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N OVEMBRE 2005

média économique et financier

Mangrove Capital Partners

Skype/eBay Le coup de maître


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édito

EDITEUR Mike Koedinger Editions S.A. Téléphone 29 66 18-1 Fax 26 18 74 77 E-mail office@mikekoedinger.com Web www.mikekoedinger.com Bureaux 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie Courrier BP 728, L-2017 Luxembourg Directeur de la publication Mike Koedinger mike@mikekoedinger.com Administration Stephanie Simon stephanie@mikekoedinger.com Isabelle Ney isabelle@mikekoedinger.com

REDACTION Téléphone 29 66 18 – suivi par l’extension Fax 29 66 19 E-mail press@paperJam.lu Web www.paperJam.lu Comité de rédaction Eric Chenal (Blitz), Delphine François, Francis Gasparotto (Tempo), Jean-Michel Gaudron, Mike Koedinger, Frédérique Moser, Florence Reinson, Carlo Schneider (tailormade, consultant) Rédaction Jean-Michel Gaudron (-48) jean-michel.gaudron@paperJam.lu Frédérique Moser (-47) frederique.moser@paperJam.lu Florence Reinson (-45) florence.reinson@paperJam.lu Secrétaire de rédaction Delphine François (-29) delphine@mikekoedinger.com Collaborateurs rédactionnels Corinne Briault, Gaël Calvez, Mary Carey, Jacques Demarque, Alain Ducat, Marc Vandermeir. Photographie Eric Chenal (Blitz), David Laurent (Blitz), Andres Lejona (Blitz), Olivier Minaire (Blitz) www.blitz.lu Luc Deflorenne, Véronique Kolber.

PUBLICITE Régie pub exclusive Tempo SA Téléphone 29 66 18 – suivi par l’extension Fax 26 29 66 20 E-mail contact@tempo.lu Web www.tempo.lu Directeur associé Aurelio Angius (-35) aurelio.angius@tempo.lu Directeur commercial Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu Chargée de clientèle Vanessa Gourdange (-37) vanessa.gourdange@tempo.lu

PRODUCTION Directeur artistique Guido Kröger (xGraphix) www.xGraphix.lu Graphisme Elisa Kern, Marco Gouverneur, Kathrin Köhler, Marc Berens pour xGraphix www.xGraphix.lu Impression Victor Buck www.victor-buck.com

DIFFUSION PaperJam est diffusé à 20.000 exemplaires par édition. paperJam pour vos clients ou vos salariés? Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu Abonnements par virement au compte BCEE IBAN LU 87 0191 655 8851 4000 des Mike Koedinger Editions SA. Standard: 10 numéros/an: 40 €. 3 x 10 numéros/an: 80 €. Tarifs internationaux et formules grand volume sur simple demande. Diffusion en kiosque Messageries Paul Kraus

Coup de fouet CONTRAIREMENT AUX habitudes, le ministre de l’Économie s’est abstenu, dans son discours d’ouverture de la Foire d’Automne, le 15 octobre dernier, de brosser un tableau complet de la situation économique du pays. C’est évidemment plus tentant de le faire lorsque les chiffres sont flatteurs. Jeannot Krecké s’est contenté d’énoncer quatre chiffres: 8.731 emplois créés au premier semestre 2005 par rapport à la même période de l’année précédente; 2,5% d’inflation l’an prochain, si toutefois le baril finit l’année à 60 dollars en moyenne et qu’il reste à ce niveau l’année prochaine, ce qui est loin d’être acquis; un taux de demandeurs d’emploi, au mois d’août, de 4,8%. «C’est notre défi principal car nous savons que l’emploi est le meilleur antidote contre la précarité». Enfin, 2,3%, c’est le déficit des finances publiques –communes et sécurité sociale comprises– que le Luxembourg affichera probablement cette année. Bien que ce taux respecte toujours le Pacte de stabilité et de croissance, le ministre de l’Économie est conscient que le pays n’échappera pas à une refonte de la politique budgétaire et à une réforme de l’État. Pour autant, rien ne sert de s’affoler devant la mondialisa-

tion, il suffit d’anticiper, investir dans la recherche et l’innovation et soigner la qualité de nos produits et services. On commence à connaître la chanson. Tout dépendra de la manière dont le pays se servira de ses moyens d’action et de ses atouts qui restent nombreux et efficaces, selon le ministre. L’an dernier à la même occasion, le fraîchement nommé ministre de l’Économie et du Commerce Extérieur s’était beaucoup attardé sur le retard pris dans l’accomplissement de la Stratégie de Lisbonne. Il avait surtout analysé la situation –forces et faiblesses du pays– et apporté des ébauches de solutions. Depuis un an, M. Krecké a eu le temps de plancher sur sa copie. Et d’annoncer, entre autres, pour 2006, les résultats d’une étude des forces, faiblesses, opportunités et menaces dans le domaine des biotechnologies ainsi que les conclusions d’une étude conceptuelle sur les politiques énergétique et de protection du climat. 2006 devrait aussi être l’année du lancement de la centrale des Bilans, qui doit permettre l’accès simplifié aux entreprises, par la diffusion via Internet, d’informations sur leur santé financière et celle de leurs partenaires économiques.

Par ailleurs, le ministre de l’Économie prépare un Pacte national pour l’innovation et la recherche et envisage la création d’une Agence nationale de stockage de produits pétroliers qui se substituerait aux sociétés pétrolières, lesquelles bénéficient de près de 19 millions d’euros par an pour ce faire. Enfin, la société LuxTrust –chargée de la mise en place d’une infrastructure à clé publique–, déjà maintes fois annoncée, devrait être constituée et commencer ses activités d’ici un mois, a-t-il assuré. Il est bel et bien fini le temps où l’on ne pouvait que se satisfaire de la bonne santé du pays. Le gouvernement a compris qu’il fallait dépoussiérer certains instruments, mais aussi réveiller les entrepreneurs qui sommeillent au Luxembourg et y développer une véritable culture de la recherche. Un peu plus d’un an après sa nomination, le ministre de l’Économie a eu le temps de la réflexion. Il passe désormais à la vitesse supérieure et parle d’un coup de fouet que le pays doit donner à ses ambitions et à sa capacité de modernisation, mais aussi de la nécessité d’injecter une bonne dose de dynamisme dans les instruments qui déterminent la compétitivité de notre pays. Rendez-vous dans un an.  Florence Reinson

Le Luxembourg doit se réveiller: il n’échappera pas à une réforme de la politique budgétaire et à une réforme de l’Etat. Photo: David Laurent (Blitz)

En couverture Gerard Lopez, Mark Tluzscz et Hans-Jürgen Schmitz (Mangrove Capital Partners) - Photo: Andres Lejona (Blitz)

© Mike Koedinger Editions S.A.

Tous droits réservés. Toute reproduction, ou traduction, intégrale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation écrite délivrée au préalable par l’éditeur.

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ACTUALITE Élections communales: le bilan

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coverstory 14 | Coup de maître Le rachat de Skype par eBay constitue un événement marquant dans le monde du private equity au Luxembourg et couronne le flair du pionnier en la matière, Mangrove Capital Partners.

ACTUALITE Luxair: «adapter les mentalités»

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EN COUVERTURE Skype/Mangrove: le coup de maître

38 | En vert et avec tous

60 | Vers l’Orient, avec des moyens

Les élections communales confirment la percée des Verts, amorcée lors des législatives. Appelés à former une coalition avec les libéraux dans la capitale, ils évincent le CSV, patenaire privilégie du DP depuis 36 ans.

Les entreprises luxembourgeoises avaient tâté le terrain à Dubaï ou au Koweït entre autres. La visite officielle en novembre ne prêchera pas dans le désert.

62 | Internet large bande 2004: le grand boom 44 | Quand le design dessine la croissance

actualité

Design Luxembourg a plaidé auprès du ministre Krecké la cause de cet outil économique qui apporte une forte valeur ajoutée. Un outil essentiel, mais trop oublié.

ENTREPRISES

46 | Talent management

64 | Victor Media Awards 2005 Grand public et spécialistes vont élire les meilleures pubs TV, radio, Internet et cinéma.

Apprendre à retenir ses compétences

GRANDE RÉGION

48 | En route vers l’auto-régulation

68 | La Smart roule dans le brouillard

Actuellement régulés par la loi du 8 juin 2004, les médias luxembourgeois aimeraient disposer de plus d’autonomie. Ils ont trois ans pour y parvenir et le Conseil de Presse y travaille.

L’arrivée des chaînes de production de la nouvelle Smart ForTwo à Hambach en Moselle ne semble pas avoir dissipé les rumeurs de fermeture du site.

24 | «Il faudra adapter les mentalités» En ouvrant un second site de production à Esch, l’Imprimerie Victor-Buck se donne les moyens de ses ambitions.

28 | Sogeti Discours et méthode 29 | Arcelor socialement responsable, durablement Arcelor a réalisé une première du genre en signant un accord l’engageant sur la «responsabilité sociale» et le «développement durable». C’est manifestement plus qu’une question d’image.

30 | Poste: les services réservés au cœur d’une action judiciaire La libéralisation progressive du marché postal ne s’effectue pas sans heurts. L’Entreprise des Postes et Télécommunications poursuit un opérateur en justice.

69 | La Lorraine crève l’écran 50 | Double face Côté pile, le cinéma luxembourgeois fête son 2e Filmpräis et l’émergence de nouveaux talents. Côté face, le secteur souffre toujours d’une situation économique délicate…

Les crédits accordés au secteur audiovisuel lorrain ont été multipliés par cinq. Un bureau d’accueil de tournage transfrontalier pourrait, à l’avenir, voir le jour.

70 | Etude CEPROS 52 | Un aiguillage de retard

Intégrer les soins de santé

La tripartite sur l’avenir du transport de marchandises par train intervient trop tard, ne laissant plus aucune marge de manœuvre.

finances

54 | Santé et sécurité au travail

PLACE FINANCIÈRE

Les entreprises responsabilisées

32 | New Spirit L’esprit de vos aventures

LUXEMBOURG 34 | L’indexation aurait-elle vécu? Les débats à venir s’annoncent passionnés. Le gouvernement lâche les syndicats en acceptant de discuter d’une réorientation partielle d’un mécanisme sans cesse décrié par le patronat. Rendez-vous le 31 octobre.

56 | «Développer une culture du ROI informatique» Si les entreprises s’intéressent de près à leurs dépenses IT, elles négligent pour la plupart de mesurer ce que leur informatique leur rapporte. C’est le constat qui ressort d’une table ronde organisée conjointement par MindForest et paperJam, dans le cadre du salon Bureautec.

58 | La recherhce en promotion Cet automne, les laboratoires vont se vider d’une partie de leurs chercheurs. Pour la bonne cause.

72 | «Une vision à long terme est indispensable» À la veille d’une tournée de promotion d’une semaine aux États-Unis, Thomas Seale, le président de l’ALFI, refuse de se reposer sur les lauriers du succès de l’industrie luxembourgeoise des fonds d’investissement.

78 | PME et banques: l’ATEL pour réduire la fracture Banques et PME ne parlent pas nécessairement le même langage. En tout cas, l’économie aurait à gagner dans une meilleure correspondance entre intérêts des uns et des autres. paperJam novembre 2005 05

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PLACE FINANCIERE L’ALFI chasse aux États-Unis

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DOSSIER

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80 | Retour au vert

Assurance

dossier

L’année 2004 a marqué le rétablissement de la rentabilité pour l’ensemble du secteur de l’assurance luxembourgeoise.

Assurance

82 | State Street Bank Une présence locale

102 | Au nom de la loi

MON ARGENT 84 | Transmission d’entreprise: pas un tabou Pour assurer un bon passage de relais, cinq ans de préparatifs sont nécessaires, selon Yves Karier (Guichet Unique PME).

ressources humaines 86 | Who's who: départs et arrivées dans les entreprises luxembourgeoises

102

Le cadre législatif du secteur des assurances est en perpétuelle mutation. Autorité de contrôle et assureurs doivent vivre avec, en ayant comme seul objectif celui d’atteindre un niveau d’excellence pour le marché.

Comment les assureurs vie appliquent-ils sur le terrain les nouvelles dispositions législatives entrées en vigueur? Voici trois exemples.

Le nouveau code de déontologie, édité par l’Association des Compagnies d’Assurances, ne va pas révolutionner le marché. Mais il devrait contribuer à lui donner une meilleure visibilité et l’aider à grandir plus vite...

124 | La réassurance sort de l’ombre

outils

Le secteur de la réassurance est encore assez méconnu au Luxembourg. Il est pourtant très en avance au niveau de l’Union Européenne, à l’heure où l’harmonisation est en marche.

IT&TELCOS

94 | L'actualité des produits

international communities

COMMUNICATION

128 | Delphi, Luxembourg – Firm Footprint paperJam speaks to Steven A. Kiefer, Managing Director – Thermal & Interior Europe & South America, and, Delphi Customer Technology Centre Bascharage.

99 | Business Web Directory 130 | The Lilith Project invites Judy Suiter 100 | Espace MarkCom

On the serendipitous date of October 3rd, a deadlock loomed over the start of membership talks with Turkey. ABAL hosted a packed audience for “Turkey and the EU: A Round Table Discussion”.

134 | Pensions Without Borders How long it will take before pan-European pensions will be fully functional and what some of the barriers are that remain in the way of implementation?

case study 136 | Événement, mode d’emploi

116 | Une maturité à gagner

Un marché en faveur des candidats

98 | Nouvelles campagnes

132 | We Hear You Knocking…

110 | Passages à l’acte

92 | Sondage monster.lu / paperJam

94 | Serveurs d’entreprise

PLAYTIME Nicolas Graas et la pêche à la mouche

Bien connaître sa cible, choisir judicieusement le lieu et surprendre ses hôtes: telles sont les clés de la réussite d’un événement.

138 | Quels sont, selon vous, les critères de différenciation qui font d'un événement une réussite? L’avis de six professionnels.

playtime 142 | «J’aime cette pêche car on a le contact avec la nature…» La pêche, c’est le jardin secret de Nicolas Graas, globe-trotter et inlassable entrepreneur, réalisateur de la nouvelle adresse d’Hermès…

144 | playtime design, art, techno, expos, luxe, resto news, recette. 148 | 148 Le club paperJam invité par... Le Restaurant Signature du Sheraton Luxembourg

“The DISC behavioural model and values"

150 | Le chiffre du mois, par Carlo Schneider

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Coup de maître Le rachat de Skype par eBay constitue un événement marquant dans le monde du capital risque au Luxembourg et couronne le flair d’un des pionniers en la matière, Mangrove Capital Partners.

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LE 12 SEPTEMBRE DERNIER, LE LEADER MONdial de vente aux enchères sur Internet, eBay, mettait un terme aux rumeurs qui filaient bon train, en confirmant la réalisation d’une acquisition aussi spectaculaire qu’inattendue: le rachat de l’opérateur Skype Technologies qui, en l’espace de quelques années, a révolutionné l’activité de la communication vocale en ligne en convaincant pas moins de 55 millions d’utilisateurs à travers le monde. La société a développé une interface Voice over IP qui permet à deux utilisateurs connectés à distance de communiquer gratuitement, tout au moins sur la partie de liaison allant de PC à PC. Un nouveau modèle économique qui bouleverse profondément la donne en la matière. Dans un récent rapport, l’OCDE indiquait qu’une comparaison du coût des communications passées faisait apparaître une économie moyenne de 80% avec Skype par rapport aux opérateurs traditionnels de téléphonie fixe… Les montants annoncés par eBay lors de la révélation de la transaction ont de quoi donner le vertige et laissent même pour le moins perplexes certains analystes financiers: dans une première phase, 2,6 milliards de dollars US (un peu moins de 2,2 milliards d’euros), pour moitié en cash et pour moitié via 32,4 millions d’actions eBay. 1,5 milliard de dollars US supplémentaires sont prévus d’être versés à l’horizon 2008, portant la facture totale à 4,1 milliards de dollars US (un peu moins de 3,5 milliards d’euros). EBay, leader mondial des enchères en ligne, qui a affiché, lors du deuxième trimestre 2005, un chiffre d’affaires de 1,1 milliard de dollars –en dépit d’un recul prononcé de la croissance, tant aux États-Unis qu’en Europe– place ainsi la barre encore un peu plus haut, trois ans après avoir déjà sorti de son portefeuille quelque 1,5 milliard de dollars pour le rachat de Paypal, la plate-forme sécurisée de paiement en ligne par carte bancaire. Pour une société comme Skype, qui affiche à peine deux années d’existence (le lancement des premières communications date d’août 2003) et un chiffre d’affaires «modeste» annoncé de 60 millions de dollars pour 2005 (il était de 7 millions un an plus tôt…), grâce aux services de téléphonie vers des téléphones fixes (mais les prévisions 2006 tablent, néan-

moins, sur des revenus de l’ordre de 200 millions d’euros), le coup est fumeux. Et quand on ajoute, de surcroît, que Skype est une société de droit… luxembourgeois, cela donne une dimension insoupçonnée à la transaction. Derrière cette fabuleuse réussite technologique –probablement le plus grand succès technologique en Europe de ces dernières années– se cache une autre société basée sur le sol luxembourgeois, Mangrove Capital Partners, société d’investissement de type private equity, qui fut la première –et la seule– en son temps, à croire dans ce qui n’était alors qu’un beau projet sur papier. Retour sur une saga exceptionnelle et hors normes qui a pour cadre les rives paisibles de la Pétrusse…

Au commencement était… le néant L’an 2000, au-delà de tous les fantasmes liés au changement de millénaire, a marqué un tournant clé dans le paysage économique mondial. Depuis plusieurs mois, Internet et la «nouvelle économie» dévorent tout sur leur passage, au point que les plus enthousiastes ont déjà enterré la bonne vieille économie traditionnelle. Les jeunes entrepreneurs aux dents longues rivalisent d’imagination pour créer leur start-up, certains financiers se lancent les yeux fermés, sur la foi des courbes de croissance des marchés boursiers et des performances alléchantes de quelques-unes de ces jeunes pousses. Or, en 2000, gonflée à bloc par tant d’insouciance, celle qu’on a appelée la «bulle Internet» finit par exploser, causant bon nombre de dégâts que beaucoup continuent de payer encore aujourd’hui. Hasard du calendrier, c’est au même moment que trois amis décident de s’associer, au Luxembourg, dans la création d’une société dite de venture capital. L’Américain Mark Tluszcz et l’Allemand Hans-Jürgen Schmitz sont, tous deux, employés chez le consultant Andersen, alors que Gerard Lopez, aux origines espagnoles, également un «ancien» d’Andersen, avait, entre temps, fait son chemin dans le secteur informatique. «À cette époque-là, le private equity était peu développé au Luxembourg et le capital risque pas du

Après la transaction, le résultat final pour Mangrove dépasse au moins de 100 fois l'investissement initial réalisé…

tout, se souvient Gerard Lopez. Il existait bien des fonds, mais pas vraiment d’équipes dédiées à ce métier à partir d’ici». Pourtant, l’enthousiasme de la nouvelle économie n’avait pas manqué de susciter quelques vocations un peu partout en Europe. D’une cinquantaine en 1998, le nombre de gérants spécialisés dans ce domaine était passé à près de 200 deux ans plus tard. «La bulle Internet a créé ce sentiment de facilité à découvrir et créer de nouvelles entreprises, constate Mark Tluszcz. Aujourd’hui, il ne reste plus que 50 ou 60 spécialistes. C’est dire que ce n’est finalement pas si facile que ça». L’idée des trois associés, à l’époque, était de constituer une société de venture capital plutôt basée sur le modèle américain: être plus proche des sociétés et investir en direct, par opposition à un modèle européen s’appuyant davantage sur les aspects purement bancaires et financiers. Ainsi naquit Mangrove Capital Partners. Pourquoi Mangrove? Parce que cette plante aquatique, que l’on trouve notamment en Floride, développe un réseau de racines pouvant couvrir une surface de 1 km2 et suffisamment solides pour que des bateaux puissent y être amarrés en cas d’ouragan et de tempête… Le symbole de la stabilité et de la croissance était tout trouvé. Évidemment, créer une telle société au Luxembourg nécessite une approche forcément tournée vers l’extérieur. En l’absence de réel marché local et d’opportunités d’investissements, c’est hors des frontières grand-ducales qu’il faut évidemment aller chercher les bonnes idées. «Dans le domaine du private equity, le Luxembourg est considéré comme un pays neutre, explique, pour

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en couverture Gerard Lopez: «Skype, c’est vraiment un de nos enfants prodiges. En plus, il nous était possible de le voir grandir, tous les jours, en temps réel».

sa part, Hans-Jürgen Schmitz. Avec trois associés d’origines culturelles très différentes, nous avons pu travailler aisément sur n’importe quel marché sans avoir à franchir de quelconque barrière». Animée de cet appétit d’aller voir au-delà des frontières où se trouvent les bonnes idées, éparpillées un peu partout façon puzzle, Mangrove n’en n’oublie pas pour autant son appartenance géographique. «L’un des aspects qui nous a guidés fut celui de devenir un contributeur important de l’économie locale, en investissant dans quelques sociétés intéressantes du pays, mais aussi en attirant des sociétés dans le pays», confie Gerard Lopez. La création de Mangrove marqua donc le commencement d’une activité de private equity au Luxembourg et servit aussi de base à la création d’un chapitre local de l’EVCA: la European Venture Capital Association.

Les premiers pas Une fois constituée, Mangrove Capital Partners leva un premier fonds d’investissement auprès d’un certain nombre d’investisseurs institutionnels belges et luxembourgeois. «Même si la bulle Internet avait explosé, il y avait toujours une certaine volonté de la part des investisseurs d’être encore présents. Nous avons aussi bénéficié du fait que tout le monde, au Luxembourg, nous connaissait au travers de nos activités précédentes», se rappelle Mark Tluszcz. Le tout premier investissement réalisé par Mangrove fut à destination de la société Securewave, dont Gerard Lopez se réjouit, aujourd’hui, d’être un exemple type de la réussite «à la luxembourgeoise». Depuis, les dossiers se sont succédé sur les bureaux des trois associés et de leurs conseillers: près de 3.000 en cinq ans. Un tiers provient d’autres investisseurs en capital-risque désireux de s’appuyer sur un autre partenaire, un deuxième tiers est issu d’un secteur d’activité précis sur lequel Mangrove s’active afin de dénicher la perle rare. Le dernier tiers est dû à la seule réputation de la société, forgée au fil des années. De ces 3.000 dossiers, 17 ont finalement abouti à une prise de participation… Le premier fonds d’investissement, d’un montant total de 50 millions d’euros, a été totalement investi, ce qui a poussé la société à en lancer un second, le 26 septembre dernier, pour un montant un peu supérieur de 75 millions d’euros, dont une cinquantaine est déjà souscrite… «Au commencement, nous avons dû nous faire une place. Aujourd’hui, notre réussite fait que beaucoup de gens nous sollicitent pour travailler avec eux», note Gerard Lopez.

Nous voilà en 2003. Près de trois ans se sont écoulés depuis la création de Mangrove Capital Partners. Sur le marché de la «nouvelle économie» -une appellation qui, déjà, n’est pratiquement plus employée- ne subsistent que quelques survivants. Parmi eux, la plate-forme KazAa, le logiciel Internet d’échanges de type peer-to-peer (P2P) le plus téléchargé dans le monde. Derrière cette réussite à la fois technologique et commerciale, deux hommes: le Suédois Niklas

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Skype, du papier à la réalité


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Mark Tluszcz: «Attirer des sociétés au Luxembourg est un exemple du rôle que nous pouvons jouer dans l’économie du pays».

Zennström, 36 ans à l’époque, un ancien de Tele2, à l’époque où le groupe ne comptait qu’une vingtaine d’employés et son compère danois Janus Friis, 26 ans à l’époque, avec qui il a également participé aux aventures du portail Everyday.com, ou Altnet (le premier réseau P2P sécurisé de vente en gros pour la promotion de contenus commerciaux). «Lorsque KazAa a été revendu sous la pression des maisons de disques américaines, nous avons cherché

PRIVATE EQUITY, VENTURE CAPITAL

L’opération Skype/eBay, via Mangrove Capital Partners, a de nouveau placé Luxembourg en première ligne dans le monde très fermé du private equity et du capital risque. Mais ce n’est pas la première fois que le pays s’illustre en la matière. En juillet 2004, la prise de contrôle d’IEE par Apax Partners, l’un des principaux acteurs mondiaux en la matière, pour un montant plus modeste de 125 millions d’euros, avait déjà défrayé la chronique. Plus près de nous, encore, le groupe de radio-télévision SBS Broadcasting annonçait son rachat par les fonds d'investissement Permira et Kohlberg Kravis Roberts (KKR) pour un montant de 1,69 milliard d’euros. «Cela ne devrait pas s’arrêter là et il y a du potentiel pour d’autres transactions de ce genre à Luxembourg, même si, évidemment, on n’en comptera pas des centaines», observe Alain Kinsch, partner, Head of Private Equity, Assurance & Advisory business Services chez Ernst&Young Luxembourg. «Il faut maintenant faire le marketing de cette opération qui est exceptionnelle pour le Luxembourg et éviter de penser qu’il s’agit d’une opération isolée». En matière de private equity, le pays compte quelques acteurs majeurs: outre Mangrove, on peut citer BGL Investment Partners, Luxempart et, à un niveau différent, le fonds européen d’investissement de la BEI. «Ce n’est pas énorme si on considère qu’il y a près de 2.000 sociétés de private equity dans le monde. Mais de plus en plus, les professionnels parlent de Luxembourg»,constate M. Kinsch. [>>20]

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Ce n’est qu’un début…

à savoir ce que ses deux fondateurs avaient comme projet, car nous avions été fascinés par cette capacité à créer des communautés Internet sur la base de technologies faciles», explique Gerard Lopez… Des recherches qui ont abouti à une rencontre avec les deux hommes, lesquels ont alors présenté le projet Skype qui n’existait, en ce temps-là, que sur le papier. Mais la présentation fut suffisamment convaincante pour que Mangrove décide de s’y inves-


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en couverture Hans-Jürgen Schmitz: «Dans le domaine du private equity, le Luxembourg est considéré comme un pays neutre».

[18>>] Un des supports du private equity, au Luxembourg, s’appelle la Sicar, ce nouveau véhicule d’investissement introduit dans la loi en juin 2004. A l’heure actuelle, 22 Sicar ont été agréées par la CSSF –et au moins autant sont en cours d’instruction– pour des montants allant de quelques dizaines de millions à un demi-milliard d’euros. «La moyenne tourne entre 150 et 300 millions d’euros», indique Me Gilles Dusemon, avocat spécialisé chez Loyens Winandy, persuadé que le phénomène Sicar va continuer à prendre de l’importance, tout en étant conscient que ce produit très spécialisé ne s’adresse pas à n’importe qui. «La mise en place d’une Sicar peut être très complexe et nécessite l’intervention de bon nombre de prestataires, que ce soit au Luxembourg ou ailleurs», précise-t-il. Dans le cadre du développement de la stratégie de Lisbonne, les gouvernements européens se sont engagés à promouvoir le venture capital et le private equity, reconnaissant leurs atouts en terme de création de valeur économique. «La Sicar est un peu candidate à ce titre de fonds européen du private equity, estime M. Kinsch. Si cela aboutit, cela peut devenir une petite explosion… C’est un énorme marché pour les banques luxembourgeoises, assez différent de celui de l’administration de fonds ‘plain vanilla’, qui nécessite d’établir une cellule de compétences. Les banques privées également ont beaucoup à y gagner».  J.-M. G.

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tir financièrement. «Notre métier consiste aussi à parier sur la personne, sur le futur et sur le marché, résume M. Tluzscz. Dans le cas présent, nous avons apprécié l’homme et sa vision. Nous nous sommes alors engagés, alors qu’une vingtaine d’autres gros investisseurs potentiels avaient dit non avant nous». Alors que planait sur KazAa un parfum d’interdit, sur fond de débat passionné autour des droits d’auteur et de la copie privée, la communauté Internet devant se créer autour de Skype n’avait, quant à elle, rien d’illégale. «Et puis nous étions également convaincus qu’avec l’avènement du haut débit, Internet pouvait se substituer au réseau téléphonique existant», complète M. Lopez. Outre le financement de base, Mangrove est également intervenue pour convaincre les dirigeants de Skype d’établir le siège social de leur société au Luxembourg, «car nous étions aussi persuadés que le pays présentait des atouts intéressants à partir du moment où la société développerait des services payants. Voilà un exemple type du rôle que nous pouvons jouer dans l’économie luxembourgeoise en attirant des sociétés ici», indique M. Tluszcz. Créée en mai 2003, la société a mis en ligne sa plate-forme de communication en août de la même année. Dans le même temps, Mangrove a contacté bon nombre d’autres investisseurs, notamment anglo-saxons, qui, rassurés par la présence de ce «garant moral» derrière le projet Skype, ont investi, au total, quelque 20 millions d’euros. Quant à savoir quelle est la part investie, au départ, par Mangrove, le secret restera aussi bien gardé que celui de la saveur de certaines marques de bière… «Nous pouvons juste vous dire qu’après la transaction, le résultat final pour Mangrove dépasse au moins de 100 fois l’investissement initial réalisé…», concède Hans-Jürgen Schmitz.

Une croissance non-stop Être capable d’y croire lorsque personne d’autre n’ose, accorder sa confiance sur la seule base d’un bon feeling: voilà la clé de voûte de la réussite de certains projets, pour lesquels Skype pourrait endosser le rôle de figure emblématique. «Lorsque nous avons décidé d’investir, nous avions senti que le marché était à prendre, mais on ne pouvait pas encore préjuger de la technologie, se rappelle M. Schmitz. La voix sur IP, ça existait déjà depuis une quinzaine d’années, mais il y avait alors deux sources majeures de non-réussite: une bande passante insuffisante et une faible utilisation par le grand public. Et lorsqu’au mois d’août, nous avons vu que l’on pouvait se connecter en moins d’une minute avec un autre utilisateur n’importe où dans le monde, même sans connaissance technologique et avec un logiciel en version bêta, nous nous sommes alors vraiment rendu compte que nous venions de financer quelque chose de géant». En ce temps-là, fin août 2003, les associés de Mangrove étaient les utilisateurs numéro 10, 11 et 12… début 2004, le compteur affichait déjà 7 millions. Aujourd’hui, ce sont près de 55 millions d’utilisateurs, répartis dans 225 pays, qui communiquent via Skype. Et la croissance, au rythme jamais vécu

par quiconque en Europe, est toujours au rendezvous. Au début de l’année, 150.000 nouveaux utilisateurs étaient recensés par jour… Et la société, qui a démarré avec trois personnes, compte aujourd’hui 250 employés, répartis entre Luxembourg, Londres et Talinn en Estonie. «Ce qui est remarquable, note M. Tluszcz, c’est que cette croissance se soit essentiellement produite ici, en Europe. La plupart des early adopters, les internautes qui sont les tout premiers à utiliser de nouvelles technologies, ne sont en général pas sur le Vieux Continent. Je me souviens même d’une dame d’un âge respectable qui, fin 2004, m’a avoué qu’elle connaissait et utilisait Skype. Le genre de témoignage qui nous conforte dans la perception du succès colossal que nous rencontrons». Un succès en toute discrétion, car jusqu’à l’annonce de la transaction avec eBay, bien peu de gens savaient que le vaisseau Skype battait pavillon luxembourgeois, y compris dans le pays même. Nul n’est prophète en son pays et ce n’est pas Mangrove qui dirait le contraire, elle dont la réputation s’est également bâtie à l’étranger. «Il faut dire aussi qu’il y a un certain manque de culture du venture capital au Luxembourg, contrairement à ce qui se fait à Londres, Francfort ou Paris», note M. Lopez. Le succès de Skype peut aussi se mesurer aux nombreuses récompenses qui ont jalonné son parcours en l’espace de deux ans: le prix du Best Use of Internet in Business (meilleur usage de l'Internet) et une nomination dans le Top Three Web Innovations (Trois premières innovations sur le Web) lors des Future UK Internet Awards 2004; une sélection pour recevoir, la même année, le Best of What’s New Award de la revue Popular Science (Prix décerné aux nouveautés) dans la catégorie informatique; ou encore le World Technology Award 2004 for Communications Technology, récompense décernée par WTN aux sociétés du secteur des technologies de communications.

EBay, le meilleur enchérisseur… Un succès foudroyant et continu tel que celui-ci suscite, évidemment, bon nombre de convoitises. Les fournisseurs de technologie ne s’y sont pas trompés et d’ici à la fin de l’année, une centaine de produits intégrera d’ailleurs la technologie Skype, y compris un terminal mobile Motorola, qui proposera à l’utilisateur le choix d’un réseau Wi-fi ou GSM. Au-delà de l’Europe, la société a également noué une alliance stratégique avec Tom.com, le 2e plus gros portail Internet en Chine, le marché émergent par excellence. Mais derrière ces quelques partenariats, le plus beau restait à venir. «Skype a été rapidement sollicité par tous les gros acteurs, car tout le monde se demandait quelle pouvait bien être l’étape de croissance suivante. La société était parvenue à attirer 50 millions d’utilisateurs. Seule, comment pouvait-elle faire pour passer à 100 ou 150 millions?», résume Mark Tluszcz. La réponse se trouvait nécessairement dans une alliance avec un des gros acteurs mondiaux. La messagerie MSN de Microsoft affiche 120 millions d’utilisateurs, celle de Yahoo 80 millions… Même si une base de 50 millions constituée en deux années constituait un


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résultat fulgurant, l’heure était venue d’enclencher la vitesse supérieure. Et, à ce petit jeu là, c’est finalement eBay qui a décroché le pompon, à la surprise d’autant plus générale que le secret des négociations avait su être hautement préservé. «C’est peut-être pour cela que la transaction est apparue rapide, c’est parce qu’il n’a jamais été question pour nous de vendre la peau de l’ours, même la veille de la signature de l’accord», précise Gerard Lopez. «Et lorsque les deux parties s’apprécient et se retrouvent dans leurs objectifs, les atomes sont vite crochus», ajoute M. Tluzscz, qui ne cache pas que l’expérience réussie d’eBay de l’intégration en 2002, de Paypal, a aussi pesé dans la balance. Contrairement à Microsoft ou Google, qui ont développé de leur côté des plates-formes de communication, l’option eBay constituait une parfaite complémentarité pour Skype. Le site de vente aux enchères pourra ainsi proposer à ses vendeurs et acheteurs de pouvoir entrer directement en communication et renforcer ainsi la qualité des négociations et des transactions. Avec, aussi, en point d’orgue, de grosses ambitions sur le marché chinois où eBay entend bien se développer.

du gouvernement luxembourgeois est d’environ sept milliards d’euros, ce serait vraiment dommage que le pays ne perçoive pas l’importance d’une telle opération. Skype représente une révolution dans le domaine des télécommunications, et c’est à partir du Luxembourg que l’environnement mondial de ce secteur est en train de changer…».  Jean-Michel Gaudron

La facture finale s’élève donc à 4,1 milliards de dollars US, dont 2,6 milliards à la signature, et un bonus de 1,5 milliard à l’horizon 2008. Le début d’une grande aventure pour Skype, en même temps que le mot «fin» s’inscrit en lettres pour le moins dorées pour Mangrove. «En tant qu’actionnaires, nous nous sommes toujours dit que la vente n’était qu’une étape pour Skype, même si elle constitue l’étape ultime pour nous», explique M. Tluszcz, même si Mangrove reste encore intéressée –financièrement parlant– au succès futur de son «bébé», mais dans des proportions moindres. «Nous avons volontairement fait le choix de limiter cette partie de revenus là et, dans la mesure du possible, d’encaisser un maximum de revenus aujourd’hui». Les autres actionnaires de Mangrove, eux, ne vont pas s’en plaindre et oublieront certainement que, eux aussi, ont affiché un certain scepticisme lors de la présentation du projet, en son temps. Grâce à cette transaction réalisée sur une de ses composantes, le premier fonds, levé en 2000, affiche un taux de rendement interne de 30% par an sur ses 5 années d’existence, ce qui en fait le meilleur fonds européen pour cette période. Pour les actionnaires, c’est aussi la garantie d’empocher, en retour, entre 2,5 et 3 fois la mise. «Skype, c’est vraiment un de nos enfants prodiges, note M. Lopez. En plus, il nous était possible de le voir grandir, tous les jours, en temps réel. Il suffisait de se logger, même en pleine nuit, et de regarder le compteur indiquant le nombre d’utilisateurs». La cession de Skype est également la première du portefeuille de participations de Mangrove. Elle devrait donner le signal à une série d’autres cessions prévisibles dans les 18 mois à venir. «Dans le venture capital européen, jamais une société n’avait été vendue à plus d’un milliard de dollars, rappelle M. Tluszcz. Alors quatre… Quand on sait que le budget

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L’avenir en rose

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Il faudra adapter les mentalités» L’équipe dirigeante de Luxair, fraîchement établie, dévoilera la nouvelle stratégie de l’entreprise début 2006. En attendant, Martin Isler, le nouveau responsable du pôle Airline, est déjà passé de la théorie à la pratique et attend l’adhésion de tous. APRÈS AVOIR TRAVERSÉ quelques périodes de turbulences en début d’année, marquées par la «démission» de Christian Heinzmann de son poste de directeur général, Luxair aspire à retrouver calme et sérénité et, surtout, un horizon un peu moins sombre. Les performances de la compagnie au cours du premier semestre 2005 sont de nature à donner des signes encourageants. Les activités aériennes, qui constituent le coeur de métier de Luxair, se portent mieux, en effet, et le coefficient d’occupation des avions est repassé au-delà du seuil de 60%. Dans le même temps, le secteur Tour Operator a affiché des résultats supérieurs aux prévisions, alors que l’activité Cargo handling a poursuivi une croissance qui devrait atteindre deux chiffres pour cette année. Depuis le 1er juin, le nouveau directeur général et président du comité de direction, Adrien Ney, planche sur le grand chantier de l’élaboration d’une nouvelle stratégie devant permettre à la compagnie d’aborder l’avenir dans les meilleures conditions. Le projet, prévu d’être dévoilé au

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tout début de l’année 2006, concerne l’ensemble de la société et de son fonctionnement. Il a trouvé sa première concrétisation dans la réorganisation de l’organigramme de Luxair en trois business lines: Airline, Handling Services (dont le Cargo Handling) et Tour operating. Pour prendre en mains le pôle Airline, la direction de la compagnie a fait appel au Suisse Martin Isler , 49 ans, qui était en charge du Network Management et de la stratégie de la flotte de la compagnie Swiss International Airlines, mais n’y trouvait plus matière à s’y épanouir. «Après le rachat par Lufthansa, je ne parvenais plus à m’identifier dans le nouveau contexte», explique-t-il. Embarquement immédiat avec le nouveau directeur général adjoint de Luxair, entre les mains de qui reposent les réflexions propres à l’activité Airline de la compagnie. Monsieur Isler, dans quel état avez-vous trouvé Luxair lorsque vous êtes arrivé? «J’ai trouvé la compagnie dans un bon état. J’ai surtout

été surpris de constater dans quel état de stabilité elle se trouvait en termes de finances. Dans l’environnement actuel des compagnies aériennes, c’est quelque chose d’assez extraordinaire. Ce que j’ai tout de suite vu, aussi, c’est qu’il s’agit d’une compagnie à taille humaine, assez sympa, qu’il est facile de gérer, car elle est petite et les gens y sont très ouverts et accueillants. C’était une bonne entrée en matière… J’ai néanmoins constaté que, ici, on était en retard dans la résolution ou l’anticipation de certains problèmes auxquels sont confrontées toutes les compagnies aériennes en Europe, depuis déjà quelques années. Ici, il semble qu’on ait supporté ces problèmes sans vraiment les aborder. Comment définiriez-vous votre mission chez Luxair? «Il s’agit, en tout premier lieu, de s’assurer que la compagnie aérienne devienne profitable, puisse survivre à long terme et de la mettre en condition pour qu’elle y parvienne. Il faut dire que nous nous trouvons dans une situation privilégiée, car nous partons

d’une bonne base et qu’il n’est pas question de gestion de crise. J’ai travaillé, par le passé, pour Swissair et Sabena et là, la situation était toute autre. Ainsi, les méthodes devant nous permettre d’optimiser certaines choses sont beaucoup plus faciles à planifier que celles que j’ai connues dans le passé. Il est toujours préférable de pouvoir bien analyser ce qu’il faut faire et décider du bien-fondé de la future stratégie à mettre en place. Nous avons le temps et les moyens pour mener les transformations nécessaires avec doigté. Quels sont ces points critiques que vous avez identifiés? «Il faut d’abord avoir à l’esprit que Luxair a le privilège d’évoluer dans un marché économiquement assez aisé: l’économie fonctionne pas trop mal et les gens voyagent encore. La compagnie a toujours été dans une sorte de niche où il n’y avait presque pas de concurrence directe et elle a profité de cette situation pendant des années. Or, l’environnement change vite. Auparavant, il y avait l’aéroport de Luxembourg. Et


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Pas suffisamment d’excellence commerciale Sur quels autres problèmes êtes-vous amenés à vous pencher? «J’ai une hypothèse qui est en cours de vérification: j’ai le sentiment que la compagnie n’opère pas avec suffisamment d’excellence commerciale. Le potentiel est là, mais il semble mal exploité, ce qui fait qu’il ne nous est pas possible d’opérer au maximum de nos possibilités ou, tout du moins, au plus près. Nous avons également un souci quant à la structure de la flotte qui, elle non plus, n’est pas optimisée, entre les avions de plus de 100 places, en général utilisés pour les vols charter, et ceux de 50 places ou moins. La pression, aujourd’hui, se fait sur les prix et les consommateurs ne sont plus prêts à payer un prix élevé pour un vol, alors qu’ils peuvent, à une heure et demie de là, ne payer que le tiers ou le quart de ce prix. Lorsque l’on veut servir des destinations avec des petits avions, on est empêché d’offrir de bons prix

en raison des coûts. Car les petits avions reviennent cher! La question à se poser est donc de savoir si nous parvenons à attirer le trafic passager que nous devrions sur certaines destinations et dans quelles conditions? Il s’agit alors tout autant d’une question de plages horaires, que d’une qualité de produit adaptée à l’attente du client, de marketing… Il convient alors de bien analyser le vrai potentiel de chaque destination et la possibilité d’offrir, ou non, des structures tarifaires concurrentielles. Ce sera possible pour certaines destinations, mais pas forcément pour toutes. Cela veut-il dire que certaines destinations, non rentables, sont, à l’avance, condamnées? «Nous avons déjà décidé de suspendre, pour la saison hiver, qui commence le 30 octobre, les opérations vers certaines destinations qui n’étaient pas vraiment rentables. Mais à partir du moment où l’on opère un réseau de destinations, il y en aura toujours qui ne seront pas forcément rentables, mais que nous sommes néanmoins obligés de maintenir, pour une certaine catégorie de clientèle –la clientèle d’affaires, notamment– car nous devons être capables d’offrir un réseau qui couvre les destinations les plus importantes pour ces clients-là. On ne peut pas uniquement se contenter d’opérer des vols vers des destinations qui attirent beaucoup de monde. Sinon, les clients vont disparaître vers des compagnies plus grandes, avec des réseaux plus grands. À nous de trouver le bon mix entre un bon réseau qui sert correctement le client, les prix et la rentabilité. Comment comptez-vous résoudre cette équation à trois inconnues? «Nous en sommes à l’ébauche de la stratégie à venir. Nous venons de lancer un projet qui implique toute l’organisation de la société, afin de nous permettre, d’un côté, de trouver le

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plus rien autour. Aujourd’hui, il y a une multitude d’aéroports autour du Luxembourg et l’environnement aérien est devenu très concurrentiel. Désormais, un Luxembourgeois a davantage de choix s’il veut voyager. Et ce choix, il en profite! J’ai eu le sentiment, en arrivant ici, que cet aspect des choses avait été mis de côté, rangé dans les subconscients. Comme si on n’avait pas voulu être confronté à cette réalité. Il n’y avait pas encore, en tous les cas, une claire conception de la façon de réagir et de transformer l’existant. Avec l’arrivée de M. Ney comme directeur général, qui a rapidement reconnu ce besoin, cet aspect a été considéré. Il y a maintenant clairement la volonté de faire bouger les choses.

« J’ai constaté que, ici, on était en retard dans la résolution ou l’anticipation de certains problèmes auxquels sont confrontées toutes les compagnies aériennes en Europe». réseau de destinations optimal et, de l’autre, la structure de flotte optimale qui va avec. Par ailleurs, au niveau commercial, c’est-à-dire la vente, le produit, le marketing, nous sommes également à la recherche de davantage d’excellence et d’une nouvelle dynamique. Pour ce qui est des coûts, il est évident qu’il faut les revoir à la baisse, puisque nous ne

pourrons pas être en mesure d’offrir des prix plus attractifs sans la base de coûts qui le permet. Là aussi, l’analyse est en cours. Sur la base de l’ensemble des conclusions de ces analyses, nous serons en mesure de formuler la stratégie pour les années à venir. Nous comptons avoir élaboré ce plan pour le début de l’année 2006, afin de commencer à le

mettre en œuvre pour la grille d’horaires d’été, qui commence au mois d’avril. Tout ne sera évidemment pas mis en place d’un seul coup, car décider d’un modèle de réseau et d’une structure de flotte ne se fait pas en un jour. Mais nous pourrons déjà procéder aux premiers changements et améliorations. Évidemment, cette stratégie Airline constituera la partie

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«Nous avons le temps et les moyens pour mener les transfor mations nécessaires avec doigté».

principale de nos réflexions, mais elle restera incluse dans une stratégie d’ensemble de toute la société et de ses business lines…

S’il faut prendre des risques, on les prendra Vous avez annoncé, fin septembre, «un coup de balai dans la structure tarifaire» sur trois destinations (Rome, Porto et Londres). Faut-il y voir les prémisses des changements à venir? «Il s’agit, en tous les cas, d’un premier pas qui nous sert, aussi, à juger si la direction que nous prenons est la bonne. Il ne s’agit pas d’un projet pilote, car il n’est pas question de l’abandonner en cours de route s’il ne donnait pas satisfaction. Je reste de toute façon convaincu qu’il s’agit de la voie que nous devons suivre. Cela devrait en tous les cas nous permettre de voir comment fonctionne cette nouvelle structure tarifaire, d’identifier où sont les problèmes et

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ce qu’on doit améliorer, ce qui est bien ou pas bien et, au final, nous donner de bonnes indications pour les stratégies futures, et nous permettre de mieux juger les risques. Ce que nous avons fait n’est rien d’autre qu’une optimisation de ce que nous avions. Ce n’est pas une nouvelle stratégie en soi. Le seul risque, au final, est que si le trafic passager n’augmente pas suffisamment, cela peut nous revenir un peu plus cher qu’avant. Quel est le seuil de croissance que vous visez? «Il m’est impossible de vous répondre, vu que cela dépend de beaucoup de paramètres selon les différentes destinations. Je peux juste vous dire que les risques ont été parfaitement calculés. Nous avons établi des modèles, des best cases et des worst cases, sur la base des facteurs qui peuvent influencer la fréquentation des vols. Nous avons alors défini des fourchettes. Mais il faut bien voir que si nous restions au niveau du worst case, ce ne serait pas

une catastrophe. Ce serait simplement très décevant… Il y a des destinations pour lesquelles nous n’avons pas d’autre choix que d’être présents sur le marché si nous voulons survivre. C’est le cas, par exemple, de Londres-Heathrow, où nous devons être présents, mais certainement pas avec un avion de 50 places, en laissant la concurrence faire ce qu’elle veut. C’est la même chose avec Porto. Le principe est simple: à partir de sa base, qui pour nous est le Luxembourg et de sa zone de chalandise, on défend nos marchés principaux. Et s’il faut prendre des risques pour cela, on les prendra. Revoir les tarifs à la baisse, c’est a priori la meilleure des façons de susciter un nouvel intérêt de la part du public, non? «Oui, mais il existe aussi un risque réel lorsqu’une compagnie procède à de tels changements, c’est que le public n’y croit pas! Même si nous pratiquons des prix jamais vus auparavant, il y aura toujours certaines réticences à changer son point de vue et à ne plus nous considérer comme une compagnie chère. D’où l’importance de la campagne marketing que nous avons lancée, qui marque une nette rupture avec l’image du passé et insiste sur le fait qu’il y a vraiment du neuf chez Luxair et que les choses bougent. Estimez-vous que la période qui arrive est cruciale pour Luxair? «Évidemment, oui, mais c’est nous-mêmes qui décidons du fait qu’il en soit ainsi. Luxair pouvait très bien continuer comme elle est pendant plusieurs années, mais cela n’aurait que contribué à détériorer la situation jusqu’au jour où il n’aurait plus été possible de la redresser. Je connais trop bien ce mécanisme pour l’avoir vécu par le passé. L’industrie aérienne, dans le contexte de libéralisation qui est le sien actuellement, change beaucoup plus vite que n’importe quelle autre indus-

trie… Il faut donc être capable de réagir et vite. Là où Luxair a un atout à faire valoir, c’est par sa petite taille qui permet de mieux s’adapter et rapidement. À nous de faire en sorte que cet avantage théorique se vérifie dans les faits. La flambée des prix du pétrole ne constitue-t-elle pas un frein à toute idée de resserrement des coûts et optimisation des opérations? «Cela complique évidemment les choses. Beaucoup de compagnies ont été amenées à faire des restructurations importantes uniquement à cause de la hausse du prix du kérosène… C’est évidemment un souci pour nous. Jusqu’à maintenant, nous avons pu couvrir une partie des coûts additionnels, mais nous arrivons à une limite pour le consommateur. Il n’est pas concevable d’imaginer que lorsqu’on vend un billet à moins de 100 euros, il faille rajouter des charges pour un montant équivalent à la moitié de ce prix! Nous ne pouvons évidemment pas demander au client de supporter ces coûts supplémentaires, sinon, il y aura clairement un recul de son intérêt. La nouvelle stratégie qui se profile, quelle qu’elle soit, nécessitera forcément un changement d’état d’esprit général. Cela risque-t-il de constituer un obstacle? «Il est clair qu’il faudra adapter les mentalités, ce qui est normal à partir du moment où on demande un effort d’adaptation qui soit, de surcroît, rapide. Il y aura évidemment un gros travail de communication interne afin d’adhérer à tous ces changements. Depuis quelques mois, il y déjà eu des changements qui n’avaient jamais été faits ces dernières années et je dois dire que je ressens une volonté de la part de tous d’y adhérer pleinement. Il y a une réelle attente de la part du personnel pour qu’il se passe vraiment quelque chose».  Propos recueillis par Jean-Michel Gaudron


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AUTORISATION

Radio W.A.K.Y. n'a plus de voix (7/10) La station qui émettait d'Hesperange sur 107,0 Mhz s'est vu retirer son autorisation d'émettre, par la Commission Indépendante de la Radiodiffusion (CIR). Le communiqué révèle que cette décision a été prise après que l’organisme ait constaté des violations graves et répétées des dispositions de la loi modifiée du 27 juin 1991 sur les médias électroniques et du cahier des charges fixant les conditions auxquelles l'a.s.b.l. AIR F.M. était autorisée, depuis 1992, à exploiter le programme. Par ailleurs, la CIR affirme que plusieurs mesures séparées ont notamment mis en évidence des «dépassements très importants de la puissance d'émission autorisée». «L'instruction a encore révélé que le programme de radio bénéficie de ressources financières provenant de la publicité supérieures à la limite légale. Dans les faits, la station de Radio W.A.K.Y. n'est plus exploitée par la permissionnaire a.s.b.l. AIR F.M., mais elle est utilisée pour mettre en œuvre un projet commercial», constate la CIR. En décembre 2002, la CIR avait pris la décision de ne pas prolonger la permission du programme Radio Sunshine émettant sur la fréquence 102,2 Mhz à Bertange. Il s’était alors avéré que l'asbl Lieweg Kultur, titulaire de la permission, n'assurait en réalité plus l'exploitation du programme, lequel est en fait contrôlé et financé par une société commerciale, Tango et Radio Sunshine dépassait manière considérable la puissance d'émission autorisée (voir paperJam 03.2003, p.16).

LËTZEBUERG GËTT GAS

Le gaz naturel en alternative (6/10) Une nouvelle asbl, «Lëtzebuerg gëtt Gas», qui s’est donnée pour mission de promouvoir l’utilisation du gaz naturel comme carburant, vient de voir le jour. Cette association sans but lucratif, constituée de Soteg, Luxgaz, Sudgaz, des villes de Luxembourg et Dudelange, d’Aral Luxembourg, de l'Automobile Club, des garages Mercedes Benz, Pirsch, Luxmotor, Etoile, Autopolis, Autodiffusion Losch et Rotarex Automotive, entend encourager la vente de véhicules roulant au gaz naturel et défendre les intérêts professionnels, économiques et sociaux de ses membres. En plus de l'avantage écologique du gaz naturel, ce dernier constitue une alternative économiquement intéressante. En effet, le gaz naturel coûte 40% moins cher que l'essence et 20% de moins que le diesel. www.erdgas.lu

SOGETI

Discours et méthode IL Y AVAIT ARIANE II LUXembourg et Capgemini Luxembourg. Place désormais à Sogeti Luxembourg, entreprise issue de la fusion des deux entités. Avec près de 300 salariés, elle constitue, depuis le début de l’été, le premier acteur de services IT du marché local. Pour l’ensemble du marché Belux, Sogeti emploie plus de 930 personnes, dont plus de 50 consultants. Les services de proximité sont d’ailleurs le credo de la branche «Local Professional Services» du groupe Capgemini, représentée par cette entité Sogeti, laquelle dispose d’une autonomie complète. «L’entrepreneuriat est très typique de notre structure, explique Rita Verreydt, CEO Belux. Il peut même nous arriver d’être en concurrence directe avec Capgemini sur certains dossiers. Mais si nous avons besoin de leurs compétences internationales, nous sommes également en mesure de faire appel à elles». Ce qui n’empêche pas Sogeti de maîtriser entière-

ment, depuis Luxembourg, ses propres circuits décisionnels. Sogeti, qui décline son offre en trois grands piliers (Application services – qui représente près de 60% de ses activités; Infrastructures services – pour un peu plus de 25% – et Testing/Business intelligence), est principalement active auprès des institutions publiques. La nouvelle entité bénéficie ainsi de la parfaite complémentarité des activités propres à Ariane II, plutôt active auprès du secteur privé, et Capgemini, fortement présent dans le secteur public. Au Luxembourg, le groupe entend notamment davantage développer les activités de testing, sur la base d’une méthodologie déjà éprouvée aux Pays-Bas et en Belgique: «Pratiquer un testing dès le début du développement de tout projet software permet d’identifier plus rapidement les erreurs et de les rectifier en temps réel, résume Mme Verreydt. Avoir des outils informatiques est une chose, mais la méthodologie est essentielle».

Et dans ce cadre-là, la priorité de Sogeti est de s’adapter à la situation rencontrée sur le terrain. «À partir du moment où nos clients utilisent une méthodologie qui leur est propre, notre volonté première est d’adapter nos collaborateurs à cette méthodologie, et non l’inverse», indique Alain Gena, l’ancien managing director d’Ariane II Luxembourg, promu, de fait, managing director de Sogeti Luxembourg. Il se réjouit de la croissance à deux chiffres qui se profile pour l’année 2005 et que Sogeti Luxembourg souhaite maintenir pour 2006. D’ici à la fin 2005, une vingtaine de collaborateurs devrait encore grossir les rangs de la société. A noter, enfin, que Sogeti a également obtenu, fin septembre, un agrément PSF (via la société Sogeti PSF) en tant qu’opérateur de systèmes informatiques et de réseaux de communication. Cette entité emploie une quinzaine de personnes.  J.-M. G

CISCO LUXEMBOURG

Effectifs doublés

LUXEMBOURG2007

L’agence Bizart retenue (23/09) L’association Luxembourg et Grande Région, Capitale Européenne de la Culture 2007, a retenu au terme d’un concours restreint un trio européen pour développer la stratégie de communication de la Capitale Européenne de la Culture 2007. Il s’agit des agences luxembourgeoise Bizart, à l’origine de l’identité visuelle de l’asbl, allemande Projekt 2508, spécialisée dans la promotion touristique culturelle, et française Agenda, spécialisée dans la communication culturelle et qui a réalisé les lancements de la Tate Modern et autres grandes institutions internationales. www.bizart.lu; www.luxembourg2007.lu

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Alain Gena et Rita Verreydt: «Avoir des outils informatiques est une chose, mais la méthodologie est essentielle». Photo: Olivier Minaire (Blitz)

(27/09) Cisco Systems a annoncé le recrutement de cinq nouveaux collaborateurs pour son bureau de Luxembourg, portant ainsi ses effectifs de 5 à 10 personnes. «Depuis l'inauguration de notre bureau à Luxembourg, nous avons triplé notre chiffre d'affaires et nous estimons être en mesure de doubler à nouveau notre chiffre d'affaires au cours des trois années à venir», prévient Luk Vanderheyden, le responsable de la filiale luxembourgeoise. www.cisco.com


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Arcelor socialement responsable, durablement Arcelor a réalisé une première du genre en signant un accord l’engageant sur la «responsabilité sociale» et le «développement durable». C’est manifestement plus qu’une question d’image. rité, à l'environnement, au dialogue social, à la communication et à la gestion anticipative des changements industriels et économiques. Le CEO d’Arcelor, Guy Dollé, a tenu à mettre en avant ces valeurs. «En tant qu'entreprise de taille mondiale, nous appliquons les mêmes normes éthiques et sociales exigeantes partout où nous sommes actifs. Nous sommes convaincus que cet engagement nous aidera à croître au plan international de manière durable». Pour Rob Johnston, signataire de l’accord au nom de la FIOM, «cet accord ne vaut pas seulement reconnaissance de l'importance centrale du personnel d'Arcelor, il précise aussi en termes clairs comment l'entreprise entend respecter ses travailleurs à l'échelle mondiale». Peter Scherrer, secrétaire général de la FEM, ajoute: «Arcelor place la barre haut. Nous espérons que ceci donnera le ton et que nous verrons d'autres entreprises de la sidérurgie suivre cet exemple».

tionales, on ne peut pas lancer ce genre de choses à la légère! Quelques jours plus tard, Arcelor apportait un élément tangible, sur le terrain luxembourgeois, en inaugurant son nouveau laminoir à poutrelles de Belval. D’abord, il correspond évidemment à une logique de durabilité économique. Ce laminoir, un des plus importants investissements d'Arcelor (plus de 170 millions d’euros), a une capacité de production annuelle de 800.000 tonnes. Le nouvel outil s’inscrit dans le plan «Lux 2006» de

redynamisation des sites sidérurgiques et tréfileries d'Arcelor au Luxembourg. Ensuite, le facteur humain est important. Quelque 200 opérateurs travaillent sur ce laminoir. La moitié, à peu près, vient d’un site fermé à quelques encablures de Belval, le train universel de Longwy. Condamner et délocaliser le dernier bastion du bassin sidérurgique longovicien, voilà qui aurait pu déclencher un tollé. Rien de tout ça. Ce qui tendrait à démontrer la gestion respectueuse des res-

sources humaines et la bonne coordination entre les syndicats par-delà les frontières… Enfin, l’installation du nouveau bijou sidérurgique dans le prolongement de la coulée continue de l'usine de Belval garantit une utilisation plus rationnelle de l'énergie et donc une réduction des émissions de CO2. Tous les ingrédients d’un développement durable à plus d’un titre semblent avoir été concentrés sur ce coin de terre rouge hautement symbolique.  Alain Ducat

Guy Dollé: «Nous sommes convaincus que cet engagement nous aidera à croître au plan international de manière durable».

L’exemple à Belval C’est bien l’intention d’Arcelor, qui a l’ambition d’être une référence en matière de performances économiques certes, mais aussi de relations sociales et de responsabilité sociétale. Quand on emploie 95.000 personnes dans plus de 60 pays et que l’on signe ce type d’accord avec des représentations syndicales interna-

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

LE 13 SEPTEMBRE DERNIER, Arcelor entrait une nouvelle fois dans l’histoire de la métallurgie. Non pas comme multinationale productrice ou actionnaire, mais comme groupe «socialement responsable». À Luxembourg, le géant mondial a signé, avec la FIOM (Fédération Internationale des Organisations de Travailleurs de Métallurgie) et la FEM (Fédération Européenne des Métallurgistes) un accord, d’application planétaire, sur les principes de responsabilité sociale. La FIOM représente quasiment 25 millions d’adhérents, issus de plus de 200 syndicats, dans une centaine de pays. Syndicat des syndicats de la métallurgie mondiale, elle n’est pas du genre à pactiser avec les grands patrons pour assurer le décorum. Sur un plan européen, la FEM vaut son contrepoids aussi: 6,5 millions d’affiliés, 65 syndicats, 30 pays… L’accord, à première vue, n’a rien de révolutionnaire. Mais il entérine, de façon claire et marquée du sceau de l’autodétermination volontariste, une série de droits fondamentaux: la liberté de choix de son employeur, la non-discrimination, l'interdiction du travail des enfants, la liberté d'association, le droit à la négociation collective. Ce qui semble particulièrement apprécié dans le monde syndical, c’est que l’accord global couvre une série de sujets liés aux relations sociales, à la santé, à la sécu-

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Poste: les services réservés au coeur d’une action judiciaire La libéralisation progressive du marché postal ne s’effectue pas sans heurts. L’Entreprise des Postes et Télécommunications poursuit un opérateur en justice.

DHL EXPRESS LUXEMBOURG

Pas de pratiques suicidaires»

«

La libéralisation totale du marché postal est désormais proche et les opérateurs s’y préparent activement. Autant dire qu’il n’est guère facile de délier les langues. Seul «gros» opérateur à avoir accepté d’évoquer –partiellement– cette question, DHL Express Luxembourg qui assure, à travers la voix du Product & Marketing Coordinator, Michel Lamballais, qu’«elle ne démarche jamais ses clients pour les envois de correspondance, relevant du service réservé. Ce serait suicidaire de se placer sur ce marché, l’ILR étant assez pointilleux». La société assure qu’elle subit des contrôles ponctuels par l’ILR, au terme desquels elle n’a jamais été sanctionnée.  F. M.

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L’AFFAIRE EST ARRIVÉE sur la place publique par le biais d’une question parlementaire. Le 13 juillet dernier, le député socialiste Alex Bodry évoque le cas d’une société privée faisant l’objet d’une action en justice ainsi que d’une réclamation auprès de l’Institut Luxembourgeois de Régulation (ILR) –en charge de la surveillance du marché postal– pour avoir, selon l’édile, distribué aux ménages du «courrier de masse» d’un poids de 20 à 50 grammes, alors que cette distribution se situerait dans le domaine des services réservés à l’Entreprise des Postes et Télécommunications (EPT). Ce «domaine réservé», concédé par l’Etat, confère à l’EPT un monopole sur certains services afin de lui permettre de subvenir aux exigences découlant du service universel. Il est organisé par les lois postales du 15 décembre 2000 et du 10 juin 2002. Ainsi, la levée, le transport, le tri et la distribution de tous les envois de correspondance et de publipostage (publicité adressée) dont le prix est inférieur à 1,35 euro et dont le poids est inférieur à 100 grammes sont réservés à l’EPT. Pour l’instant, du moins. Car la libéralisation du secteur est en marche, en vertu de deux directives européennes datant de 1997 et 2002 (transposées en droit luxembourgeois) qui organisent l’abolition progressive des monopoles postaux. Le seuil du service réservé, limité actuellement aux envois de corres-

pondance jusqu’à 100g, sera ainsi abaissé dès le 1er janvier 2006 à 50g. Dans une ultime phase, qui pourrait survenir dès 2009 –les discussions sur la date exacte se poursuivent–, la libéralisation sera totale et les derniers monopoles abolis. Mais pour l’heure, l’EPT garde donc la main sur une partie de l’activité postale du Luxembourg, qui représente jusqu’à un million de pièces distribuées chaque jour. Et elle compte bien la conserver aussi longtemps que la loi l’y autorise. «L’opérateur historique n’entend pas s’arcbouter sur les droits inscrits dans les textes et aborder les étapes de la libéralisation uniquement sur le plan défensif», assure Marcel Gross, le directeur général de l’EPT. «Nous voulons surtout aller de l’avant, améliorer nos produits et offrir sans cesse de nouveaux services à nos clients, pour faire face à la concurrence. Mais il est un fait que notre entreprise se trouve dans une situation spécifique, puisque 1.500 personnes travaillent dans le secteur postal et que la libéralisation peut induire un gros risque social. Nous devons donc nous défendre vis-à-vis d’opérateurs qui n’observent pas la loi», affirme-t-il.

Pièces à conviction Pour veiller au respect du monopole de l’opérateur historique, l’ILR opère régulièrement des contrôles auprès des

sociétés privées de distribution de courrier opérant sur le territoire national. Et constate régulièrement des infractions. Selon les derniers chiffres annuels communiqués, datant de 2003, il aurait constaté quatre «manquements» ayant abouti à des sanctions pénales. Mais le 22 mars 2004, pour la première fois, l’EPT a décidé d’agir en justice: elle a déposé plainte auprès du juge d’instruction, avec constitution de partie civile, pour non-respect du monopole postal à l’encontre d’un opérateur privé. «C’est la première fois que nous portons plainte, mais ce n’est pas la première fois que nous constatons de tels faits», avance Marcel Gross. «Il s’agit d’une affaire de principe. La loi doit être observée par tous les opérateurs, sinon, cela crée une distorsion de concurrence». Plus d’un an après le dépôt initial de la plainte, soit le 19 juillet dernier, les officiers de police judiciaire de l’ILR, appuyés par des agents du service régional des polices spéciales, ont opéré un contrôle auprès de l’opérateur concerné, la société Dintec, basée à Livange. Cinq camionnettes ont fait l’objet d’une fouille dans laquelle des documents de transports et des pièces destinées à être distribuées ont été saisis. Suite à cette opération, l’ILR a établi un rapport adressé au Parquet, destiné à être annexé au procès-verbal de la plainte déposée en mars 2004 par l’EPT. Dans sa réponse à la question parlementaire d’Alex


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Une jurisprudence nécessaire Pour l’heure Jacques Deltenre prépare activement sa défense, tout en déplorant que l’EPT ait porté plainte «contre l’un de ses plus petits concurrents, sans doute le moins bien armé juridiquement et financièrement pour faire face à une telle action judiciaire». Une situation qu’il s’explique par un raisonnement juridique: «La loi luxembourgeoise reste floue quant à la définition précise des pièces et documents qui relèvent ou non du domaine réservé. La directive européenne sur le marché postal prévoyait de laisser au législateur le soin d’établir ces définitions, au moment de sa transposition en droit national. Or, cela n’a pas été fait correctement au Luxembourg. L’EPT, tout comme les opérateurs privés d’ailleurs, a donc besoin d’une jurispruden-

ce pour préciser la loi», assuret-il. Et Jacques Deltenre de citer en exemple un cas qui le concerne directement, celui des petits catalogues de vente par correspondance. «D’après la loi de 2000, l’envoi des catalogues est exclu du service réservé de la Poste. Or, l’ILR affirme que dans la mesure où une adresse est écrite dessus, il s’agit d’un publipostage qui, lui, est un service réservé. Alors, catalogue ou publipostage? Tout est question d’interprétation des textes, et j’ai confiance dans la mienne!», assure-t-il. Le directeur de Dintec affirme donc appréhender cette affaire avec sérénité, et annonce même sa volonté d’introduire un recours contre l’Etat luxembourgeois. Avec l’intention de dénoncer «une transposition des directives européennes qui a pris le contre-pied du droit européen, en permettant à la poste d’accroître son monopole plutôt que de le restreindre», explique Valérie Ferret, la juriste de la société. Selon elle, le marché postal luxembourgeois, régi par une loi datant de 1877, était en effet bien plus ouvert avant les lois postales de 2000 et 2002; la situation actuelle serait donc paradoxale et contraire à la volonté du législateur européen. Les deux parties en présence semblent déterminées à défendre farouchement leurs positions dans ce litige, désormais entre les mains de la justice. Dans l’attente d’un jugement, elles peuvent toujours relire cette petite phrase de Jeannot Krecké, dans sa réponse à la question parlementaire d’Alex Bodry: «La libéralisation du marché postal européen continue de progresser (…). Il faut donc en conclure que, tôt ou tard, des opérateurs alternatifs entreront ou élargiront leurs activités sur le marché postal et que l’Entreprise des Postes et Télécommunications doit jouer la carte de la compétitivité, à la fois sur le plan de la qualité de service et sur celui des coûts». Parole de ministre socialiste!  Frédérique Moser

Marcel Gross, le directeur général de l'EPT et Paul Peckels, le directeur de la division des Postes, assurent que l'opérateur historique n'entend pas aborder les étapes de la libéralisation uniquement sur le plan défensif

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

Bodry, datée du 1er septembre 2005, le ministre de l’Economie, Jeannot Krecké, affirme que chacune des cinq camionnettes contrôlées «contenait des envois appartenant à la catégorie des services postaux réservés». A l’heure actuelle, cependant, l’instruction est toujours en cours et la société Dintec, contre laquelle ne pèse officiellement aucune charge, peut poursuivre ses activités. Cette PME, qui emploie 70 personnes, est une société en plein développement créée en 1993 et qui assure détenir environ 1% de part de marché dans le secteur postal au Luxembourg. Son directeur, Jacques Deltenre, sait qu’il risque gros dans cette affaire. La législation sur les services postaux prévoit en effet de lourdes sanctions pénales en cas de non-respect du domaine réservé: de huit jours à cinq ans d’emprisonnement et/ou une amende de cinquante mille à cinq millions de francs (de 1.240 à 124.000 euros environ). De plus, un contrevenant encourt également le risque de sanctions administratives de la part de l’ILR.

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NEW SPIRIT

Nico Simon seul à bord (14/10) Ca bouge chez Utopia. Boudewijn Muts, un des deux administrateurs délégués du groupe, a donné sa démission, pour «raisons personnelles». Du coup, Nico Simon se retrouve seul aux commandes et il en sera de même au sein du nouvel organigramme qui sera dévoilé d’ici à la fin du mois de novembre. "Cela ne m'inquiète pas, car je suis soutenu par des équipes très bien structurées dans chacun des pays où nous sommes présents", explique-t-il. Boudewijn Muts était entré dans le management du groupe Utopia en août 2002, lors de la fusion avec Polyfilm, dont il était alors le chief executive officer. Dans le même temps, Audiolux et Sofindev, deux des actionnaires qui détiennent 40% du capital, ont fait savoir qu'ils mettaient finalement un terme à leur projet de cession de leur participation annoncé au début de l'année, revendiquant, désormais, leur «volonté de soutenir le développement futur du groupe». «C'est plutôt une bonne nouvelle pour nous et cela montre que la confiance est au rendez-vous», se réjouit M. Simon. www.utopia.lu

IMMOSTATS 2005

Appartements stables (28/09) atHome.lu, dans son étude Immostats 2005, constate que la hausse effrénée des prix de l’immobilier observée depuis 2002 pour les appartements (+15% par an) a été jugulée en 2005 (+3%). L’appréciation des maisons reste, pour sa part, constante, par rapport à 2004. Dans son étude, atHome.lu s’est attardé sur un échantillon de sondage constitué de près de 17.000 annonces publiées sur son site entre septembre 2004 et septembre 2005. Le prix moyen des appartements deux pièces (qui représentent 51% des appartements en vente au Luxembourg en 2005), passe la barre symbolique des 300.000 euros (valeur moyenne: 308.073 euros). Les maisons connaissent une croissance régulière des prix avec la même progression (+6%) qu’en 2004. Le prix moyen d’une maison au Luxembourg est désormais de 520.000 euros. www.atHome.lu

PARTICIPATION

Netcore sous contrôle des P&T (22/09) L’Entreprise des P&T du Luxembourg vient d’acquérir une participation de 51% dans Netcore SA, filiale du groupe Systemsgroup, spécialisée dans la conception, l’intégration et la maintenance des infrastructures réseaux et dans la Téléphonie sur IP. Netcore est présente sur le marché luxembourgeois depuis plus de 10 ans. Ensemble, les deux partenaires visent les segments de marché grands comptes et PME/PMI. www.ept.lu; www.netcore.lu

PIZZA HUT

Le luxembourgeois au menu (05/10) Depuis quelques semaines, le personnel du restaurant Pizza Hut apprend le luxembourgeois… «Le Grand-Duché de Luxembourg est considéré comme un pays d’accueil et par cette formation, Pizza Hut veut, à son tour, montrer aux Luxembourgeois qu’ils sont les bienvenus dans leur restaurant italien», argumente-t-on chez l’enseigne d’origine… américaine. L’initiative se traduit par le port de badges «J’apprends le luxembourgeois» ou bien «Je parle luxembourgeois»… www.pizza-hut.lu

GLOBAL FACILITIES

Agrément environnemental (5/10) Global Facilities est reconnu, depuis septembre dernier, par le Ministère de l'Environnement comme organisme agréé pour effectuer des audits et études énergétiques. La société offre déjà, depuis juin 2004, des prestations au secteur financier en tant qu’agent de communication à la clientèle. www.globalfacilities.lu

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L’esprit de vos aventures LE MONDE DE L’ENTREPRISE et l’administration, Carlo Arendt le connaît bien, pour y avoir passé plusieurs années de sa vie professionnelle. Il en connaît donc aussi les besoins en matière d’organisation d’événements, ceux qui apportent un plus, un goût de réel plaisir et d’aventure. Et une sympathique valeur ajoutée. C’est pour avoir compris cette attente que Carlo Arendt a créé avec un associé, il y a désormais quinze ans, l’agence New Spirit. «À l’époque, nous avions ressenti qu’il existait une demande pour toutes sortes d’activités que ne proposaient ni les agences de publicité ou de communication, ni celles de voyage», explique Carlo Arendt. «Il y avait là un nouveau créneau à développer, qui s’inscrivait –et s’inscrit toujours– parfaitement dans l’air du temps. En créant New Spirit, nous étions alors les seuls sur le marché à organiser des événements, surtout sportifs, comme le raid, le rallye, les sports extrêmes, etc». La réputation de New Spirit n’a pas tardé à s’étendre et, très vite, des entreprises se sont adressées à cette agence d’un genre nouveau pour, par exemple, organiser des weekends récréatifs pour leur personnel. L’année 1993 marqua un tournant pour New Spirit, qui remporta l’appel d’offres pour l’organisation, en 1995, de la «Cité sous chapiteau» dans le cadre de l’année européenne de la Culture, dont Luxembourg fut la capitale. Et New Spirit assure aussi, entre autres, l’organisation du championnat du monde de montgolfières. «Cette période a été celle de notre premier gros développement, en nous faisant connaître comme la référence pour l’organisation d’événements, y compris sportifs. Avec notamment le parc d’aventure du château d’An-

sembourg, des raids et randonnées au Maroc, du canyoning et du rafting dans le sud de la France, etc. Au Luxembourg, les inaugurations, lancements de produit, anniversaires et autres, se sont multipliés. Et nous sommes devenus très populaires pour les fêtes de famille du personnel». 2002 voit s’ouvrir pour New Spirit une nouvelle phase de développement, avec l’achat du Vieux Moulin à Altwies et de son grand domaine, à cheval sur la frontière francoluxembourgeoise. Le lieu se spécialise plus encore dans les événements, le team building, mais aussi les banquets, réunions, etc. Les entreprises désirent diversifier leurs activités, mais, en même temps, leurs cadres sont de plus en plus saturés dans leur emploi du temps. Se dessine ainsi une tendance «back to the routes», de retour aux sources avec moins de prestige affiché.

«Nous avons ressenti la crise comme tout le monde puisque, dépendant des entreprises, nous en sommes comme le baromètre», indique Carlo Arendt. Entre-temps, la concurrence s’est développée, avec une vingtaine de sociétés présentes dans ce secteur. «Le marché n’est pas plus grand, il est plus ouvert», remarque Carlo Arendt. «Heureusement qu’il y a une concurrence, qui nous oblige à être les meilleurs et à fidéliser ainsi nos clients, tout en reconnaissant nos erreurs éventuelles. Moi, je veux que, lorsqu’on parle ‘événement’, on pense New Spirit. Et ceux qui cassent le marché ne peuvent pas survivre. Une de nos forces est que nous sommes les seuls à avoir des sites à nous le Moulin avec ses 10 hectares de terrain et le parc du château d’Ansembourg-, nos propres moniteurs et notre propre matériel».  M. V.

Carlo Arendt: «Nous avons ressenti la crise comme tout le monde puisque, dépendant des entreprises, nous en sommes comme le baromètre».

Photo: Andres Lejona (Blitz)

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L’indexation aurait-elle vécu? Les débats à venir s’annoncent passionnés. Le gouvernement lâche les syndicats en acceptant de discuter d’une réorientation partielle d’un mécanisme sans cesse décrié par le patronat. Rendez-vous le 31 octobre.

INFLATION

Mode d’emploi L’inflation se mesure par l’indice des prix à la consommation, établi sur base d’un échantillon de biens et services courants de la population. Aujourd’hui, on compte environ 250 agrégats élémentaires. À l’intérieur de chacun de ces agrégats, on trouve un échantillon de biens et services stable mais adapté en fonction de l’évolution des marchés. La pondération des agrégats -actualisée chaque année en fonction de la consommation- est différente selon qu’elle sert à établir l’indice des prix à la consommation harmonisé -qui inclut la consommation des non-résidents et mène à un gonflement des pondérations des carburants et du tabac- ou national. Aujourd’hui, l’indice harmonisé ne veut plus dira grandchose. Selon cet indice, l’inflation serait de 4,7%. Les relevés de prix portent chaque mois sur 7.000 à 7.500 articles, biens et services. Tous les mois, une moyenne mobile des prix à la consommation est calculée sur les six derniers mois. Une tranche indiciaire vient à échéance lorsque la moyenne semestrielle est supérieure de 2,5% par rapport au dernier déclenchement de l’adaptation des salaires. Le système d’indexation automatique était, à l’origine, appliqué aux rémunérations des fonctionnaires de l’Etat et des chemins de fer dès 1921. La loi de 1965 sur les conventions collectives exigeait l’inscription d’une clause d’indexation des salaires. C’est en 1975 que ce mécanisme a été étendu à tous les salariés. Le gouvernement l’a suspendu en 1982 au moment où -suite au deuxième choc pétrolier- la crise économique touchait de plein fouet le pays. Ce mécanisme a été progressivement rétabli en 1984 et en 1986. Mais, le principe de l’échelle mobile a régulièrement été critiqué depuis les années 60.  F.R.

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LE 1ER OCTOBRE DERNIER, les salaires se sont vus appliquer une nouvelle tranche indiciaire, soit une augmentation de 2,5%, visant à compenser une perte de pouvoir d’achat due à l’inflation, qui a atteint en septembre 2,88%. Depuis 2001, l'adaptation des salaires à l'évolution des prix intervient en moyenne tous les 13 mois. La dernière tranche indiciaire a eu lieu au 1er octobre 2004, il y a tout juste un an. Avec la Belgique –qui y a apporté des aménagements– le Luxembourg est aujourd’hui le seul pays de l’Union Européenne à appliquer le mécanisme de l’indexation automatique des salaires. Ce système existe depuis les années 20 et a été généralisé à tous les travailleurs dans les années 70 (voir encadré). Il est régulièrement mis en cause par le patronat, ce dernier estimant qu’il entame la compétitivité des entreprises luxembourgeoises, et défendu becs et ongles par les syndicats, qui le considèrent comme un garant de la paix sociale. Le Premier ministre, JeanClaude Juncker, qui avait jusqu’alors assuré – dans sa déclaration sur l’Etat de la nation de 2001 et en mai 2003 – que le gouvernement n’abolirait pas ce mécanisme, notamment en raison des conséquences négatives d’une telle décision sur le pouvoir d’achat des particuliers et sur le climat

social, a changé son fusil d’épaule. Depuis lors, la situation économique s’est modifiée et la pression pèse davantage sur ce gouvernement. Dans un communiqué de presse daté du 4 octobre, la Fedil (Fédération Des Industriels du Luxembourg) disait s’attendre à ce que le Premier Ministre présente, lors de sa déclaration de politique générale, le 12 octobre, un programme de réformes en s’inspirant notamment des propositions patronales faites lors de la tripartite. Il semblerait que le chef du gouvernement ait finalement eu une oreille attentive puisque dans sa déclaration de politique générale, il a déclaré que le gouvernement ne s’opposait pas à une réorientation partielle de l’indexation, même s’il souhaite maintenir ce mécanisme. Le gouvernement est ainsi désormais prêt à discuter de la composition du panier des biens et services à la base de l’index et de l’introduction d’une tranche d’indexation maximale. La Fedil avait fait à plusieurs reprises deux propositions allant dans ce sens, notamment lors des tripartites de fin 2004 et du printemps 2005. Pour la première, «on s’est inspiré de la solution belge pour réaménager la base de calcul de l’indexation et sortir certains produits -dits dommageables à la santé, à savoir

le tabac, l’alcool et les produits pétroliers- du panier servant de base à l’indice des prix à la consommation et donc à l’indexation», explique Nicolas Soisson, directeur de la Fedil. Jean-Claude Juncker a cependant annoncé que les produits pétroliers devront être maintenus dans le panier, mais que l’alcool et le tabac ne doivent pas forcément y rester. Des simulations ont été réalisées par le Statec, en retirant du panier les produits nuisibles à la santé. Les résultats sont encore confidentiels parce que le rapport –qui s’attache à mesurer les effets économiques, nuisibles ou profitables, de l’indexation– doit encore être remis au gouvernement. Ces travaux seront bouclés pour le 31 octobre au plus tard, date de la prochaine tripartite, assure le directeur du Statec, Serge Allegrezza. Cependant, Roland Kerschenmeyer, responsable de l’établissement de l’indice des prix à la consommation au Statec, assure que, sur la période 1996-2005, l’écart obtenu en extrayant ces produits du calcul n’est pas important. «Si on indexe sur base de l’inflation sous-jacente (qui est actuellement de 1,8%), c’est-à-dire hors produits pétroliers, la moyenne ne change rien sur le long terme», explique-t-on par ailleurs au Statec. En revanche, si la progression des prix de ces produits devait persister, les


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Phénomène d’auto-allumage S’il est indéniable que certaines professions profitent de l’indexation pour revoir leurs tarifs à la hausse, il s’agit surtout de biens et services intensifs en main-d’oeuvre –services d’entretien et de réparation courants du logement, réparation des appareils ménagers, entretien et réparations

automobiles, coiffeurs–, et le phénomène de l’auto-allumage n’en reste pas moins limité. Dans son bulletin de février 2002, intitulé «Le phénomène d’auto-allumage dans le contexte de l’indexation des salaires», le Statec note que l’augmentation de l’Indice des Prix à la Consommation (IPCN) due à chaque indexation ne serait que de 0,2% répartie sur une période de 12 mois, sur les années 19952000, et que si auto-allumage il y a, il serait loin d’être suffisant pour induire le déclenchement d’une tranche indiciaire dans le court terme. Entre temps, trois années se sont écoulées et il sera intéressant de découvrir si le prochain rapport du Statec apportera les mêmes constatations. «Au Luxembourg, l’inflation n’est pas seulement due aux prix des produits pétroliers et à l’indexation, mais aussi à l’augmentation des produits domestiques car il n’y a plus de contrôle des prix. 2% de l’inflation est domestique», affirme Joé Spier.

Nicolas Soisson (Fedil): «Nous sommes contre cette indexation mais nous savons que, dans l’environnement politique du Luxembourg, demander son abolition relève plutôt du rêve que de la réalité».

Compétitivité Quoi qu’il en soit, la compétitivité des entreprises représente le souci principal de la Fedil. «C’est une notion complexe mais le fait d’avoir ou non du succès sur un marché dépend aussi du prix qui, lui, dépend de celui des matières premières, des structures, de la main-d’œuvre ou encore du transport. L’élément salaire qui fait la différence, dépend de la structure nationale, des partenaires sociaux», souligne Nicolas Soisson. «Le Luxembourg se doit d’être compétitif, pas seulement au niveau qualité mais également au niveau salaire. Et la compétitivité au niveau salarial dépend de la productivité. C’est ce qui explique les variations de salaire d’un secteur à l’autre. Ce qui se fait au Luxembourg à travers l’indexation ne respecte pas cette loi de la productivité, c’est un non-sens qui peut mener à des problèmes», affirme le directeur de la Fedil.

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

intégrer ou non au panier pourrait, à l’avenir, changer la donne. La seconde proposition de la Fedil consiste à introduire un plafond limité à 1,5 fois le salaire social minimum –soit environ 2.200 euros– sur lequel s’appliquerait l’indexation. «Notre proposition vise non seulement à diminuer la charge des entreprises mais aussi à donner une dimension sociale à cette indexation. Aujourd’hui, tous les salaires sont touchés. Où est cette équité sociale?», s’interroge Nicolas Soisson. Le Premier Ministre accepte l’idée d’un plafond, à condition que l’introduction d’une tranche d’indexation maximale parte d’un niveau élevé de l’échelle des salaires. La Fedil a calculé que l’application d’une seule tranche indiciaire de 2,5% coûtait, par mois, quelque 25 millions d’euros à l’économie luxembourgeoise, compte tenu d’une masse salariale annuelle de 13 milliards d’euros et d’environ 273.000 salariés (chiffres 2003 du Statec). Du côté du LCGB, «on s’oppose fermement à des aménagements de quelque sorte que ce soit», insiste Joé Spier, porte-parole du syndicat, qui se dit «choqué par ceux qui estiment que les salariés qui gagnent bien leur vie peuvent consentir une baisse de leur pouvoir d’achat. Nous avons une attitude très intransigeante et j’espère que nous avons un allié, le gouvernement». C’est du moins ce qu’il croyait encore jusqu’au 12 octobre dernier.

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Le LCGB -et les syndicats de manière générale- met en avant des considérations économiques fondamentales: «Nous gardons un pouvoir d’achat important et cela nous a permis de contrer la crise économique de ces dernières années», note M. Spier. Un argument contesté par la Fedil dans la mesure où «la production luxembourgeoise est exportée et la consommation de biens et services importée», tempère M. Soisson qui est plutôt d’avis que ce maintien du pouvoir d’achat permet aux gens de continuer à consommer et, donc, à importer. «Cette consommation n’influence pas la production nationale mais internationale. Étant donné que la production nationale est exportée, si les entreprises sont confrontées à une inflation nationale, elles sont nécessairement handicapées par un problème ‘Made in Luxembourg’», poursuit-il.

investisseurs étrangers ne comprennent pas ce mécanisme de progression des salaires. Sans parler du résultat économique de ce mécanisme, dire à un entrepreneur que ce n’est pas lui qui décide des salaires est incompréhensible pour lui». Sans cette indexation, la marge de manœuvre des syndicats pour la négociation des conventions collectives serait moins limitée, estime M. Soisson. «Si la productivité est mangée par l’indexation, il ne reste rien à négocier pour les augmentations individuelles ni pour les conventions». Joé Spier admet que ces négociations sont de plus en plus difficiles mais il rappelle qu’il ne faut pas confondre une indexation avec une augmentation salariale et admet avoir déjà été confronté à des négociations visant à des diminutions salariales.

Reste que certaines entreprises n’ont pas dans leur culture d’attribuer des augmentations et d’autres sont trop petites pour avoir à négocier des conventions collectives; les salariés concernés ne peuvent compter que sur l’indexation pour voir leur salaire progresser quelque peu. Un salarié qui touche 2.000 euros bruts gagnera 50 euros bruts de plus –contre 100 euros pour son collègue qui en gagne 4.000–, soit pas grandchose en net, et rien comparé à l’augmentation constante du prix de l’essence. Alors, est-ce que l’on peut considérer l’indexation comme une mesure sociale? Beaucoup, et surtout le patronat, seront tentés de dire non, le pain coûtant le même prix pour tous. Les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres? Ce n’est pas nouveau mais

cela suffit-il à justifier que l’on applique deux poids deux mesures? Qui peut déterminer à partir de quel salaire on est suffisamment riche pour qu’il ne soit plus nécessaire de préserver son pouvoir d’achat? C’est du moins ce que se demande le LCGB, même s’il est d’avis qu’il n’est pas aisé de répondre à cette interrogation. «C’est une question d’éthique», estime M. Spier. En tout cas, la question ne sera pas tranchée demain et les débats sur l’utilité, l’opportunité et la remise en question de l’indexation des salaires seront sans nul doute nombreux et houleux. «Nous sommes contre cette indexation mais nous savons que, dans l’environnement politique du Luxembourg, demander son abolition relève plutôt du rêve que de la réalité», est conscient M. Soisson.

Préserver la paix sociale

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Joé Spier (LCGB): «On s’oppose fermement à des aménagements de quelque sorte que ce soit».

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

Comme autre argument en faveur du maintien de l’indexation automatique des salaires, le LCGB évoque la garantie de la paix sociale, «ce qui est important pour attirer des entreprises dans le pays». Si le système de l’échelle mobile des salaires préserve la paix sociale, il est cependant difficile, sinon impossible, d’imaginer quels seraient les problèmes en matière de paix sociale si ce système n’existait pas. Nicolas Soisson est, lui, convaincu qu’un niveau de salaire trop élevé ne plaide pas en faveur du Luxembourg comme site d’implantation. «Si les entreprises investissent, elles comparent avec ce qui se pratique ailleurs. Ces dernières années, les investissements se sont faits rares au Luxembourg. Cela va créer un problème à terme. Si un nouvel investissement est à décider, le Luxembourg n’a plus les bonnes cartes en main». Et ce dernier de poursuivre: «Les

Le LCGB se prépare au fait qu’ «il sera de plus en plus difficile de maintenir l’indexation. Nous avons été confrontés au rapport Fontagné (qui remettait en question le bien-fondé de cette indexation, ndlr), nous avons préparé un rapport avec d’autres arguments, qui sera suivi d’une analyse plus sectorielle, chiffrée, pour remettre les choses en place dans la tête des entrepreneurs luxembourgeois. C’est un travail de conviction. J’espère que nous allons rencontrer des gens à l’esprit ouvert et que les chiffres vont convaincre», conclut Joé Spier. Le syndicat s’attend à mener, lors de la tripartite du 31 octobre, des discussions beaucoup moins empreintes d’idéologie mais plus terre-àterre qu’auparavant. La situation économique du pays risque de compliquer la vie des partenaires sociaux.  Florence Reinson


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En vert et avec tous Les élections communales confirment la percée des Verts amorcée lors des législatives. Appelés à former une coalition avec les libéraux dans la capitale, ils évincent le CSV, le partenaire de 36 ans du DP.

19h49 - Cercle municipal Les dés sont jetés. Bon prince, Robert Goebbels (LSAP), dont le parti est retrogradé en quatrième position à Luxembourg, félicite Lydie Polfer (DP) et Paul Helminger (DP). Derrière les sourires de circonstance, rien n’apparaît de la lutte fratricide qui s’est jouée entre les deux libéraux.

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18h21 - Cercle municipal Xavier Bettel (DP) a le vent en poupe dans la capitale. Pour les socialistes Martine Reicherts et Marc Angel, c’est plutôt le calme plat.


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18h51 - Café Contact, le QG des Verts

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19h17 - Brasserie Guillaume, le QG du DP

François Bausch, le président national du parti, prend le pouls.

Viviane Loschetter (Les Verts) jubile, la fête peut commencer…

Anne Brasseur laisse exploser sa joie. Elle est la deuxième candidate la mieux élue de la capitale et devance Lydie Polfer de près de 800 voix.

19h20

19h23

20h20 - Cat Club, le QG du CSV

Au niveau national, le DP est en perte de vitesse. Xavier Bettel et Patrick Reisdorff constatent les dégâts.

Bon pied bon oeil, l’ancien bourgmestre de la capitale Colette Flesch (à droite) conserve un siège dans le futur conseil communal.

Passage éclair de Laurent Mosar. Celui qui a porté tous les espoirs du parti endosse, tête basse, une cuisante défaite.

20h48 - Studios de RTL

20h49 - Studios de RTL 20h50 - Studio de RTL 21h02 - Studio de RTL

Malgré son échec dans la capitale – due à l’absence des ténors entrés dans le gouvernement - le LSAP s’affirme comme le parti le mieux implanté au niveau local. Le président national, Alex Bodry, est satisfait.

Les ministre de l’Environnement, Lucien Lux, et des Affaires étrangères, Jean Asselborn, échangent les dernières infos et ajustent leurs discours.

Une coalition verte et rouge à Esch-sur-Alzette? Assurément du goût de Félix Braz (Les Verts)

André Hoffmann sauve la face pour Déi Lenk. Grâce à bon score personnel à Esch-sur-Alzette, il est le seul candidat de son parti élu au vote proportionnel.

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LES ÉCOLOGISTES SONT assurément les grands vainqueurs des élections communales du 9 octobre. S’ils font une percée remarquable sur la scène locale un peu partout dans le pays, ils décrochent sans conteste leur plus beau trophée dans la capitale. Même s’ils n’étaient pas encore assurés, au soir du scrutin, de participer aux négociations en vue de former la future coalition en poste au Knuedler, les chiffres avaient tout pour leur donner le sourire: la liste conduite par le tandem François BauschViviane Loschetter est en effet la seule à progresser en nombre de sièges par rapport aux élections de 1999. Tandis que les partenaires de la coalition sortante stagnent (le DP conserve ses 11 sièges et le CSV ses 6 sièges) et que l’opposition recule, chaque parti étant amputé d’un siège (le LSAP en conserve 4, l’ADR 1 et Déi Lenk aucun), les Verts, quant à eux, progressent fortement: ils gagnent 3 sièges et peuvent compter sur 5 représentants au conseil de la Ville, où ils constituent, en chiffres bruts, la 3e force politique.

Résultats pour la ville de Luxembourg. 40

39,10% 11 Sièges

35,86% 11 Sièges

35 30 25

22,20% 22,17% 6 Sièges

19,30%

20

17,33%

Photo: Andres Lejona (Blitz)

5 Sièges

16,22%

5 Sièges

4 Sièges

15 8,72%

10

2 Sièges

7,12% 2 Sièges

3,92%

5 0

1 Sièges

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DP

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CSV

19h40. Bureau centralisateur au Cercle municipal. Le dépouillement bat son plein. Les sacs jaunes, gorgés de bulletins de vote, sont convoyés au pas de course.

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6 Sièges

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Les Verts

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LSAP

Mais la soirée électorale a réservé bien d’autres surprises à Luxembourg. À commencer par la victoire personnelle du bourgmestre libéral sortant, Paul Helminger, qui s’impose comme le n°1 dans le décompte des voix nominatives, tous partis confondus. Car il s’agit bien d’une victoire, voire d’une résurrection. Qu’il est loin le temps où, lâché par son parti, après ses résultats catastrophiques lors des législatives, il annonçait sa décision de ne pas se représenter! Même si certains observateurs, à commencer par les socialistes, amers, parlent de «vote de compassion» pour un bourgmestre malmené tant sur la scène politique locale qu’au sein de son propre parti, les chiffres sont bien là: avec 16.181 suffrages personnels, Paul Helminger terrasse sa co-listière Lydie Polfer qui, pour le coup, subit un revers cuisant. Avec 11.807 voix, celle qui détint les clés de la

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ADR

3,60% 1 Sièges

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3,10% 0 Sièges

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Déi Lénk

capitale pendant dix ans ne le talonne même pas. Elle obtient une 3e position, derrière Anne Brasseur… et une sacrée gifle!

Le requiem de Mosar Pour tendre l’autre joue, Laurent Mosar n’est pas loin. Le très médiatisé échevin chrétien-social se voyait bien installé sur le fauteuil de bourgmestre. Il y croyait tellement qu’il avait refusé d’entrer au gouvernement, à l’été 2004, pour rester au plus près du terrain et offrir à son parti les clés de la capitale, ce bastion libéral dont le CSV rêve depuis des lustres. Peine perdue! Avec 8.969 voix personnelles, l’avocat est loin, très loin, des libéraux qui caracolent en tête et n’est pas parvenu à décrocher le moindre petit siège supplémentaire pour sa liste.


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la fleur de l’âge

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40 ans d’expertise au service de l’emploi au Grand-Duché de Luxembourg.


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Qu’à cela ne tienne! Au soir du 9 octobre, Laurent Mosar pouvait encore légitimement garder espoir. Sa liste arrivait en deuxième position derrière celle du DP, ce qui permettait d’envisager une certaine continuité dans la gestion des affaires publiques de la ville. Mais dès le lendemain, coup de théâtre! Paul Helminger annonçait qu’il ouvrait des négociations avec les Verts en vue de constituer une coalition bleue-verte. C’en est trop pour le leader des chrétiens-sociaux. Sans attendre le résultat des discussions, il a drapé son désaveu derrière un ultime acte de bravade en annonçant, le soir même, qu’il serait donc le leader… d’une opposition qu’il annonce «musclée». Alors qu’au moment où nous mettons sous presse, les négociations se poursuivent, les dés semblent désormais jetés sur la place Guillaume, les socialistes n’étaient pas en position de revendiquer une quelconque place au sein de la coalition. À Luxembourg-ville, ces élections sonnent donc le glas de trente-six ans de partenariat entre les libéraux et les chrétiens-sociaux et ouvrent la voie à une nouvelle ère… sans doute bien agitée. Grin-

Résultats à l'échelle nationale, dans les 37 communes votant à la proportionnelle. 39,29%

40

165 Sièges

35,00%

35

147 Sièges

32,86% 138 Sièges

30,24% 127 Sièges

30

25,24% 106 Sièges

25

23,81% 100 Sièges

20 15 9,76% 41 Sièges

10 5,24% 22 Sièges

5

2,86% 12 Sièges

0

2,14% 9 Sièges

1,43%

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6 Sièges

0,24%

9 Sièges

2,86% 12 Sièges

1 Sièges 1999

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LSAP çant, le nouveau chef de file de l’opposition qualifie en effet la coalition DP/Verts de «contre-nature» (une alliance entre libéraux et conservateurs, étant donc, à ses yeux, parfaitement naturelle…) et promet «enfin de l’action»

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CSV

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DP

dans les conseils communaux. Il n’y a pas qu’à Luxembourg-ville que les Verts se voient propulsés dans l’arène politique. Dans plusieurs communes du pays, indifféremment du mode de vote, ils font une percée remarquable.

20h58. Les candidats défilent à la grand-messe médiatique, dans les studios de RTL.

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Les Verts

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ADR

Photo: Andres Lejona (Blitz)

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Déi Lénk

Les écologistes obtiennent ainsi 41 mandataires dans les communes au scrutin proportionnel et 11 élus dans les communes à scrutin majoritaire. Pas de quoi présider seuls aux destinées de toute la vie communale du pays, certes, mais au moins de se placer en position d’arbitre pour la formation de nombreuses coalitions.

L’érosion des petits partis

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2,14%

Difficile de ne pas y voir la récompense d’un travail de terrain consciencieux dans les communes où ils étaient déjà représentés, ainsi qu’une montée en puissance, au niveau de la société toute entière, de préoccupations fortes liées aux thèmes de l’environnement, du développement durable et de l’intégration sociale. Les Verts, un parti à la mode? Rien ne serait plus dangereux pour eux. Seule l’épreuve du pouvoir donnera une réponse claire à cette interrogation.

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Autres

Pour les trois autres «grands» partis, en revanche, ces élections n’ont pas bouleversé la donne nationale. En dépit de son sérieux revers dans la capitale, le LSAP confirme sa place de premier parti du pays à l’échelon local: il compte en effet 165 élus en tout, contre 147 pour le CVS (lequel tire mieux son épingle du jeu dans les communes votant au scrutin majoritaire, ce qui confirme sa forte implantation rurale) et 100 élus pour le DP. Cette fois encore, le parti libéral doit faire face à la lente érosion de son électorat, lequel reporte ses voix essentiellement sur le LSAP et le CSV, délaissant les petits partis. Car ces derniers (ADR et Déi Lenk, sans parler du moribond KPL) sont assurément les grands perdants de ce scrutin. Si le KPL et Déi Lenk disparaissent quasiment du paysage politique, l’ADR, menacé du même sort, tente de garder la tête hors de l’eau. Un nouveau nom suffira-t-il à renverser la tendance? Rien n’est moins sûr.  Frédérique Moser


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Quand le design dessine la croissance Design Luxembourg a plaidé auprès du ministre Krecké la cause de cet outil économique qui apporte une forte valeur ajoutée. Un outil essentiel, mais trop oublié.

FACE À VOUS: DEUX OBjets, d’usage professionnel ou non. L’un se résume à avoir simplement été conçu pour l’usage prévu; l’autre présente en plus un design et donc une ergonométrie spécifique. Lequel achèteriez-vous? Le second, même s’il est un peu plus cher, la réponse ne fait aucun doute. Au Luxembourg, cette démarche de design fait encore défaut chez nos producteurs de biens, les privant ainsi de marchés, y compris extérieurs. C’est du moins l’avis de l’association Design Luxembourg et de son président, Tom Gloesener qui, accompagné de Christiane Poos, directrice adjointe de la Confédération Luxembourgeoise du Commerce (CLC), a rencontré à ce propos le ministre de l’Économie, Jeannot Krecké. Le but déclaré de cette entrevue était, outre de «présenter cette fédération professionnelle très active dans une branche qui gagne en importance, de mettre en évidence la nécessité d’instaurer une véritable politique de design au Luxembourg». Selon les indications que nous a fournies Design Luxembourg, le dossier soumis comportait sept points précis, à savoir: une aide financière pour les activités de base de Design Luxembourg (formations, expositions, conférences/débats...); la définition d’un statut du designer qui soit offi-

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ciellement reconnu au Grand Duché; l’intégration du design dans les programmes académiques de l’enseignement primaire et secondaire; sa promotion auprès de l’industrie par l’intermédiaire de Luxinnovation, via un responsable de design au sein de cette association, la réalisation d’une étude approfondie du marché du design au Luxembourg par le Statec; la distribution de micro crédits aux start-ups, à propos de tout ce qui concerne le secteur du design des produits; le rôle de l’État pour être un précurseur en matière de bon exemple en ce qui concerne l’utilisation stratégique des compétences du design. Rien de moins. Le message a-t-il été entendu? Oui et non, selon Tom Gloesener. «Le ministre nous a bien compris et nous a recommandés auprès de Luxinnovation pour une éventuelle collaboration. Ce qui a servi puisqu’un rendez-vous a effectivement été programmé. Pour le reste, il faudra voir. Au début de notre entretien, M. Krecké pensait plutôt que nous venions plaider pour le concours de design ‘Follow me’ et la protection des marques. Je lui ai signalé qu’il s’agit là de deux éléments d’un problème global. Ainsi, je lui ai présenté la situation actuelle du marché luxembourgeois du design et ce qu'il devrait faire pour améliorer les choses».

Soit, en réalité, les sept points précis du rapport. Toujours selon Tom Gloesener, le ministre s’est montré très intéressé lorsque des chiffres lui ont été présentés, avec des exemples de la manière à laquelle le design est utilisé par d’autres États, comme la Finlande, le Danemark, l’Autriche, la Suède ou encore la Grande-Bretagne. «Nous nous sommes engagés à fournir à Jeannot Krecké une liste de ses homologues européens déjà au fait de tous ces enjeux par les bons soins de l’association européenne de Design, BEDA (Bureau of European Desgn Association). Ceci lui permettra de lancer le débat à Bruxelles. Et ça, ce serait formidable! S'il arrive, avec ses homologues, à convaincre les autres ministres et la Commission que le design a une valeur économique, le design européen pourrait faire un grand pas en avant. Enfin, il nous a indiqué que, maintenant sensibilisé à cette question, il en tiendra dorénavant compte».

Analyser, pour mieux connaître le marché Design Luxembourg est assez critique par rapport au secteur de la production qui ne tiendrait pas –ou pas assez– compte du design, avec les mauvais

impacts que cela peut avoir en termes de commerce et de compétitivité. Y a-t-il des exemples dans ce sens? Tom Gloesener ne peut que constater qu’il n’y a ni chiffres, ni analyses ou statistiques à ce propos sur le marché local. C’est d’ailleurs l’une des demandes formulées au ministre. Et de préciser: «Il est très important de faire cette analyse et cette recherche pour mieux connaître le marché et savoir comment agir. À travers BEDA, nous allons approcher Eurostat pour demander d'intégrer le facteur 'design' dans leurs recherches futures, ce qui impliquera donc le GrandDuché». En revanche, les exemples étrangers fleurissent. Ainsi, le gouvernement coréen investit-il près de 25 millions de dollars chaque année dans le design et l’innovation, ce qui est largement considéré comme le «moteur de la croissance» des PME. L’institut coréen de la promotion du design, quant à lui, aide l’industrie à accroître sa valeur ajoutée par le design, ce qui augmente directement les ventes et les exportations. La société coréenne Samsung a doublé son chiffre d’affaires entre 1999 et 2004, dépassant ainsi Motorola et arrivant à la seconde place derrière Nokia sur le marché de la téléphonie mobile. Elle a récemment augmenté ses investissements dans le design de près de 400% et le

nombre de ses designers de 250%. Une indication qui vaut preuve. En Grande-Bretagne, le DBA (Design Business Association) fait des analyses constantes sur la valeur économique du design. Ce DBA, mais aussi l'autorité britannique de design (la GrandeBretagne a même une agence étatique de design, le «Design Council»!) font de temps en temps des tests; ils implantent à long terme des designers dans des grandes et petites entreprises et mesurent l'impact économique de l'utilisation du design après quelques années. Les résultats –qui sont dans la plupart des cas très positifs– sont rendus publics sur le site Internet www.dba.org.uk. Ceci encourage d'autres entreprises à investir dans le design. «Cette initiative, nous aimerions bien l’essayer ici avec Luxinnovation», précise Tom Gloesener.

Le design, un investissement Mais un point précis énerve passablement le président de Design Luxembourg. «Ce qui me dérange énormément, c'est qu'il n'y ait pas de beaucoup de reconnaissance pour notre profession au Grand-Duché. Par exemple, la Chambre des Métiers a organisé des cours du soir pour apprendre à ses


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ment, de test et de raffinement destiné à concevoir des solutions créatives et utiles.

Intégrer le design dans les processus de l’entreprise Le constat de Design Luxembourg est le suivant: bon nombre d’entreprises luxembourgeoises n’utilisent pas le design pour ajouter de la valeur à leurs produits et services. Pour être compétitives, les entreprises doivent abandonner la concurrence basée sur les coûts et adopter une approche axée sur la valeur ajoutée. Cet objectif est atteint par l’application et la commercialisation efficaces de la créativité et de l’innovation. Le design est un mécanisme efficace permettant de commercialiser la créativité afin de susciter l’innovation et d’accroître la valeur ajoutée. Pour être performant, le design doit être intégré dans les processus de l’entreprise. Il contribue à la croissance en stimulant la création de nouvelles activités et le développement des activités existantes. Et de remarquer que près de 74% des entreprises en croissance rapide se consacrent à des activités de design, contre 42% pour les autres. Une récente étude européenne sur l’innovation révèle que les services qui exploitent intensivement les connaissances comme le design sont «des acteurs économiques particulièrement importants qui deviennent de plus en plus proactifs, générateurs d’innovation, adoptés et mis en oeuvre par les entreprises manufacturières». Aux PaysBas, une autre étude établit que le design à lui seul détient une valeur ajoutée économique de 2,6 milliards d’euros, soit 0,7% de l’économie nationale. Ce qui le place au même niveau que l’industrie locale du pétrole (excepté l’extraction), ainsi qu’à celui de l’industrie des transports aériens. À bon entrepreneur entendeur…  Marc Vandermeir

Tom Gloesener: «Les entreprises et les autorités doivent reconnaître le design comme un 'investissement' et non comme une dépense inutile».

Photo: Andres Lejona (Blitz)

membres à dessiner des logos et à faire la mise en page de dépliants. Et ça, en quatre sessions! Ce n’est pas le bon chemin. Heureusement, cette initiative a été annulée... Pour beaucoup d'artisans, cela semble bien parce qu'ils pensent économiser de l'argent, mais, à moyen et long terme, c'est une erreur. Les entreprises et les autorités doivent reconnaître le design comme un 'investissement' et non comme une dépense inutile. Pour changer ces attitudes et situations, nous demandons à l’État une reconnaissance de la profession de 'designer' et des moyens de promotion du design auprès du grand public, comme par exemple un Design Centre et une éducation au design dans les écoles. Sans oublier qu’il nous faut très vite un label 'Designed in Luxembourg', à côté du label 'Made in Luxembourg'». Il n’est pas inutile de rappeler ici les buts de Design Luxembourg, créée en décembre 1995 et qui fixe le design comme un outil de croissance de notre économie. L’association regroupe tous les designers, travaillant seuls ou en studios, dans les divers domaines de la communication visuelle. Véritable plateforme où les créatifs peuvent se rencontrer, échanger des idées et travailler ensemble, Design Luxembourg se veut le catalyseur de leurs connaissances afin de promouvoir les valeurs culturelles, économiques et sociales du design en général. Au-delà d’un travail institutionnel, Design Luxembourg veut contribuer au rapprochement de la culture, de la recherche et de l’industrie. Design Luxembourg définit le design comme un moyen de canaliser la créativité pour résoudre des problèmes, aborder des questions et réaliser des solutions de manière pratique, axées sur l’utilisateur et commercialement viables. Enfonçant le clou en matière économique, l’association souligne que le design est un processus inductif de recherche, de développe-

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APPRENDRE À RETENIR SES COMPÉTENCES

4 mois de retard (21/09) Alors que le président du LCGB, Robert Weber, a indiqué dans un point presse que «si le gouvernement ne répond pas à nos questions sur des dossiers sociaux aussi essentiels que l’index, la participation de l’Etat à la sécurité sociale, au marché du travail, au problème du coût du logement… l’automne social risque fort d’être chaud (…)» et «qu’un besoin de réforme se fait surtout ressentir au niveau du marché du travail», les syndicats n’ont toujours pas répondu au questionnaire du ministre du Travail sur le maintien de l’emploi. Les syndicats avaient jusque fin juin pour remettre leur copie. Le ministre leur a accordé un délai supplémentaire jusque novembre. Le LCGB et l’OGBL devraient s’exprimer d’une seule voix. www.lcgb.lu; www.ogbl.lu

SALAIRE SOCIAL MINIMUM

1.503,42 euros mensuels (01/10) Indexation automatique des salaires oblige, le salaire social minimum, lui aussi, est revu à la hausse. Pour les travailleurs âgés de 18 ans et plus, il passe ainsi au taux horaire de 8,6903 euros, soit un taux mensuel de 1.503,42 euros. Un montant qui est porté à 1.804,11 euros par mois pour les travailleurs dits «qualifiés». www.etat.lu/MT

EMPLOI SALARIÉ

Progression de 3,1% au 1er semestre (11/10) Au 1er semestre 2005, l’emploi salarié intérieur a progressé en moyenne de 3,1% par rapport à la même période de l’année précédente, passant de 279.043 à 287.773 personnes. En 2004, ce taux moyen semestriel s’établissait à 2,3%. Ces 8.730 emplois nets créés par rapport au 1er semestre 2004, sont occupés à 29% par des résidents et à 71% par des frontaliers. Ce sont les frontaliers allemands qui continuent à enregistrer la croissance la plus importante (+9,4% contre +4,2% pour les frontaliers belges et +4,8% pour les français). www.statistiques.public.lu

DIRECTIVES EUROPÉENNES

Un retard à combler (16/09) Le Conseil de Gouvernement, lui aussi, a constaté le retard du Luxembourg en matière de transposition en droit national des directives communautaires (lire notre dernière édition, page 42). Pour y remédier, un groupe de travail a été établi. Dirigé par le ministre délégué aux Affaires Étrangères et à l’Immigration, Nicolas Schmit, ce groupe devra assurer un suivi méticuleux de la législation européenne à transposer et fera rapport au Conseil de Gouvernement toutes les trois semaines sur l’état de transposition des directives ou, le cas échéant, sur les difficultés de transposition de certains de ces textes. www.gouvernement.lu

UNIVERSITÉ

Qul budget pour 2006? (14/10) L’Université du Luxembourg a effectué, le 26 septembre prochain, sa première vraie rentrée. Quelque 3.000 étudiants se sont inscrits pour cette année académique. Par ailleurs, le recteur, Rolf Tarrach a présenté, le 10 septembre, son plan stratégique pour l’université au Conseil de Gouvernance qui l’a bien accueilli. La prochaine étape consistera à établir le plan quadriennal. Concernant le budget, le recteur avait annoncé un projet de 49,7 millions d’euros pour 2006. Le gouvernement n’a pas encore donné, officiellement, son accord, mais il est fort probable que le budget qui sera accordé soit en dessous des espérances de M. Tarrach. www.uni.lu

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Talent management LA DIFFICULTÉ DE RECRUter de la main-d’œuvre qualifiée est une plainte récurrente des entreprises luxembourgeoises. Le phénomène ne touche pas que notre pays et il devrait s’accentuer dans les 5 à 10 années à venir. C’est ce qui ressort d’une étude sur le Talent Management, réalisée cet été par Deloitte dans une soixantaine de pays. «Becoming a magnet for Talent» analyse la problématique entre le décalage de plus en plus important existant entre une frange de la population qui va partir à la retraite et le marché des 19-25 ans qui se contracte, explique Gilbert Renel, partner advisory & consulting chez Deloitte Luxembourg. «Il ne s’agit pas seulement d’une problématique de bras, mais également de compétences qui ne sont pas au rendez-vous. Nous avons là une bombe à retardement sans précédent dans l’histoire», poursuit-il. L’étude a été réalisée sur base d’un questionnaire auquel une cinquantaine d’entreprises luxembourgeoises a répondu. Il en ressort que deux sujets principaux de capital humain préoccupent les comités de direction et les RH. 75% des entreprises luxembourgeoises -69% à l’échelle mondiale- sont préoccupées par la problématique d’attirer des talents et 73% 66% au niveau global- se soucient de retenir les talents. Par ailleurs, 38% des entreprises grand-ducales et mondiales disent être déjà confrontées au manque de compétences. 71% estiment qu’elles éprouvent ou éprouveront dans 3 à 5 ans une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Les entreprises sont conscientes de la problématique démographique puisque 61% des directions d’entreprises luxembourgeoises affirment en avoir déjà discuté ou envisagent de le faire.

Photo: David Laurent

SYNDICATS

Gilbert Renel: «Nous avons là une bombe à retardement sans précédent dans l’histoire».

32% des répondants luxembourgeois estiment que cette problématique a un impact sur la relation avec le client et 50% qu’elle joue sur la productivité. 54% parlent même d’un frein à leur besoin d’innover. Les sociétés questionnées n’entendent pas rester sans rien faire puisque 57% vont s’attacher à la culture d’entreprise et 21% y réfléchissent sérieusement. 74% disent qu’elles vont augmenter un peu ou beaucoup la communication interne. 75% vont accroître l’investissement dans la formation et le développement des employés. 7% annoncent toutefois qu’elles vont réduire leur investissement dans le recrutement. «On peut reculer l’âge de la retraite, faire croître l’immigration, mais cela ne résoudra qu’une partie du problème. Nous disons aux entreprises qu’elles sont maîtres de cette problématique. Premièrement, elles doivent identifier les talents dont elles ont besoin. Quand on parle de talents, il s’agit de postes stratégiques. Aussi longtemps que la société ne sait pas dans quel secteur elle a besoin de talent, son problème ne sera pas résolu. Par ailleurs, quand on recrute,

on oublie souvent le learning from experience, la capacité d’apprendre à partir de l’expérience», souligne Gilbert Renel. La deuxième solution, selon lui, consiste à appliquer le modèle «développer, déployer et connecter». «Développer» la faculté d’apprendre des salariés. «Déployer» signifie placer les employés à des postes qui leur conviennent le mieux. Enfin, on entend par «connecter» les gens, élargir leur cercle de contacts. «Le bon dosage pour un développement personnel optimal consiste à cumuler 70% de développement professionnel dans un cadre de collaboration avec les collègues, 20% d’observation de ce que font les autres et 10% provenant de séminaires et formations». Malgré ces solutions, il n’y aura pas assez de talents pour tout le monde. Les entreprises qui feront cette démarche en premier, pourront le mieux s’adapter et augmenter leur productivité. «Mais cela ne réglera pas le problème fondamental du décalage entre les départs à la retraite et la réduction de nouveaux entrants qualifiés sur le marché de l’emploi», avoue M. Renel.  F. R.


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En route vers l’auto-régulation Actuellement régulés par la loi du 8 juin 2004, les médias luxembourgeois aimeraient disposer de plus d’autonomie. Ils ont trois ans pour y parvenir et le Conseil de Presse y travaille. VINGT-CINQ ANS, ÇA SE fête. Dignement. Et le Conseil de Presse luxembourgeois ne s’en est pas privé. Cela, même si la loi relative à la reconnaissance et à la protection du titre professionnel de journaliste, qui a consacré la création de ce conseil de presse, date d’il y a près de 26 ans (le 20 décembre 1979, parue au Mémorial A n°098 du 28 décembre de la même année). Une simple anecdote qui n’était certainement pas de taille à ternir l’organisation, à Luxembourg, du 7e Congrès annuel de l’AIPCE (Alliance of Independent Press Councils of Europe), l’association des Conseils de Presse d’Europe. Il y a évidemment été question, entre autres, de la mise en œuvre de règles de surveillance, «qui ne demandent pas ce qui est légal ou illégal, mais qui demandent ce qui est honnête et ce qui est injuste», a résumé le Premier Ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker dans son intervention. Régulation? Co-régulation? Auto-régulation? Le débat n’est pas nouveau au Luxembourg et n’a pas encore trouvé de réponse clairement établie, même si cela semble en bonne voie, dans le prolongement de la loi sur la liberté d’expression dans les médias votée en 2004, dépoussiérant une législation qui datait de… 1869! Le Conseil de Presse y travaille, en tous les cas.

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Petit retour en arrière. Pendant de nombreuses années, ce fut l’Association Luxembourgeoise des Journalistes (ALJ) qui avait en charge l’attribution des cartes de presse professionnelles. Or, en 1977, une partie des membres de l’ALJ – en l’occurrence ceux du Groupe Saint-Paul – avait fait sécession pour créer l’Union des Journalistes Luxembourgeois (UJL). La question s’était donc posée de savoir à qui reviendrait, désormais, le droit d’attribuer les cartes de presse, étant entendu que redonner ces prérogatives au Service Information et Presse du gouvernement –comme cela était le cas initialement– n’était évidemment pas envisageable. Aussi, éditeurs et journalistes se sont-ils mis autour d’une table pour jeter les bases de ce qui deviendra la loi du 20 décembre 1979, instituant un Conseil de Presse, dont la composition est équitablement répartie entre ces deux catégories professionnelles. À cette époque-là, le paysage médiatique luxembourgeois se limitait à la presse écrite et aux deux médias RTL, radio et télévision. Le développement de l’importance des médias dans la société a, évidemment, donné un peu plus de poids au Conseil de Presse, régulièrement sollicité par le gouvernement à chaque nouveau texte

de loi touchant de près ou de loin aux médias. Ce fut donc le cas pour la préparation de la loi du 8 juin 2004 sur la liberté d’expression dans les médias, pour laquelle la question de la régulation s’est ouvertement posée.

Plaintes et déontologie Entre auto-régulation et corégulation, les avis étaient partagés, que ce soit du côté du législateur ou des milieux concernés. «Le Luxembourg est petit, et autorégulation, aux yeux de certains, ça pouvait vouloir dire: je regarde dans ton jardin, mais toi tu regardes dans le mien… Et au final, personne ne dit rien», résume de manière très imagée Fernand Weides, vice-président du Conseil de Presse (mis en première ligne alors que le président de cette institution, Charles Ruppert, se retranche derrière le droit de réserve que lui impose son appartenance, en parallèle, au Conseil d’Etat… Ce qui, soit dit en passant, ne l’a pas empêché de s’exprimer à de nombreuses reprises sur le sujet dans diverses autres publications). Du coup, le législateur a donné trois années au Conseil de Presse pour qu’il fasse ses preuves et qu’il se dote des instruments nécessaires pou-

vant lui permettre de revendiquer une auto-régulation. C’est ainsi qu’il lui a été demandé de réactiver la commission des plaintes, en sommeil depuis quelques années et de travailler sur une nouvelle mouture du code de déontologie, plus élaborée que les quelques lignes approuvées en décembre 1995, en assemblée plénière. La tâche n’est pas mince, et les difficultés rencontrées pour parvenir à réunir la Commission Déontologie en fonction des emplois du temps de chacun l’illustrent cruellement. Quant à la commission des plaintes, dont certains s’offusquent qu’elle soit présidée non pas par un journaliste ou un éditeur, mais par un magistrat à la retraite (Georges Kill), et composée de deux assesseurs journalistes et deux assesseurs éditeurs, elle doit travailler à l’élaboration d’un règlement de fonctionnement interne et, surtout, d’un règlement de procédures à mettre en œuvre en cas de plainte. «Ce processus est en cours, mais n’a pas encore tout à fait abouti. Il y avait deux plaintes du passé sur la table qu’il a fallu traiter et deux ou trois nouvelles plaintes ont été introduites depuis. Mais d’une manière générale, il faut bien voir qu’il s’agit là d’un des piliers fondamentaux dans la perspective d’une auto-régulation», explique Fernand Weides.

Quant au code de déontologie, l’idée est de parvenir à une version définitive pour le début de l’année 2006. «Les instruments sont en train d’être mis en place. À partir du moment où ils le seront, ils devront faire leurs preuves», prévient M. Weides, conscient du fait que cette auto-régulation tant désirée ne sera jamais effective à 100%. «Le Conseil de Presse restera toujours ancré dans la loi… Ici, nous avons des obligations du législateur et nous essayons de les remplir, d’y répondre. Quand nous montrerons que tout va bien, ces obligations seront réduites et nous fonctionnerons alors sur la base d’un modèle mixte que nous sommes en train d’élaborer». Ce modèle mixte permettra aussi, peut-être, d’y voir un peu plus clair dans la répartition des rôles de chacun. Car entre le Conseil de Presse, dont le champ d’action s’étend à tous types de médias, presse écrite et audiovisuelle, la Commission indépendante de la radiodiffusion (compétente pour l'attribution et le retrait des autorisations des radios locales et des radios à réseau d'émission, et organe de conseil au gouvernement pour l'attribution d'autorisations à d'autres programmes) et le Conseil National des Programmes (chargé de conseiller le gouvernement en matière de


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surveillance des programmes radio et télévision sous concession luxembourgeoise), voire la Commission Consultative des Médias (créée dans le cadre de la loi sur les médias électroniques du 27 juillet 1991), il est parfois difficile de s’y retrouver. «C’est un peu dans cette zone grise que chacun tente de se positionner, reconnaît M. Weides. Il y a effectivement, à l’avenir, un risque de chevauchement qu’il faudra clarifier. Quelques discussions ont déjà eu lieu entre les différentes parties, mais n’ont pas avancé bien loin».

Du côté du CNP, on essaie de se mettre légèrement en marge de cette discussion, Walter De Toffol, son président, préférant parler «d’accompagnement» pour qualifier les prérogatives de l’institution, également créée dans le cadre de la loi du 27 juillet 1991 sur les médias électroniques. «Une mission d’accompagnement, ‘éthique et moral’, sans que cela ne soit péjoratif», précise-t-il. «Nos contrôles sont, en général, a posteriori et s’il est vrai que nous pouvons intervenir en amont de certains programmes, c’est alors plutôt en tant que conseil sur le contenu de service public. Cela peut, par exemple, concerner les possibilités d’accéder à des platesformes de communication pour les minorités». M. De Toffol reconnaît volontiers qu’il subsiste une certaine confusion dans les rôles de chacun, due, essentiellement, à un flou entourant les dispositions de la loi qui définit les compétences du CNP en disant ce qu’il faut faire, mais sans pour autant préciser ce qu’il ne faut pas faire. «Conseiller le gouvernement en matière de surveillance des programmes, cela veut à la fois dire beaucoup et pas grand-chose», regrette-t-il. Concrètement, le CNP, fort de vingt-cinq membres tous

Photo: Véronique Kolber

Contrôle ou accompagnement?

Walter De Toffol (CNP): «J’espère que l’on prendra conscience de l’importance de l’éducation aux médias, en particulier à l’attention des jeunes. Sans quoi on va droit à une catastrophe de société».

représentants de la société civile, statue sur les plaintes reçues de la part des «consommateurs» de médias audiovisuels. Il peut être amené à prononcer des sanctions pouvant aller, à l’extrême, jusqu’au retrait de la licence. Pas question, en revanche, de quelconques sanctions financières, pour lesquelles le CNP n’a pas les compétences juridiques. Pour l’heure, le Conseil s’est contenté d’adresser, en dernier recours, des blâmes aux opérateurs reconnus fautifs. En règle général, ceux-ci ont reconnu et accepté la sanction. «Il y a cinq à dix ans, nous recevions bien plus de plaintes qu’aujourd’hui, constate M. De Toffol. D’où l’idée que, au fil du temps, chacun est bien entré dans son rôle et que, petit à petit, les opérateurs font preuve d’une plus grande attention. Ce qui renforce

l’idée que la terminologie la plus adaptée à notre intervention serait plutôt ‘accompagnement’ plutôt que ‘surveillance’ ou ‘contrôle’». Cet accompagnement peut aussi, par exemple, être mis en place en collaboration avec l’Éducation nationale, afin de fournir aux enseignants les clés leur permettant d’aborder de manière transversale les médias auprès de leurs jeunes élèves, tout en leur apprenant à prendre un certain recul. «J’espère que l’on prendra conscience de l’importance de l’éducation aux médias, en particulier à l’attention des jeunes qui ne savent pas forcément faire la différence entre un journal télévisé et un film d’action. Sans quoi on va droit à une catastrophe de société», prédit-il. Reste la question des moyens. Dans sa configura-

tion actuelle, le CNP n’est absolument pas en mesure de pouvoir assurer, par exemple, ne serait-ce qu’un relevé journalier des programmes permettant de vérifier qu’en période électorale, les équilibres des temps d’antenne sont respectés, comme peut le faire un CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) en France ou en Belgique. Du reste, le modèle belge serait de nature à inspirer le président du CNP: un bureau directeur, un secrétariat d’instruction, un collège d’avis et un autre d’autorisation et de contrôle… «Il faudrait que notre organisme ait plus de compétences générales, comme pour l’octroi de licences ou la régulation technique. Cela serait plus intéressant que d’avoir quatre ou cinq instances différentes», estime-t-il.  Jean-Michel Gaudron

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Double face POINT D’ORGUE DE LA semaine du film luxembourgeois qui s’est déroulé du 7 au 13 octobre, le 2e Lëtzebuerger Filmpräis a récompensé ceux qui font que le cinéma luxembourgeois a acquis, au fil du temps, une certaine légitimité sur la scène internationale, comme en témoignent les nombreuses sélections dont font l’objet les films du pays dans les festivals de tous ordres. Créé en 2003 à l’initiative du Fonds national de soutien à la production audiovisuelle (Fonspa), le «Filmpräis», dans sa version 2005, a présenté deux nouveautés: une récompense décernée par la Sacem (revenue à Gast Waltzing, compositeur de la musique du long métrage George and the Dragon) et un «Prix du Public» qui a salué le succès populaire de Heim ins Reich, également couronné du prix du meilleur long-métrage. «On ne peut que constater une très nette augmentation de la créativité artistique luxembourgeoise, note avec satisfaction Guy Daleiden, le directeur du Fonspa, à la lecture des différentes nominations dans la demi-douzaine de catégories retenues. Non seulement on observe qu’il y a beaucoup plus de techniciens et de comédiens luxembourgeois qui ont travaillé ces dernières années, mais on note aussi que bon nombre de réalisateurs luxembourgeois ont fait leur premier pas, notamment

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au travers de courts-métrages, mais pas seulement. Je suis ainsi très heureux de voir qu’un film comme Heim ins Reich qui, au départ, était destiné à n’être vendu qu’à la télévision, a connu une belle carrière en salle». Ainsi, les Andy Bausch ou Pol Cruchten, pionniers des années 80-90, peuvent-ils, aujourd’hui, compter avec une relève à la fois quantitative et qualitative. Max Jacoby (pour Butterflies) et Béryl Koltz (pour Starfly), récompensés ex-aequo pour le prix du meilleur court-métrage, en font partie.

Pas de surenchère Tout serait-il donc rose dans le merveilleux petit monde du 7e art luxembourgeois? Hélas non. L’industrie cinématographique du pays, longtemps portée par la législation d’avant-garde de 1988, qui avait introduit un régime d’aide parmi les plus performants d’Europe (les fameux certificats audiovisuels…), se trouve aujourd’hui dans une situation plus délicate, devant la concurrence des autres pays, qui ont rattrapé leur retard en la matière. Du coup, les moyens de production actuellement mis en oeuvre n’arrivent plus à suivre l’émergence de ces talents artistiques. Et les techniciens luxembourgeois, inquiets de leur avenir, n’ont pas manqué de faire part de leurs

Photo: David Laurent

Côté pile, le cinéma luxembourgeois fête son 2e Filmpräis et l’émergence de nouveaux talents. Côté face, le secteur souffre toujours d’une situation économique délicate…

Guy Daleiden: «Il est évident qu’il faut rapidement adapter la législation aux besoins de la situation actuelle».

inquiétudes lors de la cérémonie du 14 octobre dernier. Depuis cet été, pourtant, le gouvernement planche sur des propositions de l’Union luxembourgeoise de la production audiovisuelle (ULPA), afin de remettre sur pied un nouveau système d’aides plus efficace (lire aussi paperJam juillet-août 2005, page 66). Il n’a de toute façon guère le choix, puisque le système introduit en 1988 doit arriver à échéance en 2008. «Il est évident qu’il faut rapidement adapter la législation aux besoins de la situation actuel-

le, c’est-à-dire accorder plus d’importance à la créativité luxembourgeoise et créer une sorte de discrimination positive pour les films luxembourgeois, explique M. Daleiden. Mais il ne s’agit pas non plus de trop se précipiter, ni d’imaginer que l’on va créer de nouveaux systèmes de subventions pour venir en aide aux entreprises en difficultés. Il n’est pas question d’une quelconque surenchère en la matière». Aux difficultés croissantes d’un secteur à la recherche d’un souffle nouveau en matière d’aides au finance-

ment, s’ajoutent, en effet, des problèmes purement économiques pour quelques-uns des acteurs autrefois en pointe, comme Tarantula, qui a dû réduire sa voilure à sa plus simple expression, ou bien Caroussel, placée en gestion contrôlée. «Lorsque le contexte économique général est plus délicat, le risque est plus grand de tomber sur des ‘mauvais’ partenaires financiers, avance M. Daleiden. Il s’agit là d’une mauvaise coïncidence, qui n’a strictement rien à voir avec les qualités artistiques du secteur».  Jean-Michel Gaudron


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Un aiguillage de retard La tripartite sur l’avenir du transport de marchandises par train intervient trop tard, ne laissant plus aucune marge de manœuvre. LE TRANSPORT FERROviaire de marchandises est libéralisé au niveau européen depuis mars 2003. Pour les compagnies nationales de chemin de fer, cette activité doit donc être autonome et ne peut plus être subventionnée, mais self-supporting. Le moins que l’on puisse dire est que les compagnies et leurs autorités de tutelle, les Etats membres de l’Union, ne peuvent plaider la surprise: tout était déjà inscrit dans une directive de 1991 (91/440/CEE). C’est cette directive, peaufinée par après par les deux «paquets ferroviaires», entre autres, qui a tracé les grandes lignes de la libéralisation progressive des chemins de fer en Europe. Cette libéralisation a vu émerger deux groupes de pays: les «volontaristes», qui sont passés à l’acte, et les «réticents», comme le Luxembourg et la Belgique, qui ont joué la carte de l’attentisme. Du coup, les pays du nord de l’Europe et l’Allemagne ont pris une belle avance. Même si les faits prouvent que, côté France et Belgique, ce n’est encore que fort peu libéralisé. Le seul contreexemple est celui de la GrandeBretagne où, en 1993, le gouvernement conservateur de John Major s’est empressé de lire la directive 91/440 de la manière la plus libérale qui soit.

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Résultat: une privatisation complète, par bribes et morceaux, mais mal conçue, qui a mené au désastre que l’on sait, aussi bien pour l’offre que pour l’exploitation et la gestion de l’infrastructure, avec des accidents tragiquement lourds en vies humaines. Cette expérience britannique soulève deux questions essentielles: primo, le manque flagrant d’expérience du secteur privé dans la gestion d’actifs publics; secundo, la grande difficulté de passer d’une culture étatique à une culture d’entreprise. Même si les choses ont évolué depuis, ces deux questions se posent toujours chez nous, avec une certaine acuité.

Au pied du mur. Et trop tard. La tripartite qui réunira, ce 24 octobre, les CFL, les syndicats et l’Etat sur l’avenir du transport de marchandises par train au Luxembourg intervient ainsi beaucoup trop tard, par pur attentisme politique. C’est pour mars 2003 qu’il fallait être prêts. Aujourd’hui, tous sont au pied du mur et la marge de manœuvre est d’autant plus faible que les pays voisins, y compris la Belgique, appliquent cette libéralisation. Parfois avec des cahots, mais

les convois privés circulent et les ex-compagnies nationales (les CFL aussi, il est vrai) ont été scindées en entités séparées, comme le veulent les directives. La situation de notre pays se trouve ainsi encore plus compliquée puisque l’exiguïté de notre territoire fait que nous sommes un pays de transit. La tripartite, qui ne débouchera sans doute sur aucune décision concrète mais qui lancera des pistes de travail, accentuant dès lors encore notre retard, risque d’être assez ubuesque en mettant face à face des obligations européennes et des syndicats qui les dénoncent. Nous avons tenté d’avoir l’avis du ministre des Transports, Lucien Lux, et de la direction des CFL sur les propositions qui pourraient être présentées à la tripartite. L’un et l’autre ont préféré ne pas s’exprimer avant. Impossible aussi, malgré des demandes répétées, de savoir quelle sera la position du syndicat OGB-L. Serait-ce déjà un aveu d’impuissance? Au syndicat LCGB, par contre, la position est très claire. «Nous nous opposons à toute forme de libéralisation et de privatisation des services des CFL», explique le porte-parole, Joé Spier. «C’est imposé par

l’Union Européenne, qui met en avant, comme justificatif, des créations d’emplois. Mais où? Nous ne les voyons pas. Dans un premier temps, au contraire, l’emploi risque de diminuer et ce qui restera sera précarisé. C’est pour cela qu’il faut être sur la défensive». Le LCGB concède –comment pourrait-il en être autrement?– que «l’Union Européenne est ce qu’elle est» et qu’il faut donc voir «comment se positionner pour l’avenir en déterminant ce qu’il va arriver des différentes composantes des CFL». Là, le discours est le même que celui qui a prévalu chez la plupart des syndicats de cheminots des autres Etats membres: «Sortir le fret et laisser uniquement le transport de passagers aux CFL présente le risque réel de voir les bons morceaux rentables sortir du giron CFL, au profit du privé, en ne laissant pour la compagnie publique que le moins et le non rentable. Avec, de plus, un risque de pression accrue sur les travailleurs et sur ce qui va rester». Reste que la réalité de l’arsenal réglementaire européen est bien là, incontournable. D’où un appel du pied qui relève fort de la contorsion de la part du LCGB: «Puisqu’il y a un danger de voir des investisseurs privés étrangers mettre la main sur notre trafic

marchandises, ne vaut-il pas mieux, si saucissonnage il y a, trouver un investisseur luxembourgeois?».

Assurer la viabilité et la compétitivité L’on connaît en fait déjà la position du gouvernement, à la fois par la déclaration gouvernementale et les diverses prises de position ministérielles. Ainsi le gouvernement a-t-il déjà noté «la vulnérabilité des CFL dans le secteur du trafic ferroviaire des marchandises (qui) risque d’hypothéquer les activités futures de la société nationale dans ce domaine, notamment au vu de la libéralisation du fret ferroviaire international». La tripartite «sera appelée à proposer des orientations et des mesures qui permettront aux CFL de s’assurer la viabilité et la compétitivité nécessaires, notamment dans le domaine du fret, tout en préservant le statut et les rémunérations propres aux agents actuels et en définissant la voie à suivre pour les agents futurs des CFL». Très bien, sauf que rien de concret n’est avancé. Alex Kremer, le directeur général des CFL, nous avait donné son point de vue dans


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té lorsqu'il s'agit de temps de conduite de sept ou huit heures. L'arrêt des subventions explique que, partout, le prix du transport de fret par rail a fort augmenté et que le chemin de fer a perdu pas mal de trafic. Dans un second temps, il faudra cependant trouver une autre logistique pour rendre les prix compatibles».

Des exemples concrets Des pistes pour la tripartite pourraient venir d’exemples concrets chez nos voisins, où l’on voit des opérateurs privés obtenir leurs «sillons», mais où les ex-départements fret des compagnies nationales travaillent à trouver entre elles des accords internationaux. Des questions précises et tout aussi concrètes pourraient

également tracer des voies. Ainsi, les CFL cargo peuventils être aussi offensifs que le sont les CFF cargo suisses, dont les locomotives s'apprêtent à entrer en Hollande? Alors que, et c’est presque une anecdote, les locos CFF sont présentes à Dillingen, dans la Sarre... Faut-il tout miser sur la France via Thionville? Quid de rejoindre Bâle via Wasserbillig, Trèves et Sarrebrück, pour contourner le très rétif hexagone, manifestement pas prêt à sacrifier la SNCF et son valet, le réseau ferré de France (RFF)? L'axe Athus-Meuse belge s'est vidé de ses trains de conteneurs d'ICF, qui a tout transféré de Metz vers l'Allemagne pour raison bien connue de «qualité» du service français. Que faire pour attirer les gros clients allemands ou hollandais vers Bettembourg, qui pourrait faire office de hub?

Ne faudrait-il pas étendre les activités fret vers plus de valeur ajoutée, comme la logistique personnalisée, comme le font P&O, DFDS ou DHL qui se met maintenant aux conteneurs? Enfin, les conducteurs de trains privés attellent et détellent eux-mêmes leur convoi de la locomotive. On ne fait plus appel à deux personnes pour cette simple manœuvre. Certains redoutent soi-disant des problèmes de sécurité. Il s’agit plus simplement d’un problème d’emploi. Au port d’Anvers, ces mêmes conducteurs privés assurent, de plus, les démarches administratives. Et tout est réglé en quelques heures au plus. Alors que, pour les convois des entreprises publiques, il faut compter deux jours… Qu’en penset-on aux CFL?  Marc Vandermeir

La libéralisation du transport ferroviaire de marchandises a vu émerger deux groupes de pays: les «volontaristes», qui sont passés à l’acte, et les «réticents», comme le Luxembourg et la Belgique, qui ont joué la carte de l’attentisme.

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

l’interview parue dans notre édition de janvier 2005. «Depuis la libéralisation, les clients demandent des prix à tout le monde», notait le directeur. «Nous sommes donc confrontés à un choix: travailler seuls, avec nos voisins ou avec des opérateurs privés, pour les wagons comme pour la traction. Nous sommes tout petits et avons donc d'énormes difficultés à nous positionner sur ce marché. Surtout que nous sommes pris entre deux régions où les choses se passent très différemment. En Allemagne, la privatisation est beaucoup plus avancée et les sociétés privées sont en concurrence. Chez nous, en France et en Belgique, il n'y a pas encore de réelle concurrence. Nous avons l'habitude de travailler en coopération et pas en concurrence. Or, le client cherche cette dernière, que les chemins de fer bloquent. Il y a ainsi un problème de transition. Si la vraie libéralisation était aussi dans toutes les têtes, on pourrait mieux agir. D'un côté, on demande la concurrence mais, d'un autre côté, si nous faisons concurrence à la SNCB sur un train, par exemple, cela aura des répercussions négatives sur nombre de convois. Si, dans deux ou trois ans, cette transition est réglée, alors tout ira beaucoup mieux». Parlant de libéralisation dans les têtes, M. Kremer admettait viser ainsi aussi les syndicats, que voilà prévenus. «Oui, c'est vrai aussi pour eux, car il y a des répercussions sur les conditions de travail. Prenons l'exemple d'un train de fret sur Cologne. Si nous devons appliquer nos conditions de travail, nous ne pouvons pas le faire et ce trafic passe alors au privé. Le cadre européen définit en effet des conditions minimales de travail, pour l'international, qui ne correspondent pas à ce qui prévaut chez nous. Nous devons donc choisir entre changer ou abandonner. Des choses qui sont acceptables ici, sur un trajet de 50 km, entraînent un autre degré de difficul-

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CONSEIL POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL

(28/09) Alors que le Conseil de gouvernement, dans sa séance du 25 mars 2005, avait approuvé le règlement grand-ducal concernant la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil Supérieur pour le Développement Durable, et que le règlement grandducal a été publié le 14 juillet, cet organe n’est toujours pas entré en fonction, En cause: sa composition, qui n’est pas encore finalisée... Les membres de ce Conseil, nommés à titre privé, devraient être connus avant la fin de l’année. Ce Conseil sera avant tout un forum de discussion devant susciter la participation de la société civile au processus de développement durable. www.environnement.public.lu

Les entreprises responsabilisées

AIDE À LA PRESSE

Montants revus à la hausse (30/09) Le gouvernement a décidé, pour 2005, d’augmenter le montant de référence annuel de l’aide à la presse par rapport à ce qui était initialement prévu par le règlement grand-ducal du 29 mars 2005. De 369.000 euros, il passe ainsi à 376.500 euros. Cette aide est calculée sur la base du coût annuel que représentent cinq journalistes à plein temps et du coût de 120 tonnes de papier journal. Cette augmentation est la conséquence, d’une part, d’un relèvement du traitement de base du journaliste de 4,2% (en raison de l’indexation automatique) et, d’autre part, de la fixation définitive du prix du papier à 520 euros/tonne, alors que le règlement de mars 2005 se basait provisoirement sur le prix de 2004 fixé à 500 euros/tonne.

GLOBAL COMPETITIVENESS

Ca ne s'arrange pas pour le Luxembourg (30/09) Le World Economic Forum vient de publier son classement annuel mondial des économies les plus compétitives. Le Luxembourg y apparaît à la 25e place (une plqce de mieux qu’en 2004). La position honorable du pays en matière d'environnement macroéconomique (9e, - 3 places rapport à 2004) et de qualité des institutions publiques (du 14e au 7e rang) est largement affaiblie par sa 49e position dans le domaine des développements technologiques, qui inclut la recherche, l'innovation et les TICs. www.weforum.org

UNESCO

Le Luxembourg rejoint le Conseil Exécutif (4/10) Jean Asselborn, Vice-Premier ministre, ministre des Affaires Étrangères et de l'Immigration, a participé à la 33e conférence générale de l'UNESCO à Paris. Le Luxembourg s'apprête à rejoindre cette année, pour la première fois de son histoire, le Conseil Exécutif de l'UNESCO pour un mandat de quatre années. Dans son intervention devant la conférence générale de l'organisation, Jean Asselborn a souligné que le Luxembourg mettra sa participation au Conseil Exécutif au profit du développement de l'action de cette organisation mondiale, en ligne avec «son engagement pour le multilatéralisme». http://portal.unesco.org

BUDGET EUROPÉEN

19% des dépenses administratives vont au Luxembourg (22/09) Quelque 92 milliards d’euros ont été attribués aux bénéficiaires dans les États membres. Le plus grand bénéficiaire de fonds de l'UE en 2004 a été l'Espagne (16,4 milliards) devant la France (12,9 milliards), l’Allemagne (11,7 milliards), et l’Italie (10,4 milliards). La plupart des fonds pour les dépenses administratives sont allés à la Belgique et au Luxembourg, sièges des institutions de l’UE. Comme au cours de la période 2001-2003, la Belgique et le Luxembourg ont bénéficié respectivement d’environ 56% et 19% des dépenses administratives de l’UE en 2004. http://europa.eu.int/comm/budget/agenda2000/reports_fr.htm

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LE MINISTRE DU TRAVAIL et de l’Emploi l’avait annoncé avant l’été, en réaction à une vague d’accidents du travail particulièrement graves: «La garantie de la sécurité des travailleurs sera l’une de mes priorités d’action dans les prochains mois». Et cet automne, effectivement, les initiatives se précisent. Un groupe de travail tripartite a été mis en place afin de coordonner l’action politique et les actions réalisées au sein des entreprises afin de présenter des résultats concrets lors de la Journée Internationale de Santé et Sécurité au Travail, en 2006. Une excellente occasion de mesurer les résultats enregistrés par le Luxembourg depuis la signature de l’accord-cadre, fin 2003, visant à réduire de 5% (par rapport à 2002) le nombre d’accidents du travail en 2007. «L’objectif fixé par ce plan (7,98 accidents pour 100 salariés unités temps plein, ndlr) a été dépassé dès 2004, avec 7,43% d’accidents», annonce François Biltgen. En chiffres bruts, le nombre d’accidents sur le lieu de travail est ainsi passé de 21.087 (dont 7 mortels) en 2002 à 19.499 (dont 4 mortels) en 2004. Il faut cependant rajouter à ces chiffres ceux relatifs aux accidents de trajets, qui demeurent très élevés: 5.689 (dont 5 mortels) en 2002 et 5.525 (dont 4 mortels) en 2004, soit un léger recul de 2,8%. Constatant que les salariés ne sont pas égaux devant les risques -les jeunes et les travailleurs précaires étant plus exposés- le ministre a décidé de convoquer les parties signataires de l’accord-cadre dès janvier prochain, afin de mettre en place de nouvelles actions. Il compte également

Photo: archives

Les membres toujours pas nommés

5.525 accidents de trajet se sont produits l’an dernier.

sur la réforme de l’Inspection du Travail et des Mines (ITM) sur le métier depuis deux ans et qu’il espère voir adoptée par le Parlement cet automnepour voir accroître tant la prévention que la répression au sein des entreprises. En matière de santé, un projet de règlement grand-ducal a été déposé début septembre à la Chambre des Députés, qui transpose une directive européenne sur la protection des salariés exposés au bruit. Elle abaisse notamment la valeur limite d’exposition à 87 décibels et contraint les entreprises à procéder à une analyse des postes à risque, consignée par écrit et contrôlée par l’ITM afin de veiller à la mise en place des mesures de protection adéquates. La lutte contre les nuisances sonores sera également le thème du symposium «Halte au bruit!», organisé le 27 octobre par la Chambre de Commerce, dans le cadre de la Semaine Européenne pour la Santé et la Sécurité au Travail. Selon les statistiques européennes, près d’un travailleur sur trois est exposé à des sources de bruit pouvant altérer sa santé, aug-

menter son stress et induire un risque accru d’accidents. Au Luxembourg, les troubles de l’audition sont les pathologies les plus fréquemment détectées par les médecins du travail et donnent lieu au plus grand nombre de demandes de reconnaissance en tant que maladies professionnelles. Lors de ce symposium, le ministre François Biltgen récompensera cinq entreprises ayant mis en place des actions méritoires en matière de lutte contre le bruit. Il s’agit de Galvalange (Groupe Arcelor), Avery Dennison Luxembourg, Les Forges du Sud, Profilarbed (Groupe Arcelor) ainsi que du Groupe Saint-Paul. Galvalange, qui a élaboré un projet de lutte très efficace, comprenant une cartographie du bruit, une campagne d’affichage, une analyse des points critiques et un plan d’investissements, a été sélectionnée pour représenter le Luxembourg au niveau européen, dans le cadre d’un concours mettant en compétition les entreprises les plus «socialement responsables» en matière de protection des travailleurs.  F. M.


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Développer une culture du ROI informatique Si les entreprises s’intéressent de près à leurs dépenses IT, elles négligent pour la plupart de mesurer ce que leur informatique leur rapporte. C’est le constat qui ressort d’une table ronde organisée conjointement par MindForest et paperJam, dans le cadre du salon Bureautec. UNE ENTREPRISE SUR deux connaît parfaitement les montants qu’elle injecte dans son système informatique. Mais combien sont capables de juger de la rentabilité de ces investissements? C’est pour répondre à cette question que le cabinet de conseil MindForest a mené une étude inédite sur le ROI (Return On Investment) informatique, un concept encore méconnu des entreprises luxembourgeoises. Les résultats ont été dévoilés dans le cadre du salon Bureautec, au cours d’une présentation à laquelle furent conviés fournisseurs et clients IT. Jean-François Denis (Kitry Consulting), Pierre Aguerreberry (LAB), Philippe Lemaire (Telindus), Daniel Dries (Infodata), ainsi que Manuel Hoerold (Muller & Wegener), Georges Muller (Cegecom) et Pierre Schilling (eLuxembourg) ont ensuite fait part de leurs propres approches et expériences en matière de ROI, lors d’une table ronde animée paperJam. L’occasion de mesurer, d’une part, la diversité des pratiques sur le terrain et, d’autre part, le fossé qui reste à combler pour qu’une véritable «culture du ROI» se met-

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te en place dans les entreprises. Premier constat tout d’abord, fourni par Carole Brochard, qui a interrogé une quarantaine de responsables informatiques pour son étude: le paysage se décompose en tiers. Un premier tiers d’entreprises qui ne se sent pas concerné par le ROI, un deuxième tiers qui s’y intéresse peu et un troisième qui regroupe celles qui poursuivent deux objectifs différents, l’investissement IT nécessaire et l’acquisition d’un avantage compétitif. «Le plus souvent, le ROI se résume à un sentiment général, un feeling, mais les apports réels du projet informatique ne sont pas mesurés en chiffres absolus», note la consultante. De plus, lorsque le ROI est évoqué, «on parle de gains financiers, mais pas forcément de l’amélioration de la qualité et des processus dans l’entreprise», relève-t-elle. Et Carole Brochard de plaider pour la mise en place dans l’entreprise de véritables indicateurs de performance qui permettent de mesurer toutes les dimensions d’un projet informatique (financières, organisationnelles, mais aussi

humaines…) ainsi que leurs effets dans le temps. À chaque entreprise de définir ses propres indicateurs, en fonction de son activité et du contexte, en faisant participer tous les niveaux hiérarchiques à cette tâche.

Raisonnement inversé Un travail complexe, pour lequel les sociétés clientes pourraient utilement bénéficier d’une aide extérieure, fournie par des cabinets spécialisés ou les fournisseurs de solutions informatiques euxmêmes. La qualité de l’accompagnement, ainsi que sa durée, serait alors un gage essentiel de la réussite du projet. Mais pour ce faire, les entreprises doivent apprendre à modifier leurs pratiques, voire évoluer profondément dans leurs mentalités. Les témoignages livrés lors de la table ronde en attestent, les intervenants s’accordant à dire qu’il n’existe pas encore de «réflexe ROI» dans les entreprises. «On ne regarde pas comment rentabiliser une nouvelle solution informa-

tique, mais on calcule les risques encourus à ne pas la mettre en place. On raisonne donc à l’envers», explique ainsi Daniel Dries (Infodata). «C’est à nous, fournisseurs, d’expliquer que les investissements peuvent rapporter sur divers plans», assure-t-il. Même tonalité dans le témoignage de François Denis (Kitry Consulting), qui constate que les entreprises «confondent très souvent ROI et maîtrise des coûts». «Chez nous, le ROI n’est pas le mot clé, mais on y regarde de très près», assure pour sa part Georges Muller (Cegecom). «Dans le cas d’un contrat dont j’étais en charge pour le renouvellement d’un parc de copieurs, j’ai eu recours au ROI pour évaluer les dépenses, mais aussi pour mesurer la satisfaction des utilisateurs ainsi que l’impact en terme de corporate identity de l’entreprise, grâce à la qualité des documents édités», explique-t-il. Chez LAB, la satisfaction de l’utilisateur est un élément majeur de la mesure du retour sur investissement. Tant et si bien que Pierre Aguerreberry n’hésite pas à parler de ROI-P:

Return on Investment-Personal. «Si l’on apporte à un salarié un outil avec lequel il travaille confortablement, il sera nécessairement plus productif», assure-t-il.

Courage commercial Le ROI est également intégré dans la démarche commerciale de Telindus, ainsi que l’explique Philippe Lemaire, même si la portée en est encore limitée: «Il existe un réel besoin d’apporter les outils et les méthodes du ROI dans les entreprises. Je n’ai jamais rencontré un seul client qui fasse des études formelles une fois qu’un projet est démarré». «Le ROI est très rarement utilisé pour savoir ‘si j’ai bien fait ou mal fait’», renchérit Guy Kerger (MindForest), soulignant qu’il s’agit là, pourtant, de son intérêt majeur. «Il reste limité au stade de la décision; à aucun moment, l’argumentaire utilisé pour prendre la décision en faveur de telle ou telle solution informatique n’est mis à profit pour piloter le projet. C’est dommage pour les entreprises


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qui investissent dans ce concept et n’exploitent plus les outils créés», déplore-t-il. L’«éducation» des entreprises à la culture ROI, une nouvelle mission pour les fournisseurs? Plus facile à dire qu’à faire! Pour Daniel Dries (Infodata), accompagner ce changement de mentalité nécessite une bonne dose de courage commercial. «Dans la situation actuelle du marché, on fait tout pour avoir une affaire. On peut donc avoir peur, parfois, de vexer le client en refusant de comparer nos offres avec celles du concurrent, et en insistant pour l’encourager à réfléchir autrement».

Pour compliquer encore les choses, tout laisse à croire que le «réflexe ROI» aurait d’autant plus de mal à se déclencher que l’entreprise concernée est petite… et dispose donc de moyens limités. Manuel Hoerold (Muller & Wegener) explique que sa société, une PME, «ne dispose pas des ressources suffisantes pour s’engager dans une telle démarche. Nous avons des objectifs à court terme, et répondons aux besoins qui se font sentir afin de satisfaire les clients. Le choix des solutions est totalement informel et s’opère de façon sporadique», explique-t-il. A l’autre bout de l’échelle, les grandes entités éprouvent

également des difficultés à mesurer la rentabilité de leurs investissements informatiques. Pierre Schilling (programme eLuxembourg) explique ainsi que même si le gouvernement essaie de «cerner au mieux les gains engendrés par le biais de la simplification administrative», il n’est pas chose aisée que de réfléchir en terme de ROI au niveau de l’Etat lui-même! «Les effets ne peuvent être mesurés qu’au niveau des retombées économiques attendues pour le pays, en se basant sur un potentiel de gains pour l’ensemble des acteurs économiques auxquels nous avons à faire», constate-

t-il, avant de préciser qu’il «est trop tôt aujourd’hui pour aller voir si l’effet escompté a été atteint. Il faut attendre au moins encore un an». L’avènement d’une «culture du ROI informatique» dans les entreprises et institutions du Luxembourg ne semble pas être pour demain, à en croire tous ces témoignages. Mais peut-être pour après-demain? Convaincus de son intérêt, les participants à la table ronde sont unanimes pour admettre la nécessité d’un travail de plus en plus collaboratif, au niveau du processus de vente, entre le prestataire de services et son client.  Frédérique Moser

Photo: Luc Deflorenne

Fournisseurs IT et clients ont témoigné de leurs différentes approches de la rentabilité en informatique.

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La recherche en promotion Cet automne, les laboratoires vont se vider d’une partie de leurs chercheurs. Pour la bonne cause. Le Luxembourg a besoin de chercheurs sachant chercher. De matière grise en grande quantité et à haute densité neuronale. Selon le ministère de tutelle, les institutions publiques (CRP, Université, etc.) devraient accueillir entre 300 et 400 scientifiques supplémentaires d’ici cinq ans, afin de pouvoir poursuivre et développer leurs activités de recherche. Soit presque un doublement des effectifs actuels (450 chercheurs). À ces besoins émanant du secteur public, il faudra encore ajouter ceux du secteur privé, qui occupe près de 80% des quelque 2.000 chercheurs du pays. Pragmatiques, les laboratoires ont compris que pour parvenir à se remplir, il leur fallait commencer par se… vider. Au moins temporairement. Petite révolution dans un monde qui cultive plus la discrétion que l’exhibition, certains chercheurs n’hésitent plus à aller au-devant du public, à dévoiler

les secrets de leurs éprouvettes et à se lancer dans le délicat exercice de la vulgarisation. L’objectif est double: il s’agit, d’une part, de susciter des vocations scientifiques et, d’autre part, de promouvoir la recherche nationale et favoriser son rayonnement, afin d’attirer dans le pays les plus grandes pointures internationales. Cet automne au Luxembourg, plusieurs initiatives vont dans ce sens. À commencer par le Festival des Sciences, où, durant neuf jours, les visiteurs pourront découvrir les nombreuses applications des sciences dans leur quotidien ainsi que les domaines de recherche explorés dans le pays. Mais pas d’académisme pour ce faire! «L’interactivité est le maître mot et les mains dans le cambouis la norme», assure Monique Kirsch, coordinatrice du festival. Un mode opératoire mis en œuvre sur la quarantaine d’ateliers et lors des multiples expositions et

spectacles jalonnant le festival, animés tant par des institutions publiques que par des partenaires privés. Au-delà de son aspect purement événementiel, le Festival des Sciences poursuit également un objectif à plus long terme: donner aux jeunes le goût des sciences, les informer sur les perspectives de carrière et les inciter à entreprendre des études scientifiques. Et pourquoi pas pour devenir chercheur? Tel est en tout cas le mot d’ordre d’une campagne d’information parallèle au festival et intitulée «Firwat net Fuerscher?» (www.fuerscher.lu) qui

Photo: David Laurent

La curiosité en éveil

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choix d’orientation (et dont les résultats définitifs seront dévoilés en novembre), la carrière de chercheur présente peu d’attraits à leurs yeux. Filières mal connues, débouchés incertains, méconnaissance des activités de recherche au Luxembourg… sont autant de facteurs qui nuisent aux vocations. L’opération qui sera menée du 7 au 11 novembre dans les écoles vise précisément à combler ce déficit d’information. Des dizaines de chercheurs vont intervenir dans les classes pour témoigner de leur travail et montrer que recherche et plaisir peuvent aller de pair.  Frédérique Moser

Monique Kirsch et Patrick Michaely (Musée d’Histoire Naturelle) travaillent côte à côte à la promotion de la recherche.

SCIENCE FESTIVAL

Le Science Festival se déroule du 22 au 30 octobre dans le Grund, au Musée National d’Histoire Naturelle et au Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster. Contrairement aux éditions précédentes, les animations ne seront ouvertes au grand public que les week-ends (22 et 23 octobre et 29 et 30 octobre), de 10h à 18h. Durant la semaine du 24 au 28 octobre, seuls les classes scolaires et les groupes seront accueillis. L’entrée est gratuite pour tous. www.science-festival.lu

donne notamment la parole à des chercheurs de tous horizons et permet aux internautes d’entrer en contact avec eux. Patrick Michaely, du Naturmusee, coordonne cette action destinée aux 16-25 ans. «Nos objectifs sont de présenter le métier de chercheur comme une profession dynamique et riche en perspectives ainsi que d’accroître la visibilité de la recherche luxembourgeoise dans les médias», explique le jeune homme. Apparemment, il reste bien du pain sur la planche. Selon les premiers résultats d’une enquête menée auprès des lycéens pour connaître leur


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Vers l’Orient, avec des moyens Les entreprises luxembourgeoises avaient tâté le terrain à Dubaï ou au Koweït, entre autres. La visite officielle en novembre ne prêchera pas dans le désert. FAIRE DES AFFAIRES AVEC les puissances émergentes en Asie, tout le monde y pense. Au Luxembourg, la prospection a pris une réelle avance avec une série de pays porteurs, notamment au MoyenOrient, dans les Émirats essentiellement, mais aussi en Chine, par exemple, qui sera la cible d’une prochaine mission économique accompagnant une visite d’État, en septembre 2006. Les opportunités économiques avec l’Empire du Milieu sont évidentes et le Luxembourg s’y prépare avec beaucoup de sérieux, à l’instar de la Chambre de Commerce et de ses soirées d’information, où les exemples de Paul Wurth, d’Arcelor ou de l’une ou l’autre banque démontrent que les affaires entre le géant chinois et le lilliputien Luxembourg relèvent plus de la mesure du patron que de la taille d’un pays… Sur le terrain moyen-oriental, les intérêts économiques luxembourgeois ont également déjà effectué de jolis ancrages. En novembre prochain, une visite officielle, emmenée par le Grand-Duc Henri et les ministres Jeannot Krecké et Luc Frieden, aura pour mission de confirmer les ondes positives et de poursuivre l’ouverture des portes, un an après une visite similaire dans les pays du Golfe arabe (à Dubaï, au Qatar et au Koweït).

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Lors des multiples rencontres avec des décideurs politiques et économiques de l’émirat, M. Krecké a pu découvrir nombre de superlatifs économiques que cette région affiche avec une fierté certaine. Déjà, le Luxembourg s’était glissé en bonne place dans les exposants du Big Five Trade Fair de Dubaï, la Mecque des métiers de la construction. Lors de cette tournée, la délégation luxembourgeoise avait pu constater le très vif intérêt de la communauté des affaires locales pour le savoir-faire luxembourgeois dans divers domaines, au premier rang desquels se trouvent la construction, les finances ou les transports aériens.

Une majorité de gros bras Il n’y a donc aucune raison de s’arrêter en si bon chemin. Dans l’esprit de ses dirigeants, le concept «Luxembourg, terre d’investissements» a de beaux jours devant lui. Récemment, les représentants à l’étranger du Bureau de développement économique (BED) se sont réunis au Grand-Duché, pour un séminaire de formation. En présence notamment du Grand-Duc héritier, président d'honneur du BED et de… Jeannot Krecké, il a rassemblé les directeurs des BED de New Delhi, San Francisco, New York, Séoul et de Tokyo, ainsi

que l’équipe du secrétariat exécutif à Luxembourg. Pour le ministre précisément, le réseau du BED à l’étranger «doit contribuer à guider les démarches commerciales des entreprises exportatrices de produits et services made in Luxembourg». Et, dans le développement de cette structure, le gouvernement a décidé d’ouvrir deux nouveaux bureaux: un à Dubaï pour le Moyen-Orient et la région du Golfe persique, l’autre à Shanghaï pour les provinces côtières de la Chine. Même si les stratèges grand-ducaux ne mettent pas tous leurs œufs dans le même panier (comme en témoigne, notamment, une autre mission économique qui visera, cet automne, Detroit, Chicago et Toronto, pour mettre en avant, notamment, les atouts automobiles et les produits financiers), l’air du temps est bien, dans l’économie mondiale, aux parfums d’Orient. Et la mission Moyen-Orient de novembre prochain aura des choses à respirer comme à faire sentir à cet égard. L’ouverture officielle d’un «trade office» luxembourgeois à Dubaï, dirigé par Albert Poncin, sera un évident temps fort. Le bureau permanent assurera un ancrage qui, jusque-là, s’appuyait sur les attachés belges et les diplomates néerlandais. Temps fort aussi, la foire. «Le pavillon luxembourgeois au Big Five

Show sera bien en vue, du 16 au 21», prédit David Lutty, du service international de la Chambre de Commerce à Luxembourg. «Au-delà, avec notre souverain et deux ministres, notre délégation aura du poids. Le voyage passera par les Emirats arabes unis, Abu Dhabi, Dubaï et puis Amman». C’est, ici aussi, dans une réciprocité aussi attendue qu’intéressante, l’effet d’une visite officielle jordanienne au Grand-Duché l’an passé…

Challenge affiché pour PME Des pistes particulières pour jalonner ce voyage? Une trentaine d’entreprises sont annoncées pour l’instant, dans un panel multisectoriel où les «gros bras» dominent largement. Beaucoup de banques pour valoriser les services de la place financière, les fonds d’investissement ou le private banking même, mais aussi des cabinets juridiques, des donneurs d’ordre industriels, Arcelor en tête, le secteur aérien avec Cargolux, le tout ajouté aux incontournables liés à la thématique de Dubaï, les valeurs sûres luxembourgeoises dans les métiers de la construction et de l’immobilier. À la Chambre de Commerce, comme au ministère, on espère aussi promouvoir dans les dunes du Golfe les spécialités


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Carsten Meier, (3P Automation): «Nous espérons cette fois une concrétisation dans le carnet de commandes et nous envisageons déjà de nous appuyer sur un agent à Dubaï, dans cette région où tout bouge très vite».

de l’une ou l’autre PME. Carsten Meier, dirigeant allemand de 3P Automation à Echternach, spécialisée dans le power supply, confirme son intérêt pour la démarche. «Nous étions déjà présents à Dubaï l’an passé. Et nous y avons eu des prospects intéressants. Nous espérons cette fois une concrétisation dans le carnet de commandes. Et nous envisageons déjà de nous appuyer sur un agent à Dubaï, dans cette région où tout bouge très vite». L’expression «bâtir sur le sable» y prend d’ailleurs une tout autre tournure, comme un défi. Le genre de challenge qui sourit à Tom Meyer, de Basic

Consulting. «Au milieu des mastodontes de l’économie luxembourgeoise, nous aurons un côté exotique», sourit l’homme de communication, à la tête d’une TPE de cinq personnes. Sa société n’est pas inconnue pour autant. Des coups comme Art on Cows ou, plus récemment, Défense d’Afficher, cela pose des jalons. Justement, «nous avons les droits mondiaux pour une franchise du concept Défense d’Afficher. Nous avons la chance de pouvoir présenter ce concept lors de chacune des trois réceptions officielles prévues lors de cette mission». L’idée s’affichera-t-elle à

Dubaï, voire ailleurs, dans la grande région arabique? «C’est un objectif. Il y a là-bas un potentiel énorme, un marché en perpétuelle expansion. Nous n’arrivons pas dans le vide. Nous avions déjà un peu touché ce marché en 2003-2004 et préparé le terrain. Nous avons des contacts et une agence sur place qui peut nous servir de tremplin et d’ancrage, ce qui est important culturellement et économiquement parlant. Si l’on veut espérer faire tache d’huile là-bas, il faut une base locale». La franchise Défense d’Afficher ne constitue d’ailleurs pas le seul enjeu pour Basic

Consulting, qui entend bien valoriser l’ensemble de ses métiers et compétences. «Il y a une demande réelle et une grande curiosité pour les organisations événementielles, le marketing ciblé, la publicité, les relations publiques, la communication, le conseil et la gestion touristiques… Il y a incontestablement des choses à faire là-bas, sans oublier d’ériger en priorité l’adaptation permanente à la région. Nous avons des idées, ils ont des moyens, c’est un fait, mais on doit surtout se retrouver d’accord sur le même terrain». La remarque vaut ici aussi. Grâce à une bonne collabora-

tion avec le ministère, que salue franchement Tom Meyer, la société de Luxembourg s’embarque dans le challenge. Dans les locaux, c’est un peu la fièvre, entre la relance des prospects et l’élaboration d’une brochure en arabe, inspirée par les objets ramenés du précédent périple dans le secteur. Mais Tom Meyer a le stress radieux. «On va être confronté à un contexte complètement différent d’ici, un contexte pratiquement démesuré. Pour une toute petite structure comme la nôtre, ce genre de mission est une aubaine. Une chance de sauter sur le train».  Alain Ducat

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KYOTO

INTERNET LARGE BANDE

Le Luxembourg n'atteindra pas ses objectifs.

2004: le grand boom

RETARD

Carburants sans soufre (7/10) La directive 2003/17/CE établit que les États membres doivent garantir, à partir du 1er janvier 2005 au plus tard, l'approvisionnement de l'essence sans plomb et du carburant diesel d'une teneur en soufre maximale de 10 mg/kg. «Le Luxembourg essaie de se conformer depuis le 1er janvier 2005 à ses obligations communautaires», répond Lucien Lux, à une question parlementaire. Et si ledit produit pétrolier n'est pas encore disponible sur le marché luxembourgeois, c’est parce que le gouvernement n'a pas reçu de demande d'autorisation de mise sur le marché d'un carburant sans soufre et parce qu’avant que le nouveau produit puisse être commercialisé, les entreprises pétrolières doivent d'abord mettre leur stock existant à zéro. «L'introduction des carburants sans soufre est prévue pour la mi-novembre 2005», précise le ministre.

ROAMING

Diminuer sa facture (4/10) La Commission Européenne a lancé un nouveau site Internet permettant de comparer les tarifs d’itinérance grâce à une sélection d’échantillons tarifaires. Son objectif: informer les consommateurs et leur fournir des astuces pour mieux gérer le coût de leurs appels. Les coûts d’itinérance (ou roaming costs) peuvent varier de manière substantielle selon l’opérateur et le pays. La Commission avait déjà adressé, ces derniers mois, des communications de griefs à Vodafone, mmO2 et T-Mobile pour le niveau excessivement élevé de leurs tarifs pratiqués au Royaume Uni et/ou en Allemagne. http://europa.eu.int/information_society/roaming http://europa.eu.int/information_society/doc/factsheets/051-roaming.pdf

AGENDA 26 – 27.10.2005

Les atouts de la SICAR IFE Benelux organise, à l’hôtel Le Royal, une conférence autour du thème «Tirez parti des atouts de la SICAR», comment définir une politique d’investissement adaptée à la SICAR? Les avantages juridiques, fiscaux et financiers seront, notamment, comparés à la PRICAF belge, le FCPR français et la Limited Partnership anglaise. Renseignements inscriptions: Delphine Van Hende, Tél.: +32/2.533.10.15; ifebenelux@ifexecutives.com

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Voitures de société: avantages fiscaux Le prochain petit-déjeuner HR One, organisé avec Leaseplan, aura pour thème «Voitures de société: aspects fiscaux, comptables et TVA». Cette manifestation se tiendra, de 9h00 à 11h00, au Sofitel, Kirchberg. Inscription: team@hrone.lu

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ON LES ATTENDAIT AVEC impatience, les voilà donc: les premières statistiques 2004 concernant le marché des télécommunications, délivrées par l'Institut Luxembourgeois de Régulation (ILR), sur base des questionnaires périodiques des informations statistiques fournis par les opérateurs fixes et mobiles. Sans surprise, les chiffres relatifs à la téléphonie fixe font apparaître un tassement, au contraire des statistiques relatives à la téléphonie mobile, dont le chiffre d'affaires global tend à rejoindre celui du fixe... En termes de revenus, le chiffre d'affaires total des réseaux fixes (hors revenus de terminaison d'appels et vente d'équipements) a atteint, en 2004, 231,3 millions d'euros (-0,64% par rapport à 2003). Ce montant comprend 59,09 millions de revenus d'abonnement au réseau de téléphonie (+1,5%), alors que le chiffre d'affaires total des communications des réseaux mobiles a bondi de 18,6% pour atteindre, en 2004, 196 millions d'euros. Un chiffre qui inclut les revenus de terminaison d'ap-

pels, mais pas les revenus Roaming Out de clients luxembourgeois à l'étranger. Les opérateurs mobiles ont réalisé, à l'origine de leurs réseaux en 2004, un volume total de 444 millions de minutes (+17,5%) et de 194,7 millions de SMS (+15,2%). Il n’est donc pas utopique d’imaginer que pour l’année 2005, la téléphonie mobile rapportera plus que la téléphonie fixe… Le marché de gros de l'interconnexion nécessaire pour la terminaison d'appels vers les réseaux mobiles et l'itinérance entrante (Roaming In de clients étrangers) a représenté un volume de 69,62 millions d'euros (+2,4%). Le volume de minutes «mobiles vers mobiles» est de 70,2% sur un même réseau (trafic On-Net), tandis que les minutes échangées entre deux réseaux mobiles ne représentent que 29,8% (trafic Off-Net) du trafic total. En volume de communications originaires du réseau fixe, la baisse est sensible: avec 2,096 milliards de minutes, le marché se contracte ainsi de 13,85%. 988 millions de minutes (-17%) cor-

respondent aux communications locales et 579 millions (17,3%) au trafic Internet. «Une partie de la diminution des minutes de communications locales s'explique par des minutes Internet comptabilisées par les opérateurs sous minutes de communications locales», explique le rapport de l'ILR, qui note encore que le trafic Internet commuté a connu une diminution de l'ordre de 13% due à l'utilisation accentuée des services Internet à large bande (services ADSL et Internet par câble TV). En effet, sans surprise, non plus, l'une des observations les plus spectaculaires faites par le régulateur concerne le nombre d'abonnés aux services Internet large bande. 36.500 abonnés étaient recensés en 2004, contre 15.300 un an plus tôt, soit une progression de 138%. Le nombre d'accès large bande via les réseaux câblés de télévision (réseaux CATV) ne représente que 10,8%; une très large majorité des accès à Internet à large bande continue à être réalisée par des raccordements ADSL.  J.-M. G.

De 15.300 en 2003, le nombre d’abonnés aux services Internet large bande est passé à 36.500 en 2004. Photo: David Laurent

(4/10) «En 2004, nous avons déjà dépassé les quotas fixés (…) et nous allons probablement atteindre cette année la limite des 13 millions de tonnes», a déclaré le ministre de l'Environnement lors de l'ouverture de l'Oeko-Foire, ajoutant qu'il était «irréaliste de penser que nous atteindrons le niveau de 9 millions de tonnes au cours des trois prochaines années». La raison: «Nous rencontrons un problème engendré par la dynamique de développement de ces dernières années». En réponse à une question parlementaire, le ministre admet que «le pays devra recourir aux mécanismes de Kyoto».


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GRAND PUBLIC ET SPÉCIALISTES VONT ÉLIRE LES MEILLEURES PUBS TV, RADIO, INTERNET ET CINÉMA

Victor Media Awards 2005 La disparition de la Fédération des Professionnels de la Communication (F/P/C), suite au départ de la structure Espace Pub (l’association des régies publicitaires) aura eu, parmi les conséquences directes, de multiplier par deux les initiatives de remise de trophées de la profession. Ainsi, après les «Design & Communication Awards», fin mai, voici les «Victor Media Awards», organisés pour la première fois cette année, dont le but est d’encourager, de promouvoir et de valoriser les créations publicitaires luxembourgeoises dans le domaine de l'audiovisuel et de l'Internet. «Ces dernières années, je pense que la qualité technique des spots audiovisuels a fortement augmenté, constate Lou Scheider, directeur d’IP Luxembourg et président d’Espace Pub. Il y a plus d’acteurs sur le marché et la technique digitale permet de faire beaucoup de choses. Pour ce qui est de la créativité, même si cela reste subjectif, on ne peut que constater, chez nous comme ailleurs, que l’on est dans une période où l’on est plus attentif à la relation coût de production-coût de diffusion: on est alors plus près de l’efficacité d’une campagne que de l’aspect purement créatif». Peut-être est-ce en raison de cette «faiblesse» de la créativité que le jury des «Design & Communication Awards» (dont une large part n’était pas, non plus, luxembourgeoise…) n’avait pas jugé bon d’attribuer le moindre trophée dans la catégorie «radio», au printemps dernier, ce qui n’avait pas manqué de faire grincer quelques dents.

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Aucun risque, cette fois, que cette péripétie se reproduise. Sur la ligne de départ de ces «Victor»: 32 spots et visuels, choisis par un jury indépendant de huit personnes et répartis équitablement dans quatre catégories: cinéma, radio, TV et Internet. La particularité de ces trophées réside dans le mode de scrutin, puisque le grand public a été appelé à donner son avis, aux côtés des professionnels. Quelque 2.000 votes ont ainsi été enregistrés sur le site www.victor.lu. Ils représenteront 50% de la décision finale, l’autre moitié étant constituée par les votes des professionnels (une centaine). «L’idée n’est pas de juger les aspects créatifs techniques de ces spots, prévient Laurent Friob, directeur marketing d’IP Luxembourg, l’instigateur de ces trophées. Nous voulons simplement savoir quels sont les spots que préfère le grand public. Nous n’avons pas non plus fixé de critères de choix pour les professionnels, mais on peut imaginer que leur réflexion a été davantage guidée par ces considérations techniques». Ainsi, au final, les avis du grand public et des professionnels n’ont pas toujours convergé dans une même direction et l’attribution de ces «Victor Awards» s’est, parfois, «jouée sur des détails», témoigne M. Friob. C’est le lundi 24 octobre que le voile sera levé sur les résultats de ces votes, lors de la cérémonie de remise des trophées qui se déroulera, sur invitation, au Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg.  J.-M. G.


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Victor Media Awards 2005

AGENCE IDPROD SCHORNSTEINTECHNIK EMIL ANTONY (SCHÉINE KAMEIN)

CATEGORIE 1

Spot Radio 

AGENCE BINSFELD COMMUNICATION SECURITE ROUTIERE

AGENCE ADVANTAGE COMMUNICATION P&T LUXEMBOURG

AGENCE MOSKITO PRODUCTIONS VOXMOBILE

AGENCE ESPERA PRODUCTIONS MINISTERE DE L'EGALITE DES CHANCES

AGENCE COMED CEGECOM

AGENCE CREATEAM CACTUS

CATEGORIE 2

Spot Télé AGENCE IDPROD LUXBUY.LU



AGENCE MOSKITO PRODUCTIONS BABY CENTER

CATEGORIE 3

Spot Cinéma AGENCE MOSKITO PRODUCTIONS TOUSALON

AGENCE IDPROD MINISTERE DES TRANSPORTS

AGENCE ADDEDVALUE LIBRAIRIE ERNSTER

AGENCE ITCHIBAN CHAUSSURES LEON

AGENCE ESPERA PRODUCTIONS MINISTERE DE L'EGALITE DES CHANCES



AGENCE IDPROD SCHORNSTEINTECHNIK EMIL ANTONY (VATICAN)

AGENCE MIKADO-PUBLICIS CFL

AGENCE IDPROD COMMISSARIAT DU GOUVERNEMENT AUX ETRANGERS

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Victor Media Awards 2005

AGENCE ADDEDVALUE LIBRAIRIE ERNSTER

AGENCE BIZART MINISTERE DES TRANSPORTS

AGENCE COMED CEGECOM

AGENCE INTERACT BANQUE GENERALE DU LUXEMBOURG

AGENCE ADVANTAGE COMMUNICATION P&T LUXEMBOURG

AGENCE MILLENIUM VALORLUX

AGENCE IPWEBNET.LU TOYOTA

AGENCE IPWEBNET.LU TANGO

AGENCE ESPERA PRODUCTIONS MINISTERE DE L'EGALITE DES CHANCES

AGENCE BINSFELD COMMUNICATION COMMISSION DE PROMOTION DES VINS ET CREMANTS

AGENCE IPWEBNET.LU TANGO

AGENCE INTERACT BANQUE GENERALE DU LUXEMBOURG

AGENCE COMED CEGECOM

AGENCE INTERACT CORTAL CONSORS

CATEGORIE 4

Publicité Internet AGENCE IDPROD MINISTERE DES TRANSPORTS

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La Smart roule dans le brouillard L’arrivée des chaînes de production de la nouvelle Smart ForTwo à Hambach, en Moselle, ne semble pas avoir dissipé les rumeurs de fermeture du site.

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Rastatt, en Allemagne), refuse de donner son avis, jugeant les propositions de reclassement et les mesures d’accompagnement insuffisantes… La direction de Smart l’assigne en justice. Le Comité d’Entreprise fait de même! L’inquiétude persiste. «Nous n’accordons que peu de crédit aux déclarations de Klaus Fischinger (directeur général de Smart France, ndlr) quand il dit que le site ne fermera pas. S’il avait voulu nous rassurer, il aurait inclus dans son plan de sauvegarde de l’emploi, une garantie des emplois sur le site pour 2006, 2007 et 2008», souligne Patrice Wilhelm, secrétaire du Comité d’Entreprise de Smart Hambach et délégué CGT. «J’ai l’impression que Dieter Zetsche (nommé directeur de Mercedes Car Group le 1er septembre, il prendra la direction de DaimlerChrysler en janvier 2006, ndlr) s’est fixé comme date butoir la fin 2007, avec pour objectif d’y atteindre l’équilibre financier, sans quoi il y aura, selon moi, un second plan de sauvegarde de l’emploi voire, si le gouffre était trop important, la fermeture du site».

Nouvelle ForTwo en 2007 Une crainte également partagée par Jean-Pierre Masseret, le président socialiste du

Conseil Régional de Lorraine qui, dans un courrier adressé le 8 septembre à M. Zetsche, resté sans réponse, demande des assurances concernant l’avenir de la marque et du site. «Certaines déclarations au Salon de l’automobile de Francfort tempèrent un peu cela, notamment le projet de recherche du groupe d’une voiture économique, essence et électricité ou cette possibilité d’un marché américain pour la ForTwo. Mais on reste quand même dans le brouillard. Il serait bien d’être rassuré sur les intentions du groupe et de pouvoir confirmer les investissements publics qui ont été faits». Soit plus de 18 millions d’euros d’aides. Très active dans ce dossier, la Communauté de Sarreguemines-Confluences n’a pas souhaité faire de commentaire. Hubert Roth, le maire de Hambach, ne cache pas en revanche son optimisme. «Si la direction de Smart avait voulu se débarrasser du site, elle l’aurait déjà fait. Le contexte est très dur avec l’ouverture du marché aux pays de l’Est, mais je pense que c’est viable; Smart est vraiment un bon projet». L’élu s’est d’ailleurs engagé pour 2006 à lui faire un petit cadeau en réduisant de 150.000 euros sa taxe sur le foncier bâti… Du côté de la direction, malheureusement, notre proposition d’interview a été

refusée; le porte-parole du site, Jean-Yves Schmitt conseillant «d’attendre l’arrivée d’ici décembre de la chaîne de montage de la ForTwo». Le Docteur Gottvick, porteparole à Böblingen, au siège de Smart, confirme de son

côté: «L’avenir est assuré à Hambach; la nouvelle ForTwo y sera construite. M. Fischinger doit uniquement faire face à un plan de restructuration qui, même si c’est difficile, touche seulement 48 salariés».  Gaël Calvez

48 millions d’euros d’aides publiques ont déjà été versées pour le développement du site de Hambach.

Photo: David Laurent

DEPUIS PLUSIEURS MOIS, la Lorraine retient son souffle. En avril, c’est DaimlerChrysler qui annonce à sa filiale Smart, déficitaire, un plan de restructuration de 1,2 milliard d’euros, soit 700 suppressions d’emplois réparties entre le siège social à Böblingen, près de Stuttgart, et ses usines néerlandaise et mosellane. Sur les 850 salariés qui travaillent à Hambach (2.000 en incluant les sous-traitants du pôle Smartville), 160 sont concernés par cette mesure, dont 51 salariés permanents (les autres sont en CDD ou en intérim). En août, ensuite, c’est un banquier qui déclare dans un quotidien allemand que les fonds d’investissement de DaimlerChrysler vont tout mettre en œuvre pour que le groupe ferme sa filiale de petites citadines. L’inquiétude est donc à son comble. Le mois dernier, la direction de Smart France dément, pourtant, toute fermeture de l’usine lorraine. Elle reconnaît être obligée d’arrêter la fabrication du roadster à la fin de l’année, mais confirme la fabrication sur le site du nouveau modèle de la ForTwo qui sortira en 2007. Dans le même temps, le Comité d’Entreprise, consulté dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi (il concerne au final 48 salariés; les CDD n’ayant pas été renouvelés et certains personnels ayant pu être transférés à


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La Lorraine crève l’écran C’EST UN PETIT GUIDE pratique de quatorze pages qui aurait pu passer inaperçu: «Cinéma et audiovisuel: les acteurs et réseaux en Lorraine». Et, pourtant, c’est une première. «Le secteur audiovisuel pâtissait du cloisonnement et d’une méconnaissance des acteurs entre eux», reconnaît Daniel Barroy, directeur de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Lorraine. «Ce guide permet non seulement d’avoir une meilleure visibilité des acteurs, mais aussi de mesurer le poids économique de ces réseaux». Ils sont, en effet, 2.000 en Lorraine à graviter autour de ce secteur: 500 dans des emplois de diffusion et d’exploitation cinématographique (la Lorraine compte 60 salles, 176 écrans et affichait plus de 6 millions d’entrées en 2004), 500 dans les télévisions (deux télévisions régionales, France 3 et RTL 9, et dix télévisions locales) et, enfin, près de 1.000 intermittents. «On a toujours l’impression que la culture coûte très cher alors qu’il s’agit d’une activité économique directe. Chaque euro est dépensé dans la Région», soutient Thibaut Villemin, vice-président du Conseil Régional en charge de la Culture. Un exemple récent? «La désobéissance», un téléfilm tourné fin septembre à Nancy, pour être diffusé à l’automne 2006 sur France 2. Bénéficiaire d’une aide régionale de

100.000 euros, il aurait déjà rapporté à la Lorraine 215.000 euros en comptant les frais d’hébergement, l’emploi de techniciens et d’intermittents du spectacle. «Beaucoup de films ont été tournés en Hongrie et en République tchèque. Aujourd’hui, la volonté de l’Etat est de re-nationaliser les tournages en France. Dans toutes les Régions et pas seulement à Paris», explique Thibaut Villemin. La Lorraine a parfaitement compris cet enjeu. Engagée dès 2004, via son Conseil Régional, dans une politique plus ambitieuse en faveur du cinéma et de l’audiovisuel, elle a décidé, cette année, de multiplier par cinq ses crédits, passant de 100.000 à 500.000 euros, soit un budget global de 1 million d’euros; le Centre national de la cinématographie participant à hauteur de 400.000 euros.

Aide aux longs-métrages Deux axes prioritaires ont été retenus: l’aide à la création (courts-métrages et aides à l’écriture) et l’aide à la production cinématographique et audiovisuelle. Limité jusqu’à présent aux documentaires, ce soutien s’est étendu aux téléfilms et aux longs-métrages avec, pour premier bénéficiaire, «Les âmes grises» d’Yves

Photo: Olivier Minaire (Blitz)

Les crédits accordés au secteur audiovisuel lorrain ont été multipliés par cinq. Un bureau d’accueil de tournage transfrontalier pourrait, à l’avenir, voir le jour.

Thibaut Villemin: «On a toujours l’impression que la culture coûte très cher alors qu’il s’agit d’une activité économique directe. Chaque euro est dépensé dans la région».

Angelo (sorti le 28 septembre), d’après le roman de l’écrivain lorrain Philippe Claudel. «Pour prétendre au fonds de soutien, le producteur doit remplir au moins deux des quatre critères suivants: une société implantée en Lorraine, un sujet traitant de la Lorraine, un réalisateur ou un auteur lorrain ou une dépense en région Lorraine de 120% de la subvention allouée par la Région; par exemple, le tournage, le montage ou le traitement de l’image», explique M. Villemin.

Dans cette aventure, le Conseil Régional tient particulièrement à faire participer les élèves issus des quatre lycées lorrains proposant l’option cinéma: le lycée de la communication à Metz, le lycée Jean XXIII à Montigny-lès-Metz, le lycée Poincaré à Nancy et le lycée Vuillaume à Mirecourt, dans les Vosges. «Nous voulons dire aux jeunes qui poursuivent leurs études dans le domaine audiovisuel qu’ils n’ont pas besoin de quitter la région. La Lorraine est aussi

une terre de création». Reste à savoir si un bureau d’accueil de tournages pourrait, à l’instar de l’Alsace, voir le jour en Lorraine. «Je sais qu’il est fortement attendu par la profession, confie Thibaut Villemin, mais je ne suis pas persuadé qu’il soit pertinent à l’échelon régional. Il le serait à mon avis beaucoup plus si on y associait le Luxembourg et la Sarre». Trois réunions ont déjà eu lieu dans ce sens.  Gaël Calvez

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BOURRAGE PAPIER

ETUDE CEPROS

Sérénité chez les Ed. Guy Binsfeld

Intégrer les soins de santé

RAIL

Pousser Bruxelles-Luxembourg (5/10) En prélude à la réunion européenne des ministres des transports, Lucien Lux a accueilli son homologue belge Renaat Landuyt, ministre fédéral de la mobilité. On a évoqué la ligne BruxellesLuxembourg, dans le cadre du «projet prioritaire» EuroCapRail, la fameuse liaison, censée être rapide, entre les trois capitales européennes, Strasbourg prolongeant la ligne. Renaat Landuyt a souligné clairement «la détermination d’effectuer, côté belge, les travaux de modernisation» de cette ligne, plus lente aujourd’hui qu’il y a cinquante ans… Il a été précisé qu’une décision sur le financement «sera disponible au premier semestre 2006»...

TERBEKE

Godefroid de Nutons (4/10) Dans le Luxembourg belge, les Godefroid, c’est un peu les Oscars: un coup de projecteur -une statuette pour chaque lauréat, une aide financière parfois substantielle pour certains- braqué sur les mérites et le talent de gens, d’œuvres, d’entreprises, qui, issues de la province, en portent haut les couleurs. Côté économique, les lauriers vont à l’entreprise Les Nutons (Marche en Famenne), insérée dans le groupe TerBeke depuis 1996. René Delcomminette, directeur général d’Idélux, souligne la croissance de 13% annuels ces cinq dernières années, le passage de 200 à 300 emplois, le développement du centre de recherche travaillant pour le groupe ou encore les prochains investissements, quelque 11 millions, dans une nouvelle ligne de production de pâtes alimentaires.

CARTE ROUTIÈRE

La Grande Région au 1/400.000e (12/10) La première carte routière -à l’échelle du 1/400.000e- de la Grande Région Sarre-Lor-Lux/Rhénanie-Palatinat/Wallonie vient d’être présentée. C’est la première fois que l’ensemble du territoire de la Grande Région (5 composantes, 4 pays membres, 3 langues officielles, 2 cultures, 1 espace de coopération) est représenté sur une seule et même carte, avec précision. En outre, à côté de la Grande Région, la carte montre également des villes comme Bruxelles et Strasbourg, Francfort, Cologne, l’agglomération parisienne, Lille, l’Alsace, la Forêt Noire… Il ne s’agit pas d’une carte «insulaire» mais d’une carte transfrontalière. www.granderegion.net

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LA GRANDE RÉGION SARRE - Rhénanie-Palatinat - Luxembourg - Lorraine - Wallonie s’étend bien plus, dans sa réalité quotidienne, à la zone Sarre Lorraine - Luxembourg (GrandDuché et province belge) qui lui a donné son nom initial de Grande Région Sarre - Lor Lux. Dans ce bassin de vie de citoyens, depuis déjà longtemps, les frontières n’ont plus de signification. Le GrandDuché est sans aucun doute le moteur principal de l’essor de cette très vaste zone transfrontalière, ne serait-ce que par les quelque 120.000 frontaliers qui, chaque jour, viennent y travailler. La Grande Région c’est un constat unanime- reste pourtant mal connue en tant que telle par ses habitants. La réalité de cette zone géographique a déjà mené à des coopérations hospitalières transfrontalières. Mais la diversité sinon les antagonismes- des mécanismes légaux, des systèmes de sécurité sociale, voire même la concurrence entre institutions, pour ne citer que cela, font que les barrières restent fortes. Pourtant, même si les enjeux caractéristiques de l’avenir des soins de santé sont, bien sûr, les mêmes dans la

Grande Région qu’ailleurs, le potentiel de synergies et de collaborations transfrontalières y est énorme. C’est en partant de ce potentiel que le Centre d’Etudes Prospectives (CEPROS) s’est attaché, dans une étude, présentée il y a peu à Luxembourg, à dégager les pistes du système de santé en Grande Région, à l’horizon 2020. Un tel travail peut paraître iconoclaste puisque, malgré les barrières nationales et régionales, il parle d’un seul système de santé, et non des systèmes de santé. Mais les pistes proposées sont, de l’avis même de Mars Di Bartolomeo, le ministre de la Santé et de la Sécurité Sociale, «très intéressantes et ont pour mots d’ordre: rassembler, se spécialiser, partager, être efficaces». L’étude a, bien sûr, d’abord analysé les faiblesses, opportunités et menaces pour le secteur, avant de déterminer le potentiel de synergies, pour déboucher sur 13 recommandations prioritaires. La première consiste en la création d’une plate-forme de coordination interrégionale chargée, entre autres, d’élaborer une vision commune et une cartographie de l’offre ainsi que

de veiller à ce que l’offre de soins soit intégrée. Elle devrait également permettre la mise en place d’une unité de gestion interrégionale permanente et créer des effets de synergies au travers des soins d’urgence interrégionaux. En vue d’optimiser la gestion des soins de santé hospitaliers, il s’agirait alors de mettre en place des outils de gestion stratégique, financière et économique. Cette optimisation nécessiterait l’intégration des modèles de gestion de la qualité dans la gestion hospitalière et la proposition, à tous les personnels, de programmes de formation adaptée. Sans oublier une gestion optimisée de l’approvisionnement en instaurant, par exemple, une centrale d’achat commune. Tout cela implique, bien sûr, des systèmes informatiques intégrés, y compris pour les dossiers des patients et l’élargissement des réseaux actuels de téléconsultation. Tant le ministre Di Bartolomeo que les responsables d’hôpitaux présents ont marqué leur désir d’aller de l’avant. Reste à voir si les barrières pourront être abattues.  M. VDM.

Un des objectifs est de créer des effets de synergies au travers de soins d'urgence interrégionaux. Photo: David Laurent

Accusées de plagiat (voir le dernier paperJam, p. 60) par l’administrateur du Syndicat d’Initiative de Virton, Georges Behin, pour un livre reprenant des promenades balisées dans le sud de la Belgique sur lesquelles Virton estime avoir des droits, les Editions Guy Binsfeld restent très sereines. «Pour nous, l’affaire est quasiment close», dit le directeur des éditions Rob Kieffer. Rédacteur en chef des publications «incriminées», Joseph Colbach précise: «Nous avons pris le conseil d’un avocat, spécialisé dans les droits d’auteur. Il est formel: il n’y a aucune conception intellectuelle originale dans un tracé de promenade. Selon nous, un sentier balisé, c’est une attraction touristique, au même titre qu’une cathédrale par exemple. Ce n’est pas parce que quelqu’un l’a décrite que plus personne ne peut la décrire! En outre, nous avions envoyé des gens sur le terrain à Virton. Nous nous sommes basés sur leurs notes et remarques, nous avons écrit un texte original et reproduit la carte de l’Institut Géographique National en lui ayant payé les droits afférents». Aucun arrangement financier n’est intervenu par ailleurs avec le S.I. de Virton. Un contact a été pris par Binsfeld avec le président du S.I., André Feller qui, aux dires de M. Colbach, «semblait un peu gêné par la tournure des événements». Enfin, les Editions Binsfeld n’ont rien reçu, émanant d’un cabinet d’avocats belge ou d’un quelconque ministère. On va donc droit vers la fin de polémique.


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Une vision à long terme est indispensable»

«

A la veille d’une tournée de promotion d’une semaine aux États-Unis, Thomas Seale, le président de l’ALFI, refuse de se reposer sur les lauriers du succès de l’industrie luxembourgeoise des fonds d’investissement. DU 24 AU 27 OCTOBRE, l’industrie luxembourgeoise des fonds d’investissement sera en tournée de promotion aux États-Unis, de la côte ouest (San Francisco) à la côte est (New York), en passant par Chicago et Boston. La délégation, dirigée par Thomas Seale, président de l’Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement (ALFI) et composée de représentants des principaux cabinets d’avocats de la place, spécialisés dans ce secteur d’activités (Linklaters Loesch, Elvinger, Hoss & Prussen ou encore Arendt & Medernach) et de partners des Big Four (KPMG, Ernst&Young, PwC et Deloitte), sera accompagnée, tout au long de ce périple de quatre jours, par le ministre du Trésor et du Budget Luc Frieden. Au menu, sont prévues des rencontres avec les professionnels américains, des présentations techniques, sur UCITS III ou sur les produits innovants, mais aussi une intervention forcément plus politique de M. Frieden sur le thème «Luxembourg: your pro-business country in the EU». Après le succès des missions similaires menées à Londres, cet été, et à Francfort et Toronto, début octobre, l’ALFI entend ainsi renforcer ses actions de promotion auprès des principaux opérateurs étrangers. Elle rappellera également que le Luxembourg, avec un patrimoine global de 1.337,57 milliards d’euros

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relevés fin juillet, est, plus que jamais, la première place européenne en la matière. «Je suis assez confiant dans l’idée que ces tournées de promotion deviennent quelque chose de régulier», explique Thomas Seale, qui aborde ce voyage outre-Atlantique avec un optimisme néanmoins teinté d’une prudence raisonnable. Monsieur Seale, quel est l’esprit qui va animer la délégation luxembourgeoise à l’occasion de cette tournée aux États-Unis? «Je citerai un seul chiffre pour poser le problème: les fonds d’investissement ses promoteurs américains représentent environ 20% des fonds domiciliés au Luxembourg. De plus, les décideurs, eux, sont aux États-Unis. Il est donc logique et simple d’aller vers eux, chez eux, afin de présenter notre place et notre centre de compétences en matière de fonds d’investissement. Pour ce voyage, nous aurons l’honneur de compter sur la présence de Luc Frieden, qui nous accompagnera tout au long de la semaine. Cela montre à quel point le gouvernement luxembourgeois prend cette démarche très au sérieux. Quels seront, à vos yeux, les points forts de cette semaine de tournée? «Le premier point nouveau par rapport à nos précédents voyages aux États-Unis est que nous ne nous contente-

rons pas d’aller à New York. Nous irons également à San Francisco, Chicago et Boston. Nous tenons absolument à pénétrer au cœur du pays, afin de rencontrer un maximum de promoteurs et de sponsors de fonds américains. Par ailleurs, dans chaque ville, nous allons demander à une société déjà implantée au Luxembourg d’intervenir pour expliquer les raisons de sa présence dans le pays. Nous pensons qu’il est toujours utile d’avoir un tel témoignage. Le programme sera complété par une partie plus technique où seront discutées des problématiques liées aux produits européens, au passeport UCITS III, ainsi qu’aux produits alternatifs et innovants, aux Sicar et, de manière générale, à tous les fonds basés sur les instruments de titrisation et les produits immobiliers. Évidemment, dans chaque ville, nous aurons des rencontres en tête à tête avec les patrons des sociétés américaines. Ainsi, Luxembourg, deuxième place mondiale en matière de fonds, va chasser sur les terres du leader américain… «Oui, mais cela ne constitue rien d’autre qu’une nécessité commerciale. Il faut bien voir que ces mêmes décideurs américains sont aussi sollicités par Dublin ou d’autres centres. Il est donc important pour nous de rappeler que nous sommes effectivement le 2e

centre mondial des fonds d’investissement. Mais nous allons même plus loin, car notre intervention, là-bas, est placée sous le titre «Luxembourg – your Hub for International Distribution». Le message que nous voulons amener à nos collègues américains est simple: ils disposent certainement d’une distribution domestique très développée dans leur pays, mais il y a aussi le reste du monde. Et le meilleur endroit pour attaquer le reste du monde, et pas seulement l’Europe, c’est le Luxembourg. C’est là que l’on va y trouver les prestataires de services, les autorités de tutelle, un gouvernement et une infrastructure nécessaires à l’élaboration et à la réussite d’une stratégie de distribution internationale. Avez-vous le sentiment d’arriver là-bas en position de force, compte tenu de votre position de leader européen? «Peut-être, mais en même temps, je ne peux que constater que la croissance enregistrée par l’industrie des fonds à Dublin est supérieure à la nôtre. Si, effectivement, il est acquis que le secteur est mondialement reconnu au Luxembourg, il faut néanmoins faire attention aux menaces permanentes qui pèsent sur lui. Je ne pense pas qu’il faut considérer la situation de manière statique, mais bel et bien dynamique, avec des évolutions tous les mois, tous les ans. Il faut, à chaque fois, voir où les

choses sont susceptibles de bloquer, identifier les problèmes et apporter les solutions adéquates. Qu’attendez-vous, au final, de cette tournée de promotion? «Nous visons principalement deux cibles. La première, ce sont les promoteurs américains qui sont déjà au Luxembourg. Le message que nous faisons passer depuis plusieurs années est de faire en sorte de les conforter dans leurs choix et de les encourager à élargir leur présence et leur utilisation de ce domicile. Aujourd’hui, nous constatons que les grands groupes américains, à côté de leur activité domestique, lorgnent le Luxembourg pour toute leur activité internationale. L’autre cible concerne ceux qui ne sont pas encore là. C’est, souvent, des acteurs plus petits, peut-être des fonds alternatifs, qui auront plutôt tendance à voir Dublin comme un premier pas dans une démarche internationale. Il faut donc aller vers eux pour mettre en évidence la qualité de la législation et de l’infrastructure luxembourgeoises. Là, ce sera plus difficile et c’est une des principales raisons pour lesquelles nous nous rendons sur place, puisqu’il nous est difficile d’atteindre cette partie du marché en restant au Luxembourg. La problématique de la taxe d’abonnement (l’ALFI a déposé, cet été, auprès du ministre du


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Thomas Seale: «Nous avons le sentiment que les grandes positions luxembourgeoises sont partagées par d’autres pays et, de plus en plus, par la commission européenne».

Quelles sont, à vos yeux, les principales menaces concurrentielles pour la place luxembourgeoise? «Je reste très prudent en la matière. Parfois les menaces viennent des choses qui, aujourd’hui, ne sont pas visibles ou sont méconnues. Les fonds domestiques des autres pays, je pense en particulier à la France ou l’Allemagne, peuvent aussi utiliser les possibilités de UCITS III

Photo: Véronique Kolber

Trésor et du Budget, une réduction d’un point de base de la taxe d’abonnement touchant les fonds d’investissement, Ndlr) fait-elle partie des «problèmes» actuels que vos évoquez? «Évidemment. Politiquement, je suis conscient de la difficulté de prendre une telle mesure. Mais il convient de prendre les dispositions adéquates pour que le Luxembourg reste le vainqueur non pas en 2005, mais en 2015! C’est là que se trouve l’enjeu et il faut que toutes les parties prenantes en aient conscience. En politique, on pense souvent à court terme, alors que dans le cas présent, une vision long terme est indispensable. Et n’oublions pas que dans six mois, il y aura peut-être d’autres points cruciaux à examiner. Il ne faut pas imaginer qu’il suffit de prendre une décision pour que tous les problèmes soient réglés. Il faut toujours avoir à l’esprit ce côté dynamique.

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pour distribuer les fonds plus facilement en Europe. Notre position est de dire que Luxembourg constitue le centre européen de distribution idéal, mais d’autres places peuvent aussi jouer ce rôle. Ce n’est peut-être pas forcément le cas aujourd’hui, mais cela peut venir vite. On parle évidemment de la concurrence de Dublin, mais je ne minimise pas le risque d’autres centres comme Francfort ou Paris. Ceci étant dit, je crois néanmoins que la réussite du Luxembourg est entre nos mains. La bonne nouvelle est que le pays ne devrait certainement pas perdre la guerre concurrentielle qui est en cours. La mauvaise nouvelle, c’est que cette guerre risque de durer longtemps… Les enjeux ne se situent-ils pas aussi, à terme, sur le plan des compétences, de plus en plus difficiles à trouver? «Il est en effet extrêmement important que le secteur soit alimenté avec de la maind'œuvre qualifiée. Au niveau «junior», on n’est pas trop mal servis. En revanche, il est plus difficile d’attirer des experts dans le pays. La question est donc encore et toujours de réfléchir à la façon de rendre notre place plus attrayante pour ces experts. On entre alors dans des problèmes de visas ou d’éducation pour les enfants. J’espère que le gouvernement se rend compte de l’importance de ce défi, mais j’estime qu’il est également important que la population résidente luxembourgeoise comprenne mieux le secteur et soit consciente qu’il est possible d’y faire carrière. Dans ce domaine-là, nous avons de grosses lacunes et nous comptons faire appel à l’Éducation Nationale pour mettre en place une structure d’enseignement sur ce qu’est le secteur des fonds d’investissement. Vous évoquiez le chantier de la mise en conformité avec les règles UCITS III. Où en est-on au Luxembourg?

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Photo: Véronique Kolber

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Thomas Seale: «Il convient de prendre les dispositions adéquates pour que le Luxembourg reste le vainqueur non pas en 2005, mais en 2015».

«Au sein de l’ALFI, nous avons l’impression que tout suit son cours. Nous avons pris, en amont, les mesures pour que notre industrie soit prête et c’est maintenant aux acteurs à jouer… Je n’ai pas eu d’écho évoquant des problèmes particuliers, mais je préfère rester prudent… Nous avons tout de même commencé à travailler dès le début 2005 afin de nous assurer d’un maximum de clarté vis-àvis des nouvelles exigences légales. Nous avons également mis au point, avec la CSSF, un processus simplifié dit «fast track», permettant aux OPCVM d’adapter leurs documents constitutifs et prospectus sans procéder à des modifications significatives de leur politique d'investissement. Je pense que dans l’ensemble, le message est bien passé, même s’il est vrai que les délais sont très courts. N’oublions pas que fin septembre, tous les fonds luxembourgeois devaient disposer d’un prospectus simplifié…

Et où en est l’ALFI dans la réalisation de ses objectifs, tels que vous les aviez présentés lors de votre réélection, en juin dernier (lire paperJam juilletaoût 2005, page 82)? «Nous avons avancé dans nos efforts de lobbying au niveau européen, notamment auprès de la commission à Bruxelles. Nous nous sommes fixé l’objectif d’être beaucoup plus orientés vers l’Europe et je dois dire que depuis cette année, nous avons pris de bonnes longueurs d’avance dans ce dossier. Le Livre Vert sur l’amélioration du cadre régissant les fonds d’investissement dans l’UE a été publié le 14 juillet dernier et dès le 20 juillet, nous invitions à Luxembourg Niall Bohan, un des principaux auteurs du texte, qui a présenté le document à l’ensemble de notre industrie et notre association. Nous avons également eu l’occasion de faire passer quelques messages auprès de

Charlie McCreevy, le commissaire chargé du marché intérieur et des services, lors de sa venue en septembre pour notre conférence annuelle ALFI/NICSA. Aujourd’hui, nous avons le sentiment que les grandes positions luxembourgeoises sont partagées par d’autres pays et, de plus en plus, par la commission européenne. Notre volonté est de corriger les problèmes UCITS III à court terme et travailler sur le texte de directive tel qu’il est, plutôt que de faire un big bang avec une nouvelle directive UCITS IV dans 5 ans. Nous pensons qu’il est préférable de concentrer nos efforts afin de faire fonctionner la directive comme elle est écrite aujourd’hui. L’un des principaux chantiers concerne les entraves à la distribution transfrontalière, mais le message semble de mieux en mieux passer à Bruxelles».  Propos recueillis par Jean-Michel Gaudron


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PME et banques: réduire la fracture Banques et PME ne parlent pas nécessairement le même langage, mais tout le monde aurait à gagner dans une meilleure correspondance des intérêts de chacun. C’est ce que montre une étude de l’ATEL. LES PETITES ET MOYENNES entreprises ou industries sontelles satisfaites des services de leurs banques? C’est le fond de la question qui a motivé une étude, menée par l’Association des Trésoriers d’Entreprises Luxembourgeoises (ATEL) et PricewaterhouseCoopers Luxembourg. L’ATEL, qui regroupe quelque 175 membres, a voulu établir une radiographie de l’offre des produits et services actuels, des attentes en terme de produits et services, de l’évaluation des mécanismes de financement. Trente-huit PME/PMI basées à Luxembourg ont répondu. Et l’enquête donne des résultats contrastés, plutôt intéressants à commenter. Ainsi, on constate que deux tiers des entreprises en question entretiennent des relations avec plusieurs banques, deux (21%) ou trois (21%) pour la plupart. Pour le tiers restant, une seule banque détient a priori toutes les clés financières de l’entreprise. Julien Joseph, directeur financier chez Delux Productions, est aussi un des responsables de la commission PMEPMI de l’ATEL. Il s’est investi dans l’enquête et peut aussi apporter un éclairage de pro-

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fessionnel. «Il y a un rapport entre la taille de l’entreprise et le nombre de ses comptes. On constate que les entreprises qui détiennent 4 à 8 comptes comptent plus de 50 salariés. Celles qui ont 2 ou 3 comptes, ont en général 10 emplois au moins. Celles qui n’utilisent qu’un compte sont des petites structures, inférieures à 10 salariés». À noter que le panel comportait 24% d’entreprises de moins de 10 employés, 26% entre 10 et 50, 13% entre 50 et 100 et 37% d’entreprises de plus de cent personnes. «L’origine de ce rapport entre taille et comptes se trouve peut-être déjà dans l’histoire», analyse M. Joseph. «Il était de mise d’imprimer son numéro de compte bancaire sur ses factures. Plusieurs numéros de compte, c’était à la fois un service au client et une forme de reconnaissance d’une certaine réussite». En regardant à nouveau l’enquête, on voit bien aussi que, dans le profil des participants, 61% d’entre eux ont une activité, commerciale ou industrielle, en dehors du Luxembourg. Bien que, au travers des réponses, on relève que les

USA et la Grande-Bretagne sont des cibles non négligeables, l’activité se limite le plus souvent aux pays limitrophes. «Si vous travaillez en transfrontalier, vous êtes vite confrontés à des questions de coûts de virements (même si c’est moins vrai actuellement) ou à des politiques de groupes financiers internationaux. Pour celui qui travaille sur le Luxembourg, sur la France et sur la Belgique, avoir un compte dans chacun des trois pays semble évident». D’ailleurs, les produits et services les plus utilisés, à Luxembourg comme à l’étranger, sont, dans des proportions certes différentes, la gestion des flux, les paiements électroniques et les services cash.

La confiance, facteur crucial L’enquête ATEL va beaucoup plus loin. Le sondage révèle clairement le poids historique des plus grandes institutions bancaires luxembourgeoises, puisque les quatre institutions les plus citées pour le corporate banking sont Fortis-BGL, Dexia-BIL, la BCEE et INGCrédit Européen.

Une autre caractéristique de la place luxembourgeoise transpire dans la relation des PME/PMI avec leurs institutions bancaires. La confiance dans son banquier reste un facteur crucial. «L’entrepreneur, dans une petite structure, assume plusieurs rôles. Et il fait d’abord son métier. Il attend de son banquier conseil, disponibilité, réactivité…». À tel point que, dans l’étude, il apparaît que la confiance, la relation personnelle, priment sur le choix stratégique d’un partenaire bancaire et sur la recherche de produits spécifiques. Qui aime bien châtie bien? En tout cas, l’opinion que donne l’entrepreneur modeste sur l’expertise de son chargé de relation clientèle est mitigée. Le banquier, dans son face à face avec le responsable d’une PME, ne serait pas assez pro-actif, pas assez pointu dans la proposition de solutions adaptées, pas assez ouvert et communicatif sur les nouveaux produits. À améliorer aussi, dans l’optique des sondés: la continuité dans la relation commerciale. «Cela se tient, reprend Julien Joseph. En réalité, plus un salarié d’une institu-

tion bancaire devient senior, plus il a acquis de l’expertise, plus il va être affecté aux gros comptes! Ce faisant, l’expert va vers un segment qui dispose déjà d’une bonne dose d’expertise… et l’entrepreneur moyen perd un interlocuteur qui se voit remplacé par un autre, junior». Ainsi, alors qu’il est manifeste, d’après les résultats de l’enquête, que les PME/PMI recherchent surtout un financement local et des conseils de services internationaux, les petits patrons reprocheraient, au fond, une sorte de fracture entre leur monde et le monde bancaire. L’affaire a un côté paradoxal, puisque la confiance dans le banquier reste l’atout majeur de ce dernier. Le même type de paradoxe se retrouve d’ailleurs dans les «cotations» attribuées aux services: les produits et services les plus satisfaisants sont aussi, souvent, les produits que les entrepreneurs voudraient voir améliorés! «Beaucoup d’entrepreneurs avouent aussi ne pas donner toutes les informations nécessaires à la banque», nuance M. Joseph. «57% des sondés disent méconnaître le fonctionnement


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des banques en termes de produits et services. Il y a manifestement un déficit mutuel d’informations et de connaissance. Schématiquement, les entrepreneurs souhaitent du long terme alors que les banques sont plus à l’aise dans le court terme: c’est gênant quand on parle de financement de projets».

Du capital et du risque Or les PME/PMI reprochent aux institutions bancaires un certain manque de souplesse et de réactivité. Ils évoquent le prix du financement, les contraintes de garantie, le retard décisionnel, comme les questions les plus préoccu-

pantes. «Il y a évidemment des raisons objectives au comportement des banquiers. Par exemple, l’expertise dans un secteur particulier peut ne pas être disponible sur le Luxembourg. S’il faut recourir à des services à Paris, Bruxelles, Amsterdam, Zurich ou Londres, il y aura inévitablement des délais. Mais l’entrepreneur a besoin d’une aide rapide, locale. En outre, en matière d’aide financière, les entrepreneurs ont le sentiment que la prise de risque ne se trouve que d’un seul côté. Si les gens qui ont des idées n’ont pas d’argent pour les mettre en œuvre, c’est une forme de blocage. Et un frein à l’expansion économique». Ainsi, l’ATEL veut faire œuvre utile en réduisant la fracture. Les conclusions de

l’étude menée avec la collaboration de PwC sont limpides. Les PME ont de plus en plus d’activités transfrontalières. Et elles ont besoin d’une banque avec un ancrage local fort ainsi qu’un réseau international. L’utilisation d’instruments financiers de base et la demande d’informations ou de formations sur les produits spécifiques aux PME montrent le besoin d’une communication mieux ciblée et surtout d’une pro-activité dans l’accompagnement du client. Une transparence accrue sur la situation de la PME permettrait au banquier de mieux apprécier les risques et aux PME de disposer d’une meilleure gestion interne. In fine, il est évident que les banques ne peuvent accompagner toutes

les PME dans leur développement. «Le Luxembourg, conclut l’étude, doit investir dans le développement d’outils de financement alternatifs, afin de soutenir le secteur». Julien Joseph ajoute: «Il faut donner de la vigueur au capital à risques. Si la vocation d’une banque n’est pas de risquer l’argent, il y a des synergies à favoriser, des pools à défendre, dans une prise de conscience commune, des politiques, des banques, des entreprises. Il faut aller de l’avant. Néanmoins, il faut se souvenir qu’une bonne part de l’économie du pays se trouve dans le tissu de PME/PMI. Il y a peutêtre un vrai créneau à prendre pour une institution bancaire qui serait spécialisée dans ces questions».  Alain Ducat

Photo: Luc Deflorence

Julien Joseph: «Il y a manifestement un déficit mutuel d’informations et de connaissance».

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Retour au vert «ALORS QUE LES CHIFFRES de l'exercice 2003 avaient déjà annoncé un changement de tendance, ceux de 2004 confirment que la parenthèse des années de stagnation, voire de recul de l'assurance luxembourgeoise, doit être considérée comme close». Le Commissariat aux Assurances peut afficher une satisfaction non feinte: les résultats présentés pour le compte de l’année 2004 ont mis en évidence une croissance qualifiée de «rigoureuse» du secteur, tant en matière d’assurance que de réassurance, au point que les performances affichées se sont avérées supérieures aux performances moyennes européennes. Avec une progression des primes toutes branches confondues de 21,90% (avec un encaissement total passé de 7,34 milliards à 8,94 milliards), le marché de l’assurance directe atteint ainsi, une nouvelle fois –tout comme en 2003– un taux de croissance à deux chiffres, comme à la belle époque des années 1998-2000 où la croissance dépassait régulièrement les 10%. Le secteur de l’assurance vie, dont la part dans le total des encaissements est passée à 88%, soit le niveau le plus haut jamais atteint (elle n’était que de 32% en 1990…), a enregistré une progression de plus de 24% à 7,85 milliards d’euros, alors que la branche «non-vie» s’est contentée d’une plus modeste hausse de 8,61% à 1,1 milliard d’euros.

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Cette dominante position de l’assurance vie sur le marché luxembourgeois trouve son origine dans le développement spectaculaire, ces dernières années, de produits d’épargne commercialisés, essentiellement, auprès d’une clientèle non résidente. Le marasme boursier du début des années 2000 avait quelque peu atténué le phénomène, mais à un niveau déjà fort élevé (la part de l’assurance vie était tout de même de 85,08% en 2003).

Assurance vie de nouveau bénéficiaire La croissance se mesure également dans les sommes de bilan des entreprises soumises à la surveillance du Commissariat aux Assurances: après les 15,57% de mieux en 2003, l’augmentation atteint 18,10% en 2004, à plus de 55 milliards d’euros. «La situation de solvabilité, tout en ayant connu une certaine réduction en pourcentage lors des deux précédents exercices, reste largement excédentaire par rapport aux minima requis par la législation communautaire dont les exigences ont été récemment renforcées», rassure le Commissariat aux Assurances. En termes de résultat, l’assurance non-vie n’a pas renouvelé l’exercice 2003, le deuxième meilleur de ces dix dernières années, mais a néanmoins affiché des bénéfices après impôts de 64,76 millions d’euros. Du

côté «vie», les voyants sont retournés au vert, puisqu’après deux années de pertes, le résultat est bénéficiaire de 40,29 millions d’euros. Le dernier rapport annuel du Commissariat confirme, par ailleurs, une tendance déjà amorcée depuis quelques années: la part des primes émises encaissées par les succursales d’entreprises étrangères a continué son déclin. Elle était de 1,53% en 2003 et ne représente plus, aujourd’hui, que 1,14% de l'encaissement global, ce qui représente le chiffre le plus bas jamais enregistré. Cette part a été de 7,09% en assurance non-vie (contre 8,94% un an plus tôt) et de… 0,30% en assurance-vie (contre 0,34% en 2003). Il y a 20 ans, plus du tiers de l'encaissement était encore réalisé par des succursales d'entreprises étrangères. Mais le développement du régime de Libre Prestation de Services (LPS) a eu raison de cet état de fait, cette activité à l'étranger étant presque exclusivement le fait des entreprises de droit luxembourgeois. L’observation des primes souscrites sur le seul marché luxembourgeois par ces succursales laisse aussi apparaître un déclin, avec une part de 10,34% (contre 12,01% en 2003). Mais si le repli est apparent en assurance nonvie (13,21% contre 16,02% un an plus tôt), il est en revanche démenti dans le domaine de l’assurance vie (6,11%, contre 5,59% en 2003). Des données

Photo: Luc Deflorenne

L’année 2004 a marqué le rétablissement de la rentabilité pour l’ensemble du secteur de l’assurance luxembourgeoise.

Le Commissariat aux Assurances a constaté une croissance «rigoureuse» du secteur en 2004. que le Commissariat traite cependant avec prudence, compte tenu du faible nombre de ces acteurs, puisqu’au 31 décembre 2004, seules 16 entreprises d’assurances ressortissantes d’un autre État membre ou d’un pays hors de l’Union Européenne possédaient une succursale au Luxembourg.  Jean-Michel Gaudron


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7, rue Alcide de Gasperi 路 Luxembourg-Kirchberg

Adresse postale:

Institut de Formation de la Chambre de Commerce L-2981 Luxembourg (+352) 423939-220 (+352) 423939-820 info@ifcc.lu www.ifcc.lu

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ETUDE FAST

STATE STREET BANK

Les salaires du secteur financier en hausse

Une présence locale

RATINGS DE STANDARD & POOR’S

Millicom et Thiel Logistik dans le viseur (26/09) Dans son rapport «Downgrade Potential Across Credit Grades And Sectors», Standard & Poor's a recensé 632 émetteurs (dont 123 sont basés en Europe), toutes catégories de notes et tous secteurs d'activité confondus, susceptibles de voir leur note abaissée. Deux entreprises luxembourgeoises sont concernées: Thiel Logistik et l’opérateur Millicom International Cellular, qui affichent, tous les deux, un rating B+ avec une perspective négative. Dans le premier cas, S&P s’inquiète de l’incertitude managériale liée aux départs successifs de MM. Eierhoff (le CEO) et Loffler (le CFO) au début de l’été. Dans le second cas, le risque des opérations développées au Vietnam et au Pakistan est mis en avant par l’analyste londonien. A noter qu’à l’inverse, S&P envisage de relever la note de 318 émetteurs, mais qu’aucun d’entre eux n’est luxembourgeois. www.standardandpoors.com

CSSF

Les prospectus en questions (06/10) La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) a publié un document «FAQ» intitulé «Le nouveau régime prospectus en 40 Questions/Réponses». Ce document reprend des questions souvent posées au régulateur dans le cadre de l’approbation de prospectus, selon la loi du 10 juillet 2005 relative aux prospectus pour valeurs mobilières, et indique les solutions et réponses respectives. Les thèmes abordés sont entre autres, la collaboration entre la CSSF et la Bourse de Luxembourg, la notification et le dépôt de documents, l’obligation d’inclure un cash-flow statement dans le prospectus, etc. www.cssf.lu.

ACQUISITION

Nagelmackers sous pavillon Degroof (27/09) La stratégie de croissance ciblée du groupe Degroof au travers d’acquisitions externes a connu une nouvelle étape, avec l’annonce de la prise de contrôle de 100% Banque Nagelmackers 1747 (Luxembourg), qui venait de passer, quelques mois auparavant, dans le giron de Delta Lloyd Bank. Spécialisée dans le private banking, Banque Nagelmackers 1747 (Luxembourg) emploie 15 personnes. Le processus d’intégration est prévu d’être achevé au premier trimestre 2006. Le groupe Degroof, lui, emploie plus de 900 personnes -dont 240 au Luxembourget présente 18 milliards d’euros d’actifs sous gestion. www.degroof.be

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A L’OCCASION DE SON 15E anniversaire, la State Street Bank Luxembourg a dérogé à ses habitudes de discrétion en invitant la presse. La banque a profité de l’événement pour souligner son implication dans la place financière luxembourgeoise, mais aussi dans le pays. En août dernier, la State Street Luxembourg comptabilisait 565 fonds, 115 milliards de dollars d’actifs sous gestion et 67 milliards de dollars d’actifs sous administration. Ses clients sont d’importants investisseurs institutionnels, tels que Goldman Sachs, ABN Amro ou Merrill Lynch, à qui elle offre des services d’investissement et de gestion d’actifs, de recherche et d’analyse financière et de courtage. La banque recense plus de 130.000 comptes d’actionnaire appartenant à une quarantaine de clients. «Le Luxembourg est le numéro 1 européen en matière d’industrie des fonds. En 2004, la part de marché du Luxembourg affichait 23,9%, avec 1,024 milliard d’euros d’actifs nets, en hausse de 17,2% par rapport à 2003», a rappellé Julian Presber, directeur général de la State Street Bank Luxembourg. Le pays constitue le second marché des fonds à l’échelle mondiale, après les États-Unis, comptabilisant 1.500 milliards de dollars à travers 7.780 fonds. Un marché -sur lequel se trouvent 548 promoteurs provenant de 38 pays-, qui a progressé de 25,1% en 2004. «Comparée aux autres pays actifs dans l’industrie des fonds, la capacité de soutenir les fonds est la clé du succès au Luxembourg. Le marché est capable d’encourager de nouveaux produits», souligne-t-il. Un bémol cependant: la taxe d’abonnement que M. Presber estime une taxe injuste. «Pourquoi seule l’activité des fonds d’industrie est-elle

concernée par cette taxe? Ce n’est pas équitable». En matière de régulation, les nombreuses directives sont «bonnes, car elles permettent une certaine liberté, mais coûtent de l’argent pour les implémenter». Toutefois, le directeur général de la State Street Luxembourg se félicite du fait que la place bénéficie d’un régulateur -en l’occurrence la CSSF- sérieux. «Si nous trouvons que la régulation va trop vite, nous pouvons le dire». En cette année anniversaire, la State Street Luxembourg n’a pas hésité à se présenter comme un centre européen de compétence en fonds d’investissement, et un employeur de choix, assumant des responsabilités sociales dans le pays. «Nous jouissons d’une bonne

réputation, nous offrons une bonne qualité de vie au travail. Nous avons des responsabilités sociales et soutenons des organisations nationales et de la Grande Région, par des activités philanthropiques et du volontariat. Nous sommes présents où nous vivons, nous investissons dans le pays. Nous avons des contacts avec le gouvernement, les médias, les instances de régulation. Nous voulons avoir une vraie présence locale. Je pense que notre présence ici est importante», insiste Julian Presber. De 180 employés en 1997, la banque est passée, en août dernier, à 469 salariés, dont 36% d’entre eux sont Français, 27% Belges et 7% luxembourgeois. 48% des employés habitent au Grand-Duché.  F. R.

Julian Presber: «Envers le pays, nous avons des responsabilités sociales».

Photo: archives Blitz

(19/09) L’étude annuelle réalisée par la société de recrutement et de formation professionnelle Fast sur les salaires au Luxembourg fait apparaître une augmentation des rémunérations dont a bénéficié l'ensemble des salariés du secteur en 2004. Selon l’analyse de Fast, la mise en œuvre de la directive UCITS III, préoccupation majeure du secteur des fonds d’investissement, a eu pour conséquence que «les salaires dans cette branche ont connu une forte augmentation quel que soit le niveau d'expérience». Ce sont principalement les spécialités «Business Analyste/Gestion de projets» (+13% d’augmentation, en moyenne, avec des pointes à +26%) et «Ressources Humaines/Formation professionnelle» qui ont été les plus porteuses. «Les questions d'ordre juridique semblant maintenant avoir été traitées, les entreprises portent leurs efforts sur leurs offres de produits et les problématiques liées au personnel», note l’étude. La branche «Service Clients» a également été à son avantage, particulièrement pour les salariés nouvellement nommés ou promus qui ont enregistré une hausse moyenne de 13% sur les 12 derniers mois. Pas ou peu d’évolution, en revanche, pour ce qui est des métiers propres à l’administration de fonds, au marketing ou à l’administration titres et cash. www.fast.lu.


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Transmission d’entreprise: pas un tabou Pour assurer un bon passage de relais, cinq ans de préparatifs sont nécessaires, selon Yves Karier (Guichet Unique PME).

M. Karier, quels sont les différents moyens de transmettre une entreprise? «Pour une Sàrl ou une société en nom propre, deux moyens sont possibles: vendre les parts ou liquider la société

et vendre le fonds de commerce pour que le repreneur crée une nouvelle société. Quel est le plus intéressant sur le plan financier? «Je crois que ce n’est pas le plus important. Les chefs d’entreprise aiment vendre leur société, et non pas la liquider, parce que c’est leur «bébé». Ils ont envie qu’elle continue à exister. Quoi qu’il en soit, le cédant a une idée de la valeur de sa société. Ce qui l’intéresse, c’est de toucher cet argent. Pour le repreneur, il y a une réflexion à mener: s’il rachète

CHAMBRES PROFESSIONNELLES

Bourses d’entreprises Pas de repreneur en vue? La solution passe peut-être par la bourse d’entreprise. Cette dernière fonctionne tant pour les entreprises artisanales (à la Chambre des métiers) que pour les entreprises commerciales (à la Chambre de commerce). L’objectif est d’offrir aux cédants et aux repreneurs une plate-forme de rencontre, en toute discrétion. Les candidats se font inscrire dans la bourse de leur choix et une annonce anonyme est publiée. Si quelqu’un est intéressé par une proposition ou si les animateurs de la bourse estiment une rencontre pertinente, un contact est noué. La première rencontre se tient dans les locaux des chambres professionnelles, où cédant et acquéreur peuvent également bénéficier de conseils. Le système a fait ses preuves, puisque plus d’une rencontre sur dix se solde par une reprise effective.  F. M. www.cc.lu et www.chambre-des-metiers.lu, rubrique «bourse d’entreprises».

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une société existante, il doit la reprendre avec toutes ses obligations (dettes cachées, par exemple) et ses droits. C’est pourquoi il préfère souvent racheter le fonds de commerce et recommencer la société à zéro. Au niveau des aides de l’Etat, la loi-cadre des classes moyennes permet désormais d’en obtenir dans les deux cas, la reprise du fonds de commerce et le rachat des parts. Quelles en sont les implications fiscales? «La fiscalité est fort compliquée. Je pense que tout un chacun doit être conscient que vendre quelque chose et toucher de l’argent implique qu’il faut payer des impôts. On n’y échappe pas. Il faut absolument en discuter avant avec son expert-comptable. Ainsi, un point sur lequel il faut être particulièrement attentif, c’est celui des plus-values sur les bâtiments. Y a-t-il des pièges à éviter? «Le piège à éviter est de se dire: «J’ai le temps». Il faut s’y préparer, prévoir la transmission cinq, voire dix ans en avance. C’est en quelque sorte un sujet tabou, une pensée que l’on refoule. Mais ce n’est pas parce qu’un dirigeant réfléchit au fait qu’à terme, il veut céder son entreprise, qu’il s’en désintéresse!

Quelles sont les étapes à prévoir? «La première est de chercheur un repreneur. Logiquement, on commence au sein de la famille. Si on y trouve quelqu’un, on a beaucoup de chance, mais c’est aussi là que les problèmes peuvent commencer, avec la répartition du patrimoine entre les enfants, notamment… On peut aussi chercher parmi ses collaborateurs. Sinon, il reste les tiers, qu’on ne connaît pas. Dans ce cas, il est utile de s’adresser aux bourses d’entreprises. Une fois le repreneur trouvé, il faut organiser un «passage doux». Montrer à cette personne comment s’y prendre, ne pas brusquer les clients, ni le personnel. Cette phase requiert un «gentlemen’s agreement», à

négocier entre les parties, pour organiser, par exemple, une prise de participation progressive dans la société. Et les démarches incontournables à accomplir? «D’abord, faire une évaluation correcte de la société, surtout dans le cas des sociétés en nom propre. Des expertscomptables, des réviseurs d’entreprises peuvent s’en charger. Une formalité que le repreneur devrait vérifier systématiquement, c’est que tous les contrats, que ce soit avec les clients ou les fournisseurs, soient bien faits au nom de la société. Il y a une foule de petites choses de ce type auxquelles il faut faire bien attention.  Propos recueillis par Frédérique Moser

Yves Karier: «Surtout ne pas se dire ‘j’ai le temps’».

Photo: David Laurent

VOIR DISPARAÎTRE SA société, faute de repreneur, est le cauchemar de tout chef d’entreprise. Pour éviter cela, les Chambres professionnelles et le Guichet Unique PME tissent le lien entre cédants et repreneurs potentiels afin de maintenir en vie les outils économiques.


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CHANGEMENTS DE POSTE 0U D‘ENTREPRISE? Envoyez-nous quelques lignes d‘infos accompagnées d‘une photo à press@paperJam.lu

ABBL

DANIEL BEERENS, 60 ans, qui a collaboré de nombreuses années avec, notamment, Bull et Callataÿ & Wouters, a rejoint VECTIS en tant que strategy and partnership manager.

DIMENSION DATA a engagé PATRICK BESCH en tant que manager de l’activité enterprise content management. Âgé de 42 ans, il a effectué la quasi-totalité de son parcours professionnel dans le domaine de la gestion de contenu en se chargeant de la création de solutions clef en main pour le compte de nombreuses sociétés.

SECRETAIRE GENERAL RÜDIGER MARKUS JUNG Dans le cadre de sa nouvelle organisation, l’ASSOCIATION DES BANQUES ET BANQUIERS, LUXEMBOURG (ABBL) compte un nouveau secrétaire général en la personne de RÜDIGER MARKUS JUNG. Cet Allemand de 49 ans était, depuis 2000, un des deux associés «Banking and Finance» chez KPMG, après avoir passé treize ans à la BGL, où il occupa, entre autres, la fonction head of the Tax department. Il connaît bien l’ABBL, puisqu’entre 1996 et 2000, il avait présidé la commission «Taxes» et a notamment participé à la défense des intérêts du secteur financier luxembourgeois au niveau européen. Il participa également aux négociations avec les autorités américaines sur le statut de «Qualified Intermediary».

SES ASTRA

DIRECTEUR MEDIA RELATIONS MARKUS PAYER SES ASTRA a créé un nouveau poste de media relations et l’a confié à MARKUS PAYER, qui a pris ses fonctions le 15 septembre. Un retour au Luxembourg pour cet Allemand de 41 ans qui fut, entre 1999 et 2004, porte-parole et head of media relations puis vice president media relations chez Bertelsmann et RTL Group. Depuis 2004, il était responsable des relations avec les médias au sein de la société suisse Syngenta, un des leaders mondiaux de l’agrochimie.

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Entré chez ACCENTURE en 1999, après une carrière internationale de douze ans chez deux constructeurs informatiques, Bull et Digital Equipment JEAN-LUC BRACH, 43 ans, a été nommé partner le 1er septembre dernier. Il affiche notamment dix-huit ans d’expérience dans les grands programmes de transformation IT.

D’un profil multicompétences, allant du réseau pur à la voix sur IP et l’IP Téléphonie, en passant par le wireless et la sécurité, HERVE COLLIGNON a rejoint la branche IP Convergence de DIMENSION DATA à Luxembourg. Âgé de 32 ans, il a précédemment exercé auprès d’intégrateurs et de sociétés spécialisées dans le traitement de l’information.

Après cinq années d’expérience en matière de communication et de recrutement pour le secteur financier au sein de Kneip Communication et de Manpower Luxembourg, STEPHANIE DELTENRE, spécialisée en Gestion des Compétences, rejoint l'équipe de SCHNEIDER CONSULTING en qualité de consultante.

Arrivé chez KPMG LUXEMBOURG en 1993, en tant qu’assistant, EMMANUEL DOLLE, 36 ans, réviseur d’entreprises et expert-comptable, a été nommé associé du département Audit. Il travaille principalement sur des missions d’audit pour les banques et les compagnies d’assurances.

ARIANE SOFT, membre du groupe Tree Top Luxembourg, consolide son équipe par la création d’un nouveau poste de relations publiques, confié à DAVID DUTERRE. Âgé de 34 ans, il bénéficie d’une expérience de trois ans chez Compaq Belgique et de huit années au sein de Microsoft Belux, où il occupait la fonction de partner account manager.

MIKE KOEDINGER EDITIONS a renforcé ses équipes par le recrutement de DELPHINE FRANCOIS qui occupe le nouveau poste de secrétaire de rédaction. A 30 ans, elle bénéficie d’une expérience de deux années en audit financier et de plus de trois ans en tant que Responsable de la Communication d’une PME française.

En vue de soutenir la croissance de ses activités en Europe, CARMIGNAC GESTION LUXEMBOURG a consolidé son équipe commerciale en nommant ALAIN LARIDON, 37 ans, au poste de sales director Belgium. Il était, auparavant, senior client relationship manager chez Robeco Bank Belgium et, précédemment, attaché de direction chez PanEuroLife à Luxembourg.

A 33 ans, XAVIER LINDER a rejoint le groupe d’assurances LE FOYER en tant que responsable marketing et communication. Après une carrière démarrée en Suisse dans l’audit interne pour le groupe Total, il a travaillé plusieurs années en tant que consultant chez PwC Luxembourg, avant de rejoindre le Groupe Editpress, dont il a dirigé la régie publicitaire Espace Régie durant trois ans. Dernièrement, il était manager au sein de la société Luxsat International.

Réviseur d’entreprises au Luxembourg et en Ecosse, ALISON MACLEOD a été promue au rang d’associée du département Audit chez KPMG LUXEMBOURG. Elle est spécialiste du secteur financier et plus précisément des domaines fonds d’investissement et immobilier. Elle dirige, notamment, le groupe real estate de la firme.


briefing Computacenter newsletter

Avant-propos Histoire personnelle:

Cela fait cinq fois déjà que je fais l'objet d'un vol lors d'un voyage d'affaires ! Ce qu'il y a de spécial, c'est l'évolution du mode de cambriolage: les trois premières fois (à Moscou, Gdansk et Londres), on m'avait dérobé mon sac à main contenant mes cartes de crédit et de l'argent, alors que les deux dernières fois (à Bruxelles et Frankfort), c'était mon ordinateur portable qui était visé. Cela ne me console guère de savoir que, statistiquement, je ne suis pas la seule dans le cas: Le vol de portables va en augmentant. D'après ce qu'on m'a expliqué, les victimes sont surtout des hommes/femmes d'affaires dont on présume qu'ils/elles ont stockés des données confidentielles sur leurs ordinateurs portables. La vente des données serait devenue plus intéressante que celle du matériel en lui-même. Heureusement, j'avais fait installer toute la protection nécessaire. Ainsi personne ne pourra utiliser et / ou accéder à mes données, mon équipe IT a en effet combiné l’encryptage du disque dur par Utimaco SafeGuard Easy avec la technique d'identification par empreintes digitales pour garantir une sécurité maximale. Je n'ai en outre pas perdu de temps: grâce à de bons processus de gestion de l'information, un système entièrement configuré incorporant toutes les données critiques était prêt dès mon retour au bureau.. Si vous souhaitez en savoir plus sur la technologie de sécurité utilisée par Computacenter, n'hésitez pas à demander la version complète de notre Briefing en contactant: infolux@computacenter.com

Ulla Franz General Manager Computacenter Benelux

SERVICES

ASTRON standardise sa messagerie sur MS Exchange

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'entrepreneur de construction métallique utilisait une messagerie Open Source décentralisée, ce qui impliquait l'installation et la maintenance d'un serveur de messagerie par site utilisateur. D'où la décision de tout centraliser. Après analyse du marché, ASTRON choisira la plateforme MS Exchange de Microsoft.

bureaux allemand et français. Il avait l'inconvénient majeur d'être décentralisé, c'est à dire que nous devions, pour chaque nouveau site utilisateur, l'installer sur un nouveau serveur et le paramétrer. De plus, le système ne permettait pas de centraliser les données des boîtes aux lettres qui étaient stockées de manière individuelle sur les PC des utilisateurs."

La société ASTRON est spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de bâtiments non résidentiels en acier. La société, qui a son siège social à Diekirch, emploie quelque 650 personnes (dont 350 au Luxembourg) pour un chiffre d'affaires de 115 millions d'euros. Werner Devos, ICT Director: "Le logiciel de messagerie Open Source Send Mail était en place dans notre siège central, dans le site de Prerov et dans nos

ASTRON décide donc d'opter pour une solution mail centralisée et retient deux solutions après analyse : Open Exchange et MS Exchange 2003. Werner Devos : "Nous disposons d'un contrat Corporate chez Microsoft. Au niveau des coûts, cela revenait à peu près au même. Mais il y a eu un facteur déterminant : avec la première solution, l'interface de la messagerie et du Web Mail était différente. Avec MS Exchange, l'utilisateur se trouve dans le même environnement dans les deux cas." La solution de Microsoft sera retenue.

Computacenter International Support Center:

450.000 appels par an

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oilà maintenant cinq ans que Computacenter dispose d'un centre de support international. Basé à Barcelone, il occupe 170 personnes et déssert 43 pays. Son point fort : le multilinguisme.

response management, request management, incident management, asset management, problem management. L'ISC est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

L'International Service Center de Computacenter offre une gamme complète de services répondant à l'approche ITIL de Computacenter :

Pourquoi avoir choisi l'Espagne et pas l'Inde ? C'est toute la question du choix entre l'Offshore et le Nearshore. Il y a le multilinguisme, plus difficile à

Nearshore ou Offshore ?

mettre en oeuvre dans les pays asiatiques, une plus grande stabilité de change (l'euro est la monnaie de référence) et sans doute par une plus grande stabilité politique. A noter: Pour mieux servir le Secteur Financier, Computacenter PSF à Luxembourg est en train de mettre en place un Service Desk PSF, utilisant la même approche ITIL déjà pratiquée à Barcelone.

Colophon: Briefing est une publication de VNU Business Publications Tailor Made pour le compte de Computacenter Benelux. Coordination: José Delameilleure.

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Computacenter Belgium and Luxembourg: 'Microsoft Gold'

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n 2005, Computacenter a été reconnu comme ‘Microsoft Gold Partner’ pour la Belgique et le Luxembourg. Ce statut stratégique avec Microsoft a été acquis grâce au nombre significatif de nos consultants certifiés comme 'MS Certified Professionals', à l'important volume de licences vendues et déployées par

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Computacenter et les compétences de nos consultant montrées dans le domaine 'MS Advanced Infrastructure Solutions'. Avec les autres pays du groupe ayant également le staut de GOLD Parnter, Computacenter est devenu acutellement l'un des meilleur partenaire Microsoft sur un plan européen.

Intégration du serveur Apache

Avec une exigence particulière. Arnaud Mandelaire, ICT Quality Leader : "Nous utilisons un serveur Apache pour la connexion de nos partenaires à notre Extranet. Nous avons souhaité dans le cahier des charges utiliser également cet outil pour l'activation du Web Mail."

Utilisateurs satisfaits

Astron retiendra Computacenter. Werner Devos : "Du point de vue technique, la compétence du consultant de Computacenter est irréprochable, de même que la qualité de la documentation et de la formation qu'il a prodiguée. Les gens sont très satisfaits : ils peuvent consulter leur messagerie de n'importe où, les données sont sécurisées et toute la gestion est centralisée à Diekirch." Computacenter Luxembourg 26-28, rue Edward Steichen, Espace Kirchberg C, L-2540 Luxembourg, tél + 352 26 29 1 1, fax + 352 26 29 1 815 Contactez infolux@computacenter.com pour la version complète de ce briefing.

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Le fournisseur de services et de logiciels antivirus ainsi que de sécurisation de contenu Internet, TREND MICRO, a nommé MICHEL MIEVIS au poste de major account manager Belux. Il y sera en charge de quelque 2.500 entreprises. Âgé de 49 ans, cet ancien senior account manager chez Sun Microsystems était, précédemment, key account manager chez Compuware.

CLAUDIO RAMPONE, 47 ans, anciennement sales manager du Groupe hôtelier Scandic International, vient d’être nommé chief of operations pour le groupe PEPPER&SALT EVENTS Belgium & Luxembourg. Il a en charge la gestion de toutes les négociations de contingents hôteliers, la recherche de sites et des dernières tendances en techniques événementielles.

Après cinq années passées chez Panalpina Luxembourg, en tant que responsable des services généraux, STEPHANE MOCKELS, 35 ans, a renforcé les rangs de l’agence d’événements d’entreprise PEPPER&SALT EVENTS. Il y a été nommé project manager Luxembourg, assistant to the management (HR Affairs).

VECTIS, société spécialisée dans l'accompagnement du changement et la maîtrise des processus, a renforcé son équipe avec le recrutement de SERGE RAUCQ, 35 ans, au département business development. Il était, précédemment account executive chez Sun Microsystems où il a notamment participé avec succès à la création du PSF Sun Microsystems Financial Services.

EDITIONS PHI

DIRECTRICE GENERALE ALEXANDRA FIXMER Les EDITIONS PHI, filiale du groupe Editpress, ont fait le pari de la jeunesse en engageant ALEXANDRA FIXMER en tant que nouvelle directrice. Âgée de 29 ans et titulaire d’un DEA de Lettres Modernes, elle était, ces trois dernières années, assistante à la direction au Centre de psychologie et d’orientation scolaires. Son ambition est de faire en sorte que les Editions Phi soient «au cœur de la vie culturelle et à la source de la promotion de la culture luxembourgeoise».

VECTIS

MANAGING DIRECTOR JEAN-PHILIPPE WAGNON Anciennement management consultant sur les marchés belge et luxembourgeois, JEAN-PHILIPPE WAGNON, 30 ans, a été nommé managing director chez VECTIS, une société de conseils qui propose une approche intégrant méthode, outils et expertise. Les résultats consistent en des tableaux de bord destinés à la mesure de la progression vers les objectifs, les démarches d'implémentation des processus, ainsi que la solution informatique adaptée aux priorités et objectifs.

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Ingénieur Système depuis quelques années, NAJEH MOUGIN, 40 ans, vient de rejoindre DIMENSION DATA à Luxembourg. Compétent en matière de systèmes d’exploitation, de messagerie et de gestion de parc, il a exercé, pendant plusieurs années, les métiers de consultant, support avant-vente et administration des réseaux.

Le département Audit de KPMG LUXEMBOURG compte un nouvel associé en la personne de JÖRG ROTH, 42 ans, qui avait rejoint la firme en 1999. Ce réviseur d’entreprises et Steuerberater/Wirtschaftsprüfer est, depuis 2002, responsable de missions d’audit principalement pour les fonds d’investissement et les banques, mais aussi spécialiste de la fiscalité allemande.

Ingénieur système depuis quelques années, XAVIER SAMANOS a rejoint DIMENSION DATA à Lux-embourg, où il sera amené à effectuer des taches de design, d’architecture, d’implémentation et de migration pour faciliter, optimiser et sécuriser la gestion globale des utilisateurs et de leurs ordinateurs. Âgé de 38 ans, il a travaillé pour plusieurs sociétés de service alternant les métiers de consultant, support avant-vente et instructeur en centre de formation.

Jusqu'en juin dernier, FREDERIC SCHNUR, 31 ans, était le chargé d'affaires tertiaire & IT auprès de Manpower Luxembourg. Le voici désormais ingénieur commercial chez SYLIS LUXEMBOURG, où il a pour mission le développement commercial du secteur financier et des nouveaux marchés.

L’ancien directeur marketing pour la division Wireless chez Telenet Solutions, ERIC SNEL, a rejoint le Groupe Econocom. Il y a été nommé directeur marketing & communication pour ECONOCOM BELUX et le groupe A2Z. Âgé de 39 ans, il sera responsable du marketing en ce qui concerne les initiatives stratégiques et tactiques, mais aussi responsable du site web du groupe et coordonnera la communication interne.


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ARVAL LUXEMBOURG

DIRECTEUR GENERAL GERY WAGNER ARVAL, la société du groupe BNP Paribas, spécialisée dans la location longue durée de véhicules d’entreprise, vient de nommer GERRY WAGNER à la tête de la nouvelle direction de sa filiale luxembourgeoise. Jusqu’à présent dirigée par la filiale belge, l’entité luxembourgeoise d’Arval a atteint ces dernières années un degré de maturité qui nécessite une indépendance opérationnelle et directoriale. D’où la décision du groupe de développer cette filiale en tant qu’entité autonome. Âgé de 42 ans, Monsieur Wagner fut, auparavant, directeur commercial du groupe Bâloise et administrateur-directeur de Atelia Luxembourg.

CISCO SYSTEMS BELUX

DIRECTEUR GENERAL POL VANBIERVLIET CISCO SYSTEMS a nommé POL VANBIERVLIET au poste de directeur général de ses filiales belge et luxembourgeoise. Il a pris ses fonctions en octobre et a succédé à Ad Verboven, directeur de Cisco pour l'Europe septentrionale, qui dirigeait l'entreprise ad interim. Depuis neuf ans, Monsieur Vanbiervliet était membre du comité de direction et head of business solutions chez l’opérateur téléphonique Mobistar.

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Après avoir, pendant trois ans, géré sa propre entreprise de formation et de conseil RH et participé, en tant que consultante RH, à la mise en place du département Talent de Securex Luxembourg, VIRGINIE STEVENS a rejoint le département human capital de PRICEWATERHOUSECOOPERS LUXEMBOURG en tant que senior human capital contact. Âgée de 29 ans, elle y est responsable de la gestion et du développement de carrière pour la compétence Tax Legal Services.

Après avoir passé neuf années en tant que technical manager chez Systemat, DOMINIQUE THIRY a rejoint DIMENSION DATA à Luxembourg, dans son département DCS, qui ambitionne de devenir une référence dans le domaine du storage. Âgé de 41 ans, il est titulaire certifications et expertises pour les solutions storage, principalement IBM et HP.

Spécialisé dans l’industrie financière, MARC VAN DER VLEUGEL est l’un des nouveaux partners d’ACCENTURE, promu le 1er septembre dernier. Âgé de 37 ans, il était entré dans la firme en 1996 après trois années passées au sein d’un cabinet d’audit international, d’abord à Anvers, puis à Luxembourg.

Après seize ans passés chez Editus, dont il fut directeur commercial jusqu'en janvier 2005, NICOLAS VAN MOFFAERT a rejoint FARVEST pour en assurer la direction commerciale. Âgé de 42 ans, il aura en charge l'ensemble des stratégies commerciales des différentes divisions de l'agence (HR One, Made in Luxe, Financial One), et le lancement de nouveaux projets pour 2006.

Du nouveau chez ORACLE BENELUX, avec la nomination de STEPHANE VANDENBULCKE au poste de senior marketing manager pour les marchés belge et luxembourgeois. Âgé de 40 ans, cet ancien market manager de la division eProcurement chez Soft Cell dirigera également, pour l’ensemble du Benelux, l’équipe applications marketing.

Diplômée d'école de commerce, après une première expérience chez Cadbury France, ALINE WEIER vient de rejoindre la société de travail temporaire TURBOLUX en tant que chargée d'affaires et de recrutement pour le secteur tertiaire.

SCHNEIDER CONSULTING a renforcé son équipe avec l’arrivée de KRISTEL WEINREICH, une Finlandaise de 29 ans. Elle a démarré sa carrière professionnelle en tant que recruiter dans le secteur food en Angleterre, puis comme commerciale dans l’édition publicitaire.

À 37 ans, PATRICK WIES, réviseur d’entreprises, a été nommé associé du département Audit de KPMG LUXEMBOURG, où il a commencé sa carrière professionnelle en 1993. Depuis octobre 2003, il est responsable du secteur public au sein de KPMG Luxembourg.

CAROLINE WOUTERS vient de rejoindre ORACLE BENELUX en tant que director alliances and channels. Âgée de 44 ans, elle était, auparavant, products division general manager pour le distributeur de réseaux Azlan.


HALF+MINISTERE

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Au Luxembourg,

les femmes ont

une chance sur cinq

pour accéder à des

postes de décision

Réaliser ensemble l’égalité entre les femmes et les hommes.


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ressources humaines sondage

Sondage Monster.lu / paperJam

Combien de candidatures avez-vous envoyées pour trouver votre poste actuel? entre 10 et 50 25% moins de 10 46%

plus de 100 18%

entre 50 et 100 11%

Nombre total de réponses: 244 Sondage réalisé du 1er au 15 septembre sur le site www.monster.lu. Prochains sondages – jusqu’au 31 octobre: Votre société propose-t-elle des formations? Du 1er au 15 novembre: Quelles sont les sources d’énervement dans votre travail?

Législation

L’indemnisation en cas de chômage

Un marché en faveur des candidats BRANCH MANAGER DE LA société de recrutement Ajilon Luxembourg, Nathalie Delebois s’avoue «positivement surprise» par la proportion de candidats ayant envoyé moins de dix curriculum vitae (46%). «Cela prouve que le marché de l’emploi à Luxembourg est à nouveau plus dynamique», se réjouit-elle. En 2004, Ajilon a eu à traiter la réception de plus de 15.000 CV. «Aujourd’hui, chacun s’accorde à dire que nous nous dirigeons à nouveau vers un marché en faveur des candidats et cela se ressent notamment dans les prétentions salariales des candidats plutôt à la hausse», constate-t-elle. Les statistiques plaident pourtant en faveur d’un durcissement du processus de recrutement et de l’application de critères de sélection de plus en plus élevés: en 2003, 100 CV envoyés aboutissaient à 4 recrutements, contre seulement 2 recrutements en 2004.

«En ce qui concerne notre propre expérience, nous invitons plus ou moins 10% des candidats pour un entretien et environ douze CV envoyés aux entreprises aboutissent à un recrutement», précise Madame Delebois, qui constate la demande grandissante, de la part des employeurs, d’outils qualitatifs d’évaluation, mais aussi d’une possibilité de comparer plusieurs candidats (3 à 5) pour un même poste. L’analyse de Nathalie Delebois faite sur les résultats de ce sondage lui laisse à penser que les personnes faisant partie des 46% de sondés sont des candidats hautement qualifiés, spécialisés et expérimentés, alors que la tranche des 18% pourrait se composer de jeunes diplômés ou d’employés ayant des compétences plus «généralistes», et donc moins en phase avec les offres du marché. «Ces résultats extrêmes rejoignent le constat que l’augmentation du taux de

chômage (4,4% au 31 juillet dernier) va de pair avec un nombre croissant de créations d’emplois», note-t-elle. Autre constat tiré des chiffres du sondage: le processus de recherche d’emploi est devenu plus ciblé. «Nous pouvons apprendre des candidats rencontrés chez Ajilon qu’ils envoient plutôt leur CV en réponse à une annonce correspondant à leurs profil et motivations. S’ils adressent une candidature spontanée, ils le feront soit à l’attention d’une personne en particulier, soit via relations internes, ce qui augmente considérablement les chances d’aboutir», explique-t-elle. Au Luxembourg, près de 20% de l’ensemble des recrutements se font via des bureaux de placement. «Ce chiffre explique également pourquoi 46% des sondés ont trouvé leur emploi en envoyant moins de dix CV», constate-t-elle.  Propos recueillis par J.-M. G.

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Photo: Olivier Minaire (Blitz)

Nathalie Delebois, branch manager Ajilon Luxembourg. Les salariés résidant au Luxembourg, quelle que soit leur nationalité et qui y ont perdu leur emploi de manière involontaire, sont tenus de s’inscrire auprès de l’Administration de l’Emploi afin de pouvoir toucher l’indemnité de chômage. Le principe général est que pour pouvoir prétendre à cette indemnité, il faut avoir travaillé – à temps plein ou partiel – pendant un minimum de 26 semaines au cours des 12 mois précédant l’inscription (cette période de référence étant prolongée en cas de périodes d’incapacité de travail). À partir de là, tout chômeur remplissant les conditions d’admission peut toucher une indemnité de chômage pendant 365 jours, au maximum, par période de 24 mois. Cette période peut être prolongée pour les chômeurs de plus de 50 ans ayant travaillé au minimum pendant 20 années. Le montant de l’indemnité de chômage s’élève, en cas normal, à 80% du salaire antérieur brut touché par le salarié (85% dans le cas où le chômeur a un ou plusieurs enfants à charge). Le calcul s’effectue sur la base du salaire brut effectivement perçu au cours des trois mois précédant la survenance du chômage. À noter que ce montant est plafonné à 2,5 fois le salaire social minimum simple, soit, depuis le 1er octobre, un montant maximal de 3.758,55 euros. Ce plafond est dégressif et est ramené à 200% après 6 mois (3.006,84 euros) et 150% après 12 mois (2.255,13 euros). Dans le cas des travailleurs frontaliers ayant perdu leur emploi, l’inscription au chômage doit se faire dans leur pays de résidence.  J.-M. G.


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millenium

> La nuit, tous les sacs ne sont pas gris !

Le recyclage nous concerne tous.


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outils it &télécom

GSM SIEMENS présente le SXG75. Navigation mobile, photos, vidéos, musique et téléchargements rapides, ce téléphone mobile de troisième génération comprend aussi une caméra intégrée de 2 mégapixels, une deuxième caméra pour les vidéoconférences, grand écran couleur, organiseur, radio RDS, lecteur vidéo-MP3. Grâce au

récepteur GPS intégré, au logiciel de navigation pré-installé et au service de navigation, il aide l’utilisateur à trouver aisément son chemin. Les films peuvent être téléchargés directement de l’Internet sur le téléphone. Le SXG75 peut aussi être utilisé comme radio mobile ou lecteur MP3. Il sera en vente dès novembre 2005 à un prix n’excédant pas 500 euros. www.siemens.com

SERVEURS D’ENTREPRISE

Les dernières nouveautés MICROSOFT lancera, le 7 novembre prochain, le SQL Server 2005 qui pourra être implémenté par toutes les sociétés. Le SQL Server 2005 garantit une simplicité d'installation et de maintenance. Il inclut de nombreux composants, tels que des logiciels destinés à des applications décisionnelles (business intelligence), à la génération de rapports, ainsi qu'un environnement de développement. Le module Business Intelligence permet d'extraire très rapidement toutes les informations possibles de la base de données et de les organiser ou les présenter de manière intelligente. www.microsoft.com SUN MICROSYSTEMS annonce le nouveau processeur dual core UltraSparc IV+ pour ses serveurs (photo). Les utilisateurs peuvent marier des processeurs de différentes générations dans le même serveur. Tournant sous le système d’exploitation Solaris et le nouveau processeur UltraSparc IV+, ces nouveaux serveurs offrent cinq fois plus de performance qu’avec le processeur UltraSparc III et presque le double de performance que ceux tournant sous UltraSparc IV, avec le même pouvoir de consommation, d’empreinte et de prix que la génération précédente. Sun a aussi dévoilé ses nouveaux serveurs Opteron. Cette nouvelle gamme de serveurs x64 multiplie par 1,5 les performances des produits concurrents et améliore de 56% leur efficacité énergétique. Ces serveurs (Sun Fire x4100, x4200, x2100) prennent en charge différents systèmes d'exploitation, parmi lesquels Solaris Operating System (Solaris OS), Linux et Microsoft Windows. www.sun.com [>>96]

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MOTOROLA et APPLE présentent le premier téléphone mobile avec la fonction iTunes intégrée: le Motorola ROKR. Il peut contenir jusqu'à 100 titres musicaux. Le logiciel iTunes d'Apple sur le GSM de Motorola ROKR contient des menus simples à utiliser, rend la navigation et la lecture très faciles et offre la possibilité de passer de la fonction téléphonie à la musique d'une pression sur une touche spéciale. Prix conseillé: 249,99 dollars.

www.motorola.com

Ecrans HITACHI lance un nouveau téléviseur plasma compatible HD de 42 pouces, le 42PD6600. La série 6600 utilise le panneau ALIS (Alternate Lighting of Surfaces) 1024 x 1024 pixels. Sa puissance de traitement du signal permet d’obtenir une palette de couleurs améliorée, de 16,7 millions de couleurs. Il intègre également le

système sonore 3-DS de Hitachi, offrant un son qui arrive des quatre coins de la pièce. Le filtre peigne 3-D améliore de manière significative la qualité de l’image. Prix conseillé: 2.499 euros.

www.hitachi-eu.com

VIEWSONIC élargit sa gamme d’écrans LCD avec la nouvelle série VA: les 17 pouces VA702 et VA712 et les 19 pouces VA902 et VA912. Cette série propose des moniteurs à cadre ultrafin, affichant des images riches et piquées avec une netteté remarquable. Parmi ces modèles, ceux intégrant la technologie ClearMotiv offrent des temps de réponse

aucun logiciel ni pilote sur les systèmes d’exploitation récents. Prix: 99 euros la carte de 4 Go et 149 euros celle de 8 Go.

www.lacie.com

PACKARD BELL lance deux nouveaux lecteurs multimédias portables, le Vibe 300 et le Vibe 500 (photo). Ils sont surtout un périphérique de stockage de photos ou de clips vidéo. Le Vibe 300 est proposé avec 5 ou 6 GB de mémoire. Le Vibe 500 offre une capacité de 20 ou 30 Go.

www.viewsoniceurope.com

Les deux modèles lisent les fichiers MP3 et WMA, mais aussi le format DRM des fichiers musicaux téléchargés à partir d'un magasin de musique en ligne. Prix conseillés: 239 euros pour le Vibe 300 5GB et 259 euros pour le 6 GB et 289 euros pour le Vibe 500 20 GB et 319 euros pour le 30 GB. www.packardbell.be

MAXDATA présente le Belinea 10 20 15, un écran de 20 pouces réglable en hauteur et capable de pivoter sur 90 degrés. Même vu de côté, il offre une excellente image grâce au panneau MVA, qui garantit un large angle de vision de 170 horizontalement et verticalement. Equipé d’une interface analogique et numérique (DVI-D), il s’utilise aussi avec les cartes graphiques numériques. La résolution de 1600 x 1200 pixels répond aux exigences les plus sévères. Prix conseillé: 699 euros HTVA.

LACIE présente Imatumi, le lecteur multiformat 11 en 1. Cet outil USB permet aux utilisateurs d’accéder à 11 supports Flash sur un seul lecteur compact, qui tient dans une poche. Ce lecteur/graveur multiformat est la solution idéale pour ceux qui possèdent différents appareils à carte mémoire (caméras, magnétoscopes, assistants numériques personnels, lecteurs MP3, etc). Il prend aussi en charge les cartes xD-Picture Card utilisées par Fuji, Olympus et Kodak. Prix: 24,90 euros TVAC. www.lacie.com

de 8 ms, et affichent ainsi des vidéos fluides et de qualité. La fonction AutoTune optimise automatiquement le rendu d’image. Prix: de 270 à 370 euros TTC.

www.maxdata.be

Périphériques LACIE présente sa Carte Orange, une clé USB de 8 Go, de la taille d’une carte de crédit. Elle est alimentée par un connecteur Hi-Speed USB 2.0 intégré, atteignant un taux de transfert de 480 Mbits/s. Bénéficiant des fonctions Plug & Play, elle ne requiert

Vidéoprojecteur HITACHI annonce la sortie du PJ-TX200, un vidéoprojecteur triLCD Cine Master nouvelle génération compatible Haute Définition (720p) offrant un taux de contraste exceptionnel de 5.000:1. Ce vidéoprojecteur 16:9 bénéficie de tous les avantages de la technologie tri-LCD, telles que


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outils it &télécom

la reproduction naturelle et précise des couleurs, la non décomposition de la couleur et une image en mouvement parfaite. Le déplacement horizontal et vertical de

[94>>] MAXDATA introduit le Platinum 200 I. Destiné aux PME, il peut être utilisé non seulement comme serveur de fichiers ou d'applications, mais aussi comme serveur de groupes de travail ou de terminaux. Maxdata offre aux utilisateurs le choix entre deux technologies de disque dur différentes, à savoir la technologie S-ATA ou celle du SCSI. Le nouveau système de propulsion du ventilateur permet au Platinum 200 I d'adapter le fonctionnement de celui-ci aux activités du serveur afin de réduire la consommation d'énergie d'une part et l'intensité sonore du fonctionnement du ventilateur d'autre part. www.maxdata.be LACIE introduit deux nouveaux systèmes RAID SATA. Les Biggest S1S et S2S combinent une plus grande capacité de stockage dédiée à la sécurité et la vitesse. Le S1S est une tour à 4 disques d'une capacité de stockage de 1 ou de 2 To avec un débit de 80 Mo/seconde. Le S2S (photo ci-dessous) est une tour RAID équipée de 5 disques extractibles à chaud, offrant une capacité de stockage de 2,5 To. Les cinq disques du Biggest S2S peuvent être commutés et manipulés en un seul grand volume ou en cinq entités indépendantes. Prix de vente conseillés (hors TVA): 1.499 euros pour le S1S 1 To et 2.699 euros pour le 2To. Le S2S 1,25 To coûte 1.899 euros et le 2,5 To 3.099 euros. www.lacie.com BULL a enrichi sa gamme Escala avec deux serveurs AIX haut de gamme à base de technologie Power5, avec Escala PL3250R (32 voies) et PL6450R (64 voies), qui incluent des fonctions avancées de virtualisation des ressources telle que le micro-partitionnement. Ces nouveaux serveurs doublent la performance des précédentes générations de serveurs Escala, grâce à la nouvelle architecture multiprocesseur qui permet d'assembler jusqu'à 16 processeurs Power5 sur un composant miniaturisé. Prix: entre 450.000 et 900.000 euros. www.bull.be

www.kyocera.be l’objectif et le zoom grand angle permettent de produire facilement une image grand écran de forme parfaite. www.hitachi-eu.com

Imprimantes imprimante photo à jet d’encre avec graveur de CD. La P450 est une imprimante photo 10x15cm qui peut imprimer et archiver des photos sans l’intervention d’un ordinateur. L’imprimante grave les

LEXMARK présente aussi la W840, une imprimante laser noir et blanc à haut débit. Son puissant processeur de 625 MHz et sa mémoire standard de 256 Mo lui permettent d’imprimer 50 pages à la minute et de réduire le temps précédant la première impression à 7 secondes. Sa capacité est de 300.000 pages par mois. Prix: le modèle de base est disponible à 2.773 euros. La version réseau coûte 3.249 euros HTVA.

KYOCERA lance deux multifonctions monochromes A3 à haute productivité: le KM-6030 et le KM-8030. Ils présentent un large éventail de fonctions: copiage,

TOSHIBA lance le notebook professionnel Tecra S3, de conception entièrement conforme aux nouvelles directives européennes limitant les matériaux nocifs dans l’équipement électrique et électronique. Le Tecra S3 dispose d’un clavier résistant au

liquide, d’une protection contre les coups, d’un lecteur d’empreintes, du dispositif Device Lock pour bloquer l’usage et de la protection contre les chutes jusqu’à un mètre. Prix: entre 1.399 et 2.199 euros HTVA.

www.toshiba.be mensuel d’impressions conseillé est de 100.000 pages et sa capacité papier standard de 500 feuilles qui peut être augmentée à 1.100 pages. Prix: à partir de 599 euros HTVA. www.xerox.com

Sécurité photos de la carte mémoire de l’appareil directement sur un CD. Prix recommandé: 199 euros (sans adaptateur Bluetooth) et 249 (avec adaptateur). www.lexmark.be

télévision n'importe où et n'importe quand. Prix conseillé: 1.799 euros. www.packardbell.be

XEROX annonce une nouvelle imprimante laser réseau monochrome, la Phaser 3500, qui offre une vitesse maximale d’impression de 33 pages A4 par minute et peut desservir jusqu'à 25 utilisateurs en réseau. Son volume

LEXMARK lance la première

www.lexmark.be

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impression, numérisation (scanning double-face en un seul passage), pliage, boîte aux lettres de triage, unité de perforation, bacs d’alimentation papier, interfaces et kit de sécurité. Il est possible d’imprimer 3,6 millions de pages avec le KM-6030 et 4,8 millions avec le KM-8030. Prix: 16.230 euros pour le KM-6030 et 19.725 euros pour le KM-8030 (HTVA).

AXIS COMMUNICATIONS lance la caméra réseau Axis 210A possédant un micro intégré. Elle est également pourvue de connecteurs pour le branchement d’un micro externe et de hautparleurs. Elle dispose d’un système Power over Ethernet intégré, qui achemine son et courant par le même câble Ethernet. Prix: 499 euros HTVA. www.axis.com

Notebooks PACKARD BELL lance l'Easynote W 17’’, une nouvelle série de notebooks haut de gamme. La série W dispose dans son châssis de seulement 3,8 kg de toutes les fonctionnalités nécessaires à la gestion d'un salon numérique. Le modèle W7 est doté en plus d'un tuner TV intégré qui permet de regarder la

Stockage EMC lance un système de stockage rapide et évolutif. Le nouveau système Symmetrix DMX-3 combine des potentiels novateurs avec une capacité de stockage allant jusqu'à 1 péta-octet de données. Ce système exploite la Direct Matrix Architecture d'EMC et offre aux clients exigeants des potentiels, perfoances et capacités de stockage multi-couche, le tout réuni au sein d'un seul et même système. www.emc.com LACIE lance une solution de stockage réseau rapide pour PME: le LaCie Ethernet Disk compatible avec Gigabit Ethernet, qui offre des capacités supérieures allant jusqu’à 2 To. En un instant, les utilisateurs peuvent partager et stocker des données et y accéder sans encombrer la bande passante du serveur central. Grâce aux quatre ports Hi-Speed USB 2.0 d’Ethernet Disk, d’autres disques durs LaCie peuvent être facilement ajoutés. www.lacie.com


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outils communication

CONFÉRENCE À LUXEMBOURG

Niklaus Troxler s’affiche Après le designer néerlandais Wim Crouwel et l’Anglais Mark Porter (The Guardian), Design Luxembourg accueille une autre personnalité de renom en la personne du Suisse Niklaus Troxler, qui donnera une conférence le 2 novembre, à l’Auditorium de la Banque de Luxembourg (à partir de 19h00).

LUXCONTROL AGENCE millenium SUPPORTS presse spécialisée internationale DIRECTEUR CREATIF Claude Moes GRAPHISTE Jorge Valente ACCOUNT Christophe Mathgen

FEDERATION LUXEMBOURGEOISE DE L'AMEUBLEMENT AGENCE iddi fix SUPPORT presse

VALORLUX AGENCE millenium SUPPORTS presse et affichage DIRECTEUR CREATIF Claude Moes GRAPHISTE Delphine Dewandre COPY Olivier Liberton ACCOUNTS Michael Soldi, Didier Houillon

DELOITTE AGENCE Mikado Publicis SUPPORT abribus et presse ACCOUNT Jean-Luc Mines, Jeff Lens ART DIRECTOR Didier Leclercq COPY Frédéric Thill GRAPHISTE Olivier Debuys PHOTO stock

HILTON LUXEMBOURG AGENCE millenium SUPPORTS presse DIRECTEUR CREATIF Claude Moes GRAPHISTE Jorge Valente COPY Olivier Liberton ACCOUNTS Sébastien Bonoris, Michael Soldi

MOBILUX AGENCE Mikado Publicis SUPPORT presse ACCOUNT Simone Steinmetz COPY Frédéric Thill GRAPHISTE Didier Picard

Cette troisième conférence thématique organisée par Design Luxembourg, tournera autour du design d’affiches, au travers d’illustrations du propre travail de Niklaus Troxler. Né en 1942, en Suisse, il a appris la typographie et le graphic design dans les années 60, à l'école de design de Lucerne. Au début des années 70, il fut directeur artistique dans un studio de design à Paris, mais il devint indépendant dès 1973 dans son village de Willisau, où il est toujours actif. Il y organise, chaque année, un Jazz Festival dont il conçoit, à chaque fois, l'affiche officielle, ce qui a grandement contribué à la renommée mondiale de la manifestation et de son organisateur. Récompensé à de nombreuses reprises en Suisse, mais aussi à New York, Tokyo ou Mexico, Niklaus Troxler est considéré comme un des plus grands designers de sa génération et appartient au club très fermé de l’AGI (Alliance Graphique Internationale, qui réunit les 300 graphic designers les plus renommés du monde, et à laquelle appartiennent également MM. Crouwel et Porter). Envie d’en savoir plus sur ses oeuvres? www.troxlerart.ch 

ALL ACCESS AGENCE Comed SUPPORT presse ART DIRECTOR Charles Nilles COPY Claude Muller ACCOUNT David Gavroy PHOTO Olivier Minaire (Blitz)

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OPENFIELD AGENCE millenium SUPPORTS presse DIRECTEUR CREATIF Claude Moes GRAPHISTE Delphine Dewandre COPY Olivier Liberton ACCOUNTS Michael Soldi, Didier Houillon


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communication outils

SITE DU MOIS

LIFELONG-LEARNING.LU

LUXEMBOURG SCHOOL OF FINANCE AGENCE lola SUPPORTS presse et affichage

BANQUE RAIFFEISEN AGENCE lola PHOTO Fabrice Mariscotti (Blitz) SUPPORTS presse et affichage

L’Institut National pour le Développement de la Formation Professionnelle continue (INFPC) a relancé son portail informatique lifelong-learning.lu, qui se veut l’espace de rencontre privilégié et le trait d’union entre acheteurs et offreurs de formations. De nouveaux services ont été mis en ligne par rapport à la version précédente: les personnes souhaitant travailler en tant que formateurs peuvent présenter leur CV aux offreurs de formation et les entreprises peuvent communiquer, via l’annuaire des entreprises, directement leurs besoins de formation aux offreurs de formation. Le portail s’est également enrichi en terme de contenu sur les atouts stratégiques de la formation professionnelle continue et propose une vue d’ensemble du marché en terme d’acteurs et de services offerts. Toutes les informations sur le cofinancement étatique sont également disponibles.

AQUILA.LU Refonte profonde du design et du contenu de la vitrine du cabinet d’actuaires conseils spécialisé en assurance et en réassurance (avec magic moving pixel).

GLOBALDESIGN.LU

Site complètement relooké en interne, très fonctionnel et ayant comme ambition de devenir un site portail pour la déco et l'ameublement.

BANQUE RAIFFEISEN AGENCE lola SUPPORTS presse et affichage

PIERRE PAULUS TRAITEUR AGENCE Comed SUPPORT presse et direct mail ART DIRECTOR Charles Nilles COPY & ACCOUNT David Gavroy

PEINTURES ROBIN AGENCE Comed SUPPORTS presse ART DIRECTOR David Bail COPY & ACCOUNT Claude Muller

CORTAL CONSORS AGENCE Concept Factory CREDIT Valerie Ghanimé, Francois Leclerc, André Hesse, Sophie Haas

...ET AUSSI ADAM-BLESER.LU (avec Synapse Internet Services) Site bientôt trilingue du cabinet d’avocats luxembourgeois. IMMOCRIS.LU (avec Comed) agence immobilière INFRALUX.LU (avec Synapse Internet Services) agence immobilière. KREUTZ.LU (avec Synapse Internet Services) agence immobilière. MANNELLI.LU (avec Synapse Internet Services) un des leaders dans les domaines d'installations électriques et les techniques du bâtiment. MUM.LU le spécialiste en conception et réalisation de solutions Internet se relooke et présente, en deux langues, ses solutions eBusiness et eCommerce. RETRA.LU (avec Synapse Internet Services) agence immobilière. RIICHTERAUS.LU (avec millenium) pour tout savoir sur les violences domestiques et les moyens de lutte mis en œuvre au Luxembourg. SCHNEIDERCONSULTING.LU (avec Righthink.com) nouveau design et plus de news et d’annonces sur le site de la société spécialisée en RH et recrutement. SIGELUX.LU (avec Synapse Internet Services) vitrine de l’agence immobilière.

ROCKHAL.LU Toute l’actualité et la programmation de la nouvelle salle de concert rock de Belval. Des options transactionnelles sont prévues, à terme (avec Nvision).

WALTZINGPARKE.COM COMMUNIQUEZ-NOUS les lancements et les changements importants de vos sites en envoyant un message à press@paperJam.lu.

Gast Waltzing et sa maison de production s’affichent sur le web. Possibilité d’écouter des extraits d’albums (avec xGraphix).

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outils markcom

L’événementiel démontre ce que la marque promet… Tous les annonceurs s’accordent: la marque est le phare qui guide le consommateur à choisir tel ou tel produit ou service. En quoi le marketing relationnel peut-il aider à développer et activer le capital de marque? 3.000 MESSAGES PUBLICItaires par jour; 53.000 marques différentes qui annoncent; 26.000 lancements rien que pour les produits alimentaires... Conséquence: un consommateur submergé en permanence de messages publicitaires et d’informations. A un moment donné, il ne peut que refuser cette inondation de stimuli externes et son absorption. Et, quand le client potentiel s’arrête quand même sur une annonce, alors il la regarde en moyenne durant 1,7 seconde, une affiche durant une seconde. Conclusion: même une attention minimale doit être achetée à un prix fort. Noyé dans la masse, tant l’offre est multiple et la demande… vigilante et versatile, il devient dès lors très difficile pour un annonceur de se détacher du lot de ses concurrents. À la recherche de moyens de communication plus adaptés à l’esprit de notre temps, la publicité traditionnelle, se concentrant principalement sur les mass médias ou «l’above», a cédé la place à la communication intégrée prenant également en compte les moyens de communication personnalisés ou «below the line». C’est pourquoi, en marge des supports traditionnels axés sur la délivrance et la répétition d’un message, le marketing relationnel – et plus particulièrement l’événementiel – se place en qualité de fournisseur

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de proximité, de dialogue et d’échange. De quoi réduire la distance entre la marque et son client, et sortir de la masse positivement.

Phénomène de tribu S’appuyant sur les messages déjà reçus par le public cible, reprenant la charte, les codes et les thèmes employés, l’événementiel, qui, à la base, consiste à réunir des personnes autour d’un sujet, humanise la marque et la rend familière. En créant une atmosphère bien particulière de retrouvailles, il lui fournit un univers palpable, promis par le papier glacé ou le petit écran. Il met en situation des rencontres fédératrices qui permettent aux consommateurs de partager ensemble les mêmes émotions, d’associer concrètement un certain nombre de valeurs au produit, à l’entreprise, qui permettent alors de mieux différencier cette dernière. Et c’est bien là tout le challenge de l’événement: proposer un dialogue là où les vecteurs de communication habituels n’offrent que des monologues et faire en sorte que l’acheteur se reconnaisse et s’identifie avec la marque. Nombreux sont les formats et les idées qui peuvent alors servir cet objectif: PLV (pro-

motion sur lieu de vente), sampling, dégustation, concours, anniversaire, inauguration, sponsoring, gala, séminaire, road show, salon, soirée à thème, kick off, autant d’occasions de réunir acheteurs, distributeurs ou employés et de les inviter à s’impliquer, à vivre la même émotion, tout en découvrant en direct les avantages et bénéfices annoncés par la marque. C’est le phénomène de «tribu», ancré dans nos instincts inconscients, qui dévoile toute son importance. Et cela, indifféremment du cadre de référence dans lequel évoluent le produit et l’univers culturel, social et économique dans lequel il s’inscrit. Ainsi, on retrouve les porteurs de Nike, les possesseurs d’Ipod, les buveurs de Red Bull, les surfeurs en Quicksilver, la génération Nutella, les joueurs de Playstation ou les lecteurs de paperJam! Autant d’appartenances créées par les médias de masse et renforcées par des expériences vécues en groupe lors d’événementiels. Qui plus est, permettant, à un instant «t», de mettre en cohérence tous les messages publicitaires reçus et ceux qui suivront, l’événement crée alors une histoire commune, une relation de proximité qui n’existe dans aucun autre mode de

communication. En démontrant ce que la marque promet, il entretient une relation de confiance entre l’offre et la demande. Enfin, il alimente l’ensemble des actions de communication à venir, permettant par exemple d’enrichir des fichiers d’adresses de visiteurs qui deviendront futurs clients, ou bien d’offrir une plate-forme pour des retombées médiatiques…

Originalité sur mesure La marque est un capital précieux et l’événementiel se doit de mettre en exergue ce patrimoine. Pour qu’une manifestation vive longtemps dans la tête des gens, il faut s’entourer d’un maximum de précautions et de

compétences. Ne s’improvise pas organisateur d’événements qui veut! Au risque d’engendrer l’effet inverse et «d’abîmer» l’image de marque. Une vraie connaissance du marché sur lequel on

évolue, un appui sur la communication existante, des talents de cohésion et toujours, toujours, la quête de l’originalité sur mesure qui marquera les esprits sont les critères indispensables qui définissent l’expertise des professionnels du marketing relationnel. En se mettant à la portée de sa cible, brisant la distance entre le consommateur et la marque, et enrichissant cette dernière de souvenirs partagés, d’émotions communes et d’une véritable identité, l’événementiel se situe donc comme un acteur primordial dans la création et l’essor des marques.  www.markcom.lu


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Au nom de la loi Le cadre législatif du secteur des assurances est en perpétuelle mutation. Autorité de contrôle et assureurs doivent vivre avec, en ayant comme seul objectif celui d’atteindre un niveau d’excellence pour le marché. CEUX QUI AURAIENT DES DOUTES SUR LE caractère particulièrement réglementé du secteur des assurances –en particulier chez certains de nos pays voisins– n’ont qu’à jeter un oeil sur l’activité législative et réglementaire de ces derniers temps pour être convaincus du contraire… Outre les circulaires régulièrement émises par le Commissariat aux Assurances permettant une interprétation optimale des textes existants, le cadre législatif s’est enrichi, dernièrement, de la loi du 11 mars 2004 relative à l’assainissement et la liquidation des entreprises d’assurances, de celle du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme et, enfin, celle du 13 juillet 2005 sur l’intermédiation en assurance. Trois textes auxquels il faut ajouter le Règlement grand-ducal du 23 mai 2005 relatif aux fonds de pension soumis au contrôle prudentiel du Commissariat aux Assurances. Et les récentes adoptions, des directives européennes RC Auto et Réassurance ne vont pas manquer d’alimenter, ces prochains mois, l’actualité législative du pays. Dans ce contexte, André Bredimus, président de l’Association des Compagnies d’Assurances (ACA) évoquait, dans le rapport annuel 2004, un «raz-demarée réglementaire» dont les assureurs n’ont jamais cessé de se plaindre, craignant un risque de «surréglementation», «et ce d'autant plus que le Luxembourg choisit régulièrement, pour des raisons politiques, de mettre en place un niveau de réglementation plus contraignant que ce qu'exigent les directives européennes», écrivait-il dans son éditorial. Un point de vue que ne partage pas forcément Victor Rod, directeur du Commissariat aux Assurances. «Dans le cadre des options de transpositions de directives européennes, il est toujours possible d’aller un peu plus loin que le texte communautaire. Mais la volonté politique au Luxembourg est de se contenter de transposer les directives telles quelles,

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sans en rajouter: la directive, rien que la directive. Il est vrai que dans le cas du blanchiment, le législateur avait voulu, initialement, aller plus loin. Mais il a rapidement été rappelé à l’ordre», rappelle-t-il. À ses yeux, le volume des réglementations communautaires n’augmente pas nécessairement. Il y a actuellement une trentaine de directives qui régissent le secteur des assurances et de la réassurance. «C’est vrai qu’il y a des travaux en cours pour affermir encore le droit communautaire, mais ce n’est pas nouveau. Nos entreprises sont donc habituées, depuis longtemps, à cette tendance. Cela n’empêche pas leur mise en œuvre de s’avérer, dans certains cas, laborieuse, surtout pour les entreprises de petite taille».

Exigences variables Le Commissariat, lui aussi, s’adapte à cette situation, et cela se traduit, notamment, par une exigence accrue en matière de demande d’informations auprès des entreprises d’assurances et de réassurances agréées. Il est par exemple demandé, annuellement, aux assureurs vie, l’envoi d’un rapport d’actuaire et une prochaine nouvelle circulaire devrait élargir cette exigence aux assureurs non-vie également. «Il s’agit ni plus ni moins d’un standard international qui est de plus en plus nécessaire. Beaucoup le font déjà et il ne s’agira que de généraliser une pratique déjà très développée», se défend Victor Rod. Dans le cadre de ses procédures de contrôle (examen des dossiers d’agrément, contrôles à distance, sur base de formulaires et de questionnaires envoyés aux entreprises sur base trimestrielle et, enfin, contrôles sur place), le Commissariat est, lui aussi, appelé à demander un certain nombre d’informations détaillées sur les activités de ses ouailles. Mais l’idée n’est pas d’inonder les opérateurs avec un flot ininterrompu de documents administratifs. «À chaque fois que mes services proposent un nouveau formulaire ou bien un ajout de demande de renseignements,

nous nous posons systématiquement deux questions. D’abord, est-ce que nous sommes obligés de demander ces nouveaux renseignements? Et si oui, est-ce bien utile? Les rapports demandés aujourd’hui sont nettement plus étoffés qu’il y a 10 ou 15 ans: ils représentent une cinquantaine de pages. Mais les banquiers, à titre indicatif, en demandent beaucoup plus». En France, si les documents demandés ne sont pas forcément plus volumineux, en Belgique, par exemple, les autorités de contrôle travaillent actuellement sur un rapport qui ferait plus de 500 pages… La réglementation a beau être harmonisée en la matière, les exigences sont pour le moins variables d’un pays à l’autre… Victor Rod est conscient de la nécessité de trouver le meilleur équilibre entre les obligations législatives ou réglementaires et la façon de les remplir. «Il ne s’agit pas de faire de la bureaucratie pour de la bureaucratie. Une entreprise d’assurance, c’est d’abord une entreprise commerciale, qui doit maîtriser ses frais généraux. Or, une augmentation des frais généraux des entreprises d’assurance ne doit pas être la conséquence d’une augmentation des tâches bureaucratiques». L’un des dangers est que, selon lui, les plus grosses entreprises ou groupes internationaux ont tendance à vouloir dicter un peu leur loi dans les organes communautaires. «Or, il faut bien avoir à l’esprit que les petites ou moyennes entreprises ne sont pas l’apanage des petits pays», prévient M. Rod, qui refuse la vision réductrice «petit pays = petites entreprises». «Il existe beaucoup de petites entreprises en France ou en Allemagne qui sont plus petites que les entreprises que nous avons ici au Luxembourg», rappelle-t-il. Entre l’autorité de contrôle et les entreprises du secteur, les relations sont plutôt à considérer comme cordiales et efficaces. La taille réduite du marché favorise la bonne connaissance des acteurs entre eux et raccourcit les circuits de communication. Profes-


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Victor Rod (Commissariat aux Assurances): «Il ne s’agit pas de faire de la bureaucratie pour de la bureaucratie».

sionnalisme et confiance mutuelle sont les deux piliers qui soutiennent les relations entre le Commissariat aux Assurances et les compagnies d’assurances, même s’il est inévitable qu’entre une institution de contrôle prudentiel et un lobby professionnel tel que peut l’être l’ACA, par exemple, certaines frictions puissent se faire jour. «En règle générale, ces points divergents sont discutés, argumentés et la solution prise finalement rencontre, normalement, la satisfaction des deux parties. Il y a toujours recherche de consensus. Chacun doit assumer son rôle, mais a priori il y a toujours un but commun: le développement d’un secteur d’assurance compétitif, mais aussi financièrement sain», explique, Marc Lauer, l’actuel chief operating officer chez Le Foyer Assurances, qui connaît d’autant plus le sujet qu’il fut pendant 10 ans, jusqu’au printemps dernier, membre du comité de direction du Commissariat aux Assurances auprès duquel il était employé depuis septembre 1989.

Du reste, le Commissariat a pris l’habitude d’appliquer les nouvelles règles prudentielles et autres dispositions législatives, non pas en rédigeant le texte dans le secret de ses bureaux avant de l’imposer au marché, mais en organisant, dès le début des réflexions, des comités composés d’experts publics et privés qui discutent sur la mise en place de ces nouvelles dispositions.

Solvency II en ligne de mire Sur «le terrain», les entreprises d’assurances, elles, doivent faire avec tout cela. Elles n’ont de toute façon guère le choix, mais reconnaissent volontiers le bien-fondé de la situation. «Le poids de la législation luxembourgeoise n’a rien de contre-productif, estime ainsi Patrick Schols, managing director de Swiss Life au Luxembourg, leader du marché local en assurance collective. L’évolution de ces dernières années est très positive à tous les niveaux et Luxem-

bourg est, aujourd’hui, davantage reconnu pour son professionnalisme à l’international. Ces compétences portent leurs fruits, car personne n’a évidemment d’intérêt à attirer des capitaux douteux». L’expérience propre à chaque entreprise d’assurance n’est évidemment pas transposable d’un opérateur à l’autre. Pour le groupe Le Foyer Assurances, par exemple, le contexte est déjà fort rigoureux compte tenu de la cotation de ses actions en Bourse de Luxembourg, depuis juillet 2000, ce qui le soumet, déjà à toute une série d’obligations légales vis-à-vis des autorités de contrôle. «La contrainte de la surveillance prudentielle du secteur de l’assurance n’est donc pas un poids pour nous, commente Marc Lauer (Le Foyer Assurances). En comparant notre législation d’assurance avec celles qui existent dans d’autres pays, notre cadre réglementaire est peut-être beaucoup plus détaillé qu’il y a 20 ans, mais nous continuons à bénéficier ici d’une certaine flexibilité qui n’existe pas forcément ailleurs».

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L’appartenance de nombreuses sociétés d’assurances à des grands groupes internationaux, pour certains également cotés en Bourse, modifie évidemment la donne quant à l’approche à adopter en matière de compliance, sur la base de règles généralement très poussées, imposées par les maisons mères et répercutées sur l’ensemble du réseau de filiales et de succursales. «Du coup, on observe parfois des petites compagnies qui ont une démarche plus stricte en matière de compliance que des sociétés plus importantes au niveau national», constate André Bredimus, administrateur et directeur général de Bâloise Assurances Luxembourg.

Lourdeurs administratives Au sein de cette société, qui emploie plus de 120 personnes au Luxembourg (le groupe en emploie 8.000 au niveau mondial), la sécurité de l’informatique et la compliance font l’objet de procédures et

règles d’une centaine de pages, sous contrôle d’un audit semestriel. Objectif: être évidemment en parfaite conformité avec les exigences à la fois législatives et corporate mais aussi préparer le terrain dans la perspective de la mise en oeuvre des règles dites de «Solvency II» qui sont, pour la gestion interne des risques des compagnies d’assurances, ce que «Bâle II» est pour les banques. L’un des sujets qui a le plus préoccupé tous les opérateurs depuis bientôt un an, c’est évidemment la nouvelle législation «anti-blanchiment», qui a parfois nécessité quelques bouleversements notables dans l’organisation interne et les procédures, même si bon nombre d’entreprises n’ont évidemment pas attendu que la directive européenne soit transposée en droit national pour agir dans le bon sens. «Nous avons toujours été très sensibles au sujet et cela constitue notre priorité numéro un au niveau du comité de direction, explique ainsi Pierre Dubru, actuaire, director local markets chez Swiss

Life. Le responsable compliance de la société a développé, en interne, de nouvelles procédures très pointues. «Le document relatif aux renseignements sur l’origine des fonds s’est étoffé de façon significative au cours de ces dernières années», précise Patrick Schols, qui ne cache pas que la difficulté suivante a été de «vendre» ces procédures auprès des courtiers, des banques, des apporteurs d’affaires. «Le document produit est une synthèse des avis de chacun. Cela a permis de faire passer les choses plus facilement, ajoute-t-il. Par ailleurs, nous avons la chance d’avoir un responsable compliance qui est capable de prendre des positions ne bloquant pas le business. La concertation prévaut toujours». Entre les obligations en matière de blanchiment et celles imposées par la loi du 8 juin 1999 relative aux régimes complémentaires de pension, 40% du temps administratif est consacré à la seule action de remplir les dossiers. «Oui, cela peut freiner la mise en

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Marc Lauer (Le Foyer Assurances): «Les dispositions légales en la matière ne peuvent constituer pour les entreprises qu’une obligation de moyens, mais jamais une obligation de résultats».

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Vraiment prêt ?...

Puisque la vie réserve des imprévus, autant les aborder avec confiance. Swiss Life est une compagnie d’assurance vie opérant depuis 1985 au Luxembourg. Elle fait partie du groupe Swiss Life qui occupe une position de premier plan en Europe dans le secteur de la prévoyance financière. Ses clients, particuliers et entreprises, peuvent compter sur son expertise, une qualité de service et une transparence reconnues, toute leur vie durant. Prêts pour l’avenir, avec Swiss Life. www.swisslife.lu


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Pierre Dubru (Swiss Life Luxembourg): «Nous avons toujours été très sensibles au sujet de la lutte anti-blanchiment et cela constitue notre priorité numéro un ».

place d’un nouveau contrat, constate M. Schols. Il s’agit aussi d’une question d’habitude par rapport aux clients, car il faut savoir l’aborder au bon moment pour lui demander certaines pièces précises. Ce n’est pas au premier rendez-vous qu’on lui demandera un spécimen de sa signature…».

Une confiance à renforcer Chronologiquement, Swiss Life a, en premier lieu, rédigé les procédures pour l’assurance de groupe à l’international, qui est plus sensible qu’au niveau local. Les activités d’assurfinance (les contrats d’assurance-vie liés à des fonds d’investissement) ont, ensuite, demandé la mise en œuvre de procédures plus complexes et plus détaillées. «Contrairement à ce que nous avons pensé, pour ce qui est de l’assurance de groupe internationale, nous n’avons pas rencontré de résistance particulière de la part de nos clients», remarque M. Dubru.

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La nécessité absolue d’un traitement irréprochable en matière de lutte contre le blanchiment, que ce soit par les lois en vigueur ou par les procédures mises en place, n’échappe évidemment à personne, à condition de ne pas se tromper de cible. «La lutte contre le blanchiment d’argent est un objectif auquel les entreprises souscrivent pleinement et pour lequel elles sont volontiers disposées à consacrer les moyens requis. Cependant, il faut savoir que les dispositions légales en la matière ne peuvent constituer pour les entreprises qu’une obligation de moyens, mais jamais une obligation de résultats, et que les moyens à mettre en œuvre doivent toujours rester dans une proportion adéquate par rapport au résultat recherché, prévient Marc Lauer (Le Foyer Assurances). Nous devons évidemment faire du mieux possible et mettre en œuvre les moyens nécessaires pour combattre efficacement toute tentative de fraude, mais il faut aussi savoir qu’à un certain moment, nos entreprises restent des entreprises commerciales, qui doivent d’abord gagner de l’argent».

Ces lourdeurs administratives imposées par cette lutte contre «l’argent sale» ne sont évidemment pas sans impact sur la dynamique commerciale des entreprises. Et André Bredimus (Bâloise Assurances) n’a pas manqué de remarquer, ces dernières années, un renversement complet dans l’approche du métier. «Par le passé, on était surtout focalisé sur les produits, la clientèle, les marchés. Nous sommes ensuite passés par une période où, clairement, nous avons dû en grande partie nous concentrer sur l’organisation interne. Cela a fait du bien, non seulement aux compagnies, mais aussi aux consommateurs, qui peuvent avoir la garantie d’être, aujourd’hui, en face d’interlocuteurs qui ont une grande considération de leurs intérêts, car ils sont mieux organisés déontologiquement et professionnellement. Pour nous, cette phase est clôturée et nous sommes à nouveau concentrés sur le consommateur. Ce qui n’empêche pas de travailler sur des projets internes qui vont plus loin dans la connaissance du client, afin de fai-


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re la part des choses entre les clients que nous désirons avoir et qui nous donnent satisfaction et ceux qui ne sont pas tellement désirés. Le terme ‘le client est roi’ doit être revu autrement. Certains oui, mais pas tout le monde et le but est évidemment de connaître ceux qu’on veut traiter comme des rois…». L’un des impacts majeurs, en terme d’organisation, concerne les systèmes informatiques, qu’il faut adapter aux nouvelles exigences et contraintes. Les contrôles des black lists, régulièrement mises à jour et éditées par les autorités de surveillance, aussi bien sur le plan national (Commissariat aux Assurances) qu’international (comme avec l’OFAC, l’Office of Foreign Assets Control), nécessitent, par exemple, des développements spécifiques qui sont loin d’être gratuits. Une telle solution informatique peut en effet nécessiter des investissements très importants, non seulement pour son implémentation mais également pour sa maintenance, c’est-à-dire lors de la seule

vérification des noms figurant sur cette liste noire. Le challenge consiste alors à supporter ces coûts sans que le client final n’en pâtisse. «Une autre conséquence est que, chez nous, certains autres développements informatiques ont été repoussés, indique Patrick Schols (Swiss Life). Ainsi, nous avons par exemple un grand projet d’archivage électronique que nous avons décalé de six mois supplémentaires, le temps d’être au point sur la question du blanchiment. C’est évidemment contraignant, mais on assume, car il est primordial de pouvoir garder une image intacte et de rendre nul le risque potentiel de détenir de l’argent qui ne serait pas net». La mise en place des dispositions relatives à la nouvelle loi sur l’intermédiation, parue en juillet dernier, constitue le dernier grand chantier législatif majeur, en attendant, ensuite, que soient publiés les projets de loi transposant les récentes directives européennes sur la réassurance et la RC auto. De

quoi laisser le temps aux compagnies d’assurance de digérer le copieux repas auxquels elles ont eu droit ces derniers temps et de mettre à profit les restructurations internes qu’elles ont menées pour se bâtir un nouvel avenir. Un contrat d’assurance n’est, finalement, rien d’autre qu’un morceau de papier derrière lequel se bâtit, presque exclusivement, une relation de confiance. Aux assureurs de montrer que derrière toute cette infrastructure mise en place et cette législation imposée, la confiance qu’ils attendent des clients est méritée et justifiée et qu’elle est recevable à chaque étape d’un contrat. Et ce n’est certainement pas le marché qui s’en plaindra. «Du point de vue éthique, déontologique, contrôle des opérations, nous sommes passés au cours des dernières années, à un niveau supérieur de professionnalisme que nous n’avions pas auparavant, ni ici, ni dans d’autres pays», conclut André Bredimus.  Jean-Michel Gaudron

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André Bredimus (Bâloise Assurances Luxembourg): «Le terme ‘le client est roi’ doit être revu autrement. Certains oui, mais pas tout le monde et le but est évidemment de connaître ceux qu’on veut traiter comme des rois…».

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Passages à l’acte Comment les assureurs vie appliquent-ils sur le terrain les nouvelles dispositions législatives entrées en vigueur? Voici trois exemples. IL Y A BIENTÔT UN AN ÉTAIT ADOPTÉE LA LOI relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme, transposant la deuxième directive européenne anti-blanchiment. Le texte impose à de nombreux acteurs économiques luxembourgeois –et n’appartenant pas seulement au secteur financier– un certain nombre d’obligations répondant à trois objectifs précis: une meilleure connaissance de leurs clients et du suivi de leurs opérations financières, la mise en place d’une organisation interne adéquate, et l’obligation de coopérer avec les autorités. Ces obligations ne sont pas nouvelles en soi et figuraient déjà dans la législation, mais elles ont été étendues et précisées, notamment en ce qui concerne la notion d’organisation interne adéquate. De plus, si l’obligation d’identifier les clients lors de l’entrée en relation d’affaires reste identique à celle déjà prévue, elle a été étendue «le cas échéant, aux personnes pour lesquelles ces clients agissent», ce qui nécessite, selon les propres termes de la loi, «un suivi continu de leurs clients au cours de toute la relation d’affaires, en fonction du degré de risque des clients d’être liés au blanchiment ou au financement du terrorisme». Plus récemment, cet été, la loi du 13 juillet transposant la directive européenne sur l'intermédiation en assurance a introduit quelques nouveautés, avec, d’une part, la création d’une nouvelle catégorie d’intermédiaires, les sous-courtiers – opérant en contact avec la clientèle pour le compte d'un courtier indépendant – et, d’autre part, l’élargissement des missions du Commissariat aux Assurances en vue de lui permettre de recevoir les plaintes et les réclamations contre les intermédiaires d'assurances et les entreprises d'assurances. Comment sont vécus, concrètement, ces deux changements majeurs au niveau des entreprises d’assurances vie au Luxembourg? Illustration avec trois exemples chez Vitis Life, Axa Luxembourg et Lombard International.

Vitis Life Luxembourg: «Un argument commercial» Il est toujours possible, à chaque modification du cadre législatif, d’envisager deux façons de voir les choses: «Pour des assureurs, des commerciaux ou des

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clients, cela peut davantage ressembler à des freins au développement, avance Marc Stevens, directeur commercial chez Vitis Life Luxembourg. Mais si l’on fait une analyse plus correcte, le résultat est aussi et surtout une augmentation de la sécurité pour le client, pour les sociétés et les distributeurs». Le plus dur est alors de savoir gérer les limites à la flexibilité et aux changements propres à chaque individu. Chez Vitis Life, l’idée première est d’opérer comme une société «à la belge», «à l’italienne» ou «à la luxembourgeoise», selon l’origine du client. «On va tout mettre en œuvre dans nos procédures afin de respecter la législation du pays de résidence du client, tout en restant aux normes des législations européenne et luxembourgeoise, précise M. Stevens. Nous avons donc toute une série de procédures à respecter et tous nos intermédiaires disposent de toute la documentation disponible pour mieux servir les clients…». Outre les précautions à prendre vis-à-vis des nouveaux clients, il a fallu compléter les contrats déjà en vigueur, en adressant, par exemple, pour certains clients, en fonction du produit souscrit, un questionnaire «profil de risque». Certains clients ont, évidemment, eu du mal à comprendre pourquoi il fallait, parfois plusieurs années après la signature du contrat, remplir à nouveau un questionnaire. Mais au final, cela leur a permis, également, d’être davantage conscients de leurs choix, et ce contact est l’occasion pour la compagnie de renforcer la relation. Dans le même temps, Vitis Life organise des séminaires d’information à l’attention de ses intermédiaires et clients. «Nous n’avons pas joué la carte de la vente, mais bien plus de l’information, du conseil, de l’analyse. Résultat: le client est satisfait et il reste. Et il va même engager des investissements supplémentaires parce qu’il a confiance en nous», se réjouit M. Stevens. En interne, la mise en œuvre de nouvelles procédures fait l’objet d’un travail de groupe, impliquant les départements juridique, marketing, commercial, comptabilité et finance en fonction des nécessités. Une fois la procédure élaborée, elle est testée auprès de quelques distributeurs. C’est sur la base de leur feed-back que la procédure finale est développée et affinée. «Dans le cas précis de la lutte contre le blanchiment, on a pris comme support de ces séminaires de formation pour les distributeurs, le lancement d’un

nouveau produit. L’idée était de mélanger une obligation procédurale avec quelque chose de plus attractif. Au final, nous devons nous assurer que le client a correctement rempli et signé le document», explique Marc Stevens. Entre les premières réflexions en interne et la réalisation de la procédure, trois mois environ se sont écoulés. Évidemment, au niveau des procédures appliquées, l’impact sur le travail commercial est plus important. Il y a dix ans, il fallait cinq minutes pour clôturer un formulaire de souscription. Désormais, il faut plutôt compter plus d’une heure. Le respect de l’ensemble de ces procédures relève évidemment de la responsabilité de la société. «Respecter les législations concernant la sécurité et le secret professionnel est aussi, pour nous, un argument commercial vis-à-vis du client. Cela implique des investissements importants et en général multilingues», précise M. Stevens. L’adaptation des systèmes informatiques n’est pas le moindre des défis à relever, surtout lorsqu’il s’agit de jongler avec les diverses législations en vigueur sur les différents marchés. En Italie, par exemple, Vitis Life a décidé de se positionner en tant que substitut d’impôt («Sostituto d’imposta») pour ses clients. En respectant ces procédures, la société doit donc communiquer plus d’informations concernant les contrats d’assurancevie et organiser des flux d’argent (taxes à payer) vers les organismes officiels en Italie. «Cela implique de gros investissements en termes de recherches juridiques, organisations de flux financiers et formations envers notre réseau de distribution. Et nous espérons que cela portera ses fruits», indique Marc Stevens. De même en Belgique, Vitis Life a créé un projet commercial qui permet aux consultants de la société de gérer la négociation commerciale et les clients existants à l’aide d’ordinateurs portables et d’un réseau à distance 100% sécurisé afin de veiller au respect du secret professionnel.

Axa Luxembourg: «Une culture de compliance» Membre d’un groupe international (112.000 collaborateurs et distributeurs, 50 millions de clients, 72,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires fin 2004, 869


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Marc Stevens (Vitis Life): «Nous n’avons pas joué la carte de la vente, mais bien plus de l’information, du conseil, de l’analyse. Résultat: le client est satisfait et il reste».

milliards d’actifs sous gestion et 2,9 milliards de résultat courant), Axa Luxembourg est peut-être moins sensible que d’autres au phénomène de «sur-réglementation» décrit par certains (voir aussi en page 102). «Ce qui n’empêche pas que le Luxembourg, compte tenu de son histoire, sa position géographique et sa place financière, soit obligé de faire preuve d’un professionnalisme probablement de plus haut niveau que d’autres pays», estime Stéphane Slits, directeur général de la société. Dans ce contexte évolutif, il n’est d’ailleurs pas déraisonnable de penser que le fameux principe du «Know your customer», déjà renforcé par la loi de novembre 2004 puisse, à terme, également impliquer des notions de fraude fiscale et concerner d’autres personnes qualifiées de «politiquement exposées» (PEP’s). Dans l’attente de ces évolutions, on constate déjà que les informations requises dans le chef des différents professionnels de la Place sont de plus en plus étoffées et impliquent une connaissance accrue du profil personnel et financier de leurs clients.

«S’il existe différentes manières d’incarner ce respect de la lutte contre le blanchiment nous avons, pour notre part, choisi la mise en place d’une fonction de compliance officer à temps plein, ce qui ne constitue pas encore une obligation légale pour les assureurs», précise M. Slits, qui ne cache pas la difficulté de résoudre un dilemme particulier en matière de compliance: «Le compliance officer doit avoir une vue extrêmement transversale: s’il doit veiller au respect des multiples législations, principes déontologiques et circulaires du Commissariat en vigueur, les métiers ‘techniques’ de l’assurance requièrent, quant à eux, également des exigences croissantes de spécialisation… Ce rôle est ainsi vraiment à part au sein de l’entreprise et cela ne peut marcher que s’il y a une véritable culture de compliance». Le renforcement de ces fonctions compliance illustre aussi le fait qu’aux yeux de M. Slits, le coût d’implémentation de ces nouvelles dispositions est, avant tout, un coût humain et intellectuel, bien plus qu’un coût d’infrastructures. Que ce soit les employés

ou les intermédiaires, tous bénéficient, de surcroît, en matière de blanchiment, de formations internes adaptées prenant notamment en considération leur niveau de relation avec la clientèle. Les dernières évolutions législatives intervenues en matière d’intermédiation impliquent, elles aussi, quelques adaptations et non des moindres. Ainsi, le nouvel article 108 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances détaille toute une série d’informations obligatoires à communiquer aux clients lors de la phase précontractuelle. Tout intermédiaire est ainsi tenu de fournir au client une série d’informations relatives à son statut de professionnel, notamment son identité, son adresse, le registre dans lequel il est inscrit, ainsi que toute participation, directe ou indirecte, supérieure à 10% des droits de vote ou du capital d’une entreprise d’assurances déterminée qu’il détient. De plus, la loi impose à l’intermédiaire un devoir d’information et d’éclairage le plus pointu possible vis-à-vis du client. Et pour un courtier, le champ légal

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va d’ailleurs encore plus loin, puisqu’il est de surcroît tenu de présenter au client «un nombre suffisant de contrats d’assurance offerts sur le marché». «Concrètement, nous avons aidé nos intermédiaires à respecter ces obligations en mettant à leur disposition des fiches détaillées de chacun de nos produits. Cette démarche leur facilite la tâche, puisqu’ils peuvent ainsi directement transmettre ces fiches descriptives à l’attention leurs clients. Et il leur est en outre possible de se mettre à jour quotidiennement par voie informatique», explique Stéphane Slits. Le grand défi qui se présente ainsi aux assureurs est de faire en sorte que toutes ces nouvelles lois et réglementations, parfois obscures dans leur forme pour le commun des mortels, doivent, au final, apparaître limpides et accessibles pour chacun de leurs clients. «Cela nous oblige à revoir différemment la façon d’organiser ce que nous faisions déjà auparavant, que ce

soit en interne ou auprès du client. C’est surtout là que l’on note les plus grands bouleversements», constate M. Slits, conscient du travail didactique, voire pédagogique, que les employés doivent effectuer auprès de leurs clients, «à condition de se sentir eux-mêmes à l’aise avec cette matière».

Lombard International Assurance: «Eliminer le blanchiment: un bienfait pour l’humanité» Leader absolu du marché luxembourgeois de l’assurance-vie, avec plus de 5 milliards d’euros d’actifs sous gestion et un montant de primes ayant atteint 1,86 milliard fin 2004 (contre 819 millions d’euros pour Fortis Luxembourg Vie, son dauphin), Lombard International Assurance avait déjà entrepris un audit

externe de ses procédures afin de vérifier leur conformité par rapport à la loi anti-blanchiment. Aussi n’a-t-il fallu procéder, au final, qu’à quelques améliorations. «Nous avons développé de nouvelles procédures qui renforcent davantage l’information sur l’origine des fonds, définissent clairement les responsabilités et se basent sur une échelle d’évaluation des risques, explique ainsi Robert Deed, directeur legal & compliance. Les risques classifiés selon le lieu de résidence du client, ses activités professionnelles, l’origine de sa fortune, le pays où les avoirs sont déposés et gérés ainsi que le montant de la prime investie». Dans les faits, la mise en place de ces nouvelles procédures a nécessité un effort de persuasion auprès des partenaires d’affaires de Lombard, et la mise en place d’un programme de formation, aussi bien en interne qu’à l’attention de ces partenaires. «En fin de compte,

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Stéphane Slits (Axa Assurances): «Cela nous oblige à revoir différemment la façon d’organiser ce que nous faisions déjà auparavant, que ce soit en interne ou auprès du client».

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Robert Deed (Lombard International Assurances): «En fin de compte, ce sont nos collaborateurs qui sont ‘responsables’ de la relation avec le client».

ce sont nos collaborateurs qui sont ‘responsables’ de la relation avec le client», indique M. Deed. L’élargissement annoncé des contrôles en ce qui concerne le financement du terrorisme et les personnes dites «politiquement exposées» semble, en revanche, plus problématique, en l’absence de toute liste exhaustive de toutes ces personnes au niveau mondial, si tant est que cette liste soit exploitable tant elle serait bien longue… L’accueil est également circonspect en ce qui concerne la loi sur l’intermédiation, loin d’être parfaite aux yeux de M. Deed, car limitant l’accès à une activité économique, à une catégorie d’acteurs professionnels (en l’occurrence les courtiers). «Il n’existe aucune raison fondamentale dans la protection du consommateur qui pousserait à empêcher de pratiquer cette activité à une partie des professionnels qui auraient les compétences et les critères de solidité et d’intégrité nécessaires exigés par la profession», estime-t-il, regrettant par ailleurs le côté trop restrictif de la transposition à la sauce luxembourgeoise, par rapport au texte original.

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La compagnie a évidemment dû se résoudre à effectuer des ajustements dans ses relations d’affaires, en intégrant des formes d’intermédiation différentes. «Certains de nos collaborateurs, principalement les grandes institutions, sont très conscients du fait qu’ils devront définir leur propre positionnement. Gérer les implications de la nouvelle loi au Luxembourg est une chose; mais l’application de la directive au sein de l’Union Européenne est une autre histoire, note M. Deed. Toutefois, nous savons déjà comment procéder pour la moitié de nos marchés et sommes confiants sur son déroulement pour l’autre moitié». Certains marchés présentent en effet des difficultés de taille. En Finlande par exemple, le législateur a interdit le commissionnement des courtiers, ce qui pourrait conduire à un imbroglio juridique dans le cas de l’arrivée sur le marché d’un courtier agissant en LPS, venant d’un autre pays où ce commissionnement serait autorisé… M. Deed regrette que la directive soit assez vague et laisse la porte ouverte à d’importantes variations entre États membres, ce qui pourrait abou-

tir à des situations arbitraires, sans parler des pays où le texte n’a pas encore été transposé dans la législation nationale… Les griefs envers ce texte ne manquent pas… «La directive ne définit aucune réglementation de la diversification de produits de la part de courtiers. Quant à l’acceptation des agences ‘multi-liens’, voilà un autre sujet qui peut aboutir à de multiples interprétations. Tout ceci peut naturellement influencer l’attitude des clients envers le rôle et le statut octroyé aux agents et courtiers, et plus particulièrement envers l’indépendance de ces derniers», craint M. Deed. Toutes ces mesures mises en place ont évidemment des coûts, répercutés dans plusieurs secteurs et services: commercialisation, opérations, compliance, audit interne, IT… «En ce qui concerne les bénéfices, il est vrai que l’élimination de l’activité du blanchiment d’argent serait un bienfait pour l’humanité. Cependant, on peut douter quant aux bénéfices que la nouvelle loi d’intermédiation pourrait apporter», conclut Robert Deed.  Jean-Michel Gaudron


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Une maturité à gagner Le nouveau code de déontologie, édité par l’Association des Compagnies d’Assurances, ne va pas révolutionner le marché. Mais il devrait contribuer à lui donner une meilleure visibilité et l’aider à grandir plus vite... DEPUIS 1995, LE SECTEUR DES ASSURANCES au Luxembourg disposait d’un code de déontologie propre, que d’aucuns jugeaient pour le moins minimaliste. Sans doute avait-il pour principal –voire unique– mérite d’exister, mais il n’en demeurait pas moins relativement méconnu, y compris dans les milieux concernés. Or, depuis dix ans, difficile de ne pas constater les profonds bouleversements qu’a connus le secteur des assurances. Il y a eu, d’une part, les nombreuses modifications législatives qui ont jalonné ces dernières années, portées par la volonté de libéralisation de la Commission Européenne. Mais il y a eu, aussi, quelques «affaires» retentissantes, qui n’ont pas épargné le Luxembourg. On pense évidemment, en tout premier lieu, au scandale qui a touché PanEuroLife au début de l’année 2001, lorsque des épargnants français avaient contourné le système fiscal de leur pays en transférant, vers le Luxembourg, des sommes inférieures à 40.000 francs français (un peu plus de 6.000 euros), le tout en liquide. Déjà secouée par une autre affaire, celle de Clearstream, la place financière luxembourgeoise dans son ensemble, avait accusé le coup. Mais c’est aussi à partir de là que le besoin d’aseptiser son image vis-à-vis de l’étranger s’est plus que jamais manifesté. Il n’est donc pas étonnant que, au sein de l’Association des Compagnies d’Assurances (ACA), l’impulsion d’une réflexion sur un nouveau code de déontologie ait été donnée en grande partie par les sociétés actives dans le secteur de la Libre Prestation de Services (LPS), à partir du Luxembourg vers des pays tiers. «À notre niveau, nous n’étions pas forcément demandeurs d’un tel code», explique ainsi un des membres de la commission «Déontologie» de l’ACA, Luc Thémelin (La Luxembourgeoise), dont la compagnie, active exclusivement sur le marché local, ne ressentait certainement pas la même pression que des acteurs plus internationaux. Il n’empêche qu’à ses yeux, le moment était fort propice à l’élaboration de ce texte. «Depuis le début des discussions, la concurrence s’est encore un peu plus débridée sur la place au Luxembourg. Ce n’est donc finalement pas plus mal que nous ayons ce code. Cela aurait été peut-être moins crucial un ou deux ans auparavant». C’est en 2003 que cette commission a finalement débuté ses travaux de réflexion, pour arriver, au final, à un document de dix pages, approuvé à l’unanimité, moins une voix (celle de P&V Assurances, qui, contacté par nos soins, n’a pas souhaité

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s’étendre davantage sur les raisons de son choix), lors de la dernière assemblée générale de l’ACA, le 30 mai dernier. «Nous estimons que ce code de déontologie arrive à un bon moment, même si dans les grandes lignes, il ne fait que reprendre des dispositions déjà prévues par la loi, explique Paul Hammelmann, conseiller juridique de l’ACA. Nous avons longuement travaillé dessus, parce que nous avons surtout insisté sur la bonne volonté et la bonne foi de chacun, ceci afin d’éliminer tout risque de discussion ultérieure. On aurait bien sûr préféré le voir adopté plus tôt, car cela fait un bon moment que l’on en parle. Mais il était avant tout important que tous nos membres aient le temps de bien peser le texte pour qu’il n’y ait pas la moindre faille. Il n’en reste pas moins vrai que sur certains dossiers passés, un tel document nous aurait certainement facilité les choses».

Image de marque Le texte est structuré en cinq grandes parties. Les quatre premières décrivent l’ensemble des obligations auxquelles sont soumises les compagnies d’assurances vis-à-vis de leurs clients, de leurs collaborateurs, de leurs intermédiaires et de leurs concurrents. Le dernier chapitre a trait à la «force» de ce code de déontologie: son opposabilité, sa diffusion, le contrôle de son respect, les sanctions prévues, ainsi que la possibilité de faire évoluer le contenu du texte au gré des demandes. «A priori, un large consensus s’est dégagé autour du contenu de ce texte, se réjouit M. Hammelmann. Le but n’était de toute façon pas de créer des contraintes supplémentaires pour les assureurs. On le sait, avec les nouvelles obligations législatives, et c’est valable pour l’ensemble du secteur financier, on travaille aujourd’hui presque davantage dans le domaine de la compliance plutôt qu’au développement de nouveaux produits». La commission déontologie était composée de quinze membres, essentiellement des juristes, pas toujours directement membres de la direction générale de leur compagnie. Ainsi, bon nombre de discussions ont d’abord été menées entre professionnels juridiques, avant que l’information ne remonte ensuite vers les hautes sphères, pour y être discutée et approuvée. Inutile de dire que pour parvenir à trouver un accord entre toutes les parties représentées -puis celles qui ne l’étaient pas…- il a fallu arrondir cer-

tains angles et lâcher un peu de lest dans certaines revendications. «Certains ont peut-être voulu aller plus loin dans certains engagements et d’autres moins loin. Pour obtenir l’agrément des compagnies, chacun y a mis un peu du sien. Mais il fallait bien partir de quelque chose et le travail fourni est déjà très intéressant, d’autant plus qu’il est évolutif», témoigne Bruno Gossart (Fortis Luxembourg Assurances), un des membres de la commission. En dépit de l’ampleur du chantier, tous les intervenants ont rapidement pris conscience de l’importance, pour le secteur des assurances, de disposer d’un tel document, garant d’un maximum de transparence dans les pratiques au quotidien. Veiller à ce que les clients soient servis «avec diligence et loyauté au mieux de leurs intérêts et de ceux de la place financière» constitue ainsi le tout premier article de ce code de déontologie. «J’ai là été agréablement surpris du soutien de tous ceux qui ont travaillé sur ce texte, car il est toujours difficile de s’auto-sanctionner, constate avec satisfaction un autre membre de la commission, JeanPhilippe Balon (ING Life). Mais je pense qu’il faut justement parler de cela pour atteindre notre objectif: promouvoir les images du secteur et de la place, qui s’étaient un peu détériorées, et aussi montrer que nos pratiques ne sont pas ancestrales, comme cela peut être le cas dans d’autres pays et qu’il est possible de faire du business de qualité de manière très professionnelle. L'approbation rapide du contenu du code par le conseil d'administration de l'Association des Compagnies d'Assurances démontre cette volonté pour le secteur d'aller de l'avant». Pour autant, on ne peut pas franchement dire que ce code de déontologie va révolutionner le secteur de l’assurance au Luxembourg. Désormais formalisées noir sur blanc, les pratiques et recommandations mises en exergue dans le document sont, dans leur très grande majorité, déjà appliquées en interne au sein des compagnies luxembourgeoises. Bon nombre d’entre elles, d’ailleurs, disposent déjà d’un propre code interne (aussi baptisé «business principles», selon les sociétés), et dont le contenu se rapproche du document de synthèse édité par l’Association des Compagnies d’Assurances, même s’il va, en règle générale, un peu plus loin dans certains cas. En effet, le texte de l’ACA est resté, volontairement, relativement évasif sur certains points bien précis. Il y est question d’obligation d’information à la clientèle «de toute évolution significative dans le


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Jean-François Balon (ING Life): «Ce code constitue une des pièces d’un ensemble sur lequel nous travaillons avec chacun de nos employés».

suivi de leurs dossiers» (que faut-il entendre par «évolution significative»?), de «délai raisonnable» pour donner suite à toute réclamation écrite, de refus de cadeaux venant de tiers, à l’exception de ceux «dont la valeur financière est peu importante» (à partir de quel montant peut-on juger cette valeur «importante»?)… La porte reste ouverte à bon nombre d’interprétations propres à chacun. «Les premiers débats ont tenu autour d’une seule question: faut-il un code très précis et détaillé, ou bien un texte plus simple, compréhensible par le client? On a choisi la voie de la facilité, même si certains termes ne sont pas forcément très détaillés», confirme Luc Thémelin (La Luxembourgeoise). Chez Fortis Luxembourg Assurances, comme dans bon nombre d’autres compagnies de la place, existent déjà des procédures internes très formalisées, édictées au niveau du groupe, à destination de l’ensemble des employés. «Chez nous, ce code éthique existe déjà au niveau du groupe et en 2004, j’avais fait un exposé sur un code de déontologie applicable

à Fortis Luxembourg Assurances. Il y avait un certain nombre de points qui, aujourd’hui, coexistent avec le code de déontologie de l’ACA et qui, parfois, le précisent», témoigne Bruno Gossart. Un exemple? La valeur des fameux cadeaux au-delà de laquelle tout employé de chez Fortis est tenu d’en référer au compliance officer, a été établie à 150 euros. De même, la question délicate des conflits d’intérêts reste assez évasive dans le code de l’ACA, où il est demandé aux compagnies d’assurances de veiller à ce que leurs collaborateurs «n’abusent pas de leurs fonctions», lorsqu’ils interviennent dans des affaires concernant leurs propres intérêts ou ceux de leurs proches. Chez Fortis, par exemple, ce type d’intervention est carrément interdit. «Les grands principes sont là, mais il faudra, au fur et à mesure, préciser certains points pour savoir si une règle est transgressée ou non. Mais peutêtre la volonté première de l’ACA n’était-elle pas d’aller forcément plus loin dans le détail», s’interroge-t-il. L’approche est semblable du côté de chez ING Life, qui dispose également de textes qui lui sont propres.

«Nos business principles ressemblent à ceux contenus dans le code de l’ACA, remarque Jean-Philippe Balon. Nous avons donc la chance de déjà bénéficier, en interne, de certains principes de travail propres à un grand groupe international». Le code de l’ACA a été, lui aussi, diffusé auprès des employés d’ING Life – l’article 5.2 prévoit d’ailleurs que toute compagnie d’assurances se doit d’informer ses collaborateurs et intermédiaires des principes énoncés dans ce code et en exiger le respect de leur part –, non pas en se contentant de laisser une copie à leur disposition, mais en prévoyant des formations adaptées. «Ce code constitue une des pièces d’un ensemble sur lequel nous travaillons avec chacun de nos employés», explique ainsi M. Balon, qui refuse de voir, en ce texte, une «Bible», puisqu'il faut ajouter la pratique à la théorie, tout en lui reconnaissant, néanmoins, une grande force de conviction. «À partir du moment où l’on se réclame membre d’une association professionnelle comme l’ACA, régie par des règles précises, c’est que, au départ, on pratique correcte-

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ment les activités d’assurance. Dans le cas contraire, ce code permettra de découvrir quels acteurs du marché exercent avec un peu moins de déontologie que d’autres».

Trier le bon grain de l’ivraie Est-ce à dire qu’une chasse aux sorcières va, désormais, s’ouvrir? Sans doute pas et ce n’est, de toute façon, certainement pas le but de la manœuvre. Au chapitre «Sanctions», le code de l’ACA renvoie aux dispositions prévues aux articles 18 et 19 de ses statuts, allant d’un simple avertissement jusqu’à une exclusion –temporaire ou définitive– de l’Association. «Avec ce système de code et la force qu’on lui a donnée, nous disposons d’un outil pour mettre au jour les mauvaises pratiques. Nous ne nous identifions évidemment pas à l’autorité de contrôle, mais au sein d’une association comme la nôtre, il faut pouvoir faire le tri entre le bon grain et l’ivraie et nous espérons que ce code

puisse exprimer toute sa plus-value potentielle», explique M. Balon. Du reste, le Commissariat aux Assurances s’est bien gardé de la moindre interférence dans les travaux de l’Association des Compagnies d’Assurances. Victor Rod n’a cependant pas caché qu’il soutenait sans réserve toute initiative pouvant aller dans le sens d’une plus grande transparence sur le marché. «Nous souhaitons vraiment que ce code soit largement suivi par tous les opérateurs et nous nous réservons d’ailleurs le droit de prendre des sanctions contre les entreprises qui s’en écarteraient, car il s’agirait alors d’une attitude désobligeante, d’un manque de respect», nous a expliqué le directeur du Commissariat aux Assurances. Avec 68 membres recensés à la fin du mois de mai (mais sept nouveaux dossiers d’admission sont en cours d’examen), l’ACA ne regroupe certes pas l’intégralité du marché, mais peut se prévaloir d’une représentativité légitime que, du reste, personne ne lui conteste. «Nous souhaitons que ce texte apporte

de la structure et de la discipline parmi nos membres, mais aussi qu’il véhicule un certain message à destination des entreprises non membres», indique Paul Hammelmann. La portée réelle de ce texte constitue, certainement, une des grandes inconnues du moment. Certes, dans le chantier qui peut sembler encore balbutiant de la promotion de la place financière hors de nos frontières, il représente évidemment un élément supplémentaire susceptible d’être brandi au nez de tous ceux qui émettraient des doutes quant au fonctionnement correct du secteur des assurances au Luxembourg. Pour autant, pas question d’imaginer que le secteur s’est acheté une nouvelle virginité; tout juste affiche-t-il, certainement, un pas supplémentaire vers une plus grande maturité. Sans doute aussi ce texte va-t-il contribuer, sur un plan plus local, à juguler une certaine tendance à une «concurrence sauvage» de plus en plus prononcée entre certains opérateurs. Mais son impact devrait rester assez limité dans l’ensemble. «Il faut

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Bruno Gossart (Fortis Luxembourg Assurances): «Il est important de faire en sorte de répercuter ce code sur la plupart des intervenants qui travaillent et qui sont concernés par le secteur».

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ADVERTORIAL

Le Régime Complémentaire de Pension, un régime à suivre sans modération... ! Le 8 juin 1999, le gouvernement a voté une loi sur les régimes complémentaires de pension (RCP) mis en place par les employeurs en faveur de tous les salariés ou seulement pour une catégorie spécifique de salariés. Cette loi a changé de façon fondamentale l’aspect juridique et fiscal des régimes complémentaires de pension. Bien souvent il faut faire face à l’idée préconçue que ces plans n’existent que dans certaines grandes entreprises. Et bien non, selon les chiffres de l’Inspection Générale de la Sécurité Sociale, plus de 800 RCP sont actuellement en vigueur au Grand-Duché de Luxembourg.

Avantages Les avantages sont multiples: compétitivité de l’emploi, attractivité fiscale, fidélisation des salariés, protection des salariés et de leur famille. Un RCP peut prévoir des prestations en cas de retraite, en cas de décès et en cas d’invalidité qui sont versées en complément aux prestations légales prévues par la Sécurité Sociale. Dans toutes ces situations souvent difficiles, le salarié ou sa famille se trouvent privés d’une certaine partie du revenu habituel; un RCP bien élaboré va donc diminuer ou compenser cette perte. La fidélisation reste un élément majeur dans la plupart des entreprises. Il

est important de savoir que la loi du 8 juin 1999 accorde au salarié sortant prématurément, au plus tard après dix années de service, un droit acquis: le montant déjà constitué lui revient. L’employeur a la faculté de raccourcir ce délai, rendant son plan de ce fait encore plus attractif.

Fiscalité Le traitement fiscal des RCP est très simple: la totalité de ce que l’employeur investit dans un tel plan est soumise à un impôt forfaitaire de 20% payable par l’employeur. Cet impôt ainsi que les investissements sont une charge déductible pour l’entreprise. En contrepartie, toutes les prestations versées (rente ou capital) ne sont pas taxées comme revenu dans le chef du bénéficiaire.

Financement Le financement d’un RCP peut se faire soit par des provisions au bilan (dans ce cas une assurance insolvabilité doit être souscrite), soit par un fonds de pension ou encore par une assurance de groupe. Dans tous les cas, même en cas de faillite de l’employeur, les droits du salarié sont protégés.

Participation personnelle de l’affilié La législation prévoit également une participation personnelle de l’affilié qui depuis le 1er janvier 2000 peut déduire fiscalement une cotisation annuelle

maximale de 1200 EUR. Les prestations versées ne sont pas taxées et cette déduction se veut un complément aux déductions fiscales déjà existantes pour des assurances vie ou pension à titre privée dans le cadre de l’article 111 et 111bis L.I.R. Depuis de longues années les grandes entreprises proposent des régimes complémentaires de pension à leurs salariés, mais c’est avec la mise en application de la loi du 8 juin 1999 qu’un intérêt croissant est noté dans des entreprises de taille moyenne de tous les secteurs. Dans ces PME les employeurs ont ou sont en train de découvrir les avantages d’un RCP pour recruter et fidéliser de bons éléments. La mise en place d’un RCP doit seulement se faire après une analyse spécifique des besoins et des possibilités financières de l’entreprise. En général, l’employeur détermine luimême le budget qu’il veut mettre à disposition et qui s’élève en moyenne entre 2 et 4% de la masse salariale. Comme une RCP constitue un engagement à long terme, il est évident qu’un tel contrat doit être élaboré sur mesure. Pour profiter au maximum de tous les avantages prévus, il est indispensable de s’adresser à de vrais professionnels qui ont non seulement une vue générale du marché, mais qui savent faire bénéficier les entreprises et les salariés de leur savoirfaire.

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Paul Hammelmann (ACA): «Nous souhaitons que ce texte apporte de la structure et de la discipline parmi nos membres, mais aussi qu’il véhicule un certain message à destination des entreprises non membres».

plutôt y voir une belle déclaration d’intention, note Luc Thémelin (La Luxembourgeoise). Le marché gagnera certainement en efficacité avec le renforcement de la présence d’un médiateur. Mettre par écrit des règles n’est pas nécessairement suffisant, même si je suis intimement persuadé que les assureurs respectent les règles et les standards minimums qui y sont repris». Le médiateur en assurances existe déjà, en effet. Il s’agit d’une instance mise en place conjointement, en 1995, par l’ACA et l’Union Luxembourgeoise des Consommateurs (ULC). Actuellement, cette structure est saisie, en moyenne, d’entre 20 et 25 demandes par an. La plupart des dossiers concernent des branches d’assurances connaissant un taux de pénétration élevé (assurance RC auto, assurance casco, assurance multi-risques habitation, assurance vie…). D’après les chiffres publiés dans le rapport annuel de l’ACA, environ 40% de ces requêtes sont jugées pertinentes et justifiées par le médiateur. Dans la très

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grande majorité des cas, les compagnies membres de l’Association suivent l’avis du médiateur, permettant, en règle générale, un règlement à l’amiable du différend introduit. Dans le cadre de la nouvelle loi sur l’intermédiation, en date du 13 juillet dernier, le champ de compétences du médiateur a été élargi et inclut, désormais, les litiges opposant des consommateurs à des intermédiaires. Dans ce cas de figure, il est alors prévu que l’instance de médiation siège en composition tripartite, réunissant l’ACA, l’ULC et un représentant de la catégorie d’intermédiaires (agents, courtiers et, désormais, sous-courtiers) concernée. Bruno Gossart (Fortis Luxembourg Assurances), pour sa part, porte un regard un peu plus positif sur la portée de ce texte, partant du principe qu’il est probable que certaines compagnies ne mettaient pas forcément en pratique les dispositions du texte. «Chaque compagnie connaît des aspects des choses sur lesquels elles peuvent améliorer leur situation ou

formaliser différemment des engagements au niveau des conventions, vis-à-vis des intermédiaires par exemple. Ainsi, à notre niveau, nous pouvons tout à fait imaginer, par exemple, que dans nos propres conventions, nous fassions mention de ce code de déontologie et attirions l’attention de nos agents sur le respect de ce code», explique-t-il. Du reste, qu’ils soient agents ou courtiers, les intermédiaires en assurance ne se contentent pas d’être spectateurs de ces nouvelles dispositions et bon nombre d’entre eux affichent une attitude pour le moins proactive. Après tout, les intermédiaires d’une compagnie contribuent aussi largement à leur développement et leur richesse… «Il est donc important de faire en sorte de répercuter ce code sur la plupart des intervenants qui travaillent et qui sont concernés par le secteur», prévient M. Gossart. Il n’est pas rare, d’ailleurs, que certains agents prennent la défense de leur client contre la compagnie d’assurances qu’ils représentent. «Les agents


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s’investissent vraiment dans ce qu’ils font et ils n’hésitent pas à monter au créneau lorsqu’il y a des retards dans l’émission des polices», constate Luc Thémelin (La Luxembourgeoise), qui estime que le niveau général du service à la clientèle, au Luxembourg, est à ranger dans la catégorie «haut de gamme», «notamment en matière de règlement de sinistre, avec une volonté certaine d’informer le client et de faire toutes les démarches pénibles à sa place. Nous sommes même amenés à aller plus loin que ce que le code préconise, dans un souci d’offrir un service vraiment personnalisé au client».

Pas d’évolution à court terme? Il reste donc, désormais, au secteur de l’assurance à faire vivre ce code de déontologie. Chaque compagnie se doit de désigner, parmi ses collaborateurs, une per-

sonne chargée de veiller au respect des principes énoncés dans le code. Ce «Responsable de la Déontologie», qui, bien souvent, est également en charge de tout l’aspect compliance –ce qui est logique, puisque le code prévoit que ce Responsable mette en oeuvre «tous les moyens à sa disposition pour corriger de manière satisfaisante et sans délai tout manquement constaté aux principes énoncés dans le présent code»– devient donc l’interlocuteur privilégié de l’ACA en la matière, mais également le point de contact d’un employé ou intermédiaire d’une compagnie qui constaterait tout manquement aux principes de déontologie. Dans le même temps, le Commissariat aux Assurances a instauré l’obligation, pour chaque compagnie, de posséder un registre d’enregistrement des plaintes, qui permet de faire un suivi, à chaque instant, de la nature de ces plaintes, du traitement qui

leur a été accordé et des délais dans lesquels les affaires ont été prises en charge. Il est évidemment prévu que le texte puisse évoluer en fonction des souhaits –ou impératifs– de chacun, mais ce n’est pas pour autant qu’il faille attendre une révision annuelle du contenu de ce code de déontologie. «À court terme, je ne pense pas que la matière soit de nature à engendrer des changements, explique ainsi Jean-Philippe Balon (ING Life). En tout premier lieu, il convient de voir comment ce code est mis en pratique. Bien sûr, le monde évolue chaque jour et l’assurance à Luxembourg, en particulier l’assurance vie, est un métier en pleine évolution. Il y a, toujours, potentiellement, des petites retouches possibles, mais on est en présence d’une vue d’ensemble assez large qui me fait penser que les fondements ne seront pas revus immédiatement». La balle est désormais, de toute façon, dans le camp des assureurs.  Jean-Michel Gaudron

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Luc Thémelin (La Luxembourgeoise): «Mettre par écrit des règles n’est pas nécessairement suffisant, même si je suis intimement persuadé que les assureurs respectent les règles et les standards minimums qui y sont repris».

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La réassurance sort de l’ombre Le secteur de la réassurance est encore assez méconnu au Luxembourg. Il est pourtant très en avance au niveau de l’Union Européenne, à l’heure où l’harmonisation est en marche. DANS LE SECTEUR DE LA RÉASSURANCE, AUSSI, les choses bougent au niveau de la législation. Ainsi, au début de l’été, une nouvelle directive européenne a été adoptée en la matière, introduisant un cadre réglementaire harmonisé qui étendrait aux entreprises de réassurance le système d’agrément et de surveillance financière par l’État membre dans lequel elles ont leur siège social. Cet agrément serait pour les entreprises de réassurance, exactement comme elle l’est pour les assureurs directs, un véritable «passeport unique» qui leur permettrait d’exercer leur activité n’importe où dans l’Union Européenne. La proposition fixe aussi des règles prudentielles pour la surveillance des entreprises de réassurance. Elle définit, noir sur blanc, le concept même de «captive de réassurance», en tant qu’entreprise de réassurance détenue par une entreprise, financière ou non (mais qui n’est pas une entreprise ou un groupe d’assurance ou de réassurance) et qui a pour objet «la fourniture de produits de réassurance couvrant exclusivement les risques de l'entreprise ou des entreprises auxquelles elle appartient ou d'une ou de plusieurs entreprises du groupe dont elle fait partie ». Pour le Luxembourg, l’impact de cette directive sera limité, et pour cause. Le pays, depuis plus de 20 ans –avec la loi du 24 février 1984– dispose d’un cadre législatif propre à l’activité de réassurance, sous le contrôle vigilant du Commissariat aux Assurances. «Le contenu de la nouvelle directive européenne est déjà en grande partie en vigueur ici. Cela ne peut que renforcer la position du Luxembourg dans la mesure où il est un des seuls pays de l’Union Européenne qui travaille depuis longtemps dans un tel environnement réglementé. Cela vaut autant pour les acteurs du marché que pour le régulateur», note Claude Weber (Marsh Management Services), le président sortant de l’AGERE, l’Association des gestionnaires de réassurance, auprès desquels, bien souvent, est sous-traitée la gestion administrative des compagnies de réassurance. Actuellement, la situation est très disparate dans les autres pays de l’UE. Certains ont mis en place une réglementation précise pour l’octroi des licences et d’autres non. En théorie, à l’horizon 2008, tout sera donc largement harmonisé et le principe du «passeport européen» sera également appliqué aux compa-

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gnies de réassurance, avec cependant moins de contraintes qu’en assurance directe, puisqu’il ne sera pas nécessaire, par exemple, de notifier un représentant fiscal dans les différents pays d’activité.

213 salariés au Luxembourg Fin 2004, le Luxembourg comptait pas moins de 273 entreprises de réassurances (à titre de comparaison, les entreprises «vie» et «non-vie» sont au nombre de 95), employant quelque 213 personnes (contre 2.700 «vie» et «non-vie») . Cependant, sur le total, 41 de ces entreprises (soit 5 de plus qu’en 2003) n’ont eu aucune activité de souscription, ce que le Commissariat explique, dans son rapport annuel, par le fait que les groupes auxquels elles appartiennent sont en train de se restructurer ou de redéfinir leur politique de financement de risques et n’ont donc pas encore transmis les orientations stratégiques futures qu’ils voudraient leur assigner. Dix nouvelles entreprises ont été agréées l’année dernière, appartenant à des groupes financiers (pour 3 d’entre elles), industriels (2), de construction (2), pharmaceutique (1), aérien (1), ainsi qu’un assureur, alors que dans le même temps, sept autres sociétés ont renoncé à leur agrément. Tout comme pour les entreprises d’assurances, les réassureurs ont, comme obligation vis-à-vis de leur autorité de contrôle, de leur faire parvenir leur bilan, une ventilation de leurs frais généraux, une description de leur politique d’acceptation ou de rétrocession des risques et un descriptif de leur politique d’investissement des actifs. En matière de réassurance, il convient donc de faire la distinction entre la réassurance «traditionnelle», qui consiste à assurer un assureur et les «captives» de réassurances, qui sont spécifiquement créées dans le giron d’un groupe (financier, industriel…) et ont pour seule activité d’assurer certains risques spécifiques à leur activité. Une captive doit néanmoins, à l’heure actuelle, encore s’associer à un assureur direct –qui sera appelé alors «fronteur»–, seul agréé à émettre une police d’assurance pour un risque donné. «La décision de créer une captive de réassurance découle généralement du constat que les assureurs augmentent leurs tarifs de manière régulière et qu’ils

n’accordent plus de couverture pour certains risques, ou alors obligent le client à supporter des franchises non adéquates, explique Edouard Kutter, directeur général du cabinet d’actuaires Aquila Risk Solutions. De plus en plus souvent, les entreprises mettent en place, en interne, des mécanismes de contrôle et de gestion de risques et il peut être frustrant de constater que tous ces efforts ne sont pas récompensés lorsqu’elles se tournent vers des assureurs classiques, qui auront tendance à appliquer un tarif de prime standard. Or, pourquoi payer une prime plus élevée si on sait que le risque correspondant n’est peut-être pas aussi élevé?». En matière de risques intégrés dans une captive, tout est imaginable: cela peut aller du prolongement de garantie d’un aspirateur jusqu’à la perte de licence pour un pilote d’une compagnie aérienne, en passant par des risques d’explosion… «On peut toujours trouver un risque qui ne soit pas assurable sur le marché traditionnel, même pour une société de services. Il est même possible de financer des pertes a posteriori…», explique M. Kutter.

Approche globale de risk management L’un des attraits majeurs du marché luxembourgeois pour les captives de réassurances, se trouve dans la possibilité de constituer des réserves –appelées provisions pour fluctuation de sinistralité– qui restent souvent libres d’imposition pendant plusieurs années. Pourtant, nombreuses sont encore les entreprises qui n’ont pas encore souscrit à un concept davantage intégré à l’étranger, notamment, outre-Atlantique. Question de connaissance du terrain, estime Edouard Kutter. «Le marché de la réassurance n’est pas encore assez transparent pour intéresser les gens à ce mécanisme. Il est alors très difficile pour un directeur financier ou un risk manager de proposer une captive à son conseil d’administration lorsqu’il ne maîtrise pas lui-même le sujet à 100%. Une captive de réassurance, c’est très utile en pratique, mais ce n'est pas un jouet. Si on ne le comprend pas, on préfère ne pas y toucher. Il y a clairement un problème d’information et d’éducation en la matière vis-à-vis des


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Edouard Kutter (Aquila Risk Solutions): «Le marché de la réassurance n’est pas encore assez transparent pour intéresser les gens à ce mécanisme».

PME, à qui on n’explique pas assez souvent qu’il leur est possible de financer et de gérer leurs risques différemment…». L’équation peut, dans ce contexte, être simplifiée à l’extrême: pourquoi payer à un assureur «traditionnel» une prime de 100 lorsque l’on sait que sa sinistralité n’atteindra le seuil des 100 que tous les 5 ou 10 ans et vaut 35 en moyenne? En constituant une captive et en lui versant cette même prime de 100, le solde technique récurrent de 65 demeure au sein du groupe et peut même revenir dans le giron de la maison mère sous forme de prêt, par exemple… Souvent, le capital reste, ainsi, au Luxembourg et peut y être réinvesti dans l’économie.

L’assurance directe en captive «Les assureurs et les courtiers ne sont parfois pas encore assez transparents et le client ne sait donc pas toujours vers quoi il s’engage vraiment, regrette M. Kutter. Lorsque nous créons une captive, nous iden-

tifions et évaluons ses risques, nous optimisons la meilleure structure de financement possible et nous déterminons finalement pour chaque risque une prime technique en adéquation avec le risque sousjacent. Le client sait alors exactement ce qui l’attend, en toute transparence. Il paiera une prime plus adéquate par rapport à son propre risque et non pas à celui de son voisin. C’est cette philosophie-là qu’il faudrait essayer de faire passer sur le marché». Aussi l’expertise constitue-t-elle un facteur essentiel dans l’approche en matière de réassurance, dans un environnement fiscal et légal également assez pointu. «C’est un environnement assez complexe dans la mesure où le marché doit toujours rapidement s’adapter aux développements des marchés d’assurances et de réassurances, mais aussi aux variations économiques dans les différents pays, aux adaptations législatives, fiscales, etc. des pays de résidence des maisons-mères des compagnies d’assurances ou de réassurances ou bien encore à l’évolution de la prise de conscience progressive de la nécessité d’une

politique globale de risk management dans les différents groupes», constate Claude Weber. L’environnement global a évidemment beaucoup changé après les attentats du 11 septembre 2001 et le débat ne cesse de revenir au premier plan avec la recrudescence du risque terroriste un peu partout dans le monde ou avec la succession des grandes catastrophes naturelles comme, tout récemment, le cyclone Katrina au Sud des États-Unis. Il faut dire que pendant longtemps, les réassureurs n’avaient pas toujours pris le soin de clairement tarifer leurs produits, parvenant à compenser leurs éventuelles pertes grâce à la bonne tenue de leurs actifs placés sur marchés financiers. Or, le repli de la Bourse a, lui aussi, aidé à radicalement changer la donne. «Le souci majeur est que, dans ce contexte et suite à ces grands événements, la faillite possible de certains réassureurs pourrait avoir un impact direct sur la santé d’un nombre d’assureurs directs. Il y a d’ailleurs eu quelques cas concrets de faillites dans le passé», rappelle Claude Weber.

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L’environnement dans lequel évoluent, de manière générale, les captives de réassurances, et en particulier au Luxembourg, n’échappe pas aux règles généralement observées dans l’économie: les mouvements de concentration au niveau des grands groupes internationaux se poursuivent dans le regroupement des activités de réassurance. Mais au-delà de ce premier phénomène, un certain nombre de réassureurs captifs éprouvent des difficultés à trouver des assureurs directs disposés à émettre, pour les risques à prendre en charge par la captive, une police d’assurances directe et cela en raison des risques de défaillance que ces assureurs directs ressentent à l’égard de ces captives. D’où l’émergence d’une nouvelle tendance: celle de la mise en place, au sein des groupes internationaux, d’une structure d’assurances directes à côté de leur captive de réassurance, afin de lui fournir des capacités de fronting additionnelles. Cette structure, dans certains cas, permet, entre autres, de réduire, voire d’éliminer, les demandes de garanties éventuellement requises par les compagnies d’assurances, de

diminuer les coûts et d’avoir plus de flexibilité au niveau des conditions de couverture des risques. Du reste, au Luxembourg, le Commissariat aux Assurances a reçu positivement des demandes de création de telles captives directes, mais en limitant son choix aux groupes dotés de capitaux et de réserves importants qui ont déjà prouvé leur stabilité par l’établissement de captives de réassurances au Luxembourg depuis de nombreuses années. «De plus, constate le directeur du Commissariat aux Assurances, Victor Rod, certaines autorités fiscales ont dernièrement adopté une attitude plus critique à l’égard des obligations de provisionnement des entreprises de réassurances luxembourgeoises. Les maisons mères ont alors plus de difficultés à utiliser efficacement leur société de réassurances luxembourgeoise en vue de couvrir les risques auxquels elles sont soumises». Le développement au Luxembourg de ce phénomène de captives d’assurance directe constituera, certainement, un des enjeux majeurs de ces prochaines années, mais il n’est pas le seul. «Sur le

marché des gestionnaires, la concurrence est vive, note Edouard Kutter, ce qui offre aux sociétés un large choix de gestionnaires de captives, avec des services distincts offerts par l’un ou l’autre, qui permettent de s’associer avec un partenaire pouvant offrir une vraie valeur ajoutée. Il faut d’ailleurs que le client réapprenne la valeur ajoutée d’un vrai service». Cela n’empêche pas Claude Weber de rester résolument optimiste sur le potentiel de croissance du marché de la réassurance au Luxembourg: «Même si la croissance a été assez faible ces dernières années, suite au phénomène de concentration des groupes internationaux, le marché continue à évoluer positivement. A quelle vitesse? Tout dépendra du développement des marchés d’assurances et de réassurances professionnels et des stratégies prises par les groupes qui utilisent ces outils. Il est clair qu’on peut vraiment tabler sur une croissance future importante. Luxembourg a encore beaucoup à gagner en la matière».  Jean-Michel Gaudron

Photos: Olivier Minaire (Blitz)

Claude Weber (Marsh Management Services et AGERE): «Même si la croissance a été assez faible ces dernières années, le marché continue à évoluer positivement».

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Delphi, Luxembourg– Firm Footprint paperJam speaks to Steven A. Kiefer, Managing Director – Thermal & Interior Europe & South America, and Delphi Customer Technology Centre Bascharage. INTERVIEWING DELPHI Managing Director Steven A. Kiefer is like trying to catch a moving train, the man is so busy. He has just returned from France, is just about to head off to Brazil, and the interview with paperJam is slated for one half hour between conference calls and meetings. It becomes fifteen minutes in the end. Still, he manages to be personable and charming, accommodating at the last minute, and at a time when Delphi in the United States is taking a lot of heat from the press.

Cool toys for big boys Kiefer is quite active around the Luxembourg American community. In September, he participated in an AMCHAM ComIT Networking event on "Innovation in the Automotive Sector" along with Dale Lehman from Delphi, held at Autopolis. A presentation was given with some key figures. In 2004, Delphi world wide had sales of 28.7 billion. The company committed 2 billion annually to R&D and engineering in the last 4 years. Globally, there has been an average of 1.400-plus Delphi patent applications each year

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in the last 4 years. The company has 26 operations in low cost countries (such as Poland, Turkey, Botswana, Hungary and Morrocco) and 10 technical centres in Western and Eastern Europe. The main activities of the Customer Technology Centre in Luxembourg are the development and application of: Engine Management Systems, Thermal Management and Air Conditioning systems and related subsystems and components. Some of the technical facilities include rapid prototyping equipment, garage and outside test facilities, temperature controlled chambers, climatic wind tunnels, and a test track with pass-by noise facility.

Speculation in the U.S. It is the kind of cool automotive playground that has little and big boys alike drooling. For others, it is like science fiction. You aren’t allowed to see much, nor walk around with a camera, which is not surprising if you consider the confidential work they are doing for many European automakers, but it would be a very exciting place to be allowed a tour.

What is no secret is that Delphi Corp in the U.S. has been having financial troubles. There have been significant operating losses and rumours of a declaration of bankruptcy. Delphi risks a breach of a loan covenant concerning debt to equity ratios if it does not re-negotiate the covenants before Oct 30, or make payments to resolve the covenants issue. If the company declared bankruptcy, such a move would, in part be due to the multi-billion dollar future pension obligations promised to American hourly workers under current collective bargaining agreements. Speculation has run wild amidst further rumours that General Motors Corp. and the UAW were about to announce a deal in late September to bail the company out of financial trouble causing stock prices to climb up as high as 40%, then drop back after it didn't happen. There is also widespread speculation that these threats to file Chapter 11 bankruptcy could leave the U.S. government holding the bag because the employee pensions are guaranteed, although not to the full amount. Chapter 11 restructuring could prove a mechanism that

allows Delphi to shed unwanted liabilities, and borrow money on more favourable terms etc. Few industry watchers feel it is indicative of the end of Delphi. All this seems far away from “sleepy Luxembourg” though. Currently, the expansive (and highly secure) Delphi facility in Bascharage employees around 700 people from 28 different nationalities. English is the official language of the company but many other languages are spoken as well. The largest majority of employees are French, then Belgians, Luxembourgers and just a few remaining Americans.

Business as usual Although rumours about the situation in the U.S. are likely to make local employees a little nervous, all seemed business as usual as we spoke to Kiefer… How long have you been in Luxembourg? “It’s actually my second assignment in Luxembourg. I was here for 4 and half years from 1993-1997. I just returned in January, in this new capacity.


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Do you speak any foreign languages? “I speak seven languages (he pauses) - about three or four words of each one. A lot of big American companies are here for fiscal reasons, and fiscal reasons only. Why is Delphi in Luxembourg? “First of all, Luxembourg offers outstanding cultural diversity, with 28 nationalities at Delphi. Geographically it is attractive. By this I mean its central location of course; we can visit any of our major customers within a matter of hours. From this location we can talk to the customers, the auto manufacturers, from different countries in their languages. Also, Luxembourg has what we call automotive industry “neutrality”. By this I mean it does not have its own automotive manufacturers, which sometimes makes it difficult to supply to “competing” countries. But yes, there are fiscal benefits as well. For our employees there is a good tax situation and excellent social benefits. As you recently were speaking on innovation in the automobile sector, can you tell us what some of the trends at Delphi, Luxembourg are? What direction is the company moving in?

Photo: Luc Deflorenne

A better capacity? (as he is now Managing Director for Europe and South America and Director of the divisions Thermal and Interior). “Different – my previous work was in our Powertrain business, but I find the challenges in our Thermal and Interior business very rewarding. My family is very well settled here with my children in the International School. My wife and I honeymooned here during our first assignment and our first son was born in Luxembourg in 1996. We lived in Tokyo as well, and I went from LuxembourgTokyo-Detroit and now back to Luxembourg.

Steven A. Kiefer: “Luxembourg is critical to our European footprint”.

“We are developing higher end systems here in Luxembourg, focused on new technology to help our customers improve the environment. There are several innovations being developed right here in Luxembourg. One is within Powertrain, where we are developing the next generation of fuel injection technology for gasoline and Diesel engines, which offers reduced fuel consumption and lower exhaust emissions. Another is the next generation of air conditioning systems, which replaces current refrigerants with a more environmentally friendly CO2 based refrigerant. (n.b.: HVAC is Delphi’s “Automotive Air Conditioning for the Environment” which is heating, ventilation and air conditioning. The product is billed as being capable of delivering “thermal comfort that ranges from the heat of Phoenix Arizona to the cold of a Scandinavian winter.” HVAC also is praised for its

safety advantages, in that it keeps the cabin environment at such a state that the driver is totally awake and not in danger of drowsiness and is guaranteed to keep windows defrosted or demisted for clear visibility whatever the weather conditions may be). Obviously it is difficult for you to comment on what is happening in the U.S., but everything seems to be running smoothly as usual here in Luxembourg. Can you tell us anything about how the situation in the U.S. might affect Delphi globally, or what ripple effect it might have on your operations here? “I really have no comment about our current activities in the U.S.. But I will say, that the major issues that our company currently faces are primarily isolated to the U.S. operations. To be honest, there were some negative stories in the press here in Europe. These stories serve to make the people who work here under-

standably nervous. We want to be open with our customers, suppliers, employees and members of the community. I am optimistic about Delphi’s future. There are issues that must be addressed in the U.S., but Luxembourg is critical to our European operations. We have been booking significant new business with several customers. We have a unique value proposition here. We get very strong feedback from our European customers when they come to this facility. They are shocked that such impressive research and development is happening in sleepy little Luxembourg. We intend to continue to serve our customers from Luxembourg, and grow our business based on technical innovation, and strong customer service. Thanks for spending time with us today, and please come back when we have some more time to tour the facility...”.  Mary Carey

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Current and future challenges (29/09)Sir Tim Lankester, President of Christ Church College, Oxford, was in Luxembourg in September to speak to the Oxford University Society of Luxembourg (OUSL). Topics included the academic situation of the college as well as a need for more extensive funding. Research and Undergraduate Education were listed as excellent, “…and I say that as a Cambridge man”, Sir Lankester joked, as is the immense library system. However, some of the facilities are not as good and Oxford is losing some faculty to the richer and more marketing-aggressive U.S. Universities. “I think the graduate situation is better in America”, Sir Lankester also opined. One of the big questions was how to raise funding without lowering the standard of excellence with which the College is so proudly associated, and how to recruit more successfully? The Shanghai ratings indicate that Cambridge’s popularity with new students is growing while Oxford’s is slightly declining. “Academic merit is the only way you can get into Oxford”, Sir Lankester stated. “We need to get out in the schools and get youngsters to apply. We want the most talented kids in Oxford”. www.oxford.lu

LUXEMBOURG SCHOOL OF FINANCE

Aswath Damodaran guest lectures (30/09 – 01/10) On 30 September and 1 October 2005, the currently enrolled classes studying for their Master of Science in Banking and Finance at the Luxembourg School of Finance were visited by guest Professor Aswath Damodaran, Professor of Finance at the prestigious Leonard Stern School of Business, New York University. The charismatic Damodaran's contributions to the field of Finance have been recognized many times over with a string of awards including a David Margolis Teaching Excellence Fellowship, and the Richard L. Rosenthal Award for Innovation in Investment Management and Corporate Finance. He was profiled in Business Week as one of the top 12 U.S. business school professors. Professor Damodaran was in Luxembourg to lecture on Investment Valuation. www.lsf.lu

LUXEMBOURG FINE WINES

Indian Wines launched Luxembourg Fine Wines sàrl launched their top quality wines from Grover Vineyards, Bangalore, India. On 22 September 2005, the launch took place at the Embassy of India in Brussels, with Guest of Honour, His Excellency Dipak Chattarjee, Indian Ambassador to Belgium. On 23 September, the launch took place at the Chambre de Commerce in Kirchberg, Luxembourg. On 26 September the wines were presented in London, England.

AGENDA 25/10/2005 AMERICAN CHAMBER OF COMMERCE

Fincom Anti-Money Laundering V Seminar The fifth seminar in the successful AML series will focus on: "Regulatory and Practical Aspects of AML Within the Financial Sector in Luxembourg", Mr. Jean-Marie Legendre, president of the Association of Compliance Officers of the Financial Sector in Luxembourg (ALCO); 3rd AML Directive - Mr. Joeb Rietrae, European Commission, Internal Market; Panel discussion moderated by Francois Kremer, Arendt & Medernach with participation from ABBL and ALFI. Banque de Luxembourg, 14 Boulevard Royal, Evening Seminar Infos and registration: ayaydin@amcham.lu www.amcham.lu

26/10/2005

British Chamber of Commerce Small Business Events Small Business Financial Affairs: "Part Three, Keeping the Books" Sponsored by the Luxembourg Chamber of Commerce. www.bcc.lu

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THE LILITH PROJECT INVITES JUDY SUITER

The DISC behavioural model and values AMERICAN JUDY SUITER, President of Competitive Edge Inc., boldly announced to her seminar audience that she was going to teach us, “a universal language, applicable in every country.” What gives Suiter the confidence to make such a claim? Why does she travel the world trying to educate people about themselves and others? Partly, it is because of her DISC rating. Partly, it is because of her values. Suiter was invited to speak by the Lilith Project, HR specialists in MDI-Profiles (TTI in the US). She is an expert on the subject of total personal analysis. Even after only a short session, it’s easy to see the value of these tools, and not just vis-à-vis careers, but for personal development and all social intercourse. Total personal analysis helps you to understand your behaviour (how you do things), your values (why you do things), added to your skills, education, and intelligence (the what you can do on your resume). These are the same things recruiters should understand when hiring, or a company should evaluate in its workforce.

Suiter explained that 50% of behavioural style is encoded at conception. People develop an adapted style. This is what you are like most of the time. Secondly, people have a natural style - a gut reaction - which dominates during times of stress. The DISC behavioural model is a method of analysis that breaks behaviour into 4 groups and assesses how high or low a rating you have of the various elements. D is dominant (red), and analyses how you handle problems or challenges. I is interaction (yellow) and analyses how people interact with other people. S is speed (green) and analyses how a person paces himself. C is compliance (blue) and analyses how much a person follows rules. The object is not to place people in one box. Each human has a rating for each section. The result is a very clear picture of your behaviour. Suiter presented a model of analysis, the Success Insight Wheel which takes your DISC factors and rates the bias of your natural style versus your adapted style. These are quite

in-depth tools, which can be used for many applications. For example a good work team, like a good sports team, has all 4 elements. The challenge is for the 4 different styles to work together. An entire team could be rated to see under which situations the results will be most successful. Companies can use these tools so that people working together can understand motivations and behavioural patterns. As Suiter says, “you cannot motivate people. You can only create environments where people are motivated.” Value assessment is done with software that averages 250,000 assessments a month in 23 languages. It analyses to what extent people are theoretical (intellectually in pursuit of truth and knowledge), utilitarian (practical, material), aesthetic, individualistic or traditional. Human nature is a fascinating topic. These analyses are very thorough and could prove helpful towards understanding yourself, others, companies, recruitment, classrooms, etc.  M. C.

Judy Suiter, teaching a universal language. Photo: David Laurent

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We Hear You Knocking… On the serendipitous date of October 3rd, a deadlock loomed over the start of membership talks with Turkey. ABAL hosted a packed audience for “Turkey and the EU: A Round Table Discussion.”

The politics of embarrassment Dr. Armand Clesse, Director of the Luxembourg Institute of European and International Studies, spoke passionately about the situation citing that only two years ago, the mood had been upbeat. “What has gone wrong?” Clesse pointed out alarming public opinion statistics - Austria 90% opposed, France and Germany 75% opposed. “This situation says much about the state of the union”, he continued. “How can a relatively small country that has only recently joined

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the EU have the power to do this? This only highlights a much bigger crisis after the shock of the rejection of the constitution. The EU is in a state of virtual paralysis – unable to make meaningful decisions about its future. It’s the politics of embarrassment”. He ended with a vehement speech on the EU’s hypocrisy that will cause a “lasting alienation between Turkey and the EU”. Speaking next, Mario Hirsch, Editor of d'Letzebuerger Land, spoke about the role public opinion has played in the developing resistance to Turkey. “The situation is the result of a change of mood”, he said, “a complete change of opinion in every Member State”. Mirroring Clesse’s exasperation at the breakdown of the process, Hirsch, who has been involved in discussions in one way or another for over 30 years with or about Turkey, also said, “When Turkey knocked on our door we responded and we pledged that one day they could come in. There has been a remarkable lack of fairness in our undertakings. In my experience, it has never happened before in a mature (country) relationship that we change the rules at the table. Whenever we asked Turkey to do something they did it”. The last speaker was the eloquent Dr. Bahadir Kaleagasi, TUSIAD - Turkish Industry & Business Association Repre-

sentative to the EU and UNICE. Understandably angry, he said that Turkey would be an asset to the EU not only economically, but also globally. Turkey was officially made a candidate to join the EU in 1999. Kaleagasi pointed out that the agreement to offer Turkey full membership hinged upon Turkey being ready democratically, economically, in terms of social development, ecologically and in terms of human rights. And that Turkey, already complying with the Copenhagen Treaty (in 2004) offered much to the EU in

terms of competitiveness with 70 million people, a steadily increasing GDP, improving women’s rights, multiculturalism etc. (see www.tusiad.org for comprehensive data). He 100% rejected the idea of a “privileged partnership”. “The only objective is full membership. The Turkish people feel European. An EU that is in a total stalemate will not be attractive to other candidate”. “This is really a debate on the meaning of enlargement”, Kaleagasi said. “It is not inclusion. It makes Europe come to Turkey with its rights, its principals, its

rules etc. It’s a way of seeing the future as a trend rather than as an opportunity. Austria signed an agreement and an EU country must honour its agreement”. Is the rejection of Turkey just EU “fear of foreigners” as Kaleagasi put it? What would be most damaged by a rejection? Would it be faith in the EU? Would it be a potential bridge between east and west? Kaleagasi said that rejection would most certainly lead to Turkey acquiring nuclear capability. As Mario Hirsch said, “What is at stake goes far beyond Turkey”.  Mary Carey

“When Turkey knocked on our door we responded and we pledged that one day they could come in” Mario Hirsch, Editor of d'Lëtzebuerger Land (right).

Photo: Luc Deflorenne

THE MOOD IN THE DAYS leading up to the accession talks grew increasingly fractious. Is the idea of Turkey as part of Europe “a bridge too far” as Timothy Garton Ash wrote in the Guardian. Is the resistance to Turkey at the 11th hour pure xenophobia? Would Turkey consider a compromised “privileged partnership” as proposed by Austria? Has the EU reneged on a promise? “It would be to the strength of Europe… for Europeans to find a way to accommodate and live in peace, prosperity and friendship with a secular Muslim state”. With these strong words Paul-Michael Schonenberg, Amcham CEO and Chairman, opened the lunchtime round table discussion on Turkey and the EU.


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Pensions Without Borders How long it will take before pan-European pensions will be fully functional and what some of the barriers are that remain in the way of implementation?

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on the cross border transfer of pension capital. Peter’s presentation concluded with the statement that, “The infringement approach on cross border deductibility proved successful and the commission anticipates new infringement cases to be coming.” The ultimate objective is to make the tax benefits for pensions mobile.

Mobility for Multinationals Multinationals, and their employees, could be key beneficiaries of the new law. A case study was presented by Lorenz Schumacher, GE Fanuc. He spoke on what makes a multinational’s HR life complicated vis-à-vis pensions and what they hope to achieve from a pension pooling vehicle. GE has had more than 50 different pension plans. In every country there are different: types of plans, sizes, funding methods, benefits, providers and administrators. An example was given of a mobile employee who has worked for the company for over thirty years trying to calculate his pension. He has rights vested in three separate countries, and complex calculations based on salary levels. The result is a lower pension due to cross border restrictions and an administration nightmare for HR. As Lorenz noted, “The European Pensions Directive solves international transfer

issues, aligns structures and benefits and enables European corporate branding on benefits. Also, it is a door opener to European asset pooling. But in order for all of this to happen you need: neutral taxation, a ‘Swiss Type’ environment, experienced providers with multi language capabilities, no restrictions on investments, and low fees and administration costs.” ALFI speaker, Ruth Bültmann, pointed out that “Luxembourg is perfectly situated for the Pan European Pension Fund”, and indeed, if you look at Lorenz’s critical list for success, Luxembourg has a lot to offer, although there

is growing competition in Ireland. Theo van der Meer, Fidelity, spoke about the administration challenges but also the opportunities that will arise. The new law sets out best practice prudential investment guidelines. Demanding compliance initiatives -SOX, IFRSare drivers for a more centralised approach and he added that smaller companies are at the biggest risk. He also brought up the issue that both Luxembourg and Ireland are positioned to profit from pooling trends. At the roundtable discussion, Geoffrey Furlonger, raised issues suggesting an air of

“wait and see”. He noted that the “liability side of pensions” had not been raised and pointed out the barriers that culture can raise. People want the administration of their pensions in their own language. He also felt that pension fund investing requires experienced professionals and that “the biggest collection of sophisticated investors who can set up complicated structures” work in London. Many issues. One thing is certain. There is going to be stiff competition between member states to become a hub for new or relocated pension schemes.  Mary Carey

“Luxembourg is perfectly situated for the Pan European Pension Fund.” Ruth Bültmann, ALFI

Photo: Andres Lejona (Blitz)

EU MEMBER STATES FACED with aging populations want to encourage employers to offer occupational pensions. Variations from country to country, cross border restrictions, and increasingly mobile workforces have led the European Commission to develop new legislation that establishes common EU rules for the supervision, funding and investment of funded pension plans. Although the law requires that EU Member States implement the directive, it will take time for all countries to be ready, and willing, to comply. Amcham’s invited team of experts spoke on recent developments in taxation, a multinational view of the current situation, an asset manager’s perspective, and pension fund working groups. The muchrespected Gunter Becher, formerly of Watson Wyatt, led a roundtable discussion inclu-ding Christiane Campill, CSSF and Geoffrey Furlong, Lombard. One barrier still hindering international mobility is the tax discrimination that exists between countries. Peter Schonewille, EU Commission, gave an overview of the status of implementation at the EU level and specifically of the tax obstacles. Although taxation was not dealt with in the directive, the Commission checks the compatibility with the EC Treaty of national rules on cross border deductions of contributions and restrictions


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case study événementiel

Événement, mode d’emploi Bien connaître sa cible, choisir judicieusement le lieu et surprendre ses hôtes, telles sont les clés de la réussite d’un événement. «ETRE, PARAÎTRE ET BIEN-ÊTRE», TROIS ingrédients qui se retrouvent impérativement au menu des événements organisés par les sociétés. Une entreprise qui créée un événement a pour objectif de contribuer à sa propre visibilité. Pour y parvenir, elle devra se montrer sous ses meilleurs jours et se parer de ses plus beaux apparats. Soigner ses clients et son personnel fera d’elle une société que l’on ne choisit pas par hasard et auprès de laquelle on a envie de rester. Organiser un événement n’est pas une mince affaire et dans certaines entreprises, comme Clearstream, on y dédie une équipe à temps plein –quatre personnes en l’occurrence– qui accorde la même importance aux événements internes qu’externes. Pour qu’un événement soit une réussite, «la première chose à prendre en compte dans l’organisation est la cible, à savoir soit les clients, soit le personnel. Il faut bien connaître sa cible afin de pouvoir mieux la surprendre», indique Marie-Chantal Weber, l’un des quatre membres de l’unité ‘événements’ de Clearstream Luxembourg. «Le cadre représente le deuxième élément d’importance», ajoute-t-elle. «Nous sommes constamment à la recherche d’un nouveau cadre pour nos événements. La diversité est un autre critère à prendre en compte».

L’originalité entre également en ligne de compte. En septembre dernier, Clearstream a organisé son dixième congrès annuel Global Securities Financing Summit à Luxembourg pour lequel plus de 500 spécialistes du secteur des titres avaient fait le déplacement. À chaque édition, la soirée se déroule autour d’un thème et 2005 était l’année médiévale. Payam Rowhani, du service Communication et Marketing, tient à préciser que chaque événement ne tourne pas forcément autour d’un thème, mais doit surprendre. Dans tout event, le budget qui y est consacré a son important mais ne constitue pas la clé du succès. «On peut créer la surprise sans que cela coûte cher», souligne Mme Weber. La difficulté réside davantage dans la capacité à être original que dans celle d’avoir un budget conséquent. «Être créatif avec moins de budget représente un challenge. Cela permet de mieux se concentrer sur l’objectif, l’événement n’en sera que plus réussi», poursuit M. Rowhani.

Frank Turchi, Marie-Chantal Weber, Payam Rowhani: une équipe toujours disposée à surprendre clients et collègues.

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Photo: Luc Deflorenne

Faire preuve d’originalité Même si l’entreprise possède assez d’espace pour y organiser une fête du personnel, elle aura plutôt tendance à privilégier un cadre différent de celui fréquenté chaque jour. «Il est important d’organiser un événement en-dehors de son cadre de travail. On est plus à l’aise pour entrer en contact avec les autres. C’est aussi important que le personnel soit fier de la société pour laquelle il travaille», souligne Mme Weber. Sans compter qu’organiser un événement en l’honneur de son personnel contribue au bien-être de celui-ci et au bon fonctionnement de l’entreprise. Dans de grandes structures, mais la situation n’est pas forcément très différente dans les petites entreprises, les salariés manquent d’opportunités de communiquer entre eux et de développer leurs relations sociales. Dans le même esprit, un événement en-dehors du bureau permet de rencontrer des clients dans un cadre informel et de nouer de nouveaux contacts.

Pour le bon déroulement de la manifestation, et parce qu’il serait impossible pour l’équipe de tout prendre en charge, Clearstream Luxembourg fait appel à des agences spécialisées dans l’événementiel. Une fois la cible, le thème et le lieu choisis, un appel d’offre est lancé pour tout ce qui touche à la décoration, l’entertainement et le catering. «Souvent, l’événement est organisé avec l’aide d’un patchwork d’intervenants», précise Mme Weber. Un petit debriefing post-événement permet de faire le bilan et de tirer des enseignements. Si les budgets, de manière générale, ont été revus à la baisse depuis 2001, pour Clearstream, l’organisation d’événements est une évidence, ressenti comme une tradition même. Il s’agit même d’un devoir pour un grand groupe qui se présente de cette manière comme une vraie entreprise luxembourgeoise, apportant un plus à sa communauté. Et, pour la réputation de toute entreprise, la réussite de l’événement est obligatoire.  Florence Reinson


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case study événementiel

«Quels

sont, selon vous, les critères de différenciation qui font d'un événement une réussite?»

HUBERT CULOT (A'VENUE INTERNATIONAL)

Un respect mutuel est indispensable «Une place existe pour chacune des agences événementielles présentes sur le marché, au travers d’abord de ses spécificités propres, qu’elles soient plus orientées vers la culture, le sport, ou spécialisées dans le développement d’un thème au travers d’un décor et sans que cette liste ne soit bien sûr exhaustive. La difficulté consiste pour le client dans le fait que la plupart des Agences se disent maintenant aptes à réaliser tout type d’événement. Ce client doit alors juger l’aspect complet des réponses apportées à ses questions, la capacité de réaction, mais par-dessus tout la qualité du contact personnel: le courant passe, et c’est une franche collaboration qui s’établit, condition sine qua non d’une prestation de qualité. Un respect mutuel est également indispensable et il nous est déjà arrivé de décliner un appel d’offres lorsque nous ne ‘sentions pas’ ce courant positif… Parallèlement, il est bon de juger l’Agence sur son historique: est-elle ou non bien établie, et depuis combien de temps? Présente-t-elle des garanties financières suffisantes? Qu’adviendrait-il si le jour de l’événement, les intervenants extérieurs ne se présentaient pas? L’Agence a-t-elle au sens propre du terme ‘pignon sur rue’? Ou accorderiez-vous votre confiance à un simple numéro de GSM? Une discussion sur les prix est aussi de plus en plus d’actualité, mais il faut avant tout que la relation Win Win soit maintenue. Si le client est au courant des prix en cours sur le marché il ne doit pas chercher à exiger moins, pour que l’Agence reste motivée à réaliser le dossier. Il ne faut pas non plus que celle-ci cherche à réaliser un méga bénéfice qui ne sera qu’un one shot. En revanche, le spécialiste auquel vous faites appel se doit de respecter le budget final, signé conjointement. Ce sera à lui de supporter les mauvaises estimations et les erreurs de calcul. Lorsqu’arrive enfin le jour J, préférez-vous courir partout pour répondre aux demandes particulières de vos collègues, ou y a-t-il quelqu’un de l’Agence en chef d’orchestre attentionné, pour vous permettre de profiter vous aussi de la fête (même si inévitablement vous jouez en duo ce jour-là)? Le debriefing doit ensuite apporter son lot de remarques positives et négatives, qu’il faudra pouvoir gérer. L’Agence doit rester disponible même après avoir encaissé le paiement de son client. Au final, et au-delà de tout commentaire, nous ne saurons si l’événement a été un succès que si le client nous recontacte pour remettre le couvert, et renouveler l’expérience…».

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DANY LUCAS (ALL ACCESS)

Rester honnête et fidèle dans sa démarche «Le métier de l’événementiel mériterait d’être classé dans les professions à risques. Bien entendu, je ne veux pas parler ici de risques physiques, mais simplement de risques professionnels. En effet, en tant que société de services, la réputation et l’image de l’Agence, la réussite d’un événement, sont directement liées à la compétence du chef de projet, de la bonne prestation de ses partenaires, et de la confiance accordée par son client. Le chef de projet reste sans nul doute la personne incontournable pour coordonner tout événement. Il doit tout savoir écouter, conseiller et savoir orienter son client ainsi que ses partenaires/fournisseurs, rester honnête et fidèle dans sa démarche, ne jamais juger trop rapidement et assurer une pro-activité à toute épreuve lors de la prestation. À l’image du chef d’orchestre, il dirigera habilement ses intervenants pour que la mise en musique de l’ensemble soit représentative. Concernant les partenaires, chacun spécialiste dans son domaine, il faudra entretenir avec eux une relation et une communication particulières afin de préciser et répondre au mieux aux besoins ou aux exigences du client final. La réussite de l’événement, ou son échec, dépend alors uniquement de leur juste prestation. Si l’Agence est responsable pour la coordination de l’ensemble et l’intermédiaire nécessaire, elle restera toujours la victime malheureuse de leur moindre faille. Les exigences devront donc être très élevées et l’œil à l’affût de l’incident. Pour que l’Agence puisse répondre au cahier des charges, il faut qu’elle accorde une oreille attentive au client et que ce dernier tienne compte des différentes observations de l’Agence. De par son expérience, son implication émotive différente pour le projet, elle doit en effet absolument rester maître des décisions qui influenceront directement la production et la parfaite mise en place de l’événement. Sans cette disposition établie, devant parfois une cohérence fragile de l’interlocuteur, il sera difficile de garantir la réussite escomptée».

CAROLE PLATZ (EMOTION EVENT MANAGEMENT)

Un événement réussi se prépare! «Tout événement a son propre but et objectif qu’il s’agit d’analyser et de définir afin de pouvoir imaginer un concept clair, précis et convaincant. Le but du concept doit toujours s’axer sur la communication que l’entreprise ou l’association veut faire passer à ses clients ou collaborateurs: message de fidélisation, de motivation ou de promotion. Pour réussir au mieux à réaliser un concept exceptionnel qui répond aux besoins du client, la créativité joue un rôle dominant et essentiel. Le concept, le message à la base d’un événement doit être communiqué aux invités en éveillant leurs émotions. Il faut créer un monde imaginaire et unique, surprendre et présenter l’inattendu. Un événement réussi se prépare minutieusement tout au long d’un fil conducteur reflétant de la cohérence et une relation entre le concept et l’objectif. La préparation exige des critères à suivre scrupuleusement, notamment l’exactitude ainsi qu’une rigueur du détail et de la planification qui sont à la base du bon déroulement de chaque événement. Le rôle du coordinateur comme récepteur et aiguilleur des informations est primordial pour mener à bien le projet. Ce dernier, étant en possession de toutes les informations du projet, est donc responsable de la bonne répartition à tous les acteurs concernés, afin que tout se déroule comme prévu. Le suivi, la mise à jour et la communication de l’évolution du projet doivent être faits en étroite collaboration avec le client jusqu’au jour de l’événement même. L’analyse et le compte rendu post-événementiel filtrent souvent des paramètres non négligeables soulevant les forces et faiblesses permettant alors une évolution continue de l’offre et des prestations. L’événementiel, faisant partie des métiers de la communication, est devenu une spécialité d’une telle envergure qu’il s’avère indispensable d’en faire un métier à part. Ceci permettra d’offrir le meilleur service possible au client et de garantir la réussite de chaque événement».


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«Quels

sont, selon vous, les critères de différenciation qui font d'un événement une réussite?»

ANNIK PAQUAY (PEPPER&SALT EVENTS)

NETTY THINES (MEDIATION)

Opérer avec intégrité et respecter ses promesses

Mettre l’accent sur l’émotion et l’interactivité «L’événement pour l’événement ne sert pas à grand-chose. Par contre, intégrer une action de marketing relationnel réfléchie dans une stratégie de communication existante, c’est se donner toutes les chances de marquer profondément sa cible et de transformer un événement éphémère en une véritable réussite. Pour Netty Thines, responsable de l’agence Mediation, spécialisée en marketing relationnel depuis 1991, la réussite d’un événement s’articule autour d’un certain nombre de critères indispensables. Il s’agit tout d’abord de bien cerner les attentes et les habitudes du public cible. Ceci passe par une vraie démarche d’analyse de l’univers dans lequel évolue l’annonceur: quels sont ses objectifs et ses moyens pour les atteindre, quelle est sa politique de communication actuelle et future, quels sont les thèmes et mots clés qui caractérisent son discours, sur quel message faut-il insister, quel est l’environnement culturel, économique, social dans lequel il évolue? Une fois cette étape franchie, il convient de réfléchir à l’histoire, originale et sur mesure, qui servira parfaitement le but de l’entreprise: motiver ses collaborateurs, présenter un nouveau produit, dynamiser son réseau de vente, enrichir son fichier d’adresses, remercier ses partenaires, créer un moment fédérateur pour transmettre un message à un public défini. Autant d’occasions où l’organisation d’un événement se justifie et se doit d’être une réussite. Une réussite qui passe bien sûr par une organisation sans faille, où le moindre détail est pensé, prévu, et où l’accent est mis sur l’émotion et l’interactivité, capables toutes deux de fédérer le public cible autour des enjeux et objectifs de l’annonceur. Enfin, le succès d’une telle opération doit se mesurer, que ce soit en terme de motivation retrouvée, de retombées presse, d’accroissement des ventes, de notoriété affirmée. Des éléments qui permettent de bien cerner l’impact de l’événement, et d’enrichir ou d’orienter la politique de communication en place. Depuis quelques années, les grands annonceurs ont saisi tout l’enjeu des opérations de marketing relationnel et nombreuses sont les manifestations qui se détachent du cadre traditionnel de fêtes sympathiques où la bière coule à flots et la réussite est mesurée à la qualité de la restauration».

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JÉRÔME BLOCH (BUSINESS GOLF SOLUTIONS)

Les gens, l’expérience et la transparence: la trilogie gagnante «Le premier critère qui me vienne à l’esprit: les gens! (‘It’s the people!’). Quels que soient les artifices mis en place pour une opération, la présence des personnes ciblées par le client reste la condition sine qua non du succès. Toutes les composantes de l’événement -concept, animations, création de contenu…- sont simplement là pour générer du lien et faciliter les échanges. Dans le domaine du ‘Business-Golf’, un exemple d’erreur typique consiste à inviter un décideur nongolfeur et à voir arriver un subalterne au swing impeccable… Une communication claire permet d’éviter ces problèmes. En deuxième position, je vois l’expérience, dans tous les sens du terme. Au Luxembourg, les gens sont parfois blasés. En s’appuyant sur une équipe de talents expérimentés, l’organisateur peut créer le concept et surtout l’atmosphère qui placeront les invités au cœur de l’événement. S’ils éprouvent l’envie de raconter ce qu’ils ont vécu à leurs amis, l’agence a rempli sa mission. Tout est dans la maîtrise des détails... Lorsque nous travaillons pour plusieurs partenaires nous nous appuyons sur leurs expertises respectives. Par exemple, lors du ‘Hole in One Challenge’, des personnes comme Jean-Claude Bintz (Vox) ou JeanLouis Rigaux (Lexus) font bénéficier la manifestation de leur solide expérience en communication et dans l’événementiel. Ce constat amène naturellement au dernier critère: la transparence. De nombreuses sociétés disposent désormais de services événementiels autonomes et performants. Pour les Agences, il est devenu vital d’innover, de mesurer précisément leur valeur ajoutée et de justifier chaque poste de leur rémunération. Value for money. Concepts pertinents et organisation fluide doivent rimer avec transparence budgétaire, sans quoi la fête risque d’être gâchée. Les temps de l’organisateur purement ‘artiste’ sont révolus!».

«Pepper&Salt Events, Agence experte en production et en organisation événementielle, allie créativité, technique et savoir-faire en offrant un service clé en main, sur mesure, à la hauteur des attentes et des budgets de ses clients, afin que ces instants exceptionnels soient de véritables vecteurs de communication. Pour Pepper&Salt Events, il n’y a pas d’événement sans réussite, l’un n’allant pas sans l’autre… Nous sommes des créateurs d'ambiance, d’atmosphères, des spécialistes de l'aménagement… Nous utilisons des équipements à la fine pointe des technologies actuelles pour rehausser et donner le caractère voulu à l’évènement. Depuis plus de 12 ans, Annik Paquay, fondatrice du groupe Pepper&Salt Events, entourée de son équipe, s’est fait une idée personnelle de la création événementielle: des évènements incentive et teambuilding, des fêtes de personnels, aux voyages de fidélisation et de stimulation, des évènements extrêmes aux séminaires, aux organisations de conférences et autres lancements de produits. Elle crée chaque jour de nouveaux concepts faits de sens, de partage, d’insolite, d’authentique. Ses concepts s’appuient sur des valeurs sûres: l’Agence est conduite par ses clients et identifie l’importance de chacun en opérant avec intégrité pour l’excellence en respectant ses promesses. La déclinaison de ces valeurs permet la certitude d’un événement réussi, qui passe surtout par l’exclusivité, dans chacune des lignes de services que l’Agence décline ainsi: L’événement est un outil de rencontres et de motivation des Hommes selon la stratégie du client, comme un voyage imaginaire, comme source d’émotions, comme fidélisation. Pepper&Salt Events c’est: l’harmonie, la qualité, la rigueur, la satisfaction et un concept ZERO faute mis en place grâce à une rigueur et une logistique sans faille pour cet outil marketing qu’est l’organisation d’évènements. S’écarter des sentiers battus pour retrouver l’authenticité et l’identité de ses clients, tel est son objectif, tout en veillant rigoureusement au choix de ses prestataires et en s’entourant d’équipes triées sur le volet pour offrir un meilleur retour sur investissement. Pepper&Salt Events ajoute une plus-value à ses évènements, elle leur donne du goût, les pimente avec un peu de poivre et de sel…».


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Joyeux N oel

TRAITEUR CRÉATEUR D’ÉVÉNEMENTS GASTRONOMIQUES Joyeux Noël ? Le père Noël serait-il en avance cette année ? Possible. Son élan a déjà été vu près d’Arlon. Grand temps donc, de préparer vos fêtes de fin d’année, ou celles de votre entreprise. Avec un professionnel, Pierre Paulus Traiteur. Afin que votre banquet, buffet, réception ou cocktail deviennent une réussite totale, nous apportons une qualité toute particulière, une organisation sans faille grâce à nos vingt ans d’expérience. Tout est pensé pour les plaisirs des yeux et du palais. De 20 à 2.000 couverts, tout le monde sera assis à la meilleure table !

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«

J’aime cette pêche, car on a le contact avec la nature…» La pêche, c’est le jardin secret de Nicolas Graas, globe-trotter et inlassable entrepreneur, réalisateur de la nouvelle adresse d’Hermès… NICOLAS GRAAS EST INTARISSABLE LORSQU’ON aborde le sujet de ce nom prestigieux, synonyme de grande tradition, un nom qui, à Luxembourg, reste profondément attaché à sa famille et qui a marqué sa vie et ses souvenirs. Pour Patrick Thomas, directeur général du groupe, «le plus important, c’est la création et la fidélité aux valeurs», a-t-il expliqué dans les colonnes du quotidien belge L’Echo. Et pour vous, Nicolas Graas? «Je ne suis pas vraiment celui qui devrait vous parler d’Hermès! Nous essayons, ma famille et moimême, d’être à la hauteur de cette prestigieuse maison et de la représenter dignement. C’est en 1968 que la belle aventure a commencé. C’est pour nous une merveilleuse maison… On travaille dans la tradition, dans la beauté des choses. Chaque jour, c’est la découverte de nouveaux produits exceptionnels. Vous savez, c’est assez fantastique! Hermès avait toujours eu une image très classique. Mais, depuis deux ou trois ans, en fait avec l’arrivée de Jean-Paul Gaultier qui a rejoint la maison comme dessinateur du prêt-à-porter, on découvre une nouvelle facette, un côté «peps», moderne, qui indéniablement souffle sur l’ensemble des produits. Vous avez parlé de votre famille. Il semble que ce soit chez vous une tradition familiale que d’aimer les belles choses. «C’est vrai, une tradition qui vient de mon grandpère! Il était très intéressé par Hermès, il aimait beaucoup cette maison. Une passion qui date des années trente! Nous avons à la maison des sacs Hermès datant de cette époque. Transmis à mon père, le «virus Hermès» n’a depuis cessé de contaminer toute la famille! Pourquoi pas Hermès à Luxembourg? C’est la question que se sont posée mes parents à leur retour de Lausanne. Ils prennent alors cette décision, qui à l’époque était, je n’irai pas jusqu’à dire courageuse, mais en tout cas innovante, car en 1968, Luxembourg n’était pas la capitale d’aujourd’hui. Aussitôt dit, aussitôt fait et la passion continue!

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Il est alors temps que vous nous entreteniez de votre projet. «Il devient réalité et se concrétise par l’ouverture de la nouvelle adresse d’Hermès, 13, rue Philippe II. Le précédent magasin, inauguré en 1992, était certes élégant, mais d’une taille assez réduite. Nous sommes très fiers et très contents, après quelques années de recherches, d’avoir créé et de pouvoir offrir à Hermès cette maison à Luxembourg. Ce fut difficile, les bons emplacements sont rares et chers en location. Nous avons eu la chance de pouvoir acheter un immeuble que nous avons détruit et entièrement reconstruit, nous permettant de démarrer dans le courant de ce mois au cœur d’un nouvel écrin. Avez-vous d’autres activités dans l’immobilier? «Ce que je peux dire c’est que j’ai découvert le plaisir de l’immobilier à travers cette opération. Hermès à Luxembourg, c’est une concession que nous avons depuis longtemps, une affaire de famille gérée au quotidien par ma mère et ma sœur et que j’intègre passionnément, notamment depuis deux ou trois ans, en raison de ce projet immobilier que j’ai réalisé avec, pour la construction, le bureau luxembourgeois d’architectes Worré et Schilz. Le magasin proprement dit a été entièrement dessiné par Rena Dumas, architecte d’intérieur, épouse de Jean-Louis Dumas, président d’Hermès. Elle réalise dans le monde entier la décoration des boutiques Hermès. Il n’y a pas un miroir, une moquette qui ne soit pas dessiné et contrôlé par elle. Le reste de l’intérieur du 13, rue Philippe II a été réalisé par l’architecte belge Jadot, un excellent ami. À vous entendre, on s’aperçoit que cette nouvelle activité ressemble en effet à une passion. «Imaginez le plaisir de rechercher et trouver un immeuble et le construire comme on le veut, dans chaque détail. Cela a été longtemps pour moi comme un rêve, alors lorsque le rêve est devenu réalité la passion est née. Avec 650 m2, le projet n’était pas très grand, mais on s’est aperçu au fur et à mesure de l’avancement qu’on travaillait «au millimètre» et là… il a fallu les efforts de tous.

Somme toute, deux ou trois ans de vrai bonheur, mais pour utiliser une expression de marin, cela ne fait pas si longtemps que vous avez posé sac à terre! «En effet, j’ai longtemps travaillé pour une grosse «boîte» française, Sodexho, dans laquelle j’ai eu la chance d’entrer en 1990 après un stage à Singapour grâce à mon ami Bob Kneip, l’initiateur au GrandDuché du système «chèque-restaurant», aujourd’hui «chèque repas». J’ai repris la gestion de cette petite affaire qui devint un succès. Je m’occupais aussi de gestion de fortune dans une banque, ce qui me plaisait, mais je m’ennuyais beaucoup! Sodexho m’a ensuite proposé de voyager afin de créer des filiales à travers le monde. À mon grand étonnement, ma première destination a été l’Inde vers 1995, un déplacement assez radical dans un pays merveilleux! Je retournais fréquemment en Europe mais j’ai beaucoup appris en Inde, sur le plan humain et professionnel. La Roumanie ensuite… Ce fut beaucoup plus dur, avec le résultat d’un régime qui laissa de nombreuses traces. Ensuite, le Liban puis l’Afrique du Sud, Istanbul, Prague. Puis j’ai créé une société à Boston. Je passais une bonne partie de ma vie dans les avions, dans les hôtels, en revenant régulièrement à Luxembourg, conservant toujours un œil et l’oreille sur la maison Hermès. Voilà qui va renforcer la réputation d’Hermès, divinité du panthéon grec et protecteur des voyageurs. Lui aussi aura gardé un œil sur vous. Mais, au fait, toutes ces activités et ces voyages vous laissent-ils du temps pour une distraction, un hobby? ��Lors de ces voyages, j’ai pratiqué le golf et le tennis, mais j’ai une activité de loisir qu’on peut appeler un véritable hobby. Je la pratiquais beaucoup avec mon père et c’est la pêche à la mouche. Nous l’avons fait ensemble pendant de nombreuses années –les années 80. J’aime cette pêche, car on a le contact avec la nature, c’est un sport très actif et je l’aime aussi parce qu’on ne tue pas l’animal. En juin, je suis allé à la pêche au saumon en Russie. On a dû attraper 280 saumons en 6 jours. On en a gardé une dizaine. Tous


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les autres ont été remis à l’eau. Mais on va aller plus loin dans la technique, le saumon ne prend pas cette mouche artificielle pour se nourrir, mais uniquement par agressivité. Énervé par tout intrus qui rentre dans son domaine, il attaque. En fait, il ne se nourrit pas. On croit souvent que la pêche est un sport assez ennuyeux, pratiqué assis au bord d’un étang ou d’une rivière sans bouger. La pêche à la mouche, c’est juste le contraire. On est en permanence en train de bouger, de «lire» une rivière, un fleuve, d’essayer de trouver où le poisson se trouve, pour le saumon ce sont souvent de vastes plans d’eau. En Russie on avait une largeur atteignant souvent 150 mètres. En quelle saison pratiquez-vous? «Là, c’était en juin et le saumon remonte le fleuve au mois de juin pendant quelques semaines pour se reproduire, venant de l’Atlantique, la mer de Barents. Ensuite, les jeunes saumons redescendent rivières et fleuves vers l’océan où ils resteront quelques années à se nourrir. Ils retourneront ensuite à l’endroit même où ils sont nés. On en parle très rapidement, mais il y a de nombreux ouvrages de 500 pages sur le sujet. J’en ai quelques-uns dans ma bibliothèque, que j’achète régulièrement ou qui datent de mon père. Il semble que votre père a eu une influence certaine sur cette passion. «Oui. Nous y allions souvent ensemble. Nous avions loué une pêche à Betzdorf. Vous pouvez donc pratiquer votre passion au GrandDuché… «Ah oui. Il y a de très belles pêches à la mouche, mais vous pouvez pêcher à la mouche sur n’importe quelle rivière. Donc parler de rivières pour pêche à la mouche est impropre. En fait, et pour en revenir à un plan d’eau que j’ai rarement pratiqué et où j’aimerais aller davantage, c’est la Sûre, cours d’eau exceptionnel.

Les mouches, les faites-vous vous-même? «Non, je n’ai pas la patience. Mon père les faisait pendant des heures. Et puis la mouche, c’est une science, un mythe. On modifie telle mouche, chacune a son nom, elle est valable pour telle heure de la journée, à l’aube ou au crépuscule et selon la température. Toute une science, je vous disais, et il y a de nombreux bouquins sur le sujet, mais je n’ai pas la patience et je préfère l’acte de pêche. Et pour cet acte, souhaitez-vous être seul ou tolérezvous de la compagnie. «J’aime très peu les activités à pratiquer seul. En Russie par exemple nous étions 10 et nous partions par groupe de 2 avec des guides professionnels qui connaissent bien les plans d’eau et qui sont aussi là pour des raisons de sécurité. Il y a en effet le risque que les très hautes bottes (waders) que nous portons se remplissent d’eau, on peut alors être emporté par le courant et noyé en quelques minutes. Le gilet de sauvetage est obligatoire. Le guide pilote aussi le bateau qui vous amène au «poste» d’un kilomètre de long. Alors, on peut circuler. Certains peuvent rester sur place pendant deux ou trois heures, une technique comme une autre. Moi, je ne peux pas rester en place et j’avance en descendant, lançant à 45 ou 90 degrés. Existe-t-il un Club et en êtes-vous membre? «Oui, il y a plusieurs clubs. Je n’en fais pas encore partie. J’aimerais beaucoup adhérer à l’un des clubs de la Sûre, un de mes objectifs pour 2006. En projet aussi, la pêche au Bonefish à Cuba. Elle se pratique sur la plage, avec des lunettes de soleil et un chapeau de paille (rires)».  Jacques Demarque

Nicolas Graas: «Prendre un poisson après une belle bataille et le remettre ensuite dans son élément me procure une grande satisfaction».

Et le matériel? Il doit s’agir d’un matériel relativement sophistiqué. «En fait oui et non. Avant de partir pour la Russie, nous avons fait deux ou trois voyages à Londres où les magasins spécialisés sont très bien achalandés et comme toujours, on exagère en achetant toutes sortes de choses. Très important la canne. On l’appelle «canne à deux mains» et mesure de 12 à 15 pieds. Elle permet un lancer pouvant aller jusqu’à 30 ou 40 mètres. Il faut donc une bonne canne, un bon moulinet, une bonne soie et bien sûr, quelques mouches qui soient à la hauteur de l’endroit.

Photo: Véronique Kolber

Est-ce une pêche, en quelque sorte, «aristocratique»? «Non! Je ne dirais pas ça, pas forcément. Le geste est effectivement noble, élégant, difficile et demande un long apprentissage. Néanmoins, je crois qu’on peut dire que parmi les pêches sur les eaux intérieures, c’est certainement la plus belle. Prendre un poisson après une belle bataille et le remettre ensuite dans son élément me procure une grande satisfaction.

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SOYEZ UN CHEF AVEC… CLAUDE KLER, RESTAURANT LENTZE PARC…

CIVET DE LIÈVRE À LA LUXEMBOURGEOISE Ingrédients pour 5 personnes: 1 lièvre détaillé 1,5 l de vin rouge 1,5 l de consommé 2 carottes 1 poireau 2 oignons 1 céleri en branche thym, laurier baies de genièvre, clous de girofle, poivre concassé, sel 60 g de beurre 60 g de lard gras fumé 120 g de farine Restaurant-Brasserie Lentze Parc 212, rue de Luxembourg, Bertrange Tel.: 26 38 92 93

Préparer une marinade avec le vin rouge, tous les légumes, les herbes, la mirepoix et les épices. Y faire mariner le lièvre pendant 48 heures. Colorer les portions de lièvre sur toutes leurs faces. Réserver. Flamber et déglacer. Ajouter le lard et le beurre. Faire fondre. Ajouter la farine pour réaliser le roux brun. Disposer le lièvre et mouiller à la marinade et au consommé. Ajuster l’assaisonnement. Cuire à feu moyen environ 1h30. Retirer le lièvre et réserver au chaud. Passer la sauce. Si votre sauce est trop amère, ajouter quelques morceaux de chocolat et à la fin, une goutte de genièvre ou d’alcool de grain. Dresser sur des assiettes bien chaudes et nappez de sauce. Accompagner de choux rouge, compote et nouilles au beurre.

SON VIN PRÉFÉRÉ: Le Chassagne-Montrachet SON RESTAURANT PRÉFÉRÉ: Come Prima

À TABLE! 

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Au carrefour de l’Orient et de l’Occident, la gastronomie turque reflète la longue et complexe histoire de ce pays. Il vous faudra sans doute plusieurs visites pour découvrir cette cuisine en explorant le prolifique menu. Vous verrez que les divers «kebabi» ne sont qu’une facette de la diversité offerte par la cuisine turque. Plutôt dépouillé, le cadre du Bosphore ne vous distraira pas de votre assiette. 12h00-14h00, 18h00-23h00 ma/sa, 18h00-23h00 di. Bosphore 69, rue Fort Neipperg Luxembourg (Gare) Tél.: 26 48 30 38 Fax: 26 48 30 98 Bosphore@iwc.lu

Au Signature, et jusqu’au 23 octobre, découvrez la Grèce et sa gastronomie ensoleillée. Légumes frais, viandes et poissons sont généralement accommodés à l’huile d’olive extra vierge. Il faut aussi (re)découvrir les Mezzeh, particulièrement le «Tzaziki & Tarama & Pita» ou les feuilles de vigne farcies. Quant aux desserts, ils vous entrouvrent les portes de l’Olympe. Excellents vins. 12h00-14h00 lu/ven, 24,95 euros et 18h00-22h00 lu/di, 32,95 euros. Signature Sheraton Luxembourg Aérogolf Hôtel Route de Trèves Luxembourg (Findel) 34 89 31 608 www.sheraton.lu

Changement d’exploitant au Café Théâtre où Enza Sabino secondée par Laurent Verdonck et toute la très dynamique équipe du Glacis vous accueillent désormais. Le menu du jour, avec un choix de 2 suggestions, est à 11 euros. La carte reprend les mêmes thèmes qu’au Glacis -salades, pâtes,

bons petits plats et quelques touches exotiques-. 11h3023h00. Fermé sa midi, di midi. Breakfast à partir de 7h00 et petite carte de 23h00 à minuit. Le Café du Grand Théâtre 1, rond point Robert Shuman Luxembourg (Limpertsberg) 27 62 26 26

Le Chai et Munhowen présentent leur catalogue des vins automne-hiver dans les élégants salons de l’Hostellerie du Grunewald. La dégustation commentée par Didier Offner et Vincent George, sous le regard acéré d’Eric Hieronimus, révèle de prometteurs flacons à découvrir à Hesperange (lu-ve 10h00-18h00, sa 9h00-17h00). A noter un étonnant Cahors et le développement de la gamme californienne Fetzer avec 7 références. Le Chai 28, rue de Bettembourg Hesperange Tél.: 26 36 10 52 Fax: 26 36 10 53 Lechai.vinothèque@ munhowen.lu

Photo: Andres Lejona (Blitz)

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THAI+LENTZ

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Night Rider, le nouveau concept en matière de transport de personnes individuel, vous permet de vous déplacer pendant vos sorties nocturnes de fin de semaine. Sur simple coup de fil (au moins 20 minutes à l’avance), un chauffeur est à votre disposition pour faire le relais entre votre domicile* et la destination de votre choix, retour inclus. Pour le prix unique de 10 € l’aller et 15 € l’aller/retour, fini la recherche de places de parking et les contrôles de taux d’alcoolémie. Night Rider vous offre un service sur mesure et en toute sécurité.

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CHIC DECONTRACTE  Des tons chatoyants, des tissus chauds, l’automne a donné son empreinte à la nouvelle collection Devernois. Cette année, la femme Devernois porte les couleurs d’une saison. Bois de rose, violine, prune, les tonalités sont douces. Les modèles se parent d’une palette de tons orange, roux, brun qui sont autant de notes ardentes réchauffant la saison, avec l’anis qui, mélangé aux tons neutres, donne un caractère innovant à la collection. Les styles se confondent. La dentelle et le jean brut se marient allègrement, la légèreté du chiffon s’accorde avec la rusticité du tweed, que l’on retrouve sous toutes ses formes (façonné, fleuri, tricoté). La noblesse des tissus s’affirme sur des silhouettes des années 30 où fusionnent le velours de soie et l’éclat sourd du satin. La collection brouille les pistes: chic et cheap, sport et ultra féminine, habillée et provocatrice.

LA CLASSE, AVEC UN GRAND «S»  PRENEZ DONC UN SIEGE  Résolument en avance sur les tendances, Durlet lance une collection de fauteuils dont les modèles se distinguent par leur qualité et leur originalité. Question: pourquoi les designers créent-ils les lignes de mobilier? La réponse est déconcertante de simplicité: parce qu’ils ne trouvent pas de modèle qui leur convient dans le mobilier existant. Ainsi Sébastien Pochet, architecte d’intérieur/designer bruxellois a conçu Bali. Le designer était à la recherche d’un fauteuil dans lequel on pourrait à la fois se coucher pour lire un livre ou regarder la télévision, se redresser ou s’asseoir avec distinction. La ligne se caractérise par des formes dynamiques prononcées. Les différents éléments (75 cm de large) peuvent s’assembler et se combiner avec un élément en coin pour former un canapé, les coussins font fonction d’accoudoirs et peuvent être disposés de façon à ne pas perdre de place. L’assise basse et profonde permet d’adopter toutes les positions, et le reposepied est un véritable plus pour un maximum de confort.

La dernière-née des berlines Mercedes-Benz fait son apparition cet automne chez les concessionnaires. La Classe S se distingue par une série d’innovations technologiques et la majesté de son design. Depuis plus de cinq décennies, la lettre «S» désigne, chez Mercedes-Benz, des voitures dotées d’un charisme particulier et d’une technologie intelligente hors pair. La nouvelle Classe S ne déroge pas à la règle. Elle s’inscrit dans cette tradition tout en lui donnant une nouvelle interprétation. Un habitacle de confort pour tous les occupants du véhicule, des innovations techniques de série telles que le freinage d’urgence assisté avec capteurs radars, le système vision de nuit basé sur la technologie infrarouge, la suspension active ABC, le siège multicontours dynamique aux fonctions de massage étendues, 26% de puissance en plus pour le nouveau huit cylindres (une première mondiale), aides à la conduite… Les qualités de la Classe S font de cette berline très haut de gamme, un véritable chef d’œuvre à conduire.

MA HOME SWEET HOME  Cet hiver, la collection Scapa Home donne une ambiance douillette aux intérieurs. Les couleurs raffinées et subtiles se déploient sur des tissus et des matériaux de qualité supérieure.

Textes: Corinne Briault

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Scapa donne le ton à la maison. La ligne de linge de table est entièrement axée sur les fêtes de fin d’année. Si le blanc et l’ivoire donnent immédiatement une note chic et raffinée, les séries proposant du linge de table doté d’une finition en dentelle, brodé de pois ou encore damassé font de chaque table un exemple d’élégance discrète. Les serviettes arborent le blason Scapa Home incorporé au tissage et un set de verres à champagne délicats apporte la touche finale au tableau. Les plaids et les coussins favorisent le gros lainage, les motifs sont intemporels, comme le prince de galles et les carreaux (petits et grands) dans des coloris tendance: beige, ocre, brun foncé et gris foncé, agrémenté d’une touche lie-de-vin. Petits vases, plateaux et anneaux de serviette complètent la gamme.


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playtime À LA POINTE DU DIAMANT Diamond Head est devenue comme une signature pour la marque S.T. Dupont. Cette dernière lui dédie aujourd’hui de nouvelles collections de briquets, stylos, bijoux, et maroquinerie. Si la maison Dupont est réputée pour ses briquets aux motifs Pointe de Diamant, elle décline aujourd’hui sa signature légendaire sur une ligne d’accessoires. Héritiers du savoir-faire de l’orfèvrerie, les bijoux (une première pour la marque), les stylos, et les accessoires de maroquinerie estampillés Pointe de Diamant sont autant d’objets essentiels à l’homme moderne élégant. Les traits puissants des célèbres facettes se retrouvent notamment sur l’indispensable étui iPod Pointe de Diamant. Cet accessoire laisse apparaître un design innovant et une toute nouvelle couleur métal combinant ombre et lumière, revoyant immanquablement à l’univers Dupont. La maison affirme ainsi son esprit viril et se hisse à la pointe de la mode au travers de ses nouvelles collections.

L’ART A TABLE  LE TEMPS QUI COULE…  Remontant aux années 1920, la tradition horlogère Hermès contribue aujourd’hui à la notoriété de la maison. La montre Arcole se distingue à la forme de son boîtier à l’identité particulière. Dessinée par Louis de Limburg-Stirum, designer belge qui signe sa première montre Hermès, Arcole est un hommage au fleuve, thème choisi par la maison du Faubourg Saint-Honoré. La création dispose d’un boîtier en forme de pont et porte en effet le nom de celui reliant l’île de la Cité à la Place de l’Hôtel de Ville à Paris. Décliné uniquement dans les trois ors (jaune, blanc et rose), sur des bracelets de différents coloris (rouge, braise, bleu jean, safran…) le modèle peut être rehaussé de 40 diamants sertis à la main sur la lunette. Suivant la tradition, au dos de chaque montre se trouve gravé l’ex-libris Hermès, signature de la maison. Chaque objet reflète l’esprit Hermès, raconte une histoire, celle qui s’écrit avec le temps, différent pour chacun. Photo: Claude Joray, Hermès, Paris 2005

Pratique, chic, raffinée… Christofle propose une nouvelle collection d’accessoires qui habillent la table avec une infinie élégance. Jeu de formes et de fonctions, véritable travail d’orfèvre, la gamme d’objets Christofle s’inscrit dans les tendances du design actuel. Des lignes de couverts aux ornements de Noël, en passant par les marques-pages et, comble du chic, les bijoux pour téléphone portable, Christofle dévoile une série d’accessoires originaux et classieux. Les amateurs de grands crus se laisseront séduire par la collection Œnologie B.Y. Conçue par Bernard Yot pour la marque, elle est destinée aux passionnés d’œnologie aimant recevoir et déguster dans les règles de l’art. Carafe à décanter (photo), tire-bouchon, anneau de Bacchus, serviteur à vin… Les objets sont fonctionnels, au design pur et moderne. Du grand art… de la table.

PORTRAIT D’UNE CITE Grand format et magnifiques illustrations. La ville d’Echternach se dévoile sous tous ses aspects dans un ouvrage en version trilingue. Considérée comme le berceau de l’art et de la culture luxembourgeoise, Echternach est également connue comme un centre de pèlerinage. Sur 128 pages émaillées de plus de 170 photos en couleur de Guy Hoffmann, Echternach se raconte sous la plume de Georges Hausemer. L’auteur a recueilli dans six chapitres thématiques, tout ce qui fait l’histoire de la cité. Des pèlerins aux passants, des saints et plaisantins aux calligraphes ou constructeurs de barques, en passant par les abbayes, Saint Willibrord… Tout y est décrypté sous couvert d’anecdotes passées et actuelles amusantes. L’auteur et le photographe dressent un vaste portrait détaillé d’Echternach, qui se dessine sous un jour nouveau. Découvrir Echternach (en allemand, anglais, français). Disponible en librairie, dans les magasins de journaux ou directement aux Editions Guy Binsfeld (14, place du Parc, L-2313 Luxembourg. Rens: 49 68 681. www.editionsguybinsfeld.lu)

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 Vanessa Gourdange (Tempo)

 Frédérique Moser (paper Jam)

 Joaquim Frecht (Sheraton Luxembourg Aerogolf Hôtel)

 Jacques Demarque (Explorator)

 Frédéric Senet (Antal International Network)

 Jean-Michel Collignon (Luxexpo)

LE CLUB PAPERJAM INVITÉ PAR… … LE RESTAURANT SIGNATURE DU SHERATON LUXEMBOURG AÉROGOLF C’est sous le signe de la cordialité, du sourire et d’un professionnalisme abouti que se déroule ce Club de rentrée magistralement orchestré par nos hôtes Valentin Schoubs, le directeur général, Joachim Freche et la charmante Dorothée. Nous prenons l’apéritif dans l’animation du bar Crossroad, dont un des douillets salons nous est réservé. Pour la plupart de nos invités, «Signature», le restaurant occupé ce soir en grande partie par notre table, est une découverte. Ils sont tous curieux de connaître le style qu’Hervé Ciofoletti, le chef et son équipe, ont imprimé à la cuisine. La crème de langoustine gratinée au curry donne aussitôt le ton avec la délicate pointe d’exotisme de l’épice, venant en appoint subtil du rose crustacé. Un frétillant pinot gris Clos Mon Vieux Moulin Göllebour 2004 à la robe jaune pâle est choisi pour l’accompagner.  Dirk Verschoore (PM at Work) et AnneCatherine Breit (Tempo)

 Valentin Schousb (Sheraton Luxembourg Aerogolf Hôtel)

Assemblage de cabernet sauvignon, grenache et cinsault, le Château de Selle Domaine Ott rosé 2001, côtes de Provence qui suit s’avère un excellent compagnon pour la méridionale salade de roquette et rosettes aux parfums d’Italie. Exotisme aussi pour la fricassée d’autruche aux mangues qui mérite la puissante rondeur de ce 100% pinot noir Pernand-Vergelesses 1er cru les Fichots 2000. C’est alors, en guise de gourmande conclusion que Joachim Freche nous fait découvrir le sublime accord réussi entre la crème brûlée au chocolat, et un cognac de grande Champagne, premier grand cru de Cognac, Frapin V.S.O.P. Service efficace et souriant de la brigade d’Abdel Belkaid, le maître de salle.Restaurant Signature Sheraton Luxembourg Aerogolf Hôtel 1 route de Trèves Luxembourg (Findel) Tél.: 34 05 71 Fax:34 02 17

 Mike Koedinger (Editions Mike Koedinger)

 Marco Eischen (Brasserie Mousel-Diekirch)

 Antoine Rech (Sacred Heart University)

 Guy Kerger (Mindforest)

 Caroline Dupuy (Ernst&Young)

 Francis Gasparotto (Tempo)

 Dorothé Nunez-Leguisamon (Sheraton Luxembourg Aerogolf Hôtel)

 Massimo Russo (Openfield)

 Alain Berland (Job Partner)

Photos: Eric Chenal (Blitz)

 Nathalie Dondelinger (Advantage)

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INDEX ORGANISATIONS CITEES 3P Automation

CHIFFRE DU MOIS par Carlo Schneider C’est, selon le Premier ministre Jean-Claude Juncker, lors de sa déclaration de politique générale du 12 octobre, le nombre de logements qui devront être construits au Luxembourg dans les prochaines années pour répondre à la demande toujours croissante du marché.

DANS LE PROCHAIN NUMÉRO

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Dossier: immobilier B

Gros plans sur l’état des lieux du marché, la naissance d’un projet immobilier, l’importance de l’équilibre entre les marchés de l’immobilier de bureau et l’immobilier résidentiel et les fonds d’investissement immobiliers.

PARUTION : 18.11.2005 DEADLINE PUB: 04.11.2005 www.tempo.lu

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61 88 ABBL 86, 130 ABN Amro 82 ACA 102, 116, 120 Accenture 86, 90 Addedvalue 65 Adecco 90, 123 Administration de l'Emploi 92 ADR 40 Advantage Communication 65, 148 Agenda 28 AGERE 124 AGI 98 AIPCE 48 Air FM 28 Ajilon 86, 92 ALCO 130 ALFI 72, 130, 134 ALJ 48 All Access 99, 138 Altnet 18 Amcham 128, 130, 132, 134 Andersen 15 Antal International Network 148 Apax Partners 18 Apple 94 Aquila Risk Solutions 124 Aral Luxembourg 28 Arcelor 29, 54, 60 Arendt & Medernach 72, 130 Ariane II Luxembourg 28 Ariane Soft 86 Arval Luxembourg 90 Asport 4 ATEL 78 Atelia Luxembourg 90 AtHome.lu 32 Autodiffusion Losch 28 Automobile Club 28 Autopolis 28, 128 A'Venue International 138 Avery Dennison Luxembourg 54 Axa Luxembourg 89, 110 Axis Communication 94 Azlan 90 Bâloise Assurances Luxembourg 90, 104 Banque de Luxembourg 6, 98, 130 Banque Raiffeisen 99 Banque Sarrasin 37 Basic Consulting 61 BCEE 78 BED 60 BEDA 44 BEI 18 Bertelsmann 86 BGL 78, 86, 151 Binsfeld Communication 65 Bizart 28, 66 Blue Orange 101 BMW 8, 9 BNP (Cortal) 75 BNP Paribas 67, 90 Bosphore 144 BPM 85 Brasserie Mousel-Diekirch 148 British Chamber of Commerce 130 Bull 86, 94 Bureau de Développement économique 60 Bureautec 56 Buroline 83 Business Golf Solutions 140 Cadbury France 90 Callataÿ & Wouters 86 Cambridge 130 Canon 59 Capgemini Luxembourg 28 Cargolux 60 Carmignac Gestion Luxembourg 86 Cegecom 56 Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster 58 CEPROS 70

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C

D

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Centre de psychologie et d'orientation scolaires 88 Centre national de la Cinématographie 69 CFF 53 CFL 52 CGT 68 Chambre de Commerce 54, 60, 84, 127, 130 Chambre des députés 54 Chambre des Métiers 44, 84 Christ Church College 130 Christofle 147 CIR 28, 48 Cisco Luxembourg 28 Cisco Systems Belux 90 Citroën 51 CLC 44 Clearstream 116, 136 Come Prima 144 Comed 65, 99 Commissariat aux Assurances 80, 102, 124 Commission européenne 130, 134 Compaq Belgique 86 Competitive Edge Inc. 130 Computacenter 87 Compuware 88 Concept Factory 99 Conseil de gouvernement 54 Conseil de Presse 48 Conseil national des Programmes 49 Conseil Régional de Lorraine 68 Conseil régional en charge de la Culture 69 Cortal Consors 99 Createam 65 Crédit européen 78 CSA 49 CSC 70 CSSF 20, 74, 82, 134 CSV 38 CTG 123 Daimler Chrysler 27, 33, 68 DBA 44 Degroof 82 Déi Lenk 40 Deloitte 46, 72, 98, 133 Delphi 128 Delux Productions 78 Design Council 44 Design Luxembourg 44, 98 Devernois 146 Dexia-BIL 78 DFDS 53 DHL 53, 71 DHL Express 30 Diamond Head 147 Digital Equipment 86 Dimension Data 86, 88, 90 Dintec 30 d'Lëtzebuerger Land 132 DP 38 DRAC 69 Durlet 146 eBay 14 Econocom 88 Editions Guy Binsfeld 70, 147 Editions Mike Koedinger 148 Editions Phi 88 Editus 90 Elvinger, Hoss & Prussen 72 EMC 94 Emotion Event Management 138 Ernst&Young 18, 72, 107, 148 Espace Pub 64 Espace Régie 86 Espera Productions 65 Esso 10, 11 EuroCapRail 70 EVCA 16 Everyday.com 18 Explorator 148 F/P/C 64 Farvest 90 Fast 82

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H I

J K

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Fédération luxembourgeoise de l'Ameublement 98 Fedil 34 FEM 29 Fidelity 134 Filmpräis 50 FIOM 29 Fortis 78, 109 Fortis Luxembourg Assurances 116, 117 France 3 69 Fuji 94 Garage Etoile 28 Garage Mercedes Benz 28 Garage Pirsch 28 GE Fanuc 134 GE Fleet Services 131 General Motors Corp. 128 Global Facilities 32 Goldman Sachs 82 Google 21 Groupe Editpress 86 Groupe Saint-Paul 48, 54 Grover Vineyards 130 Guardian 132 Guichet unique PME 84 Hermès 17, 142, 147 Hilton Luxembourg 98 Hitachi 94 ICF 53 Iddi Fix 98 Idélux 70 Idprod 65 IEE 18 IFCC 81 ILR 30, 62 Imprimerie Kremer-Muller 149 Infodata 56 INFPC 99 ING 78 ING Life 116 Institut Géographique National 70 Interact 66 IP Luxembourg 64 Ipwebnet.lu 66 Itchiban 65 ITM 54 Job Partner 148 KazAa 16 Kitry Consulting 56 KKR 18 Kneip Communication 86 Kodak 94 KPL 40 KPMG Luxembourg 72, 86, 88, 90 Kyocera 94 La Luxembourgeoise 116, 117, 119 LAB 56 LaCie 94 LCGB 35, 46, 52, 70 Le Café du GrandThéâtre 144 Le Chai 144 Le Foyer 86 Le Foyer Assurances 103 Lease Plan 113 L'Echo 143 Leonard Stern School of Business 130 Les Forges du Sud 54 Les Verts 38 Lëtzebuerg gëtt Gas 28 Lexmark 94 Lieweg Kultur 28 Lilith Project 130 Linklaters Loesch 72 Lola 99 Lombard 115, 134 Lombard International 110 Loyens Winandy 20 LSAP 40 Lufthansa 24 Luxair 24, 55 Luxcontrol 98 Luxembourg Fine Wines 130 Luxembourg Institute of European and International Studies 132 Luxembourg 2007 28

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Luxembourg School of Finance 99, 130, 135 LuxEnergie 149 Luxexpo 148 Luxgaz 28 Luxinnovation 44 Luxmotor 28 Luxsat International 86 Mangrove Capital Partners 14 Manpower Luxembourg 41, 86, 88 Markcom 100 Marsh Management Services 124 Maxdata 94 MCI 97 Mediation 139, 140 Mercedes Car Group 68 Mercedes-Benz 146 Merril Lynch 82 Microsoft 21, 94 Microsoft Belux 86 Mikado Publicis 65, 98 Mike Koedinger Editions 86 Millenium 66, 98 Millicom 82 Millicom International Cellular 82 MindForest 56, 148 Ministère de l'Economie et du Commerce extérieur 60 Ministère de l'Egalité des Chances 91 Ministère de l'Environnement 32 mmO2 62 Mobilux 98 Mobistar 90 Monster 88, 90 Moskito Productions 65 Motorola 20, 94 Muller & Wegener 56 Musée National d'Histoire Naturelle 58 Nagelmackers 82 Netcore 32 New Spirit 32 New York University 130 Nvision 99 OCDE 15 Oeko-Foire 62 OFAC 108 OGBL 52 Olympus 94 Openfield 148 Oracle Benelux 90 OUSL 130 Oxford 130 P&O 53 P&T 2, 30, 32 P&V Assurances 116 Packard Bell 94 Panalpina Luxembourg 88 PanEuroLife 86, 116 paperJam 56, 90, 128, 148 Paul Wurth 60 Paypal 15 Peintures Robin 99 Pepper&Salt Events 88, 140 Permira 18 Pierre Paulus Traiteur 99 Pizza Hut 32 PM at Work 148 Popular Science 20 Profil Arbed 54 Projekt 2508 28 PwC Luxembourg 72, 78, 86, 90 Radio Sunshine 28 Radio Waky 28 Real Solution 84 Renault 12, 13 Restaurant Lentze Parc 144 Restaurant Thaïland 145 RFF 53 Robeco Bank Belgium 86 Robert Half 91 Rockhal 99 Rotarex 28 RTL 48 RTL 9 69 RTL Group 86

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S.T. Dupont 147 Sabena 24 Sacem 50 Sacred Heart University 148 Sales Lentz 145 SAP 19 SBS Broadcasting 18 Scandic International 88 Scapa Home 146 Schneider Consulting 86, 90 Seat 47 Securewave 16 Securex Luxembourg 90 SES Astra 86 Sheraton Luxembourg Aerogolf Hôtel 148 Siemens 63, 94 Signature Sheraton 144, 148 SIT Group 94, 96 Skype 14 Smart 68 SNCB 53 SNCF 53 Sogeti 28 Soteg 28 Standard&Poor's 82 State Street Bank Luxembourg 82 Statec 34, 44, 46 Sudgaz 28 Sun Microsystems 88, 94 Sun Microsystems Financial Services 88 Swissair 24 Swisslife Luxembourg 103, 105 Sylis Luxembourg 88 Synapse Internet Services 99 Syndicat d'initiative de Virton 70 Syngenta 86 Systemat 43 Tango 28, 99, 152 Tate Modern 28 Telenet Solutions 88 Telindus 56 Tempo 148 Ter Beke 70 Thiel Logistik 82 T-Mobile 62 Toshiba 94 Total 86 Traiteur Paulus 141 Tree Top Luxembourg 86 Trend Micro 88 Turbolux 90 UJL 48 ULC 120 ULPA 50 UNESCO 54 Université du Luxembourg 46, 58 Utopia 137 Valorlux 93, 98 Vectis 86, 88 Victor Buck 22, 23 Viewsonic 94 Ville de Dudelange 28 Ville de Luxembourg 28, 64 Ville d'Echternach 147 Vitis Life 110, 121 Vodafone 62 VoxMobile 76, 77 World Economic Forum 54 Xerox 94 xGraphix 99 Zan Zen 149


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paperJam Economie & Finance - Novembre 2005