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automne 2016

Le magazine SIG du développement durable

Innovation Améliorer les propriétés des fenêtres des trains

Coulisses Le service clients SIG fait peau neuve

parole de client Soins à domicile durables

Votre confiance mérite des solutions durables

Une solution genevoise pour potabiliser l’eau des plus démunis


édito

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2017, année renouvelable Vincent Collignon Directeur commercial

Le 1er janvier 2017 sera une date importante dans l’histoire des énergies à Genève. En effet, à partir de ce jour, SIG distribuera 100 % d’électricité renouvelable. C’est l’aboutissement d’un engagement constant de SIG et de ses clients en faveur du développement durable, et le résultat d’une stratégie basée sur la qualité de l’énergie distribuée. Un quart de l’énergie consommée provient de la production locale, du barrage de Verbois principalement. Pour le reste, SIG privilégie les sources de proximité, les fournisseurs avec lesquels elle entretient un rapport de confiance et partage des valeurs communes.

Si SIG poursuit résolument sa stratégie, c’est parce qu’elle est convaincue que l’avenir se construira avec des énergies renouvelables. Et si, aujourd’hui, les investissements mondiaux dans ces énergies dépassent de beaucoup les investissements dans les sources fossiles, ce n’est pas un hasard. 100 % d’électricité renouvelable, ce n’est pas juste un slogan, mais la suite logique, cohérente, d’un mouvement de fond auquel nous sommes fiers de participer avec nos clients.

Sommaire 3 En bref

Vivre

Nouvelles du développement durable et actualités SIG

Rencontre Les stewards urbains de la Cité de Calvin

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Saveurs Lentilles à l’honneur

Innovation De nouveaux vitrages pour les trains

Coulisses Le service clients SIG

Agenda

idées durables

Eco-responsable Une solution genevoise pour potabiliser l’eau des plus démunis

Vive la vie

Le magazine SIG du développement durable Automne 2016 TIRAGE 200 000 exemplaires Vive la vie paraît trois fois par an

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Vive la vie I automne 2016

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éDITEUR SIG – Communication Case postale 2777 1211 Genève 2 0844 800 808 – www.sig-ge.ch

SIG et vous

Nature Le bonheur est dans le marché

Partenaires SIG au cœur de la vie locale Parole de client Imad, soins à domicile durables

PRODUCTION Inédit SA Avenue de Rumine 37 1005 Lausanne 021 695 95 95 – www.inedit.ch IMPRESSION Papier Refutura, 100% recyclé Moléson Impressions

PHOTO DE COUVERTURE Guillaume Mégevand (l’équipe de WATA, de gauche à droite: Gabrial Erismann, Grégoire Castella, Fanny Boulloud, Pierre-Gilles Duvernay (assis en bas), Nicolas Phillot, Rafael Graser, Jérome Voillat. Absents sur la photo: Reyna Robles et Mami Daba Fam Thior)


En bref

DR

5,7%

Un immeuble en paille à Genève

C’est la part de toitures végéta lisées dans le de Genève. D canton es îlots de verd ure connus pour rafraîchir l’air des villes ou encore rédu la consommat ire ion d’énergie des bâtiments Une motion a . récemment in vité le Grand à promouvoir Conseil activement ce type d’installa dans les projet tion s de construct ion ou de rénovatio n.

A Soubeyran, un immeuble en paille quasi autonome est sorti de terre à la fin du mois de mai. Et les trois petits cochons n’y sont pour rien! Erigé par les coopératives Equilibre et La Luciole, il comporte six étages. «Les parois sud et nord sont en châssis de bois, remplis de bottes de paille et fermés par une couche lisse de terre et de sable», a expliqué le responsable du projet à La Tribune de Genève. La paille présente en effet des qualités d’isolation inégalables et la couche de surface permet une excellente régulation thermique. Le caractère écologique du bâtiment sera renforcé par un système de filtrage des eaux usées, la pose de panneaux solaires et l’installation de potagers communs en toiture.

éco21 permet d’économiser l’équivalent de la consommation électrique de 40 000 ménages genevois Lancé en 2007 par SIG, le programme éco21 vise à stabiliser la consommation genevoise d’électricité. SIG investit chaque année 1% de son chiffre d’affaires dans ce programme. Depuis ses débuts, éco21 a contribué à diminuer la consommation électrique cantonale annuelle de 4%. A fin 2015, 115 GWh/an ont été générés par éco21 – l’équivalent de la consommation de 40 000 ménages genevois.

éco21 est également profitable à l’économie: une étude menée par l’Université de Genève (UNIGE) montre que les sommes investies par éco21 ont engendré 127 millions de francs de dépenses dans le canton; les activités déployées ont également permis de créer l’équivalent de 200 emplois à plein temps. Par son engagement, SIG fait figure de pionnière dans les économies d’énergies et met tout en œuvre pour amplifier son rôle dans le déploiement de la politique énergétique cantonale aux côtés de l’UNIGE, de l’Etat et de la Confédération.

Patrimoine et installations solaires L’Office fédéral de la culture (OFC) a lancé cet été un projet-pilote visant à mieux concilier la préservation du patrimoine et les installations solaires. En collaboration avec le Canton de Genève et la ville de Carouge, une équipe interdisciplinaire, sous la direction de l’Hepia, va élaborer pendant un an une planification solaire globale de la cité carougeoise. Celle-ci devra préserver les sites construits, tout en indiquant les mesures à prendre pour augmenter la production d’énergie solaire. Cette planification pourra par la suite être appliquée à d’autres communes comparables de Suisse.

www.eco21.ch

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En bref

fo to

lia

Baisse des tarifs de l’électricité La facture des ménages genevois va diminuer de 3% en moyenne au 1er janvier 2017. Deux raisons à ceci: les coûts de l’utilisation du réseau électrique ont baissé et les conditions d’achat de l’énergie sont plus favorables.

«Faciliter l’acte de partage au quotidien» Mon P’ti Voisinage est un réseau social innovant. Grâce à lui, les habitants d’un même quartier ou d’une même ville peuvent échanger des objets ou des services en toute confiance. Il génère ainsi des économies et apporte de nombreux services participatifs. Mon P’ti Voisinage regroupe tous les acteurs de la vie locale sur une seule et même plateforme: habitants, collectivités, commerces, associations, personnes collaboratives. Et vous, êtes-vous connectés à votre voisinage?

www.monptivoisinage.com

En 2017, La plus grande crèche du Canton La ville de Vernier et SIG inaugurent l’Espace de Vie Enfantine des Libellules. Agrandi, il offre désormais 157 places. Les partenaires se félicitent de la poursuite d’une collaboration constructive, dans les valeurs du développement durable et respectant les besoins respectifs des deux entités. SIG, propriétaire du bâtiment, a conduit les travaux. Vernier exploite l’espace de vie enfantine avec ses équipes éducatives.

100% de l’électricité fournie par

SIG sera

100% renouvelable

L’entreprise Jaquet SA, active notamment dans la mise en forme de structures métalliques et dans les machines de chantier, a construit un nouveau bâtiment sur son site de production à Satigny. SIG a construit une centrale solaire sur sa toiture. Elle est constituée de 1523 panneaux photovoltaïques sur une surface de 2498m2. C’est la plus grande de Suisse équipée de cette technologie relativement récente, permettant d’optimiser la production solaire. La production annuelle attendue est de 452 MWh. Cette centrale a la particularité d’être équipée de micro-onduleurs, un pour chacun des 1523 panneaux. La centrale solaire alimente directement l’entreprise et lui assure sa propre consommation par beau temps, ce qui est encore assez rare dans le domaine industriel. Sur l’année, la centrale devrait produire plus du double de l’électricité consommée par l’entreprise. Le surplus servira à fournir les clients SIG qui ont choisi Electricité Vitale Vert.

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© Aurélien Bergot

Quand Helios alimente l’industrie


Merci à la première gagnante de la mise en marche du Jet d’eau ! Des services en ligne pour vous faciliter la vie

jaillir le jet de 140 mètres: «C’est mythique, je me sens comme une enfant! Le Jet d’eau de Genève est un symbole connu dans le monde entier et qui fait la renommée de notre ville. Il est surprenant, tous les jours différent par sa forme et son panache. C’est un grand honneur de le mettre en marche ce matin.» Souhaitons autant de plaisir aux 124 autres gagnants du concours.

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Pour fêter les 125 ans du Jet d’eau, SIG a mis en place un concours pour offrir à 125 clients tirés au sort la chance de mettre en marche ce symbole incontournable de la rade de Genève. Heidi Tercier (photo) a été la première chanceuse à profiter de ce moment unique. Sous un grand soleil, par une magnifique matinée d’automne, elle a appuyé sur le bouton qui permet de faire

Plus simple à utiliser, plus convivial, l’espace client continue d’évoluer pour toujours mieux vous satisfaire: • accédez plus simplement à vos factures; • soyez prévenu(e) du passage de releveur à votre domicile; • découvrez les bonus obtenus si vous avez réalisé des économies d’électricité; • changez de produit d’électricité ou de gaz depuis votre Smartphone sur le site mobile SIG; … et bien plus encore! Adeptes du Smartphone, restez connectés! Notre appli SIG et moi proposera bientôt de nouvelles fonctionnalités.

© SIG

www.sig-ge.ch/infoespaceclient

Une date, une invention

1884

L’Américain d’origine croate Nikola Tesla fut l’un des ingénieurs les plus créatifs de la fin du XIXe siècle. Ses travaux les plus connus portent sur l’énergie électrique. C’est notamment lui qui a mis au point les tous premiers alternateurs, ouvrant ainsi la voie au transport de l’électricité sur de grandes distances, à haute tension. En 1884, il invente la machine asynchrone (ou moteur électrique à induction). Elle est encore utilisée comme moteur dans de nombreux domaines, notamment dans les transports (trains, bateaux et voitures électriques), l’industrie ou encore l’électroménager. Grâce à l’électronique de puissance, elle est aussi de plus en plus utilisée en génératrice, notamment dans les éoliennes.

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Idées durables

Innovation

De nouveaux vitrages pour les trains Coupler réception mobile et isolation thermique dans les trains, voilà la question sur laquelle s’est penchée l’équipe d’Andreas Schüler à l’EPFL. Et la réponse passe par la fenêtre. Propos recueillis par Joëlle Loretan Photos: Vanina Moreillon

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our le transport ferroviaire, la question énergétique est primordiale: environ un tiers de l’énergie consommée par un train provient du chauffage et de la climatisation. Et près de 3% de celle-ci est perdue par le vitrage. Des chercheurs du Laboratoire d’énergie solaire et de physique du bâtiment de l’EPFL ont donc développé un verre doté d’une excellente efficacité énergétique et laissant passer les ondes de téléphonie mobile. Vive la Vie: Quelle était la question qui a sous-tendu vos recherches? Andreas Schüler: Les wagons sont faits de métal et les fenêtres intègrent des couches métalliques ultrafines pour des questions d’isolation thermique. Les voyageurs se retrouvent alors dans une cage de Faraday, une boîte imperméable aux ondes. Mais aujourd’hui, ils exigent de pouvoir téléphoner lorsqu’ils se déplacent en train. Je me suis donc demandé comment faire une couche qui permet de garder la chaleur à l’intérieur, mais qui laisse passer les micro-ondes. Il fallait également imaginer un revêtement qui laisse la fenêtre transparente. Quelle solution proposez-vous? De percer cette cage de Faraday. A l’aide d’un laser de haute précision, une structure particulière est gravée dans la couche métallique. Celle-ci réfléchit ainsi les ondes de chaleur mais laisse passer la lumière et les ondes électromagnétiques des portables. Il en résulte une conservation des bonnes propriétés thermiques et une modification quasi invisible à l’œil nu. Quels moyens sont actuellement mis en place pour assurer une bonne connexion dans les wagons? Les CFF posent des répéteurs dans les trains pour amplifier le signal. Mais cette solution s’avère onéreuse à l’installation comme à la maintenance et nécessite des remplacements réguliers dus à l’évolution rapide des technologies. En outre, chaque répéteur consomme de l’électricité.

Qui est l’initiateur de ce projet? L’impulsion initiale est venue du professeur Peter Oelhafen de l’Université de Bâle qui s’intéresse depuis longtemps aux questions d’efficacité énergétique dans le bâtiment et les trains. Il a construit un réseau de plusieurs sociétés de chemins de fer et hautes écoles suisses avec qui nous avons

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collaboré. La Haute Ecole de Lucerne s’est occupé de la partie simulation et ventilation, l’EMPA (n.d.l.r.: Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche) des matériaux d’isolation, la Haute Ecole de Bienne des caractéristiques liées aux microclimats dans l’enveloppe des trains. En travaillant sur les questions générales concernant l’efficacité énergétique du transport public, nous nous sommes rendu compte de l’incompatibilité des fenêtres isolantes existantes avec la communication mobile. En tant que spécialistes des couches minces, des propriétés optiques et

Bio express Après des études de physique à l’Université de Freiburg-im-Breisgau (A), Ann Arbor (Michigan/USA) et Bâle, le Dr Andreas Schüler (à gauche sur la photo) initie un groupe de recherche dédié à la nanotechnologie pour la conversion de l’énergie solaire, à l’EPFL. Il y enseigne aujourd’hui et supervise les travaux d’étudiants en master ainsi que ceux de doctorants. Sa recherche actuelle inclut des thématiques telles que les revêtements nanostructurés, les capteurs solaires thermochromiques ou le vitrage électrochrome. Le Dr Schüler a gagné le Prix du meilleur article technique du Solar Energy Journal en 2007 et 2013.

électroniques, nous avons mis en place un projet visant à résoudre ce problème en modifiant le revêtement des fenêtres isolantes. L’Université des sciences appliquées de la Suisse italienne a confirmé la bonne transmittance de ces nouvelles fenêtres aux micro-ondes de la communication mobile.

La compagnie ferroviaire bernoise BLS vient d’installer ces vitrages sur une partie de ses rames. Pourquoi cette entreprise? Après les phases de tests en laboratoire, nous avons eu un financement de l’Office fédéral des transports pour développer des verres à l’échelle réelle destinés à équiper un train de la BLS. L’intérêt de cette compagnie était grand puisqu’ils désiraient depuis longtemps faire quelque chose en lien avec le développement durable en isolant notamment leurs rames pour les rendre énergétiquement efficaces. Nous sommes tombés au bon moment. Ils étaient disponibles, intéressés et réactifs. D’autres sociétés de chemin de fer sont-elles intéressées? Les CFF suivent également ce développement. Nous sommes aussi en contact avec la Südostbahn présente en Suisse orientale. De plus, j’ai pris part à une conférence devant des gens du monde des chemins de fer. La plupart sont donc au courant de ces développements et réfléchissent à la question. Avez-vous rencontré des résistances lors de la présentation de votre projet? L’idée est apparemment assez forte, puisque nous ne nous sommes pas heurtés à de grandes résistances. Au niveau technique, on a très vite montré les principes, ce qui a rapidement convaincu les partenaires industriels de soutenir encore plus d’essais et de se diriger vers la grande échelle. Tout est donc allé comme sur des rails… En effet! Chacun a mis du sien pour que le projet avance, notamment nos partenaires industriels. AGC Verres Industriels à Moutier a fourni la couche sélective à modifier, installé une machine de grande taille dans son procédé de fabrication pour travailler des vitres de taille réelle et engagé un stagiaire afin qu’il puisse mener son travail de master. Quant à Class4Laser (outillage laser), il a mis à disposition un laser et nous a aidé à développer et à installer une tête optique pour avoir un suivi de la topographie du verre. Les premiers vitrages ont été installés en automne 2015. Un premier bilan? Nous avons mené deux tests de mesure et les résultats sont excellents puisque la transmission est quasi aussi bonne avec les nouvelles fenêtres qu’avec les anciennes (n.d.l.r.: les anciennes vitres ne contenaient pas de couches métalliques). Les usagers de la BLS ne sentent aucune différence.

Photo ci-dessus, de gauche à droite: Le professeur Andreas Schüler, Luc Burnier et Olivia Bouvard, dans le Laboratoire d’énergie solaire et de physique du bâtiment, à l’EPFL

On parle de maisons autonomes. Peut-on imaginer qu’un jour les trains et les bus le soient aussi ? Au niveau des énergies renouvelables, il y a beaucoup à faire. D’abord, optimiser l’efficacité énergétique et réduire les pertes inutiles. Ensuite, pourquoi ne pas mettre des éléments actifs dans le photovoltaïque sur les trains, bien sûr. Sur les toits des wagons, c’est évident, mais aussi le long des voies ou sur les panneaux anti-bruit. On parle de trains, mais on peut penser aussi à toute l’infrastructure gourmande en énergie: les gares, le réseau. Le transport en général représente une bonne partie de l’énergie consommée en Suisse. Tout comme les trains qui avancent avec les nouvelles mesures d’efficacité énergétique, les bus s’y mettent aussi.

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Idées durables

Eco-responsable

Une solution genevoise pour potabiliser l’eau des plus démunis Selon l’ONU, 1,8 milliard de personnes dans le monde boit de l’eau potentiellement contaminée. Depuis 2003, un système simple et abordable, développé par la Fondation genevoise Antenna, permet d’approvisionner en eau potable des populations qui n’y ont pas accès. Texte: Patricia Bernheim Photos: Guillaume Mégevand

L Fanny Boulloud et Grégoire Castella

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e manque crucial en eau potable concerne des centaines de millions de personnes dans le monde, principalement en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. Selon l’OMS, «le manque d’accès à une eau de boisson sûre, allié à un assainissement insuffisant et au manque d’hygiène, est un facteur qui contribue largement au 1,8 million de décès annuels par maladies diarrhéiques.» Autant de décès qui pourraient être évités grâce à l’amélioration de ces facteurs. Mis au point en 2003 par la Fondation Antenna (lire encadré), le système WATA permet de résoudre simplement, localement et durablement le manque de disponibilité en eau potable. «WATA ne nécessite que de l’eau, du sel et de l’électricité, explique Grégoire Castella, directeur adjoint de la Fondation Antenna. Un processus simple d’électrolyse transforme en une heure une solution d’eau salée en hypochlorite de sodium (NaOCl) d’une concentration de 6 g/l, soit du chlore actif ou encore de l’eau de javel. C’est suffisant pour traiter 4000 litres d’eau, soit la consommation quotidienne de 1000 personnes. La chloration présente aussi l’avantage


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Sur tous les fronts

de protéger l’eau contre une recontamination.» Le chlore produit sur place ne coûte par ailleurs que 6 centimes par litre alors que c’est une denrée onéreuse et dangereuse à transporter. Quatre litres par jour Actuellement, 3500 appareils WATA fonctionnent dans une centaine de pays, ce qui permet à environ 15 millions de personnes de disposer de quatre litres d’eau purifiée par jour, selon la Fondation. «Nous avons développé plusieurs types de modèles, petits et grands, pour répondre aussi bien aux besoins d’une communauté que d’un hôpital, ajoute Grégoire Castella. Nous proposons depuis cet automne deux derniers-nés de la gamme.» Parmi les acheteurs figurent des gouvernements, des organisations non gouvernementales telles que le CICR, MSF ou l’OMS et des associations locales, qui l’ont intégré dans leur programme de développement. La Fondation Antenna est impliquée directement, avec des partenaires locaux, dans une dizaine de pays. Parmi eux figurent la GuinéeConakry, les Comores, l’Inde, le Népal, le Pakistan ou encore la République démocratique du Congo. «L’approche est adaptée aux différents contextes et vise toujours à favoriser l’autonomie de nos partenaires. La solution produite peut être utilisée pour la potabilisation de l’eau à domicile, ou comme solution de désinfection pour les ménages, hôpitaux et dispensaires», précise-t-il. Au Burkina Faso, par exemple, une

Depuis sa création il y a vingt-cinq ans, la Fondation genevoise créée par Denis von der Weid envoie ses solutions partout sur la planète et se bat sur tous les fronts: la nutrition, l’agriculture biologique et durable, l’énergie renouvelable, le microcrédit, la santé et l’accès à l’eau potable.

Grégoire Castella, directeur adjoint de la Fondation Antenna.

Plus d’informations sur www.antenna.ch

trentaine d’hôpitaux et de structures médicales ont été équipés d’appareils WATA. Le système hospitalier zambien et les prisons zimbabwéennes devraient bientôt bénéficier d’eau potable et de solution désinfectante, grâce à cette technologie. Modèle économique durable Destinée aux projets de développement, la technologie WATA est aussi utilisée lors de situations d’urgence, grâce à son fonctionnement simple et rapide. Le Corps suisse d’aide humanitaire est parti avec 200 appareils après le tremblement de terre au Népal et les inondations au Pakistan. «Il est important de préciser que la technologie WATA s’intègre dans une démarche globale et durable, souligne Grégoire Castella. Nous développons des approches innovantes afin d’inclure le traitement de l’eau et la désinfection dans des modèles économiquement viables et de rompre ainsi la dépendance de nos partenaires et des communautés locales aux financements extérieurs.» Ce que vise donc Antenna, c’est l’autonomie des populations. A terme, ce système peut constituer une source de revenus, grâce à la vente du chlore actif produit localement. «C’est en associant des entreprises sociales, les communautés, les pouvoirs publics et le secteur privé que nous atteindrons notre objectif d’améliorer sur le long terme l’accès à l’eau potable et les conditions de vie des communautés des pays en voie de développement.»

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La technologie WATA est l’une des solutions innovantes développées par Antenna, une fondation genevoise dont l’objectif est de venir en aide aux populations qui vivent tout en bas de la pyramide sociale, c’est-à-dire aux deux milliards de personnes vivant avec moins de 3 dollars par jour. L’objectif est la recherche et la diffusion de technologies abordables adaptées à leurs besoins essentiels, tout en assurant leur autonomie.

«Nous développons des approches innovantes afin d’inclure le traitement de l’eau et la désinfection dans des modèles économiquement viables.»

Comment ça marche? Un appareil WATA permet de produire une solution chlorée avec uniquement de l’eau, du sel et de l’électricité. Pour ce faire, il suffit d’immerger l’appareil WATA dans une solution d’eau salée (25 grammes par litre) et de le connecter à une source d’électricité. L’électrolyse commence: il s’agit ici, grâce au passage du courant électrique, de décomposer chimiquement l’eau et le sel (chlorure de sodium) afin de produit du chlore actif (hypochlorite de sodium). Le procédé dure une heure et la solution obtenue, concentrée à 6 g/l de chlore actif, peut être utilisée pour potabiliser de l’eau contaminée.

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SIG et vous

Coulisses

Ils reçoivent près de 600 appels par jour

Sarah Besson, Rémy Lauper, Florence Bieri, Fabien Noverraz

Plus moderne, plus efficace, plus polyvalent… Depuis la fusion de deux équipes en une, début 2016, le service clients de SIG a opéré sa mue. Désormais, les demandes des clients sont traitées au même endroit. Un vrai défi pour ses 43 collaborateurs. Texte: Olga Fayet Photos: Vanina Moreillon

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L

a vraie porte d’entrée de SIG n’est pas au rez-de-chaussée de son siège, au Lignon. Elle se situe quelques marches plus haut. Dans un open space lumineux, des dizaines d’hommes et de femmes, assis ou debout derrière leur bureau blanc, parlent au téléphone, les yeux rivés sur leur ordinateur. Si l’un des 250 000 clients de SIG a besoin d’un renseignement, ce sont ces personnes qui lui répondent cinq jours sur sept, de 7h30 à 17h. Et la tâche n’est pas aisée: le service reçoit 165 000 appels par an, sans compter les lettres et courriels qui lui parviennent aussi quotidiennement. SIG fournit à ses clients l’eau, le gaz, l’électricité et l’énergie thermique, traite les eaux usées, valorise les déchets et propose des services innovants dans les domaines de la fibre optique et des services énergétiques. Ses activités visent à promouvoir le moins et le mieux consommer en vue d’agir concrètement en faveur du développement durable. A ce titre, SIG fait partie de la vie de tous les Genevois. Si ceux-ci veulent installer le gaz, savoir quelle est la qualité de l’eau dans leur quartier ou payer leur facture d’électricité en plusieurs fois, c’est toujours à SIG qu’ils s’adressent. Mais jusqu’à fin 2015, les annonces de déménagement, par exemple, étaient traitées par l’équipe de la gestion clients, alors que les réclamations allaient au service après-vente. Depuis le 1er janvier 2016, les demandes des particuliers et petites entreprises, clients de SIG, sont toutes prises en charge par l’unique service clients. Un changement important qui facilite et améliore la relation clients. Une cadence soutenue Malgré le calme apparent qui y règne, cet open space est une véritable ruche. Sur les murs, des téléviseurs mentionnent les appels des clients, le nombre de conseillers libres et occupés, le type de demandes à traiter ainsi que le temps d’attente. Assise à sa place de travail, Christelle Rampa, un petit casque sur les oreilles, écoute attentivement un client qui annonce son déménagement – SIG en traite 70 000 par an. Son logiciel a reconnu le numéro de son interlocuteur et fait apparaître sa fiche. «Avez-vous une adresse e-mail?», lui demande-t-elle afin de compléter ses données. En quelques clics, elle résilie son abon-

LE SERVICE CLIENTS SIG, c’est:

165 000 appels par an, soit 565 appels par jour en moyenne

70 000 déménagements traités par an

15 000 e-mails traités par an

20 000 courriers traités par an

43

collaborateurs, dont 67% de femmes

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SIG et vous

nement à son ancienne adresse et en démarre un à la nouvelle, vérifie que l’électricité n’y est pas coupée. Tout en parlant, elle lui confirme cela par SMS. Après avoir raccroché, elle ne dispose que de cinq minutes pour mettre à jour son dossier et mentionner les raisons de son appel. Une fois cela fait, elle est à nouveau disponible pour le prochain client. La cadence est soutenue pour Christelle; elle prend entre 30 et 50 appels par jour. La jeune femme, qui travaille pour SIG depuis six ans, a été formée pour pouvoir répondre à un maximum de sujets (interruption d’électricité, manque de gaz, eau potable, installation de la fibre optique ou encore facturation). Mais elle apprécie justement la variété des demandes, à laquelle elle répond grâce à des logiciels de plus en plus pointus. Sur ses deux écrans, elle peut, par exemple, afficher les plans cadastraux du canton ou même trouver la provenance et la qualité de l’eau selon l’adresse du client. «Si c’est celle du lac, alors, c’est la plus douce du canton, dit-elle. Cela sert à faire les réglages sur ses appareils ménagers, comme le lave-vaisselle!» Depuis quelques mois, elle se charge également de traiter certaines demandes faites par écrit ou par e-mail. Parfois, il faut faire une enquête afin de retrouver un client, prendre contact avec des régies ou des propriétaires. «J’aime beaucoup, précise Christelle, car ce sont des dossiers qui demandent plus de temps et cela me fait changer de rythme. Mon travail est devenu beau-

Cristiana Da Costa

coup plus intéressant!» Soixante pourcents des appels reçus concernent la facturation, mais elle a aussi parfois son lot de questions insolites: «Récemment, quelqu’un a appelé pour savoir si le Jet d’eau de la rade était en fonction la veille», se souvient-elle en souriant. Se mettre à la place du client Tout comme ses collègues, Christelle Rampa exerce un métier complexe: en rapport direct avec le client, elle doit pouvoir répondre à ses attentes rapidement. La responsable du service, Barbara Di Martile, est consciente que leur travail n’est pas simple: «Leur métier requiert

«Nous essayons toujours de nous mettre à la place du client. Il faut l’aider et personnaliser notre réponse le plus possible, car chaque cas est différent.»

Nos engagements

Lucie Da Costa

85%

d’appels servis en moins de 30 secondes

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Tommasina Isabella Valenzi et Susana Taveira Codeas

90%

du courrier résolus sous 10 jours

Rémy Lauper

90%

des e-mails résolus sous 48 heures


beaucoup de connaissances et de compétences. Je les admire! On ne s’improvise pas conseiller clientèle, c’est souvent un métier qu’on a dans le sang.» En effet, il faut être capable d’analyser les besoins du client, de le conseiller et de lui vendre les produits et services adaptés. Ce secteur a connu une vraie révolution et la transformation du service n’est pas terminée. Jusqu’en novembre, quatre collaborateurs sont en formation chaque mois. Pour appuyer ses équipes, Barbara Di Martile a aussi mis en place trois animatrices qualité, qui ont pour objectif d’améliorer le service au client. C’est le rôle de Geneviève Bugnet, depuis vingt ans à SIG, qui a la mission délicate de coacher ses collègues. «Nous essayons toujours de nous mettre à la place du client, explique-t-elle. S’il nous contacte, c’est qu’il a une demande, un besoin ou un mécontentement. Alors, il faut l’aider et personnaliser notre réponse le plus possible, car chaque cas est différent.» Si un client n’a pas pu régler ses factures suite à un séjour à l’hôpital, des facilités de paiement lui seront proposées. Si le client trouve sa facture trop élevée, son dossier sera analysé en détail, au besoin en collaboration avec les services techniques, avant toute réponse. «Il arrive également que nous rencontrions les clients s’ils sont vraiment mécontents, ajoute Geneviève Bugnet. C’est souvent très efficace.»

back sera mis en place sur le site Internet: un client pourra se faire rappeler par SIG s’il le demande, via un formulaire sur le site de l’entreprise. Dans le futur, le conseiller clientèle sera de plus en plus polyvalent, insiste Barbara Di Martile: «Nos clients ont une interaction directe avec nos agents. C’est pourquoi ceux-ci doivent profiter de ce contact pour leur apporter un service le plus complet possible. Notre objectif est de surprendre nos clients, pour transformer chaque échange en un souvenir fort.»

Alain Lehmann, Christelle Rampa, Geneviève Bugnet et Barbara Di Martile

Personnel toujours plus polyvalent Ce nouveau Service clients est en train de faire ses preuves. Le taux de résolution des appels est passé de 80% à 90%, dans la mesure où les conseillers savent régler les problèmes eux-mêmes, sans forcément solliciter les experts des autres services. Alain Lehmann, l’un des quatre responsables opérationnels du site, est satisfait de cette évolution. «C’est stimulant de construire en équipe quelque chose de neuf, estime-t-il. Même si beaucoup de travail reste à faire.» L’un de ses défis est notamment d’organiser le travail, afin que les personnes qui traitent des dossiers complexes soient moins dérangées par les téléphones. Et puis, il y a les urgences… Le 2 mai 2016, une panne électrique plongeait plusieurs quartiers de Genève dans le noir. «Nous avons reçu plus de 2000 appels en quelques minutes, ce qui a fait sauter le standard, se rappelle Alain Lehmann. Il a fallu réagir vite. Trouver des solutions, c’est aussi notre métier!» D’ici à la fin de l’année, le Service clients de SIG continuera de se moderniser. Les lettres envoyées seront systématiquement numérisées, puis traitées par ordinateur par les conseillers. En outre, le système web call automne 2016 I Vive la vie

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SIG et vous

Partenaires

SIG au cœur de la vie locale SIG s’implique tout au long de l’année dans la vie de la cité et de la région. Participer aux initiatives locales est une manière d’exprimer son rôle et sa mission de service public, de montrer sa proximité avec les Genevois au-delà de ses prestations habituelles. Plus d’infos sur www.sig-ge.ch/ nous-connaitre/nos-engagements/soutiens/sponsoring

Automnales

Du 11 au 20 novembre à Palexpo Stand SIG G45

Vivez une expérience sensorielle en plongeant dans les profondeurs du lac ! SIG dévoile GeniLac une innovation 100% renouvelable pour rafraîchir et chauffer Genève grâce à l’eau du lac Léman. Un trésor d’une valeur inestimable a été découvert au fond du lac… Découvrez-le à votre tour en plongeant dans les profondeurs du lac Léman sur le stand SIG et tentez de gagner une croisière gourmande sur le lac!

DR

Découvrez GeniLac en vidéo sur: bit.ly/video-genilac

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Dès mars 2018, 12 bus électriques TOSA circuleront sur la ligne 23 des TPG reliant l’aéroport à Carouge. Une première mondiale. D’une capacité maximale de 141 passagers chacun, ces bus auront la particularité de fonctionner sans ligne aérienne de contact. Avec un toit équipé d’une batterie de 1,6 tonne et un bras télescopique rétractable, ils s’alimenteront aux stations de recharge flash sur le réseau en un temps-record de quinze à vingt secondes. Il faudra compter quatre à cinq minutes aux terminus, selon une technique de «biberonnage» développée par ABB Sécheron SA. Silencieux, ces bus innovants ne produiront

aucune émission de particules fines et d’oxydes d’azote. De plus et par rapport aux bus actuels de la ligne 23 qui carburent au bio diesel 5%, leur exploitation permettra une réduction de 1000 tonnes par an d’émissions de CO2. TOSA se démarque aussi par son aspect novateur en matière de partenariat. Il est le fruit d’une union publique-privée exemplaire réunissant les Transports publics genevois, l’Office de promotion des industries et des technologies, SIG, ABB Sécheron SA et le Canton de Genève.

© TPG/Fabrice Piraud

TOSA roule pour l’électrique

www.tpg.ch/tosa

Curling Team de Cruz: Pyeongchang en ligne de mire Ses bonnes performances sur le World Curling Tour et sa deuxième place au championnat d’Europe en novembre 2015 lui ayant permis de conserver sa place de numéro un en Suisse, Team de Cruz s’apprête à affronter une saison importante. «L’objectif est de remporter le championnat suisse en février pour représenter la Suisse aux mondiaux d’Edmonton en avril 2017 et de se maintenir favori pour représenter la Suisse à Pyeongchang en 2018», souligne Peter de Cruz, responsable de l’équipe. Pour cette préparation aux JO, l’équipe soutenue par SIG va effectuer un grand nombre de déplacements pour se confronter aux meilleures équipes du monde.

Sensible au développement durable et à l’environnement, Luc Rosso, directeur de l’Hôtel Ibis Centre Nations, s’engage dans la promotion de l’Eau de Genève en mettant à la disposition de sa clientèle 400 carafes en verre dans les chambres, en lieu et place des bouteilles d’eau minérale en PET. «Ce partenariat avec SIG nous permet de continuer à offrir une prestation de qualité tout en nous différenciant», explique-t-il. La carafe est assortie de verres biodégradables. Par cette action, Ibis participe à promouvoir l’opération Carafes qui consiste à reverser 100% des bénéfices des ventes – soit CHF 5.– par carafe – à des associations, dont le but est de contribuer à l’accès à l’eau potable dans les pays en voie de développement. A l’origine, il y a le marathon de Genève, qui se déroule chaque année au mois de mai, et auquel Procter&Gamble est associé depuis le début. «Nous avons acheté 2500 gourdes Eau de Genève pour les employés, en les sensibilisant à la nécessité de bien s’hydrater pendant une course à pied», explique un responsable. C’est ensuite devenu un projet de communication interne qui s’est étendu à tous les salariés pour les inciter à boire l’Eau de Genève, qu’ils trouvent dans plusieurs points d’eau au sein de l’entreprise. «Certains utilisent la gourde uniquement pour le sport, d’autres l’ont prise à la maison et elle est désormais présente sur bon nombre de bureaux en lieu et place des bouteilles d’eau minérale.»

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© WCF / Laura Goden

zi 2015

L’Eau de Genève plébiscitée par plusieurs entreprises

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SIG et vous

Parole de client

Soins à domicile durables DR

L’institution genevoise de maintien à domicile (imad) aide les personnes âgées ou convalescentes à retrouver leur autonomie chez eux. Malgré l’ampleur de sa mission et le nombre d’acteurs avec qui elle collabore, elle conserve une logique de proximité dans sa manière de travailler.

Marie Da Roxa, directrice générale d’imad.

Texte: Thomas Pfefferlé

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vec 2200 collaborateurs et 6200 prestations en moyenne effectuées quotidiennement dans le canton de Genève, imad propose une palette de prestations pour un maintien à domicile de qualité à visage humain. Active sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, elle prend notamment soin d’une personne âgée de plus de 80 ans sur trois et de la moitié des résidents genevois de plus de 90 ans. Seniors, patients atteints de maladie chronique, enfants en situation de handicap ou encore personnes venant de sortir de l’hôpital après une intervention: imad prend en charge des patients au profil varié. Pour cela, elle a développé une approche professionnelle pluridisciplinaire. Infirmières, aides-soignants, diététiciennes mais aussi ergothérapeutes ou aides en soins et santé communautaire peuvent ainsi intervenir selon les besoins. Plan de mobilité et électricité verte Dans le cadre de leur mission, le personnel d’imad effectue de très nombreux déplacements dans l’ensemble du canton. Quelque 300 000 heures de trajet sont ainsi réalisées chaque année par les collaborateurs. A ce titre, et afin de limiter au maximum son empreinte écologique et maximiser le temps passé auprès des patients, l’institution a mis en place un plan de mobilité. Grâce aux trajets effectués en bus, à vélo et vélo électrique, en voiture hybride ainsi qu’en voiture électrique, imad est parvenue à atteindre une belle performance écolo-

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gique, puisque 66% de ses collaborateurs se déplacent sans utiliser de véhicules à essence. L’institution entretient également un partenariat de longue date avec SIG. Depuis le début de l’année, imad a souscrit à l’Electricité Vitale Vert. Elle participe ainsi activement au développement de projets liés aux énergies et à la protection de l’environnement à Genève. Récompensée par le Prix suisse de l’éthique Une conscience écologique qui se traduit par ailleurs dans la gestion des déchets. En effet, imad confie cette tâche à la fondation genevoise Partage. Spécialisée dans le tri, celle-ci agit également sur le plan éthique, en favorisant la réinsertion professionnelle. En outre, avec la création d’une banque alimentaire, cette fondation lutte contre la faim et le gaspillage. Pour son attitude engagée et la collaboration qu’elle entretient avec Partage, imad a d’ailleurs reçu le Prix suisse de l’éthique l’an dernier. A l’avenir, l’institution compte également accentuer son implication en faveur de la sécurité et de la santé au travail, en sensibilisant ses employés sur ces points. Côté formation, imad s’apprête aussi à tripler le nombre de ses jeunes apprentis d’ici à 2018. De quoi assurer la relève dans un secteur au sein duquel la demande ne cesse d’augmenter, particulièrement en Suisse où le vieillissement de la population est important.

Plus d’infos sur www.imad-ge.ch


© Guillaume Mégevand

Vivre

Rencontre

Les stewards urbains de la Cité de Calvin Offrir un accueil personnalisé tout en favorisant la réinsertion professionnelle, telles sont les missions de l’association Bienvenue, qui fait découvrir Genève avec le sourire.

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n les croise entre Cornavin, le Jardin anglais et la vieille ville. En duo le plus souvent, les stewards urbains de l’association Bienvenue arpentent les points stratégiques de Genève pour informer et orienter les visiteurs. Ils interviennent pour Genève Tourisme, les Transports publics genevois, les CFF, la Ville de Genève, mais également pour accueillir les visiteurs des expositions, à l’espace Quartier libre de SIG du pont de la Machine, comme aux Berges de Vessy. Guides multilingues Les stewards urbains sont aussi sollicités pour guider les délégués des ONG lors des grands événements de la Genève internationale, ou les usagers des transports publics, notamment lorsque le trafic est perturbé. «Il faut gérer les flux, les humeurs des gens. C’est un travail qui demande pas mal de connaissances», témoigne Alberto Sarmiento, 44 ans, actif au sein de l’association depuis octobre 2013. «J’aime bien les postes qui comprennent toute une variété de tâches: quand il faut évaluer l’attente, trouver des solutions et proposer un parcours sur mesure.» L’atout de Bienvenue, c’est aussi un accueil multilingue (français, anglais, espagnol, russe). «Ils ont des parcours particulièrement variés, de l’exbanquier au danseur du Grand Théâtre», précise Didier Dutoit, directeur de l’association. Des parcours variés et un besoin de rebondir.

Texte: Anne-Sylvie Mariethoz, Michaël Perruchoud

Vessy nglais A n i Jard Eaux-Vives

Cornavin

De retour vers l’emploi En parallèle à leur activité, l’association Bienvenue propose à ses stewards des formations qualifiantes qui visent à favoriser un retour sur le marché ordinaire de l’emploi. Ce pari sur l’avenir se double d’un réel enthousiasme pour leur mission. «Nos intervenants se sentent utiles et prennent goût à informer les gens. Ils sont enthousiastes d’apprendre et se passionnent pour la vie genevoise», explique le directeur. En 2015, plus de 84 000 personnes ont bénéficié de leurs conseils avisés. Les stewards de l’association Bienvenue ont même créé leur propre plan de Genève commenté, avec des itinéraires que l’on peut effectuer en deux heures, en quatre heures… voire plus si affinités! «Aujourd’hui, chacun a son téléphone mobile et toutes les cartes à disposition, mais ce qui manque, c’est souvent le petit plus, le contact humain, relève Didier Dutoit. Ce que nous offrons, ce sont justement ces informations qui ne se trouvent pas sur la Toile et qui transforment le séjour en expérience agréable.» Bienvenue, c’est un plus indéniable pour l’image de Genève. Une ville qui accueille, une ville qui conseille, une ville qui vous sourit.

www.bienvenue-welcome.ch

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Vivre

Lens culinaris en latin, la lentille cultivée appartient à la famille des légumineuses. L’homme la fait pousser depuis l’Antiquité

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a ferme Courtois à Versoix a gagné l’Agroprix (Prix de l’innovation dans l’agriculture) l’an passé, pour avoir remis au goût du jour la lentille. C’est la première fois qu’un dossier genevois arrivait en finale… et la gagnait! Un rayonnement national pour une culture portée dans le canton par une petite dizaine de producteurs seulement.

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Une culture sensible Si la lentille verte présente peu de contraintes au niveau technique, elle est toutefois sensible à la météo. En Auvergne (F), région connue pour ses lentilles vertes du Puy certifiées AOP, le vent régulier ventile et sèche les plantes. Un climat idéal! Mais à Genève, les choses sont parfois plus délicates, comme l’explique Christophe Courtois, propriétaire de la ferme éponyme à Versoix. «La grande difficulté est que lorsque la lentille arrive à graine, elle n’a pas la capacité de se tenir debout toute seule. Par temps humide, les graines qui se couchent au sol risquent donc de pourrir.» La caméline, appelée vulgairement «lin bâtard», pourrait apporter une réponse à cette problématique. «Lorsqu’elle est semée en association avec la lentille, la caméline fait office de tuteur pour celle-ci et lui permet de rester droite». Cette dernière a également la particularité de recouvrir densément le sol, évitant la prolifération de mauvaises herbes. Et si la lentille ne demande pas d’attention particulière durant la période de pousse, il en va autrement lors de la récolte. «Sur notre parcelle, la terre contient beaucoup de gravier, relève Léonie Cocquio, exploitante à Cartigny. Nous devons donc apporter un soin tout particulier durant le tri pour que les cailloux ne se mélangent pas aux lentilles.» Une étape qui se fait à la main. Pour une surface d’un hectare, un producteur peut espérer en récolter 1,5 tonne.

Nature

Lentilles à l’honneur L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a proclamé 2016 «Année internationale des légumineuses». Une occasion de se pencher sur les cultures de lentilles dans le canton de Genève. Texte: Joëlle Loretan

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Ecologiques et délicieuses A l’instar des autres légumineuses (haricots, trèfles graines, pois chiche, etc.), la lentille fixe dans le sol l’azote de l’air et agit ainsi comme un engrais. Ce sont les seules plantes à pouvoir accomplir ce petit exploit. «Aujourd’hui, on apporte de l’azote minéral sous forme de matière organique, soit avec du fumier, soit avec de l’engrais en graines… sauf pour les légumineuses!», explique Christophe Courtois. Et non seulement elles n’ont pas besoin d’azote, mais en plus, elles en restituent pour les cultures suivantes via leurs racines restées dans le sol. «On évite ainsi de répandre de l’engrais à tout-va. Elles s’intègrent de manière durable dans les cultures.» Parmi les légumineuses, les lentilles sont les plus rapides à cuisiner, puisqu’elles se passent de trempage. En vingt minutes, elles sont cuites! Elles sont riches en protéines, en fibres et en minéraux, en particulier en fer et en magnésium. Boudées un temps par les gourmets qui n’y voyaient qu’une nourriture de pauvres, elles font depuis quelques années un retour en force auprès des consommateurs européens. Les lentilles sont pourtant les légumineuses les plus anciennement cultivées. Les archéologues supposent qu’elles composaient la principale nourriture des bâtisseurs de pyramides en Egypte. Elles auraient même été déposées dans les tombes pour rassasier les morts au cours de leur voyage vers l’au-delà. Pour preuve, des vestiges découverts dans des tombeaux de Thèbes datant de 2400 ans avant notre ère. Un aliment intemporel.


Saveurs

Le bonheur est dans le marché Chaque jeudi à la place des Grottes, le marché du soir s’anime pour le plus grand bonheur des habitants du quartier. Mais pas seulement. On vient de loin pour partager un moment, un verre, une discussion sur cette placette à deux pas de la gare Cornavin. Texte: Joëlle Loretan /// Photos: Guillaume Mégevand

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ci, c’est un village dans la ville», lance tout sourire une résidente. Et on est fier de ce marché, il est convivial, à l’image de ceux qui habitent les Grottes.» Il faut bien l’avouer, on s’y sent vraiment bien accueilli et on trouve sa place aisément dans cet espace à taille humaine. Qu’il pleuve ou qu’il vente Il a plu tout le jour. A 16 h 30, quelques gouttes ruissèlent encore sur les bâches de la dizaine de maraîchers présents. Mais une demi-heure plus tard, le temps redevient totalement clément. A peine l’installation terminée, les badauds déambulent entre les stands, tantôt tentés par du pain bio au blé ancien ou du miblanc à la bière, tantôt alléchés par un large choix de champignons – pleurotes, cornes d’abondance, pieds-de-mouton, etc. Des fruits par-ci, des légumes par-là, des choux ou des fleurs dans de petits pots alignés. «Un thé à la menthe?», lance Younes depuis derrière sa table en bois recouverte de produits marocains. Un chien aboie, tire sur sa laisse pour faire avancer sa maîtresse, qui hésite entre bretzels et ramequins au fromage. On trouve de tout ici, mais surtout de la vie à profusion. A boire et à manger Il est possible de faire ses emplettes au marché du soir. Mais difficile de n’y faire que ça. Les gens passent, se reconnaissent, discutent, prennent un plateau de fromages à la coupe, un verre de vin, un bol d’air. Dans le brouhaha, deux trentenaires se livrent avec enthousiasme. «J’adore ce marché!», «Vous êtes d’ici », «Pas du tout. J’habite au Lignon et mon ami en France voisine. Mais je viens depuis trois ans, pour l’ambiance.» On le dit marché de quartier. Mais il semble être de

partout. Appuyée contre la fontaine qui sert tantôt de siège, tantôt de repose-verre, une jeune fille pianote sur son portable. Je l’interromps. «Vous êtes une habituée?», «Non, c’est la première fois. On m’a conseillé de venir et on m’a aussi prévenue que c’était hipster, mais je trouve que c’est plutôt bobo.» Bobo? Pourtant cet autre chaland me parlait d’une atmosphère baba…

Encore plus grand ! Le marché des Grottes propose principalement des produits issus du terroir (vins, épicerie fine, fruits, légumes, produits laitiers, boulangerie). Il a été lancé en 2010 sous l’impulsion de l’Association des habitants des Grottes qui désiraient voir s’animer «leur» place. Fort de son succès, le marché s’agrandira dès la fin du mois de novembre afin d’offrir à ses clients un choix de produits encore plus variés. Rendez-vous aussi, jusqu’au 22 décembre, au marché nocturne de Carouge tous les jeudis, de 14 h à 21 h.

Venez comme vous êtes! Bobo, baba, hipster: une déclinaison d’adjectifs qui reflète totalement l’esprit du lieu: hétéroclite. Il y passe des enfants, des vieillards, des tatoués de partout, des hommes en costard rehaussé d’une cravate, des étudiants. On y entend les langues anglaise, arabe et française. Il y a de tout ici. De tout, mais surtout, un débordement de convivialité. Alors que je quitte la place, cinq musiciens entament des airs de swing. Le son de l’accordéon, du violoncelle, du violon et des deux guitares m’accompagne presque jusqu’à la gare, comme une invitation à prolonger la fête… ou à y revenir bientôt.

Informations pratiques: Place des Grottes 1 - 1201 Genève Tous les jeudis de l’année de 16 h à 20 h (hiver) ou 20 h 30 (été)

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© Sébastien Lefevre / Michel Djaoui

www.saintgervais.ch

Geneva Lux Festival Pour la troisième année consécutive, la Ville de Genève, en partenariat avec SIG, transforme le centreville en un musée de la lumière à l’air libre et gratuit. Les réalisations féériques et contemporaines ont été créées et scénarisées spécialement par des artistes suisses et internationaux. Les illuminations sont alimentées par Electricité Vitale Vert, une électricité 100% écologique et 100% locale. Dès le 2 décembre Centre-ville www.ville-ge.ch/genevaluxfestival

Les 2 et 3 décembre www.escalade.ch

Coupe de Noël Lancée en 1934, la Coupe de Noël est la plus vieille manifestation sportive du canton de Genève et la plus grande course de natation au monde en eau libre et froide. Soutenue par SIG, la Coupe accueillera cette année plus de 1600 participants qui s’affronteront sur un parcours d’environ 120 mètres dans une eau qui oscillera, selon les deux extrêmes de ces dix dernières années, entre 2,5 et 10,5°C.

Pop Up Garden Ce spectacle de danse invite à observer les plantes, à découvrir leur façon de danser, agitées par le vent, leur façon d’être à la fois généreuses et capricieuses. Dans le jardin, au début, il n’y a que Monsieur Bu qui aime les espaces vides et abandonnés. D’autres personnages apparaissent, fantastiques ou mystérieux, qui transforment l’espace vert en un microcosme indépendant.

Jusqu’au 8 janvier 2017 Musée d’ethnographie de Genève

Samedi 21 janvier 2017, 16h (durée environ 1 heure)

www.ville-ge.ch/meg

www.plan-les-ouates.ch/culture

Art & Tram SIG et le Fonds cantonal d’art contemporain présenteront le projet art & tram comme un prolongement des six interventions artistiques permanentes réalisées sur la ligne du tram 14. Cette exposition vous fera découvrir les œuvres d’artistes suisses reconnus parmi lesquels Silvie Defraoui, John Armleder et Pipilotti Rist. L’occasion de se familiariser avec l’art dans l’espace quotidien des citoyens et de faire connaissance avec les coulisses d’une commande d’œuvres pilotée par le canton de Genève. Entrée libre.

Le 18 décembre, de 9h à 15h

Du 18 janvier au 12 mars Quartier Libre SIG, Pont de la Machine

www.coupedenoel.ch

www.sig-quartierlibre.ch

Festival Antigel Plus qu’un festival de danse et de musique, Antigel est un touropérateur du territoire genevois qui parie sur son rôle de stimulateur. Trait d’union entre son et mouvement, Antigel déplie une carte culturelle inédite et explore la richesse et la diversité des communes genevoises. L’événement est soutenu par SIG. Du 27 janvier au 19 février Grand Central, à Vernier www.antigel.ch

© Jonathan Levy

Jusqu’au 18 décembre 2016 Théâtre Saint-Gervais

Course de l’escalade Le coup d’envoi de la 39e édition de la Course de l’Escalade sera donné le vendredi 2 décembre, en nocturne pour le walking, puis le lendemain matin pour les différentes courses et la traditionnelle «Marmite». Chacun peut y participer, en individuel ou en groupe, et chacun pourra emporter en souvenir le gobelet réutilisable, décoré aux couleurs de la course et offert par SIG, qu’il recevra lors du ravitaillement officiel avec l’Eau de Genève.

Le MEG met l’Amazonie à l’honneur Parures de plumes, sarbacanes, arcs et flèches au curare: avec Amazonie. Le chamane et la pensée de la forêt, le MEG invite le visiteur à vivre une expérience immersive grâce à la richesse de ses collections, aux films et aux installations sonores qui recréent l’ambiance de la forêt amazonienne. Le respect des droits des indigènes est aussi abordé.

© J. Watts

Civic Design Dix designers, graphistes, architectes et urbanistes venus du monde entier se sont réunis à la HEAD – Genève, autour de Ruedi et Vera Baur, pour réfléchir aux enjeux d’un design socialement engagé. L’exposition qui en résulte met en scène les processus de création expérimentés, présente des projets aboutis et ouvre des pistes de réflexion. Entrée libre.

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Agenda

Vive la Vie - Automne 2016  

Le magazine SIG du développement durable