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Nicolas Buck DECEMBRE 2004

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Entrepreneur de l'Année


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édito

EDITEUR Editions Mike Koedinger S.A. Téléphone 29 66 18-1 Fax 26 18 74 66 E-mail office@mikekoedinger.com Web www.mikekoedinger.com Bureaux 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie Courrier BP 728, L-2017 Luxembourg Directeur de la publication Mike Koedinger mike@mikekoedinger.com Administration Stephanie Simon stephanie@mikekoedinger.com Isabelle Ney isabelle@mikekoedinger.com

REDACTION Téléphone 29 66 18 – suivi par l’extension Fax 29 66 19 E-mail press@paperJam.lu Web www.paperJam.lu Comité de rédaction Eric Chenal (Blitz), Francis Gasparotto (tempo!), Jean-Michel Gaudron, Mike Koedinger, Florence Reinson, Marc Vandermeir. Carlo Schneider (tailormade, consultant du comité de rédaction) Rédaction Jean-Michel Gaudron (-48) jean-michel.gaudron@paperJam.lu Florence Reinson (-45) florence.reinson@paperJam.lu Marc Vandermeir (-47) marc.vandermeir@paperJam.lu Collaborateurs rédactionnels Corinne Briault, Jacques Demarque, Mary Carey, Alain Ducat Photographie Eric Chenal (Blitz), David Laurent (Blitz) www.blitz.lu Luc Deflorenne, Frédéric Humblet.

PUBLICITE Régie pub exclusive tempo! SA Téléphone 29 66 18 – suivi par l’extension Fax 26 29 66 20 E-mail contact@tempo.lu Web www.tempo.lu Directeur associé Aurelio Angius (-35) aurelio.angius@tempo.lu Directeur commercial Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu Chargée de clientèle Ludivine Plessy (-37) ludivine.plessy@tempo.lu

PRODUCTION Directeur artistique Guido Kröger (xGraphix) www.xGraphix.lu Mise en page xGraphix www.xGraphix.lu Impression Victor Buck www.victor-buck.com

DIFFUSION paperJam est diffusé à 20.000 exemplaires par édition. paperJam pour vos clients ou vos salariés? Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu Abonnements par virement au compte BCEE IBAN LU87 0019 1655 8851 4000 des Editions Mike Koedinger SA. Standard: 10 numéros/an: 40 €. 3 x 10 numéros/an: 80 €. Tarifs internationaux et formules grand volume sur simple demande. Diffusion en kiosque Messageries Paul Kraus Diffusion Michel Greco www.greco.lu © Editions Mike Koedinger S.A. Tous droits réservés. Toute reproduction, ou traduction, intégrale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation écrite délivrée au préalable par l’éditeur.

Entreprises, états d’esprit et évidences "UN ESPRIT D'ENTREPRISE innovateur, une gestion financière saine, une vision stratégique, de l'audace et de la persévérance pour assurer la croissance sont les qualités de l'Entrepreneur de l'année". Ce prix, créé par Ernst & Young aux Etats-Unis, en 1986, a connu sa première édition luxembourgeoise cette année. L'heureux lauréat s'appelle Nicolas Buck, choisi par un jury indépendant pour la création de la société Victor Buck Services. Pas moins de cinquante candidats s'étaient présentés. Trente-cinq dossiers retenus ont accouché de six finalistes, que nous présentons en pages intérieures. L’esprit d’entreprise semble en forme. En forme de quoi ? Nicolas Buck, Entrepreneur de l’année, a sa vision : "C’est une synthèse entre un processus personnel et l’évolution de sa personnalité. L’esprit d’entreprise, c’est avoir des convictions et les suivre". Mais y aurait-il une configuration typique au Luxembourg, lové entre des voisins dont il dépend et qui y viennent volontiers réaliser des affaires? Nicolas Buck a le discours efficace, même si d’aucuns ne le jugeront pas politiquement correct. Selon lui, en substance, la sempiternelle opposition entre "Luxembourgeois" et "étrangers" n’a aucune raison d’être. "Il faudra bien donner un jour le droit de vote aux travailleurs étrangers domiciliés au Luxembourg". La remise en question fait partie de l’esprit d’entreprise. "Il faut avoir la faculté de remettre en cause son modèle en permanence, quitte à devoir détruire son modèle d’origine" Le lauréat a la lucidité un peu provocatrice. D’autres, comme Marcel Goeres (page 16), un des cinq autres finalistes, ont un propos plus acidulé, tout aussi lucide néanmoins, en plaçant dans les vertus cardinales l’innovation et la qualité. Parce que l’entreprise, c’est "plus que des bilans". Norbert Keller (page

20), lui, sort une autre clé : si l’esprit souffle partout, il faut savoir se positionner et, de facto au Luxembourg, par rapport à l’extérieur aussi. Et puis il y a forcément un "rôle citoyen", qui mène au rôle vital de l’esprit d’équipe. Le "rôle citoyen de l’entreprise" n’a rien d’un vain mot pour Edgar Sausmikat (page 24), qui insiste sur le soutien que doivent apporter les mondes politique et financier, et qui insiste surtout sur… les vertus du travail. Claude Wagner (page 28) ne manque pas

d’ajouter à ce cocktail l’envie de travailler à donner aux autres, ainsi que ce "goût du risque" qui pimente la gestion responsable – un mot important, un état d’esprit – et balise le terrain de ceux qui n’optent pas nécessairement pour la facilité. La conclusion, on pourrait la laisser au dernier de nos finalistes, Rolf Alter (page 8): "l’important est que, au final, il y ait plus d’exactitudes que d’erreurs". Parce qu’il y a peut-être autant d’esprits qu’il y a d’entreprises, mais que les évidences restent. ■

Nicolas Buck, lauréat du concours "Entrepreneur de l'année", organisé pour la première fois au Luxembourg par Ernst&Young.

Photo: Eric Chenal (Blitz)

En couverture Nicolas Buck (Victor Buck Services), Entrepreneur de l'Année Illustration: Glauco Diogenes (Aura)

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ACTUALITÉ: Feu rouge pour Orange

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ACTUALITÉ: Les Rives de Clausen renaissent

EN COUVERTURE:

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Nicolas Buck , entrepreneur de l’année

en couverture

40 | IRM relève le défi de la distribution à l'Est Portée sur les fonts baptismaux grâce à l'aide

62 | (Re)découvrir les plaisirs de nos vins et crémants En vingt ans, la qualité a été

8 | Nicolas Buck (Victor Buck Services)

des autorités, l'entreprise vise un marché de niche très porteur.

révolutionnée. Mais, au Luxembourg, le consommateur ne le sait pas. Ou pas assez. D'où la campagne lancée pour trois ans.

"Il est toujours plus facile de suivre un chemin que de le construire"

42 | DVDPost:

RTL préfère attendre encore

12 | Marcel Goeres (Groupe Goeres)

44 | Esch surfe sur la vague Internet

"Nous devons nous remettre en question tout le temps"

66 | L'administration se remet en question Le bilan des cinq premiers mois d'activité du

La commune a lancé son service EschSpeed offrant aux abonnés à la télédistribution un accès Internet haut débit, via le câble, à un prix compétitif.

médiateur est plutôt positif. L'institution peut se targuer d'avoir été bien perçue à la fois des citoyens et de l'administration.

46 | Agefi Luxembourg:

68 | Semaine de la qualité:

16 | Rolf-Mathias Alter (Euro-Composites) "Le Luxembourg est l’endroit idéal pour la fondation d’une entreprise"

"Vendre? Nous

Les bonnes

augmentons le capital!"

pratiques, cela s'apprend

parfois, il faut me freiner"

48 | 5 ans d'une idée qui marche... et évolue Les tables de la loi sans cesse renouvelées

70 | Les frontaliers: un coup de jeune contre le vieillissement Une étude du

24 | Norbert Keller (Keller S.A.)

sont l'âme des publications de Codex, la Bible en matière juridique.

CEPS/INSTEAD établit l'impact des travailleurs frontaliers et des résidents étrangers sur les actifs luxembourgeois

50 | 2004: un bon cru pour Utopia Malgré la fermeture de Ciné Cité, les salles obscures du pays ont reconquis un public qui leur avait tourné le dos l'an dernier.

76 | "Read me! Read me!" Séduire le lecteur tout en le respectant: Mark Porter, editorial designer de réputation internationale, a rencontré des professionnels grand-ducaux.

LUXEMBOURG

78 | Atomic Kids

52 | Un automne agité Au lendemain des élections, les partis politiques luxembourgeois s'adaptent à la nouvelle donne.

GRANDE REGION

20 | Claude Wagner (Batichimie / Hoffmann-Schwall) "J'ai le goût du risque et,

"Veiller à offrir des perspectives d'avenir"

28 | Edgar Sausmmikat (S+B Inbau) La croissance sereine... Et têtue

actualité ENTREPRISES 32 | Feu rouge pour Orange

Comme cela pouvait être prévisible, Orange a finalement jeté l'éponge sur le ring de l'UMTS. Les trois autres opérateurs peuvent un peu mieux respirer!

34 | A la conquête de la "M. Generation" Développé par Interact, le marketing mobile a des allures de panacée pour le communicateur d’aujourd’hui et de demain.

36 | Jetfly:

Le Cervin au septième ciel

38 | Des friches industrielles en plein mutation Le Pont de l'Alzette sera inauguré le 16 décembre prochain. Il s'agit de la première réalisation du projet de ré-affectation des Brasserie Mousel et Clausen.

53 | La marque jeune

Le DP change de tête et joue la carte jeune, avec Claude Meisch (33 ans). Avec un gros chantier en ligne de mire: relancer le parti sur la scène politique luxembourgeoise.

56 | "La fin du libéralisme triomphant"

Succès à suivre

80 | "Chacun est gagnant" Jean-Pierre Masseret, le nouveau président socialiste de la Région Lorraine, souhaite une collaboration approfondie entre sa région et le Luxembourg.

82 | Congrès scientifique

La santé à l'épreuve

du travail

Alex Bodry, nouveau président du LSAP, prévoit le retour d'une planification non dirigiste. Mais n'annonce pas pour autant le grand soir côté social. Un président sans tabou.

84 | Ikea, la bonne fée? D'autres entreprises souhaitent s'implanter sur cette zone. Et Steinfort caresse aussi un projet.

58 | Les Verts ont grandi Lors de son dernier congrès, le parti écologiste a remplacé ses deux porteparole, devenus députés, et voté la création d'un bureau aux pouvoirs décisionnels.

86 | "Tourisme" judiciaire pour Generaltour Une commission rogatoire belge a été dépêchée pour vérifier la légalité au sein du groupe du tour opérateur belge, spécialiste des voyages en autocar.

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PLACE FINANCIERE: L' ”Affaire” Belgo Mineira

DOSSIER: Immobilier

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finances

international communities

IT&TELCOS

La Bourse de

Luxembourg est assignée par un actionnaire privé qui lui

132 | AMCHAM

financement du terrorisme est un enjeu de taille pour les sociétés informatiques. Toutes y vont de leurs solutions...

91 | Luxtrust

134 | For Women, by Women 104 | L'actualité des produits

90 | L'informatique contre le blanchiment La lutte contre le blanchiment et le

92 | Reconnaissance établie

as valuable contributors to the Luxembourg economy.

108 | Nouvelles campagnes

135 | Trademarking: The Race to the Finish Line With the number of domain names sky-

109 | Business Web Directory

rocketing to more than 63 million worldwide the internet battle is getting dirty... It’s important to stay positive!

L'ALCO a

compliance officer au Luxembourg.

MON ARGENT

136 | Reinventing the Wheel

dossier

credit card

IMMOBILIER

138 | Election Morning 2004

110 | Luxembourg, terre d'immobilier

Le Foyer) rappelle combien il est intéressant pour les

Les promoteurs immobiliers vivent assez bien la situation

travailleurs touchant des revenus au Luxembourg de se tourner vers des produits d'investissement déductibles fiscalement.

ressources humaines 86 | Who's who: départs et arrivées dans les entreprises luxembourgeoises

90 | Sondage monster.lu / paperJam "Le facteur humain qui est à la source de la plupart des

Sean O’Mahony,

CEO of Excilan, explains why the mobile phone is really a

94 | "Investir dans des produits déductibles" Patrick van Landeghem (Assurances

92 | Agenda des formations

established by four professional women in 1991, has

COMMUNICATION

grandement contribué à l'officialisation de la fonction de

problèmes"

The Network,

grown in strength and numbers to help promote women

ICP: les banques jouent la montre

Série: les institutions de la place financière (9)

“HR is now in the boardroom”

104 | Ecrans TFT

reproche de ne pas assurer le déroulement d'un marché transparent et efficient.

INTERNATIONAL COMMUNITIES: HR is now in the boardroom

110

outils

PLACE FINANCIERE 88 | La Bourse hors sujet?

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Round Table

Discussion: What will the impact of the U.S. elections be on U.S. Luxembourg relations?

du marché local, même si certaines décisions politiques ne leur facilitent pas forcément la vie.

120 | Back to town

playtime

Les prises en occupation se

sont principalement concentrées, en 2004, au centre ville. Mais l'offre n'y sera pas extensible à l'infini...

126 | Acheter ou louer son immobilier? Aucune règle universelle ne prévaut. Mais la préférence

140 | Design, art, techno... 142 | A table!, La Recette 144 | Le club paperJam invité par... Le Café Théâtre avec la participation de LegendCAR

des spécialistes du secteur va à la propriété.

130 | Guide pratique

154 | Le chiffre du mois, par Carlo Schneider

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en couverture

NICOLAS BUCK (VICTOR BUCK SERVICES)

"Il est toujours plus facile de suivre un chemin que de le construire" ENTREPRENEUR PIONNIER DE LA FAMILLE Buck, fondateur de l'imprimerie du même nom en 1852, Victor Buck, de là où il est, doit certainement regarder d'un œil attendri le parcours de son lointain descendant, Nicolas. Agé de 36 ans, à la tête de l'Imprimerie familiale depuis 1995 – après une licence en sciences économiques en Angleterre et un diplôme d'ingénieur industriel, spécialisation imprimerie, passé en Allemagne, Nicolas Buck a transposé dans le monde des affaires l'esprit de compétiteur sportif qui est le sien: aimer gagner, accepter de perdre et, surtout, relever les défis personnels et prouver son aptitude à y arriver. "Créer une entreprise n'est pas quelque chose de conscient, qui survient un matin, en se levant", précise-t-il en préambule. Du milieu du XIXe siècle à la fin du XXe, l'esprit d'entreprendre a, en effet, bien souvent, sauté quelques générations de la famille Buck. Francis Buck, le père de Nicolas, n'a ainsi jamais travaillé dans une imprimerie, ce qui ne l'empêcha pas, néanmoins, de s'impliquer grandement dans la société et, en particulier, en 2000, dans la construction des nouveaux locaux de la société, à Leudelange. 2000, c'est également l'année de création de Victor Buck Services (VBS), rapidement devenu leader au Luxembourg dans le domaine de la gestion et le traitement de données financières (conception, impression, envoi de documents; diffusion par fax ou email; alimentation de sites web ou archivage des données reçues) soumises aux obligations du secret bancaire. Signe extérieur de succès fulgurant, la société, fut, dès octobre 2003, le premier prestataire de services à obtenir le nouveau statut de Professionnel du Secteur Financier (PSF), créé par la loi du 2 août 2003. Pour autant, Nicolas Buck, qui a fait de la discrétion un art de vivre, semble gêné d'être mis, seul, en première ligne, dans l'évocation de cette aventure entrepreneuriale. Car pour la naissance de Victor Buck Services, il a bel et bien fallu deux parents. Fort de neuf années d'expérience de ventes chez Xerox Benelux, le Liégeois Renaud Jamar a, ainsi, constitué le chaînon manquant indispensable à la bonne réalisation du projet. "Nous avions des relations d'affaire depuis quelques années, explique Nicolas Buck, mais nous nous sommes vraiment trouvés par hasard sur ce projet. Moi je parlais plutôt 'impression' et lui 'document'. Chacun de notre côté aurions sans doute pu créer notre société, mais certainement pas aussi vite et avec les mêmes compétences". Aujourd'hui, Victor Buck Services, société rentable dès la première année, emploie une quarantaine de personnes pour un chiffre d'affaires de quelque 8 millions d'euros.

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Si les compétences et le savoir-faire ont constitué deux guides majeurs pour ces deux associés, leur parcours personnel a bien évidemment constitué le terreau de leur épanouissement. "L'esprit d'entreprise, c'est une synthèse entre un processus personnel et l'évolution de sa personnalité, analyse Nicolas Buck. On est forcément influencé par ce qu'on a vu et vécu. On effectue certains choix en fonction de ce vécu. On voit certains comportements, on les analyse et on se dit 'c'est peut-être ça qu'il faut faire'. L'esprit d'entreprise, c'est d'avoir des convictions et de les suivre. Il est d'ailleurs toujours plus facile de suivre un chemin que de le construire".

Brassage des nations Un Luxembourgeois associé à un Belge: voilà, selon Nicolas Buck, une recette économiquement porteuse, même si elle va clairement à l'encontre de certains "principes" maintes fois martelés: "VBS est un exemple type de ce que peut être une success story au Grand-Duché: on fait toujours beaucoup pour opposer les Luxembourgeois et les étrangers, alors qu'on a au contraire tout à gagner à travailler ensemble. Il y en aura toujours pour prétendre que les étrangers sont surtout des opportunistes qui ne viennent au Luxembourg que pour gagner plus d'argent que chez eux et que les Luxembourgeois sont plutôt paresseux et se contentent de leur très bon niveau de vie. On constate, là, que la réalité peut être fort différente". Du reste, cette ouverture "internationale" est, pour VBS, la seule voie de salut. Sur les quarante employés que compte la société, seuls trois sont de nationalité luxembourgeoise. "Nous recrutons beaucoup d’étrangers, parce que nos clients sont des sociétés internationales ayant des sites dans différents pays. Et à partir du moment où l'on s'ouvre à l'étranger, il faut savoir s'entourer de gens de nationalités différentes qui comprennent les cultures de ces pays vers lesquels nous allons. On le sait, au Luxembourg, le pouvoir économique est entre les mains de la communauté étrangère et il faudra bien, qu'à terme, le modèle politique et démocratique vienne à refléter cette réalité. Cela veut dire, concrètement, qu'il faudra bien donner un jour le droit de vote aux travailleurs étrangers domiciliés au Luxembourg". Le discours est net, affûté, impitoyable, comme doit l'être, du reste, une société sur son créneau de marché, sous peine de disparaître, faute d'avoir su se remettre en question quand il aurait fallu. Car toute idée, aussi originale, parfois géniale soit-elle, qui prévaut à la création d'une société, est fortement liée aux circonstances et à son époque. Et une même

Nicolas Buck: "Il est tout à fait possible de réussir sans pour autant travailler 7/7 jours et 22 heures par jour"


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Illustration: Glauco Di贸genes

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"Il est dans la nature de l'entrepreneur de vouloir changer l'économie, de briser le statu quo".

idée, gagnante un jour, ne l'est plus forcément quelques années plus tard. "C'est ce qui caractérise aussi l'esprit d'entreprise: avoir la faculté de créer, de remettre en cause son modèle en permanence, même s'il est parfois dur d'accepter de devoir, en fonction des nouvelles contraintes, détruire le modèle d'origine. Mais de toute façon, l'esprit d'entreprise n'est rien d'autre qu'un processus de création et de destruction. Lorsqu'on crée quelque chose, on détruit quelque chose d'autre: soit une autre société, soit ce que l'on a fait auparavant". Une fois assimilée cette idée, l'un des autres défis que tout entrepreneur aura à relever est celui de savoir s'entourer de managers qui sauront faire fonctionner ce qui a été créé et partager les prises de décision. "Souvent les entrepreneurs perdent cette facilité de dialogue et veulent tout gérer eux-mêmes. Il faut faire participer les autres à la décision. Dialoguer, ajuster, justifier: cela peut être une combinaison très puissante. Mais cela veut dire aussi qu'il faut savoir faire confiance à des gens plus intelligents que soi et s'en donner les moyens financiers", note Nicolas Buck. Il n'est un secret pour personne que l'esprit d'entreprendre au Luxembourg n'a guère été encouragé, ces dernières années, par l'environnement même qui prévaut dans le pays. Un service public très fort et généreux, un secteur financier dominant et pourvoyeur de carrière attirantes et plutôt bien rémunérées: rien, en apparence, ne semblait attirer irrésistiblement un individu dans un élan de créativité. Mais la nouvelle donne sur le plan économique est, aux yeux de Nicolas Buck, de nature à changer les choses. "La vraie question à se poser est: qu'est-ce qui pousse vraiment les gens à créer leur propre société?, s'interroge-t-il. Souvent, la raison profonde est que ces gens n'ont plus un confort économique et financier suffisant pour rester employés. A partir du moment où l'environnement économique va devenir de plus en plus compétitif, on peut s'attendre à ce qu'il y ait de plus en plus de créations d'entreprises car il y aura de plus en plus de gens qui risquent de se retrouver sur le carreau. Alors ils n'auront pas d'autres choix que de se lancer". Cela permettra-t-il, de fait, de donner ses lettres de noblesse à l'entrepreneur, qui est aujourd'hui, quelque peu "marginalisé"? "Au Luxembourg, les indépendants ne disposent pas spécialement d'une tribune où ils peuvent s'exprimer. Ils font plutôt partie des gens qui dérangent. Or il est dans la nature même de l'entrepreneur de vouloir changer l'économie, de briser le statu quo".

Le collectif d'abord Les difficultés administratives que peuvent rencontrer les créateurs d'entreprise et le caractère parfois trop procédurier imposé dans la démarche font également partie des facteurs parfois mis en avant comme étant autant de freins à l'épanouissement de l'esprit d'entreprendre. "Ceci est un faux débat, tranche pourtant M. Buck. La création d'entreprise n'a rien à voir avec les démarches administratives, car une bonne fiduciaire peut s'occuper de toutes ces démarches. Pour quelqu'un qui veut vraiment créer une société, que cela prenne un jour ou bien trois mois, c'est pareil. Les démarches administratives ne

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doivent jamais stopper l'envie de créer une société. On se cache trop souvent derrière cet argument pour éluder les bonnes questions, comme par exemple celles liées à l'accès au capital. Et souvent, il s'agit plus de capital humain dont on a besoin". Ce capital humain, tout entrepreneur est susceptible, dans son parcours, de l'enrichir et le faire fructifier, au fil de sa réussite, de son expansion. "L'expérience d'un collectif ne se retrouve pas sur une ligne d'un bilan comptable", rappelle Nicolas Buck. Mais cela constitue-t-il, pour autant, une contribution majeure, voire essentielle, dans le rôle citoyen que l'on veut bien attribuer à l'entreprise? Voilà encore un "mythe" auquel le directeur de VBS a du mal à adhérer. "Le discours de la société 'citoyenne' est plutôt celui des sociétés cotées en Bourse, qui doivent avoir un discours politiquement correct. Car les sociétés ne sont pas là, de prime abord, pour créer de l'emploi, mais pour être rentables. Car une société qui perd de l'argent est dangereuse pour ses propres employés, pour ses fournisseurs mais aussi pour l'équilibre économique en général. Une fois qu'une société gagne de l'argent, l'entrepreneur étant ambitieux, il veut en gagner davantage et c'est là qu'il va créer des emplois". Autre idée reçue que Nicolas Buck tient à combattre: celle que la vie privée de l'entrepreneur est contaminée par sa vie professionnelle. Car sa définition du succès tient en deux seuls mots: "être heureux". "Il y a évidemment une balance à trouver, mais il est trop simpliste de tomber dans le piège de dire que le succès dans les affaires se ressent sur la vie privée. Un entrepreneur est libre et maître de son temps et c'est lui qui fait ses propres choix de vie. Il est tout à fait possible de réussir sans pour autant travailler 7/7 jours et 22 heures par jour. Bien sûr, l'effort intellectuel est permanent: il faut beaucoup lire, et surtout avoir la faculté d'écouter et de bouffer la parole des autres. Etre curieux de tout et savoir reprendre des idées à son compte. Il faut savoir poser des questions mais aussi se poser à soimême des questions. Il convient d'avoir des convictions, mais pas des certitudes". Voilà autant de points de vue qui pourraient servir de base de conseils à tout jeune entrepreneur qui souhaiterait se lancer. Mais encore faut-il qu'il le fasse dans de bonnes conditions. "Il faut avant tout être certain que la vocation de la société réponde à un besoin véritable et il vaut mieux se poser cette question cent fois plutôt que dix... Ensuite, il faut se demander si c'est le bon moment, car le timing est essentiel. Nous aurions, par exemple, pu créer VBS dès 1995, mais cela aurait sans doute été prématuré. Et attendre 2001 ou 2002 aurait compliqué les choses". A 36 ans, le patron de VBS n'a pas spécialement planifié ce que serait "l'après-Nicolas Buck". Ses préoccupations sont toutes autres. Tout juste se montre-t-il dubitatif à l'idée que l'entreprise reste "dans la famille". "Le but n'est pas de faire entrer les enfants dans la société. Et puis les enfants d'entrepreneurs sont rarement entrepreneurs eux-mêmes..." Faudra-t-il donc encore sauter quelques générations? ■ Jean-Michel Gaudron


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Montre Santos-Dumont


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MARCEL GOERES (GROUPE GOERES)

"Nous devons nous remettre en question tout le temps" LE GROUPE GOERES, PRÉSIDÉ PAR MARCEL Goeres, 67 ans, l’un des aînés des six finalistes du prix de l'entrepreneur, est relativement... jeune. Il y a un peu plus de 11 ans, en effet, M. Goeres, père de six enfants, décide de s’investir dans la gestion de famille. Les quelques maisons qu’il avait acquises au fil des ans, avenue du X septembre, sont alors rasées pour laisser place à l’Hôtel Parc Belair. Ce projet, créé en étroite collaboration avec son frère, Raymond (à la tête, respectivement, de 75% et 25% des parts), mettra 2 ans et demi à voir le jour – son exploitation a démarré en 1993 – et coûtera finalement près du double du budget de départ... Pourtant, Marcel Goeres n’était pas un novice dans la création d’entreprise puisque, en 1965, à l'âge de 28 ans, il créa ce qui aujourd'hui serait considéré comme une start up: la Continentale SA, qui employait 85 personnes à Bascharage. Ingénieur chimiste de formation, M. Goeres avait été chargé par Henri J. Leir de créer une usine de fabrication de produits chimiques, pour un grand groupe luxembourgo-américain. Ensuite, des filiales se sont créées, telles que la taillerie de pierres à Bascharage, qui existe toujours, et la Continentale à Dommeldange. La société a été reprise 10 ans plus tard par un groupe allemand, dans le cadre d'une fusion. "La production industrielle au Luxembourg s’est arrêtée mais nous faisons encore la commercialisation des produits chimiques pour la sidérurgie, via la société Sideref dont mon fils est en charge", explique Marcel Goeres. Le développement de l’Hôtel du Parc Belair fut tel que la ville de Luxembourg a fait confiance à son patron pour l'exploitation du Pavillon du Parc Belair, de la buvette du Conservatoire, ou encore – depuis 7 ans – pour celle du Centre Convict, propriété de l'Archevêché, mais aussi de la Brasserie des Capucins – Art Café – qui appartient aussi à la ville. Entre temps, M. Goeres a ouvert Le Bistrot by Parc Belair – situé en face de l’hôtel – et d’autres projets sont en cours. La participation au concours de l’entrepreneur de l’année représente, pour le président du Groupe

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Goeres, "une remise en question de l'entreprise. Nous sommes une petite entreprise familiale qui est devenue une entreprise de taille moyenne de plus de cent personnes. Du point de vue de la gestion financière, nous devons nous remettre en question tout le temps". C’est ainsi que M. Goeres a saisi l’occasion de se faire auditer par quelqu'un de l'extérieur. "Aujourd'hui, on regarde le bilan d'une entreprise mais il y a aussi d'autres critères qui entrent en compte comme les certifications, les critères de qualité. Nous avons pu donner des réponses favorables concernant des démarches qui ne sont pas que d'ordre financier. C'était très enrichissant". De quoi être d’autant mieux préparé pour gérer les deux nouveaux hôtels – d'un investissement total de 7,5 millions d'euros – qui doivent ouvrir leurs portes début janvier: le Art Hôtel, sur le site du Gëlle Klack, situé dans la vieille ville, réalisé par le Fonds de Rénovation de la vieille ville et pour lequel le groupe Goeres intervient à hauteur de 5% de l'investissement avec une option d'achat; et le Parc Plaza, dont le terrain est loué à l'Archevêché pour une durée de 27 ans, construit avenue Marie-Thérèse, à côté de l'Hôtel Parc Belle-Vue, également dans le giron du groupe Goeres. Le groupe exploite aussi le Parc Bellevue dont le site appartient à l'Archevêché. A ses débuts, le groupe Goeres comptabilisait 53 chambres, il en comptera 216 dès janvier prochain. "Dans les premières années, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 2 millions d'euros, avec une trentaine d'employés. Depuis quelques années, nous en sommes à 6 millions d'euros et 85 personnes. Le bilan consolidé pour l'an prochain prévoit 11 millions d'euros de chiffre d’affaires, avec un effectif de 120 personnes". Malgré cette belle réussite professionnelle, quand on demande à M. Goeres ce qu’il retiendrait comme l’une de ses principales réalisations, il évoque les cinq années durant lesquelles il a été champion de natation. "C'était le premier challenge dans ma vie, ma première confrontation. Il a fallu s'entraîner, travailler dur. Puis, H.J. Leir a été mon mentor, il a

Marcel Goeres: "Si on prouve que, pendant les années de crise, on a pu améliorer la valeur de l’entreprise, d’une façon ou d’une autre, ça c’est le succès".


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"Aujourd'hui, l'entreprise doit présenter plus que des bilans".

guidé mes premiers pas professionnels. Mon troisième challenge a été de raser ma propre maison – il y en avait 4 à la place de l'hôtel – où j'habitais avec mes enfants. Ce fut une grande séparation". La principale qualité d'un entrepreneur, à ses yeux, c’est sa force de persuasion. Dans son cas, les moments les plus critiques sont intervenus lors de la construction de l’hôtel qui a connu un dépassement de budget énorme. "Le projet était remis en question. C'est la force de l'entrepreneur de trouver une solution, de convaincre, prouver que le projet est viable. Il y a de nombreux moments où il faut retrousser les manches. Si vous arrivez à vous en sortir, vous gagnez une confiance qui est beaucoup plus profonde qu'elle n'a jamais été au début et pour vos prochains projets, les gens sauront qu'ils peuvent vous faire confiance". Ce qui a motivé M. Goeres à l’époque, c’était le challenge, ce qui le motive aujourd’hui, "c'est la satisfaction de voir que vous donnez un travail à des gens qui se plaisent chez vous et qui sont là depuis le début. C'est une satisfaction de créer".

Des structures complexes Le nouveau gouvernement entend renforcer le développement de l’esprit d’entreprise, qui, selon M. Goeres, est "un problème au Luxembourg car c'est plus l'esprit d'être employé d'Etat qui prime". Et ce dernier de pointer les salaires du secteur public qui sont 30 à 40% plus élevés que dans le privé. Cependant, il estime qu'il y a beaucoup d'outils en place pour aider les entreprises. "J'en ai profité pour autant que c'était possible. Il y a de très bonnes démarches qui existent et je pense que l'on ne pourrait pas en faire davantage". En revanche, M. Goeres est d’avis qu’il faudrait plus de transparence et moins de contraintes administratives pour pouvoir obtenir ces aides. "Il faudrait créer une cellule de conseils et suivi de l'entreprise. Les structures en place sont très bien, elles permettent à une entreprise de s'épanouir, mais complexes. On pourrait apprendre davantage aux gens comment mieux faire. Les démarches prennent beaucoup de temps qu'un entrepreneur n'a pas forcément". Les défis que doit relever un entrepreneur évoluent avec le temps et pour Marcel Goeres, ils sont avant tout réglementaires aujourd’hui. "Je pense que je suis concerné par la question de Bâle II depuis 2-3 ans. C'est aussi depuis ce temps-là que je réalise que notre démarche est totalement conforme aux critères de Bâle II. J'ai anticipé. C'est un travail de longue haleine". Outre la réglementation, l’innovation constitue un facteur d’importance. "Nous travaillons du matin au soir à l'innovation. Nous avons mis en place, il y a trois ans, une cellule qualité qui emploie deux personnes. Elle travaille à mettre en place notamment la certification ISO, mais aussi s’attache aux problèmes écologiques et d’accès pour les handicapés. C'est une innovation, on ne trouve cela nulle part dans l'hôtellerie. Innover fait partie prenante de la vie d'une entreprise. Une société ne peut pas rester tout le temps de la même taille, de la même envergure. Elle doit s'étendre, pas forcément en

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taille, mais en qualité, en produits. Elle doit bouger, se développer. Aujourd'hui, l'entreprise doit présenter plus que des bilans".

Se faire conseiller La clé du succès, c’est de présenter chaque année un budget en augmentation par rapport à l’année précédente. "On a pu présenter sur les années 2001, 2002, 2003, où tous les secteurs étaient en déclin, des résultats en croissance de 4 à 6% par an. Cela veut aussi dire amélioration du prix moyen, réduction des frais. Si on prouve que, pendant les années de crise, on a pu améliorer la valeur de l’entreprise, d’une façon ou d’une autre, ça c’est le succès". M. Goeres recommanderait à tout entrepreneur qui se lance dans l’aventure de se faire conseiller non seulement par une fiduciaire mais également par les chambres professionnelles, et par des conseillers professionnels internationaux. "Se faire conseiller, c’est impératif. Pourquoi choisir un étranger ? Parce qu’il a des possibilités de faire la comparaison avec d’autres établissements similaires". Le groupe Goeres a encore de belles années devant lui et des projets dans les tiroirs. "Nous avons quitté le domaine de la petite entreprise familiale pour devenir une entreprise de taille moyenne davantage prise en considération pour des projets de plus grande envergure qui pourraient être créés, par exemple, sur des régions limitrophes de la ville, tel qu’à Gasperich. Comme nous sommes une entreprise luxembourgeoise spécialisée qui a fait ses preuves, on pourrait s’imaginer qu’il y ait des contacts avec d’autres communes – il y en a déjà – pour la réalisation d’un complexe hôtelier dans une région pauvre en la matière (Belval, Differdange, Grevenmacher)". La Grande Région demeure une autre potentialité même si le groupe n’a pas l’intention de s’implanter à l’étranger. "D'un point de vue touristique, il y a du chemin à parcourir mais c'est une grande chance pour les industries de cette région. Il y a des opportunités à saisir. La Grande Région pourrait jouer un rôle important mais il y a encore beaucoup de barrières, les mentalités. La Grande Région, on en parle beaucoup mais on la pratique très peu au niveau politique. Nous, on la pratique car 80% du personnel est frontalier et nos clients sont internationaux". Ce n’est pas parce que le groupe Goeres est jeune qu’il ne doit pas pour autant penser à la succession. C'est d'ailleurs déjà fait depuis longtemps: la société reviendra aux héritiers de M. Goeres. "C’est un problème qui nous concerne beaucoup. Nous avons mis en place une structure il y a plusieurs années. Plus aucun membre de la famille n'est actif dans la société. Les gens qui gèrent l’entreprise y sont extérieurs mais y sont présents depuis le début. Ils la gèrent en bons pères de famille et il n’y aura pas une minute d’arrêt". En cas de décès de son président, par exemple. M. Goeres consent que "c’est un problème très important à résoudre pour une entreprise" qui doit toujours être prête et ne doit laisser dégénérer la situation. ■ Florence Reinson


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ROLF-MATHIAS ALTER (EURO-COMPOSITES)

"Le Luxembourg est l’endroit idéal pour la fondation d’une entreprise" LE PLUS ÂGÉ DES LAURÉATS AU CONCOURS DE “l'Entrepreneur de l'année”, Rolf Mathias Alter, 70 ans, père de deux enfants, a créé sa première société à la fin des années 60. Mais, c’est à l’âge de 50 ans qu’il a lancé Euro-Composites, à Echternach, en 1984-1985, entreprise pour laquelle il a été sélectionné en finale par Ernst & Young. La société, qui n'a réellement démarré ses activités qu'en 1986, a fait, depuis, des “petits”, avec notamment la création, en 1988, d’Euro-Composites Corp., dans l'Etat du Delaware, aux Etats-Unis. D’autres activités sont actuellement en cours sur le continent asiatique. Le groupe Euro-Composites – qui compte 406 salariés dont 363 au Luxembourg – se définit comme l'un des leaders mondiaux de la fabrication des produits ultra-légers à base de nid d'abeille destinés principalement à l'industrie aéronautique. Doté d'un capital de 15,4 millions d'euros, le groupe a réalisé, en 2002, un chiffre d'affaires de plus de 45 millions d'euros. L'an dernier, Euro-Composites S.A. a, quant à elle, réalisé un chiffre d'affaires de 37 millions d'euros contre 8 millions d'US dollars pour Euro-Composites Corp. M. Alter, diplômé en business et en anglais, qui a réalisé une partie de sa carrière en Allemagne – il est apparu, pour la première fois, dans le livre officiel des Top Managers allemands en 1979 – a gagné le Luxembourg la même année, pour le lancement de I.P.E., Luxembourg, (International Plastic Engineering). M. Alter estime qu'"avec son plurilinguisme, son influence importante et avérée que le pays exerce

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généralement en Europe, l’attitude positive du ministère de l'Economie à chaque nouvelle implantation, la structure moderne des grandes banques au Luxembourg et les universités situées autour du Luxembourg, la position centrale du pays crée, de façon générale, un contexte favorable à la fondation d’une entreprise".

Revoir l'index Si M. Alter pense que le nouveau gouvernement continue à promouvoir le renforcement et le développement des entreprises, "du moins en donne-t-il des signes positifs", il souligne aussi le besoin urgent de revoir les critères de l'indexation automatique. "L’accroissement de la productivité des entreprises dépendant de l’exportation, et celle d’autres groupes également, est inférieur aux hausses de l’index qui surviennent annuellement dans l’économie générale. L’index annuel de 2,5% met progressivement l’industrie, l’artisanat et les syndicats dans une situation difficile, car on ne peut tenir compte qu’une seule fois d’un accroissement de la productivité. L’index est particulièrement pesant pour des entreprises moyennes dépendant de l’exportation, qui doivent conclure des contrats à moyen terme". Le président et CEO d'Euro-Composites définit l'esprit entrepreneurial comme le fait d'être animé par l’idée de fonder une entreprise faite pour des hommes. "Cela exige une planification systématique, une définition nette des objectifs avec des

Rolf-Mathias Alter: "J’ai toujours agi avec la conviction que ce que je faisais était ce qu’il fallait faire".


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"L’enthousiasme et le plaisir de l’action sont deux éléments capitaux. Beaucoup le veulent, peu le peuvent et très peu le font".

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perspectives, une coopération, un contrôle et des activités visant à adapter l’entreprise aux marchés existants. Cela favorise un comportement décidé, un haut niveau d’information et la construction d’une entreprise d’une grande flexibilité, d’une grande créativité, sensible aux grands processus de changement, un style de direction, un management qualifié. Sans cela on ne peut mener une entreprise aujourd’hui. En un mot, il s’agit d’un automatisme de fonctionnement, dans lequel chacun des domaines pris séparément peut et doit fonctionner de manière autonome et en même temps orientée vers le but de l’entreprise. L’enthousiasme et le plaisir de l’action sont deux autres éléments capitaux. Beaucoup le veulent, peu le peuvent et très peu le font". Au long de sa carrière, un entrepreneur sera confronté à de multiples défis. De nos jours, l’organisation est un élément essentiel, selon Rolf Alter. "Il faut faire preuve de compétences techniques, et d'une responsabilité sociale auprès des collaborateurs. Tout cela sans restriction". Et d'ajouter qu'il faut, pour mener son entreprise au succès, disposer d’une excellente organisation, des collaborateurs qualifiés dans leur responsabilité propre et travaillant dans le cadre des objectifs fixés par l’entreprise, mais aussi un esprit d'équipe. L'esprit d’entreprise va de pair avec l'innovation, affirme le patron. "Sans un esprit de pionnier on ne peut conduire aujourd’hui une entreprise. Tout le reste n’est que stagnation et recul. Ma génération a eu la chance, au travers de la deuxième guerre mondiale, d’apprendre à construire d’une manière engagée, avec le souci constant d’innover. C’est un des plus grands défis de notre temps", insiste-t-il. Rolf-Mathias Alter fait partie de ceux qui estiment que l'esprit d'entreprise est développé au Grand-Duché. "Notre expérience avec le ministère de l'Economie est unique. Si cela ne dépendait que de moi, le ministère de l'Economie mériterait le titre de 'ministère des Managers de l'Economie". Le chef d'entreprise ne tarit pas d'éloge à propos du pays qui lui a ouvert ses portes. "Le plurilinguisme, l’engagement, la position centrale, les chances à long terme, la promotion de l’investissement, en un mot, le Luxembourg est, pour un jeune entrepreneur qui veut s’investir, l’endroit idéal pour la fondation d’une entreprise et le développement de l’esprit d’entreprise. Nos expériences sont fantastiques. Elles se passent d’exemples. Le Luxembourg a ouvert à Euro-Composites une activité globale. Le Luxembourg est central, apprécié de toutes parts et exempt de luttes nationalistes. Ceci ne serait pas possible sous cette forme en France et/ou en Allemagne". Ce qui compte aussi, selon lui, c’est une conduite habile des négociations, sans perdre de vue les objectifs propres. "Pour nous, comme entreprise luxembourgeoise, la localisation au Luxembourg est irremplaçable. Cet endroit ne nous ouvre pas seulement les portes de l’Europe, mais aussi celles des activités globales". Quant au rôle citoyen de l’entreprise, "il était, est et demeure pour le futur une réalité concrète et est un élément constitutif essentiel et incontournable de notre société. Cela suppose, de toute évi-

dence, une formation, une évolution, des encouragements, et dans la même proportion une préoccupation sociale". Si Rolf Alter a été sélectionné parmi 6 finalistes au concours d'entrepreneur de l'année, c'est, à ses yeux, un signe de succès. Un terme qui, pour lui, correspond au fait d'avoir atteint des objectifs fixés à l'avance. "Le succès, c’est quand une entreprise fonctionne automatiquement de manière autonome, dans l’esprit d’un 'teamwork' et que l’on peut ainsi façonner son propre avenir. Le succès aide, lorsqu’on vient à bout des tâches, à accélérer le progrès de l’apprentissage. C’est aussi l’expression d’un gain ou d’une perte d’une activité économique et d’une responsabilité sociale vécue".

Relève assurée Malgré son parcours élogieux, il pense qu'il lui serait difficile de conseiller à d’autres ce qu’il y a lieu de faire, "car chaque personne doit se développer en fonction de ses dispositions et capacités propres". Si le chef d'entreprise chevronné qu'il est pouvait revenir en arrière, il referait sans doute les mêmes erreurs que celles que celle qu'il a pu commettre dans le passé. "J’ai toujours agi avec la conviction que ce que je faisais était ce qu’il fallait faire. C’est ainsi que j’ai certainement commis une série d’erreurs". La philosophie du travail, "c'est une pulsion intérieure, enfouie dans l’homme et qui le pousse à vouloir atteindre et faire bouger quelque chose". Actuellement, Euro-Composites travaille à une planification jusqu’en 2020. "Dans 10 ans, nous voulons avoir grandi et avoir diversifié l’entreprise de manière significative. Dans 10 ans nous voulons aussi, suivant la loi de l’interdépendance, avoir poursuivi le développement de l’entreprise avec un management autonome et responsable, à tel point qu’elle puisse surmonter avec succès des jours difficiles". "Professionnellement, je voudrais pouvoir transmettre au management actuel, d’ici 2020, une entreprise qui occupe environ 450 à 500 collaborateurs en Europe et environ 120 à 150 collaborateurs aux Etats-Unis, qui y représente une force bien établie et globalement active dans les différents secteurs d'activité sur lesquels elle se positionne". La succession, il y a déjà songé. "Le management existe. La succession est clairement résolue, c’est une évidence pour moi. Sans travail, je ne peux pas vivre. Pour moi le travail est un élixir de vie. Toutefois, la structure de l’entreprise est conçue, depuis des années, de telle manière que, à tout moment, elle puisse être conduite par le management existant, comme on l’a vu ces dernières semaines suite à ma maladie inattendue". La société tient, deux fois par an, des réunions stratégiques, auxquelles participent tous les responsables de l’entreprise, de manière à ce que les grandes perspectives soient portées collégialement par tous les collaborateurs responsables. "Nous sommes et restons une entreprise luxembourgeoise autonome et indépendante qui n’est pas à acheter et qui n’a pas l’intention d’aller en Bourse". ■ Florence Reinson


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CLAUDE WAGNER (BATICHIMIE / HOFFMANN-SCHWALL)

"J'ai le goût du risque et, parfois, il faut me freiner" "ATTEINDRE DES OBJECTIFS AVEC TOUTE SON équipe et passer à l'étape suivante." Cette définition du succès, selon Claude Wagner, directeur – et seul propriétaire, depuis fin 2003 - de Batichimie et de Hoffmann-Schwall, et de 17 autres sociétés, indique toute la philosophie qu'il attache à l'esprit d'entreprendre. Faut-il rappeler que Batichimie est un important négociant en matériaux de construction et est présent sur quatre sites (Luxembourg, Ingeldorf, Strassen Roodt-Syre) organisés en fonction de la clientèle (professionnels et privés)? Il employait en 2003 quelque 84 employés et 122 ouvriers, et est structuré autour de 10 centres de profit; l'ensemble de la logistique est dirigée de façon centralisée depuis le site de Strassen. Hoffmann-Schwall, à Hesperange, est pour sa part le négociant en bois le plus important et le plus réputé du pays. Articulé autour de trois centres de profit (bois et éléments de construction, magasin de bricolage avec exposition, menuiserie), il occupait 75 employés en 2003, après avoir frôlé le pire avant sa reprise par Claude Wagner. La motivation de ce jeune (39 ans) patron repose sur le travail en commun, "en tant que coach, dans une équipe motivée, avec une optique de stabilisa-

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tion et de développement des sociétés". Esprit d'équipe, et donc de contact et de disponibilité: Ici, l'aspect social est fort et nécessaire. J'ai une relation personnelle avec tous mes employés, et je tiens absolument à être accessible par tous. Ils me le rendent bien". Cette volonté forte se traduit aussi dans la structure des entreprises dirigées par Claude Wagner. "Je tiens à avoir une personne à la tête de chaque département, en misant sur le personnel et sa responsabilisation. Et j'essaie de donner à chacun l'envie de travailler. Pas dans le style américain, mais à livre ouvert, avec des objectifs précis et le coup de main qu'il faut. Je me distingue aussi par le conseil sur le terrain, en plus de la force de vente. Je m'implique énormément de manière personnelle. Au Luxembourg, c'est déterminant."

Feeling et business plan Ce dynamisme se trouve tout naturellement dans le sens de l'initiative et la stratégie de Claude Wagner. "Je suis pour la diversification. Celle que je fais dans le sport (un Intersport de 2000 m2 et 18 employés à Luxembourg en 2002; un deuxième, à

Claude Wagner: "J'essaie de donner à chacun l'envie de travailler. Pas dans le style américain, mais à livre ouvert, avec des objectifs précis et le coup de main qu'il faut".


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"J'aime avoir le feeling, mais avec un minimum de business plan: il faut que les chiffres soient à peu près en équilibre".

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Charleville-Mézières, avec 14 employés fin 2003, NDLR), est ma passion. J'aime avoir le feeling, mais avec un minimum de business plan: il faut que les chiffres soient à peu près en équilibre. Et j'aime faire valider mes projets à la fois par un banquier et par un consultant externe, car leurs points de vue peuvent être très différents. J'ai le goût du risque et, parfois, il faut me freiner. Parce que l'on n'a pas soimême l'objectivité pour valider son propre projet." Ce goût du risque réfléchi apparaît dans les trois dates clé que M. Wagner retient lui-même de son parcours: son arrivée chez Batichimie, en 1992, après des études d'économie et de droit à l'Université de Strasbourg et trois ans au département "Entreprises" de la BGL; la reprise et la relance, en 2001, de Hoffmann-Schwall, après un diagnostic des forces et faiblesses de cette entreprise alors au bord du gouffre; la reprise de la totalité des parts du groupe, fin 2003. Quant à savoir si les structures publiques sont favorables à l'épanouissement de l'esprit d'entreprise et les attentes à ce propos vis-à-vis du nouveau gouvernement, l'avis est nuancé mais malgré tout – relativement – optimiste. "Côté structures publiques, il y a encore une forte lenteur administrative. Cela s'améliore, mais il y a encore du chemin à faire. Par contre, le message du nouveau gouvernement est très bon vers les petits artisans, il y a une volonté de prendre le taureau par les cornes. Pour les sociétés, par contre, c'est un premier pas qui n'est pas suffisant. Le Grand-Duché est très libéral. Je n'ai rien à y redire. Mais nous avons du fil à retordre avec l'étranger. Par exemple, j'ai bien sûr une volonté d'expansion aussi dans le secteur du bâtiment. Mais, pour l'instant, la très mauvaise conjoncture en Allemagne fait que les entreprises de ce pays se tournent notamment vers notre marché et il faut surtout se préoccuper de ne pas se faire dévorer par leur activisme. De l'autre côté de nos frontières, il y a un protectionnisme virulent. Je ne suis certainement pas contre le libéralisme, je le répète, mais il faudrait doser un peu pour que chacun, ici, ait les mêmes chances que les étrangers." Reste à voir si le message passe auprès des citoyens, si l'esprit d'entreprendre s'y développe. "Il est vrai que beaucoup choisissent la facilité. Les chiffres l'atteste. Il faut tenir compte, cependant, du fait que beaucoup de jeunes restent là où ils sont partis faire leurs études car des opportunités se présentent à eux. Mais, oui, souvent, le Luxembourgeois a la partie facile, avec des emplois administratifs qui dorent la pilule. Ils sont très gâtés, d'où le fait que bien des gens qui viennent de loin sont nettement moins gourmands." Et si un entrepreneur venait aujourd'hui demander conseil à Claude Wagner, quel serait son avis? Le parcours même de ce patron implique la réponse… "Je suis résolument optimiste. Il y a plein d'opportunités. Je serais bien loin de refroidir un jeune ou même de lui dire d'être trop prudent. Le premier projet est toujours le plus difficile. Si le business plan est sérieux, les capitaux de départ pour l'exploitation se trouvent. Il faut savoir faire des concessions et se concentrer sur l'indispensable – à savoir l'exploitation – et ne pas tout faire en même temps."

Ce point de vue, Claude Wagner se l'applique d'ailleurs encore à lui-même. Car, s'il avait des choses à refaire, des erreurs à effacer, ce serait, selon lui, ces opportunités qu'il a manquées, "par prudence". "Et je ne regrette absolument aucune de celles que j'ai saisies." L'esprit d'entreprise va-t-il initialement de pair avec l'innovation? "Bien sûr, c'est lié. On ne peut pas se passer de certaines technologies de pointe, y compris – dans notre secteur – au niveau des produits. C'est ainsi que nous nous distinguons de la concurrence et que nous gagnons des parts de marché."

Un devoir citoyen Le rôle citoyen de l'entreprise est souvent mis en avant, tant par les politiques que par les syndicalistes. Cette formule si prisée n’est-elle que de la poudre aux yeux ou une réalité bien concrète? Là encore, la philosophie de Claude Wagner apparaît. "Ce n'est pas du tout une formule toute faite, mais bel et bien une réalité. Je donne du travail à quelque 340 personnes, avec tout le défi que représente la gestion du personnel. Mais c'est aussi une responsabilité par rapport à tous les organismes et, surtout, vis-à-vis de tous les employés et de leurs familles. La réaction rapide face aux événements économiques fait pour moi ainsi aussi partie de ce devoir citoyen." Le Luxembourg a un atout si souvent souligné: sa position clé au cœur de la Grande région et au centre de l'Europe. Mais cela implique-t-il des défis particuliers pour nos entrepreneurs? "Sans aucun doute, mais en tenant compte des spécificités de l'activité. Pour le négoce de la construction et du bois, nos limites sont données: ce sont celles de la Grande région. Par contre, nous allons de plus en plus loin pour les fournisseurs, que je considère d'abord comme des partenaires, parce que eux comme nous devons être dans une relation win-win. Nous, nous nous développons fortement vers les nouveaux pays européens. Pour des raisons financières, certes, mais aussi parce qu'ils travaillent très bien. A preuve, nombre de fournisseurs se délocalisent eux-mêmes là-bas. Et le rapport qualité – prix et service devient tout à fait valable." Et si l'on se projetait dans l'avenir, comment Claude Wagner le voit-il d'ici dix ans? "Je souhaite me développer de la même manière que ces dix dernières. J'ai créé 19 sociétés et plus de 250 emplois. Je désire suivre la même trajectoire, avec le même esprit d'entreprise, le même goût du risque et des opportunités, le même travail en équipe." Enfin, Claude Wagner ne rejette pas la question du moment où il ne sera plus à la tête. Rien à voir, donc, avec un quelconque "après moi le déluge". "Bien sûr, je ne planifie forcément pas ma succession, et j'espère qu'un de mes enfants aura la même passion que moi. Mais par contre, le risque de l'accident, lui, est planifié, avec une pérennisation de l'entreprise par ses cadres." Parce que le devoir citoyen de l'entrepreneur va de pair avec l'esprit d'entreprendre. ■ Marc Vandermeir


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NORBERT KELLER (KELLER S.A.)

"Veiller à offrir des perspectives d'avenir" C'EST À L'ÂGE DE 27 ANS QUE NORBERT KELLER, serrurier de formation, décide de s’installer comme indépendant. Nous sommes en 1980 et à cette époque, il avait pour ambition de fabriquer des escaliers et des balustrades. Ce n'est que trois ans plus tard qu'il devient représentant dans la vente des premiers jardins d’hiver en acier. Après avoir acquis sept années d'expérience dans les vérandas, Norbert Keller fonde, en 1990 à Troisvierges, la société anonyme portant son nom. Conscient que, pour assurer sa pérennité, une entreprise ne peut se permettre de s'endormir sur ses lauriers, il développe, dès 1993, ses propres profilés pour la construction de jardins d’hiver en tant que pièce d’habitation. Un an plus tard, la société Keller SA obtient le label "Made in Luxembourg". Fort ce cette reconnaissance, l'entreprise s'engage, en 1996, dans la construction d’un réseau européen de partenaires commerciaux de distribution. Ce réseau s'étend aujourd'hui à huit pays: la Belgique, la France, l'Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas, l'Autriche, l'Italie, et la... Lettonie. En 2001, la société a développé "l’Orangerie Elégance", un nouveau concept de jardin d’hiver comme pièce d’habitation. L'an dernier, Keller a procédé à un agrandissement de ses ateliers qui s'étendent aujourd'hui sur 6.800 m2, avant de célébrer, l'année prochaine un quart de siècle d'existence.

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La société affiche un chiffre d’affaires de 9,5 millions d’euros et emploie 67 personnes. En 1980, seul un apprenti était sous contrat... En tant qu'entrepreneur, M. Keller, est confronté à toute sorte de défis. Selon lui, "tous les secteurs sont liés entre eux et sont équivalents. Le savoir technique est la condition de base, une organisation rigoureuse et des relations interpersonnelles cordiales sont aussi les garants de la réalisation d’un travail de qualité. Seuls des collaboratrices et des collaborateurs motivés peuvent atteindre les objectifs, s’investir dans une entreprise et travailler de façon créative". Au regard du parcours de Norbert Keller, on peut affirmer qu'il possède un esprit d'entreprise assez développé. "L’esprit d’entreprise, c’est, d’une part, pouvoir développer un projet et, d’autre part, d'arriver à réunir l’énergie et de créer les conditions nécessaires pour réaliser le projet fixé". Les campagnes de sensibilisation, les concours et autres incitatifs à la création d'entreprise se multiplient au Luxembourg. Pourtant, M. Keller estime que l'"on ne peut pas affirmer d’une manière globale que l'esprit d'entreprendre est peu développé. Il existe, à chaque endroit, dans chaque région, dans chaque pays, des hommes qui prennent des initiatives dans les domaines les plus divers, qu’ils soient petits ou grands. Toute entreprise - même celle d’une seule personne – est important. Les

Norbert Keller (Keller S.A.) "Il existe, à chaque endroit, dans chaque région, dans chaque pays, des hommes qui prennent des initiatives dans les domaines les plus divers, qu’ils soient petits ou grands".


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"Le succès est une somme de décisions judicieuses prises au moment opportun".

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entreprises moyennes apportent une diversité dans une région. Elles peuvent s’adapter rapidement à de nouvelles réalités et rendent la région moins vulnérable".

"Nous avons besoin de collaborateurs qualifiés" Certains affirment que les structures étatiques sont favorables à l'épanouissement de l'esprit d'entreprise, d'autres estiment que les chemins pour accéder à ces aides sont trop sinueux. Norbert Keller, lui, est d'avis que "chaque Etat, ainsi que sa population, doit trouver un intérêt à un accroissement de l’économie. Chaque entreprise doit chercher une position adéquate, que ce soit par rapport au marché intérieur ou à l’exportation". Et de saluer la réalisation de la route du Nord, qui "est très importante pour le développement économique du nord du pays'' et l'instauration du "Guichet unique PME" et Sicler, qu'il considère comme "des initiatives qui vont dans la bonne direction". Cependant, il donne volontiers des pistes au nouveau gouvernement, qui s'est prononcé en faveur du renforcement et du développement de l'esprit d'entreprise. "Nous avons besoin de collaborateurs qualifiés. Nous avons besoin d’hommes bien formés dans leurs métiers respectifs, ou encore de jeunes gens que nous pouvons former. C’est là que les conditions générales pourraient certainement encore être améliorées, afin surtout que des jeunes puissent débuter tôt dans la vie professionnelle. Une formation assurée conjointement par l’école et par l’entreprise devrait être renforcée", suggère-t-il. Quant à l'innovation, le chef d'entreprise se montre plus mitigé sur la question. "On ne peut ni être fermé aux innovations, ni se soumettre inconditionnellement à chaque innovation, il en va de même dans tous les secteurs. C’est toutefois une nécessité absolue de développer des projets nouveaux et des créneaux, qui à leur tour s’intègrent dans un concept général. Sans travailler ellemême à son propre développement, notre entreprise ne serait certes pas là où elle est aujourd’hui", concède-t-il. Un chef d'entreprise, c'est plus qu'un patron qui travaille pour son propre compte, c'est aussi un pourvoyeur d'emplois et un créateur de richesses pour le pays. Ce qui laisse à penser qu'une entreprise occupe forcément un rôle "citoyen". "La plus grande contribution qu’une entreprise puisse apporter, est bien de veiller, grâce à son souci de développement, à offrir des perspectives d’avenir et à avoir des collaborateurs satisfaits. C'est ainsi que naît l’esprit d’équipe, important dans toute entreprise". Quoiqu'il en soit, un entrepreneur qui élu domicile sur un petit territoire comme le Grand-Duché, doit presque obligatoirement chercher à conquérir des marchés au-delà des frontières. "Le travail de développement est une affaire de longue haleine et par conséquent coûteuse. Vouloir rentabiliser ce travail dans un seul pays d’Europe ne serait pas

concevable pour nous. Aussi l’exportation est-elle pour nous un domaine important, qui a augmenté ces trois dernières années d’environ 50%. Le marché intérieur reste cependant significatif, avec près de la moitié de notre chiffre d’affaires. En réalité, les frontières ne sont pas un obstacle à la vie économique", tire-t-il comme conclusion de son expérience. Un expérience acquise, si l'on peut dire, par hasard. En effet, à ses débuts en tant qu'indépendant, Norbert Keller, ne s'était pas imaginer fonder sa propre entreprise. "Mon objectif était d’innover dans le domaine des jardins d’hiver habitables. J’ai encore beaucoup d’idées à ce sujet que je voudrais réaliser, afin que le jardin d’hiver conçu comme pièce d’habitation soit également une habitation de rêve".

Satisfaction de réaliser un projet Avec le recul de ces 25 années d'expérience en tant que chef d'entreprise, M. Keller a pu élaborer sa propre définition du succès. "Accomplissement personnel et santé sont la base sur laquelle tout s’érige. Le succès professionnel se traduit par la satisfaction de réaliser un beau projet qui permet aussi de renforcer financièrement l’entreprise. Ainsi le succès est-il une somme de décisions judicieuses prises au moment opportun". S'il n'avait qu'un conseil à donner, ce serait: "Aie un objectif dont tu es convaincu et réalise-le". A 51 ans, le serrurier suivrait, si l'occasion lui était donnée de modifier son parcours, une formation complémentaire dans le secteur de l’architecture mais aussi dans l’apprentissage de langues étrangères – M. Keller ne parle que l'allemand – qui "pourraient m’être très utiles au niveau actuel de l’exportation. Chacun commet des erreurs. Il faut les admettre et réexaminer les décisions prises. Généralement, on ne commet pas qu'une seule erreur. L’erreur est la conséquence de différentes petites erreurs imperceptibles ou de mauvaises décisions qui ont été prises à un moment précis". Malgré les petites erreurs commises, la société de Norbert Keller a continué à se développer et son patron a bien l'intention de la voir croître encore. "Notre objectif est de devenir le leader, en Europe et au-delà, dans le secteur haut de gamme des jardins d’hiver conçus comme habitation. Nous nous y efforçons. Si nous atteignons cela dans 10 ans, je pense qu’il existera alors également une structure qui me permettra de me retirer un peu des affaires journalières". La succession représente un enjeux, une préoccupation et un challenge non négligeable pour un entrepreneur, qui peut voir son entreprise obligée de fermer ses portes si celui s'y prend trop tard pour trouver un repreneur. "Nous commençons à vivre une étape importante. L’objectif est encore loin. J’ai toutefois envisagé de structurer l’entreprise de telle façon qu’elle ne dépende pas totalement d’une seule personne, et pas non plus de ma personne", conclut-il. ■ Florence Reinson


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EDGAR SAUSMIKAT (S+B INBAU)

La croissance sereine... Et têtue S+B INBAU, À KOPSTAL, TROUVE SON ORIGINE en 1988 lorsque l'entreprise allemande de travaux d'aménagements intérieur, dirigée par Edgar Sausmikat, décroche la commande d'un premier projet important au Luxembourg: le chantier de la Deutsche Bank, au Kirchberg. Ces travaux sont effectués en association avec l'entreprise grand-ducale Binsfeld & Bintener, établie à Kehlen. Ces deux sociétés seront amenées, par la suite, à mener de nombreux chantiers en commun. La collaboration se développe à tel point que, en 1997, elles fusionnent pour former S+B Inbau, qui s'implante à Kopstal. La nouvelle entité est active dans tous les domaines de l’aménagement intérieur. Son fer de lance est la réalisation de plafonds, mais elle assume également le rôle d’entrepreneur général pour l’aménagement d’intérieurs. Les principales réalisations de S+B Inbau sont éloquentes, puisque l'on y trouve notamment l'aménagement général du siège central de la Banque Générale du Luxembourg, au Kirchberg (40.000 m2); la première Tour de l'Europe (Tour A), toujours au Kirchberg, pour environ 15.000 m2 de plafonds froids et d’aménagement spécial; l'aménagement intérieur avec plafonds suspendus pour les projets Deutsche Bank Luxembourg, Hypovereinsbank Luxembourg et VBI-Luxembourg; l'immeuble de bureaux Laccolith sur la Cloche d’Or; le projet de

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bureaux Kalchesbrück à Luxembourg et de nombreux autres. A cela s'ajoutent encore, et parmi d'autres, le nouveau bâtiment de la Banque Degroof, à la Cloche d'Or, qui a également été réalisé avec des plafonds froids. Enfin, S+B Inbau a planifié et réalisé l’aménagement complet du Musée Fort Thüngen, suivant les directives des architectes. L'entreprise occupe actuellement 15 collaborateurs dans l’administration ainsi que dans la conduite des projets et de la construction. A ce personnel employé s'ajoutent 45 monteurs qualifiés, tous engagés à temps plein. Le chiffre d’affaires de l’année 2003 s'est élevé à quelque 8,7 millions d’euros et devrait croître à 10 millions au moins cette année.

Un brevet porteur Edgar Sausmikat peut se targuer d'un parcours personnel flatteur, qui l'a amené à déposer un brevet très prometteur pour l'entreprise. Né en mars 1943, cet entrepreneur affiche une formation complète de "Industriekaufmann", une formation allemande très spécifique de chef d'entreprise et de technicien du bâtiment. En 1969, il entre chez l'un des plus réputés producteurs de matériaux acoustiques pour l’aménagement d’intérieurs. Il y occupe, durant 20 ans, un poste de

Edgar Sausmikat "Au Luxembourg, il est à peine possible, pour des entreprises moyennes de la taille de la nôtre, d’acquérir encore, à un prix abordable, un terrain pour la construction et le développement d’une activité"


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"Il est particulièrement important que le monde politique et les instituts de crédit soutiennent le monde entrepreneurial ".

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direction, avant de rejoindre une entreprise allemande d’aménagement d’intérieurs. C’est avec cette entreprise, et en collaboration avec Binsfeld & Bintener, qu’il s’introduit au Luxembourg et y réalise ses premiers travaux. Le résultat est là puisque, aujourd'hui, S+B Inbau fait partie des entreprises d’aménagement d’intérieurs les plus importantes et les plus compétentes du Luxembourg. Les motivations de cet entrepreneur sont celles que partagent tous ceux habités par l'esprit d'entreprise: "réaliser des projets d’aménagement complexes et vastes et rechercher en permanence des créneaux de techniques spéciales et d’innovations". C’est cette motivation qui a notamment débouché sur la réalisation d’un nouveau système de plafonds froids et l’obtention d’un brevet. "La commercialisation de ce système est l’une des tâches les plus importantes pour l’avenir", explique Edgar Sausmikat, qui retient, dans son parcours professionnel, trois dates clé. 1975, tout d'abord, avec l'obtention d'un poste de direction dans une des entreprises allemandes les plus renommées dans le domaine de la fabrication de matériaux d’aménagement. 1988, ensuite, par sa participation, comme indépendant, à une entreprise allemande d’aménagement d’intérieurs. 2003, enfin, avec le développement du brevet Frigotec pour les systèmes de plafonds froids. Edgar Sausmikat ne réfute pas la volonté politique de promouvoir l'esprit d'entreprise, mais il considère que celle-ci se heurte à une réalité: "Actuellement, il est très difficile de développer des entreprises au Luxembourg, parce qu’il est à peine possible, pour des entreprises moyennes de la taille de la nôtre, d’acquérir encore, à un prix abordable, un terrain pour la construction et le développement d’une activité". En revanche le patron de S+B Inbau attend du nouveau gouvernement qu'il concrétise ses déclarations d'intention sur le renforcement et le développement de l'esprit d'entreprise. Un esprit d'entreprise que, dans son cas, M. Sausmikat définit comme "la recherche de nouvelles ouvertures de marché, l’évaluation et la poursuite du développement de la société, tout en maintenant son indépendance et sa position d'entreprise de taille moyenne". Mais cet esprit d’entreprise, "pris au sens ‘d’esprit entrepreneur’ ne va pas toujours de pair avec l’innovation. Cependant l’innovation continuelle constitue une partie déterminante de mon parcours". M. Sausmikat considère par ailleurs que l’esprit d’entreprise pourrait être mieux développé au Luxembourg, mais que s'il est ralenti, cela s'explique par "les difficultés rencontrées – en termes, entre autres, de financement, de bâtiments, de responsabilités - par des jeunes compétents et tout à fait porteurs de la volonté d'entreprendre. On peut comprendre partiellement cette retenue". Quant aux défis à relever par un entrepreneur, ils sont, selon Edgar Sausmikat, nombreux et de plusieurs ordres, car ils relèvent tant du domaine organisationnel que de celui de la compétence technique et de la responsabilité sociale. Pour lui, le "rôle citoyen de l'entreprise" n'a vraiment rien d'un slogan vide de sens. "La classe

moyenne, en l’occurrence une entreprise moyenne de l’importance de la nôtre, a une grande responsabilité sociale. Dans ce cadre, il est particulièrement important que le monde politique et les instituts de crédit soutiennent le monde entrepreneurial".

Une forte responsabilité sociale Et cela d'autant plus que, pour M. Sausmikat, la position géographique du Luxembourg permet de relever bien des défis: "La situation du Luxembourg est, selon moi, idéale, pour fonder, à partir d’ici, des filiales, au sens de firmes partenaires. C’est ce que nous avons réalisé en créant une société soeur en Allemagne, début 2004". La définition du succès, selon le patron de S+B Inbau, tient en cinq points: l'application dans le travail; une formation qualifiée; des collaborateurs très motivés dans une bonne ambiance d’entreprise; l'observation la plus précise du développement du marché avec formation continue, la venue aux foires etc.; l'amélioration annuelle de la situation du capital propre. "Ce sont ces points que je recommanderais de suivre à tout entrepreneur qui viendrait me demander conseil". Ce patron là n'est pas du genre à s'apitoyer sur son passé. "Des erreurs, oui, j'en ai certainement commis et j'aurais donc pu mieux accomplir mon parcours. Mais regarder en arrière n’apporte pas grand profit, je préfère regarder en avant et optimiser le développement ultérieur de l'entreprise". Cette volonté de se brancher sur l'avenir s'appuie sur une philosophie du travail résumée en quelques mots très simple: "une activité menée avec un esprit d’entreprise et couronnée de succès, pour la prospérité de la société et de ses collaborateurs". Une prospérité que M. Sausmikat projette d'ailleurs très bien – et de manière ambitieuse – dans les dix ans à venir. "Je vois notre entreprise, dans 10 ans, toujours comme l’une des plus importantes de notre secteur, surtout par le fait que nous assurons nous-mêmes notre propre développement et que nous continuons à travailler nous- mêmes les innovations techniques. Nos grands projets sont la poursuite du développement de la filiale allemande ainsi que la création de filiales dans d’autres pays voisins. L’important, pour le futur, est de commercialiser et de continuer à développer notre système de plafonds froids. Jusqu’à présent nous avons trouvé des partenaires en ce domaine dans une vingtaine de pays européens et espérons de ce fait obtenir des chantiers et des commandes dans ces pays". Enfin, Edgar Sausmikat a parfaitement planifié sa succession. "Mon partenaire et moi-même avons déjà associé à notre entreprise deux jeunes collaborateurs compétents. Le sens et le but de cette participation est de lier ces deux jeunes collaborateurs à la firme S+B Inbau, de les former et de les rendre aptes à assumer la direction de l’entreprise d’ici 3 à 5 ans. A ce moment je transmettrai la responsabilité principale à ces jeunes entrepreneurs. Ainsi la continuité et le développement de l’entreprise ne sont pas seulement planifiés mais déjà initiés et assurés". ■ Florence Reinson


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Feu rouge pour Orange Comme cela pouvait être prévisible, Orange a finalement jeté l'éponge sur le ring de l'UMTS. Les trois autres opérateurs peuvent un peu mieux respirer! ON A BEAU S'APPELER Orange, être un des principaux réseaux de téléphonie au niveau mondial, présent dans une vingtaine de pays et revendiquant plus de 50 millions de clients dans le monde, on n'en reste pas moins une entreprise soucieuse de la rentabilité de ses opérations, même les plus modestes. C'est ainsi que l'opérateur filiale de France Telecom s'est retiré du jeu de l'UMTS au Luxembourg, deux ans et demi après avoir été un des trois premiers à avoir décroché le précieux sésame de la licence de téléphonie mobile de troisième génération. En l'absence de communiqué officiel, l'annonce n'a fait l'objet, au final, que de deux simples lignes dans la rubrique "Actualité" du site de l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR): en date du 21 octobre. Orange Communication Luxembourg S.A. y notifiait officiellement "sa décision de restituer la licence UMTS qui lui a été allouée, ainsi que l'arrêt de ses opérations au Luxembourg". Brutales, mais sans surprise, ces quelques lignes ont eu au moins le mérite de mettre un terme aux rumeurs et spéculations qui ne manquaient pas de courir

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depuis un bon moment déjà. "La raison de ce retrait est avant tout économique", nous a expliqué Patrick Eskenazy, le désormais ex-directeur général et ex-CEO de Orange Communications Luxembourg, qui n'a pas précisé, cependant, le montant des sommes déjà engagées – et donc perdues – dans ces opérations au Luxembourg. "Lorsque nous nous sommes engagés dans l'UMTS au Luxembourg, nous étions trois. Le business plan était déjà difficile, mais réalisable et les actionnaires estimaient important d'être présents malgré tout sur un tel marché. A 4 opérateurs, ce n'est plus viable".

UMTS: démarrage poussif Petit retour en arrière... C'est en mai 2000 que le gouvernement avait annoncé sa décision d'attribuer un total de quatre licences UMTS. Cette décision avait déjà, à l'époque, suscité de nombreuses interrogations. "Deux, cela aurait été parfait; trois à la rigueur. Mais quatre, c’est vraiment beaucoup trop!” avait par exemple indiqué Jean-Claude Bintz, alors Directeur

Général de Tango. "Je ne voudrais pas être le quatrième" avait répété, plus récemment, dans les colonnes de paperJam, Marcel Gross, Directeur général de l'Entreprise des P&T. L'Etat luxembourgeois n'avait, en la circonstance, fait que suivre les recommandations de Bruxelles, et encore s'était-il montré un peu plus raisonnable, puisque les spectres de fréquence attribués au pays permettent, en théorie, la mise en oeuvre de cinq licences! En mai 2002, le verdict était tombé suite au premier appel à candidatures et Orange faisait donc partie de la première vague, se positionnant même au deuxième rang (juste derrière Tango, mais devant l'Entreprise des P&T) de l'évaluation comparative établie par l'Institut luxembourgeois de régulation, assisté par un bureau international de conseil, selon les spécifications fixées dans le barème de notation du dossier de candidature. Depuis, Tango et les P&T n'ont pas ménagé leurs efforts afin de proposer les premiers services commerciaux à leurs abonnés, même si rien ne s'est vraiment passé en 2003, comme cela était initialement prévu selon les termes des licences accor-

dées. Il faut dire que la technologie UMTS – en particulier concernant les terminaux mobiles – n'a pas suivi l'énorme engouement, parfois démesurément exagéré, suscité par la téléphonie 3G. Les P&T avaient, certes, annoncé, fin juin 2003, les premiers services – afin de respecter les engagements de cette licence –, mais la portée de ce lancement resta fort limitée. Tango, pour sa part, a attendu le début de l'été 2004 pour proposer une offre commerciale. Entre temps, un quatrième larron était entré dans la danse: LuXcommunications, candidat au second appel à licences lancé en mai 2003 et officiellement investi d'une licence deux mois plus tard. La société, portée par JeanClaude Bintz et Pascal Koster, transfuges de... Tango, lança son propre réseau, VOXmobile (en partenariat "technologique" avec les P&T pour le partage des sites et l'utilisation commune de tous les éléments de réseau techniquement partageables), en mai 2004. Aujourd'hui, ce réseau revendique 54.000 clients, dont 50.000 réellement actifs. 35.000 de ces clients sont du type "post paid" et 15.000 ont choisi l'option "prepaid".

Et Orange? A la demande de l'opérateur, un premier report de deux ans avait été demandé – et obtenu – ce qui amenait la date théorique du lancement de ses activités non plus en août 2003 mais en août 2005. "Déployer l'UMTS en 2003 n'était pas possible, car l'UMTS n'était pas encore vraiment prêt à cette époque", précise M. Eskenazy qui n'avait pas manqué de tirer la sonnette d'alarme, dans les colonnes de paperJam, fin 2003: "J'avoue ne pas avoir très bien compris ceux qui ont pris cette décision d'imposer un quatrième opérateur à Luxembourg. Je ne sais même pas s'ils ont déjà vu le business plan d'un opérateur mobile… En tout état de cause, l'arrivée d'un quatrième va fragiliser un peu les trois autres. La galette est encore plus restreinte. Sur notre propre business plan, cela aura clairement un impact de quelques points", expliquaitil alors, évoquant alors une situation "au bord de la saturation de marché". Les faits semblent lui avoir donné raison. Depuis l'attribution de sa licence, Orange avait, pour le moins, joué "L'Arlésienne" sur le marché. Certes présente, avec assiduité, dans les différentes réunions de tra-


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Réglementation en attente Ce problème d'aménagement des stations mobiles n'est pas nouveau, hélas. En mars 2003, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Michel Wolter, ensemble avec François Biltgen, ministre délégué aux Communications, avaient présenté le Plan directeur sectoriel "stations de base pour réseaux publics de communications mobiles", devant constituer le cadre du développement futur des réseaux de communications mobiles dans le pays. Ce plan mettait à disposition des autorités communales un instrument qui leur permet d'appliquer et de transposer directement les options et objectifs retenus par le projet de Programme directeur d'aménagement

du territoire, renforçant, du même coup, le rôle des bourgmestres de manière substantielle. Soumis à l'avis des 118 communes du pays, entre mai et août 2003, ce Plan n'a pourtant pas spécialement rencontré un franc enthousiasme. Sur les 100 communes qui y ont répondu, seules 40 ont émis un avis favorable, sans réserve aucune. 13 autres avis étaient favorables sous des réserves plus ou moins sévères, alors que 44 avis étaient clairement négatifs. Il a ensuite fallu attendre le 4 juin 2004 pour que le dernier conseil de gouvernement de la précédente législature approuve le projet de règlement grand-ducal déclarant obligatoire ce plan directeur sectoriel. Le bébé est, à l'heure actuelle, entre les mains du Conseil d'Etat. Ce qui signifie que, concrètement, rien n'a vraiment avancé sur le terrain, mettant les opérateurs dans un embarras certain, pour ne pas dire plus. Voilà, en tous les cas, que le retrait d'Orange éclaircit quelque peu la situation du marché, en même temps qu'il modifie la donne en matière d'accords de partenariats majeurs avec les autres grands opérateurs internationaux, sachant que les P&T, en s'engageant ouvertement, en février dernier, avec Vodafone dans le cadre d'un accord de réseaux associés, a, de fait, fermé la porte aux autres… Le marché de l'UMTS au Luxembourg restera-t-il cantonné aux trois seuls acteurs toujours en place? Il y a de fortes chances que oui. Une fois que le retrait d'Orange sera administrativement clôturé, il appartiendra au gouvernement de relancer, ou non, un appel d'offres, en fonction des candidats potentiellement intéressés par cette quatrième licence laissée vacante. Il serait bien étonnant qu'on se bouscule au portillon… ■ Jean-Michel Gaudron

Avec le retrait d’orange, “pour raisons économiques”, les P&T, Tango et VoxMobile vont devoir faire ménage à trois sur le marché de l’UMTS.

Photo: Frédéric Humblet

vail avec l'ILR et impliquée dans la constitution du Groupement d'intérêt économique Telcom, entre les mains de qui sera confiée la bonne réalisation technique de la portabilité mobile (attendue incessamment sous peu...), la société brillait en revanche par sa discrétion quant à la constitution de son réseau. "L'absence de règles du jeu claires en ce qui concerne la réglementation sur les stations de base a également été un facteur qui a joué", confie M. Eskenazy. Contrairement à VOXmobile, pas question pour Orange, en effet, d'envisager une association avec un autre réseau déjà en place: cette démarche n'entre pas dans le cadre de la stratégie "corporate" de l'opérateur, soucieux de conserver le contrôle absolu de ses infrastructures en restant propriétaire de celles-ci. Et contrairement à VOXmobile, également, Orange comptait lancer directement des services UMTS, sans passer par la case GMS "traditionnel".

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A la conquête de la "M. Generation" Développé par Interact, le marketing mobile a des allures de panacée pour le communicateur d’aujourd’hui et de demain.

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explore ce champ galactique, Interact ouvre le concept, pour le répandre comme une bonne parole suivie d’effets et lui dédie un site propre (www.interactmobile.com). "Il y a une réelle attitude de consommation des médias. Faire passer des messages, des campagnes, des services, des actions complètes intégrées à une stratégie de longue haleine, par les canaux mobiles – GSM, ordinateurs portables wi-fi, palm, etc. – c'est toucher le cœur de la cible. Mais aussi le cœur des gens, leur intimité! La moindre agressivité peut se retourner contre l’émetteur. Celui qui reçoit un SMS, par exemple, doit garder le choix de répondre, de poursuivre, de participer ou pas, de recevoir ce qu’il veut, quand il le veut. La communication fonctionne réellement, parce qu’elle n’est pas à sens unique, et parce qu’elle donne l’illusion objective à la cible de n’exister que pour elle. Le marketing mobile qui, au lieu de faire du 'one shot' et du 'one way', réussit le 'one to one', a gagné".

Pionniers par l’exemple Il y a, c’est une évidence, une énorme niche, notamment pour atteindre un public sensible, porteur pour quantité de marchés en tous genres: les jeunes qui composent la "mobile generation". Celle qui

n’a plus de fil à la patte mais que tout le monde essaie d’accrocher. Depuis deux ans, l’agence de Bonnevoie a largement dépassé le stade de la théorie. Quelques campagnes ont marqué les esprits... et les annonceurs, pilotés dans une approche globale, où les actions "mobile" complétaient une stratégie utilisant des canaux plus traditionnels. Luxlait, pour une première luxembourgeoise à l’abordage réfléchi des GSM, mêlant SMS, jeux et sondages, a réussi la gageure de récolter une moyenne de 6.000 participants par jour! MiniCash et son jeu de piste aux trésors, Dexia Axion ou le joli coup de BGLid, véritable communauté d’utilisateurs laissés libres par une banque à leur écoute: tout cela a plongé le Luxembourg de la communication dans l’ère du marketing mobile. L’utilisation subtile d’une technologie infinie combine la voix, l’image, le message, l’interaction, le sentiment d’appartenance, le goût de la liberté. Et l’appât du gain, aussi bien pour celui qui joue que pour celui qui fait jouer. Ce dernier, en prime, peut affiner la connaissance de sa cible et rectifier le tir si nécessaire. Le mobile marketing seraitil la pierre philosophale du communicateur contemporain? "C’est le Far-West",

conclut Daniel Eichen. "Nous sommes les pionniers. Et on y va". A l’horizon, on aperçoit, de fait, des plaines immenses, où flotte le parfum de la conquête. ■ A. D.

Daniel Eischen: "On nous a pris pour des fous au début. Maintenant, nous pensons êtres mûrs et allons plus loin".

Photo: Luc Deflorenne

BIENTÔT 10 ANS... INTERact n’a rien d’une novice sur le marché. L’agence installée à Bonnevoie a survécu à la première vague du multimédia et a surfé sur la bulle internet. "Nous avons vraiment une approche à 360° en matière de communication", résume Daniel Eischen, un des cerveaux d’Interact. Marketing, conseil en communication, pub, ingénierie technologique, studio de production tous supports: l’agence, liée à sa frangine Concept Factory, baigne dans les nouveaux médias et reste en pointe, pour ne pas en dire en solo, dans le domaine de ceux qui les maîtrisent au Luxembourg. La société emploie quinze personnes et son expérience se décline: CD, DVD, bornes interactives (pour une demidouzaine de musées dans le pays, ou encore pour le stand grand-ducal à l’expo universelle de Lisbonne) complètent une énorme part dans les activités online de A à Z… Un troisième pilier se développe depuis deux ans: le marketing mobile. "C’est génial parce que c’est quasi infini, explique Daniel Eischen. Mais c’est une boîte de Pandore. Il faut être sûr de ne pas se tromper. On nous a pris pour des fous au début. Maintenant, nous pensons êtres mûrs et allons plus loin". Membre de la "mobile marketing association" qui, au niveau international, étudie et


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JETFLY

Le Cervin au septième ciel LUXEXPO

Une bonne foire d'automne (24/10) Pour la première Foire d'automne sous sa nouvelle enseigne, Luxexpo a affiché un bilan fort satisfaisant, avec un total de 57.000 visiteurs (soit 1.000 de plus qu'en 2003) qui sont venus flâner auprès des quelque 400 exposants présents. Ces exposants auraient pu être plus nombreux, puisqu'une soixantaine d'autres n'ont pas pu être présents, faute de place. Rappelons que le site des Foires internationales à Luxembourg s'est vu amputer, l'année dernière, de 8.000 m2 de surfaces d'exposition, attribués aux institutions européennes. "Je suis confiant que le débat qui est né dernièrement au sujet de notre infrastructure contribuera à une réflexion positive et concertée de tous les acteurs concernés sur l'avenir de notre site d'exploitation", a commenté le directeur de Luxexpo, Jean-Michel Collignon. www.luxexpo.lu

CARGOLUX

Contrat d'outsourcing IT avec CCS (21/10) La compagnie aérienne Cargolux a signé un contrat de 7 ans avec CHAMP Cargo Systems (CCS) en vue de l'externalisation de toute son informatique. Une collaboration qui n'a rien de surprenant en soi, quand on se rappelle que CCS est une société née d'un "spin-off", qui avait filialisé l'activité informatique de Cargolux. Outre la maintenance et le développement du système, CCS assure la fourniture de la suite logicielle eCHAMP de gestion des activités "Air Cargo". www.cargolux.lu; www.champ.aero

CROSS COMMUNICATION

ADSL et Voice Over IP en vue (20/10) En même temps que la société fête ses 10 ans de présence au Luxembourg, l'opérateur téléphonique alternatif Cross Communication prépare quelques nouveautés pour les semaines à venir. Initialement orientée, en exclusivité, vers les entreprises, CrossComm s'était diversifiée vers la clientèle particulière dès 2000 et fut le premier à permettre à ses clients le véritable "free Internet". Aujourd'hui, CrossComm s'apprète à lancer l'ADSL, annoncé pour décembre, puis, pour début 2005, la téléphonie sur IP, également à destination de la clientèle particulière. Dans le même temps, la société annonce l'ouverture prochaine d'une filiale en Belgique... www.crosscomm.lu

CORALIS

Objectif 100 coopérateurs au Luxembourg (19/10) Déjà active depuis février 2003 en Belgique, Coralis, la plus grande société coopérative des technologies de l'information de Belgique (avec plus de 100 coopérateurs), a exporté son business model vers le Luxembourg. Cette société de services propose un large spectre de services allant du développement sur mesure à la gestion de programme en passant par l'analyse fonctionnelle et la conduite de projet, le tout supporté par des compétences en Architecture logicielle, Business Intelligence, signatures électroniques ou encore Web Design. Une dizaine de coopérateurs ont déjà été recrutés dans la grande région, l'objectif étant d'arriver, à terme, entre 50 et 100 coopérateurs au Luxembourg. www.coralis.be

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ADMINISTRATEUR-DÉLÉGUE de la société Jetfly, Jacques Lemaigre du Breuil a reçu le prix "Cervin de cristal 2004". Cette récompense est octroyée tous les deux ans – à tour de rôle en Belgique, en Suisse et au Luxembourg– par le BLC, qui assume en Suisse le rôle de Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise. Objectif: récompenser une PME/PMI performante dans ses relations commerciales et économiques entre ces différents pays. Jetfly vit depuis sa création, en 1999, une croissance harmonieuse avec, aujourd'hui, une vingtaine de personnes – dont 10 pilotes – et une filiale à Genève. C'est aussi l'esprit d'entreprendre qui est mis à l'honneur: Jacques Lemaigre du Breuil est de ceux qui ont choisi de quitter une certaine sécurité pour faire de leur passion une entreprise innovante. Pilote lui-même, Jacques Lemaigre du Breuil tombe en admiration, en 89, devant le monomoteur à turbopropulsion TBM 700. Ce bijou accueille 6 personnes dans une cabine pressurisée, à une vitesse de 300

nœuds et à une altitude de croisière de 30.000 pieds. Comme tout bijou, celui-ci a son prix: 1 million de dollars. "Un rêve pour lequel je n'avais pas les moyens", explique M. Lemaigre du Breuil. "D'où l'idée d'une copropriété avec d'autres pilotes, en couvrant nos charges par la location. Ce qui a vite décollé, avec deux autres avions en deux ans. En même temps, j'ai appris l'existence, aux USA, de Netjets, qui proposait un concept que je caressais: mettre à disposition d'entreprises des avions achetés par elles en copropriété, tout en assurant nous-mêmes la gestion de cette flotte. Netjets est un succès. J'ai quitté la banque – on m'a pris pour un fou, bien sûr – et il m'a fallu convaincre des investisseurs." Cela ne fut pas une mince affaire, en pleine épopée Internet. D'où les 18 mois pour trouver ces partenaires non fascinés par la "nouvelle économie" et créer la société à Luxembourg, où les opérations sont coordonnées. Il n'a ensuite fallu que quatre mois pour vendre le premier avion en copropriété... Des besoins sont aussi apparus pour

un avion plus gros et le choix s'est porté sur le Pilatus PC-12. Aujourd'hui, 30 copropriétaires (de tous les secteurs de l'économie) de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de Belgique et de Suisse, se partagent la flotte de 4 TBM et 3 Pilatus de Jetfly. Pourquoi cette réussite? Parce que Jetfly s'adresse aux entreprises qui ont besoin de 50 à 600 heures de vol par an, soit celles pour qui la location d'un aviontaxi devient trop coûteuse et pour qui l'achat d'un avion serait trop lourd. Pour elles, la propriété partagée est la solution, avec un prix de revient qui minimise les frais fixes et les investissements. Le choix d'avions à turbopropulseur permet aussi de relier quelque 2.180 aéroports en Europe, contre environ 1.000 pour les jets. Last but not least, Jacques Lemaigre du Breuil s'est bâti une flatteuse réputation dans le monde de l'aviation. Il a en effet homologué plusieurs records et a reçu, de la prestigieuse revue américaine Aviation Week & Space, le "Laurel Award for outstanding achievement in the field of operations", en 1994. ■ M. V.

Jacques Lemaigre du Breuil: "On m'a pris pour un fou, bien sûr".


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Des friches industrielles en pleine mutation Le Pont de l'Alzette sera inauguré le 16 décembre prochain. Il s'agit de la première réalisation du projet de ré-affectation des Brasserie Mousel et Clausen.

LA PREMIÈRE RÉALISAtion faisant partie du projet de revalorisation des friches des brasseries Mousel et Clausen, appelé "Les rives de Clausen", devrait être terminée pour fin de l'année, assurent MM. Lucien Emringer, président du conseil d'administration de M Immobilier, et Serge Libens, directeur général. Le Pont de l'Alzette, qui reliera le site des rives de Clausen à la rue de la Tour Jacob, devrait être inauguré le 16 décembre prochain. Par ailleurs, on leur a promis que la passerelle pour piétons, qui doit relier l'Abbaye de Neumünster au parking de 150 places de la rive gauche de Clausen, sera opérationnelle dès janvier 2005, ce qui permettra d'offrir un parking pour les manifestations officielles de la présidence luxembourgeoise de l'Union européenne qui se tiendront au Centre Culturel de Rencontre voisin. Le projet "Les rives de Clausen" est ainsi entré dans sa phase de réalisation. La revalorisation des friches s'étendra sur un terrain d'environ 5

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hectares, dont la surface bâtie – bâtiments existants, à restructurer et constructions nouvelles – représentera 34% de la surface totale. Une fois le projet terminé, on y trouvera environ une centaine de studios pour étudiants et 15 appartements résidentiels (14% de la surface totale bâtie), une vingtaine de cafés et restaurants (19%), des bureaux (21 %, soit quelque 9.000 m2), des commerces (5%), des activités artisanales – une micro-brasserie, une centrale de cogénération, construite et gérée par la ville, qui desservira tout Clausen, et des studios techniques –; des salles d'exposition, un musée de la bière, une salle de spectacles; un hôtel de standing d'environ 80 chambres (11%); un parking hors sol (11%) auquel s’ajoutent des surfaces en sous-sol, soit au total deux parkings totalisant 439 places sur la rive gauche et une centaine sur la rive droite; et des espaces verts entre Clausen et le Grund. Sur la rive gauche, lieu des anciennes brasseries Mousel et

Clausen, les anciens bâtiments de la brasserie vont être aménagés et ceux de la bouteillerie seront reconstruits. On y trouvera la partie récréative, avec des café, restaurants et des logements étudiants. C'est le bureau d'architecte Assar Marc Ewen qui a été sélectionné pour réaménager les 12.536 m2 de cette rive. "Notre projet a développé une vision qui allie tradition et futur, charme et technicité. Le thème originel du site, à savoir la production de la bière a été développé comme fil conducteur au travers des différentes rénovations et réaffectations. De la sorte, les lieux créés ont pris la saveur du temps, ils ont prolongés l'émotion des friches industrielles, des anciennes machines à vapeur et des charpentes métalliques. Mais, pour autant, le programme se veut axé sur la mixité urbaine qui fait cohabiter des espaces de travail rigoureux aux côtés d'espace de détente, de restauration, de commerces et d'habitat", explique Guy Standaert, architecte designer chez Assar – Marc Ewen.

Quant à la rive droite, sur laquelle se trouve la brasserie Mansfeld, et où s'érigeront un parking, un hôtel, une salle de fitness et des logements étudiants, c'est le bureau d'architecture Tatiana Fabeck architectes qui a été retenu pour la revalorisation des 20.380 m2 que compte cette rive.

Complémentarités "Le dialogue avec l’ancien, l’insertion dans un site unique, l’histoire et la culture du site Mansfeld, les besoins d’aujourd’hui et futurs sont certainement les facteurs qui nous inspirent pour ce travail", précise Tatiana Fabeck. Le concept d’utilisation des matériaux se base sur l’emploi et l’interprétation des 'matières' déjà existantes dans la vallée de l’Alzette. La brique et ses déclinaisons et les enduits à la chaux reprenant des tonalités chaudes, seront les principaux matériaux utilisés pour les façades.

“Notre concept est déterminé par la volonté de s’insérer dans un tissu urbain avec des volumes simples et dégageant des places et cours à caractère différent”. "L'accès au site se fera par le pont de l'Alzette qui amènera directement dans un parking sous-terrain de 400 places" qui sera géré par une firme spécialisée qui n'a pas encore été choisie, explique M. Libens. "Nous voulions relever trois grands défis: aménager des parties existantes - des monuments classés comme le restaurant Mansfeld qui était la brasserie du château de Mansfeld –, restructurer des éléments existants comme le stockage, et construire à des endroits où il n'y avait rien", souligne M. Emringer. M Immobilier s'est demandé quelles fonctionnalités pouvait bien apporter ce site afin d'être complémentaires d'autres sites existants ou en construction, tels que l'Abbaye de Neumünster ou la future Cité judiciaire. "L'Abbaye de Neumünster n'ayant


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Serge Libens (M Immobilier): “Notre projet a développé une vision qui allie tradition et futur, charme et technicité”.

pas de parking, la première idée a été d'en offrir un mais, d'abord, il fallait un pont pour traverser l'Alzette. Ensuite, nous avons pensé développer l'Horeca pour permettre aux visiteur de l'Abbaye de se détendre et de se restaurer", poursuit-il. En ce qui concerne les logements étudiants, le demande émanait des autorités consciente du manque de logements pour accueillir les étudiants de l'Université de Luxembourg et désireuse de ne pas créer de cité dortoir.

Difficultés En outre, "il y aura quelques activités artisanales. Nous allons refaire de la bière, une nouvelle bière maison. A Clausen, on fait de la bière depuis le XVIe siècle. Nous avons une vocation et une fonctionnalité de valoriser des atouts culturels et bucoliques. Ce site ne sera pas fait que de béton, il y a beaucoup de verdure. Le site est encore méconnu puisqu'il

est actuellement une propriété privée", indique M. Libens. Pour Guy Standaert, l'inspiration est venue de la volonté de conserver le bâti ancien en lui faisant côtoyer des constructions contemporaines, "ce qui donne au projet une dimension rare. La contrainte la plus importante réside dans la nécessité vérifiée de rendre le site accessible au plus grand nombre d'automobilistes sans dénaturer les qualités piétonnes des espaces. Il n'y a plus de développement urbain de grande dimension qui prenne en compte la voiture. Dans cette optique, il a fallu créer un pont sur l'Alzette et intégrer un parking de 450 voitures sans pouvoir descendre trop profondément dans le sol compte tenu du voisinage immédiat de la rivière. Cette difficulté a été contournée en intégrant le parking dans un socle qui prolonge les terrasses séculaires caractéristiques du lieu", explique-t-il. Le chantier des "rives de Clausen" devrait être terminé

en 2007. M Immobilier s'est fixé deux délais impérieux: la présidence luxembourgeoise de l'Union européenne, en janvier prochain, pour laquelle il fallait terminer le pont pour donner accès aux 150 places de parking; et "Luxembourg-Grande Région, capitale européenne de la culture 2007". "Les étapes du développement du site sont liées aux autorisations. C'est possible de terminer à temps car nous pouvons démarrer plusieurs chantiers en même temps. C'est une question d'autorisations et de chantiers", indique M. Libens. "Nous avons déjà l'autorisation de plan d'ensemble de construction, qui détermine les gabarits et la couverture au sol, la plus difficile à obtenir", se réjouit, pour sa part M. Emringer. "Il nous faut encore les autorisations préalables et les autorisations commodoincommodo que l'on peut demander en parallèle. L'autorisation Commodo d'assainissement, nous l'avons, et celle de démolition est en

cours", ajoute M. Libens. "La dernière étape sera l'obtention du permis de construire. Mais nous ne sommes pas en retard sur notre planning", assure-t-il. L'investissement global devrait être compris entre 40 et 65 millions d'euros. Toutes les réalisations des rives de Clausen resteront la propriété de M Immobilier qui n'entend pas vendre. En revanche, la société cherche des partenaires spécialisés pour le financement, la réalisation et l’exploitation des fonctionnalités requérant des compétences spécifiques (hôtel, bureaux, centre de fitness). "Ce que nous savons faire, nous le faisons, pour le reste, nous le laissons à des professionnels", résume le directeur général. Concernant la locations des cafés et restaurants – dont la commercialisation est prise en charge par l'agent Property Partners –, elles sont en bonne voie. Ce n'est donc, a priori, pas la recherche de partenaires qui viendrait retarder la mise en œuvre du chantier... ■ Florence Reinson

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IRM relève le défi de la distribution à l'Est Portée sur les fonts baptismaux grâce à l'aide des autorités, l'entreprise vise un marché de niche très porteur.

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les points de ventes que de leur distribution. "Pierre Fasbender et moi avons travaillé pour Ferrero pendant près de dix ans" explique Jérôme Vacca. Nous nous sommes retrouvés en 2002, avec en commun cette idée que nous pouvions mettre au service de groupes de distribution notre connaissance du marché des pays de l'Est et des problèmes que peut y soulever la distribution, encore marquée par une très longue chaîne. Avec cette particularité que nous-mêmes et nos équipes sur place – des sociétés sous contrat ponctuel – nous nous adapterons très précisément aux attentes du client pour lui fournir en temps réel, via un site Internet, toutes les données sur l'état du marché, avec un outil informatif spécifique. Et cela non pas en nous attachant à un seul pays marché, mais à l'ensemble des pays couverts par ces clients en Europe de l'Est."

Soutien attendu de la SNCI IRM n'aura, dans ce cadre, aucune activité de consultant ou de conseil, mais permettra à ces clients, par ces données, d'intervenir très vite pour rectifier ou améliorer leur marketing. Une capacité d'action très importante dans le contexte de la concurrence et plus nécessaire encore à certaines périodes comme les fêtes (Noël, Pâques, ...), lorsque le distributeur entend mettre certains de ses produits en valeur.

Un autre atout fort revendiqué par IRM sera son indépendance, puisque, si le distributeur s'adresse, pour dresser l'état de son marché, à l'une de ses filiales ou à l'un de ses contractants, les informations envoyées par ceux-ci risquent d'être tronquées. "Après avoir mené les études de marché et relevé le potentiel, nous nous sommes adressés aux autorités luxembourgeoises concernées, comme la SNCI, la Chambre de commerce, la pépinière de l'Etat, etc, précisent Jérôme Vacca et Pierre Fasbender. Leur aide nous a été très précieuse: pas une seule porte ne s'est fermée et le business plan a été analysé par chaque interlocuteur. Tous ont compris que l'intérêt premier de notre projet est son aspect innovant, adapté à une niche. Et la localisation au Luxembourg assure à la fois notre indépendance et un positionnement stratégique au cœur de l'Europe." Un message bien compris: la SNCI devait, en novembre, marquer son accord sur le business plan final, et apporter, en prêt, quelque 40% des besoins financiers, tandis que l'intérêt de plusieurs clients s'est déjà manifesté. A noter que les deux entrepreneurs ont choisi d'éviter une surcapitalisation, en sous-traitant au départ la réalisation du système informatique, pour se concentrer sur leur core business que constituent le retail monitoring et le travail sur le terrain. ■ Marc Vandermeir

Jérôme Vacca et Pierre Fasbender: "Notre localisation au Luxembourg assure à la fois notre indépendance et un positionnement stratégique au cœur de l'Europe".

Photo: David Laurent (Blitz)

BASÉE DANS LA PÉPINIÈRE d'entreprises Eco-Start de Foetz, la société International Retail Monitoring (IRM) est dans les starting-blocks et devrait être opérationnelle au début 2005, après une période de test et de démonstration auprès d'une série de clients potentiels. Objectif: le marché en plein développement du retail/scan dans les pays de l'Est, qui représente pas moins de 237 millions d'euros par an de chiffre d'affaires, en progression annuelle de 14%. Les clients d'IRM seront des sociétés internationales, notamment dans le secteur alimentaire, souhaitant suivre, au quotidien, l'état de leur distribution dans tous les pays de l'Europe Centrale et de l'Est. IRM leur apportera une méthodologie et des services spécialisés pour évaluer la qualité de la distribution et du merchandising dans ces nouveaux marchés certes porteurs, mais où tout, ou presque, reste à faire. L'originalité d'IRM est d'être la première entreprise à exploiter le créneau de l'évaluation merchandising multi-pays et en temps réel. Les deux initiateurs du projet IRM, Jérôme Vacca et Pierre Fasbender, ont fait de la qualité – tant de la distribution que du marketing – leur savoir-faire, après avoir été formés, dans ces domaines, à l'école du groupe Ferrero et notamment pour les pays de l'Est. Le chocolatier d'origine italienne est, en effet, on ne peut plus strict sur la qualité aussi bien des produits dans


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Esch surfe sur la vague Internet La commune a lancé son service EschSpeed offrant aux abonnés à la télédistribution un accès Internet haut débit, via le câble, à un prix compétitif. LA MÉTROPOLE DU FER entend réduire la fracture numérique et se met à l'heure de l'Internet haut débit. Le projet EschSpeed, l'accès Internet à haute vitesse par le câble de télévision, a été approuvé en conseil communal le 15 octobre dernier et est accessible depuis le 8 novembre. L'initiateur du projet, Félix Braz, échevin aux services industriels de la ville d'Esch, explique que l'idée est née de la possibilité technique qui existait sur le réseau de télédistribution de la cité. "Nous avons le réseau câblé et nous sommes en train d'installer la fibre optique". Même si cette fibre de verre ne va pas jusque dans chaque maison, elle n'est distante des habitations que de quelques mètres, rendant un signal de très haute qualité. En lançant EschSpeed, la commune entend atteindre deux buts: "D'abord, offrir aux habitants de Esch le maximum de ce que peut permettre le réseau qu'ils financent entièrement par leur redevance. Nous voulons en tirer le maximum au meilleur prix. Le second objectif consiste à combattre la fracture digitale à Esch: beaucoup de gens n'ont pas d'accès à Internet et nous souhaitons les convaincre de faire le pas. Il y a tellement d'offres sur le marché que le choix est difficile. Si c'est la

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ville qui l'offre, ils peuvent se dire 'on ne va pas me tromper'. Le but du projet n'est pas de gagner de l'argent mais de ne pas en perdre non plus", explique l'échevin écologiste.

Tarification attractive Ce dernier affirme que la ville d'Esch offre les prix les moins chers du pays. L'abonnement pour 1 Mb/s en downstream (voie descendante) et 128 Kbps en upstream (voie montante), ce qui représente une vitesse 20 fois supérieure à celle en dial-up, s'élève à 30 euros par mois. L'offre pour 2Mbps et 192 Kbps, 40 fois plus rapide qu'en dial-up, vaut 45 euros par mois. Il en coûte 65 euros pour l'abonnement à 3 Mb/s et 256 Kbps, 60 fois plus rapide qu'en dial-up. Ces prix s'entendent pour un volume illimité de downloads et uploads. Il faut encore compter 66,7 euros pour un modem avec fil (ou 117,3 euros sans fil), plus 75 euros pour l'installation de ce dernier et de la prise Internet. Ces prix restent tout de même élevés si on les compare à ce qui se pratique dans les pays voisins. Les opérateurs expliquent cela en raison de l'amortissement de certains prix fixes, autrement différents de ceux en vigueur

à l'étranger en raison de la taille du marché potentiel. Pourtant, M. Braz assure que "ce n'est pas une offre commerciale. Pour l'abonnement de base, Luxembourg Online nous le facture à 29,90 euros TVA comprise et la ville le commercialise à 30 euros. Concernant l'offre à 2 et 3 Mb, nous prenons moins de 5 euros de bénéfice. Si nous engendrons du surplus en recette, il profitera au budget communal. La ville ne risque pas de perdre de l'argent mais, dans l'histoire, c'est Luxembourg Online qui dégage une marge bénéficiaire", insiste l'échevin. La ville d'Esch est propriétaire de son réseau de télédistribution – auquel environ 11.000 ménages sont connectés – et c'est aussi elle qui le gère. Une fois par an, la commune lance une soumission publique pour les travaux d'entretien du réseau. Cela fait de nombreuses années qu'Eltrona remporte le marché. En tant que sous-traitant, ce dernier réalise le montage des boîtiers Internet, mais le contrat souscrit par le client le lie à la commune et non pas à ses sous-traitants. Pour la fourniture du service Internet, une convention a été signée avec Luxembourg Online qui gère le système, les mails, et héberge les home-

pages. Ce fournisseur estime que "300 à 500 ménages s'abonneront à EschSpeed par an, soit entre 30 et 40 clients par mois. Avec cet outil, on va pouvoir réaliser des partenariats, lancer des initiatives pour contrer la fracture digitale", précise encore l’échevin. A côté de sa prestation de services pour la ville d'Esch, Eltrona propose l'Internet par câble aux abonnés de son réseau, en bidirectionnel – les communes de Contern, Hesperange, Luxembourg et Sandweiler sont en grande partie en "bidirectionnel" – ou unidirectionnel. Pour ceux raccordés à un réseau unidirectionnel, le download se fait par le câble large bande mais l'upload arrive via l'accès dial-up traditionnel et la capacité de downstream ne dépasse pas 256 Kbps. L'abonnement à CableBooster se monte à 25 euros par mois, auxquels il faut encore ajouter les frais d'une connexion Internet en dial-up. Quant aux frais d'installation et de modem, ils s'élèvent à 60 euros. CableBooster est conçu pour les abonnés d'Eltrona raccordés à un réseau unidirectionnel. Cabletv.internet.lu, dont les services Internet sont fournis par Luxembourg Online, est disponible sur tous les réseaux Eltrona interconnectés à la tête

de réseau Luxembourg-Hollerich et sur l'antenne collective d'Ettelbruck et de Schieren. Trois formules sont proposées: HiSpeed 1000 (1024/128 Kbps) à 40 euros par mois, HiSpeed 2000 (2048/192 Kbps) à 50 euros par mois et HiSpeed 3000 (3072/256 Kbps) à 70 euros par mois. Le volume de données échangées est illimité. Les frais d'installation sont facturés 60 euros et le modem est vendu 94 euros ou loué 5 euros par mois. Eltrona dessert 57.500 ménages dont 45.000 raccordés à la tête de réseau imagin, le câble multimédia géré par Eltrona et Siemens Luxembourg.

Volume pas toujours illimité TV-Surf, le service bidirectionnel qu'Eltrona propose, en partenariat avec L'EPT et Luxembourg Online, offre pour 49,91 euros par mois des vitesses de 384/64Kbps et "restreint" le volume de données échangées à 12 Gb par mois. Le Mb supplémentaire est facturé 0,3 centime d'euro. A cela s'ajoutent 62,62 euros pour le modem et les frais d'installation. Il faudra encore compter 15,50 euros supplémentaires pour ceux qui ne possèdent pas encore d'accès Internet auprès des P&T. Siemens, en partenariat


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Félix Braz: "Le but du projet n'est pas de gagner de l'argent mais de ne pas en perdre non plus. Si nous engendrons du surplus en recette, il profitera au budget communal".

Photo: David Laurent (Blitz)

avec l'EPT, propose également à ses abonnés ce service aux mêmes conditions, si ce n'est pour les frais d'installation qui s'élèvent à 148,81 euros, en promotion à 99 euros jusque fin décembre. Le réseau de Siemens comprend Bissen, Clausen, Neudorf, Weimershof, Kalchesbrück, Grund, Pulvermühle, Verlorenkost, Fetschenhof, Cents, Cité Frommes, Bettembourg, Abweiler, Fennange, Huncherange et Noertzange, Steinsel, Mullendorf, Heisdorf, Steinfort, Kleinbettingen et Hagen. Coditel, qui touche 40.000 ménages, offre également l'Internet via le câble. L'entreprise met gratuitement à disposition le modem, moyennant une caution de 50 euros. L'abonnement de base, 512/64 Kbps, s'élève à 24,90 euros pour un volume de données échangées de 500 Mb maximum. L'offre pour des vitesses 2 Mb/128 kbps et un volume de 10 Gb vaut 45 euros. Enfin, l'offre Pro à 4 Mb/256 Kbps et un volume allant jusqu'à 20 Gb coûte 67 euros. A cela viennent s'ajouter 129 euros de frais de raccordement à la prise Internet. Enfin, Cegecom propose également le CATV-IP (Community Antenna Television), disponible uniquement dans la commune de Walferdange pour l'instant, qui utilise le câble coaxial de télédistribution pour la transmission de données. L'offre démarre à 25 euros pour une transmission de 512 kbit/s. Pour 46 euros, la vitesse va jusqu'à 1 Mb/s, et pour 69 euros, la vitesse des données téléchargées affichent jusqu'à 2Mb/s. Pour pousser jusqu'à 3 Mb/s, il faudra compter 89 euros. Des offres auxquelles s'ajoutent 165 euros pour le modem, plus le tarif de l'électricien, si nécessaire, pour l'installation de ce dernier, Cegecom ne fournissant pas ce service. A noter qu'aucun de ces providers n'est capable d'assurer la vitesse de transmission des données, ne donnant, en référence, que les débits maximums théoriques. ■ Florence Reinson

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AGEFI LUXEMBOURG

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Aux petits soins pour les jeunes... (26/10) Depuis le début du mois, Luxair a instauré de nouveaux menus "enfant" à bord de ses vols vacances. Une démarche entreprise avec le concours... d'une vingtaine d'enfants âgés de 5 à 11 ans, qui, à l'invitation de la compagnie aérienne, ont eux-mêmes choisi leurs plats et boissons préférés. www.luxair.lu

LUXAIR

...et pour les moins jeunes! (21/10) En lançant la formule "60 plus", Luxair Tours vise plus particulièrement le marché des "seniors". Cette formule, disponible dans une quinzaine de sites touristiques, permet au client de déduire du prix initial de son voyage, un montant en euros équivalant à son âge... Une formule qui prendra fin le 20 décembre prochain. www.luxair.lu

DELOITTE

Nouveaux locaux inaugurés (28/10) Jusque là répartis sur trois sites, la firme de conseil et d'audit Deloitte a définitivement pris ses quartiers dans son nouveau bâtiment de la rue de Neudorf, à la périphérie Nord-Est de la capitale. Le nouveau complexe immobilier, dont la conception et le design de l'aménagement intérieur avait été confié à l'architecte Stefano Moreno, présente une surface de bureaux de 12.800 m2 qui accueille les quelque 600 employés de la firme. "Cette nouvelle installation est le signe de notre confiance dans le développement de nos activités au Luxembourg", a commenté Maurice Lam, Managing Partner de la firme. Les origines de la présence de la société au Luxembourg remontent à 1950, avec la création de la Sàrl "L'Agence" par MM. Gerbes, Kioes et Schmitter, rejoints en 1953 par Jean Hamilius et René Schmitter. www.deloitte.lu

SODEXHO

15 ans au Luxembourg

"Vendre? Nous augmentons le capital!" TOUT RÉCEMMENT, UNE dépêche du site belge categorynet.com incendiait nos confrères d'Agefi Luxembourg: "Mais quelle est donc la vocation de l'AGEFI Luxembourg? Voler sans vergogne la production de la presse en ligne française? (…) A la simple lecture des titres de l'édition d'octobre 2004, n'importe quel rédacteur en chef serait pris de violentes convulsions". Sans appel! Mais pas sans exemple... La rédaction de categorynet a ainsi identifié certains articles "intégralement repris sans aucune mention de la source initiale, en violation des conventions les plus élémentaires sur les citations ou autres droits d'auteur". Les "plagiés", selon Categorynet, vont de "Réseaux et Télécoms" à "Boursier.com", en passant par ZDNet, l'OCDE ou l'AFP... La rédaction de categorynet.com s'indigne encore, à la vue du service de fax quotidien, facturé 800 euros par an: "l'exemple du 19/10/2004 nous donne à constater que le titre sur la Société Générale fait

référence à un article de Cercle Finance : on croit rêver…" Le directeur de la publication d'Agefi Luxembourg, Alfred Sluse, lui, tombe des nues. "Je ne suis pas du tout au courant, nous explique-t-il.. Je ne connais pas ce site qui nous accuse. De mon expérience, il ressort que, lorsque des gens ne sont pas contents, ils nous le font savoir. Là, rien de rien. Je ne vois pas pourquoi mon équipe irait piquer de la matière française. Notre créneau, c'est l'information luxembourgeoise, économique, juridique, boursière. Et 95% de ce qui est publié sur notre site, c'est de la matière maison". Une explication, une réaction? "J'imagine que les sites ou les diffuseurs cités ont pu traiter un même communiqué de presse que nous, par exemple. Une autre hypothèse, à laquelle je ne crois pas, c'est qu'un pigiste ait dévié de la ligne. 60% de nos articles proviennent de collaborateurs extérieurs. Si c'est ça… Il y a deux ans, j'ai cessé d'utiliser les services d'un free-lance qui piquait

des informations ailleurs". Une autre hypothèse à risquer? categorynet.com croit bon de préciser que "L'Agefi Luxembourg n'a aucun lien avec L'Agefi France. Agefi Luxembourg est un mensuel économique et financier dont le capital est majoritairement détenu par un éditeur belge". Faut-il déceler une manœuvre intéressée envers Agefi Luxembourg, dont il se dit que son éditeur cherche à le vendre? La chose fait sourire Alfred Sluse. "Nous ne sommes pas en phase de vente. Le contexte boursier ne s'y prête d'ailleurs pas! Il y a eu des propositions mais rien de fabuleux. Par contre, nous augmentons le capital". Avec des partenaires précis ? Mystère… "Je n'ai pas rencontré un fou millionnaire. Et je n'ai pas croisé le fantôme d'Hersant non plus", conclut-il. A signaler que, récemment, la participation de 10% détenue par la société d'investissement Luxempart, cotée en Bourse, a été cédée aux actionnaires actuels d'Agefi... ■ A. D.

Le mensuel économique et financier luxembourgeois est-il coupable de plagiat éhonté?

(22/10) C'est par une petite fête donnée au Casino Mondorf pour 200 invités que Sodexho, Chèques et Cartes de Services, a marqué ses 15 ans de présence sur le marché luxembourgeois. La société, qui a démarré ses activités en 1989, compte actuellement quelque 850 sociétés clientes, soit environ 25.000 employés bénéficiaires de Chèques Repas. Sodexho émet pas moins de 5 millions de Chèques Repas par an, pour une valeur faciale de 38 millions d'euros, revendiquant une place de leader avec 75% de parts de marché. Le réseau d'affiliés, acceptant les Chèques Repas comme moyen de paiement, comporte 1.500 adresses au Luxembourg (restaurants, snacks, traiteurs, boulangeries, boucheries, magasins d'alimentation etc...)... www.sodexho.lu

PAPERJAM (05/11) Une malencontreuse inversion a rendu incorrecte la légende de la photo de l'article "Ikea – Prix frontières", paru dans notre dernière édition (page 68). La mini-cuisine "Värde" est bel et bien proposée au prix de 1.398 euros en Allemagne, contre 1.615 euros en France. Par ailleurs, rendons à M. Jouard (Dexia-BIL) son véritable prénom, qui est bien Philippe et non Michel comme indiqué par erreur dans la légende de la photo de la page 76 de cette même édition.

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Bourrage papier


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DVDPOST

Aux mains de BNP Paribas (25/10) Le groupe immobilier Atis Real International est désormais détenu à 100% par BNP Paribas Immobilier, qui s'est porté acquéreur des 50,1% du capital qui étaient encore entre les mains du groupe Vendôme Rome. Atis Real APM Luxembourg et Atis Real AugusteThouard Luxembourg vont donc, une nouvelle fois, retoucher à leur identité visuelle, près de deux ans après le précédent changement qui avait suivi l'entrée d'A.P.M. dans le groupe ATIS REAL Benelux. www.atisreal.com

GROUPE SAINT-PAUL

Coup de jeune pour le Wort (28/10) Comme annoncé par Charles Ruppert, administrateur-délégué et directeur général de saint-paul Luxembourg, dans le cadre du plan "saint-paul 2006", le Luxemburger Wort a subi une petite cure de jouvence avec une nouvelle maquette, plus aérée et plus colorée. Pas question, pour autant, de bouleverser profondément les valeurs traditionnelles de ce qui est le plus ancien journal luxembourgeois. Quelques retouches lui permettent, cependant, de renforcer davantage son ancrage local. L'organisation interne du Wort a également été revue en profondeur afin de gagner en efficacité. Le résultat peut également se voir sur Internet, la consultation du journal y étant gratuite jusqu'à la fin de l'année. www.wort.lu; epaper.wort.lu

SOCOM

Nouveau Business Partner pour Systimax (19/10) Leader mondial des solutions et services de connectivité structurée pour les entreprises, Systimax Solutions compte un nouveau Business Partner au Luxembourg: Socom. La société, qui compte parmi les principaux installateurs électriques du pays, est désormais qualifiée pour la vente de la gamme complète des solutions Systimax, et a également accès à l'expertise de son nouveau partenaire dans le domaine du câblage structuré. Par ce partenariat, Systimax entend "se consacrer pleinement au marché luxembourgeois qui nous importe beaucoup et d'y rester leader", précise Philippe Thiébaut, Sales Director de Systimax. www.systimax.com

EDS

Agrément PSF pour EDS (19/10) Les grands acteurs informatiques de la Place se positionnent progressivement sur le segment des professionnels du secteur financier. Le dernier à avoir franchi le pas est EDS,qui a reçu l'agrément "Professionnel du Secteur Financier" du ministère des Finances, pour sa filiale EDS PSF Lux, spécialement dédiée aux services informatiques pour le secteur financier. Dirigée par François Mencucci et Renaud Oury (lire aussi en pages 096 et 098), la société agira entièrement en tant que fournisseur de services liés aux métiers du "Managed Services", de l'intégration de systèmes et du conseil au secteur financier. Présent, indirectement, au Grand-Duché depuis 1988, EDS dispose d'une entité propre depuis 1996. www.eds.lu

EADS TELECOM BENELUX

La téléphonie IP tout bénéfice (14/10) Depuis le lancement, fin février 2004, de son nouveau système de téléphonie IP, NeXspan, sur les marchés belges et luxembourgeois, EADS Telecom Benelux revendique, en six mois, une hausse des ventes de 25% par rapport à 2003, soit un gain de son chiffre d'affaires de 12%. C'est, toutefois, en Belgique, que le plus gros de la croissance a été enregistré. Mais selon ses propres observations, les trois quarts des entreprises interrogées en mars 2004 ont laissé entendre qu'elles utiliseraient l'une ou l'autre forme de téléphonie sur Internet dans la période 2005-2006.

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RTL préfère attendre encore EN NOVEMBRE 2002, TROIS diplômés de l’école de Commerce Solvay (Belgique), Pierre Demolin, Bernard Wilmet, tous deux Prix Bernheim de la jeune entreprise 2004, et Cédric Genicot, lancent DVDPost.be, un service à mi-chemin entre la vidéothèque et la vidéo à la demande. Le client commande ses DVD par Internet et est livré par la poste. De même, il dépose ses DVD dans une boîte aux lettres pour les retourner après lecture. Un jour suffit pour recevoir un film, et pour le rapporter. Le lancement de l’activité correspondait au lancement du timbre Prior et à l’augmentation du volume maximum pour rester dans le courrier normalisé, ce qui permettait d'envoyer des DVD à moindre coût. DVDPost.lu a démarré ses activités au Luxembourg en juillet dernier, après avoir offert ses services, début 2004, en France et aux Pays-Bas. DVDPost livre partout au Luxembourg, mais n’est pas présent physiquement sur le territoire. "Nous avons décidé dans un premier temps de le faire à partir de la Belgique puisque les interfaces avec la Poste nous permettent de profiter de notre plateforme logistique située à Bruxelles pour

couvrir le pays", précise Bernard Wilmet, administrateur délégué de la société. DVDPost ne compte qu’un demi-millier de clients au Grand-Duché, alors qu’il compte plus de 50.000 personnes enregistrées sur les sites belge, français et néerlandais, et 7.000 clients actifs. "Ce chiffre, assez faible au vu de notre pénétration dans les autres pays, est dû au petit nombre d’actions que nous avons réalisé jusqu’à présent pour faire connaître notre service aux Luxembourgeois", explique-t-il. Le catalogue de DVD comporte 7.000 titres et 25.000 DVD. Tous sont des DVD Zone 2. "Nous regardons pour le Luxembourg s’il est possible d’offrir ultérieurement également un peu de zone 1", assure M. Wilmet. Plus d’un million d’euros ont été investis "avec pour objectif de devenir leader européen dans la location du DVD en ligne". Le chiffre d'affaires de la société devrait avoisiner, cette année, 2 millions d'euros. RTL, qui songeait à lancer un tel service au Luxembourg, avait pensé s'associer à un partenaire, soit belge – DVDPost – , soit allemand. Finalement, le groupe a décidé d'y renoncer, en attendant peut-

être de trouver un partenaire répondant davantage à ses attentes. En effet, le reproche que fait RTL à DVDPost, c'est de ne pas vouloir investir dans des offres plus adaptées au marché luxembourgeois et de ne pas avoir de personnes de contact présentes sur le territoire. En choisissant le partenaire allemand, il lui aurait fallu investir beaucoup d'argent. "Une étude de faisabilité a été réalisée il y a quelques années, explique Steve Schmit, Station Manager chez RTL.lu, montrant qu'il fallait réaliser des investissements énormes et que cela n'était pas rentable, vu la taille du marché". C'est pourquoi RTL avait pensé s'associer à un partenaire. "Il faut que cela soit aussi financièrement intéressant pour nous. Pour le faire bien, il faut investir un million d'euros et, à notre avis, le marché n'est pas assez porteur pour le Luxembourg. Nous restons intéressés par des offres de partenariat mais pour l'instant nous n'avons pas trouvé de partenaires - parce que c'est un produit qui marche bien dans les autres pays", conclut-il. Reste donc à trouver un modèle économique qui soit rentable au Luxembourg... ■ F. R.

Actif depuis la Belgique, DVDPost ne compte qu’un demi-millier de clients au Grand-Duché. Photo: Frédéric Humblet

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5 ans d'une idée qui marche... et évolue Les tables de la loi sans cesse renouvelées sont l'âme des publications de Codex, la Bible en matière juridique. Pourtant, le besoin était réel: avec une économie forte, une place financière au sommet, une cohérence entre le pouvoir et les objectifs économiques, une position européenne centrale, notamment, le Luxembourg se devait d’être branché sur le plus frais des éléments issus du pouvoir législatif ou des cours et tribunaux. Codex, version magazine, a assez vite trouvé sa cible. L’exigence de cette cible et l’essence même du projet orientaient tout naturellement la démarche vers un média encore plus pointu. Plus complet, forcément plus rapidement disponible, Codex-online élargissait aussi son public potentiel. Ce qui n’est pas vraiment négligeable quand on se place, comme Luxembourg, en épicentre d’affaires internationales. Multilingue (six langues pour l’instant), Codex-online ouvrait aussi ses colonnes virtuelles à des contributeurs, utilisateurs devenus auteurs.

Grande famille Dans les entreprises, de la plus petite à la plus grande, on apprécie le service. "Il est intéressant de se renseigner vite sur certaines questions pointues", note ce responsable de fiduciaire. "On ne peut pas tout maîtriser jusque dans les moindres détails. On

n’est pas non plus censé avoir sous la main toute la jurisprudence. Via le site de Codex, on arrive non seulement à trouver le bon renseignement, le texte législatif adéquat, mais aussi à déceler les cas de figure qui, parce qu’ils ont fait l’objet de telle ou telle décision, peuvent s’avérer transposables aux cas auxquels on se retrouve confrontés nous-mêmes. Avec un outil comme celui-là, une PME peut arriver à une analyse cohérente et pointue, sans disposer d’un bataillon d’experts ou y recourir." Le site permet non seulement de consulter, mais aussi de publier, pour autant que l’on soit utilisateur enregistré. Pratique aussi, la base de données, accessible à partir de menus de recherche. Ou le service d’alerte, qui prévient l’abonné des nouveautés dans les centres d’intérêt et dans la (les) langue(s) qu’il a présélectionnés. Plus encore, Codex s’est multiplié, spécialisé. En ligne, d’autres sites frères explorent plus avant des domaines resserrés. L’économique et le financier se déclinent, depuis février 2002, sur ecodex-online.com. La fiscalité a déniché son forum international sur codex-taxes.com. Le débat politique a aussi trouvé son compte sur codex-politics. Et la famille Codex-online ne pouvait pas ne pas s’enrichir

encore, au Grand-Duché de Luxembourg, de sites dédiés, comme codex-banking ou codex-insurance. Comme les prédécesseurs du "groupe" Codex, ces sites communautaires arrivent fin-

alement à s’auto alimenter des contributions de ceux qui les consultent. Simple, mais efficace et productif. Quand l’œuf de Colomb rejoint la Bible, on n’est pas loin de réécrire l’histoire. ■ A.D.

Frank Engel, juriste et rédacteur en chef, d’une publication traitant de tout ce qui est le droit et ce qui est en train de le devenir.

Photo: Luc Deflorenne

C’EST UN PEU LA BIBLE. Mais, si elle se réfère essentiellement aux tables de la loi, cette bible-là se plaît à réécrire sans cesse le nouveau testament. Et on peut la suivre religieusement. Codex n’est pourtant pas rédigée par des évangélistes, encore moins par de zélés copistes. Codex, c’est le mensuel juridique et politique du Luxembourg, qui, aujourd'hui, fête ses cinq ans. Une idée qui marche et évolue, comme la société, comme le droit qui la régit dans ses moindres aspirations. Le credo de base était d’offrir aux lecteurs "une perspective globale de l'actualité de notre droit, de la plus récente jurisprudence luxembourgeoise et européenne aux commentaires de travaux parlementaires en cours, sans oublier bien sûr les articles juridiques de fond sur tout ce qui est le droit et ce qui est en train de le devenir", rappelle l’équipe. Frank Engel, juriste et rédacteur en chef, et Marc Rauchs, licencié en Sciences commerciales et financières et éditeur du magazine, ont voulu relever la véritable gageure que de rassembler ces textes et de les commenter, quasi en temps réel. En septembre 1999, quand l’aventure a commencé, il y avait, sinon un "vide juridique", en tout cas un vide d’informations disponibles, en qualité, en quantité ou/et en régularité.

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2004: un bon cru pour Utopia Malgré la fermeture de Ciné Cité, les salles obscures du pays ont reconquis un public qui leur avait tourné le dos l'an dernier.

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13,5% de leurs spectateurs. Ce sont les deux nouveaux sites, ouverts l'an dernier, à Den Helder et à Hengelo – détenu à 50% par le groupe – qui ont permis de redresser la barre. A périmètre comparable, la fréquentation aux Pays-Bas affiche une baisse de 9,7%. Abstraction faite de ces deux sites, la progression affiche toutefois 8,3%. Elle était de 6,7% sur toute l'année 2003. Au total, l'ensemble des salles de cinéma du groupe Utopia a attiré, sur les six premiers mois de l'année, 1,9 million de spectateurs, soit une croissance de 19,3% en comparaison avec le premier semestre 2003. Sur l'ensemble de l'année dernière, 3,45 millions de spectateurs avaient fréquenté les différents sites du groupe. Ce dernier explique cette hausse de la fréquentation par un contexte cinématographique plus favorable qu'au cours de la même période 2003 mais aussi comme étant le fruit de la mise en place, en mars dernier, d'une vraie stratégie marketing basée sur le concept "Movies, Moments and More". Cette progression du nombre de spectateurs se traduit dans les résultats consolidés du groupe. Au 30 juin 2004, le chiffre d'affaires s'établit à 17,2 millions d'euros, contre 14,3 millions en juin 2003, soit une progression de 19,9%. L'an dernier, le groupe avait engendré un chiffre d'affaires consolidé de 30,9 millions d'euros, ce qui représentait une progression de 8,8% par rapport à 2002. Le Luxembourg

contribue au chiffre d'affaires à hauteur de 35%, les Pays-Bas 29,9%, la Belgique 28,3%, et la France 6,8%. L'Ebitda augmente de 28,6%, pour atteindre 4 millions d'euros, contre 3,1 millions au 30 juin 2003. Le résultat net consolidé a augmenté de 360.000 euros, se situant à 19.000 euros, alors que le premier semestre 2003 se terminait sur une perte de 340.000 euros. Le résultat du premier semestre 2004 a été fortement réduit, selon Utopia Group, par des charges exceptionnelles de 657.000 euros

que le groupe a provisionnées au 30 juin 2004 en vue de la reprise totale de Utopolis Hengelo, le 31 août 2004. Quant à l'action Utopia, cotée à la Bourse de Luxembourg, elle a perdu 15% au 30 juin 2004, valant 21 euros, alors que son cours affichait 24,5 euros au 31 décembre dernier. Côté perspectives 2004, le groupe Utopia considère que, même si l'offre en films pour la fin de l'année ne s'avère pas aussi forte que celle de la fin 2003, 2004 peut déjà être considérée comme une bonne année. ■ Florence Reinson

La fréquentation des salles du groupe Utopia au Luxembourg a progressé de plus de 5% lors du premier semestre 2004.

Photo: Eric Chenal (Blitz)

LE CINÉMA SE PORTE mieux au Grand-Duché. Alors que sur l'ensemble de l'année 2003, la fréquentation des salles avait chuté de 11,4% dans le pays, la tendance semble s'inverser puisque sur les six premiers mois de 2004, le groupe Utopia a enregistré une progression de 5,2% au Luxembourg. Une reprise – malgré la fermeture, en janvier dernier, du Ciné Cité, que le groupe explique par la bonne performance du cinéma Utopia. Une tendance qui se confirme dans les autres pays où est présent le groupe. Si les sites luxembourgeois ont dépassé la fréquentation de fin septembre 2002, année qui fut la meilleure au Luxembourg dans ce domaine depuis 30 ans, la progression y est moins forte que dans les autres pays. En Belgique, la progression affiche, sur le premier semestre, 30% – contre une croissance de 45,93% sur l'année 2003 – et alors que celle du marché national n'est estimée qu'à 10%. En France, la croissance s'élève à 45% – contre 3,93% en 2003 –, ce qui laisse dire au groupe Utopia que le site longovicien sort de sa phase de démarrage, dépassant ainsi pour la première fois ses objectifs. Enfin, aux Pays-Bas, la fréquentation est en hausse de 18% – contre 1,48% l'an dernier. Toutefois, dans ce pays, la conjoncture n'est pas des plus favorables et les anciennes salles du groupe ont perdu


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Un automne agité Au lendemain des élections, les partis politiques luxembourgeois s'adaptent à la nouvelle donne TOUS LES CINQ ANS, ENviron, sauf chute du gouvernememt, le scénario est le même. Le pays vibre, à la fin du printemps, pour les élections législatives, le verdict des urnes envoyant les uns dans les fauteuils de ministres et les autres sur les bancs de l'opposition. En 1999, le parti socialiste, sévèrement battu après quinze années de présence au pouvoir, aux côtés du CSV, avait dû procéder à une sévère remise en question, tant sur la forme que sur le fond, de son action politique. Soixante mois plus tard, c'est au tour du Parti démocrate de subir les foudres d'un électorat imprévisible, par essence. Une débâcle qui a accéléré – et sans doute amplifié – le changement auquel le DP se préparait de toute façon, à l'heure où arrivait à terme l'échéance des mandats de ses principaux dirigeants. Lydie Polfer passant la main, voici Claude Meisch, 33 ans, investi de la mission ô combien chargée de redonner un peu de vigueur à une couleur bleue passablement délavée depuis le 13 juin. Les perdants ne sont évidemment pas les seuls à devoir envisager quelques bouleversements dans leur fonctionnement interne. Le parti socialiste, revenu aux affaires d'Etat après une parenthèse de 5 ans, a lui aussi dû retoucher ses structures. Jean Asselborn, président du LSAP, nommé vicePremier ministre et ministre

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des Affaires étrangères et de l’immgration, a dû laisser son siège de bourgmestre de Capellen mais surtout celui de premier responsable du parti. Une responsabilité désormais confiée à Alex Bodry, député maire de Dudelange, ancien ministre multicartes (Aménagement du territoire, Force publique, Environnement, Energie, Education physique et sports, Communication et Jeunesse). Quant à Dei Gréng, un des vainqueurs moraux du dernier scrutin législatif, occupant désormais 7 sièges au Parlement (contre 5 lors de la précédente législature), leurs statuts ne prévoyant pas le cumul des fonctions, Viviane Loschetter et Henri Kox, élus respectivement au Centre et au Sud, ont cédé leur place de porte-parole du parti écologiste, au profit de Tilly Metz et Robert Rings. Nouvelles têtes qui émergent au premier plan dans le paysage ou bien plus anciennes qui retrouvent une place de choix: découvrez, au fil des pages qui suivent, quelques-uns de ceux qui feront la vie politique luxembourgeoise dans les quelques années à venir... ■ Jean-Michel Gaudron


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La marque "jeune" Le DP change de tête et joue la carte jeune, avec Claude Meisch (33 ans). Avec un gros chantier en ligne de mire: relancer le parti sur la scène politique luxembourgeoise. LE 13 JUIN DERNIER, LE parti démocratique a pris une grande claque au terme des élections législatives. Le parti libéral n'était, certes, pas en position de force au moment d'aborder le scrutin, mais il n'y avait sans doute pas grand monde pour imaginer une chute de plus de 6% des suffrages (de 22,34% en 1999 à 16,05% cinq ans plus tard) et la perte d'un tiers des mandats acquis en 1999 (de 15 à 10) à la Chambre des députés. Après une telle déroute, le parti libéral s'est, évidemment, lancé dans une profonde réflexion, rendue d'autant plus indispensable que les "cadres" à la tête du parti (la présidente Lydie Polfer, le premier vice-président Paul Helminger et le secrétaire général Henri Grethen) n'étaient plus en mesure, statutairement, de briguer un nouveau mandat. Et c'est ainsi qu'au terme du congrès ordinaire du 9 octobre dernier, Claude Meisch, député de la circonscription sud, bourgmestre de la ville de Differdange depuis janvier 2002, ancien premier vice-président national de la Jeunesse Démocrate et Libérale (JDL, entre 1995 et 2000), a été élu à la présidence du parti. Un parcours fulgurant, donc, pour celui qui fêtera, dans quelques jours, ses... 33 ans, mais se refuse, pour autant, à être catalogué en tant que "surdoué" de la classe politique. "C'est vrai que mon parcours est atypique, mais je ne fais seulement que mon travail, j'essaie d'être à

Claude Meisch: "Nous avons conscience que nous ne gagnerons pas des élections en ne changeant que la seule forme du message"

Photo: Luc Deflorenne

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la hauteur des responsabilités que l'on me confie et surtout je cherche à bien m'organiser!", explique Claude Meisch, s'excusant presque d'être là où il est arrivé... La précocité semble, du reste, une marque de fabrique au parti démocratique luxembourgeois: souvenons-nous que Lydie Polfer entra pour la première fois à la Chambre des députés à l'âge de 26 ans et s'installa dans le fauteuil de bourgmestre de la ville de Luxembourg alors qu'elle n'avait pas encore soufflé 30 bougies...

“On ne devient pas président pour le plaisir de l’être ” "Je n'étais pas spécialement candidat au départ, confie-t-il. Je suis déjà député et bourgmestre de Differdange: mon agenda est déjà très bien rempli! La demande est, en fait, venue de différents membres du parti, parmi les plus anciens. J'ai alors accepté la responsabilité, à condition de pouvoir compter sur une équipe bien organisée. On ne devient pas président pour le seul plaisir de l'être". Surtout que, dans le contexte actuel, assumer la présidence du DP ne ressemble guère à une réelle partie de plaisir. Le traumatisme du 13 juin est encore bien présent dans les esprits et même s'il a sans doute incité certains à s'engager davantage dans l'action politique, avec la volonté affichée de redonner au parti la place qui est la sienne sur l'échiquier politique national: "un parti qui sait innover et qui représente le progrès au niveau social et économique", résume M. Meisch. Or si on veut le progrès, on ne l'aura pas avec la grande coalition CSVLSAP". Au sein du nouveau comité directeur, désigné fin octobre, on retrouve ainsi Anne Brasseur en tant que première vice-présidente,

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Simone Beissel et Georges Gudenburg comme vice-présidents et Kik Schneider en tant que Trésorier national. Des nouvelles têtes, donc, mais aussi une nouvelle approche dans le fonctionnement interne du parti: une réforme des statuts est en cours de réflexion et devrait être proposée à l'occasion du prochain congrès national qui doit se tenir au printemps 2005. L'idée est d'adapter les procédures de fonctionnement du parti aux exigences de ses "nouveaux" dirigeants. Cela passe, notamment, par une institutionnalisation du dialogue interne et une amélioration des liens entre les différentes composantes du parti. Car, aux yeux de Claude Meisch, le déficit de communication fait partie des raisons principales qui ont entraîné la chute de la maison bleue, en juin dernier, et pas seulement parce que la campagne électorale est loin d'avoir été la plus efficace qui soit. "C'est vrai qu'elle n'a pas été optimale, aussi bien en interne que vers l'extérieur, reconnaît-il. Nous ne nous sommes pas assez distingués du partenaire de coalition, qui a revendiqué l'entièreté des réalisations du précédent gouvernement. Cela est de notre faute de ne pas avoir su mettre la bonne distance entre le parti chrétien social et nousmêmes. Nous nous sommes beaucoup concentrés sur de nombreux dossiers, nous avons beaucoup travaillé au cours de ces cinq ans, à la tête de ministères difficiles comme la Santé, la Sécurité sociale, l'Environnement ou encore le Transport. D'autres partis ou ministre s'y sont brûlés. Cela n'a pas forcément été le cas pour nous".

Etape 1: les élections communales Le sentiment du travail accompli et cette "conscience tranquille" n'ont pourtant pas

empêché un certain nombre de membres du parti, conscients du problème, d'afficher une certaine démotivation alors même que les élections n'étaient pas encore jouées, minés par le constat d'une certaine rupture entre le sommet et la base... Le nouveau président du DP sait donc que le chantier qui se dresse devant lui et son équipe est particulièrement conséquent, sur les bancs d'une opposition que le parti avait assidûment fréquentés entre 1984 et 1999. "Cela nous donne l'occasion de nous profiler d'une autre manière, d'argumenter de façon plus pointue et de souligner les différences qui peuvent exister entre le CSV et les autres partis. Nous nous sommes d'ailleurs déjà démarqués à l'occasion de la présentation du premier budget de la nouvelle coalition", estime M. Meisch, soucieux également de préserver au maximum, au sein de son parti, un juste équilibre entre la nouvelle vague montante et les membres les plus anciens, disposant d'une certaine expérience au travers de différents mandats occupés ces dernières années. "Nous avons conscience que nous ne gagnerons pas des élections en ne changeant que la seule forme du message", assure-t-il.

Pas de parallèle Le redressement du parti libéral sera-t-il aussi spectaculaire que celui du parti socialiste, grand battu des élections de 1999 et de retour au pouvoir cinq ans plus tard? Claude Meisch refuse d'établir un parallèle entre les deux situations. "Les socialistes sortaient de quinze années de gouvernement et traînaient quelques scandales. Ce n'est pas notre cas. Et puis les socialistes n'ont pas gagné les élections de juin 2004! Ce sont nous qui les avons perdues. Et l'équilibre de la nouvelle coalition est loin d'être aussi fort que

la précédente (24 sièges pour le CSV et 14 pour le LSAP, pour l'actuelle législature, contre une répartition 19-15 entre le CSV et le DP lors de la précédente, NDLR)". Le DP sera-t-il en mesure de briguer un retour au gouvernement en 2009? Son nouveau président le pense, "avec de nouveaux sujets qui préoccupent vraiment la population et sans forcément attendre de profiter des mauvais dossiers de l'actuel gouvernement", précise-t-il. D'ici là, les élections communales de l'automne 2005 constitueront plus qu'un test grandeur nature: ce sera le premier "milestone" sur le long chemin en cours et, même si 34 communes sont actuellement entre les mains du parti démocratique, tous les regards se tourneront évidemment vers la plus grande d'entre elles: la capitale, nantie d'une très forte tradition libérale, à l'heure où le siège, pour l’instant occupé par Paul Helminger, n'a jamais semblé autant menacé. "Aux élections communales, les gens considèrent d'abord leurs propres problèmes avant de porter un regard plus national sur les enjeux”, estime M. Meisch. “Le DP a toujours été fortement implanté dans les communes du pays: 1999 avait été un grand succès pour nous et on peut faire encore mieux en 2005. Dans le cas particulier de Luxembourg-ville, la liste DP sera jugée sur le bilan des dernières années". C'est dans le courant du printemps 2005 que sera dévoilé le programme cadre du parti en vue de ces élections communales. L'une des premières réalisations du nouveau comité de direction du DP a été la nomination d'un groupe de travail spécifique, présidé par Georges Gudenburg. Lui aussi aura du pain sur la planche dans les 12 mois à venir. ■ Jean-Michel Gaudron


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"La fin du libéralisme triomphant " Alex Bodry, nouveau président du LSAP, prévoit le retour d'une planification non dirigiste. Mais n'annonce pas pour autant le grand soir côté social. Un président sans tabou. ALEX BODRY, NOUVEAU président du LSAP depuis fin octobre, a la modestie souriante. Depuis son arrivée à la tête du parti socialiste, il est un peu devenu la coqueluche de la presse, avec un agenda où les interviews s'enchaînent. "Ce n'est que fugitif. J'occupe de nouvelles fonctions, donc on se rue. Et nous sommes en période un peu creuse d'après élections". Mais, en fait, comment être socialiste dans une société libérale avancée? N'y a-t-il pas là un hiatus? Voilà qui amène Alex Bodry au cœur du débat sur le rôle d'un parti comme le sien. "Notre société n'est pas libérale au sens strict. Malgré les apparences, elle est marquée par certaines interventions des pouvoirs publics et par un système très avancé de sécurité sociale. Je ne m'y sens nullement étranger. Notre défi est de défendre l'essentiel – la solidarité – et d'accompagner le changement qui ne s'arrêtera pas à nos portes. Là, il faut une forte présence socialiste pour peser dans la bonne direction: que les changements nécessaires ne soient pas faits dans la précipitation, mais bien sur le long terme et équitablement, ce qui est indispensable dans tout processus de réforme". Quant à son pouvoir de président de parti, Alex Bodry le veut plutôt de concertation et de conciliation. Rien à voir, en tout cas, avec ce pouvoir fort, comme par exemple en

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Belgique, où les présidents des partis tirent les ficelles des gouvernements. Ici, la culture de parti est différente. Mais de remarquer que le président a un rôle différent selon que son parti est au pouvoir ou dans l'opposition. Dans l'opposition, il faut éviter l'éparpillement des fonctions. Au gouvernement, il s'agit de savoir partager le pouvoir avec, surtout, le vice-Premier ministre et le président du groupe parlementaire, par une concertation permanente. Un objectif que le patron des "rouges" s'est fixé, pour un parti qui soit plus visible, plus autonome, et pas simplement considéré comme un appendice du gouvernement. D'ailleurs, il dit "avoir l'arrogance de croire (qu'il) correspond assez bien au profil pour garantir l'unité et jouer le rôle de médiateur", par son expérience de militant depuis plus de 30 ans, de parlementaire et de ministre. Si Alex Bodry ne considère sa nomination ni comme une fin de carrière, ni comme un tremplin pour autre chose. Il s'est fixé des défis tant au sein du parti qu'au niveau de l'action extérieure du LSAP. "Dans le parti, il faut donner la priorité à la restructuration interne, en repensant toutes nos structures et le rôle de nos sous-organisations (jeunes, femmes, etc). La section restet-elle la base ou met-on l'accent aussi sur des groupes de travail? Nous avons pris une

initiative de formation de nos militants, avec notre première université d'été, en août 2005. Nous devons revivifier notre fondation, car elle a un rôle essentiel d'accompagnement du politique. Je suis adepte d'une ouverture du parti, en jetant un pont entre nos racines et la modernité. Notre société est en mutation. Le parti ne peut ni être celui d'une classe, ni d'une seule région. Il faut mettre le cap sur un parti national et populaire de gauche, conscient de ses racines locales". Une action qui s'inscrit bien sûr dans l'optique des prochaines élections communales. Quant à l'action extérieure, le président du LSAP se fixe pour défi la modernisation des structures du pays. "Toute l'organisation territoriale doit être repensée sur la base des besoins de la population. Nous ne pouvons plus fonctionner selon des modalités d'il y a 100 ans. Moi, je suis clairement pour une régionalisation plus poussée, avec des structures élues car on ne peut pas surcharger le personnel politique. L'aménagement du territoire y est directement lié. On note une certaine résurgence de la planification. C'est la fin de l'idée du libéralisme triomphant. Ce n'est plus le laisser faire, mais une planification ouverte, non dirigiste. Cette idée a fait son chemin et est maintenant largement acquise dans la classe politique, même si sa mise en pratique sera difficile".

Sans surprise, la restructuration de l'économie est également au menu, pour éviter que la compétitivité de la place économique soit menacée, "car elle est la base de notre richesse et de notre qualité de vie". Reste que M. Bodry ne cache pas non plus qu'il faut se préparer à des restrictions. Une pilule amère pour les militants et électeurs? "J'ai toujours plaidé pour un langage de vérité. Ce n'est pas de la brutalité, mais une volonté d'être pédagogique et précurseur, en préparant l'avenir hors de toute politique d'échéances. Il faut la volonté et le courage de voir plus loin, de préparer le pays à des transformations. Il est évident qu'on ne pourra plus garantir à la prochaine génération ce qui prévaut aujourd'hui. Il y a des limites et il faut voir ce qui se passe autour de chez nous. La voie du toujours plus pour tout le monde est un cul de sac. La solidarité, oui. Mais plus ciblée vers ceux qui en ont besoin. Il faut se préparer à des changements, peut être dans cinq ou dix ans, en acceptant de sortir de cette idée que tout sera toujours comme maintenant. Cela portera sur tout: les salaires, la sécurité sociale, etc. Il est primordial, pour garantir la durabilité de la sécurité sociale, d'accepter de discuter sans tabou et sans du tout parler de réformes simplement pour être dans l'air du

temps. Il faut analyser ce qui est faisable ou pas, sans s'enfermer dans une forteresse mentale. Nous avons de bonnes chances de maintenir notre niveau de vie si nous réagissons vite, avec la volonté de s'adapter. Moi, en tant que président, je veux préserver l'essentiel: notre vocation sociale, la défense des libertés, une société plus juste avec les mêmes chances pour chacun. Et admettre qu'on ne peut plus raisonner selon des schémas de pensée vieux de plusieurs décennies, mais bien donner un nouveau sens aux valeurs que nous défendons, car elles évoluent avec le temps".

Un langage de vérité Face à la mondialisation, M. Bodry constate que les atouts du Luxembourg diminuent parce que les attributs de souveraineté nationale ont de moins en moins d'importance, entre autres aussi par l'harmonisation. "Les niches pour le Luxembourg sont de plus en plus difficiles et l'élargissement de l'Union européenne fait que nous ne sommes plus tellement au centre, tandis qu'apparaissent d'autres grandes régions transnationales. C'est pourquoi j'ai toujours plaidé pour la Grande région, dont le Luxembourg peut être un moteur, à condition de s'in-


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Alex Bodry: "Les niches pour le Luxembourg sont de plus en plus difficiles"

Photo: David Laurent (Blitz)

vestir davantage, en dépassant les égoïsmes nationaux – ce qui vaut pour tout le monde – et dans un véritable partage, entre partenaires où chacun apporte sa part". Et de remarquer, aussi, que, "comme l'Europe, la Grande région a perdu un peu de son âme en s'élargissant sans cesse. J'étais par exemple pour une collaboration avec la Wallonie, mais limitée à la province du Luxembourg belge. Trouver des dossiers communs avec Namur ou encore Strasbourg est difficile. Les faits m'ont donné raison. Il faut toujours stabiliser le dernier élargissement avant d'en lancer un autre". Alex Bodry voit par ailleurs peu de points de friction potentiels avec le partenaire gouvernemental CSV, sans doute parce que quinze ans de coalition (1984 – 1999) montrent de belles convergences. "Surtout liées à l'impulsion donnée par un homme, JeanClaude Juncker. Le CSV est en soi conservateur, mais M. Juncker et quelques autres lui donnent une orientation plus sociale. Il y a ainsi plus pour nous unir que pour nous opposer". Mais tout ce qui a trait à des questions de société, comme la définition de la famille, l'euthanasie, le partenariat, etc, sont des dossiers à conflits potentiels, admet le président. En remarquant néanmoins que l'accord gouvernemental marque une avancée par rapport à la législature précédente. La cure d'opposition, enfin, a-t-elle été utile? Pour Alex Bodry, la réponse fuse sans ambage: oui. "Même si ce n'a pas été de gaieté de cœur, elle a été salutaire. Il est bon d'avoir dû se réadapter. Car lorsqu'on est au gouvernement, surtout si longtemps, des réflexes s'estompent. Nous avons essayé de les faire revivre, surtout comme le fait d'aller spontanément à la rencontre des gens, d'avoir une vocation d'écoute. La clé du succès de notre retour au pouvoir sera de maintenir ces réflexes nouveaux". ■ Marc Vandermeir

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Les Verts ont grandi Lors de son dernier congrès, le parti écologiste a remplacé ses deux porte-parole, devenus députés, et voté la création d'un bureau aux pouvoirs décisionnels.

TILLY METZ ET ROBERT Rings, les deux nouveaux porte-parole des Verts, élus le 16 octobre dernier lors du congrès du parti – ils étaient les deux seuls candidats –, auront pour premier défi de porter le parti, en pleine mutation, jusqu'aux élections communales d'octobre 2005. Ceci en plus des leurs missions plus "traditionnelles" – inscrites dans les statuts, de représenter les Verts, préparer et présider les congrès, les comités exécutifs, et faire le lien entre la fraction et le reste du parti. Contrairement au parti libéral, le grand perdant des législatives de juin dernier, ce n'est pas une volonté de rajeunissement – le parti n'a que 20 ans et ses plus anciens représentants n'ont guère plus de 45-50 ans – qui ont poussé les Verts à remplacer leurs deux anciens porte-parole, Henri Kox et Viviane Loschetter (sachant que Déi Gréng n'élit pas de président). Il s'agissait plus simplement de se conformer aux statuts du parti qui stipulent qu'un membre ne peut cumuler les fonctions de porte-parole et de député. Tilly Metz, 37 ans, maman d'une petite fille, psychopédagogue-enseignante à l'Institut d'études éducatives et sociales de Fentange/Livange, a démarré sa carrière politique il y a peu. Présente sur les listes électorales – circonscription centre – du parti lors des dernières législatives, elle n'a rejoint Dei Gréng que fin

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2001. "J'ai lu un rapport du groupe de travail sur l'éducation et je suis allée frapper à la porte des Verts car je voulais faire partie de ce groupe de travail". Aux élections communales, elle se présentera sur la liste de la commune de Weiler-la-Tour. "Ce sera mon grand défi personnel". En tant qu'ancien membre d'associations de protection de la nature, Mme Metz semblait prédisposée à rentrer chez les Verts, un parti qui encourage l'entrée des femmes dans le monde politique. Attiré dans le parti par ses amis François Bausch et Jean Huss, Robert Rings, instituteur à Mondercange, est quant à lui tombé dans la marmite verte il y a 15 ans, franchissant le pas en 1989. Quatre ans plus tard, il présentait une liste à Sanem où les Verts obtenaient deux sièges au conseil communal. A 47 ans, ce père de deux adolescents totalise aujourd'hui sept ans d'échevinat à Sanem, sixième commune du pays avec 14.000 habitants.

Changements dans l'air Lors de leur dernier congrès, les Verts, forts de quelque 400 membres, ont amorcé un changement dans leurs structures, en votant la création d'un bureau, composé de cinq personnes et qui sera investi du pouvoir de décision. Actuellement, les décisions sont arrêtées par les

conseils et comité exécutifs et lors des congrès. Le comité exécutif sera ainsi déchargé de toute question autre que politique et se limitera aux seules décisions de cet ordre. Le conseil exécutif, pour sa part, permettra un contact plus intensif avec la base. "Nous avons le sentiment d'avoir trouvé une façon de travailler plus efficace. Ce sera également plus valorisant pour le conseil exécutif, qui pourra se concentrer sur la politique", estime Mme Metz. Pour l'heure, le parti se trouve dans une phase de transition. Les membres de ce bureau seront désignés le 30 janvier prochain, lors du congrès statutaire. Ce qui est déjà sûr, c'est que Tilly Metz et Robert Rings en feront partie. Lors des élections communales de 1993 et de 1999, Dei Gréng avait obtenu un total de 23 sièges d'échevins ou conseillers communaux. Les bons résultats des Verts aux dernières législatives – 7 députés élus contre 5 en 1999 –, mais aussi aux élections européennes – où le parti est arrivé en troisième position après le CSV et le LSAP, mais devant le DP –, peut laisser présager un résultat satisfaisant en octobre prochain. Le parti ne s'est pas fixé d'objectifs en terme de sièges mais espère en obtenir davantage. "Il s'agit tout d'abord de présenter une liste dans un grand nombre de communes, car ce n'est pas facile, pour un petit parti, de trouver des personnes pour se

présenter sur les listes", précise M. Rings. "En 1999, sur les 32 communes qui avaient voté selon le système proportionnel, nous avions présenté 19 listes et nous avons réussi à instaurer des échevins et des conseillers communaux dans la plupart de ces 19 communes", rappelle Mme Metz. "Dans deux communes à système majoritaire, nous avons pu placer un bourgmestre “(Camille Gira à Beckerich et Pierre Bormann à Insenborn, NDLR). "L'objectif pour 2005 sera de présenter davantage de candidats et de confirmer nos excellents résultats des législatives et des européennes. Nous voulons confirmer notre présence dans tous les collèges échevinaux où les Verts sont présents, ce qui est le cas actuellement dans les communes de Esch, Differdange, Sanem, Bascharage et Mersch", résume M. Rings. "Pour les communes à scrutins majoritaires, nous voulons aussi nous positionner et augmenter notre présence. Dans les communes où le vote est proportionnel, nous avons l'ambition de présenter plus que 19 listes. Les sections locales y travaillent", poursuit Mme. Metz. Y parvenir ne se fera pas sans efforts. Et la porte-parole de souligner que "les principes sont importants". "Nous prônons la qualité de vie dans les communes. C'est là que commence la politique. Il faut être cohérents par rapport à nos valeurs. Nous devons

nous définir clairement par rapport aux autres partis, mettre en avant notre style différent. Nous entendons faire participer les gens, instaurer des bureaux pour rendre la politique plus accessible aux citoyens".

Réforme fiscale verte Les Verts comptent plusieurs grands chevaux de bataille, qui ne se limitent pas à l'environnement, tels que l'instauration de structures d'accueil pour les enfants dans toutes les communes, le développement du transport public ou encore celui de l'économie solidaire au niveau local, dans des secteurs où il y a encore des besoins. Le parti prône également davantage de transparence dans le financement des communes et pour que cellesci soient toutes logées à la même enseigne. Sur le plan économique, les Verts entendent favoriser le développement durable. "Les entreprises qui auront de l'avenir sont celles qui seront écologiques, affirme Tilly Metz. La pression économique et les lobbys et traités écologiques – Kyoto ou autre – fera que les entreprises qui réussiront seront de qualité, auront une expertise et seront aussi axées sur le développement durable. Cela rentre dans la réforme fiscale verte, comme on l'envisage, mais qui n'engendrerait pas de pertes pour


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Photo: Luc Deflorenne

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Tilly Metz et Robert Rings: “Nous avons le sentiment d’avoir trouvé une façon de travailler plus efficace”.

les entreprises: taxes sur le travail et avantages écologiques pourraient s'équilibrer. Les gens pensent souvent que l'écologie, c'est un luxe mais ce n'est pas le cas. Cela permet aussi de recevoir de l'argent. C'est plus une histoire de concrétisation et d'approche", pense-t-elle. Favoriser le transport en commun constitue un point essentiel de la politique des Verts, qui estiment que les communes ont un rôle à jouer à côté de l'Etat. "Le Luxembourg n'a rien fait ces 20 dernières années en matière de transports en commun. La réflexion n'a pas eu lieu. On pourrait avoir un train-tram à Luxembourg depuis quelques années si on

n'avait pas arrêté le projet", s'insurge le porte-parole. Transports et carburants sont deux problématiques fortement liées l'une à l'autre. Les Verts en sont conscients et affirment que "nous n'avons pas l'intention d'augmenter le prix de l'essence, pas tant que rien ne sera fait du côté des transports publics", rassure Tilly Metz, qui veut une fois pour toutesdébarrasser le parti d'une croyance qui a la vie dure. "Il faut plutôt rendre les transports publics plus attrayants et trouver une alternative au tourisme d'essence qui apporte, certes, des taxes au pays, mais qui, de l’autre côté, coûte de l'argent de par l’infrastructure nécessaire et la pol-

lution engendrée", car il faudra racheter des permis de "polluer", une fois les accords de Kyoto mis en œuvre. "Il n'y a pas de solution facile, ni de solution à moyen terme. On ne pourra pas changer cela demain même si on est au gouvernement", déclare, réaliste, M. Rings. Mme Metz est d'avis que ces prix finiront, à terme, par être harmonisés dans toute l'Union européenne. Quant à l'habitat, le phénomène de désertification des villes est pointé du doigt. "Nous voulons favoriser les centres-ville où il n'y a plus de vie et enrayer la spéculation sur les terrains, en instaurant un impôt sur celleci", précise Mme Metz.

Au rang des thèmes forts développés par les Verts, on notera encore l'égalité des chances homme-femme. Et par extension, l'égalité Luxembourgeois-étrangers. Le parti entend inciter ces derniers, qui représentent 40% de la population, à s'impliquer davantage dans la vie des communes et dans les élections communales en allant voter mais aussi en se présentant sur les listes. Les Verts se disent optimistes pour la prochaine échéance électorale. "Les gens veulent plus de vert, ils l'ont démontré lors des élections européennes. Nous sommes un parti réaliste et pas utopique. Notre parti est capable de gouverner", conclut Tilly Metz. ■ Florence Reinson

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STATEC

(26/10) Le Statec a affiché un optimisme certain en publiant sa note de conjoncture n°2: la croissance du PIB anticipée pour 2004 s'élève ainsi à 4,2% (en volume), alors qu'elle plafonnait encore à 2,5% lors de la dernière estimation de mai. "L'entrain que connaît la conjoncture mondiale se répercute sur le Luxembourg", se réjouit l'institut de statistiques, qui table sur un maintien du rythme d'expansion de l'activité, en 2005, à plus de 4%. Pour autant, le Statec ne prévoit pas d'amélioration substantielle sur le marché du travail dans les deux années à venir: au mieux, le chômage pourrait se stabiliser, mais pas amorcer de "franche décrue". www.statec.lu

CHAMBRE DES MÉTIERS

3,3% de hausse annuelle pour les charges administratives (26/10) Selon une étude réalisée par la Chambre des métiers, le taux de croissance annuel des charges administratives a été, pour les entreprises artisanales, de 3,3% entre 1999 et 2004. Il en coûte, en moyenne, 1.728 euros par an et par personne occupée, ce qui correspond à environ 1,28% du chiffre d'affaires. Ce poids des charges administratives est relativement plus élevé pour les petites entreprises (3.873 euros par an et par personne occupée pour les entreprises de moins de 10 personnes) que pour les entreprises de taille plus importante (1.034 euros par an et par personne pour des entreprises occupant 100 personnes ou plus). Le coût annuel des charges administratives supporté par l'artisanat s'est élevé, en 2004, à 101 millions d'euros. www.cdm.lu

PROMOCULTURE

Droit du Travail – 10e mise à jour (01/11) La 10ième mise à jour de l'ouvrage du Droit du Travail luxembourgeois, compilé par Marc Feyereisen, vient de paraître. Elle comporte 866 pages, prend en considération l’évolution jurisprudentielle au 15 Septembre 2004 – avec une centaine de nouvelles jurisprudences choisies parmi 400 – et opère une adaptation des textes légaux au 30 Septembre 2004 en y incluant notamment les nouvelles dispositions sur la modification juridique de l’employeur, les conventions collectives, l’Office national de conciliation et les travailleurs handicapés. Cette nouvelle mise à jour, envoyée automatiquement à tous ceux s'étant abonné à la publication, est également disponible dans toutes les librairies au prix de 58,90 euros. www.promoculture.lu

TELCOM

Un nouveau président (01/11) Le Groupement d'intérêt économique Telcom, en charge de la mise en oeuvre de la portabilité mobile au Luxembourg, a changé de président, conformément aux statuts, qui prévoient une "tournante" tous les six mois. A Jean-Claude Bintz (VOXmobile), le premier président de ce GIE, a donc succédé Yves Gordet (CMD). Compte tenu de la disparition d'Orange du marché (lire aussi page 32), le président à venir devrait alors être Chris Maes (Mobilux).

FAST

Les salaires "Legal et Compliance" en hausse (19/10) Selon une étude réalisée par le cabinet de recrutement fast, la moitié des 66 catégories de métiers du secteur financier étudiées a enregistré une augmentation modeste des salaires en 2003. Un tiers de ces métiers n'a pas connu de changement, alors que 17% ont connu une baisse. Ce recul concerne notamment les métiers "Client services" et "Private banking". Les catégories affichant les tendances les plus positives sont celles liées au "Legal et Compliance" (jusqu'à 25% de mieux) et l'administration de fonds, avec quelques hausses significatives pour les nouveaux employés ou ceux bénéficiant d'une promotion. www.fast.lu

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BCL

Projet de budget optimiste LA BANQUE CENTRALE du Luxembourg a rendu son avis sur le projet du budget, déposé à la Chambre par son ministre de tutelle, Luc Frieden, le 20 octobre dernier. Avec des recettes évaluées à 6,902 milliards d'euros et des dépenses évaluées à 6,991 milliards d'euros, le projet de budget affiche un déficit de 89 millions d'euros – pratiquement inchangé par rapport à l'année 2004 –, ce qui équivaut à 1,2% du PIB. La dette publique s’élèvera à 569 millions d'euros ou 2,1% du PIB en 2005, le pacte de stabilité permet d'aller jusqu'à 60% du PIB. Le déficit prévisible consolidé de l'Etat central devrait, lui, selon la BCL demeurer très significatif. Il s'élèverait à 2,4% du PIB en 2004 et à 2,3% en 2005. Cette évolution serait observée en dépit de l'actuelle embellie conjoncturelle. D'une part, le rendement de l'impôt sur le revenu des collectivités sera vraisemblablement en retrait par rapport aux années précédentes, car les soldes d'impôt liés aux années antérieures devraient continuer à s'amenuiser. D'autre part, les dépenses de l'administration centrale progresseraient au total de quelque 13,1 % sur la période de deux ans 20042005. La BCL prédit que la croissance des dépenses excédera cette progression puisque l'Union des caisses de maladie a décrété, lors de son assemblée générale du 9 novembre dernier, d'augmenter les cotisations de 0,30%, en vue de combler une partie du déficit estimé à 98 millions d'euros pour 2005. Une hausse qui se traduira par une augmentation des trans-

Photo: Patrick Muller

La croissance s'accélère en 2004-11-02

Selon Yves Mersch et la BCL, le solde de la sécurité sociale est moins favorable que dans le projet de budget.

ferts de l'Etat central à la sécurité sociale. La BCL constate par ailleurs que le solde de la sécurité sociale estimé dans le projet de budget est plus favorable, de 0,4% du PIB, que ses propres estimations. "A politique inchangée, le maintien des excédents de la sécurité sociale à un niveau aussi élevé paraît peu probable", assure-t-elle. D'abord, parce que "les autorités devront en principe procéder à un ajustement des pensions à l'évolution des salaires réels en 2005. Le dernier ajustement, mis en oeuvre en 2003, s'était traduit par un surcroît de dépenses égal à 0,3% du PIB". Le solde effectif des administrations publiques accuserait un déficit significatif, égal à 1,5% du PIB en 2005. Cette situation reflète pour l'essentiel l'impact de la hausse soutenue des dépenses publiques prévue au projet de budget 2005 de l'Etat central. Quant à l'équilibre des finances communales envisagé dans le projet de budget, la

BCL l'estime optimiste dans le contexte d'une réduction du produit de l'impôt commercial communal, qui constitue à lui seul près de 30% des recettes totales des pouvoirs locaux. Selon le budget des recettes, le produit de cet impôt passerait en effet de 540 millions d'euros en 2003 à 450 millions en 2005, ce qui correspondrait à une moins-value de plus de 0,5% du PIB. "Il aurait été préférable de profiter de l'actuelle phase de reprise pour converger plus rapidement vers une position "proche de l'équilibre ou en excédent". Avec la hausse annoncée d'une augmentation de la TVA de 12 à 15% sur l'essence et le tabac, un cours du pétrole et de l'euros qui restent élevés, les résultats de l'inflation globale seront substantiellement révisés à la hausse, prédit la BCL. La prochaine échéance de l'indexation automatique des salaires serait avancée et projetée pour octobre 2005 avec une majoration des salaires le mois suivant. ■ F.R.


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(Re)découvrir les plaisirs de nos vins et crémants En vingt ans, la qualité a été révolutionnée. Mais, au Luxembourg, le consommateur ne le sait pas. Ou pas assez. D'où la campagne lancée pour trois ans.

DU 2 AU 5 DÉCEMBRE, LA Place Guillaume, à Luxembourg-ville, vivra au rythme des plaisirs des vins et crémants luxembourgeois, avec un petit air de vignoble mosellan et un programme varié, sous chapiteau transparent et décoré de manière festive. Point central de cette manifestation – qui devrait être pérenne – le village des vignerons accueillera la grande majorité des producteurs locaux, grands et petits. Ces quelques jours seront l'occasion unique pour tout un chacun, juste avant les fêtes de fin d'années et leurs saveurs œnologiques, d'échanger des informations, de découvrir, de goûter, voire d'acheter les vins et crémants luxembourgeois. Sans oublier – que du contraire! – la "Wine-Academy". A plusieurs reprises, en effet, œnologues et sommeliers procéderont à des dégustations commentées pour le public présent, en prodiguant leurs remarques et conseils. Cette action s'inscrit dans la campagne qu'a lancée la Commission de promotion des vins et crémants luxembourgeois pour soutenir et renfor-

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cer le marché intérieur, après le succès de la campagne "Vins et crémants, l'autre richesse du Luxembourg", menée dans notre premier (et très largement majoritaire, avec 88% de nos exportations pour l'année 2003) marché extérieur, la Belgique.

Revaloriser la qualité Dans la foulée, c'est toute une nouvelle stratégie de marketing, développée cette fois avec l'agence binsfeld communication, qui se met en place au niveau national. Une stratégie marquée par l'appui des vignerons, le long terme – 3 ans – et par deux messages: la revalorisation et la réactualisation. Et basée sur un constat, indique la Commission: les professionnels ont signalé un marketing trop discret. D'où le défi de communication relevé. Avec d'abord un coup d'éclat sur les écrans de cinéma et à la télévision depuis septembre: le clip avec l'acteur français Gérard Depardieu, vigneron lui-même, qui vante le nez et le bouquet de nos vins.

"L'objectif est de favoriser le développement du marché intérieur", remarque Nathalie Reckinger, de la Commission. "Non que ce marché se porte mal, mais la concurrence est là et il ne faut pas s'endormir sur nos lauriers. Il faut prévoir les 5 à 10 ans à venir, d'autant que nous avons tous constaté que l'image que le public se fait de nos vins ne correspond pas à la réalité". C'est que, depuis une vingtaine d'années, cette qualité ne cesse de croître. Mais trop discrètement sans doute. Pourtant, les faits sont là, soulignés par Serge Fischer, de l'Institut viti-vinicole. "Il y a d'abord l'effet du remembrement, mené avec l'appui actif de l'Etat, qui a permis la maîtrise des rendements de nos 1.251 ha de vignes, avec une exploitation optimisée. Ensuite, l'accompagnement par le Conseil œnologique de Champagne et le laboratoire de l'institut ont accentué la formation des vignerons, qui est aujourd'hui au mieux. Enfin, il faut noter la maîtrise des conditions techniques de production et la sensibilité accrue à la protection de l'environnement qui font que 750 ha de

nos vignes ne sont plus traités avec des insecticides, mais par des méthodes bio subventionnées par l'Etat. Ce qui se renforcera encore avec le programme "Prime à l'entretien de l'espace naturel". L'effet de la politique vitivinicole ne se traduit pas seulement en termes de très bonne qualité, mais aussi en nombre d'exploitations. En vingt ans, celles-ci sont passées de 1.062 à 480, réparties en 232 vignerons cultivant moins d'un ha, 84 cultivant de 1 à 3 ha et 164 de plus de 3 ha. Selon l'institut, il faut, pour pouvoir vivre de sa production, cultiver au moins 5 ha de vignes, et le standard de ceux qui vendent à la coopérative est de 7 ha. Les dernières statistiques portent bien sûr sur l'année 2003. A 50.576 hl, le volume d'exportations est resté stable. Pour l'année viticole 20022003, la vente de vin au Luxembourg a baissé de 7%, à 249.172 hl, dont 166.078 hl de vins étrangers (-8%) et 83.094 de vins indigènes (-5%). Pour la campagne 2001-2002, la vente de vins indigènes avait été de 87.690 hl, sur un total de 268.868 hl. Enfin, pour ce


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qui est de la récolte 2003 – une année exceptionnelle en qualité, vu les conditions climatiques – les 12,3 millions de litres de moût des vendanges sont nettement inférieurs à la moyenne décennale de 14,2 millions de litres. Nous avons rencontré trois vignerons producteurs– un "grand", un "moyen" et un "petit" – pour faire le point sur les perspectives de ce secteur de poids dans l'économie nationale.

"Nos vins ont leur spécificité" "Pour un petit vigneron comme nous, précise d'emblée Paul Legill (Caves Legill, à Schengen), c'est la clientèle

privée qui compte. Pas l'exportation. En revanche, il est important de figurer sur la carte de restaurants bien connus au Luxembourg, à la fois pour le renom et parce que cela peut nous attirer de la clientèle. Nos ventes sont en progression considérable. Nous vendons le double par rapport à 7 ou 8 ans, aussi parce que les gens cherchent le contact avec le viticulteur. Cette clientèle, amenée par le bouche à oreille, vient de France, de Belgique et d'Allemagne pour acheter ici des vins de qualité". Reste cependant, une autre donnée, qui justifie la campagne de promotion. "On voit que la consommation de vins luxembourgeois par habitant diminue d'une année à

l'autre. Or, tous les producteurs font des efforts très considérables en vinification, avec la très nette différence de qualité que cela implique. Le consommateur le voit mais, malgré tout, sa consommation de vins indigènes diminue. Cela nous amène à nous poser des questions, entre autres sur la publicité". Paul Legill, comme tous les producteurs, pointe du doigt la concurrence étrangère. Il y a bien sûr les vins français et cette image de l'Hexagone, pays du vin. Mais – et bien plus – l'afflux de vins du monde entier dans les grandes surfaces. “Surtout les vins du Nouveau Monde, qui ont un intéressant rapport qualité – prix. Pourtant, on ne peut pas les comparer. Nos vins ont leur spécificité, ce

type luxembourgeois unique et qu'il faut aimer." Ce petit vigneron s'accorde à reconnaître le vent nouveau qui souffle sur l'image de la production nationale. "Relancer la consommation intérieure de vins indigènes n'est pas perdu d'avance. Avec la Commission, nous disposons de personnes qui ont plus de 'power'. Il y a des choses qui bougent et qui peuvent payer. La priorité est de faire connaître notre qualité. Les Luxembourgeois ne font pas vraiment confiance à la production luxembourgeoise. Ils s'y connaissent mieux en vins français. Or, il y a beaucoup d'occasions pour faire connaissance et, surtout, faire remarquer au consommateur combien les efforts en vinifi-

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Nos vins ont une spécificité et une qualité à faire redécouvrir.

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cation ont tiré la qualité vers le haut". Mondialisation oblige, l'avenir est-il menaçant pour les petits producteurs? Paul Legill se veut optimiste: "Oui, nous avons un avenir. Car, si la clientèle est plus restreinte, le contact est plus proche. Si l'on se concentre sur la production de vins de qualité, on peut en vivre. Ce n'est pas facile, mais les choses ont évolué et évoluent favorablement. Il y a vingt ans, c'était le viticulteur qui avait le plus de rendement et la cave la plus pleine qui était le gagnant. Aujourd'hui, c'est la qualité qui l'emporte sur la quantité. Quant au danger de rachat par des groupes étrangers, je ne le vois pas ici. Par contre, comme dans l'agriculture, nos domaines sont de plus en plus grands, par une concentration qui se fait remarquer. C'est un combat qui se joue entre Luxembourgeois. Pas – ou pas encore – entre Luxembourgeois et étrangers".

Un espace fort entre la réalité et sa perception L'administrateur délégué des Caves Bernard Massard, Hubert Clasen, estime que le marché s'est globalisé depuis vingt à vingt-cinq ans. En même temps, le niveau de vie a grimpé, les Luxembourgeois ont beaucoup plus voyagé et donc découvert de nouveaux vins. "Ils consomment aussi de plus en plus de vins rouges, depuis dix ans. C'est un 'trend' mondial'", explique-til. "Ce qui est spécifique, c'est la mutation de notre structure démographique, qui nous a amenés de quelque 370.000 à 450.000 habitants, dont environ 180.000 d'origine étrangère, surtout des pays latins". Ces personnes ont amené leurs habitudes, parmi lesquelles leurs vins qui ont modifié le marché: la consommation de vin blanc (l'essentiel de la production nationale) a chuté face au vin rou-

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ge importé. "Mais, même si ses ventes diminuent, le vin blanc indigène garde la plus forte part du marché dans le secteur des vins blancs", précise Hubert Clasen. "Il y a eu de plus, en parallèle, une baisse d'image due au fait que les goûts du consommateur ont changé. Il a préféré des vins plus méditerranéens, qui sont plus ronds, plus alcoolisés, plus directs. D'où le succès du phénomène Chardonnay. Face à cela, nos producteurs se sont posé des questions et ont fait évoluer leurs vins. Mais, comme toujours dans le vignoble, les effets de cette action sont lents, puisqu'il s'agit d'un produit naturel". L'administrateur délégué des caves Bernard Massard rejoint l'avis de tous pour estimer que, si la qualité a été révolutionnée, il reste un espace fort entre ce qui est fait et la perception de cette réalité par le consommateur. "Tout le travail est de faire savoir au consommateur que le vin luxembourgeois, aujourd'hui, n'est plus le même que celui d'il y a quinze ans. Il faut aussi éduquer le consommateur. Car il demande à être informé, c'est le rôle de la Commission. Le succès des vins du Nouveau Monde est dû au style de ces vins, faciles et directs, et au fait qu'ils se présentent de manière elle aussi facile et claire: un nom de producteur, une appellation, une origine. Chez nous, les propositions sur les étiquettes sont assez complexes mais notre avantage est d'avoir un seul cépage par étiquette, ce qui facilite la vie au consommateur." Notre appellation unique “Moselle luxembourgeoise Appellation contrôlée”, qui figure sur la colerette, est, selon Hubert Clasen, une chance face à la mondialisation. "Notre structure ne peut pas s'étendre, à l'inverse du Nouveau Monde. Nous devons faire avec nos 1.300 ha et, par là, jouer une politique de niche qui s'insère entre les grands noms. Sans viser la toute grande exportation, mais l'exportation régionale, dans un rayon qui englobe des gens qui

nous connaissent et qui connaissent la qualité de nos vins". L'enjeu, tant à l'exportation que sur le marché national est aussi financier. Revaloriser l'image de nos produits permet aussi de vendre de meilleurs vins à un prix plus élevé. "Parce que le consommateur est conscient que le prix est justifié par la qualité". Et M. Clasen de considérer qu'il n'y a pas d'inquiétude fondamentale, car le potentiel est là.

Priorité au marché national Le président des Caves Gales, Marc Gales, partage les constats et perspectives de MM. Legill et Clasen. "Il est évident que nous sommes dans un secteur marqué, depuis quelques années, par une certaine stagnation de la consommation. Mais, malgré tout, la consommation de vins et crémants luxembourgeois reste très importante. Et, pour une région viticole, le marché national est toujours très important. C'est le cas au Luxembourg, où ce marché absorbe deux tiers de la production. Ceci explique la campagne de promotion." Marc Gales met l'accent sur certains points, comme la diminution de consommation des alcools en général, même s'il faut différencier les alcools forts des vins. "Mais, si l'on consomme moins, on consomme mieux. C'est le fruit de la reconversion, menée depuis vingt ans, qui va dans une direction qualitative. Reste qu'il est clair que les campagnes – tout à fait justifiées, lorsqu'il s'agit par exemple de la sécurité routière – pour la diminution de la consommation d'alcool, font que la consommation hors domicile ne va pas aller en augmentant. Bien sûr, la consommation moyenne, à 60 litres par an et par habitant, dont un tiers de produits indigènes, reste à un niveau très important. C'est à relativiser du fait des achats transfrontaliers. Mais aussi, dans un autre sens, puisque les

60 litres couvrent aussi la consommation de rouges et de rosés. Si on tient compte de cette donnée, ce sont les deux tiers du marché national qu'occupent nos vins et crémants." Et de souligner que ce résultat est d'autant plus remarquable que la forte immigration, venue de pays qui sont de plus de gros producteurs de vins, a amené sur notre marché ses habitudes de consommation. "Ce constat permet de répondre à ceux qui demandent pourquoi nous ne travaillons pas plus à l'exportation. Notre priorité, c'est le Luxembourg, en faisant redécouvrir aux Luxembourgeois et aux communautés étrangères nos produits et les efforts de nos vignerons." Marc Gales nuance l'impact des vins du Nouveau Monde, en expliquant que notre marché reste relativement traditionnel et que les régions viticoles étrangères chez nous continuent à être la France et, surtout, l'Italie et le Portugal. Pour lui, la question qui se pose face à la mondialisation est de savoir si c'est un bien ou un mal. "Pour moi, ce n'est pas nécessairement un mal. Je pense que, s'il y avait ici des intérêts étrangers, cela permettrait une meilleure diffusion de nos vins. Et l'intérêt d'investisseurs étrangers prouverait que nos vins ont une chance sur un marché extérieur. Mais le fait que nous ayons un tout petit vignoble, non extensible, provoque un manque d'intérêt des grands groupes mondiaux. Et nous devons en tirer profit pour créer des produits de niche." Enfin, M. Gales souligne tout l'intérêt du récent joint venture avec les Caves Krier Frères. "Aujourd'hui, si l'on est une entreprise de taille moyenne, il faut des synergies. Dans cette opération, notre intérêt porte avant tout sur un vignoble premier choix, de 35 ha, de Krier Frères. C'est le type de vignoble très difficile à acquérir. En quinze ans, nous avons constamment élargi notre vignoble. Mais il n'y a pas de marché pour des domaines d'une certaine importance. D'où ce joint venture." ■ Marc Vandermeir


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L'administration se remet en question Le bilan des cinq premiers mois d'activité du médiateur est plutôt positif. L'institution peut se targuer d'avoir été bien perçue à la fois des citoyens et de l'administration. LE MÉDIATEUR, MARC Fischbach, nommé suite à la loi du 22 août 2003 instituant cette nouvelle fonction, a présenté son premier rapport d'activité sur ses cinq premiers mois de travail (1er mai-30 septembre). Un bilan que l'ancien ministre CSV de la Justice, notamment, puis juge à la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg estime positif, pas tant au regard du nombre de réclamations introduites mais plutôt du résultat obtenu. En effet, sur 587 réclamations déposées formellement par les administrés auprès du médiateur, ce dernier en a considéré 180 fondées. Et, sur ces 180 doléances, 118 ont été corrigées par l'administration, soit un taux de 65%. "L'administration est prête à examiner avec la plus grande attention les arguments du médiateur": c'est la première conclusion que tire Marc Fischbach, tempérant ce constat par le fait que l'institution se trouve en période de démarrage. Les cas portés à la connaissance du médiateur sont très divers et concernent des départements très différents. Ils relèvent aussi bien de la fiscalité que d'un contentieux avec la commune ou avec des établissements publics tels que la Sécurité sociale. Pour les 62 autres plaintes que le médiateur a jugé fondées, l'administration n'a pas suivi son argumentation. L'an-

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cien homme politique, ministre dans trois gouvernement successifs (1984, 1989, 1994) espère encore obtenir satisfaction, pouvant aller jusqu'à formuler une recommandation formelle invitant l'administration à revoir sa position initiale et la corriger. "Je peux publier cette recommandation mais je n'ai pas de pouvoir audelà de la recommandation. Le médiateur ne peut rien décider et c'est la raison d'être de l'institution. Il doit convaincre et peut, par ses recommandations, amener l'administration à rendre des comptes en public. C'est à l'autorité législative, la Chambre des députés, à faire son travail; le médiateur est une aide", rappelle-t-il. Dans le court laps de temps de l'existence de l'ombudsman, 425 dossiers ont été clôturés, parmi lesquels 102 font apparaître des lenteurs, ce qui est contraire au principe d'une bonne administration. "L'exigence de traiter toute demande dans des délais raisonnables et la célérité dans l'accomplissement de toute procédure sont des éléments de base de la justice et de la sécurité juridique. Même si certaines lenteurs sont dues à la spécificité et la complexité des dossiers en cours de traitement, il serait préférable de faire parvenir au citoyen une décision rapide, fût-elle négative, qu'une décision positive prise à l'échéance d'une période excessivement longue", juge Marc Fischabch.

Le médiateur est bien perçu, estime-t-il, en concluant qu'il y avait "un besoin social impérieux", d'abord au vu du grand nombre de demandes - 1.100 personnes se sont adressées à lui - mais aussi par l'intérêt porté par l'administration. "L'administration a bien compris le rôle du médiateur, qu'il n'est pas un contrôleur mais un conseiller. Il est un partenaire de l'administration. Il doit aussi accomplir un travail pédagogique envers le citoyen pour expliquer le bien-fondé de l'administration. Le médiateur a beau être le défenseur des droits des citoyens, il doit rester à équidistance des deux, il doit garder son objectivité", souligne-t-il. "Notre démarche est très flexible, l'accès est gratuit et les gens se rendent compte que c'est un moyen plus efficace que les juges pour régler les problèmes. C'est moins formel, plus direct, transparent. On peut tout de suite les réorienter. C'est un point fondamental. Les informations sont aussi importantes que les réclamations formelles", insiste l'ombudsman.

Lenteurs administratives En matière de fiscalité, 65 cas sont arrivés devant le médiateur, dont 49 ont été clôturés, soit un taux de correction de 76%. Le problème le plus important réside dans

les délais souvent longs mis par le directeur de l'administration des contributions directes à se charger des réclamations qui lui sont déférées. Un autre problème concerne le temps que prend l'administration pour rembourser les excédents d'impôts. Ce qui a poussé le médiateur à émettre une recommandation d'ordre structurel pour accélérer le traitement des réclamations auprès de cette administration. Quant aux griefs à l'égard de l'administration de l'Enregistrement et des Domaines, ils concernent en grande partie le délai de remboursement de la TVA logement, pour lequel il faut actuellement compter environ 18 mois. Cette situation a également donné lieu à une recommandation. Par ailleurs, les problèmes liés au remboursement de la TVA à des assujettis étrangers et pour lesquels la Commission européenne a lancé une procédure d'infraction contre le Luxembourg pour non respect des délais de remboursement de 6 mois maximum, devraient être sur le point de se régler, le gouvernement étant occupé à prendre des mesures à ce propos. Il semblerait que les soucis avec la Sécurité sociale soient récurrents: le médiateur a été saisi de quelque 142 plaintes, pour des raisons allant de lenteurs dans la fixation définitive des pensions, refus de recon-

naître un accident du travail, ou encore une invalidité, jusqu'à des problèmes liés au forfait d'éducation et aux indemnités de maladie. Un certain nombre de plaintes concernaient encore la législation relative aux allocations familiales applicable aux frontaliers travaillant au Grand-Duché.

Huit recommandations formulées Le médiateur a connu des difficultés de démarrage dans ses relations avec les services compétents des ministères de la Justice et du Travail. Les affaires relevant de l'immigration et du travail s'élèvent à 60, dont 21 clôturées. La plupart dénoncent un manque d'informations quant aux conditions d'accès au marché du travail et d'obtention d'une autorisation de séjour. M. Fischbach a formulé deux recommandations au ministère des Affaires étrangères et de l'Immigration, l'une jugeant inacceptable l'absence de réponse aux demandes d'autorisation de séjour pour motifs humanitaires, l'autre estimant discriminatoire l'exigence d'un permis de travail pour les conjoints non communautaires de ressortissants luxembourgeois. Ce sont une nouvelle fois les lenteurs procédurales qui sont pointées du doigt dans la plupart des 17 réclamations à l'encontre de l'administration


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Marc Fischbach: "L'administration a bien compris le rôle du médiateur, qu'il n'est pas un contrôleur mais un conseiller. Il est un partenaire de l'administration".

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judiciaire, dont 12 ont été clôturées malgré les réticences de cette administration à fournir au médiateur des informations concernant l'état d'avancement et la date approximative de la clôture d'une procédure. Plusieurs réclamations ont eu pour objet la durée excessive mise par les curateurs à poursuivre et clôturer des opérations de faillite, due essentiellement à l'inertie des curateurs - des avocats inscrits au Barreau -, indique le médiateur dans son rapport. Au total, Marc Fiscbach a donc formulé huit recommandations au gouvernement. A l'adresse du ministre de la Justice et du Premier ministre, le médiateur suggère de revoir ou réexaminer la législation sur l'interdiction du droit de vote pour les condamnés à des peines criminelles et/ou correctionnelles et posé la question de sa conformité avec la Convention européenne des droits de l'Homme. L'interdiction générale du droit de vote au-delà du temps d'emprisonnement, risque, au vu d'un arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme rendu en mars dernier vis-à-vis de la législation britannique, de ne pas résister au test de proportionnalité, estime l'ancien juge. M. Fischbach a encore recommandé au gouvernement de préparer un projet de loi portant réforme du paragraphe 22 de la loi générale des impôts indiquant de façon précise les infractions dont la poursuite justifie une communication aux autorités judiciaires d'informations couvertes par le secret fiscal. Ces recommandations datent de début octobre et le gouvernement doit informer le médiateur sur les suites qu'il entend y donner. "Le gouvernement n'a pas d'obligation, sinon morale, puisque le législateur a donné cette mission au médiateur, de donner une suite à ces recommandations", conclut le médiateur. En revanche, si le gouvernement ne tient pas compte de ces recommandations, il devra expliquer pourquoi il n'y donne pas suite. ■ Florence Reinson

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SEMAINE DE LA QUALITÉ

Un budget 2005 "social" (20/10) Retardé de quelques semaines afin de pouvoir bénéficier des chiffres conjoncturels les plus récents, le budget 2005 – le premier de la nouvelle législature – présenté aux députés se veut "un budget à forte inclination sociale et aux investissements solides", selon Luc Frieden, ministre du Trésor et du Budget. Il affiche un déficit total de 88,9 millions d'euros (soit un million de plus que le budget 2004 définitif et 1,2% du PIB) et table sur une hausse de 9,38% des recettes courantes à 6,83 milliards d'euros et de 8,18% des dépenses courantes à 6,29 milliards d'euros. Il est notamment prévu de porter de 12% à 15% la TVA sur les produits du tabac et des carburants, ce qui devrait rapporter 40 millions d'euros de recettes supplémentaires. Les prix des cigarettes devraient ainsi augmenter de 20 cents pour un paquet de 25 cigarettes à partir du 1er janvier 2005, les prix des carburants devraient connaître une hausse de 2,5 cents (lire aussi page 60).

WANDPARK KEHMEN HEISCHENT

Parc éolien inauguré (15/10) A cheval sur les communes de Bourscheid et de Heiderscheid, le parc de 7 éoliennes, dont la construction, retardée en raison d'études liées à la sécurité du trafic aérien, avait commencé en août 2003, a été inauguré par les ministres de l'Environnement (Lucien Lux) et de l'Intérieur (Jean-Marie Halsdorf). Ce parc, exploité par la société Wandpark Kehmen Heischent, dispose d'une puissance nominale totale de 12,6 mW, ce qui en fait le plus performant au niveau national. La société, qui compte Cegedel, la Société électrique de l'Our et la commune de Bourscheid comme principaux actionnaires (20% chacun), a notamment bénéficié d'un crédit d'un million d'euros accordé par Etika. www.etika.lu

LUXEMBOURG 2007

Ceci n'est pas une Sicav... (21/10) Le grand projet "Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture 2007" connaît désormais les slogans qui serviront de support pour les actions et axes de communication futurs. Pour soutenir ce grand chantier culturel, pas moins de 478 propositions en langue allemande ou française ont été recueillies au travers du site Internet. Cinq d'entre elles ont été choisies: "Cultures sans frontières", "Terre(s) de culture(s) en action", "Cultures en mouvement", "Kultur - die Kunst zusammen zu leben" et "Ici, ailleurs, ensemble" (toute ressemblance avec la campagne de publicité de Gaz de France n'est sans doute que fortuite...). Un sixième texte a été couronné d'un prix spécial "originalité": "Ceci n'est pas une SICAV"... www.luxembourg2007.org

SECUREX LUXEMBOURG

Davantage de harcèlement au Luxembourg (26/10) Au terme d'une enquête menée au cours du premier semestre 2004 auprès de 500 travailleurs actifs au Grand-Duché, Securex Luxembourg a analysé leur bien-être et les grands indicateurs de leur satisfaction au travail. Il apparaît que l'indice de la satisfaction professionnelle globale au Luxembourg atteint 7,08/10, bien meilleur qu'en Belgique (6,42) ou en France (6,37). C'est principalement la qualité des relations de travail (7,68), de l'environnement (7,67) et de l'emplacement du lieu de travail (7,39) qui ont été mis en avant. Le contenu des métiers, lui, obtient un score plus faible de 6,20 points. L'enquête a en revanche mis en avant un taux de discrimination (16,78%), de harcèlement moral (16,21%) et sexuel (7,14%) supérieurs aux pays voisins. www.securex.lu

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Les bonnes pratiques, cela s'apprend DANS LE CADRE DE LA Semaine de la Qualité, qui se tenait du 8 au 18 novembre, le Centre de recherche public Henri Tudor, a organisé, avec le soutien financier du Fonds européen de développement régional, la première édition du "Salon des bonnes pratiques". A cette occasion, des entreprises, entre autres Abzac, DSD, Conostix, IEE, J-Way, sont venues présenter et expliquer une de leurs pratiques organisationnelles. Les visiteurs ont élu "les outils de la qualité" de la société Technicolor (fabrication CD, CD Roms et DVD) comme "meilleure pratique" parmi les neuf présentées lors de ce salon. Ce salon gratuit, destiné avant tout aux PME, était l'occasion, pour la centaine d'inscrits, non seulement de se comparer pour s'améliorer, mais aussi de venir puiser des informations et exemples concluants leur permettant d'agir au mieux pour la pérennité de leur entreprise. Des grandes sociétés telles que Ernst & Young, Deloitte, Dexia, ou des structures plus petites telles que tailormade ou Methods, ont divulgué leurs connaissances au travers de différentes conférences. Selon Erny Lamborelle, président de la Confédération luxembourgeoise du commerce et patron d'Electrolux, qui animait une table ronde sur "Comment améliorer la compétitivité des entreprises", les grandes entreprises ne vont pas, contrairement à ce que l'on pensait, s'accaparer tout le marché. Elles sont en train de se concentrer sur leur core business. "Les PME doivent donc saisir l'opportunité de se spécialiser et se diversifier". Et d'enchaîner: "Toute richesse provient des entreprises. Notre souveraineté se résume en un mot: la compétitivité". Pour redresser la barre, la solution

Photo: Technicolor Home Entertainment Services

MINISTÈRE DU TRÉSOR

La société Technicolor Home Entertainment Services a été primée pour la mise en œuvre de ses "outils de qualité" (ici, contrôle optique d’un “glassmaster”). sera "la diversification économique et la promotion du site Luxembourg". "Tout va se jouer sur l'économie du savoir et de la connaissance", estime M. Lamborelle. Cependant, les différences entre les petites entreprises et les multinationales sont importantes et doivent être prises en compte dans la recherche de solutions, selon tailormade. "Vos outils doivent être adaptés à vos besoins spécifiques. Ne disposant jamais de suffisamment de ressources et de temps, vous ne pouvez pas vous limiter à des solutions sommaires, vastes et difficilement applicables en pratique". Un avis partagé par Deloitte, qui pointe du doigt la gestion administrative comme problématique principale des PME, et véritable défi qu'elles doivent relever. Les PME travaillent avec des bases de données mul-

tiples et éprouvent des difficultés à réaliser un reporting. Gilbert Renel, de Deloitte, préconise ainsi d'"investir dans une base de données consolidée, qui ne coûte pas très cher, offre la possibilité de réaliser des rapports consolidés, élimine les saisies multiples et facilite les recherches". Il recommande encore aux PME d'outsourcer le traitement de la rémunération et de favoriser autant que faire se peut les supports électroniques. Mais les bonnes pratiques ne concernent pas que la gestion administrative; elles touchent aussi bien le recrutement, pour lequel les PME rencontrent souvent des difficultés, la formation professionnelle, les salaires, ou encore la culture d'entreprise. Pour mettre en œuvre de bonnes pratiques, il existe, pour la plupart d'entre elles, des outils simples et efficaces. ■ F. R.


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Les frontaliers: un coup de jeune contre le vieillissement Une étude du CEPS/INSTEAD établit l'impact des travailleurs frontaliers et des résidents étrangers sur les actifs luxembourgeois.

LE LUXEMBOURG SUBIT-IL le vieillissement de sa population dans les mêmes proportions que les autres pays, en particulier les pays voisins que sont la France, la Belgique et l'Allemagne? De la réponse à cette question dépendent beaucoup de politiques, au premier rang desquelles la manière d'affronter la charge des pensions, le maintien en activité des travailleurs âgés (ou moins jeunes…), l'aménagement du territoire, le fonctionnement du système économique, etc. C'est précisément pour déterminer vers quels choix politiques s'orienter que l'Observatoire des relations professionnelles et de l'emploi (ORPE) a lancé le projet "Le maintien en activité des travailleurs âgés", soutenu financièrement par le ministère du Travail. Encore faut-il au préalable disposer d'une "photographie" exacte de la situation, pour en tirer les éléments prospectifs. L'ORPE s'est tourné, pour cela, vers le CEPS/INSTEAD, où l’économiste et démographe Kristell Leduc a analysé toutes les données et vient de remettre le texte de son étude. Qui n’est pas sans surprise, car il apparaît que le vieillissement de la population n'a pas les mêmes répercussions sur la population active au Luxembourg que dans les autres pays euro-

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péens. La cause? La structure très particulière de la population active du pays, composée en majorité de frontaliers et de résidents étrangers, qui ont pour particularité d'être, en moyenne, plus jeunes que les résidents luxembourgeois. L'étude – qui ne prend en compte ni les fonctionnaires, ni les chômeurs, ni les indépendants – ne formule aucune recommandation. C’est aux politiques d'en tirer les conclusions qui s'imposent. Elle s’achève néanmoins sur un constat: si la tendance à la hausse du nombre de travailleurs frontaliers et des résidents étrangers persiste, le renouvellement des générations d'actifs plus âgés semble donc assuré par cette main d'œuvre plus jeune, et l'impact du vieillissement de la population serait ainsi plus faible – ou en tout cas plus lent – au Luxembourg. La méthode utilisée par Kristell Leduc, qui s'appuie sur les données statistiques de mars 2003mises à sa disposition par l’IGSS, permet de multiples recoupements par une approche générale, puis par pays de résidence, par nationalité, par statut professionnel et par secteurs d'activités. Tous ces éléments sont comparés à ceux qui prévalent en France, Belgique et Allemagne.

Quelles sont les caractéristiques démographiques de la population active occupée au Grand-Duché? Les actifs se décomposent en trois grands groupes: les résidents luxembourgeois, les résidents étrangers et les frontaliers. Au 31 mars 2003, 231.036 personnes étaient présentes sur le marché du travail dans le secteur privé. Les actifs de moins de 35 ans et ceux de 35 à 50 ans y représentaient respectivement 43,0 et 43,4%.

Très peu d’actifs occupés de 50 ans ou plus Les travailleurs de 50 ans ou plus, tous groupes confondus, eux, ne constituent donc plus que 13,6% des actifs occupés, alors qu'ils sont encore 18,3% en Belgique, 23,5% en France ou 23,9% en Allemagne. La première conséquence est que le nombre plus élevé de travailleurs de moins de 35 ans, plus élevé au Luxembourg (43,0%) que chez nos voisins (36,8% en Belgique, 33,4% en France et 33,4% en Allemagne) fait que "contrairement à ses voisins européens, le Luxembourg ne sera pas exposé de la même façon au vieillissement de la population". Cette structure plus jeune est due, indique l'étude, "à la com-

position assez particulière de la population active". "En effet, en mars 2003, près d'un actif sur deux (46,5%) se trouve être un frontalier (venant de France, de Belgique ou d'Allemagne), un actif sur trois (30,3%) est un résident étranger et seulement 23,2% des actifs sont des résidents luxembourgeois. Or, la population des frontaliers et, dans une moindre mesure, celle des actifs résidents étrangers, a pour spécificité d'être plus jeune que celle des actifs résidents luxembourgeois". Si ces derniers constituaient seuls la population active, son âge moyen serait de 40 ans, alors qu'il tombe à 37,8 ans par l'impact des deux premiers. Ce constat vaut aussi pour les travailleurs âgés: la population des actifs résidents luxembourgeois compte 20% de travailleurs de 50 ans et plus (6,5% de femmes, 13,5% d'hommes). Au niveau de la population active totale, cette proportion chute à 13,6% (3,8% de femmes et 9,8% d'hommes), ceci toujours à cause de la présence des frontaliers et des résidents étrangers puisque 12,9% des frontaliers et 10,9% des résidents étrangers actifs ont plus de 50 ans. En outre, le rapport "jeunesâgés" (rapport de la population active des moins de 35 ans sur celle des 50 ans ou plus) produit des résultats très disparates


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Kristell Leduc: "Le renouvellement, au Luxembourg, des générations d'actifs paraît compromis pour l'avenir et le vieillissement de la population en est bien la cause"

selon les trois catégories d'actifs. "En effet, ce rapport est égal à 4,2 pour les frontaliers, à 3,5 pour les résidents étrangers et n'est que de 1,7 pour les résidents luxembourgeois. Au sein de la population active totale, un actif de 50 ans ou plus est représenté par 3,1 jeunes actifs de moins de 35 ans". D'où ce deuxième constat: "Tous ces éléments montrent donc que si les populations frontalière et résidente étrangère n'étaient pas aussi jeunes, la structure par âge de la population active du Grand-Duché serait sensiblement identique aux structures des autres pays européens". Et pour cause: l'âge moyen des populations actives en France et en Allemagne est de 40,7 ans; le rapport jeunesâgés étant égal à 1,4. La Belgique n'a pas les mêmes ratios, avec un âge moyen de 39,5 ans et, surtout, deux fois plus de travailleurs de moins de 35 ans par rapport aux 50 ans ou plus.

L'étude du CEPS/INSTEAD approfondit son analyse en se livrant ensuite à une comparaison de la pyramide des âges, pour y confirmer que la structure par âge des seuls actifs résidents luxembourgeois ressemble fortement à celles des trois pays voisins. "Ces pyramides ont en commun le fait que les proportions d'actifs ne varient pas considérablement selon les classes d'âge de 30-34 ans à 45-49 ans: environ 2% pour le Luxembourg et aux alentours de 7-8% pour la France. Dans ces conditions, le renouvellement des générations d'actifs pour l’avenir paraît compromis pour l'avenir et le vieillissement de la population en est bien la cause. Et c'est à ce niveau que la différence entre le Luxembourg et les autres pays européens se ressent car, encore une fois, la population active des frontaliers et celle des résidents étrangers sont particulièrement jeunes: par conséquent, elles équilibrent la structure par âge de la population active totale au Luxembourg".

Photo: David Laurent (Blitz)

Un équilibre venu de "l'étranger"

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Dans cette pyramide des âges comparative, c'est au niveau des 25-49 ans que le Luxembourg se distingue. En effet, même si, à la base, la proportion des jeunes actifs de 15-24 ans est aussi faible que les proportions de cette catégorie dans les autres pays, à cause principalement de l'allongement des études, la population d'actifs frontaliers arrive sur le marché du travail luxembourgeois, en général, à partir de 25 ans et y reste environ jusqu'à 50 ans. A partir de 50 ans, donc – et c'est un fait à souligner – les actifs repartent plutôt vers leur pays d'origine. Kristell Leduc remarque à ce propos que "Cette immigration a pour effet de 'gonfler' les proportions d'actifs de 25-49 ans, et donc d'assurer le renouvellement de ces générations” (partantes). L'étude du CEPS/INSTEAD se penche également sur les autres critères que sont le pays de résidence des actifs, leur nationalité et leur statut professionnel. Par rapport au pays de résidence de la population d'actifs, les frontaliers venant de France sont les actifs les plus jeunes (36,7 ans en moyenne), suivis de près par les actifs frontaliers venant de Belgique (37 ans), tandis que les frontaliers venus d'Allemagne et les résidents luxembourgeois sont les plus âgés (respectivement 38,1 et 38,5 ans). Mais la proportion la plus élevée de travailleurs âgés est celle des actifs résidant au Luxembourg: 16,0% (5,2% de femmes et 10,8% d'hommes) de la population active a plus de 50 ans. Dès lors, le rapport global entre les jeunes travailleurs (moins de 35 ans) et les plus âgés (50 ans ou plus) s'élève à 2,5. Ceci alors que, lorsque l'on s'en tient aux seuls frontaliers, ceux qui résident en France comptent seulement 10,3% de travailleurs de plus de 50 ans, et cette population est estimée à 11,1% pour ceux habitant en Allemagne et à 11,8% pour ceux demeurant en Belgique. Les actifs de 35 ans ou moins résidant en France sont presque cinq fois (4,6) plus nombreux que les actifs de 50 ans ou plus résidant en France. Ce rapport est égal à 4,0 pour les actifs résidant en Belgique

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et à 3,5 pour les actifs résidant en Allemagne. Soulignons cependant que le fait que ces actifs résident dans tel ou tel pays voisin ne signifie pas automatiquement qu'ils soient de cette nationalité: des Français peuvent habiter en Belgique, et vice-versa... Deuxième critère pris en compte par l’économiste-démographe du CEPS/INSTEAD: la nationalité des travailleurs, indépendamment de leur lieu de résidence. Là apparaît en effet la spécificité portugaise: "Les actifs de nationalités française et portugaise au Luxembourg ressortent comme étant les plus jeunes en moyenne que les actifs d'autres nationalités, et les Luxembourgeois apparaissent comme les plus âgés". L'âge moyen des Français est de 36,5 ans et celui des Portugais de 36,7 ans, contre un âge moyen de 40 ans pour les actifs de nationalité luxembourgeoise. Pour les autres nationalités, les actifs du Grand-Duché de nationalités belge, allemande et italienne ont respectivement, en moyenne, 37,1 ans, 38,6 et 39,3 ans. "Si l'on analyse d'un peu plus près ce résultat et que nous prenons en compte le sexe en plus de la nationalité", enchaîne l'étude de Kristell Leduc, "nous remarquons que les femmes actives les plus jeunes sont les Belges (34,9 ans) tandis que, chez les hommes, ce sont les Portugais qui sont les plus jeunes (moyenne d'âge: 34,9 ans). Nous constatons également que ce sont les hommes luxembourgeois (40,8 ans) et les femmes luxembourgeoises (38,9 ans) qui, en moyenne, sont les actifs les plus âgés". Les travailleurs de 50 ans ou plus, de nationalité luxembourgeoise, représentent 19,8% de la population active de cette nationalité, alors qu'au sein de la population des actifs de nationalité française, les travailleurs de 50 ans ou plus n'en représentent que 10,5%. Enfin, le rapport jeunes-âgés indique que, si les actifs français de moins de 35 ans sont presque cinq fois (4,7) plus nombreux que ceux de 50 ans ou plus, les jeunes actifs luxembourgeois sont, quant à

eux, moins de deux fois (1,7) plus nombreux que les actifs luxembourgeois de 50 ans et plus. Un trend de plus qui indique le poids des frontaliers et résidents étrangers sur la population active globale au Luxembourg. Il y a relativement peu à dire sur les différences éventuelles entre population ouvrière et population employée (toutes catégories confondues), puisque celles-ci s'équilibrent assez bien, à 48,9% d'ouvriers et 51,1% d'employés et ont, en outre, quasiment le même âge: 37,9 ans pour les ouvriers, 37,7 pour les employés. Le nombre d'actifs de 50 ans et plus est lui aussi assez semblable chez les ouvriers et les employés, soit 14,3% chez les premiers et 13,0% chez les seconds.

Trois secteurs "vieillissants" L'analyse des âges par secteurs d'activité se révèle d'autant plus intéressante qu'elle permet d'identifier les secteurs les plus "vieillissants" et les plus "jeunes". Mais elle n'apporte pas, il est vrai, de réelle surprise. L'étude du CEPS/INSTEAD souligne ainsi que "si certains secteurs sont assez homogènes dans la répartition de leur population, d'autres sont caractérisés par une structure par âge plus vieillissante, ou a contrario plus jeune". Ainsi, deux secteurs (“voire trois”, souligne l'étude) pourraient être considérés comme les plus concernés par le vieillissement, avec un âge moyen de leur population active compris entre 38,4 et 40,4 ans. Il s'agit de l'industrie manufacturière, des transports et communication et de la construction. Du coup, "ces secteurs enregistrent, par là même, les plus grandes proportions de travailleurs de plus de 50 ans: 21,0% pour l'industrie manufacturière; 16,1% pour les transports et la communication; 14,3% pour la construction". Et le rapport jeunes-âgés est dès lors assez faible dans ces trois secteurs. Les travailleurs de l'industrie manufacturière de moins de 35 ans sont seulement

1,6 fois plus nombreux que ceux de 50 ans ou plus; les jeunes actifs du secteur des transports et de la communication représentent à peine plus du double des actifs de plus de 50 ans; dans la construction ce ratio est de 2,7. Trois secteurs, donc, où le renouvellement des travailleurs risque de s'avérer difficile, voire problématique. Et les analyses de Kristell Leduc de permettre de relever que, "à l'opposé, deux secteurs d'activité se distinguent par un âge moyen de leur population active plus faible que la moyenne générale et une proportion plus limitée de travailleurs de 50 ans ou plus". Aucune surprise pour le premier, puisqu'il s'agit de l'horesca, où les actifs ont en moyenne 34,8 ans. Mais la seconde bonne tenue vient des activités financières, avec des actifs de 36,9 ans en moyenne. Dans ce dernier secteur, la proportion des plus de 50 ans est de 9,1% (dont 2,6% de femmes et 6,5% d'hommes). Les travailleurs de moins de 35 ans sont presque sept fois plus nombreux (6,6) que ceux de 50 ans ou plus dans l'horesca. Cette proportion est de 5,1 dans le secteur financier. La conclusion de l'étude note que le vieillissement de la population totale n'aura pas les mêmes répercussions sur la population active au Luxembourg que dans les autres pays, grâce à une main d'œuvre frontalière et résidente étrangère plus jeune. Sans autre commentaire ni recommandation. Mais la balle est plus que jamais dans le camp du politique, dont on sait qu'il entend travailler prioritairement sur la population résidente. Si l'aspect frontaliers et résidents étrangers n'était pas – ou pas suffisamment – pris en compte, les choix politiques pourraient ainsi être faussés. Avec tout ce que cela implique comme conséquences en cascade. D'autant que l'ensemble de ces données sous-entend aussi qu'il faut de manière impérative – ne serait-ce que pour pouvoir affronter la charge des pensions – assurer la croissance de l'emploi frontalier et des résidents étrangers, outre celle des nationaux. La quadrature du cercle? ■ Marc Vandermeir


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"Read me! Read me!" Séduire le lecteur tout en le respectant: Mark Porter, editorial designer de réputation internationale, a rencontré des professionnels grand-ducaux.

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influences de la télévision, des magazines, puis, plus tard du web et de la concurrence accrue sur les marchés (en particulier en Grande-Bretagne avec l’arrivée de Robert Murdoch) et, enfin, la révolution technologique avec les “Apple Macintosh”. "Du coup, il était possible de faire des mises en pages sophistiquées dans les délais d’un quotidien" ajoute Mark Porter. Le relaunch design du Guardian, qu'il a dirigé, a constitué une véritable révolution dans le milieu des journaux outre-Manche. Auparavant, un journal sérieux se distinguait par l’absence de couleur, l’utilisation de la fonte Times New Roman et de titres de taille plutôt réduite. La publication devait dégager un sentiment d’objectivité et laisser au lecteur la possibilité de créer sa propre opinion. Le chaos en première page d’un quotidien dégageait aussi le caractère d’urgence des informations.

réclame du design, de la couleur et des formats maniables, mais le design ne peut pas être une finalité en soi". Bien utilisé il peut, en revanche, faire grimper les ventes, comme au Guardian où la diffusion atteint aujourd’hui près d’un demi million d’exemplaires. Face à la régression du temps accordé à la lecture, la multiplication des titres, le développement du web (le site web du Guardian comptabilise chaque jour 3 millions de visiteurs uniques) et le succès des quotidiens gratuits, restet-il un réel avenir pour la presse écrite? "Dans le futur, les lecteurs composeront eux-

Le design ne doit pas être une finalité Mais les lecteurs ont, aujourd'hui, de moins en moins de temps pour faire le tri dans cette masse d'infos. "You need to dress up the stories" souligne M. Porter, qui adore pourtant la rigueur d’une Frankfurter Allgemeine Zeitung, mais ne croit pas dans le futur de telles mises en page. "La génération iPod

mêmes le contenu de leur journal à partir de multiples sources: les pages économie d’un tel titre, le sport d’un autre et ils se feront imprimer, probablement au format A3, un quotidien personnalisé à leur goût". En moins de quinze ans? "Certainement en moins de quinze ans. A Londres, des hôtels proposent déjà ce type de services depuis un seul titre et bientôt ce sera la réalité pour tous les lecteurs. Quant aux designers, ils seront face à un dilemme!". Qu’en est-il des journaux au Luxembourg? A l’heure d’une rétrospective "300 ans

de journaux au Luxembourg" à la Bibliothèque Nationale, du redesign du Luxemburger Wort après celui du Tageblatt et de l’offre de versions électroniques sous le label epaper (les éditeurs saint-paul et editpress ont chacun le leur, qui n'ont de commun que le nom) le milieu semble plus que jamais animé. L'œil du spécialiste sur la presse luxembourgeoise? “La plupart des titres auraient besoin d'un 'relaunch design'", observe-t-il, à l’exception tout de même d’un "d’Land" dont il trouve le design "extrêmement radical". ■ Mike Koedinger

Mark Porter: "Dans le futur, les lecteurs composeront euxmêmes le contenu de leur journal à partir de multiples sources".

Photo: David Laurent (Blitz)

“LISEZ MOI! LISEZ MOI!” semblent supplier chacun des nombreux titres s'étalant à la Une de n’importe quel tabloïd du monde. Selon Mark Porter, creative director du quotidien anglais The Guardian, il est possible, en gros, de diviser le monde des journaux en deux parties: face aux tabloïds, il y a les "intelligent newspapers". Des Sun, Bild face au Frankfurter Allgemeine Zeitung et autres Le Monde. Sur invitation de l’association Design Luxembourg, Mark Porter est venu rencontrer un public nombreux lors d’une conférence qu’il a donné à l’Auditorium de la Banque de Luxembourg début novembre. "Je réfléchis d’abord en tant que journaliste, puis en tant que graphiste, la priorité est donnée aux mots". Le selfmade directeur créatif du Guardian, en charge du design et de la photographie du quotidien londonien et de ses nombreux suppléments, s’intéresse d’abord au sens d’une contribution, au contenu et à la philosophie du journal. Puis il ajoute du design pour séduire le lecteur tout en le respectant. Jusqu’à la fin des années 70, la mise en page des journaux était prise en charge par les journalistes eux-mêmes: un typographe jetait de temps à autre un œil sur les pages, mais l’essentiel était de remplir au maximum l'espace et de publier un maximum d’informations sur un minimum de pages. Puis vinrent les


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6.900 dossiers traités en 18 mois (25/10) La Commission nationale pour la protection des données (CNPD), n'a pas chômé depuis son entrée en activité, en décembre 2002. Garante de la meilleure protection possible des personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel, la CNPD a traité, entre janvier 2003 et septembre 2004, 6.900 dossiers, répartis en 4.852 notifications de traitement, 1.849 demandes d'autorisation préalable et 200 plaintes et requêtes diverses. Lors de la présentation de ces chiffres, le président de l'institution, Gérard Lommel, n'a pas manqué de souligner l'urgence de voir augmenter les moyens, notamment humains, mis à sa disposition pour pouvoir remplir convenablement les nombreuses missions qui lui sont assignées. www.cnpd.lu

BCL

Baisse de confiance des consommateurs (02/11) L'indicateur de confiance des consommateurs, établi par la Banque centrale du Luxembourg, continue de jouer au yo-yo. Remonté à 7 au mois de septembre – son plus haut niveau depuis août 2002 – il est redescendu à 5 en octobre. La BCL explique ce repli principalement par l'orientation fortement négative des anticipations sur douze mois relatives à la capacité à épargner. www.bcl.lu

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Succès à suivre C'EST UN FRONTALIER pas comme les autres. Tous les jours, dimanche compris, Pierre Adam se moque des bouchons. Lui, il quitte le GrandDuché pour se rendre à quelques kilomètres, au parc commercial de l'Hydrion, ouvert fin août à Arlon. Il quitte le Luxembourg, comme il a quitté son emploi dans une banque de la place, pour donner libre cours à son esprit d'entreprendre. Avec un concept innovant, qu'il cherche aussi implanter au Luxembourg. Au premier étage de l'un des bâtiments de l'Hydrion, sur 1.050 m2, l'entreprise est hors normes. Les petites table et le long bar montrent, certes, que l'activité touche à l'Horeca. Mais un coup d'œil sur la carte indique que l'on ne trouvera pas ici, dans cet espace entièrement non-fumeur, la moindre boisson alcoolisée, tandis que la – petite – restauration offre uniquement des produits artisanaux et de qualité, certains venant d'ailleurs d'une boutique réputée du Luxembourg, avec un "service spécial enfants".

Tout autour, en revanche, de vastes espaces de jeux en tout genre, jusqu'au mini-foot et à un vaste parcours d'obstacles, ceinturent la salle. Et pour cause puisque, bien plus qu'un Horeca qui n'en est pas un, "Atomic Kids" est un lieu dédié aux enfants et aux familles. "Bien sûr, des clients de l'Hydrion mettent ici leurs enfants pendant leurs achats", souligne Pierre Adam. "Mais nous n'avons pas besoin du parc pour exister. On vient pour nous". Qui? Des écoles, des groupes divers, qui trouvent là des prix très attractifs. Mais aussi des familles, pour des anniversaires selon l'une des trois formules proposées, ou encore des entreprises pour des activités avec les enfants de leur personnel, sachant qu'un service traiteur peut être proposé. Des festivités de St-Nicolas sont en préparation. Pas question, cependant, de se substituer au crèches… bien que certains parents en aient formulé la demande! "Nous assurons la surveillance et lors de forte fréquentation, il peut y avoir plus de 100 enfants en même temps par unité de jeu,

explique Pierre Adam. Mais nous n'avons ni puéricultrice, ni suivi individuel. A chacun son métier". Le succès, lui, est là, avec des résultats déjà très au-dessus des prévisions, comme l'indiquent les jours d'affluence que sont devenus les mercredi, samedi et dimanche, ou encore les plus de 100 anniversaires déjà réservés, pour une prévision initiale de 10 par mois. Un succès où le bouche à oreille joue à fond, puisqu'aucune publicité n'a encore été faite et que la clientèle compte de nombreux Luxembourgeois, dont des entreprises. Pierre Adam, qui a réussi à convaincre les banques de lui apporter 50% de l'investissement nécessaire – non sans difficulté, puisque son projet était souvent assimilé à de l'Horeca –, a d'abord cherché à s'implanter au Grand-Duché. Son succès le conforte dans cette volonté. "Le problème est double, explique-til. Il y a le prix des loyers, d'une part, et la loi qui oblige à avoir un adulte pour 10 enfants, d'autre part. Là, on arrive alors à une masse salariale intenable. Mais je continue à chercher". ■ Marc Vandermeir

Pierre Adam: "Mais nous n'avons pas besoin du parc Hydrion pour exister. On vient pour nous.”

e-learning Le Centre de Recherche Public Henri Tudor organise une conférence sur le thème de l'e-learning, intitulée "De l'opportunité à la mise en œuvre d'un dispositif e-learning". Cette manifestation s'inscrit dans la volonté du Centre de favoriser le développement du e-learning au Luxembourg. Infos et inscriptions: Claude Chenut, SITec, tél. : 352 42 59 91 373, fax : 352 42 59 91 - 301, formation@tudor.lu, www.sitec.lu

09-09/12/2004 Conférence de deux jours organisée à l'Hôtel le Royal par IFE Benelux, qui permettra de faire le point de façon exhaustive sur la responsabilité du banquier dans ses différentes activités: du conseil à la gestion de fortune en passant par la gestion des comptes et du crédit. Il sera également évoqué l'articulation des responsabilités entre les différents acteurs de la banque comme le compliance officer et l'auditeur interne et l'organisation à mettre en place pour prévenir les risques de mise en cause. Renseignements et inscriptions : Delphine Van Hende, tél : 32 2 533 10 15 ifebenelux@ifexecutives.com Renseignements programme: Stéphanie Leroy Farasse, Conference manager, tél : 33 1 44 09 24 21 sleroy@efe.fr; www.ifebenelux.com

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Photo: Frédéric Humblet

La responsabilité du banquier


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"Chacun est gagnant" Jean-Pierre Masseret, le nouveau président socialiste de la Région Lorraine, souhaite une collaboration approfondie entre sa région et le Luxembourg. LE SOCIALISTE JEAN Pierre Masseret, nancéien d'origine, a été élu le 28 mars à la présidence du Conseil Régional de Lorraine où il a succédé à Gérard Longuet (UMP). Reprenant la présidence de la Grande Région – la Lorraine doit passer le relais en janvier 2005 – il est, pour l'instant, très peu intervenu sur ces questions, préférant attendre fin janvier et la prochaine réunion pour faire des propositions. Il nous dévoile ici les trois ou quatre axes stratégiques sur lesquels les acteurs de la Grande Région doivent impérativement réfléchir et agir concert si celle-ci veut exister sur la scène européenne: l'innovation, la recherche, la formation et tout ce qui permet de développer des "clusters", des grappes d'entreprises ayant les mêmes objectifs industriels. Dans quel état avez-vous trouvé la coopération transfrontalière à votre arrivée à la présidence du Conseil Régional de Lorraine? La coopération transfrontalière existe, sur le papier, depuis longtemps que ce soit Sarlorlux ou la Grande Région. Or, j'ai observé que l'équipe précédente qui avait la responsabilité de la Grande Région, puisque c'était la Lorraine qui présidait cette instance, n'avait pris aucune initiative. Mon prédécesseur n'a rien fait. Je reconnais que c'est compliqué parce qu'il y a toujours un des partenaires qui est en élections. Quand je suis arrivé, j'ai dit "on y va" puisque j'assure la

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présidence de la Grande Région jusqu'en janvier 2005. Mais le Luxembourg était en élections, le Land de Sarre aussi et nous également! C'est compliqué parce qu'il y a un Etat souverain, le Luxembourg, maître de ses décisions et, à côté, des régions dont les responsabilités politiques ou administratives ne sont pas de même nature. Les Länder de Sarre et de Rhénanie-Palatinat ont des capacités d'action propres et la Lorraine est une région administrative. Il y a aussi la Wallonie: tout cela fait un système complexe qui nuit, objectivement, à l'efficacité. Depuis votre arrivée, quelles actions avez-vous concrètement mises en place? J'ai lancé les phases préparatoires de cette réunion de janvier. Il y a donc des fonctionnaires qui travaillent sur différents thèmes. En effet, l'intérêt d'une Grande Région consiste à définir des éléments stratégiques communs. Nous avons le rapport Santer qui définit cette Grande Région à l'horizon 2020, mais avonsnous seulement la volonté de réaliser ces objectifs? Si oui, autour de quels thèmes? C'est bien évidemment l'innovation, la recherche, la formation et tout ce qui permet de développer des "clusters", des grappes d'entreprises ayant les mêmes objectifs industriels. Peut-on s'épauler? Faire travailler les gens en réseau? Mais les frontières existent même si nous sommes dans l'Union Européenne. C'est assez décevant parce que nous n'allons pas au même rythme. Même si, à

la limite, on ne fait qu'un tour cycliste de la Grande Région pour lui donner une identité, faisons déjà cela mais créons un élément fédérateur. Cela aurait, au moins, un côté symbolique. Il faut travailler, par exemple, le projet d'EschBelval. C'est un projet important du côté luxembourgeois mais, nous, Lorrains, que proposons-nous?

"Pas d’avenir indépendamment de la Grande Région"

Précisément, sur ce projet d'Esch-Belval, une complémentarité est-elle possible entre le Luxembourg et la Lorraine? Il faut mettre, en face de ce projet, des propositions et qu'on ne soit pas seulement l'aménageur d'un espace. Le Préfet, avec notre accord, vient de mettre en place un dispositif de chargé de mission pour coordonner nos actions. Moi, je crois beaucoup à ce qui peut se faire entre l'Université de Luxembourg et nos Universités. Il faut que l'on joue la carte de collaboration, notamment, dans les matériaux et c'est là qu'on retrouve d'ailleurs le concept de pôles de compétitivité. La sidérurgie est un point commun. On sait où se trouve le siège d'Arcelor, mais les laboratoires de Recherche/ Développement vont être installés à Maizières-lès-Metz. Nous sommes donc dans un pôle de compétitivité qui peut vraiment s'organiser. Je souhaite que nos entreprises, nos laboratoires, nos centres de recherche travaillent ensemble chaque fois que c'est possible et qu'on essaie de mettre en commun ce qui

Ne croyez-vous pas plutôt, que ces difficultés résultent du rapport inégal qui existe entre le Luxembourg et la Lorraine? Le Luxembourg a-t-il autant besoin de la Lorraine que l'inverse est vrai? Je pense que oui. Si le Luxembourg n'avait pas les 110.000 travailleurs qui viennent tous les jours chez lui et participer à la création de richesses, cela lui manquerait. Chacun est gagnant dans cette opération. Il faut, en revanche, que l'on s'inscrive impérativement dans le futur des actions de l'Union Européenne, des aides financières. On a bénéficié, les uns et les autres, d'aides territoriales, de fonds structurels type objectif II ou Feder. Cela va évoluer considérablement à partir du 1er janvier 2007, puisqu'une grande partie de ces aides vont disparaître. Il y aura une autre qualification et la prise en compte se fera sur des opérations transfrontalières, de recherche/ développement, de formation et de mutation. Si on n'est pas capables, ici, entre Luxembourg, Wallonie, Sarre et Lorraine de développer des actions permettant d'obtenir des fonds euro-

peut nous valoriser collectivement. Cela reste du domaine du vœu. La volonté est peutêtre là, mais pas les instruments.


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"Si on n'est pas capables entre le Luxembourg, la Wallonie, la Sarre et la Lorraine de développer des actions permettant d'obtenir des fonds européens, on va perdre beaucoup"

péens, on va perdre beaucoup. Il y a le projet Belval, le projet d'Eurodistrict de Forbach… Je ne trouve pas que la Lorraine ait un véritable avenir indépendamment de la Grande Région. Donc, il faut que l'on prenne des initiatives, mais c'est lent, c'est lourd. L'arrivée des socialistes dans le gouvernement de Jean-Claude Juncker est-il un moyen à l'avenir de dynamiser ces relations? Ils viennent d'arriver. Les élections avaient lieu fin juin. Le Ministre des affaires étrangères, M. Asselborn, doit prochainement venir me voir. Il faut établir ces contacts, socialistes ou pas, même si je préfère que ce soient des socialistes! Il s'agit de travailler avec tout le monde. A ce titre, que pensez-vous du Quattropole, organisation transfrontalière qui réunit quatre villes, Metz, Luxembourg, Trêves et Sarrebruck? C'est bien. Il faut laisser ces

quatre villes travailler ensemble et les encourager. Si le Conseil Régional est sollicité pour être partenaire de cette initiative, je suis partant. Je veux que les entreprises, les chercheurs et les industriels travaillent ensemble et que les politiques créent les conditions de ces collaborations. Le rôle du politique est de s'inscrire dans la réalité, de rendre service aux gens, de créer les conditions du développement, du partage des richesses, de l'amélioration de la vie, des infrastructures… Justement, parlons-en! Quelles solutions proposezvous aux travailleurs transfrontaliers qui chaque jour empruntent une A31 surchargée? Il y a des moyens qui nous permettent d'améliorer les communications. Il y a les transports collectifs et, notamment, le TER (Transport express régional). A la fin 2005, il y a aura une rame toutes les 20 minutes entre

Luxembourg et Nancy. Ensuite, il faut savoir ce qui peut être organisé à la gare d'arrivée pour faciliter l'accès au lieu de travail. Comment peut-on développer une réflexion partenariale qui permette de désengorger les voies routières? Les Luxembourgeois, non plus, ne sont pas satisfaits de la densité du trafic. Ils proposeraient même, si j'en crois certains, d'augmenter leurs taxes sur les produits pétroliers pour se dégager de cette contrainte des poids lourds qui passent par le Luxembourg pour faire leur plein de 1.000 litres et traversent ensuite la France, l'Espagne, le Portugal. Quand l'Etat propose une A32 à l'est du sillon mosellan, j'observe qu'elle s'arrête à Thionville! Donc, toute la difficulté de circulation, le matin ou le soir, à l'entrée ou à la sortie du Luxembourg, n'est pas réglée par cette proposition. C’est pour cela que nous proposons un tracé ouest de l’A32 et, surtout, des

améliorations qui nous paraissent plus accessibles d’ici à quatre ou cinq ans sur l’A31 existante, avec une dérivation par Longwy et une liaison A30- A4 grâce à la VR52 Fameck-Rombas. Mais cela ne peut pas être l'arbre qui cache la forêt. Le développement de la Lorraine passe par bien d'autres éléments et, notamment, une meilleure coopération transfrontalière. Dans les projets prévus en 2007 dans le cadre de l'année européenne de la culture à Luxembourg, la Lorraine sera impliquée. Qu'en pensez-vous? La Grande Région est impliquée donc j'espère qu'on va réussir au moins cela: faire la démonstration qu'au plan culturel, en partageant des initiatives, on sert l'ensemble de cette Grande Région dans son image, dans ce qu'elle a de pertinent et pouvoir montrer qu'on peut travailler ensemble. ■ Propos recueillis par Gaël Calvez

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CONGRÈS SCIENTIFIQUE

ARCELOR

Fermeture à Longwy (03/11) Le géant de l’acier Arcelor a annoncé la fermeture anticipée de son usine sidérurgique de Longwy, la Société du train universel de Longwy, qui fabrique des poutrelles en acier. Celle-ci interviendra entre le 28 février et le 31 mars 2005, selon l’avancée des travaux du nouveau site situé à Esch-sur-Alzette et qui remplacera la STUL. Arcelor investit 170 millions d'euros dans cette nouvelle ligne de production, dont les premiers essais sont annoncés pour décembre, avec une mise en service début 2005. Cette fermeture ne devrait pas entraîner de licenciement. Les 360 salariés se verront proposer des mutations sur les sites luxembourgeois d’Arcelor ou des départs en préretraite. www.arcelor.com

FRUN PARK

A la recherche d'un petit frère grand ducal (08/11) Le groupe belge De Vlier, créateur du parc commercial de l’Hydrion, entendent prolonger au Luxembourg le concept (déposé) de "frun park" (contraction de "fun" et de "run"). Déjà impliqué dans un projet résidentiel à Noerdange, De Vlier cible, au Luxembourg, un site pour y développer un parc d'activité similaire à celui d'Arlon. "Le projet luxembourgeois n’est pas aussi ambitieux, en taille, que celui d’Arlon, mais l’esprit est le même", précise l’administrateur délégué du groupe brugeois, Peter De Roo.

FRANCE TELECOM

Le haut-débit pour 80 zones d’activités en Lorraine (05/11) L'opérateur historique France Télécom a prévu d’équiper 80 zones d’activité en Lorraine en lignes à haut-débit sur les 2.000 prévues en France. Dix à quinze pôles le seront d’ici le premier trimestre 2005; l’ensemble devant être couvert avant fin 2006. Dans chacune de ces zones, l’opérateur apportera un point de raccordement optique et proposera toute la gamme de ses services, de 512 ko à 1 gigaoctet, pour ceux qui souhaiteraient du 100% fibre optique avec des tarifs 50% moins chers qu’actuellement.

PROFESSIONS DE SANTÉ

Luxembourg, terre d’accueil (07/11) Selon une étude menée par le CEPS/INSTEAD pour le compte du groupement européen d’intérêt économique Lux Lor San, le Luxembourg attire irrésistiblement les professionnels de la santé. Les médecins spécialistes, par exemple (on en compte 174 pour 100.000 habitants), y sont nombreux à venir des pays voisins: pratiquement un sur trois! Dans les professions paramédicales, près de 3.500 personnes – soit plus de la moitié – sont étrangères, les trois quarts de ces "étrangers" étant des frontaliers, les autres ayant élu domicile au Luxembourg. L’étude souligne aussi que sur l’ensemble des nonrésidents luxembourgeois hospitalisés au Grand-Duché, plus de la moitié vient de Belgique...

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AUTANT LE PRÉCISER d'emblée: le congrès international "La santé au cœur des enjeux de l'entreprise", qui se tiendra les 22, 23 et 24 novembre à Nancy, Metz et Mondorf-les-Bains (www.travailetsante.org) n'a pas prévu de se demander si le travail était bon pour la santé! En revanche, il souhaite poser la question des effets des nouvelles formes de management et d'organisation (flexibilité, travail intérimaire…) sur la santé des salariés et réfléchir à des solutions préventives. "Les accidents de trajet, qui ont augmenté en même que le nombre de travailleurs transfrontaliers, représentent aujourd'hui 20% des accidents de travail; 70% ont lieu sur le chemin aller et 30% au retour", s'inquiète le Docteur Carlo Steffes au ministère de la Santé au Luxembourg. "Se pose le problème de la flexibilité qu'on impose à ces travailleurs qui doivent se dépêcher chaque matin et sont, en plus, confrontés à notre système de parkings P+R", analyse-t-il. Au Grand-Duché, toujours, 10 à 12% des travailleurs se plaindraient d'harcèlement moral parmi lesquels 20% seraient des victimes françaises. "C'est particulièrement vrai dans les secteurs des banques et du commerce", souligne le Dr Steffes. Et si le salarié va mal, l'entreprise aussi: l'absentéisme coûte cher et les performances sont altérées. Selon des chiffres remis par le CNAM Lorraine (Conservatoire national des arts et métiers), principal organisateur de ces journées avec l'Université de Metz, le ministère de la Santé du Luxembourg et la Préviade, les salariés insomniaques sont deux fois plus sujets à l'absentéisme que les bons dormeurs.

Photo: Frédéric Humblet

La santé à l'épreuve du travail

Carlo Steffes: "70% des accidents de trajet ont lieu sur le chemin aller et 30% au retour". Première cause d'arrêts de travail en France, les lombalgies représentent 3,6 millions de jours d'arrêts par an. "Les problèmes de santé, c'est effectivement du gagnantgagnant", reconnaît Michel Pelletier, président de l'association régionale du CNAM Lorraine. "L'important est qu'ils soient intégrés dans une logique managériale", poursuit Jean-Claude Bouly, son directeur, bien décidé à "ouvrir des débats citoyens". Pour y parvenir, une soixantaine de chercheurs et de praticiens en psychologie, sociologie, ergonomie et économie ont été invités à ce congrès pour traiter de thèmes aussi divers que la violence au travail et sa prise en charge (ex. à

la SNCF et à aux CFL), le stress professionnel, la santé et le management, l'épuisement professionnel (personnel soignant, enseignants, surveillants de prison) et l'éducation à la santé. Certains contributions devraient d'ailleurs susciter de vrais débats: "Le harcèlement moral au Grand Duché du Luxembourg: situation statistique et devenir des victimes" (par Monique Breisch, Union des syndicats chrétiens luxembourgeois), "Les effets du contrôle managérial sur la santé et le bienêtre" ou, plus provocateur, "Les absentéistes ont-ils toujours tort?". Des pistes pour réfléchir et qui sait améliorer l'organisation du travail dans l'espace Sarlorlux. ■ G. C.


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Ikea, la bonne fée? D'autres entreprises souhaitent s'implanter sur cette zone. Et Steinfort caresse aussi un projet.

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1.100 emplois concernés. Sans aucune concurrence pour Arlon, ni la zone d'Ikea, puisque non seulement nous ne devons pas aller chercher des candidats, mais en plus ce ne sera pas, ici, une zone commerciale ni à grandes entreprises. Nous entendons assurer nous-même la mise à disposition, pour éviter tout risque de spéculation. Quant à Ikea, il n'entraînera aucune nuisance, vu sa localisation. Il pourrait même avoir des retombées favorables, par exemple, pour nos restaurateurs, pour certains commerces, etc." Soulignons aussi que les craintes des communes de Clemency et Garnich quant aux risques d'inondations devraient être noyées par la décision des autorités belges de construire un énorme bassin de retenue et d'orage qui, en réalité, fait défaut depuis la construction de l'autoroute.

vent deux marchands de meubles, au sens noble du terme et tout à fait compatibles avec Ikea, une jardinerie, une carrosserie, etc. Nous ne décidons rien tant que nous n'aurons pas le masterplan, attendu pour fin décembre, pour organiser au mieux cette zone". L’objectif avoué est de précisément en définir le potentiel, dans une optique transfrontalière. Et Idelux de rappeler qu'Ikea devrait attirer 1,3 million de clients par an, dont 60% en provenance du Luxembourg. "Nous voulons donc une cohérence, et non vampiriser, entre autres en ne visant pas que des commerces mais aussi

A la recherche de cohérence Ces propos devraient rassurer tant Idelux que Guy Larcier, le bourgmestre d'Arlon. Outre-frontière, on craignait plutôt une concurrence contre-productive, alors que la volonté est de trouver une complémentarité entre les types de commerces. "Nous disposons, à côté d'Ikea, de 8,5 ha de terrain bruts, auxquels il faut ôter tous les aménagements", expliquent René Delcomminette et Georges Cottin, respectivement directeur général et secrétaire général d'Idelux. "Les entreprises qui nous ont contactés suffiraient déjà à couvrir plus de trois fois cet espace. Parmi elles se trou-

des activités de services et d'artisanat. Une seconde étude, remise en même temps, donnera les grandes lignes urbanistiques et architecturales: cette zone est à l'entrée des territoires belge et provincial et doit ainsi être un concentré de notre savoir-faire". Dans cet esprit, Idelux et la Ville d'Arlon travaillent de concert dans une nouvelle approche de valorisation des zones, sans déstructurer le commerce local et régional. En faisant l'anti-thèse de ce que sont souvent les zones artisanales et de commerce. "La recherche paysagère, l'intégration dans l'environnement et la qualité architectu-

rale seront poussées à fond. C'est une zone comme il n'y en a guère que nous voulons concevoir", souligne M. Delcomminette. A preuve, l'idée – innovante, dans ce contexte – d'installer là une crèche pour les enfants tant du personnel des entreprises locales que des frontaliers... Guy Larcier comme Idelux préviennent d'ailleurs: "Le choix des activités sera fait en commun et c'est la qualité du projet qui comptera, d'autant que le terrain est rare. Il faudra de solides références et garanties" Le tout devrait se décanter dans les premiers mois de l'année prochaine. ■ Marc Vandermeir

En dépit des réclamations ayant fait suite à l'enquête publique, le chantier Ikea est bel et bien commencé. Et d'autres pourraient suivre...

Photo: David Laurent (Blitz)

L'APPÉTIT VIENT EN MANgeant, dit-on. Il vient tout autant, sinon plus, en regardant le menu. Transposé en termes commerciaux, ce constat devient le suivant: le commerce attire le commerce. C'est le cas à Sterpenich, du côté belge de la frontière. Le feu vert à l'implantation d'Ikea, qui sera inauguré en août 2005, a ouvert l'appétit d'autres entreprises, qui se sont manifestées auprès de l'intercommunale de développement économique du Luxembourg belge, Idelux, et de la Ville d'Arlon, sur le territoire de laquelle se trouve la zone Ikea. En même temps, la Commune de Steinfort développe un projet, juste voisin, de zone artisanale. "Voisin et pas concurrentiel, insiste le bourgmestre, Guy Pettinger. Notre problème est que plusieurs de nos PME, dans nos villages, n'ont plus la possibilité de se développer, par manque de terrain. La commune possède un terrain de 8 ha, à Grass, en bordure de l'autoroute. Le propriétaire d'un terrain de 17 ha, à côté, est prêt à nous le vendre. Nous disposerions ainsi de 25 ha bruts pour une zone artisanale, pour laquelle nous avons déjà une trentaine de demandes de petites entreprises de notre commune et des communes avoisinantes". Selon le successeur de Jean Asselborn à la mairie de Steinfort, les procédures de reclassement sont en cours – l'enquête publique n'a donné lieu qu'à une seule plainte, du Mouvement écologique – et la balle est désormais dans le camp du ministère. "S'il devait refuser, les entreprises risquent de partir ailleurs, craint M. Pettinger. Notre but est d'assurer le maintien des


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"Tourisme" judiciaire pour Generaltour Une commission rogatoire belge a été dépêchée pour vérifier la légalité au sein du groupe du tour opérateur belge, spécialiste des voyages en autocar.

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d'entreprises belges de transport créent au Luxembourg des sociétés qui pourraient être fictives. D'où la vérification de la réalité de ces sociétés, de leurs activités et de tout ce qui en découle des points de vue social, fiscal et comptable. Dans le cas de Generaltour, un expert judiciaire a été nommé, qui doit remettre un rapport circonstancié". Selon nos informations, toujours recoupées auprès de diverses sources, l'enquête aurait démarré sur la base du statut social des chauffeurs de Generaltour, dont plusieurs ont déjà été auditionnées, ainsi que d'autres membres du personnel actuel et passé de l'entreprise. "Un certain nombre de chauffeurs relèvent du pay-roll luxembourgeois, et très peu de celui, forcément belge, de la maison mère à Liège. Et les différences de statut social sont dès lors conséquentes", indiquent nos sources. "Or, si Generaltour dispose bel et bien d'un bureau et d'une agence au Grand-Duché, la société n'y a pas d'entrepôt pour ses autocars, entrepôt où les chauffeurs viendraient prendre leur service. A ArlonWeyler, des autocars de Generaltour sont immatriculés au Luxembourg avec, à l'arrière, un numéro de téléphone… belge! La légalité ou non de cette immatriculation grandducale pose elle aussi, vis-àvis de la loi belge, un problème qu'il convient d'examiner,

au regard notamment de l'accord belgo-luxembourgeois sur l'immatriculation de véhicules au Luxembourg".

Difficultés transfrontières Précisons toutefois que nous avons pu apprendre que Generaltour vient d'acheter ou de prendre en location un hangar au Luxembourg, mais ceci n'empêcherait pas la justice belge de sanctionner d'éventuelles irrégularités, si celles-ci existent, au vu des – longs – arriérés. L'intérêt de cette affaire, audelà du cas Generaltour, est de permettre de vérifier, si les faits incriminés se confirment, que certains continuent à contourner – ou en tout cas à tenter de contourner – les nouvelles dispositions légales ayant découlé de l'affaire Kralowetz, qui avait éclaté voici bientôt deux ans. Avec, d'ailleurs de très fortes nuances puisqu'il n'est pas question, ici, de "l'esclavagisme social" qui régnaient chez le transporteur autrichien. Mais certains milieux judiciaires belges, contactés par nos soins, pointent du doigt une difficulté. "Il y a pour le moment, pour ceux qui veulent frauder, trois opérations à la mode: soit créer une société à un dollar au Delaware, soit une société dans un pays de l'Est, soit au Luxembourg. Il n'est pas question de remettre en cause la mauvaise volonté des autorités concernées, au

Photo: David Laurent (Blitz)

UNE NOUVELLE AFFAIRE judiciaire touche le milieu du transport routier au GrandDuché. Selon nos informations, confirmées auprès de différentes sources judiciaires, une commission rogatoire s'est déroulée, début octobre, envers le tour opérateur belge Generaltour, spécialisé dans les voyages en autocar. Si les faits devaient se confirmer – puisque, bien sûr, la présomption d'innocence prévaut –, ils prouveraient que, malgré les dispositions prises par le précédent gouvernement depuis la tristement célèbre affaire Kralowetz, certaines entreprises tentent malgré tout leur chance. Generaltour est un acteur important du secteur touristique en Belgique. L'entreprise, d'origine liégeoise, a ouvert, il y a plusieurs années, une succursale et un vaste entrepôt à Arlon-Weyler, et dispose d'une filiale au Luxembourg. L'enquête relative à Generaltour est venue de l'Auditorat du travail du parquet de Liège. Où l'on nous a confirmé ces faits, en expliquant: "L'enquête en cours a pour but de vérifier la légalité de la situation au sein du groupe Generaltour, à savoir si les règles de droit social et comptable sont respectées, tenant compte de l'existence de la société sœur au Luxembourg. Nous voulons ainsi aussi nous assurer du respect des règles de concurrence. Car nous constatons qu'un certain nombre

La société Generaltour a-t-elle voulu contourner la législation sur les transports en vigueur au Luxembourg?

contraire, mais de noter que lorsqu'il y a un nœud que l'on peut qualifier de co-judiciaire, les enquêtes deviennent très difficiles lorsqu'elles dépassent un Etat ou une langue et impliquent des législations aussi compliquées que, parfois, divergentes. Et si, en Belgique, bien peu d'af-

faires financières d'ampleur émargent, c'est parce que la grande délinquance financière n'intéresse pas le monde politique au-delà des grandes paroles. Le manque de moyens humains et techniques en est la démonstration criante". Dont acte. ■ Marc Vandermeir


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La Bourse hors-sujet? La Bourse de Luxembourg est assignée par un actionnaire privé de la société Belgo Mineira, lui reprochqnt de ne pas assurer le déroulement d'un marché transparent et efficient.

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demande non satisfaite, secret bancaire luxembourgeois oblige, et qui incita Bank of Boston de refuser le transfert des titres Belgo Mineira sur les comptes au Brésil. Dans le même temps, les actionnaires sont toujours dans l'attente du paiement des dividendes depuis l'année 1998 (à l'exception faite de ceux de l'exercice 1999, payés avec plusieurs années de retard), l'agent payeur, en l'occurrence Dexia-BIL, refusant, selon les avocats du plaignant, de les distribuer tant que ces titres ne sont pas vendus. Or, visiblement, ces titres ne sont, en réalité, même pas enregistrés auprès de la Banque centrale du Brésil, ce qui fait qu'ils n'ont donc pas d'existence réelle. Pourquoi, dès lors, la Bourse de Luxembourg, qui, lors de l'audience du 15 novembre semble avoir, aux dires des avocats du plaignant, implicitement reconnu être au courant de ce défaut d'enregistrement, a-t-elle autorisé la reprise de la cotation en septembre 2004, pour une période de douze semaines, en parfaite opposition avec son propre règlement d'ordre intérieur?

L'établissement de la PorteNeuve a-t-il donc commis une grave erreur en autorisant la cotation d'un titre tout en sachant que ce titre n'était pas valablement enregistré? Ce n'est pas cette première décision de justice qui apportera la réponse, la demande du plaignant se limitant, pour l'heure, à la seule suspension de la cotation des actions Belgo-Mineira ainsi que de la demande de retrait, et n'autoriser la reprise de cotation – et un éventuel retrait – que "lorsque la situation permettra d'assurer le déroulement

Importants dommages et intérêts en vue Entre temps, curieuse coïncidence, le jour où aurait dû se tenir initialement l'introduction du dossier auprès du tribunal d'arrondissement, Belgo Mineira a décalé au 3 janvier 2005 la date du retrait de ses actions.

d'un marché transparent et efficient et que des informations précises, complètes et efficaces, garantissant la bonne qualité et la bonne livraison des titres BelgoMineira, seront données au marché". Mais une deuxième action devant les tribunaux est imminente, en dommages et intérêts, cette fois-ci. Car les enjeux sont énormes; à considérer que toutes les transactions qui ont pu avoir lieu sur l'action Belgo Mineira depuis plusieurs années sont tout simplement caduques... et

compte tenu également de l'importante décote qui existe entre les titres encore cotés au Luxembourg et ceux qui le sont au Brésil... Une décote qui était de 25% environ le 9 septembre à la reprise de la cotation et qui oscillait, début novembre entre 45% et 50%, avec même une pointe à près de 55% le 28 octobre. Cette deuxième action devrait intervenir avant la date du jeudi 25 novembre, date à laquelle est attendu le prononcé du tribunal d'arrondissement. ■ Jean-Michel Gaudron

Arcelor, maison mère de Belgo Mineira, se trouve indirectement impliquée dans une curieuse affaire où la Bourse de Luxembourg est directement visée.

Photo: Luc Deflorenne

APRÈS DEUX REPORTS "techniques", liés à la disponibilité des avocats plaidants, c'est finalement le lundi 15 novembre 2004 que la société de la Bourse de Luxembourg s'est retrouvée devant le tribunal d'arrondissement de et à Luxembourg, assignée par un investisseur particulier belge, un des principaux actionnaires privés de la Companhia Siderurgica Belgo Mineira, filiale historique du groupe Arbed, donc, désormais, de Arcelor. C'est l'annonce, faite par la société émettrice, le 8 septembre dernier, de retirer les titres de la cotation au 1er décembre prochain, qui a provoqué l'emballement dans une situation qui était bloquée depuis un bon moment déjà, la cotation des actions Belgo Mineira étant suspendue en Bourse de Luxembourg depuis le 24 juillet... 2002. A l'origine, officiellement, de cette suspension de cotation: "une modification d'interprétation par les intermédiaires au Brésil, pour adopter une position très restrictive de l'obligation d'enregistrement", comme l'a indiqué Arcelor, dans un courrier adressé au plaignant en mai 2004. Il semblerait plutôt que les difficultés soient intervenues dans la nature des relations entre Bank of Boston et BILTrust (filiale de Dexia-BIL), lorsque la première, gardienne des titres pour le compte de la seconde, exigea, fin 2001 (suite aux attentats du 11 septembre) des précisions sur les ayants-droits économiques des titres Belgo Mineira. Une


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L'informatique contre le blanchiment La lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme est un enjeu de taille pour les sociétés informatiques. Toutes y vont de leurs solutions...

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C'est évidemment à ce niveau là que certains fournisseurs de solutions informatiques peuvent apporter leur aide. "Lorsque nous avons mené, en 2002, une petite enquête sur le marché, nous avons été surpris de voir qu'il restait des banques et des PSF qui n'avaient aucune procédure ou équipement adaptés", explique Yves-Olivier Detillieu, administrateur de la société DétiMarketing.

KYC, KYT, KYP... La société a développé, en association avec Information Engineers (en Belgique), l'outil Black List Management System, spécifiquement adapté à la problématique de l'identification des clients "suspects" et qui peut venir se greffer sur n'importe quelle plate-forme opérationnelle existante. Sa principale caractéristique est l'utilisation d'un algorithme de reconnaissance phonétique. "A chaque nom sont associés plusieurs index, qui sont alors comparés avec ceux établis sur les listes officielles. Il en ressort un certain nombre d'alertes, de différents niveaux, selon la fréquence et la pertinence des liens constatés", précise JeanMarie Detillieu, administrateur de DétiMarketing. Pour l'heure, la solution reconnaît cinq langues (français, néerlandais, allemand, anglais et arabe) et pourrait prochainement s'élargir à la langue russe. Il tient également compte du fait que la langue naturelle de la person-

ne qui a encodé le nom d'un client est différente de celle de la liste même. La société a également développé un module qui permet le traitement des transactions Swift, dont l'inconvénient majeur est de proposer un champ "texte libre" à l'endroit où est encodé le nom du bénéficiaire, ce qui complique d'autant le traitement des informations saisies. Le développement d'un module phonétique en plusieurs langues est également au cœur de l'actualité du développeur et fournisseur Callataÿ & Wouters, pour son progiciel de gestion opérationnelle bancaire Thaler, en même temps que l'un des autres produits phares de la société, la solution de business intelligence Teran, permet l'identification, sur base de mises à jour régulières, d'un certain nombre d'opérations pouvant s'avérer suspectes. Tous les acteurs informatiques visent, évidemment, l'excellence dans ce domaine. Eri Bancaire, par exemple, base sa fonction "compliance" sur trois piliers: KYC (Know your customers, avec identification des tiers économiques), KYT (Know your transactions, qui peut agir en temps réel, même de manière anticipée, en cas de détection suspecte) et KYP (Know your Processes, définissant les processus et les actions à entreprendre). De son côté, la SSII InTech propose, dans son Compliance Engine, une gestion des risques intégrée se focalisant sur le contrôle et la détection

des opérations à risque, avec, au départ, un contrôle des noms interdits via l'algorithme "Levenstein distance" qui permet de donner la "distan-

ce" entre deux chaînes de caractères, et un checking pro-actif sur la base de ces mêmes listes. ■ Jean-Michel Gaudron

Yves-Olivier et Jean-Marie Detillieu (Détimarketing): "En 2002, il restait des banques et des PSF qui n'avaient aucune procédure ou équipement adaptés"

Photo: David Laurent (Blitz)

AVEC LE VOTE DÉFINITIF de la loi transposant une directive communautaire contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, les sociétés actives dans le milieu financier, mais aussi les commissaires aux comptes, experts-comptables, agents immobiliers et autres notaires et professions juridiques indépendantes, ont désormais l'obligation de "connaître les clients" et de "disposer d’une organisation interne adéquate". Les systèmes informatiques et leur utilisation sont, de fait, les premiers visés: d'abord pour la comparaison d'un nom de client avec les "black lists" régulièrement émises par les autorités officielles (via des circulaires CSSF ou des documents de l'OFAC (Office of Foreign Assets Control) américain; puis par l'identification d'opérations suspectes, susceptibles de constituer un quelconque mécanisme de blanchiment. "Il peut s'agir par exemple de dix entrées observées sur dix comptes différents, mais ayant, au final, un même bénéficiaire économique", explique David Hagen, responsable de l'audit informatique à la CSSF. La difficulté réside dans le fait qu'il y a souvent un manque de bases de données et de connaissance croisée des événements". Si, dans le domaine du private banking, par exemple, la règle d'or du "know your customer" implique un certain nombre de procédures déjà rodées, l'exercice est évidemment plus délicat pour les banques retail "de masse"...


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DLU

Luxembourg 1-Belgique 0 LUXTRUST

ICP: les banques jouent la montre

P&V / ZURICH FINANCIAL SERVICES

Fusion consommée au Luxembourg Photo: David Laurent (Blitz)

APRÈS QUELQUES REtards dus à des discussions plus serrées que prévues entre les différentes parties prenantes au projet de développement d'une infrastructure à clé publique (ICP) au Luxembourg, une version quasi définitive du cahier des charges est attendue pour le début du mois de décembre, au plus tard. C'est, du moins, l'espoir affiché par Marco Hoffmann, le président du GIE Luxtrust, groupement d'intérêt économique constitué, il y a 20 mois, afin d'étudier les possibilités de créer, au Luxembourg, un centre de certification permettrant de répondre aux besoins spécifiques du secteur public et du secteur privé en matière de sécurisation des échanges d'informations, de commerce électronique et de signature électronique. Cette dernière ne peut en effet être envisagée qu'au travers une ICP, afin de respecter la loi du 14 août 2000 relative au commerce électronique et le règlement grandducal du 1er juin 2001 sur les signatures électroniques. "En matière d'e-commerce, des sociétés importantes ont choisi de s'installer au Luxembourg, en raison d'avantages fiscaux. Aujourd'hui, je veux qu'elles restent aussi pour les infrastructures. Nous devons les améliorer. Elles sont aussi importantes que l'aspect fiscal", a expliqué le ministre de l'Economie, Jeannot Krecké, lors de la récente cérémonie organisée pour le 25e anniversaire de la société EMC, présente à Luxembourg depuis 1999. Luxtrust a notamment eu à consolider les résultats de

(13/10) Suite à la plainte déposée il y a un an par l'Association des banques et banquiers, Luxembourg (ABBL), la Commission européenne a ouvert une procédure en manquement contre la Belgique à propos de la déclaration libératoire unique (DLU), estimant le procédé contraire au principe de liberté de mouvement des capitaux. L'ABBL, satisfaite de cette évolution, n'a pas manqué de rappeler que la législation belge est en porte-à-faux sur deux autres affaires liées aux fonds de pension et aux OPC. "Il n'est pas excessif de dire qu'une grande partie de la législation fiscale belge récente en matière financière trahit une inspiration protectionniste d'un autre temps", estime l'ABBL. www.abbl.lu

Jeannot Krecké: "Les banques ne sont pas intéressées au B to C car elles disent avoir un niveau de sécurité suffisant. C'est un peu manquer de solidarité"

recherches déjà entamées, chacun de leur côté, par le secteur public (ministère de l'Economie et CRP Henri Tudor) et le secteur privé, en particulier les banques, puisque c'est l'ABBL qui avait planché sur le sujet. Or, si l'émergence du projet, attendu plus tôt dans l'année, a quelque peu traîné, c'est justement en raison de certains freins venus du secteur bancaire, au plus grand regret de M. Krecké. Le projet prévoit différentes utilisations de l'infrastructure à clé publique: pour les applications business to business, business to government et, enfin, business to consumer. C'est dans ce dernier cas de figure que le bât semble blesser. "Les banques ne sont pas intéressées au B to C car elles disent avoir un niveau de sécurité suffisant, regrette le ministre de l'Economie. C'est un peu manquer de solidarité. Ce que nous avons développé est d'un niveau supérieur à ce

qui existe déjà. Nous avons été proactifs et nous aurions pu faire de cela un succès. Finalement, nous sommes punis de cette pro-activité. Le B to C est une nécessité. Je trouve cela dommage que l'on veuille abandonner parce que cela coûte un peu plus cher. C'est une technologie que l'on a développée ici et dont on aurait pu faire une opportunité". Du côté des banques, directement interpellées, on préfère botter en touche, avançant l'argument de la poursuite des discussions pour justifier de ne pas répondre frontalement à cette mise en cause. Les recadrages en cours devraient, en tous les cas, permettre un lancement imminent du projet, même si cela doit se faire, dans une première étape, sans le concours des banques, sans doute soucieuses de voir comment les choses évoulent concrètement avant de s'engager financièrement dans le dossier. ■ F. R. et J.- M. G.

(02/11) Dans la continuité du processus global de fusion amorcé en octobre 2003, le Groupe P&V a acquis la quasi-totalité des activités luxembourgeoises de Zurich Financial Services. Les activités Non-Vie (27,5 millions d'euros d'encaissement) seront abrités dans la succursale luxembourgeoise de P&V, qui reprendra une cinquantaine de collaborateurs de Zurich. Les activités Vie (en local) iront également dans cette succursale, alors que les activités LPS seront redirigées vers Euresa Life, une filiale luxembourgeoise de P&V. Fin 2004, l'effectif total de P&V sera d'environ 200 personnes pour un encaissement total estimé à 200 millions d'euros. Zurich restera actif, pour sa part, au Luxembourg sur le marché des grandes entreprises et des multinationales. www.zurich.lu

LOMBARD INTERNATIONAL

Sous le giron de Friends Provident (26/10) Le leader luxembourgeois en matière d'assurance vie, Lombard International navigue désormais sous pavillon Friends Provident Plc, l'un des premiers assureurs et gestionnaires d'actifs britanniques. Le rachat de 100% du capital actions, pour un montant approximatif de 500 millions d'euros, ne changera rien à la structure de la direction de la société qui continuera à agir en tant que Lombard International Assurance. "Le temps est venu pour notre société de représenter les intérêts européens d'un groupe financier plus important", explique le président de Lombard, John Stone. www.lombard.lu; www.friendsprovident.co.uk

BÂLOISE ASSURANCES LUXEMBOURG

Art et patrimoine couverts (01/11) C'est en partenariat avec Hiscox Insurance Company que Bâloise Assurances Luxembourg a lancé le produit "Art & Patrimoine", destiné à offrir, à ceux ayant un patrimoine de valeur, une couverture complète contre tous les risques dans le monde entier. Cette nouvelle solution propose des couvertures très larges (catastrophes naturelles, dépréciation suite à un sinistre, couverture automatique et instantanée pour toute nouvelle acquisition dans les limites d'un capital de prévision) et visant aussi bien des séries et paires d’objets (boucles d’oreilles, ...) que des objets de nature fragile (vases). www.baloise.lu

WILLIAM BLAIR & COMPANY

Un fonds au Luxembourg (20/10) La société d'investissement américaine William Blair & Company a choisi la Bank of New-York Luxembourg pour soutenir son premier fonds commun de placement domicilié au Luxembourg et destiné au marché européen. L'établissement assurera ainsi les services de banque dépositaire, la comptabilité du fonds et les services d'agence de transfert. Ce fonds de placement propose des valeurs de croissance de faible à moyenne capitalisation boursière. www.bankofny.com; www.williamblair.com

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Série: les institutions de la place financière (9)

Reconnaissance établie AGENDA Dans quelques semaines, l'ALCO disposera enfin d'un site Internet. Les derniers tests sont en cours et devraient ainsi aboutir à élargir la visibilité de l'association via le web.

C'EST À LA FIN DE L'ANnée 2000 que l’Association luxembourgeoise des compliance officers du Secteur Financier (ALCO) a vu le jour, après plus d'une année de gestation de la part d'un groupe d'experts actifs dans des établissements financiers luxembourgeois. L’ABBL, l’ALFI ou encore la CSSF ont, tous, encouragé cette initiative, "couronnée", en quelque sorte, par la publication, au mois d'octobre, de la circulaire CSSF 04/155, qui détermine avec précision le cadre de la fonction Compliance au sein des établissements financiers. "D'une façon générale, l'ALCO a contribué à mieux cerner la fonction de compliance et a aussi œuvré en faveur de l'officialisation de cette fonction au Luxem-

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ALCO mode d'emploi Constituée le 20 décembre 2000, l'Association luxembourgeoise des compliance officers du Secteur Financier (ALCO) comptait, au 15 septembre dernier, pas moins de 209 membres: 181 en provenance du secteur des banques et des fonds d'investissement et 28 issus du secteur des assurances. Quelques représentants d'autres professions ayant marqué un intérêt pour la fonction de compliance ont également rejoint l'association: avocats, réviseurs d'entreprise, ... Le conseil d'administration, fort de neuf membres, est présidé par Jean-Marie Legendre (CAIL). Il y est épaulé par qskf oih (sdpfsdpj), Patrick Watelet (Citi Group, Trésorier) et Ron Sonnenschein (F. Van Lanschot, Trésorier). Le conseil d'administration devrait être renouvelé à l'occasion de la prochaine assemblée générale prévue au printemps 2005. L'ALCO fonctionne avec de nombreux groupes de travail et de réflexion, qui établissent, au fil du temps, des rapports complets sur des thèmes aussi variés que les circulaires CSSF, la charte de compliance, la lutte contre le blanchiment ou le statut du compliance officer dans le secteur des assurances....

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bourg", ne peut que se réjouir Jean,-Marie Legendre, président de l'ALCO, qui rappelle que l'association s'est également fortement impliquée dans les réflexions qui ont accompagné la lutte contre le blanchiment. "Nous avons noué des relations avec les autres associations professionnelles du secteur financier à Luxembourg, afin d'y faire reconnaître le rôle grandissant de la compliance". A l'origine, l'association s'était donnée pour objet d’élaborer progressivement une doctrine de Place portant sur les principaux thèmes d’ordre déontologique qui touchent les professionnels de la finance luxembourgeoise, mais aussi contribuer aux travaux des autorités et Associations professionnelles pour tout ce qui touche les thèmes à résonance déontologique. Objectif rempli, donc... mais qui ne signifie évidemment pas que le chemin doive s'arrêter là! Avec la multiplication des grands scandales financiers et troubles "affaires", les entreprises n'ont pas d'autres choix que de formaliser, de la manière la plus efficace qui soit, le contrôle du respect de la législation. Mais elles ont aussi le souci de mettre en place des mesures permettant de placer un établissement à l'abri de préjudices pouvant résulter de la mauvaise application de la législation. Voilà comment se détermine le champ de responsabilités du compliance officer, qui sera aussi chargé de la communication avec les autorités de

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L'ALCO a grandement contribué à l'officialisation de la fonction de compliance officer au Luxembourg.

Jean-Marie Legendre (ALCO): "l'ALCO a contribué à mieux cerner la fonction de compliance". surveillance et ne pourra plus faire partie d'un service d'audit interne. Du reste, selon les termes de la circulaire de la CSSF, le principe de compliance n'est pas du ressort exclusif du seul compliance officer. "Le respect des normes concerne également le conseil d'administration, la direction, ainsi que les membres du personnel et est dès lors à considérer comme élément important de la culture de Compliance d'un établissement. Il s'ensuit qu'une telle

culture doit être promue à l'intérieur de l'établissement", précise le texte. Du côté de l'ALCO, on est évidemment plus que satisfait de la publication de ce texte. "Il s'agit d'une circulaire qui est équilibrée, car la CSSF a réellement tenu compte de la nécessité de la mise en oeuvre de cette fonction, tout en faisant en sorte de ne pas trop alourdir la charge de travail de ceux qui ont cette fonction en charge", note M. Legendre. ■ Jean-Michel Gaudron


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"Investir dans des produits déductibles" Patrick van Landeghem (Assurances Le Foyer) rappelle combien il est intéressant pour les travailleurs touchant des revenus au Luxembourg de se tourner vers des produits d'investissement déductibles fiscalement. A quelle condition un travailleur salarié doit-il remplir une déclaration d'impôt? L’établissement d’une déclaration d’impôt au Luxembourg permet au frontalier de bénéficier alors du même régime fiscal que les résidents en matière de classes d’impositions, des autres frais d’obtention, des abattements, et des dépenses spéciales Cette déclaration est obligatoire à partir du moment où les deux conjoints travaillent au Luxembourg, si un second revenu (rente, salaire, ..) de plus de 600 euros est également perçu au Luxembourg

1, 1A, 1A+, 2, 2+

Les classes d'impôt Classe d'impôt 1: Célibataires, séparés et divorcés de plus de 3 ans, sans enfant. Classe d'impôt 1a: Célibataires, séparés, divorcés de plus de 3 ans, tous âgés de plus de 64 ans au 1er janvier; mariés, sans enfant, avec moins de 50% des revenus professionnels du ménage en provenance du Luxembourg; veufs depuis plus de 3 ans, sans enfant. Classe d'impôt 1a+: Célibataires, séparés, divorcés de plus de 3 ans et veufs de plus de 3 ans, tous avec enfant(s) appartenant au ménage; mariés, avec enfant(s) appartenant au ménage, avec moins de 50% des revenus professionnels du ménage en provenance du Luxembourg. Classe d'impôt 2: mariés, sans enfant, avec plus de 50% des revenus professionnels du ménage en provenance du Luxembourg; chacun des conjoints, sans enfant, percevant un revenu professionnel au Luxembourg; divorcés de moins de 3 ans et veufs de moins de 3 ans. Classe d'impôt 2+: mariés, avec enfant(s) appartenant au ménage, avec plus de 50% des revenus professionnels du ménage en provenance du Luxembourg; chacun des conjoints, avec enfant(s) appartenant au ménage, percevant un revenu professionnel au Luxembourg; divorcés de moins de 3 ans et veufs de moins de 3 ans avec enfant(s) appartenant au ménage.

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ou si le revenu annuel dépasse 58.000 euros. Elle est, en revanche, facultative, lorsque le frontalier peut être considéré comme résident assimilé. Les contribuables non-résidents peuvent remplir une déclaration d’impôt au Luxembourg s’ils y perçoivent au moins 90% de leur revenu professionnel, et 50% pour le frontalier belge. Pour les contribuables non-résidents mariés et ne vivant pas de fait séparés, il suffit que le seuil de 90% soit atteint par l’un des contribuables. Ce pourcentage est réduit à 50% du revenu du ménage pour les frontaliers belges. Quels sont les abattements que peut faire valoir un travailleur frontalier? Le frontalier non tenu à remettre une déclaration d’impôt peut en effet faire valoir certaines dépenses, via une demande de modération d’impôt, faite au bureau RTS non-résidents. Il s'agit des frais d’obtention, de la pension alimentaire (pour enfant), de l'abattement monoparental et des cotisations pension complémentaire en entreprise. Pouvez-vous citer quelques exemples d'abattements possibles? Il y a l'abattement monoparental, réservé à la classe 1a+ (lire ci-contre) et qui consiste en un forfait de 1.920 euros par an, qui s'obtient sur demande. Il est possible aussi de déduire 3.480 euros par an, sous conditions, pour un

enfant qui serait à charge, mais ne faisant pas partie du ménage. Les frais de domesticité ou de garde peuvent également permettre une déduction à 3.600 euros. Et qu'en est-il des dépenses spéciales? En cas de divorce, il est possible de déduire jusqu'à 20.400 euros par an de pensions alimentaires fixées par décisions judiciaires postérieures au 1er janvier 1998. les intérêts de prêts personnels sont aussi déductibles, à hauteur de 672 euro par membre du ménage. De même, les dons versés à des organismes d'utilité publique sont déductibles pour des montant cumulés compris entre 125 et 500.000 euros, sans dépasser, toutefois, 10% du total des revenus nets. Il est également possible d'investir dans des produits

d'investissement fiscalement déductibles. Tous les contribuables sont-ils concernés au même degré? Le taux d’imposition marginal est de 38,95% au maximum. Dans ce cas, pour 1.000 euros investis en produit fiscalement déductible, le retour sur l’investissement fiscal lors de la déclaration d’impôts est de 389 euros. Tous les célibataires ont intérêt à investir, ainsi que les couples mariés où les deux conjoints perçoivent leur salaire au Luxembourg et, enfin, les couples où seul un des conjoints travaille et touche ses revenus au Luxembourg. Pour les couples mariés, dont l'un des perçoit un revenu à l’étranger (Belgique, France, Allemagne) le cas est différent et seul un calcul détaillé permet de voir s'il est intéressant ou non d'investir dans ces produits déductibles". ■ Propos recueillis par J.- M. G.

Patrick van Landeghem, Agent principal Le Foyer à Esch-sur-Alzette

Photo: Luc Deflorenne

LA FIN D'ANNÉE APPROchant, l'heure est à la réflexion sur sa situation fiscale et, de préférence, son optimisation. Pour les quelque 110.000 travailleurs frontaliers, l'exercice peut, parfois, être un peu délicat, compte tenu d'un manque d'information. Le fait d’être imposé au Luxembourg ne dispense évidemment pas le frontalier de remplir une déclaration d’impôt dans son pays de résidence. Quelques précisions et conseils d'optimisation par Patrick van Landeghem, Agent principal Le Foyer à Esch-sur-Alzette.


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vous partagez nos valeurs ? Artisans Financiers, nous construisons pour chacun de nos clients une approche sur mesure. Nous donnons un sens particulier à nos savoir-faire grâce à une culture développée du résultat, mais aussi de l’ouverture, de la transparence, et de l’équité.

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CHANGEMENTS DE POSTE OU D'ENTREPRISE?

Envoyez-nous quelques lignes d'infos accompagnées d'une photo à press@paperJam.lu

CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

PRESIDENT RAYMOND HENCKS La première assemblée plénière du CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL, qui s'est tenue le 26 octobre, a élu le nouveau bureau dirigeant pour la période 2004-2006. Pour succéder à Gaston Reinesch, le président sortant, c'est RAYMOND HENCKS qui a été élu. Agé de 56 ans, il est membre du conseil d'administration de l'Entreprise des Postes et Télécommunications, ainsi que du comité exécutif de la Confédération générale de la fonction publique. Egalement membre de la Chambre professionnelle des fonctionnaires et employés publics, M. Hencks est le représentant du Luxembourg au Comité économique et social européen (CESE), au sein duquel il occupe la fonction de rapporteur des avis portant sur les services d'intérêt général. Les deux vice-présidents du CES sont Gaston Reinesch, 46 ans, administrateur général du ministère des Finances et Romain Schmit, 41 ans, directeur de la Fédération des artisans et membre du conseil d'administration de l'Union des entreprises luxembourgeoises.

Début novembre, MARCELLA DE WEERDT, a rejoint le cabinet SCHNEIDER CONSULTING dans une fonction de consultante en recrutement. Cette diplômée en ressources humaines, âgée de 32 ans, a préalablement exercé des fonctions similaires à Amsterdam dans le secteur tertiaire.

DOMINIQUE HANSEN-GLAESENER vient de rejoindre, la nouvelle SALLE DE CONCERTS GRANDE DUCHESSE JOSEPHINE CHARLOTTE, en tant que responsable corporate relations. Dans cette fonction elle aura en charge le développement et la gestions des partenariats et événements de la salle avec les entreprises. A 34 ans, elle dispose déjà d'une large expérience en marketing acquise auprès d'IP, de Tango et de Comverse Mobile Technologies USA.

INFPC

CHARGE DE DIRECTION GASPARD CHLECQ Suite au départ de Jean-Paul Karpen, l'Institut national pour le développement de la formation professionnelle continue (INFPC) compte un nouveau chargé de direction en la personne de GASPARD CHLECQ. A bientôt 50 ans, il a derrière lui une carrière de 14 années passées chez Villeroy & Boch à Luxembourg, d'abord en tant qu'ingénieur qualité, puis chef de production et, enfin, ces deux dernières années, directeur technique et membre du comité de direction. Le voilà en charge de la promotion de la formation sur le plan des entreprises, avec comme idée directrice que la seule promotion ne suffit pas, mais doit être accompagnée d'outils concrets facilitant la mise en place d'une réelle culture de formation dans l'entreprise.

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Un nouveau Country Manager Belux pour STORAGETEK, fournisseur mondial de solutions de stockage de données: LUC GHEYSENS, 49 ans. Ancien d'IBM (pendant 16 ans), il a été notamment, par la suite, general manager de la filiale belge de Software AG et, dernièrement, sales director chez Nextira One pour la région Belux.

SVEN HAUSER, 37 ans, a récemment rejoint PROBOTEC Sàrl, l’un des leaders européens en conception de bogies pour trains de marchandises, en tant que communications manager. Auparavant, il a travaillé pour une société industrielle à Bolzano (Italie) et des agences de communication à Francfort et Bruxelles.

Véritable photographe globetrotter, l'Espagnol ANDRES LEJONA s'installe au Luxembourg pour rejoindre les EDITIONS MIKE KOEDINGER. Photographe-journaliste de 43 ans spécialisé surtout dans le grand reportage et dans le portrait, il travaillera sur Nico, Explorator et paperJam, pour qui il avait déjà collaboré, ponctuellement, par le passé.

Un transfert dans le milieu de la communication: JEAN-FRANÇOIS LENS, ancien chef de fabrication chez Meridian, pendant 1 an, et qui était, ces trois dernières années, chez Comed, a traversé la route d'Esch et officie désormais en tant qu'account manager junior chez MIKADO ADVERTISING.

Chargé de Direction à l'INFPC entre 2001 et 2004, JEAN-PAUL KARPEN est retourné dans le secteur industriel, devenant le secrétaire général du GROUPE STOLL à Leudelange. Agé de 44 ans, M. Karpen avait, entre 1983 et 2001, occupé diverses responsabilités au sein du groupe Electrolux au Luxembourg dans les domaines finance, comptabilité, controlling et réassurance.

FRANÇOIS MENCUCCI est l'un des deux directeurs du nouveau Professionnel du secteur financier EDS PSF LUXEMBOURG (lire par ailleurs page 42). Agé de 41 ans, il était entré chez EDS en 2001 après trois ans passés chez Delphi Automotive Systems en tant que european IT operations manager. Depuis août, il était managing director d’EDS Luxembourg après en avoir été client delivery executive.

Depuis le mois d'octobre, ISABELLE MERSCH occupe les fonctions de conseiller à la direction au KIKUOKA GOLF CLUB à Canach. Agée de 27 ans et de formation juriste, elle était, précédemment, chef de pub chez Orbite Communication.


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Vous cherchez chaussure à votre pied ? Modèle :

Account Manager Conviendra à celle ou à celui qui dispose d’une formation universitaire et d’une solide expérience dans un poste similaire. Notre futur account aura une connaissance approfondie du marché luxembourgeois, une bonne culture générale et un véritable esprit de publicitaire. Il sera en charge d’un portefeuille clients dont il gérera tous les projets de A à Z. Il possédera une bonne dose de créativité opérationnelle et devra faire preuve de sens commercial et de talent d’organisation.

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Infographiste Conviendra à celui ou à celle qui dispose d’une bonne formation graphique et d’une expérience de minimum 3 ans en agence ou auprès d’un imprimeur. Le futur comédien sera un véritable virtuose du Mac et de ses applications. Il sera rapide, et le sens de l’esthétique et du design coulera dans ses veines. Des connaissances et expériences en graphisme on-line seront les bienvenues.

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AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

DIRECTEUR ROMAIN DIEDERICH Suite aux remaniements administratifs qui ont suivi les élections de juin dernier, ROMAIN DIEDERICH, 36 ans, assure depuis cet automne la direction de l’Aménagement du territoire du MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE en tant que conseiller de gouvernement 1ère classe. Enseignant en géographie aux Universités de Metz et de Luxembourg, il a, notamment, été membre du groupe d’accompagnement international d’experts de l’IVL (Integratives Verkehrs- und Landesentwicklungskonzept für Luxemburg).

CETREL

RESPONSABLE BUSINESS DEVELOPMENT LUC HOLPER La Centre de transferts électroniques CETREL s'est doté d'un responsable pour le business development en la personne de LUC HOLPER. Agé de 42 ans, il avait commencé sa carrière au sein de la Banque Générale du Luxembourg puis Delphi Automotive Systems avant de rejoindre EDS Luxembourg S.A., où il était managing director depuis 2001. Au sein de Cetrel, il est également conseiller permanent du comité de direction et est en charge des activités de business development.

LE QUOTIDIEN

REDACTRICE EN CHEF ADJOINTE GENEVIEVE MONTAIGU Journaliste au Quotidien de la première heure, dès le 14 novembre 2001, GENEVIEVE MONTAIGU, 38 ans, vient d'y être nommée rédactrice en chef adjointe, aux côtés de Jean-Marie Martini. Licenciée en "Information et communication" de l'Université de Nancy II et en linguistique, elle avait démarré sa carrière au Républicain-Lorrain, d'abord en tant que stagiaire dans un bureau de Nancy, avant de rejoindre son père à l'agence de Luxembourg. Pendant sept ans, elle travailla successivement pour différentes agences du quotidien régional de Woippy, en Lorraine et au Luxembourg, avant de s'investir pleinement dans LE QUOTIDIEN.

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Aux côtés de M. Mencucci (lire par ailleurs), RENAUD OURY, 32 ans, occupe le second poste de directeur du nouveau Professionnel du secteur financier EDS PSF LUXEMBOURG (lire par ailleurs page 42). Ancien employé, pendant 7 ans, du cabinet de conseil Accenture, il était entré chez EDS en 2002 pour y développer le département solutions consulting au Grand-Duché.

Une nouvelle responsable de la communication a été nommée pour LUXEMBOURG ET GRANDE REGION - CAPITALE EUROPEENNE DE LA CULTURE 2007: VALERIE QUILLEZ, 29 ans, qui était, depuis le printemps dernier, corporate communications executive chez SES Global, rejoint en cette fin d'année l'équipe de Robert Garcia.

A 29 ans, CHRISTOPHE REFFAY vient d'être engagé comme account manager junior chez MIKADO ADVERTISING: Cet ancien conseiller commercial chez Fortis Banque, à Bruxelles, en 2003 et 2004, avait, par la suite, effectué un court passage chez Dété Publicité et Communication en tant que commercial/deviseur.

L'ancien secrétaire d'Etat (DP) à la Fonction publique et à la Réforme administrative, JOSEPH SCHAACK, s'est recasé. A bientôt 60 ans, il a été nommé par le gouvernement nouveau directeur de l’ADMINISTRATION DES DOUANES ET ACCISES.

Ancien responsable de l'entité luxembourgeoise de Microsoft, qu'il avait lui-même créé et géré "from scratch", YVES STEINBUSCH a changé de cap. A 36 ans, il prend en mains la direction commerciale de la société de services informatiques UNILOG, où il aura pour mission de concentrer ses efforts, en autres, sur le développement des relations avec les grands comptes locaux, mais aussi sur la mise en place d'alliances afin de répondre aux besoins d'un marché en pleine mutation.

SSA GLOBAL, fournisseur de solutions et de services d’entreprise, a nommé KRIS ULBURGHS, 31 ans, en tant que nouvel account manager pour la Belgique et le Luxembourg. Ancien de chez EDS et Bull, il était passé chez Steria au moment de la vente division Services de Bull.

Le fournisseur de solutions et de services d’entreprise SSA GLOBAL a engagé PATRICK VANDENBEMD en tant que nouvel account manager pour la région Belux. Agé de 45 ans, il était, auparavant, sales district manager chez Siebel, après être notamment passé par Clicksoftware Europe, RAM Mobile Data et Digital Equipment.

PROGRESS SOFTWARE nomme ALAIN WIARD au poste de account manager. Dans le cadre de sa nouvelle fonction, il sera chargé de consolider la clientèle existante et de conquérir de nouveaux clients. Agé de 42 ans, il était, auparavant, account manager chez Oracle.

ARLETTE ZEOLI a rejoint la société NEONLINE (éditrice des sites www.lesfrontaliers.lu et www.diegrenzgaenger.lu), en tant que business development manager. Elle y aura en charge la commercialisation de la publicité et des services de ces deux sites. Agée de 36 ans, elle venait de passer quatre années chez Editus où elle fut notamment responsable des ventes des produits imprimés.


ATIS-REAL

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ressources humaines sondage

Etes-vous heureux au travail ? Une fois que j’y suis ça va mais l'enthousiasme n'y est pas 34%

Oui, mon travail c’est ma vie 6%

Oui, je m’y plais bien 32%

Je déprime chaque matin à l’idée d’aller travailler 28%

Nombre total de réponses: 418 Sondage réalisé entre le 11 et le 25 octobre 2004 sur www.monster.lu Prochains sondages: jusqu'au 06/12: Envers qui vous sentez-vous le plus loyal au travail? Du 06/12 au 20/12: Avez-vous souvent eu recours à des congés maladie?

LÉGISLATION

La maladie du salarié Victime d'un accident ou d'une maladie, un salarié temporairement empêché de se rendre à son travail se doit de respecter quelques obligations. Il doit, ainsi, avertir – ou faire avertir – son employeur dès le premier jour de son absence, par voie orale ou écrite, puis faire en sorte que l'employeur reçoive, au plus tard au troisième jour, un certificat médical. Si aucune de ces deux obligations n'est respectée, le salarié peut être immédiatement licencié pour faute grave. En revanche, dans le cas où le salarié omet de transmettre le certificat médical dans les délais impartis, un licenciement avec préavis pour négligence fautive est possible. Ce certificat médical n'a, cependant, aucune valeur absolue et l'employeur peut parfaitement inviter le salarié à se présenter chez un autre médecin pour un contre-examen médical. Le refus de l'employé de se soumettre à ce second examen constitue, là aussi, une faute grave, puisqu'il sous-entend le caractère fictif de sa maladie. En cas de contradiction dans le résultat de ces examens, l'attestation du médecin de l'employeur ne peut cependant pas constituer, à elle seule, la preuve de l'inexactitude de celle produite par le salarié. A partir du moment où un salarié – employé ou ouvrier – a satisfait à l'ensemble de ces obligations, il est protégé contre un licenciement, même pour faute grave, pendant 26 semaines à partir du jour de la survenance de l'incapacité de travail. A noter, enfin, que des absences fréquentes pour cause de maladie peuvent constituer un motif de licenciement permettant à l'employeur de rompre le contrat de travail lorsque ces absences apportent une gêne indiscutable au fonctionnement de l'entreprise. ■ J.-M. G.

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"Le facteur humain qui est à la source de la plupart des problèmes" MÊME SI LES INTERNAUTES participant aux sondages en ligne sur www.monster.lu ne constituent pas un échantillon forcément représentatif de la population salariée du Luxembourg, les résultats de ce moisci ne manquent pas d'interpeller Marcus Friedrich, Directeur Administratif chez le service provider LuxGSM CMD: "Pour une large majorité de 62%, le travail représente soit une nécessité peu agréable, soit une corvée: cela montre qu’il y a de sérieux problèmes dans notre monde du travail". L'importance du facteur "travail" dans notre vie quotidienne, aussi bien quantitative que qualitative (le degré de satisfaction personnelle dépend beaucoup du plaisir que l'on peut tirer du travail au quotidien, lequel accapare une partie importante de la vie sociale de l'individu) n'échappe évidemment à personne et influe directement, à plus ou moins grande échelle, sur la facilité à organiser, en parallèle, ses activités de loisirs que chacun peut définir et prévoir en fonction de ses goûts et préférences, sans contraintes extérieures. "Il est alors évident qu’une bonne ambiance au travail et un environnement stimulant qui permet à chacun de s’investir suivant ses compétences n’est pas un luxe, mais une nécessité pour toute entreprise qui vise le succès à long terme", estime M. Friedrich. A priori, l'ensemble de ces éléments est connu et, dans la grande majorité des cas, bien accepté par les dirigeants d’entreprise, qui ne manquent pas d'outils pour favoriser la meilleure ambiance interne possible. Malgré cela, le résultat du sondage semble indiquer un énorme décalage entre la théorie et la pratique. "A mes yeux, c’est le facteur humain qui est à la source de la plupart

des problèmes", tente d'expliquer M. Friedrich, qui identifie les jalousies entre collaborateurs, le traitement inégal des membres d’une équipe par leur responsable ou un manque de communication à tous les niveaux comme autant de points critiques préjudiciables à l'harmonie d'ensemble... "Ces problèmes surgissent partout où plusieurs personnes travaillent ensemble comme c’est le cas dans toute entreprise ou administration. Puisque la problématique est tellement fondamentale, il n’existe pas de solution simple". Cela ne veut pas dire, pour autant, qu'il n'existe pas de solution du tout! Chez CMD,

par exemple, une approche en deux étapes a été adoptée. D'abord au travers de l'instauration de règles transparentes et équitables, imposant un maximum de transparence et de justice lors de la mise en place et de l’application des règles de fonctionnement internes (système de primes, gestion des congés, formations, promotions), puis en assurant une vigilance et une écoute permanente. "Puisque certains problèmes vont surgir de manière inéluctable, il est essentiel de réagir rapidement afin de pouvoir les résoudre avant qu’ils ne prennent trop d’ampleur", conclut M. Friedrich. ■ Recueilli par J.-M. G.

Marcus Friedrich, Directeur administratif chez CMD

Photo: David Laurent (Blitz)

SONDAGE MONSTER-PAPERJAM


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Introduction à la création d'un site Internet La recherche efficace sur Internet Pourquoi et comment concevoir un cahier des charges?

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Time Management Communication et RH dans les projets informatiques Service Level Management (ITIL) Les outils informatiques et bureautiques du Logiciel libre Maîtriser un projet IT côté client

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OLAP - Office de Productivité Chambre des Employés Privés OLAP - Office de Productivité OLAP - Office de Productivité GIE SITec OLAP - Office de Productivité

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22-11 22-11 22-11 22-11 22-11

Comptabilité / finance Introduction pratique au calcul des salaires I Comptabilité commerciale pour initiés Normes GIPS et mesure de performance La fonction de compliance officer OPC Auftritt Les fonds alternatifs Consolidation des comptes Gestion de la fiscalité directe de l'entreprise Introduction aux normes IAS 32 et IAS 39 La TVA et le marché intérieur Introduction pratique au calcul des salaires II La logique financière de l'entreprise Les hedge funds Gestion de hedge funds

Divers Gouvernement d'entreprise Fidéliser le client par la qualité du SAV La gestion du stress Motivation personnelle Optimiser la prise de notes Savoir conclure une vente aux meilleures conditions Congres Annuel de l'Académie de droit européen E-learning : Enjeux et opportunités Améliorez la rédaction de vos contrats de travail Marketing et commerce mobile

IT

Management Comment réduire ou endiguer l'absentéisme Avoir ou être une assistante efficace Conduire un entretien d'appréciation La création et la gestion d'une équipe Changement et apprentissage organisationnel Les compétences de la fonction Ressources humaines

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outils it &télécom

PORTABLES MAXDATA lance le notebook Maxdata Eco 4200X. Ce modèle fournit de puissantes prestations. L'Eco 4200X est particulièrement adapté à une utilisation multimédia. Il est équipé d'un écran TFT XGA de 15 pouces et dispose également d'un lecteur de carte 4-en1 pour les cartes mémoire SD, MMC, Memory Stick et Smart Media, ainsi que d'un port FireWire, et d’un disque dur de 20 GB. Le processeur Intel Celeron M avec une fonctionnalité WLAN allant jusqu'à 54MB et des ports 5 x USB 2.0 garantit un très haut niveau de prestations. Prix conseillé: 849 euros (hors TVA).

ACER présente le nouveau Aspire série 1800, avec un écran large de 17”. Reposant sur la

ECRANS TFT

Les dernières nouveautés MAXDATA lance quatre nouveaux écrans TFT, des modèles d'entrée de gamme et des modèles highend, de 15 et 17 pouces. Le Belinea 10 15 80, de 15 pouces, est le modèle d'entrée de gamme idéal. L'écran dispose de haut-parleurs intégrés, d'une résolution de 1.024 x 768 et d'un rapport de contraste de 300:1. L'écran a un angle de vision horizontal de 130° et vertical de 110°, est réglable en hauteur et peut tourner de 90° sur son axe. Le Belinea 10 17 11, de 17 pouces, possède une diagonale d'image de 43,18 centimètres, particulièrement adaptée aux présentations, et une résolution de 1280 x 1024, des haut-parleurs intégrés et un rapport de contraste élevé de 450:1. Les nouveaux écrans 17 pouces – Belinea 10 17 30 (notre photo) et 10 17 35 - ont un temps de réaction de 13 millième de secondes et une résolution de 1.280 x 1.024. Les deux écrans comportent une connexion DVI-D digitale et sont équipés de hautparleurs intégrés, et ont un rapport de contraste très élevé de 500:1. Prix conseillé hors TVA: 265 euros pour le 10 15 80, 275 euros pour le 10 17 11 est de 275 euros et 339 euros pour les Belinea 10 17 30 et 10 17 35. www.maxdata.be LACIE lance son premier moniteur LCD 21 pouces avec rendu des couleurs de qualité CRT. Cette nouvelle série haut de gamme est destinée aux professionnels de la création graphique. Le nouveau moniteur LaCie 321 intègre la technologie SA-Superfine TFT, qui est la technologie d'écran LCD la plus [>>106]

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toute dernière architecture PCI Express, l’Acer Aspire 1802WSMib offre la puissance de traitement de la dernière génération de processeurs Intel Pentium 4, avec la technologie Hyper Threading, une fréquence d’horloge de 3 GHz, une mémoire cache L2 de 1 Mo et un bus système à 800MHz, le tout condensé sur le dernier jeu de puces Intel 915P et l’architecture PCI Express. Cette nouvelle série se caractérise par ses "eKeys" exclusives (e-touches ou touches Empowering) permettant à ses utilisateurs de gérer leur appareil avec une grande productivité. Le disque dur ATA/100 offre une exceptionnelle capacité de 80 Go. Il est équipé de fonctions multimédia complètes, et un lecteur de cartes mémoire 5 en 1. Prix conseillé: 1.899 euros, TVAC. www.acer.be

MAXDATA lance son nouveau notebook Pro 6100X. Il est équipé de la technologie Intel Centrino et d'une fonctionnalité WLAN allant jusqu'à 54Mb, et d’une batterie longue durée de près de 4 heures. Le notebook comporte aussi un lecteur de carte

multi-format pour Memory Stick, carte SD, carte multimédia et carte Smart Media. Son écran TFT-XGA de 15 pouces offre une résolution de 1024x768.

Il dispose encore d'un combo drive DVD/CD-RW, d'une mémoire DDR SDRAM de 256MB et d'un disque dur de 40 GB. Prix conseillé: 1.229 euros (hors TVA). www.maxdata.com

LOGICIELS ACAPELA lance Infovox Desktop PRO. Cette nouvelle solution vocale est un lecteur d'écran haut de gamme destiné aux personnes souffrant de déficiences visuelles. Elle permet aux utilisateurs d'accéder vocalement à n'importe quelle information textuelle. La synthèse d'Infovox Desktop PRO restitue oralement l'information écrite, avec une voix proche de la voix humaine. Prix: 490 euros. www.acapela-group.com

ADOBE lance de nouveaux logiciels pour la vidéo et la photo numériques, Adobe Photoshop Elements 3.0 et Adobe Premiere Elements, qui permettent d'éditer, de partager et de retoucher des photos et vidéos numériques. Adobe Photoshop Elements 3.0 ajoute une nouvelle fonctionnalité d'organisation et de partage, ainsi que les derniers outils d'édition d'image; Adobe Premiere Elements offre les résultats professionnels avec un tout nouveau produit associant la capture vidéo simple, l'édition sophistiquée et la sortie rapide sur DVD. SYSTEMATa adapté Popsy à la législation luxembourgeoise. Popsy aide les PME, les indépendants et les professions libérales à gérer leurs tâches de comptabilité et de gestion quotidienne. Centré sur un puissant outil de comptabilité générale, il offre de nombreux modules (comptabilité analytique, gestion budgétaire, amortissements). Systemat va développer le module de scanning de documents pour Popsy. www.popsy.be

STOCKAGE HITACHI lance une nouvelle plate-forme de stockage universel, TagmaStore. Elle dispose d'une couche de virtualisation intégrée qui peut gérer jusqu'à 32 Petabytes de stockage interne et externe. Elle propose un partitionnement logique aussi bien pour le stockage interne qu'externe, et des options de copie à distance indépendantes du stockage. La plate-forme réalise deux millions d'IOP (input output operations per second), soit une amélioration de 500 % par rapport aux systèmes de stockage actuels. www.hds.com

IMPRIMANTES KYOCERA MITA positionne la FS-C8026N au sommet de sa gamme d'imprimantes couleur bureautiques ECOSYS A3. Intégrant un contrôleur à 600 MHz basé sur

la technologie multi-bit, la FSC8026N délivre des impressions en couleurs de haute qualité à une résolution équivalente à 1800 dpi, avec un débit de 26 pages par minute. La technologie ECOSYS de Kyocera permet de garantir un cycle de maintenance bas et inégalé qui confère à la nouvelle imprimante le plus faible coût par page de sa catégorie, en couleurs comme en monochrome. Prix: 5.500 euros HTVA.

LEXMARK présente ses nouvelles imprimantes laser couleur. Les imprimantes multifonction C760, C762 et X662e sont équipées de la technologie monopasse et peuvent imprimer jusqu’à 25 pages par minute. Ces nouveaux produits renferment la technologie 4800 CQ qui ajuste simultanément la taille et la forme des points. Les nouvelles imprimantes sont conçues pour imprimer jusqu’à 1 million de pages. Le cycle d’utilisation mensuel pour la C762 est de 100.000 pages maximum. Les toners à haut rendement sont prévus pour 15.000 pages d’impression. La Lexmark [>>106]


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[104>>] perfectionnée qui soit à l'heure actuelle.

La large gamme de couleurs affichée représente 72 % de celle du système vidéo NTSC (National Television System Committee). Avec une correction gamma de 10 bits, le moniteur LaCie 321 offre également le calibre de contrôle gamma le plus fin, spécialement conçu pour les professionnels des arts graphiques. Alors que la correction gamma traditionnelle de 8 bits n'offre que 256 options de ton, la correction gamma de 10 bits étend la gamme tonale à 1.024, tout en adoucissant la gradation des couleurs et en améliorant considérablement la précision et la justesse des images. Le moniteur LaCie 321 possède une large diagonale de 21,3 pouces avantageuse pour l'affichage en format A3 ou des doubles pages à taille réelle. Sa résolution affiche 1.600 x 1.200, les moindres détails s'affichent. Prix conseillé: 1.399 euros (hors TVA). www.lacie.com MAXDATA lance encore trois nouveaux écrans TFT de 19 et 20 pouces. Les Belinea 10 19 05, 10 19 06 et 10 20 05 sont des écrans avec des spécifications techniques de pointe. Ils sont particulièrement adaptés à une utilisation multimédia et s'intègrent parfaitement aux dispositifs de présentation. Les 10 19 05 et 06, de 19 pouces, sont équipés d'un puissant panneau Premium MVA avec une résolution maximale de 1.280x1.024. L'important rapport de contraste de 700:1, l'intensité lumineuse de 250 cd/m2 et le temps de réaction ultrarapide de seulement 16 millième de secondes rendent l'écran particulièrement adapté aux jeux et images vidéo. Le Belinea 10 20 05 est un écran TFT de 20 pouces avec une diagonale d'image de plus de 51 centimètres. L'écran bénéficie d'une résolution maximale de 1.600 x 1.200 et d'un rapport de contraste de 700:1. Grâce au large angle de vision horizontal et vertical de 170°, plusieurs personnes peuvent facilement regarder l'écran en même temps. Outre une connexion analogique standard, l'écran dispose également d'une connexion DVI-D digitale. Prix: pour les 10 19 05 et 06, 406 euros, le 10 20 05 vaut 733 euros, hors TVA. www.maxdata.be FUJITSU SIEMENS COMPUTERS a sorti deux écrans plats (LCD) destinés aux utilisateurs professionnels. La "basic line" comprend des modèles de 15 et 19 pouces tandis que la gamme Premium, P15, P17 et P19 comprend également un modèle à 17 pouces. Les résolutions vont de 1024x768 à 1280x1024 pixels. Tous les moniteurs sont livrés avec un logiciel de configuration intégré, en six langues. L'électronique est directement intégrée dans le moniteur faisant ainsi gagner de la place. Les écrans sont ajustables aux besoins des utilisateur grâce au pied livrés en standard. Ce dernier permet également le basculement de l'écran de 90% autorisant ainsi l'usage en mode horizontal ou vertical. www.fujitsu-siemens.com

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[104>>] X762e comporte l’interface e-Task, un écran couleur tactile, permettant de transférer tout document du format papier au format électronique et viceversa. Prix : la Lexmark C762 coûte 1 .916 euros, la C760 1.370 euros et la X762e 8.486 euros. www.lexmark.be

LEXMARK combine la puissance de la convergence et la personnalisation. La Lexmark X830e

et la Lexmark X832e sont deux plates-formes de solutions avancées relatives aux flux de travaux, qui redéfinissent la capacité multifonction des grands groupes de travail. Les nouvelles caractéristiques d’authentification et de chiffrement sécurisés de la Lexmark visent à réduire les inquiétudes des consommateurs relatives aux vulnérabilités des scanners et imprimantes. La Lexmark X830e imprime des documents à une vitesse allant jusqu’à 35 ppm. La Lexmark X832e offre une vitesse d’impression jusqu’à 45 ppm. Elle sont toutes deux équipées d’un toner pour l’impression de 30.000 pages.

sans-fil ; et des points d’accès “Fit” 3Com Wireless LAN Managed Access Point 2750 (AP2750) pour réseaux locaux sans-fil 802.11a et b/g, à chiffrement AES. Ces nouveaux points d’accès “Fit” se distinguent des points d’accès existants par le fait qu’ils laissent au commutateur sans-fil le soin d’assurer la gestion centrale et la sécurité. Ainsi que le 3Com Wireless Switch Manager (3WXM), un logiciel de gestion de commutateur sans-fil. Prix: le Wireless Switch WX1200: 3.195 euros, le Wireless LAN Switch Controller WX4400: 10.395 euros, le Wireless LAN Access Point: 239 euros et le Wireless LAN Switch Manager Software: 2.595 euros.

TÉLÉVISEUR VIEWSONIC annonce commercialisation du NextVision N3000w, son premier téléviseur LCD haute définition. La technologie de balayage progressif intégré, associée au mode 3:2, au filtre en peigne 3D et à la compatibilité HDCP (high definition content protection), et son écran de 30 pouces, lui permettent d'afficher des images de qualité numérique exceptionnelles. Le N3000w peut être utilisé dans une multitude de configurations. Prix: 2.540 euros TTC.

XEROX a annoncé une nouvelle

LECTEURS DVD DMAX introduit sur le marché un lecteur DVD portable, le

Yamada PDiX-770, capable de lire tant les DVD du commerce que les DVD enregistrés (format MPEG4 DivX/Xvid). Le lecteur est équipé d'un écran résistant aux rayures, très solide et de grande taille (18 cm). Il est livré avec une sacoche pour fixation appui tête et pouvant se brancher sur l'allume-cigare de toutes les voitures. De plus, le PDiX-770 lit également les CD audio, les fichiers MP3, les formats VCD, S-VCD, Kodak Picture CD et JPEG. Le lecteur peut même s'utiliser comme lecteur DVD de salon. Raccordé à l'installation stéréo, il peut aussi faire office de juke-box MP3. Prix conseillé: 425 euros (TVA incluse). www.dmax.be

famille de systèmes multifonctions

SERVEURS

qui reposent sur une toute nouvelle plate-forme. CopyCentre C123/ C128, WorkCentre M123/M128 et WorkCentre Pro 123/128 élargissent considérablement la gamme existante de systèmes Xerox. Les fonctions de copie, d’impression, de télécopie, de numérisation et d’envoi d’emails peuvent être réunies au sein d’une même machine. Une plateforme de conception entièrement nouvelle constitue la base des systèmes multifonctions de la famille 123/128 qui ont été conçus pour améliorer de façon significative la

IOMEGA présente le nouveau serveur de réseau NAS (networkattached storage) d'entrée de gamme, l'Iomega NAS 100d, en versions 160 et 250Go. Ces serveurs comportent des fonctionnalités réseau sans fil et offrent une mémoire réseau souple et facilement extensible. Ils font office de dispositifs de mémorisation sur un réseau d'ordinateurs, donnant aux PC Windows, Mac, UNIX et Linux un emplacement de mémorisation et de sauvegarde, tout en simplifiant le partage de fichiers, la sauvegarde et la récupération dans les environnements informatiques hybrides. Le NAS 100d offre en plus une fonctionnalité de gestion de réseau 802.11b/g sans fil. Prix: pour le NAS 100d 160 Go: 495 euros et le NAS 100d 250 Go: 595 euros. www.iomega.com

RÉSEAUX 3COM dévoile de nouveaux produits sans fil pour des infrastructures d’entreprises robustes, offrant une meilleure protection et mobilité sans-fil, une gestion centralisée simple d’environnements de réseaux locaux sans-fil complexes, une plus haute disponibilité du réseau. La nouvelle gamme de produits se compose du 3Com Wireless LAN Switch WX1200, un commutateur de réseau local sans-fil offrant un potentiel de détection de mobilité et d’utilisateur ; du 3Com Wireless LAN Controller WX4400, un contrôleur sans-fil offrant un potentiel de détection de mobilité et d’utilisateur, qui permet à chaque commutateur de couche 2 d’opérer comme un commutateur

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RÉSEAU TAAN

Luxembourg, terre d'accueil Luxembourg a accueilli, en ce début d'automne, le rendez-vous européen des membres du réseau international TAAN (Transworld Advertising Agency Network), fondé en 1936 et qui regroupe aujourd'hui plus de 50 agences conseil en communication dans le monde entier, indépendantes et, en général, plutôt bien positionnées sur leur marché respectif. La plupart sont situées aux États Unis, berceau de cette initiative. En Belgique, TAAN est représenté par l'agence Vandekerckhove&Devos; en Allemagne par Dörfer…Partner et, au Luxembourg, par Comed, qui a rejoint la structure au mois de mai dernier. 11 agences européennes ont participé aux débats au Luxembourg, qui ont permis la présentation de nouveaux projets importants en cours de réalisation. "Le réseau TAAN nous offre une structure idéale, explique Carlo Dickes, directeur de Comed. Tout en conservant notre entière liberté, nous pouvons échanger et partager nos expériences avec les autres membres du réseau". De plus en plus de clients internationaux collaborent avec des agences du réseau TAAN dans plusieurs pays, profitant de l'effet "Networking". Au Luxembourg, aussi, des sociétés et marques moins connues commencent à progresser au-delà de leurs frontières. ■

REVUE SUPPORT Presse + Radio ART DIRECTOR Pierre Servais COPY Claude Muller GRAPHISTE Jean-Philippe Luniaud PHOTOS Revue ACCOUNT Claude Muller

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VOXMOBILE AGENCE Moskito Productions SUPPORT Presse quotidien et magazine GRAPHISTE Alain Tshinza PHOTO David Laurent (Blitz) ACCOUNT Sandra Sidon

MILLENIUM AGENCE millenium SUPPORT Presse CREATIVE DIRECTOR Claude Moes GRAPHISTE Jorge Valente COPY Olivier Liberton

DELOITTE AGENCE Mikado Publicis SUPPORT presse et affichage ACCOUNT Jean-Luc Mines, Nadia Van de Berg ART DIRECTOR Didier Leclercq COPY Frédéric Thill INFOGRAPHISTE Olivier Debuys PHOTO stock

SÉCURITÉ ROUTIÈRE / MIN. DES TRANSPORT AGENCE Mikado Publicis SUPPORT affichage ACCOUNT Marithé d’Amato ART DIRECTOR Didier Leclercq COPY Frédéric Thill INFOGRAPHISTE Olivier Debuys ILLUSTRATEUR Didier Leclercq

MOBILUX AGENCE Mikado Publicis SUPPORT presse ACCOUNT Marithé d’Amato, Camille Groff ART DIRECTOR Didier Leclercq COPY Frédéric Thill INFOGRAPHISTE Olivier Debuys PHOTO stock

BGL ID AGENCE Concept Factory SUPPORT Presse écrite et radio CREDIT CREATIF Stephane Lefèvre David Solito ACCOUNT Emanuelle Baroni PHOTO Fabrice Mariscotti (Blitz)

TRANSFAIR AGENCE Comed SUPPORT presse, affichage ART DIRECTOR Pierre Servais GRAPHISTE Michel Hélou COPY Claude Muller, Pierre Servais ACCOUNT Claude Muller PHOTO Frank Weber


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communication outils

SITE DU MOIS

INTERFIDUCIAIRE.LU

E-PAPER AGENCE Comed MEDIA presse ART DIRECTOR Charles Niles, Pierre Servais COPY teamwork ACCOUNT Claude Muller PHOTO Stock + Carlo Dickes

AUTOCENTER GOEDERT AGENCE binsfeld communication SUPPORT folder RÉDAC.-CONCEPTEUR Frank Kaiser ART DIRECTOR Kathrin Anderl GRAPHISTE Steffi Willkomm PHOTO Fabrice Mariscotti (Blitz) ACCOUNT Claude Sauber, Marc Haas

UTOPOLIS AGENCE Vidale-Gloesener SUPPORTS Annonces presse quotidienne et affichage ART DIRECTOR Silvano Vidale COPY Gioia Bertmes GRAPHISTE Tom Gloesener, Miguel Pereira PHOTO Frank Weber ACCOUNT Gioia Bertmes

Réalisé par 04 Sunmade, le site présente sobrement, mais élégamment, les activités de la société d'experts comptables du même nom. Accessible en français, anglais et allemand, on surfe aisément et agréablement sur ce site au design élégant et dynamique... sauf ceux qui ne disposent pas de l'ADSL qui peuvent éprouver des difficultés à charges les pages d'animation en flash... . On remarquera la simplicité de présentation des informations qui évite que l'on se perde dans le dédale de la toile. Le site se veut informatif sans pour autant noyer le navigateur de textes illisibles. Outre un petit historique de la société, on y trouve quatre rubriques: l'énumération des services offerts, un plan d'accès détaillé, les personnes de contact et une partie "nouveautés". On y trouve des informations pratiques mais pas forcément assez détaillées pour que l'on puisse se passer des services d'un comptable - sur l'augmentation de l'indice du coût de la vie, le salaire social minimum, ou encore sur le congé parental, la fiscalité des personnes physiques et des société de capitaux...

CONCOURS.LU Le nouveau portail de jeux-concours unique au Luxembourg, avec de nombreux cadeaux à gagner chaque mois (avec Espresso Web Agency).

ATHOMELORRAINE.FR La famille de Synapse s'agrandit avec ce site dédié à l'immobilier en Lorraine (avec Synapse).

LUXLAIT AGENCE Guido s.à r.l. SUPPORT Abribus (Belgique + Luxembourg) CREATIVE DIRECTOR Guido Wolff PHOTO Patrick Muller

MEDIATEURDUNET.FR

...ET AUSSI ARMURERIE.LU (Luxis) L’armurerie Freylinger en ligne de mire, pour les amateurs de chasse. BABYCENTER.LU (SIT-NET) Le premier magasin au Luxembourg qui offre des milliers d'articles pour bébés et enfants à l'achat en ligne. IDEALEGNO.LU (SIT-NET) Vitrine du concepteur de cuisines, dressings, meubles de bureaux, salons, chambres et kits à emporter. ILOVENICO.LU (N-VISION) mise à jour du site d'inscription gratuite pour recevoir le nouveau Nico mensuel "tendances & interviews". MINISTERE DE LA SANTE AGENCE Interpub' SUPPORT Télévision, presse magazine, affichage et dépliants CREATIVE DIRECTOR Jo Hermann COPY Alain Brach ACCOUNT Liette Reuter

AUTOSDIFFUSION LOSCH AGENCE binsfeld communication SUPPORT presse quotidienne et magazine REDACTEUR Christian Thiry GRAPHISTE Antonella et Anna Veneziani PHOTO Uwe Düttmann ACCOUNT Jean-Paul Reuland

COMMUNIQUEZ-NOUS les lancements et les changements importants de vos sites en envoyant un message à press@paperJam.lu.

Médiateur en ligne pour les internautes rencontrant un problème relatif à un achat online. Prochainement étendu aux litiges transfrontaliers.

NHF.LU Le site du Nederlands Handelsforum Luxemburg, point de rencontre business des néerlandais du GrandDuché (avec e2advance).

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Luxembourg, terre d'immobilier Les promoteurs immobiliers vivent assez bien la situation du marché local, même si certaines décisions politiques ne leur facilitent pas forcément la vie.

HANS GOOSSENS EST UN PROMOTEUR HEUreux. Moins de trois ans se sont écoulés depuis le rachat – le 25 mars 2002 – par la société belge CIP (Construction & Investment Partners) dont il est administrateur-délégué, du bloc d'immeubles appartenant à Clearstream, sur le boulevard GrandeDuchesse Charlotte, et la vente de l'ensemble du projet "Plaza Grande-Duchesse" à un investisseur institutionnel dont l'identité devrait être rendue publique ce 25 novembre à l'occasion de l'inauguration officielle des locaux. Dans ce laps de temps incroyablement court, et qui doit en faire pâlir de jalousie certains, un nouvel immeuble est sorti de terre – contigu à la maison de Maître conservée en l'état – et les premiers occupants (MeesPierson, sur 3.000 m2 et AOL, sur 1.000 m2) y sont attendus en cette fin d'année. Difficile de faire plus vite et mieux... "De plus en plus de grands groupes internationaux développent des centres d'activité au Luxembourg, constate Hans Goessens. Je pense que le pays a fait les bons choix pour développer un environnement favorable à cette nouvelle donne. Si j'avais un second bâtiment identique au Plaza, il serait déjà loué aussi! Pas forcément avec des grosses surfaces de 10.000 m2, mais plutôt des plateaux de 1.000 à 3.000 m2" Tout n'est, évidemment, qu'une question d'offre et de demande, et il suffit de voir comment deux autres projets immobiliers du centre ville, l'Espace Monterrey et le Glacis Business Center, ont trouvé des locataires, pour se convaincre qu'à partir du

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moment où l'offre est de qualité, la demande n'a pas besoin de stimulant particulier. Il n'en reste pas moins vrai que l'exemple de CIP et de son "Plaza" ne sont pas nécessairement représentatifs de la situation du marché de l'immobilier au Luxembourg. Car si, dans le Centre, la demande ne rencontre pas forcément une offre adaptée, dès que l'on s'éloigne du cœur de la ville, c'est plutôt la demande qui fait défaut au regard d'une offre un peu plus importante. Le plus luxembourgeois des promoteurs belges, qui ne se sent pas spécialement "étranger" dans un pays où il est présent chaque semaine, regarde d'un œil très attentif le développement du marché local. "Ce marché est intéressant, parce qu'on y prévoit une demande stable dans les années à venir et que ses contours sont toujours bien définis. On sait vraiment où en sont les projets en cours de développement. Il est plus facile de mieux calculer les risques. C'est évidemment le rôle du promoteur de prendre des risques, mais il faut bien les identifier et trouver des moyens de les réduire au maximum". Il faut dire qu'au début des années 2000, la situation était tout autre. Le taux de vacance atteignait à peine 1% (selon les sources, il a même été un bon moment inférieur), ce qui a évidemment incité un bon nombre de promoteurs et de développeurs à s’enflammer et lancer des projets, un peu tous azimuts, y compris dans des quartiers moins “classiques”. Mais avec le retournement de conjoncture qui a suivi, certains de ces projets ont dû être revus


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Peter De Decker (Ikogest): "Le marché de l’investissement immobilier au Luxembourg n'est pas encore clairement établi, faute de références. Mais cela donne également lieu à de belles opportunités".

à la baisse... et d'autres sont tout de même sortis, mais ne rencontrent pas un succès foudroyant, loin de là. L'exemple de la zone de Munsbach, presque sinistrée, est très révélateur: le vide locatif flirte avec les 50% et bon nombre de locataires présents sembleraient avoir très envie de revenir vers le centre ville. Sans doute le maître d'ouvrage Baumeister, lorsqu'il a développé ce projet, espérait-il un meilleur sort...

Opportunités en vue Au même titre que le foudroyant développement mené par CIP au centre-ville, l'exemple de Munsbach constitue évidemment un "extrême", mais est là pour rappeler que certains risques peuvent, parfois, s'avérer perdants. "Il faut savoir rester raisonnable", commente, de manière générale, Marc Giorgetti, directeur de l'entreprise Felix Giorgetti, qui avoue ne pas avoir trop souffert de la baisse d'activité notable sur le marché de l'immobilier. "Nous avons su freiner à temps le développement de certains projets de bureaux, afin de ne pas en mettre trop sur le marché. Contrairement à d'autres promoteurs, nous avons su rester prudents dans notre approche. Il va de soi que les projets de troisième catégorie sont les premiers à souffrir de la situation actuelle". Bien sûr, l'activité "immobilier de bureaux" a fortement ralenti ces derniers temps, mais elle ne constitue qu'un des volets de compétences de l'entreprise, qui peut donc, parfaitement, diversifier ses

sources de revenus et laisser passer la vague. Cela ne l'a pas empêché de développer un projet de 6.000 m2 au boulevard d'Avranches et un autre, avenue Gaston Diderich, de 2.500 m2 environ, dont la livraison est prévue pour 2006. Sans compter la prévision d'un futur déménagement sur Leudelange, dans un nouveau siège social de 8.000 m2, dont 5.000 seront proposés à la location. "Quand on compare la situation avec l'Allemagne ou la Belgique, on voit que la situation n'est pas si catastrophique que cela. Le Luxembourg apparaît un peu comme une île qui fonctionne bien. Bien gérée, elle pourrait même fonctionner encore mieux!", note M. Giorgetti. Avec un taux de vacance proche de 5 à 6%, la situation au Grand-Duché est, en tout état de cause, redevenue à peu près "normale" à l'échelle du pays. C'est ce qui explique aussi qu'au Luxembourg, ce qu'on appelle les "objets liquides" ne courent pas les rues pour les investisseurs institutionnels, lesquels regardent essentiellement le niveau de qualité des locations, sachant que le rendement perçu provient avant tout de revenus de loyers. "L'intérêt des investisseurs institutionnels pour des objets de valeur commence autour de 15 millions d'euros, estime Peter De Decker, general manager du promoteur Ikogest à Luxembourg. Le marché de l’investissement immobilier au Luxembourg n'est pas encore clairement établi, faute de références. Mais cela donne également lieu à de belles opportunités". Autant les pré-locations étaient légion dans un

passé pas si lointain, autant, aujourd'hui, un promoteur doit plus souvent attendre la livraison de l'immeuble pour espérer voir la location concrètement activée. Cela retarde donc d'autant les processus de négociation entre promoteur et investisseur. "Notre stratégie n'est pas forcément de vendre un immeuble à tout prix, tempère M. De Decker. L'Atrium, fait néanmoins partie des objets destinés à la vente, mais il nous faut trouver le bon timing".

Reprise confirmée? Construit à Bertrange, l'Atrium Business Park devrait être livré, d'ici à la fin de l'année... Mais à quels locataires? "8.000 m2 sont déja loués dans le projet, assure M. De Decker. Il y a quelques années, il serait sans doute rempli plus rapidement. Là, nous faisons des efforts considérables pour le remplir, mais sans le brader pour autant! Pour ce projet, nous avons fort logiquement limité le développement initial à la seule première phase de 22.000 m2. Nous avons su nous montrer prudents. Le potentiel pour remplir les 50.000 m2 n'est clairement pas encore là". Si l'immeuble, en lui-même, présente un bon nombre d'atouts, que ce soit pour ses qualités "techniques" ou en termes de qualité d’image, le promoteur a dû investir dans des services annexes (restauration, espace fitness et même, dans une phase ultérieure, une crèche). Cela n’empêche pas certains observateurs de regretter Pour l'année 2004, le "take-up" devrait tourner

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autour des 120.000 m2, un niveau équivalent à celui de l'année 2003, dans un climat qui semble sentir bon la reprise économique. "La relance sur le marché est bel et bien perceptible, mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il y a du travail pour tout le monde, car les budgets sont encore réduits et suivis avec beaucoup plus de rigueur", note Sergio Palumbo, managing director de la société TDO Consulting, prestataire de service en project management. Ainsi, le bon vieux temps où une société changeait tout, des sols au plafond, semble vraiment révolu. "Dans le cas de déménagements, les sociétés sont moins tentées d'acheter du mobilier neuf. Elles emmènent leur ancien avec elles. Elles investissent beaucoup plus dans tout ce qui est lié aux installations techniques, davantage que dans l'ergonomie ou le design, à l'exception, peut-être, de l'espace d'accueil". L'évolution, ces dernières années, a été notable sur un bon nombre d'aspects. Concernant les délais, tout d'abord, réduits au maximum, dans la mesure

où les décisions de prises de location interviennent de plus en plus tard dans les processus. "Cela nous oblige à travailler dans des délais raccourcis", note M. Palumbo, qui préfère, évidemment, le cas idéal où il est impliqué dès le commencement du projet, jusqu'à travailler de concert avec l'architecte. Ce fut le cas, par exemple, pour la conception de l'une des deux Tours de l'Europe, au Kirchberg, où les desiderata des institutions européennes ont été pris es en compte alors que le chantier était encore en cours. Il en fut de même pour les projets plus modestes de Charles Kieffer à Leudelange ou de Nordea Bank "Construire de l'intérieur vers l'extérieur est une tendance qui se développe de plus en plus, remarque M.Palumbo. Les projets que nous traitons aujourd'hui concernent aussi bien la remise en cause de l'espace existant dans le cadre d'une extension qu'un déménagement total. Il y a quelques temps, c'étaient plutôt les déménagements qui étaient privilégiés". Si la facilité d'accès à un bâtiment est évidem-

ment devenu un élément clé dans le choix des locataires, le niveau de qualité des installations techniques constitue aussi une réelle valeur ajoutée pour un bâtiment et un argument lors de la revente future. Sans aller, nécessairement, jusqu'à l'extrémité de la maison-ascenseur, chère à Alphone Allais, qui s'enfonce dans le sol jusqu'à l'étage désiré... "Une grande flexibilité est également recherchée. Avant, pour déplacer une cloison, il fallait faire appel à quatre ou cinq corps de métiers. Aujourd'hui, il existe des solutions beaucoup plus rapides et moins coûteuses", se réjouit M.Palumbo.

Un regard sur l'IVL Ces facilités encouragent-elles les sociétés à envisager de bouger plus facilement? Ce n'est pas impossible. Les prises en occupation se maintiennent à un bon niveau, sur foi des chiffres fournis

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Marc Giorgetti (Felix Giorgetti): "Comparé aux autres pays, le Luxembourg apparaît un peu comme une île qui fonctionne bien. Bien gérée, elle pourrait même fonctionner encore mieux".

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Sergio Palumbo (TDO Consulting): "Construire de l'intérieur vers l'extérieur est une tendance qui se développe de plus en plus".

par les principaux agents du pays (lire aussi en page 120), mais qui ne rencontrent pas forcément l'adhésion de tous les acteurs du marché, au moins dans leur interprétation. "Peut-on vraiment parler de reprise? Je n'en ai pas vraiment l'impression... Les chiffres sont à interpréter avec prudence, note Gilio Fonck, associé-gérant de SFK Constructions. Il y a pas mal de sociétés qui quittent le centre-ville pour aller en périphérie. Mais il ne s'agit que de déménagement! BNP Paribas, par exemple, prend 10.000 m2 dans le bâtiment H2O, mais les abandonne ailleurs. Il y a donc toujours 10.000 m2 de libres quelque part. Je reste toujours sceptique devant les chiffres communiqués par ces agents, car ils ne représentent pas la véritable situation du marché global". Dans le domaine de l'immobilier de bureaux, SFK Constructions n'entre pas forcément dans la catégorie des "major players", mais l'expérience de la société acquise dans le domaine du résidentiel lui permet tout de même d'observer avec pertinence l'évolution du marché. "Clairement, les investisseurs ne se tournent plus vers le marché de bureaux, mais préfèrent s'engager dans le résidentiel. Même les sociétés d'assurances, qui doivent avoir des capitaux bloqués dans des investissements immobiliers, commencent à s’intéresser à l'immobilier résidentiel. La rentabilité est peut-être moindre, en certaines occasions, mais elle est réelle! Les taux d'intérêt actuellement très bas favorisent évidemment de tels investissements", note M. Fonck.

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Les prix des surfaces, à la location ou à la vente, sont également au cœur des discussions, d'aucuns estimant que les pratiques en vigueur sur le marché sont plutôt élevées. Mais ce n'est pas forcément le cas de tout le monde. "Cela nous fait plutôt sourire d'entendre çà et là que les prix sont élevés, expliquent ainsi Huguete Kurt, associée et Robert Frank, administrateur-délégué de Kurt Constructions. Luxembourg ne figure même pas dans le classement des 800 villes les plus chères en matière d'immobilier. En Allemagne, dans une ville comme Essen, par exemple, on paye nettement plus et il n'y a même plus d'espace à bâtir. nous sommes, certes, confrontés à une certaine flambée des prix, mais il faut être conscient que cette flambée ne fait que refléter l'essor économique du pays. On peut atteindre 5.000 euros du mètre carré au Kirchberg, mais, dans bon nombre d'autres villes en Europe, personne n'a rien à ce prix-là! La situation n'est donc pas aussi dramatique que certains veulent bien le dire". En matière d'immobilier de bureaux, Kurt Constructions a pris le parti de développer plutôt des espaces mixtes, alliant espaces administratifs et résidentiels. C'est le cas, par exemple, le long de la Moselle, entre Mertert et Wasserbillig, sur le projet "Op der Esplanade", avec un total de 10.000 m2 de surfaces disponibles, et des espaces de bureaux à taille humaine. "C'est une formule qui a de plus en plus de succès. Nous avons un autre projet de ce type en réflexion à Schifflange et à Bridel. Il y a vraiment des demandes locales. Cela suit la poli-


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tique générale qui veut que le lieu de travail soit le plus rapproché possible des lieux d'habitation", note Mme Kurt. C'est en effet sur ce concept que se base l'IVL (Integratives Verkehrs- und Landesentwicklungskonzept für Luxemburg), la bible du réaménagement du territoire, dont le but est de réduire au maximum les trajets en voiture. A Wasserbillig, Kurt Constructions a trouvé le cercle idéal qui répond à cette attente: "Il y a des gens qui ont d'abord travaillé dans un bureau loué par leur entreprise dans le lotissement puis, après, ils ont acheté ou loué leur logement dans ce lotissement. C'est dans cet ordre là que les choses doivent se passer et non pas le contraire, explique Mme Kurt. Mais c'est une approche qui prendra du temps à se mettre en place de manière naturelle complète M. Frank. IVL est un projet réaliste qui doit servir comme base de travail. C'est, en tous les cas, la seule vision réaliste qui va au-delà de 20 ans. Pour une fois, les politiques ont été au-delà d'une vision à 5 ans..." Ce vaste plan IVL suscite évidemment une attention de tous les instants de la part des promoteurs. "Nous observons cela de très près, confirme Marc Giorgetti. Le nœud de l'IVL se trouve à la Cloche d'Or

et si cette zone est mal planifiée au départ, l'IVL ne fonctionnera jamais. Quand on voit le trafic qu'il y a, on peut s'inquiéter pour le futur si aucune amélioration n'est apportée dans les infrastructures".

Politique en décalage? Aussi attirant soit-il, le grand chantier IVL se heurte encore à quelques limites qui semblent bien difficiles à repousser. A commencer, par exemple, par la saturation du centre ville rendant épouvantables les conditions de circulation. IVL veut porter à 25% le taux d'utilisation des transports en commun: le pari est ambitieux. "Même si quelques efforts ont été fait au niveau des parkings, les besoins n'ont pas été suffisamment été couverts, estime M. Fonck. Les Luxembourgeois sont amoureux de leur voiture et on semble l'avoir oublié. Les politiciens ont voulu leur imposer autre chose et le résultat des élections a bien montré qu'ils n'ont pas été suivis par les électeurs... Cela fait partie des inconvénients de notre bien-être économique, mais il faut essayer de résoudre le problème en tenant compte de

la volonté des gens et non pas vouloir leur imposer unilatéralement une autre manière de vivre". Autre souci, toujours lié aux emplacements de parking: la volonté de la Ville de Luxembourg comme dans le dossier Ban de Gasperich - de faire s'aligner les communes voisines vers un rapport de un emplacement de parking pour 120 m2, alors que dans les communes avoisinantes, ce rapport va jusque un emplacement pour 30 m2. "On refait donc la même erreur, sans différencier entre grands ensembles et petites unités, entre centres d’activités et quartiers résidentiels", regrette M. Fonck. La nouvelle théorie de l'urbanisme, développée par IVL, et qui veut que les gens puissent travailler près de leur lieu d'habitation, ne rencontre pas non plus, à tous les niveaux, une adhésion immédiate. "Je ne suis pas sûr que cela fonctionne à court ou moyen terme, note M. Fonck. La plupart des gens qui travaillent à Dexia-BIL déménageront-ils vers Esch?" La réponse n'est pas attendue avant 2006, date prévue de l'inauguration du nouveau siège administratif de la banque, projet phare de la revalorisation des friches de Belval Ouest. Un phare dans la nuit? ■ Jean-Michel Gaudron

Photos: Eric Chenal (Blitz)

Robert Frank (Kurt Constructions): "IVL est un projet réaliste qui doit servir comme base de travail. C'est, en tous les cas, la seule vision réaliste qui va au-delà de 20 ans".


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Le marché immobilier à Luxembourg-Ville: Vue d’ensemble des loyers par quartiers et de quelques-uns des principaux projets immobiliers annoncés.

Projet Atenor Promoteur: Atenor (B) Architectes: Bureaux Worré (L) et Assar (B) Surfaces: 30.000 m2 Livraison: fin 2007 (apès destruction de l’actuel immeuble du Foyer (photo))

K2 Promoteur: Codic (B) Architecte: Bureau Art & Build Surface totale: 53.000 m2 en 6 immeubles. Livraison: deux premiers immeubles (11.500 m2 et 8.500 m2) courant 2005 Prélocation: cabinet d'avocats Linklaters Loesch (4.350 m2).

Rocade A Promoteur: CIP (B), Architecte: Bureau d’architectes Marc Werner (L) & Atelier d’Art Urbain (B) Surfaces: 17.000 m2 d’hôtels (Novotel et Sofitel), 14.000 m2 d’appartements et 13.000 m2 de bureaux Livraison des hôtels: fin 2006.

Le Dôme Promoteur Elige (F) Architecte: Bureau d’architectes Marc Werner (L) Surfaces: 21.000 m2, Livraison: 2006

Drosbach Promoteur: Kowac (All.) Architectes: Stephan Braunfels (All.) et Gubbini&Linster (L) Surfaces: 68.000 m2 Livraison: courant 2005

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H2O Promoteur: Bernheim Real Estate (B) et Promobe (L) Architectes: Schemel & Wirtz (L) et Itten & Brechbühl (CH) Surfaces: 25.500 m2 Pré-location: BNP Paribas sur 10.700 m2 Livraison: courant 2005

Centre Place de Paris Promoteur: Alor (L) Ballini, Pitt et Partners Surfaces: 5.455 m2 (3.350 m2 de bureaux, 925 m2 de commerces et 1.000 m2 de logements) Livraison 2006

Dairy House Promoteur: Felix Giorgetti (L) Architecte: Riccardo Bertoni (L) Surfaces: 6.000 m2 Livraison courant 2007.


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Back to town Les prises en occupation se sont principalement concentrées, en 2004, au centre ville. Mais l'offre n'y sera pas extensible à l'infini... AU MOMENT OÙ S'ACHÈVE L'ANNÉE 2004, LES agents immobiliers peuvent afficher un optimisme certain: le nombre de transactions a sensiblement augmenté par rapport à 2003, même si, au final, le niveau de prise en occupation devrait être à peine moindre que celui enregistré l'année dernière, et franchir à nouveau allègrement la barre des 100.000 m2. La comparaison d'une année sur l'autre s'arrête cependant là, car la "structure" même de ce "takeup" est fort différente. En tout premier lieu, les institutions européennes (qui ont alimenté près d'un tiers du marché en 2003) ne représentent plus qu'à

peine 3%. A l'inverse, le secteur financier, grand absent ces dernières années, a été l'un des contributeurs principaux (à hauteur de plus de 40%). "On est évidemment loin des 80% observés en 2000 note Michael Chidiac, administrateur de RealCorp Commercial. Il y a une remontée, en douceur, mais une remontée quand même. Il est évidemment important qu'il y ait un nombre croissant de transactions, et non seulement des transactions qui portent sur des grosses surfaces, car cela montre le dynamisme du marché et la volonté de bouger". Crédit Agricole Indosuez Luxembourg dans le Glacis Business Center, BNP Paribas à Howald, dans

le bâtiment H2O, Les banques Lloyds et HSBC / Bank of Bermuda à l'Espace Monterrey, MeesPierson dans le tout nouveau Plaza Grande-Duchesse ou encore JP Morgan à l'EBBC... Voilà pour ce qui est principaux mouvements enregistrés pour cette année 2004 en provenance du secteur financier. Beaucoup de belles transactions, donc, mais au final, l'impact sur le taux de vacance n'est pas forcément important. Dans la majorité des cas, il s'est en effet agi de simples déménagements, ou de regroupements: les mètres carrés pris en occupation d'un côté se retrouvent, fatalement, libérés d'un autre côté.

Photos: Eric Chenal (Blitz)

Martin Heyse (Atis Real): "Aujourd'hui, les demandes des locataires sont plus raisonnables. On assiste à un certain rééquilibrage".


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"Une évolution concrète ne se fera que dans les années à venir et on devrait, dans 3 ou 4 ans, revenir à un taux de vacance proche de la normale pour un marché tel que le Luxembourg, c'est-à-dire entre 3 et 4%", précise M. Chidiac. Evidemment, il s'agit d'un taux moyen, étant entendu qu'à contrario du centre-ville où la disponibilité est moins élevée, certains quartiers périphériques flirtent plutôt autour des 40%... Ainsi, si le stock disponible reste, dans l'ensemble, à peu près du même niveau, la qualité de ce stock, elle, est, de fait, en baisse, les sociétés délaissant de plus en plus souvent des locaux "de seconde main" au profit d'emplacements au confort et à la technicité supérieurs.

Optimiser les coûts d'exploitation "Mis à part le cas de la Place de l'Etoile, on risque de subir pour les dix prochaines années l'étroitesse de la ville et de sa configuration géographique", craint ainsi Vincent Béchet, Associé chez Property Partners, qui confirme que "l'extension ne pourra se faire que par la réhabilitation des immeubles anciens. Mais il y a encore trop de propriétaires qui ne tiennent pas compte des cycles de vie des immeubles". Ces deux dernières années, la récession économique a, évidemment, porté un réel coup d'arrêt aux projets. "Mais de nombreuses réflexions en interne et de nouveaux business plans ont permis de mettre en place de nouvelles stratégies. Le marché de l'immobilier a alors gagné en dynamisme", note JeanPierre Lequeux, managing director de DTZ Luxembourg. Les sociétés ont fait le constat de gaspillages financiers dans le domaine de leur immobilier et tout est mis en œuvre pour favoriser les réductions de charges, à effectif constant. Au-delà du prix du mètre carré, il y a un vrai prix de fonctionnement d'ensemble à calculer. Les gens ont souvent une vision tronquée par certains éléments, le loyer payé n’étant qu’une partie du coût total lié à l’utilisation d’une surface. On peut être amené à payer un loyer facial plus cher, mais, dans le même temps, gagner beaucoup d'argent par ailleurs grâce à un immeuble performant". Cette thématique de l'optimisation des coûts d'exploitation du patrimoine immobilier, la société Paul Wagner et Fils en fait son cheval de bataille. Spécialisée dans le facility management, aussi bien technique qu'infrastructurel, elle intervient en complément du travail plutôt "administratif" des agents immobiliers. Cela concerne aussi bien la coordination de tous les corps de métier (gardiennage, conciergerie, nettoyage, services généraux, voire catering) que la prise en charge des aspects purement techniques (câblage, maintenance des installations). "L'idée est de faire en sorte que le fonctionnement du bâtiment soit optimal et à un moindre coût et, en tout état de cause, à des coûts très transparents et en respectant, évidemment, le confort des personnes qui y travaillent", explique Gilbert Lopez, du service "Facility Management" de Paul Wagner et Fils, qui assure

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actuellement, au travers de tout le pays, des prestations sur plus de 250.000 m2 de surfaces immobilières de toutes tailles, la société pouvant également fournir un support informatique pas toujours disponible en interne chez des des petites strucures ou entités . Si, dans le secteur industriel, la prise de conscience de l'importance de la rationalisation des coûts est certainement plus ancienne, le secteur tertiaire commence également, et de plus en plus, à s'y mettre. "On nous demande davantage d'informations à tous les niveaux, notamment en terme de sécurité, confirme M. Lopez. Typiquement, les sociétés veulent savoir où elles en sont dans leurs bâtiments: qu'estce qui est fait en matière d'entretien, qu'est-ce qu'il reste à faire et où en sont les infrastructures. Par le biais de systèmes informatiques, nous sommes capables de délivrer l'information. Il est également possible de laisser au client la possibilité de mettre lui-même à jour les bases de données que nous gérons". Avec le développement des technologies, les nouveaux bâtiments qui se construisent sont de plus en plus souvent automatisés. Cela donne donc plus de facilités pour pouvoir gérer les coûts d'exploitation, notamment dans le domaine énergétique, l'un des postes de dépenses les plus importants dans la "vie" d'un immeuble. Quel est, au final, le gain qu'une société peut espérer dans les frais de fonctionnement de ses installations? Cela se calcule évidemment au fil du temps. "Mais la première année, le gain énergétique, par exemple, peut facilement atteindre 5 à 10%, assure M. Lopez. Faire des économies d'énergie, c'est facile et tout le monde peut y arriver. Mais souvent, lorsqu'on prend de bonnes résolutions, elles ne tiennent pas sur le long terme. On se trouve un peu dans le même cas de figure que pour les automobiles. Avant, on pouvait faire soi-même sa vidange. Maintenant, ce n'est presque plus possible et il faut passer par un garage spécialisé. C'est pareil avec les immeubles où bon nombre de petites interventions ne sont aujourd'hui plus possibles sans faire appel à un spécialiste".

Volume d'investissement record L'enjeu est de taille, pour les propriétaires des immeubles, sachant que, si un bâtiment gaspille de l'énergie et n'abrite pas les dernières techniques les plus performantes, il n'y a que fort peu de chances que des locataires veuillent s'y implanter et, à plus forte raison, des investisseurs s'engager dans un rachat futur. Car l'un des soucis grandissants que va connaître, au fil du temps, le marché immobilier au Luxembourg, c'est la proportion de plus en plus grande de bâtiments de "seconde main" (qui représentent selon les estimations, un peu moins d'un tiers du stock actuellement disponible), abandonnés par les locataires au profit d'installations plus modernes et fonctionnelles. Sans compter que, pour les baux les plus anciens, les systèmes d'indexation prévus dans les contrats font qu'un locataire de "vieux" bureaux peut être amené à payer, aujourd'hui, un loyer supérieur à ce qu'il serait dans des locaux neufs...


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Vincent Béchet (Property Partners): "Les investisseurs allemands commencent vraiment à reconnaître Luxembourg comme une place digne de ce nom".

"Les propriétaires sont durs à convaincre, note Romain Muller, Associate Director, Head of Agency Department chez Jones Lang LaSalle à Luxembourg. Pendant 10-15 ans, ils ont perçu des loyers se situant dans la fourchette la plus haute du marché. Aujourd'hui, il leur est plus difficile d'accepter que, moyennant une grosse rénovation, et donc un gros investissement, les nouveaux loyers qu'ils pourront demander seront tout de même inférieurs à ce qui s'est pratiqué auparavant". Le problème devient d'autant plus crucial lorsque un même immeuble abrite un grand nombre de locataires. L'exemple le plus criant est celui du Forum Royal, où les propriétaires sont plus d'une centaine, ce qui n'a jamais permis de prendre de réelles décisions quant à la réhabilitation des surfaces. Du coup, de nombreux espaces restent désespérément vides et ne sont sans doute pas prêts d'être repris. Ce n'est pas pour autant un problème dramatique pour un propriétaire: après tout, qui dit "zéro loyer" dit aussi "zéro impôt"! Cette situation va-t-elle avoir une influence sur les activités d'investissement au Luxembourg? "Lors du grand salon Expo Real de Munich, en octobre, une vingtaine de fonds d'investissement allemands sont venus nous voir et plusieurs ont déjà effectué des visites sur certains sites ici", témoigne Vincent Béchet "Une visite ne veut évidemment pas dire qu'il y aura une acquisition derrière, mais l'intérêt grandit, c'est indéniable. On devrait dépasser, en 2004,

le montant record de 300 millions d'euros de transactions. Les principaux acteurs sont toujours allemands. Ils commencent vraiment à reconnaître Luxembourg comme une place digne de ce nom. Ce qui est sûr, c'est que les réserves connues pour d'autres développements immobiliers montrent que le Luxembourg, en tant que place administrative, se satisfait de sa croissance pour pas mal d'années".

Prix trop chers? Confortés par une demande restant soutenue, les promoteurs regardent à nouveau le marché avec confiance et étudient de nouveaux projets, ce qui n'était certainement pas le cas en 2003. Pas question, donc, de tabler raisonnablement, à court terme, sur un mouvement baissier des loyers, la hausse enregistrée ces derniers temps au centre-ville étant même amenée à se diffuser progressivement dans les quartier limitrophes. "Beaucoup ont hurlé lorsque j'ai annoncé des prix de 30 euros", sourit Martin Heyse, Head Agency chez Atis Real Luxembourg. Mais pour ce qui est des prime rents, c'est tout à fait ça! Il faut bien voir que cette donnée ne correspond pas forcément à la réalité des transactions et il y a évidemment des bâtiments qui se relouent moins chers". Evidemment, avec le changement de conjoncture, les conditions de négociation évoluent grandement

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entre propriétaires et locataires. "Il y a 18 mois, un locataire pouvait encore obtenir 10 à 15% de baisse et 3 à 5 mois de gratuité, plus un budget d'aménagement de 5.000 euros par mètre carré", rappelle-til. Aujourd'hui, les demandes sont plus raisonnables. On assiste à un certain rééquilibrage". Gérald Merveille, real estate consultant chez DTZ Luxembourg, est, quant à lui, satisfait de la façon dont les choses évoluent. "Le marché a assez mûri et même s'il reste encore quelques bâtiments vides, ils trouveront preneurs, à terme. Je pense que l'on peut faire confiance aux promoteurs pour autoréguler le marché. Et au vu des chiffres fournis par le Statec sur la croissance de l'emploi tertiaire, on peut miser sur hausse régulière du take-up, hors influences exogènes dues aux institutions européennes".

Evidemment, aux côtés des entreprises de taille conséquente qui cherchent de nouveaux locaux, la situation des plus petites structures ou des travailleurs indépendants n'est pas forcément idéale. "Dans les ensembles résidentiels avec rez-de-chaussée commercial ou administratif, les prix pratiqués sont équivalents à ceux de l'immobilier résidentiel. Cela reste donc un coût énorme pour eux", note l'agent immobilier Léa Kappweiler, qui ne s'étonne pas de voir que certains locaux restent inoccupés. "Beaucoup de PME voudraient bien bouger vers des zones industrielles, mais elles n'y trouvent pas de terrains. Espérons que la période de ralentissement que nous vivons permettra l'émergence de nouvelles zones artisanales et industrielles", note-t-elle. "A partir du moment où les zones disponibles se raréfient, les prix flambent et un simple artisan se retrouve piégé. On

retrouve la même problématique au centre-ville. Les petits commerces de la Grand Rue n'existent pratiquement plus. Ils ont disparus au profit de grandes enseignes ou franchises internationales, plus impersonnelles et à moindre attractivité. L'animation du centre ville commerçant meurt progressivement. Tout le monde parle de l'importance de ramener les gens vers le centre-ville, mais avec quoi les attirer?" Et de mettre en exergue certaines incohérences dans la politique d'aménagement du territoire, illustrées, par exemple, par le contenu d'un récent dossier de soumission de terrains émis par le Fonds d'Urbanisation et d'Aménagement du Plateau de Kirchberg: "Il demandait de maximiser son profit pour la vente du terrain, tout en voulant éviter de participer à la flambée des prix sur le marché..." ■ Jean-Michel Gaudron

Photos: Eric Chenal (Blitz)

Michael Chidiac (RealCorp Commercial): "On devrait, dans 3 ou 4 ans, revenir à un taux de vacance proche de la normale pour un marché tel que le Luxembourg, c'est-à-dire entre 3 et 4%".

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Acheter ou louer son immobilier? Aucune règle universelle ne prévaut. Mais la préférence des spécialistes du secteur va à la propriété. EST-IL PLUS INTÉRESSANT POUR UNE ENTREprise d'être propriétaire ou locataire de ses locaux? Des "astuces" fiscales sont-elles à prendre en compte lors d'une décision d'achat? Les banques ont-elles aussi un rôle de conseil, au-delà de leur vocation purement financière? La réponse à la première de ces trois questions dépend évidemment des spécificités de chaque entreprise: il n'y a forcément aucune commune mesure entre une grande entreprise manufacturière, une institution financière ou un commerce. Mais l'impact fiscal est toujours à prendre en compte et les banques ont un rôle de conseil à jouer, même s'il vaut mieux aussi s'entourer d'un conseil extérieur, considèrent le consultant Deloitte et le cabinet Allen & Overy. Chez Deloitte, Sonja Linz s'attache prioritairement à une entreprise existante, "qui a donc déjà un passé et un actif immobilier éventuel, exploitée soit sous forme individuelle, soit sous forme sociétaire, et qui se trouve parfois confrontée, par son type d'activité, à un besoin de renouvellement de son immobilier". S'il s'agit alors de construire ou d'acquérir de nouveaux locaux, "le problème des parkings dans la ville de Luxembourg peut amener notamment l'entreprise à se délocaliser. Il s'agit alors de trouver le lieu où investir, compte tenu de contraintes logistiques et financières, ce qui n'est pas facile, vu le prix des immeubles ou autorisations nécessaires, et de vendre l'immobilier existant pour obtenir une part des fonds nécessaires à l'investissement immobilier. Dans ce cas, les lois fiscales permettent de vendre sans charge fiscale immédiate, par transfert de la plus-value vers la nouvelle construction. Ceci est d'autant plus intéressant lorsque l'existant est vieux, donc présente une valeur comptable très peu importante alors que le prix du terrain peut être élevé. Il faudra aussi examiner de cas en cas si la soumission à la TVA de la cession ou de la vente d'un immeuble apporte des avantages à l'entreprise donnée". Et de souligner que, dans l'ensemble, la propriété vaut mieux que la location, parce que l'on ne dépend pas d'un propriétaire, à moins d'avoir un bail à durée suffisamment longue. "Encore faut-il, en cas de bail commercial, que celui-ci soit équitable

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pour les parties, aux niveaux des indexations du loyer et des possibilités d'annulation ou de prolongation, sans oublier que les conditions peuvent encore brutalement évoluer au terme de ce délai. Mais tout dépend toujours des besoins de l'entreprise, en acceptant, le cas échéant, de regarder au-delà des frontières, toujours à cause du prix ou de la disponibilité des terrains au Luxembourg".

Garantir la continuité Sonja Linz insiste sur l'importance de la propriété lorsque celle-ci permet de garantir la continuité, élément prédominant entre autres pour un commerce, dont la vie est liée à son emplacement, à sa clientèle, etc. "Mais propriété veut aussi dire que des fonds sont immobilisés qui pourraient, le cas échéant, être utilisés pour répondre à d'autres besoins de l'entreprise. Dans ce cas, la location peut parfois s'avérer plus intéressante. Un autre moyen aussi, pour une entreprise propriétaire, de rendre ses immeubles plus 'liquides' afin de pouvoir développer ses activités est le sale and lease back, qui permet de rester dans un même emplacement tout en facilitant des investissements d'exploitation par cash-flow. Et le leasing long terme assure la sécurité de l'entreprise. Mais, au Luxembourg, cette formule est moins développée, surtout à cause des droits d'enregistrement". Un cas particulier est celui d'une entreprise familiale qui souhaite scinder l'opérationnel de l'immobilier, pour éloigner cet actif des risques inhérents à l'entreprise. "Il n'y a dans ce cas aucune réponse générale", indique Mme Linz. "Il faut voir au cas par cas, selon les activités, et comment effectuer cette scission afin d'éviter une imposition immédiate sur plus-value, qui pèserait très lourd dans une opération de restructuration, alors même qu'il n'y a rien de vendu. Mais la législation offre des moyens pour différer l'imposition et cela présente l'avantage, en cas de succession, de vendre uniquement l'exploitation". Pour ce qui concerne une nouvelle entreprise, il existe des aides d'Etat. "Mais elles sont très limitées, note Sonja Linz. Et, dans ce cas, il faudra que le bâti-


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André Marc (Allen & Overy): "Les banques se montrent aujourd'hui beaucoup plus réservées qu'il y a cinq ans, lorsque le marché était en pleine expansion".

ment et l'activité opérationnelle soient réunis auprès de la même personne physique ou légale. Si la nouvelle entreprise opte pour la location, il faut néanmoins qu'elle s'assure d'un contrat de bail tel qu'il revienne à ce qu'elle soit quasi propriétaire, chose évidemment pour le moins ardue à négocier. Reste malgré tout que, pour une entreprise à créer, même si tout est prévu au mieux, il y a toujours des impondérables. Dans ce contexte, peut-être vaut-il mieux éviter l'achat. Et, si propriété il y a, on ne peut que conseiller de veiller à mettre l'immeuble dans une entité séparée, ce qui, en outre, à très long terme, facilitera la cession de l'entreprise. Enfin, toute décision dépend aussi du type de la société (de capitaux, de personnes, etc.) puisque les retombées fiscales peuvent être très différentes, entre autres du point de vue amortissements ou impôt commercial, si par exemple la société de personne n'a, du point de vue fiscal, pas d'activité commerciale". Enfin, pour ce qui est du rôle des banques, Sonja Linz estime que "tout bon banquier doit voir toute l'opération comme un conseiller d'entreprise, en se mettant dans la peau de l'entreprise. Le coût immobilier est en effet très important. Le banquier doit analyser le business plan et ne pas financer quelque chose qui pourrait poser problème à moyen terme. Il doit en outre proposer diverses options et voir si l'investissement dans l'immobilier ne réduit pas trop le financement des opérations courantes". Me André Marc, du cabinet Allen & Overy Luxembourg, se place quant à lui dans une optique liée à ses activités d'aide à l'acquisition, par des fonds d'inves-

tissement – surtout allemands et institutionnels – de bâtiments presque entièrement construits et loués, à rendement intéressant. "Nous sommes également très impliqués dans des opérations de sale and lease back ainsi que dans les services d'aide à l'achat au profit de la grande distribution dans les domaines alimentaire et textile, pour tous les acteurs de ce créneau particulier, souligne André Marc. Ce qui me passionne dans l'immobilier, ce sont les investissements en termes de rendement pour les investisseurs institutionnels et la référence pour les grands commerçants. Pour ces derniers, je m'aperçois parfois que des choix stratégiques radicalement différents sont opérés. Ainsi, par exemple, un grand groupe luxembourgeois en matière de distribution alimentaire choisit à chaque fois d'être à 100% propriétaire de son immobilier".

Des choix stratégiques parfois très différents L'avantage, selon André Marc, n'est pas négligeable puisque le commerçant propriétaire peut – comme n'importe quel propriétaire – entrer dans son bien, le transformer ou le quitter à tout moment. Il a toutes les cartes en mains. "Cet avantage est décisif, aussi, dans le cas des centres commerciaux, puisque le propriétaire est également à 100% celui qui détermine le branch mix et surtout le choix de la "locomotive " dans une autre activité, le plus souvent dans celle du textile". D’un autre côté, une autre enseigne très connue

de la grande distribution préfère généralement, quant à elle, être locataire. "L’inconvénient est qu'elle n'a aucune influence sur le choix de la "locomotive" textile, qui est toujours très importante. Lorsqu'on est locataire, on subit les choix stratégiques du propriétaire du centre commercial. Le succès d'une formule peut ainsi être un frein pour l'autre". Quant à la rentabilité financière de l'une ou l'autre formule, André Marc opte clairement pour l'achat. "Souvent, la décision de se tourner vers la location est tributaire de l'aspect bilantaire, pour ne pas disposer d'un patrimoine immobilier qui aura bien sûr un impact sur le bilan. Pour preuve, souvent, même si une entreprise envisage d’acheter le terrain et/ou la construction, elle le et/ou la met à disposition d'une entité financière distincte auprès de qui elle reprendra ce bien en location long terme, pour éviter les charges financières. Mais il n’en reste pas moins qu'un acteur financier n'accepte de conclure un tel contrat que si le locataire s'engage sur bien plus de quinze ou vingt ans. Ce qui revient, pour le preneur, à assumer des contraintes contractuelles lui enlevant toute flexibilité. Dès lors, les avantages financiers de la location ne persistent pas à long terme. Il faut toujours une pondération entre ces avantages et la flexibilité stratégique, raison pour laquelle, très souvent, les grands groupes préfèrent être propriétaires. Je remarque en outre, à propos de cette flexibilité, que des acteurs de la distribution ont effectivement opéré cette séparation du retail et de la gestion du parc immobilier. Cela peut

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paraître intéressant du point de vue de la séparation des métiers et des compétences. Mais, dans un même groupe, ceux qui déterminent la stratégie commerciale peuvent avoir des conceptions très différentes de celles des responsables gérant le parc immobilier. Et ces personnes ne se parlent pas suffisamment, ce qui peut conduite à un manque d'harmonie".

Les banquiers très réticents En ce qui concerne les banques, André Marc est d’avis qu'elles ont à jouer un rôle de conseiller stratégique qui prend en compte toute la dimension bilantaire de l'opération envisagée. Mais il constate qu’en réalité, et vu la conjoncture actuelle, cette fonction de conseil est souvent délaissée. "Les banquiers sont en général très réticents. Pour les opérations de financement, la seule chose qui les intéresse, ce sont leurs garanties de remboursement. Tout tourne autour de l'assise financière du candidat acheteur et du pourcentage de location déjà conclu du projet immobilier (facteurs auxquels s’ajoutent les qualité et réputation des locataires, ainsi que la durée des baux). Si 10% seulement du bien sont déjà loués, tous les banquiers émettront un avis négatif sur le financement, même si l'acheteur dispose d'une bonne assise financière. Les banques se montrent aujourd'hui

beaucoup plus réservées qu'il y a cinq ans, lorsque le marché était en pleine expansion. Il y a eu, depuis, le tassement que l'on sait et l'emplacement d'un projet reste primordial puisque tout ce qui est hors du centre-ville et de zones comme le Kirchberg et la Cloche d'Or reste considéré comme un investissement très périlleux. A mon avis, d'ailleurs, l'un ou l'autre acteur immobilier en périphérie va rencontrer de sérieux problèmes financiers dans les six à dix-huit mois à venir, car ses projets ne trouveront pas de locataires. On peut donc considérer que la prudence des banques est on ne peut plus compréhensible". La conséquence de cet état d'esprit bancaire saute aux yeux: tout candidat investisseur doit se tourner vers un cabinet de conseil pour la mise en place d'une structure juridique parfaite. "A un moment où le ralentissement se fait sentir, la garantie de remboursement pèse en effet de tout son poids. D'ailleurs, les banques demandent souvent à revoir ces garanties dans la gestion des crédits accordés ces dernières années, parce qu'elles les estiment insuffisantes et parce qu'il y a une augmentation des demandes en vue de se voir accorder des délais de paiement. Le marché reste très chaud, mais il comporte de plus en plus d'aléas. Dans ce contexte, ceux qui réussissent sont ceux qui ont très bien géré leur dossier et qui ont prévu le maximum". ■ Marc Vandermeir

Photos: Eric Chenal (Blitz)

Sonja Linz (Deloitte): "Dans certains cas, les lois fiscales permettent de vendre l'immobilier existant sans charge fiscale immédiate, par transfert de la plus-value vers la nouvelle construction".


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Guide pratique Retrouvez ci-dessous les principaux agents et promoteurs actifs sur le marché de l'immobilier de bureaux au Luxembourg. AGENTS IMMOBILIERS

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14, Avenue de la liberté L-1930 Luxembourg ✆ 22 55 33  22 20 08  contact@immosol.lu  www.immosol.lu

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17A, rue de la Gendarmerie L-8508 Rédange-Attert ✆ 62 90 20  26 62 02 45  immoaida@pt.lu  www.immoaida.lu

Real Estate Consultants 12, rue Jean Engling L-1466 Luxembourg ✆ 26 43 07 07  26 43 07 08  info@propertypartners.lu  www.propertypartners.lu

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10, rue de Longwy L-4750 Pétange ✆ 50 17 47  50 35 34  info@immo-rthill.lu  www.immo-rthill.lu

5 r. Aldringen L-1118 Luxembourg ✆ 26 27 29  26 27 29-30  info@realcorpcommercial.com  www.realcorpcommercial.com

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1, rue Marie Curie L-8049 Strassen ✆ 26 31 32 45  26 31 32 75  immo.etoiles@pt.lu  www.immo-etoiles.lu

9, route des 3 Cantons L-8399 Windhof ✆ 39 59 22 1  39 59 23  richet@internet.lu

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For Women, by Women The Network, established by four professional women in 1991, has grown in strength and numbers to help promote women as valuable contributors to the Luxembourg economy.

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British Chambers of Commerce, and it can’t help with issues like work permits, but it can point people in the right direction. The committee does a sterling job of voluntary back office and administrative work, such as putting out the Network’s informative Newsletter, allowing women to keep their skills current. The group is also involved in charity work. A number of Networkers participated in the annual Luxembourg City Jogging event this summer to raise money for charity. They surpassed their goal of 4000 euros, raising 6000 euros for the ISL’s Tanzania project and 2000 euros for the Luxembourg Association for the Blind.

Interactive website Quite simply, the Network brings people together. One of their recent initiatives was a Speed Networking evening. The objective was for everyone to speak to people they didn’t know, having only three minutes to make an impression. Based on the dynamic Speed Dating concept, the evening demonstrated the success potential of networking, in terms of making friendships but also in putting businesses together. Many people responded positively afterwards and a few job opportunities were reported. The group’s focus is prima-

rily on current members who are residents or active professionals within the country, rather than on an extensive network of ex-pats who have lived in Luxembourg and moved, or non-residents of Luxembourg. Although some members live in Germany, Belgium and France, they are in the minority. The spoken language of the Network is English, although with around 120 members, the Network counts 29 different nationalities amongst its members. Two questions arise: is it not marginalizing to provide a network for just women, and how effective is a network in Luxembourg that has few Luxembourgish natives as members? Luxembourg, being a small country and a tight native community, has in place an exceptionally closed network. Not only do a large percentage of professional Luxembourgers know other Luxembourgers, but a lot of businesses are family run. Paola points out that when the original group was founded in 1991 it was because nothing of the sort existed for women. She also remarks that men are invited as guests and speakers, just not as members, so they do play a minor part. And while it is an aim of the Network to try to bring the Luxembourg and ex-pat community closer together, it

can be a very hard nut for the foreigner to crack. One of the added values of the Network is its interactive website where members can post a variety of messages on the message board including

employment searches. The monthly newsletter also highlights individual members and their activities and offers a forum for members to address topical issues or promote their businesses. ■ Mary Carey

“You need to go out and do something,” says Paola Liszka, current president of the Network.

Photo: Luc Deflorenne

THE NETWORK, AN INTERnational business and professional network for women in Luxembourg, was created to fill a gap, particularly for expatriate females. Whilst it has a professional aim, a woman doesn’t need to be currently employed to join. The expatriate women who adjust most seamlessly to life in Luxembourg are usually the ones who find activities and join groups. Since moving to Luxembourg in July 2001, Paola Liszka has been living proof of the saying, “the more you do, the more you can do.” After joining the Network in January 2002, she was elected onto the committee in March of the same year. She holds down a full time job in the financial sector, and is part of the British Stand of the annual International Bazaar. In addition, she is part of the pioneering year of students completing their two-year part time Masters program at the LSF. When asked to define the Network’s remit, Paola says, “We’re there to act as a professional resource for women.” The group hosts nine meetings a year with different speakers, all of whom give their time for free. They try to have a mix of serious and lighter topics but Paola stresses that they keep the topics relevant with a professional focus. The Network admittedly doesn’t have the same resources as the American or


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AMCHAM

HR is now in the boardroom

AGENDA ABBL

Operational Risk Seminar (24-25/11) Garp’s 4th Operational Risk Seminar - Implementing an Operational Risk Framework Hotel Le Royal - for more information www.abbl.lu

NOBELUX

Nordic-European Venture Forum (25-26/11) Luxembourg Nordic - European Venture Forum Luxembourg 2004 Second edition. Organized by NOBELUX Handelskammaren Norden-Belgien-Luxemburg; Belgian-Luxembourg-Nordic Countries Chamber of Commerce. www.nobelux.se

BCC

Christmas Lunch (10/12) British Chamber Christmas Lunch. Hilton Luxembourg. HM British Ambassador, Mr. James Clark. Sponsored by Schroders. www.bcc.lu

BCC

Luxembourg Hi-tech Business incubator (14/01) British Chamber Lunch. Novotel Luxembourg. Diego de Biasio, Technoport “Luxembourg’s Unique Hi-tech Business Incubator”. www.bcc.lu

THE AMCHAM HR COMMITtee hosted a breakfast meeting sponsored by Robert Walters with guest speakers Lee Mazanec and Jim Roth of Nationwide, Columbus, Ohio. Key topics were the growing importance of Human Resources and the evolving culture of the workplace. From the way CV’s are reviewed, to the hiring process, from the greater efforts made to foster communication between managers and their staff, to training opportunities and team spirit exercises, it’s evident in Luxembourg and elsewhere that companies are waking up to the fact that traditional models have proved ineffective. Mazanec highlighted the differences between the current culture and the goals that should be established to achieve effective change. Companies are realising the advantages of increased customer focus, improved teamwork, creative and flexible attitudes, results driven workplaces and empowered and accountable workforces. The fundamental challenge posed was how to make the transference from class room to reality?

Roth looked at the very concept of leadership. Two of the benchmark definitions offered were; Packard’s “leadership is the art of getting others to do what you believe needs to be done,” and leadership guru Peter Drucker’s simple notion that “a leader is someone who has followers.” Roth’s proposal was that we should invert the organisational pyramid as it has classically been structured (with the largest number of employees trying to impress an aloof executive force at the top) and please downwards instead of upwards. For example, it’s the salesperson historically considered the bottom of the business model totem pole who is actually speaking to the client, so his needs should be considered as important, since he is the one who effectively represents the company most often to the public. Think about it the next time you encounter a grumpy postal worker. An exercise was carried out where the audience was given a list of words and asked to pick six to describe the elements of an excellent team. When eve-

ryone’s individual lists were compared with the reality of their workplaces, inevitably the comparisons came up short. Roth explained that the current culture places most of the focus on the technical aspects of the workplace, such as structure and processes, when most people feel the important driving points are values and beliefs, effective communication and rewards and recognition. And the unspoken challenge seemed to be, if this is a cultural shift, why should we be learning all of this as adults? Why shouldn’t these same concepts be learned at a young age? A real seismic cultural shift would give HR a more important role in the high school as well. Industry statistics estimate the average person works between 90,000 - 100,000 hours in a lifetime. If you consider what a large chunk of a life that represents, doesn’t it seem about time that a model for leadership sustainability that responded to real human desires and directives was firmly put into place? ■ M. C.

“What is driving organisations to look at leadership?”

ISOC (July 2005) Next year, the Internet Society Luxembourg (ISOC) will host an ICANN meeting from 11 to July 15, 2005 in Luxembourg-city. The Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN, currently chaired by Doctor Vinton Cerf, well-known pioneer of the Internet) is an internationally organized, non-profit corporation that has mainly responsibility for Internet Protocol (IP) address space allocation. Close to 700 experts of the Internet will meet during one week to examine the future of the Mother of all networks, making Luxembourg the world capital of the information society. This meeting is scheduled in the framework of the presidency of the European Union, held by the Grand-Duchy of Luxembourg during the first semester of 2005. The project was initiated by ISOC, is financed by the Luxembourg government and has the support of the Restena Foundation. www.icann.org; www.isoc.lu

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Photo: Eric Chenal (Blitz)

ICANN Meeting


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Trademarking: The Race to the Finish Line THE INTERNET PROVIDES businesses with a global, 24 hour channel that offers access to a huge consumer base and a wealth of data for market research. An Internet business is a shop that never shuts, which means counterfeiters and fraudsters have access to the same global, 24 hour channel, and they’re using it. According to industry figures, 5-7% of world trade, or approximately US $280 billion, is lost to counterfeiting each year. Luxembourg based LegitiName European group, offers brand protection and e-market intelligence services for a market place that’s becoming more vulnerable as it grows in competition. Famous names and brands are particularly at risk. Nicolas van Beek claims brand protection is not the only reason for monitoring brand. The market intelligence is a very positive way to follow a brand in this huge market place. “Have all countries launched your products at the same time? Have distributors changed the prices of your products and integrated your new logo? Is a competitor using your brand to get into first place in the search engines?” Search engine advertising links, the battle to get to the front of the line, have driven the need for research and protection. Van Beek explains, “A company can buy keywords and also brand names to be placed in top ranking and increase their popularity.” However, in some countries

like France, the search engines have been sued for selling a company name to another company. For example, AXA insurance sued Google in April over selling what they considered their trademarked words. The company claimed a search for 'AXA' resulted in links to their competitors.

Extensive monitoring required LegitiName searches in websites and forums to see who is using brands on the internet, providing instant marketing feedback. This could be millions of pages and is incredibly time consuming without intelligent solutions. If a company is launching a big marketing campaign it can immediately find out public reaction through the Internet. “You will never get this feedback face to face,” says van Beek. He offers the example of a high net worth cosmetic company. The monitoring platform found comments on a blog about the brand not being useful for customers with coloured skin. This kind of information is invaluable for a company. The marketing department is made aware that they are not reaching a specific market and may have to adapt their brand. Or a company might discover a negative guerrilla marketing campaign that is providing false information to damage the reputation of a product. The domain names are also source of risks. In one case, LegitiName launched a search

for one of their clients and found 37,000 domain names with the client’s name as part of the name. Why would you need this information? For a new domain name, you need to know if it is available or if there is another name very close to yours. For an established domain name, some similar names could be legal but some could be riding on an established high end client name. In case of revealed domain name infringement, there is a UDRP (Uniform Domain Name Dispute Resolution Policy), set up to evict cybersquatters. This means, for example, that if you discover that your domain in *.com is being abused, and you can prove it (or LegitiName can prove it), you can get it back without going to court by appealing to the ICANN (Internet Corporation For Assigned Names and Numbers). A global market place requires an extensive monitoring reach. Not only are people using brands and domain names or similar brands names, but scenarios exist where a web surfer is looking for a product and is redirected to a competitor which results in lost revenue. In this context, Van Beek feels that the most promising of their web solutions is the Picture Protect service. This technical solution is based on a LTU technology used by the FBI to track down criminals and has been adapted to search through millions of pages in all formats to find logos or images that should be presented in an exact way by legitimate distributors. ■ Mary Carey

Photo: Luc Deflorenne

With the number of domain names skyrocketing to more than 63 million worldwide the internet battle is getting dirty... It’s important to stay positive!

Nicolas van Beek: "You have to defend your assets. The domain name is the most important. Then you must constantly monitor the logo and the brand name.”

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Reinventing the wheel Sean O’Mahony, CEO of Excilan, explains why the mobile phone is really a credit card

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As Sean explains, the industry has created obstacles for the end user, and if the end user doesn’t want to use the system, nobody makes any money. One of the problems encountered by travellers now is that with multiple WiFi operators around the world, a user has to join up with a different account in every different place to get access. The process can take twenty to thirty minutes, and includes the filling out of time wasting forms. The other current obstacle is the purchase of blocks of time. If a user doesn’t use all of the time on a phone card, it’s a waste of money. “In Oslo, an Excilan location, I am on in 38 seconds and only pay for what I use.”

Redefining business Sean is one of a growing breed of serial entrepreneurs redefining business. He knows his role and says that people shouldn’t assume that because they started a company they can actually run with it. For him, the purpose of a start up is to test the market. “I come into a company. I get it going or restart it. I am always focused on driving revenue, getting the business model established, securing the focus niche and then establishing the company. After

two and a half years it is either done (as in dead) or you are ready to move to the next level. I am good at 30 to 40 people but when it gets to 100 people plus, it’s a different skills set.” His job is to drive revenue without losing focus, a fundamental challenge of start ups. For him, roaming in itself, no matter how successful, just isn’t that valid a business. It doesn’t have the volume. So he has spotted a parallel business: products and services that are time sensitive to the purchaser. “Public Wi-Fi is a great example of that. You go into a hotspot, you want access now, and it’s no good getting a confirmation an hour later. You are now past your sell-by date. Car parking. You can’t walk away and leave your car. You’ll get a fine. You need a response in the next two or three minutes. On-line gambling. Pizza delivery.” An employee at the Nokia Research centre told Sean that when someone loses their wallet, it takes the average person 24 hours to report it. If they lose their phone, it takes the average person 30 minutes to report it. People can’t remember their credit card number, but they always remember their phone number. It’s a unique authentication device that is very secure. With a credit card, you hand it over and it disappears or people fax and

e-mail their credit card number. With Excilan, if you want to buy something, an automated system asks you to authorize a charge, and that’s that. The mobile phone becomes a more valuable tool. If it’s still difficult to grasp

the similarities between mobile phones look at it this way. When you are in a foreign country and you buy something with your Luxembourg Bank card, effectively you are roaming. It’s one and the same thing. ■ Mary Carey

Sean O’Mahony“We are an alternative to credit cards. If you’re happy to use your credit card for service, then why not use your mobile phone.”

Photo: David Laurent (Blitz)

EXCILAN, A PUBLIC INTERnet access enabler to over 6,500 hotspots in 17 countries recently upgraded their "Pay by Mobile Phone" service. Previously, end-users who entered an Excilan Pay by Mobile Phone-powered location had to have a phone number registered with one of Excilan's existing mobile operator partners. After a pilot phase, this will no longer be the case as any mobile phone number will now unlock WiFi access worldwide. Within minutes of talking to Sean O’Mahony, it’s easy to see how he helped build FatPort, a small Vancouver company into Canada’s dominant hotspot provider and platform reseller. Fresh from the Paris Wi-Fi summit, Sean speaks about the role he’s playing in re-directing the company he took over as CEO in May. What attracted him to Excilan is that, of all the roaming solutions he’d seen, it was by far the most compelling and customer focused. Mobile phone operators are essentially credit institutions because you don’t pay until six weeks later. And when roaming, sometimes it’s even longer. “Our primary competition is credit card companies. You can roam with your credit card but it’s awkward. We are a payment system. It’s faster, more secure, and more accessible than any existing system. Roaming is only a secondary benefit.”


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Election Morning 2004 Round Table Discussion: What will the impact of the U.S. elections be on U.S. Luxembourg relations?

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“You have to accept the decision of the people,” says Marc Angel (LSAP). He takes the favoured view of many non-Americans that, “With President Kerry you could have had a new start.” As a socialist, Angel supported Kerry, feeling he would have had more respect for international organizations and that Kerry supports a united Europe whereas he feels Bush is suspicious of a united Europe. But in response to any suggestion of Luxembourg antiAmerican feeling, he also comments that just because Luxembourgers might not like an administration, it in no way reflects upon a dislike for Americans in general. Jacques-Yves Henckes (ADR) tone was slightly more negative. “Europe must become independent.” He feels that with Bush, “problems like Kyoto, Iraq and the Sudan will deepen.” Frank Engel (CSV) notes that the highest voter turnout since 1960 demonstrates the interest of American politics. “Over one third of Bush voters voted for moral values.” In trying to understand the reasoning behind Americans favouring Bush, Engel reminds us that internal politics in a church-going nation have a powerful sway. Again, acceptance of the American choice is called upon. “It is their election and their choice.” Colette Flesch (DP) remains convinced that the relationship between the U.S. and Europe will remain healthy

because they have the same goals. To suggestions of growing anti-American sentiment in Luxembourg she claims, “Europeans are aware of the fundamentals on which we are agreed - freedom and democracy.” She feels confident that in Luxembourg, nothing much will change and the mood will remain pro-American. “We are small enough to be grateful,” she says, even though she admits the older generation is more thankful remembering Americans freeing them, whereas to

the younger generation it is only history. When asked whether nonAmerican support of Kerry might have grown out of misinformation concerning foreign policy (as most political analysts see less of a difference there than on domestic policies) Piccuta shows himself an astute politician, refusing to be drawn in. What he does say is, “It’s hard for Europeans to grasp what the 52% of Americans voters who chose Bush are thinking.”

That perhaps is the most compelling question at the moment for all of us. After a night of no sleep, of course by now, we all know we have been Bushed for another term. At the round table discussion, acceptance was called for, and the general consensus was that Luxembourg U.S. relations will not be hugely impacted by the election results. But what was not said, although clearly evident, was the degree of everyone’s surprise at the result. ■ Mary Carey

Bush for another four years. “There is an element of surprise in every election,” Marc Angel (LSAP) said.

Photo: Luc Deflorenne

NOVEMBER 3, 9:30 AT THE Parc-Belle-Vue Hotel, bleary eyed politicians and observers gather to discuss the election “results”. Bush is 4,000,000.00 votes in the lead, but almost everyone is afraid to make a pronouncement. It may be a breakfast round table discussion, but no one wants egg on their face. The feeling in the air is cautious acceptance. Daniel Piccuta (U.S.Embassy) starts the discussion by announcing how happy he is to see such an increased interest in this campaign, and so many U.S. citizens overseas exercising their right to vote. Heralding this election as “democracy at work” he applauds the healthy debate on various issues. His message is one of calm and continuity no matter which way the election goes. “The substance of foreign policy will not change,” in that either president will strongly favour Luxembourg EU leadership reminding us that the U.S. and Europe together represent one half of the world economy. Other issues beyond Iraq need to be addressed, such as HIV, stabilizing the Sudan and halting the proliferation of weapons. “Luxembourg will be the face of Europe,” he states diplomatically. He also reminds us that Bush, likely to serve another term, will be unconstrained by an upcoming election and will be free to put in place the policies he wants. Philipe Poirier, Doctor in Political Science, University of Luxembourg, proclaims, “This is clearly a Republican victory.”


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playtime CUISINES ET DEPENDANCES  Alliant technologie contemporaine et esthétisme, la marque italienne de cuisines Effeti est réputée pour les créations avant-gardistes de ses ingénieurs et de ses designers. Souvent comparées à des compositions de véritables couturiers d’intérieur, les modèles créés par les designers d’Effeti mêlent ergonomie, élégance, pureté et raffinement. Longtemps placée parmi les leaders de la cuisine contemporaine, la marque Effeti a refait son apparition au Luxembourg chez Linéa3 Contemporain. Telles des créations de grands couturiers, les nouveaux modèles Effeti, allient luminosité, transparence, linéarité, ensemble chromatique tout à fait nouveau (comme le modèle Luce!) qui ne trahissent pas la réputation de la marque. Linea3 Contemporain, Livange.

UN PAS DE DEUX  Nouvelles créations, nouvelles formes. La ligne de maroquinerie Schroeder Joailliers s’étoffe, cet hiver, d’une collection inédite.

AHREND SE MET A TABLE  Lors du salon Intérieur 04, qui s’est tenu en octobre à Courtrai (B), Ahrend a présenté sa toute dernière création: le système de table Ahrend 1200.

Des cuirs travaillés en collaboration avec le prestigieux atelier italien Golf Brothers, un design et des ornements en métal 100% made in Luxembourg: la nouvelle collection maroquinerie de Schroeder Joailliers se distingue par sa qualité. Le trapèze, élément central de la ligne Pas de deux, conforte sa place dans la nouvelle collection où il apparaît sous de multiples variations. Autres nouveautés, l’utilisation de matières originales comme la peau de vache à poil long colorée, et une multitude de couleurs, dont le havane, couleur de prédilection de la maison Schroeder. Schroeder Joailliers, Luxembourg.

ARMAND STRAINCHAMPS, PEINTURES 

Entreprise de premier plan dans le domaine de l’aménagement de bureau et des articles de bureaux, Ahrend a toujours su rester à la pointe de la modernité en s’entourant des designers, architectes et concepteurs reconnus au niveau international. Pour Ahrend 1200, la société a travaillé avec les créateurs-architectes Roberto Meyer et Jeroen van Schooten. Le concept de cette table originale repose sur un cadre en aluminium, un éclairage intégré combiné à un plateau en verre dépoli ou matière synthétique massive translucide, créant une impression unique d’espace. Grâce à un système modulaire, le système permet différentes configurations. La table Ahrend 1200 peut être utilisée tant dans une salle de réunion ou de conférences, que comme table de travail. La société envisage de produire également le cadre en chromé et en acier brossé. Il faudra simplement encore un peu de patience avant de pouvoir l’installer dans un bureau: le modèle ne sera disponible qu’à partir du printemps prochain... www.ahrend.com

La galerie l’Indépendance de Dexia BIL accueille une série de tableaux issue des dernières créations de l’artiste luxembourgeois.

Textes: Corinne Briault

Fidèle à son leitmotiv, la fragmentation, les œuvres de Armand Strainchamps sont dominées par le copy-art, l’électrographie, où l’artiste combine images photocopiées et techniques picturales classiques. Inspiré par le hasard qu’il manipule et transforme à son idée, Armand Strainchamps part d’un croquis crayonné, d’images photocopiées pour les coucher ensuite sur toile. Il en résulte des figures hybrides, fragments de têtes humaines ou des visages en mutation, qui baignent dans un halo de couleurs éclatantes. Parfait pour rompre avec la monotonie de l’hiver! Jusqu’au 17 décembre, galerie l’Indépendance de Dexia BIL, Luxembourg.

DE LA SENSIBILITE DES GSM  La division de communication mobile de Siemens dote les téléphones portables de capacités sensorielles. Le dernier-né de la gamme Siemens mobile est un rien émotif! Le Siemens CX70 Emoty est ainsi équipé de mini capteurs de contact, de pression et de vibration dans son boîtier CX70, qui réagissent aux mouvements paisibles ou irrités de son utilisateur. Les humeurs sont représentées par des avatars, qui peuvent être envoyés par MMS, pour partager ses émotions avec ses amis en un rien de temps. Développant ce principe, Siemens travaille sur une nouvelle génération de ces "mini renifleurs", qui pourrait à l’avenir générer un potentiel énorme d’applications: donner le niveau d’ozone dans l’air, avertir d’un risque d’incendie ou encore se transformer en station météo. Les GMS auront bientôt des talents plus que multiples… 140 paperJam décembre 2004


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playtime PLEIN LES OREILLES!  Nouveau venu dans la gamme des accessoires audio de Thrustmaster, le T510 Dolby Digital 5.1 Decoder + Dolby Headphone met le son surround à portée d’oreilles.

ROVER MG ETOFFE SON OFFRE 

Le T510 Dolby Digital 5.1 Decoder + Dolby Headphone est le premier décodeur portable basé sur les technologies Dolby Digital / Dolby Pro-logic II / Dolby Headphone. Compatible avec les principales consoles de jeux, avec les PC et les lecteurs DVD, le T510 se compose d’un casque grand confort, d’un décodeur portable (si petit qu’il tient dans une main) avec piles rechargeables AAA, et de tous les câbles nécessaires pour avoir un son surround d’une grande qualité. Un port additionnel présent sur le casque Thrustmaster, permet de connecter un second casque standard. Une solution vraiment complète, pour profiter du son Dolby Digital sans déranger les voisins de pallier.

Avec les Rover 25 & 45, et MG ZR & ZS, un vent de nouveautés souffle sur la gamme Rover MG. La nouvelle Rover 45 poursuit l’évolution de style de Rover. Lignes fraîches et élégantes inspirées de la silhouette moderne de la Rover 75, nouveau concept de pare-chocs, nouvelle série de jantes alliage, cockpit complété par des designs nouveaux du tableau de bord sont quelques-unes de ses caractéristiques. La Rover 25 dispose également d’un nouvel extérieur raffiné, avec des phares de réflexion plus clairs, un nouveau tableau de bord, un haut niveau de confort et des propriétés de conduites affinées. La nouvelle MG ZS fait montre d’un caractère dynamique, avec son design extérieur et un habitacle audacieux et surprenants. Egalement nouveau dans la gamme, le kit de carrosserie de la ZS 180. La nouvelle MG ZR, totalement liftée et d’aspect plus racé et plus anguleux, enrichit, quant à elle, l’offre des modèles sport.

TYPESCH LETZEBUERGESCH 

SIMPLE COMME UNE IMPRESSION PHOTO  Lexmark International Inc. lance deux nouveaux dispositifs qui redéfinissent entièrement l’expérience de l’impression photo pour les particuliers. Finies les manipulations de boutons et de programmes complexes et fastidieux pour imprimer des photos chez soi: l’imprimante photo Lexmark P915 et la multifonction photo Lexmark P6250 sont d’une déconcertante simplicité d’utilisation. Elles sont dotées de fonctions rendant l’impression photo rapide et intuitive. Entre autres, le panneau de contrôle des deux imprimantes se situant à l’avant avec un écran LCD, se révèle être une aide précieuse pour les utilisateurs, grâce notamment à la pré-visualisation de l’impression, au compte à rebours pour effectuer d’autres tâches tout en imprimant, aux instructions vidéo pas à pas, au logiciel d’Imaging Studio pour aider les utilisateurs débutants à retoucher les photos, ou encore au guide Photo Scan. De quoi immortaliser le Noël du petit dernier en toute simplicité! www.lexmark.be

Pas facile de trouver un cadeau approprié pour les fêtes de fin d’année. Les Caves Bernard-Massard ont eu une idée originale et tout à fait typesch. En collaboration avec les Editions Kremer-Muller et le peintre Ota Nalezinek, le coffret Typesch Lëtzebuergesch, initié par les Caves BernardMassard, comprend une sélection prestigieuse de quatre grands vins de la Moselle Luxembourgeoise: Crémant Cuvée de l'Ecusson Millésimé, 2001, Caves Bernard-Massard, Auxerrois, Côtes de Grevenmacher, 2003, Caves Bernard-Massard, Pinot Blanc, Domaine et Tradition, Domaine Clos des Rochers, 2001et Riesling, Château de Schengen, Domaine Thill, 2002. Complétant cette sélection de vins, le coffret contient également un calendrier 2005, illustré par une série de tableaux créés spécialement par l’artiste Ota Nalezinek. Ces coffrets sont disponibles en édition limitée. www.bernard-massard.com ou www.km-media.lu

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SOYEZ UN CHEF AVEC… PHILIPPE STOQUE, HÔTEL-RESTAURANT LE CIGALON QUI NOUS PROPOSE…

… LA CÔTE DE VEAU EN CROÛTE DE THYM ET SES TOMATES SÉCHÉES AUX APPÉTITS CONFITS AU MIEL DE LAVANDE Ingrédients pour 4 personnes: 4 côtes de veau du Limousin Croûte de thym 60 g de chapelure 80 g de beurre en pommade 30 g de fromage râpé 2 gousses d’ail 10 g de thym sel, poivre Tomate séchée Un oignon 1 échalote trois gousses d’ail 20 g de miel de lavande sel, poivre madère

Philippe Stoque-Kunnert, Hôtel-Restaurant Le Cigalon Mullerthal, 79 94 95

Croûte de thym Mélanger les ingrédients au mixer. Réserver. Tomates séchées aux appétits confits Faire confire l’oignon, l’échalote et l’ail coupés en julienne, dans le miel de lavande, puis garnir les tomates séchées. Réserver au chaud. Faire cuire les côtes de veau rosées. Réserver au chaud. Déglacer au madère, puis monter au beurre. Rectifier l’assaisonnement. Enrober les côtes avec la croûte. Passer à la salamandre pour dorer. Ajouter les tomates farcies et napper avec la sauce. Décorer avec quelques brins de thym.

SON VIN PRÉFÉRÉ: Le Pibarnon rouge SON RESTAURANT PRÉFÉRÉ: Chez Régis Marconi à St Bonnet le Froid

À TABLE! 

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Rendons à César… Ils sont si discrets, Alice et Aimé Nimsgern, que leur installation au premier étage du numéro 1 de la place de Paris est presque passée inaperçue. C'est par petites touches que ce couple sympathique rajeunit le vénérable Cordial, lui apportant la fraîcheur que mérite cet exceptionnel emplacement avec sa remarquable vue sur la place et la perspective de l'avenue. A la carte, quelques "clins d'œil" du style pied de porc farci aux morilles noires et de rassurants classiques comme le civet de lièvre à l'ancienne. Fermé le samedi midi, dimanche soir et lundi. Cordial, 1, place de Paris Luxembourg (Gare) 48 85 38

Nouveau concept au Café Théâtre, brasserie-restaurant venant d'ouvrir sous la houlette du très dynamique Pascal Brenneis et d'un hôtel 5* du centre-ville. Grande salle en deux parties séparées par la cuisine ouverte, vastes baies vitrées donnant sur la terrasse et le parvis du Théâtre, confortable mobilier. Personnel jeune et sympa, cuisine de style brasserie jusqu'à 0h30 et petit déjeuner dès 7h. Il y a un accès direct par le parking souterrain. Le Café Théâtre, 1, rond Point Robert Schuman, Luxembourg 27 62 26 26

Changement de propriétaire à l'Océan. Depuis début septembre, Richard Chikani tient ferme la barre et accentue le côté spécialiste des produits de la mer. On développe particulièrement les divers plateaux (de l'Ecailler à 23 euros au

Plaisir de la Mer à 110 euros pour deux personnes). Le menu "Presla", fines de claire n° 3 à volonté est servi tous les soirs de la semaine pour 33 euros. Cadre très élégant. L'Océan, 7, rue Louvigny, Luxembourg (Centre-ville) 22 88 66

Un nouveau aussi de l'autre côté de la rue, Basta Cosí. Le maître des lieux, Romain Marzouk, propose une authentique cuisine des terroirs italiens. Antipasti, insalate, zuppe, pasta, risotti, sans oublier de savoureux salumi sont servis à des prix assurément raisonnables dans un cadre où les hauts plafonds à vieilles poutres dominent une déco très tendance. Le service est souriant et charmant. Confortables fauteuils et chaises de rotin. Fermé le dimanche. Basta Cosí, 10, rue de Louvigny, Luxembourg (Centre-ville)

Photo: David Laurent (Blitz)

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playtime  Philippe Cheval (Cartier) et Eliane Gilen (Mont Blanc)

 Serge Cahem (Corom)

 Laurence Clasen (Cartier)

 Alain Benard (MvK Fine Art Luxembourg)

 Danielle Joab (Farrutx)

 Pierpaolo Mazzi (Sofia Fashion)

 Eliane Gillen (Mont Blanc)

 Comtesse Von Kamarowski (MvK Fine Art Luxembourg) et Dany Lucas (tempo!)

LE CLUB PAPERJAM INVITÉ PAR… ... LE CAFÉ THÉÂTRE AVEC LA PARTICIPATION DE LEGENDCAR

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 Véronique Joab (Farrutx)

 David Rosner (Supplément Luxe)

 Françoise Bathy (tempo!)  André Gillen

Photos: Eric Chenal (Blitz)

 Hervé Ball (Hôtel Le Royal)

 Francis Gasparotto (tempo!)

 Ludivine Plessy (tempo!)

 Robert Goeres (Goeres Horlogerie)

 José Joab

 Cyril Dagand (SIT Group)

 Laurent Antonelli (Blitz) et Fabrice Kaiser (Legend Car)

 Pascal Breinnes (Café du Grand Théâtre)

 Anne Martignon (Hôtel Le Royal)

Le beaujolais blanc Grand Clos de Loyse, millésime 2002 de chez Louis Jadot est une découverte pour quelques uns. Nez fruité dominé par des touches boisées et d’amandes grillées. Typé et rond en bouche, souple sec et tendre. Belle longueur. Sur la rive droite de la Dordogne, sol de sable et graviers, au nord de la petite rivière de Barbanne, le château Guibaud, Puisseguin St Emilion est un assemblage de cabernet franc, cabernet sauvignon, merlot et malbec. Riche en bouquet, arôme puissant et généreux, long en bouche. On peut lui prédire une belle longévité. Rien de tel que le champagne pour baptiser ce Café Théâtre plein de promesses. C’est en effet un vin de fête par excellence. Le Laurent-Perrier brut fut le point d’orgue de la soirée. Rappelons que, plus les bulles sont petites et fines, meilleur est le champagne. Les Champenois ont du reste des verres spéciaux à pied creux dans lesquelles les bulles se développent très longtemps. LE CAFÉ THÉÂTRE, 1, rond point Robert Schuman, Luxembourg 27 62 26 26 LegendCAR, 26 48 18 10 ou 021 360 911 www.legendcar.lu

 Mike Koedinger

 Luc Vanwers (SAP)

Eau minérale et jus de fruits ont coulé à flots au début de ce club… A la surprise générale! Mais un coup d’œil aux deux bolides (Le Rouge et le Noir, Porsche et Ferrari) de LegendCAR stationnés sur le parvis du Théâtre prêts à bondir avec nos invités aux commandes a fait comprendre le pourquoi de cette subite rigueur. C’est en effet le tout nouveau Café Théâtre qui a reçu les participants au Club paperJam, dopés à l'adrénaline au moment où commença l’apéritif (le vrai). Les amuse bouche furent suivis d’un feuilleté de saumon à la fondue de poireaux et le magret de canard au miel et au thym servi ensuite précèda un surprenant crumble aux griottes qui en surprit plus d’un. Avant l’ouverture officielle, les responsables de cette belle réalisation ont accepté de nous recevoir alors que certains détails étaient encore à régler. Nous les remercions. Le cocktail de bienvenue fut servi dès le retour des essayeurs. Ces derniers ne tarissaient pas d’éloges et de comparaison… La belle et la bête! Les yeux brillaient. Nous assurons, grâce à notre collaboratrice Françoise Bathy pour qui l’œnologie n’a pas de secrets, les quelques commentaires sur les excellents vins qui nous seront servis.


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Céladon et Thaïland, élus 2ème et 3ème meilleurs restaurants exotiques 2004 du Grand-Duché par les lecteurs de Paperjam.


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index

110 0%

INDEX ORGANISATIONS CITEES A

CHIFFRE DU MOIS par Carlo Schneider C'est la croissance de l’industrie américaine de 1865 à 1914, donc en quelques 40 ans seulement. Cette plus forte croissance de l'histoire économique s'explique principalement par une explosion de la population américaine pendant cette période (40 millions d'habitants en 1870 contre 90 millions en 1910). Elle semble non-répétable même en Chine qui affichait, au cours des douze derniers mois, une croissance économique de... 10%.

DANS LE PROCHAIN NUMÉRO

PaperJam janvier 2005

Dossier: Conseil en stratégie B

Accroissement des ventes, réduction des coûts, optimisation des processus, restructuration,... autant de sujets à l'ordre du jour des conseils d'administration de grands groupes, mais aussi des dirigeants de PME-PMI. La vision et l'analyse du consultant externe s'intègrent pleinement aux décisions stratégiques qui en découlent. Face aux besoins spécifiques du marché luxembourgeois, comment la profession se présente-t-elle? Comment s'organise-t-elle? Quelle place occupe-t-elle sur le marché et à l'intérieur de l'entreprise? PARUTION : 10.12.2004 DEADLINE PUB : 01.12.2004 www.tempo.lu

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C

04 Sunmade 109 123 go 68 Abbaye de Neumünster 83 ABBL 91, 134 Abzac 68 Acapela 104 Accenture 98 Acer 104 Administration de l'Enregistrement et des Domaines 66 Administration des Contributions directes 66 Administration des Douanes et Accises 98 Adobe 104 ADR 138 AFP 46 Agefi Luxembourg 46 Agence Guido sarl 109 Agence Vandekerckhove&Devos 108 Ahrend 140 Ajilon 74, 75 ALCO 92 Alcor Bank 89 ALFI 92 Allen & Overy 126, 127 Alor 118 Ambassade des Etats-Unis 138 Amcham 134 American Chamber of Commerce 132 AOL 110 Apple 76 Arcelor 80, 82, 88 Archevêché 12 Art Café 12 Art Hôtel 12 Arte Design 119 Assar Marc Ewen 38, 118 Ateac 125 Atelier d'Art urbain 118 Atenor 118 Atis Real 42, 99, 120, 123 Audemars Piguet 19 Autocenter Goedert 109 Autodiffusion Losch 55, 109 Aviation Week & Space 36 Axa Insurance 135 Babycenter 109 Bâloise Assurances Luxembourg 91 Banimmo 125 Bank of Bermuda 120 Bank of New-York Luxembourg 91 Banque centrale du Brésil 88 Banque de Luxembourg 76 Banque Degroof 28 Basta Cosi 142 Batichimie 20 Baumeister 111 BCEE 93 BCL 78 Belgo-mineira 88 Bernheim Real Estate 118 BGL 22, 28, 78, 98, 148 BGL ID 108 BGLid 34 Bibliothèque nationale 76 Bijouterie Goeres 144 Bild 76 Binsfeld & Bintener 28 binsfeld communication 62, 109 BNP Paribas 114, 120 BNP Paribas Immobilier 42 Bourse de Luxembourg 88 Brasserie Mousel et Clausen 38 Breitling 15 British Chamber of Commerce 132, 134 Bull 98 Bureau Art & Build 118 Bureau d'architectes Marc Werner 118 Bureau Moderne 87 Bureau Worré 118 Cabletv.internet.lu 44 Café Théâtre 142, 144

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Callataÿ & Wouters 90 Canon 107 Cargolux 36 Cartier 11, 144 categorynet.com 46 Caves Bernard Massard 62, 141 Caves Gales 64 Caves Legill 62 CCR Abbaye de Neumünster 38 CCS 36 Cegecom 4, 45 Cegedel 68 Centre Convict 12 CEPS/INSTEAD 70, 82 CES 96 Cetrel 73, 98 CFL 82 Chambre de Commerce 40, 85 Chambre des Employés publics 96 Chambre des Métiers 60 Charles Kieffer 112 Chez Régis Marconi 142 Ciné Cité 50 Ciné Utopia 50 CIP 110, 113, 118 CLC 68 Clearstream 110 Clicksoftware Europe 98 CMD 60, 100 CNAM Lorraine 82 CNPD 78 Codex 49 Codic 118 Coditel 45 Comed 96, 97, 108, 109 Commission de Promotion des vins 62 Commission européenne 66 Commune de Esch 44 Concept Factory 34, 108 Confédération générale de la Fonction publique 96 Conostix 68 Conseil œnologique de Champagne 62 Conseil régional de Lorraine 80 Conservatoire 12 Continentale SA 12 Coralis 36 Cordial 142 Corom 144 Cours européenne des droits de l'homme 66 Crédit Agricole Indosuez Luxembourg 120 Cross Communication 36 CRP Henri Tudor 68, 91 CSSF 88, 90, 92 CSV 52, 53, 138 D'Antant et d'Ailleurs 117 De Vlier 82 Dei Gréng 52, 58 Deloitte 46, 68, 108, 126 Delphi Automotive Systems 96, 98 Design Luxembourg 78 Dété Publicité et Communication 98 Détimarketing 90 Deutsche Bank Luxembourg 28 Dexia 34, 147 Dexia-BIL 46, 116, 140 DHL 47 Digital Equipment 98 d'Land 78 Dmax 106 Domaines Vinsmoselle 79 Dörfer…Partner 108 DP 52, 53, 138 DSD 68 DTZ Consulting 122 DVDPost 48 e2advance 109 EADS Telecom Benelux 42 EASI 78 Eco-Start 40 Editions Kremer-Muller 141

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Editions Mike Koedinger 96 Editpress 78 Editus 47, 98 EDS Luxembourg 42, 98 EDS PSF Luxembourg 42, 96, 98 Electrolux 68, 96 Elige 118 Eltrona 44 EMC 91 Entreprise des P&T 32, 44, 96 E-Paper 109 Eri Bancaire 90 Ernst&Young 116, 68 EschSpeed 44 Espresso Web Agency 109 Eug Hoffmann 31 Euresa Life 91 Euro-Composites 16 Excilan 136 Explorator 96 Farrutx 144 fast 60 FBI 135 FEDER 68 Fédération des Artisans 96 Felix Giorgetti 111, 118 Ferrero 40 Fortis 121 Fortis Banque 98 Fortuna 95 France Telecom 32, 82 Freylinger 109 Frankfurter Allgemeine Zeitung 76 Friends Provident 91 Fujitsu Siemens Computers 106 GE Fleet Services 41 Generaltour 86 GIE Lux Lor San 82 GIE Telcom 60 Google 135 Groupe Goeres 12 Groupe Stoll 96 Groupe Utopia 50 Groupe Vendôme Rome 42 Hilton Luxembourg 134 Hiscox Insurance Company 91 Hitachi 104 Hoffmann-Schwall 20 Hôtel Le Royal 78, 134, 144 Hôtel Parc Belair 12 Hôtel Parc Belle-Vue 12, 138 Hôtel-Restaurant Le Cigalon 142 HSBC 120 Hypovereinsbank Luxembourg 28 I.P.E. 16 IBM 96 ICANN 134 Idelux 84 IEE 68 IFE Benelux 78 Ikea 84 Ikogest 111 ILR 32 Immosol 131 Information Engineers 90 INFPC 96 ING Lease 103 Institut d'Etu des Educatives et Sociales 58 Institut viti-vinivole 62 Interact 34 Interfiduciaire 109 Intermec Technologies 96 Interpub' 109 Intersport 20 Iomega 106 IRM 40 ISOC 134 JDL 53 Jones Lang LaSalle 123 JP Morgan 122 J-Way 68 Keller SA 24 Kikuoka Golf Club 96

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Kowac 118 Kralowetz 86 Kurt Constructions 114, 116 Kurt Consulting 129 Kyocera Mita 104 La Luxembourgeoise 115 Laccolith 24 LaCie 104 Le Bistrot by Parc Belair 12 Le Monde 76 Le Quotidien 98 Legend Car 144 LegitiName 135 Les rives de Clausen 38 Lexmark 104, 141 Linea3 Contemporain 140 Lloyds 120 L'Océan 142 Lombard International 91 LSAP 138, 52, 53, 56 Luxair 46 LuXcommunications 32 Luxembourg 2007 98 Luxembourg Online 44 Luxemburger Wort 42, 78 Luxempart 46 Luxexpo 36 LuxGSM 100 Luxis 109 Luxlait 34, 109 Luxtrust 91 M Immobilier 38 Maxdata 104 MeesPierson 110, 120 Meridian 96 Methods 68 Microsoft 98 Mikado Advertising 96, 98 Mikado Publicis 108 Millenium 108 Ministère de la Santé 82, 109 Ministère de l'Economie 16 Ministère de l'Intérieur 98 Ministère des Finances 96 Ministère des Transports 108 Ministère du Trésor 68 Mobilux 60, 108 Monster 100 Mont Blanc 37, 144 Moskito Productions 108 Musée du Fort Thüngen 28 MvK Fine Art Luxembourg 144 Natur musée 145 NL Handelsforum Luxemburg 109 Neonline 98 Netjets 36 NeXspan 42 Nextira One 96 Nico mensuel 96, 101, 109 Nobelux 134 Nokia 136 Nordea Bank 112 Novotel 134 N-Vision 109 OCDE 46 OFAC 90 ONC 60 Oracle 98 Orange 32, 60 Orange Communication Luxembourg 32 Orbite Communication 96 ORPE 70 P&T 2 P&V 91 paperJam 46, 96, 100 Parc Plaza 12 Parquet de Liège 86 Paul Wagner & Fils 122 Préviade 82 Probotec 96 Progress Software 98 Promobe 118 Promoculture 60 Property Partners 39, 122 Proximus 96 Quattropole 81 RAM Mobile Data 98 RBI 117

Real Corp Commercial 120, 124 Real Solution 92 Remax 129 Républicain-Lorrain 98 Réseau TAAN 108 Restena Foundation 134 Revue 108 Riccardo Bertoni 118 RIE 119 Rover 141 RTL 42 S+B Inbau 28 S saint-Paul 42, 78 SAP 144 Sarlorlux 80 Schroeder Joailliers 65, 140 Securex Luxembourg 68 Sécurité routière 108 SES Global 98 SFK Constructions 114 Side 143 Sideref 12 Siebel 98 Siemens 27, 45, 140 SIT Group 144 Sit-Net 109 SNCF 82 SNCI 40 Société du train universel de Longwy 82 Société électrique de l'Our 68 Socom 42 Sodexho 46 Sofia Fashion 144 Software AG 96 SSA Global 98 SSII InTech 90 Statec 60, 124 Storagetek 96 STUL 82 Sun 76 Synapse 35, 109 Systemat 104 Systimax Solutions 42 Tageblatt 78 T tailormade 68, 133 Tango 32, 61 Tatiana Fabeck Architectes 38 TDO consulting 6, 112 Technicolor 68 Technoport 134 Technospace 117 tempo! 105, 144 Thailand 143 The Guardian 76 The Network 132 Thrustmaster 141 Toyota 23 Traiteur Paulus 137 Transfair 108 TrefilArbed 8 Triumph 51 80 U UMP Unilog 98 Université de Metz 82, 98 Union des entreprises luxembourgeoises 96 Union des Syndicats chrétiens luxembourgeois 82 Université de Luxembourg 80, 138, 98 Université de Nancy II 98 Utopolis 50, 77, 109 28 V VBI-Luxembourg Victor Buck Services 8 Vidale-Gloesener 109 Viewsonic 106 Villa Vauban 145 Villeroy & Boch 96 Vodafone 33 VOXmobile 42, 60, 108 Wandpark Kehmen W Heischent 68 William Blair & Company 91 8, 106 X Xerox 46 Z ZDNet Zurich Financial Services 91


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paperJam decembre 2004  

Edition du magazine paperJam decembre 2004

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