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Le magazine SIG du développement durable

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Reportage

Meyrin: l’écoquartier des Vergers prend forme

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Rencontre

Ferme de Budé

Redécouvrir les saveurs locales Six nouvelles carafes Eau de Genève se dessinent à la HEAD

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Printemps 2016


Transition énergétique: SIG, meilleur élève suisse

Editorial

Christian Brunier Directeur général

Notre avenir thermique La chaleur et le froid contribuent à notre confort quotidien. Ils alimentent également les réflexions énergiques et climatiques. Car une meilleure isolation, et ce sont les dépenses énergétiques qui chutent; une production de chaleur propre, et ce sont les rejets climatiques qui s’en trouvent diminués. Toutefois, la production de chaleur est aujourd’hui loin d’être propre, puisque le plus souvent couplée au mazout ou au gaz. Pourtant, le thermique est tout à fait compatible avec les énergies renouvelables. Les entreprises, les régies, les institutions sont aujourd’hui largement sensibilisées aux questions climatiques. Nombre d’entre elles sont à la recherche de solutions propres et fiables qui pourraient leur permettre d’améliorer leur bilan carbone. Et ces solutions existent. Des sources de chaleur innovantes peuvent remplacer le mazout à la satisfaction de chacun. Ainsi, SIG utilise aujourd’hui l’eau du lac pour fournir la chaleur et le froid dans le quartier des Nations… Et ce système à la fois élégant et sans conséquence pour l’environnement (l’eau est restituée à son milieu naturel avec quelques degrés de plus ou de moins, ce qui dans le Léman est parfaitement indolore pour la faune et la flore) gagne aujourd’hui le centre-ville avec le projet GeniLac.

SIG sort premier du classement des fournisseurs d’électricité dans la transition énergétique établi par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). L’OFEN se base sur deux critères pour ce classement: les programmes d’économie d’énergie et l’électricité d’origine renouvelable. Au total, 62 entreprises suisses ont participé à ce classement. La première place de SIG est notamment due au programme éco21, qui aide les clients à baisser leur facture d’électricité, ainsi qu’à la production de courant d’origine renouvelable, qui a augmenté de 8% ces dix dernières années. SIG compte aller plus loin: distribuer uniquement de l’électricité d’origine renouvelable dès le 1er janvier 2017. www.ofen.admin.ch

De la vitalité en cube

Le quartier des Vergers, qui se bâtit à Meyrin, utilisera lui aussi l’eau comme «source de chaleur». Et ce n’est pas un hasard si les projets de ce type se multiplient. Car la voie d’une énergie thermique propre est incontournable pour qui veut parler sérieusement de transition énergétique. Allons plus loin: c’est seulement en couplant la fourniture de chaleur à des solutions innovantes et renouvelables que Genève pourra remplir ses engagements climatiques. Notre avenir se joue derrière la prise ou le robinet, mais il se joue également, et peut-être plus encore, derrière nos radiateurs.

IMPRESSUM Le magazine Vive la Vie paraît trois fois par an. Editeur SIG Communication Case postale 2777 CH-1211 Genève 2 0844 800 808 www.sig-ge.ch

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Impression Imprimé sur du papier Refutura, 100% recyclé Moléson Impression Tirage 200’000 exemplaires Couverture Jérôme Baratelli par Nicolas Righetti Léo Zulauf et Aline Chollet par Guillaume Mégevand Stéphane Perrier-Bavoux et Eric Audin par SIG

Lancée dernièrement, la marque suisse Almondgy propose des barres énergétiques bio produites à Genève. Originale, cette barre d’oléagineux se décline en plusieurs arômes: cacao vanille, citron, pomme cannelle et mélange pain amandes au romarin. Dans les sachets, le produit se présente sous la forme de cubes. Avec cinq ingrédients bio, sans gluten ajouté, sans lactose, un indice glycémique bas et environ 10 g de protéines par barre, Almondgy mise sur un snack sain et équilibré qui favorise le brûlage des graisses. Car la majorité des barres existantes sont basées sur les sucres, ce qui peut induire le stockage des graisses. www.almondgy.ch


Ce sont les économies d’électricité réalisées depuis le début du programme éco21. C’est l’équivalent de la consommation annuelle de 36’660 ménages genevois.

Georges Cabrera / Tribune de Genève

110 GWh

Premier magasin sans emballages de Suisse romande

Triporteur modifié

Guillaume Mégevand

Depuis la fin de l’année dernière, à proximité du marché des Grottes, la boutique Nature en Vrac propose des pâtes bio, des céréales, mais aussi du savon, du shampoing ou encore de l’absinthe. Particularité: les emballages et conditionnements superflus sont bannis et les produits sont essentiellement locaux et frais. Les propriétaires ont ainsi importé pour la première fois en Suisse romande le concept des magasins 100% sans emballages, déjà bien connu en Allemagne. Pour faire ses commissions, le client est encouragé à apporter lui-même ses sacs et autres contenants. Sur place, des bocaux en verre sont également proposés. Place des Grottes 1, 1201 Genève − 022 525 67 70

Fin 2015, Victor Nguyen remportait le dernier prix IDDEA, qui soutient des projets innovants s’inscrivant dans une démarche de développement durable, avec son idée de triporteur électrique personnalisé. Baptisé BIKE4SMART CITY, le projet vise à modifier des triporteurs électriques en les munissant de bennes construites sur mesure et labellisées «faites ici pour ici» pour divers usages tels que le transport d’enfants ou encore de marchandises. Le jury a salué le fait que ce projet répond à une préoccupation majeure et actuelle à Genève. En remportant le premier prix, Victor Nguyen bénéficie d’une aide de 20’000 francs offerte par la Ville de Genève. www.prix-iddea.ch

1888

Ener une d gie: ate une i nven , tion

Découverte des ondes électromagnétiques C’est en 1888 qu’Heinrich Rudolf Hertz, ingénieur et physicien allemand, découvre que des ondes électromagnétiques sont présentes dans l’air. Alors professeur à l’Ecole polytechnique de Karlsruhe, en Allemagne, il observe ce phénomène à l’aide d’un oscillateur. Cette expérience vient confirmer les prédictions établies par James Clerk Maxwell quelques années auparavant. Suite à cette découverte, il nomme ce phénomène «ondes hertziennes». Lorsqu’il enseigne sa trouvaille à ses étudiants, il ne se doute pas du potentiel et de l’influence qu’elle aura dans les années futures. En effet, après sa mort, le physicien italien Guglielmo Marconi reprend les travaux de Hertz en 1895 et fabrique le premier télégraphe sans fil. Une technologie qui ne cessera de progresser jusqu’à la téléphonie mobile d’aujourd’hui.

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La banque qui se chauffe avec l’eau du lac La succursale genevoise de LGT Bank sera prochainement raccordée au réseau GeniLac. Elle fait ainsi figure de pionnière dans le monde bancaire pour chauffer et rafraîchir ses locaux grâce à l’ingénieux système élaboré par SIG. Entretien avec Eric Schneuwly, responsable de l’entité genevoise de la banque. Texte Thomas Pfefferlé Photo Guillaume Mégevand

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on loin de la rade de Genève, des bâtiments pourront bientôt être chauffés et rafraîchis grâce à l’eau du lac. SIG s’apprête en effet à y déployer son projet GeniLac. Un procédé qui innove en puisant l’eau du Léman à 45 mètres de profondeur, où la température ne fluctue que très faiblement (environ 7° C). Ainsi, l’eau peut directement être utilisée pour rafraîchir des locaux. Pour le chauffage, la stabilité de la température de l’eau permet de réduire considérablement les dépenses énergétiques liées à l’utilisation de pompes à chaleur.

VIVE LA VIE Depuis quand vous intéressezvous au projet GeniLac et pourquoi? ERIC SCHNEUWLY: Entre 2013 et 2014, lorsque nous étions en train de rénover notre bâtiment de Genève pour le mettre aux normes Minergie, les architectes locaux avec qui nous travaillions nous ont aiguillés vers GeniLac. Il faut savoir que la famille princière de Liechtenstein, propriétaire de LGT Bank, fait preuve d’une réelle sensibilité écologique et environnementale. Dans nos activités, nous faisons toujours en sorte de pouvoir transmettre un patrimoine en bon état aux générations futures.

Quel est l’intérêt du projet GeniLac? Nous raccorder au réseau GeniLac doit nous permettre de diminuer significativement notre consommation d’électricité. Actuellement, nous pompons déjà l’eau du lac pour rafraîchir et chauffer nos bureaux. Mais notre système puise l’eau à une profondeur de 3 mètres. Ce qui pose problème, car la température de l’eau fluctue fortement en fonction des aléas de la météo. Par conséquent, nous devons parfois faire fonctionner nos pompes à chaleur à plein régime pour contrer ces fortes variations de température. GeniLac permettra justement de bénéficier d’une eau stable en termes de température. Nous pourrons donc l’utiliser directement

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pour le rafraîchissement de nos locaux. Pour le chauffage, GeniLac nous permettra de diminuer notre consommation énergétique liée à l’utilisation des pompes à chaleur. Ce raccordement nécessitera-t-il d’importants travaux? Non, car notre bâtiment a été rénové de manière à ce que notre installation puisse être aisément raccordée au réseau GeniLac. Les ingénieurs SIG ont travaillé en étroite collaboration avec les ingénieurs de LGT Bank sur le projet de rénovation pour le rendre compatible. Concrètement, il s’agira simplement de changer la vanne d’arrivée d’eau.

Que représente pour vous le fait d’être le premier client du réseau GeniLac? C’est une fierté. Nous faisons figure de pionniers sur ce projet, ce qui se trouve en parfaite adéquation avec notre vision environnementale. Cela permettra également, je l’espère, d’encourager d’autres établissements et institutions de la place genevoise à se raccorder. Quelle est la politique de LGT Bank en termes de développement durable? En tant qu’institution financière, nous avons une grande responsabilité environ-


Les installations techniques pour raccorder le bâtiment au réseau GeniLac sont déjà prêtes.

BIO EXPRESS Eric Schneuwly, responsable de LGT Bank Genève

nementale, sociétale et humaine. Sur le plan énergétique, notre politique consiste à utiliser les énergies les plus douces qui existent pour diminuer au maximum notre impact environnemental. Cela s’inscrit dans la droite ligne des projets sociétaux que nous aidons activement. Par exemple? Par l’intermédiaire de notre fondation LGT Venture Philanthropy, nous soutenons notamment le projet M-Kopa Solar, qui permet aux habitants de pays du tiersmonde d’obtenir à crédit des valises

munies de panneaux solaires pour recharger la batterie de leur téléphone portable. Comment voyez-vous l’avenir de votre collaboration avec SIG? En fonction de nos objectifs énergétiques, des solutions que nous pourrons développer et de celles que SIG pourra nous apporter, nous n’hésiterons pas à collaborer à nouveau. Avec GeniLac, nous sommes déjà très satisfaits de la manière dont le projet se déroule. A chaque fois qu’un défi technique s’est posé, SIG a su trouver les solutions.

D’origine genevoise, Eric Schneuwly a effectué ses études universitaires à Genève dans la filière d’informatique de gestion. En même temps, il travaille pour une association d’échange estudiantin. Une fois son master en poche, il intègre UBS, où il travaillera pendant huit ans au sein du département d’organisation. Il évolue ensuite durant onze ans chez Clariden, en tant que responsable de l’administration à Genève. Il y a 8 ans, il rejoint LGT Bank pour gérer sa succursale genevoise ainsi que la logistique. A ses yeux, le développement durable représente un devoir qui commence sur le plan individuel pour ensuite se développer à plus large échelle.

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Les secrets d’un écoquartier A Meyrin, le chantier des Vergers préfigure une nouvelle manière de bâtir pour la région. Une trentaine de bâtiments éclot actuellement sur le site, où SIG est l’une des parties prenantes majeures.

L Texte Michaël Perruchoud Photos Guillaume Mégevand

e 1er octobre 2015, un convoi exceptionnel arrive à Meyrin, apportant une énorme pompe à chaleur. «Ce n’est pas un produit catalogue, sourit Stéphane Perrier-Bavoux, spécialiste de la chaleur à distance à SIG... A ma connaissance, nous n’en avions jamais posé d’aussi grande.» C’est une étape importante du chantier à laquelle nous assistons. Car cette pompe à chaleur constituera le cœur d’un système ingénieux, et contribuera à l’appellation «écoquartier» des Vergers. «La Ville de Meyrin s’est énormément impliquée dans le projet, et elle tenait à sa dimension environnementale», reprend Stéphane Perrier-Bavoux. Du froid pour Zimeysa, de la chaleur aux Vergers L’eau qui fournira le froid et la chaleur au quartier est prélevée dans des puits désaffectés à Peney. «Jusqu’en 2004, ils contribuaient à l’alimentation du CERN et ils étaient restés propriété de SIG.» Depuis Peney, l’eau emprunte un réseau préexistant jusqu’à Zimeysa. Là, sur le nouveau tronçon de 2 kilomètres menant aux Vergers, elle pourra fournir du froid à des industries de la zone. L’Hôpital de la Tour, qui utilise énormément de froid, sera notamment alimenté. D’autres clients devraient suivre. Cela permettra de faire monter la température de l’eau, par le passage dans le circuit de froid des entreprises clientes, avant même de rejoindre la pompe à chaleur. Elle monte alors en température pour fournir toute la chaleur nécessaire aux habitants du quartier. Mais que deviendra l’eau délestée de sa chaleur lorsqu’elle ressortira des immeubles des Vergers? Le réseau la conduira un peu plus loin. Elle se déversera dans le lac des Vernes, une étendue d’eau créée pour recueillir les eaux du quartier. L’eau prélevée à Peney est propre, et si sa température évolue durant le trajet, rien ne vient altérer sa qualité. Elle contribuera à la qualité d’eau du lac des Vernes, qui se déverse dans le Nant d’Avril, un ruisseau cheminant en direction de la campagne, pour aller se jeter…

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dans les puits de Peney. La boucle est bouclée. «C’est un circuit ouvert et renouvelable. L’eau revient à sa source et pourra donc chauffer indéfiniment les Vergers.» Quand on lui parle de la dimension du chantier, Stéphane Perrier-Bavoux confirme qu’il s’agit d’un aspect particulièrement intéressant. Il désigne le bal des camions et des ouvriers qui s’activent sur différents bâtiments en construction. «Ce terrain était désert, et bientôt, plus de 1’300 personnes y vivront. Participer à la naissance de ce quartier, ce n’est pas rien!» Si la pompe à chaleur, par la prouesse technique et environnementale qu’elle permet, attire une juste attention, le chantier des Vergers est bien plus large. Eric Audin, chargé de coordonner l’arrivée, la construction et l’adéquation des réseaux sur le site des Vergers, en convient.

La coordination, un véritable défi Sous nos pieds, devront passer les réseaux d’eau, de chaleur à distance, d’électricité, de fibre optique, mais aussi les câbles de Swisscom et de Cablecom. «Au fur et à mesure que les constructions avancent, qu’on additionne les besoins de chaque fluide, les possibilités se rétrécissent.» Et plus le chantier évoluera, plus les demandes et les agendas de chacun deviendront difficiles à concilier. «Meyrin a mis tous les interlocuteurs autour de la table pour tenir un cap», tient à souligner Thierry Boichat, responsable commercial à SIG, qui estime que l’implication de la commune a souvent servi de moteur. Il n’en reste pas moins que le quartier a été conçu de manière ouverte, décentralisée pourrait-on dire. Chacun des bâtiments est une entité indépendante. Si quelques propriétaires gèrent


Livraison par convoi exceptionnel de la pompe à chaleur.

Stéphane Perrier-Bavoux, en charge de coordonner le chantier thermique, avec Éric Audin, coordonnateur du chantier des Vergers pour SIG.

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La pompe à chaleur est descendue dans les locaux techniques.

plusieurs immeubles, les intervenants se comptent par dizaines. Propriétaires, architectes et entreprises de construction évoluent sur le chantier, avec leur propre agenda. Eric Audin prend note des besoins des uns et des autres. Il trouve des solutions et fait avancer les réseaux qui irrigueront le quartier. Car le côté caché des Vergers, ce sont des dizaines de plans illisibles pour le commun des mortels, où s’entremêlent les réseaux qui assureront le confort de tout un quartier.

Jonathan Querido, cadastre des réseaux et géomatique.

Et le chantier avance, les immeubles grandissent. Pour la plupart des intervenants présents sur les lieux, la passion prime, et les Vergers fleurent bon la nouveauté. «Travailler sur un quartier qui se crée, poser des conduites alors que les bâtiments ne sont pas encore montés, c’est très rare», explique Roberto Dazzi, contremaître chargé de l’eau potable à SIG. «Nous avons notamment joué avec les remblais, en posant une conduite directement sur une ancienne route, parce que nous savions qu’une belle montagne de terre allait être tassée par-dessus. Et ça, je ne l’avais encore jamais fait.» Bientôt, ces innovations, grandes ou petites, contribueront au quotidien heureux de 1’300 personnes. Aux Vergers, quand les réseaux seront connectés, et les murs montés, commencera la belle aventure de tout un quartier.

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Texte Alba Queijo

Patrice Olivier / Biosphoto

Un quatrillion d’individus Considérée comme nuisible, la fourmi, au même titre que l’abeille, joue pourtant un rôle essentiel dans l’écosystème. Ouvrière, reine, reproductrice ou soldat, chaque individu occupe un rôle bien déterminé. Le mode de vie de cet hexapode, extrêmement organisé et évolué, présente de nombreuses similitudes avec celui de l’humain.

L

es fourmis, à l’instar des termites, des guêpes et des abeilles, sont ce que l’on appelle des insectes sociaux. «Ces individus vivent au sein d’une communauté complexe, explique Laurent Keller, biologiste de l’Université de Lausanne. Ils se déterminent par leur volonté à se reproduire ou non.» Ce spécialiste des fourmis, lauréat gagnant du prix Marcel Benoist 2015, a effectué de nombreuses recherches sur le mode de fonctionnement complexe et avancé de ce petit insecte, dont l’organisation de sa communauté n’est pas si éloignée de celle de l’Homme: «Chez les fourmis, il existe par exemple une division du travail similaire à celle des êtres humains.» Le biologiste nous apprend, par le biais de nombreuses conférences tenues au sujet de son livre, La vie des Fourmis, que chaque travailleuse possède une place et une tâche prédéfinies. Divisées en deux parties, les communautés de fourmis se composent

de reines, pouvant vivre jusqu’à vingt ans et dont la fonction consiste à se reproduire, et d’ouvrières, qui travaillent pour la colonie. «Chez les fourmis, l’union fait la force. En travaillant ensemble, elles vont pouvoir construire un nid complexe ou se battre contre un insecte de plus grosse taille et plus fort.» Laurent Keller souligne l’importance de leur travail: «L’effort qu’elles fournissent est considérable. Les fourmis champignonnistes, par exemple, peuvent transporter et déplacer plusieurs tonnes de sable pour créer des nids qui s’étendent sur plusieurs mètres.» Très évoluées, les colonies de fourmis, dont la biomasse, c’est à dire le poids total des individus peuplant la planète, égale celle de l’être humain, ont leur propre bétail: les pucerons. Celui-ci joue d’ailleurs un rôle essentiel dans leur alimentation. Très habiles, elles peuvent également fabriquer leurs propres antibiotiques afin de se protéger et éviter ainsi la mort de la colonie. Après

plusieurs expériences, Laurent Keller et son équipe ont pu constater qu’il existait également une régulation sociale chez les fourmis. Lorsqu’il y a un déséquilibre chez les individus, les reines vont générer le type d’individus manquant afin de rétablir l’équilibre pour le bien de la communauté. Les fourmis sont également des nettoyeuses de l’environnement. En se nourrissant de déchets organiques, d’insectes ou d’autres animaux morts, elles jouent un rôle de décomposeur. Les fourmis charpentières, par exemple, en faisant leurs nids dans le bois mort ou malade, accélèrent considérablement le processus de décomposition de celui-ci. En creusant des galeries et des tunnels, ces insectes contribuent aussi à l’aération du sol en brassant efficacement la terre et en transportant des particules et des petits cailloux en surface. Donc la prochaine fois que vous apercevez une fourmi sur votre chemin, ne l’écrasez pas!

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Faire ses courses à la ferme Afin de retrouver la vraie saveur des produits de sa région, il suffit d’aller faire ses courses… directement à la ferme! Conscientes de ce créneau, plusieurs exploitations de la région genevoise proposent leurs productions à la vente.

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xigeants, informés et friands de produits locaux cultivés de manière respectueuse de l’environnement, les consommateurs sont toujours plus nombreux à se tourner directement vers les producteurs de leur région. Une manière d’éviter les intermédiaires de l’industrie agroalimentaire pour trouver des produits variés, frais, bio, en grande majorité et goûteux. Des qualités qui peuvent faire défaut dans les grandes surfaces, où l’on achète surtout des produits standardisés et bon marché, produits de manière industrielle. Fruits, légumes mais aussi fromage, œufs, viande ou encore poisson, il est aujourd’hui possible de se fournir chez des producteurs locaux pour manger sainement tout en soutenant une agriculture durable.

Texte Thomas Pfefferlé Photos Guillaume Mégevand

Cette volonté de proximité avec les producteurs et de qualité des produits, les exploitations genevoises l’ont parfaitement comprise. Emblématique de cette manière de produire et de consommer qui retourne aux sources de la paysannerie, la Ferme de Budé, située au Petit-Saconnex, rayonne dans tout le canton. Reprise il y a sept ans par un groupe de jeunes citadins sensibles à la problématique environnementale et sanitaire liée à l’alimentation, l’exploitation ne désemplit pas. Les 15 collaborateurs qui y travaillent cultivent à la main une quarantaine de sortes différentes de fruits et légumes sur un hectare de terre. Le tout de manière biologique. Dans son magasin, l’équipe vend par ailleurs différents produits issus d’autres exploitations de la région sélectionnées par ses soins. 50 fois plus vitaminés Un peu plus coûteux que les produits disponibles en grande surface, ceux vendus à la Ferme de Budé s’avèrent de bien meilleure qualité nutritive et gustative. «Par rapport à des fruits et légumes cultivés de manière industrielle, c’est-à-dire avec des engrais et pesticides utilisés à forte dose ainsi qu’un mode de culture hors-sol, les produits issus de l’agriculture biologique peuvent contenir jusqu’à 50 fois plus de vitamines, indique Léo Zulauf, cogérant de la Ferme de Budé. C’est une plus-value énorme qui concerne non seulement les aspects nutritifs et gustatifs

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mais aussi la santé. Nous ne vendons pas la même chose que les grandes surfaces et les rendements sont également très différents. Dans notre jardin, pour ce qui est des tomates, nous produisons environ 5 kilos par mètre carré, ce qui est bien inférieur à la capacité d’une exploitation industrielle.» En outre, cultiver de manière biologique, à la main et en plein champ nécessite un travail conséquent. Sans parler des risques de maladies des cultures, auxquels les producteurs industriels ne sont pas confrontés, et qui contraignent l’équipe de Budé à jeter ses plants une année sur trois. «Les personnes qui viennent se fournir chez nous comprennent notre démarche et la soutiennent, ce qui s’avère très gratifiant. Il s’agit de consommateurs qui sont prêts à dépenser un peu plus pour une nourriture plus saine, plus diversifiée et surtout meilleure.»

Autour de ses produits, la Ferme de Budé promeut une manière de penser et de vivre qui sort des sentiers battus propres à l’hégémonie industrielle. D’ailleurs, des ateliers et journées pédagogiques y sont organisés afin de sensibiliser les jeunes générations à ces enjeux. «Nos clients s’intéressent aux produits, à la manière dont ils sont cultivés et à leur provenance, précise Léo Zulauf. Notre point de vente se situe d’ailleurs au même endroit que notre jardin, ce qui offre une certaine transparence sur notre manière de travailler et garantit une traçabilité totale.» Consommateurs méfiants Encore précurseur en ville, la vente de produits à la ferme n’a rien de nouveau dans la campagne genevoise. «Mes parents, qui géraient l’exploitation avant moi, ont commencé à proposer leur production à la vente


Les trois initiatives durables des producteurs locaux Cultiver

des variétés locales de manière respectueuse de l’environnement

Sensibiliser

les jeunes générations aux enjeux d’une agriculture durable

En rompant avec les modes de production industrielle, la Ferme de Budé promeut le goût et la qualité des produits biologiques et régionaux.

directement à la ferme pour faire face aux exigences commerciales imposées par les grandes surfaces», dit Christophe Courtois, qui gère la Ferme Courtois, située dans les hauts de Versoix. La ferme vend sur place une quinzaine de variétés de pommes, des œufs ou encore des produits laitiers et de la viande des producteurs voisins depuis de nombreuses années.

Georgette Gribi, cofondatrice de la Chèvrerie du Champ Courbe, partage cette analyse sur la méfiance des consommateurs vis-à-vis des méthodes industrielles. «Je crois que les gens en ont marre de manger n’importe quoi. Ils sont également sensibles aux conditions de travail du secteur alimentaire et sont prêts à soutenir des exploitations qui respectent les travailleurs.»

Là aussi, le mode de culture se veut sain et respectueux de l’environnement avec une méthode appelée «prestations écologiques requises» (PER). Un procédé agricole adopté dans les années 1960 qui vise à utiliser une faible quantité d’engrais et qui n’a recours aux interventions chimiques qu’en cas de nécessité. Une manière de travailler à laquelle les consommateurs ne sont pas insensibles, surtout à l’heure où les fautes et tromperies commises par les acteurs industriels se multiplient. «Lorsque des scandales éclatent dans l’industrie agroalimentaire, nous attirons davantage de consommateurs», confirme Christophe Courtois.

Ouverte il y a dix ans, l’exploitation familiale située à Cartigny produit du fromage de chèvre qu’elle propose en vente libre avec un système de self-service accessible en tout temps. Pour le paiement, les responsables de la chèvrerie font entièrement confiance aux clients, qui laissent sur place la somme correspondant au prix de leurs emplettes. Un système basé sur la confiance mutuelle qui rencontre un vif succès. «Depuis dix ans, notre clientèle est toujours plus nombreuse et nos ventes ne cessent de progresser. Mais nous tenons à rester une petite structure pour conserver l’âme de l’exploitation. D’ailleurs nous travaillons tous en dehors de la chèvrerie, il s’agit d’une activité et d’un revenu accessoires.»

Renforcer

le tissu commercial de proximité et favoriser de bonnes conditions de travail

Ferme de Budé Chemin Moïse-Duboule 2 1209 Genève Tél. 022 777 17 00 www.ferme-de-bude.ch Ferme Courtois Route de la Branvaude 13 1290 Versoix Tél. 022 755 43 16 www.fermecourtois.ch La Chèvrerie du Champ Courbe Rue du Temple 6 1236 Cartigny Tél. 022 756 01 62 www.chevrerie.ch

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Tremplin Jeunes SIG soutient la relève du sport helvétique Biathlète de haut niveau, Elisa Perini a participé cette saison aux championnats du monde juniors, en Roumanie. A 18 ans, ses performances la rapprochent des meilleures du classement mondial. La jeune sportive livre ses impressions et raconte son sport. Interview.

Textes Thomas Pfefferlé

Comment se sont déroulés les championnats du monde et quel est votre sentiment quant à cette compétition? ELISA PERINI: Je me suis vraiment fait plaisir sur la première course individuelle, qui comprenait un parcours de 10 kilomètres avec quatre tirs et 45 secondes de pénalité par cible manquée. J’ai très bien tiré, en commettant deux fautes seulement. Je suis parvenue à me classer 18e sur presque 100 partantes. Sur les deux courses suivantes, j’ai eu quelques soucis, avec notamment une sortie de piste, et me suis classée 51e et 53e. J’ai terminé sur une note positive avec le relais, où j’ai couru avec des filles plus âgées que moi. Les sensations en ski étaient là et j’ai bien tiré. En général, ces championnats du monde m’ont permis de prendre confiance en moi. J’ai plus qu’atteint mes objectifs, malgré le fait que j’ai ressenti beaucoup de fatigue due à une mauvaise récupération en automne. VIVE LA VIE:

Flash info Félicitations à Antoine Bellier, le jeune tennisman de Vessy (19 ans), soutenu par Tremplin Jeunes SIG, sélectionné dans l’équipe de Suisse pour la Coupe Davis!

Il a joué son premier match et même s’il s’est incliné face à Paolo Lorenzi (54 ATP), il a joué pleinement son tennis. Bravo pour cette sélection!

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Quand commence la préparation de la saison et comment vous entraînez-vous? La préparation de la saison commence en mai. Le but pendant tout l’été consiste à augmenter son endurance. Les semaines d’entraînement se composent de beaucoup d’heures de course à pied et de ski à roulettes. Le volume d’entraînement est important et je m’entraîne souvent deux fois par jour. Petit à petit, on augmente les intensités. Pour le tir, on en fait principalement au repos, sans y mêler d’exercice physique. Petit à petit, on le mêle au ski à roulettes et l’on tire à l’effort. Plus on avance dans l’automne, plus la quantité des intensités augmente. On cherche à s’entraîner le plus vite possible sur la neige, notamment sur les glaciers, des tunnels réfrigérés − le plus proche est en Allemagne − ou des pistes faites à l’aide de neige conservée pendant l’été sous de la sciure. Lorsque les compétitions commencent, le mot clé est la

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récupération. Les compétitions s’enchaînent: j’ai en moyenne 10 à 12 week-ends de compétition entre décembre et mars. Après la saison, pendant le mois d’avril, on fait une pause pour récupérer. Comment vous est venue l’envie de pratiquer ce sport? J’ai reçu ma première paire de skis de fond comme cadeau de Noël à l’âge d’un an et demi, je crois que ça a été le meilleur cadeau de ma vie! Chaque hiver, je skiais beaucoup, mais je ne suis entrée dans un club de ski que beaucoup plus tard, à l’âge de 11 ans. Cette année-là, j’ai fait des compétitions de ski de fond pour la première fois. Une année après, je commençais l’initiation au biathlon. Puis, à l’âge de 14 ans, j’ai fait mes premières vraies compétitions de biathlon. Un sport que j’ai découvert à la télé. Ce qui me plaît dans ce sport, c’est qu’il faut savoir lier deux activités et efforts très différents. Il faut réussir à se concentrer sur le tir malgré la fatigue due à l’effort intense. J’aime aussi le fait d’être à l’extérieur. Et je n’échangerais pour rien au monde les sensations que l’on ressent après un effort intense. Quel soutien vous apporte SIG dans le cadre de son action «Tremplin Jeunes» ? Le soutien de SIG est principalement financier, ce qui me permet d’être un peu plus indépendante par rapport à mes parents. Concrètement, cela me permet de financer mes week-ends de compétition, les déplacements nécessaires pour les entraînements et les camps ainsi que les charges d’entraînement. Ils me permettent aussi d’avoir une plus grande visibilité. Découvrez  son  portrait  sur http://bit.ly/youtube_tremplinjeunes


éVéNEMENT

Green Night SIG Partenaire principal du Genève-Servette Hockey Club, SIG organisait le 5 février dernier et pour la seconde année consécutive la Green Night. Retour sur cette belle soirée.

Photo SIG

Pour un hockeyeur, le premier objectif est de mettre son club en vert sur le classement du Télétext, synonyme de qualification officielle pour les Playoffs. Les Grenat venaient d’y parvenir avant ce derby lémanique contre le Lausanne Hockey Club. Un timing parfait qui annonçait cette Green Night sous les meilleurs auspices. Au programme: distribution d’écharpes au public, tifo géant lors du traditionnel «Cé qué lainô» d’avant-match et mise en avant de l’électricité Vitale Vert. Au final, une «mise au vert» réussie avec une victoire 3 à 1 des Aigles devant plus de 7’000 spectateurs tout sourire. www.gshc.ch

CULTURE

OSR: entretenir la proximité avec son public genevois «SIG est pour nous un partenaire précieux avec qui nous pouvons promouvoir les activités de notre orchestre auprès des Genevois, indique Florence Notter, présidente de la Fondation de l’OSR. Cela s’est notamment illustré l’an dernier avec les 20 ans du Lignon, lors du Carnaval des animaux, où les enfants pouvaient découvrir et toucher les instruments avec lesquels jouent les musiciens de l’orchestre.» On se souvient également de la flash mob organisée avec SIG sur la place du Molard durant l’été 2014. L’orchestre s’était alors

produit en pleine rue, pour le bonheur des passants. «Un événement fantastique, à travers lequel nous voulions montrer aux gens que les musiciens sont aussi des personnes comme les autres», se remémore Florence Notter. Toujours dans cet esprit de proximité, on notera encore qu’à l’issue de leurs représentations, les musiciens sont souvent disponibles pour rencontrer leur public. Pour cette année 2016, de beaux rendezvous sont à ne pas manquer pour venir découvrir les talentueux musiciens de l’OSR. A découvrir sur www.osr.ch Enrique Pardo

L’Orchestre de la Suisse romande entame l’année 2016 avec un programme de haut vol. Avec SIG, il s’applique à rester proche de son auditoire genevois à travers différents événements.

Florence Notter

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«Véhiculer un message positif» Pour habiller ses nouvelles carafes «Eau de Genève», SIG a fait appel aux étudiants de la Haute Ecole d’art et de design de Genève. Jérôme Baratelli, responsable de filière, détaille cette collaboration.

Textes Séverine Géroudet Photos Nicolas Righetti

Comment ce partenariat a-t-il vu le jour? Les précédentes carafes «Eau de Genève» ont été habillées par des illustrateurs genevois, comme Zep ou Tom Tirabosco. SIG souhaitait conserver cet ancrage genevois tout en se tournant vers les futures générations. En réalisant ce projet, les étudiants ont pu s’impliquer dans une cause humanitaire, puisque les bénéfices de la vente des carafes sont versés à des associations œuvrant pour contribuer à l’accès à l’eau potable dans les pays en voiede développement. VIVE LA VIE:

JÉRÔME BARATELLI:

De quelle manière le concours s’est-il déroulé? Le projet a duré de septembre à janvier. Les 16 étudiants de deuxième année ont été encadrés par Tom Tirabosco, enseignant invité à la HEAD. Ils ont eu une cinquantaine d’heures à disposition pour concevoir un nouveau packaging et diverses illustrations pour les carafes. Beaucoup de liberté leur a été accordée concernant le dessin. Seules contraintes: intégrer le logo SIG et la mention «Eau de Genève» et réussir à transmettre le fait que l’eau du canton est une eau locale de qualité et écologique. Pour cela, les étudiants ont été invités à se servir de symboles forts comme le Jet d’eau ou la Rade. La carafe n’est pas un support ordinaire, comment travailler avec ce type d’objet? La technique de sérigraphie sur verre implique plusieurs contraintes: les traits ne doivent pas être trop fins, une seule couleur peut être choisie et il faut éviter

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les dégradés. De plus, la surface de la carafe est courbe. Les étudiants ont donc dû réaliser un dessin bidimensionnel, tout en l’imaginant épouser la forme cylindrique de la carafe. Qu’est-ce que ce type d’expérience, proche d’un mandat professionnel, apporte aux étudiants? Lorsque j’ai créé la filière Communication visuelle, j’ai tout de suite souligné la nécessité de confronter les étudiants à la réalité du terrain. Généralement, les études ne correspondent pas à la pratique, il est donc essentiel de lier la formation à des projets réels. C’est précisément ce qu’a apporté ce projet. Selon quels critères les carafes gagnantes ontelles été choisies? Le jury SIG a fonctionné au coup de cœur et en tenant compte de certains critères. Certains dessins, pourtant magnifiques, n’étaient pas suffisamment en rapport avec la demande ou déjà vus. Il est en effet nécessaire de mener une réflexion, en amont, pour véhiculer une image positive. Au final, quatre projets ont été sélectionnés. Huit autres dessins ont été retenus et soumis à l’avis du public. A l’issue de leur vote, deux carafes supplémentaires ont rejoint les quatre du jury et seront produites. L’un de nos projets de packaging a également été choisi et servira à emballer l’ensemble des différentes carafes. Découvrez et commandez les six nouvelles carafes sur: www.sig-ge.ch/commande-carafes


Des carafes utiles et design Lancée en 2009 par SIG, l’Opération Carafe – Eau de Genève propose des carafes à la vente pour boire votre eau du robinet. Tous les bénéfices (soit CHF 5.- sur les CHF 20.-) sont reversés à des associations locales qui mènent des projets pour donner accès à l’eau potable dans des pays défavorisés, au Kenya, au Cameroun et actuellement au Népal. Depuis le début de l’opération, elle a été illustrée par des artistes de renom tels que ZEP, Tom Tirabosco ou encore Ben Vautier. Cette année SIG a collaboré avec

la Haute Ecole d’Arts et de Design de Genève (HEAD) et ses étudiants pour créer 6 nouvelles carafes en série limitée. Un jury a choisi 4 modèles parmi ceux proposés par les étudiants et soumis 8 autres modèles aux votes du public au travers d’un concours sur Facebook début 2016. Un réel succès puisque le jeu a comptabilisé près de 3’000 votants durant les 15 jours de participation. A l’issue de ce vote, 2 modèles sont venus se rajouter aux 4 modèles sélectionnés par le jury.

Où les découvrir et vous les procurer? Sur notre site internet www.sig-eaudegeneve.ch A l’espace Quartier Libre du Pont de la Machine A l’accueil SIG au Lignon

Le choix du jury

Le choix du public

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à la rencontre d’un client

«Aujourd’hui, les moyens permettant de diminuer sa consommation électrique sont considérables» A la tête de l’entreprise familiale depuis vingt ans, Jean-Yves Bourquin propose des solutions adaptées aux professionnels et aux particuliers pour réaliser des économies d’énergie.

Jean-Yves Bourquin Enrique Pardo

Textes Thomas Pfefferlé

Partenaire de SIG avec la solution Optiwatt du programme éco21, l’entreprise Jean-Yves Bourquin Electricité s’implique en faveur du développement durable. En travaillant sur trois axes: sécurité, confort et efficience énergétique, elle propose notamment de moderniser l’éclairage des privés, des institutions et des professionnels. «Nous remplaçons les luminaires existant par des Led, qui sont bien plus économes du fait qu’ils consomment très peu d’énergie, indique Jean-Yves Bourquin. Et nos collaborateurs s’engagent à trouver la solution adaptée à chaque client, car il peut arriver qu’un simple changement d’ampoule pour des équipements Led suffise. En revanche, si le luminaire est trop vieux, nous le changeons également afin qu’il soit compatible avec ce type d’éclairage. Aujourd’hui, il faut savoir que les moyens permettant de diminuer sa consommation électrique sont considérables.» Investir pour moderniser son système d’éclairage permet d’économiser rapidement, car en fonction de la surface à éclairer et du type d’installation, il faut compter en général un

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à trois ans pour amortir son investissement. Les Led ont par ailleurs l’avantage de fournir toutes les températures de couleur, du blanc pour une atmosphère de travail au blanc chaud pour une ambiance plus familiale. En tant que client Electricité Vitale Vert chez SIG depuis plusieurs années, l’entreprise soutient également des projets genevois liés aux énergies renouvelables. Par ailleurs, Jean-Yves Bourquin Electricité, qui emploie une vingtaine de collaborateurs et forme des jeunes en apprentissage, contribue à développer la mobilité verte. La société propose en effet aux détenteurs de véhicules électriques d’installer à leur domicile des bornes de recharge. Une nouveauté qui connaît un réel engouement au vu du nombre croissant d’utilisateurs de ces voitures. Toujours dans un esprit écologique, l’entreprise veille à ce que le courant utilisé par l’intermédiaire de ces bornes soit d’origine renouvelable et locale. «Et nous comptons également construire une borne de ce type devant nos locaux afin que les conducteurs puissent venir se recharger chez nous», précise le propriétaire.


énergie Du 4 au 24 avril, la nouvelle campagne Electricité Vitale Vert s’affichera à Genève, sous la bannière «Fait ici, pour ici». «Fait ici» car Electricité Vitale Vert est 100% locale Elle est produite grâce à plus de 600 installations solaires sur le canton, aux barrages du Seujet, de Vessy et, depuis peu, de Chancy-Pougny.

«Pour ici» car Electricité VitaleVert est 100% écologique Elle est composée d’énergies solaire et hydraulique écologique certifiées naturemade star, le label suisse le plus exigeant en matière de protection de l’environnement. De plus, chaque kilowattheure Vitale Vert acheté participe au financement de mesures pour préserver la nature genevoise, et de projets technologiques dans le domaine des énergies renouvelables. www.sig-vitale.ch

+ de 60’000 + de 800 66 64 Genevois ont choisi Electricité Vitale Vert

installations solaires sur le canton

projets technologiques financés

mesures environnementales réalisées sur le canton

Choisir Electricité Vitale Vert, c’est donc soutenir concrètement Genève et son environnement Site mobile SIG

Nouveau: SIG arrive sur votre mobile! Un accès 24h/24, où que vous soyez, avec votre smartphone Des informations sur: - Les offres électricité et gaz - Les tarifs - Les services en ligne pour économiser... Les sites SIG à visiter Les carafes Eau de Genève que vous pouvez commander Ainsi que toutes les actualités et les offres d’emploi SIG!

Découvrez le nouveau site: www.sig-mobile.ch

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A vous de jouer!

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Des mets italiens sans gluten à Genève La célèbre chaîne de restaurants italienne Pizza Leggera s’installe pour la première fois en Suisse. Connu avant tout pour ses pizzas sans gluten, l’établissement innove avec des plats atypiques et des produits italiens raffinés.

S Texte Leïla Hussein Photo Nicolas Righetti

itué dans le quartier de Rive, Pizza Leggera propose à ses clients une variété de pizzas particulière. Marque de fabrique de l’établissement: une pâte sans gluten dont le mélange est composé de sept farines différentes. La composition, qui vient directement d’Italie, est tenue secrète par les gérants de l’établissement. Ainsi, loin des pizzas traditionnelles parfois plutôt lourdes à digérer, celles du nouveau restaurant séduisent par leur légèreté. «Nous offrons toute une variété de plats, mais les pizzas sans gluten sont clairement les plus demandées», indique la serveuse Dorsaf. Dans le restaurant, dont l’atmosphère rappelle celle des brasseries italiennes, les clients ont la possibilité

d’observer cuisiniers et pizzaïolos en action, puisque la cuisine est directement exposée. «Nous connaissons un réel succès, explique Dorsaf. Nous sommes ouverts depuis l’été passé et le restaurant affiche souvent complet le midi et le soir. Beaucoup de nos clients commandent les pizzas sans gluten, qu’ils soient intolérants ou non, parce qu’elles sont très légères.» Sur commande, le restaurant propose également de la mozzarella sans lactose. Autre particularité: les salades ne sont pas servies dans un récipient traditionnel, mais dans un bol comestible cuit au four. Et pour terminer, des pizzas-desserts sont proposées. Mascarpone, fraises et noix remplacent alors les traditionnels ingrédients salés. Ouvert tous les jours, le restaurant organise également différentes soirées à thème. Comme le dernier mardi du mois, où un «tour d’Italie» permet aux clients de découvrir certaines régions du pays à travers des plats traditionnels typiques. Certains samedis, les gérants organisent également des concerts en live. Spaghettoni du Sud Ingrédients: 5 g de piment rouge 400 g de Spaghettoni 50 g de double concentré 200 g de tomates séchées de tomates 200 g de Cacioricotta 100 g de câpres de (sorte de Ricotta que l’on Pantelleria trouve dans les épiceries 100 g d’olives noires 100 g d’huile d’olive spécialisées) 100 g d’oignons rouges 5 g de basilic frais 5 g d’ail Sel

1. Hacher finement ail et oignon et les faire revenir dans une poêle avec 50 g d’huile d’olive. BIO EXPRESS

Pizza Leggera Rue Adrien-Lachenal 6 1207 Genève Tél. 022 736 12 28 www.pizza-leggera.ch

Sergio Sernesi, chef cuisinier Sergio Sernesi, 55 ans, est né à Modène. Diplômé de l’Ecole hôtelière de Modène, le chef y devient enseignant à son tour en 2007 alors qu’il possède déjà quatre restaurants. En 2015, il rejoint le groupe Pizza Leggera en tant que responsable de formation et du développement pour les nouveaux restaurants franchisés à Abu Dhabi, Doha, Milan, ou encore Varese. Il décide finalement de poser ses valises à Genève, pour rejoindre sa compagne, également cuisinière, et pour relever un challenge : faire découvrir des plats italiens méconnus en Suisse à une clientèle qu’il considère exigeante.

2. Laisser tremper les tomates séchées dans de l’eau tiède, les hacher puis les rajouter dans la poêle. 3. Ajouter le double concentré de tomate à la préparation puis laisser cuire à feu doux. 4. Ajouter les câpres, les olives noires et le piment rouge et assaisonner avec le sel. Ajouter la moitié du basilic frais et laisser mijoter la sauce quelques minutes. 5. Cuire les pâtes al dente. Une fois égouttées, les faire revenir dans la sauce. 6. Lors du service, râper le Cacioricotta au-dessus des pâtes, arroser d’un filet d’huile d’olive et décorer de quelques feuilles de basilic frais.

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avril

ATELIERS VERTS

PRINTEMPS CAROUGEOIS

Genève

Carouge

DE MARS à JUIN 2016

DU 21 AVRIL AU 1er MAI 2016

FêTE DE LA NATURE DU 20 AU 22 MAI 2016 Suisse romande

Where will we go?

JUSQU’AU 22 MAI 2016 Berges de Vessy Route de Vessy 49, 1234 Vessy

Rhodanie

JUSQU’AU 29 MAI 2016 Quartier Libre SIG

DU 6 AU 10 AVRIL 2016

Suisse romande

Cette 11e édition se tiendra dans plus de 30 villes de Suisse romande. A Genève, elle est programmée du 6 au 10 avril aux cinémas Cinélux et Bio, à Carouge, ainsi que dans la ferme biologique de La Touvière, à Meinier. SIG soutient l’événement. www.festivaldufilmvert.ch

22 AVRIL 2016 Genève

Le 22 avril, Genève fête la terre sur la Plaine de Plainpalais, de 15h30 à 21h. Avec une Disco soupe géante gratuite anti-gaspi préparée avec des légumes invendus en compagnie de DJ’s, une Gratiferia, marché gratuit qui donne une seconde vie à des objets qui auraient prématurément fini à la poubelle. Et de nombreuses animations pour les plus jeunes, dont des ateliers sur le thème des énergies renouvelables, ainsi qu’un atelier de construction de cadrans solaires que les participants pourront amener chez eux, proposé par SIG. A ne manquer sous aucun prétexte! www.ville-geneve.ch/FetedelaTerre

FêTE DE L’ESPOIR

28 MAI 2016 Stade du Bout-du-Monde

mai

FESTIVAL DU FILM VERT

Genève fête la terre

L’exposition «Rhodanie. Du glacier du Rhône à la mer Méditerranée» propose de découvrir une série de photographies de Bertrand Stofleth. L’artiste a suivi le cours du Rhône depuis sa source, en Valais, jusqu’à ses embouchures en mer Méditerranée. Il interroge ainsi le lien entre une nature encore sauvage et son caractère domestiqué. www.sig-quartierlibre.ch

Tous les ans et depuis plus d’un demi-siècle, Carouge se métamorphose en cité artistique durant une dizaine de jours. Danse, théâtre, lecture, concerts ou encore expositions, tout est prévu pour éveiller les sens des spectateurs. www.carouge.ch/printempscarougeois

HARMONY GENEVE MARATHON FOR UNICEF 7 ET 8 MAI 2016

Genève

Soutenue par SIG, cette manifestation devenue mythique accueille des coureurs du monde entier pour différentes épreuves. Nordic walking, Handbike, courses de 5, 10, 21 ou 42 kilomètres, la compétition est ouverte à tous. Comme chaque année, SIG poursuit sa campagne de sensibilisation pour valoriser l’eau du robinet en organisant les journées Eau de Genève durant la manifestation. Pour éviter la consommation d’eau en bouteille, des points de ravitaillement sont installés tout au long du parcours afin de fournir l’eau du réseau aux milliers de coureurs, une première en Suisse. www.harmonygenevemarathon.com

Durant cette journée de fête, Genève se transforme en capitale de l’espoir. Cette journée propose aux 50’000 visiteurs des concerts gratuits avec de nombreux artistes de renom. Différentes activités culturelles et sportives sont également organisées. SIG est partenaire de l’événement. www.espoir.ch

juin jEUX DU GRAND GENÈVE

4 et 5 JUIN 2016 Genève La 3e édition des Jeux du Grand Genève rassemblera près de 3’000 sportifs âgés de 10 à 18 ans. Durant deux jours, la région genevoise vibrera au rythme des épreuves sportives. Le programme s’annonce copieu et diversifié avec 23 sports à l’affiche. SIG est partenaire de l’événement! www.jdgg.info

50 ANS DES CHENEVIERS

18 JUIN 2016 Usine des Cheneviers A l’occasion des 50 ans du site des Cheneviers, SIG organise une journée portes ouvertes avec visite guidée. Les visiteurs pourront ainsi découvrir l’importante usine d’incinération des déchets ainsi que les métiers qui y sont pratiqués.

SIG -Ville de genève - Ville de carouge - Olivier Borgognon - y. andré - ERPhotographie

L’exposition «Where will we go?» pose un regard sur les conséquences pour l’homme de l’élévation du niveau des mers. Elle illustre de manière forte, au travers des photos de Kadir van Lohuizen, les changements climatiques qui touchent de nombreuses régions du monde: du Groenland au Bangladesh et des Etats-Unis aux îles Fidji. www.lesbergesdevessy.ch

Organisés par les Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève, les ateliers verts sont l’occasion, pour les enfants, de découvrir le monde végétal et animal en dehors de l’école. Ces ateliers éducatifs se déroulent les mercredis après-midi de 14h à 16h30 sur inscription. www.ville-ge.ch

Près de 250 activités gratuites sont organisées à l’occasion de cet événement pour découvrir et observer les merveilles de la nature. Balades le long de sentiers didactiques, chasse au trésor et bien d’autres animations figurent au programme de cette fête qui se déroule à travers toute la Suisse romande. www.fetedelanature.ch

Vive la Vie - Printemps 2016  

Le magazine SIG du développement durable