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VIVELAVIE AUTOMNE 2010 p. 4

Interview

Jean-Louis Scartezzini, directeur du Laboratoire solaire de l’EPFL p. 6

Reportage

Sur les traces des électriciens p. 10

Ecologie

Guillaume Lambert valorise le terroir genevois p. 12

Rhône

Les castors nagent en toute liberté p. 13

Juniors

Le photovoltaïque livre ses secrets p. 18

Loisirs

Le quiz durable pour tester ses connaissances p. 20

Agenda

Les événements durables à ne pas manquer

Une énergie propre à chacun

Ecologie Guillaume Lambert, créateur d’espace-terroir.ch

p. 10

p. 19 Rencontre Sonia Grimm, la chanteuse genevoise

Reportage Le travail des électriciens au Petit-Lancy

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Brèves

Editorial

André Hurter, Directeur général

PLACE AU SoLEIL Chers clients, L’énergie solaire se prépare un avenir radieux en Suisse et il faut s’en réjouir. L’an dernier, les ventes de capteurs solaires pour chauffer l’eau ont augmenté de 29%. Celles de modules photovoltaïques se sont envolées de 139% par rapport à 2008. Et les initiatives ambitieuses liées au solaire se multiplient. Il y a celle de Solar Impulse, bien sûr, qui a réussi l’exploit de faire voler un avion solaire plus de vingt-six heures en juillet dernier. Une première mondiale! Le premier atterrissage sur piste civile a eu lieu le 21 septembre à l’aéroport de Cointrin, après un vol de quatre heures parti de Payerne. Parmi les projets novateurs, notons également l’inauguration récente du plus grand parc d’énergie solaire romand à Ecublens. Grâce aux 44’000 clients qui ont choisi l’électricité SIG Vitale Vert, SIG soutient activement la production d’électricité photovoltaïque à Genève. Ce soutien passe aussi par le rachat de courant solaire fourni par les petits producteurs indépendants. Notre objectif est ambitieux: produire annuellement 15 GWh d’énergie solaire d’ici à 2015, c’està-dire le double de cette année. Au-delà de ces bonnes nouvelles, je vous souhaite, chers clients, un hiver ensoleillé, ainsi qu’une plaisante lecture de votre magazine Vive la Vie.

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VIVE LA VIE

IMPRESSUM Le magazine Vive la Vie paraît deux fois par an. Editeur SIG Communication Clients Case postale 2777 CH-1211 Genève 2 www.mieuxvivresig.ch Réalisation LargeNetwork Rue Abraham-Gevray 6 CH-1201 Genève T. +41 22 919 19 19 info@LargeNetwork.com Impression Imprimé sur du papier Refutura, 100% recyclé. Atar Roto Presse SA, Vernier Tirage 190’000 exemplaires Rédaction Camille Destraz Joël Espi Delphine Neyaga Geneviève Ruiz Daniel Saraga Julia Schaad Photographes Thierry Parel Nicolas Righetti/REZO Couverture Guillaume Lambert par Nicolas Righetti/REZO Sonia Grimm par Thierry Parel Gaël Ricardo par Thierry Parel

Les frères Nicolas et Laurent Bonnet ont souhaité réaliser un projet durable avec leurs partenaires Entreprise Générale, Plojoux & Voellinger Architectes, Erte Ingénieurs-Conseils SA, SIG.

La couche d’ozone se rétablit La couche d’ozone a cessé de se réduire et devrait retrouver son niveau d’avant 1980 d’ici à l’an 2050 – excepté dans les régions polaires. C’est le constat établi par un rapport de l’ONU, publié à la mi-septembre. «Le Protocole de Montréal signé en 1987 pour contrôler les substances détruisant la couche d’ozone fonctionne et nous a protégés d'une plus grande déperdition d’ozone», explique Len Barrie, directeur de recherche de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui a préparé l’étude avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Les spécialistes estiment toutefois qu’il s’agit de rester vigilant, car la composition de l’atmosphère continuera d’évoluer au gré des activités humaines. ⊠


Une cité zéro CO2 à satigny

THIERRy PAREL

Les premiers locataires de la plus grande cité solaire thermique de Suisse s’installent cet automne. Le complexe des Cépages, composé de 78 logements mixtes location et PPe, utilise 1160 m 2 de panneaux solaires qui assureront 80% de la production de chauffage et d’eau chaude nécessaire aux appartements. Les 20% restants seront produits par des pompes à chaleur approvisionnées avec l’énergie électrique SIG Vitale Vert.

Naef & Cie SA, Alios SA, Rampini Construction

Ce projet novateur est né du souhait des propriétaires nicolas et Laurent Bonnet: «nous avions un terrain constructible et plutôt que d’entrer dans le jeu de la spéculation immobilière, nous voulions monter un projet en y apportant certaines valeurs philosophiques propres au développement durable», explique

15’500

C’est le nombre de litres d’eau nécessaires à la production d’un kilo de viande de bœuf. Ce chiffre a été calculé par l’organisation Water Footprint Network, spécialisée dans l’empreinte hydrique des produits de consommation. Ses résultats indiquent qu’il faut aussi 3000 litres d’eau pour produire un kilo de riz, 2700 litres pour un t-shirt en coton et 140 litres pour une tasse de café.

nicolas Bonnet. Au-delà de l’aspect technique, les deux frères ont tenu à aller le plus loin possible dans cette philosophie: «Les bois utilisés pour la construction sont tous des bois indigènes et les déchets de chantier sont recyclés à 85%. toute la circulation automobile de la cité est souterraine.» Il aura fallu six ans pour obtenir les autorisations nécessaires à ce projet novateur et deux ans pour la construction. La cité, conforme au label Minergie, suscite beaucoup d’intérêt. SIG a financé l’installation technique des panneaux solaires. L’Institut des sciences de l’environnement de l’université de Genève mènera une étude de suivi énergétique durant deux ans. Si le rendement est à la hauteur des attentes, le projet servira de référence pour d’autres constructions futures. ⊠

une banque solaire Pictet et SIG ont inauguré en avril dernier une installation 100% solaire sur le toit du siège de la banque aux Acacias. Dans cette association, la banque met à disposition l’espace sur le bâtiment, tandis que SIG prend en charge l’installation, le financement et l’entretien de la centrale solaire photovoltaïque. En échange, la production énergétique est rachetée par Pictet pendant 25 ans. Il s’agit de la troisième action environnementale d’envergure de la banque depuis 2008. Elle suit sa décision de concrétiser chaque année un projet permettant une réduction de ses émissions de CO2. ⊠

Quand le soleil chauffe le bitume L’entreprise de construction routière Colas SA a inauguré en juin dernier, à Vernier, sa centrale solaire pour le maintien de bitumes à 180 degrés, utilisés pour la fabrication des revêtements routiers. Il s’agit d’une première mondiale. Cette innovation, soutenue par la Confédération, le Canton et SIG, a eu lieu grâce à la mise au point de panneaux solaires d’une nouvelle génération par un chercheur du CERN. Ceux-ci permettent d’atteindre des températures deux à trois fois supérieures à celles des panneaux solaires traditionnels. Cette technique prometteuse pourrait être utilisée pour d’autres usages tels que le chauffage des bâtiments, de l’eau, ou la production d’électricité. ⊠

Plan-les-Watts, mairie solaire Depuis l’automne 2009, le toit de la voirie de la commune de Planles-Ouates est équipé de panneaux solaires photovoltaïques. Il s’agit de la première centrale solaire au niveau communal, mais d’autres bâtiments permettant une telle installation sont à l’étude. Les panneaux ont été installés à l’initiative de la Commune, en partenariat

avec SIG. Plusieurs privés ont également aménagé leur logement de la sorte. Plan-les-Ouates fait partie des 33 communes en Suisse romande labellisées «Cité de l’énergie». Cette certification peut être attribuée aux communes, villes, ou régions qui réalisent des projets dans le cadre d’une politique énergétique durable. ⊠

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IntervIew «La Suisse a repris le train du solaire» Professeur et directeur du Laboratoire d’énergie solaire et de physique du bâtiment à l’EPFL, Jean-Louis Scartezzini ne croit pas uniquement aux énergies renouvelables pour contrer le réchauffement. La consommation énergétique doit aussi être revue à la baisse. TExTE Delphine Neyaga PhoTo Thierry Parel

En Suisse, quelle proportion de l’énergie utilisée est-elle renouvelable? JEAn-LouIs scArtEzzInI Les énergies renouvelables couvrent un peu moins de 7% de la demande en énergie finale, dont 1,4% sont dus aux nouvelles énergies renouvelables, c’est-à-dire biocarburants, biogaz, énergie solaire directe, chaleur de l’environnement. Cela paraît faible mais ce n’est que le début. VIVE LA VIE

Avant la fin des années 1970, la Suisse était à la pointe de la recherche en énergie solaire. Pourquoi a-t-elle perdu ce leadership? C’est vrai, la Suisse faisait partie des pionniers avant d’être largement devancée par des pays comme l’Allemagne et la Chine. Cela est en partie dû à sa petite taille qui fait qu’elle a tendance à être trop timide. La Suisse ne peut pas vraiment influencer le marché mondial, contrairement aux EtatsUnis. C’est aussi une question de culture. C’est dommage. Prenez l’exemple des cristaux liquides. Là aussi, la Suisse était en avance sur de nombreux pays dans les années 1970. Mais elle a pris peur et a vendu le brevet au Japon qui ne s’est pas fait prier pour inonder le marché mondial de ses produits (affichage digital, écrans LCD). Il y a aussi eu des votations populaires qui ont une incidence négative sur la recherche. A la fin des années 1990, nous avons essuyé des refus, notamment en faveur d’une redevance énergétique. Ces décisions ont bloqué toute velléité d’investissements financiers. La situation a toutefois changé ces dernières années et la Suisse a repris le train. Dans quels secteurs? Par exemple, les capteurs thermiques (qui recueillent et stockent l’énergie solaire) et le photovoltaïque (qui consiste à transformer le rayonnement solaire en électricité) connaissent un important développement. Ces cinq dernières années, leur vente et leur production ont augmenté annuellement de 30 à 50%. Certes le photovoltaïque se développe mais il reste plus cher que les autres sources d’électricité. Pourquoi en parle-t-on autant? On parle effectivement beaucoup du photovoltaïque, ce qui peut paraître étonnant quand on sait que l’électricité ne représente que 20% de l’énergie totale consommée en Suisse et le photovoltaïque moins de 1% de la consommation nationale. Je crois que si le photovoltaïque est souvent considéré, c’est parce qu’il a une grande valeur ajoutée sur le plan économique et industriel. Contrairement aux capteurs thermiques que l’on sait produire depuis un siècle, le photovoltaïque est un marché nouveau sur lequel il y a peut-être plus d’argent à gagner, d’autant que son prix va graduellement baisser.

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Comment faire pour diminuer la consommation énergétique? La technique des pompes à chaleur (qui utilisent la chaleur de l’environnement pour chauffer des bâtiments ou de l’eau) rencontre un grand succès en Suisse, et nous sommes les champions du monde dans ce secteur. On en dénombre 140’000 dans tout le pays et ce chiffre devrait être multiplié par quatre d’ici à 2020-2030. Parallèlement, il faut améliorer l’efficience énergétique des bâtiments, en construire davantage en «énergie positive», c’est-à-dire qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Nous sommes également en bonne voie avec l’instauration de standards à respecter de type Minergie, dont les prix baissent. Nous rencontrons plus de difficulté avec le transport privé car malgré le développement des véhicules hybrides, le marché continue de privilégier des modèles polluants. Vous êtes donc pour l’initiative des Jeunes Verts qui veulent interdire les 4x4? Personnellement, je roule en voiture hybride. Je crois qu’il faut des incitations. Et si cela ne suffit pas, optons plutôt pour le principe du pollueur-payeur et pénalisons les personnes qui ne font aucun effort en faveur de l’environnement. Et dans le secteur de l’électricité, comment la Suisse peut-elle faire mieux? Le problème, c’est l’augmentation de la consommation. Le gros effort à faire consiste à diminuer notre utilisation d’électricité. Capteurs thermiques, photovoltaïque, bâtiments en énergie positive ou voitures hybrides? Les consommateurs ne savent souvent plus par où commencer... Le plus important, c’est de réaliser que la menace liée au changement climatique est bien réelle et qu’il faut lutter en réduisant drastiquement nos émissions de CO2. Pour y parvenir, il faut utiliser tous les moyens à disposition. Chacun a une possibilité d’agir. Les petits ruisseaux font les grands fleuves... Pourquoi vous êtes-vous spécialisé dans l’énergie solaire? Lorsque j’étudiais la physique, j’étais déjà intéressé par les énergies renouvelables. Après l’obtention de mon diplôme en 1981, on parlait beaucoup du solaire. C’était la période où les Etats-Unis étaient pionniers en la matière. Cette abondance de projets et d’enthousiasme et le sentiment qu’en essayant de se rapprocher de la nature, on a plus de chance de développer des solutions durables, m’ont poussé à me spécialiser dans l’énergie solaire. ⊠


BIo ExPRESS Jean-Louis Scartezzini est né à Lausanne en 1957. Après un diplôme d’ingénieur-physicien à l’EPFL et une licence de physique à l’Université de Lausanne, il obtient en 1986 son doctorat en sciences pour une thèse en partie élaborée dans l’Etat du Colorado. Chargé de cours à l’EPFL, puis professeur de physique du bâtiment à l’Université de Genève et à l’EPFL et directeur du Laboratoire d’énergie solaire et de physique du bâtiment de l’EPFL en 1994, ce chercheur confirmé a occupé la présidence de la Société suisse pour l’énergie solaire de 1987 à 1995.

Jean-Louis scartezzini sous un simulateur de lumière naturelle. Le directeur du Laboratoire d’énergie solaire à l’EPFL croit au principe du pollueurpayeur pour inciter les gens à réduire leur consommation d’énergie.

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repOrtage Missions sous tension

Les équipes d’électriciens de SIG œuvrent sans relâche pour assurer la qualité du réseau genevois. Reportage sur un chantier de câbles souterrains, puis lors du nettoyage d’un coffret. TExTE Joël Espi PhoToS Thierry Parel

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Les électriciens sont installés dans une fosse profonde d’1,50 m. Ils préparent des câbles qui seront raccordés au nouveau coffret électrique, dimensionné en fonction du développement récent du quartier.

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n ne se rend pas compte quand on allume la lumière. L’électricité s’est tellement intégrée dans nos vies que son usage semble banal et on ne réalise plus la prouesse technique que représente son acheminement. Pour qu’elle arrive dans les foyers 24h/24, on ne le sait que trop peu, des hommes travaillent sans relâche et parfois dans l’urgence. Vive la Vie a suivi ces pros du courant, lors d’une mission au Petit-Lancy. La majeure partie du réseau électrique genevois est souterraine. Avec un bénéfice évident pour les paysages, mais aussi des difficultés pour les spécialistes qui entretiennent le réseau. Une situation qui ne suffit pas à décourager Patrick Bertolosi, électricien expérimenté, qui travaille dans la bonne humeur, au son du raï crachoté de son petit poste de radio. Dès 7h du matin, il s’active dans une fouille profonde d’1,50 m. Le bord de la route a été ouvert afin de mettre à jour les câbles électriques.

Aux côtés de Patrick, Gaël Ricardo, qui vient d’obtenir son CFC d’électricien de réseau, est concentré. De ses doigts habiles, il étire des fils de cuivre pour préparer un câble qui sera raccordé au nouveau coffret électrique, dimensionné en fonction du développement récent du quartier. Mais travailler sur des lignes électriques, n’est-ce pas risqué? «Nous manipulons parfois des câbles sous tension, mais le faisons en respectant toutes les règles de sécurité nécessaires», explique Gaël, déjà expert dans son domaine. Une fois son travail achevé, le jeune homme raccorde tous les éléments préparés et les met sous terre. Les pelleteuses et les scies circulaires brisent ensuite le joyeux son de la radio. Une équipe d’ouvriers s’occupe de reconstituer le trottoir laissé ouvert derrière les électriciens. La machine remplit délicatement les abords de la fosse. «En général, nous arrivons à tout faire en une journée, détaille Patrick. Les manipulations les plus périlleuses s’effectuent dans une fenêtre de deux heures, durant laquelle le courant doit être totalement interrompu.» Mission accomplie pour aujourd’hui.

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La neige carbonique est conservée à -70°C. dans une machine en métal.

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Un procédé qui permet de réduire les interruptions de courant Dans le même quartier, à quelques pâtés de maisons, l’électricien Jérémie Albertoni accompagne une équipe spécialisée dans le nettoyage de coffrets électriques. Ces coffrets servent à diviser le réseau et permettent de réduire le nombre et la durée des interruptions de courant en cas de problème dans la région. Le travail consiste à nettoyer ces armoires sous tension afin que la population puisse continuer à bénéficier d’électricité sans interruption. Un procédé complexe, rendu possible grâce à de la neige carbonique. Jérémie est chargé du contrôle préalable des installations. A mi-chemin entre le pompier et le cosmonaute, le jeune homme s’équipe d’une épaisse tunique, d’un casque à visière et de gants massifs. Il suit un protocole très strict avant de donner son aval aux nettoyeurs, qui ne sont pas des professionnels de l’électricité. En effet, ces derniers doivent éviter des gestes inadaptés qui pourraient causer un courtcircuit et une destruction du coffret. Aux côtés de Jérémie, un technicien, qui porte un accoutrement identique, ouvre le couvercle d’une machine en métal, qui rappelle le chariot d’un marchand de glaces. Un nuage froid s’échappe des cristaux de neige, dont la température est de -70° C. Grâce à un phénomène physique appelé sublimation, l’élément passe directement de l’état solide à l’état gazeux, ce qui rend possible le nettoyage sous tension. Une pelle en main, on remplit le réservoir de l’appareil avec une substance blanche. Le troisième cosmonaute, armé d’un long tuyau, projette la neige

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carbonique à une pression allant de deux à trois bars. «Cette pression est faible, explique Raymond Lengen, spécialiste de ce procédé, venu exprès pour l’occasion. Nous évitons ainsi les dommages. Car chaque microparticule fait exploser 500 fois son volume.» Des petits flocons de neige s’échappent et brillent au soleil. «Ce coffret-là n’est pas encore trop sale.

Vous devriez voir quand on va à la campagne. Il faut parfois se débarrasser de nids d’araignées entiers», raconte Raymond Lengen. En ville, les colonisations d’insectes sont moins importantes, mais il faut éliminer la saleté afin d’éviter les courts-circuits à l’intérieur des coffrets. Une mission essentielle, que Jérémie et son équipe réalisent avec talent. ⊠


Pour nettoyer des coffrets électriques sous tension, les techniciens s’équipent comme des cosmonautes. Ce processus complexe, qui fonctionne grâce à de la neige carbonique injectée sous pression dans le coffret, permet de réduire le nombre et la durée des interruptions de courant.

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éCOlOgIe «Le terroir est une vraie richesse»

Livrer des légumes et des produits régionaux à domicile, c’est le défi que relèvent avec brio Guillaume Lambert et son associé Olivier Amrein depuis la création d’espace-terroir.ch en 2008. C’est à l’autre bout du monde que Guillaume, passionné de voyages, a eu envie de mettre en valeur les trésors gourmands genevois. Portrait. TExTE Emilie Veillon PhoToS Nicolas Righetti

Guillaume Lambert et son associé Olivier Amrein coordonnent la livraison hebdomadaire à domicile d’environ 500 paniers

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a chemise à fleurs annonce la couleur: Guillaume Lambert aime la nature. Et elle le lui rend bien. A 33 ans, ce Genevois né d’un père français et d’une mère suisse coordonne la livraison hebdomadaire à domicile d’environ 500 paniers de légumes cultivés par les maraîchers de la région. La plupart des producteurs font partie de l’Union maraîchère de Genève, la principale coopérative de producteurs du canton. Dans le panier, un feuillet indique la provenance précise des fruits et légumes et propose une recette originale en partenariat avec Fourchette verte Genève. Sur le site internet de la société, divers produits locaux sont aussi en vente, tels des jus de fruits, des miels, des moutardes et des sirops maison. Des paniers garnis sur mesure et des plateaux de fruits pour les entreprises peuvent y être commandés.

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En voyageant, j’ai réalisé que je ne connaissais pas ma région La démarche que prône espace-terroir.ch est indissociable de l’écologie. Tout est mis en œuvre pour préserver l’environnement. Ainsi, les achats sont livrés par des coursiers à vélo en Ville de Genève et dans les communes de Bernex, Carouge, Confignon, Grand-Saconnex, Lancy, Meyrin, Onex, Plan-les-Ouates et Vernier. Les cartons d’emballage, de fabrication locale, sont repris et réutilisés autant que


LES CoNSEILS «éCo-RESPoNSABLES» dE GUILLAUME LAMBERT

Contrôler la provenance des produits en privilégiant la proximité.

Manger des fruits et légumes et restreindre sa consommation de viande.

de légumes cultivés par les maraîchers de la région.

possible. La majorité des produits proposés bénéficie d’un label officiel, qui garantit le respect de normes environnementales et sociales les plus exigeantes («Genève Région – Terre Avenir», «Suisse-garantie», «Bio Suisse»). Sa passion innée pour l’écologie et le terroir, Guillaume Lambert l’a nourrie au gré des voyages menés en parallèle à ses études universitaires de géographie humaine à Genève, puis de tourisme et environnement à Paris. Iran, Asie du Sud-Est, Cap-Vert, Sénégal, Inde, Népal, Ethiopie, Amérique du Sud... Il est parti, sac au dos, à la découverte des plus belles régions du monde, goûtant les saveurs et apprenant à connaître leurs spécificités culturelles. «En voyageant, j’ai réalisé que je ne connaissais pas vraiment les richesses de mon pays et de ma région. C’est ce qui m’a donné envie de partir à la rencontre des producteurs genevois pour promouvoir leur savoir-faire.»

De retour en Suisse, il décide d’éditer une carte du bassin genevois qui regroupe tous les agriculteurs, les viticulteurs et les loisirs verts pour les touristes et les citadins en quête d’authenticité (www.campagnon.ch). «Réunir, puis convaincre tous les acteurs publics et privés du canton de soutenir mon projet a été un parcours du combattant. Mais en même temps, c’est grâce à cette carte mise à jour chaque année depuis cinq ans que j’ai eu l’idée de créer espace-terroir.ch pour offrir les richesses de notre terroir directement chez les consommateurs genevois», résume Guillaume Lambert. A défaut de convertir tous les citadins aux légumes régionaux, le fondateur espère arriver à 1000 abonnés à moyen terme. Un chiffre qui assurerait encore mieux l’avenir des agriculteurs de la région, qui perpétuent admirablement le bon goût du terroir. ⊠

Favoriser la mobilité douce et les transports publics.

Privilégier les loisirs régionaux.

Contact: espace-terroir SA Rue Blavignac 16 1227 Carouge T. 022 827 40 50 www.espace-terroir.ch

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anIMaUX Les gardiens des rivières

Le castor n’est plus une espèce en danger d’extinction en Suisse. Mais cette petite bête rusée demeure tributaire des aménagements des cours d’eau. TExTE Julia Schaad ILLUSTRATIoN Sébastien Fourtouill

dES PASSES PoUR LES CASToRS Afin de créer des couloirs biologiques indispensables à la vie des castors, des passes ont été construites aux barrages du Seujet et de Verbois. Elles ont été réalisées grâce aux Genevois qui ont choisi SIG Vitale Vert. Car pour chaque kWh de cette énergie électrique, 1 ct est versé au Fonds Eco-électricité, qui finance des mesures écologiques autour des centrales de production genevoises.

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aurice a été le premier castor réintroduit sur les rives de la Versoix en 1956. Il fut nommé ainsi en référence à Maurice Blanchet, l’homme qui s’est battu pour sa réintroduction. L’espèce avait en effet totalement disparu de Suisse dès le début du XIXe siècle, chassée pour sa fourrure et sa chair. D’immenses efforts ont été déployés pour réintroduire ce rongeur. Aujourd’hui sa population se porte bien et croît de façon naturelle. On estime que l’on compte entre 43 et 63 animaux dans le canton de Genève, principalement sur les cours d’eau de l’Allondon, du Rhône et de l’Arve. Monogame, le castor vit en famille et ne change pas de lieu, à moins que son partenaire ne décède. Son espérance de vie est d’environ quinze ans et la principale cause de mortalité est due aux voitures. Son régime d’alimentation est strictement végétarien: il affectionne les saules et peupliers, dont il mange les feuilles et ronge l’écorce. L’observation du castor est rendue difficile par son mode de vie nocturne, ainsi que par ses déplacements sous l’eau, où il peut tenir jusqu’à quinze minutes en apnée. L’Office fédéral de l’environnement envisage actuellement d’abaisser son statut d’espèce «en danger critique d’extinction» au rang d’espèce «vulnérable». Pour Nicolas Wüthrich, de la section romande de Pro Natura, l’enjeu se situe dans les aménagements favorables

au milieu de vie naturel de cet animal, considéré comme le plus grand rongeur européen: «Le castor souffre des rivières canalisées et bétonnées. Heureusement, le canton de Genève fait figure d’exemple en matière de renaturation des cours d’eau.» Olivier Bodmer, de l’association Contact Castor, partage le même avis: «De multiples mesures ont été entreprises à Genève: des saules sont replantés, des rives réaménagées pour permettre aux castors de creuser leur terrier dans quatre endroits du canton.» Des passes à castor ont également été construites aux barrages du Seujet et de Verbois. Elles permettent de connecter les populations de castors. «Il reste cependant l’obstacle de la route à franchir à Verbois, explique Olivier Bodmer. Un entretien de ces couloirs biologiques est également indispensable si l’on veut que diverses espèces les empruntent.» Des actions cruciales pour les rapports entre l’homme et le castor, car c’est grâce à elles que les impacts négatifs du rongeur peuvent être limités. «Dès qu’il doit sortir de son environnement naturel pour se nourrir, le castor risque de créer des nuisances pour l’homme», constate Nicolas Wüthrich. Ces dommages deviennent problématiques lorsqu’ils touchent à des infrastructures coûteuses, même s’il s’agit de cas assez rares. Pour maintenir le capital sympathie de l’animal, il est donc important que les autres cantons suivent l’exemple genevois en aménageant leurs rivières. ⊠


jUnIOrs

Le Soleil ◉ ◉ ◉ ◉ ◉ ◉

Les panneaux photovoltaïques convertissent directement la lumière solaire en électricité

Tu as sûrement déjà entendu parler de l’énergie photovoltaïque et des panneaux solaires. Mais sais-tu comment ils fonctionnent? ILLUSTRATIoN Fabrice Morillas

Cent fois plus grand que la Terre 300’000 fois plus massif 15 millions de degrés au centre du Soleil 5500° C. à la surface A 150 millions de km de la Terre Temps de parcours de la lumière: huit minutes

L’énergie photovoltaïque

TExTE Daniel Saraga

Le cœur du Soleil est assez chaud pour que des atomes fusionnent. Ils produisent une énergie gigantesque, qui s’échappe principalement sous forme de lumière.

L’onduleur transforme le courant continu en courant alternatif pour l’injecter dans le réseau

Le compteur mesure la production

Le compteur mesure la consommation

réseau électrique

«PhoTovoLTAïqUE»? Le mot vient du grec photo (lumière) et de volt (du nom du physicien Alessandro Volta qui inventa la première pile électrique en 1800).

électron

❹ rayon solaire

Le réseau électrique reçoit l’électricité solaire pour alimenter les appareils électriques

électricité

cellule solaire en silicium

Fonctionnement d’une cellule solaire

découvre plein de nouveaux bricolages pour mieux comprendre l’énergie: www.webenergie.ch/ do-it-yoursciences

Le panneau photovoltaïque est composé de cellules solaires en silicium. Ce matériau absorbe la lumière et libère des électrons qui forment un courant électrique continu. Plus il y a de Soleil, plus le courant est important.

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partenaIres SIG s’engage pour des projets qui lui tiennent à cœur, aussi bien dans les domaines artistiques que sociaux ou sportifs. TExTES Julia Schaad

CourSe à PIed

Derrière l’Escalade Le 4 décembre prochain se déroulera la 33e édition de la célèbre course de l’Escalade. Depuis sa création en 1978, la manifestation s’est énormément développée, passant de 680 à plus de 25’000 coureurs l’an dernier. Un tel événement nécessite une organisation sans faille.

Une équipe composée de cinq médecins et d’une quinzaine de Samaritains est présente en cas de besoin. La course séduit de plus en plus d’enfants chaque année, ce qui donne du fil à retordre aux organisateurs: car ils partent très vite et s’épuisent. L’an dernier, le village des enfants, le lieu où ils sont récupérés, a été entièrement repensé. Pour cette édition, la zone de départ sera également réadaptée aux coureurs en herbe.

FREDERIk PEETERS

Un comité permanent de 30 personnes et plus de 700 bénévoles participent à la mise en place de la course et à son bon déroulement. Sur place, ils gèrent toute l’organisation centrale et périphérique, du chronométrage à la sécurité. Ils attribuent les 25’000 dossards, ravitaillent les coureurs avec quelque 5000 litres d’eau, ainsi que des boissons chaudes. Ils distribuent des barres de céréales et des bananes. Un «noyau dur» d’environ 200 bénévoles revient chaque année pour l’Escalade, mais il est nécessaire de redoubler d’efforts pour motiver les 500 autres. Les organisateurs font appel à leurs proches et à d’autres clubs sportifs pour compléter les inscriptions spontanées. Cette participation est une condition sine qua non pour permettre à l’événement le plus populaire de Genève de perdurer. ⊠ www.escalade.ch

PortrAItS

Emotions sur glace

en dAteS

pIerre MOrath

P

ierre Morath, producteur, journaliste et passionné de sport, a réalisé cet été un documentaire sur la dernière saison du Genève-Servette Hockey Club (GSHC). Il s’agit de sa deuxième collaboration avec les Aigles, dont il se sent très proche. Comment est né ce projet de dVd? En 2004, j’ai coréalisé le film «Les Règles du jeu» sur le GSHC, qui a rencontré beaucoup de succès. Il a d’ailleurs certainement contribué à construire la légende actuelle du Club. Amateur de hockey, j’ai suivi de près la dernière saison. L’intensité des play-offs comportait un fort potentiel dramaturgique, que j’ai voulu exploiter. Comment le documentaire est-il construit? J’ai souhaité aller au-delà du documentaire journalistique et de la simple célébration de buts, en partant de l’aspect humain. L’objectif est de faire revivre cette saison à travers le regard et les souvenirs intimes des joueurs et du staff. J’ai d’abord mené des entretiens. Partant de ces interviews et des thématiques qui s’en dégagent, j’ai réalisé un travail d’incorporation d’images à l’aide des archives de GSHC TV.

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1970

Naissance à Genève

1995

Licence en histoire à l’Université de Genève

1989 Vous avez un certain regard sur l’équipe. Avez-vous noté des changements depuis 2004? Je suis impressionné par l’extrême professionnalisation de l’équipe: sur le plan de sa qualité sportive, du management du club, mais également dans sa gestion des événements périphériques, comme ses rapports avec les fans genevois. ⊠ Le DVD peut être commandé sur www.miroirprod.ch/gshc

Finaliste européen junior sur 1500 m (athlétisme)

2005

«Les Règles du jeu», premier documentaire coréalisé avec Nicholas Peart sur le GShC

2008

«Togo», deuxième documentaire cinéma coréalisé avec Nicholas Peart


PortrAItS

© GRéGORy MAILLOT

«Sans le public, l’orchestre n’est rien»

Steve Roger gère l’orchestre de la Suisse romande avec talent et passion. Il rêve de démocratiser la musique classique. Rencontre.

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ans l’univers de la musique, il y a les métiers de lumière: les musiciens, les chanteurs ou les chefs d’orchestre. Derrière ceux-ci, une série de professions restent dans l’ombre. Elles assurent le fonctionnement, l’organisation et la gestion des concerts. Steve Roger, administrateur de l’Orchestre de la Suisse romande (OSR), a préféré ce monde-là.

C’est à l’âge de 5 ans qu’il a établi son premier contact avec la musique classique. «Je ne viens pas du tout d’un milieu artistique. Mes parents étaient artisans en Seine et Marne. Ils n’avaient aucun contact avec la musique classique. Lorsque j’étais à l’école primaire, des intervenants musicaux sont venus dans notre classe pour faire la promotion d’un conservatoire. J’ai été tellement emballé que mes parents m’ont inscrit à des cours de trompette.» La passion pour la musique ne le quittera plus. Mais pas pour devenir artiste: «Je n’ai jamais eu le souhait de devenir musicien professionnel, j’avais la volonté de travailler autour d’un orchestre. Je trouve cela plus riche de toucher à une multitude d’aspects.»

Au terme d’un brevet de technicien en métiers de la musique, Steve Roger devient régisseur des chœurs à l’Opéra de Lyon. Son parcours le mène ensuite à Genève, où il devient régisseur général de l’OSR en 1997. Deux ans plus tard, il assume les fonctions d’administrateur général. Ce travail, qu’il effectue en collaboration avec le directeur artistique Marek Janowski et le président Metin Arditi, le place comme pivot de cette fondation qui compte plus d’une centaine de musiciens. «Je fais des allers-retours constants entre l’orchestre et le conseil. Lorsque je suis chargé d’organiser des tournées à l’étranger, je prends les contacts, organise les concerts et assure le suivi de l’orchestre. Sur place, je représente la fondation. Ce métier ne s’arrête jamais.» En plus de la gestion de l’orchestre, ce dynamique quarantenaire met un point d’honneur à transmettre le goût de la musique classique aux enfants. «C’est une chose à laquelle je suis très attaché. Si on ne m’avait pas offert cette chance quand j’étais petit, je ne serais pas là où je suis maintenant. Les enfants possèdent un esprit plus ouvert que les adultes, on peut les intéresser dès le plus jeune âge à presque tout.» Démocratiser les concerts et éveiller les esprits, parce que «sans public l’orchestre n’est rien», c’est la manière dont Steve Roger rend à la musique ce qu’elle lui a apporté. ⊠

en dAteS

steve rOger

1970

Naissance en Seine et Marne (France)

1975

Premiers cours de trompette

1992

délégué général de l’orchestre national de Lyon

1997

Régisseur général de l’oSR

1999

Administrateur général de l’oSR

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VIVE LA VIE


nOUveaU Du gaz naturel carburant à la fibre optique, les nouveautés genevoises du côté de l’énergie. TExTES Julia Schaad

énerGIe

Des chantiers expliqués

SIG gère en ce moment une trentaine de chantiers ouverts sur le canton. Cumulés aux autres rénovations et aux travaux du tram, ces chantiers perturbent la mobilité et le paysage de Genève. Ils sont toutefois nécessaires pour rendre le réseau de gaz, d’eau et d’électricité performant. Pour permettre aux Genevois de se renseigner sur la nature, l’état d’avancement et la localisation des chantiers

opérés par SIG dans le canton, un nouvel outil de cartographie est disponible sur www.mieuxvivresig.ch. En plus des fonctionnalités permettant de naviguer facilement à travers le canton pour découvrir les chantiers en cours, de nombreuses informations (FAQ, vidéos) sont disponibles pour expliquer de manière didactique les techniques utilisées et le pourquoi des travaux. ⊠

téLéCoMMunICAtIonS:

de nouVeLLeS offreS ArrIVent A l’heure où nous mettons sous presse, SIG finalise un partenariat avec Swisscom pour étendre le réseau de fibre optique aux deux tiers des habitants du canton d’ici à 2016. Cette technologie permet de transmettre la télévision en haute définition, ainsi qu’internet à très haut débit, sans être freiné par le nombre de connexions simultanées. L’ensemble du réseau sera ensuite exploité par les deux entreprises en parallèle. Swisscom proposera ses propres offres et SIG servira de transporteur en louant ses installations aux opérateurs intéressés, ce qui stimulera la concurrence. Le duopole actuel Cablecom Swisscom sera confronté à trois ou quatre nouveaux opérateurs. Cette situation inédite à Genève, qui prévaut déjà aux Charmilles, aux Avanchets et à Meinier où le réseau de fibre optique vient d’être achevé, permet des offres plus attractives. En optant pour un autre opérateur, certains clients ont déjà constaté des diminutions de factures allant jusqu’à 100 francs mensuels. Pour également en profiter, il suffit de comparer les offres en fonction de ses usages, puis de faire jouer la concurrence. Tout le monde y gagne! www.mieuxvivresig.ch/fibre

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VIVE LA VIE


éCo21

SenSIBILISAtIon

Economiser l’électricité avec éco21

Rouler plus vert

Dès le 8 novembre, les genevois auront encore plus à gagner à réduire leur consommation d’électricité.

La consommation d’électricité des Genevois s’est multipliée par cinq au cours des cinquante dernières années. Une augmentation conséquente, qui confronte toute la société à des enjeux majeurs, car elle met toujours plus l’environnement à contribution. La situation est sérieuse, mais des solutions efficaces existent, qui permettent d’utiliser moins l’électricité pour un confort similaire. SIG est consciente que sa mission s’étend au-delà de la simple fourniture d’électricité. Elle affecte une partie de son budget à un programme consacré aux économies d’électricité, éco21. Conçu comme un partenaire

rouler au gaz naturel donne accès à une subvention de 1000 francs et à des rabais de 30% sur l’assurance et le prix à la pompe.

pour les entreprises, les particuliers et les collectivités, il les accompagne dans une démarche d’efficience énergétique, tout en allégeant leurs factures. A l’horizon 2013, éco21 a des objectifs ambitieux: le programme souhaite réduire la demande d’électricité du canton de 150 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 50’000 ménages. Pour y parvenir, il propose des solutions incitatives, qui

permettront à l’ensemble des acteurs de l’économie genevoise de réaliser des projets générant des économies d’électricité. Dès le 8 novembre, éco21 va dévoiler une offre exceptionnelle pour aider les Genevois à réduire leur consommation d’électricité! Plus d’information sur le stand SIG aux Automnales du 12 au 21 novembre, à Palexpo. ⊠

L’évolution du prix de l’essence et du diesel ont permis au gaz naturel carburant (GNC) de prendre son envol et de s’imposer comme une solution fiable. Ses réserves sont immenses et son exploitation considérée comme écologique. Le coût énergétique de son extraction et de son acheminement est inférieur à celui du pétrole. A rendement énergétique équivalent, sa combustion dégage 60 à 95% de substances polluantes en moins. Financièrement, rouler au GNC représente aussi un avantage: jusqu’à 30% de rabais sur l’assurance automobile, un prix à la pompe 30% inférieur à celui de l’essence, et une subvention de 1000 francs versée par SIG et Gaznat à l’achat d’un véhicule. A Genève, les stations Shell Libellules, Shell Acacias, Agip Chambésy et BP Pallanterie permettent de faire le plein facilement. De nouvelles stations BP ouvriront bientôt à Meyrin et Plan-les-Ouates. ⊠

éCoLoGIe

Payer sans papier SIG propose un nouveau service gratuit dans l’espace privé de son site internet: la facture sans papier. Son principe est simple: chaque fois qu’une facture est produite, le client reçoit un e-mail l’invitant à venir la consulter dans son espace privé. L’avantage? Moins de souci lorsqu’une facture est égarée ou que l’on a besoin d’un duplicata. En outre, ce service est plus écologique car il participe activement à la réduction de la consommation de papier. Il vient compléter le prélèvement automatique, le paiement automatique par e-facture, la consultation des factures, ainsi que le suivi de la consommation énergétique, déjà disponibles dans l’espace privé. ⊠

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VIVE LA VIE


lOIsIrs Une page ludique pour tester ses connaissances, prendre des photos et découvrir de nouvelles applications.

LE CoIN dES PhoToGRAPhES

Genève la nuit: envoyez vos photos!

?

dès cet automne et jusqu’au 31 janvier 2011, vive la vie invite ses lecteurs à capter les lumières nocturnes de Genève avec leur appareil photo numérique. Toutes les audaces artistiques sont permises avant de transmettre sa plus belle photo. L’une d’entre elles sera publiée, avec le nom de son auteur, dans le prochain vive la vie et une sélection des autres figurera sur le site SIG. A vos appareils! Conditions de participation et envoi des photos sur www.mieuxvivresig.ch/vivelavie

TExTE Geneviève Ruiz

❶ Une douche nécessite en moyenne 50 litres. Un bain, c’est?

Le quIz durABLe

Trouvez la réponse correcte parmi les trois propositions. Les solutions du quiz durable figurent en bas de cette page.

A. B. C.

La même chose 2 fois plus 3 à 4 fois plus

❸ Combien de kilos de

verre recyclé obtient-on avec un kilo de verre?

A. B. C.

0,5 kilo 1 kilo 1,5 kilo

❺ Combien de ménages

une nouvelle éolienne peut-elle alimenter en électricité?

A. B. C.

❷ quelle est la part

moyenne de la consommation électrique d’un ménage due aux appareils en veille?

A. B. C.

Environ 5% Environ 10% Environ 15%

❹ Par combien réduit-on

A. B. C.

Environ 100 ménages Environ 500 ménages Environ 1000 ménages

la consommation d’un réfrigérateur de catégorie d en le remplaçant par un A++?

❻ quand le concept

Par 3 Par 2 Par 1,5

A.

de développement durable a-t-il été défini?

B. C.

En 1987 En 1992 En 2005

applICatIOns gratUItes: nOtre séleCtIOn spéCIal genève geneva’s MOOD

Ce city guide ne représente pas qu’un simple répertoire, mais une sélection pointue d’établissements dans les domaines du design, du luxe, de l’art, de la gastronomie ou du wellness.

whO Is MeUh dans ce jeu pour petits et grands lancé par terraSuisse, le label de Migros pour la biodiversité, on découvre le cri de huit animaux de ferme. Il suffit de secouer son iPhone pour faire meugler la vache ou tambouriner le pic-vert.

eaU De genève Cette application permet de trouver rapidement le point d’eau le plus proche dans le canton. elle comprend des informations sur la qualité de l’eau, sa composition et son origine.

getag Ce guide virtuel permet de consulter ou d’éditer des Post-it numériques qui indiquent où se trouvent musées, organisations internationales ou autres sites touristiques, sur une carte ou en réalité augmentée.

Réponses. 1) C 2) C 3) B 4) A 5) C 6) A

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VIVE LA VIE


renCOntre Sonia Grimm

En six ans de carrière et autant d’albums pour enfants, Sonia Grimm a su s’aménager un nid. Cette native de Genève, du haut de ses 36 ans, s’est créé un univers dont elle est la princesse chantante. Dans ses spectacles, la jeune femme tient à transmettre des messages essentiels. Comme l’amour d’une mère ou la protection de la nature, le thème central dans son prochain spectacle.

DR

TExTE Camille Destraz PhoTo thierry Parel

Sonia Grimm sera au Théâtre du Léman à Genève les 18 et 19 décembre prochain, et au Théâtre de Beaulieu à Lausanne le 25 décembre. Infos et billetterie sur www.sonia-grimm.com

Le prochain spectacle de Sonia Grimm sera consacré à l’environnement.

A

près la tournée d’automne vous enchaînerez sur le spectacle de Noël, pouvez-vous nous en parler? Ce sera un tout nouveau spectacle qui s’appellera «L’incroyable destin de Monsieur Boule de Neige». Il parlera d’écologie! C’est l’histoire d’un bonhomme de neige qui va fondre au printemps à cause de la chaleur. Pendant toute l’histoire, il est très malheureux de penser qu’il ne verra jamais le printemps. Il découvre qu’en voyant les choses différemment, il y a peut-être une solution qui se trouve ailleurs. Mais ce n’est possible que si les gens continuent de prendre soin de la nature.

les messages sont tout aussi valables pour les parents!

Est-ce la première fois que vous aborderez ce thème aussi clairement? Non, c’est un thème vraiment central. Les paroles de certaines de mes chansons sont très directes. Par exemple dans «Les Couloirs du monde», je dis clairement aux enfants qu’il faut préserver la nature. Et je le fais aussi de manière indirecte, en leur parlant des animaux. Ou une chanson, qui s’appelle «Le Nombre d’or», sensibilise sur les richesses de la nature.

Quel est votre rapport avec le public genevois lors de vos concerts? Genève, comme le Valais d’ailleurs, m’accueillent vraiment à bras ouverts. J’ai fait mon premier concert à Genève, au Salon du livre en 2004. Mon deuxième était à Caribakids, à Nyon. Je présenterai mon spectacle de Noël au Théâtre du Léman en décembre, c’est une excellente salle. On aura plus de 60 enfants sur scène, des décors, des costumes... Les enfants doivent pouvoir bien voir de partout!

En les éveillant à cette question, j’espère leur donner envie de la préserver. Pour moi, c’est essentiel. Si, à mon niveau, je peux avoir un petit impact, c’est bien. Et

Est-ce que vous éduquez vos enfants à la protection de l’environnement, ou ce sont plutôt eux qui vous donnent des leçons? (Rires) C’est moi qui leur en donne! Je suis assez avant-gardiste à ce niveau. A la maison, on utilise des ampoules LED, on mange les légumes de notre potager, on se chauffe au bois, et j’utilise un véhicule qui ne dépense pas trop d’énergie... Mais j’attends encore le modèle qui me convaincra au niveau écologie.

Un nouvel album en vue? Oui, au printemps prochain. Mais je n’ai pas encore décidé du titre, on y réfléchit! ⊠

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VIVE LA VIE


Coupe de Noël

agenDa

19 DéCEMBRE 2010 Jardin Anglais, Genève Les courageux nageurs qui osent se tremper dans l’eau glaciale du lac se donnent rendez-vous à la 73e Coupe de Noël. Annulée l’an dernier, cette course légendaire est attendue avec d’autant plus d’impatience.

les événements durables à ne pas manquer ces prochains mois.

découvrir le Salève ❸

TOUS LES DIMANCHES à 10H L’Association genevoise des amis du Salève (AGAS) organise tous les dimanches des randonnées gratuites pour bons marcheurs afin de partir à la découverte du Salève. www.rando-saleve.net

www.gn1885.ch

Course de l’Escalade

4 DéCEMBRE 2010 vieille-ville 25’000 coureurs, déguisés ou non, affrontent les rues de la Vieille-Ville sous les encouragements du public. ❶

Le monde en images ❶ JUSQU’AU 19 NOVEMBRE 2010 Espace SIG, pont de la Machine L’exposition «Tout un monde» présente le travail du photographe Richard de Tscharner, qui a parcouru les endroits les plus reculés de la Terre, des plaines du kamchatka aux sommets d’Amérique du Sud. www.mieuxvivresig.ch

La biodiversité en images

1ER NOVEMBRE AU 22 DéCEMBRE 2010 Pavillon Plantamour Le photographe Daniel Aubort expose ses images naturalistes dans le cadre des festivités genevoises liées à l’année de la biodiversité.

Illuminations de Noël

FêTES DE FIN D’ANNéE ville de Genève Un demi-million d’ampoules LED, 13 km de guirlandes sur les arbres, les candélabres et les fontaines, les illuminations féériques de Genève constituent un véritable événement, grâce aux talents de la conceptrice lumière Mourka Glogowki. Genève a choisi l’électricité SIG Vitale Vert pour ses illuminations.

www.biodiversite2010ge.ch www.lalibellule.ch

Festival Arbres et Lumières

26 NOVEMBRE 2010 AU 2 JANVIER 2011 Genève Une dizaine d’arbres sont à nouveau habillés par des artistes cet hiver durant le Festival Arbres et Lumières, qui vise à promouvoir la création artistique en milieu urbain. www.arbresetlumieres.ch

Les mystères de l’hiver 18 DéCEMBRE 2010 Jura vaudois Dans le cadre des sorties «jeunes + nature», Pro Natura Genève invite les enfants à une excursion gratuite dans le Jura vaudois, à la Givrine, pour découvrir traces et bourgeons dans la neige. Une sortie à laquelle il faut s’inscrire avant le 8 décembre 2010.

Escales libres

JUSQU’AU 7 DéCEMBRE 2010 Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg et Thônex Un concept d’exposition original: douze artistes invités à décorer 12 abris de tramways sur les communes des Trois-Chêne. Affiches, mots, graffitis, installations interactives, photographies, peintures offrent de nouvelles destinations colorées aux passagers des lignes du tramway.

découvrir Genève à la force ❹ de l’eau

JUSQU’AU 10 JANVIER 2011 Musée d’histoire des sciences, Genève Le Musée d’histoire des sciences de Genève propose une exposition temporaire qui raconte l’histoire de l’exploitation hydraulique à Genève.

www.3chene-culture.ch ❷

9 DéCEMBRE 2010 à 20H Pavillon Plantamour Ces animaux légendaires qui ont failli disparaître, sont aujourd’hui au nombre de 40’000 dans les Alpes. Pierre Walder présente un film qui dévoile leur beauté et leur mode de vie.

bouger

www.pronatura.ch/ge

www.biodiversite2010ge.ch www.lalibellule.ch

Les bouquetins d’Europe

www.escalade.ch

Genève au futur

11 JANVIER AU 17 FéVRIER 2011 Espace SIG, pont de la Machine Les prémisses du projet de développement du quartier Praille-Acacias-Vernets montrées à travers des modules thématiques et des photographies d’artistes genevois. Une invitation pour les visiteurs à poser leur regard sur un périmètre méconnu qui changera la physionomie de Genève durant les prochaines décennies. www.mieuxvivresig.ch

Coccinelles qui êtes-vous? ❺

www.ville-ge.ch/mhs

TOUS LES MERCREDIS DE NOVEMBRE ET DéCEMBRE 2010 Muséum d’histoire naturelle, Genève Les insectes sont les champions du monde de la biodiversité. Pour mieux comprendre ce phénomène, petits et grands sont invités à trier trois espèces de coccinelles. Ils découvriront qu’elles varient en couleurs et en nombre de points.

www.ville-ge.ch/mhng

Les Automnales

12 AU 21 NOVEMBRE 2010 Geneva Palexpo Le programme de la foire d’automne s’est élargi et comprend des activités et thèmes inédits comme le bricolage, le développement durable, les seniors ou le sport. SIG est également présente avec un stand éco21. www.automnales.ch

DR, RICHARD DE TSCHARNER, JR GUILLAUMIN, ©MUSéUM D’HISTOIRE NATURELLE ET DU MUSéE D’HISTOIRE DES SCIENCES DE LA VILLE DE GENèVE/PHOTO: PHILIPPE WAGNEUR, DIDIER BIER, NICOLAS RAy.

voir

Vive la Vie - Automne 2010  

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