edition Luxembourg à l’honneur 53 Commerce – Changements de saison Maroquiniers, chausseurs et textilistes du Luxembourg ont désormais leur fédération, la Fémo. Son président déborde d’idées pour redonner de l’élan au secteur et faire face à la concurrence régionale. 54 Stratégie – Thomas & Piron décidément mieux assis L’entrepreneur d’origine belge veut améliorer sa visibilité et affiche ses ambitions au GrandDuché. 54 Rebranding – Assa & Georges changes name | Bilans – PwC garde le cap | Service postal – Le facteur ne sonnera plus deux fois | Forma- tion – Cours AD | Architecture – Bourrage papier | Internet – Sites valorises 56 IT – Ultimate makeover: qui veut gagner 100.000 euros? Microsoft, en partenariat avec paperJam, lance un portail visant à améliorer la productivité des entreprises par une meilleure maîtrise de l’outil informatique. Une cure de jouvence complète est également offerte dans le cadre d’un grand concours national. 58 IT – Une croissance à conforter Fujitsu Services poursuit sa campagne de recrutement à Luxembourg où elle veut gagner les marchés du secteur public. 58 Stratégie – La croissance dans le virtuel Xerox mise sur son savoir-faire pour prendre place sur le créneau des PSF.

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L u c i en T h i el

Inves t i ssemen t s

«J e n ’ai pa s de ra ison d’avoi r honte»

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L’appet i t c r o i s sa n t d e s In d ie n s

(en photo: Indrojit Sen)

le g i sl a t i on

l e s O PA n o u v e l le s s o n t arri vees

Sommaire acTualite place financiere 60 Investment – Go Middle East and act fast! Funds experts see significant regulatory changes and new market trends in the Middle East. 61 Event – GIFF 2007 On September 25 and 26, ALFI & NICSA co-held the 16th Global Investment Fund Forum at the Hemicycle of the Kirchberg Conference Centre. 62 Lucien Thiel – «Je n’ai pas de raison d’avoir honte» L’ancien directeur de l’ABBL, qui aura atteint l’âge de la retraite en février prochain, a accompagné le développement de la place financière depuis le début des années 90. 66 Services – InterAtoz dans l’air du temps Le GIE se veut novateur en proposant de nouveaux services adaptés aux spécificités d’une place financière en mouvement. 66 Strategy – Kaupthing buys Robeco The two institutions signed an agreement where Kaupthing Bank Luxembourg purchases Robeco Bank Belgium. 66 Insurance – PWC European digest 2007 | Survey – Wages slowdown | Etude – Crise des talents 67 Evénement – Le bol d’air de l’ACA Soirée champêtre dans les jardins de l’Association des Compagnies d’Assurances pour sa traditionnelle réception de rentrée, le 20 septembre dernier. 68 Déménagement – UBS investit le Kirchberg Le 28 septembre dernier, UBS célébrait, en compagnie de quelque 200 invités, l’ouverture de ses nouveaux bureaux au Kirchberg. 70 Ajmal Aziz Pervez – “Internal Auditing is no longer just an inspection-based audit review” The new president of the Internal Auditors’ Association (IAA) Luxembourg presents the internal audit profession in Luxembourg as well as the professional organisation.

industrie 72 Stratégie – IEE attend le moment propice L’instabilité des marchés oblige le fleuron technologique luxembourgeois à attendre l’instant idéal pour entrer en bourse. 72 Partnership – Champ to serve Cargo B | Stratégie – SES annonce la création de SES Engineering | Stratégie – ArcelorMittal relance Liège

grande region 74 Emploi frontalier – L’avenir de la Lorraine se tisse au Luxembourg Une étude de l’INSEE conclut, pour la première fois, à un ancrage du phénomène frontalier dans l’économie lorraine. 76 Stratégie – Myair sur le départ Faute d’avoir rencontré le succès escompté, la compagnie low cost pourrait quitter l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine avant la fin de l’année. 76 Social – Aprés la grève, cap sur les Etats-Unis | Evénement – Une bonne année, mais…

belgique 78 Investissements – L’appetit croissant des Indiens Forte d’un taux de croissance économique exceptionnel – 9,4% entre 2006 et 2007–, soutenue par sa production industrielle, ses services et ses investissements à l’étranger, l’Inde voit ses entreprises poursuivre l’acquisition de leurs concurrents étrangers, notamment belges. 80 Social – La santé au travail en Belgique A en croire Securex et son dernier rapport sur la santé au travail dans le pays, 80% des ­travailleurs belges âgés de 30 ans et plus ­risquent des problèmes cardiovasculaires et devraient consulter un médecin. 80 Résultats – Coface: forte hausse | RH – 114 jeunes diplômés chez Ernst & Young | Médias – Télé Bruxelles fait peau neuve

81 Portrait – Itinéraires de traverse pour un négociateur passionné Thierry Nollet fascine immanquablement. Très joyeux vivant, capable de passer, dans une conversation, du vin à la politique, puis à l’éducation de ses trois enfants, il cache sous cette apparence bondissante une rapidité d’analyse des situations, et des solutions qui font de lui un négociateur de métier, mais aussi de talent. 82 Internet – Ogone surfe sur les transactions en ligne Ogone, fournisseur européen de services de paiement, a obtenu de très bons résultats pour son premier semestre 2007. 82 Un nouveau plan d’expansion économique à Bruxelles Le ministre de l’Economie de la Région de Bruxelles-capitale, Benoît Cerexhe, a présenté sa dernière ordonnance sur la promotion de l’expansion économique. 84 Automobile – D’Ieteren: for your car only! Véritable institution bruxelloise, le groupe D’Ieteren revoit sa copie en termes de stratégie des ventes. Il propose désormais une indépendance grandissante aux marques qu’il distribue. 85 Technologies – La tour de Babelgom Le marché de l’automatisation des données est en pleine expansion. Auparavant réservé aux grandes entreprises, le déploiement de l’offre permet maintenant aux Petites et Moyennes Entreprises de créer leur propre système d’automatisation. 86 Legislation – Les OPA nouvelles sont arrivées Depuis le 1er septembre, la nouvelle réglementation sur les offres publiques d’acquisition est entrée en vigueur. Principale innovation: un actionnaire qui franchit le seuil des 30% des actions avec droit de vote d’une société belge cotée, sera obligé de lancer une OPA sur le reste des actions.

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E n t re t i en - R o g er H a r t m a nn

«Au L uxembour g, on a deme na ge le s m ontagn es»

160 Enquete

eG o u v er na n ce

D o s s i er

A s s u ran c e s

Sommaire grand angle Coverstory 106 Analyse – Le rôle de l’Etat dans l’Economie luxembourgeoise Le Centre d’études prospectives (Cepros) a organisé une table ronde pour débattre de la place de l’Etat dans l’économie luxembourgeoise. En exclusivité, paperJam vous livre la synthèse de ses réflexions.

entretien 124 Roger Hartmann – «Au Luxembourg, on a déménagé les montagnes» Le CEO d’UBS Luxembourg revient sur ses six dernières années passées au Grand-Duché, en évoquant son bilan, ses passions, sa personnalité.

portfolio 132 Ambassadeurs – De la diplomatie au commerce Actif sur la scène politique européenne et mondiale, le Luxembourg l’est également sur le plan économique. Il s’appuie notamment sur son réseau d’ambassades, de consulats et de bureaux du commerce chargé d’assurer la promotion du pays et de favoriser les échanges internationaux. Une démarche qui s’accompagne d’un souci de soigner la qualité de l’accueil pour les nombreux étrangers résidant sur son territoire.

Le billet de l’Economist Club luxembourg 142 L’économie de l’éducation

enquete 146 Egouvernance – Quand l’administration soigne sa ligne Initiée par les instances européennes en 2000, mise en place en 2005 au Luxembourg, la gouvernance électronique ne se limite pas uniquement aux sites et portails institutionnels qui fleurissent et se succèdent sur la toile.

150 Claude Wiseler – «On n’est pas encore très bien placé aujourd’hui...» Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative revient sur le programme de gouvernance électronique de ces trois dernières années.

dossier 160 Etat des lieux – Dynamique maintenue Le marché local des assurances se porte bien au Luxembourg, dans la lignée des années précédentes. Mais même les plus irréductibles commencent à lorgner au-delà des frontières du pays…

168 Courtiers – Sortir de l’ombre Sur un marché luxembourgeois dominé par les agents liés aux compagnies d’assurances, les courtiers misent sur leurs spécificités pour se faire une place au soleil. 174 Employee benefits – Insurances as a motivation Employee benefits have become a strategic issue for companies to attract and retain staff. Insurance schemes of all kinds and forms are among the most popular advantages requested by staff. If Luxembourg companies limit their plans to three traditional insurance products only, the market remains competitive and attractive for insurance providers. 178 Reinsurance – Charming the captive Initiated in the 1950s, ruled since 1984 in Luxembourg, the captive business as an alternative to traditional reinsurance has intensively risen until the year 2000. But, since four to five years, the activity faces a slowdown. Will the new Reinsurance Directive give a new boost to the sector and profit to Luxembourg? Four experts tell more. 182 Expertise – Regards croisés Directement ou indirectement liés au secteur de l’assurance, huit professionnels donnent leur avis sur des thèmes touchant à la réglementation, aux ressources humaines ou à la stratégie.

164 Solvency II – Un mauvais moment à passer? Au-delà de la charge de travail supplémentaire, la mise en œuvre des nouvelles dispositions en matière de solvabilité devrait donner un nouvel élan aux entreprises d’assurances.

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(en photo: Eric Dubois)

(en photo: Jacques Demarque et Jean Welkenbach)

P l a y t i me

Sommaire rubriques ressources humaines 95 Carrières Arrivées – Départs – Promotions 101 Une carrière en cinq dates Michel Thomas-Penette 103 Sondage Avez-vous déjà songé à avoir un changement radical dans votre carrière? 105 Université du Luxembourg Gestion du risque des systemes IT – Une formation unique, à fort potentiel

Bloc Notes 154 Communication 156 Technologies Les dernières nouveautés en téléphonie IP, stockage, routeurs, imprimantes, sécurité... 190 Case Study – Sécurite informatique «Savoir être professionnel» Protéger les systèmes d’information d’une entreprise doit clairement relever de la responsabilité du management, selon l’avocat Cyril Pierre-Beausse, également membre du Clussil. 191

«Les aspects de sécurité informatique sont-ils uniquement du ressort des départements IT, ou bien doivent-ils entrer en ligne de compte dans la stratégie globaled’une entreprise?» Pour répondre à cette question, nous avons donné la parole à des experts de douze entreprises.

mon bureau 240 Jean-Michel Collignon Directeur de Luxexpo

playtime 202 Cultures 204 Repérages Saison, montres, intérieurs, in town, technologies, automobile, mode 224 Jean Welkenbach – «…Il pleut et il y a du brouillard, je dois rouler. La nuit, c’est impressionnant…» «…Ce fut une grande et belle aventure pour moi…»

230 Travelling Paris off the tourist track, with a resident closet romantic 232 Le Club paperJam invité par... ...le Restaurant La Distillerie 234 Reportage Photos Récompenses – Duo gagnant 236 Reportage Photos Commerce – Que d’or, que d’or...

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Actualite

LUXEMBOURG

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ENTREPRISES

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PLACE FINANCIERE

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industrie

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grande region

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Belgique

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ACT U A L I T E · L u x embour g

J e a nno t K re c ke

«Il faudra aussi et surtout communiquer a l’interieur meme du pays» Le ministre de l’Economie et du Commerce extérieur lève le voile sur la future agence de promotion LuxembourgforBusiness, qui sera créée en parallèle à LuxembourgforFinance. Elle aura, entre autres, la mission de convaincre les entreprises luxembourgeoises de mieux s’exporter. Comme nous l’indiquions dans notre précédente édition (voir paperJam septembre-octobre, page 37), le Luxembourg a donc décidé de se doter de deux agences de promotion distinctes. Une dédiée au secteur financier, baptisée LuxembourgforFinance et l’autre, focalisée sur le reste de l’économie, sous l’appellation LuxembourgforBusiness. Après Luc Frieden, ministre du Trésor et du Budget, qui a été le premier à présenter «son» GIE, c’est au tour de Jeannot Krecké, ministre de l’Economie et du Commerce extérieur, de nous dévoiler les grandes lignes de LuxembourgforBusiness. Egalement constituée sous la forme d’un groupement d’intérêt économique, cette agence, opérationnelle au 1er janvier prochain, se basera sur un acquis déjà très important, le Luxembourg ayant déjà une bonne expérience en matière de promotion économique au sens large. Monsieur Krecké, le Luxembourg disposait déjà d’une politique de promotion éco­no­ mique plutôt efficace. Quel était donc l’intérêt de créer cette structure Luxem­ bourgforBusiness? «Il est vrai qu’il y a beaucoup d’initiatives qui se font, mais il n’y avait aucune réelle coordination. Prenez ce qui se fait en matière de commerce ou de tourisme. Il n’y a, à ce que je sache, jamais eu d’engagement dans une démarche commune. La Ville de Luxembourg fait également beaucoup de publicité, de promotion. Pourquoi ne pas faire en sorte que cette promotion fasse le lien avec celle du pays? C’est la même chose pour Esch-Belval, pour Luxembourg-Congrès, qui doit promouvoir le pays en tant que site pour des congrès, et pour tous les salons qui se déroulent à Luxexpo, ou encore l’Université du Luxembourg. L’idée est que notre corporate identity puisse se voir dans chacune de nos démarches.

Il est vrai que le ministère de l’Economie et du Commerce extérieur et la Chambre de Commerce n’avaient pas forcément besoin d’une nouvelle structure. Ils disposent d’équipes bien rodées et bien en place. Mais il fallait établir une démarche commune, y compris avec le secteur financier. Nous avons LuxembourgforFinance et LuxembourgforBusiness. Pourquoi ne pas imaginer, dans un avenir proche, de décliner cette identité en LuxembourgforTourism, LuxembourgforInvestment ou LuxembourgforLogistics? Cela aurait du sens, en tous les cas, de coordonner toutes ces actions. L’idée initiale, présentée par le ministre du Trésor et du Budget, Luc Frieden, était de pouvoir compter sur une agence unique qui aurait assuré la promotion du secteur financier et du reste de l’économie. A quel moment des discussions en est-on venu à mettre en place deux structures distinctes? «Au fil des discussions, nous nous sommes rendu compte des disparités aussi bien dans la situation de départ que dans les attentes. Aussi, l’idée de créer un GIE unique, qui serait porté par deux piliers assez indépendants, un pour le secteur financier et l’autre pour le reste de l’économie, ne semblait-elle, en fin de compte, pas viable. La démarche du secteur financier est très différente de la nôtre. De notre côté, nous cherchons plutôt à vendre des produits et services du Luxembourg ou bien à attirer des investisseurs. Cela n’a rien à voir. Par ailleurs, comme vous le faisiez remarquer, nous avions déjà en place une structure bien rodée, ce qui n’était pas le cas du côté du secteur financier. L’ABBL, l’ALFI et le ministère des Finances ont, parfois, des démarches de promotion communes, mais sans existence de structure réelle.

Au dernier moment, donc, nous avons tiré le constat qu’il y aurait trop de problèmes associés à une démarche unique. Nous allons donc établir un memorandum of understanding qui encadrera les deux structures distinctes et les reliera à travers un comité de coordination, tout en s’appuyant sur un budget qui sera exclusivement réservé au financement d’actions communes. Le gouvernement a débloqué une enveloppe spécifique de 20 millions d’euros pour cette démarche globale de promotion. Comment va-t-elle se répartir entre ces deux structures? «Nous n’avons pas encore formellement arrêté les pourcentages exacts. Ce sera fait très bientôt et annoncé conjointement avec Luc Frieden. Mais je peux vous dire qu’une grosse partie sera consacrée aux démarches communes et, ensuite, un léger plus de ce qui reste sera réservé à la place financière, qui ne dispose pas des mêmes structures que nous. Indépendamment de cette mise de départ, comment sera assuré le financement du GIE? «Tous les acteurs impliqués dans LuxembourgforBusiness devront apporter leur contribution financière au GIE. Le capital total qui sera ainsi amené va générer des revenus annuels. Ces revenus formeront la base des dépenses autorisées. Cela devrait tourner autour des 350.000400.000 euros par an. Nous essaierons donc de travailler sans entamer le capital de départ, en associant les budgets des différents intervenants. L’agence n’aura pas pour vocation de se substituer aux différents acteurs et à leurs budgets, mais d’apporter un plus en cofinançant des projets, jusqu’à une certaine limite qui n’a pas encore été formellement fixée. Tout projet de promotion qui nous sera soumis devra coller avec la philosophie générale

Photo: Julien ������� Becker ������

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ACT U A L I T E · L u x embour g

de l’agence et être accompagné d’un business plan précis avant d’être étudié et, le cas échéant, retenu. Il faut également préciser que le fait d’avoir une agence de ce type donnera une flexibilité financière qui n’existe pas actuellement. Pour des déplacements lointains, par exemple, l’Etat ne peut pas payer le voyage à des représentants du secteur privé. L’agence le pourra. LuxembourgforFinance impliquera notam­ ment la fédération des professionnels de la place financière, Profil. Quels seront les intervenants au sein de Luxembourgfor­ Business? «Nous allons aussi constituer un Groupement d’Intérêt Economique (GIE), dont l’assemblée sera présidée par le ministre en charge de la promotion du commerce extérieur, c’està-dire moi pour l’instant. Nous y retrouverons également le ministère des Classes moyennes, du Tourisme et du Logement. Il y aura bien évidemment la Chambre de Commerce avec qui on travaille déjà étroitement depuis des années, mais aussi la Chambre des Métiers, l’Office du Ducroire, la SNCI, un partenaire de longue date, et la Fedil. Il y aura, enfin, à la base de tout cela, le Comité consultatif du Commerce extérieur, qui sera élargi à un maximum d’acteurs impliqués dans la promotion du Grand-Duché et qui aura pour mission d’étudier les différents projets de promotion qui lui seront soumis avant de les proposer au GIE. Cela ne risque-t-il pas de faire un peu trop de monde autour de la table? «A partir du moment où nous voulons nous engager dans une démarche cohérente, il faut que tout le monde soit impliqué. Le pays a beaucoup de facettes, encore faut-il savoir les mettre en valeur ainsi que décider quand et comment les exploiter. Va-t-on utiliser le château de Vianden pour faire la promotion du commerce électronique aux Etats-Unis? Cela m’étonnerait. Mais peut-être cela sera-t-il le cas dans d’autres circonstances, lorsque la tradition ou l’histoire pourront avoir un rôle à jouer. Vous avez évoqué un comité de coordination qui fera la liaison entre Luxembourgfor­ Business et LuxembourgforFinance. Comment sera-t-il structuré? «Outre des représentants de LuxembourgforFinance, il sera formé essentiellement par des personnes représentant le Comité de Gestion de LuxembourgForBusiness. Cet organe exécutif de

l’agence comprendra des acteurs qui sont déjà en place dans notre démarche de promotion, issus du ministère de l’Economie et du Commerce extérieur et de la Chambre de Commerce, mais aussi du ministère des Affaires étrangères qui nous donne ainsi accès à son réseau d’ ambassadeurs, de consulats généraux et honoraires. LuxembourgforFinance a désigné un ‘Mon­ sieur Promotion’ en la personne de Fernand Grulms. Pourquoi ne souhaitez-vous pas en faire de même? «A partir du moment où nous fonctionnons comme un organe de coordination, il n’est pas envisageable qu’il y ait une personne en particulier qui soit mise en avant. Il est clair que le ministère en charge de la promotion économique sera au premier rang et je serai le président de l’assemblée au niveau du GIE. Allez-vous recruter du personnel dans le cadre de cette agence? «Il y aura en principe deux personnes nouvelles qui seront recrutées pour constituer le secrétariat du comité de gestion. Nous sommes en train d’identifier le profil-type pour ces postes-là. Pour le reste, nous allons optimiser l’utilisation des ressources humaines existantes au sein des différentes parties prenantes. Quelles seront les cibles privilégiées de ces actions de promotion? «Le rôle de cette agence ne sera pas seulement de communiquer vers l’étranger, ce qui est, bien sûr, très important. Mais il faudra aussi et surtout communiquer à l’intérieur même du pays, afin d’inciter les entreprises luxembourgeoises à s’aventurer au-delà de nos frontières pour favoriser leur développement et les encadrer lors de leurs démarches sur les marchés étrangers. Il faut savoir que certains pays sont émerveillés par le Luxembourg et en ont une vision très positive. Et pourtant, nos entreprises n’utilisent pas encore pleinement ce potentiel. Nous avons fait un très gros travail de coopération au Vietnam et le pays ne demande pas mieux que de nous accueillir à bras ouverts. Le Koweït n’a pas oublié que c’est sous la présidence luxembourgeoise de l’Union européenne que le pays a été libéré. La grande Freedom Tower au centre de Koweït-City est aussi appelée, là-bas, ‘la tour luxembourgeoise’, car elle a été construite avec de l’acier venu de chez nous. Qu’advient-il du Board of Economic Devel­ opment? Il ne figure pas dans votre organi­ gramme…

«Le BED, en tant qu’organe du ministère de l’Economie et du Commerce extérieur, est évidemment associé de près et il mettra à disposition des deux agences tout son réseau de bureaux à l’étranger. Il n’est pas question de créer un nouveau réseau alors que nous en avons déjà un qui fonctionne correctement. La coordination avec les ambassades luxembourgeoises dans les pays que nous visons sera, dans ce contexte, d’une extrême importance. J’ai un accord avec le ministère des Affaires étrangères afin que soient coordonnées de la meilleure des façons les nominations des ambassadeurs, pour des endroits particulièrement intéressants du point de vue économique. Nous savons très bien que certains sont sans doute plus intéressés par les affaires économiques que d’autres… J’ai personnellement discuté des récentes nominations qui ont été annoncées avec mon collègue Jean Asselborn. Vous êtes-vous déjà fixé une première éché­ ance pour établir un bilan de l’action de cette agence? «En ce qui me concerne, je devrai de toute façon tirer un premier bilan à la mi-2009, date des prochaines élections. Mais je pense qu’il nous sera possible de voir assez rapidement les premiers résultats de notre démarche, car nous allons bâtir sur des fondements déjà bien en place. Nous avons bien grandi ces trois dernières années et nous avons fait nos preuves dans des missions qui ont été de grandes réussites. Nous avons donc des bases dont tous nos partenaires pourront tirer profit. Je souhaite également que nous renouvelions plus souvent l’initiative prise en Asie, en début d’année: nous avons réuni, à Hong Kong, ambassadeurs, consuls général et honoraires, conseillers du commerce extérieur, mais aussi des Luxembourgeois ou des étrangers travaillant pour des firmes luxembourgeoises. Nous souhaitions les rencontrer et mieux les connaître, mais aussi leur permettre de prendre contact, car ils ne se fréquentent que rarement. C’est avec ce genre de démarches que j’envisage le développement de certaines régions du globe. Il faudrait faire de même avec les pays du Golfe ou du Moyen-Orient, ou encore l’Inde, qui est un marché gigantesque à lui tout seul. Il y aura également, prochainement, une visite d’Etat en Amérique du Sud. Ce sera également une occasion d’aller à la rencontre de ceux qui sont là-bas». || Propos recueillis par Jean-Michel Gaudron Texte relu à sa demande par Jeannot Krecké

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ACTUALITe · Luxembourg

Photo: Luc Deflorenne

Pierre Mores et Marc Besch (Conseil d’Etat)

I n s tituti o n s

La sortie du president Pierre Mores a présenté, le 26 septembre, le rapport annuel du Conseil d’Etat. Ultime exercice pour le président sortant devenu, cinq jours plus tard, Maréchal de la Cour. Le volume d’activité auquel les 21 conseillers d’Etat ont eu à faire face, du 1er août 2006 au 31 juillet dernier, est considé­ rable. Durant cette période, l’institution a été saisie de près de 240 textes législatifs et réglementaires et a rendu tout autant d’avis. Elle a par ailleurs émis 98 oppositions formelles, dont 65 basées sur la Constitution, 27 fondées sur les principes généraux du droit et six motivées par le droit communautaire. De plus, le Conseil d’Etat a été amené, à deux reprises, à refuser la dispense du second vote à la Chambre des députés. Ce qui revient, pour le législateur, à remettre copie sur table pour les textes ainsi «sanctionnés». Il s’agissait, en l’occurrence, des projets de loi sur les sociétés commerciales et sur le congé individuel de formation. Si le président Mores s’est toujours refusé à disserter sur le contenu des avis – «toute explication dérivant vers le commentaire, toujours subjectif, d’un travail collégial» –, il a, en revanche, saisi l’occasion pour rappeler quelques vérités sur le travail effectif du Conseil d’Etat, régulièrement critiqué pour ses «lenteurs». «Les raisons des retards sont aussi nombreuses que les dossiers eux-mêmes, qui revêtent une complexité croissante», a-t-il souligné. Il a également décoché une flèche au législateur, rappelant qu’au 31 juillet, le Conseil d’Etat était saisi de 20 projets de loi ou de règlement grand-ducal visant à transposer en droit national 31 directives européennes. Or, pour 18 de ces direc­ tives, le délai de transposition était échu avant même la sai­ sine de l’institution! Pierre Mores a également évoqué son passage dans la haute institution, dans laquelle il est entré en 1990, avant d’en devenir président en avril 2003. «Une période passionnante de ma vie, que je n’aurais voulu manquer à aucun prix». L’ouverture vers le grand public, amorcée l’an dernier à l’occasion des cérémonies du 150e anniversaire du Conseil d’Etat devrait d’ailleurs «se prolonger sous la nouvelle présidence», assure le secrétaire général Marc Besch. Si le nom du successeur de M. Mores n’était pas connu au moment où nous partions sous presse, il pourrait néanmoins s’agir de l’un des deux vice-présidents, Alain Meyer (professeur) ou Victor Rod (directeur du Commissariat Aux Assurances). || F. M.

RH

Travailleurs bienvenus Le Luxembourg n’attendra pas mai 2009 pour ouvrir ses frontières aux travailleurs de l’Est. L’ouverture du marché luxembourgeois aux travailleurs issus des huit Etats membres qui ont adhéré à l’UE en 2004 se fera plus tôt que prévue, d’ici à quelques semaines. C’est ce que Nicolas Schmit, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à l’Immigration, vient d’annoncer, expliquant que la date initialement prévue pour cette ouverture, le 1er mai 2009, n’est plus opportune, au vu du développement des marchés du travail de ces pays. Le Luxembourg ne craint donc plus une invasion de travail­ leurs immigrés et le ministre explique pourquoi: de nombreux demandeurs d’emploi seraient déjà partis vers les pays qui ont ouvert leurs frontières dès 2004. Selon lui, cette décision s’expliquerait également par le fait que les huit pays concer­ nés entreront dans l’espace Schengen avant la fin de l’année. Il serait alors paradoxal de mettre en place la libre circulation des biens, des services et des personnes et d’interdire celle des travailleurs. Cette décision du gouvernement n’a rien d’anodin. Le secteur financier au Luxembourg est en demande (2.000 à 3.000 pos­ tes à pourvoir) et recherche une main-d’œuvre qui connaît ces marchés de l’Est. Autre raison, de poids: le vivier de com­ pétences dans la Grande Région s’épuise, et tout particulière­ ment dans ce même secteur financier. Si les ressortissants des pays qui ont rejoint l’UE en 2004 se réjouissent, la cuvée 2007 (Bulgarie, Roumanie) devra encore patienter jusqu’en 2008, voire 2011, avant d’accéder à l’eldo­ rado luxembourgeois. || M-A. R.

A pp r e nti s s a g e

Guide par ses desirs Les artisans critiquent un projet de loi fourre-tout. La Chambre des métiers a remis son avis au sujet du projet de loi réformant le système actuel de l’apprentissage, encore régi par la loi du 5 janvier 1929. L’organisation professionnelle se prononce sur les grands axes et orientations du projet, en proposant d’augmenter la quantité des apprentis et leur qualité professionnelle, de mettre en place un système de formation simple et transparent basé sur l’effort et le mérite, offrant une carrière professionnelle aux jeunes et une main-d’œuvre qualifiée aux entreprises, et de conci­ lier, en outre, entreprise et formation. L’accent ������������������������ est également mis sur le brevet de maîtrise, la formation continue ainsi que sur la réforme de l’enseignement préscolaire et primaire. «Le projet de loi, sous sa forme actuelle, constitue une véritable boutique de dispositions. Dans ses choix, le législateur s’est laissé guider plus par ses propres désirs et convictions que par une analyse profonde des réalités», conclut l’avis. || M. A.

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A C T U A L I T e · lu x embour g

EVENEMENT

Nouveautes 2008 Le 20 septembre dernier, Tempo, la régie publicitaire du groupe Mike Koedinger Editions, dévoilait ses nouveaux tarifs et les nouveautés pour l’année 2008. La présentation, qui avait lieu à l’Utopolis devant quelque 200 personnes du monde de la ­communication et de l’entreprise, a été suivie d’extraits de films d’Hermann Vaske, publicitaire et réalisateur allemand.  Hermann Vaske (Emotional Network)

Photos: Etienne Delorme

n Isabelle Faber (PricewaterhouseCoopers)

n Barbara Buck (Imprimerie Victor Buck)

n Christophe Mathgen (Millenium)

n John Trauden (Ville de Walferdange)

n Andrea Mastrangeli (Interconsult)

n Anne-Sophie Sacré (Vitis Life)

n Marithé d’Amato (Mikado Publicis)

n Peter Adams (Roche Bobois)

n Jérôme Krier (Ministère du Logement)

n Christiane Wagner (Luxexpo)

n Jean-Paul Reuland (Binsfeld)

n Valérie Conrot (Mudam)

n Carole Houtsch (Casino 2000)

n Daniel Dechmann

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ACTUALITe · Luxembourg François Biltgen, ministre du Travail et de l’Emploi int e r n e t

Photo: David Laurent (Archives)

les dernieres nouveautes

Emploi

Un nouveau cadre pour l’ADEM L’Administration de l’Emploi souffre d’un déficit chronique de moyens et gagnerait à accroître sa flexibilité. Telles sont les deux principales conclusions de l’audit réalisé par l’OCDE. L’audit du Service public de l’emploi a été réalisé par l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) en 2005 et 2006. Un audit «organisationnel», selon Martine Durand, co-auteur du rapport, qui a donné lieu à cinq recommandations. La première est de sortir l’Adem de son état de «sous-financement chronique». Les dépenses représentent ainsi 0,07% du PIB en 2005, soit largement moins que les pays… les moins dépensiers de l’OCDE, qui y consacrent au minimum 0,15% de leur PIB. L’OCDE préconise également de diminuer le nombre de chômeurs par placeur. Alors que la moyenne «raisonnable» des autres pays tourne autour de 100 demandeurs d’emploi par placeur, au Luxembourg, ce chiffre grimpe à 500! De nouvelles méthodes d’activation, plus coûteuses mais plus efficaces que l’assignation, devraient également être mises en œuvre. La deuxième recommandation porte sur une clarification du statut et de la mission de l’Adem, dont il s’agirait de revoir «l’organisation et la gouvernance». Plus autonome et plus flexible, l’Adem aurait ainsi «la possibilité de défendre son action devant le public et le Parlement». L’OCDE préconise en troisième lieu de renforcer la fonction de placement, en créant des postes de placeurs-conseillers «plus qualifiés et mieux rémunérés» ainsi qu’en définissant des indicateurs de performance «plus pertinents». Par ailleurs, le recours à des prestataires privés pour placer certains chômeurs devrait être envisagé. La quatrième piste de réforme prévoit un renforcement des outils d’activation, des tests de disponibilité ainsi que la mise en place de plans individualisés. Enfin, la cinquième recommandation vise à réformer les mesures et les programmes du marché du travail. Le ministre de tutelle, François Biltgen estime que le renforcement de l’autonomie de l’Adem pourrait passer par un modèle d’établissement public. Il voit par ailleurs d’un bon oeil le recours à des prestataires privés. Enfin, il entend obtenir pour l’Adem une rallonge budgétaire afin «d’invertir prioritairement dans le personnel et les ressources informatiques». Le gouvernement devrait décider courant octobre de la marche à suivre. Ce qui ouvrira la voie aux négociations avec les partenaires sociaux… || Frédérique Moser

Depuis la mise en ligne de son site, en 1999, assez peu de modifications y avaient été apportées. C’est désormais chose faite et l’Office Luxembourgeois pour l’Accroissement de la Productivité estime que sa nouvelle vitrine web (www.olap.lu) est à la hauteur des attentes. Ce site interactif permet de visualiser les contenus des formations proposées sous la même forme que dans le bulletin d’information trimestriel «olapnews». Des recherches par ordre chronologique, par domaine de formation ou par mot clé sont possibles, tout comme l’inscription en ligne. L’Institut des Réviseurs d’Entreprises a lancé une nouvelle version de son site Internet (www.ire.lu), afin de le rendre encore plus performant. Le nombre de pages a été limité, pour faciliter la navigation, et tout l’environnement normatif de la profession est désormais disponible sur la partie publique du site. Progressivement, ce site deviendra trilingue (français, allemand, anglais). Pu b licati o n s

Les dernieres parutions Paru chez Promoculture: L’influence de la pensée chrétienne sur les systèmes fiscaux d’Europe occidentale. L’ouvrage écrit par Fabrice Bin, met en évidence la diversité des approches des pays d’Europe occidentale quant aux impôts directs, identifiant ainsi une cause de la difficulté d’harmonisation des politiques fiscales. Il étudie en particulier les doctrines fiscales chrétiennes, ses fondements théologico-politiques, leurs positions face à l’impôt (devoir fiscal, fraude fiscale). 42 euros. www.promoculture.lu Le Guide OAI 2008, Références Architectes et Ingénieurs-Conseils vient de paraître. Un ouvrage de référence taillée sur mesure par l’OAI et 152 de ses membres. Depuis 1994, c’est la 7e édition d’une publication qui montre la panoplie de la créativité et du savoir-faire des architectes et des ingénieurs-conseils exerçant à titre d’indépendant au Luxembourg. La 8e édition est prévue pour septembre 2009. www.oai.lu. Le premier ouvrage de référence sur Les pensions complémentaires au Luxembourg vient de paraître, aux éditions Kluwer, sous la plume de Pierre Doyen, conseiller juridique auprès de Esofac Luxembourg. Un ouvrage détaillé et complet qui reprend cette matière complexe est en constante évolution depuis la loi du 8 juin 1999, entrée en vigueur au 1er janvier 2000. 85 euros. www.kluwer.lu

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ACTUA L IT E · l u x embo u r g

Photo: Etienne Delorme

Lydia Mutsch: «Les dépenses en faveur de la recherche scientifique et de l’Université, en hausse de 21% et 10%, contribueront à créer un environnement innovateur pour les entreprises».

Lydia Mutsch

« Rigueur,

equilibre, cohesion sociale, optimisme prudent » Le projet de budget de l’Etat pour le prochain exercice a été déposé par Luc Frieden à la Chambre des députés, ce mercredi 10 octobre. Eclairages avec Lydia Mutsch, députée socialiste et rapporteur.

Le budget 2008 du tandem Juncker-Frieden, le dixième sous leur cachet, est très marqué par les mesures de réforme fiscale, destinées surtout aux personnes en difficulté. Il se base aussi sur une estimation prudente de croissance. Le déficit annoncé est de 20 millions d’euros, pour des recettes et dépenses de l’ordre de 8,4 milliards d’euros.

Où se situent les points les plus critiques? «Les points les plus critiques tournent autour des questions du social, de la redistribution des plus-values budgétaires, de la fiscalité telle l’adaptation du barème de l’impôt et des mesures sélectives et spécifiques pour faire bénéficier davantage tous ceux qui vivent en situation difficile dans notre pays.

Madame Mutsch, vous êtes rapporteur du Budget de l’Etat 2008. Quels en sont, selon vous, les points-clés? «Le budget 2008 se caractérise, à mon sens, par quatre principaux points-clés, à savoir: la rigueur budgétaire, dans la mesure où les dépenses progressent moins vite que les recettes; l’équilibre des finances publiques dans leur ensemble; l’amélioration de la cohésion sociale et de l’environnement économique; un optimisme prudent. Je souligne que cette approche se traduit par un excédent des recettes de l’administration publique, de l’ordre de 0,8% du PIB.

Quels sont les points les plus sujets à négociation? «Les points les plus sujets à négociation concernent les grands projets d’investissement et l’alimentation des fonds spéciaux qui constituent d’importantes réserves budgétaires et un instrument essentiel pour maintenir un haut niveau d’investissement, facteur-clé pour un développement dynamique de notre économie.

Quels obstacles majeurs a-t-il fallu éviter dans l’élaboration de ce budget? «Il a fallu éviter que les dépenses prévisionnelles soient supérieures aux recettes, comme c’était le cas pour un certain nombre d’exercices budgétaires antérieurs. Le budget 2008 prévoit ainsi une croissance des dépenses de l’Etat central de 5,3%, face à une augmentation prévue des recettes de 7,6%. Par ailleurs, la croissance des dépenses restera en deçà de la croissance nominale du PIB.

Ce budget 2008 présente-t-il une approche et/ou des points exceptionnels par rapport aux exercices précédents? «Il se situe, pour moi, dans un contexte résolument européen, en respectant les règles du système européen de comptabilité économique, qui nous imposent de mettre en exergue les liens budgétaires entre l’administration centrale, le secteur communal et les organismes de sécurité sociale et ceci, de façon transparente et dans un souci d’appréciation de la situation financière de l’Etat dans son ensemble.

La réalisation de ce budget a-t-elle été compliquée? «Je n’ai pas à m’exprimer sur cette question, à laquelle seul le ministre du Trésor et du Budget pourrait apporter une réponse valable.

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ACTUA L IT E · l u x embo u r g

Projet de budget de l’Etat luxembourgeois pour l’exercice 2008

Compte 2006

Budget définitif 2007

Projet de budget 2008

Variation en %

Budget courant Recettes

7890,8

7761

8355,4

+7,7

Dépenses

7092,1

7239,6

7631,3

+5,4

Excédents

+798,7

+521,4

+724,1

-

Budget en capital Recettes

501,1

80,7

82,6

+2,3

Dépenses

1288,1

789,9

827,2

+4,7

Excédents

11,7

-187,8

-20,5

-

Source: Ministère du Trésor et du Budget

Largement dans le rouge en 2007 (-187,8 millions d’euros), le projet de ­budget pour l’exercice 2008 ne devrait afficher qu’un déficit de 20,5 millions d’euros.

Budget total Recettes

8391,9

7841,7

+8438,0

+7,6

Dépenses

8380,2

8029,5

+8458,5

+5,3

Excédents

11,7

-187,8

-20,5

-

Note: les chiffres de ce tableau sont exprimés en millions d’euros. Les pourcentages représentent les taux de variation du projet de budget pour 2008, en comparaison avec le budget définitif 2007.

Quels sont les domaines qui ont demandé le plus d’efforts et présenté le plus de difficultés? «Là aussi, je vous renvoie vers le ministre du Trésor et du Budget. Comment définiriez-vous ce budget, dans ses grandes lignes? «Le budget pour l’exercice 2008 est un budget équilibré dans un contexte conjoncturel favorable et qui met un accent particulier sur le développement des infrastructures socio-éducatives, des mesures visant le renforcement de la cohésion sociale, la valorisation des transports en commun, ainsi que le développement dynamique du secteur de la recherche. Ce budget s’est-il donné une marge tenant compte d’une fourchette de croissance, surtout en fonction de l’effet que pourrait avoir chez nous la crise des prêts immobiliers aux USA? «Malgré les répercussions probables de la crise du marché hypothécaire aux Etats-Unis sur la croissance économique en Europe et au Grand-Duché (qui est marqué par une forte dépendance du secteur financier), la croissance économique pour l’année 2008 est estimée à 4,5%, estimation déjà légèrement ajustée vers le bas suite aux incertitudes conjoncturelles évoquées. Par ailleurs, un ralentissement de la croissance économique ne se fait en principe pas ressentir l’année même au niveau des recettes budgétaires. Quels autres événements potentiels pourraient influencer positivement ou négativement le respect de ce budget? «Avec une économie très ouverte, le Grand-Duché connaît une forte dépendance de l’évolution de l’économie mondiale et de la croissance économique au sein de l’Union européenne, et de la zone euro en particulier. De même, la prédominance du secteur financier dans notre économie peut avoir des retombées tantôt très positives, tantôt moins positives sur les finances publiques luxembourgeoises. Voilà pourquoi il reste extrêmement important que nous continuions à diversifier notre tissu économique et à élargir ainsi notre base fiscale. Les dépenses sociales occupent-elles une large place dans ce budget? «En général, on peut estimer la part des dépenses à caractère social à quelque 40% des dépenses totales. Ce chiffre dépend évidemment

de la définition que l’on donne de la notion de ‘dépenses sociales’. Ainsi, les transferts étatiques aux organismes de sécurité sociale se chiffreront à presque deux milliards d’euros en 2008, la Caisse nationale des prestations familiales disposera d’un budget de 800 millions d’euros. Plus concrètement, le projet de budget pour 2008 prévoit l’accroissement du nombre de places dans les ‘maisons-relais’ de 2.500 unités et de 100 unités dans les crèches. Les dépenses en relation avec les politiques du logement sont en hausse de 22% par rapport à l’exercice précédent. Enfin, à côté de l’adaptation du barème de l’impôt sur les revenus, le remplacement de l’abattement fiscal pour enfants par le bonus pour enfants est une mesure que je salue, car il s’agit d’une mesure sélective qui bénéficiera le plus aux familles à faibles revenus qui, à l’heure actuelle, ne profitent pas de l’abattement fiscal. Pourriez-vous préciser les mesures favorables aux entreprises et à leur croissance? «Je citerais en premier lieu la réduction de moitié du droit d’apport. Ensuite, les dépenses en faveur de la recherche scientifique et de l’Université, en hausse respectivement de 21% et 10%, contribueront à créer un environnement innovateur pour les entreprises, à favoriser le transfert de technologies et à répondre à la demande croissante en personnel hautement qualifié et spécialisé. Enfin, des mesures fiscales en faveur des entreprises innovantes viendront s’ajouter aux mesures énoncées. Une place particulière est-elle donnée à la recherche en matière d’énergies renouvelables et à la promotion de ces énergies? «Le budget de l’Etat ne fait pas de distinction entre les différents domaines de la recherche scientifique. Les programmes de recherche, financés et coordonnés à moyen terme, notamment par le Fonds national de la recherche, les centres de recherche publics et l’Université du Luxembourg, contiennent certainement des projets axés sur la recherche en matière d’énergies renouvelables. En ce qui concerne la promotion de la production d’énergie à partir de ressources renouvelables, le budget 2008 prévoit des dépenses de l’ordre de treize millions d’euros, inscrites au budget du ministère de l’Environnement». || Propos recueillis par Marc Vandermeir PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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ACTUALITe · Luxembourg

s e m inai r e s , c o n f e r e nc e s Accidents

Accidents

reconnus

mortels

Agenda

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Total Rewards Conference

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28.000

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27.000

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Rewarding employees is not just about Compensation & Benefits. Organisations that have the most effective rewards policies are those that have successfully identified their necessary critical workforce segments as well as the tangible and intangible rewards particularly wanted by these employees. Venue: Deloitte Luxembourg, 560, rue de Neudorf Organisation: Deloitte Luxembourg Info and registration: Carine Breuer (45 14 5 2 913; cbreuer@deloitte.lu)

5

2000

2001

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2003

2004

2005

2006

C’est depuis le 1er mars 2005 que l’AAA s’est montrée plus vigilante dans le traitement des déclarations d’accident.

Etu d e

chute libre Un changement de procédure dans l’établissement des déclarations provoque un net repli des accidents du travail reconnus. L’Association d’Assurance contre les Accidents (AAA) – établissement public chargé de la prévention et de l’indemnisation des accidents du travail, de trajet, et des maladies professionnelles – vient de mettre en ligne les statistiques pour l’année 2006 sur son nouveau site Internet (www.aaa.lu). 33.473 «accidents du travail» ont été déclarés au Luxembourg, mais seuls 27.963 (83,5%) ont été reconnus en tant que tels. Au début des années 2000, ce taux était plutôt proche de 94%. Comment expliquer cette importante différence? Auparavant, il était fréquent que l’employeur se contente de compléter le formulaire de déclaration d’accident rempli par le médecin, sur base des informations fournies par l’assuré, sans vérifier les faits. Constatant des abus, l’AAA a, en mars 2005, mis en place une nouvelle procédure rétablissant l’obligation légale pour l’employeur de prendre l’initiative de la déclaration d’accident, sans devoir attendre que le médecin traitant y ait inscrit un diagnostic. En revanche, pour tout accident provoquant une incapacité de travail de plus de trois jours, un rapport médical circonstancié est nécessaire. Il est important de distinguer les différents types d’accidents professionnels, que la loi définit comme «survenus à l’assuré par le fait ou à l’occasion de son travail». Cette approche floue a été complétée par la jurisprudence luxembourgeoise, reprenant une définition de la Cour de cassation française, qui précise que l’accident du travail est «carac­ térisé par l’action violente et soudaine d’une cause extérieure». Ce critère permet de fixer avec précision l’évènement accidentel dans le temps et, notamment, de le distinguer de la maladie, définie par la loi en tant qu’«évènement progressif à évolution lente». Enfin, l’accident de trajet est considéré comme étant survenu sur le parcours domicilelieu de travail, dans les deux sens. Et puisque «mieux vaut prévenir que guérir», l’association a créé le service de prévention des accidents, qui cumule des fonctions de consultation et d’information auprès des entreprises membres, afin qu’elles puissent évaluer puis éliminer les risques d’accidents au travail. || M.-A. R.

Source: AAA.lu

25.000

THu 24.10 from 4:15 pm to 6 pm

J e u 2 4 . 1 0 a p a r ti r d e 8 h 0 0

GestiondeProjet.Lu 2e congrès annuel sur la meilleure façon de manager plus efficacement, par projet, programme ou portefeuille de projets. Présentations, débats et retours d’expérience (France Telecom Orange, Dexia, Delphi, Fortis, Husky, Service e-Luxembourg, Excellix, GP3). Lieu: CRP Henri Tudor, 29, avenue John F Kennedy au Kirchberg Organisation: CRP Henri Tudor Infos et inscriptions: Bahija Sebane (42 59 91 – 1; event@tudor.lu; www.GestionDeProjet.lu). Fri 25.10 from 6.30 pm

Innovation in the Heart of Europe Keynote political address: Dr. Jorgo Chatzimarkakis, MEP; Keynote speech: Marcel Origer, General Manager, IBM Luxembourg, ‘Innovation that Matters’; Case study presentations with Amazon Europe, Delphi Automotive Systems and Fortis. Venue: Fortis Banque (Corner Bd. Royal/Rue Notre Dame) Organisation: Amcham, Sacred Heart University et Fortis Info and registration: Margot Parra (parra@amcham.lu) J e u 1 5 . 1 1 a p a r ti r d e 8 h 3 0

La titrisation luxembourgeoise Actualité juridique et fiscale de la titrisation; applications pratiques et enjeux européens. Lieu: Hôtel Le Royal, Luxembourg Organisation: IFE Benelux Infos et inscriptions: Stéphanie Leroy Farasse (+32 2 533 10 15; ifebenelux@ifexecutives.com). J e u 1 5 e t v e n 1 6 . 1 1 a p a r ti r d e 8 h 3 0

Presenter des projets a la BEI Description des types de projets que la Banque Européenne d’Investissement (BEI) est disposée à financer, y compris les critères d’éligibilité et les procédures; gros plan sur les deux principaux mécanismes de financement proposés par la BEI. Lieu: Commission européenne, bâtiment Jean Monnet Organisation: Centre Européen de la Magistrature et des Professions juridiques Infos et inscriptions: Stéphanie Gemnig (42 62 30 30 1; s.gemnig@eipa.net) ou Yuna Long (42 62 30 30 4; y.long@eipa.net).

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R e c om p en s e s

En course pour le Prix d’architecture Ce 19 octobre, la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie dévoilera le nom des lauréats du Prix Luxembourgeois d’Architecture 2007. Le choix du jury rejoindra-t-il le vôtre? N’hésitez pas à faire le test, parmi les 27 projets nominés. Pour cette cinquième édition, pas moins de 43 bureaux d’architectes ont soumis leurs pro­ jets. Soit 84 œuvres en lice, ce qui représente une nette augmentation par rapport à l’édi­ tion précédente de 2004, où 52 projets avaient concouru. Pour être retenu, un projet candidat doit soit être implanté au Luxembourg, soit impliquer un architecte luxembourgeois. Le jury inter­ national, placé sous la présidence de Enric Ruiz

n Catégorie Urbanisme:

Metaform, Pavillon Economie

n Catégorie Lieux de travail: Paczowski et Fritsch architectes,

Atrium Business Park / Phase 1

Geli, architecte et directeur du bureau cloud9 à Barcelone, en a nommé 27, dans cinq catégories: bâtiments publics, habitat, lieux de travail, pre­ mier œuvre, rénovation et urbanisme. La cérémonie de remise des prix, ce 19 octobre, au siège de la Fondation, dans l’Espace Paul Wurth à Hollerich, sera suivie d’une grande fête qui donnera le signal d’ouverture du Festi­ val de l’Architecture 2007, qui se tiendra jus­ qu’au 28 octobre. || F. M.

n Catégorie Urbanisme:

Bruck + Weckerle Architekten, Salzlagerhalle

n Catégorie Lieux de travail: StoosArchitekten,

Geschaeftshaus Trigon am BahnhofplatzBrugg, CH

n Catégorie Lieux de travail: Atelier d’Architecture BENG,

Construction d’un bâtiment administratif

Photos: Trigon © Reinhard Zimmermann, Adliswil

tes

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A C T U A L I T E · lu x embour g

n Catégorie Lieux de travail: Steinmetz

n Catégorie Bâtiments publics: StoosArchitekten,

n Catégorie Habitat: StoosArchitekten, ������������������

Photo: Haus Villigen Stoos © Reinhard Zimmermann, Adliswil, Mumpf Stoos © Reinhard Zimmermann, Adliswil, Rehazenter © Christof Weber

Einfamilienhaus Kern in Villigen, CH

n Catégorie Urbanisme:

Oberstufenzentrum Fischingertal in Mumpf,CH

Miralles Tabliabue, Pavillon Arcelor

n Catégorie Habitat: Christian Bauer et Associés Architectes,

n Catégorie Habitat:

De Meyer, Reconversion d’un hall industriel

28 maisons en bandes à coût modéré

Besch Da Costa Architectes, Maison Cos

n Catégorie Bâtiments publics: m3 architectes

Dell, Linster, Lucas, Rehazenter

n Catégorie Urbanisme: StoosArchitekten, Stadt Zuerich, Corporate Design der Kleinbauten

von Zürich, Bootsvermietungspavillon Seefeldstrasse,

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A C T U A L I T E · lu x embour g

n Catégorie Habitat: m3 Architectes

n Catégorie Bâtiments publics: Atelier Christian

de Portzamparc, La Philharmonie du Luxembourg

Dell, Linster, Lucas, logement social et foyer

n Catégorie Bâtiments publics: Teisen & Giesler Architectes,

lycée et collège Vauban - bâtiment temporaire

n Catégorie Bâtiments publics: Teisen & Giesler Architectes, site des Rotondes: café-bar Exit07 et restaurant La Serre Bleue

terminal B, aéroport de Luxembourg-Findel

n Catégorie Bâtiments publics: Witry & Witry Architectes Urbanisme,

hall sportif de l‘école Dellheicht

n Catégorie Bâtiments publics:

Witry & Witry Architectes Urbanisme, auberge de jeunesse Photos: Rotondes © Gilles Rod © Steph Meyers, Lycée Vauban © Gilles Rod

n Catégorie Bâtiments publics: Paczowski et Fritsch Architectes,

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A C T U A L I T E · lu x embour g

n Catégorie Rénovation: A+T Architecte Arend + Thill,

rénovation de la morgue à Soleuvre

n Catégorie Rénovation: Teisen & Giesler Architectes,

agrandissement d’une maison d’habitation

n Catégorie Habitat:

n Catégorie Premier œuvre:

n-lab Architects, pavillon d’été

Besch Da Costa Architectes, maison Zet

n Catégorie Rénovation: Polaris Architects,

transformation d’une grange en trois unités de logement

n Catégorie Premier œuvre:

Grid Architectes, chalet «Amalia»

Photo: Maison Rod-Keller © Gilles Rod

Wallrath & Weinert, maison de maître

n Catégorie Rénovation:

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ACTUALITe · Luxembourg

Photo: Julien Becker

C r e ati o n

Le droit social a son porte drapeau Employment Law Specialists Association, Luxembourg, plus connu sous l’acronyme ELSA, se veut le précurseur et le fédérateur d’une prise de conscience de l’importance du droit social. «Ce n’est pas, pour l’heure, un domaine du droit très prisé et valorisé. Ni par les entreprises qui n’ont pas toujours conscience de l’intérêt de gérer au mieux les ressources humaines sur le plan juridique, ni par les professionnels du droit qui préfèrent bien souvent s’orienter vers d’autres spécialités», déplore Me Marielle Stevenot, présidente d’ELSA. Et quand bien même cette matière (qui englobe le droit du travail et de la sécurité sociale ainsi que le droit fiscal lié plus spécifiquement aux personnes physiques) prend de plus en plus d’ampleur – au point de voir des postes de juristes se créer dans certaines grosses structures –, force est de constater que les professionnels en la matière se retrouvent encore trop isolés. C’est entre autres pour cette raison que 15 avocats, grands noms du droit social, ont déposé les statuts de cette jeune association. Dans un premier temps – et outre le fait de rendre cette profession plus visible –, l’objectif majeur d’ELSA consiste à développer une plate-forme d’échange et de partage entre professionnels. «Dans cette optique, nous organisons régulièrement des déjeuners-débats et autres conférences sur des thèmes tels que la surveillance des salariés sur le lieu de travail, les régimes complémentaires de pension ou encore le transfert d’entreprise», explique Me Stevenot. A moyen terme, les actions de l’association se porteront également vers la diffusion des connaissances (par le biais de publications d’ouvrages, par exemple) et vers une politique délibérée de développement d’interconnexions avec d’autres associations traitant de matières complémentaires (associations de professionnels RH, entre autres) ou d’associations étrangères homologues. Enfin, ELSA espère également, à l’avenir, pouvoir contribuer à l’élaboration de textes législatifs, «en commentant certains projets de loi sur un plan strictement juridique», rajoute la présidente. Le ministre du Travail et de l’Emploi, François ­Biltgen, trouverait d’ailleurs un intérêt indéniable dans cette association, notamment en tant que support juridique… en matière de droit social, bien sûr! || J.-M. S.

Belval: lighthouse project

Etienne Reuter, the chairman of Agora – a development company co-owned by the Luxembourg State and the ArcelorMittal group – recently presen­ted the new development and investment opportunities of the Belval site in Esch/ Alzette. “Agora is a new instrument to push regional and local development,” he said. The joint venture aims at developing and ensuring the sustainability of former steel industry sites in South Luxembourg, which includes BelvalOuest, Agora’s major planning and realisation project. “This multifaceted project represents an alter­ native to Luxembourg City, a development concept based on service and know­ ledge, as well as a transeu­ ropean project in the spirit of sustainable development on the long term,” Etienne Reuter explained. Telecoms

Un sursis pour l’EPT

Une seule voix discordante est venue perturber le ­Con­seil européen des ministres des Télécommunications (le 1er octobre à Luxembourg) qui a opté pour la libéralisation des services postaux à l’horizon 2011: celle du Luxembourgeois Jean-Louis Schiltz. Répétant l’opposition de principe de son pays à l’ouver­ture du mar-

ché du courrier ordinaire (moins de 50 gr.), il n’est pas parvenu à obtenir l’abandon de la directive, certes, mais il a décroché un «compromis»: le Grand-Duché bénéficiera d’un délai supplémentaire de deux ans, soit jusqu’à 2013, pour libéraliser son marché postal. Huit autres pays entrés récemment dans l’UE, ainsi que la Grèce, pourront eux aussi bénéficier de ce sursis. Pendant les six années à venir, l’opérateur historique, l’Entreprise des P&T, conservera la main sur l’acheminement du courrier ordinaire. C r e ati o n

Leadership au feminin

RH

Bourrage papier

Ce n’est pas parce que le site de Moovijob.lu semble prendre son envol qu’il faut, pour autant, lui ajouter des «l» superflues. Ainsi, dans notre précédente édition, en page 69, le general manager du site s’appelle bien Gilles Risser (et non pas Rissler). Par ailleurs, une petite erreur s’est glissée dans le descriptif, en page 96, du parcours professionnel de Adel Nabhan (Cortal Consors). Sa dernière fonction chez Dexia BIL était bien celle d’assistant vice president en charge du brand management. I m m o b ili e r

«Fournir une plate-forme de rencontre entre les femmes leaders, dans un environne­ ment de non-concurrence et où peuvent se développer des amitiés et alliances con­ crètes»: l’inscription sur le faire-part de naissance de l’association Femmes leaders du Luxembourg (FLL) est une invitation pour toutes les femmes assumant des fonctions de direction. «Qu’elles soient issues du monde social, politique, économi­ que, culturel ou de la recherche, toutes les femmes actives et qui font preuve d’esprit visionnaire peuvent nous rejoindre», explique Nicole Avez-Nana, viceprésidente. Placée sous la présidence de Daniela Lacramiora Moraru, managing director de Languages.lu (photo), l’asbl est en pleine phase de recrutement, par le biais de «marrainages». infos@femmesleaders.eu

Timides baisses

-5,72% L’Observatoire de l’Habitat a publié les indicateurs des prix proposés à la location et à la vente, au 2e trimestre 2007, dans les annonces immobilières luxembourgeoises. Pour la location, l’organisme administratif note une forte baisse du loyer des maisons (- 5,72%), et dans une moindre mesure pour les appartements (-1,24%). «Malgré ces récentes tendances à la baisse, l’évolution annuelle reste positive pour les deux types de bien», note l’OH. Côté ventes, les prix de vente proposés pour les maisons et pour les appar­ tements baissent respectivement de - 0,29% et de - 0,63%.

Photo: Luc Deflorenne, Andres Lejona (Archives)

I nv e st m e nt

Me Marielle Stevenot, (ELSA)

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PRESTIGE ET PERFORMANCES. Sous le signe du «B ailé», Breitling et Bentley partagent un même souci de perfection. Une même exigence de fiabilité, de précision, d’authenticité. Une même alliance de prestige et de performances. Dans les ateliers Breitling, comme dans les usines Bentley de Crewe, la technologie la plus moderne s’allie à la grande tradition. Symbole de cette complicité: Breitling a participé au design de l’instrumentation de bord des modèles Bentley Continental, les plus puissants jamais construits par Bentley.

EXCLUSIVITÉ ET EXCELLENCE TECHNIQUE. Pour les passionnés de belles mécaniques, Breitling a créé une ligne de chronographes et montres d’exception baptisée «Breitling for Bentley». Fruits d’une grande recherche esthétique, ces instruments de poignet intègrent les signes distinctifs de la célèbre marque britannique. Dédiés au monde de l’automobile, ils présentent plusieurs exclusivités techniques, et sont propulsés par des «moteurs» hautes performances, patiemment assemblés par des horlogers au sommet de leur art. Le vrai luxe, c’est le temps.

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*Le plus grand luxe, dans la vie, c’est le temps. Savourez chaque seconde.


ACTUALITe · Luxembourg

Pati e n c e e t l o n g u e u r d e t e m p s . . .

En cours L e g i s lati o n

Transports

Transports

Haro sur les faux-monnayeurs

Encore une etude

Le Luxembourg s’apprête à insérer un nouvel article dans le Code pénal (le 57-1), qui y inscrit le principe de la récidive en matière de faux-monnayage. Et ce, en adaptation d’une décision-cadre du Conseil européen datant de… 2001. Jusqu’à présent, le droit pénal luxembourgeois ne connaissait pas la récidive fondée sur une condamnation pénale étrangère, en raison des divergences de légis­ lation mais également d’une «méfiance à l’encontre des décisions de justice étrangères», précise l’exposé des motifs du projet de loi n° 5773, déposé à la Chambre des députés par le ministre de la Justice, Luc Frieden.

Les conducteurs – et particulièrement ceux coincés dans les bouchons matinaux – le savent bien: en matière de transports, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Il aura donc fallu attendre trois ans entre la signature de l’accord de coalition gouvernemental (en août 2004) prévoyant «d’étudier l’opportunité d’une nouvelle liaison ferroviaire vers Saarbrücken» et la mise sur rails du projet. Le ministre luxembourgeois des Transports et son homologue sarrois ont ainsi décidé, à la fin de l’été, de faire effectuer «une étude de potentialité» pour cette nouvelle liaison, qui permettrait la connexion du Luxembourg avec le sud-est de l’Europe.

Structure provisoire pour l’aviation d’affaires L’aviation privée connaît un véritable boom en Europe et le manque d’infrastructures adéquates au Findel se fait de plus en plus durement ressentir. Ce qui pourrait nuire à la compétitivité et au positionnement stratégique du pays, admet le ministre des Transports, Lucien Lux. Alors que le projet d’un nouveau terminal dédié à l’aviation générale et d’affaires (GAT) demeure «en phase de planification», Lux-Airport met en place une structure provisoire sur le site «P2» de l’aéroport, à côté de l’actuel salon présidentiel. Sa mise en service est prévue pour le mois de novembre. B C L / C SS F

Formaliser la cooperation Le ministre du Trésor et du Budget, Luc Frieden, envisage de «couler la coopération entre la Commission de Surveillance du Secteur Financier et la Banque Centre du Luxembourg dans un arrangement plus formel, sous forme d’un Memorandum of Understanding entre les deux institutions, à l’instar de ce qui se fait dans d’autres Etats membres de l’Union européenne». Cette décision vise à donner une suite concrète aux récentes discussions ministérielles, au niveau communautaire, visant à «améliorer les arrangements en matière de stabilité financière».

F o r m alit e s a d m i n i s t r ati v e s

Appel aux chefs d’entreprise La Commission européenne vient de lancer un site Internet (http://ec. europa.eu/enterprise/admin-burdens-reduction) qui doit permettre aux chefs d’entreprise de faire des propositions pour réduire les charges administratives auxquelles ils sont confrontés. Dans une première étape, les contractants choisis par Bruxelles (un consortium composé de Capgemini, Deloitte et Ramboll Management) répertorieront les obligations de fournir des informations que la législation européenne impose actuellement aux entreprises. Ils examineront également comment ces exigences communautaires ont été transposées en droit national afin d’identifier les cas de «surréglementation» – c’est-à-dire les cas où les Etats membres ont décidé d’aller au-delà des exigences de l’UE. Le résultat devrait être disponible d’ici à la fin 2007. Cette étude terminée, les consultants auront des entretiens avec des chefs d’entreprise dans toute l’UE afin d’évaluer le temps nécessaire et l’argent dépensé pour satisfaire à ces obligations. Ce processus devrait se terminer fin 2008. Les propositions de solutions qui s’en dégageront devraient donner lieu à des mesures d’exécution ou des propositions législatives de la Commission.

En cours - Appel à idées «La principale caractéristique du temps est d’élever le hasard à la dignité de la nécessité» (Jean d’Ormesson). Certains dossiers sont, depuis un bon moment déjà – parfois très longtemps – en cours de concrétisation. Faudra-t-il attendre que le hasard s’en mêle pour les voir aboutir? Cette rubrique vous en présente ­quelques-uns, mais peut-être êtes-vous, également, au courant d’une quelconque initiative d’ordre ­socioéconomique qui traîne en longueur… Faites-nous connaître les sujets qui vous concernent et vous ­préoccupent à l’adresse news@paperjam.lu

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A C T U A L I T E · entre p ri s e s

D iver s ification

Or noir La voix est douce, posée, presque intimiste. Le sourire est charmeur. L’homme d’affaires russe Nikolay Bogachev a parfaitement réussi son opération séduction au Luxembourg, agrémentant le début de la présentation officielle de sa société par quelques mots en luxembourgeois, appréciés par les nombreux invités du milieu économique et financier du GrandDuché, présents ce 8 octobre pour découvrir Young Energy Prize (YEP), société d’exploitation pétrolière et gazière établie depuis cet été au Luxembourg. C’est donc depuis Strassen, dans le même bâtiment que la Compagnie de Banque Privée de Marc Hoffmann, que YEP va superviser et organiser la location de concessions et la prospection de pétrole et de gaz principalement en Afrique occidentale, dans le Golfe et en Amérique latine. La société ne manque pas d’ambitions et recrute à tour de bras. Juristes, comptables, géologues, informaticiens… L’objectif est d’arriver à un effectif de 200 personnes à l’horizon 2009. «Et c’est un minimum, reconnaît Nicolay Bogachev, actionnaire principal et chief executive officer de la société. Il y a une partie du personnel qui viendra de Moscou, mais nous allons recruter le plus de Luxembourgeois possible. C’est juste une question de timing, en fonction du développement des opérations». Compte tenu de la croissance de marchés tels que l’Inde, la Chine ou le Pakistan, ce n’est pas la demande qui devrait manquer au cours de ces prochaines années, à la fois pour répondre à une hausse de la production mais aussi de la population. Et les prévisions ne tablent nullement sur un tassement des prix, lesquels atteignent régulièrement de nouveaux records. Agé de 54 ans depuis le mois d’août dernier, Nicolay Bogachev n’est pas spécialement un habitué des premières pages des journaux, comme peuvent l’être d’autres milliardaires russes qui ont bâti leur fortune après la dispari-

tion de l’Union soviétique. Cet ancien colonel du KGB – dont il fut membre entre 1975 et 1992 –, qui a également passé une partie de son enfance aux Etats-Unis, où son père, journaliste, était en poste, a commencé sa carrière dans le business énergétique dès 1992, en faisant l’acquisition, avec quelques autres investisseurs russes, de plusieurs gisements de pétrole en Sibérie occidentale. Sa société d’alors, Khanty Mansiysk Oil Corporation, aux réserves estimées de l’ordre de 250 millions de barils de pétrole, fut revendue en 2003 au groupe américain Marathon Oil pour un peu moins de 300 millions de dollars (Marathon Oil le revendra fin 2006 pour près de 800 millions de dollars au groupe sibérien Lukoil…). Dans le même temps, M. Bogachev a diversifié ses activités, en devenant le propriétaire d’un port à Novorossisk, sur la Mer Noire, et d’une société de transport de bois, Novorlesexport, et en procédant à de nombreuses acquisitions de gisements de gaz naturel. Cette activité fut concentrée dans la société TambeyNefteGas, qui détient notamment un des plus importants gisements au monde, d’un volume de 43.000 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Fin 2006, il céda ses parts au groupe Gazprom, pour un montant qui n’a jamais été rendu public. La valeur des champs gaziers, en revanche, fut récemment évaluée à plus de deux milliards de dollars…

Fonds luxembourgeois C’est à cette même époque que les premiers contacts entre l’homme d’affaires (et ancien leader du parti conservateur russe, jusqu’en 2005) et la sphère luxembourgeoise furent noués, par l’entremise de Carlo Krieger, alors ambassadeur du Luxembourg auprès de la Fédération de Russie (il a, depuis, été nommé en Chine) et de Patrick Hansen, présent depuis 2003 à Moscou où il y a lancé les activités de

Deloitte, avant d’en faire de même pour le compte du groupe Fortis. Rapidement, Nicolay Bogachev fut amené à rencontrer le ministre de l’Economie et du Commerce extérieur, ­Jeannot Krecké, pour lui faire part de son projet de développement de YEP. «La toute première fois que nous l’avons rencontré, et qu’il nous a exposé son business model, nous n’étions pas sûrs de vouloir aller au bout de son idée, sans savoir ce qu’il y avait derrière le décor», a reconnu Jeannot Krecké. L’étude approfondie s’est donc révélée convaincante, de sorte que c’est bel et bien au Luxembourg que Nicolay Bogachev a décidé de poser ses bagages. Il a même fait l’acquisition d’une résidence à Strassen, où il entend s’établir avant la fin de l’année. «Le Luxembourg est un pays idéal pour y développer de telles affaires, estime-t-il. Les gens y sont ouverts d’esprit et très accueillants et la stabilité politique et économique y est un atout majeur. Nous ne serons pas une entreprise russe au Luxembourg, mais bel et bien une entreprise luxembourgeoise». C’est le 2 juillet dernier que la société a officiellement démarré ses activités, dans un secteur où, au niveau mondial, plus de 90% du marché est contrôlé par des compagnies nationales publiques… Outre le Luxembourg, qui centralisera l’ensemble des activités administratives, juridiques et financières, YEP dispose de quelques bureaux délocalisés à Moscou, Londres, Paris («là où se trouvent, traditionnellement, bon nombre de décideurs d’Afrique occidentale», remarque M. Bogachev), New York, Washington et Dubaï. S’il est, pour l’heure, l’actionnaire majoritaire de la société, le capital de huit millions d’euros sera porté, dans les prochaines semaines, à 32 millions par l’injection de fonds luxembourgeois. De plus, la proximité géographique directe entre YEP et la place financière luxembourgeoise devrait également être… exploi­ tée, notamment pour ce qui est des solutions de préfinancement des activités de prospection et d’exploration. || Jean-Michel Gaudron

Photo: Etienne Delorme

C’est au Luxembourg que Young Energy Prize, une société à capitaux russes, spécialisée dans la prospection et l’exploitation pétrolière et gazière, a choisi de s’établir, tout comme son dirigeant fondateur, Nikolay Bogachev.

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A C T U A L I T E · entre p ri s e s

Photo: Luc Deflorenne

Adrien Ney (Luxair): «Une bonne gestion de la grille tarifaire, dynamique et adaptée quotidiennement, est la clé du succès».

Strate g ie

Plan de vol respecte Sur la voie de son redressement, Luxair devrait afficher, pour 2007, des résultats conformes aux attentes. Mais la consolidation pour 2008 s’annonce plus délicate. Nouveaux avions, nouvelles tenues pour les équipages, nouvelle identité visuelle, nouveaux tarifs… En l’espace de quelques mois, Luxair a profondément bouleversé son quotidien, s’engageant sur la voie d’un redressement économique et organisationnel impératif pour sa propre survie, alors que les comptes de l’activité airline affichaient près de douze millions d’euros de pertes en 2006. L’arrivée des trois nouveaux avions Bombardier Q400 a été une des composantes les plus visibles du plan «Building A New Airline», en même temps qu’elle relevait un sacré défi: ce choix était-il le bon? «Nous constatons que c’est le cas, et les échos reçus de la part du public sont très positifs», commente Adrien Ney, directeur général de Luxair, satisfait de voir que les coûts d’exploitation mesurés correspondent aux prévisions établies. C’est sur Francfort et Paris que Luxair a opéré ses deux premiers Q400, cette dernière destination étant la plus surveillée en raison de la concurrence nouvelle du TGV Est. Là aussi, les observations ont été conformes aux attentes. Avant, 80% des passagers se rendaient à Paris pour un vol direct, les 20% restant y allant pour poursuivre leur voyage vers une autre destination. «Nous estimions que le rapport allait s’inverser, explique M. Ney. C’est presque le cas, puisque nous avons actuellement 25% de vols directs. Nous avons enregistré une baisse de la fréquentation d’environ 20% et nous tablons sur 10% supplémentaires en 2008».

Simplification des tarifs Luxair a pourtant misé sur une tarification agressive, avec des vols aller/retour à partir de 99 euros. Conséquence première: la fréquence des vols a été ramenée de cinq à quatre pour garantir un taux de remplissage encore correct. «La ligne est toujours rentable, assure M. Ney. Mais sa contribution nette au résultat va baisser d’au moins 40% l’année prochaine. Nous sommes réalistes: 2008 sera une année plus difficile». Surtout que Luxair va devoir faire face à une nouvelle concurrence, à l’Est, avec l’arrivée d’Air Berlin sur l’aéroport de Sarrebruck, qui proposera dès cet automne des liaisons vers Munich. «Cela va nous influencer négativement», concède le directeur général de la compagnie luxembourgeoise.

L’un des autres piliers du plan de redressement de Luxair a été l’instauration d’une nouvelle grille tarifaire, plus simple, qui a nécessité cinq mois d’études et de simulations. De ces réflexions approfondies est, notamment, sortie une vaste simplification des différentes catégories de tarifs, désormais réduites à quatre, parmi lesquelles l’offre Primo, nouveau tarif de base à 169 euros TTC aller/retour sur l’ensemble des routes de son réseau (sauf Paris). Lors des deux premiers jours de la mise en vente, le 24 septembre dernier, pas moins de 2.065 billets ont trouvé preneur. En date du 11 octo­bre, le chiffre avait dépassé les 10.000. Au total, ce sont 140.000 places, c’est-à-dire presque un quart de la capacité globale de Luxair, qui seront proposées à ce tarif. «C’est une vraie révolution pour nous, estime Adrien Ney. Une bonne gestion de la grille tarifaire, dynamique et adaptée quotidiennement, est la clé du succès. Le pire qui peut nous arriver, c’est de garder le même nombre de passagers et de voir, dans le même temps, les revenus diminuer. Il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions, mais les premières estimations montrent que nous avons touché une clientèle différente. 70 à 80% des billets vendus sont venus s’ajouter au volume normal de vente». Selon le directeur général de Luxair, l’activité airline devrait avoir pratiquement retrouvé son équilibre au terme de l’exercice 2007, porté par une conjoncture économique favorable, alors que les branches tour operator (qui vient de franchir le cap des 400.000 passagers) et cargo handling (qui atteindra 900.000 tonnes à la fin de l’année) continuent leur croissance. «Le défi pour 2008, pour l’airline, sera de pouvoir compenser la baisse attendue des revenus sur Munich et Paris, et pour Luxair Tours, d’être toujours aussi compétitif. 2007 a été une année très dure et 2008 sera l’année de référence où beaucoup de choses vont se décider. Mais nous sommes confiants, car les objectifs du plan de restructuration sont sur le point d’être atteints et ces résultats donnent raison à notre démarche». Il sera alors grand temps de se pencher aussi sur les conséquences, économiques et sociales, de l’arrivée d’un nouvel opérateur de handling sur l’aéroport. Pour l’heure, les réflexions sont en cours quant à un repositionnement de l’offre actuelle… || Jean-Michel Gaudron Texte relu à sa demande par Adrien Ney

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A C T U A L I T E · entre p ri s e s

Photo: KPMG

C’est dans ces nouveaux locaux de 8.500 m2 , à Strassen, que KPMG Luxembourg regroupera 450 de ses employés, actifs dans les services aux banques et aux fonds d’investissement.

Strate g ie

A la croisee des chemins KPMG Luxembourg enregistre, depuis trois ans, une forte croissance et s’interroge sur l’opportunité de rejoindre l’axe international anglo-germano-suisse qui vient de se constituer. Dans le réseau mondial de KPMG, qui emploie près de 120.000 personnes au travers de près de 150 pays, la firme luxembourgeoise se positionne parmi les éléments affichant une des plus fortes croissances. Pour le dernier exercice, clôturé au 30 septembre dernier, le chiffre d’affaires a, ainsi, atteint 88 millions d’euros (+ 31,5%). L’audit, qui «pèse» 52% de ce total, a enregistré une croissance de 21%; la branche Tax (34% du total) affiche, pour sa part, 42% de mieux, alors que les activités advi­ sory/conseils (14% de l’ensemble) approchent les 54% de progression. «Cette très forte hausse de notre activité de conseils s’explique notamment par l’introduction d’un grand nombre de nouveautés réglementaires et par la relance des investissements des entreprises dans des projets d’envergure, notam­ ment informatiques, après quelques années de restrictions de budgets», explique John Li, chairman de KPMG Luxembourg.

Déménagement en vue En l’espace de quatre années, le chiffre d’affaires de KPMG Luxembourg a bondi de 122%. Dans le même temps, les effectifs de la firme ont suivi une courbe encore plus accentuée, passant de 308 employés au 30 septembre 2004 à 745 personnes quatre ans plus tard (+142%). Plus de 250 recrutements ont été effectués ces douze derniers mois, sur la base de quelque 4.000 candidatures étudiées et de 722 entretiens d’embauche. «Gérer une croissance nette de 25 à 30% de nos effectifs sur une année n’est pas facile et nécessite la mise en place d’une véritable machine de guerre pour recru­ ter», remarque John Li. Sponsors d’universités, présences sur les campus, invitation d’étudiants à venir découvrir la firme sur place… Tous les moyens sont bons en vue de fidéliser cette frange de la population, en permettant, par exemple, aux étudiants d’accomplir chez KPMG leur stage de fin d’études. «Certains pourront alors être embauchés directement en tant qu’assistants de deuxième année et, ainsi, s’assurer une progression de carrière plus rapide». Difficile, évidemment, de tabler sur plus de 30% de croissance chaque année, compte tenu de la très grande volatilité actuelle des marchés financiers, mais aussi de la crise des liquidités qui en a découlé. Les derniers soubresauts ne manqueront pas de laisser des traces et certains

grands groupes bancaires internationaux ont déjà publié des profit war­ nings pour le dernier trimestre de l’année. C’est donc en toute prudence que KPMG Luxembourg table, plus modestement, sur un niveau de croissance plutôt proche des 13-15% pour chacun des deux exercices à venir, ce qui pourrait faire, tout de même, franchir à la firme, dès 2008, le cap symbolique des 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le tout sur fond de relocalisation, avec le déménagement, dans un nouveau bâtiment à Strassen, de plus de la moitié des effectifs, actuellement éparpillés sur trois sites différents (voir paperJam septembre-octobre page 55). Le bâtiment «historique» du 31, allée Scheffer sera abandonné et le siège social sera alors établi au 9 de la même allée. Mais les mois qui arrivent pourraient également marquer une étape clé dans le développement de la société, engagée dans une intense réflexion de fond: faut-il, ou non, rejoindre la toute nouvelle structure KPMG Europe LLP, qui a officiellement démarré ses activités au 1er octobre? Il s’agit d’une nouvelle entité commune à KPMG Royaume-Uni, Allemagne et Suisse, mastodonte de 18.000 employés réalisant 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La globalisation des marchés financiers forçant les grands cabinets à offrir des services également globalisés, Londres et Francfort avaient initié le mouvement, invitant les autres pays du réseau à les rejoindre. Seule la Suisse, pour l’heure, est entrée dans la partie. Et le Luxembourg? «Nous sommes ouverts à la discussion et étudions actuellement les avantages et inconvénients d’une telle démarche», affirme John Li. Au côté positif d’un élargissement des perspectives internationales et d’une probable affirmation du leadership dans le domaine des fonds d’investissement, s’oppose la perte d’une certaine indépendance, encore en vigueur au sein d’une firme locale à vocation internationale. «Il n’est pas question d’agir dans la précipitation, mais de bien poser les conditions d’un possible rapprochement dans un tel modèle européen», indique John Li. Un autre facteur pourrait également influer sur les prises de décision à venir: le mandat du chairman de KPMG Luxembourg prendra fin en 2008 et tout est ouvert pour les quatre années qui suivront… || Jean-Michel Gaudron

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ACTUALITe · entreprises

Photo: Julien Becker (Archives)

La dépanneuse promise par le ministère du Travail est elle-même en panne.

Em p loi

L’AMERTUME des «ex-T.TV» Les promesses de reclassement des anciens salariés de la chaîne n’ont pas été tenues. L’heure est au système D. Un écran qui devient subitement noir, cela frappe, étonne. Mais l’émotion suscitée par le licenciement des 21 salariés (sans compter la trentaine de free-lances) de la chaîne T.TV, le 16 mars dernier, semble avoir fait long feu. Et si plus grand-monde ne semble aujourd’hui se préoccuper de leur sort, les pouvoirs publics ne paraissent pas non plus déterminés à tenir leurs promesses, à en croire les «anciens». «L’Administration de l’Emploi, tout comme nos interlocuteurs au ministère du Travail, nous avaient assuré qu’un placement serait possible pour les deux tiers au moins d’entre nous. Je ne pense pas qu’ils en aient réellement placé un seul, assène Andy Brücker, l’ancien délégué du personnel qui a négocié le plan social (aux côtés de l’OGB-L). Ceux qui ont retrouvé du travail y sont parvenus par leurs propres moyens, ou grâce à des contacts établis par la délégation syndicale avec des employeurs potentiels». L’ancien responsable technique de la chaîne n’y va pas à mi-mots pour décrire la façon dont le dossier a été traité à l’ADEM: «Chez eux, la main droite ne sait pas ce que fait la main gauche! On nous avait dit qu’un placeur avait été chargé de gérer le dossier T.TV, mais ceux qui ont tenté de le joindre ont vite compris que c’était un domaine qu’il ne connaissait absolument pas». Quant aux embauches «prioritaires» dans le groupe Tango.Tele2, difficile de trouver son compte, pour un professionnel de l’audiovisuel, entre un poste de vendeur de GSM ou de marketing manager! Si Andy Brücker est aujourd’hui tiré d’affaire, puisqu’il a décroché, avec trois autres techniciens, un contrat de travail dans le groupe RTL, il n’en va pas de même pour tous ses anciens collègues. Seule une dizaine d’entre eux aurait retrouvé un travail, bien souvent très éloigné de leur métier d’origine. Pour le caméraman Patric Frohnen – qui a décliné une offre de vendeur dans une boutique de photos –, la galère continue. «Pour l’heure, je suis toujours au chômage, bien qu’il m’arrive de faire quelques piges. Et si les revenus de ces piges dépassent de plus de 10% les indemnités de chômage, leur montant en est déduit», explique le jeune père de famille. A n’en pas douter, le dîner prévu entre les anciens collègues, fin octobre, ne devrait man­quer ni d’animation, ni de commentaires désabusés… || F. M.

T e l e com s

A toutes enjambees SIT Group veut s’imposer en tant qu’acteur important de la téléphonie au Luxembourg. En l’espace de quelques semaines, SIT Group s’est positionné de manière assez conséquente sur le créneau des télécoms au Luxembourg. Le premier installateur Avaya (leader mondial de la téléphonie IP) au Luxembourg a acquis, cet été, quelque 110 contrats de location et de maintenance supplémentaires (la plupart établis par Tenovis ou Bosch Telecom, rachetés entretemps par Avaya), correspondant à un montant initial d’investissement d’un peu plus de trois millions d’euros, dont la plupart doivent se renouveler dans les prochains mois. SIT Group profite bien de l’important changement de décor sur le marché, où les intégrateurs «historiques», concentrés sur la télé­phonie classique, sont en train de se faire déloger par les intégrateurs venus de l’IT, portés par la technologie IP et des modèles commerciaux plus avantageux pour les entreprises. Dans le même temps, le groupe a établi un contrat wholesale avec Voxmobile, opérationnel depuis la mi-octobre. «Nous allons proposer des offres très agressives, à destination exclusivement des sociétés, en leur offrant l’intégration de leurs télécommunications dans leur infrastructure», précise Jérôme Grandidier, CEO de SIT Group. Ce contrat avec Voxmobile prévoit, en outre, le transfert vers le statut de service provider et de MVNO, «ce qui nous assure de pouvoir suivre l’évolution du marché télécom dans les années à venir», indique-t-il. Du coup, pour supporter sa croissance, SIT Group va quitter ses actuels locaux à Hamm pour rejoindre Capellen au 1er décembre prochain. || J.-M. G.

St r at e gi e

Dans les starting-blocks Hitachi Data Systems s’apprête à ouvrir un bureau au Luxembourg Initialement basé sur une organisation Benelux, Hitachi Data Systems peaufine sa présence dans la région. Après avoir séparé Pays-Bas et Belux, le groupe est sur le point de créer une entité spécifique pour le Luxembourg, un marché jusqu’alors couvert depuis Bruxelles. Elle sera prise en mains par David Carsetti, actuel account manager détaché au Grand-Duché, où la société s’appuie en grande partie sur un réseau de partenaires, soit locaux (Computersystems, Simac), soit corporate (Sun Microsystems, Unisys). Pour le dernier exercice, clôturé fin mars, 35% du chiffre d’affaires de l’entité Belux ont été réalisés au Luxembourg. || J.-M. G. PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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A C T U A L I Te · en t repri s e s

E venemen t

15 ans de modernisation L’Entreprise des Postes et Télécommunications, créée par la loi du 10 août 1992, a dignement célébré son quinzième anniversaire, le 19 septembre à la Rotonde 2. L’occasion de rappeler aux nombreux invités les grandes étapes – franchies et à venir – de cet établissement public évoluant dans un environnement de plus en plus concurrentiel. Photos: Luc Deflorenne

n Marcel Gross (Entreprise des P&T)

et Edmond Israël (Cepros)

n Ernst Wilhelm Contzen (Deutsche Bank

Luxembourg) et Henri Grethen (Député)

n Pit Hentgen (La Luxembourgeoise)

et Norbert Friedrich (DZ Bank)

n André Roelants (Clearstream)

n Oliver Mores (Entreprise des P&T)

n Jean-Claude Juncker (Premier ministre)

et Alain Berwick (RTL)

n Romain Becker (Cegedel)

n Robert Weber (LCGB) et Marcel Gross

(Entreprise des P&T)

n Georges Schmit (Ministère de l’Economie)

n Alex Bodry (Député)

et Serge Allegrezza (Statec)

n Marie-Paule Prost-Heinisch (FLCC)

n Henri Grethen (Député) et Georges Lentz

(Brasserie nationale)

n Jean-Claude Juncker (Premier ministre)

n Henri Grethen (Député), Alain Berwick (RTL)

et Olivier Mores (Entreprise des P&T)

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ACTUALITe · entreprises

Photo: Luc Deflorenne

150 distributeurs de L’Essentiel ont déjà fleuri dans le paysage urbain.

M e d ia s

Freres ennemis Les deux groupes de presse rivaux, Editpress et Saint-Paul, fourbissent leurs armes pour s’affronter sur le terrain des gratuits. La riposte était prévisible, elle est désormais officielle: SaintPaul s’apprête à lancer – «très prochainement» – un quotidien gratuit sur le marché luxembourgeois (Point24), qui entrera en concurrence frontale avec celui du groupe Editpress, L’Essentiel (issu d’un partenariat avec le Suisse Tamedia). L’annonce en a été faite le 9 octobre, la veille de la sortie du premier numéro du «gratuit» édité par le groupe de presse eschois (lire paperJam sept/oct., p.47). Un scénario qui rappelle celui de 2001, quand Saint-Paul (éditeur du d’Wort) avait coiffé sur le fil son concurrent en lançant le quotidien francophone La Voix du Luxembourg, quelques jours seulement avant la sortie annoncée du Quotidien (journal francophone issu d’un partenariat entre Editpress et Le Républicain lorrain). Hormis la couleur de leur logo – bleu pour l’un, rose pour l’autre – les deux «gratuits» auront tous les traits des frères ennemis: formats similaires, contenu apparenté, tirage équivalent (60.000 exemplaires au minimum), diffusion sur le même mode, dans les transports publics et par distributeurs. Donc, selon toute logique, commercialisation analogue… Ce qui ne sera pas une mince affaire, vu l’étroitesse du marché. Si la presse nationale est aussi florissante (six quotidiens payants), c’est en effet en grande partie grâce à l’aide publique à la presse (six millions d’euros annuels) qui permet de maintenir un pluralisme salutaire dans les médias luxembourgeois. Sans ce mécanisme, il n’y aurait de place dans le «petit» Luxembourg que pour un seul quotidien. Or, les parutions gratuites sont exclues de ce mécanisme et les publicités seront donc leur unique source de revenus. La guerre entre les régies commerciales promet d’être «saignante». «Sur un marché publicitaire tellement exigu, tout produit médiatique supplémentaire affecte dans une certaine mesure non seulement les supports de notre groupe, mais tous les médias de la place, surtout les plus faibles. Sachons qu’un journal gratuit a pour seul et unique but d’attirer vers lui un maximum de publicité», avait déclaré à paperJam, le mois dernier, Léon Zeches, administrateur-délégué et directeur général de Saint-Paul Luxembourg. Visiblement, la loi de la concurrence coûte que coûte entre les deux groupes rivaux est passée, telle est un rouleau compresseur, sur ce constat. || F. M.

internet

les dernieres nouveautes Puisque manger des fruits fait partie des réflexes recommandés pour garder une bonne santé, Marcel Grosbusch et Sodexho ont mis en ligne le service Fruit@Office (http://fruitatoffice. com). Un simple message suffit à recevoir, directement au bureau, sa commande de fruits. Le tout, avec une arrière-pensée solidaire, puisque pour chaque Fruit@Office distribué, nous reversons l’équivalent d’un euro en nature (fruits) aux organisations œuvrant pour les personnes défavorisées. Suivez le fil! La régie commerciale de Mike Koedinger Editions, Tempo, a complètement relooké son site Internet (www.tempo.lu), avec la collaboration de Nvision. La nouvelle corporate identity y est développée et l’ensemble des tarifs liés à toutes les publications du groupe y est détaillé. Le photographe David Laurent, collaborateur régulier à paperJam, a relooké son site (www.52drive.lu). On y retrouve toute une série de galeries sur les thèmes de l’architecture, les portraits, la mode ou la publicité. Pour la commande de plats à emporter et la livraison à domicile, un tout nouveau service est disponible: Mister Resto, développé par Dotcom Luxembourg (www.mister-resto.com) en partenariat avec une vingtaine de restaurants. Une simple inscription gratuite suffit pour accéder à l’ensemble des services. Plus de 3.000 vins et alcools de 33 pays diffé­ rents sont désormais disponibles à l’achat sur www.vinoteca.lu, avec un choix de 600 références dans des millésimes de plus de dix ans. Le service s’adresse aux particuliers du secteur Horeca, aux entreprises et aux négociants en vin.­­

E d itio n

Luxembourg a l’honneur Deux magazines luxembourgeois, RendezVous City Magazine Luxembourg et Flydoscope, tous deux édités par Mike Koedinger Editions, ont été sélectionnés dans la cuvée 2007 du Best of Europe – ­Corporate Publishing. Fondé en 1999, ce forum compte aujourd’hui 70 membres issus d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse et représente la plus importante association de «corporate publishing» en Europe. Il récompense une approche qualitative et créative dans les domaines du journalisme, de la mise en page, de la photographie, de l’illustration et de la fabrication. La sélection 2007 comprend 81 publi­cations issues de 14 pays européens.

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A C T U A L I T E · entre p ri s e s Camille Koener (Fédération de la mode): «Les résultats de l’enquête TNS-Ilres sur le commerce luxembourgeois m’ont donné l’énergie pour agir. Nous allons y répondre point par point.»

Photo: Julien Becker

F C T C T R M

C ommerce

Changements de saison Maroquiniers, chausseurs et textilistes du Luxembourg ont désormais leur fédération, la Fémo. Son président déborde d’idées pour redonner de l’élan au secteur et faire face à la concurrence régionale. Fémo, pour Fédération de la mode. Plus sexy, plus attrayant que «fédération de l’équipement de la personne», qui eût été la formulation idoine. «La mode est un concept qui véhicule des choses positives. C’est la mission des commerçants de ces trois branches – la maroquinerie, la chaussure et l’habillement –, donner du bonheur à leurs clients», entonne Camille Koener, le président très enthousiaste de la jeune fédération. Créée le 1er octobre, elle est rattachée à la CLC (Confédération luxembourgeoise du Commerce). Ses fondements reposent sur l’ancien «groupement textile» présidé depuis 2006 par Jean-Paul Herber et dans lequel M. Koener assumait la vice-présidence. Mais ce terreau n’était «pas assez fertile» aux yeux du bouillonnant commerçant de Strassen, qui possède avec sa femme deux magasins de vêtements, Tomcat et Casting. Le réel déclic s’est toutefois produit avec l’enquête TNS-Ilres sur le commerce luxembourgeois. «J’étais sidéré des résultats. 170 millions d’euros sont dépensés chaque année à l’étranger pour de l’habillement et des meubles! C’est une évasion capitale! Je me suis senti responsable de nos lacunes et cela m’a donné l’énergie pour agir», explique-t-il. Première étape: tenter de rassembler toutes les forces vives sous une même bannière, représentant 620 points de vente textiles et 230 points de vente chaussures, soit 125.000 m2 de surfaces commerciales, 3.600 personnes et 600 millions d’euros de chiffre d’affaires. Avec la Fémo, c’est donc chose faite, bien que son président espère encore gonfler ses rangs. Seuls 20% des commerçants de ce secteur sont affiliés, pour l’heure, à la CLC.

Académie de la vente Ensuite, s’attacher à répondre point par point aux révélations de l’enquête TNS-Ilres. 53% des habitants du pays achètent à l’étranger en raison d’un meilleur choix? «Il s’agit donc de leur prouver que ce choix existe aussi ici», affirme M. Koener. D’ici la fin de l’année, un site Internet – élaboré par RTL et la CLC – permettra au consommateur de trouver exactement ce qu’il cherche. «Il suffira, par exemple, de taper ‘Jean’s Kenzo’  pour obtenir tous les points de vente au Luxembourg», explique M. Koener.

Ce site matriciel fonctionnera dans un premier temps pour le secteur textile, puis ses fonctions seront étendues aux autres branches. Autre révélation de l’enquête: 12% des clients qui font leurs emplettes dans la Grande Région y vont pour la qualité de l’accueil et du service. Là, M. Koener s’est dit qu’il fallait absolument prendre le taureau par les cornes. «Nous allons envoyer nos vendeurs dans des séminaires axés non pas sur les produits, mais sur les attitudes et les comportements orientés ‘services’. L’accueil doit aller bien au-delà du simple ‘bonjour’. Il faut s’identifier au client, l’accompagner…», explique le président de la Fémo. S’il mise beaucoup sur ces workshops pointus, il rêve par ailleurs «d’une véritable académie de la vente au Luxembourg, pour compléter la formation trop théorique des apprentis». Enfin, M. Koener entend s’attaquer au troisième point mis au jour par l’enquête, à savoir l’argument «prix» qui guide 49% des clients vers l’étranger. «Nous devons absolument faire pression, tous ensemble, sur les intermédiaires – essentiellement belges – pour qu’ils nous appliquent les mêmes commissions que sur le marché allemand. Trop souvent, les prix conseillés restent plus élevés pour le Luxembourg», dénonce-t-il. Outre ces actions phares, Camille Koener a encore de nombreuses cartes dans sa manche. A commencer par celle qu’il compte abattre le dimanche 28 octobre, avec l’organisation d’une opération «magasins ouverts». Le jour même où se tient une opération équivalente à Trêves. «Nous voulons prouver qu’on peut le faire aussi au Luxembourg. Cette journée sera agrémentée de nombreuses animations de rues, organisées par les unions commerciales». Ces dernières ont toutes réagi positivement (à l’exception notable de celles de Dudelange et de Wiltz), les grandes surfaces leur emboîtant rapidement le pas. Avec le soutien financier de la CLC (qui y consacre une part du budget de 2,5 millions d’euros destiné à la promotion du commerce luxembourgeois), «un grand plan média va permettre d’arroser toute la région et d’attirer également des consommateurs belges, français et allemands, annonce M. Koener. Avant même de tirer le bilan de cette journée, j’estime qu’il s’agit déjà d’un succès: nous avons réussi à rassembler le commerce luxembourgeois», se félicite-t-il. || Frédérique Moser PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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ACTUALITe · entreprises

St r at e g i e

Thomas & Piron decidement mieux assis L’entrepreneur d’origine belge veut améliorer sa visibilité et affiche ses ambitions au Grand-Duché. Tout nouveau, tout beau, tout grand. C’est à Strassen que Thomas & Piron a établi et inauguré son nouveau siège social luxembourgeois, avec des ambitions clairement affichées: «Par sa localisation de premier ordre, nous manifestons notre volonté de visibilité commerciale et de croissance au GrandDuché du Luxembourg», clame ainsi Louis-Marie Piron, administrateur délégué de la société. En l’espace de 20 ans, Thomas & Piron a pris place parmi les acteurs incontournables du marché luxembourgeois de la construction immobilière. En 1988, l’essentiel de son activité était la construction de maisons individuelles et se limitait à quelques unités par an. Aujourd’hui, l’entreprise atteint un chiffre d’affaires construction annuel de 35 millions d’euros, ce qui représente 80 maisons uni-familiales et 120 appartements. «Soit un logement livré ‘clé en main’ par jour ouvrable», se réjouit Louis-Marie Piron. En vingt ans, la société ne s’est pas limitée au secteur de la construction, elle a aussi développé des activités dans la rénovation, mais surtout une politique d’investissements dans le secteur foncier. «Au fil des ans, l’équipe a été renforcée par des gestionnaires de projets tant pour le développement des lotissements que pour la gestion des résidences à appartements», précise M. Piron. Parmi les projets d’envergure en chantier, celui de l’ancien site Luxlait, à Merl, qui sera transformé en «Jardins du Luxembourg», en partenariat avec Fortis Banque: un concept qui développera une surface de 100.000 m² répartis en appar­ tements de moyen et haut standing, commerces de proximité, bureaux, résidence-service, crèche, etc., et qui s’inscrit complè­ tement dans le principe des économies d’énergie en répondant déjà aux futures normes énergétiques. Mais le carnet de commandes de Thomas & Piron ne désemplit pas… On y trouve, en cours de développements, 24 appartements à Mamer, 83 autres à Frisange ou encore 18 mai­sons à Junglinster. Le futur proche s’annonce lui aussi animé, avec 23 maisons à Mondercange, 16 à Weiswampach et quel­ques appartements à Olm. || S. L.

r e b r a n di n g

Assa & Georges changes name

Assa & Georges, the corpo­ rate, trust and advisory services company changes its brand name into Georges & Associés. Created in 2005, the practice provides services in company domiciliation and adminis­ tration. Its 15-person staff comprises accounting experts, financial advisers, corporate governance and tax experts. François Georges, who heads the fiduciary company, has a Master’s degree in Business Administration from NYU-Stern and is a registered chartered accountant. He specialises in setting up and managing Luxembourg-based holding structures for leading European companies. B ila n s

PwC garde le cap

Avec près de 20% de hausse de son chiffre d’affaires à 158 millions d’euros au 30 septembre, PricewaterhouseCoopers Luxembourg reste dans la parfaite lignée de l’année précédente (+ 21%). Le métier majeur reste, évidemment l’audit (plus de la moitié du chiffre d’affaires), la fiscalité) et le conseil. La croissance a surtout été remarquable dans l’audit, le conseil et la fiscalité. «Le nombre et les activités de nos clients ont considérablement augmenté cette année, tradui-

sant ainsi la confiance qu’ils placent dans le potentiel futur du Luxembourg», a indiqué Didier Mouget, managing partner de la firme luxembourgeoise. Dans le même temps, la firme a franchi le cap des 1.500 employés, avec près de 400 nouveaux collaborateurs recrutés et prévoit 480 embauches pour l’exercice en cours.

(en droit du travail, sécurité sociale...). Le second, qui se tiendra le 27 novem­bre prochain, abordera les aspects pratiques et techniques, les différentes notions et obligations de la gestion du salaire d’un expatrié. www.alterdomus.com A r c h it e ctu r e

Bourrage papier

s e r vic e p o s tal

Le facteur ne sonnera plus deux fois P&T Luxembourg lance Pack Up, son nouveau service de livraison d’envois destinés à tous les absents à l’heure du facteur. Ce service offre plusieurs alternatives quant au lieu de livraison des colis, le réseau Pack Up comprenant des bureaux de poste et d’autres adresses de retrait à choisir par le client, quand il effectue des achats en ligne, par exemple.La démarche est simple et gratuite. Après inscription sur le site Internet www.packup. lu, l’utilisateur recoit un numéro Pack Up qui remplace son adresse habituelle de liv­raison. Un message email ou SMS avertira le client de l’arrivée de son colis. F o r matio n

Cours AD Le Centre de formation agréé d’Alter Domus propose deux nouveaux cours en français et, sur demande, en anglais. Le premier, qui aura lieu le 13 novembre prochain, s’adresse aux sociétés nouvellement installées au Luxembourg, aux DRH ou aux dirigeants d’entreprise. Il portera sur les obligations sociales et fiscales de l’employeur et sur les dispositions principales à respecter

Un malencontreux oubli est à signaler en page 43 de notre dernière édition (septembre-octobre). Dans le descriptif du quar­ tier d’habitation Avalon (photo) ont été omises les références aux cabinets Architecture & Environnement, d’une part, et ­Schemel et Wirtz d’autre part. Par ailleurs, la légende de la photo de la Cité judiciaire, en page 129, comportait une erreur de syntaxe. Il fallait bien lire Krier / Kohl et A+E (pour Architecture & Environnement). Internet

Sites valorises C’est avec un capital de 160.000 euros que la société Zap (dirigée par Hubert Schumacher, M-Plify), maison mère du site zap.lu, a vu le jour. 60% du capital a été four­ni en nature, par l’apport des trois sites alex.lu, party-rausch.de et zeus.lu. Tous ont fait l’objet d’une évaluation détaillée commune sur la valeur du trafic (36.000 euros), du code source (25.000), des bases clients et utilisateurs (18.300), du hardware (10.00) et de la notoriété des noms de domaine (6.100).

Photos: PwC Luxembourg, Georges & Associés, Fonds du Kirchberg

Photo: Thomas & Piron

Thomas & Piron livre, aujourd’hui, un appar­ tement «clé en main» par jour ouvrable.

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A C T U A L I T E · entre p ri s e s

IT

Ultimate makeover: qui veut gagner 100.000 euros? Microsoft, en partenariat avec paperJam, lance un portail visant à améliorer la productivité des entreprises par une meilleure maîtrise de l’outil informatique. Une cure de jouvence complète est également offerte dans le cadre d’un grand concours national.

Photo: Julien Becker

André Huynen et Thierry Fromes (Microsoft): «En tant qu’éditeur, cela fait partie de nos missions de montrer, d’éduquer, d’informer et de jouer un rôle de catalyseur auprès des entreprises».

Quelques semaines après le lancement en Belgique du site www.ultimatemakeover.be, Micro­ soft fait de même, ce 19 octobre, au GrandDuché du Luxembourg. L’éditeur de logiciels et fournisseur de solutions informatiques entend, par le biais de cette plate-forme collaborative, susciter un intérêt certain auprès des petites et moyennes entreprises, en les aidant à mieux gérer l’ensemble de leurs systèmes d’informa­ tion en vue d’être plus efficaces. «Le point de départ de la réflexion est que les PME, qui représentent pourtant la principale force économique du pays, considèrent encore bien sou­ vent l’informatique soit comme un mal nécessaire, soit comme une vraie valeur ajoutée, mais qu’elles n’arrivent pas à maîtriser, faute de connaissances suffisantes», constate André Huynen, marketing manager PME chez Microsoft Belux. Sans comp­ ter que de telles petites structures ne disposent que rarement d’un service informatique dédié et se reposent essentiellement sur des connais­ sances éparses et pas forcément élaborées. «Nous souhaitons contribuer à passer à une appro­ che plus professionnelle, qui considère les outils informatiques non pas selon une approche de néces­

sité, mais de réel atout stratégique, indique Thierry Fromes, general manager de Microsoft Luxem­ bourg. Il est possible d’aller beaucoup plus loin sans forcément engager de grosses dépenses, mais tout simplement en utilisant mieux les outils à disposi­ tion. En tant qu’éditeur, cela fait partie de nos mis­ sions de montrer, d’éduquer, d’informer et de jouer un rôle de catalyseur auprès des entreprises».

Rendez-vous à l’été 2008 Ce portail Internet d’échanges proposera de multiples ressources en accès libre: interviews, statistiques, résultats d’enquêtes, études de mar­ ché, sondages hebdomadaires, mais aussi des self-tests permettant à chacun de s’évaluer par rapport au marché. Le tout sera enrichi de ses­ sions d’informations pour les PME et de live meetings et fournira un grand nombre de liens vers d’autres sites ou blogs. «On constate souvent que 20% des problèmes sont à l’origine de 80% des pertes de temps. Ce site pourra aider à en éviter un bon nombre», estime André Huynen, qui assure que la démarche entreprise par Microsoft va au-delà du seul

intérêt commercial de base. «Nous cherchons surtout à informer correctement les entre­prises et leur permettre de trouver les bonnes informations et les bonnes réponses à leurs questions». Une simple inscription, gratuite, suffit à cha­ que visiteur pour accéder à l’ensemble du contenu du site. Mais cela lui permet aussi de s’inscrire pour un grand concours national, qui s’achèvera l’été prochain, et dont le premier – et unique prix – sera une cure de jouvence complète offerte par Microsoft et l’ensemble de ses partenaires (P&T Luxembourg, Nespresso, ING Luxembourg, HP Luxembourg et Email Garage): renouvellement complet du parc d’or­ dinateurs, serveurs périphériques, smartphones, mais aussi machines à café, mobilier de bureau et solutions de financement. Le tout pour une valeur proche de 100.000 euros. Les entreprises ayant entre 5 et 250 employés peuvent participer à ce grand concours après avoir simplement répondu au self-test en ligne sur le site. Non seulement cette participation est gratuite, mais chaque participant reçoit, de sur­ croît, une somme de 125 euros lui permettant de lancer une campagne de marketing via e-mail, avec la solution EmailGarage, ce qui correspond à la gratuité des 2.000 premiers envois auprès de clients ou prospects. Le concours se déroulera en trois phases de deux mois, ciblant chacune trois thématiques précises (productivité, automatisation des pro­ cess, sécurité et fiabilité). A chacune de ces pha­ ses, deux PME seront sélectionnées par un jury, au vu de l’originalité et de la qualité de leur démarche informatique. Un jury composé de l’ensemble des partenai­ res de l’opération rendra visite à ces six entre­ prises retenues et désignera alors trois finalistes. Sa tâche s’arrêtera à ce niveau-là, puisque ce sont les internautes qui procéderont au vote final pour désigner LE vainqueur de cette cure de jouvence, au début de l’été 2008. Tout au long de ces prochains mois, paper­ Jam suivra l’évolution de ce concours et vous proposera chaque mois un rendez-vous détaillé sur les différentes thématiques abordées. || Jean-Michel Gaudron

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ACTUALITe · entreprises

Yves Schellekens et Michel Bovesse (Fujitsu Services)

St r at e g i e

La croissance dans le virtuel

Photo: Etienne Delorme

Xerox mise sur son savoir-faire pour prendre place sur le créneau des PSF. Stéphane Jamoulle, general manager Belux de Xerox, et François Gerard, PSF country manager Xerox Luxembourg, jettent sur le futur un regard optimiste. «Xerox a de plus en plus de projets, au niveau mondial, bien sûr, mais aussi tout particulièrement au Luxembourg, explique M. Jamoulle. Non seulement Xerox Belux est, pour 2007, le numéro un des ventes de copieurs multifonctions mais, en plus, en juin dernier, nous avons présenté une première mondiale avec l’extendable interface platform, qui permet de disposer d’un bureau virtuel via une programmation HTML offrant toutes les facilités de l’Intranet». Xerox introduit aussi une nouvelle génération de produits, car le développement du multifonctions permet de s’inté­grer à celui de l’entreprise, avec toute la sécurité requise. Une sécurité essentielle lorsqu’on rappelle que Xerox a, au Luxembourg, le statut de PSF en tant qu’agent de communication et opérateur informatique. Côté production, Xerox s’est positionnée tant sur la partie plutôt transactionnelle que sur le publishing, en particulier dans le secteur bancaire où les clients cherchent une capacité d’impression à grande vitesse. «Nous avons maintenu et consolidé cette position dominante à travers nos produits technologiques, précise M. Gerard, car le digital permet beaucoup plus de personnalisation». Pour le transactionnel, après avoir pris 50% du marché de l’impression en rouleau, Xerox lance, cette année, un produit qui permet une impression sur des supports de plus en plus larges. Avec, dans les mois à venir, une technologie haute vitesse en rouleau en quatre couleurs. «Nous lançons aussi un transactionnel – promotionnel en couleur et personnalisé, très important en private banking, notamment pour la gestion de fortune». Quant à la division Global Services de Xerox, «c’est la division avec une croissance à deux chiffres et qui, vers 2010, représentera quelque 30% de notre chiffre d’affaires au niveau mondial», prévient M. Jamoulle. || M. VDM.

IT

Une croissance a conforter Fujitsu Services poursuit sa campagne de recrutement à Luxembourg où elle veut gagner les marchés du secteur public.

François Gerard (Xerox PSF Luxembourg)

Photo: Etienne Delorme

«Mon ambition est de permettre à Fujitsu Services d’occuper la place de leader qu’elle mérite». Yves Schellekens ne cachait pas ses ambitions le 1er avril dernier, lors de sa nomination en tant que managing director Belux de la société. «Nous sommes présents dans beaucoup de pays d’Europe continentale, mais rarement dans le Top des sociétés de services et de consulting IT, explique-t-il. A Luxembourg cependant, avec 102 employés, nous occupons une bonne place que nous voulons conforter. Nous tablons sur une croissance annuelle de 10 à 20% en espérant être 50% plus grands d’ici trois ans». «Nous poursuivons notre recrutement en engageant deux à trois consultants par mois, complète Michel Bovesse, operating director de Fujitsu Services Luxembourg. Des consultants avec une formation de base de qualité, déterminés et intéressés par les secteurs dans lesquels nous nous sommes spécialisés». Celui de la finance, notamment, qui représente 72% des revenus de Fujitsu Services Luxembourg. La société table sur une croissance autonome, au travers de projets à long terme établis avec des clients, comme celui signé sur dix ans, au niveau mondial, avec Reuters, pour une valeur de plus de 700 millions d’euros. «Nous n’excluons pas non plus quelques acquisitions», indique M. Shellekens. Au Luxembourg, Fujitsu Services développe ses activités dans le secteur financier et a confirmé ses partenariats avec Documentum et Alfresco, améliorant ainsi son offre en gestion informatique des données. La société a, par ailleurs, concrétisé un partenariat avec FRS en vue de se forger une expérience dans le reporting financier. «Aussi, l’expérience acquise par Fujitsu en Belgique auprès des institutions européennes pourrait-elle bénéficier à Luxembourg», indique M. Schellekens. Le secteur public et les institutions européennes représentent 23% de l’activité de Fujitsu Services Luxembourg. «A ce niveau, il y a encore des marchés à prendre», conclut le managing director. || S. L.

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A C T U A L I T E · p lace f inanciere

INVESTMENT

Go Middle East and act fast! Funds experts see significant regulatory changes and new market trends in the Middle East. These may offer tremendous development opportunities for Luxembourg funds promoters and distributors.

Photo: Etienne Delorme

Bennie Gordon (Ernst & Young), Harshendu Bindal (Franklin Templeton Investment Management) and John Gilchrist (Sovereign Strategy).

Addressing the forum on Developments and opportunities for fund distribution in the Middle East, “the region is a fast moving and changing environment at the present time and opportunities come and go,” says Bennie Gordon, Head of Financial Services, Saudi Arabia at Ernst & Young. During the last three years, Southwest Asian and North African faced a quick development in different forms and speeds. In 2006, the mutual fund market reached an approximate value of 52 billion dollars, with about 500 mutual funds managed. Both Saudi Arabia and Kuwait dominate the sector in terms of value and number. According to experts, the sole Saudi mutual funds market rose 69% from 2001 to 2006 and is expected to grow 52% within the four coming years. “The market is fast growing and untapped segments remain, with an 82 billion dollar estimated potential money, Bennie Gordon explains. It is our view that Saudi Arabia offers the best current opportunity for Luxembourg fund promoters,” he says. The Saudi Arabian mutual fund market needs international expertise and involvement to grow. If the need is currently being partially met by the arrival of large regional and international players, many opportunities still exist.

And investment fund offerings by Luxembourg promoters can help the Saudi market meet investor needs. Concretely, the market may benefit from fund administration services offered on an “outsource” basis, as many fund promoters in the country do not have well-developed fund administration functions. “Knowledge sharing is important to educate the local markets, he says. Act fast in these fast developing markets. It will not last forever.”

Pot of (black) gold Harshendu Bindal, Senior Director at Franklin Templeton Investment Management, Dubai sees also significant opportunities in the Middle East and North African countries. First, with the emergence of new regulatory trends, which may boost the distribution market. “The regulatory market has improved,” he says. The development of financial centres, new laws governing fund management and promotion, capital market reforms and tightening antimoney laundering legislation count among the current trends in the region. “However, entry barriers and regulatory costs are rising as well as some rationalisation but portability still remain an

issue,” he says. “But given the choice between good regulation and lack of regulation, rising costs are OK.” Secondly, the distribution market has also considerably changed. “Now since about three years, SICAV development opportunities are significant: all major local banks now offer wealth management and investment services.” The market opens to third-party distribution: international banks. Also non-banking financial services begin to establish presence in the region. Moreover, insurance companies now actively offer investment-linked products, whereas local fund of funds and asset managers are also consumers of SICAV products. “The Middle East region, especially the Gulf, offer tremendous potential for Luxembourg fund promoters, positive changes are taking place in the regulatory and distribution areas, with an increased need to service the region from within. The proverbial Pot of (Black) Gold awaits those willing to make the commitment,” Harshendu Bindal concluded. “Why focus on the Middle East and the Gulf?”, asks John Gilchrist. According to the Associate Director at Sovereign Strategy, Dubai, the region holds a key position between Western Europe and Eastern Asia, with a potential of two trillion dollars of regional wealth to service. And the structures for some countries are already in place. “Qatar and Dubai have created new international financial centres based on best of Anglo-Saxon law and rules which meet international best practice,” he explains. Regarding the local capital markets, the total market capitalisation of equities listed on the thirteen national exchanges of the MENA region amounted to 866 billion dollars as of December 2006. According to John Gilchrist, this represents a growth of approxima­tely 677% over a period of six years. “The aggregate volume of shares tra­ ded rose from 7.9 billion shares in the year 2000 to a mammoth 100.69 billion shares traded at the end of the six-year period,” he explains. “The business case for Gulf has changed. No longer can we afford to be there? Now it is: can we afford not to be there?” John Gilchrist says. || Marc Auxenfants

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A C T U A L I T e 路 p lace f inanciere

EVENT

GIFF 2007 On September 25 and 26, ALFI & NICSA co-held the 16th Global Investment Fund Forum at the Hemicycle of the Kirchberg Conference Centre. Around 750 persons attended the event.

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Photos: Etienne Delorme

n Harshendu Bindal (Franklin Templeton

Investment Management)

n Michael Boardman

(BlackRock Merrill Lynch Investment Mgrs)

n John Gilchrist (Sovereign Strategy)

n Bennie Gordon (Ernst & Young)

n David Claus (The Bank of New York Mellon)

n Robert Hoffmann (ALFI)

n Carole Miltgen (Prisma)

n Jean Brucher (Brucher & Associ茅s)

n Christophe Girondel

n Martin Vogel (Bank Julius Baer & Co)

(Nordea Investment Funds)

n Ronald Kusch (Profidata)

n Marie-Christine Piasta (Lloyds TSB Bank)

n Christopher Butterwick

(Independent Risk Monitoring)

n Denise Voss (Franklin Templeton

Investments Luxembourg)

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A C T U A L I T E · P L A C E F I N A N CI E R E

L u c i en T h i el

« Je n’ai pas de raison d’avoir honte» L’ancien directeur de l’ABBL, qui aura atteint l’âge de la retraite en février prochain, a accompagné le développement de la place financière depuis le début des années 90.

Monsieur Thiel, vous êtes devenu directeur de l’ABBL en janvier 1990. Avez-vous le sentiment de vous retirer, aujourd’hui, avec la satisfaction d’un certain devoir accompli? «Je ne voudrais pas exagérer ma propre con­ tribution, mais si je jette un regard en arrière et que je compare là où nous étions il y a 17 ans et là où nous en sommes aujourd’hui, je n’ai pas de raison d’avoir honte. La place financière

se porte bien, malgré les changements structurels qu’elle a dû subir, notamment avec le passage à l’union monétaire. Je me rappelle toujours des discussions au moment de prendre la décision d’aller vers cette union monétaire, en 1995. Il y avait alors un flottement, une appréhension, mais aussi bien le secteur financier que le gouvernement ont eu le courage de dire: ‘Ce n’est pas un danger, c’est une opportunité’. C’est à ce moment-là que nous avons développé une stratégie basée sur six piliers, accompagnée par le législateur au travers de lois adéquates qui ont contribué à faciliter le saut dans le XXIe siècle de la place financière. On retrouve aujourd’hui cette approche dans les clusters (1) mis en avant par l’ABBL. Je n’oublie pas non plus que c’est le secteur financier qui, à l’époque, a prôné la législation sur le commerce électronique. Aujourd’hui, on peut dire que cette initiative a porté ses fruits, surtout en dehors du secteur financier, ce qui était aussi une des intentions au départ. Il était important que cela serve pour l’économie dans sa globalité. Nous avons clairement contribué à faire avancer les choses, à donner un certain avenir à la place financière et un bon revenu à nos compatriotes. En dépit de votre longue carrière, vous n’avez pourtant pas toujours fait l’unanimité à votre poste… «C’est vrai, mais il faut se rappeler que lorsque le regretté Jean Krier, alors président de l’ABBL, m’a confié, le 1er janvier 1990, le premier poste de directeur de l’Association, la place financière était assez repliée sur ellemême et prônait plutôt l’adage ‘pour vivre heureux, vivons cachés’. Or, Jean Krier avait le sentiment que la Place avait besoin d’un rayonnement international. A l’époque, j’étais journaliste et sans doute a-t-il pensé que cette ouverture cadrait avec cette volonté.

Mon ambition a toujours été d’assurer la survie et le développement de la place financière et c’est là que certains n’ont pas toujours été d’accord avec mes idées et mes stratégies. La plupart des banques sont des filiales de groupes internationaux, dont les dirigeants ont comme premier but de venir ici pour faire du chiffre et y accomplir une partie de leur carrière. Mais pas toute leur carrière. Un patron de banque, qui ne vient ici que pour quelques années, n’a pas comme souci premier la promotion de l’image de la Place ni son développement intellectuel, qui sont deux entreprises de longue haleine… Il y a toujours eu cette opposition entre ces deux façons de voir. C’est un constat et, forcément, ça ne pouvait pas toujours coller. Il y a donc toujours eu cette tension, mais qui a finalement pu contribuer à faire avancer les choses plus qu’à les freiner… Et puis, il y a eu aussi des moments plus incertains, concernant, notamment, la sauvegarde du secret bancaire ou le statut des holdings. Quel regard portez-vous aujour­ d’hui sur ces deux dossiers brûlants? «Concernant les holdings, je reste d’avis que la décision de la Commission européenne n’était pas tout à fait justifiée. Mais le danger que nous aurions couru en nous y opposant et en allant devant la Cour de Justice européenne était sans doute beaucoup plus grand que d’acce­ p­­ter le verdict de Bruxelles, moyennant l’instauration d’une période de transition, alors qu’au départ, l’exécution de cette décision était immédiate. Ce délai négocié par Luc Frieden nous a permis de prendre le temps d’offrir des solutions de rechange aux clients privés. Il était essentiel de leur donner le signal, en leur montrant que nous étions capables de résoudre des problèmes. Nous avons trouvé une solution pour ce qui est des holdings familiales, qui représentent 80%

Photo: Etienne Delorme

C’est dans le cadre du traditionnel rendezvous de rentrée d’automne de l’Association des Banques et Banquiers, Luxembourg (ABBL), en ce jeudi 18 octobre, que la place financière ne manquera pas de multiplier les hommages appuyés à l’un de ses plus fidèles représentants, Lucien Thiel, dont le départ à la retraite sera annoncé officiellement. Atteint par la limite des 65 ans, en février prochain, celui qui occupa pendant plus de 14 ans la direction de l’ABBL ne souhaitait pas «de kermesse ni de grands au revoir» et s’est donc parfaitement accom­modé de ce contexte. Retraité, oui, mais pas retiré de la vie active pour autant, puisqu’il continue évidemment de siéger à la Chambre des députés, dont il est un élu (chrétien social) depuis 2004, date à laquelle il avait donc dû tourner une première page en devenant un «simple» conseiller auprès de la direction de l’ABBL, faute de pouvoir trouver le temps d’assumer parallèlement ses nouvelles fonctions de député en même temps que celles de directeur. «Je ne voulais pas non plus coller à ce poste que j’ai occupé pendant si longtemps et être celui qui dérange pendant que les autres veulent travailler», tranche-t-il. C’est dans le cadre de son coquet bureau privé, à deux pas de la Chambre des députés, que Lucien Thiel nous a reçus, pour survoler près de vingt ans d’une carrière bien remplie qui l’aura vu accompagner quelques-unes des plus importantes mutations de la place financière.

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des holdings en nombre, mais seulement 20% en volume financier. Pour les holdings institutionnelles, c’est un peu plus compliqué et le gouvernement y travaille toujours. Des idées sont déjà sur la table, qui devraient être satisfaisantes, même si on ne retrouvera sans doute pas les mêmes avantages que par le passé. Mais il faut faire vite. 2010, c’est demain et on ne peut pas laisser planer trop longtemps le doute. Qu’en est-il de la sauvegarde du secret bancaire, qui a longtemps été un de vos chevaux de bataille, et pour lequel un compromis, là aussi, a été trouvé? «Cela reste encore aujourd’hui mon cheval de bataille… J’ai récemment été invité à un symposium à Vaduz (au Liechtenstein, ndlr.) sur le sujet et je reste sur une position qui n’est pas forcément celle de tout le monde: plutôt qu’une question commerciale, le secret bancaire reste une question philosophique. Je ne peux pas accepter l’idée qu’un jour le pouvoir politique puisse s’insérer dans la vie privée. Nous avons déjà trop de parties du barrage qui ont disparu et il faut veiller à maintenir l’un des derniers bastions, sinon, ce sera l’homme tout à fait transparent. J’ai un peu horreur de l’Etat tout puissant. J’ai étudié l’Histoire et je me rappelle ce qui s’est passé il n’y a pas si longtemps, même chez nous, dans nos contrées. Il convient d’être vigilant et ne pas laisser ouvrir le chemin au ‘tout pouvoir’. Il est essentiel de laisser un espace privé à l’individu, que même l’Etat ne peut pas transgresser. Je sais que ce n’est pas l’avis de tout le monde et que l’on considère encore que l’on se bat pour ce secret bancaire dans le seul but d’attirer des affaires ici. Il est difficile de faire accepter l’argumentation philosophique, mais je reste accroché à cette idée. De par vos fonctions, passées et actuelle, on vous attribue volontiers des intentions lobby­ istes auprès de vos collègues députés en faveur du secteur financier. Cela vous gêne-t-il? «Il est vrai que je pousse les intérêts de la place financière. J’en suis fier et je ne m’en cache pas. On peut discuter de savoir si c’est bien ou non, mais il est un fait avéré que ce pays vit en large partie de son secteur financier.

Je suis en faveur d’un rééquilibrage, mais c’est plus vite dit que fait. Nous sommes bien sûr en train de trouver de nouveaux créneaux, comme le commerce électronique ou la logistique, mais la réalité est que, sans cette place financière, nous aurions de sérieux problèmes avec notre économie et notre budget. Il faut donc, au moins, essayer de comprendre ce qui se passe au cœur de ce secteur. Or, pour la plupart des gens, le secteur bancaire est encore très nébuleux, y compris pour pas mal de responsables politiques. Mon ambition est d’informer non pas de l’importance de la Place, qui est connue et reconnue, mais plutôt de ses tenants et de ses aboutissants, pour qu’elle soit mieux connue. Je sais que bon nombre de députés ont plutôt des soucis à une échelle locale, communale, mais ne se posent pas de questions sur l’avenir de la Place, tous espérant qu’elle va continuer à gagner de l’argent! En exagérant presque, j’aime bien dire à mes collègues députés: ‘Vous êtes spécialisés dans le partage des revenus de l’Etat et moi, je le suis dans les rentrées de ces revenus’. Vous parliez de l’importance de l’information. Vous devez être satisfait d’avoir vu enfin aboutir le projet d’agence de promotion pour lequel vous aviez longtemps plaidé… «Il y a dix ans, en effet, j’avais déjà suggéré une agence devant œuvrer pour une meilleure image du Grand-Duché tout court. Il y avait eu des propositions pour définir, ensemble avec le gouvernement et le secteur financier, les stratégies de développement de la Place, pour créer un groupe responsable de la transposition de cette stratégie en image et pour établir une agence devant faire le travail sur le terrain. Pour les deux premiers volets, il n’y avait pas eu de souci, avec la création du Codeplafi (le Comité pour le développement de la place financière, ndlr.) et de Profil (la Fédération des professionnels du secteur financier, ndlr.). L’agence, en revanche, n’avait jamais vu le jour, car les compétences en matière de promotion du GrandDuché n’ont jamais été très claires. Le ministre en charge du Commerce extérieur croyait qu’il était le seul compétent en la matière. Il y a eu beaucoup de tiraillements au niveau de l’administration gouvernementale et il semblait impossible de réaliser une seule agence avec deux ministères concernés.

Voilà pourquoi on arrive aujourd’hui à une structure double, avec LuxembourgForFinance d’un côté et LuxembourgForBusiness de l’autre. N’est-ce pas un peu dommage, tout de même, de ne pas avoir pu fédérer davantage encore les efforts? «Je ne vois pas de mal à la situation actuelle, sachant que les deux agences ont désormais une existence réelle et vont pouvoir commencer le travail, sachant que le ministre de l’Econo­ mie a déjà une infrastructure bien déve­l­oppée. Ce n’est peut-être pas la solution idéale, mais on n’en est pas loin. J’ai, personnellement, participé à autant de road shows en compagnie du ministre en charge de la place financière que de celui de l’Economie. Je ne ferai donc pas un cas de la non-réalisation d’une agence unique. Peut-être un jour les deux agences vont-elles découvrir qu’il vaut mieux travailler avec une structure unique, mais ce n’est pas essentiel. Le plus gros du travail est fait. Reste-t-il des domaines pour lesquels vous estimez que votre action est, en quelque sorte, inachevée? «Il y a en effet le volet ‘formation universitaire’, qui me tient à cœur et qui me donne encore beaucoup de fil à retordre. Avec la Luxembourg School of Finance, nous avons mis sur pied la seule branche de l’Université qui fonctionne selon un partenariat publicprivé, très à la mode ces temps-ci. Lorsque nous avions élaboré les stratégies il y a dix ans, nous savions pertinemment que le fondement de la Place, c’est-à-dire ses niches de souveraineté, allaient, à terme, disparaître. Il fallait donc trouver des solutions de rechange et cela passe forcément par des niches de compétences. Il faut donc une université pour, à la fois, former les meilleurs acteurs et développer la recherche qui, à ce niveau-là, ne peut se faire que dans le contexte académique. La mission n’est pas encore accomplie et je dois avouer que l’ABBL m’a demandé de continuer à me char­ger de ce dossier, même au-delà de ma retraite». || Propos recueillis par Jean-Michel Gaudron (1) Les principaux services de la place financière ont été regroupés en six grappes (clusters): private banking, corporate finance, lettres de gage, titrisation, fonds de pension et fonds d’investissement.

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Le self-test m’a permis d’avoir une meilleure perception des choses J’ai appris plus de choses de www.ultimatemakeover.lu que de n’importe quel gourou du management. Une déclaration percutante de la part d’une jeune chef de PME luxembourgoise. C’est via un collègue que Sophie Van Eeckhout a découvert le nouveau site web. Au départ, je voulais participer au concours spectaculaire. Mais j’ai très vite perçu qu’il y avait bien plus à gagner ! Ce site regorge d’articles intéressants, de résultats d’études et de commentaires d’autres patrons de PME. Leurs expériences et leurs conseils m’ont été particulièrement utiles et précieux.

Sophie Van Eeckhout dirige la société RisConduct. Spécialiste du risk management, cette PME emploie une trentaine de collaborateurs. Nous offrons aux grands acteurs du marché un service ‘tout compris’ en matière d’assurance et de planification des risques, afin qu’ils puissent se consacrer pleinement à leur métier.

UNE PASSIONNANTE PLATE-FORME D’INFORMATION ET DE RENCONTRE Chaque semaine, je passe une demi-heure sur le site www.ultimatemakeover.lu. Et cela me suffit pour rester au courant des nouveaux développements ICT dans le monde des PME belges. J’y trouve des articles, dossiers et statistiques passionnantes sur des sujets tels que la productivité, l’automatisation et la sécurité. Une foule de précieuses informations, présentées sous une forme très pratique et concise. Je ne manque jamais de parcourir les columns – très faciles à lire. Mais ce qui me semble le plus important, c’est que j’apprends, sur ce site, comment les patrons d’autres PME abordent les choses. Très souvent aussi, les commentaires publiés par les utilisateurs donnent lieu à des discussions passionnantes. Je regarde les video-testimonials d’autres managers et je participe aux live meetings. Et croyez-moi : les conseils et astuces que j’en retire ne se trouvent nulle part dans les ouvrages consacrés au management.

SELF-TEST : SUR LE CHEMIN DE LA PERCEPTION Comment mettre en oeuvre une nouvelle technologie pour augmenter ses bénéfices ? Que faut-il faire pour pro-

“ Sur ce site web, vous apprenez ce qui ne se trouve PAS dans les ouvrages consacrés au management

Sophie Van Eeckhout, general manager de RisConduct

téger son système ICT - l’épine dorsale vulnérable de l’entreprise ? C’est ce type de question qui est au cœur d’ultimatemakeover.be. Pour moi, le self-test m’a vraiment ouvert les yeux ! Il m’a amené à repenser une nouvelle fois à l’incidence des technologies de l’information et de la communication sur nos processus d’entreprise et j’ai obtenu un benchmark très intéressant pour comparer RisConduct à d’autres PME. Autre point important à mes yeux : le sondage en ligne - l’online poll - qui change chaque semaine. Un bon baromètre de l’opinion des PME belges !

LE GOÛT DES CONCOURS J’aime participer aux concours, surtout s’ils reposent sur une formule originale. C’est pourquoi je surfe régulièrement sur www.ultimatemakeover.lu. Le concours “Ultimate Makeover” est l’une des actions les plus spectaculaires que j’ai jamais vues. Le premier prix n’est autre qu’une cure de jouvence complète de votre entreprise! Avec les outils ICT les plus évolués, des meubles de bureau design, des machines à espresso, etc. Je suis curieuse de voir quelle PME remportera ce formidable concours ! Ce site web offre encore bien d’autres avantages. Par exemple, lorsque vous vous enregistrez, vous recevez en cadeau une mini-campagne d’EmailGarage d’une valeur de 125 euros. CONCLUSION ? Une petite demi-heure de surf par semaine me permet non seulement d’enrichir mes connaissances mais aussi d’augmenter mon potentiel de bénéfice. Avouez ... Quel chef d’entreprise ne serait pas heureux avec cela ?

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S e r vic e S

InterAtoz dans l’air du temps

I n su r a n c e

PWC European digest 2007 PricewaterhouseCoopers published its 2007 European Insurance digest with insights on six key issues. The climate instability could cost insurers billions every year and sharpen the premium prices, reinsurance costs as well as the solvency requirements, the summary warns. Also, if acquisition values in Europe insurance industry rose by 34% in 2006, the 2007 deal activity in the sector will be even greater. As well, the insurance markets of new EU member states of Central and Eastern Europe experience rapid expansion and opportunities for further investment and development. Furthermore, the life securitisation market is rapidly emerging, leading to opportunities and challenges as life insurers look for less risk exposures, better capital management and investment funds release. Besides, if the Bermudan reinsurance market continues to expand and deliver high returns, the cycle softening and continuing market volatility could hinder the expansion. Finally, new proposals on fair value measurement and accounting for insurance contracts represent far more than mere technical adjustments and could have a fundamental impact on insurers’ financial reporting, the report explains.

Le GIE se veut novateur en proposant de nouveaux services adaptés aux spécificités d’une place financière en mouvement.

st r at e gy

Kaupthing Buys Robeco The two institutions signed an agreement where Kaupthing Bank Luxembourg purchases Robeco Bank Belgium. “Robeco Bank Belgium represents an excellent strategic fit for Kaupthing Bank in terms of geographic diversification, products and business culture. This acquisition is a logical step in building up Private Banking offerings in the Benelux countries,” says Magnus Gudmundsson, Managing Director of Kaupthing Bank Luxembourg. Founded in 2002, the Belgian bank provides private banking and asset management services and counts 32 employees. With 240 employees and 10.6 billion euros assets under management, Kaupthing Bank Luxembourg specialises in private banking and wealth management and in corporate and investment banking. This transaction remains subject to approval of both the Luxembourg and the Belgium Financial Supervisory Authorities. || M. A.

SURVEY

Wages slowdown

56%

According to the Fast 2007 Luxembourg Salary Survey, the financial sector recorded a slight overall wage decrease between September 2006 and September 2007. Reviewing the leadership skills and years of experience in different positions of seniority within eleven different disciplines, the study notes narrower wage movement ranges this year. The highest average annual increase was of 5.4% (8.8% last year), whereas the greatest decrease was of 4.8% (6.3% for the previous period), affecting 56% of workers of the sector. Security and Cash Administration experienced the biggest percentage increase in salary, but Fund Administration faced the biggest wage decrease rate. ETUDE

Crise des talents Dans son enquête consacrée au recrutement dans le secteur financier (Global Financial Employment Monitor) Robert Half International constate «une crise mondiale des talents dans les profils comptables et financiers». Au Luxembourg, plus spécifiquement, 70% des managers contactés rencontrent des difficultés à trouver le profil adéquat, avec une durée de recherche de trois mois pour une fonction de management (contre deux mois en moyenne). Néanmoins, 25% d’entre eux se soucient peu des pertes possibles de top managers, au profit d’autres entreprises.

Photo: Andres Lejona

Avec le temps, les lois et les préoccupations de l’époque, les besoins d’une entreprise peuvent changer. Le GIE InterAtoz, spécialisé dans le conseil aux entreprises, le sait. C’est pour cette raison qu’Interfiduciaire et Fideos, deux de ses piliers, ont développé de nouveaux services. «Guidés par une réflexion sur la responsabilité sociale de l’entreprise et le développement durable, nous proposons désormais un audit de conformité en matière de gestion du personnel, explique Pierre Wagner, associé d’Interfiduciaire. Car, à l’heure actuelle, on n’évalue plus la performance d’une entreprise sur l’unique facteur économique. L’aspect environnemental et l’aspect social entrent aussi en compte». Le législateur pourrait d’ailleurs prochainement légiférer quant à la responsabilité sociale d’une entreprise en matière de gestion du personnel. Concrètement, Interfiduciaire propose un contrôle du respect des dispositions externes (législation nationale et internationale) et internes (CCT, règlement intérieur, contrats, notes internes, etc.) en matière de gestion du personnel. De son côté, Fideos met en place un service d’administration centrale pour les fonds d’investissement spécialisés et les sociétés d’investissement en capital à risque. «Ces récentes législations sur ces deux véhicules d’investissement font de Luxembourg une place financière bien adaptée aux besoins des opérateurs internationaux actifs dans le domaine du private equity», explique Alain Heinz, associé de Fideos. De quoi faciliter, selon les membres du GIE, l’implantation de private equity ou d’investisseurs immobilier étrangers, pour qui Luxembourg semble être une place financière dans l’air du temps… || S. L.

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E venemen t

Le bol d’air de l’ACA Soirée champêtre dans les jardins de l’Association des Compagnies d’Assurances pour sa traditionnelle réception de rentrée, le 20 septembre dernier. Photos: Luc Deflorenne

n Charles Goerens (Député)

n Paul Peckels (Entreprise des P&T)

n Corinne Folscheid (RTL Radio)

n Robert Goeres (Goeres Horlogerie)

n Paul Hammelmann (ACA)

n Daniel Tesch (ACL)

n Gérard Lommel (Commission nationale pour la protection des données)

n Raoul Thill (Bizart) et

Isabelle Medinger (Sécurité routière)

n Jeannot Krecké (Ministre de l’Economie

et du Commerce extérieur)

n Jean-Louis Schiltz (Ministre de la Coopéra-

tion et de l’Action humanitaire)

n Lex Kaufhold (Ministère de l’Economie

et du Commerce extérieur)

n Romain Becker (Cegedel)

n Victor Rod (Commissariat aux Assurances)

et Frank Zeimet (Brain & More)

n Fernand Grulms (ABBL)

n Jacques Santer (Ministre d’Etat honoraire)

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DEMENAGEMENT

UBS INVESTIT LE KIRCHBERG Le 28 septembre dernier, UBS célébrait, en compagnie de quelque 200 invités, l’ouverture de ses nouveaux bureaux au Kirchberg. Le site regroupera les deux entités de la banque suisse: UBS Luxembourg et UBS Funds Services. Photos: Etienne Delorme

 UBS Verbier Festival Orchestra

n Ernst Wilhelm Contzen

n Arthur Decurtins (UBS Switzerland)

(Deutsche Bank Luxembourg)

n Roger H. Hartmann (UBS Luxembourg)

n Ralf Schröter (UBS Luxembourg)

n José François Sierdo (UBS Switzerland)

et Jacques Santer (Ministre d’Etat honoraire) n Kruno Benes (UBS Luxembourg)

n Jean-Jacques Rommes (ABBL)

n Michael May

(HSBC Securities Services Luxembourg)

n Caroline Wiget (Human Capital Focus)

n Ingrid Apelbaum-Pidoux (Ambassadrice

de la Confédération helvétique)

n Luc Frieden (Ministre de la Justice)

et SAR le Prince Guillaume

n Andreas Przewloka (UBS Switzerland)

n Lydie Polfer (Députée européenne)

n Charles Ruppert (Université du Luxembourg)

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Ajmal Aziz Pervez

“ Internal Auditing is no longer just an inspection-based audit review” The new president of the Internal Auditors’ Association (IAA) Luxembourg presents the internal audit profession in Luxembourg as well as the professional organisation. Senior Manager of Internal Audit at Nomura Bank, Ajmal Aziz Pervez, was appointed president of the Internal Auditors’ Association (IAA) Luxembourg, in March 2007. Founded in July 1996, the former Institut des Auditeurs-Conseils Interne (IACI) was recently re-branded into the IAA and given a new logo as well as a new website version. “These are just some indications of our initiatives and a continuous desire to modernise and enhance the integrity and professional image of the institute,” he says. His two-year mandate’s agenda includes a set of measures to promote the institute and the internal auditing profession, as well as the Certified Internal Auditors’ examination in Luxembourg, aiming also at the recognition of the Grand Duchy as a CIA examination centre. “This may contribute to and enhance the corporate governance and internal control system in the financial sector and the other economic enterprises in Luxembourg,” Ajmal Aziz Pervez explains. Sir, what are the main purposes of re-branding your institute? “The change of logo and name is not just part of my own vision. In fact, it reflects the collective and profound wisdom of the IAA’s current and previous Board of Directors; the main purpose is to transform the general perception and image of the IAA as a traditional association into a modern, dynamic and proactive institute, which can represent the noble profession of internal auditing and that it responds to the current needs of the new generation of young professional auditors.

The notion of best effort is no longer good enough because today’s inter­nal auditors are not traditional accountants or administrative bureau­crats. They are part of the internal control system and corporate governance. The long-term mission of the IAA-Luxembourg is to develop its infrastructure so that it can help to promote a new generation of qualified professional auditors equipped with knowledge, skills and competencies. What are the main objectives of your mandate? “This new assignment of leading the institute to a new era is a privilege and an honour. At the same time I consider it as a challenge, with a serious responsibility. It is not just to maintain what has already been achie­ved, but also to take further proactive measures and to promote the ins­­ti­­t­ute and the internal auditing profession in the various segments of the financial sector as well as in every other economic sector in Luxembourg. In this context, the tangible goals that I have set for the new administration are an increase of the membership by 25% in the next two years, the implementation of a fully functional and permanent secretariat as well as a permanent training centre for the preparation of the CIA examination, to double the Certified Internal Auditors through promotion of CIA examinations in French, English and German langua­ges, the recognition of Luxembourg as a CIA examination centre, and to host the International Internal Audit Conference in 2009 or 2010.

What are your main objectives with the launch of the IAA Certification programme in the Grand Duchy? “One of the important goals set for the new administration of the IAA-Luxembourg chapter is to promote the Certified Internal Auditing training and examination programme in Luxembourg. The CIA certification is the leading and most prestigious qualification in the internal auditing profession throughout the world. CIA certification not only broadens one’s outlook, critical thinking and the audit approach, it also enhances the integrity and the independence of internal auditors and thus widens the prospects of a brighter career path within their own organisation. The aforementioned goals can only be achieved if there is a sufficient interest with internal auditors in Luxembourg to undertake CIA training and the examination programme. We intend to hold preparation-training sessions for the CIA examination in French in April 2008, provided there is a sufficient interest. Therefore, the more certified internal auditors we have in Luxembourg, the better contribution we can make to enhance the internal control systems and corporate governance in Luxembourg. As a result, the institute will be making an indirect contribution to enhance the integrity of Luxembourg as a financial and business centre. What are the main sectors (other than financial) that you are targeting?

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Photo: David Laurent

Ajmal Aziz Pervez (IAA): “The internal audit profession in Luxembourg represented by the Institute of Internal Auditors is well positioned and perceived internationally.”

“Basically, the focus will remain on different segments within the core financial sector such as German banks and certain other groups of banks and financial institutions, where we do not have any sizeable representation. Other than the core financial sector in Luxembourg, we intend to target the auditors in the European institutions, the civil services, the industrial sector and business enterprises where we are not fully represented. What are the main trends in Luxembourg’s perception of the IA industry? “The internal audit profession is relatively new in Luxembourg. Until 15 years ago, only few large banks and certain levels of organisations had fully functional independent internal audit departments. However, since April 1, 1998 when the IML – the former regulatory authority in Luxembourg – issued the IML 98/143 circular governing internal controls in financial sectors, the independent internal audit function has become a recognised and mandatory function within the Luxembourg financial sector. Today, we have over 350 members of the Institute of Internal Auditors representing well over 100 financial and nonfinancial institutions. Our membership is represented by approximately 67% male and 33% female auditors. We hope that the profession will count more and more female auditors in the near future. Certainly the internal auditing profession backed by the Institute of Internal Auditors is well perceived in Luxembourg.

How do you evaluate Luxembourg internal audit’s needs? “Traditionally, Luxembourg’s main economic activities in the private sector are predominately investment funds administration, global custody and banking related; there are other sectors such as high-tech industry, business and commercial enterprises. However, the CIA certification programme provides a universal training and background in risk-oriented auditing (ROA), which equips auditors with the ability to adopt their audit approach and programme to suit different products and services in any industry. How is Luxembourg internationally positioned in internal audit activities? “Luxembourg is one of the best regulated financial and business centres in the world; even though the internal audit profession is relatively new in Luxembourg, it has certainly made an important contribution to enhance the internal control system and corporate governance in Luxembourg, which clearly reflects in the international reputation and integrity of the Grand Duchy as a financial and business centre. Furthermore, the Institute of Internal Audit, Luxembourg, represents its membership at various international forums such as the European Confederation of Institutes of Internal Auditing (ECIIA). Also, we ensure that the IAA-Luxembourg is fully represented at IA international conferences hosted by the IAAUSA, the parent organisation of all IAA chapters worldwide.

The internal audit profession in Luxembourg represented by the Institute of Internal Auditors is well positioned and perceived internationally. What are the main challenges and issues of today’s IAA functions? “Internal auditing is no longer just an inspection-based audit review. In fact, today’s riskoriented auditing requires internal auditors to assess the system of internal controls and corporate governance and to make recommendations on the state of preventive, detective, corrective and compensatory controls. This requirement coupled with the diversity and complexity of products, services, systems and programmes demands that the internal auditors possess or obtain the necessary knowledge, skills and competencies to carry out their duties. However, due to the market situation and lack of job coverage, the auditors are generally hard pressed to find time and the inclination to undertake CIA training and the certification programme. The challenge for the IAA-Luxembourg is to persuade the Chief Audit Executives (CAEs) and senior management to facilitate and encourage young auditors to undertake the CIA certification programme, by giving them incentives such as free time for the preparation study and the examination, and recognition by way of promotions, salary actions and through objective-setting”. || Interview by Marc Auxenfants PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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ACTUALITe · industrie

s t r at e g i e

IEE attend le moment propice L’instabilité des marchés oblige le fleuron technologique luxembourgeois à attendre l’instant idéal pour entrer en bourse. En juin, IEE, société luxembourgeoise spécialisée, principalement, pour l’industrie automobile, dans le développement de technologies de détection, faisait part de son intention d’entrer en bourse. Quatre mois plus tard, qu’en est-il? «L’instabilité des marchés n’offre actuellement pas les conditions optimales pour y procéder, répond Hubert Jacobs van Merlen, CEO d’IEE. D’un autre côté, la société se porte bien et connaît depuis trois ans une forte croissance. Il n’y a donc pas de raison de précipiter les choses». On peut alors se demander pourquoi IEE a dévoilé, si tôt, ses intentions. Sans doute pour anticiper une éventuelle sortie du capital de l’actionnaire majoritaire de la société, Apax Partners, entrée en 2004 à hauteur de 70%, et dont l’engagement initial a pris tir en juillet dernier. Outre une entrée en bourse, deux autres solutions sont envisageables pour opérer cette sortie: la mise en œuvre d’un LBO (Leverage Buyout), le rachat des parts d’Apax étant financé par de l’endettement ou bien la cession pure et simple de la société à un autre groupe industriel. Dans le premier cas, le marché de la dette n’y semble pas très propice. Quant au second, les dirigeants d’IEE n’y tiennent pas, préférant que la société poursuive sa croissance indépendamment d’un grand groupe. Il n’y a cependant pas péril en la demeure chez IEE et ses actionnaires. «Nous attendons le bon moment et intensifions notre croissance. Notre expérience depuis trois ans avec Apax, BIP et Luxempart (les deux investisseurs privés luxembourgeois qui détiennent chacun 10% du capital, le reste étant entre les mains du management, ndlr.) à nos côtés est plus que positive», poursuit-il. Le chiffre d’affaires de la société présente en Europe, aux Etats-Unis et en Asie, est passé de 70 millions d’euros en 2003 à 170 millions annoncés pour 2007. IEE emploie aujourd’hui plus de 1.200 personnes (ils étaient 700 en 2003) et continue à innover en investissant dans la R&D. Sa croissance s’intensifie aux Etats-Unis, en Europe et en Chine et le groupe a des vues sur le marché russe. Il vise également la diversification des applications de ses technologies dans l’électronique grand public (téléphonie mobile, lecteur mp3, etc.), mais aussi dans l’automatisation industrielle. || S. L.

partnership

Champ to serve Cargo B Cargo B Airlines, the newly launched Belgian cargo airline, announced a five year-partnership with Champ Cargosystems, a leading supplier in information technology. The ­Luxembourg-based company will provide business critical applications and hosting services to the full cargo airline, which will operate in Middle and Far East, Africa and South America. The services that Champ will provide include a comprehensive cargo management system (eCHAMP), which administrates the end-to-end cargo process, a SAP configuration airline dedicated to financial and accounting process management, as well as hosting services for airlines crew and aircraft management solutions. “This is an important contract for Champ as it combines a wide range of our solutions with expertise in delivery, integration and operations”, explains Arnaud Lambert, Vice-President Outsourcing Services at Champ Cargosystems. St r at e g i e

SES annonce la creation de SES Engineering La nouvelle structure centralisera toutes les activités d’ingénierie et opérationnelles du groupe dans le domaine des satellites, des infrastructures terrestres et des acquisitions d’équipements (satellites et lanceurs). Martin Halliwell a été nommé président de cette nouvelle entité. L’ancien directeur technique de SES Astra sera également membre du comité exécutif du groupe. «Cette réorganisation fait partie de l’engagement de SES pour réaliser de plus grandes synergies opérationnelles et pour permettre à nos filiales de se concentrer davantage sur leurs activités de marché», précise Romain Bausch, président et CEO de SES. SES Engineering sera, en outre, responsable de la mise en œuvre des capacités de fonctionnement complètes pour SES Astra, SES New Skies et SES Americom. St r at e g i e

ArcelorMittal relance Liege Le 9 octobre dernier, ArcelorMittal annonçait son plan industriel pour la région de Liège. Le projet concernera principalement les activités sidérurgiques aval et amont (phase à froid et packaging), la R&D et sa contribution au redéploiement économique de la région. Parmi les principales mesures prises, figurent la relance du haut fourneau de Seraing ainsi qu’un nivelage des coûts de production des usines sidérurgiques liégeoises aux normes européennes du groupe. Arcelor Mittal se concentrera en outre sur des activités à haute rentabilité et à haute technicité.Enfin, les activités R&D à Liège seront développées, donnant ainsi à la région un élan fort en matière d’innovation, susceptible d’attirer de nouvelles activités industrielles.

Photo: ArcelorMittal, SES

Photo: Eric Chenal (Archives)

Hubert Jacobs van Merlen (IEE)

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Selon Jean-Paul François (INSEE), les Lorrains se mettent au diapason du marché grand-ducal. En 1999, ils étaient en grande majorité dans l’industrie. En 2005, ils sont dans l’immobilier, les locations et les services aux entreprises.

Part de l’emploi lorrain dans l’emploi salarié au Luxembourg en 1999 et 2005 en % 35%

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Source: IGSS Luxembourg STATEC

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EMPLOI FRONTALIER

L’AVENIR DE LA LORRAINE SE TISSE AU LUXEMBOURG Une étude de l’INSEE conclut, pour la première fois, à un ancrage du phénomène frontalier dans l’économie lorraine. Certains le croyaient temporaire et appelé à disparaître avec la levée du secret bancaire. Il semble, au contraire, bien ancré dans les têtes et dans l’économie lorraine. «On assiste à une maturité des travailleurs frontaliers qui envisagent leur carrière au Luxembourg comme la carrière d’une vie. Il y a vingt ans, c’était une idée impensable», affirme Jean-Paul François, directeur de l’Institut National des Statistiques en Lorraine (INSEE), rappelant qu’ils sont aujourd’hui plus de 7.000 frontaliers âgés de 50 ans et plus à venir travailler, chaque jour, au Grand-Duché. A titre de comparaison, ils n’étaient qu’un peu plus de 3.000 en 1999, soit 130% d’augmentation en huit ans. «En 1999, l’âge moyen des travailleurs frontaliers embauchés était de 28 ans. En 2006, il est passé à 35 ans. Cela signifie que les embauches sont plus tardives et que l’attractivité au Luxembourg ne correspond plus à une entrée sur le marché». Quatre mois après l’appel lancé par le Conseil Economique et Social de Lorraine, exhortant l’Etat français et son Premier ministre à prendre en compte cette «exception frontalière lorraine», l’INSEE conclut dans une étude entièrement consacrée au travail frontalier et rendue publique en septembre, non plus seulement à une montée en charge du phénomène frontalier, plutôt bien connue, mais à un saut qualitatif. Le phénomène serait arrivé «à l’âge de la maturité» et serait «ancré dans l’économie lorraine». «Entre 1999 et 2005, un nouvel emploi sur trois créé au Luxembourg a été capté par des Lorrains, et ce, dans tous les secteurs d’activité y compris les moins dynamiques comme l’industrie, insiste Jean-Paul François. Surtout, on s’aperçoit que les Lorrains se mettent au diapason du marché grand-ducal. En 1999, ils étaient en grande majorité dans l’industrie. En 2005, ils sont dans l’immobilier, les locations et les services aux entrepri-

ses». Pour mémoire, l’INSEE rappelle qu’entre ces deux dates, l’emploi salarié affichait une hausse de 25% au Luxembourg contre à peine 1% en Lorraine.

Rationnement de la main-d’œuvre Sans grande surprise, l’INSEE affirme que ce sont toujours les zones de Thionville et de Longwy qui concentrent la majorité des travailleurs frontaliers, mais évoque un desserrement géographique qui a profité aux zones d’emplois de Metz et de Briey; la Meuse du Nord affichant, parmi toutes ces zones, la plus forte augmentation de l’emploi frontalier entre 1999 et 2005. «Des flux qui ne se substituent pas aux flux internes», nuance Gérard Moreau, l’auteur du rapport qui rappelle que «dans toutes les zones frontalières, on observe une croissance plus élevée de la population active». Cette dynamique cumulative, pour autant, ne devrait pas dispenser la Lorraine de quelques réflexions sur son avenir et, notamment, d’un phénomène concurrentiel, qu’il soit étranger (Belgique, Sarre) ou français. Un seul chiffre: les frontaliers français non lorrains représentaient 2,7% des frontaliers français au Luxembourg en 1998 contre 6,5% aujourd’hui. «Maintenant, on débauche des cadres expérimentés et on les fait venir de très loin», alerte Jean-Paul François. Une manière habile de dire qu’il serait peut-être temps pour les autorités françaises, nationales et locales, de reconnaître le phénomène frontalier à sa juste valeur et d’accompagner de façon active (en matière de formation, d’infrastructures…) ce développement sous peine de voir la main-d’œuvre lorraine frontalière rationnée… et son économie amputée. || Gaël Calvez

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ACTUALITe · grande region

Photo: Aéroport de Metz-Nancy-Lorraine

Myair n’a transporté que 7.000 passagers depuis février. Un total de 35.000 était espéré à la fin de l’année…

st r at e g i e

Faute d’avoir rencontré le succès escompté, la compagnie low cost pourrait quitter l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine avant la fin de l’année. Accueillie à bras ouverts en début d’année, la compagnie italienne low cost Myair devait contribuer au développement de l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine (MNL). C’était l’objectif affiché. Aujourd’hui, si on parle d’envol, c’est plutôt pour un départ vers d’autres cieux… «La qualité du service s’est dégradée. Le taux de remplissage reste très bas. C’est surtout le cas pour la ligne à destination de Milan-Bergame. La compagnie Myair n’a pas officiellement annoncé son départ mais on ne voit pas comment cela pourrait durer», dévoile un proche de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de la Moselle, sous couvert d’anonymat, puisque l’organisme consulaire a choisi, officiellement, de ne pas communiquer. Myair a transporté 7.000 voyageurs depuis son arrivée en février dernier. Or, l’objectif du Gigal (Groupement Interconsulaire de Gestion de l’Aéroport Lorrain), qui gère le site pour le Conseil régional de Lorraine, était d’atteindre les 35.000 passagers dès cette année, afin de compenser, en partie, les 70.000 passagers perdus suite à la fermeture des liaisons sur Paris, liée à l’arrivée du TGV. Pour tenter de remplir les avions, le Gigal avait annoncé une campagne de communication pour la rentrée: 300.000 euros devaient être investis avec le soutien financier des collectivités locales de la région. Seules Nancy et la Communauté d’Agglomération de Metz-Métropole ont finalement voté une subvention de 50.000 euros. Le Conseil général de la Moselle et le Conseil régional de Lorraine ont notamment fait savoir que c’était «hors de question». Le coup est rude pour l’aéroport, qui aurait déjà investi 100.000 euros dans la promotion. Il intervient néanmoins dans un contexte plutôt favorable. Pour les six premiers mois de l’année, MNL annonce une fréquentation en hausse sur les liaisons avec Lyon (+12%) et Nice (+5,8%). Les vols vacances progressent également de 8%. Mais les 350.000 passagers annuels, synonymes d’équilibre financier, risquent de ne pas être au rendez-vous cette année. Que Myair jette l’éponge ou se contente de supprimer une ligne, le Gigal doit imaginer de nouvelles pistes de développement. Dans le fret express, peut-être, comme l’y invite une récente étude du Conseil Economique et Social de Lorraine. A suivre… || F. B.

SOCIAL

Apres la greve, cap sur les etats-unis Après quatre jours de grève, les salariés de Smart à Hambach ont repris le travail le 10 octobre dernier. Suite à des négociations, les grévistes ont accepté la proposition de la direction: une augmentation de 75 euros brut par mois pour les ouvriers et 30 euros, plus 1% à titre individuel, pour les cadres et techniciens. Quelque 270 salariés sur un total de 400, dont 130 intérimaires, s’étaient mis en grève pour réclamer des augmentations de salaire de 110 à 150 euros nets par mois et l’embauche de 40 intérimaires ou CDD. Sur ce point, les grévistes ont également, en partie, obtenu satisfaction, puisque l’entreprise compte embaucher 25 personnes. Pour rattraper la perte de production liée à la grève, les salariés travailleront le samedi, payés en heure supplémentaire. Le groupe DaimlerChrysler mise sur le site de Hambach, et plus précisément sur le modèle Fortwo, pour redresser les comptes de sa filiale Smart, dans le rouge depuis huit ans. Une stratégie qui passe par la conquête du marché américain, où 30.000 pré-commandes de Fortwo ont été enregistrées, a dévoilé Dieter Zetsche, le patron de DaimlerChrysler. E V ENE M EN T

Une bonne annee, mais… La 72e Foire Internationale de Metz refermait ses portes le 8 octobre dernier. Il est encore trop tôt pour établir un bilan chiffré mais la direction de Metz-Expo annonce près de 200.000 visiteurs et un chiffre d’affaires «plutôt positif». Mais tout n’est pas parfait. Il convient de travailler à une meilleure coordination des différents événements organisés sur la même période à Metz: l’Open de Tennis de Moselle et la Fête de la Bière, depuis cette année. L’objectif des organisateurs est de mettre toutes les chances de leur côté, car le Parc des Expositions sera «handicapé» par de gros travaux d’architecture entre mars 2008 et début 2009. Pour l’édition 2008, ils misent d’ailleurs sur un thème fort: Les Pharaons.

Photos: DaimlerChrysler, CRB Architectes

Myair sur le depart

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I nve s ti s s ement s

L’apPetit croissant des Indiens Forte d’un taux de croissance économique exceptionnel – 9,4% entre 2006 et 2007–, soutenue par sa production industrielle, ses services et ses investissements à l’étranger, l’Inde voit ses entreprises poursuivre l’acquisition de leurs concurrents étrangers, notamment belges. A l’ordre du jour: la reprise du constructeur d’autobus Van Hool par le groupe Hinduja.

Photo: Jelle Van Seghbroeck

Indrojit Sen, de la Chambre de commerce belgo-indienne: «Le boom des investissements indiens en Belgique se poursuit. Dans l’autre sens, je reste à la disposition des investisseurs qui cherchent des contacts en Inde». .

C’est depuis 2006 que déferle une véritable vague indienne; les entreprises du sous-continent dépensent cette année-là la somme record de 23 milliards de dollars pour prendre le contrôle de groupes étrangers. Ce montant n’atteignait pas cinq milliards en 2005. Jus­qu’à ce jour, l’un des achats les plus spectaculaires reste celui du sidérurgiste anglo-néerlandais Corus par Tata Steel, en janvier 2007, pour 10,6 milliards d’euros, la plus grande opération internationale jamais réalisée par un groupe indien. Le milliardaire Vijay Mallya et son groupe United Breweries se sont offert, en avril, le distillateur de scotch écossais Whyte and Mackay pour 869 millions d’euros. Quant à l’OPA lancée par Mittal Steel sur le sidérurgiste européen Arcelor (implanté en Wallonie, au Luxembourg, en France et en Espagne), en janvier 2006, elle s’élevait à 18,6 milliards d’euros avant d’être relevée, en mai 2006, à 25,3 milliards d’euros. Elle débou-

che actuellement sur la naissance du groupe ArcelorMittal. Sur le plan juridique, la fusion devrait être terminée à la fin de cette année, avec l’absorption, par Arcelor, de la société ArcelorMittal basée au grand-duché.

Sociétés belges Manifestement, les entreprises belges suscitent l’intérêt. Quelques exemples, non exhaustifs. En mars 2005, Jubilant Organosys basée à New Delhi acquiert la pharmaceutique PSI (Gand) pour dix millions d’euros. Trois mois plus tard, All Cargo Movers (Mumbai) achète la société de logistique anversoise Eculines pour quelque neuf millions d’euros. Toujours en juin, Matrix (Hyderabad) débourse 260 millions d’euros pour acquérir Docpharma (Hassrode). En mars 2006, Suzlon Energy (Pune), numéro cinq mondial de l’énergie éolienne, s’empare de Hanssen Transmission (Lommel)

pour 465 millions d’euros. Dans le même temps, Ranboxy (Gurgaon) rachète la pharmaceutique Ethimed (Vilvoorde) pour 50 millions d’euros. En août, Raymond Mumbai conclut une joint-venture avec UCO (Gand) en investissant 190 millions d’euros. La Global Green Company, basée à Bangalore, rachète Intergarden Group (Alost) pour 50 millions d’euros. L’ensemble de ces acquisitions, commente Indrojit Sen, de la Chambre de commerce belgo-indienne, représente plus d’un milliard d’euros d’investissements de sociétés indiennes dans des entre­prises belges. Ce mouvement semble se poursuivre en 2007. Comment expliquer l’intérêt des sociétés indiennes pour la Belgique? Tout d’abord, par le phénomène plus général du boom des investissements indiens à l’international. En 2007, ces derniers devraient être supérieurs aux inves­tissements étrangers dans le souscontinent. Autre facteur: «A la fin 2006, rappelle Indrojit Sen, la Belgique et l’Inde ont décidé de renforcer leur collaboration politique, scientifique et économique, spécialement dans le domaine de l’énergie». Rapprochement qui doit beaucoup à la tournée indienne effectuée en novembre 2006 par le Premier ministre Guy Verhofstadt et le ministre des Finances, Didier Reynders. Parmi les attraits belges, figurait alors le nouveau système des intérêts notionnels qui permet aux entreprises de payer moins d’impôts en déduisant de leurs revenus imposables un montant égal à l’intérêt qu’elles auraient payé sur leur capital dans le cas d’un financement de dette à long terme. Les deux pays ont passé un accord en vertu duquel les Indiens travaillant en Belgique ou les Belges travaillant en Inde peuvent conserver leur propre système de sécurité sociale. Elément favorable: la Belgique est un pays familier pour les Indiens, très présents dans le milieu diamantaire anversois (2.500 des 8.000 Indiens actifs en Belgique tra-

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L’inde en chiffres

vaillent à Anvers). Qui plus est, la Belgique est très active dans des secteurs qui présentent un grand intérêt pour les entrepreneurs indiens: la pharmacie, la chimie et l’énergie. Pour l’Inde, la Belgique est la troisième destination d’investissements, après les Etats-Unis et le Royaume-Uni. L’investissement indien en terres belges se poursuit. Le fabricant d’éoliennes Suzlon, qui a racheté Hansen Transmissions l’année dernière, a investi 140 millions d’euros dans la société flamande. L’entreprise Vivek Harsh International investit de deux à trois millions d’euros à Hermalle (Liège) pour la création d’un centre de distribution de la pierre et du marbre. La société indienne Connexus, présente à l’aéroport de Liège-Bierset, y étend ses activités (nouvelles liaisons cargo avec l’Inde et Istanbul, importation de vêtements et du cuir) et y lance un certain nombre de call centers, tablant sur la disponibilité de trilingues et des salaires belges inférieurs de 25% à ceux qui sont appliqués à Francfort, où la firme indienne est également présente. «Au niveau mondial, poursuit Indrojit Sen, les investissements indiens au premier semestre 2007 ont atteint un montant record de 50 milliards de dollars, contre 28,2 milliards pour l’ensemble de l’année 2006». Au top de ces opé­­ rations figurent l’acquisition de Corus par Tata Steel pour 12,2 milliards de dollars et celle du producteur d’aluminium canadien Novelis par Hindalco Industries pour six milliards de dollars. Depuis plusieurs mois, l’entreprise de con­ struction d’autobus Van Hool entretient des contacts avec le groupe Hinduja qui pourraient déboucher sur une reprise complète de Van Hool, où travaillent 4.369 personnes. Le groupe indien appartient aux quatre frères Hinduja, issus de l’une des familles d’affaires les plus riches et les plus importantes du monde. Leur empire industriel s’étend sur 50 pays, dans les

secteurs du pétrole, de l’immobilier, des télécoms et du cinéma. Le groupe contrôle déjà une entreprise de construction de bus, Ashok Leyland, cotée aux bourses de Londres et de Mumbai. Le groupe indien a été mis en contact avec le constructeur de bus Van Hool par le banquier d’affaires Christian de Marnix d’ABN Amro Belgique, qui avait déjà vendu en son temps le géant du tapis Balta Industries. Van Hool, dont le siège se trouve à Lierre, est un des plus importants constructeurs indépendants d’autobus, d’autocars et d’autres véhicules lourds. Suite à une concentration accrue dans le secteur et d’un problème de succession, la vente de l’entreprise semble inéluctable. A moins que la famille à la tête de la société en décide autrement.

1,1 milliard d’habitants (croissance annuelle de quelque 20 millions de personnes); New Delhi, capitale politique (83 millions d’habitants); Bombay, capitale économique et culturelle de l’Inde (18 millions); Bangalore, la Mecque de l’informatique mondiale (six millions); Calcutta (14 millions); Madras (six millions); Hyderabad (cinq millions). Quelques géants économiques indiens; dans le secteur bancaire: Icici; des services: Bharti; des technologies de l’information: Infosys, Tata, Wipro; de l’automobile: Tata; de la pétrochimie: Reliance Industries; de la pharmacie: Ranbaxy; du tabac: IT. Croissance économique annuelle de 7 à 8%. L’Inde «exporte» ses cerveaux. A titre d’exemple, plus du tiers des ingénieurs actifs chez Microsoft et IBM aux Etats-Unis est de nationalité indienne. || V. D.

Bangalore, la Silicon Valley indienne Véritable Mecque de l’informatique mondiale, Bangalore, ville du sud de six millions d’habitants, est la vitrine de l’Inde technologique. Elle abrite les géants indiens de l’informatique Infosys (qui semble vouloir racheter le groupe Capgemini) et Wipro, et offre des services informatiques et des centres d’appels en communication avec le monde entier, via des opérateurs pratiquant un anglais à l’accent neutre, baptisé global accent. Les entreprises qui s’y installent bénéficient d’un environnement très attractif: du personnel hautement qualifié et des services à des coûts extrêmement compétitifs. Chaque année, l’Inde diplôme trois millions d’étudiants, dont 350.000 ingénieurs. Reconnus pour leur capacité de travail, d’adaptation et leur ingéniosité, les diplômés de la région de Bangalore (40.000 par an) sont formés à travailler en anglais et s’«exportent» très aisément. || Vincent Delannoy PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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ACTUALITe · Belgique

R e s ultat s

Coface: forte hausse L’assureur-crédit, Coface, voit ses résultats du premier semestre 2007 marqués par une forte hausse du résultat net (+ 26,2%) et une croissance soutenue de son chiffre d’affaires semestriel (+ 8,3%) qui s’établit à 725 millions d’euros. Le résultat opérationnel s’élève à 128 millions d’euros (+16,5%). D’autre part, Coface a reçu de la Commission bancaire le statut d’ECAI (External Credit Assessment Institution) pour son activité de notateur en France. Par ailleurs, la société poursuit son déploiement mondial en renforçant son réseau d’implantation directe et ouvre de nouveaux bureaux au Luxembourg, en Serbie, au Maroc et aux Emirats, portant le nombre de pays dans lesquels l’entreprise est directement présente à 64. RH

s ocial

La sante au travail en Belgique A en croire Securex et son dernier rapport sur la santé au travail dans le pays, 80% des ­travailleurs belges âgés de 30 ans et plus ­risquent des problèmes cardiovasculaires et devraient consulter un médecin. Les maladies cardiovasculaires constitueraient la principale cause de décès prématurés en Belgique et dans d’autres pays industrialisés. Au total, ce sont plus de 42.000 travailleurs belges qui ont été interrogés sur leur état de santé général et, plus particulièrement, sur les maladies et facteurs de risques médicaux tels que l’obésité, l’hypertension, le diabète et le tabagisme. Les résultats montrent l’état de santé préoccupant du travailleur belge: 13% souffrent d’obésité et 33%, de surcharge pondérale. De plus, une hypertension a été constatée chez près d’un travailleur sur cinq (21%) et le diabète chez 1% d’entre eux. Concernant l’état de santé des femmes sur le lieu de travail, il est meilleur que celui des hommes. Par rapport à leurs homologues féminins, les travailleurs masculins ont nettement plus de risques de souffrir de surcharge pondérale (51% contre 37%) et d’hypertension (26% contre 12%). Ils comptent en outre un plus grand nombre de fumeurs (36% contre 28%). Information anecdotique, la taille de l’entreprise influerait sur l’état de santé des travailleurs. Plus l’entreprise est petite, plus la tension est élevée. Les travailleurs dans les Petites et Moyennes Entreprises (moins de 500 salariés) ont plus de risques de souffrir d’hypertension que leurs homologues actifs dans des entreprises de taille plus grande (21% contre 14%). En ce qui concerne les différences de part et d’autre de la frontière linguistique, la Wallonie compte plus de fumeurs que la Flandre parmi les employés de sexe masculin (34% contre 25%) et les ouvrières (43% contre 31%). Pour ce qui est des ouvriers de sexe masculin et des employées, le nombre de fumeurs est équivalent en Wallonie et en Flandre. || F. P.

114 jeunes diplomes chez Ernst & Young Ernst & Young a accueilli, début octobre, non moins de 114 nouveaux collaborateurs. Ces jeunes diplômés font leurs premiers pas professionnels dans le département Audit d’Ernst & Young en suivant durant plusieurs semaines un programme de formation intensif. Durant les douze prochains mois, Ernst & Young prévoit environ 300 recrutements, tous départements confondus. Pour certains de ces nouveaux venus, la procédure de sélection a démarré dès le début de l’année universitaire. Ces vagues de recrutement traduisent la bonne santé du secteur des services professionnels. Cette tendance se confirme pour l’année 2007-2008. M e d ia

Tele Bruxelles fait peau neuve La chaîne de télévision de service public bruxelloise, Télé Bruxelles, annonce de nombreux changements cette rentrée. Un logo, portant le «b» bruxellois, annonce un rhabillage complet de la chaîne, des génériques et des décors. Après avoir fêté ses 20 ans, la chaîne veut se recentrer sur la proximité, l’interactivité et l’information. Ainsi, Télé Bruxelles lance de nouvelles émissions: Le journal (édition remaniée), Le journal des régions et Le journal du week-end examineront l’actualité bruxelloise de fond en comble. Côté magazine, plusieurs nouveautés voient le jour: Le débat et Le journal des voisins qui s’intéressera aux régions voisines de Bruxelles. Un soir à Bruxelles partira à la rencontre des acteurs, des lieux et des événements culturels bruxellois et Ligne directe fera découvrir en priorité le patrimoine matériel, culturel et social de Bruxelles. Le service public lance son nouveau site Internet qui se positionnera comme un véritable canal de diffusion, une sorte de deuxième chaîne, diffusant la plupart de ses productions propres et journaux télévisés.

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P or t r a i t

Itineraires de traverse pour un negociateur passionne Thierry Nollet fascine immanquablement. Très joyeux vivant, capable de passer, dans une conversation, du vin à la politique, puis à l’éducation de ses trois enfants, il cache sous cette apparence bondissante une rapidité d’analyse des situations, et des solutions qui font de lui un négociateur de métier, mais aussi de talent.

Un homme qui rebondit Fort de ces succès, et porté par l’adhésion des militants du secteur, il prend la tête du SETCa (Centrale des employés), mais veut moderniser l’outil de façon réaliste dans le contexte évolutif du monde économique. Il le fait avec un certain dynamisme, et peut-être un peu trop de précipitation pour cette institution centenaire, et surtout, il met assez vite en cause le fonctionnement

Thierry Nollet (Groupe S): «Les négociations sociales, je les connais bien, et je sais qu’il y a souvent beaucoup d’irrationnel dans les discussions».

Photo: Jelle Van Seghbroeck

A 43 ans, il a accumulé une expérience assez étonnante qui l’a mené de la lutte pour la libération des ondes sur les radios libres au rock alternatif, avec la création de son propre label de disques, une société d’organisation de concerts (qu’il gérera en même temps que ses activités professionnelles) et puis, assez curieusement, il se tourne vers le syndicalisme. «Syndicaliste (Michel Nollet a longtemps présidé la FGTB, ndlr.), mon père m’a inspiré par sa force de travail, mais je m’étais pourtant juré, dans mon enfance, de ne jamais faire un tel métier! Et voilà, le virus m’a sans doute rattrapé». Il reconnaît pourtant que ses premières armes dans la négociation sociale, il les a faites un peu «poussé dans le dos» par ses collègues de P&V Assurances, un de ses premiers employeurs, «à un moment où les discussions entre syndicats et direction tournaient court pendant une restructuration et où les représentants du personnel se décrédibilisaient. Plus personne ne voulait y aller… Alors, j’y suis allé». Brillant et parlant vrai, parfois même un peu trop vrai, Thierry Nollet grimpe très vite les échelons de la hiérarchie syndicale. De délégué au sein de son entreprise (dont il est même devenu administrateur), il devient dirigeant de la plus grande centrale de la FGTB, et mène avec beaucoup de rigueur, certains diront «de poigne», les premiers accords sectoriels depuis longtemps dans le secteur financier belge. Il pilote également plusieurs dossiers de fusion (Royale Belge-Axa, Générale de Banque-CGER devenues depuis Fortis, Bacob-Dexia...).

des finances de la Centrale. La grogne s’installe et les querelles partisanes auront raison de la rénovation. Soutenu par sa secrétaire générale, mais en bute à la résistance de différents clans, Thierry Nollet est donc licencié en 2004 «avec les honneurs, l’appui de mes militants, du patronat et des médias», précise-t-il. Les grandes douleurs sont muettes et l’homme, derrière sa franchise bonhomme et parfois un peu extravertie, reste assez pudique sur cet échec de sa politique de modernisation. Il préfère tourner la page… Sans vraiment la tourner, puisqu’en 2004 toujours, il entre dans un des plus grands secrétariats sociaux belges, le Groupe S et y crée, c’est une exclusivité, le département d’audit social et de négociations collectives. Un brin provocante, cette reconversion le replacera souvent autour de la table avec d’anciens collègues, mais cette fois, il s’affirme en tant qu’appui au management. Il justifie volontiers cette volte. «L’objectif n’est pas de se mettre du côté qui a raison contre un

côté qui a tort. Mais les négociations sociales, je les connais bien, et je sais qu’il y a souvent beaucoup d’irrationnel dans les discussions. Souvent, les directions ou les DRH, comme les syndicats, se retranchent derrière des dogmes, juridiques ou sociaux, mais au fond, il y a surtout un sentiment de perdre pied lorsqu’un conflit ou un problème se développe. Et, in fine, je reste un fervent partisan du modèle social belge qui me passionne». Il souligne d’ailleurs que son rôle et celui de son département sont de plus en plus souvent sollicités aujourd’hui, et son idée a même fait des petits chez les concurrents… «Mais sans mon expérience et ma connaissance des interlocuteurs!». Cette fonction originale, aujourd’hui saluée et reconnue, a propulsé Thierry Nollet, en 2007, au poste de directeur des relations sociales du Groupe S, un département à part entière dédié à l’assistance complète aux employeurs dans leurs négociations collectives et en audit et management social. Quand on vous disait qu’il était l’homme des rebondissements. || Christophe Sokal PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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A C TUA L ITe · B el g i q u e

Peter De Caluwe, COO d’Ogone

Internet

Ogone, fournisseur européen de services de paiement, a obtenu de très bons résultats pour son premier semestre 2007. Ces résultats, qui se traduisent par une forte croissance du nombre de transactions commerciales en ligne chez ses clients belges, soulignent l’évolution positive du marché du commerce en ligne belge aidée par l’augmentation de l’utilisation des moyens de paiement en ligne. Cette augmentation d’utilisation (cartes de crédit non comprises) s’explique entre autres par la croissance de l’offre de moyens de paiement en ligne tels que Bancontact/MisterCash, PayPal, Tunz et les services bancaires en ligne qui ont crû de 85% par rapport à l’année précédente. Chaque année, le nombre de commerçants en ligne augmente de 33%. Au 1er août, Ogone en comptait ainsi 1.850 en Belgique. Le marché en ligne belge, qui était à la traîne par rapport à ses compères

Photo: Ogone

Ogone surfe sur les transactions en ligne

européens, rattrape son retard. Pour Peter De Caluwe, COO d’Ogone, «il est essentiel que les consommateurs belges sachent que leurs données sont traitées avec la plus grande prudence. Ainsi, ils seront de moins en moins réticents vis-à-vis des paiements en ligne et n’hésiteront plus à faire le pas». Ogone, qui fête son dixième anniversaire cette année, dépasse la barre des 10.000 clients et ouvre une nouvelle filiale en Autriche. Le nombre de transactions en ligne pour le premier semestre 2007 a augmenté de plus de 60%, par rapport à la même période en 2006, tandis que le volume total (chiffre d’affaires) a augmenté de près de 77%, dépassant les 233 millions d’euros. Les statistiques actuelles indiquent une croissance de 85% par rapport à l’année passée. || F. P.

Entrepreneuriat

Un nouveau plan d’expansion economique a Bruxelles Le ministre de l’Economie de la Région de Bruxelles-capitale, Benoît Cerexhe, a présenté sa dernière ordonnance sur la promotion de l’expansion économique.

Benoît Cerexhe, ministre de l’Economie de la Région de Bruxelles-capitale

Cette ordonnance, qui sera votée au Parlement bruxellois, se veut la volonté du gouvernement bruxellois de rendre plus efficaces et plus cohérentes les politiques économiques publiques en matière d’aides aux entreprises. Le projet veille à offrir une aide publique étendue à tous les stades du cycle de vie de l’entreprise en permettant de couvrir un champ complet de besoins auxquels sont confrontées les entreprises bruxelloises tout au long de leur existence. Ainsi, un catalogue de mesures a été mis en place, comportant onze grandes sections, parmi lesquelles les aides pour les investisse-

ments généraux, les aides au recrutement, à l’encadrement et à la transmission du savoir, aux associations sans but lucratif, les aides environnementales, les aides en faveur de la mise en conformité aux normes ou encore les aides aux entreprises touchées par une calamité naturelle ou un événement extraordinaire. Ce plan fait suite à l’ordonnance du 1er avril 2004 sur les aides aux investissements généraux et au feu vert de la Commission européenne pour une extension de la zone de développement pour la période 2007-2013. || F. P.

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Besoin de renforts. Nous répétons, besoin de renforts.

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A C TUALIT E · be l g i q u e

Photo: Jelle Van Seghbroeck

Philippe Petit (D’Ieteren): «Nous voulons que nos clients viennent nous voir pour nos voitures et reviennent pour nos services».

a u t omob i l e

D’Ieteren: For your car only! Véritable institution bruxelloise, le groupe D’Ieteren revoit sa copie en termes de stratégie des ventes. Il propose désormais une indépendance grandissante aux marques qu’il distribue. Explication de Philippe Petit, directeur des marques du groupe. Implantée depuis plus de 200 ans au cœur de Bruxelles, la société D’Ieteren compte aujourd’hui parmi les valeurs sûres de notre tissu écono� mique. Discrète et prospère, cette société familiale, qui occupe pas moins de 1.500 collaborateurs, reposait jusqu’ici sur trois piliers essentiels: la location à court terme de véhicules, la réparation de vitrage automobile et l’importation/distribution de véhicules automobiles. «Avec Avis, une société du groupe D’Ieteren, nous bénéficions d’un positionnement privilégié dans l’environnement très concurrentiel de la location à court terme de véhicules, explique Philippe Petit. Actionnaire majoritaire du groupe Carglass-Belron, nous sommes également les leaders mondiaux de la réparation de pare-brise. Notre troisième pilier, certainement le plus connu du grand public, concerne l’importation et la distribution des marques du groupe Volkswagen (VW, Audi, Skoda, Seat, véhicules utilitaires, Lamborghini, Bentley, Bugatti, Porsche, ndlr.). Avec D’Ieteren Sport, nous sommes également importateurs de la marque Yamaha».

Virage dans la distribution S’appuyant traditionnellement sur un réseau de concessionnaires mul� timarques, la branche Auto du groupe revoit maintenant sa copie pour privilégier une approche monomarque. Philippe Petit justifie: «Les comportements d’achat ont sensiblement progressé ces dernières années, notamment avec l’avènement d’Internet. Lorsqu’un client se rend chez un concessionnaire, il a déjà parcouru tous les sites Web et sait pertinemment ce qu’il veut. Il attend du vendeur une véritable plus-value informative. Car en optant pour une marque, le client a déjà choisi une ambiance, un style… et il tient à retrouver cette atmosphère au sein même de la concession. Notre nouvelle stratégie consiste dès lors à donner à nos clients la meilleure satisfaction possible». Et pour ne pas donner l’impression de «perdre le sens du client», l’autre aspect de cette évolution réside dans l’optimisation des performances techniques en atelier. «Les

techniciens qui se consacrent à une seule marque sont bien évidemment plus performants. Ils sont plus rapides et plus efficaces. Résultat: le client gagne en fiabilité et temps d’entretien, alors que nous gagnons en productivité!». Reste à savoir si la redistribution des concessions, entre Audi et ������ Volks� wagen���������������������������������������������������������������� , par exemple, ne joue pas en défaveur des clients qui doivent, dans certains cas, effectuer de plus grandes distances pour l’entretien de leur véhicule. «Nous avons évidemment réfléchi à cet aspect des choses. Dans la redistribution actuelle des concessions, aucun de nos clients n’est censé faire un trajet de plus de 15 ou 16 minutes. D’autant que pour prévenir tous les inconvénients liés à ce maillage moins dense, D’Ieteren permet à certains concessionnaires de proposer un service après-vente multimarques. Mais l’expérience nous a rapidement démontré que nos clients préféraient finalement sacrifier un peu plus de temps et de kilomètres pour se rendre chez un concessionnaire exclusif». Autre facette de cette nouvelle stratégie commerciale: le développement de nouveaux services et produits financiers. «Nous voulons que nos clients viennent nous voir pour nos voitures et reviennent pour nos services. Dans cet esprit, nous nous efforçons d’être proactifs en termes de services à l’atelier (voiture de remplacement, délais d’entretien limités, prise de rendez-vous optimi� sée, formule de forfait entretien, suivi clientèle, fidélisation, ndlr.) et de produits financiers innovants (crédits adaptés, leasing, assurances sur mesure, ndlr.)». Une nouvelle formule qui, chiffres à l’appui, semble faire recette. En 2006, les marques du groupe ont en effet enregistré une année record en termes de vente, et 2007 s’annonce au moins aussi bonne. «Nos prévisions de vente, toutes marques confondues, sont de l’ordre de 520.000 unités, confirme Philippe Petit. Avec Volkswagen, nous avons retrouvé la première place (perdue depuis des années, ndlr.) en termes de vente de véhicules neufs. Et toutes marques confondues, le Groupe totalise 20,4% de parts de marché». Pourvu que ça dure! || Sa’âd Kettani

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A CT U A LIT E · be l g i q ue

t e c h no l o g i e s

La tour de Babelgom Le marché de l’automatisation des données est en pleine expansion. Auparavant réservé aux grandes entreprises, le déploiement de l’offre permet maintenant aux Petites et Moyennes Entreprises de créer leur propre système d’automatisation. Babelgom, start-up made in Belgium, fait irruption cette année sur ce marché avec un concept innovant. François Van Uffelen et Mathieu Pasture (Babelgom):  «L’enthousiasme est au rendez-vous».

Photo: Jelle Van Seghbroeck

Pour son créateur, François Van Uffelen, «Babelgom est la colle entre les applications informatiques». Cette plateforme d’échange de données en ligne permet à des partenaires commerciaux de se transmettre automatiquement des documents électroniques, tels que des commandes, des factures, des avis d’expédition, etc. L’exclusivité tient dans l’interface, disponible sur le Web et réduisant les coûts du service. «Chaque client pourra s’enregistrer sur notre site et programmer ses interfaces entre applications, sans devoir installer de logiciels coûteux ou dépendre d’ingénieurs externes pour réaliser les interfaces. Tout se fait depuis l’entreprise cliente qui gère ses flux. Vous avez le contrôle du programme comme si vous l’aviez acheté». Lorsque l’entreprise et les paramètres d’interfaces de ses applications sont enregistrés dans le catalogue, une autre entreprise peut dupliquer ses paramètres pour réaliser facilement la connexion avec ses propres applications. Cette autre entreprise peut à son tour rendre ses propres paramètres disponibles dans le catalogue de Babelgom. «L’objectif est, qu’à terme, le catalogue puisse faciliter les partenariats commerciaux entre les sociétés enregistrées chez nous, en réduisant de manière importante le temps de connexions entre elles». Grâce à ce système, les petites et moyennes entreprises pourraient accéder plus facilement à l’automatisation de données. François Van Uffelen est, à l’origine, un ingénieur commercial, diplômé de HEC Liège et doté en outre d’un MBA à l’Insead en France. Après une carrière chez Accenture et chez Winbox, il crée, en 2000, avec l’aide de deux associés, B2Boost, une plateforme d’échange de données pour les éditeurs de jeux vidéo et leurs réseaux de distributeurs européens. La société génère ses premiers profits en 2004 et l’idée de Babelgom mûrit doucement dans la tête de François Van Uffelen. En 2006, il quitte B2Boost pour se lancer dans ce nouveau projet et demande de l’aide à la Région wallonne pour le financer. Le prototype passe la sélection avec succès et l’autorité publique le sou-

tient en injectant 80.000 euros. François Van Uffelen est rejoint par Mathieu Pasture, architecte technique, pour rechercher d’autres investisseurs. Les fonds belges de capital à risque E-Merge et Sherpa Invest, la compagnie Resultance Consulting ainsi que d’autres investisseurs privés deviennent actionnaires en mars 2007 et injectent 630.000 euros dans la société. Ces fonds permettent à Babelgom de réaliser les développements techniques et commerciaux nécessaires au lancement de l’offre.

Un succès qui se prépare Aujourd’hui, Babelgom emploie sept personnes à temps plein dont trois développeurs spécialisés, un spécialiste des infrastructures, un graphiste s’occupant des interfaces, un développeur XML plus une série d’experts ponctuels. Parmi ses projets pilotes, Babelgom travaille avec eBay et la société luxembourgeoise Fund-X. Pour le géant de la vente aux enchères, François Van Uffelen explique: «Pour l’instant, nous répon-

dons aux spécifications techniques, ensuite nous passerons en principe à l’étape de réalisation, c’est-àdire l’activation d’échanges automatisés entre eBay et certains de ses clients pour l’envoi d’annonces sur le site d’eBay. Bien qu’il existe depuis des années, le marché est gigantesque et son potentiel est encore énorme. De manière générale, les échanges d’informations n’ont pas encore été automatisés et il existe un nombre important de standards différents, complexifiant la possibilité d’échanges». Babelgom vise le secteur de la distribution, secteur dans lequel les géants comme Delhaize et Carrefour sont déjà équipés de logiciels, mais pas encore les petits fournisseurs qui constituent donc son public cibsle. Le secteur de la logistique semble lui aussi être un secteur clé. Si le modèle Babelgom permet de réduire considérablement les coûts d’automatisation pour les entreprises, celui-ci n’est néanmoins rentable qu’à partir d’un certain nombre de transmissions de documents, estimé à 200 par mois et ce, pour quelques cents la transaction. De quoi attirer effectivement pas mal de PME. || Florian Pistone PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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A C T U A LIT E · be l g i q ue

l e g i s l a t i on

Les OPA nouvelles sont arrivees Depuis le 1er septembre, la nouvelle réglementation sur les offres publiques d’acquisition est entrée en vigueur. Principale innovation: un actionnaire qui franchit le seuil des 30% des actions avec droit de vote d’une société belge cotée, sera obligé de lancer une OPA sur le reste des actions. Parmi les valeurs qui composent le Bel 20, seules six n’ont pas d’actionnaires ou de groupes d’actionnaires liés détenant plus de 30%.

de Tubize, de la famille Janssen, détient 46% d’UCB. Albert Frère y détient presque 50% de GBL via une cascade de holdings. Quant à CNP, Frère-Bourgeois détient environ 65%, de manière directe et indirecte. Plusieurs actionnaires de Colruyt (HIM, DIM, Sofina et Rebelco) détiennent plus de 40% de concert, c’est-à-dire en vertu du pacte d’actionnaires qui les lie. Par ailleurs, l’Etat belge détient encore plus de 50% de Belgacom. Autant de situations qui devront faire l’objet d’une notification en bonne et due forme à la CBFA.

Photo: Jelle Van Seghbroeck

OPA à rebondissements

Auparavant, l’obligation de recourir à une OPA ne valait qu’en cas de prise de contrôle d’une société. Le seuil est ramené à 30%, conformément à ce qui se pratique dans les pays de référence de l’Union européenne. La nouvelle réglementation – en transposition d’une directive européenne de 2004 – prévoit une information non seulement des travailleurs de la société visée, mais aussi des travailleurs de l’offrante. Exiger de tous les actionnaires détenant déjà plus de 30% de telle ou telle société de lancer une OPA le 1er septembre (le jour de l’entrée en vigueur de la loi) n’était pas une option très réaliste. Le régime transitoire inscrit dans la loi précise que ces actionnaires-là sont dispensés de lancer une offre si, dans les 120 jours ouvrables (à savoir avant Noël), ils notifient à la CBFA (Commission bancaire, financière et des assurances) l’importance de leur participation. Détail capital: cette dispense de lancer une OPA reste valable même si l’actionnaire aug-

mente par la suite sa participation au-delà de 50%! D’où l’intérêt manifesté par de nombreux actionnaires de monter à plus de 30% avant le 1er septembre. Ainsi, la détention de plus de 30% donne accès à une prise de contrôle ultérieure sans obligation d’OPA. Parmi les valeurs qui composent le Bel 20, seules six n’ont pas d’actionnaires ou de groupes d’actionnaires liés détenant plus de 30%: Suez, Fortis, Delhaize, Umicore, Cofinimmo et Agfa-Gevaert. A ce titre, le cas de Dexia est exemplatif. Avant le 1er septembre, certains de ses actionnaires (Arcofin, Holding Communal, CDC, Ethias et CNP Assurances), dont la somme des participations dépasse les 30% (elle est de 55%), ont conclu entre eux une convention en vue de bénéficier des dispositions transitoires de la nouvelle loi. La Commission bancaire, financière et des assurances recevra assurément quantité de notifications. Une série d’entre elles est d’ores et déjà prévisible. Ainsi, la holding Financière

Les annales du Royaume comptent plusieurs épisodes tumultueux. En 1988, l’Italien Carlo De Benedetti, dirigeant d’Olivetti, premier fabricant européen de micro-ordinateurs, lance un raid boursier (via une OPA) sur la Société Générale de Belgique (SGB). Au terme d’une série de contre-OPA, Suez, le chevalier blanc, remporte la mise. Le groupe français contrôle la SGB et, à travers cette dernière, Electrabel et Tractebel. En novembre 2005, le groupe français Suez lance une offre publique mixte (combinaison d’une OPA et d’une offre publique d’échange) sur sa filiale Electrabel. Suez propose aux actionnaires de l’énergéticien belge 323,56 euros et quatre actions Suez, pour chaque titre Electrabel. Il s’agit de la plus grande OPA de l’histoire de la Bourse de Bruxelles. Par cette opération, le groupe français, endetté, accède à la trésorerie d’une société qui dégage énormément de cash. Ainsi, en 2006, Electrabel a enregistré un bénéfice net de 2,142 milliards d’euros, soit quasiment 60% du bénéfice net consolidé annuel du groupe Suez (3,6 milliards d’euros). Dernière offre publique d’achat spectaculaire et mouvementée de nos annales: celle lancée en janvier 2006 par Mittal Steel sur l’Européen Arcelor et relevée en mai à 25,3 milliards d’euros pour donner naissance au leader mondial de la sidérurgie: ArcelorMittal. || Vincent Delannoy

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Our philosophy and values Kaupthing Bank’s philosophy is to create long-term business relationships with its clients by providing them creative and highly value-added solutions. We achieve this objective by fostering a corporate culture which seeks to attract and retain talented and dedicated staff as well as high class customers. Our corporate culture is based on 11 core values which drive our success: Long term relationship Fun and Flair Teamwork Efficient decisions Trumping bureaucracy Welcoming change Identify opportunities Embrace competition Take intelligent risks Build businesses Reward Talent & Celebrate success. ■

The Kaupthing Group is a European bank offering integrated financial services to companies, institutional investors and individuals. We operate in ten countries, and are now firmly positioned as one of the top 10 Nordic banks and amongst the top 100 European financial institutions.

Kaupthing Bank Luxembourg is also well positioned locally with total customer’s assets amounting to € 8 bn and net equity standing at € 310 m. The Luxembourg entity has presences in Geneva, in Southern France and Southern Spain and follows the Group’s ambition of being a universal Bank with a diversified set of activities: - Comprehensive Wealth Management and Tax & Legal Advisory for international Private Banking clients; - Asset Management; - Investment Banking; - Corporate and Institutional banking; - Financial Markets; - Life Insurance; - Investment Funds Administration and Distribution. More than 200 employees representing 20 nationalities work in the Luxembourg office and benefit from the spacious and modern office layout and equipment of the Bank.

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c a rr i ere s · B e l g i q u e

Arr i vee s - d e p a r t s - p romo t i on s

Ils bougent

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BAUDOUIN VELGE, 52 ans, quitte la Fedis le 1er décembre sa fonction pour devenir administrateur délégué d’INTEREL Belgium. Il restera en place jusqu’au 30 novembre. M. Velge s’est occupé, entre autres, chez Fedis, d’apporter une plus grande visibilité à la problématique du passage de Mister Cash à Maestro. Baudouin Velge avait précédemment été directeur du département économie à la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB).

PATRICK DE BAETS, 40 ans, jusqu’à ce jour directeur prévoyance et petites entreprises au sein du product management d’Axa en Belgique, remplace Mieke Janssens en tant que directeur général de TOURING ASSURANCE (TATV). Patrick De Baets a exercé l’ensemble de sa carrière dans le secteur de l’assurance. Après un passage chez Fortis, il travaille à la création et au développement rapide de deux compagnies d’assurance au sein du Groupe BNPParibas: Cardif Belgique et Investlife Luxembourg. C’est en 2004 que Patrick De Baets rejoint Axa, où il a notamment contribué à la redynamisation des produits Axa.

c o l u br i s – c oo e t c f o

pEter minihane

PETER MINIHANE, 58 ans, devient le COO et le CFO de COLUBRIS. M. Minihane dirigera et contrôlera la gestion stratégique et financière de l’entreprise. Il aidera ainsi Colubris à développer sa position sur le marché du WLAN (réseaux locaux sans fil) et du 802.11n (WIFI). Avant d’entrer chez Colubris, Peter Minihane a occupé plusieurs postes directionnels (EVP, CFO et COO) chez Microcom, Skok Systems, StarBak Communications ou encore chez Visual Networks, fournisseur de systèmes de gestion des performances pour les WLAN.

KRONOS, géant international de logiciels HRM, vient de désigner, JEAN DE CRANE, 44 ans, au poste de general manager Western Europe. Jusque récemment, Jean de Crane était CEO de la firme belge Captor. La société américaine Kronos a repris Captor en juin 2007 et développe actuellement le siège d’Asse-Zellik pour en faire son principal siège européen. En qualité de general manager Western Europe, Jean de Crane dirige la gestion journalière des diverses entités de Kronos Europe occidentale. Il a pour tâche d’implanter solidement Kronos sur le marché de la gestion du personnel en Europe occidentale.

Claire de Prevoisin, âgée de 37 ans, vient d’être nommée directrice générale de Louis Vuitton Benelux. Diplômée de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris, elle occupe ce poste après avoir été successivement contrôleur de gestion, financial contrôleur, responsable financier et opérations, responsable commerciale et directrice magasin au sein du groupe Louis Vuitton.

OLIVIER DE KOCK, 33 ans, est nommé country manager d’APTELIA BELGIUM, entreprise faisant partie d’Aptelia Group (Lille-ParisLuxembourg-Bruxelles), spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information et des systèmes décisionnels. Diplômé d’un master en langues germaniques et d’un post-graduat en communication d’entreprise, il affiche une expérience significative notamment chez Diner’s Club et Devoteam. En tant que country manager, son objectif est de développer l’entité belge et de positionner Aptelia comme acteur majeur dans ses métiers de conseil, de développements d’application, de business intelligence et d’intégration applicative.

MARC VAN DER SCHUEREN a été nommé nouvel administrateur-délégué de BANQUE DE LA POSTE et membre du comité de direction. M. Van der Schueren, âgé de 51 ans, remplace Rudy Moens. Cette désignation prendra effet le 5 octobre prochain, après l’approbation du conseil d’administration. Dans sa nouvelle fonction en tant qu’administrateurdélégué, Marc Van der Schueren sera responsable des départements IT, crédits & régularisation et risk management, ALM & contrôle de gestion.

Olivier Lefebvre, 49 ans, quittera probablement, le 1er octobre, le comité de direction de NYSE EURONEXT. La relève sera assurée par BRUNO COLMANT, 46 ans, une fois que la direction et les régulateurs du groupe auront donné leur aval. Ce dernier fut le CFO et membre du Comité exécutif d’ING Group – Belgium et CEO d’ING Group – Luxembourg de 2002 à 2006.

PHILIPPE LATHOUWERS, 39 ans, devient le nouveau directeur des ventes pour l’Europe chez IMPERBEL, leader mondial dans le domaine de l’étanchéité des toitures. Sa tâche principale consistera à assurer la direction centralisée des ventes dans toute l’Europe. Par ailleurs, il fait également partie du comité de direction. Jusqu’il y a peu, Philippe Lathouwers était directeur des ventes pour le Benelux chez Soudal à Turnhout.

Laurence Verhaert devient, à 37 ans, la nouvelle marketing manager chez Vedior. Avec son équipe de cinq collaborateurs, elle aidera la direction générale à atteindre ses objectifs de croissance sur le marché de l’intérim belge. Diplômée d’une licence en sciences financières et commerciales à la Haute Ecole de Commerce (UFSIA) en 1994 avec une spécialisation en marketing, elle a occupé diverses fonctions commerciales et de marketing chez l’éditeur Wolters Kluwer, chez Acco et chez Ketels Direct Marketing. Elle a travaillé pendant sept ans comme customer relationship manager au Persgroep Publishing, puis comme senior product manager à La Poste.

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c a rr i ere s · B e l g i q u e

For t i s B a n q u e – C E O

Daniel Thielemans DANIEL THIELEMANS, 50 ans, est nommé CEO de FORTIS BANQUE au Royaume-Uni. Il succède à Angus MacLennan, récemment nommé Global CEO du corporate, institutional and public banking. Daniel Thielemans sera responsable du développement des activités bancaires de Fortis au RoyaumeUni. Il opèrera sous la responsabilité de Filip Dierckx, CEO du merchant and private banking, et de Herman Verwilst, deputy CEO et COO de Fortis, tous deux membres de l’executive committee de Fortis. Daniel Thielemans travaille pour Fortis depuis plus de 30 ans. Récemment, il était managing director de Fortis Corporate Banking en Belgique. Auparavant, Daniel Thielemans avait occupé un certain nombre de fonctions au sein du senior management dans diverses entités internationales, dont les fonctions de CEO de la succursale new-yorkaise, CEO de la succursale britannique, group treasurer en Belgique et head of treasury à Tokyo.

N E STL E – D i re c t e u r g ener a l

Paul Bulcke

PAUL BULCKE, responsable des ventes aux Amériques, devient directeur général du groupe Nestle. L’actuel P.D.G., Peter Brabeck, qui a rejoint le groupe il y a près de 40 ans, conservera ses fonctions jusqu’à l’assemblée générale du 10 avril. Paul Bulcke, 53 ans, était jusqu’à présent responsable des ventes pour ­l’Amérique du Nord, l’Amérique latine et les Caraïbes. Ce diplômé de commerce de l’Université de Louvain a fait quasiment l’ensemble de sa carrière chez Nestlé, qu’il a rejoint comme stagiaire en 1979.

Jan Roels, 39 ans, est nommé au poste de business development & alliance manager chez Progress Software. Il a désormais pour rôle de nouer et d’entretenir de bonnes relations avec les intégrateurs de systèmes, d’accompagner le réseau de partenaires existant et de chercher activement des entreprises pouvant aider Progress Software à réaliser des projets innovants en matière de Service Oriented Architecture. Jan Roels a débuté sa carrière en 1989, comme project manager chez Beyers & Partners. A partir de 1998, il a occupé plusieurs fonctions au sein du groupe Kronos, dont celle de sales & operations manager chez HealthCare Solutions. Ensuite, il est devenu business development manager EAI & application development chez MSP, et jusqu’en 2007, il a été le sales manager de Software AG.

Le conseil d’administration de FORTIS a nommé JAN-MICHIEL HESSELS au poste de vice-président du conseil. Jan-Michiel Hessels, actuellement membre du conseil d’administration de Fortis, succède ainsi à Jan Slechte. Ce Néerlandais de 65 ans est membre du conseil d’administration de Fortis depuis 2001, président du conseil d’administration de NYSE Euronext, membre du conseil de suveillance de Royal Philips Electronics N.V., membre du conseil de surveillance de Heineken N.V., membre de l’International advisory board de Blackstone Group et président du conseil de suveillance de SC Johnson Europlant N.V.

BILL THOMAS, 41 ans, devient head of global outsourcing chez HR ACCESS SOLUTIONS. Il aura pour objectif le développement et le déploiement des activités d’externalisation de HR Access au niveau mondial et le management de projets à l’échelle internationale, avec une attention particulière sur le marché EMEA (Europe, Middle-East and Africa). Il a, entre autres, passé 15 années au sein de Ceridian Corporation comme senior vice president, puis président du groupe Multinational HR Services de Ceridian.

ERIC GOVERS devient directeur général de BCC CORPORATE et succède à Jan Jambon qui avait été désigné directeur général lors de la création de BCC Corporate en 2006. Eric Govers, 46 ans, jouit de 25 ans d’expertise dans le secteur bancaire. Licencié en sociologie à l’Université d’Anvers, il a démarré sa carrière en 1983 dans le secteur bancaire et assurances.

ALAIN WEIDMER, 48 ans, devient Vice-Président de POLYCOM pour l’Europe Continentale. Alain Wiedmer aura pour principales missions d’accroître les revenus de la zone et de développer le réseau de distribution de Polycom en renforçant et en multipliant les partenariats avec les principaux intégrateurs et revendeurs européens. Avant de rejoindre Polycom, Alain Wiedmer a travaillé quatre années chez NextiraOne comme directeur des ventes pour l’Europe. Avant cela, il était viceprésident Europe de la plateforme informatique de Londres, directeur manager pour Lucent Techcologies en France, directeur manager pour US Robotics et a tenu différents postes de direction chez Computervision et Digital Equipment. Alain Wiedmer est gradué de l’Ecole Centrale de Paris (1981).

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Grand angle

COVERSTORY – le role de l’etat dans l’economie

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ENTRETIEN – roger hartmann

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Portfolio – ambassadeurs

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Le billet de l’Economist Club

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Enquete – eGouvernance

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Dossier – assurances

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Rubriques

Carrieres

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Parcours

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Sondage

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Universite

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Communication

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Technologies

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Case Study

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Mon bureau

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Arendt & M edern a c h – Sen i or Adv i s or

Marie-Jeanne ChEvremont-Lorenzini

s

Le suspens n’aura pas duré longtemps. Officiellement partie de chez PricewaterhouseCoopers le 30 septembre dernier, après avoir dirigé la firme pendant vingt années, Marie-Jeanne ChevremontLorenzini a dévoilé, mi-octobre, sa nouvelle activité à compter du 1er novembre: elle sera senior advisor auprès d’Arendt & Medernach, le plus grand cabinet d’avocats de la Place. Elle restera ainsi, comme elle l’avait souhaité, active notamment dans le domaine des OPC, un des secteurs clés de la firme, dont un des associés, Claude Kremer, est aussi président de l’Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement.

).

Carmignac Gestion poursuit sa dynamique commerciale en Europe et vient de nommer Valerie Hesse Schon au poste de head of country - Switzerland au sein de Carmignac Gestion Luxembourg. Elle débuta sa carrière chez ABN Amro, en 1994, et y occupa, sur la fin, la responsabilité de ­corporate vice president – head of sales pour la zone francophone dans la branche Asset Management. En 2005, elle avait rejoint W. P. Stewart Fund Management Luxembourg en qualité de managing director – marketing director, opérant sur ce même périmètre France, Suisse francophone, Luxembourg et Monaco.

Une recrue de choix pour Concept Factory: Marcel Hulin, 47 ans, qui a quitté ses fonctions d’art director chez DDB pour intégrer l’agence luxembourgeoise en tant que creative director. Son parcours professionnel l’a mené, par le passé, chez Grey, Rapp&Collins, TBWA et G&CO. Il avait également repris, il y a quatre ans, la direction créative de MPRC (Marketing Power Rapp&Collins).

Benoit Merveille, 38 ans, vient d’étoffer les équipes de SIMAC à Luxembourg en qualité d’IT consultant. Il a en charge le management des projets IT et ITIL. Il fut durant les 5 années précédentes, directeur IT infrastructure chez MACH.

Spécialisée dans les solutions et services de protection électrique et de refroidissement, APC-MGE, filiale de Schneider Electric, a nommé Christian Duquennoy au poste de country manager Belux. Agé de 49 ans, il est entré chez MGE dès 1982 avant de rejoindre l’activité UPS en 1987 et de participer, en 1996, à la création de MGE UPS Systems Belgique. Il fut, jusqu’en février dernier, responsable Belgique de MGE UPS Systems, avant l’acquisition de la structure par APC.

Le directeur général d’Electrolux Luxembourg monte en grade: Erny Lamborelle, 58 ans, a été promu directeur général pour la Belgique et le ­Luxembourg. Il garde, par ailleurs, toutes les autres fonctions dans les sociétés financières et de réassurance du groupe. En Belgique, il succède à Frédéric Boone, parti sous d’autres cieux. M. Lamborelle est également le président de la Confédération luxembourgeoise du commerce, jusqu’au printemps prochain, date de la fin de son mandat.

F I N A N C E & M E D IA T I O n – Adm i n i s tr a te u r de l e g u e

Helmut Haag

Agé de 44 ans, Helmut Haag, conseil économique indépendant, vient de rejoindre Finance & Mediation au poste d’administrateur délégué. Par le passé, il a mené à bien de nombreux projets, notamment dans le domaine de la compliance, en particulier pour le compte de Fernbach Software. Agréé en tant que chargé de protection de données personnelles à Luxembourg, il est également chargé de cours associé pour l’informatique bancaire à l’Université du Luxembourg. PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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Calendrier octobre-décembre 2007 Formations techniques

La Value at Risk : nouveau référentiel pour la gestion des risques financiers Date : 30 novembre 2007

The Fight against Financial Crime Modular Training Programme for Experienced Professionals

Dérivés de crédit : utilisation, valorisation et gestion des risques Date : 3 décembre 2007

Session 2: Anti-Money Laundering and the Risk Based Approach Date: 13 November 2007 Session 3 : La société écran Date : 7 décembre 2007 Session 4: Financial Crime and Threats within the Firewall Date: 22 January 2008 Session 5: Anti-Money Laundering for Investment Funds Date: 13 February 2008 Session 6: Prevention of Corruption in the Financial Sector Date: 11 March 2008 Session 7: Examples of Real Money Laundering Cases Date: 17 April 2008

Reparation des incidents dans le cadre de la circulaire CSSF 2002/77 Date : 4 et 5 décembre 2007

Consolidation des comptes Dates : 10 et 12 décembre 2007

Administration and Management of Private Equity Funds and SICAR Dates: December 11 and 12, 2007

ITIL Foundation Training Programme de formation aux normes comptables internationales IFRS – Automne 2007

Dates : 17, 18 et 19 décembre 2007

VAT for the financial sector Module 1 : Introduction aux normes IFRS – Holding/Soparfi Dates : 6, 13, 20 et 27 novembre 2007 Module 3: Introduction to IFRS – Investment Funds Dates: 5 and 6 December 2007 Module 4 : Les IFRS en 1 jour Date : 21 novembre 2007 Module 5 : Les instruments financiers en pratique (IAS 32 et IAS 39) Dates : 29 et 30 novembre 2007 Module 6 : Les impacts fiscaux des normes IFRS Date : 26 novembre 2007

Date: December 18, 2007

Formations soft skills Les nouveaux défis de l’assistante de direction – Niveau 1 Dates : 25 octobre, 12 novembre, 17 décembre 2007

Young Managers Programme Das neue Meldewesen für Banken nach IFRS (FINREP) Termine: 12. und 13. November 2007

Principes et caractéristiques du nouveau schéma de reporting prudentiel bancaire COREP (module 2)

Dates: 29 and 30 October, 20 and 21 November, 5 and 6 December 2007

Leadership et intelligence émotionnelle – Module 1 Dates : 27 et 28 novembre, 6 décembre 2007

Dates : 5 ou 14 novembre 2007

Lier bien-être personnel et performance Bâle II, MiFID et autres exigences réglementaires et fiscales propres aux Professionels du Secteur Financier (PSF) Dates : 20 et 21 novembre 2007

Basel II, MiFID and other regulatory and taxation requirements specific to Professionals of the Financial Sector (PFS) Dates: 26 and 27 November 2007

Dates : 6 et 7 décembre 2007, 17 et 18 janvier 2008

Le calendrier complet de nos formations est disponible sur

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Attract & Retain Integration Mobility

Recruitment

Reward

Training & Development

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re s s o u r c e s h u m a i ne s · c a rr i ere s

Entrée en 2006 dans le département banking de NautaDutilh (société de prestation de services juridiques), JOSEE WEYDERT, 38 ans, a été nommée associée locale. Spécialiste en matière de droit financier et des sociétés, de titrisation et de ­corporate finance, elle est membre du barreau du Luxembourg depuis 1993, et cumule plus de treize ans d’expérience. Elle anime aussi, régulièrement, des séminaires autour de ces ­thèmes.

A 35 ans, Yves Bauer a décidé de voler de ses propres ailes. Après ­plusieurs années passées à se spécialiser dans le secteur résidentiel auprès d’un professionnel de l­’immobilier, il s’est impliqué dans la création de CGI Comptoir General Immobilier, pôle de services exclusivement dédié à l’immobilier et à ses acteurs.

I N G L u x embo u r g – Adm i n i s tr a te u r

Hubert Clasen

En même temps que Robert Dennewald (lire par ailleurs), Hubert Clasen, administrateur délégué des Caves Bernard Massard, a rejoint le Conseil d’Administration d’ING Luxembourg. Cet ancien directeur du groupe Rembrand de 1976 à 1980, âgé aujourd’hui de 55 ans, est aussi, entre autres, administrateur de la FEDIL, ex-Président du Rotary Vallès et membre du Conseil d’Administration du Cercle Munster.

L’entreprise indépendante de conseil en immobilier FORWORX vient d’accueillir une jeune architecte ­d’intérieur, CHRISTELLE HAAS. Agée de 24 ans, elle est diplômée de l’Ecole d’architecture d’intérieur J. Cottin à Lyon et a débuté son parcours professionnel chez Moreno Architecture à ­Luxembourg.

Le cabinet luxembourgeois de conseil en ressources humaines ADT Center a accueilli au sein de son équipe Lara Breuer, 29 ans, en tant que consultante. Licenciée en psychologie du travail et sociale, elle a acquis une expérience de plusieurs années en tant que chargée d’études aux niveaux luxembourgeois et régional. Ses principaux domaines de responsabilités sont l’assessment, les bilans de compétence, la formation et l’accompagnement de personnes.

Agée de 29 ans, SOPHIE KRAUSS a été promue responsable communication et marketing stratégique annuaires auprès d’EDITUS. Après une première expérience dans le marketing pour Marcom International, elle avait rejoint Editus en 2004 en tant que chef de produit de l’annuaire Editus B2B, puis avait été nommée responsable marketing annuaires en 2006.

Agé de 48 ans, Robert Biwer, est le nouveau responsable des r­elations publiques au ministere de l’­economie et du Commerce exterieur. Cet ancien LieutenantColonel de l’armée luxembourgeoise, et aide de camp de S.A.R. le Grand-Duc Henri de 1988 à 2000 fut, ensuite, consul général de Luxembourg à San Fransisco, jusqu’au début de l’été.

Loris Nardecchia, 31 ans, vient renforcer l’équipe de vente du site de recrutement Monster.lu. Après avoir travaillé cinq ans chez DHL en tant ­qu’account manager, sa mission principale consiste aujourd’hui à développer un nouveau portefeuille de clients.

Après avoir occupé pendant deux ans le poste d’accounting & reporting officer au sein du centre de logistique Kuehne & Nagel, Jean-Laurent Gacher, 40 ans, a rejoint Progroup GEIE Consulting ­Engineers en qualité de responsable administratif et financier.

Edouard Franklin, actif dans le recrutement et de la gestion de ­carrière des cadres, vient d’engager Pascal Meier, âgé de 40 ans, qui occupait depuis 2004 les fonctions de country manager du cabinet Hudson/ DeWitte&Morel. ­Il ­intervient désormais sur des activités de recrutement par approche directe, d’interim ­management et de coaching.

C O F AC E S E R V IC E S L u x embo u r g – M A N AGI N G D I R E C T O R

PAUL HUBERLANT

Déjà directeur marketing de la plate-forme Belux de Coface, PAUL HUBERLANT, âgé de 46 ans, exerce la responsabilité opérationnelle de COFACE SERVICES LUXEMBOURG, dont la mission est de faciliter les échanges entre entreprises à échelle mondiale au travers de quatre pratiques: l’assurance-crédit, l’information sur les entreprises, le recouvrement et le factoring. Juriste de formation, il est diplômé de l’Université Catholique de Louvain. Fort d’une expérience de treize années dans le secteur bancaire, il a notamment exercé des responsabilités marketing et commerciales auprès des groupes AXA Bank et City Bank. PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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re s s o u r c e s h u m a i ne s · c a rr i ere s

HENK VAN ELDIK, âgé de 46 ans, a été engagé en tant que head of ­distribution chez IKANO FUND MANAGEMENT, spécialisée dans le ­recrutement d’asset manager. Il a, pendant les 14 dernières années, travaillé pour Fidelity, où il avait des responsabilités en matière de développement de produits et de corporate communication. Bien avant, il a été l’un des managing directors pour Fidelity Fund Sicav, qu’il représentait également auprès de l’ALFI et de la Chambre de commerce américaine.

Le spécialiste des services financiers aux investisseurs institutionnels, STATE STREET CORPORATION, a promu, au Luxembourg, STEPHANE CORTHOUTS au poste de vice-président du développement de nouvelles affaires pour l’Europe continentale Auparavant, il était responsable du développement de nouvelles affaires des offres-produits de State Street pour les services d’investissement offshore.

M on s ter . l u – c o u ntr y m a n a g er

Marc Wantz

Après avoir assumé pendant un an la responsabilité d’administrateur délégué, Marc Wantz, 32 ans, vient d’endosser officiellement le rôle de country manager du site de recrutement Monster.lu. Il a, par ailleurs, été élu membre du comité de direction de Monster pour le Benelux.

Agé de 27 ans, MIRKO SABLJIC vient de rejoindre l’entreprise indépendante de conseil en immobilier FORWORX en tant que responsable de projets. Diplômé en dessin d’architecture et gestion de chantier, il a auparavant travaillé pour Duro Home à Liège, aux CHU Saint Pierre et César de Paepe ainsi qu’à l’Institut Jules Bordet à Bruxelles.

Spécialisée dans le sauvetage aérien, l’organisation Luxembourg AIR RESCUE a engagé ALESSANDRA PLANERNONNWEILER en tant que responsable marketing, communication et relations publiques. Agée de 35 ans, elle possède une grande expérience en qualité de project manager et chargée de communication, acquise notamment auprès de ING Luxembourg au cours de ces huit dernières années.

Le département Consolidation d’Alter Domus, spécialisé dans la domiciliation des sociétés, se renforce avec l’arrivée de Genevieve Bastin en tant que manager ­consolidation. Agée de 33 ans, elle était auparavant senior manager chez Interaudit, où elle était notamment responsable de l’activité relative à l’établissement et au contrôle de comptes consolidés.

Mpulse, spin-off de Nvision spécialisée dans les messages et paiements mobiles, vient d’engager Eric Stroo, 27 ans, en tant qu’account manager. Il occupait, jusqu’à présent, le même poste au sein de la société JAS mobile (qui a fusionné avec l’agence Digital ­Studio début 2007) depuis juillet 2005.

L’ancien directeur régional du groupe Vedior et senior ­consultant du cabinet Hudson/DeWitte&Morel, Thierry Groshens, âgé de 40 ans, a pris la direction des activités Industrie/Services du cabinet de recrutement Edouard Franklin, actif dans le recrutement et de la gestion de carrière des cadres.

L’éditeur de logiciel de gestion BLUE SKY SOFTWARE compte une nouvelle chargée de clientèle en la personne de SEVERINE RODIUS, 23 ans. Elle a été auparavant assistante de gestion durant quatre ans chez Vialysse à Metz.

L’entreprise immobilière internationale DTZ a engagé CHRISTINA TRUSSARDI-BOCK au poste de directeur au sein du département property management. Agée de 36 ans, elle a acquis au cours des dix dernières années de nombreuses expériences en tant que juriste et a notamment été directeur juridique et administratif auprès du groupe ­Logissim/Safc/Neolia ainsi que, dernièrement, directeur de projets immobiliers chez Hochtief Facility ­Management.

I N G L u x embo u r g – Adm i n i s tr a te u r

Robert Dennewald

ING Luxembourg vient d’élargir son conseil d’administration en accueillant Robert Dennewald. L’actuel président de la Fedil, âgé de 53 ans, est aussi PDG d’Eurobéton, après avoir été, notamment, directeur de Matériaux de 1993 à 1996, puis de Dyckerhoff Luxembourg jusqu’en 2005. Parmi ses nombreux autres mandats actuels, notons principalement la vice-présidence de la Chambre de commerce de Luxembourg. Ce quadrilingue est également actif auprès de différentes associations, dont la Fondation J.-P. Pescatore ou encore l’Association luxembourgeoise des ingénieurs. PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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re s s o u r c e s h u m a i ne s · p a r c o u r s

Photo: Eric Chenal

Né à Paris en 1946, Michel Thomas-Penette, biologiste et directeur de l’Institut européen des Itinéraires culturels, a toujours manifesté un grand intérêt pour la ­création artistique et l’écriture et il les a rassemblées en une seule passion, ­mettant en œuvre un ­programme lancé par le Conseil de l’Europe il y a 20 ans. Les itinéraires culturels européens regroupent 24 grands ­thèmes de coopération européenne, dans les ­cultures artistiques, scien­ tifiques et techniques. Du ver à soie aux parcs et jardins… la biologie se marie à l’architecture romane et à l’itinéraire du livre…

u ne c a rr i ere en c i n q d a t e s

Michel Thomas-Penette A partir de 1967 - Enseignant chercheur, Faculté des Sciences puis Université Paris VII Mon intérêt pour des études scientifiques s’est traduit par une période d’enseignement de la biologie végétale. Parallèlement, mes recherches ont concerné les «bébés éprouvettes» et l’embryologie des végétaux, tout particulièrement ces grands arbres des forêts de la région parisienne et du nord de l’Europe que sont les pins sylvestres. Les années 70 et 80 ont constitué une période intense où les techniques de culture in vitro des tissus végétaux ont apporté beaucoup à l’amélioration des plantes et la production de médicaments. A partir de 1977 - L’art textile Ma passion pour la tapisserie et l’art textile contemporain m’a conduit à apprendre la technique de basse-lisse et à créer une association de lissiers et de peintres, à organiser des expositions, à éditer un magazine, Textile/Art, et à faire partie de jurys. J’ai eu le plaisir de préparer pour le ministère de la Culture français une exposition internationale intitulée Fibres-Art au Musée des Arts Décoratifs de Paris, puis une seconde: La Mode, une industrie de pointe à la Cité des Sciences et de l’Industrie de La Villette. 1991 - Exposition à Bombay et Dehli Je garderai un souvenir émerveillé de l’exposition que la Chambre de commerce francoindienne m’a demandé d’organiser à Bombay et Dehli… Une rencontre exceptionnelle entre

Thierry Mugler, Azzedine Alaïa et les créations sur soie de Raoul Dufy, avec les saris indiens. 1992 à 1997 - Strasbourg, Conseil de l’Europe Le Conseil de l’Europe m’a d’abord demandé de préparer et de suivre, en tant que consultant un itinéraire culturel consacré aux «routes de la soie en Europe», puis de venir à Strasbourg comme conseiller de programme pour l’ensemble des itinéraires culturels. J’ai eu, à cette occasion, la possibilité de découvrir les initiatives de Luxembourg, déjà capitale européenne de la Culture, lorsque s’est ouvert, en 1995, l’itinéraire Wenzel, sans savoir encore que je viendrais travailler dans un des sites patrimoniaux liés à cet itinéraire des fortifications. 1997… - Luxembourg Dans le cadre d’un accord politique entre le Grand-Duché et le Conseil de l’Europe, l’Institut européen des Itinéraires culturels est créé pour continuer à développer un programme majeur de coopération européenne qui intéresse aujourd’hui 49 pays. On m’a demandé de diriger cet institut avec une équipe réduite, mais formidable. Après nous être installés dans la Tour Jacob, nous sommes maintenant situés dans la prestigieuse Abbaye de Neumünster où nous pouvons inviter le public dans une des bibliothèques les plus fournies sur les itinéraires et le tourisme culturel en Europe et réunir régulièrement tous nos partenaires dans ce qui est devenu la Maison des Itinéraires culturels. PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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re s s o u r c e s h u m a i ne s · Son d a g e

L e s en t re p r i s e s f a c e a u x env i e s d e c h a n g emen t s d e le u r s em p lo y e s

Savoir anticiper les evolutions Son d a g e p a p er J a m / M on s t er . l u

Avez-vous déjà songé à avoir un changement radical dans votre carrière? 4% 10%

Non, cela me demanderait trop de temps / d’effort

Non, j’adore mon métier

Total: 397 votes Sondage réalisé du 4 au 18 septembre sur www.monster.lu et www.paperjam.lu

13% Oui, mais pas avant quelques années

73% Oui, je songe à me recycler

Présidente du Personnel Officers Group (POG) et membre du comité direction de la Banque BCP, Eliane Fuchs avoue n’être guère surprise par la forte tendance qui se dégage de ce sondage. Elle y voit plusieurs raisons, à commencer par les évolutions permanentes qui caractérisent la société d’aujourd’hui. «Les métiers se diversifient, sont de plus en plus techniques et la spécialisation devient incontournable, note-t-elle. Mais il est ‘fatiguant’ pour l’esprit, et démotivant à terme, de rester une carrière entière dans la même spécialisation. Cela peut même devenir dangereux. Les techniques progressent tellement rapidement qu’après 10-15 ans, les spécialistes sont déjà ‘démodés’ ce qui les rend moins efficaces et donc moins intéressants pour l’entreprise». D’où le rôle que doit jouer l’entreprise dans l’anticipation de ces évolutions et la préparation de ses collaborateurs aux changements. «Sans quoi elle risque de perdre les compétences», prévient Mme Fuchs. Elle est persuadée que la formation continue et que la gestion des carrières sont aujourd’hui incontournables et que la personne humaine doit être remise au centre des préoccupations des entreprises. «De plus en plus de personnes éprouvent le besoin de changer de travail aux alentours de la quarantaine. C’est en effet une période de la vie durant laquelle on fait souvent le point sur les choix professionnels effectués 20 ans plus tôt. Parfois, on se dit que l’on ne

se trouve pas là où l’on aurait voulu être», remarque la présidente du POG, qui observe aussi que si les entreprises s’étonnent du départ de leurs «loyaux» employés, c’est qu’elles n’ont pas compris qu’elles n’avaient pas réussi à suivre leurs aspirations tout au long de leur parcours, ni mettre en adéquation les besoins de l’entreprise avec les souhaits de ses collaborateurs, obnubilées par la seule course à la rentabilité «à tout prix». «Je suis entourée d’amis qui ont choisi cette rupture brutale. Moi-même, j’ai longtemps réfléchi à tout cela et j’ai voulu aussi ‘casser’ ce rythme infernal dans lequel nous sommes tout entraînés et qui, à un moment donné, nous donne des idées de renouveau, de changement, d’affirmation de soi». C’est pourquoi, sans pour autant abandonner sa carrière, Eliane Fuchs a pris la présidence du POG, association regroupant les responsables RH, afin d’essayer de changer certaines habitudes et de sensibiliser les dirigeants et leurs bras droits à ces problématiques. Elle vient aussi de créer un centre de bien-être et de remise en forme, «où, justement, la personne humaine est au centre de nos préoccupations», partant du principe que «sans des personnes équilibrées et en bonne santé, l’entreprise, et la société en général, ne peuvent évoluer harmonieusement, ni atteindre leurs objectifs, quels qu’ils soient». || Propos recueillis par J.-M. G.

Photo: Luc Deflorenne

Prochains sondages: Du 8 octobre au 5 novembre: Etes-vous suffisamment conseillé par votre hiérarchie sur la gestion de votre carrière? Du 5 au 19 novembre: De combien de jours avezvous repoussé, le plus loin, votre arrêt maladie?

Eliane Fuchs, présidente du Personnel Officers Group

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re s s o u r c e s h u m a i ne s · u n i ver s i t e

Photo: Etienne Delorme

Le Dr. Eric Dubois est co-directeur du Centre ­d’Innovation par les Technologies de l’Information (CITI), un département d’environ 120 personnes du CRP Henri Tudor. Avant de rejoindre le Centre, en 2000, il a occupé différentes positions dans le domaine de la recherche et de l’innovation au sein de SWIFT, des Facultés Universitaires de Namur et du Philips Research Laboratory. Il est également professeur visiteur à l’Université du Luxembourg et de Namur.

G e s t i on d u r i s q u e d e s s y s t eme s IT

Une formation unique, à fort potentiel De tous âges et très cosmopolites La formation cible les informaticiens, les administrateurs réseaux, les correspondants informatiques expérimentés et le personnel dédié à la recherche. Ce qui explique que la promotion actuelle est très cosmopolite – trois étudiants viennent par exemple des institutions européennes – et de tous âges (30 à 50 ans). «Cette formation a beaucoup de sens pour quelqu’un déjà bien lancé dans la vie professionnelle et qui veut acquérir de nouvelles compétences», ne serait-ce que du fait de l’évolution très rapide des systèmes. Pour preuve, la plupart des étudiants sont là en plein accord avec leur entreprise qui, parfois, finance ces études.

Cette formation-là, développée par le CRP Henri Tudor et l’Université du Luxembourg, est unique en son genre – au grand minimum dans toute la Grande Région – et s’adresse à un public particulier cherchant une évolution de carrière et de nouvelles compétences dans un domaine où la demande est très forte. Ce Master en management de la sécurité des systèmes d’information (IT) concerne un secteur tout autant d’actualité que sensible, qui touche bien sûr la place financière, mais aussi des activités telles que les soins de santé, avec tout l’aspect de protection de la vie privée que cela comporte. «Il y a deux ans, nous avons constaté le fort développement de la demande de compétences en matière de gestion de risque dans l’IT, explique Eric Dubois, directeur et membre du comité de direction du CRP. Mais il ne suffit pas d’avoir les compétences techniques. Il faut aussi avoir l’aptitude à analyser les besoins de toute entreprise ou institution face à des solutions techniques, car la gestion du risque peut s’avérer très onéreuse et certaines entreprises peuvent se poser la question du retour sur investissement. D’où la formation diplômante que nous avons organisée avec l’université». La formation, étalée sur deux ans, repose à la fois, via quatre modules, sur les enseignements universitaires et sur ceux de praticiens de terrain, tandis que le stage professionnel associé

permet à l’étudiant de confronter sa formation à la réalité de l’entreprise. Cette formation est aussi promue à un bel avenir. «Il y a une volonté européenne de diplôme, face aux certifications propriétaires, car le diplôme garantit aussi la neutralité, explique M. Dubois. La plus-value de cette formation pour notre pays est évidente. D’abord avec la réglementation sur les PSF qui amène la Place à se développer en tant qu’insourceur pour des clients extérieurs, et la gestion du risque est au cœur de ce métier. Ensuite, avec la nouvelle législation de cette année sur la protection de la vie privée ou encore les recommandations de la CSSF sur la gestion de la sécurité. C’est une facette nationale qui rejaillit sur toute la Grande Région». Cette formation étant unique en son genre, elle est pour l’université et le CRP Tudor l’occasion d’être remarqués et de faire de la publicité hors frontières. «Parce que, à l’heure de l’Europe, il serait naturel de voir un diplôme où chaque partenaire de la Grande Région apporterait sa spécificité. Cela pourrait se faire en inter-opérabilité avec d’autres universités». Et l’on peut même penser beaucoup plus loin, avec notamment les pays émergents, où les besoins en compétences sont énormes et pour lesquels l’e-learning serait tout à fait indiqué. Sans oublier l’alter ego incontournable de la gestion du risque, la qualité, avec la norme légale standard qui se profile. || Marc Vandermeir PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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Analyse

Le role de l’Etat dans l’economie luxembourgeoise Le Centre d’études prospectives (Cepros) a organisé une table ronde pour débattre de la place de l’Etat dans l’économie luxembourgeoise. En exclusivité, paperJam vous livre la synthèse de ses réflexions. Photo: Luc Deflorenne

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Lorsque débuta, en janvier 2006, l’OPA du groupe Mittal Steel sur Arcelor, qui allait tenir la une de l’actualité bien au-delà de la seule communauté financière, la notion de patriotisme économique s’est invitée dans le débat. Côté français ou côté luxembourgeois, l’idée de voir une entreprise, un centre de décision et une mémoire collective passer dans des mains étrangères, qui de plus, viennent d’un autre continent, sans vraiment savoir ce qu’il allait en advenir, perturbait beaucoup d’esprits. Au-delà de ce cas particulier qui a défrayé la chronique pendant près de six mois, se pose la question du rôle de l’Etat dans l’économie en général et de la façon avec laquelle il doit intervenir ou non. C’est autour de cette thématique que les membres du board du Centre d’études prospectives du Luxembourg (Cepros, voir encadré page 108) se sont réunis pour une table ronde, organisée en collaboration exclusive avec paperJam. L’idée était de cerner la ou les meilleures pratiques pour l’Etat luxembourgeois et de définir son rôle dans le soutien d’un développement économique durable du pays. Cette table ronde est à interpréter comme une contribution constructive et prospective, destinée à assurer au pays une assise solide dans un monde qui change rapidement, et dont l’évolution à l’échelle globale se complexifie d’une manière croissante. Pour le Luxembourg, la question est d’autant plus importante que les résidents du pays bénéficient d’un niveau de vie sans égal, alors que la plus grande partie de l’activité économique est initiée, gérée et possédée par des acteurs nonluxembourgeois qui ont décidé de s’implanter au Grand-Duché, non pas pour ses [>>ù108] PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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beaux yeux, mais bel et bien parce que l’environnement général y est propice au développement des affaires. Les pages qui suivent constituent la synthèse de cette table ronde. Il est à noter qu’aucune des citations indiquées en référence, par la suite, n’est nominative, les membres du Cepros, en dépit de leurs activités variées, s’étant exprimé à titre personnel et au nom du Centre d’études prospectives qu’ils ont représenté.

L’Etat, c’est quoi ? En préambule, le Cepros, qui ne manque pas de relever la situation économique fondamentalement favorable du Grand-Duché de Luxembourg, voire exemplaire en comparaison de celle d’autres pays à l’échelle mondiale, rend hommage au modèle dit «luxembourgeois». Il met plus particulièrement en avant la politique poursuivie par les gouvernements qui se sont succédé depuis plus d’un siècle, ayant rendu possible cette réussite malgré les avatars de l’histoire du continent européen. A quoi pense-t-on, donc, lorsqu’on évoque l’Etat? De «l’Etat providence» à «l’Etat pompier», en passant par «l’Etat veilleur de nuit», les angles

d’approche ne manquent pas. Dans leur volumineuse étude sur «Le Rôle de l’Etat au Luxembourg», publiée en juin 2003, les universitaires français André Roux et Guy Scoffoni rappelaient d’autres aspects de ce rôle, citant en cela l’économiste Cédric Durand: Etat «développeur», qui se construit comme centre moteur de la société et organise le développement; Etat «régulateur», qui intervient en fixant ou en modifiant les règles du jeu et l’espace laissé aux entreprises, la conséquence étant qu’il se réserve lui-même un espace dans les domaines qu’il juge être en dehors de l’initiative privée (services publics, infrastructures, etc.); Etat «dirigiste», qui fixe les objectifs et intervient dans leur réalisation; Etat «planificateur», qui se borne à formuler des objectifs; Etat «incitateur», qui fixe seulement des lignes de conduite générale, ou encore Etat «libéral», qui laisse les entreprises libres de leurs orientations. Le Conseil Economique et Social luxembourgeois (CES), pour sa part, dans son avis publié en 2001, estimait que le rôle principal de l’Etat est de «contribuer à l’obtention et au maintien d’une qualité de vie soutenable et élevée de la population du pays» et ce, en poursuivant des objectifs économiques et sociaux.

Romain Bausch President et CEO SES Global

Cepros

Mode d’emploi Association à but non lucratif créée en 1996, le Centre d’Etudes Prospectives (Cepros) a pour objet de mener des études et des réflexions dans les domaines sociaux, politiques, économiques ou scientifiques pouvant servir, ensuite, de base d’action pour les décideurs économiques et politiques. Depuis sa création, le Cepros a publié un certain nombre de rapports et d’études, dont les plus importants ont concerné, en 2001, puis en 2004, l’analyse des forces et faiblesses du Luxembourg dans la société globale de l’information et, en 2005, une étude sur les perspectives du système hospitalier de la Grande Région à l’horizon 2015. Véritable think tank indépendant, le Cepros est présidé par Edmond Israel. Les autres membres de son board, qui ont participé à cette table ronde, sont, par ordre alphabétique, Romain Bausch, ­Norbert Becker, Christoph Haas, Marc Hoffmann, Raymond Kirsch, Yves Mersch, François Tesch, Frank Wagener et Michel Wurth. || J.-M. G.

Photos: Etienne Delorme

Un think tank né en 1996…

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A ce titre, le rôle économique de l’Etat tel que défini par le CES, couvre principalement deux aspects. Le premier consiste en la mise en place et le maintien d’un environnement légal, fiscal et infrastructurel favorable au développement économique, en l’établissement d’une utilisation rationnelle des ressources (c’est-à-dire des facteurs de production) et en l’organisation efficace des pouvoirs publics. Le second aspect concerne l’amélioration de la qualité de vie à long terme, dont font partie l’éducation des générations futures, le financement des obligations souscrites à supporter par les générations futures et la sauvegarde de l’environnement naturel. Le tout ne peut évidemment être envisagé qu’à partir d’une croissance économique durable, quantitativement et qualitativement.

Norbert Becker Non executive chairman Atoz

Etat et autorité publique Comme le rappelaient MM. Roux et Scoffoni, «le Luxembourg, par-delà les politiques qu’il a connues, n’a versé ni dans les excès de l’intervention et de l’étatisme à outrance, ni dans ceux de l’ultralibéralisation avec son cortège de dérégulations et de privatisations. (…) Il existe donc un consensus minimal (…) sur la nécessité d’un Etat fort et dynamique». Les formes sous lesquelles l’Etat intervient au Luxembourg sont nombreuses. Outre l’Etat central, représenté par treize ministres, un ministre délégué et un secrétaire d’Etat et appuyé par toute une kyrielle d’administrations publiques et de hauts-fonctionnaires, il apparaît également dans le champ des communes, de la sécurité sociale, des établissements publics et des entreprises à participation publique. Pour autant, comme le relevait le Conseil Economique et social en 2001, il est très difficile d’évaluer exactement le champ d’intervention de l’Etat, en dehors de l’Etat central, faute de pouvoir disposer d’un bilan consolidé comprenant les établissements publics et des entreprises à participation publique, y compris dans le secteur communal. Il n’existe pas de bilan de la situation patrimoniale consolidée des biens appartenant à l’Etat, pas plus que d’évaluation, en termes de coûts/bénéfices des aides, des mesures fiscales et de la réglementation publique. Au Luxembourg, ce sont les administrations centrales des ministères qui gèrent l’ensemble des services publics, alors qu’en parallèle, cer-

tains services qualifiés de «généraux» (douanes, emploi, environnement ou encore le service de statistiques Statec) sont assurés par des administrations dédiées. «Il est nécessaire d’élargir la notion d’Etat à celle d’autorité publique, tout en y incluant l’Union Européenne, puisqu’une majorité des décisions prises au niveau législatif au Luxembourg sont la conséquence de directives ou de normes émanant de la Commission européenne», précise-t-on au Cepros. On le sait, les Etats européens ont transféré une partie de leur souveraineté au bénéfice de l’Union Européenne. La politique monétaire générale est dictée par le système européen des banques centrales; la politique budgétaire doit se conformer aux critères du Pacte de stabilité et de croissance adopté en juin 1997 et la politique fiscale est très étroitement surveillée par les accords européens d’harmonisation, y compris en matière de revenus de l’épargne. Quant à la politique de l’emploi et la politique économique, si elles restent en grande partie de la compétence de l’Etat, elles n’en restent pas moins encadrées par les différents articles du Traité d’Amsterdam, signé en juin 1997. Au fil du temps, les marges de manœuvre dont disposent les Etats en matière de «niches de souveraineté» s’amenuisent, au profit d’une ambition généralisée d’harmonisation.

Une situation qui est, cependant, partiellement sauvegardée par le principe de subsidiarité.

L’Etat, acteur économique Dans ce vaste champ de l’autorité publique, il convient donc d’inclure également tout ce qui touche à la sécurité sociale et au régime des pensions, mais aussi à la gestion du patrimoine appartenant à l’Etat. Un sujet sensible qui a fait l’objet de nombreux débats et discussions, y compris au niveau du comité de coordination tripartite. «La population, dans son ensemble, n’a pas une conception précise de ce qu’est vraiment l’Etat, constate-t-on au Cepros. L’Etat dispose d’actifs considérables, gérés de façon dispersée et non toujours systématique, sans réelle coordination dans son ensemble. Les actifs sont gérés selon des logiques propres provenant de ceux qui en ont la charge, sans nécessairement s’intégrer dans une démarche globale, c’est-à-dire étatique. Ainsi, par exemple, la gestion des réserves de la sécurité sociale suit des règles particulières qui n’ont pas donné un couple risque/rendement optimal; le patrimoine de l’Etat est géré de façon décentralisée, ou encore le développement des communes par le biais de leurs investissements locaux ne s’inscrit pas nécessairement dans la stratégie globale d’aménagement et de développement». De même, le secteur public fonctionne-t-il au travers de plusieurs institutions qui ne parlent pas nécessairement d’une seule voix et ne rapportent

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«La population, dans son ensemble, n’a pas une conception précise de ce qu’est vraiment l’Etat»

pas in fine à la même autorité. Les modes de fonctionnement, les intérêts et les objectifs de l’Etat central sont différents, voire divergents de ceux de la Société Nationale de Crédit et d’Investissement (SNCI) ou des entreprises publiques qui appartiennent toutes intégralement (Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat, Entreprise des P&T) ou à 90% (Société nationale des Chemins de Fer Luxembourgeois, etc.) à l’Etat. Il en est de même de la Banque Centrale du Luxembourg, dont le propriétaire unique est l’Etat, mais qui bénéficie d’une indépendance totale du fait de son statut.

L’Etat actionnaire Comme l’illustre l’organigramme des pages 112 et 113, l’Etat est présent, en tant qu’actionnaire, directement ou indirectement, dans un grand nombre de secteurs de l’économie nationale. Au 30 septembre 2007, les participations directes de l’Etat dans le capital de sociétés de droit privé, cotées (ArcelorMittal, SES, Cegedel, SEO) ou non (Agora, Luxair, Cargolux, SNCFL, Luxexpo, Luxairport, Soteg…), s’élevaient à un montant de 185,5 millions d’euros en valeur nominale et de 2,89 milliards d’euros en valeur de marché (voir encadré page 118). Les participations dans le capital d’établissements publics autres que celles faisant partie de

la sécurité sociale (BCEE, EPT, ILR, Office du Ducroire, SNCI…) s’élevaient, en valeur nominale, à 1,4 milliard d’euros. Enfin, les participations prises par l’Etat luxembourgeois dans des institutions financières internationales (Banque asiatique de développement, Banque Européenne d’Investissement, Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement…) représentaient un montant de 596,7 millions d’euros. Ces différents totaux ne tiennent évidemment pas compte des participations détenues indirectement via la BCEE, l’EPT ou la SNCI. «Il faut aussi rappeler le rôle de l’Etat d’un point de vue historique dans l’économie luxembourgeoise», précise le Cepros, évoquant son implication dans les entreprises de distribution d’énergie ou encore la crise des années 70, qui a amené l’Etat, relayé par certaines banques, à prendre des parts dans le secteur sidérurgique et à participer activement à une restructuration qui, vue d’aujourd’hui, a été une réussite totale tant du point de vue social et industriel que dans une optique pure de rendement financier. Il faut rappeler dans ce contexte que la valeur de la participation de l’Etat dans ArcelorMittal se chiffre aujourd’hui à près de deux milliards d’euros et qu’en 2006, l’Etat a encaissé, au titre de sa participation, plus de 700 millions d’euros sous forme de dividendes, retenues à la source et cash lors de l’échange d’actions avec Mittal Steel.

Christoph Haas Partner Ernst & Young

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100%

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Société Nationale de Contrôle Technique

75%

51,07%

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Société Nationale de Certification et d’Homologation

55%

Michel Greco

49%

93,4%

Cetrel

Infomail

50%

50,93%

eBRC

51%

51%

TNT Express Luxembourg

P&T Consulting

20%

Société Nationale des Habitations à Bon Marché

11%

12,05%

Office du Ducroire 43,33%

100%

6,67%

Luxtrust

Luxembourg Congres

11 (a 1,

6,67% 22,22%

Investar 84%

50% 50%

Etat

CFL 94%

50%

Société de l’Aéroport de Luxembourg

Agora 99,8% 50%

Agence de l’Energie 50% 35,30%

Telindus

LuxDevelopment 98,25%

Arcelor Mittal

Port de Mertert

2,6% 50%

Agence de Transport de Technologies Financière 51,35%

Luxconnect 99,8%

40,31%

Société électrique de l’Our

4,46%

5%

Ce graphique présente les principales participations détenues par l’Etat luxembourgeois, soit en direct, soit au travers de la BCEE et de la SNCI. Ces chiffres sont donnés sur la base d’informations publiques (rapport annuels...).

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Société de la Bourse de Luxembourg

La Luxembourgeoisevie

La Luxembourgeoise

Lux Investment Advicors

Luxexpo

26% 15,2%

40%

40%

22,70%

EFA Partners

EFA

20,54%

80%

7,7%

19%

Compagnie de Banque privée

BCEE 10%

Luxempart Energie

Luxempart 51%

13,4%

23,11%

34,9%

Luxair

8,8%

10%

10,48%

2,1

6,40% 11,58% (actions B) + 1,12% (FOR)

CD-PME

Eurefi

SES Global

9,15%

10,88%

CTI Systems

Secure Wave

50%

8,8%

Cargolux

99,99%

8,57%

SNCI

22%

Ares

Eurobéton Holding

Luxcontrol

5,96%

8,5%

78%

18,82%

11%

11%

Paul Wurth

ProfilArbed 100%

48,09%

10%

20%

Soteg 21%

19%

11,88%

Cegedel (Participations)

Cegecom

30,4%

Surré

Artelis 27,5%

100%

11,28%

1,31%

Twinerg 17,5%

Luxenergie 60,35%

30,82%

Luxgaz Distribution 25%

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Illustration: paperJam, réalisation: xGraphix

32,77%

4,02%

13,7%

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«Il y a eu aussi d’autres prises de participations, comme celle dans la Société Européenne de Satellites, que l’on peut considérer comme étant une garantie donnée par l’Etat à un projet très risqué au départ, mais crucial pour le Grand-Duché du Luxembourg, puisque lié au développement du secteur de la communication constitué à l’époque par la CLT, avec pour objectif de donner à cette dernière une opportunité de développement en liaison avec les satellites», se souvient-on au Cepros.

Prises de participation: quelles pertinences?

Evolution

IEE, un cas d’école La société, créée avec le soutien de la SNCI il y a près de 20 ans, sur fond de crise sidérurgique, est sur le point d’entrer en Bourse. A la fin des années 80, l’Arbed, touchée directement par la crise du secteur de la sidérurgie, avait entamé des réflexions quant aux possibilités existantes de trouver de nouveaux débouchés dans des secteurs non reliés à l’acier. Appuyée par la Société Nationale de Crédit et d’Investissement, et par la grâce d’une société américaine prête à céder, pour l’Europe, une licence de ses produits, ce qui n’était qu’une réflexion prend alors corps. Ainsi est née, en 1989, IEE, initialement baptisée Interlinks Electronics Europe, puis devenue International Electronics & Engineering qui, dans un premier temps, développait de nombreuses petites applications technologiques de pointe pour les secteurs informatique et médical. Initialement, l’Arbed et la SNCI étaient engagées à parité dans la joint-venture Investar, actionnaire fondateur d’IEE. Au fil du temps, la SNCI s’est progressivement désengagée, Arbed détenant, au final, 64% du capital, contre 36% à la SNCI. Faute de volumes d’affaires suffisants, la société élargit son champ de compétences en 1994 vers des systèmes de capteurs pour le marché de [>>ù116]

De même, l’engagement de l’Etat dans Luxair ou dans Cegedel répond-il, à la base, à une certaine logique devant la nécessité, pour lui, d’être impliqué dans le secteur national du transport ou de l’énergie et de participer activement à la mise en place d’infrastructures dont l’économie avait besoin. «Mais avec le temps, l’Etat doit se poser régulièrement des questions sur le bien-fondé de certaines de ses participations lorsque l’environnement change, estime le Cepros. Prendrait-il aujourd’hui certaines participations qu’il détient depuis de nombreuses années, comme dans Cargolux, par exemple (la BCEE détient 8,8% du capital de la compagnie de fret aérien et la SNCI 8,57%, ndlr.)? Pas nécessairement».

Pour le Cepros, il n’y a pas vraiment de doutes: «Dans la majorité des cas, l’Etat n’a pas vocation à être actionnaire dans des entreprises. Sa présence est nécessaire d’abord chaque fois que l’initiative privée n’est pas en mesure, ou bien ne veut pas suffisamment investir dans une activité, ce qui a été le cas dans l’énergie et les transports. Elle est nécessaire, ensuite, dans des circonstances exceptionnelles, comme lors de la crise sidérurgique dans les années 70, mais aussi pour des phases de restructurations et de redémarrage, ou alors en soutien au lancement d’une activité. Mais ce n’est plus le cas à partir du moment où la situation est stabilisée». Dans cette approche, les récents développements d’une entreprise telle que IEE, créée et développée par l’Arbed et la SNCI pendant 10 ans, devraient servir de modèle à suivre (lire encadré ci-contre). Aux yeux des membres du Centre d’Etudes Prospectives, les exemples ne manquent pas. «Tant que le rôle principal assigné à la BCEE est local et accompagnateur de politiques de l’Etat comme dans le financement du logement - et qu’elle ne bénéficie pas d’avantages concurrentiels liés à son statut, la situation est acceptable. De même, la vocation de l’Etat actionnaire dans les P&T doit-elle être précisée dans une optique de distorsion de concurrence, d’optimisation des infrastructures de communication, que ce soit en coût et en qualité, et, enfin, de logique industrielle».

Marc Hoffmann Administrateur délégué Compagnie Banque Privée

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La question est complexe dans la mesure où des conflits d’intérêts peuvent apparaître, comme l’illustre parfaitement la situation de Luxair. «Il y a d’un côté l’intérêt évident de l’Etat de disposer d’un acteur national dans le domaine des transports, pour assurer le développement de sa place financière, économique, européenne. Mais d’un autre côté, il y a la main privée qui poursuit le seul but d’une efficacité qui soit la meilleure possible et pour qui la question des liaisons est secondaire». En toute logique, l’autorité publique ne devrait pas intervenir dans le cadre d’une activité commerciale proprement dite, là où le jeu de la concurrence est censé pouvoir librement jouer dans le jeu de l’offre et de la demande, et du meilleur prix à la meilleure qualité. Car il existe alors le risque d’une contribution «négative» de l’Etat actionnaire dans le développement des sociétés dont il détient une participation.

Quelle gestion pour les participations?

[>>ù114] l’automobile, l’idée première étant d’empêcher, en cas d’accident, le déclenchement de l’air bag passager en l’absence d’occupant sur le siège. BMW et Mercedes furent parmi ses premiers clients du secteur et IEE connut alors une croissance foudroyante, passant, la même année, d’une vingtaine à une centaine d’employés. De développements en innovations, la société n’a ensuite jamais cessé de grandir et compte aujourd’hui plus de 1.000 employés au Grand-Duché. En 2004, un tournant majeur a été pris, avec la refonte totale de l’actionnariat, Arcelor et la SNCI ayant décidé de se retirer au profit d’investisseurs financiers professionnels, en l’occurrence le groupe international Apax Partners, désormais majoritaire à 70%, et les sociétés d’investissement luxembourgeoises Luxempart (10%) et BIP Investment ­Partners (10%), les 10% restants étant entre les mains du management. Montant de l’opération: 125 millions d’euros, et une solide plus-value au passage pour les deux actionnaires historiques. En juin dernier, IEE franchissait une étape supplémentaire, en annonçant son intention d’entrer en Bourse, à Paris et à Luxembourg, «sous réserve des conditions de marché». «Une étape majeure dans notre développement qui permettrait l’accélération de notre expansion internationale sur des marchés à forte croissance», explique Hubert Jacobs van Merlen, président et CEO d’IEE (voir aussi page 72). Outre le Luxembourg, siège social et technologique de l’entreprise, IEE est également présente aux Etats-Unis, en Chine, au Japon, en Corée du Sud et en Slovaquie. || J.-M. G.

Dans ses récentes déclarations gouvernementales, que ce soit en 2005 ou en 2006, le Premier ministre Jean-Claude Juncker avait annoncé que la SNCI serait transformée en une véritable société de promotion de la diversification et qu’il était prévu un rapprochement, voire une

fusion, avec l’Office du Ducroire. Par ailleurs, il devait être confié à cette même SNCI une mission d’analyse d’une meilleure gestion des participations de l’Etat, censée être présentée en 2006 au gouvernement. Or, aujourd’hui, force est de constater que rien ne semble avoir progressé en la matière. Est-ce vraiment étonnant? Le sujet reste hautement sensible, et, en l’absence d’un réel besoin de liquidités ou de renforcement des moyens financiers de l’Etat, il n’y a sans doute guère de raisons de devoir toucher à ce qui constitue, tout de même, un joli pactole, un matelas de sécurité. D’un autre côté, la volonté de vendre des participations en dehors d’une situation extrême implique également de trouver un acquéreur intéressé. «Choisir le moment opportun pour vendre est certainement délicat, mais ce n’est pas non plus dans les situations de crise que l’on peut vendre au mieux», remarque le Cepros. Une autre dimension du problème est de réfléchir si l’Etat, au sens large, a intérêt à gérer une partie de ses excédents en étant actionnaire financier dans des sociétés. C’est ce que fait, par exemple, la Norvège, pour placer à long terme une partie de ses revenus pétroliers, ou encore Singapour et certains pays pétroliers du Moyen-Orient. Aller dans ce sens, et conserver une partie des fruits de la croissance luxembourgeoise pour les générations suivantes,

Edmond Israel Honorary chairman Clearstream International (Président du Cepros)

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serait certainement judicieux, mais une telle gestion répondrait à d’autres critères que ceux des participations actuelles de l’Etat. Autre source d’interrogation identifiée par le Cepros: la présence, au sein des conseils d’administration de ces sociétés privées, de représentants de l’Etat. Ils ont le statut d’administrateur public qui leur confère un rôle différent et un statut de responsabilités autre que celui des autres administrateurs. Ils défendent parfois une vision et des intérêts propres de leurs ministères, qui ne sont pas nécessairement identiques à l’intérêt du secteur privé. Les nouvelles règles de gouvernance d’entreprise, qui sont en train de se développer, prônant la séparation des rôles et la prépondérance de l’indépendance en matière d’administration d’entreprise, pourraient apporter une partie de la réponse. «L’Etat doit redéfinir sa politique en la matière», affirme le Cepros.

Raymond Kirsch Chairman Luxembourg Stock Exchange

Agir plutôt que réagir Pour le Cepros, les choses sont claires: «L’Etat gestionnaire devrait strictement séparer les rôles dans sa gestion économique, en agissant, d’une part, dans une optique de service public et de pourvoyeur d’infrastructures et en suivant, d’autre part, une démarche d’investisseur dans l’hypothèse où il décide d’allouer une partie de ses ressources à la constitution de réserves à long terme. En conséquence, il devrait explicitement classer ses interventions dans l’une ou l’autre de ces catégories et mandater conformément à ces choix les administrateurs publics qui le représentent». Que faire alors concrètement des participations existantes? Quelles sont les solutions possibles pour sortir de la situation actuelle, sans qu’il soit nécessaire d’attendre un «choc» extérieur? «Il vaut mieux être proactif que réactif et commencer à préparer le terrain en voyant quels pourraient être les secteurs, entreprises ou activités relevant de l’une ou l’autre des catégories mentionnées ci-dessus. Et dans le cas où des désengagements par étapes sont envisagés, que ces étapes soient clairement définies». Pas question, non plus, de vendre sans envisager une utilisation optimale des fonds ainsi récoltés. Lors de la fusion d’Arcelor avec Mittal Steel, on l’a déjà vu, une somme globale de plus de 700 millions d’euros est tombée dans l’escarcelle de l’Etat, réaffectée, à la SNCI, à l’aménagement de terrains industriels ainsi qu’à la promotion de l’économie luxembourgeoise et de la place financière. Là encore, le réemploi de

telles sommes peut probablement être envisagé sous diverses formes. «Pour la partie des fonds investis en tant que placement de réserves à long terme, il doit y avoir des moyens de créer des fonds spécifiques, gérés au niveau du ministère des Finances, en étroite collaboration avec des gens du métier, des banques, des institutions financières, dans un cadre légal à définir clairement et avec un appel d’offres à l’échelle internationale. C’est ce qui a été fait en partie avec la Sécurité sociale. Ces placements de liquidités doivent faire l’objet d’une politique d’investissement à long terme sans courir le danger de subir des considérations limitatives qui ne permettent pas d’optimiser et de sécuriser les obligations envers les bénéficiaires de la Sécurité sociale. Or, le sujet reste encore trop souvent tabou». La SNCI, par exemple, pourrait-elle jouer le rôle de cette institution compétente et professionnelle au service de l’Etat décrit par le Cepros? Cela entre-t-il dans le cadre de la redéfinition de son rôle tel qu’annoncé par le gouvernement,

mais dont la concrétisation tarde à se mettre en place? Ou bien faudrait-il lui attribuer davantage un rôle assimilable à du private equity? D’ailleurs, le Cepros pose la question, d’une certaine façon, de la mission du volet «argentier» de la SNCI, compte tenu du développement de structures privées de financement qui n’existaient pas il y a quelques années et de la complémentarité avec ces dernières: BIP Investment Partners, Luxempart ou Mangrove Capital Partners, pour ne citer que les plus connues, ont déjà largement rempli leur rôle en la matière. «Aujourd’hui, il y a de l’argent privé qui est prêt à jouer un rôle d’accompagnateur, de créateur de valeur locale dans des sociétés en croissance, avec une présence active au niveau du conseil d’administration pour accompagner ces sociétés dans leur développement. Elles sont sans doute mieux placées que l’Etat pour le faire». Aussi, le Cepros préconise-t-il de définir clairement le rôle et les objectifs de l’Etat et de

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l’autorité publique; de préciser intérêts publics et intérêts privés de l’Etat et de confier la tâche de gestion des participations à de vrais professionnels. Avec, cependant, une autre difficulté qui se profilerait alors à l’horizon: celle de savoir à qui reviendrait la définition de ladite stratégie.

Au 30 septembre 2007

ArcelorMittal... et les autres Les actions détenues dans le groupe sidérurgique représentent 75% de la valeur de marché des participations détenues par l’Etat. Au 30 septembre 2007, l’Etat détenait directement des participations dans quatre sociétés cotées en Bourse, pour une valeur nominale totale de 141,6 millions d’euros et une valeur de marché totale de 2,89 milliards d’euros: 2,799% d'ArcelorMittal (soit 38,37 millions d’actions; valeur nominale: 389.653 euros; valeur de marché: 2,13 milliards d’euros); 32,774% de Cegedel (2,2 millions d’actions valeur nominale: 44,08 millions d’euros; valeur de marché: 235,8 millions d’euros); 11,58% d'actions SES de type B (61,75 millions d’actions; valeur nominale: 77,19 millions d’euros; valeur de marché: 405,08 millions d’euros) et 1,12% de titres de type FDR (5,97 millions d’actions; valeur nominale: 7,46 millions d’euros; valeur de marché: 97,92 millions d’euros); 40,31% de la Société Electrique de l’Our (100.765 actions; valeur nominale: 12,52 millions d’euros; valeur de marché: 25,19 millions d’euros). Il était également actionnaire dans vingt sociétés non cotées (pour une valeur nominale globale de 185,5 millions d’euros), parmi lesquelles: −Luxair (23,11% détenus, soit 25.421 actions pour valeur nominale totale de 3,18 millions d'euros); −Luxembourg-Congrès (84%, soit 84 actions pour valeur nominale totale de 210.000 euros); −Luxgaz Distribution (30,82%, soit 450 actions pour valeur nominale totale de 2,025 millions d'euros) −LuxTrust (43,33%, soit 1.950 actions pour valeur nominale totale de 1,95 million d'euros); −Société de l'aéroport de Luxembourg − ­­ LuxAirport (99,8%, soit 499 actions pour valeur nominale totale de 499.000 euros); −Société du Port de Mertert (50%, soit 1.000 actions pour valeur nominale totale de 125.000 euros) −Soteg (21%, soit 420 actions pour une valeur nominale totale de 4,2 millions d'euros). Il est intéressant de constater que, hormis pour Arcelor, la situation est quasiment identique à celle relevée il y a cinq ans, au 31 décembre 2002. || J.-M. G.

L’Etat gestionnaire Lors de la présentation du Budget 2007 de l’Etat*, le besoin en financement de la Sécurité sociale avait été établi à 721 millions d’euros, contre 582,5 millions d’euros pour le budget 2006 réellement voté. Un montant qui représente, pour 2007, l’équivalent de 2,1 % du PIB (contre 1,8 % un an plus tôt). En mai dernier, au lendemain de l’accord tripartite, à l’occasion de sa traditionnelle déclaration sur la situation économique, sociale et financière du pays, le Premier ministre JeanClaude Juncker avait indiqué que la participation de l’Etat au financement des dépenses de sécurité sociale (caisse nationale des prestations familiales, caisses de pension, caisse de maladie, assurance dépendance) coûterait pas moins de 2,9 milliards d’euros par an d’ici à 2009. C’est 1,4 milliard de plus qu’en 2000.

Un an plus tôt, le chef du gouvernement a également indiqué que l’impact du vieillissement de la population luxembourgeoise sur le système de sécurité sociale était une question qui n’avait pas encore été élucidée et qu’elle ferait l’objet de discussions dans les mois et les années à venir… «52% du budget de la Sécurité sociale est actuellement supporté par les dotations budgétaires de l’Etat», précise le Cepros, qui rappelle que la Sécurité sociale est dirigée de façon tripartite. Cette gestion tripartite provient du mode de financement des caisses de pension: un tiers est à la charge de l’Etat, un tiers à la charge de l’entreprise et un tiers à celle du salarié. Dès lors faut-il se poser la question de savoir si ce mode de gouvernance donne les meilleurs résultats en termes de fixation des orientations stratégiques et de la gestion des liquidités. Le Cepros pense que non. A l’heure où nos régimes de pensions – compte tenu des prestations garanties – ne sont pas dans un équilibre financier à long terme en termes actuariels et où le phénomène du vieillissement de la population est devenu une réalité concrète, la question du financement des pensions pour les prochaines générations est un sujet épineux

Yves Mersch Président-directeur général Banque Centrale du Luxembourg

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pour tout Etat démocratique. Et le Luxembourg n’échappe pas à la règle. «La gestion de ses participations est un aspect essentiel de la politique économique de l’Etat. Mais son problème financier majeur, ou celui du secteur public, reste néanmoins le financement futur des rentes et pensions, tranche le Cepros. Ce sont des questions de haute politique et de pérennité de notre système de protection sociale qui devront, tôt ou tard, être posées». Le ministre de la Santé et de la Sécurité Sociale, Mars Di Bartolomeo s’était voulu, lui, rassurant en présentant, l’année dernière, le profil de la période de couverture 2006-2012 et les prévisions à plus long terme. «A court et moyen terme, la situation du système de pension reste saine», avait-il expliqué, indiquant que sur la base d’une croissance annuelle moyenne à long terme de 3 %, la réserve légale ne serait pas épuisée avant 2041. Suivant un scénario un peu plus pessimiste de 2,2% de croissance, cette date limite serait avancée à 2034… Il convient cependant de relever que, sans une intervention rapide et appropriée, le taux de cotisation devrait atteindre 48% en 2048 - contre 24% aujourd’hui - si l’on veut maintenir la viabilité du système actuel pour ceux qui entrent aujourd’hui dans le marché de l’emploi. Ceci qui signifie que les pensions aujourd’hui sont financées par les jeunes entrant sur le marché du travail et que le jour où ceux-ci voudront bénéficier de leurs droits, les moyens financiers manqueront pour les servir. Nous sommes donc confrontés à un con­ flit entre générations potentiellement explosif.

Prudence… jusqu’à quel point? Il n’empêche. La façon dont doivent être gérées les réserves de la Sécurité sociale est, évidemment, une solution partielle au problème. Elles représentent, à l’heure actuelle, quelque 22 % du Produit Intérieur Brut. A ce stade de la réflexion, certaines expériences menées à l’étranger, à défaut de pouvoir être dupliquées in extenso au Luxembourg, peuvent éventuellement donner quelques idées. Au Canada, par exemple, il existe un fonds d’investissement en infrastructures, alimenté par le régime d’assurance pension de l’Etat de l’Ontario. Ce fonds alloue des enveloppes à divers professionnels en vue d’investir dans différents portefeuilles et véhicules d’investissement de la façon la plus efficace possible. Un montant de 20 milliards d’euros est ainsi géré, la stratégie de base étant définie par les pouvoirs publics.

François Tesch Président Assurances Foyer

«Au Luxembourg, nous disposons d’une certaine cagnotte avec le fonds de réserve de la Sécurité sociale. Or, on constate que sur la période 19972005, le rendement réel par année a été relativement bas. Le gouvernement, en 2004, avait fait passer une loi devant permettre une gestion plus dynamique des réserves de la Sécurité sociale. En élargissant l’éventail des avoirs financiers dans lesquels il est possible d’investir, on pourra s’attendre à des revenus plus élevés». Le Luxembourg souffre-t-il, en la matière, d’un excès de prudence ou bien pèche-t-il par manque de professionnalisme? Il y a sans doute un peu des deux. «Si nous avions un rendement normal, même inférieur à la croissance économique de 6%, la différence couvrirait une partie des pensions et le déficit actuariel des pensions futures serait inférieur à son niveau actuel (équivalant à plus de 60% du Produit intérieur brut, ndlr.). Les Norvégiens, par exemple, disposent d’un fonds pour la prochaine génération. Ici, tout le monde nous dit que nous avons des taux de croissance élevés qui ne dureront pas éternellement. Pourquoi, dès lors, ne pas allouer une partie de cette croissance à un fonds dédié aux générations futures? Cette approche n’est malheureusement pas soumise au débat public, ni prise en compte dans les programmes des partis politiques». Comment cette gestion devrait-elle être menée? Aux yeux du Centre d’Etudes Prospec-

tives, il convient de ne pas se focaliser sur les seules possibilités de placements financiers «locaux», mais de se concentrer, pour la plus grande partie, sur les approches les plus profitables possibles, en négligeant les frontières. «Lorsque nous avons l’occasion de mener des missions de prospection à l’étranger, nous rencontrons pas mal de fonds d’investissement disposant de fonds provenant de plus-values économiques. Cela pourrait aussi se faire au Luxembourg. Il n’est pas trop tard pour cela».

Capitaliser la croissance Selon les dernières évaluations du Statec, la croissance du Luxembourg tourne actuellement en moyenne autour de 5% à 6%. Pourquoi ne pas alors capitaliser une partie de cette croissance pour assurer ses arrières? A cette problématique s’ajoute une autre couche de complexité: celle consistant à essayer d’atténuer la volatilité économique. Or, cette volatilité est actuellement très grande pour le Luxembourg, car la part la plus importante des recettes fiscales provient de la place financière. Ses deux piliers, le private banking et les fonds d’investissement, sont tributaires de la performance des marchés financiers. Les recettes fiscales sont donc aujourd’hui fonction de la volatilité des marchés financiers, comme la période 2000/2003 l’a démontré.

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« Avec le temps, l’Etat doit se poser régulièrement des ­ questions sur le bien-fondé de certaines de ses ­ participations lorsque ­ l’environnement change»

Or, la volatilité des marchés financiers n’est pas moins grande que, jadis, celle des marchés sidérurgiques, lorsque les recettes de l’Etat respiraient avec la conjoncture de l’acier. Traduit en termes de budgets, si la situation économique va moins bien, les moyens pour compenser ou s’adapter à cette situation moins favorable seront évidemment moins importants. «L’Etat peut néanmoins respirer par le biais des dépenses d’investissement. Elles ne vont pas être diminuées en tant que telles, mais il est possible de les tirer financièrement sur davantage d’années, en dotant plus ou moins les fonds selon la situation conjoncturelle». Par rapport à d’autres pays, le secteur public, au Luxembourg, a néanmoins le grand avantage d’avoir des réserves et une capacité d’endettement intacte, ce qui lui confère une marge de manœuvre plus forte qu’on ne l’imagine à première vue. «Mais il n’en reste pas moins vrai que la volatilité des recettes pour notre pays est beaucoup plus élevée que pour un grand pays», prévient le Cepros, qui ne cache pas son souhait que soit envisagée, en dépit d’une situation conjoncturelle favorable, une réflexion sur une stratégie globale à moyen et à long termes, pour assurer un meilleur développement dans la durée. Une

stratégie qui, surtout, ne tienne pas compte des intérêts sectoriels, aussi louables soient-ils. L’aspect de cette stratégie, qui sous-entend, si elle est bien menée, une durée dans le temps, constitue un des problèmes vitaux au Luxembourg. Or, comme expliqué précédemment, cela dépend finalement très peu du Luxembourg, mais davantage de l’Union Européenne. La législation sur la TVA dans le secteur Internet illustre parfaitement cet état de fait. Les grandes entreprises américaines (eBay, Amazon, Apple…) ont choisi le Luxembourg, benchmark européen en termes de taux de TVA. «Mais si la Commission de Bruxelles devait changer les règles du jeu au détriment du Luxembourg, cette catégorie de recettes, qui s’est rapidement développée, serait sérieusement ébranlée», prévient le Cepros. L’Etat luxembourgeois doit donc être en mesure d’utiliser la panoplie de tous les instruments qui peuvent exister ailleurs, et de le faire de manière plus efficace, car l’argent est plus volatil, dans la durée, que chez nos voisins. De l’argent, pourtant, l’Etat en a eu à sa disposition et à différentes périodes. Alors que la problématique des participations tient davantage d’un problème de gestion et de

Frank Wagener Administrateur-délégué Dexia BIL

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« L’Etat doit redéfinir sa ­ politique en matière de ­ gouvernance d’entreprise»

politique économique, celle de la Sécurité sociale est plutôt un problème d’équilibre financier auquel sont directement confrontés les partenaires sociaux. «Il y a un changement des règles de gouvernance à adopter rapidement, pour aller vers une gestion la plus professionnelle possible», estime le Cepros. La première démarche consisterait à confier cette gestion à des professionnels compétents, étant entendu qu’il apparaît inutile, par exemple, de confier la gestion de produits structurés à un établissement financier qui n’en maîtriserait pas la technique. Partant de là, l’autre difficulté consisterait, aussi, à vérifier et contrôler la performance de ces gestions et être en mesure de prendre les dispositions correctrices qui s’imposeraient pour optimiser le tout. Toute gestion confiée à des professionnels devrait alors s’inscrire dans un cadre parfaitement bien défini et structuré, garant d’une efficacité optimale.

Les six propositions du Cepros Ce qui précède résume les considérations de débats riches et animés avec les membres du Cepros, dans le souci d’apporter une contribution constructive au développement économique et social du pays. C’est dans ce

but que le Cepros fait les recommandations suivantes: 1. Etablir un plan de gestion des revenus générés par les participations détenues par l’Etat et en assurer la gestion dans une optique d’optimisation du portefeuille. 2. Réfléchir sur une redéfinition du statut d’administrateur public, établir des critères de sélection objectifs des représentants de l’Etat dans les entreprises, clarifier par écrit leur mandat et le rendre public. 3. Encourager le secteur privé à développer le domaine du private equity, du public private ­partnership et donner à la SNCI un rôle complémentaire. 4. Revoir le mode de gestion des réserves de la Sécurité sociale, en confiant la gestion à des professionnels ayant reçu un mandat précis. 5. Capitaliser une partie de la croissance dans des réserves destinées à garantir la pérennité du système de pensions et, plus généralement, l’avenir des générations futures. 6. Améliorer l’efficacité de la panoplie de mesures législatives et fiscales destinées à attirer les entreprises au Luxembourg. || Table ronde animée et retranscrite par Jean-Michel Gaudron * La table ronde s’est déroulée avant le dépôt du­ ­budget 2008, le 10 octobre dernier, dont vous retrouvez les grandes lignes en pages 32.

Michel Wurth Membre de la direction générale Responsable produits plats Europe ArcelorMittal

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Roger Hartmann

« Au Luxembourg, on a

déménagé les montagnes» Le CEO d’UBS Luxembourg revient sur ses six dernières années passées au Grand-Duché, en évoquant son bilan, ses passions, sa personnalité. ment qui représentent, presque de manière emblématique, la conclusion de son mandat. Monsieur Hartmann, vous êtes l’initiateur de plusieurs actions en faveur de la banque privée au Luxembourg. Vous y avez consacré beaucoup de temps et d’énergie. Vous quittez maintenant le Luxembourg avant leur véritable concrétisation. Ne laissez-vous pas, finalement, derrière vous une note d’inachevé? «C’est presque inévitable quand vous avez le type de vie que j’ai. Une vie qui n’est simple ni pour moi, ni pour ma famille. Puisque j’ai très rarement, dans ma vie, fait plus de cinq ans la même chose. Et aujourd’hui, on en arrive quasiment à sept ans au Luxembourg. Je suis carrément hors normes par rapport à la durée. Je suis arrivé à Luxembourg en mai 2001, dans une période difficile. Nous sommes à cette époque une dizaine de mois après le choc de Feira, le sommet européen qui allait faire aboutir à la directive européenne sur l’épargne. On se posait d’énormes questions sur le private banking. En plus, nous étions rentrés, en été 2000, dans l’explosion de la bulle spéculative liée aux dot.com, qui a provoqué un recul massif des marchés, suscitant un état d’esprit qui ne se caractérisait en aucun des cas par l’enthousiasme. Mon mandat en mai 2001 était relativement clair: identifier les potentialités futures de notre filiale au Luxembourg. Dans ce [>>ù126]

Photo: Julien Becker

Le 30 novembre prochain, Roger Hartmann quittera la direction d’UBS Luxembourg, après plus de six ans de bons et loyaux services. Sa décision quant à sa prochaine mission n’est pas encore arrêtée; il se laisse le temps de la mûrir. Arrivé au Grand-Duché en mai 2001 – dans une période d’incertitudes financières – pour identifier les éventuels pôles de redéploiement de la société, le directeur d’UBS Luxembourg ouvre rapidement une filiale en Belgique, accroît ses parts de marché en Scandinavie et multiplie les segments porteurs. Au final, la banque suisse aura, durant cette période, quintuplé le nombre d’actifs gérés et presque doublé son personnel. Parallèlement, ce Suisse de Lausanne aura multiplié les initiatives et actions en faveur de la place financière de Luxembourg, en laquelle il a toujours cru. «Le Luxembourg doit devenir une place d’excellence dans le domaine financier. Et elle en a les moyens», répète-t-il. La création d’un groupement Private Banking Group au sein de l’ABBL en juin dernier, puis les débuts en janvier prochain d’un cycle de formation de haut niveau en banque privée et gestion de fortune spécifiquement luxembourgeoise, figurent parmi les dernières réalisations du CEO avant son départ. Dont il ne verra d’ailleurs pas la concrétisation. Pourtant, à ses yeux, c’est bien le regroupement de toutes ses troupes sur le site du Kirchberg et l’inauguration du nouveau bâti124 PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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Pédagogie et excellence Parcours professionnel et personnel en quelques dates, du directeur d’UBS Luxembourg Né en Suisse en 1957, Roger Hartmann entreprend des études d’économie à l’Ecole des hautes études de l’université de Lausanne avant d’entrer à la Société de Banque Suisse en 1983. Ces 24 ans de carrière au sein de la banque helvétique – qui fusionnera en janvier 1998 avec l’Union des Banques Suisses et en gardera le nom – ont été jalonnés de mandats et missions principalement effectués à l’étranger: Londres, New York et Singapour. En mai 2001, il est envoyé au Luxembourg pour examiner les opportunités futures de la filiale. Confiant dans l’avenir de la Place, il développe l’assise du groupe suisse en ouvrant non seulement des filiales et bureaux au Benelux (2002), en Autriche (2003) et en Irlande (2005), mais aussi en intégrant les filiales Luxembourg de Ferrier Lullin (2002) et d’American Express (2005). Dans le même temps, il s’investit dans le positionnement des métiers de banque privée et de gestion de fortune au Luxembourg et tente de hisser la Place au niveau des centres financiers suisse et singapourien dont il s’inspire. «Nous avons dix ans de retard sur Singapour. Il y a du travail, mais nous pouvons réussir», rappelait-il. Parmi ses réalisations concrètes, il fonde une grappe de compétences au sein de l’Association des Banques et Banquiers, Luxembourg (ABBL), puis initie un programme de formation de haut niveau en banque privée, organisé par la Luxembourg School of Finance, et dont il ne verra cependant pas la concrétisation. Ses ambitions pédagogiques et d’excellence se poursuivent aussi dans la sphère sportive, avec la fondation du club CHL patinage de Luxembourg, dont il assume également la présidence. || M. A.

UBS Belgium, depuis Luxembourg, rentrait également dans cette profonde ligne de repositionnement. Nous avons été très rapides, car UBS Belgium, filiale de Luxembourg, a été ouverte en juin 2002. Sur la même lancée, nous avons ouvert une succursale à Vienne en avril 2003. Ce sont toutes des initiatives que je qualifierais de redéploiement. Ces initiatives étaient de votre fait ou faisaient partie de votre mandat? «Non, ce sont des initiatives qui sont de mon fait. Le mandat était suffisamment vague pour me permettre d’adopter les différentes approches. Et à partir de là vous avez des moteurs de croissance, la croissance engendrant la croissance, le succès amenant le succès. Puis, vous avez les marchés financiers qui repartent en 2003 et qui accélèrent encore la cadence. Au final, la masse d’avoirs sous gestion a été doublée tous les trois ans. Ce qui explique aujourd’hui que nous sommes exactement cinq fois plus grands que le jour de mon arrivée au Luxembourg, en termes d’avoirs sous gestion. Ce qui est un vrai succès. Avec un effet sur la main d’œuvre: nous sommes passés de 260 employés (équivalent plein temps) à 460. Mais aussi, dès le début 2005, sont apparues des réflexions fondamentales de relocalisation de tous nos bureaux.

Roger Hartmann (UBS): «Je me serais senti très mal à l’aise et complètement dans l’inachevé si je n’avais pas accompagné ces employés dans cette nouvelle maison. Et j’ai bien dit ‘maison’ plutôt que ‘bâtiment’».

Photo: Etienne Delorme

PORTRAIT

contexte morose de l’époque, j’ai tout d’abord établi un diagnostic de futur qui, aussi surprenant que cela puisse paraître, était optimiste. J’avais exprimé haut et fort mon optimisme fondamental par rapport au redéveloppement de la Place. Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que cela s’est effectivement passé ainsi. Les années 2001-2002 ont été difficiles, mais l’histoire a montré que dès 2003, l’optimisme exprimé en juillet 2001 était justifié et s’est concrétisé dans les faits. Mon mandat était de confirmer si Luxembourg était une bonne option pour le groupe UBS ou non. C’est une option que j’ai finalem­ ent éclaircie très rapidement. Nous avons, à l’automne 2001, commencé à mettre en place les piliers de redéveloppement. Avec des nouvelles initiatives et de nouveaux marchés que nous avons ouverts avec succès, tel le marché scandinave que nous avons extrêmement bien développé, dès 2001. Nous avons, en outre, com­mencé à travailler de manière extrêmement intelligente sur le développement d’un autre segment de clientèles, les intermédiaires financiers (les gestionnaires de fortune indépendants), à qui nous voulons offrir les services adéquats depuis le Luxembourg. Donc, vraiment des initiatives pour se repositionner dans la croissance, ouvrir des fenêtres… Et dans cette optique-là, la décision d’ouvrir

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Histoire

Se réinventer Implantée au Grand-Duché depuis 34 ans, UBS Luxembourg ne commence sa véritable expansion qu’en mai 2001, avec l’arrivée de Roger Hartmann à sa tête. C’est en août 1973 que la Société de Banques Suisses et l’Union des Banques Suisses implantent chacune une filiale au Luxembourg, suite notamment à une directive contraignante du régulateur helvétique sur les fonds d’investissement. A l’époque, les deux filiales ne totalisent qu’une quinzaine d’employés. En juin 1998, les deux banques fusionnent et donnent naissance au groupe UBS. Orientée principalement sur ses activités historiques de banque privée et de gestion de fortune, UBS Luxembourg va, durant cette période, développer un second métier de base axé sur l’administration des fonds et des dépôts. Et proposer des produits maison dédiés essentiellement à une clientèle suisse, d’Europe du Nord, et du Moyen-Orient. Mais c’est en mai 2001, avec l’arrivée de Roger Hartmann à sa tête, que la structure luxembourgeoise va cesser de ronronner, pour connaître un véritable essor et renouer avec ses racines de ban­ que privée. Aussi entame-t-elle, en 2002, une stratégie de repositionnement et d’expansion, avec l’ouverture de filiales à Bruxelles (2002), puis à Vienne (2003) et à Dublin (2005). Elle ouvre, en outre, des bureaux à Anvers et à Amsterdam (2006), puis bientôt à Salzbourg (octobre 2007). Parallèlement, elle ­acqui­ert Banque Ferrier-Lullin Luxembourg (2002) et American Express Luxembourg (2005). La banque mise ainsi sur les synergies de compétences et vise le développement d’un pôle de services spécialisés, vers une clientèle aisée et sur des marchés porteurs. Dans le même temps, elle instaure des partenariats avec un autre segment de clientèles que constituent les gestionnaires de fortune indépendants. Ainsi, durant cette période, UBS Luxembourg a quintuplé ses avoirs sous gestion, la banque ne souhaitant pas en communiquer les détails. Aujourd’hui, elle compte 475 employés au Luxembourg et quelque 160 collaborateurs dans ses filiales étrangères. «Nous sommes passés très clairement d’un cycle à un autre. Il faut se chercher de nouvelles niches, se réinventer à mesure que le temps passe, ce qui rend le marché intéressant. Nous sommes contents d’être au Luxembourg, d’y rester et d’y développer nos activités», expliquait récemment Roger Hartmann. || M. A.

Dans ce cadre là, le déménagement au Kirch­ berg représente presque de manière emblématique la conclusion de mon mandat. On m’a demandé si Luxembourg avait un futur, il en a un! On m’a demandé si des moteurs de croissance avaient leur place, ces moteurs de croissance ont été mis en place! Le bâtiment prouve que la stratégie a été juste. Et le bâtiment prouve par son ampleur qu’UBS continue de manière marquée à croire dans le futur de cette place financière. Je voulais partir au plus haut. Je prétends que dans ce mandat-là, je pars au plus haut! Pourquoi ce mandat habituellement de cinq ans a-t-il été prolongé? «A cause du bâtiment. Il fallait concrétiser ce bâtiment. Je me serais senti très mal à l’aise et complètement dans l’inachevé, si je n’avais pas accompagné mes employés dans cette nouvelle maison. Et j’ai bien dit ‘maison’ plutôt que ‘bâtiment’. Il aurait été impensable que je quitte au début de cette année, à neuf mois de cette fête. Bon sang, c’est le bon moment pour vivre une autre expérience! Vous sauriez nous dire où vous partez? «J’en suis aujourd’hui à un stade de ma vie où je veux prendre des bonnes décisions. La banque m’offre différentes possibilités que j’évalue. Et je vais continuer à les évaluer pour être sûr de prendre la bonne décision. Je ne suis pas encore pleinement décidé. Les pistes sont là. Il y a des éléments-clés dans ma vie professionnelle. Je ne vais jamais quelque part, si je ne suis pas profondément convaincu de la bonne portée du projet; il faut vraiment que je sois convaincu. Il faut que je sente que, dans une telle nouvelle mission, on peut arriver à vraiment créer de la valeur ajoutée, à vraiment faire avancer les choses. J’adore créer, innover. Je suis tout sauf un administrateur, un qui administre: c’est un monde où les choses sont là, il faut les gérer. Je suis plutôt un innovateur, un inventeur, j’ai besoin de créer. Une autre chose qui est chez moi totalement déterminante, c’est un vrai credo: dans l’endroit où je vais, je dois aimer les gens. J’ai

aimé les gens à Singapour où j’ai passé cinq ans (de 1995 à 2000). J’ai aimé les gens, j’ai adoré les gens. J’ai passé de 2001 à 2007 au Luxembourg. Et je peux dire que j’ai aussi aimé les gens. Il faut que je m’attache aux gens. Je ne peux pas travailler dans un endroit où on ne se sent pas bien. Et pour moi, avec toute la dimension émotionnelle de mon caractère, où la passion est importante, il faut que j’aime les gens. Si je ne les aime pas, je ne peux pas. Il faut que je sente l’endroit: c’est pour cela que je prends du temps et que je fais actuellement beaucoup de voyages. Si je ne sens pas l’endroit, c’est un ‘no go’. Qu’entendez-vous à ce stade de votre vie par «prendre de bonnes décisions»? «Il me reste encore une bonne douzaine d’années à travailler. Plus on avance dans la vie, plus les choix sont importants, plus il faut que je fasse des choix justes. Car on n’a pas tellement d’opportunités de se rattraper encore plusieurs fois. Je suis dans la banque depuis 24 ans. Et je crois que j’ai toujours loyalement suivi la banque dans les différentes missions. J’estime aujourd’hui être à un stade où il est important d’être encore plus sûr que la mission donnée est la bonne mission. Et de ne pas rentrer dans une mission qui ne sera pas aussi prometteuse qu’elle n’y paraît. Et comment mesurez-vous la justesse de vos choix? «Dans mes choix et décisions, il y a beaucoup d’estomac. Il y a plus d’estomac que d’analyse intellectuelle. Il faut voir et sentir si on peut vraiment apporter de la valeur ou pas. S’il y a un doute, il ne faut pas. Je suis beaucoup plus un pionnier et un constructeur, qu’un guerrier qui doit se battre dans des structures compliquées. Chaque mission a finalement besoin d’un certain profil pour réussir. Je crois que c’est important que la banque respecte ces différents profils. J’adore déménager les montagnes. Je pense qu’au Luxembourg on a déménagé les montagnes. Par les mesures qui ont été prises, cette banque aujourd’hui n’a absolument plus rien à

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voir avec celle que j’ai reprise en 2001. C’est ce que j’aime et c’est ce qui me motive. Je sais que cette banque apporte une valeur ajoutée totalement différente au groupe, par rapport à la structure dont j’ai hérité. Quelle valeur ajoutée UBS Luxembourg a-telle apporté au groupe? «Je pense que nous sommes devenus une plateforme totalement incontournable en Europe, pour tout ce qui touche au business cross-border, aux montages financiers complexes qui, grâce aux structures luxembourgeoises, permettent d’offrir a nos key clients des solutions très professionnelles, pragmatiques et sur mesure. Aujourd’hui, le groupe dans son ensemble nous reconnaît cette compétence de pouvoir structurer des besoins complexes et sophistiqués. En 2001, nous n’étions pas ‘on the map’, comme disent les Anglo-Saxons. Je suis aujour­ d’hui certain que nous le sommes désormais vraiment: présents, reconnus, parmi les tous premiers, incontournables. Et c’est important pour le Luxembourg. Car chaque banque qui parvient à augmenter sa valeur et son degré de reconnaissance dans chacun de ces groupes, c’est important pour la Place.

On a l’impression que vous vous impliquez intégralement dans vos missions «Quand je vais dans un endroit, je m’implique totalement: j’ai présidé le groupe suisse de l’ABBL durant six ans (trois mandats de deux ans), j’ai été le président fondateur du groupement Private Banking Group de l’ABBL, et par un soutien actif et récurrent de la Luxembourg School of Finance, je suis totalement ‘instrumental’ dans la mise en place de cette formation de 3e cycle (banquier privé certifié) proposée par la ����������������������������������������� LSF�������������������������������������� et qui sera mise en place en janvier 2008. Une forte implication qui dépasse le cadre professionnel, car je suis également le président d’un club sportif, ici au Luxembourg, le CHL Patinage Artistique Luxembourg, le seul club de patinage artistique du pays. Un club sportif se gère-t-il autrement qu’une banque? «Il y a beaucoup de similitudes et de parallèles: dans la délégation, être entouré par les bonnes personnes, être optimiste, comme dans la banque. Toujours voir un futur positif. Cet investissement dans les jeunes, on le vit également dans la banque. Finalement les parents nous confient ces jeunes entre quatre et

18 ans et veulent que ces enfants se développent dans leurs compétences sportives. L’enthousiasme est le même, les difficultés sont les mêmes et pourtant, ce sont des secteurs complètement différents. Cela m’a quelque part rapproché des Luxembourgeois. C’est une période qui m’a fait énormément plaisir. Que ce soit la banque ou ce club de sport, tout ceci va énormément me manquer. La séparation sera douloureuse. Regardez-vous en arrière parfois? «Oui, je regarde en arrière parfois. Mais je crois qu’il faut arriver à se déconnecter de la notion de regret. De nouveau, parce que la vie est courte et parce qu’il faut maximiser les expériences. Vous accordez beaucoup d’importance à la transmission du savoir et des compétences... «Une fois que j’aurai fini une partie de ma vie active – qui va encore durer une certaine période chez moi – c’est évident, c’est clair et je le vois, pour autant que la santé joue, je vais rendre une partie de mon savoir, par l’enseignement au niveau académique, et par un enseignement pra­tique. Je veux enseigner plus tard de nouveau. J’aime bien enseigner, j’adore enseigner. Je le fais

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Roger Hartmann (UBS): «Mon mandat était de con­firmer si luxembourg était une bonne option pour le groupe UBS ou non. C’est une option que j’ai finalement éclaircie très rapidement. Nous avons, à l’automne 2001 commencé à mettre en place les piliers de redéveloppement».

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« J’en suis aujourd’hui à un stade de ma vie où je veux prendre des bonnes décisions».

actuellement très partiellement. Je suis très impli­qué dans le comité de pilotage de la Luxembourg School of Finance. Et j’enseigne un tout petit peu avec le professeur Beaulieu la stratégie bancaire. Nous conduisons ensemble un work­ shop annuel. J’adore les étudiants. Enseigner, c’est une espèce de seconde nature. C’est une passion qu’on retrouve dans votre projet sportif «Oui, c’est de l’enseignement, avec l’objectif d’obtenir les meilleurs résultats possibles aux compétitions. Mais, quelque part, cela passe aussi par de la formation. C’est une école de formation, donc une école de vie. Est-ce que la banque est une école de vie? «Oui, je pense qu’il faut le prendre comme cela. Je crois qu’en 24 ans la banque m’aura profondément changé. Si je n’avais pas été chez UBS, j’aurais eu une vie différente et j’aurais été un personnage différent. Je crois que l’environnement professionnel finit par façonner les personnes, surtout quand on travaille pour une entreprise qui a une culture relativement forte et marquée. La banque amène aussi de la rigueur, beaucoup de rigueur. C’est important. Et cette perception du risque, cette balance entre les affaires et le risque, je trouve cela passionnant. No risk no business. Mais c’est plutôt cette analyse permanente dans la gestion des affaires. Et quand on gère des affaires, comment gère-t-on ce risque? Et quels risques veut-on par rapport à quelles affaires? C’est une belle équation. C’est très entrepreneurial et j’aime cela. Et c’est quelque part une école de vie, car on n’a pas fini d’apprendre, on découvre sans arrêt de nouveaux risques. Y a-t-il un style de management Roger Hartmann? «Oui, j’en suis convaincu. J’essaie en permanence de communiquer ma passion, ma passion du travail bien fait, de la motivation. Ma passion de la qualité. Je suis un CEO très proche et très fier d’être proche des gens. Et qui pense que cette proximité aide à mieux comprendre les besoins des gens. Je suis finalement très informel. Les gens me le disent, me le valident. Notre

banque est un monde où l’on n’a pas construit trop de barrières, finalement. J’ai, dans mon bureau de CEO, une politique de porte ouverte. Comme je vois encore beaucoup de clients. Je dois voir beaucoup de clients, pour avoir mes compas et mes boussoles bien alignés, pour bien comprendre ce que le client veut de nous. Je dois sentir le marché. Quel message allez-vous transmettre à votre successeur? «Je vais essayer de lui communiquer cette passion et cet optimisme fondamentaux sur le futur de cette place financière. Pour qu’il puisse lui aussi continuer à développer UBS à Luxembourg. Il y a encore de superbes années devant nous ici. Je suis un optimiste invétéré de Luxembourg. Et je continuerai à le faire savoir dans mes missions futures. Je pense également qu’il y a de très bonnes personnes qui m’ont entouré pendant ces six années, de très bonnes personnes aussi sur la place financière qui vont reprendre le flambeau et continuer à avancer. Je crois qu’il y a suffisamment de très bonnes ressources sur la Place pour pouvoir continuer à travailler de manière récurrente sur ces différents projets. Avez-vous connu des échecs au cours de votre carrière? Et quel enseignement en tirezvous? «Je crois que la notion d’échec est quelque part relative. C’est important de ne jamais perdre la foi. Il faut être persévérant dans ce qu’on fait. Ne jamais abandonner. La première fois que je suis allé présenter à Zurich cette idée de filiale UBS en Belgique, on m’a dit: ‘Ecoute, Roger, ton projet est très sympa, mais ce n’est vraiment pas notre priorité. Retourne à tes crayons et essaie de faire autre chose’. Non, ce n’est pas cela. Je crois qu’on ne retourne pas à ses crayons. On insiste car on sait que ce qu’on veut amener est juste, que la cause est noble, on sait que c’est dans l’intérêt de tous. C’est important de persévérer. Ne jamais abandonner: c’est un enseignement que je retire des différentes expériences. Surtout si on est sûr d’avoir raison. Il faut aller jusqu’au bout et il faut y croire». || Propos recueillis par Marc Auxenfants

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Striving for perfection.

Business process outsourcing solutions for the financial industry.

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g r a n d a n g l e · Portfo � �� � � ��l io ��

Amb a s s a d e u r s 

De la diplomatie au commerce Actif sur la scène politique européenne et mondiale, le Luxembourg l’est également sur le plan économique. Il s’appuie notamment sur son réseau d’ambassades, de consulats et de bureaux du commerce chargé d’assurer la promotion du pays et de favoriser les échanges internationaux. Une démarche qui s’accompagne d’un souci de soigner la qualité de l’accueil pour les nombreux étrangers résidant sur son territoire. Photos: Andres Lejona

Les principaux partenaires commerciaux du Luxembourg sont ses voisins. Ils absorbent près de 58% des exportations. En 2006, le total des exportations (chiffres provisoires – source Statec) s’élevait à 11,3 milliards d’euros, en nette progression comparé à 2005: 10,3 milliards. Dans le détail, l’an dernier, l’Allemagne (2,87 milliards d’euros), la France (1,9 milliard) et la Belgique (1,38 milliard) sont respectivement les trois principaux «clients» du Grand-Duché. Suivent des pays comme l’Italie (639 millions), le Royaume-Uni (522 millions), l’Autriche (357 millions) et, dans une moindre mesure, le Portugal (58 millions). En qui concerne les importations, elles ont progressé entre 2005 et 2006. En 2006, elles montaient à 15,58 millions d’euros contre 14,19 mil­ lions l’année précédente. Parmi les premiers «fournisseurs» du Luxembourg, on retrouve ses trois principaux clients, mais les places sur le podium sont différentes. La Belgique (5,58 millions d’euros) occupe la plus haute marche devant l’Allemagne (4,28 millions) et la France (1,8 million). A eux trois, ils représentent plus des deux tiers du montant des importations. Une forte activité sur les marchés de proximité qui s’accompagne de démarches à l’échelon de l’Europe élargie. Le Luxembourg est actif dans les «nouveaux» Etats membres, mais également dans de nombreux pays tiers. L’importance des échanges commerciaux n’y est pas symbolique, à l’image des exportations en direction de la Suisse (145,3 millions d’euros en 2006) ou des USA (377,4 millions d’euros). Pour assurer le développement de ses échanges et les multiplier à l’avenir, le Luxembourg mise notamment sur ses 22 ambassades à travers le monde, essentiellement en Europe, mais également aux Etats-Unis, en Chine ou au Japon, ainsi que sur ses 120 consuls et 17 conseillers du commerce extérieur. Ensemble, ils travaillent à la promotion du Grand-Duché mais permettent également aux entreprises luxembourgeoises de nouer des contacts à l’étranger en leur fournissant du conseil et de l’assistance.

Les ambassades ont d’ailleurs un rôle important à jouer pour permettre au Luxembourg de profiter pleinement de la croissance des marchés émergents comme la Chine, par exemple, et cela, en faveur des grands groupes comme des petites et moyennes entreprises. Afin de renforcer encore ces démarches, il est prévu d’élargir prochainement le réseau diplomatique.

Soigner l’accueil des étrangers La visibilité et le prestige à l’international, sur le plan politique, économique mais également culturel ou social, résident également dans la présence du «monde» à Luxembourg. Une reconnaissance qui se traduit par la présence sur le territoire de nombreuses ambassades étrangères, une vingtaine, sans compter les représentations et les consulats. Mais également par l’accueil de diverses institutions européennes comme la Cour des Comptes européenne, la Banque Européenne d’Investissement ou bien encore la Cour de Justice composée de la Cour et du Tribunal de première instance de l’Union européenne, actuellement présidé par un Luxembourgeois, Marc Jaeger. Ce sont ainsi environ 10.000 fonctionnaires européens avec leurs familles qui sont installés au Grand-Duché. A ces fonctionnaires s’ajoutent des milliers d’étrangers travaillant dans le privé, au sein de grosses entreprises notamment. Sur environ 476.000 habitants (prévisions 2007), le Luxembourg abrite 41% de résidents étrangers, notam­ment 73.700 Portugais, 25.000 Français, 19.000 Italiens, 16.500 Belges, 11.300 Allemands, 4.900 Britan­niques ou bien encore 2.500 citoyens américains. Au total, 198.000 étrangers résident sur le territoire national, autant «d’ambassadeurs» de leurs pays au Grand-Duché, mais également du Luxembourg à l’étranger. || Fabrice Barbian

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Roberto Bettarini, 60 ans, ambassadeur d’Italie, en poste depuis novembre 2006. Il était, depuis juillet 2006, collaborateur direct du chef du protocole diplomatique de la république italienne au ministère des Affaires étrangères à Rome.

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Charles Henri d’Aragon, 62 ans, ambassadeur de France, en poste depuis septembre 2007. Il a été auparavant, entre 2004 et 2007, ambassadeur de France à Riyad (Arabie Saoudite).

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Ingrid Apelbaum-Pidoux, 59 ans, ambassadeur de Suisse, en poste depuis décembre 2002. Elle a été, les deux années précédentes, ambassadeur au Sénégal, en Gambie, au Mali, en Guinée-Bisasu et au Cap-Vert, avec résidence à Dakar (Sénégal).

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Peter Bateman, 52 ans, ambassadeur du Royaume-Uni, en poste depuis septembre 2007. Les deux années précédentes, il a occupé le poste d’ambassadeur en Bolivie.

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Hubertus von Morr, 60 ans, ambassadeur d’Allemagne, en poste depuis août 2006. Entre 2003 et 2006, il avait été consul général au Brésil.

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Alain Kundycki, 59 ans, ambassadeur de Belgique, en poste depuis octobre 2006. Il occupait, jusqu’alors, le poste de directeur-adjoint au cabinet du ministre des Affaires étrangères à Bruxelles.

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Christine Stix-Hackl, ambassadeur d’Autriche depuis septembre 2007. Entre 2000 et 2006, elle a été avocat général à la Cour de Justice des Communautés européennes.

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Rui Alfredo de Vasconcelos Felix-Alves, 62 ans, ambassadeur du Portugal depuis décembre 2003. Les deux années précédentes, il avait été directeur de cabinet des Affaires économiques au ministère des Affaires étrangères à Lisbonne.

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Ann Louise Wagner, 45 ans, ambassadeur des Etats-Unis, en fonction depuis septembre 2005. Elle fut, entre 2001 et 2005, co-présidente du parti national républicain américain et présidente du parti républicain de l’Etat du Missouri.

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g r a n d a n g l e · E c onom i s t c l u b

Les experts américains, dont l’économiste et Prix Nobel James Heckman, exigent non seulement une éducation extra-scolaire gratuite, mais également un investissement dans la qualité de l’éducation, notamment dans la formation initiale et continue du personnel ainsi que dans la gestion.

High/Scope Perry Preschool Program

Coûts

Bénéfices

$40.000

$80.000

$120.000

$160.000

Economies en matière d’éducation Economies en matière de mesures sociales Impôts sur salaires Economies en matières de mesures correctives/criminalité

$200.000

Source: High/Scope Perry

$0

L E b i l l e t d e l ’ E c onom i s t C l u b l u x embo u r g

L’économie de l’éducation «Education» n’est pas synonyme d’«enseignement» même si au Luxembourg l’Education nationale s’occupe d’abord des écoles. L’éducation a pour objet la promotion du développement de l’enfant avec toutes ses facettes. Mais la discussion sur l’éducation extra-scolaire tourne souvent autour de considérations financières. Un coût supplémentaire partiellement acceptable dans une société riche?

L’image de l’enfant dans la société contemporaine est bien souvent marquée par sa valeur économique ambivalente. En effet, ces dernières années, les démographes ont insisté sur un manque d’enfants. L’Etat-Providence, notamment en ce qui concerne le financement des pensions, voit ses bases en danger dans un futur plus ou moins proche. L’économie a entendu «manque de ressources humaines» pour assurer sa croissance de manière continue. Un manque de ressources qualifiées est toutefois déjà sensible aujourd’hui. L’économie et la politique ont décelé le réservoir que constituent les femmes qui ne travaillent pas en dehors de la cellule familiale. Désormais, les femmes sont vivement encouragées à s’investir dans une vie professionnelle – stratégie de Lisbonne oblige. Dès lors, le problème des enfants se pose de manière inverse – que faire de tous ces enfants dont les mères n’ont plus le temps d’en assurer la garde? La politique y répond par la création de structures d’accueil. Au Luxembourg, à côté de l’offre scolaire, se développe enfin une offre extra-scolaire avec la création de maisons-relais – telles que prévues par le règlement grand-ducal du 20 juillet 2005 concernant l’agrément à accorder aux gestionnaires de maisons-relais pour enfants (0-12 ans) – approchant la couverture géographique totale, du moins pour les enfants scolarisés. Cette offre extra-scolaire est flexible, c’est-àdire qu’elle propose des horaires flexibles avec

des heures d’ouverture élargies et les parents ne paient plus que les temps de présence réels de leurs enfants, contrairement aux structures classiques où il fallait inscrire les enfants à temps plein ou alors à mi-temps. Une offre a priori donc plus adaptée et moins coûteuse! Néanmoins, Audrey Bousselin du CEPS (Vivre au Luxembourg No17/2006) nous apprend que l’accueil professionnel n’atteint que très partiellement les enfants qui profiteraient le plus de la socialisation dans les structures d’accueil, en particulier par l’apprentissage de la langue (luxembourgeoise). Les familles immigrées, en particulier portugaises, s’orientent plutôt vers un mode de garde non qualifiée, notamment des gardiennes de jour. On sait qu’au Luxembourg, l’éducation n’assure pas l’égalité des chances. Ce fait est connu grâce à l’étude MAGRIP (matière grise perdue) depuis bien trente ans. L’ascenseur social ne fonctionne pas et une partie du capital de matière grise se perd ainsi parce que le système éducatif n’arrive pas à promouvoir le développement de tous les enfants. L’accueil extra-scolaire comme nouvel élément de l’éducation ne fait que renforcer cette situation si l’accueil professionnel est réservé aux enfants qui bénéficient déjà dans leurs familles d’un capital socioculturel facilitant l’acquisition de compétences. La division de l’éducation en des systèmes scolaire et extra-scolaire, gratuit et payant, a déjà par ailleurs manifesté des petits effets pervers

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Et les emballages renaissent

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g r a n d a n g l e · E c onom i s t c l u b

« Devrait-on rendre l’accueil

gratuit comme l’école ou trouver une tarification sociale plus adaptée à la situation, partant du principe que ce qui ne coûte rien n’est pas respecté?» comme l’a raconté récemment un inspecteur d’école: suite à l’ouverture d’une maison relais à côté de l’école, les instituteurs et institutrices se sont adressés aux responsables communaux pour demander d’être déchargés de la supervision de l’arrivée des élèves le matin, étant donné que l’accueil avant les cours tombe dans les responsabilités de la maison-relais. Ceci paraissait logique et les responsables communaux acceptaient. Le mois suivant, les parents ont reçu une facture de la maison-relais… Encore ce symptôme n’est-il rien en comparaison des conséquences négatives de la dissociation de l’accueil extra-scolaire de l’école pour les enfants. Toutefois, si les enfants ne peuvent pas accéder à toutes les offres éducatives, il est vain d’insister sur d’autres facteurs. Le prix de l’accueil est donc problématique. Devrait-on alors rendre l’accueil gratuit comme l’école ou trouver une tarification sociale plus adaptée à la situation – partant du principe que ce qui ne coûte rien n’est pas respecté? Pour nous inspirer, revenons à quelques études présentées lors de la conférence «The Economic Impact of Child Care and Early Education. Financing Solutions for the Future» organisée par Legal Momentum et le MIT Workplace Center at the Sloan School of Management en décembre 2004. Suite ������������������������������������� à un programme d’éducation précoce gratuit pour les enfants de familles défavorisées, celles-ci ont été suivies, tout comme une population-témoin pendant 40 ans. Les résultats à court terme selon l’étude High/ Scope Perry (Etats-Unis) sont, entre autres, la création d’emplois, l’achat de biens et services et une productivité accrue. A long terme, le coût de l’éducation baisse, étant donné que les mesures de rattrapage (appui, redoublement) perdent au fur et à mesure leur raison d’être. Le niveau de compétence et de qualification (diplômes) augmente et les jeunes étant mieux préparés au monde du travail, les salaires sont plus élevés (14%), d’où un effet positif également sur les impôts perçus. En même temps, la criminalité est moindre et les coûts des mesures sociales (RMG, thérapies, etc.) diminuent. L’étude a montré un gain de 12,90 dollars pour chaque dollar investi dans le

programme d’éducation précoce – un rendement qui ferait rêver bien des investisseurs! Ainsi, il serait intéressant d’évaluer le bénéfice pour la société luxembourgeoise d’un tel programme d’éducation précoce, basé sur un accueil complet de l’enfant et de ses parents. Rappelons qu’au Luxembourg, l’offre de quelques heures par jour pour les enfants, à partir de trois ans augmente la charge d’organisation pour les parents qui travaillent à deux, du fait qu’ils doivent organiser plusieurs gardes et prises en charge. D’abord, une étude de l’apport de l’année scolaire supplémentaire s’avère nécessaire. Ensuite, une analyse de l’envergure de l’étude américaine étant discutable au Luxembourg, l’étude de l’éducation précoce et de son importance économique pour mesurer les effets à court terme serait cependant à portée de main. Si l’étude High/Scope Perry a uniquement pris en compte les familles les plus faibles, d’autres analyses montrent que les enfants des classes moyennes profitent également d’une éducation précoce. Une étude de l’Université de Georgetown, présentée par Deborah Phillips et Steve Barnett, montre que le problème de l’échec scolaire n’est pas uniquement l’apanage des enfants pauvres et que l’éducation précoce apporte une nette amélioration générale. On peut observer, au Luxembourg, un taux de 12,9% de jeunes quittant l’école sans diplôme (2004-2006, MENPF) alors que le taux de risque de pauvreté infantile à ce moment se trouvait encore bien en dessous des 10% (6,9% en 1998 et 13,7% en 2005, SILC), d’où un champ d’action pour des programmes d’éducation précoce. Alors que faut-il faire pour mettre en marche ce cercle vertueux? En effet, les experts américains, dont l’économiste et Prix Nobel James Heckman, exigent non seulement une éducation extra-scolaire gratuite, mais également un investissement dans la qualité de l’éducation, notamment dans la formation initiale et continue du personnel ainsi que dans la gestion. Un sujet pour un autre billet… || Danielle Schronen, membre de l’Economist Club Luxembourg; www.ecl.lu

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Egouvernance

Quand l’administration soigne sa ligne Initiée par les instances européennes en 2000, mise en place en 2005 au Luxembourg, la gouvernance électronique ne se limite pas uniquement aux sites et portails institutionnels qui fleurissent et se succèdent sur la toile. Photo: Julien Becker

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Il ne s’écoule pas un mois sans qu’une administration annonce la mise en ligne de son site Internet. Une façon certaine pour un ministère de se faire profiler, quitte à corriger ensuite les ratées d’un projet Web trop vite mené. Pourtant, la présence Internet de l’Etat ne saurait se limiter à ces fenêtres institutionnelles sur la toile. Elle vise surtout des objectifs économiques et sociétaux à long terme, et revêt des enjeux politiques qui dépassent de très loin le simple cadre des effets d’annonces ministérielles. «L’administration en ligne a cessé d’être un simple jouet politique. C’est devenu un outil de gouvernement essentiel pour moderniser les administrations publiques en Europe», expliquait, en avril 2006, Viviane Reding, la Commissaire européenne chargée de la société de l’information et des médias. C’est en mai 2005 que l’egouvernance voit le jour au Luxembourg, avec l’adoption par le gouvernement d’un plan directeur de la gouvernance électronique, dont l’objectif principal était de mettre les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) au service du citoyen et de la réforme administrative. Cette décision faisait suite aux initiatives prises lors du sommet européen de Feira de juin 2000 qui allaient se concrétiser par le plan d’action communautaire eEurope 2005, ambitionnant de faire du Vieux Continent l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde. Ce programme allait bientôt être rapidement revu par l’initiative i2010, un nouveau cadre stratégique visant, pour 2010, une société européenne de l’information, favorisant une économie numérique ouverte et compétitive et valorisant les TIC comme moteur pour l’inclusion et la qualité de vie.

Plan directeur C’est dans ce contexte européen que le programme eLuxembourg a été instauré, afin de transposer au niveau national les ambitions stratégiques de Lisbonne. Dans la [>>ù148] PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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benchmarking

Peut mieux faire Chaque année, Capgemini évalue les services publics de base en ligne de 31 pays européens. En septembre 2007, Capgemini publiait sa septième évaluation des services publics de base en ligne en Europe. La société de services informatiques dressait pour l’occasion un tableau comparatif incluant, entre autres critères, la disponibilité totale du service public en ligne (service intégralement assuré via Internet) et la sophistication du service public (répertoriant cinq degrés de service proposé, de l’information basique au service proactif et personnalisé). Cette année, dans les deux domaines, l’Autriche arrive en tête avec respectivement un taux de 100% et de 99%, suivie de la Slovénie et de Malte, la moyenne européenne se situant à 58%, pour la disponibilité totale, et à 76% pour la sophistication. Quant au Luxembourg, Capgemini note un taux de disponibilité totale en ligne de 40%, certes bien en dessous de la moyenne européenne, mais qui a progressé de 15% en un an, plaçant toutefois le pays à la 27e place. Concernant la sophistication, le pays affiche un taux de 67%, avec trois services sur neuf qui atteignent ainsi l’ultime étape du service proactif et personnalisé, ce qui le rapproche de la moyenne européenne. Quant à l’approche centrée utilisateur, l’Etat luxembourgeois se situe à 4%, loin au-dessous de la moyenne européenne qui se monte à 19%. Le portail national du Luxembourg, enfin, reçoit la note de 57%, pour une moyenne européenne de 75%. «Il y a encore de la place pour une amélioration tant de l’utilisabilité que de la personnalisation du service public en ligne», note Capgemini. || M. A.

foulée, le Comité de coordination pour la modernisation de l’Etat avait présenté un plan directeur de la gouvernance électronique, véritable feuille de route énonçant les objectifs et les domaines d’action que l’Etat se doit d’entreprendre, pour mener à bien ce grand chantier. Le document donne tout d’abord une définition du concept de «gouvernance électronique» (ou egouvernance). Il s’agit de «l’ensemble des mesures ou décisions qui contribuent à définir le cadre dans lequel évoluent la société du savoir, l’administration électronique et, plus généralement, les TIC». Si, toutefois, la notion se limite à la gouvernance électronique publique uniquement, elle s’inscrit dans un cadre plus large de modernisation de l’Etat, au travers notamment des mesures de standardisation, de moyens technologiques, de refonte organisationnelle et de réforme administrative. Concrètement, cinq grands objectifs ont été fixés: transparence (communication claire, précise et accessible des gouvernants), inclusion et participation (intégration et participation de tous à la vie publique), efficience et efficacité (services de qualité répondant aux besoins des citoyens, compétitivité économique accrue de l’Etat et du secteur privé, savoir (augmentation des connaissances et du savoir de tous). Pour réaliser ces objectifs, le plan directeur énonce les domaines d’action dans lesquels s’inscrit cette gouvernance électronique: l’organisation et la gestion, le contenu et les services, les technologies et les infrastructures, l’éducation et la formation, la sécurité et la vie privée, le cadre législatif. Il fixe en outre les types de projets Web qui accompagneront cette présence Internet de l’Etat, comprenant des portails horizontaux (guichet unique pour entreprises, portails de la législation, des impôts…), des portails thématiques verticaux (portail de la santé, portail des sports…), des sites institutionnels (des ministères, administrations, ou d’autres organismes publics), des newsletters, des Intranets et extranets, ainsi que des systèmes de Gestion Electronique de Documents (GED) dotés de solutions de numérisation, de classification, d’archivage et de recherche transversale via un

système central de gestion de contenu (Content Management System).

Benchmarking A ce jour, plus d’une centaine de ces projets a été réalisée. Autant sont dans le pipeline. «Nous sommes arrivés à une première étape, celle de l’information, explique Claude Wiseler, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Nous passons à une prochaine phase qui est celle de la communication avec le citoyen qui a la possibilité d’avoir toute l’administration publique sur réseau et de pouvoir effectuer la grande majorité des opérations d’où il le souhaite et quand il le souhaite». Aujourd’hui, qu’en est-il concrètement des services de base proposés au Luxembourg? Depuis sept ans, Capgemini dresse, pour le compte de la Commission européenne, un tableau comparatif des 20 services publics de base «eGovernementaux» (parmi lesquels l’imposition sur le revenu, les bibliothèques publiques, les déclarations à la police notamment) auprès des Etats membres de l’Union européenne et de quatre pays non communautaires (Islande, Suisse, Norvège, Turquie). L’étude (voir encadré ci-contre) se base en premier lieu sur l’évaluation Web classique de plus que 5.000 agences publiques et de 14.000 pages Web. Dans cette septième édition publiée en septembre dernier, la société de services en ingénierie informatique note l’effort important fourni par le Luxembourg dans les domaines de la disponibilité en ligne des services de l’Etat. Mais elle regrette leur faible approche centrée utilisateur. Le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative relativise ces résultats de benchmarking européens. «Les benchmarkings ne veulent pas tout dire: certaines spécificités de notre pays, liées à sa petite taille, nous amènent à prendre des options qui ne sont pas prises en compte dans de telles études, rappelle Claude Wiseler. Je crois que justement la prochaine étape que nous allons franchir est une étape importante, avec la mise en place de LuxTrust, qui va nous donner un boost important dans tous ces benchmarks». || Marc Auxenfants

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claude wiseler

«On n’est pas encore très bien placé aujourd’hui...» Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative revient sur le programme de gouvernance électronique de ces trois dernières années. Si, malgré de gros progrès, le luxembourg ques d’Internet et toute la programmation des reste en dessous des moyennes européennes, la mise en place des structures à clé publiques ramènera certainement le pays à un rang plus honorable. Le déploiement de la signature électronique se fera en 2007 pour les professionnels, puis sera étendue au grand public d’ici 2008, prévoit le ministre. Monsieur le Ministre, comment définiriezvous le programme egouvernance? «Le programme d’action egouvernemental est né au début de la décennie, au cours de la dernière période législative. Avec justement pour finalité de veiller à ce que le service des ministères et des administrations soit assuré en ligne et que les citoyens puissent avoir les informations nécessaires sur Internet. La majorité des efforts aura consisté, au début du projet, à mettre en ligne les administrations. Avec un certain nombre de sites, souvent des sites très statiques, tels les sites d’information. Mais à l’époque, c’est ce qu’on avait souhaité, et c’était là une première étape. Il y a une soixantaine de sites Internet publics qui sont nés à cette époque-là. Une charte graphique a été aussi mise en place pour veiller à la présence d’Internet. Une charte qui entre dans sa deuxième version… «Qui est dans sa deuxième version, car cela a évolué à partir d’une charte graphique vers une charte de confort d’utilisation, une charte d’ergonomie qui fait également attention à l’e-inclusion, c’est-à-dire à l’accessibilité pour des personnes qui ont des problèmes. Tout cela évolue bien sûr dans le temps. A l’époque avait été lancée une campagne de Safer Internet pour sensibiliser le public aux ris-

débuts de l’Internet Stuffen afin de pouvoir offrir à tout le monde l’accès à Internet et de veiller à ce que la fracture numérique soit réduite à un minimum. Ce sont les grands axes qui ont été développés durant la dernière législature. Qu’en a-t-il été à partir de 2004? «On a observé un certain nombre de changements, d’abord au niveau de l’organisation, ensuite au niveau des formalités. Mais ce sont des changements qui étaient évidemment dans l’air du temps. Au niveau de l’organisation, c’est le fait que le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative a eu le programme sous sa tutelle et a concentré un certain nombre de compétences, notamment le Centre informatique de l’Etat et le Service eLuxembourg; ce qui a donné un regroupement plus logique et efficace des compétences. Ensuite, nous avons opéré au ministère une façon de travailler qui me semble logique et efficace. Nous avons un groupe de travail, appelé ePlanification groupe, qui se réunit tous les mois, et qui compte le Service eLuxembourg, le CIE et le ministère lui-même. Je préside ce groupe de travail, car je souhaite simplement être au courant de l’avancée des dossiers et pouvoir guider cela dans un travail de suivi régulier. Nous avons, en outre, mis en place un comité de coordination et de modernisation de l’Etat qui regroupe le ministère de la Fonction publique, et les autres ministères (Etat, Economie, Sécurité sociale, Classes moyennes, Finance…) qui se réunit tous les deux ou trois mois pour coordonner les projets trans-ministériels. Et donc là, je souhaite que tous les ministères importants soient associés au processus de décision.

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Photo: Julien Becker

Claude Wiseler: «Nous sommes en fait un des pays où l’offre de sites institutionnels est la plus utilisée».

Quel pourrait être un exemple de projet trans-ministériel? «Le Guichet unique, puisque tous les ministères ont participé à ce projet. La gestion électronique de documents (GED) qui est un outil de travail commun ou bien LuxTrust, avec la signature électronique. Nous sommes arrivés à une première étape, celle de l’information. Nous avons mis en place plus de 120 sites Internet informatifs, tout un système extrêmement performant d’Internet Stuffen, ainsi que toute une série de cours de formations aux outils Internet. Nous passons à une prochaine phase qui est celle de la communication avec le citoyen, qui a la possibilité d’avoir toute l’administration publique sur réseau et de pouvoir effectuer la grande majorité des opérations d’où il le souhaite et quand il le souhaite. Et nous sommes sur le bon chemin. Ceci suit à nouveau plusieurs étapes: la première étape, tout d’abord, c’est la mise à disposition; avec la possibilité uniquement de télécharger des formulaires. Celle-ci est presque entièrement réalisée. La deuxième étape était de proposer des formulaires intelligents. Ces formulaires peuvent être remplis en ligne, avec des champs obligatoires, des calculs… L’étape suivante se fait grâce la signature électronique, avec LuxTrust.

Le déploiement de cette signature électronique se fera en 2007 au niveau professionnel et en 2008 pour le grand public. Mais on est prêt. Cela nécessite aussi parfois des adaptations législatives, à l’exemple du timbre fiscal obligatoire. La dernière étape consiste à faire en sorte que le traitement des données soit entièrement informatisé et que les formalités soient effectuées entièrement par l’outil électronique, avec néanmoins un contrôle humain. A l’exemple de la déclaration annuelle de TVA, un site a été mis en place, au travers duquel les déclarations de la TVA sont déjà renvoyées de façon électronique aux administrations. En 2006, nous avons enregistré 40.050 déclarations électroniques de TVA. Un autre axe de travail me paraît aussi important. Jusqu’à présent, nous avons opéré de façon sectorielle, ministère par ministère. Le ministère ou l’administration a mis en ligne un site Internet correspondant à sa compétence. Mais encore faut-il savoir quel ministère ou quelle administration s’occupe de quoi. Nous essayons désormais d’avoir une approche où le citoyen n’a plus besoin de savoir comment fonctionne l’Etat. Nous avons regroupé cela sous des portails ou des guichets uniques avec des thématiques et un point d’entrée unique.

Mais il n’est pas possible d’accéder à l’Administration qu’avec l’Internet uniquement. Donc, il nous faut également toujours préserver cette possibilité d’avoir un contact physique avec l’Administration. Où en est-on au Luxembourg par rapport aux autres pays européens? «En 2003-2004, nous étions mal placés dans les benchmarks, pour un certain nombre de raisons. On n’est pas encore très bien placé aujourd’hui, mais on a beaucoup avancé. Tout de même, sur les benchmarkings européens, les efforts que nous avons fournis nous ont permis de progresser de 60% (on est passé de 25 % à 40% de full-online availability) en un an tout en étant toujours au-dessous de la moyenne dans ce benchmark. Je crois que, justement, la prochaine étape que nous allons franchir, est une étape importante, avec la mise en place de LuxTrust, qui va nous donner un boost important dans tous ces benchmarks. Ce que nous avons réussi, c’est nos choix, car les chiffres européens nous montrent également que les relations avec l’Administration électronique sont extrêmement élevées au ­Luxembourg. Ce qui veut dire que notre offre électronique a répondu à un besoin véritable. Ce que nous

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avons fait a donc très bien été utilisé. Nous sommes en fait un des pays où l’offre de sites institutionnels est la plus utilisée. Quel est le site le plus visité et utilisé? «Le guichet unique entreprises, par exemple, mis en ligne en 2004. Il compte 2.300 visiteurs par jour.

La Sécurité à la clé La mise en place des structures à clé publiques au Luxembourg permettra, à terme, un service public en ligne plus performant. Si le Luxembourg était pleinement doté des infrastructures à clé publiques ou Public Key Infrastructure (PKI), il rejoindrait le peloton de tête des bons élèves de l’egouvernance. C’est ce qui se dit en substance au ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Une partie des services et la majorité des données en ligne nécessitent en effet une structure sécurisée d’échange d’informations que ces PKI sont à même d’offrir, avec le concours de Luxtrust, l’autorité de certification luxembourgeoise, qui délivre un certificat numérique (une sorte de carte d’identité numérique), après authentification préalable des usagers. Créée en novembre 2005, la société LuxTrust compte parmi ses actionnaires le gouvernement luxembourgeois et des grandes compagnies du secteur privé, notamment financier. En juillet 2006, le consortium u-trust comprenant les sociétés Cetrel, Clearstream, Hitec et eBRC, était désigné pour mettre en place cette infrastructure à clé publique, pour le compte de LuxTrust. Prévu pour 2007 au niveau professionnel et pour 2008 pour le grand public, le déploiement de cette signature électronique «permettra de développer de façon notable l’interactivité des sites Internet de l’Etat tout en facilitant l’échange électronique de pièces administratives», explique Claude Wiseler, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Avec, à la clé, un allègement des procédures d’accès à l’information du citoyen ou des entreprises. A terme, cette sécurisation des échanges permettra un traitement des données entièrement informatisé et des formalités intégralement effectuées par l’outil électronique. || M. A.

|| Propos recueillis par Marc Auxenfants

Luxembourg – Disponibilité totale du service public en ligne 100%

75%

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Source: Capgemini

PKI

Quel est le regard que porte l’administration face à ces grands chantiers de l’egouvernance? «Cela est un autre volet… Interne. Cela est néanmoins très intéressant et important pour nous. Car un grand nombre de nos efforts sont justement consacrés à ce que j’appellerais la réforme administrative. Plusieurs projets sont en cours d’élaboration. Tout d’abord celui de la GED. Nous avons déjà mis en place des structures de GED light au sein de certaines administrations. Maintenant, nous essayons de mettre en place un système de GED de l’Etat, pour traiter les échanges de documents, de courrier, de bases de données, avec toutes les sécurités

nécessaires. Un système qui s’effectue dans un langage commun, avec une classification… Dans ce contexte-là, le deuxième souci c’est de permettre des archivages électroniques de qualité, afin d’éviter l’archivage papier. Pour cela, il faut être extrêmement rigoureux et précis et mettre en place des niveaux de sécurité élevés. Un autre grand projet en cours, le SIGEP, le Système Intégré de Gestion de l’Etat pour son Personnel, qui sera déployé dans toutes les administrations et gérera les salaires, les pensions, le temps de travail, les congés… Puis, également en interne, le système LuxTrust nous permettant de traiter plus facilement la gestion de l’accès. La validation des documents et des autorisations se fera de façon électronique, et sera donc plus sûre et garantie. Cette identification rapide électronique sera mise en place en 2008. Je crois que la grande majorité des administrations sentent très bien la nécessité absolue d’aller vers une informatisation, puisque c’est une demande externe qui guide leur travail».

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Bloc Notes · Communication

IMCA A w a r d s

La derniere ligne droite C’est les 16 et 17 octobre derniers que le jury international des premiers International Museum Communication Awards (IMCA), présidé par Damien Whithmore (directeur de la programmation du Victoria and Albert Museum de Londres), s’est réuni à Bruxelles afin de plancher sur les projets qui lui ont été soumis. Pas moins de 80 dossiers ont été déposés, adressés par des musées internationaux, des galeries d’art, des art centres ou des fondations, basés aux quatre coins du monde (Europe, Russie, Australie, Etats-Unis, Amérique du Sud). Une demi-douzaine de ces projets provient du Luxembourg. Co-organisés par les agences de communication luxembourgeoise Bizart et parisienne Agenda, avec le soutien de l’Imprimerie Victor Buck, ces ICMA seront décernés, le 29 novembre prochain, dans quatre catégories: corporate design, exhibition design, intégration et innovation.

Tech-IT Agence Comed Support Presse magazine Copy et DA Michel Helou Graphiste Michel Helou Account David Gavroy

Office du Ducroire Agence Lola Supports Print Credits Nathalie Pacchiana, Paulo Tomas, Adolfo Cafiero, Laurent Graas Photo Frank Weber Textes Frauke Brodd

CFM AGENCE Advantage Communication SUPPORT Presse ART DIRECTOR Ghislain Giraudet COPY Valérie Murat ACCOUNT Bob Gillen PHOTO Marcel Veelo

BRASSERIE DU LUXEMBOURG AGENCE Advantage Communication SUPPORTS Presse et affichage ART DIRECTOR S. Guenane COPY V. Murat GRAPHISTE P. Namèche PHOTO J.-P. Vanderelst ACCOUNT V. Lange

LUXAIR AGENCE Advantage Communication SUPPORTS Presse, affichage, TV ART DIRECTOR G. Giraudet COPY V. Murat PHOTO F. Weber PRODUCTION Digital Studio ACCOUNT V. Lange

TransFair Agence Comed Supports Presse, affichage, TV, cinéma AD Charles Nilles Production TV Linster Studios/ Soundlabmedia Copy & Account Claude Muller

Joaillerie De Greef Bruxelles Agence Sacha Design Supports Presse, affichage DA Jean-Philippe Deigers Account Nathalie Ruykens Photo Benoit Deprez

Theatre des Capucins agence lex&pit weyer Supports Affiches, flyers, annonces graphiste Lex Weyer

Mercedes-Benz Agence Vous Supports Magazine, presse quotidienne Conception et realisation André Hesse, Francois Leclerc, David Solito Photo Studio Weber

Piranha et Petits Poissons rouges Agence Piranha et Petits Poissons rouges Support Magazine Directeur artistique Gérald Tabutieaux Directeur de creation Jocelyn Van den Ende

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L’essentiel/Edita Agence Comed Supports Presse, affichage, TV, cinéma, radio, events AD Charles Nilles Productions AV Linster Studios/Soundlabmedia Copy & Account Carlo Dickes & Claude Muller

Samsa Film Agence Cropmark Supports Affichage, flyer, presse Creative Director Jacques Welter Art Director Christelle Lendormi Account Arnaud Ghilain

Harlequin Europe Supports Magazine et presse spécialisée, Europe Agence Vous Conception et realisation André Hesse, Francois Leclerc, David Solito Realisation Image 3D David Solito

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B l oc no t e s · Tec h no l o g i e s

Les dernieres nouveautes Reseau n

Babelgom lance Babelgom 1.0, sa plateforme d’échange de données entre entreprises permettant une transmission automatique des documents électroniques (commandes, factures, avis d’expédition), via divers protocoles de communication (AS2, SMTP, FTP, SOAP, etc.). Des projets pilotes sont en cours de réalisation dans le secteur de la distribution, de la logistique et de la facturation électronique. Ensemble, ils permettent de renforcer la crédibilité de Babelgom en tant que plate-forme sécurisée pour les échanges de données professionnelles et d’automa­tiser des flux réels entre partenaires commerciaux. www.babelgom.com

PC n

Motorola Enterprise Mobility Business lance une nouvelle version de l’ordinateur mobile MC70. Cet assistant digital pour entreprise comprend un récepteur GPS intégré – pour des applications de traçage et de suivi – ainsi que des services de localisation. Les sociétés actives dans le domaine de la logistique et des services peuvent utiliser ce MC70 pour le traçage et le suivi en temps réel, pour guider les collaborateurs mobiles vers la bonne adresse et pour vérifier les localisations de leurs services. Le MC70 avec GPS intégré sera disponible à partir du premier trimestre 2008. www.motorola.com

Peripheriques n

Solutions n

Siemens Home and Office Communication Devices annonce le lancement de son adaptateur Gigaset HomePlug AV 200 qui assure un transfert rapide et efficace du trafic vidéo, audio local et VoIP à haute définition (HD) et à définition standard (SD) ainsi que du trafic de données dans toute la maison, sans qu’il soit nécessaire d’ajouter le moindre câble. Ultra rapide et très pratique, cet adap­ tateur «plug and play» permet d’obtenir un débit de 200 Mbps pour une consommation de trois watts seulement. Le Gigaset HomePlug AV 200 sera commercialisé au prix de 159,99 euros par duo. http://gigaset.siemens.com Sun Microsystems propose le Sun Blade X8440 Server Module, un serveur à lames spécialement conçu pour le processeur Quad-Core AMD Opteron. Parallèlement, Sun dévoile sa nouvelle génération de serveurs four-socket, 2U quad-core, équipés eux aussi de la technologie AMD. Ces nouveaux serveurs seront disponibles en fin d’année. www.sun.com

Freecom introduit le DataTank Gateway de WLAN, une solution globale de stockage en réseau permettant d’ajouter rapidement de la mémoire au réseau en environnement bureau ou privé, pour un ­sto­ckage et un partage de la musique, des vidéos, images et d’autres fichiers par l’intermédiaire de votre navigateur Web. Grâce au routeur intégré, le Gateway pourra être partagé en l’espace de quelques secondes. Le prix de vente est de 599 euros (TVA incluse), pour la version de 1TB, et de 1.189 euros (TVA incluse) pour la version de 2TB. www.freecom.com

Toshiba Information Systems a développé SpursEngine, un processeur de flux hautes performances, spécifiquement conçu pour doter l’électronique grand public de la puissance de la technologie Cell/B.E.-technologie et ainsi élever sensiblement la qualité d’image de ces produits. Les performances du SpursEngine concernent le traitement et la manipulation d’images 3D, tels les modifications de style de coiffure et de maquillage, les changements dans l’expression corporelle, le profil ou l’expression du visage, qui sont reconnus et traités immédiatement pour être traduits en graphiques informatiques. Ce nouveau coprocesseur contient quatre des cœurs RISC Synergistic Processing Element (SPE) de la technologie Cell/B.E, la moitié de la configuration complète, ainsi qu’un matériel dédié au décodage et à l’encodage de vidéos MPEG-2 et H264. www.tjsys.co.jp/english/ index.html

LANCOM Systems met l’Advanced Routing & Forwarding sur le marché, une solution de virtualisation complète des routeurs de LANCOM. Chaque appareil peut désormais définir 2, 8 ou même 64 réseaux complets et indépendants. Chaque réseau dispose de sa propre interface indépendante, de l’adressage IP, du VLAN, de protocoles de routage, d’un firewall, de QoS, de serveurs DHCP et d’installations DNS. ARF peut être utilisé comme une infrastructure centralisée dans des bâtiments professionnels ou comme un accès séparé à un réseau d’entreprise pour effectuer la maintenance de centraux téléphoniques ou de serveurs. www.lancom.eu/arf

SafeBoot étend sa gamme SafeBoot for USB avec SafeBoot for USB Phantom et SafeBoot for USB Hard Disk. Ces deux barrettes USB sécurisées reposent sur une configuration autonome et conviennent donc parfaitement tant aux particuliers qu’aux PME. SafeBoot propose en outre une nouvelle version de SafeBoot for USB Phantom avec authentification des mots de passe, complétant la version avec authentification biométrique déjà existante. Il suffit de brancher la barrette USB et d’introduire un mot de passe ou d’apposer une empreinte digitale. SafeBoot for USB Phantom sans authentification biométrique est disponible à partir de 99 euros (capacité de stockage de 512 MB). La version avec authentification biométrique est disponible à partir de 139 euros (capacité de stockage de 512 MB). SafeBoot for USB Hard Disk est disponible à partir de 329 euros hors TVA (capacité de stockage de 20 GB). www.safeboot.com

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B l oc no t e s · Tec h no l o g i e s

Telephone

Scanners n

Kodak propose trois scanners de desktop spécialement développés pour les PME. La série compte un scanner simple face (i1410) et deux scanners double face (i1420 et i1440) avec une interface USB 2.0 et une capacité maximale de 10.000 pages par jour. Les trois scanners font partie de la gamme i1400 de Kodak. Ces nouveaux scanners sont dotés du système d’insertion automatique du papier SurePath, doublé de trois capteurs indépendants de détection multi-feed à ultrasons qui garantissent une insertion parfaite du papier, quels que soient son format et son type, depuis le papier le plus léger et le plus transparent jusqu’au papier cartonné le plus solide, et des cartes de visite jusqu’au format A3, d’une longueur maximale de 86 cm. La gamme de produits i1400 offre également une résolution optique de 600 dpi maximum et monte jusqu’à 75 pages par minute en noir et blanc, teintes de gris, couleurs et dual stream. www.kodak.com

n Avec Nokia Intellisync Wireless E-Mail, Nokia offre aux indépendants et aux petites entreprises une solution de gestion des fonctionnalités Push E-mail et de synchronisation des données du calendrier, du carnet d’adresses, des notes et des tâches. Indépendante des plates-formes, elle fonctionne ainsi sur tous les terminaux proposés actuellement. Pour les utilisateurs ne disposant pas de serveur Intellisync Nokia propre au sein de leur entreprise, Cortado met à leur disposition sur abonnement le service Intellisync Nokia hébergé pour tous, à commander simplement sur Internet. L’abonnement au pack complet Cortado Intellisync coûte 19,98 euros par mois. www.cortado.com/intellisync

HTC annonce le lancement du HTC Touch Dual, un nouveau terminal de la série Touch doté d’une connectivité 3.5G, d’un clavier coulissant fin et d’un design innovant. Elle propose désormais de nouvelles fonctionnalités incluant la possibilité de visualiser un diaporama de photos en utilisant les contrôles via l’écran, de zoomer et de faire pivoter les images d’une seule main. Disponible le 15 novembre au prix de 529 euros (hors TVA). www.htceurope.com

stockage

CRM n RightNow Technologies propose RightNow 8.2, une solution CRM dédiée aux organisations orientées client et qui améliore les centres de contact multicanaux (téléphone, en ligne, e-mail, chat). Parmi les nouvelles fonctionnalités proposées, un canal Web amélioré (entre autres par un nouveau plan du site) permet d’indexer la base de données de connaissance d’une entreprise et de la rendre plus accessible aux moteurs de recherche. Le canal voix, que complète un routage personnel, met le client directement en contact avec le bon interlocuteur et personnalise l’appel grâce aux informations dont l’entreprise dispose à son sujet. Le canal de chat offre de nouvelles fonctionnalités, tels la conférence multi-agent, le transfert automatique, la gestion intégrée des incidents et le conseil. Les améliorations du canal e-mail permettent de diminuer le spam. www.rightnow.com

n LaCie met sur le marché trois périphériques de stockage améliorés. Les LaCie 2Big Dual et 2Big Triple sont des périphériques de stockage améliorés. Les trois modèles auront des capacités de stockage variant d’un à deux tétraoctets et pourront être différenciés par leurs fonctionnalités avancées et interfaces uniques. www.lacie.com

Videoconference n

Polycom améliore son offre Polycom VSX de points finaux pour les vidéoconférences. Avec VSX Release 8.7., l’outil collaboratif offre de nouvelles fonctionnalités telles une utilisation simplifiée dans les réseaux mixtes (commutation H.323 et SIP), des améliorations QoS et un dédoublement des applications vidéo critiques. Ainsi VSX 8.7 peut être intégré à Avaya Video Telephony Solution, Polycom Unified Collaboration pour IBM Lotus Sametime et Lotus Notes, et Polycom Unified Collaboration pour Microsoft LCS 2005. www.polycom.com

Imprimantes n Xerox Corporation lance les séries WorkCentre 7300 et WorkCentre 7675, des systèmes multifonctions monochrome et couleur compatibles avec l’interface EIP (Extensible Interface Platform). Basée sur des outils Web standard, cette dernière permet des développements logiciels rapides et des vitesses d’impression allant de 32 pages à 87 pages par minute et offrant une capacité papier totale allant jusqu’à 8.700 feuilles. L’interface EIP est aussi disponible pour les multifonctions de la série WorkCentre 5600, avec la possibilité, à partir des systèmes multifonctions, d’accéder à des formulaires d’entreprises, d’imprimer à la demande les documents stockés dans des répertoires, de numériser et envoyer par e-mail des documents. www.office.xerox.com/ eip/frbe.html

Katun Corporation présente le toner couleur Katun pour les copieurs/ imprimantes numériques Canon imageRUNNER/iR C2620/C3200/C3220. Ces toners offrent une densité d’image et un respect des couleurs parfaits pour les applications en couleur des entreprises, tels que les tableaux Excel en couleur, les présentations PowerPoint, les mémos de bureau… Chaque cartouche de toner remise à neuf est munie d’une puce d’identification par radio-fréquence, d’un support à puce et utilise le toner exclusif de Katun à l’aide d’une batterie d’essais détaillés et précis de performance du toner. www.katun.com

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Marc Lauer (Foyer)

Paul De Cooman (AXA Luxembourg) Steve Balance (La Luxembourgeoise)

Etat des lieux

Dynamique maintenue

Cela devient une bonne habitude. Depuis 2003, le secteur luxembourgeois des assurances affiche une bonne santé et des résultats toujours flatteurs. Pour 2006, et pour la quatrième année consécutive, la progression des primes, toutes branches confondues, a été à deux chiffres. Avec 16,89%, elle a cependant légèrement été moins forte que les deux dernières années où la barre des 20% avait été dépassée. Une performance qui contraste singulièrement avec la croissance moyenne européenne d’à peine 5%. Dans le détail, l’encaissement total est passé de 11,18 milliards d’euros, fin 2005, à 13,07 mil­ liards, un an plus tard. La progression des pri­ mes encaissées en assurance-vie a été de 18,09% à 11,61 milliards (contre 25,32% en 2005), alors que les primes encaissées en assurance non vie ont maintenu un taux de croissance prati­ quement identique à celui de 2005 avec + 8,19% (contre 8,61% un an plus tôt) à 1,46 milliard d’euros. L’assurance non vie a enregistré des béné­ fices après impôts de 132,69 millions d’euros (+ 80%), alors que le secteur vie a affiché 21,17% de mieux à 125,91 millions d’euros. Fin 2006, l’emploi total salarié dans les entre­ prises d’assurances et de réassurance établies au Luxembourg était de 3.386 personnes (3.170 salariés travaillant dans l’assurance directe et 216 dans la réassurance), soit une progression en un an de 4,60%. A ce nombre s’ajoutent, évidemment, les quelque 8.000 agents et cour­ tiers d’assurances et leurs employés.

Priorité aux services «Le marché est extrêmement sain, avec des pratiques extrêmement saines, remarque Paul De Cooman, directeur général d’AXA Luxembourg. Mais il reste très atypique, car 90% du chiffre

d’affaires se fait à l’étranger au travers des activités de libre prestation de services (LPS). Sa petite taille est également très caractéristique. Il y a quelques années, j’ai dirigé, en Belgique, une compagnie qui avait un chiffre d’affaires équivalent à l’ensemble du marché luxembourgeois. Et la société n’était qu’un acteur moyen en Belgique…» Déjà petit, géographiquement parlant, le marché se resserre également, au fil des ans, quant aux acteurs qui l’animent. Au début des années 80, on pouvait compter une vingtaine d’assureurs ayant une activité plus ou moins continue au Luxembourg. Mais le secteur des assurances n’a pas échappé aux mouvements de concentration, de sorte que les major players se comptent désormais sur les doigts d’une main. En non vie, Foyer, leader avec 220 mil­ lions d’euros de primes nettes d’annulation, La Luxembourgeoise (160,85 millions) et AXA, fusionné avec Winterthur au 1er juillet 2007 (78,4 millions à eux deux) se partagent, à eux trois, près des trois quarts du marché local. Pour se différencier dans cette étroitesse, les assureurs n’ont pas trop l’embarras du choix. «Les clients donnent un poids extrêmement important à la qualité des services, un élément aussi différenciateur que le prix, estime Marc Lauer, COO au Foyer. Chacun essaie bien évidemment de proposer de nouveaux produits, avec de nouvelles garanties, mais les récentes études montrent que les clients sont très sensibles à cette qualité de services. Cela ne veut pas dire qu’ils sont prêts à payer n’importe quel prix, mais à prix égal, ils donneront la priorité à celui qui assurera le meilleur service». Cette importance du service est également mise en avant par Steve Balance, sous-direc­ teur et chef du département commercial à La Luxembourgeoise. «D’un côté, il faut bien sûr innover, mais nous sommes d’avis qu’il faut vendre de la qualité et bien assurer les gens pour un

Photos: Michel Zavagno (Blitz)

Le marché local des assurances se porte bien au Luxembourg, dans la lignée des années précédentes. Mais même les plus irréductibles commencent à lorgner au-delà des frontières du pays…

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prix raisonnable, assorti d’une bonne gestion des sinistres. Si nous faisons des adaptations de produits avec une hausse de prix, mais que nous n’arrivons pas à les vendre, nous sommes perdants. De même si nous créons de nouveaux produits, moins chers, mais qui se vendent mal». Dans ce contexte, les marges de progression restent forcément limitées, en particulier dans le segment «non vie», qui est à la fois le marché le plus mature, mais le plus concurrentiel, surtout en assurances habitation ou automobile. «Les potentiels de croissance se situent surtout au niveau de la prévoyance, analyse M. Lauer. Il y a encore beaucoup de choses à faire dans le domaine de l’assurance-pension et de l’assurance-santé. D’une manière générale, l’assurance vie sur le marché local est encore très porteuse, à condition d’innover». L’innovation est une chose, mais la percep­ tion de l’assurance-vie par le public en est une autre. «Dans l’inconscient collectif, note Paul De Cooman, la sécurité sociale va permettre de con­ server un niveau de revenus similaire à la partie active, ce qui n’est pas le cas dans les autres pays. La démarche de s’assurer un revenu complémentaire est donc moins présente au Luxembourg. Il faut clairement réveiller les gens et leur faire prendre conscience que, lorsqu’ils seront retraités, ils n’auront pas besoin de moins de revenus. Il faut prévoir, épargner. Il vaut mieux gérer soi-même le problème plutôt que d’attendre qu’il soit géré par l’Etat ou par des tiers».

Horizon dégagé Pour la plupart des acteurs luxembourgeois, les marchés étrangers, couverts en LPS, repré­ sentent évidemment un levier de croissance extrêmement important et quasiment infini. Les principaux acteurs de l’assurance-vie y assu­ rent la majorité, voire la totalité de leurs émis­ sions de primes. Pour 2006, le leader du secteur, Lombard International, a ainsi encaissé l’inté­ gralité de ses 3,11 milliards d’euros hors des frontières du Luxembourg. Ses deux (lointains) poursuivants sont Fortis Luxembourg Vie (1,32 milliard, dont 1,28 milliard à l’étranger) et R+V Luxemburg Lebensversicherung (1,03 mil­ liard uniquement hors du pays). Ce n’est pas pour autant que tout le monde s’y précipite les yeux fermés. La Luxembour­ geoise, notamment, a, depuis toujours, fait le pari de se restreindre au marché domestique, «à l’exception de certains contrats vie auprès de frontaliers, confirme Steve Balance. Notre crois-

sance, nous la recherchons au travers de l’innovation et de la création de nouveaux produits, en nous basant sur un bon réseau d’agents, mais aussi via notre partenariat avec la BCEE. Nous avons toujours en tête l’objectif des 750.000 habitants au Luxembourg et nous serions évidemment très contents que cela se produise». Sur le marché vie «local», La Luxembourgeoise occupe le premier plan, avec 86,2 millions d’euros de primes émises en 2006, devant Swiss Life (65,92 millions, dont plus de 90% en assu­ rances collectives), Fortis Luxembourg Vie (65,21 millions) et Foyer Vie (63,02 millions). Pour autant, à La Luxembourgeoise, les ouver­­tures vers un changement ne sont pas exclues. «Il y a en effet un début de réflexion sur des activités en LPS, confirme M. Balance, en particulier pour les clients luxembourgeois qui achètent des biens immobiliers à l’étranger». En attendant, les perspectives d’ensemble sont, de l’avis de tous, plutôt bonnes, sous réserve d’imprévisibles catastrophes d’origine climatique ou terroriste. D’ailleurs, sans doute faut-il s’attendre, pour l’année en cours, à des résultats un peu en retrait par rapport à 2006, notamment en non vie, après l’orage de grêle du 25 mai dernier, qui a endommagé, selon les estimations de l’ACA, plus de 3.700 véhicules et 2.200 habitations. «Le marché en termes d’encaissements est mature, note Marc Lauer. Il est aussi techniquement rentable, ce qui est au moins aussi important que le reste. C’est donc un marché qui a des perspectives, mais nous ne devons jamais perdre de vue les services donnés aux clients. Sans quoi la rentabilité risque de se dégrader». Du côté de chez Axa, on va surtout capitali­ ser sur la fusion avec Winterthur, technique­ ment finalisée cet été, et qui renforce la position de l’assureur en premier acteur alternatif der­ rière les deux géants locaux Foyer et La Luxem­ bourgeoise. «Notre volonté est de jouer un rôle déterminant dans tous les pays où nous sommes présents, explique Alain Nicolai, membre du comité exécutif d’AXA Luxembourg. Nous avons deux gros acteurs qui nous devancent sur le marché local, mais nous sommes toujours à l’affût de nouvelles parts de marché, et si des opportunités d’acquisition se présentent, à des conditions raisonnables, nous sommes évidemment demandeurs! Vu la taille du marché, il y a de la place pour trois acteurs, mais pas forcément beaucoup plus. Et comme le marché est sain, cela nous est facile de convaincre nos actionnaires d’y investir». || Jean-Michel Gaudron

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Olivier Lefèvre (Deloitte)

Stéphane Vomscheid (Fortis Assurances Luxembourg) Jean-Philippe Balon (ING Life Luxembourg)

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Un mauvais moment a passer? Au-delà de la charge de travail supplémentaire, la mise en œuvre des nouvelles dispositions en matière de solvabilité devrait donner un nouvel élan aux entreprises d’assurances.

les de calculs plus précis et une meilleure visibilité dans la façon de gérer les contrats. Les assureurs s’en rendent compte au fur et à mesure: ce qui a été vu comme une contrainte initialement est clairement ressenti comme une opportunité».

Un texte attendu pour 2008 Une opportunité, certes, mais qui, en attendant sa mise en œuvre généralisée, mobilise un grand nombre de ressources qui, du même coup, ne peuvent pas vraiment se consacrer aux développements de nouveaux produits ou services. Selon les acteurs du marché, le dossier Solvency II est plus ou moins avancé. Chez ING, par exemple, il est pratiquement bouclé. Le groupe a présenté à la communauté financière, en septembre dernier, le modèle interne de gestion des risques globaux qu’il a développé. A l’échelle du Luxembourg, ce modèle est sur le point d’être présenté au Commissariat aux assurances. «A partir de là, nous pourrons voir comment la tarification de nos produits se comporte selon ce modèle», explique Jean-Philippe Balon, general manager chez ING Life Luxembourg, satisfait des résultats du véritable travail d’introspection mené dans le cadre de ce grand chantier initié, au niveau du groupe, dès 2001. «Nous avons une vision beaucoup plus large et cela nous a permis de mettre en place pas mal de contrôles et de mieux connaître la société. Cela a bien sûr eu un coût en termes de ressources, mais cela va aussi beaucoup nous rapporter, indirectement, ne serait-ce qu’en termes de gouvernance». Il devrait aussi rapporter en termes purement financiers, puisque le modèle qui se profile semble nécessiter, au final, moins de capitaux propres qu’actuellement, une fois établie la

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«Devenir le chef de file mondial en matière de réglementation des assurances». Comme à son habitude, l’Union européenne a fait dans la légèreté en présentant, cet été, le cadre du futur régime dit «Solvency II», qu’elle espère voir opérationnel en 2012. Il s’agit, pour les assureurs, de mettre en œuvre une nouvelle façon de calculer leur besoin en capital, en tenant compte de l’ensemble des risques, quels qu’ils soient, auxquels ils sont exposés: risques de marché, de crédit et risques opérationnels. La future directive prévoit deux façons de procéder: soit par la mise en œuvre d’un modèle développé en interne – ce qui sera surtout réservé à ceux qui en ont les moyens humains et financiers, c’est-à-dire les grands groupes – soit par le biais d’un modèle «standard» qui facilitera les choses pour les plus petites entités, mais ne s’avérera pas nécessairement aussi «avantageux» en termes de besoins en capital. «L’assurance est un système qui fonde une relation de confiance entre assureur et client, avec l’incertitude de la survenance d’un risque, résume Jérôme Lecoq, manager assurance chez Deloitte. Solvency II va cadenasser cette relation de confiance en jetant un nouveau regard sur le dispositif réglementaire». Jusqu’à présent, le système en vigueur n’a pas trop mal fonctionné, puisqu’en dépit du séisme lié aux attentats du 11 septembre 2001, il n’y a pas eu de faillite retentissante à relever dans le secteur des assurances. Mais cela n’empêche pas qu’une réévaluation économique de l’ensemble des paramètres s’avérait indispensable. «Ce qui peut être perçu comme étant compliqué à mettre en œuvre doit aussi être considéré comme une bonne chose, complète Olivier Lefèvre, audit partner chez Deloitte. Il y aura des modè-

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Foyer et La Luxembourgeoise: reflexions en cours Rien n’a encore été clairement arrêté au sein des deux assureurs luxembourgeois, maîtres absolus de leur approche du dossier. «Nous n’avons pas encore déterminé quel modèle choisir, en attendant d’en savoir plus sur les dernières dispositions pratiques que va établir la commission européenne», explique Jean Habay, directeur à La Luxembourgeoise-Vie et président de l’association luxembourgeoise des actuaires. Le groupe n’a pas ménagé ses ressources pour participer à QIS3, en impliquant plusieurs membres de la direction, ainsi que deux actuaires (un en vie et un en non-vie), détachés à plein temps sur le sujet au printemps dernier, puisque QIS3 devait être terminé pour le mois de juin. Au Foyer, les ressources ont été réorganisées afin de mettre en commun les ressources actuarielles disponibles en vue d’échanger les données et de rendre le projet plus efficace. «En théorie, le modèle standard est adapté aux PME, ce qui représente la taille du marché au Luxembourg, analyse Marc Lauer, chief operating officer chez Foyer. Mais il demeure un risque que ne soit pas garanti le même level playing field pour des acteurs sur un même marché. D’un autre côté, développer un modèle interne nécessitera des investissements qui ne seront engagés que si nous avons la garantie d’en tirer des avantages, c’est-à-dire d’avoir une exigence en solvabilité et en fonds propres moindres». La prudence est d’autant plus mesurée qu’il n’est pas non plus clairement établi, aux yeux de M. Lauer, si les assureurs n’auront que le choix entre un modèle standard et un modèle interne, ou bien entre un modèle interne et des modèles partiels comblés par des morceaux de modèles standard… || J.-M. G.

diversification des risques. «Nous sommes déjà surcapitalisés, précise M. Balon. Cela devrait donc nous permettre, sur du long terme, de pouvoir dégager du capital et de le réinvestir dans des domaines où le risque est plus élevé. Cela améliorera la rentabilité et permettra une meilleure maîtrise des risques. Nous pourrons donc en accepter davantage, puisque nous aurons la certitude qu’il sera mieux maîtrisé». Il est prévu, au départ, que l’évaluation du besoin en capital soit faite sur une base trimestrielle, mais à terme, l’efficacité du modèle aidant, cette évaluation pourrait être affinée tous les mois. Dans le long processus d’élaboration du texte final de la directive, dont une première proposition est désormais espérée pour 2008 (le projet initial tablait plutôt sur 2006…), une série d’études d’impact quantitatives (QIS) a été menée sous le contrôle du Ceiops (Committee of European Insurance and Occupational Pension Supervisors). Après avoir étudié le niveau de confiance dans le calcul des provisions techniques, des tests du modèle standard proposé par le Ceiops ont été proposés aux acteurs. Le QIS3 est à peine achevé et sur le point de livrer son verdict. Un ultime QIS4 devrait affiner définitivement le modèle retenu début 2008. Bien plus qu’une simple évolution du cadre réglementaire, Solvency II constitue ainsi une vraie révolution, comme l’estime Stéphane Vomscheid, directeur financier chez Fortis Assurances Luxembourg. «C’est la première grande réforme du secteur européen des assurances et la marche est très haute, constate-t-il. Avec la sophistication du mode de calcul, les conséquences sont bien plus importantes que celles estimées au départ, car les interrogations sont encore nombreuses, en particulier dans le cadre de l’établissement d’un modèle standard». Pour l’heure, Fortis, à Luxembourg, est en train de finaliser la cartographie des risques et la mise en place d’un contrôle interne structuré sur son activité principale qu’est la libre prestation de service. L’objectif était d’y être parvenu en cette fin d’année 2007, mais en raison d’une mobilisation des ressources autour du «dossier» du rachat d’ABN Amro (dans lequel le groupe Fortis est partie prenante, aux côtés de la Royal Bank of Scotland et Banco Santander), la finalisation de ces premiers éléments a été reportée à la mi-2008. «Vu au niveau du groupe, c’est un projet d’oppor­tunité avec une réelle dimension stratégi-

que, remarque M. Vomscheid. Ici, au niveau de la filiale, cela se vit davantage comme une contrainte supplémentaire par rapport à l’environnement. A bien y regarder, depuis dix ans, je n’ai connu que des réformes à mettre en œuvre. Ce sont des défis permanents à relever, notamment celui de trouver des moyens humains et beaucoup d’énergie pour le faire, alors qu’initialement, une filiale est plutôt dédiée au développement de produits».

Un apparent détachement Paradoxalement, le côté hautement stratégique de la mise en œuvre de Solvency II semble ne pas encore transpirer dans l’attitude adoptée par le marché face à cette «révolution». «Le niveau d’avancement de la mise en conformité des normes comptables IFRS n’est déjà pas très avancé non plus. On est encore plus loin avec Solvency II, observe M. Vomscheid. Les filiales intégrées de banques attendent que l’information redescende de leur maison mère, c’est logique. Pour les autres, ce n’est pas un sujet de conversation très souvent abordé». Un constat partagé par Jean-Philippe Balon, surpris, lui aussi, de cet apparent détachement. «Je reste étonné au niveau de la compréhension d’ensemble de Solvency II, explique-t-il. La théorie est maîtrisée, mais en pratique, très peu de gens se rendent compte de l’implication concrète sur le terrain». L’expérience de la mise en œuvre du processus de Bâle II, qui est au secteur bancaire ce que Solvency II est au secteur des assurances, doit pourtant mettre les acteurs du marché en garde: il est fort peu probable que le projet tombe tout cuit dans les mains des filiales, de la part de leurs maisons mères. Un «problème» que n’ont pas les deux mastodontes locaux, Foyer et La Luxembourgeoise, qui sont leurs propres décideurs (lire ci-contre). Le compte à rebours est donc plus que jamais déclenché, 2012 étant, somme toute, à la fois très loin et très proche. Mais au final, le marché devrait sortir grandi de ce chantier nouveau et complexe. «Il s’agit bel et bien d’un élément de compétitivité qui va s’inscrire dans une réflexion d’abandon de portefeuille ou de continuation, estime Olivier Lefèvre (Deloitte). Cela va pousser les gens à davantage de qualité et devrait présenter des opportunités commerciales, de rapprochement, de concentration au niveau des marchés». || Jean-Michel Gaudron

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David Dentini (AON Luxembourg) Christian Théodose (Gras Savoye Luxembourg)

Werenfried De Vliegher (AIG Luxembourg) Paul Hauffels (Paul Hauffels)

C o u r t i er s

Sortir de l’ombre Sur un marché luxembourgeois dominé par les agents liés aux compagnies d’assurances, les courtiers misent sur leurs spécificités pour se faire une place au soleil.

général et administrateur délégué de Gras Savoye Luxembourg. De toute façon, à notre niveau, tous ceux qui ont un accès direct à la clientèle sont des professionnels de bon niveau, capables de répondre aux exigences de la profession, notamment dans le domaine du conseil. Il en va de notre réputation et de la protection de notre image de marque».

Sous-courtiers: un non-événement Pas de quoi bouleverser profondément le décor, donc, même si David Dentini, account manager de AON Luxembourg, filiale d’un des plus grands groupes de courtage d’assurances au monde, pense que «ce statut a apporté un plus au niveau du marché, car le courtage reste encore assez méconnu». De son côté, Werenfried De Vliegher, mandataire général de AIG Europe (Luxembourg), une compagnie d’assurances qui travaille uniquement dans la branche non-vie auprès d’une clientèle professionnelle, et quasi exclusivement via un réseau de courtiers, y voit une façon de maintenir le dynamisme du marché. «Il est important, pour nous, que les courtiers avec qui nous travaillons puissent développer leur activité de façon plus facile, avec davantage de contacts auprès de la clientèle. Nous ne pouvons pas avoir plus de production si les courtiers n’ont pas plus de clients. A nos yeux, ce statut permet aux courtiers d’avoir davantage les mains libres et de faire appel à davantage de main-d’œuvre».

Photos: Michel Zavagno (Blitz)

Sur le papier, le déséquilibre est flagrant. Au Luxembourg, plusieurs milliers d’agents d’assurances sont implantés dans le pays, parfois depuis fort longtemps, et font, pour beaucoup, partie du paysage quotidien de leur entourage, au même titre que les artisans commerçants, boulangers ou épiciers, en l’absence de qui le décor ne serait plus le même. Leur omniprésence ferait presque oublier qu’il existe une autre catégorie d’intermédiaires en assurances, qui commence, néanmoins, à mieux se faire connaître: les courtiers. En 2006, près de 200 agents d’assurances ont été agréés par le Commissariat aux Assurances. Dans le même temps, 17 nouveaux agréments de courtiers ont été délivrés (neuf pour des personnes physiques et huit pour des personnes morales), portant à 189 (au 31 décembre) l’effectif total de la profession, auxquels s’ajoutent 154 sous-courtiers, une catégorie créée par la loi du 13 juillet 2005 transposant une directive européenne de 2002 sur l’intermédiation en assurances. Pour le Commissariat aux Assurances, chaque agrément de sous-courtier rapporte 200 euros de frais de dossier (c’est 300 euros pour les courtiers, auxquels s’ajoutent 600 euros de taxe annuelle). Pour le marché des courtiers, cela ne semble pas avoir rapporté grand-chose de plus dans l’élan positif qui est le sien actuellement. «Un sous-courtier reste un professionnel, habilité à donner des conseils au même titre qu’un courtier, estime Christian Théodose, directeur

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Courtage, mode d’emploi Entre un agent d’assurances et un courtier, il y a autant de différences qu’entre le jour et la nuit. L’agent est mandaté par une compagnie d’assurances, à qui il est donc lié. Ce sont ses contrats d’assurances, et ceux-là seulement, que l’agent est susceptible de proposer à sa clientèle. La loi prévoit qu’un agent puisse être agréé dans la même branche d’assurances pour plusieurs entreprises en même temps, à condition que celles-ci en fassent une demande conjointe. A l’opposé, les courtiers, eux, ne sont liés à aucune entreprise d’assurances en particulier. Ils représentent, au contraire, directement les preneurs d’assurances, à qui ils proposent une sélection des meilleures solutions. Par définition, l’activité de courtier est totalement incompatible avec celle d’agent. Un agent qui se verrait agréer comme courtier se verrait retirer, d’office, son agrément en tant qu’agent, et inversement. «Les deux métiers sont parfaitement complémentaires et il y a de la place pour tout le monde, indique Christian Théodose (Gras Savoye), qui refuse d’être assimilé à un «anti-agent». Les marchés à l’étranger montrent d’ailleurs combien la cohabitation entre les deux activités est tout à fait possible, en France, notamment». || J.-M. G.

Reste que pour la majorité des acteurs, la création de ce statut de sous-courtier reste un non-événement. «On ne peut pas parler d’un impact quelconque sur le marché avec la création de ce statut, estime ainsi Paul Hauffels, directeur du cabinet de courtiers du même nom. Le véritable impact, on le retrouve dans la différence entre agent et courtier».

«Désinformation et manque de reconnaissance» Faut-il déduire du large déséquilibre numérique entre courtiers et agents que l’une des deux professions est «meilleure» que l’autre? Certainement pas. Comme dans de nombreuses autres situations, le Luxembourg fait un peu figure d’exception en Europe, où la plupart des marchés sont davantage équilibrés, voire très franchement portés sur le courtage. Il faut dire aussi que ce n’est que depuis le 1er janvier 2001 que la loi luxembourgeoise reconnaît la profession de courtiers en assurances, multi-branches et multi-compagnies. Dans les grandes lignes, il est possible de distinguer trois grandes catégories de courtiers: les bureaux de courtage international (comme Marsh, AON, Gras Savoye, AIG…), qui disposent d’une présence directe au Luxembourg; les courtiers spécialisés par branche (assurance vie, pensions complémentaires, assurances de groupe… ), certains étant d’ailleurs amenés à ne travailler que pour le compte d’une seule société cliente et, enfin, les courtiers «tous azimuts», indépendants, dont Paul Hauffels fait partie. Actif depuis plus de 30 ans au Grand-Duché, M. Hauffels a suivi de près, voire accompagné, la mutation du marché. «Au début des années 70, on comptait une quinzaine de compagnies qui couvraient toutes les branches. Il n’en reste plus que trois ou quatre, aujourd’hui, compte tenu de toutes les fusions survenues, et seulement une ou deux qui assurent des risques spéciaux. D’où l’utilité, pour une entreprise cliente, de faire appel à un courtier qui a une vue globale sur la totalité du marché». Sans compter qu’un chef d’entreprise en relation avec un agent lié, n’aura pas la pos-

sibilité d’établir un comparatif et de choisir la meilleure solution au meilleur coût. L’atout des courtiers réside également dans le profil du marché, au sein duquel les produits proposés sont de plus en plus standardisés. «Pour réussir dans n’importe quel marché, un commerçant doit se diversifier, estime M. Hauffels. Si une entreprise fait la même chose que son voisin, ça n’a pas de sens. C’est pourquoi les courtiers visent à établir des contrats sur mesure et à les faire passer auprès des compagnies d’assurances. Mais ce n’est pas toujours facile…» Pas facile, non plus, la perception de l’activité de courtage sur le marché, y compris auprès des petites et moyennes entreprises. «Nous tenons à développer cet axe, car nous sentons une réelle désinformation et un manque de reconnaissance du courtage, surtout auprès de ces PME et PMI, remarque David Dentini (AON Luxembourg). Mais depuis deux ou trois ans, le principe de faire appel à un courtier commence à entrer dans les mœurs et les contacts sont plus nombreux». Aujourd’hui, clairement, la gestion des risques fait partie des préoccupations majeures, voire essentielles des sociétés et cela leur occupe beaucoup de ressources là où, il y a quelques années encore, cela pouvait être considéré comme un élément de management parmi d’autres.

Objectif rééquilibrage «D’où un travail de longue haleine aupr��s des dirigeants d’entreprise pour leur faire toucher du doigt la réalité du terrain», indique M. Dentini, qui reconnaît aussi un changement dans la façon d’approcher le marché. «Gérer les assurances est une chose, comprendre le business en est une autre. C’est la raison pour laquelle les entreprises ont besoin de professionnels qui sachent faire les deux». Il n’y a qu’à regarder le succès rencontré, ces derniers mois, par un produit longtemps méconnu comme l’assurance responsabilité civile des dirigeants mandataires sociaux (appelée aussi assurance D&O, pour Directors & Officers) pour s’en rendre compte. Inutile d’imaginer, évidemment, un profond renversement dans la répartition des deux

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Un metier, deux federations Si les courtiers ne sont pas encore parvenus à bénéficier d’une meilleure visibilité sur le marché, sans doute le doivent-ils aussi un petit peu à eux-mêmes, faute d’avoir su fédérer leurs intérêts pour faire avancer les choses encore plus vite. En septembre 2001 fut ainsi créée la Fédération des courtiers d’assurance, portée par les principaux acteurs du marché (Gras Savoye, AON, AIG…). Mais, craignant de ne pas avoir droit de cité aux côtés de tous ces «grands», les plus petits courtiers se sont regroupés, de leur côté, dans une seconde structure, l’Ordre des courtiers. Résultat: les deux associations vivotent, sans réellement apporter un plus sur le marché. «Il est certain que la situation n’est pas de nature à nous aider dans notre quête de reconnaissance par la profession, note M. Théodose. Je souhaite vraiment qu’un jour il puisse n’y avoir plus qu’une seule et unique association qui soit en mesure de défendre les intérêts de la profession. J’y travaille activement». Comment, dans ces conditions, capitaliser la reconnaissance de la profession, en progression, certes, mais encore modeste? En grande partie par la réputation, le bouche à oreille restant encore le meilleur vecteur de promotion. «Un client satisfait est le meilleur moyen de progresser dans ce paysage», assure M. Théodose. || J.-M. G.

professions, mais le développement du métier de courtier est également ressenti par un autre acteur du marché, AIG Luxembourg, présent depuis plus de 15 ans au Grand-Duché. «Je vois et j’espère que l’on va néanmoins vers un meilleur équilibre entre courtiers et agents liés, explique Werenfried De Vliegher (AIG Luxembourg). C’est dans la spécialisation des produits que les choses peuvent changer. Les produits standard seront plutôt distribués par les agents, mais dès que certains produits seront plus sophistiqués, les courtiers entreront davantage dans la danse. Objectivement, le courtage, c’est la voie du futur». Et pour mieux s’en persuader, M. De Vliegher évoque la multiplication des comptes de courtage ouverts chaque année. «Depuis quelques années, on en compte en moyenne entre cinq et dix, ce qui n’était pas le cas auparavant». Du coup, les relations entre compagnies d’as­ surances et courtiers évoluent également. Il y a quelques années, les premières considéraient les seconds d’un œil méfiant, y voyant surtout une source de concurrence qu’autre chose. L’évolution du marché étant ce qu’elle est, les assureurs ont revu leur position et au fil du temps, la notion de partenariat a pris le dessus. «Il y a davantage de contacts et de communication entre nous, constate M. Dentini (AON). Nous connaissons bien mieux leurs produits, avec leurs avantages et leurs défauts. L’activité de courtier explose et les assureurs ne veulent pas laisser échapper cela. Même si le marché local reste dominé par les deux grands acteurs, nous sommes de plus en plus sollicités depuis quelque temps. Et en s’appuyant sur notre réseau, nous pouvons con­ stituer une réelle valeur ajoutée pour des assureurs qui ne sont pas bien représentés à l’international».

Trois piliers Le regard porté par les assureurs a tellement changé que, ces derniers temps, plusieurs compagnies d’assurances ont créé, au sein de leurs organisations, des profit centres dédiés au courtage. Une initiative qui ne manque pas d’enchanter Christian Théodose, qui est aussi, depuis 2004, le président de la Fédération des courtiers d’assurance (lire ci-contre). «Il s’agit

là de la meilleure reconnaissance que l’on pouvait faire à notre métier», se réjouit-il. C’est le fruit d’un véritable travail de fond qui a été engagé par tous les acteurs du marché, soucieux de démontrer leur professionnalisme et leur implication dans l’évolution de la profession». Sur le terrain, c’est essentiellement sur le segment des entreprises que les courtiers enregistrent la progression de leur part de marché, devant la demande accrue de conseils spécialisés et pointus. «Pour répondre aux demandes de nos clients, nous faisons appel en priorité au marché local, précise-t-il. Mais dans le cas d’une entreprise internationale, il est très facile pour nous de nous adresser à tous les marchés d’assurances à l’intérieur de l’Europe, sans aucune limite géographique. Le courtage permet aux entreprises clientes un véritable accès à la concurrence». Aux yeux de M. Théodose, la profession de courtier repose sur trois métiers essentiels: le conseil qui, à la suite d’un audit des risques assurables, permet de dresser le schéma le mieux adapté aux profils des risques et aux évolutions futures de l’entreprise; l’intermédiation, par laquelle il met en concurrence plusieurs compagnies d’assurances du marché et peut ainsi négocier les meilleures conditions pour un rapport qualité/prix optimal; et, enfin, la gestion des contrats, l’accompagnement dans le règlement des sinistres et le suivi dans le temps et l’espace de l’évolution des risques assurables. «Nous procédons également à des opérations-bilan et perspectives avec les clients en portefeuille», ajoute M. Théodose. Les courtiers ne se contentent évidemment pas de faire une sélection des produits proposés par les compagnies d’assurances, sur catalogue. Ils sont également en mesure de travailler en étroite collaboration avec elles. «Nous sommes un peu comme des grossistes qui travaillent avec des vendeurs au détail, explique M. De Vliegher. C’est aux courtiers que revient la mission de nous dire ce dont la clientèle a besoin. Nous sommes alors en mesure de créer des produits en partie basés sur ces demandes des courtiers, mais aussi de fournir un support technique et des formations, pour combiner notre savoir-faire avec leur connaissance du terrain». || Jean-Michel Gaudron

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Arnaud Marquet (Dexia Insurance and Pension Services) Patrick Schols (Swiss Life Luxembourg)

E m p l o y ee bene f i t s

insurances as a motivation Employee benefits have become a strategic issue for companies to attract and retain staff. Insurance schemes of all kinds and forms are among the most popular advantages requested by staff. If Luxembourg companies limit their plans to three traditional insurance products only, the market remains competitive and attractive for insurance providers.

The most traditional products that companies grant to their employees are the permanent health insurance and life insurance schemes. The first usually includes disability income insurance – that provides a periodic payment to replace income when the insured employee is unable to work as a result of illness, injury, or disease – group risk benefits, which protect and insure employees and their families against long-term illness or death while working for an organisation. Life insurance protects and insures the employee’s family in case of death.

Benefit vs. contribution More recently, companies have put more emphasis on a second type of insurance-typed employee benefits, the pension plan. The occupational pension scheme is a retirement saving plan provided by an employer to its employees. Concretely, staff subscribes to a company pension plan, which benefits from a favourable income tax and national insurance break on contributions. Common types of pension schemes usually include a defined benefit (a final salary based on the career average) or a defined contribution (the most used being the group personal pension). Or offer a combination of both alternatives. “Defined benefit is a pension scheme where the payout is based on the employee’s salary and its length of service,” says Arnaud Marquet, Sales Manager Employee Benefit at Dexia Insurance and Pension Services. Once retired, the employee�

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Employee motivation has become a strategic issue and an argument to attract and retain staff, through additional non-wage compensation or benefits provided to employees. It is also vital for companies to achieve performance and productivity. Hence employee benefits have also become a major instrument in employers’ motivation policy. This opened huge market opportunities for insurance companies, which quickly specialised in. “In Luxembourg, the most current insurance schemes offered through the employee benefits frame range from protection plans (including life insurance and disability income insurance), to pension plans and international benefits,” states Romain Braas, Head of La Bâloise Vie Luxembourg, an insurance company, which founded Amazon Insurance and Pension Services, a two-person structure providing pension management and communication services to firms that implemented insurance products as part of their employee benefits schemes. Due to competitive pressures, and the rising labour force gap especially in the financial sectors, employers are putting a greater focus on benefits offerings, including more variety and flexibility. Therefore, “more and more companies outsource their internal scheme to insurance companies providing supplementary pension schemes that cover both pension and risk (death and disability) benefits,” explains Patrick Schols, the CEO of Swiss Life in Luxembourg, which also holds 35% of Luxembourg’s group life insurance market.

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d o s s i er · a s s u r a n c e s

the communication issue The range of insurance products employers can include in their employee benefit plans has risen over the past years. So is the flexibility regarding the mana­ gement of these products. Hence both the companies and their staff may have lost the overview and the understanding of the whole benefit packages. This might have been determinant therefore in emplo­ yers’ decision to outsource both the management and the communication of their employee benefit schemes to insurance providers. “Transparency is required from the three actors of the market: employers, employees and insurers, Patrick Schols notices. Communication on benefits and reward has become one of the biggest issue most employers have to face, as staff does not necessarily understand or correctly assess the value of the offered perks,” he adds. More, “employee communication is a challenge as benefit managers try to use all the media tools at their disposal to market the employee reward package,” Arnaud Marquet explains. The communication of benefits has become a real challenge, for both the employers and the insurance companies. What the first may outsource becomes a competition field for the second. “Insurance companies try to mark their difference on communication and information services,” Arnaud ­Marquet says. Most offer communication, and specifi­ cally dedicated to their clients’ personnel, organise information meetings, publish brochures and vade mecums, offer one-to-one meeting to certain staff, provide an online service with an interactive functio­ nality, where members can check their pension plans or do online portfolio arbitrage. “Service is a competition issue. If insurance companies don’t give the necessary service quality to their customers and related employees, they may rapidly turn to other competitors,” Romain Braas concludes. || M. A.

receives a final wage (sometimes including a career average scheme) until the end of his life. “While defined benefit plans were commonly offered in the past, many employers have now given them up and turned to the defined contribution alternative, which carries less risk and costs for the employer,” Patrick Schols notices. Indeed, this privileged alternative avoids the huge deficit risks that may occur from poor stock market performance or from the life longevity increasement of pensioner members. Concretely, the defined contribution scheme is built up through cash contributions from both the employer and/or the employee. This commonly takes the form of a group pension, where the employer makes an arran­ gement with one pension provider or financial adviser, to offer personal pensions to its employees. The employer makes a minimum contribution but the investment selection on the choice of funds and profile is left to the employee. “The employer commits himself to paying a certain amount of contribution for each staff members, according to a percentage of the wages. This is the system in force in Luxembourg,” Arnaud Marquet explains. On June 8, 1999 the Luxembourg government introduced a legislation frame on pension scheme, into which Luxembourg employees can be enrolled. Employers provide an average contribution of 3%. An additional voluntary contribution is an extra amount of money employees can pay into their company pension plan and which is beyond the amount they already contribute according to their pension scheme’s rules. The ceiling amount is fixed to 1,200 euros yearly. “Luxembourg offers another advantage to emp­lo­yees in comparison to other countries; they have the choice between two investment options, Patrick Schols explains. An asset wih a guaranteed rate, composed of a technical rate (the maximum technical rate is currently 2.75%) and more often of a participation to the insurer’s benefits. Or the possibility to invest directly in a fund and to choose an investment profile (from neutral to speculative).” “The defined scheme gives a greater liberty to employees to build up and manage the contribution, Romain Braas states. This also gives a higher value to the plan.” If the final fund employees stand to gain, it is however dependent on the contributed final amount and on

the stock market performance of the chosen investment. “Our clients are finance institu­tions, whose employees really know the business and deal every day with such products,” Arnaud Marquet notices.

Nurturing the Expats Beside the two traditional insurance products employers may offer to their staff, schemes dedi­ cated to expatriates have become a mar­ket with huge potentialities for insurance companies. “The international market accounts for 42% of the Swiss Life group insurance contracts,” Patrick Schols explains. International benefits is a scheme that international groups provide to their employees who are sent to a country where local benefits provision may not be as good as the ones employees are used to at home. “Many years ago, assignments in foreign countries were few but as international operations have become common for most large organisations, they are posting more and more employees abroad,” Romain Braas comments. Indeed, if the European market is very developed and includes income protection, life insurance and pension plans, all these schemes are however not recognised in all countries or may be of lower form. Therefore employers propose an equivalent benefit or even more to motivate their staff. “This concerns mostly high level staff (managers, directors, supervisors) who are sent to emerging countries,” Arnaud Marquet says. But insuring employees working in certain countries can become pro­ blematic. Managing benefits on a global basis is complex due to the different tax systems and employment legislation that differ in many countries in the world. Those companies turn therefore to insurance companies in order to provide the asset management, tax advice and reclaim and information services. “The international benefit market is significant and grows every year. For international groups, which send their staff to emerging countries, it is important that international benefits schemes are managed within a stable country that favours investors such as Luxembourg,” Romain Braas argues. With its central position in Europe, its political neutrality and stability, its qualified and language-skilled staff, the Grand Duchy may provide the best solution to multinational companies. || Marc Auxenfants

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Victor Rod (Commissariat Aux Assurances)

Olivier Muraire (Sogecore)

Frederick Gabriel (Marsch Management Services Luxembourg) Lambert Schroeder (AON Insurance Managers Luxembourg)

REINSURANCE

Charming the captive

When in 1984 Luxembourg’s legislators implemented a legal framework that favoured reinsurance companies, they certainly did not expect such a success. Today the country counts some 262 reinsurance companies, 80% operating in the non-life sector. If, however, the Grand Duchy ranks in sixth position as a captive residence place in the world, far behind Bermuda (879), the Cayman Islands (693) and Vermont (524), it runs ahead of Ireland (224), Switzerland (41) and Sweden (41). Despite this success, reinsurance is an insurance branch one speaks little about, especially in Luxembourg. “Reinsurance is a global market from its very origin and it is also the epitome of a B to B market, insurers and reinsurers know quite well the market and its counterparts. Also for more than 50 years, reinsurers gather twice a year in business meetings and work together; consequently it is inefficient to spend lots of money in communication and advertising. That is probably why they are not known by the general public,” explains Olivier Muraire, General Director at Sogecore, a provider of risk management services, insurance and reinsurance brokerage. Who are the main actors in the reinsurance business? “We have two actors in the reinsurance business: the professional reinsurers and the captives,” says Victor Rod, Head of Commissariat aux assurances, the insurance regulation body in Luxembourg. According to the European Commission, reinsurance consists of accepting risks ceded by an insurance undertaking or another reinsurance undertaking. This proceeding allows the latter to reduce their risks, so that the danger of one large monetary loss is minimised.

Although the reinsurance branch comprises a few very large companies, the annually collected gross premium is significant: Swiss Re Group, Munich Re Berkshire Hathaway Group, Hannover Re and Lloyd’s of London ranked in 2006 the top five positions, with a respective consolidated underwriting topping the ten billion dollar-mark in annual reinsurance gross premium written, according to A.M. Best ­Company, an American rating agency. A captive, however, is the insurance arm of an industrial or commercial group. Its main function consists of insuring part of or the risks of its parent or associated entities. Concretely, the captive collects the premiums of the group and invests the funds that were not used to settle claims, with the aim to build up reserves for future claims. In the meantime, it can sell some of the risk on to the reinsurance market. For over 50 years this reinsurance option has been favoured by groups as it offers an economically interesting alternative to the high level premiums that traditional insurance companies require to cover certain risks, or fill the inability of traditional insurance to cover certain types of risks. “Also, reinsurers can themselves transfer some risks to other reinsurers. It is a retrocession, although retrocession market weakened in the recent years due to market concentration and magnitudes of large losses that dried this reinsurance of reinsurers,” Olivier Muraire says.

Luxembourg captive capital Moreover, a captive company provides a better risk management, stabilises the premiums

Photos: Michel Zavagno (Blitz)

Initiated in the 1950s, ruled since 1984 in Luxembourg, the captive business as an alternative to traditional reinsurance has intensively risen until the year 2000. But, since four to five years, the activity faces a slowdown. Will the new Reinsurance Directive give a new boost to the sector and profit to Luxembourg? Four experts tell more.

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HARMONISING THE MARKET The EU Reinsurance Directive, which has been approved by the European Council and Parliament in October 2005, was officially published in December 2005. It establishes a regulatory framework for the reinsurance industry, a sector that was until now subject to no harmonisation. The legislation is part of the European Union’s Financial Services Action Plan, which aims at creating a single market in financial services within the European Union. The Member States shall implement the Directive into their national law no later than December 10, 2007. Concretely, the European legislation puts a particular emphasis on capital requirements, solvency margins and control over investments, with four key legislation sets: The implementation of a single European passport for reinsurers, through the approval and financial monitoring of the Member State authority the company has its head office in. This approval will enable reinsurers to carry on their activities everywhere in the European Union. Regarding the approval system, the directive also fixes a series of conditions reinsurance companies must meet to be approved. These include a certain number of requirements that aim to guarantee the financial solidity of the reinsurer, and thus the markets stability within the European Union. The Directive also adopts prudential rules concerning the solvency margins and the requirements of minimum capital of one million euros (whereas it is of three million euros for professional reinsurers), as well as measures to be taken by the authority of monitoring with respect to the companies of reinsurance in difficulties. The European Commission defines for the first time the concept of reinsurance captive, as an “undertaking other than an insurance or a reinsurance undertaking or a group of insurance or reinsurance undertakings (…) the purpose of which is to provide reinsurance cover exclusively for the risks of the undertaking or undertakings to which it belongs or of an undertaking or undertakings of the group of which the captive reinsurance undertaking is a member.” “The introduction by the directive of a juridical definition regarding the captive is of particular importance for the Luxembourg sector of reinsurance,” Victor Rod comments. So is the minimum amount of the guarantee fund requested for captives. Luxembourg retained the option envisaged in the directive. “While recognising and by defining the concept of ‘captive of reinsurance’ and by consecrating the concept of fluctuation provision for claims, the Reinsurance Directive consolidates the Luxembourg legislation and its image of precursor”, Lambert Schroeder says. || M. A.

or obtains lower insurance costs than those traditional reinsurance undertakings may require. “Captives are usually insurance or reinsurance affiliates structured within a large group,» explains Frederick Gabriel, Business Development Leader at Marsh Management Services Luxembourg, one of the world’s leading insurance broker and risk advisers. Their staff is usually low and generally the management service is outsourced to professionals, such as Marsh, AON, or Sogecore, among the main providers of risk management services, insurance and reinsurance brokerage, which are also located in Luxembourg. All three together serve or manage around 200 captives of groups such as Merck, Danone, Iberdrola or Ericsson. Indeed, major European groups operate captive reinsurance companies in Luxembourg, as the country offers significant advantages to those establishing a captive company or to looking for an insurance risk management company.

Key players The first main benefits are the country’s political, economic and fiscal stability, which might be essential to the exercise of activities based on the long term, as well as its geographically central position making Luxembourg easily accessible from the majority of the main European capitals, and finally its highly qualified and multilingual labour force. “Besides the stability, infrastructure and the central geographic location, usually mentioned, I think Luxembourg offers the advantage of providing strong linguistic resources, that our competitors don’t necessarily have,” states Lambert Schroeder, Managing Director of AON Insurance Managers Luxembourg. The second advantage resides in the possibility for reinsurers to build up the necessary funds to cover highly volatile risks. “The tax and legal provisions in force in Luxembourg grant certain advantages to establish a captive, in particular the possibility of constituting a fluctuation provision for claims (‘provision pour fluctuation de sinistralité’ PFS) beofre tax, up to 17.5 times the annual premiums,” Victor Rod explains. “In Luxembourg, the market has built up because of the unique possibility of setting up

tax deferred equalisation provisions, which also allows a group to smooth out the peaks and troughs of the insurance market and to fund its risks over a long period of time,” Frederick Gabriel confirms. As a financial centre, the Luxembourg domicile also provides to captives the management proximity as well as a direct remuneration and liquidity opportunity. “An area where captives can play their part in the future, and it is already happening now, is in the use and leverage of the capital markets. Securitisation deals using captives and special purposes vehicles are already in place and will continue to develop allowing the captive market to tap into the capital markets,” according to Frederick Gabriel. Captives have therefore become key players in the insurance industry, as they insure a wide variety of business risks on the one hand, and facilitate economic and financial activity on the other. They have also become significant financial investors and intermediaries domiciliation countries are trying to attract. For instance, «the reinsurance sector developed in Luxemburg because the country offered a wellstructured financial and fiscal legislation helping those captive to fully play their roles in helping their mother companies to better manage the transfer and the coverage of their own risks,” remembers Olivier Muraire. However, “for the last four or five years, growth in captive formations is slowing down particularly in Europe as compared to the USA. This is partly due to maturing markets but, nevertheless, a steady stream of formations is coming from the established countries, Frederick Gabriel says. We have, of course, seen captives disappear but generally this is due to companies, through mergers and acquisitions, having more than one captive and rationalising the position or because of the bankruptcy of the parent company. It is rarely due to the captive being in difficulty,” he adds. Can the EU Reinsurance Directive, to be implemented by the end of 2007 (see infra), give a boost to captives over the coming years? All the experts agree: “the Directive harmonises the conditions ruling the exercise of the reinsurance activity within the European Union, which was not the case until now,” Lambert Schroeder confirms. || Marc Auxenfants

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EXPERTISE

REGARDS CROISES Directement ou indirectement liés au secteur de l’assurance, huit professionnels donnent leur avis sur des thèmes touchant à la réglementation, aux ressources humaines ou à la stratégie.

Le secteur des assurances doit toujours se frayer un chemin entre des obligations légales de plus en plus rigoureuses d’un côté, et une certaine vulnérabilité aux accidents macroéconomiques de l’autre. La législation sur la lutte contre le blanchiment ne fut pas la moindre des contraintes réglementaires auxquelles ont été soumises les compagnies d’assurance-vie. Il leur a fallu trouver un juste compromis entre les efforts – humains et financiers – que cela a nécessité, d’une part, et tous les bénéfices qu’il est possible d’en retirer, d’autre part, notamment en termes de réputation et de gestion des risques. En termes de risques, la lame de fond des «subprimes» venue des Etats-Unis a eu pour effet de changer quelque peu la donne dans l’approche des investisseurs. Certains ont été tentés de différer des décisions d’investissement. D’autres, au contraire, ont bondi sur l’occasion de la baisse des marchés pour y entrer à des niveaux jugés plus intéressants. Les assureurs-vie, eux, n’ont pas ressenti d’effets trop importants, même si une partie de leur clientèle a pu être tentée de réduire son

exposition aux investissements immobiliers, au profit de stratégies de gestion patrimoniale plus dynamique. Comme tous les secteurs de l’économie, celui de l’assurance n’échappe pas à la problématique liée au recrutement des compétences. Des profils de juristes et de compliance sont, pour les raisons évoquées précédemment, très recherchés, mais la fonction commerciale est également très prisée, aussi bien en interne, à une entreprise d’assurances, que dans le cadre des métiers d’agents ou courtiers indépendants. Autant de thématiques sur lesquelles Vitis Life, Ernst&Young, Investlife Luxembourg, Lex Life & Pension, Lombard International Assurances ou encore Monster Luxembourg sont amenés à s’exprimer dans les pages qui suivent. Il y est également question de conseil aux entreprises souhaitant se lancer dans l’export, avec l’expérience cumulée de l’Office du Ducroire et de Coface Services Luxembourg, qui vient tout juste de prendre pied sur le marché. || J.-M. G.

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Quel bilan financier et/ou organisationnel tirez-vous de la mise en place des procédures de lutte contre le blanchiment? Y voyez-vous davantage une opportunité plutôt qu’une contrainte? Nicolas Limbourg Legal & Compliance Manager - VITIS LIFE

une reelle opportunite commerciale La mise en place de ces procédures et leurs fréquentes adaptations aux nouvelles réglementations génèrent sans aucun doute des coûts financiers importants pour une société de notre taille. Nous sommes cependant persuadés, qu’à long terme, le respect des procédures de lutte contre le blanchiment d’argent et du financement du terrorisme représente une réelle opportunité pour notre société. D’une part, le nombre croissant d’informations personnelles que les clients consentent à présent à nous communiquer nous permettent d’améliorer notre connaissance des clients, de mieux identifier leurs besoins et donc d’accroître la qualité du conseil que nous leur donnons. Cela est d’autant plus vrai pour les clients High Net Worth Individuals pour lesquels nos conseils personnalisés reposent essentiellement sur leur situation personnelle dont nous devons avoir au préalable une parfaite connaissance.

D’autre part, ces procédures permettent à notre société de démontrer à ses partenaires locaux ou étrangers qu’elle est à la pointe de la lutte contre le blanchiment d’argent et qu’elle peut en conséquence bénéficier de leur confiance dans le cadre de la commercialisation de ses produits, en libre prestation de services. Outre la préservation de sa réputation, de celle de son groupe ou du secteur de l’assurance-vie luxembourgeois en général, la mise en place des procédures de lutte contre le blanchiment d’argent représente en conséquence une réelle opportunité commerciale. Enfin, en dehors du cadre strictement professionnel, ces procédures ont permis de sensibiliser personnellement chaque employé à l’importance qu’il y avait à lutter de manière citoyenne contre un phénomène qui nuit à l’économie mondiale.

Jean-Michel PACAUD Associe - Ernst & Young

la reputation au centre des preoccupations Si l’on en croit le rapport d’activités 2006 du Commissariat aux assurances, la loi anti-blanchiment du 12 novembre 2004 n’a guère modifié les obligations incombant aux entreprises d’assurance-vie telles qu’elles étaient prévues par la loi du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances et reprises pour l’essentiel dans la lettre circulaire 01/9 du Commissariat. Doit-on pour autant en déduire que rien n’a changé depuis 2001 dans la façon dont les entreprises luxembourgeoises abordent la problématique de la lutte anti-blanchiment? Rien n’est moins sûr…En effet, la prise de conscience qui a suivi les évènements du 11 septembre et les scandales financiers du début des années 2000 ont conduit nombre de grands groupes financiers à placer le risque de réputation au centre de leurs préoccupations et à mettre en place des dispositifs de contrôle interne et de compliance de plus en plus sophistiqués. Ce phénomène n’a

pas épargné les compagnies luxembourgeoises d’assurance-vie, qu’elles soient - ou non - filiales de groupes internationaux et ce, d’autant plus que leurs actionnaires étaient rendus nerveux par la publicité dommageable créée par certaines affaires. Au cours des années 2003-2005, des efforts ont été consentis par les compagnies d’assurance-vie pour mettre à niveau leurs procédures know your customer et la documentation de leurs dossiers clients. Alors, au final, contrainte ou opportunité? Il est certes difficile de faire de la rigueur des procédures anti-blanchiment un argument marketing. En revanche, l’évolution des pratiques au cours des dernières années a poussé les compagnies à réviser leur business model et à rechercher de nouveaux axes de développement qui ont commencé à porter leurs fruits si l’on en croit la progression continue des primes émises par les assureurs-vie luxembourgeois.

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Quel impact avez-vous ressenti après la crise des «subprimes» de ces dernières années? FABRICE BAGNE DIRECTEUR GENERAL (ADMINISTRATEUR DELEGUE) INVESTLIFE LUXEMBOURG

Les atouts de l’assurance-vie Il est difficile de répondre à cette question simplement. Tout d’abord, la crise et ses effets ne sont sans doute pas terminés; par ailleurs, notre mesure de l’impact est limitée puisque ce sont nos partenaires qui assurent la relation commerciale avec leurs clients et qui connaissent le mieux leurs sentiments. Toutefois, nous avons pu constater, chez Investlife, différents effets, parfois contradictoires. Certains, il est vrai, ont été tentés de reporter leur décision d’investissement. Cela a pu occasionner un délai pour la conclusion d’opérations en cours et un léger ralentissement de l’activité. En revanche, d’autres semblent profiter maintenant de la baisse des marchés, afin d’investir à des niveaux de prix jugés plus intéressants. Au final, la crise a vraisemblablement eu peu d’effets sur le volume d’activité d’Investlife, d’autant que l’assurance-vie permet de bénéfi-

cier d’une enveloppe avantageuse, bien au-delà de la seule problématique des rendements des actifs. En outre, Investlife dispose d’une offre complète, notamment d’investissement sans risque à capital ou rendement garanti. Par exemple, notre offre ‘fonds en euros’ permet aux clients d’investir, sous certaines conditions, sur le fonds général de la compagnie qui sert actuellement un rendement net garanti sur douze mois de 4.5%, très intéressant dans cette période d’incertitude, tout en bénéficiant des avantages de l’assurance-vie. C’est aussi un des atouts de l’assurance-vie que d’offrir un large choix d’actifs qui peuvent être investis dans le contrat, au gré des anticipations des clients. Enfin, au-delà des réactions des clients, la crise a permis de tester nos systèmes de contrôle et de monitoring et d’évaluer notre capacité à faire l’inventaire des actifs des portefeuilles de nos clients, afin d’anticiper et de communiquer sur d’éventuels risques.

LAURIDSEN FLEMMING MANAGING DIRECTOR LEX LIFE & PENSION

Prudence Notre activité consiste à proposer à des investisseurs fortunés (High Net Worth Individuals) et très fortunés (Ultra High Net Worth Individuals) des produits d’assurance-vie transfrontaliers, conformes aux dispositions fiscales et légales locales. En règle générale, c’est aux gestionnaires d’actifs de la banque dépositaire désignée qu’il incombe de déterminer les stratégies d’investissement appropriées et de gérer les capitaux confiés. En tant qu’assureurs, nous n’avons donc pas été directement concernés, ni affectés par la crise du crédit «subprime», mais nous en avons cependant ressenti les effets au sein de notre activité. En effet, la majorité de nos clients optent pour une épargne en assurancevie dans un objectif de préservation du capital et présentent un profil de risque prudent, que nous avons vu s’accentuer au cours des dernières semaines. Suivant de près l’évolution des actifs sous-jacents de nos contrats, nous avons

ainsi pu observer une augmentation sensible de l’exposition aux fonds monétaires, au détriment d’investissements plus risqués, tels que les fonds alternatifs. En conséquence, et selon certains gestionnaires, nous prévoyons des rendements plus stables mais moins élevés de nos portefeuilles, le temps que les effets de cette crise soient digérés par le marché. Une partie de notre clientèle a également réagi en manifestant sa volonté de réduire son exposition aux investissements immobiliers, en délais­ sant les fonds immobiliers au profit de stra­tégies de gestion patrimoniale plus dynamiques et d’une approche actif-passif, intégrant leurs propres biens immobiliers. Lex Life & Pension propose des solutions d’épargne globales qui, selon notre opinion et celle de nos partenaires commerciaux, pourraient se révéler bénéfiques et répondre aux nouvelles attentes des investisseurs.

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Jusqu’où votre intervention dans le conseil aux entreprises s’étend-elle? Etienne Reuter President Office du Ducroire

Un role d’aide et de conseil Pour l’entreprise exportatrice, il est important d’étudier à l’avance l’environnement institutionnel et législatif des marchés en question et de s’informer sur la solvabilité de ses clients. L’Office du Ducroire remplit son rôle de guichet unique pour les exportateurs dans une première phase en les aidant dans leurs démarches de prospection à l’étranger sous forme de remboursement partiel des frais liés à la promotion, la formation à l’exportation et à la participation à des foires. Cette aide se fait par l’intermédiaire du Comité pour la Promotion des Exportations Luxembourgeoises (COPEL). Dans une deuxième étape, le Ducroire aide à travers son instrument d’assurance-crédit. Les sociétés désirant être actives à l’exportation sans pour autant s’exposer aux risques qui y sont liés, peuvent souscrire une assurance-crédit auprès du Ducroire. Elles peuvent ainsi compter sur une évaluation de la solvabilité de

leurs clients actuels et futurs, le recouvrement de la créance en cas de non-paiement et l’indemnisation en cas d’échec de celui-ci. Par ailleurs, par sa collaboration avec les autres assureurs publics, privés et les banques, l’Office du Ducroire conseille les entreprises tout au long de leur démarche commerciale, s’étendant de la prospection jusqu’à la fin du contrat à l’exportation avec un accent sur les aspects financiers de la démarche. Finalement, de par son statut d’établissement public, le Ducroire ne fait pas de différence entre les entreprises: les entreprises petites et moyennes sont reconnues pour leur dynamisme et le Ducroire les aide à ouvrir les portes à l’exportation, tout comme il accompagne les grandes entreprises lorsqu’elles s’établissent à l’étranger. Il est encore à préciser que les interventions du Ducroire s’adressent tant aux entreprises industrielles qu’aux entreprises de service.

Paul Huberlant Marketing Director Coface Services Luxembourg

Une approche doublement originale Notre mission est de faciliter les échanges entre les entreprises partout dans le monde et de contribuer ainsi au développement du commerce mondial. En fait, Coface exerce quatre métiers – l’assurance-crédit, l’information d’entreprise, la gestion des créances et l’affacturage – qui ont un point commun: assurer la gestion du poste clients du bilan des entreprises. Notre approche est doublement originale. Notre service autorise des réponses multiples – au travers de nos quatre métiers. L’assurancecrédit n’est une réponse que pour une part des clients. En élargissant notre offre, nous pouvons en toucher bien davantage. Nous mettons également à la disposition de nos clients une plateforme Web leur permettant d’accéder en ligne à des rapports d’informations permet-

tant d’évaluer la solvabilité de leurs clients, fournisseurs et partenaires. Grâce à notre réseau et à notre expertise en matière de comportements commerciaux et financiers, nous sommes aussi en mesure d’assurer un recouvrement efficace des factures impayées de nos clients. Nous offrons également des solutions sur mesure pour les grands groupes industriels ou de service qui disposent déjà d’un credit management en place. Par ailleurs, nous accompagnons également le développement de nos entreprises clientes au-delà des frontières grâce à notre réseau mondial et notre présence directe dans plus de 62 pays. C’est aussi grâce à ces best practices que nous permettons le développement des entreprises sur de nouveaux marchés.

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Quels sont les profils qui sont actuellement les plus recherchés par les employeurs dans le secteur des assurances? MAGALI MAILLOT ASSISTANT MANAGER – RECRUITMENT & CAREER DEVELOPMENT – LOMBARD INTERNATIONAL ASSURANCES

A la recherche de profils multilingues Le marché de l’emploi est en pleine effervescence depuis ces dernières années et les employeurs du secteur de l’assurance sont particulièrement concernés. En effet, nous sommes, et certainement plus que dans d’autres secteurs, à la recherche de profils très qualifiés, jouissant d’une expertise pointue dans plusieurs domaines. Des nouvelles législations telles que l’application de la directive ‘Intermediation’ ou encore le renforcement de la lutte contre le blanchiment d’argent ont amené tous les acteurs de la Place à multiplier leurs efforts pour recruter de nombreux profils juridiques. Sans conteste, les juristes ainsi que les profils compliance ont été les plus sollicités. Le marché local ne permettant pas de satisfaire ces besoins, nous nous sommes tournés vers d’autres pays, tels que la France ou l’Allemagne. De nombreuses sociétés d’assurances telles que la nôtre ont une activité principalement orientée vers l’international et sont donc à la

recherche de profils multilingues. Nous avons été particulièrement à l’affût de candidats combinant à la fois l’anglais et le néerlandais et ce, dans tous les domaines: managérial, commercial, administratif, juridique. De plus, Lombard, leader de la Privatbancassurance combine à la fois les métiers de l’assurance et de la banque; par conséquent, nous sommes régulièrement à la recherche de comptables OPC et sommes, sur ces profils, en concurrence avec les fonds d’investissement de la Place. Nous avons lancé notre site de recrutement en mai dernier (www.careers.lombard.lu) dont l’objectif est de fournir une information aussi complète que possible dans le domaine du recrutement, que ce soit au niveau de l’environnement de travail que des opportunités de carrière. Il nous semble donc évident qu’une fois encore le recrutement sera l’un des défis ressources humaines de l’année.

MARC WANTZ MANAGING DIRECTOR MONSTER LUXEMBOURG

Preferences pour les commerciaux D’après notre expérience, nous nous sommes basés sur les annonces passées au courant de 2007 par les compagnies d’assurances les plus importantes de la Place. Nous venons de constater qu’en général, beaucoup de profils différents sont recherchés au sein d’une grande compagnie, puisque ces sociétés couvrent et assurent aujourd’hui non seulement les différents produits d’assurances, mais commencent d’ores et déjà à proposer des solutions d’investissements très favorables, voire intéressants. Ceci dit, ces sociétés garantissent également leur propre infrastructure informatique et leur propre service juridique. Le recrutement ne se base donc pas seulement sur des connais-

sances en matière d’assurances (gestionnaires, actuaires), mais également au niveau de la fiscalité (comptables, analystes financiers) jusqu’aux juristes et informaticiens (analystes développeurs). En analysant de près ces différents recrutements, nous constatons cependant qu’il y a de plus en plus de préférences pour des commerciaux (business development managers, cadres), voire des agents indépendants. L’accent est principalement mis sur les capacités linguistiques officielles du Grand-Duché (français, allemand, anglais et surtout la langue luxembourgeoise). Le but est ainsi de pouvoir commercialiser les produits et services à toute la population résidente, de préférence dans la langue du client.

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Bloc Notes · Case study

Photo: Etienne Delorme

Cyril Pierre-Beausse (avocat chez Allen & Overy et membre du Clussil): «Il faut confier cette tâche à quelqu’un d’extérieur au département informatique, qui pourra avoir un regard plus transversal et ne pas être confronté à des conflits d’intérêts entre impératifs opérationnels et impératifs de sécurité».

Se c u r i t e i n f orm a t i q u e

« savoir

etre professionnel »

Protéger les systèmes d’information d’une entreprise doit clairement relever de la responsabilité du management, selon l’avocat Cyril Pierre-Beausse, également membre du Clussil. Attaques extérieures, mais aussi (et surtout?) malveillance en interne ou, parfois, négligence ou incompétence: les sources de danger menaçant l’intégrité des systèmes informatiques des entreprises ne manquent pas. Or, aujourd’hui, une entreprise ne peut plus se permettre de ne plus avoir accès à des données souvent critiques pour son propre fonctionnement, et encore moins de les voir piratées ou disparaître. Prendre en mains la responsabilité de sa sécurité informatique devient donc une nécessité absolue pour une entreprise, quelle que soit sa taille. «Et pour le faire au mieux, il faut confier cette tâche à quelqu’un d’extérieur au département informatique, qui pourra avoir un regard plus transversal et ne pas être confronté à des conflits d’intérêts entre impératifs opérationnels et impératifs de sécurité», estime Cyril PierreBeausse, avocat chez Allen & Overy et membre du Club de la Sécurité des Systèmes d’Information Luxembourgeois (Clussil). Il enseigne, à ce titre, les aspects juridiques de l’informatique et de la protection des données dans le cadre du Master2 professionnel en Management de la Sécurité des Systèmes d’Information à l’Université du Luxembourg. Pour assurer cette mission ô combien stratégique, la fonction de RSSI (Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Information) est en train de se généraliser au sein des entreprises et organisations, idéalement confiée à des prestataires externes. «Au-delà des seuls aspects informatiques, son rôle est de veiller à la sécurité de

l’ensemble de l’information, précise M. PierreBeausse. Dans l’absolu, un bon RSSI ne devrait même pas toucher à un clavier, mais être plutôt celui qui analyse les systèmes pour en identifier les faiblesses, depuis la direction jusqu’au dernier maillon de l’entreprise. Il est nécessaire d’avoir une approche professionnelle et déconnectée de tous les impératifs du quotidien de l’entreprise, afin d’être impliqué dans tout ce qui est susceptible d’avoir un impact sur la sécurité». Reste qu’en la matière, les échanges d’informations entre les acteurs concernés ne sont pas légion, les entreprises n’étant guère enclines à s’étendre sur le sujet et faire part de leurs (mauvaises) expériences. Très souvent, une attaque, interne ou externe, ne sera connue que de très peu de gens, y compris au sein même de l’entreprise. Pas question de risquer, de surcroît, d’écorner son image ou sa réputation… «Comme l’information n’est pas partagée, il y a donc peu de pédagogie possible», regrette M. Pierre-Beausse. Il existe, un peu partout dans le monde, des CERT (Computer Emergency Response Team), des forums assortis de hotlines qui permettent ce genre d’échanges d’expériences et le partage d’une réelle banque d’informations. «Peut-être faudrait-il qu’il y en ait un aussi au Luxembourg pour permettre une plus grande communication», propose-t-il. En matière d’indélicatesse, le constat est, aussi, que les personnes spécialisées dans la fraude informatique ne sont pas toujours conscientes des risques encourus. «Elles savent

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Les aspects de sécurité informatique sont-ils uniquement du ressort des départements IT, ou bien doivent-ils entrer en ligne de compte dans la stratégie globale d’une entreprise? Pour répondre à cette question, nous avons donné la parole à des experts de douze entreprises: Jean-Marc Lechantre (Aptelia), Denis Stoz (Bull), Yves De Pril (Conostix), Francy Lutgens (IBM), Sébastien Thiébaut (Logix Luxembourg), Pat Clawson (Lumension Security), Eric Pirlot (Novell), Benoît Merveille (Simac), Pierre-Marie Mallet (SIT Group), Luc Wijns (Sun Microsystems), Jacques Mielcarek (Tech-IT) et Olivier Antoine (Telindus). «La sécurité informatique constitue un avantage concurrentiel décisif dans la fourniture en ligne de services».

Jean-Marc LECHANTRE Directeur Marketing et Communication – APTELIA

LA SeCURITe APPLICATIVE DOIT COMPLeTER lA SeCURITe ReSEAU

qu’elles ont franchi une ligne jaune, morale, et qu’elles risquent le licenciement. Mais elles n’ont, en revanche, pas toujours le sentiment d’avoir enfreint la loi, remarque Cyril Pierre-Beausse. Or, elles risquent clairement des sanctions pénales, allant de l’amende jusqu’à l’emprisonnement». D’où le rôle – voire le devoir – du RSSI de sensibiliser l’ensemble du personnel d’une société aux conséquences pénale de leurs actes.

Attentisme interdit Il reste néanmoins un obstacle majeur au Luxembourg: les fraudes informatiques sont difficilement détectables et identifiables sans risquer de violer la loi sur… la protection des données à caractère personnel. Une incohérence que d’aucuns aimeraient bien voir modifiée le plus rapidement possible. En attendant, la tendance est claire: toutes les entreprises engagées dans une démarche de professionnalisation de leur organisation se dirigent vers la mise en place de cette fonction de sécurité informatique propre, à l’heure où bon nombre de spécialistes s’interrogent sur les facteurs d’évolution, à terme, de la sécurité informatique. Un facteur reste, néanmoins, rarement pris en compte: celui inhérent à un incident majeur à un niveau international, voire mondial. «Le 10 septembre 2001, extrapole M. Pierre-Beausse, un expert en sécurité aérienne vous aurait expliqué que compte tenu des progrès en cours, le niveau de sécurité serait optimal d’ici à quelques années. Deux jours plus tard, on est passé brusquement du Moyen-Age au troisième millénaire. Imaginons un 11 septembre numérique avec une ampleur que l’on n’imagine pas… Il ne faudrait pas que les entreprises, et la société en général, attendent que leur vulnérabilité soit mise à mal avant de prendre leurs dispositions». || Jean-Michel Gaudron

«La sécurité informatique constitue un avantage concurrentiel décisif dans la fourniture en ligne de services. Elle est du ressort des départements IT et métier qui doivent s’impliquer dans la sécurité applicative. La sécurité réseau, sous forme de protection extérieure aux applications (pare-feu) présente des insuffisances: - Les pare-feu autorisent par défaut, en ne bloquant que ce qu’ils peuvent identifier comme dangereux. Il existera toujours un délai entre la survenance d’une nouvelle attaque, son identification et la mise en service de la protection correspondante. - Le trafic Web ou local, non identifié comme suspect, peut comporter des risques sous la forme d’attaques applicatives: cross site scripting (XSS), injection SQL ou session hijacking (un utilisateur voit sa session dérobée par un pirate qui dispose alors de ses droits et pourra voler ou détruire de l’information). La sécurité applicative est une approche complémentaire indispensable. Elle se concentre sur la description précise et la vérification des comportements légitimes des utilisateurs. Sa mise en œuvre nécessite la prise en compte de la sécurité dès la conception d’un projet de réalisation de logiciel ou de mise en place d’un progiciel. L’approche SSDL (Secured Software Development Lifecycle) sera suivie tout au long du cycle d’évolution de l’applicatif. Il est possible qu’une attaque franchisse les protections et qu’il faudra réparer les dégâts, grâce aux mesures de précaution décidées préalablement et suivies avec rigueur. Des solutions existent: la détection des attaques, la protection effective de l’applicatif et l’analyse des attaques a posteriori. Aptelia propose une approche en quatre étapes: sensibilisation du management et de toutes les parties prenantes, diagnostic sécurité, actions court terme pour parer aux urgences, adoption d’un framework sécurité et de sa méthodologie». PAPERJAM NOVEMBRE 2007

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Bloc Notes · Case study

Les aspects de sécurité informatique sont-ils uniquement du ressort des départements IT, ou bien doivent-ils entrer en ligne de compte dans la stratégie globale d’une entreprise?

«Il faut solliciter les métiers concernés (Risk Manager et RSSI) dès le démarrage du projet».

Denis Stoz Country Manager Bull Luxembourg

Parler a ceux qui assument le risque de la securite «Il n’existe pas de définition précise pour les fonctions de Risk Manager (RM) ou Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI), mais il y a une définition différente selon le métier de l’entreprise ou son orga­ni­sation. Le Risk Manager assure l’identification et la gestion des risques à l’échelle de l’entreprise. Le RSSI, lui, assume la même mission au niveau des systèmes d’information. L’un comme l’autre appuient leurs travaux sur une définition et une évaluation rigoureuse des risques de l’entreprise. RM et RSSI se rejoignent sur la gestion des risques liés au système d’information, essentiellement sur quatre axes: disponibilité, intégrité des données, confidentialité et traçabilité des opéra­tions. Si l’un de ces éléments devait être affecté, il y aurait un risque à la fois pour l’entreprise et ses clients. Les systèmes d’information étant très hété­ rogènes, les risques qui y sont liés sont difficiles à identifier et à gérer. Idéalement, il faudrait inté­ grer leur problématique dès le dévelop­pement des projets en y incluant les expertises spéci­fi­ ques à l’activité ainsi qu’aux réglemen­tations. Pour la maîtrise de ces risques, RM et RSSI doi­ vent conjuguer leur savoir-faire pour arriver ensemble à la définition à la fois des méthodes d’identification et d’évaluation des ris­ques (hié­ rarchisation, par exemple) ainsi qu’aux solutions de maîtrise des risques à mettre en place. Ce faisant, il apparaît clairement que la problématique de la sécurité informatique sort du cadre exclusif des départements informa­ tiques. C’est pourquoi, chez Bull, nous inté­ grons l’ensemble de la démarche Risk, mais également Compliance, pour la mise en œuvre de nos solutions de sécurité (essentiellement de gestion d’Identités et d’Accès – IAM, ainsi que les fonctionnalités d’audit). Et en conséquence, nous sollicitons la participation des métiers concernés dès le démarrage du projet�� ».

«La sécurité de l’information est avant tout une notion d’objectif à intégrer dans l’organisation et la culture de l’entreprise».

«La sécurité sur Internet doit être considérée par l’entreprise comme un impératif stratégique».

Francy Lutgens Leader IMT Benelux IBM Internet Security Systems Yves De Pril General Manager Conostix

Cap sur la sensibilisation des employes

Les entreprises ont besoin d’une approche strategique pour la securite

«75% des incidents sécurité sont d’origine humaine. Erreur, ignorance ou mauvaise intention, toute personne agit sur base de ce qu’elle sait. Ce comportement naturel peut être fun­ este pour la sécurité, peu importe les sommes investies dans les technologies. La sécurité repose sur trois piliers: prévention, détection, réaction. D’entre eux, la prévention par les moyens technologiques genre firewall, antivirus ou autres, est le plus fréquent, mais également le plus coûteux. En effet, maintenir l’efficacité des systèmes de protection est laborieux dans un monde informatique en constante évolution. La détection est souvent un moyen mis en place mais rarement valorisé: qui gère un suivi des évènements suspects? Finalement, une réaction adéquate aux incidents détectés évitera que des événements d’apparence banale ne se transforment en danger pour l’entreprise. Le risque ne s’élimine plus – ou du moins pas entièrement – par la technologie. Il y a dix ans, nous prenions en main la sécurité des réseaux, puis l’importance d’Internet dans le business est devenue telle que nous avons considéré la vulnérabilité des applications Web. A ce jour, les deux sont bien couverts mais nous n’avons jamais été autant sous la pression des attaques. Des menaces comme le phishing ont déplacé le danger du périmètre de l’entreprise vers l’employé. Il est nécessaire que les organisations prennent leurs responsabilités et sensibilisent leurs collaborateurs au pourquoi et au comment d’une utilisation sécurisée de l’e-mail, l’e-banking et l’e-commerce. Rendez-vous sur www.cases.lu, le site de sensibilisation mis en place par le ministère de l’Economie et du Commerce extérieur: vous y trouverez toutes les bonnes pratiques pour que votre informatique soit utilisée de façon optimale et sécurisée».

«De nos jours, Internet est un véritable moteur pour les entreprises. Sa sécurité est donc essentielle à leur succès. La sécurité sur Internet influence la manière dont les entreprises gèrent leurs réseaux internes, intègrent les nouvelles technologies et applications et respectent les nouvelles dispositions légales et les normes sectorielles – alors que la variété et la complexité des menaces ne cessent d’évoluer. Le simple fait d’étendre la myriade de solutions de sécurité ponctuelles, tactiques et ‘réactives’ n’est pas envisageable. La sécurité sur Internet doit être considérée par l’entreprise comme un impératif stratégique. L’objectif consiste à aligner des technologies de sécurité proactives efficaces au sein d’une plate-forme intégrée, offrant une protection globale (serveurs, réseaux, postes de travail), évolutive, assurant une veille décisionnelle et permettant une gestion centralisée simplifiée. La sécurité Internet touche pratiquement tous les aspects de la gestion de l’entreprise, de la migration technologique et de la croissance commerciale. Les managers doivent exiger une sécurité efficace et gérable et envisager son rôle dans un contexte plus étendu et plus stratégique. La sécurité Internet stratégique efficace garantit une protection professionnelle et permet aux entreprises d’étendre leurs réseaux sans interruption ou perte de bande passante. Pour cela, il faut mettre en œuvre une plateforme intégrée basée sur les vulnérabilités plutôt que sur les attaques. Par définition, une plate-forme permet à une technologie d’évoluer sans dégradation des performances ou augmentation significative de la complexité ou de la gestion. Elle remplit trois conditions essentielles: empêcher les pertes commerciales liées à des problèmes de sécurité, faciliter l’évolution des technologies et garantir la protection grâce à des services de sécurité ‘à la demande’».

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Bloc Notes · Case study

Les aspects de sécurité informatique sont-ils uniquement du ressort des départements IT, ou bien doivent-ils entrer en ligne de compte dans la stratégie globale d’une entreprise?

«Il est nécessaire d’appréhender le problème de la sécurité informatique sous un angle nouveau: celui de l’utilisateur». «Nous proposons le principe simple de la sécurité positive». «Il est utopique de penser que la technique se suffit à elle-même». PAT CLAWSON CEO LUMENSION SECURITY

Le modele de securite positive, une evolution indispensable

Sebastien Thiebaut Sales Luxembourg Logix Luxembourg

«Les responsables de la sécurité informatique ont toujours eu une saine appréhension des menaces inconnues. Dernièrement, cette crainte s’est muée en véritable paranoïa, une obsession qui leur fait perdre le sommeil à force de songer aux programmes malveillants susceptibles de déjouer les défenses traditionnelles. A ceci s’ajou­ tent les utilisateurs qui exposent l’entreprise à d’innombrables risques, en introduisant des applications et des technologies contenant des failles exploitables. Le modèle de sécurité négatif ne fait qu’entraîner les responsables sécurité dans une spirale de réactivité. Les ressources informatiques sont sollicitées jusqu’à épuisement, tandis que la sécurité tente de suivre le rythme mais n’y parvient jamais tout à fait. Lumension Security (fusion de SecureWave et de PatchLink), propose le principe simple de la sécurité positive. Au lieu de traquer le moindre risque et la moindre menace dans l’environnement à l’aide de blocages et de refus, la sécurité positive bloque tout par défaut. Seules les applications connues et acceptées sont autorisées à s’exécuter. Les menaces inconnues perdent tout pouvoir lorsqu’elles se voient automatiquement interdire l’accès aux systèmes. Les administrateurs réseau sont déjà familiarisés avec cette approche positive: ils la pra­ tiquent avec les pare-feu depuis des années. Les solutions PatchLink et Sanctuary permettent d’atténuer les risques au niveau des postes de travail avec l’application proactive de résolutions, en assurant une protection contre les attaques inconnues, tout en éliminant les autres risques tels que la fuite de données via la connexion de périphériques non autorisés ou le téléchargement illégal de programmes sur les postes de travail d’entreprise, via des applications de réseau P2P».

La securite informatique: l’affaire de tous «Il est important de rappeler, tout d’abord, que la sécurité informatique est une expression qui couvre aujourd’hui deux éléments majeurs de l’entreprise: ses données et ses systèmes de production. La protection de cet axiome clé passe ainsi par la mise en place d’outils techniques permettant de limiter les intrusions dans le système, mais aussi les évasions de données. Nombre de constructeurs avec lesquels nous travaillons exclusivement l’ont ainsi parfaitement compris et travaillent en ce sens, afin d’offrir des facilités de management d’accès au réseau et aux informations par le biais de policies. Ces ‘règles’ sont attribuées aux utilisateurs et sont spécifiques à chacun d’eux. Elles permettent de restreindre et de cloisonner leurs accès aux stricts paramètres induits par leurs fonctions. Ils limitent ainsi les risques d’intrusion ou de fuite. Toutefois, il est utopique de penser que la technique se suffit à elle-même, d’où l’importance d’impliquer les utilisateurs en leur donnant des habitudes de confidentialités, mais aussi des habitudes d’utilisation. En effet, l’utilisateur n’a aujourd’hui pas toujours conscience des risques qu’il fait encourir à la société par certains de ses comportements. Hors, quoi de plus dangereux pour l’entreprise qu’une malveillance interne?  Ainsi, aujourd’hui, la réussite d’une stratégie de sécurité passe à la fois par les services informatiques qui servent à éduquer et à canaliser les utilisateurs, mais aussi par ces derniers qui se doivent de prendre conscience de leur implication dans ce domaine sensible».

Eric Pirlot Directeur Novell Luxembourg

La gestion des identites comme cle de voute de la securite «La concurrence accrue et la mondialisation poussent souvent les sociétés à adopter un comportement agile, résolument ouvert vers l’extérieur: partage d’information avec les partenaires et les clients, délocalisation d’activités... Tout en s’adaptant à ces nouveaux besoins, les entreprises font face à trois défis majeurs en termes de sécurité: - la multiplicité des canaux de communications; - le nombre grandissant d’applications exposées; - un nombre d’utilisateurs sans cesse croissant. Face à cette complexité accrue, il est nécessaire d’appréhender le problème de la sécurité informatique sous un nouvel angle: celui de l’utilisateur. La sécurisation du système d’information passe immanquablement par une gestion rigou­ reuse de l’identité de chaque utilisateur, de ses rôles et des privilèges qui en découlent. Tout droit d’accès ne peut être délivré que s’il est conforme à une règle prédéfinie ou si un responsable métier donne explicitement son aval. Les actions entreprises par les utilisateurs doivent ensuite pouvoir être auditées en regard de ces règles, et générer une alerte en cas de doute. De nombreuses entreprises se sont ainsi lancées dans des projets IAM (Identity and Access Management). Au cours de ces projets, on constate que la sécurité n’est plus seulement un sujet IT, mais que tous les départements sont impliqués. Chaque business unit veut pouvoir intervenir dans l’attribution des droits d’accès et recevoir un rapport sur l’utilisation qui en est faite. Ce genre de projet semble parfois complexe, d’où la nécessité de lier un partenariat avec des professionnels du métier. Novell a une longue expérience dans la gestion des identités et des accès, offrant une solution éprouvée ainsi que les ressources nécessaires pour mener à bien le projet. De prestigieuses références viennent étayer cette expérience, faisant de Novell un leader incontesté dans ce domaine».

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Bloc Notes · Case study

Les aspects de sécurité informatique sont-ils uniquement du ressort des départements IT, ou bien doivent-ils entrer en ligne de compte dans la stratégie globale d’une entreprise?

«Le Vishing doit être pris en considération dans les stratégies de déploiement de VoIP».

Pierre-Marie MALLET Vice-president BeNeLux – SIT Group «C’est dans le cadre et le respect de la stratégie de l’entreprise que s’inscrivent les polices de sécurité informatique efficientes».

Benoit Merveille IT Consultant Simac Luxembourg

Le departement IT: essentiel et au service de l’entreprise «Pour répondre à la question, effectivement, ils doivent être pris en compte. Les conséquences de failles des systèmes informatisés ont le plus souvent une répercussion sur l’activité d’une entreprise et ce, avec des degrés d’impact divers, pouvant aller de la simple interruption de service à la perte de données. Celles-ci peuvent se traduire par une perte de revenu, pire encore, une perte de crédibilité. La gestion de la sécurité et des risques à un niveau global dans une entreprise, le risk management, permet aux différents acteurs de mieux communiquer et comprendre ceux-ci. Connaître les risques et les étudier de manière globale doit permettre d’apporter les moyens et les solu­ ­tions appropriées pour les éviter ou les dimi­ nuer considérablement. La sécurité informatique ne se limite pas à l’installation de firewalls ou de logiciels antivirus. Le security management est un processus global qui s’étend à tous les niveaux de l’entreprise. SIMAC adhère à la vision préconisée par ITIL car, structurées en processus, les différentes missions d’un département IT deviennent claires et précises. Bien compris et déployé, chaque processus contribue non seulement à un fonctionnement efficace de l’activité IT, mais aussi, augmente la sécurité du service délivré. A titre d’exemple, le IT Service Continuity Management implique clairement le service informatique et le reste de l’entreprise, car un plan de continuité (BCP) doit être établi avec des moyens adaptés, selon des critères dictés par le business et donc par les responsables de la stratégie globale».

La telephonie dans le monde informatique «La téléphonie a été épargnée jusqu’à présent de toutes les attaques courantes du monde informatique. Aujourd’hui, le réseau IP peut être attaqué facilement. La simple utilisation de renifleurs, d’outils d’analyse de flux, offre au pirate un accès aux communications de l’entreprise et à ses données, mettant en danger la sécurité de l’entreprise. L’installation de téléphones IP sur le réseau représente donc un point d’entrée supplémentaire, permettant de laisser passer des applications intrusives sans s’en rendre compte. Les constructeurs de solutions d’IP téléphonie apportent leur réponse à ce genre de situation, soit avec un système d’exploitation Linux retravaillé par leurs soins, soit en intégrant directement des firewalls dans les IP PBX afin de les protéger. Mais pour le moment, la lutte contre les spams n’a pas encore été intégrée à toutes les solutions. On baptise Vishing (contraction de Voice over IP et Phishing), ces techniques qui ont pour but de vous voler des identifiants et de vous inonder de messages publicitaires. Nous avons pris l’habitude de nous méfier des mails sans contenu et de n’ouvrir que les fichiers joints identifiés. Par contre, quand le téléphone sonne, nous décrochons instinctivement et lorsque notre messagerie annonce un message, nous l’écoutons. Aujourd’hui, des automates peuvent passer près de 1000 appels/sec. et laisser des messages sur nos boîtes vocales. IP Phone ou GSM, nous sommes devenus des cibles faciles pour les publicitaires. Des solutions existent. Le Vishing doit être pris en considération aujourd’hui dans les stratégies de déploiement de VoIP dans l’entreprise. Les gains réalisés sur les coûts de commu­­ni­ca­ tions et ceux liés à la concentration des Datacenters serviront à compenser le prix des appli­­catifs qu’il convient de ne pas oublier. Une chose est sûre aujourd’hui, la téléphonie est entrée dans le monde informatique».

«L’approche systémique de Sun est la seule qui permet, en parti­cu­lier, la corrélation et un audit sérieux des événements de sécurité».

Luc Wijns Chief Technologist, Security Ambassador & CISSP Sun Microsystems Belux

Sun Microsystems: une approche systemique de la securite «Dans cette ère de collaboration et de participation, la sécurité informatique prend une nouvelle dimension. En effet, loin est le temps où le firewall et l’anti-virus suffisaient à rassurer le CEO, CIO et CSO. La sécurité informatique, aujourd’hui, doit couvrir de nouveaux risques. Au-delà des pertes directes, indirectes et de crédibilité, les entreprises sont soumises à des contraintes légales, tout spécialement dans le domaine du respect de la vie privée et de la compliance. La réponse de Sun à cette évolution est de promouvoir une approche systémique, multi-dimensionnelle et proactive à la sécurité, couvrant la protection des données au moment de leur création, de leur transfert et de leur stockage. L’approche systémique de Sun est la seule qui permet, en particulier, la corrélation et un audit sérieux des événements de sécurité. Outre l’établissement des polices et du processus de sécurité, la compétence de Sun se traduit par une offre de produits de sécurité haut de gamme, et la présence de composants de sécurité dans tous ses autres produits. En effet, qu’il s’agisse d’accélération cryptographique dans les processeurs de dernière génération, de l’implémentation de zones de sécurité dans le système d’exploitation Solaris, du cryptage des cassettes de backup, toutes ces caractéristiques contribuent à construire une architecture de sécurité à la dimension de l’entreprise. Cette architecture repose aussi sur des produits tels que: Sun Identity and Access Management Suite, Sun Secure Global Desktop, Sun Ray, Sun Portal Server, Solaris Trusted Extensions, JavaCard. Enfin, l’approche systémique de Sun, con­ trairement à une implémentation à postériori et non concertée de composants de sécurité divers, conduit à une adéquation parfaite entre le risque et le coût ainsi qu’à la perception de la sécurité comme un atout majeur de l’entreprise».

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Aujourd’hui, les entreprises sont devenues très dépendantes de leur infrastructure informatique. Il leur faut mettre en place des solutions efficaces pour assurer leur bon fonctionnement et leur rentabilité. En cas de problème, elles doivent pouvoir limiter d’éventuelles pertes financières. Tech-IT vous offre la garantie d’une réactivité sans faille.

For your ICT infrastructure Think TECH-IT Avec le soutien de

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Bloc Notes · Case study

Les aspects de sécurité informatique sont-ils uniquement du ressort des départements IT, ou bien doivent-ils entrer en ligne de compte dans la stratégie globale d’une entreprise?

«Il ne peut y avoir d’infrastructure globale sans réflexion sur l’aspect sécuritaire de la donnée».

Jacques Mielcarek Directeur Technique tech it

la donnee au centre du processus metier «La sécurité et le traitement des données sont au cœur de l’infrastructure informatique. C’est à ce titre que chez Tech-IT nous traitons l’infrastructure globalement, en mêlant les différentes technologies de l’information. La data doit être le point de départ de tous les designs. Qu’on la retrouve mutualisée au travers d’une baie de stockage (SAN) ou bien au sein de la virtualisation, la data est au centre du processus métier et en ce sens mérite toutes les attentions. Dès lors, les aspects sécuritaires doivent déjà être traités. Prenons, comme exemple, une machine virtuelle: ce serveur qui traite la data est protégé à l’aide de policies idoines. Les policies contrôlent et encadrent l’accès à ce serveur virtuel. Hors, cette machine virtuelle peut être amenée à être migrée à chaud (en pleine production) de son support physique sur un autre support physique. Il est évident que, dans ce contexte, le dispositif global de sécurité doit être en capacité de faire suivre ces policies, même s’il s’agit d’un serveur virtuel. C’est ainsi que les techniques de sécurité doivent être présentes sur les strates de l’infrastructure, en réalisant le grand écart entre accès distant et protection de la donnée. Permettre l’accès externe aux utilisateurs, fournir des éléments de mobilité tout en minimisant les mouvements de données, représente un autre challenge dont la solution est connue: il s’agit de Citrix. Un autre exemple concerne l’authentification qui doit être traitée le plus en amont possible sur les médias de connexion. L’utilisation d’une simple prise réseau se doit d’être encadrée par un dispositif d’authentification et de contrôle de l’intégrité du poste. En conclusion, il ne peut y avoir d’infrastructure globale sans réflexion sur l’aspect sécuritaire de la donnée, y compris dans les couches que sont la virtualisation ou l’utilisation de baies de stockage».

«Les aspects de sécurité doivent être considérés dans la gestion globale des risques d’entreprise».

Olivier ANTOINE Head of Technical Unit Security Audit and Governance Services Telindus

Gouvernance securite «Les aspects de sécurité d’une entreprise ne dépendent pas uniquement de l’IT, même si l’IT joue un rôle primordial, mais doivent être considérés dans la gestion globale des risques d’entreprise. Nous avons pu constater, depuis trois ans, à travers les missions effectuées par notre départe­ ment Security, Audit and Governance Services (SAGS), une prise de conscience par les responsables d’organisations que la sécurité de l’informa­ tion est un domaine multidisciplinaire. Cette prise de conscience est née de l’émergence de nouvelles normes comme les standards ISO27000 ainsi que le poids de l’information et des systèmes associés dans le bon fonctionnement de l’entreprise. Les anciennes démarches aidant à la mise en place d’une stratégie sécurité sont aujourd’hui délaissées, car elles ne permettent pas toujours d’obtenir un consensus nécessaire entre management et responsables IT. Dans les missions de conseil à nos clients, nous privilégions la notion de gouvernance sécurité. Cette notion permet la création de structures de pilotage rassemblant les différents acteurs du système d’information au sein d’une organisation. En effet, aujourd’hui, les responsables IT ne peuvent plus faire face seuls aux exigences imposées par leurs activités (Bâle II, lois sur la protection des données personnelles, ISO27000, SOX, circulaires CSSF, MiFiD…) et qui demandent une protection des systèmes d’information. Ces processus de gouvernance sécurité permettent la mise en place et l’amélioration continue d’un Système de Gestion de la Sécurité de l’Information (Information Security Mana­ gement System (ISMS)) tel que suggéré dans ISO27001. Les aspects de sécurité informatique sont donc à prendre en compte dans la stratégie globale d’une entreprise et ne sont pas uniquement du ressort de l’IT. Ils ne dérogent pas à la loi des ‘80 % d’organisation et 20 % de technique’».

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Colchique n.m. – 1680; colchicon 1545; lat. colchicum, du gr., plante de Colchide, pays de l’empoisonneuse Médée. Plante des prés (liliaces), vénéneuse (=> colchicine), à fleurs roses ou mauves apparaissant en automne, aussi appelée safran des prés, tue-chien. «une lisière où les premiers colchiques mettaient des touches mauves» (Tournier). Extrait du Petit Robert de la langue française, édition 2006

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Playtime Cultures

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Playtime · cultures

Musiques volantes Global Multitude Dernière grande exposition pour cette année culturelle dans la Rotonde 1, Global Multitude est une des expositions phares de cet automne à Luxembourg et clôture l’interrogation du thème des migrations choisie pour l’année culturelle.

Dénicher la perle rare, faire de nouvelles découvertes ou venir voir une tête d’affiche, tout ceci est possible grâce au festival Musiques Volantes qui se déroule principalement à Metz, mais aussi à Mulhouse, Nancy, Paris et Poitiers.

Hungry Planet Cette exposition est un tour du monde original, vu au travers de la lorgnette des réfrigérateurs et des placards de cuisine.

Le commissaire Hou Hanru a rassemblé des travaux d’artistes dont le va-et-vient entre différentes cultures est une des clés de création. Migrations, globalisation et diversité culturelle sont à la base de cette proposition qui reflète la pluralité mondiale. Modèles d’économies parallèles, visions urbaines, stratégies communautaires, rêves personnels, poésies... prennent ainsi possession de l’espace par l’intermédiaire des œuvres d’Adel Abdessemed, Jimmie Durham, Pascale Marthine Tayou et encore bien d’autres. Jusqu’au 2 décembre, Rotonde 1, www.luxembourg2007.org

Les curieux pourront découvrir une programmation audacieuse qui mélange les genres musicaux et défriche les nouvelles tendances. Les soirées incontournables ont lieu les 8, 9 et 10 novembre aux Trinitaires à Metz et proposent des rencontres électro (Apparat, Shy Child), pop (Montgomery, Taxi Taxi!), hip-hop (Tez, Dan le sac vs Scroobius Pip), rock (Zëro, John Parish), ou plus avant-garde (Fuck’n’bstrds). Grâce à des partenariats comme celui de l’Ecole Supérieure d’Art de Metz, le festival permet aussi de découvrir des propositions navigant entre l’art vidéo, les nouvelles technologies et les matières électroniques et numériques. Du 2 au 10 novembre, www.musiques-volantes.org

Les Immémoriaux de Fiona Tan

Zombie Zombie

Famille Lopez-Furtado, Luxembourg

Photos: Fiona Tan, Peter Menzel

Plutôt d’ordre documentaire et sociétal qu’artistique, cette exposition offre aux visiteurs la possibilité de découvrir des photos, des interviews et une liste de courses détaillée correspondant à la ration de nourriture consommée pendant une semaine par une famille moyenne dans 24 pays différents. Deux familles luxembourgeoises sont présentées en exclusivité dans cette exposition montrée pour la première fois en Europe. Jusqu’au 8 décembre, Espace Paul Wurth, www.luxembourg2007.org

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Playtime · cultures

Glenn Ligon – Some Changes Musique de Zanzibar

Photos: Courtesy of the artist and Regen Projects, Los Angeles, Sharon Mor Yosef

Présenté dans le cadre du Luxembourg Festival, The Big Taarab Orchestra from Zanzibar est un souffle d’air chaud nous venant tout droit des côtes de l’Afrique de l’Est.

Première exposition monographique européenne de l’artiste américain dont le travail interroge sous un angle nouveau la thématique de l’année culturelle, à savoir les migrations.

Le Culture Musical Club est le plus grand orchestre de taarab du Zanzibar: à peine plus petite que le Grand-Duché de Luxembourg, cette île aux multitudes d’épices, située au large de la côte Est de l’Afrique, constitue depuis des siècles un croisement des cultures africaines, asiatiques, arabes et européennes. Sa musique, le taarab, est à l’image de ce croisement et le résultat de centaines d’années d’échanges de musique et de poésie. Mardi 6 novembre, 20h, Philharmonie, www.philharmonie.lu

Pour Glenn Ligon, la migration implique un partage, mais aussi une confrontation, une adaptation et une résistance. Il interroge la construction de l’identité des individus, ses appartenances sociales, politiques ou sexuelles, soulignant les différences qui s’expriment aussi de manière plastique grâce aux différentes techniques explorées (peinture, gravure, sculpture, installation et vidéo) mais où le langage, fondement et consolidation de toute communauté, reste prééminent. Cette exposition permet de retracer l’évolution de son travail depuis les 17 dernières années, tout en développant la notion de révision permettant à l’artiste de modifier ou encore superposer des sujets antérieurs donnant lieu à un corpus d’œuvres inédites. Jusqu’au 18 février 2008, MUDAM - Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, www.mudam.lu

Culture Musical Club

Glenn Ligon, Malcolm X (Version 1) #1

Nouveaux talents Après une collaboration réussie la saison dernière, le Grand Théâtre de Luxembourg poursuit son compagnonnage avec le Nederlands Dans Theater et programme une sélection de qualité issue du répertoire de cet ensemble prestigieux. Trois chorégraphies sont programmées pour cette nouvelle collaboration. Tar and Feathers de Jiri Kylian fait évoluer trois hommes et trois femmes dans un monde irréel dans lequel le conscient et le subconscient s’entremêlent sans jamais se rencontrer. Il sera aussi possible de découvrir deux nouvelles créations, présentées à Luxembourg en première mondiale, l’une de Lightfoot /Léon, l’autre du tout jeune et très talentueux Alexander Ekman. Jeudi 8 et vendredi 9 novembre, à 20h, au Grand Théâtre Tars and Feathers de Jiri Kylian

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Playtime · automne

Pack Z Rain, Delphine Murat

Collection Sport Glam, Vic Matié

Rain Level, Regina Regis

Montée des eaux Rien de tel qu’un peu d’humour pour faire rayonner une journée pluvieuse et peu lumineuse. Ces bottes indiquent avec fantaisie le niveau de l’eau (en espérant qu’il ne soit pas trop haut…) et sont parfaites pour sauter à pieds joints dans les flaques ou simplement faire sourire les passants.

Deux en un

La vie en rose fluo

Parfois, la pluie arrive sans crier gare et le parapluie peut être encombrant. Alors, la styliste Delphine Murat a eu une idée brillante et a transformé l’imperméable/coupe-vent repliable, pièce anti-glamour par excellence, en un must have de cet automnehiver. Le Pack Z Rain, est un sac sporty-chic qui se transforme en un coupe-vent luxueux. Existe en 14 couleurs.

Comment rester les pieds au sec et bien au chaud, tout en gardant une certaine allure et fantaisie? Voici une proposition de réponse avec ces bottes incroyablement dynamisantes grâce à leur couleur pimpante et au petit nœud noir qui donne une touche de féminité à un modèle de chaussures habituellement bien peu séduisantes. Et une chose est sûre: elles ne passeront pas inaperçues, même dans le brouillard le plus épais!

Etole, Epice Parapluie de voyage, Hermès

Chapeau Bohodora, Nixon

Les idées au chaud

Singing Un automne doux in the rain

Garder la tête au chaud, c’est important pour éviter les rhumes de cerveau! Alors, Nixon propose, dans sa dernière collection, ce chapeau au look un peu rétro, donc furieusement tendance, en laine vert forêt rehaussé par une large bande de cuir marron. L’ensemble a une allure élégante et moderne et parachève très bien une tenue de ville décontractée.

Pour bien commencer cette saison automnale, rien de mieux qu’une large étole pour adoucir les journées humides. Fascinés par l’Inde, les deux créateurs de ce label danois ont choisi des couleurs chaudes qui se mélangent aux rayures noires et blanches, des matières douces comme l’étamine de laine, la soie et le coton pour donner une touche d’élégance.

Ce parapluie, contrairement aux apparences, n’est pas tout à fait comme les autres. Il est équipé d’un manche qui se dévisse pour réduire son encombrement et permettre de le ranger, par exemple, dans une valise. Fidèles à la tradition d’excellence de la maison Hermès, les finitions sont luxueuses: les coutures sont imperméables, la poignée est en alligator mat et le «tape à terre», en corne.

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P l a y t i m e · m on t r e s

Calibre 13R0, Le Brassus, BlancPain

Spitfire Mark XVI, IWC

Classima executives L, Baume & Mercier

Huit jours pour une éternité

Magnificence flegmatique

Cette montre présente l’originalité d’avoir un nouveau mouvement de base à remontage manuel avec système permettant une réserve de marche de huit jours, visualisable dans un cadran où chaque jour de réserve est signifié par un petit rectangle. Ce modèle marie parfaitement technologie d’avant-garde et respect de la tradition des montres haut de gamme.

Issue de la collection qui rend hommage à l’avion de chasse britannique Spitfire, cette montre réunit élégance évidente, presque emprunte de flegme, puissance et technicité. Son design est fonctionnel mais non moins essentiel. Grâce à son monomoteur, elle a une autonomie de marche de 42 heures et propose un cadran dateur.

Officier, Perpetual Calendar, Patek Philippe Grand Carrera Calibre 8 RS Grande Date GMT, Tag Heuer

Elégance  horlogère A la pointe de la technicité horlogère, cette montre n’est pas pour autant dépourvue de style et d’élégance. Graphique, lisible et pratique, elle rassemble de nombreuses qualités et des atouts de séduction qui feront fléchir les plus exigeants. Dotée du double fuseau horaire et de la fonction réveil, cette montre est destinée aux hommes qui parcourent le monde et traversent les continents. Elle affirme sa singularité par la présence de deux couronnes, d’aiguilles aux couleurs complémentaires rouille et bleu et d’un élégant bracelet en alligator. Son cadran argenté est frappé du guilloché central. Ultime détail, la glace saphir est gravée de la lettre phi, symbole du nombre d’or et emblème de la marque.

Grand tour Cette montre incarne le lien tissé avec le monde de la course automobile et les technologies d’avant-garde. Le cadran, au décor Côtes de Genève et biseautage poli, permet de lire les petites secondes, le temps du chronographe et un deuxième fuseau horaire GMT grâce au système de rotation exclusif de la marque.

Khrônos perpétuel Véritable bijou d’horlogerie, cette montre offre une sophistication technique exemplaire et un design raffiné. Son cadran est orné d’un élégant motif de soleil. Les affichages du quantième perpétuel se font discrets, avec trois guichets pour le jour, le mois et l’année bissextile, ainsi qu’un calendrier à aiguille rétrograde et un affichage des phases de lunes.

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Les cuisines sont des lieux de vie. Les plus belles sont aménagées sobrement et parfaitement équipées. Elles sont une invitation au plaisir. Si vous voulez savoir comment transformer une petite pièce en une grande cuisine, demandez conseil aux spécialistes bulthaup.

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Playtime · interieurs

Pippa, Hermès

Semana, Habitat

Leatherworks des frères Campana, Edra

Chic empire

Relax Fait pour se détendre dans une position assis-couché, ce fauteuil est recouvert d’une peau de vache teintée qui donnera envie de se blottir encore un peu plus dans cette large assise. Le piétement fin assure une certaine élégance et l’ensemble n’est pas sans rappeler les lignes des assises des années 1970. Nostalgie quand tu nous tiens…

Patchwork de peaux

Matières et finitions luxueuses pour un fauteuil inspiré de l’empire romain: érable teinté et traité comme de l’ébène associé à un cuir de crocodile mat graphite. Ce fauteuil pliant très élégant existe depuis plusieurs années dans les collections de la maison Hermès, mais il a bénéficié cette année d’un nouvel habillage, le faisant gravir encore une marche sur l’escalier du luxe.

Voido, Magis Rocker, Habitat

Etonnant travail sur le cuir, ce fauteuil est tout à fait sidérant par son audace et sa simplicité d’idée. Une fois encore, Fernando et Humberto Campana excellent dans leur création. Ce fauteuil constitué d’un patchwork de cuirs, imprimés croco ou reptile, comme tailladés dans le vif, est un véritable appel à nos sens. Ces peaux «brutes» soulignent une volonté de revenir à une certaine matérialité, à une dimension réelle de l’ameublement, de redécouvrir le plaisir tactile. Mais elles révèlent aussi un déplacement de l’esthétique du goût vers le «dégoût», les frères Campana, comme à leur habitude, recherchant une perception intense. Révélant un savoir-faire artisanal exceptionnel, Edra se distingue encore une fois et ne manque pas de continuer à surprendre. Disponible en noir, blanc ou naturel.

8 à bascule Cette chauffeuse à bascule a été dessinée par Ron Arad dont le style est, ici, bien reconnaissable. A michemin entre la sculpture et le design, la forme de cette assise est rendue possible grâce à l’utilisation du polyéthylène moulé. Ce designer aime en effet les formes courbes et simples, ce que ce matériau permet d’obtenir tout en assurant la solidité de l’ensemble. Existe aussi en orange et gris clair.

Let it rock! Au premier abord, ce fauteuil semble tout à fait classique, droit, sobre et élégant. Mais en regardant plus précisément le piétement ou en faisant l’expérience de s’y asseoir, l’utilisateur peut découvrir qu’en fait il n’en est rien et que ce fauteuil est un très contemporain rocking-chair.

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Playtime · interieurs

JJ, B&B Italia O seating, Vange

Sensualité exacerbée Le modèle présenté ici est une nouvelle version d’un fauteuil initialement dessiné en 2005 par Antonio Citterio. Cette version est ironique et glamour à la fois grâce à l’utilisation d’une fourrure blanche très douce qui accentue l’impression de légèreté déjà amorcée par le choix du blanc.

Comme il vous plaira Un rêve devenu réalité: ce fauteuil repose sur un concept original et offre une totale liberté de mouvement. Sa conceptrice, LN Boul, fait confiance à l’utilisateur pour que celui-ci positionne à sa guise la configuration d’assise souhaitée. Ainsi, il est possible de s’asseoir normalement ou d’être comme dans un nid… à l’utilisateur de choisir.

Skin de Jean Nouvel, Molteni&C

Savant minimum Assise puissante Rodolfo Dordoni collabore pour la première fois avec Cassina et livre une collection de meubles tout en légèreté comme en témoignent ces fauteuils à la construction savante, proches d’un schématisme squelettique minimaliste. Révélant le savoir-faire de la marque en matière d’ébénisterie, la structure témoigne d’un travail poussé dans le modelage des profils et des éléments diagonaux.

Cette chauffeuse de Mark Newson a une forme originelle. C’est sans doute pour cela qu’il lui a donné le nom de Nimrod, fondateur du Premier Empire construit après le déluge et à l’origine de la Tour de Babel. La puissance de l’assise et la simplicité de la forme évoquent les débuts d’une nouvelle civilisation promise à une longue destinée.

Pilotta, Cassina

Nimrod, Magis

Peau technique Dessiné par Jean Nouvel, architecte français de renom, ce canapé est une véritable nouveauté, tant par sa forme que par sa technique de réalisation. Cet architecte-designer est toujours à la recherche de nouvelles formes expressives. A la croisée de l’objet et de la sculpture, ce canapé impose une forte présence mais donne en même temps une sensation d’immatérialité, mêlant à la fois compacité et légèreté. La proposition d’assise en suspension est obtenue grâce à une solution technique innovante: la structure portante est en acier tubulaire sous-tendu sur lequel repose un revêtement structural en cuir double face, supporté par des incisions géométriques automodulables. Cette technique, que Nouvel met ici à la portée de tous, est issue de ses recherches architectoniques pour le Musée du Quai Branly.

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Playtime · in town

Fleurs sensibles

Nouvel écrin en centre-ville Un nouveau défi s’offre à Robert Goeres qui a décidé de quitter Belair pour installer sa boutique dans la très chic rue Philippe II, en plein cœur de la zone piétonne de la ville haute. Pensée comme un nouvel écrin pour les marques qu’elle représente, la nouvelle boutique offre, sur plusieurs étages, un espace de rencontre et de luxe autour de produits de renommée internationale. Goeres horlogerie existe depuis plus d’un demi-siècle, pourriez-vous nous retracer en quelques mots l’histoire de votre enseigne? «L’aventure commence en 1956 avec mon père, Raymond Goeres, qui a ouvert un commerce à Luxembourg-Belair. En 1978, il devient le premier distributeur agréé Rolex pour le Luxembourg. Dix ans après, il déménage vers le Val-Sainte-Croix avant d’intégrer le magasin situé au 105, avenue du X Septembre où nous étions encore jusqu’à la fin du mois de septembre. Aujourd’hui, une nouvelle aventure s’ouvre devant nous avec le magasin de la rue Philippe II et cela est très enthousiasmant. Pourquoi avez-vous souhaité déménager? Pourriez-vous nous présenter le nouvel aménagement intérieur? «Nous avons longtemps cherché un emplacement au centre-ville avant de nous décider. La rue a été, pendant un certain temps, avec nos fournisseurs, notre nouvel espace de travail et cela nous a permis de ressentir l’atmosphère de la ville, de compter le nombre de passants… Entre les études et les négociations, il nous aura fallu près de six ans pour trouver cet emplacement. Il s’agit donc d’une réflexion et d’une décision longuement mûries. En ce qui concerne l’aménagement intérieur de la boutique, nous l’avons voulu très clair et baigné de lumière, tout en répondant aux conditions de sécurité optimales. Il correspond aussi à l’aménagement développé par nos deux principaux fournisseurs, à savoir Rolex et Patek Philippe. Ainsi, où que vous soyez dans le monde, vous retrouvez cet univers pour ces marques. Le premier étage sera réservé aux autres marques que nous proposons et les étages supérieurs, aux ateliers et à l’administration.

Nouvellement ouvert, cet atelier floral propose des fleurs coupées traditionnelles et offre en plus la possibilité de faire réaliser des compositions sortant de l’ordinaire, répondant à toutes les demandes spécifiques, aussi folles soient-elles. A fleur de peau, 324, rue de Rollingergrund, tél.: 27 28 18 91 Intérieur de la boutique à Rollingergrund

Photo: Etienne Delorme

G o e r e s H o r l og e r i e

Nouvelle façade de Goeres horlogerie

Quelles sont les marques que vous proposez? Y aura-t-il des nouveautés? «Pour l’horlogerie, en plus des marques déjà évoquées, nous sommes également partenaires locaux de Chanel. A ceci viennent s’ajouter des nouveautés: nous allons devenir partenaires des montres Hublot et Tudor. Côté bijoux, nous proposons le joaillier allemand Wellendorff et les perles Schoeffel. Le centre-ville connaît actuellement une nouvelle dynamique. Comment vous positionnez-vous par rapport à cela? «Je suis très enthousiaste par ce qu’il se passe en ce moment. Le commerce à Luxembourg connaît un renouveau et je souhaite que notre magasin fasse partie de cette expérience positive. D’autre part, je pense que les commerçants ont une responsabilité importante dans l’animation des villes. C’est pour cela que nous avons pris la décision, avec mon équipe, de modifier nos horaires d’ouverture pour mieux répondre aux besoins de nos clients. Ainsi, nous ne fermons pas entre midi et 14h et nous restons ouverts dans un premier temps jusqu’à 18h30 avant d’envisager un horaire de fermeture à 19h, du lundi au samedi».

Encore plus grand Abitare s’agrandit avec un nouveau showroom où des ambiances sont créées: Rockstar, Cuba, années 1960… Mobilier ou accessoires de décoration, un large choix est possible au sein de ces présentations qui seront entièrement renouvelées deux fois par an et proposeront des nouveautés régulièrement disponibles. Abitare, 1, rue Nennig, tél.: 42 27 25 1 Ambiance GlamRock

|| Propos recueillis par Céline Coubray

Goeres Horlogerie, 22, rue Philippe II, tél.: 44 55 78

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P l a y t i m e · t e c hno l og i e s

Blackberry Curve

IPod Nano, Apple

Beo5, Bang & Olufsen

Pour satisfaire des clients toujours plus exigeants, Apple lance une nouvelle version de son lecteur MP3 cult, le IPod Nano qui est désormais équipé d’un lecteur vidéo, d’un écran de deux pouces et offre une autonomie de 24 heures en lecture audio et de cinq heures de vidéo. Avec un design encore plus tendance et un boîtier en métal, il est disponible dans une version 4 Go en coloris argent et 8 Go en coloris argent, noir, vert et (Product) Red.

Power in your hand Pouvoir tout gérer dans la maison avec une seule télécommande? C’est devenu aujourd’hui possible grâce à Beo5 de Bang & Olufsen, qui a réussi l’exploit de mettre dans ce tout dernier bijou de technologie et de design, toutes les fonctions indispensables pour la gestion électronique de la maison. Qui n’a jamais rêvé d’arriver à la maison et de pouvoir désactiver l’alarme, ouvrir les volets, allumer l’air conditionné ou le chauffage et enfin pouvoir savourer un moment de quiétude dans le salon avec un peu de musique, le tout en utilisant un seul appareil? On pensait devoir attendre un futur lointain, mais grâce à cette nouvelle télécommande, c’est désormais le présent. Ecran tactile, résistant et personnalisable, forme ergonomique et plus de dix jours d’autonomie: ce ne sont que quelquesuns des avantages qu’offre ce véritable instrument de pouvoir!

Vision hybride Le caméscope ultra compact HDC-SD5 de Panasonic rassemble toutes les qualités indispensables pour une parfaite sauvegarde d’images en haute définition grâce à la technologie 3CCD, optimisée par une lentille Leica Dicomar, et l’option de stabilisation optique, complétée par un zoom numérique 30x-700x avec 2,1 millions de pixels. Caméscope HDC-SD5, Panasonic

Smart Curves Le BlackBerry Curve 8310, nouveau modèle de smart phone de la marque éponyme, est une aide précieuse pour la vie active grâce à ses différentes fonctions: envoi d’e-mails, agenda, appareil photo, lecteur multimédia, GPS intégré et, bien sûr, téléphone. Ultra compact et léger, ce téléphone sait aussi se faire discret avec élégance.

Lumière harmonieuse Ce téléviseur dernière génération propose un nouvel effet lumineux, Ambilight, qui consiste en un éclairage actif diffusé par le cadre du téléviseur, prolongeant ainsi l’atmosphère de l’image. La qualité d’image reste à la pointe des dernières avancées, tout comme le son, diffusé par douze haut-parleurs invisibles. TV Aurea, Philips

Photos: Vincent Peters

La musique qui se voit

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P l a y t i m e · a u t o m ob i l e

Hit the road Présentée au dernier Salon de l’Automobile de Frankfort, la nouvelle Class-C de Mercedes offre plus d’espace intérieur et de confort, accompagnant encore mieux ses passagers dans tous types d’activités.

Sportive et raffinée

Nouvelle lionne

Les amateurs du luxe qui aiment les belles voitures seront comblés par ce tout dernier modèle de Jaguar, la XF, berline sophistiquée au style racé et puissant.

Succédant à sa grande sœur la 307, la nouvelle Peugeot 308 est une voiture à l’âme sportive et performante, témoignant d’une qualité générale en hausse, d’un design affirmé et d’un équipement plus fourni.

Encore un modèle réussi pour la marque Mercedes, qui dévoile la nouvelle version break de la Class-C. Ce modèle offre plus d’espace intérieur et une basse consommation de carburant estimée à 6 litres/ 100km. Parfaite pour tout type d’utilisation, cette voiture peut servir aussi bien pour les voyages en famille que pour le travail grâce à sa capacité de 485 à 1.500 litres. De plus, le kit de fixation EasyPack s’avère très utile pour sécuriser un chargement. Pour ce qui est de la sécurité des passagers, la Class-C est équipée de sept airbags, des systèmes Neck-Pro et Pre-Safe (en option) qui utilisent des capteurs radars permettant de mesurer la distance séparant votre voiture du véhicule qui la précède, et sont donc capables de reconnaître une collision imminente par l’arrière. Cette voiture est disponible avec différentes motorisations, et également dans le modèle AMG plus sportif.

Une nouvelle ère commence pour Jaguar qui, avec son dernier modèle XF, réussit à regrouper les perfor­ mances d’une voiture sportive au luxe que la marque développe depuis toujours. La sécurité, dans ce modèle, est prise en charge par différents dispositifs comme l’assistance au freinage d’urgence (EBA), le répartiteur électronique de freinage (EBD), le système de freinage antiblocage (ABS), l’antipatinage par intervention sur le moteur et les freins, le contrôle dynamique de stabilité (DSC), l’assistance au freinage en virage (CBC) et la régulation du couple d’inertie du moteur (EDR). La XF semble donc avoir tous les atouts pour plaire, dont un design soigné dans les moindres détails. L’extérieur, aussi bien que l’intérieur, a été conçu pour que cette voiture soit à la hauteur des espérances, associant confort et sécurité, pour une conduite pleine d’émotions.

La marque Peugeot a mis toute son expérience et son savoir-faire dans ce tout dernier modèle. Le design de la voiture est plus racé, plus sportif. Les technologies utilisées sont toujours à la pointe de l’innovation et le respect pour l’environnement se trouve encore amélioré. Un des atouts de ce modèle est le toit panoramique. Peugeot est en effet le premier constructeur à avoir doté une berline d’un toit aussi vaste (0,83 m2) apportant ainsi beaucoup de lumière à l’intérieur de l’habitacle. Dans l’ensemble, la nouvelle 308 offre tout ce qu’on peut attendre d’une voiture de milieu de gamme: espace, avec de nombreuses places de rangements; sécurité, avec sa structure conçue pour absorber les chocs; technologie, pour rendre les voyages plus agréables, avec le système RT4 qui regroupe autoradio, système de navigation GPS Europe entière et kit mains libres.

Mercedes C-Class Estate

Jaguar XF

Peugeot 308

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La Classe C de Mercedes-Benz.

Forcément une qui vous ressemble.

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Playtime · mode

Hugo Boss Women

Celine Furla

Elégantes cavalières

Extravagance de pointe

Les bottes cavalières sont un grand classique dans le vestiaire automnal. Ici, la chaîne positionnée sur le talon apporte une touche d’originalité, de distinction et permet à cette paire de bottes de ne pas ressembler à toutes les autres.

Ce modèle est véritablement hybride, entre mocassin et botte vertigineuse. La semelle biseautée apporte un confort de marche et les pompons positionnés au décrochement du talon marquent avec féminité la courbure de la cheville.

Bête sauvage Ces chaussures sont faites pour les femmes qui ont le sens de l’humour et veulent rester chic et choc! Ces bottes, par leur coupe ronde et montante jusqu’à mi-mollet, rappellent celles en plastique de notre enfance mais le motif «peau de bête» est irrémédiablement pensé pour les fashion addicts!

Maloles Si Rossi

Chic 70’s Grâce au bout rond et à la sage hauteur de talon, ces bottes sont idéales pour les femmes qui aiment marcher en ville sans négliger leur allure. Les motifs taillés dans un cuir imitant la peau de serpent évoquent, nostalgiquement, les années 1970, mais avec une touche contemporaine qui transforme cette chaussure en objet de désir.

Electriques Semelles compensées très féminines, bleu électrique ravageur et ruban en cuir soulignant la cheville… Comment résister à ces merveilleuses bottes qui habilleront avec originalité vos jambes et rehausseront la plus sobre des tenues?

Sonia Rykiel

Sir Yes Sir Ces bottes sont pour le moins originales: le talon conique reflète son environnement et illumine discrètement la marche, le plateau de la semelle rehausse la silhouette, le laçage et la couleur kaki leur confèrent un air militaire. Le tout donne un drôle de mélange, pourtant réussi.

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Playtime · mode

Dries Van Noten

Chanel

Jaune coquille

Belle amazone

Etonnant contraste de matières obtenu par un mélange de cuir – clair, souple et sensuel –, à de grosses côtes de laine, donnant du volume à cette silhouette longiligne. La jupe, qui accroche et reflète la lumière, joue de la complémentarité des couleurs. Sa doublure rappelle subtilement la couleur des chaussures, portées avec de fluides chaussettes tombantes.

Allure conquérante et port altier, impossible de ne pas susciter l’admiration avec cet ensemble d’un chic époustouflant et pourtant si simple. La magnifique veste cintrée d’inspiration officier habille la simple petite robe d’un rose enfantin. Les mitaines, si chères à Lagarfeld, ainsi que les cuissardes cassent cet ensemble trop ingénu sans cette touche de noirceur.

Fausse candeur

Simple préciosité

Cette tenue est volontairement contrastée: le décolleté est pudiquement voilé, offrant un effet de transparence, et fait glisser notre regard vers les plis d’abord serrés, puis amples des manches. La jupe, quant à elle, propose une nouvelle version du smock construisant un motif en volume original à la taille.

Douceur et maîtrise caractérisent cet ensemble dont l’étonnant dégradé de la jupe, allant du rose poudre au bleu pétrole, prouve le savoir-faire et l’originalité de la maison. Le béret over size et la ceinture fine portée sur le pull signent cette tenue qui incarne une sophistication toute en simplicité.

Designers Remix Collection

Louis Vuitton

Marron glacé Rosa, rosa, rosam… Camaïeu de marrons pour un hiver féminin. Rien de mieux qu’une chatoyante veste en velours d’un brun profond élégamment agrémentée d’un châleécharpe au motif discret et raffiné qui donne de l’ampleur à cette tenue de ville. La jupe d’un ton plus clair réveille l’ensemble et équilibre les tonalités.

Qui a dit que, pendant l’hiver, les couleurs franches n’étaient pas de mise? Cet ensemble dément formellement ceci et arbore fièrement une jupe framboise qui se marie parfaitement au marron vert du cardigan à trois boutons.

Nathan Collection

Rue Blanche

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Playtime · mode

Louis Vuitton

Bicolore de charme Le violet est décidément très à la mode cet hiver et ce pull répond parfaitement à la tendance. Facile à porter, il permet une élégance simple et décontractée. Souple et fluide, ce pull est pourtant rigoureux dans sa coupe et la juxtaposition de deux couleurs masculines. Le bleu marine structure et souligne le haut du buste, donnant une impression de stabilité. Le violet, quant à lui, adoucit et crée un contraste sourd. Par ce jeu, la carrure dessinée confère irrémédiablement une silhouette masculine et virile.

Plastron rosé

Marinière

Ecossais

Voici un pull qui ne manquera pas de se distinguer grâce à ses couleurs pastel et à ses originales rayures verticales. La partie centrale rose vient stimuler le gris en donnant une touche de raffinement.

Jeu de rayures pour une nouvelle marinière par la maîtresse de ce motif. Le pull rayé est un grand standard des garde-robes masculines mais celui-ci, grâce au dégradé de taille des rayures, est plus contemporain.

Une farandole de losanges décalés et très graphiques habille ce pull noir fin tout simple. Facile à porter, il témoigne d’une élégance décontractée. Les poignets de manches portent un liseré rouge qui parachève le style de ce pull.

Ce gilet arbore un bleu violet franc et vif qui contraste fortement avec le jean noir créant une silhouette qui surfe sur la vague du retour des années 1980. Simplement porté sur une tenue sobre, il apporte une note de couleur.

Lacoste

Sonia Rykiel

Sixty

Energie

Survolté

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Playtime · mode

Gant Hugo Boss

Fratelli Rossetti

Monsieur est verni

Tendance bicolore

Autre tentation et must have de cette saison: le cuir verni qui donne un côté audacieux et glamour, même aux hommes. Les finitions sont cousues main et renforcent l’élégance de ce modèle. Ces chaussures seront parfaites aussi bien avec un pantalon fluide, un costume qu’un jean.

Un des fils conducteurs de cette saison est l’esprit rétro, et Hugo Boss propose sa vision des choses jusque dans les accessoires. Un subtil rappel de l’élégance intemporelle du noir et blanc pour cette chaussure, qui se porte aussi bien le jour que le soir, grâce à sa pointe carrée adaptée à toutes les situations.

Dandy moderne Chic, surprenant et intemporel, voici les qualités qui définissent la façon de s’habiller du dandy moderne. Fratelli Rossetti, en véritable artisan de la chaussure depuis 1953, nous montre que ce style est toujours d’actualité. Excentriques par leur couleur vert olive et très élégantes grâce à leur forme, ces extraordinaires chaussures de la maison italienne de renommée internationale, revendiquent leur côté classique. L’allongement accentué de la pointe donne une image plus agressive à la chaussure qui, tout en restant sobre, impose son caractère et sa qualité, point de force de la marque depuis toujours. Elles témoignent du savoir-faire des chausseurs de haute qualité et de l’équilibre parfait entre tradition et innovation, sans négliger une touche d’audace.

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Louis Vuitton

Derby de choc Pureté de la forme magnifiée dans sa linéarité par une fine bordure d’une blancheur éclatante faisant le tour de la semelle. Ce détail témoigne de la modernité et de l’audace du modèle. Tout en subtilité, il fait la différence et convaincra les hommes qui souhaitent se faire remarquer par leur élégance.

Confortables bottines Réalisées dans un cuir froissé assez inusuel et donnant un côté original à la chaussure, ces bottines pourront être portées en toutes circonstances, travail ou sorties diurnes grâce à leur forme passe-partout et fonctionnelle.

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Playtime · Entretien-passionS

Jean Welkenbach

«…Il pleut et il y a du brouillard,

je dois rouler. La nuit, c’est impressionnant…»

«…Ce fut une grande et belle aventure pour moi…» photo: Andres Lejona

Il a toujours été intéressé par le sport automobile, n’a pas possédé de voiture avant l’âge de 30 ans, mais des camions et camionnettes pour travailler dans son établissement horticole. Jean Welkenbach a enchanté plusieurs générations avec ses compositions florales et a vécu, en parallèle, une extraordinaire passion. Votre profession était plutôt artistique, de l’art floral à la mécanique et au pilotage de bolides, que s’est-il donc passé? «On peut dire que c’est familial. Mon père et mon oncle furent toujours très engagés dans l’automobile mais je devais d’abord songer à construire mon entreprise. J’avais donc 30 ans lorsque j’ai acheté ma première ‘BM’, m’inscrivant aussitôt dans un club des passionnés de la marque. Deux ans plus tard, j’achète une 2002 TI et un copain me dit: ‘Je vais y mettre deux doubles carburateurs, tu vas voir comme ça va marcher!’. En 1970, première course de côte à Ernsdorf, la seule course pour laquelle j’ai pris le départ, énervé. Voiture pas prête, pas d’entraînement… et pourtant j’arrive à bien me placer, deuxième juste derrière Nicolas Koob. L’année suivante, je décroche la première place au classement général. Les voitures plus puissantes, ‘sport prototype’ et ‘formule’ avaient certes été handicapées par le mauvais revêtement de la route mais cela ne m’avait pas dérangé. Bons débuts et vous voilà donc encouragé… «Oui et j’ai continué, décrochant le titre de Champion de course de côte pour la première fois d’une série de cinq, 1972, 1975, 1976, 1983 et 1985. Tous paralysés lorsqu’ils vous voyaient sur la liste des engagés, non? «J’ai un peu surpris et effrayé ceux qui roulaient depuis longtemps et nombreux sont ceux qui ont changé de voiture ou de classe pour ne pas courir contre moi! Par exemple, Nicolas Koob est passé en formule 2, Lagodny en Porsche.

Voilà qui est assez étonnant, la fureur de la jeunesse… Quel âge aviez-vous? «J’avais 33 ans et aujourd’hui, lorsque je vois mon palmarès, j’ai du mal à me figurer que j’ai fait des choses pareilles. Et votre métier d’horticulteur avec tout cela? «C’était toujours d’abord le travail mais le soir vers 21 ou 22 heures, je prenais ma camionnette et j’allais sur le lieu de la prochaine course pour l’entraînement. En camionnette? «Oui, j’ai tout fait avec. La police était toujours là pour surveiller, et moi aucun policier ne me regardait (rires), je mémorisais le parcours tranquillement. Mais à Luxembourg, j’ai fait de nombreuses reconnaissances à pied. En formule 1, les grands ont fait tous les circuits à pied. C’est moins important de nos jours mais, dans le temps, il y avait beaucoup de changements dans la qualité du revêtement et dans l’état du bitume; à pied, on peut mémoriser tout cela. En résumé, je n’étais peut-être pas meilleur que les autres mais, sans doute, mieux préparé. A propos de préparation, pour la mécanique, aviez-vous quelqu’un? «Tout d’abord mon copain Kridel, un champion de rallye. Il m’a beaucoup appris et s’est occupé de ma voiture. Plus tard on est devenus concurrents, mais on est restés très bons copains. C’était en 1976, année où je suis passé sur Porsche et au cours de laquelle j’ai fait deuxième au rallye de Luxembourg. Une voiture formidable, avec le poids du moteur sur les roues arrière… ça passe tout de suite, c’est facile! A vous entendre, tout a l’air très facile. Est-ce une sorte de don?

«On me l’a déjà dit. J’ai un souvenir: course de côte à Herbeumont en Belgique, en 1975. M. Blaton, le riche entrepreneur de construction, est présent en sport prototype, avec mécanos, etc. Le matin de la course, il pleut et il me dit: ‘Je n’y arrive pas avec cette pluie, ça c’est pour toi’. Il y avait le champion de Belgique et le champion de France ainsi que les meilleurs Luxembourgeois. J’ai fait 1er au classement général avec ma BMW devant les ‘sport prototype’ et les ‘formule 2!’ Vous parliez plus haut d’un riche entrepreneur; avez-vous trouvé des sponsors pour financer votre passion? «Il faut dire que j’ai eu beaucoup de chance. La première année, j’ai tout payé par moi-même et ensuite des gens m’ont aidé: Steinhauser ou Konz de BMW et d’autres. Interviewé à Francorchamps par la Radio Télévision belge, et portant ma combinaison ELF, j’ai répondu aux questions du journaliste. Du coup, le pétrolier a bénéficié d’une minute de pub gratuite sur la chaîne principale. Depuis lors, j’ai été vraiment bien sponsorisé aussi par eux. Combien de temps dure une course de côte? «En moyenne une minute, une minute trente, on peut comparer cela à un 200 ou 400 mètres en athlétisme. J’avais pour habitude de lire mon journal avant le départ, ce qui énervait passablement mes concurrents. Un peu provocateur! Parlez-nous des autres types de course, circuits ou rallyes. «Premier contact en 1972 avec Francorchamps, les 24 heures. Cela s’est passé dans la nuit, Dino Pizzinato, le concessionnaire Alfa Romeo me téléphone: ‘Je suis engagé avec Pierre Michels pour la Coupe du Roi et il faut trois voitures à l’arrivée. Michels est empêché, je n’ai personne sous la main.

Photo: Andres Lejona

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Playtime · Entretien-passionS

Tu dois m’aider!’. Je lui réponds que je ne suis jamais allé à Francorchamps et que je n’ai jamais piloté d’Alfa Romeo… et si je casse la voiture? ‘C’est Alfa Romeo qui paye, aucun problème!’ J’arrive à Spa le jeudi, me présente aux organisateurs qui, ne me trouvant pas sur la liste des engagés, ne veulent rien savoir. Finalement, un des officiels me reconnaît, ça s’arrange et je peux faire deux ou trois tours en compagnie d’un pilote, champion de Belgique, engagé par Pizzinato pour me montrer la piste et me signaler les endroits critiques. C’est un circuit plutôt difficile en effet! «De plus, c’était l’ancien circuit, très dangereux et très rapide. Il a été du reste changé à cause des nombreux accidents survenus. Aux essais officiels Pizzinato me demande de rouler pour roder les pneus. Dans un grand virage, je sors de la route… trois tête-à-queue et contre les rails! Je coupe le moteur, je vois la voiture endommagée, l’huile coule… Je suis revenu aux stands grâce à la championne de Belgique qui s’est arrêtée pour me prendre à bord. C’est Pizzinato qui prendra le départ et le premier relais. Nous nous relayons ensuite toutes les deux heures. La nuit arrive et j’étais en pause lorsqu’on vient alors me dire que Dino n’avance plus, qu’on perd une minute à chaque tour, qu’il pleut et qu’il y a du brouillard et que je dois rouler. Après un café bien tassé, j’ai fait un relais de trois heures et 50 minutes. A chaque passage aux stands pour faire le plein, ils me disent de continuer. Francorchamps la nuit, c’est impressionnant! Je roulais à 180, 200 sous la pluie et Hans Stuck ou Jochen Maas, les deux vedettes allemandes me dépassaient à plus de 240. Je n’y voyais plus rien du tout et j’attendais les pancartes 300, 200 mètres pour freiner. Je me demandais ce que je faisais dans cette galère! C’est dingue, mais on est dedans et on ne peut pas en sortir. Après ces quelque quatre heures, arrêt aux stands pour passer enfin le relais et me reposer. Lorsque je reviens pour reprendre le volant, je vois la voiture immobilisée. A la suite de ma sortie de route aux essais, le câble de masse s’était détaché et la batterie était vide. On a remonté une batterie prise sur une autre Alfa et continué la course après avoir perdu de nombreuses places. On m’a ensuite rappelé aux stands à cause d’un capot qui menaçait de s’ouvrir… toujours suite à l’accident! De 8e, nous-nous retrouvons 20e au général! Il n’en reste pas moins que ce fut une grande et belle aventure pour moi. Et aussi votre première course d’endurance. Et après cette expérience? «Oui, et deux ans après, avec Feitler qui est à mon avis le plus ‘vite’ du Grand-Duché, on a

remis ça. J’ai bien sûr continué les courses de côte et j’ai fait aussi le Tour de Luxembourg, première et deuxième place et en 1972 un grand rallye, le Monte Carlo, avec Norbert Huberty. Nous sommes partis un jeudi et revenus un dimanche après avoir reconnu toutes les étapes spéciales, pratiquement sans dormir! Ensuite, il fallait faire un parcours dit de concentration vers la ville choisie avant de prendre le vrai départ. On est partis de Varsovie, passant par Berlin et le check point Charlie sous le regard et les mitraillettes inquiétantes des Vopos. Aucun sourire, une sévérité impressionnante et plus de deux heures de contrôle avant d’arriver sur une autoroute vétuste pleine de bosses! Je roule alors sur le côté gauche, moins endommagé, lorsque quatre Vopos nous font stopper: ‘Pourquoi roulez-vous sur le côté gauche?’. Je réponds que la voie de droite est un peu mauvaise… ‘Chez nous, en Allemagne de l’Est, les autoroutes ne sont PAS mauvaises, les mauvaises c’est là bas, de l’autre côté!’. Je me suis alors excusé et repartis sur le côté droit. A noter qu’il n’y avait personne sur cette autoroute. Nous avons subi à nouveau de sévères contrôles à l’entrée en Pologne avec fouille à la loupe de mon agenda. Une ambiance plutôt inquiétante et tendue? «Oui, et nous arrivons enfin à Varsovie avec un mètre de neige, en avance d’une journée et notre chambre n’était pas libre! Nous trouvons un autre hôtel à une dizaine de kilomètres… lui aussi complet. J’ai résolu le problème avec un discret billet de 20 dollars. A Varsovie, le départ vers Gdansk est donné dans un grand stade plein de monde. On y a monté la plate-forme de départ… jamais vu ça! Quelle aventure! Parfait inconnu pour l’organisation, j’ai le n°185 alors que Nicolas Koob, déjà bien réputé, a un tout petit numéro, il est donc bien devant. Dans le brouillard, la pluie et la nuit,

nous rattrapons la voiture de Koob, Demuth au volant. Il a des yeux de lynx, Koob, l’artiste dans le brouillard, c’est invraisemblable, et lorsqu’il a repris le volant pour rattraper le retard j’ai essayé de rester derrière lui, en suant et transpirant littéralement. Arrivé au contrôle, il sort de la voiture et me dit: ‘Ah! Jean, te voilà! Tu as un peu transpiré derrière moi mais tu as bien tenu le coup!’ On a bien ri. Il était comme ça. Nous n’avons pas terminé le Monte Carlo car dans la spéciale du Burzet, nous avions pris trop de retard en raison de très importantes chutes de neige. Nous avions raté les hommes de l’assistance. C’était une telle tempête qu’une centaine de voitures n’ont pas dépassé cette étape. Vous êtes un amateur, un véritable gentleman driver, catégorie qui a tendance à disparaître, n’est-ce pas? «Oui, je le pense aussi, mais je crois avoir fait le bonheur de nombreux papas et de leurs enfants qui venaient assister aux courses de côte dans le pays… Leur dimanche était sauvé (rires)! Quand avez-vous cessé de courir? «Il y a trois ans, j’ai vendu à un Autrichien ma dernière Porsche, voyant que le temps de faire les courses était passé. De plus, pour la refaire, j’aurais dû investir 100.000 euros et surtout, j’ai subi plusieurs opérations du dos. L’acquéreur fait maintenant des courses historiques et je suis content. Avez-vous parfois des regrets? «Non, pas de regrets. J’ai beaucoup travaillé dans ma vie et chaque fois que j’en ai eu l’occasion, je me suis amusé. J’ai peut-être commis des erreurs mais je n’ai pas de regrets. Et puis, j’ai une nouvelle passion depuis 1990, ma cave à vins». || Propos recueillis par Jacques Demarque

Quatre courses coups de cœur

Première course de côte Ermsdorf 1972. «La seule course à laquelle j’ai pris le départ, énervé. Voiture pas prête, pas d’entraînement… et pourtant j’arrive d’entrée à bien me placer, deuxième juste derrière Nicolas Koob. C’est vraiment le début d’une longue et formidable aventure».

Rallye de Monte Carlo 1972 «Un grand rallye qui était à l’époque très dur… Les pneus et la pelle dans le coffre de la BM. En parfait inconnu pour l’organisation, j’ai le n°185. Dans la spéciale du Burzet, nous avions pris trop de retard en raison de très importantes chutes de neige. Dommage».

24 heures de Francorchamps Spa 1972 «Le concessionnaire Alfa Romeo me téléphone: ‘Je suis engagé pour la Coupe du Roi, tu dois m’aider’. Après, sous la pluie, je me demandais ce que je faisais dans cette galère! C’est dingue, mais on est dedans et on ne peut pas en sortir. Quel souvenir extraordinaire!».

Course de côte Herbeumont 1975 «Il y avait le champion de Belgique et le champion de France ainsi que les meilleurs Luxembourgeois. J’ai fait 1er au classement général avec ma BMW devant les ‘sport prototype’ et les ‘formule 2’! Un autre souvenir sous la pluie».

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Playtime · gastronomie

Soyez un chef avec... Philippe Laffut, restaurant Patin d’Or, qui nous propose…

…Steak de thon rouge, fondue d’oignons, sorbet de poivrons et sauce thaï Ingrédients pour 4 personnes: 4 morceaux de thon de +/- 100 g taillés en parallélépipède, marinés 20 min. sous du gros sel marin gris, puis rincés sous l’eau claire. Quelques fines lamelles de foie d’oie cru. 2 cuillères à soupe de sésame.

Photo: Andres Lejona

Pâte à pizza: 125 g de farine de blé, 2 g sirop de sucre (150 g de sucre S2, 180 g d’eau, le jus d’un demi citron). de sel, ½ jaune d’œuf délayé dans 30 g Sauce thaï: 25 cl d’eau, 10 cl de vin, 150 g de lait. Fondue d’oignons: 4 oignons de sucre S0, 5 g de piment d’espelette, rouges moyens, 1 pincée d’origan, 65 g de poivron rouge en fine brunoise, 50 g d’olives taggiasca dénoyautées et 15 g de gingembre haché finement, coupées en quatre. Sorbet poivrons: 5 g de sel, 15 g d’ail en ballotine ¼ de litre de jus de poivrons rouges, Préparer la pâte, la détailler en quatre fins disques d’environ 10 cm de diamètre, les piquer et cuire au four préchauffé à 180°, jusqu’à belle coloration. Réserver. Détailler les oignons en fines lamelles, les faire fondre à couvert et à feu doux avec un filet d’huile d’olive. A ¾ de la cuisson, ajouter l’origan et les olives. Sorbet: donner une ébullition au sirop, refroidir, ajouter le jus de poivrons, passer à la sorbetière. Mélanger les ingrédients de la sauce, porter à ébullition 20 min, retirer l’ail, lier au beurre. Poêler le thon dans un filet d’huile d’olive très chaude, +/- 5 sec. sur chaque face. Saupoudrer une face avec le sésame torréfié mélangé avec un peu de fleur de sel. Dresser, le rond de pâte tartiné de la fondue d’oignons, le foie gras assaisonné, le thon escalopé, la quenelle de sorbet et saucer.

Restaurant Patin d’Or 40, route de Bettembourg Kockelscheuer 22 64 99 / 40 40 11

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News: Réelle nouveauté dans le domaine de la cuisine aux multiples saveurs, qui nous vient d’Inde. Roy, le chef patron, insiste sur la variété des goûts, du très épicé au très paisible. Les spécialités bangladeshi sont légères, savoureuses et peu piquantes. Les prix sont tout à fait modérés. Excellent plan à midi en semaine, buffet à 19,90 euros, boissons comprises. Orchidée 9, route de Thionville Luxembourg (Bonnevoie) tél.: 24 87 27 39 fax: 24 87 39 90 orchid@pt.lu

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La Thaïlande, c’est l’hospitalité à l’état pur, l’exotisme garanti et la gastronomie raffinée d’un peuple qui a érigé sa cuisine en un véritable art. Évadez-vous, changez de continent et de culture. Le temps d’un déjeuner ou d’un dîner.

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Playtime · travelling

Justin Morin Artist and writer «Je lis paperJam sur mon ordinateur».

travelling

Paris off the tourist track, with a resident closet romantic This month’s travelling host, Justin Morin, lends his insight on the finest clothes stores, galleries, restaurants and cafés in Paris. This is his personal pick of the city… with a last-minute bit of romance thrown in. Paris is one of those cities that seems so overrun by tourists – blame The Da Vinci Code, among other things – that you need some expert advice to point you in the right direction. Enter, then, Justin Morin, who is more than accustomed to giving a few insider tips to his foreign friends visiting the city – many of whom work in the fields of art, music or dance. Justin is an artist and a writer, who studied psychology before heading off to art school. He specialises in embroidery and ceramic installation, and has shown his work in galleries and art fairs from Paris to Brussels. Along with friend and talented Belgian choreographer Sidi Larbi Cherkaoui, he published a book about spirituality called Pèlerinage sur soi, and has also written for catalogues, such as the 2007 Luxembourg edition of Dysfashional. Our first stop from Justin, to make sure your energy levels are up, is a branch of the Parisian tea salon, Ladurée, “the best place for French macaroons,” according to Justin. Founded in 1862, Ladurée (16, Rue Royale, +33 142 60 21 79, www.laduree.fr) specialises in all kinds of pastries, chocolates and even wedding cakes – but it’s the macaroon that’s the real star of the show. Take Justin’s recommendation and try the fruit flavour, but leave

some room for the vanilla – “They’re paradise in your mouth.” Now, to the galleries. Head to the Rue de Turenne and the Rue Saint Claude to explore the Emmanuel Perrotin gallery (76, Rue de Turenne, +33 142 16 79 79, www.galerieperrotin.com), or the Chez Valentin (9, Rue Saint Gilles, +33 148 87 42 55, www.galeriechezvalentin.com), two of the more established on the scene. Or try out a newcomer, such as Baumet and Sultana (20, Rue Saint Claude, +33 144 54 08 90, www.galeriebaumetsultana.com). “It’s a very nice promenade for curious people, says Justin. I like to go there to see new work from artists I appreciate, like Mathieu Mercier or Tatiana Trouvé.” For a small gallery dedicated to contemporary art, swing by Le Plateau (Place Hannah Arendt, +33 153 19 84 10, www.fracidf-leplateau.com), which is run by a great team who consistently come up with excellent exhibitions. It is located right next to the Buttes-Chaumont park, the biggest in Paris, meaning you can enjoy a stroll after your visit. One of Justin’s passions is travelling, which has left him with a particular taste for Japanese culture. So, for our first lunch recommendation, he opts for Hokkaido (14, Rue Chabanais, +33 142 60 50 95). “I really like Japanese food,” he says.

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Photo��: Ronald ������� Bladen, �������� Three ������ Elements, ���������� 1965 ����� /�� Nationalgalerie im Hamburger Bahnhof - Museum für Gegenwart – Berlin.

Toy Comix Musée des Arts Décoratifs From 15.11.07 107, Rue de Rivoli Tel. +33 144 55 57 50 www.lesartsdecoratifs.fr

Shantala Shivalingappa Théâtre de la Ville 17.11.07 2, Place du Châtelet Tel. +33 142 74 22 77 www.theatredelaville-paris.com

Keren Ann Café de la danse 12-13.12.07  5, Passage Louis Philippe Tel. +33 147 00 57 59 www.chez.com/cafedeladanse

Marco Berrettini Théâtre Bastille 05.11-1.12.07 76, Rue de la Roquette Tel. +33 143 57 42 14 www.theatre-bastille.com

Ugo Rondinone Palais de Tokyo From 27.09.07 13, Avenue du Président Wilson Tel. +33 147 23 38 86 www.palaisdetokyo.com

La France Cinema From 21.11.07 New movie telling the story of a female soldier in World War I

“This small restaurant looks like a canteen. It’s quite basic, but the food is delicious. Plus it’s always full of Japanese people, which is definitely a good sign.” Or, for something more authentic that won’t break the bank, there’s Bistrot Beaubourg, (25, Rue Quincampoix, +33 142 77 48 02). “Paris is an expensive city, says Justin. So it’s always good to know some cheap restaurants like Bistrot Beaubourg.” Perfect if you fancy a steak with French fries and cheese. And don’t be put off by the big crowds – you won’t wait for long. Suitably fortified, it’s time to do some shopping. First up is Kokon to Zai (48, Rue Tiquetonne, +33 142 36 92 41, www.kokontozai.co.uk), “for the best of avant-garde.” This small shop stocks alternative and risky brands such as Emma Cook, Richard Forger, Gaspard Yurkievich and Jeremy Scott. Look out for the odd celebrity customer such as Björk – the Icelandic superstar likes to shop there when visiting the city. In fact, the shop is the brainchild of Marjan Pejoski, who designed that famous swan dress sported by the diminutive singer. Next up is Surface to Air (46, Rue de l’Arbre Sec, +33 149 27 04 54, http://surface2air.com), an international design collective based in New York, Tokyo, Stockholm and Paris. “They do

essentially art direction and clothes, says Justin. Their clothes are simple, with great prints and textiles. Quite casual and very cool.” Then there’s Colette (213, Rue Saint-Honoré, +33 155 35 33 90, www.colette.fr). “Don’t be afraid of the hype! warns Justin. Colette is pure energy,” he assures us. Encompassing style, art, design and food, as our guide says, “if you’re looking for some inspiration, you might find it there.” And for a place that’s particularly important to Justin, take a peek at Lieu Commun (5, Rue des Filles du Calvaire, +33 144 54 08 30, www.lieucommun.fr), which belongs to French designer Matali Crasset. “You’ll find her own product line here, says Justin, but also the Misericordia and Veja clothes.” Why is it special to him though? “I did Matali’s embroidered portrait last year,” he confides. But enough of the clothes shopping, it’s time for some literary matters. “Librairie Florence Loewy is a fantastic bookstore, he says (9, Rue de Thorigny, +33 144 78 98 45, www.florenceloewy. com). Dedicated to art books, the shop is full of the best of art publications.” Be sure to take in the original design of the shop itself, designed, says Justin, by the architects Dominique Jakob and Brendan McFarlane. A quick look at the exhibition space there will complete your visit. The fact it opens on Sunday is just one reason to head

to Artazart, a “fantastic bookstore for graphic design and photography” (83, Quai de Valmy, +33 140 40 24 00, www.artazart.com). Plus its location near the Saint Martin canal makes it a great place to begin or end a wander. Now, on to dinner. But of course, this being Paris, we need a bit of romance first. “Even if it’s a bit old-school, I like to give flowers, confides Justin. Just in front of my house in Montmartre, you’ll find the most beautiful and original flowers at Jacques Semer’s shop” (56, Rue Caulaincourt, +33 142 23 53 04). Having handed over your bunch of blooms to the woman – or man – in your life, head to the Hôtel du Nord (102, Quai de Jemmapes, +33 140 40 78 78, www.hoteldunord.org). Located on the banks of the Saint Martin canal, the restaurant is “cosy and warm. The menu is simple, but executed with a touch of originality.” And to top off the evening, how about an ice cream at Amorino (31, Rue Vieille du Temple, +33 142 78 07 75, www.amorino.fr)? “This place is pure pleasure. All the Italian flavours are there, says Justin. There are more than ten of these parlours in Paris, so it’s easy to find them. One of my favourites is located in the Marais.” A perfect visit to Paris then – and not an Eiffel Tower or Mona Lisa in sight. || Simon Hunter

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Playtime · club paperjam

n Raymond Reuter (Photographe), Mike Koedinger (Mike Koedinger Editions)

n Francis Gasparotto (Tempo)

m Carlo Arendt (Newspirit)

m Paul Huberlant (Coface)

n Jean-Michel Gaudron (paperJam)

m Xavier Bockstael (Maxivins)

m Allaoua Nedjai (RH Partners)

n Charles Mandica (Steria PSF)

m Jean-Claude Knebeler (Ministère de l’Economie et du Commerce extérieur), Afsaneh Rafii (Ireco)

n Alain Heinz (Fideos)

m Jacques Demarque (paperJam, explorator)

n René Mathieu (Le chef de La Distillerie)

m Fabrice Ponce (Adecco) n Audrey Noll (Tempo)

n Carmine Mandola (Burgo)

m Véronique Koch (DTZ Luxembourg)

m Mara Santaca (Carmignac Gestion) n Selim Schiltz (La Distillerie)

Le Club Paperjam invité par...

Veillée d’armes pour les Chevaliers du premier Club de la saison 2007/2008 et ambiance presque recueillie dès l’apéritif, un excellent crémant de Luxembourg brut, domaine Alice Hartmann. Nous le dégustons dans la douce lumière d’une première salle aux murs séculaires. Il faut légèrement se pencher pour franchir une voûte et découvrir notre superbe table dressée sous de hautes et vénérables poutres. C’est la vie de château, impression qui ne se démentira pas durant ce dîner de fort belle qualité, préparé par un chef talentueux et déjà étoilé en d’autres lieux, René Mathieu. Les présentations faites, c’est avec une Cigale de Mer sous un voile d’herbes aromatiques, crémeux au parmesan, poire et soja, maïs glacé au grill, que nous débutons. Elle est accompagnée du pinot blanc Bech-Macher Rëtschelt 2006, domaine Gales, robe pâle, nez aromatique. Les Saint-Jacques juste caramélisées, os à moelle et cèpes sont servis avec un riesling Wormeldange Koeppchen du domaine Alice Hartmann 2005 parfaitement abouti. Dans un remarquable ballet, magistralement réglé par M. Kapps, nous découvrons le dos de bar laqué au miso et le Pouilly fuissé 2003, domaine des Maillettes de Guy Saumaize, belle robe jaune paille, nez complexe. C’est enfin le meilleur du chevreuil «comme une peinture aux couleurs mordorées de l’automne» qui sera servi, bien secondé par le Savigny-lès-Beaune 1er cru aux Gravains 2003 du domaine Jean-Michel Giboulot. Le concerto des douceurs conjugué avec un Late Harvest 2004 Finca el Retiro révèlera tout le talent de René Mathieu. Quelques savoureux whiskys pur malt seront enfin proposés en dégustation par Xavier Bockstael de Maxivins. Une très belle mention pour le maître des lieux, M. Schilz. || Jacques Demarque

Photos: David Laurent

… le Restaurant La Distillerie, château de Bourglinster

La Distillerie, château de Bourglinster 8, rue du Château Bourglinster (Centre) tél.: 78 78 78-1 fax: 78 78 78-52

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Playtime · Reportage photos

Recompenses

Duo gagnant L’intérim et la gastronomie se marient à merveille. La démonstration en a été faite le 15 septembre, lors du 1er concours des cuisiniers intérimaires organisé par Adecco Hospitality Luxembourg. De nombreux partenaires se sont associés à ce délicieux événement: Novotel, Grosbusch, Cogel, Verilor, Bernard-Massard, Soutirages Luxembourgeois, Mondorf Parc Hôtel, Mercure Kikuoka ainsi que les restaurants Clairefontaine, Digne des Gourmets et Speltz. Les lauréats ont été désignés par un jury placé sous la présidence d’Arnaud Magnier, le Chef étoilé du restaurant Clairefontaine. Photos: Luc Deflorenne

n Jocelyn Biscarrat (Vainqueur du concours)

n Plat du Vainqueur

n Vincent Mellinger (Quatrième du concours)

n Martial Serafin (Cinquième du concours)

n Renato Copetti (Novotel) et Vincent Mellinger

n Sébastien Dubos (Novotel), Patricia Marchal n David Gefe (Steffen Traiteur), Thierry Corona

et Sandrine Maujean (Adecco)

n Audrey Majewski et Eddy Baillif (Adecco)

(Casino 2000) et Sébastien Dubos (Novotel)

n Harold Sturm (Troisième du concours)

n Aurélien Grelier (Deuxième du concours)

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Playtime · Reportage photos

C o m m e r c e

Que d’or, que d’or...

La cérémonie de remise des Golden Ticket Awards 2007, une opération destinée à promouvoir le commerce luxem bourgeois, s’est déroulée le 24 septembre au Casino 2000. Photos: Etienne Delorme

Première du genre, l’opération a connu un franc succès puisque 13.500 consommateurs ont voté, entre le 13 juin et le 22 juillet 2007, pour leurs magasins ou café/restaurant préférés. Douze d’entre eux, tirés au sort, ont reçu des cartes de paiement électronique d’un montant allant de 500 à 10.000 euros. Les commerces lauréats, classés par catégories, sont: City Concorde-Shopping Center à Bertrange (le plus beau cadre); Tapis Hertz à Luxembourg (la plus belle vitrine); Auchan Kirchberg (le meilleur choix); Cactus Bertrange (le meilleur service après-vente); Chaussures Léon à ­Luxembourg-gare (le personnel le plus aimable); Calliste à Diekirch (le meilleur magasin du nord du pays); Bram à Bertrange (le meilleur magasin du centre du pays); Asport à Wickrange (le meilleur magasin du sud du pays). Quant aux restaurants et cafés, les lauréats sont: le Toit pour toi à Schouweiler (le plus beau cadre); l’Urban Bar à Luxembourg (la meilleure ambiance); le Briedeler Stuff à Bridel (le meilleur rapport qualité/prix); le Café Figueirense au Grund (le meilleur choix); la Trattoria Toscana à Luxembourg (le personnel le plus aimable). Dans la catégorie meilleur restaurant/café dans les «régions», le Gran-Sasso (Schieren), remporte la palme pour le Nord, l’Opium (Hesperange) pour le Centre et l’Astoria (Kayl) pour le Sud. Deux coups de cœur du jury ont en outre été décernés à Intercoiffure La Coiffe (Dalheim) ainsi qu’à l’Epicerie am Duerf (Mondercange). n Corinne Cahen (Chaussures Léon)

n Alain Lauff (Cactus)

n Nathalie Rieth-Aach (Tapis Hertz)

n Steve Pfeiffer (Brideler Stuff)

n Yvonne Modiwirjo (Opium), Giuseppe

Parrotta (Astoria), Franca Santawicca (Pizzeria-Restaurant Gran Sasso), Norbert Schmit (Horeca)

n Romain Koster (City Concorde)

n Marie Gales (IP luxembourg),

Philippe Dondelinger (Planet RTL)

n Norbert Schmit (Horeca)

n André Poorters (Dexia), Georges Geiben

(Bram), Nicole Brosius (Calliste), Mariette Wickler (Asport), Fernand Ernster (Librairie Ernster/CLC)

n Fernand Boden

(Ministre des Classes moyennes)

n Fernand Ernster (Librairie Ernster/CLC),

Georges Geiben (Bram), André Poorters (Dexia)

n Mario Castegnaro (ULC)

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ours

ed i t e u r

Cover Photo

Edmond Israel Andres Lejona

paperJam – édition novembre 2007 Ce numéro est paru le 19 octobre à 20.000 exemplaires. Il a été édité et imprimé au Luxembourg. Directeur de la publication

Mike Koedinger

R ed a c t i on Téléphone Fax E-mail Web Courrier Bureaux

(+352) 29 66 18 (suivi de l’extension) (+352) 29 66 19 press@paperJam.lu www.paperJam.lu BP 728, L-2017 Luxembourg 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie

Comité de rédaction

Marc Auxenfants, Francis Gasparotto (Tempo), Jean-Michel Gaudron, Mike Koedinger, Frédérique Moser

Jean-Michel Gaudron (-48) jean-michel.gaudron@paperJam.lu

Rédacteur en chef

Rédaction

Téléphone Fax E-mail Web Courrier Bureaux

Mike Koedinger editions S.A. Administration RC TVA intracommunautaire ISSN

(+352) 29 66 18 - 1 (+352) 26 18 74 77 office@mikekoedinger.com www.mikekoedinger.com BP 728, L-2017 Luxembourg 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie

Sylvia Leplang, Isabelle Ney, Stéphanie Simon B95211 LU 197 914 67 1992 - 4275

Conformément à l’article 66 de la loi de 08.06.2004 sur la liberté d’expression dans les médias, la présente mention est obligatoire «une fois par an, au premier numéro diffusé».

La société éditrice de paperJam est détenue indirectement, par une participation excédant 25 pour cent, par Mike Koedinger, éditeur indépendant domicilié au Luxembourg.

Le conseil d’administration est composé par Mike Koedinger (président), la société Tempo ainsi que la société Mike Koedinger Management s.à.r.l. La direction générale et la gestion journalière sont de la responsabilité de Mike Koedinger.

Nous avons choisi de la publier chaque mois.

© Editions Mike Koedinger S.A. (Luxembourg)

Tous droits réservés. Toute reproduction, ou traduction, intégrale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation écrite délivrée au préalable par l’éditeur.

Remerciements

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Marc Auxenfants (-46) marc.auxenfants@paperJam.lu Céline Coubray (-44) celine@mikekoedinger.com Formule standard Frédérique Moser (-47) frederique.moser@paperJam.lu Formule corporate Marie-Anne Robberecht (-45) marie-anne.robberecht@paperJam.lu Collaborateurs rédactionnels Fabrice Barbian, Gaël Calvez, Jacques Demarque, Alain Ducat, Simon Hunter, Sébastien Lambotte, Jean-Marc Streit, Marc Vandermeir. paperJam Belgique: Vincent Delannoy, Sa’âd Ketani, Florian Pistone, dans votre établissement? Christophe Sokal

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Secrétariat de rédaction Delphine François (-29) delphine@mikekoedinger.com Nathalie Lemaire (-26) nathalie@mikekoedinger.com

Photographie Julien Becker, Eric Chenal (Blitz), Luc Deflorenne, Etienne Delorme, David Laurent, Andres Lejona, Jelle Van Seghbroeck (Belgique), Michel Zavagno (Blitz)

Illustrations

G r a p h i s me

Direction artistique Mise en page

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Guido Kröger, Elisa Kern pour xGraphix Vera Capinha Heliodoro, Nathalie Petit, Maxime Pintadu, Claire Ramos pour xGraphix

Prod u c t i on

Chef de production Impression

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Rudy Lafontaine Imprimerie Victor Buck Luxembourg

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Immobilier

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Chargée de clientèle paperJam explorator Rendez-Vous

Stéphanie Anen (-37) stephanie.anen@tempo.lu Simon Béot (-31) simon.beot@tempo.lu Audrey Noll (-36) audrey.noll@tempo.lu

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TEMPO S.A. Administration Sylvia Leplang, Isabelle Ney, Stéphanie Simon RC B95212 TVA intracommunautaire LU 197 915 68

Le point sur le marché immobilier de bureaux et résidentiel. Comment préparer et évaluer un réaménagement ou un déménagement? Retour sur la crise des subprimes et gros plan sur l’immobilier en tant que véhicule d’investissement. Prochaine parution: 16 novembre Clôture publicité: 2 novembre

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Mon bureau

JEAN-MICHEL COLLIGNON DIRECTEUR DE LUXEXPO Photo: Andres Lejona

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3 1 | Ma famille Mon épouse et nos deux enfants, que je remercie pour leur tolérance face à mes horaires de travail souvent infernaux. 2 | Les voyages Eternel curieux, j’adore partir à la découverte de grands espaces. Au bureau, quelques occasionnels moments d’évasion me permettent de me ressourcer après une réunion difficile. 3 | Ordinateur portable Fidèle compagnon de tous les instants, mon Mac est réellement mon bureau mobile, m’accompagnant partout où je vais. J’oserai presque dire qu’il est un prolongement de moi-même. 4 | Lecteur MP3 La musique, du baroque au hard-rock, est une telle source de plaisir qu’il serait bien dommage de s’en priver. La technologie m’a permis de devenir un mélomane nomade, à ma plus grande satisfaction. 5 | Gandhi Figure emblématique de l’histoire de l’Inde moderne, Gandhi a profondément influencé ma façon de penser et de vivre. C’est à lui que je dois d’être devenu végétarien, il y a plus de 30 ans. 6 | Chocolat Tantôt plaisir discret, tantôt passion avouée, le chocolat complète admirablement mon côté épicurien.

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index

Organisations citees 669 entreprises et institutions ont été citées sur les 244 pages de cette édition. Les noms de personnes et de produits ne sont pas repris. La mise en gras indique les sociétés et institutions qui sont annonceurs dans cette édition. A A+T Architecte Arend + Thill

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36 ABBL 24, 62, 67, 68, 124 ABN Amro 78, 95, 164 ACA 67, 160 Accenture 85 Acco 88 ACL 67 Adecco 115, 232 Adecco Hospitality Luxembourg 234 ADEM 30 ADT-Center 97 Advantage Communication 154 Aéroport de Luxembourg-Findel 36 Agenda (Paris) 154 Agfa-Gevaert 86 Agora 40, 106 AIG Europe (Luxembourg) 168 Air Berlin 46 Albert Freres 86 Alex.lu 54 ALFI 24, 61, 99 Alfresco 58 All Access 239 All Cargo Movers 78 Allen & Overy 190 Alter Domus 99 Altran 104 Amazon 106 Amazon Europe 34 Amazon Insurance and Pension Services 178 Amcham 99 American Express 124 AON 95, 97, 99 AON Insurance Managers Luxembourg 178 AON Luxembourg 168 Apax Partners 72, 106 APC-MGE 95 Apple 106 Aptelia 199 Aptelia Belgium 88 Aptelia Group 88 Arbed 106 Arcelor 36, 78 ArcelorMittal 40, 69, 72, 78 Arceo 72 Architecture & Environnement 54 Arcofin 86 Arendt & Medernach 95 Ashok Leyland 78 Asport 236 Assa & Georges 54 Association d’Assurance contre les Accidents 34 Association luxembourgeoise des ingénieurs 99 Astradius 83 Atelier Christian de Portzamparc 36 Atelier d’Architecture BENG 36 Atoz 106 Auberge de Jeunesse d’Echternach 36 Auchan 236 Autosdiffusion Losch 51 Avis 84 Axa 88, 187 Axa Bank 97 Axa Luxembourg 14, 160 B2boost 85 Babelgom 85, 156 Bacob-Dexia 81 Bâloise Assurance 181 Bâloise Vie Luxembourg 178 Balta industries 78 Banco Santander 164 Bank Julius Baer & Co. 61 Banque asiatique de développement 106 Banque BCP 103 Banque de La Poste 88 Banque Européenne d’Investissement 106, 132 Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement 106 Banqueroyal 88 Barreau du Luxembourg 97 BCC Corporate 88 BCEE 106 BCL 42, 106 Berkshire Hathaway Group 178 Besch Da Costa Architectes 36 Best of Europe – Corporate Publishing 52 Beyers & Partners 88 BFM 235 Bharti 78 Bijouterie M. Ascott 221 Binsfeld 29 BIP Investment Partners 72, 106 Bizart 29, 67, 154 BlackRock Merrill Lynch Investment Mgrs 61 Blackstone Group 88 Blue Sky Software 99 BMW 106 BNP Paribas 88 Board of Economic Development 24 Bombardier 46 Brain & More 67 Bram 236 Brasserie du Luxembourg 154 Brasserie nationale 50 Breitling 41 Briedeler Stuff 236 Brucher & Associés 61

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Bruck + Weckerle Architekten 36 Bulo Concept Store 233 Bulthaup 207 Burgo 232 Cabinet Paul Hauffels 168 Cactus 236 Café Figueirense 236 Café-Bar Exit07 36 Callataÿ & Wouters 219 Calliste 236 Cap Gemini 42, 78, 146 Captor 88 Cardif Belgique 88 Cargo B Airlines 72 Cargolux 106 Carmignac Gestion Luxembourg 95 Carrefour 85 Casino 2000 29, 213, 236 Casting 53 Caves Bernard Massard 97, 234 CBFA 86 CDC 86 Cegedel 50, 67, 106 Ceiops 164 Centre européen de la magistrature et des professions juridiques 34 Centre informatique de l’Etat 146 CEPL 217 Cepros 50, 106 CEPS 142 Cercle Munster 97 Ceridian Corporation 88 CES de Lorraine 74 Cetrel 146 CFL 73, 106 CFM 154 CGER 81 CGI Comptoir Général Immobilier 97 Chambre de commerce belgo-indienne 78 Chambre de commerce de Luxembourg 24, 99 Chambre des députés 28, 32, 42, 62 Chambre des métiers 24 Champ Cargosystems 72 Chaussures Léon 236 CHL Patinage Artistique Luxembourg 124 Christian Bauer et Associés Architectes 36 CHU Saint-Pierre 99 CITI 105 Citroën 35 City Bank 97 City Concorde-Shopping Center 236 CLC 53, 95, 236 Clearstream 50, 146 Clearstream International 106 CLT 106 Clussil 190 CNP Assurances 86 CNPD 67 Codeplafi 62 Coface 80 Coface Services Luxembourg 97, 163, 182 Cofinimmo 86 Cogel 234 Colubris 88 Comed 154 Comit AG 149 Comité consultatif du Commerce extérieur 24 Comité pour la Promotion des Expor­ta­tions Luxembourgeoises (COPEL) 182 Commissariat aux assurances 28, 67, 160, 164, 168, 178, 182 Commission bancaire (Belgique) 80 Commission européenne 42, 82, 146, 164 Compagnie de Banque Privée 44 Computersystems 158 Computervision 88 Concept Factory 95 Connexus 78 Conseil d’Etat 28, 68 Conseil Economique et Social luxembourgeois 106 Conseil européen des ministres des Télécommunications 40 Cortal Consors 40 Corus 78 Cour de Justice des Communautés européennes 132 Cour des Comptes européenne 132 CRP Henri Tudor 34, 105, 219 CSSF 42 D’Ieteren 84 D’Ieteren Sport 84 D’Wort 52 Danone 178 DDB 95 Dechmann Communication 29 Delhaize 85, 86 Dell 36 Deloitte 34, 42, 44, 92, 93, 164 Delphi Automotive Systems 34 Design for Rent 155 Deutsche Bank Luxembourg 68 Devoteam 88 Dexia 34, 86, 236 Dexia BIL 18, 40, 106 Dexia Insurance Pension Services 173, 178 DHL 97 Digital Equipment 88 Digital Studio 99

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Diner’s club 88 Docpharma 78 Documentum 58 Domus Concept 100 Dotcom Luxembourg 52 DTZ Luxembourg 99, 232 Duro Home 99 Dyckerhoff Luxembourg 99 eBay 85, 106 eBRC 146 Ecole centrale de Paris 88 Ecole d’architecture d’intérieur J. Cottin (Lyon) 97 Ecole Dellheicht 36 Ecole Supérieure de Commerce de Paris 88 Economist Club 142 Eculines 78 Edita 154 Editpress Luxembourg 52 Editus 97 Edouard Franklin 97, 99 Electro Security 223 Electrolux Belgique 95 Electrolux Luxembourg 95 ELF 224 Email Garage 56 E-merge 85 Employment Law Specialists Association (Elsa) 40 Entreprise des P&T 40, 50, 56, 67, 106, 243 Epicerie am Duerf 236 Ericsson 178 Ernst & Young 60, 61, 80, 106, 182 Etat français 74 Etat luxembourgeois 32 Ethias 86 Ethimed 78 Eurco 189 Eurobéton 99 European Confederation of Institutes of Internal Auditors 70 Excellix 34 Explorator 232 Facultés Universitaires de Namur 105 Fast 66 Fédération de la mode 53 Fédération des artisans 236 Fédération des courtiers d’assurance 168 Fédération des entreprises de Belgique 88 Fédil 24, 97 Fedis 88 Femmes leaders du Luxembourg 40 Fernbach Software 95 Ferrier Lullin 124 FGTB 81 Fidelity 99 Fidelity Fund Sicav 99 Fideos 66 Finance & Mediation 95 FLCC 50 Flydoscope 52 Fondation J.-P. Pescatore 99 Fonds national de la recherche 32 Fortis 34, 44, 81, 86, 88 Fortis Assurances Luxembourg 164 Fortis Banque 2, 54 Fortis Luxembourg Vie 160 Fortuna Banque 127 Forworx 97, 99 Foyer 106, 160, 164 Foyer Vie 16 France Telecom Orange 34 Franklin Templeton Investment Management 60, 61 Franklin Templeton Investments Luxembourg 61 Freecom 156 FRS 58 Fujitsu Services Belux 58 Fujitsu Services Luxembourg 58 Fujitsu Siemens 156 Fund Market 20 Fund-x 85 G&Co 95 Garmignac Gestion 232 Gazprom 44 Générale de Banque 81 Georges & Associés 54 Global Green Company 78 Goeres Horlogerie 67, 77 Gouvernement bruxellois 82 Gouvernement luxembourgeois 30 GP3 34 Gras Savoye Luxembourg 168, 189 Grey 95 Grid Architectes 36 Groupe Carglass-Belron 84 Groupe Cronos 88 Groupe Rembrand 97 Groupe S 81 Groupe Volkswagen 84 Hannover Re 178 Hansen Transmissions 78 Harlequin 154 HealthCare Solutions 88 HEC Liège 85 Heineken 88 Hindalco industries 78 Hinduja 78 Hitec 146 Hochtief Facility Management 99 Holding communal 86 Horeca 236 HP Belgium 157 HP Luxembourg 56 HR Access Asolutions 88 HSBC Securities Services Luxembourg 68 HTC 156 Hublot 77 Hudson De Witte&Morel 97, 99 Human Capital Focus 68

Husky

34 178 IBM 78,156, 159 IBM Luxembourg 34 ICICI 78 IEE 72, 106 IFCC 111 IFE Benelux 34 Ikano Fund Management 99 ILR 106 Imperbel 88 Imprimerie Victor Buck 29, 154 Independent Risk Monitoring 61 Infosys 78 ING Group 88 ING Lease 102 ING Life Luxembourg 164 ING Luxembourg 56, 97, 99 Insead 85 INSEE 74 Institut des Auditeurs-Conseils Interne 70 Interatoz 66 Interaudit 99 Intercoiffure La Coiffe 236 Interel Belgium 88 Interfiduciaire 66 Intergarden Group 78 Interlinks Electronics Europe 106 Investar 106 Investlife 182 Investlife Luxembourg 88, 182 IP Luxembourg  236 Ireco 232 IT 78 Jaeger Lecoultre 27 Jas Mobile 99 JCDecaux 10, 11 Joaillerie De Greef Bruxelles 154 Jubilant Organosys 78 Kaupthing Bank Luxembourg 66, 87 Ketels Direct Marketing 88 KGB 44 Khanty Mansiysk Oil Corporation 44 Kodak 156 KPMG Allemagne 48 KPMG Europe LLP 48 KPMG Luxembourg 48, 59 KPMG Royaume-Uni 48 KPMG Suisse 48 Krier / Kohl 54 Kronos 88 Kuehne & Nagel 97 L’Essentiel 52, 154 La Libre Belgique 89 La Luxembourgeoise 50, 160, 164, 167 La Philharmonie du Luxembourg 36 La Poste 88 La Voix du Luxembourg 52 LaCie 156 Lancom Systems 156 Land Rover 4, 5 Languages.lu 40 LanguageXperts 217 LCGB 50 Le Quotidien 52 Le Républicain Lorrain 52 Lean4health 98 Legal Momentum 142 Lex & Pit Weyer 154 Lex Life & Pension 182 Librairie Ernster 236 Light House 211 Linster 36 L’Institut Jules Bordet (Bruxelles) 99 Lloyd’s of London 178 Lloyds TSB Bank 61 Logissim/SAFC/Neolia 99 Lola 154 Lombard International Assurances 182, 185 Louis Vuitton 88 Louis Vuitton Benelux 88 Lucas 36 Lucent Technologies 88 Luxair 46, 106, 154 Luxair Tours 46 Lux-airport 42, 106 Luxembourg School of Finance 62, 124 Luxembourg Stock Exchange 106 Luxembourg-Congrès 24 LuxembourgforBusiness 24, 62 LuxembourgforFinance 24, 62 Luxempart 72, 106 Luxexpo 29, 106, 121, 240 Luxlait 54 LuxTrust 146 Lycée et Collège Vauban 36 M3 architectes 36 Mach 95 Mangrove Capital Partners 106 Marathon Oil 44 Marcel Grosbusch & Fils 52, 234 Marketing Power Rapp&Collins 95 Markom International 97 Marsh 168 Marsh Management Services Luxembourg 178 Mastercard 75 Matériaux 99 Matrix 78 Maxivins 232 Mercedes 106, 215 Mercedes-Benz 154 Merck 178 Mercure Kikuoka 234 Metaform 36 Microcom 88 Microsoft 56, 65, 78 Mikado Publicis 29 Mike Koedinger Editions 52, 232 Mil Schlimé 244 Millenium 29 Ministère d’Etat 146

i Iberdrola

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Ministère de l’Economie et du Commerce extérieur 24, 50, 67, 97, 146, 232 Ministère de l’Environnement 32 Ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative 146 Ministère de la Sécurité Sociale 146 Ministère des Classes moyennes, du Tourisme et du Logement 24, 53, 146 Ministère des Finances 146 Ministère du Logement 29 Ministère italien des Affaires étrangères 132 Ministère portugais des Affaires étrangères 132 Miralles Tabliabue 36 MIT Workplace Center 142 Mittal Steel 78, 106 Mondorf Parc Hôtel 234 Monster Luxembourg 182 Monster.lu 55, 97, 99 Moovijob.lu 40 Moreno Architecture 97 M-Plify 54 Mpulse 99 MSP 88 Mudam 29 Munich Re 178 Nautadutilh 97 Nespresso 56 Nestlé 88 Newspirit 232 Nextiraone 88 NGR Consulting 193 NICSA 61 N-lab architects 36 Nokia Cortado 156 Nomura Bank Luxembourg 70 Nordea Investment Funds 61 Novelis 78 Novorlesexport 44 Novotel Luxembourg 234 Nvision 52, 99 Nyse Euronext 88 Nyu-Stern 54 Observatoire de l’Habitat 40 OCDE 30 Office du Ducroire 24, 106, 145, 182 Ogone 82 Ordre des courtiers d’assurance 168 P&V Assurances 81 Paczowski et Fritsch Architectes 36 PaperJam 52, 56, 106, 232 Parlement bruxellois 82 Parti National Républicain Américain 132 Parti Républicain de l’Etat du Missouri 132 Party-rausch.de 54 Paul Hauffels 171 Paul Hengen 187 Persgroep Publishing 88 Petercam 153 Philips Electronics 88 Philips Research Laboratory 105 Piaget 221 Piranha et Petits Poissons rouges 154 Planet RTL       236 POG 103 Point24 52 Polaris Architects 36 Polycom 88, 156 Porsche Design 31 PricewaterhouseCoopers Luxembourg 29, 54, 66, 95 Prisma 61 Profidata 61 Profil 62 Progress Software 88 Progroup GEIE Consulting Engineers 97 PSI 78 PwC Academy 96 R+V Luxemburg Lebensversicherung 160 Ramboll Management 42 Ranbaxy 78 Rapp&Collins 95 Région Bruxelles-capitale 82 Région wallonne 85 Reliance industries 78 Renault 8, 9 Rendez-Vous City Magazine Luxembourg 52 Restaurant Clairefontaine 234 Restaurant Digne des Gourmets 234 Restaurant La Distillerie 232 Restaurant La Serre Bleue 36 Restaurant Le Toit pour toi 236 Restaurant Opium 236 Restaurant Papilla 229 Restaurant Patin d’Or 228 Restaurant Speltz 234 Restaurant Thaïland 229 Restaurant-Pizzeria Astoria 236 Restaurant-Pizzeria Gran-Sasso 236 Resultance consulting 85 Reuters 58 RH Partners 232 RHI 66 RightNow Technologies 156 Robeco Bank Belgium 66 Roche Bobois 29 Roset 47 Rosport Viva 236 Rotary Vallès 97 Royal Bank of Scotland 164 Royale Belge-Axa 81 RTL 50, 53, 227 Sacha Design 154 SafeBoot 156

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Saint-Paul Luxembourg 52 Samsa Film 154 SAS 46 Sc Johnson Europlant 88 Schemel et Wirtz 54 Schneider Electric 95 Securex 80 Sécurité routière 67 SEO 106 Service eLuxembourg 34, 146 SES 106 SES Americom 72 SES Astra 72 SES Engineering 72 SES New Skies 72 SETCa (Centrale des employés) 81 Sherpa invest 85 Sichel 223 Siemens 156 Simac 95, 171 SIT Group 195 Skok Systems 88 Sloan School of Management 142 SNCI 24, 106 Société de Banque Suisse 124 Sodexho 52 Sofitel 123 Software AG 88 Sogecore 178 Soteg 106 Soudal 88 Soutirages Luxembourgeois 234 Sovereign Strategy 60, 61 StarBak Communications 88 State Street Corporation 99 Statec 50, 106, 132 Steinmetz De Meyer 36 Steria PSF 232 StoosArchitekten 36 Suez 86 Sun Microsystems 156 Suzlon 78 Suzlon Energy 78 Swiss Life 160, 177 Swiss Life Insurance Luxembourg 178 Swiss Re Group 178 TAG Heuer 43 TambeyNefteGas 44 Tamedia 52 Tapis Hertz 236 Tata Steel 78 TBWA 95 Tech IT 197 Teisen & Giesler Architectes 36 Télé Bruxelles 80 Tempo 52, 232 The Bank of New York Mellon 61 Thomas & Piron 54 TNS-Ilres 53 Tomcat 53 Toshiba Information Systems 156 Touring assurances (TATV) 88 Transfair 154 Trattoria Toscana 236 Tribunal de première instance de l’Union européenne 132 Trigon 36 UBS Belgium 124 UBS Funds Services 124 UBS Luxembourg 68, 124, 153 UBS Switzerland 68 UCO 78 UFSIA 88 ULC 236 Umicore 86 Union des Banques Suisses 124 Union Européenne 32, 40, 42, 86, 106 United Breweries 78 Université catholique de Louvain 88, 97 Universite d’Anvers 88 Université du Luxembourg 32, 95, 105, 106, 190 UPS 95 Urban Bar 236 US Robotics 88 Utopia 237 Utopolis 29 U-trust 146 Valorlux 143 Van Hool 78 Vedior 88, 99 Verilor 234 Vialysse 99 Victor Buck Services 131 Ville de Luxembourg 24 Ville de Walferdange 29 Ville de Zurich 36 Visual Networks 88 Vitalvie 94 Vitis Life 182 Vivek Harsh International 78 Vous 154 Voxmobile 6, 7 W. P. Stewart Fund Management Luxembourg 95 Wallrath & Weinert 36 Wengé 205 Whyte and Mackay 78 Winbox 85 Winterthur 160, 187 Wipro 78 Witry & Witry Architectes Urbanisme 36 Wolters Kluwer 88 Xerox Belux 58 Xerox Corporation 156 Xerox Luxembourg 58 Young Energy Prize 44

Prochaine édition: 16 novembre 2007 Pour contacter la rédaction: press@paperjam.lu Pour contacter la régie pub: info@tempo.lu

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paperJam Economie & Finance - Novembre 2007