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Le magazine SIG du développement durable

Meyrin

innove dans le solaire p. 4

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Ecoresponsable

L’économie collaborative s’esquisse à Genève

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Rencontre

Le hockey s’engage en faveur du don d’organes

Automne 2015


SOS climat

Editorial

Jay Louvion

Le 28 novembre, pour sensibiliser la population au changement climatique, des marches sont organisées dans cinq villes du pays, dont Genève, à l’occasion de la Journée mondiale d’action pour le climat. A 13 heures, les participants se rassembleront à la place des 22-Cantons, devant la gare Cornavin. Le départ sera donné à 13h30 pour une marche d’une petite heure qui se terminera à la pointe de la place de Plainpalais, où des activités et animations seront organisées dès 14h30. www.climat21.ch

Vincent Collignon Directeur commercial

L’énergie propre de proximité En 2002, en créant la gamme Vitale, SIG décidait de donner des couleurs symboliques à l’énergie électrique. Les Genevois pourraient dès lors choisir leur énergie, devenir les acteurs de leur propre consommation. L’acte n’était pas anodin. Car la vraie démarche écologique, c’est à la fois produire de l’énergie verte et consommer cette énergie. Aujourd’hui, grâce aux Genevois qui ont fait le choix de consommer de l’énergie verte depuis 2002, SIG a pu améliorer son outil de production et la nouvelle offre Vitale Vert va au bout de cette logique, puisqu’elle est 100 % locale et 100% écologique. Nos clients Vitale Vert consomment une énergie certifiée, traçable, propre, et produite près de chez eux. Ils sont alimentés par la production des barrages de Vessy, du Seujet et de Chancy-Pougny (tous trois certifiés naturemade star, la plus exigeante des normes écologiques européennes), mais également par 600 centrales solaires installées sur le sol du Canton. Vitale Vert met ainsi en relation les Genevois qui peuvent et qui veulent produire de l’énergie solaire, et les Genevois qui désirent en acheter sans pouvoir en produire. C’est un cercle vertueux qui est ainsi initié où producteurs, distributeurs et consommateurs font évoluer la définition de la consommation énergétique, et construisent ensemble une transition énergétique dont la nécessité se confirme jour après jour. Demain ou presque, en janvier 2017, l’ensemble de l’électricité fournie par SIG sera certifiée 100 % renouvelable. C’est le nouvel horizon d’une démarche cohérente et volontaire. Offrir aux Genevois des énergies de qualité, et leur permettre d’améliorer leur consommation énergétique. En demeurant concurrentielle, c’est essentiel, SIG avance résolument sur la voie de la qualité. Et cette nouvelle offre Vitale Vert est une étape importante que nous franchissons avec vous… Et grâce à vous.

IMPRESSUM Le magazine Vive la Vie paraît trois fois par an. Editeur SIG Communication Case postale 2777 CH-1211 Genève 2 0844 800 808 www.sig-ge.ch

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Impression Imprimé sur du papier Refutura, 100% recyclé. SRO-Kundig, Versoix Tirage 194 000 exemplaires Couverture Olivier Balsiger, Fabienne Knapp et Jean Rossiaud par Guillaume Mégevand GSHC par Eric Lafargue

n�re planète

Marchons le 28 novembre ! Départ : Genève, place des 22 Cantons, 13 heures Infos parcours et animations : www.climat21.ch coalition climat 21 suisse

romande

alliance climatique

suisse

La Mobilité partagée gagne un prix Le prix cantonal du Développement durable dans le domaine de la mobilité a récemment été attribué à l’association ZI ProMobilité, pour la création d’une «centrale mobilité» dans la zone industrielle de Planles-Ouates (ZIPLO). Plus de 300 entreprises et près de 10  000 employés y travaillent, dont la majorité vient en voiture sur son lieu de travail. Objectif du dispositif: diminuer le trafic individuel motorisé à destination de la ZIPLO, décongestionner les routes et réduire les émissions de CO2, le stress des employés, le bruit et les coûts induits par le trafic. www.ziplo.ch

Vous êtes une entreprise, personne, entité ou groupement issu des secteurs privé, associatif, public ou parapublic? Vous avez un projet ou réalisé une action exemplaire en matière de développement durable? Participez au Concours genevois du développement durable! Délai d’inscription: 30 janvier 2016 Plus d’informations sur: www.ge.ch/concours-dd


Miel urbain

© bees4you

La start-up genevoise Bees4You a récolté en juillet dernier le premier miel urbain de Genève, issu des ruches installées chez ses clients: UBS Genève, PWC, la Fédération des Entreprises Romandes Genève, le Grand Hôtel Kempinksi Geneva, le Centre International de Conférences Genève, l’Hospice général et les EMS de Lancy. Ainsi, ces différentes organisations s’investissent, par l’intermédiaire du projet porté par Bees4You, dans le développement durable par la préservation des abeilles. Un enjeu vital si l’on considère que 70% des fruits et légumes dépendent de la pollinisation. www.bees4you.ch

Robot éducatif

© Thymio

Développé grâce à une initiative soutenue par Genilem, qui accompagne la création de jeunes entreprises innovantes en Suisse romande, Thymio II a vu le jour il y a quelques mois. Ce petit robot éducatif permet aux jeunes âgés de 5 à 15 ans de se familiariser avec la programmation informatique et la technologie, tout en s’amusant. Idéal pour les écoles et les cours d’informatique, une matière encore trop peu enseignée dans les établissements scolaires du pays. www.thymio.org

2,5 millions pour les entreprises cleantech innovantes La Fondation pour le climat s’apprête à redistribuer 2,5 millions de francs aux entreprises innovantes actives dans le secteur des cleantech. Intéressé? Participez en déposant votre projet d’ici au 1er mars 2016. Systèmes de chauffage plus efficients, cellules solaires novatrices ou encore logiciels permettant d’améliorer la consommation d’énergie dans des immeubles sont autant d’exemples de projets qui ont pu bénéficier d’un coup de pouce financier. www.klimastiftung.ch

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1884

Invention du moteur électrique à induction A la fin du XIXe siècle, Nikola Tesla, ingénieur américain d’origine croate, met au point le moteur électrique à induction. A partir de 1887, il déposera plusieurs brevets sur sa machine électrique à courant alternatif, d’abord utilisée dans les transports. Métros, trains, navires et automobiles électriques fonctionnent avec ce système. L’invention de Nikola Tesla se retrouve également dans l’industrie, avec différentes machines-outils, dans l’électroménager ou encore dans les génératrices des éoliennes. Aujourd’hui, en alliant puissance, élégance et écologie, les véhicules de la marque Tesla Motors ramènent le nom de l’inventeur sur le devant de la scène.

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«L’énergie solaire devient de moins en moins chère à produire»

Texte Alexandre Babin Photo Guillaume Mégevand

Avec une centrale photovoltaïque innovante, la patinoire des Vergers consomme l’énergie solaire produite directement sur son toit. Un an après son inauguration, Olivier Balsiger, responsable des projets énergies de la ville, évoque cette nouvelle tendance de l’autoconsommation. VIVE LA VIE Après une année d’exploitation, quel bilan tirez-vous de cette centrale photovoltaïque située sur le toit de la patinoire des Vergers? OLIVIER BALSIGER Le bilan s’avère très positif. Selon nos données, les 1640 m2 de panneaux photovoltaïques produisent annuellement quelque 280 000 kWh. Ce qui équivaut à la consommation annuelle d’environ 90 ménages. Ces performances correspondent à nos prévisions initiales. Et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les piques de production n’ont pas été atteints durant la canicule, mais plutôt durant les mois de mai et juin. Cela peut sembler paradoxal, mais la chaleur diminue l’efficacité de ces panneaux solaires de type «cristallin».

En quoi cette centrale photovoltaïque se distingue-t-elle des autres installations? 82% de l’énergie produite sont directement utilisés par la patinoire et le reste du complexe sportif. D’habitude, l’énergie produite par une centrale photovoltaïque est injectée dans le réseau, car la production d’énergie solaire n’est pas souvent synchronisée avec la consommation du bâtiment sur lequel la centrale est installée. D’un point de vue technique, notre installation est très similaire aux centrales classiques. La différence réside dans son système de connexion entre les panneaux solaires et le réseau du bâtiment. Et lorsque la production électrique dépasse les besoins de la patinoire, nous avons la possibilité de vendre l’excédent à SIG. Il faut savoir que la patinoire est le plus gros consommateur d’énergie parmi les bâtiments et équipements communaux, notamment en raison des compresseurs utilisés pour la production de glace.

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Pourquoi avoir choisi un système d’autoconsommation? Le déploiement d’installations solaires sur les toitures des bâtiments communaux s’inscrit dans la politique énergétique poursuivie par la Ville de Meyrin. En parallèle, la commune achète également du courant écologique Vitale Vert pour bon nombre de ses bâtiments et équipements. Le choix du modèle de l’autoconsommation constitue la suite logique à ces deux démarches environnementales. Par ailleurs, le projet est économiquement viable. Selon nos estimations, l’investissement initial, qui s’élève à 520 000 francs, sera rentabilisé dans environ 12 ans. En considérant également l’énergie grise (l’énergie nécessaire à la construction du dispositif, ndlr), évaluée à l’équivalent d’une année de production, nous sommes convaincus de la rentabilité financière de l’installation, étant donné que sa durée de vie est de l’ordre de trente ans. Et cette centrale photovoltaïque permet de montrer à la population notre engagement en faveur de l’environnement. Nous faisons ainsi preuve de cohérence écologique dans une zone qui verra prochainement s’achever le chantier de l’écoquartier des Vergers, dont les immeubles, qui répondront aux normes du label MINERGIE-A, produiront autant d’énergie qu’ils en consommeront.


BIO EXPRESS Olivier Balsiger, 38 ans

© GlobalVision

Né à Meyrin, Olivier Balsiger a obtenu son diplôme d’ingénieur à la HES-SO avant de décrocher un Master en microtechnique à l’EPFL en 2002. Il occupe aujourd’hui le poste de responsable des projets énergies à la commune de Meyrin. Auparavant, il a notamment été chef de projet au sein de SunTechnics Fabrisolar, une entreprise d’installation de panneaux solaires. Il a également travaillé pour un bureau d’ingénieurs spécialisé dans la gestion d’énergie dans les bâtiments. Marié et père de deux enfants, Olivier Balsiger affectionne les sports de montagne et le vélo.

Plus de 1’600 m2 de panneaux photovoltaïques recouvrent le toit de la patinoire de Meyrin

L’autoconsommation va donc devenir un modèle? Oui, car cette solution devient de plus en plus avantageuse pour les communes et entreprises qui souhaitent réaliser des économies tout en produisant une énergie propre. Avec les progrès technologiques, il devient de moins en moins cher de produire du courant d’origine solaire. A l’opposé, la rentabilité d’un système basé sur l’autoconsommation dépend du prix auquel on achète le courant consommé de façon traditionnel: plus le courant traditionnel augmente, et plus l’autoconsommation devient intéressante. Et en ce qui concerne les particuliers? De nombreux ménages pratiquent déjà l’autoconsommation à travers des installations solaires thermiques. Et dans un futur proche, des onduleurs «intelligents» per-

mettront de synchroniser la consommation avec la production d’énergie. Concrètement, ils pourront par exemple enclencher le lave-vaisselle ou la pompe à chaleur d’un ménage au moment où l’énergie est produite de manière importante, lorsque le soleil se manifeste fortement. Cette évolution se retrouve également dans les mécanismes de rétribution du courant solaire photovoltaïque. Les petites installations dédiées aux maisons individuelles se voient maintenant octroyer une subvention unique lors de la construction de l’installation.

ensemble avant d’opter pour ce modèle d’autoconsommation. De plus, dans l’optique de promouvoir l’usage d’énergies renouvelables, SIG rachète l’électricité refoulée sur le réseau à prix coûtant. Au-delà de cette collaboration technique et de cet accord financier avec SIG, nous avons également reçu une subvention d’un montant de 65 000 francs de la part de l’Office cantonal de l’énergie au titre de projet pilote.

Justement, quel a été le rôle de SIG dans ce projet? Nous avons consulté SIG durant les premières étapes du projet afin de mettre en place le mécanisme nécessaire à l’achat de notre excédent d’électricité. Nous avons considéré plusieurs options

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Une électricité écologique et locale Depuis près d’un siècle, le barrage francosuisse de Chancy-Pougny fournit plus de 8% de l’électricité consommée à Genève. L’ouvrage a reçu la prestigieuse certification naturemade star pour son respect environnemental.

Texte Thomas Pfefferlé Photos SIG

Roland Oswald, responsable de l’exploitation

Dans le tumulte du Rhône, bâti sur la frontière franco-suisse, le barrage de Chancy-Pougny absorbe les 350 000 litres d’eau qui se déversent chaque seconde dans ses turbines. Sur le site, exploité par la Société des Forces Motrices de ChancyPougny, dont SIG et la Compagnie Nationale du Rhône sont actionnaires, une vingtaine de techniciens s’activent en continu pour assurer le bon fonctionnement de l’ouvrage. «En cas d’intempéries et de modifications du débit, il faut pouvoir réagir rapidement pour éviter d’éventuels accidents, explique Roland Oswald, responsable de l’exploitation. Nous dépendons également du barrage de Verbois, situé en amont sur le Rhône, et devons nous adapter au débit qu’il génère en fonction de son activité.» En se promenant à proximité du site, impossible de passer à côté d’une longue «échelle d’eau», construite le long de la berge française et constituée d’une soixantaine de bassins en béton qui remontent le cours du fleuve. Cette passe à poissons, construite récemment, permet de rétablir la migration du plus grand nombre d’espèces poissonnières. Ainsi, truites, chevaines et autres barbeaux peuvent remonter le cours du Rhône lors des migrations. Construire une passe à poissons est une chose, faire en sorte que les espèces aquatiques l’empruntent en est une autre. «Pour aider les poissons à trouver l’entrée de leur échelle d’eau, un débit d’attrait est ajouté à celui du Rhône au bas de la passe à l’aide d’un système de pompage. Les poissons, sensibles à cette différence de courant,

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sont ainsi attirés au bon endroit pour ensuite remonter la passe, précise Roland Oswald. Par ailleurs, l’eau du débit d’attrait est utilisée pour la production d’énergie électrique.»

Castors tranquilles Cet impressionnant dispositif reflète la volonté de la Société des Forces Motrices de Chancy-Pougny de préserver au mieux l’environnement dans lequel l’ouvrage hydraulique est implanté. Un suivi mené entre 2013 et 2014 par le bureau Corealis, avec la collaboration de la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève, a montré que plus de 3000 spécimens, qui représentent une douzaine d’espèces différentes, ont emprunté cette «échelle». Bien que l’on ne connaisse pas encore parfaitement la biologie du Rhône, ces résultats sont encourageants. Afin de démontrer le bon fonctionnement de la passe, un système automatique de suivi des poissons par caméra immergée est en cours d’installation. En service 24h sur 24h, il permettra d’obtenir des données plus précises.


Le barrage de ChancyPougny est le plus grand ouvrage du pays à avoir obtenu le label naturemade star, qui distingue l’électricité produite de manière écologique

© Etat de Genève, Olivier Zimmermann

Chiffres clés 8%: part de l’électricité produite par le barrage de Chancy-Pougny consommée à Genève. Soit l’équivalent de la consommation annuelle de 65 000 ménages genevois

3 000 poissons ou plus franchissent le barrage en un an grâce à la construction de la passe En fonctionnement depuis 90 ans 180 MCHF: coût de la rénovation complète de l’aménagement sur 20 ans

© SIG

25%: part de l’électricité produite par les barrages de Chancy-Pougny, du Seujet et de Verbois consommée à Genève

DR

La nouvelle passe à poissons construite sur le site s’inscrit dans la stratégie écologique de la SFMCP

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Roland Oswald devant une des nouvelles turbines installées fin 2014

Le label de qualité

L’ouvrage produit plus de 8% de l’électricité consommée à Genève

Ce label permet de donner confiance aux consommateurs quant à l’énergie qu’ils utilisent. Plus précisément, cette certification garantit la qualité et le respect environnemental des infrastructures de production énergétique et de l’énergie qui y est générée. Grâce à des contrôles annuels, le label naturemade star garantit au consommateur qu’il reçoit et utilise l’énergie qu’il a choisie, soit une énergie propre, produite à partir de sources 100% locales et 100% renouvelables.

© Jay Louvion

Elle contribue aussi à alimenter deux fonds qui financent des travaux de préservation de l’environnement dans le canton et le développement d’innovations technologiques. Lors de la rénovation de l’ouvrage, on s’est également préoccupés d’autres habitants de la région: les castors. «Un spécialiste de cette espèce nous a d’ailleurs conseillés pour aménager les alentours du site afin de ne pas gêner les déplacements de ces animaux», commente le responsable de l’exploitation. Par ailleurs, une dizaine d’arbres fruitiers ont été plantés sur le talus qui surplombe le Rhône.

L’électricité produite sur le site franco-suisse est ensuite redistribuée à Genève par SIG

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Ces efforts en matière de respect environnemental ont permis à l’ouvrage d’être certifié naturemade star fin 2014. Un label qui distingue l’électricité produite de manière particulièrement respectueuse de l’environnement et provenant de sources 100% renouvelables (hydraulique, photovoltaïque..., ndlr). Ainsi, le site de Chancy Pougny est le plus grand ouvrage du pays à avoir reçu ce label. Cette distinction permet aujourd’hui à SIG d’inclure l’électricité qui y est produite dans sa gamme Electricité Vitale Vert. Cette énergie est donc garantie sur le plan écologique en étant 100% locale, tout en présentant un excellent bilan carbone.

Turbines flambant neuves Outre ces aménagements, construits dans le but de préserver la faune et la flore environnantes, d’importants travaux de rénovation ont également été entrepris afin d’améliorer l’efficience de l’ouvrage. A la fin 2014, quatre des cinq groupes de production étaient remplacés. D’ici à 2017-2018, le cinquième groupe sera aussi rénové, ce qui permettra d’atteindre une production annuelle d’environ 245 GWh, soit 8,3% de la consommation du canton. Actuellement, d’autres travaux sont effectués sur le site afin de respecter les dernières normes parasismiques en vigueur. Construit dans les années 1920 par le groupe Schneider Electric afin d’alimenter les usines métallurgiques françaises du Creusot, une commune située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne, le barrage de Chancy-Pougny permet aujourd’hui d’alimenter 65 000 ménages en électricité. www.sfmcp.ch


© Andrey Gegedyush/123rf

Texte Séverine Géroudet

Les conseils pour cultiver le châtaignier Privilégier le plant au semis. Avec le semis, l’arbre devra attendre l’âge de 20 ou 25 ans avant de fructifier, alors qu’avec un plant, cela ne prendra que cinq ans, ou même moins. Le châtaignier se plante de novembre à mars, afin qu’il commence à s’enraciner avant le printemps. Choisir de préférence un emplacement ensoleillé. Le sol doit être sans calcaire et résolument acide. Le châtaignier peut pousser dans un sol qui contient du calcaire, mais sa croissance sera moins bonne et il risque de développer plus facilement des maladies. Le terrain doit être profond et bien drainé. Le châtaignier apprécie les pentes. Un châtaignier peut atteindre jusqu’à 30 m de hauteur, il faut donc prévoir la place adéquate. Un espace de 8 à 10 m est nécessaire entre chaque arbre. Entretien: bien arroser après la plantation et veiller à ce que l’arbre ne manque jamais d’eau la première année. Les années suivantes, il faut continuer à arroser, surtout en fin d’été, afin d’obtenir des fruits les plus gros possibles.

«Chauds les marrons!» A travers les siècles, le châtaignier a toujours été apprécié pour ses fruits comestibles et son bois imperméable. Robuste, l’arbre prolifère dans la région genevoise, malgré un sol qui ne lui convient pas.

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ès l’arrivée de la grisaille et du froid, l’odeur des marrons grillés envahit les rues de Genève. «Malgré leur appellation, il ne faut pas confondre ces marrons avec les fruits du marronnier, qui ne sont pas du tout comestibles, indique Jean-Marie Robert-Nicoud, jardinier arboriculteur au Conservatoire et Jardin botaniques de la ville de Genève. Il s’agit bien de châtaignes.» Le terme «marron» désigne en effet une variété de châtaignes dont la bogue – cette coque épineuse – ne renferme qu’une seule et grande graine, alors que les autres abritent généralement entre deux et trois petites graines.

A la fois arbre fruitier et arbre forestier, le châtaignier peut atteindre jusqu’à 30 m de hauteur et vivre des centaines d’années. «En Suisse, c’est au Tessin que le châtaignier est indigène, poursuit Jean-Marie Robert-Nicoud. Il s’est acclimaté ailleurs dans le pays, mais il lui faut des terrains dépourvus de calcaire, or les terres genevoises en sont truffées.» Intoxiqués par le calcaire, les châtaigniers genevois sont donc généralement de petite taille, mais quelques beaux spécimens peuvent être observés au domaine du Château des bois à Satigny, dans la campagne de Mont-Riant au Grand-Saconnex et, bien entendu, au Jardin botanique.

Marrons glacés, purée de marrons et autres gourmandises dérivées sont donc bien issues du châtaignier. On utilise par ailleurs la châtaigne en farine ou pour la préparation de la bière. Au cours de l’histoire, les vertus nourrissantes de ce fruit – qui alimentait les populations pauvres ainsi que les cochons – ont valu plusieurs sobriquets au châtaignier, tels qu’«arbre à pain» ou «arbre à saucisses». Très prisé également, son bois imperméable et élastique est beaucoup utilisé en ébénisterie, menuiserie et petite charpente et son écorce sert au tannage des peaux.

C’est au printemps que l’on peut observer l’arbre en fleurs. Dès avril, de gros chatons jaunes apparaissent dans le feuillage de l’arbre, et ils se transforment en grappes de petites fleurs blanches en mai et juin. Leur arôme est d’ailleurs très apprécié des abeilles. «Les fruits arrivent à maturité en octobre et novembre, indique l’arboriculteur. La récolte s’effectue lorsque les bogues sont tombées au sol et se fendent. Mais attention, il faut arriver avant les sangliers!» Dans le canton, on peut récolter des châtaignes dans le bois de Versoix ou la forêt de Vernier. On peut ensuite les consommer sans inquiétude, après les avoir fait griller.

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Genève, laboratoire de l’économie collaborative L’association Quartiers Collaboratifs, fondée il y a un an, s’efforce de repenser le fonctionnement social et économique de la région.

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i tout le monde s’impliquait, même localement, pour faire évoluer le système, la majorité des problèmes sociaux et économiques seraient rapidement résolus, lance Jean Rossiaud, docteur en sociologie politique et cofondateur de l’association genevoise Quartiers Collaboratifs. La jeune génération recherche actuellement un nouveau mode de fonctionnement social, davantage axé sur la collaboration et le partage. Avec notre association, nous voulons favoriser le développement de ce paradigme.»

Texte Thomas Pfefferlé Photos Guillaume Mégevand

Instaurer un nouveau système social et économique basé sur le partage et l’entraide constitue un vaste projet. Jean Rossiaud et les quelque 40 personnes qui gravitent autour de la jeune association en sont conscients. «Nous travaillons constamment dans une certaine tension entre nos moyens d’action, très locaux, et nos objectifs qui, sur le long terme, se situent sur une échelle globale.» Concrètement, pour mener à bien son projet, Quartiers Collaboratifs veut dans un premier temps aider les habitants de la région genevoise à mieux comprendre le potentiel social de leurs quartiers. Pour cela, l’association répertorie les initiatives collaboratives qui existent déjà dans les différentes parties de la ville, telles que potagers urbains, systèmes d’échanges et de prêts d’objets entre voisins ou encore FabLabs, ces nouveaux laboratoires communautaires dans lesquels chacun peut se rendre pour développer un projet personnel ou réparer un objet complexe en bénéficiant de matériel et de conseils. Objectif: les rendre plus visibles, les cartographier et favoriser ainsi les synergies entre leurs acteurs. Vendre sans profit Encore à l’état de jeune pousse aujourd’hui, l’association, qui s’inspire des tendances du partage 2.0, aspire à transformer la ville en «logiciel en libre accès». Sa Genève idéale: des FabLabs dans chaque quartier et des supermarchés «gratuits». «Nous projetons de créer des magasins dans lesquels les

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habitants pourraient apporter des objets qu’ils n’utilisent plus afin que chacun puisse se servir librement, avant de les rapporter une fois utilisés.» Une idée proche des fameuses boîtes à échange lancées par Dan Acher à Genève. Côté énergie, Quartiers Collaboratifs esquisse également des plans dans le but de favoriser la transition vers un avenir plus vert et davantage solidaire. «Si l’on considère la problématique énergétique du parc immobilier genevois, on constate aujourd’hui qu’un certain poids pèse sur les propriétaires, qui doivent investir massivement s’ils veulent rendre leurs immeubles plus respectueux de l’environnement. Et le très lent retour sur investissement de ce type de travaux n’aide pas à motiver cette décision. Il semblerait plus logique de mettre en place un système de partenariat public-collectif, dans lequel les locataires participeraient également aux efforts et aux bénéfices en matière d’écologie. Par ailleurs, des fonds publics doivent bien entendu soutenir davantage ces démarches, car elles profitent à la collectivité.»

Durant les années 2000, Jean Rossiaud s’est rendu à Porto Alegre et à Florianópolis, dans le sud du Brésil, pour y mener différents travaux de recherche sociologique. Durant cette expérience, il a pu étudier de près les systèmes de budget participatif, toujours en vigueur aujourd’hui. En terres genevoises, Jean Rossiaud a également travaillé en tant que sociologue à la mise en place des Unités d’action communautaire, des structures déployées par la Ville pour stimuler le lien social et améliorer la qualité de vie dans les quartiers en impliquant les habitants.


Les trois initiatives durables de Quartiers Collaboratifs Améliorer

la visibilité des initiatives collaboratives de Genève pour développer des synergies entre leurs acteurs

Dynamiser

le tissu industriel local en favorisant le crédit mutuel entre les entreprises de la région francogenevoise

Jean Rossiaud et Fabienne Knapp, consultante et active dans les milieux écologistes, cofondateurs de Quartiers Collaboratifs

Une nouvelle monnaie L’équipe de Quartiers Collaboratifs compte également contribuer à dynamiser le tissu industriel local en favorisant le crédit mutuel entre les entreprises de la région francogenevoise. Comment? Avec le léman, cette nouvelle monnaie, dont Jean Rossiaud est l’un des instigateurs, et pour laquelle Quartiers Collaboratifs joue les ambassadeurs. «Un peu comme le wir, une monnaie utilisée par environ 60 000 entreprises en Suisse alémanique, le léman permettra à une société en manque de liquidités d’obtenir une aide matérielle concrète de la part d’une autre entreprise.» Le léman est également destiné aux particuliers et aux consommateurs, en leur permettant d’acheter à des prix avantageux des produits au sein d’entreprises locales, dont la responsabilité sociale et environne-

mentale est certifiée. Cette nouvelle monnaie a été mise en circulation durant Alternatiba, le festival des initiatives locales pour le climat qui s’est tenu à Plainpalais du 18 au 20 septembre dernier autour de la plaine de Plainpalais. Pour l’occasion, Quartiers Collaboratifs a tenu un stand et organisé plusieurs débats et conférences sur les thèmes de l’économie collaborative et de la monnaie.

Repenser

la ville afin que les habitants puissent se réapproprier les espaces publics et développer un système d’économie collaborative

«Cette manifestation s’est beaucoup développée durant ces dernières années. Plus de 60 Alternatiba ont eu lieu aujourd’hui dans toute l’Europe, en vue de sensibiliser l’opinion publique à la Conférence sur le Climat qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochain.» Le rendez-vous est donc pris. www.quartiers-collaboratifs.ch

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éVéNEMENT

La Cité des métiers s’expose Cet automne, la Cité des métiers fait son show avec une exposition organisée par la Communauté genevoise d’action syndicale, l’association Cité des métiers et l’Union des associations patronales genevoises. A Palexpo, sur 30 000 m2, 200 stands interactifs accueilleront étudiants, parents, professeurs et professionnels pour la plus grande exposition de métiers du pays. «Nous organisons cet événement tous les trois ans, rappelle Nicolas Aune, président de l’association Cité des métiers. Pour l’édition de cette année, nous proposons plusieurs nouveautés comme des concours professionnels de niveau national qui se dérouleront sur place, notamment le championnat suisse des boulangers-confiseurs-pâtissiers, ou encore une application mobile pour préparer sa visite et échanger ses coordonnées avec les exposants.»

Textes Thomas Pfefferlé

Au total, sept pôles de formation seront représentés: les arts appliqués, le commerce, la construction, la nature et l’environnement, la santé et le social, les services de l’hôtellerie et de la restauration ainsi que les métiers techniques. Ainsi, les 80 000 visiteurs attendus pourront découvrir les différentes filières de formation de la quasi-totalité des secteurs professionnels.

tique, domaine également représenté cette année. Le public pourra aussi observer plusieurs démonstrations de métiers effectuées par des apprentis ou des professionnels pendant l’exposition. «Et cette année, pour l’inauguration, nous nous réjouissons d’accueillir le directeur de l’ONU, Michael Moeller. Car nous avons comme invité d’honneur la Genève Internationale, dont 80 000 emplois genevois dépendent, rappelle Nicolas Aune. A l’occasion du bicentenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération suisse, l’exposition nous permettra de mieux faire connaître les ONG, OIG et multinationales implantées dans notre canton.» Et pour diversifier encore davantage son programme, l’exposition prévoit différentes animations sur l’Agora, la grande scène de l’événement, telles que défilés de mode, concerts mais aussi tables rondes. SIG présentera ses apprentissages sur le stand 6631. Diverses animations pratiques permettront aux jeunes de se familiariser avec les métiers cœur de SIG et de repartir avec un joli souvenir!

Les Hautes écoles et les collectivités publiques seront également présentes. On profitera par ailleurs de visiter plusieurs stands qui présenteront des programmes de formation continue pour les professionnels déjà actifs et de s’informer sur les différentes filières en informa-

p résen ten t

mardi, mercredi, jeudi, samedi: 9h-18h | vendredi ->20h | dimanche ->17h | entrée libre

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© SIG

ir ! l’aven ciblez

Palexpo Du 3 au 8 novembre De 9h à 18h Nocturne jusqu’à 20h le vendredi 6 Entrée libre www.cite-metiers.ch


sur internet et application smartphone.

Inscription gratuite sur

AUTOMNALES PALEXPO

Rendez-vous du 13 au 22 novembre sur le stand SIG n° H44 pour découvrir l’électricité 100% écologique et 100% locale, déjà choisie par plus de 60 000 Genevois! • • •

BON pour un sac en toile A échanger sur le stand n° h44 aux Automnales *Dans la limite des stocks disponibles. Limité à 1 sac par personne

Informez-vous sur l’énergie solaire et hydraulique écologique à Genève. Découvrez les projets environnementaux et d’innovations soutenus par Vitale Vert. Jouez et repartez avec une photo souvenir, tous cheveux dressés!

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illuminations de noël

Comme chaque fin d’année, de décembre à janvier, Genève s’illumine de toutes parts. Organisées par la Ville de Genève, en collaboration avec SIG, les Illuminations de Noël et Geneva Lux font briller la cité de Calvin de mille feux pour les Fêtes. «Pour cette deuxième édition de Geneva Lux, les habitants pourront apprécier huit œuvres réalisées par différents artistes de France, d’Espagne, d’Allemagne et de Suisse, précise Anne-Claude Steiner Mellot, collaboratrice personnelle à la Ville de Genève. La Haute Ecole d’art et de design participe également à l’événement avec une œuvre élaborée par ses étudiants.» Au total, pour les Illuminations de Noël, plus de 14 km de guirlandes LED alimentées par Electricité Vitale Vert sont déployées dans le centre-ville de Genève. Une équipe de près de 50 professionnels, formée par la Ville et SIG, se charge de l’installation du dispositif. Pour connaître les emplacements des différentes œuvres de Geneva Lux, rendez-vous sur www.genevalux.ch (consultable dès le 5 décembre).

PHOTO : MICHEL DJAOUI

Genève s’illumine en Vitale Vert

SIG apporte toute son énergie aux illuminations de Noël et au festival Geneva Lux SIG, partenaire du festival Geneva Lux, remercie la Ville de Genève d’avoir choisi Electricité Vitale Vert, une énergie 100% locale et écologique.

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«En devenant parent, on réalise à quel point la vie est précieuse» Entraîneur du Genève-Servette Hockey Club depuis près de quinze ans, Chris McSorley livre ses impressions sur la nouvelle saison. Compétitif dans l’âme, l’homme n’oublie pas pour autant de défendre une noble cause, celle du don d’organes, en impliquant ses joueurs.

© Lafargue Photos Sports

Interview Guillaume Martin

VIVE LA VIE:

saison?

Comment abordez-vous cette nouvelle

CHRIS MC SORLEY: Avec

beaucoup d’optimisme! Notre équipe a les capacités de mettre en difficulté les meilleures équipes de la NLA. Par ailleurs, tous nos joueurs sont en bonne forme physique et ne souffrent d’aucune blessure. Comment s’est déroulée la préparation pour cette saison? Sincèrement, la préparation n’a jamais été aussi bonne. Dès cet été, tous les joueurs se sont entraînés à fond sous l’œil attentif de notre préparateur Mathieu Degrange. La condition physique de l’équipe est excellente et le niveau de jeu de cet hiver sera à la hauteur. Personnellement, je n’ai jamais vu une équipe s’impliquer aussi activement et sérieusement dans l’entraînement physique, surtout en s’y prenant très à l’avance. En plus, pour des hockeyeurs, la préparation estivale n’est pas forcément la partie la plus intéressante car ils ont plutôt hâte de retrouver la glace. Mais notre équipe fait preuve d’un grand professionnalisme sur ce point. Vous vous engagez en faveur du don d’organes, pourquoi défendre cette cause? En devenant mari et père, on réalise à quel point la vie est précieuse. J’estime que perdre un proche à cause d’un manque ou d’une défaillance dans le système de don d’organes constitue une épreuve terrible que l’on ne devrait pas avoir à traverser. C’est pourquoi nous avons décidé de nous impliquer, le club et les joueurs, pour défendre cette cause. Il faut savoir que la Suisse souffre d’une pénurie d’organes et de donneurs. Sensibiliser l’opinion publique à ce problème s’avère donc essentiel.

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Comment faites-vous pour promouvoir le don d’organes à travers l’équipe? En tant qu’équipe connue et médiatisée, nous contribuons à faire passer le message quant à l’importance de devenir donneur. D’ailleurs, la plupart de nos joueurs le sont. Nous soutenons également les HUG dans leurs démarches et actions de sensibilisation depuis plusieurs années. Cet été par exemple, plusieurs de nos joueurs et certains membres de notre staff technique ont participé au Maradon, une manifestation organisée par les HUG dans le but de sensibiliser le public à ces enjeux. A long terme, notre objectif consiste également à montrer l’exemple aux autres équipes du championnat et à les impliquer à leur tour. Le développement durable est une autre cause que vous défendez, avec le soutien de SIG. SIG nous accompagne et nous soutient depuis nos débuts en NLA. Nous sommes par ailleurs très heureux de pouvoir compter sur un partenaire qui s’engage en faveur du développement durable. Avec l’équipe, nous participons également à plusieurs événements tels que les Journées Eau de Genève, destinées à valoriser l’eau du robinet et à éviter le gaspillage et l’accumulation de déchets avec les bouteilles en PET. Ces journées sont aussi l’occasion d’entretenir la proximité entre les joueurs et le public. Nous avons également organisé la «Green Night» au début de l’année en collaboration avec SIG, dont l’objectif était de sensibiliser le public aux enjeux du développement durable. Pour l’occasion, tous les joueurs portaient un maillot vert lors d’un derby contre Fribourg-Gottéron. En outre, tous les gobelets présents dans les points de vente de la patinoire sont réutilisables, ce qui permet de réduire considérablement les déchets.


La force hydraulique Lorsqu’elle est en mouvement, l’eau possède une force que l’on appelle «force hydraulique». Des barrages sont construits pour la canaliser et produire de l’électricité dans une centrale hydraulique.

LA PASSE À POISSONS

LA CENTRALE HYDROÉLECTRIQUE Elle est située au niveau du barrage. Elle exploite une faible chute mais une grande quantité d’eau (débit) pour produire de l’électricité toute l’année. L’eau qui s’accumule en amont du barrage forme un lac de retenue.

Elle permet aux poissons de franchir le barrage. Cela ressemble à une sorte d’escalier constitué d’une succession de bassins.

LES VANNES Elles permettent de régler le niveau de l’eau et d’évacuer les eaux en cas de crue.

LE DÉGRILLAGE

LA TURBINE

Des grilles bloquent le bois et les déchets qui risqueraient d’abîmer la centrale.

Installée dans le passage de l’eau, elle entraîne l’alternateur.

LE TRANSFORMATEUR

SIG propose des animations pédagogiques sur les thèmes des écogestes, de l’eau et de l’énergie aux élèves du canton de Genève à partir de la 6e primaire. www.sig-ge.ch/pedagogie Des visites des sites SIG (Jet d’eau, barrage de Verbois, Pavillon énergie…) sont également organisées VIVE LA VIE automne 2015  15 e pour les écoles dès la 6 primaire. Inscription sur www.sig-ge.ch/visites

Infographie extraite de la brochure À la découverte de l’eau (illustrateur F. Estimbre), réalisée par Éditions spéciales Play Bac pour SIG, 2012.

L’ALTERNATEUR


à la rencontre d’un client

«S’impliquer dans le développement durable, c’est une évidence»

réalise

Textes Thomas Pfefferlé

A la tête de l’entreprise Réalise, Christophe Dunand contribue à dynamiser le tissu économique local tout en s’engageant activement en faveur de l’environnement.

Créée à Genève en 1984, la société Réalise propose une approche aussi intelligente que solidaire pour développer l’économie de la région genevoise. En identifiant puis en formant des collaborateurs qui passent souvent inaperçus aux yeux des entreprises, Réalise a su mettre en place un système gagnant-gagnant au sein duquel des employés sans qualifications reconnues acquièrent sur le terrain les connaissances et le savoir-faire qui leur permettent de faire évoluer leur carrière. «Nous sommes actifs dans quatre secteurs en main-d’œuvre: l’industrie, notamment l’horlogerie, la logistique, le jardinage et les entretiens extérieurs, et enfin le nettoyage et la blanchisserie, indique Christophe Dunand, directeur général de Réalise. Notre démarche consiste à repérer des personnes compétentes mais sans diplômes ou certifications, pour les former dans nos équipes avant de les placer dans d’autres entreprises. Après plusieurs mois, nos collaborateurs en formation peuvent intégrer les sociétés de la région, actives dans ces domaines d’activité.» Dans ses locaux, Réalise dispose par exemple d’un atelier d’horlogerie pour former des opérateurs

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ainsi que d’infrastructures de logistique pour former des livreurs et des magasiniers. Si l’engagement sociétal de l’entreprise s’avère évident, le système mis en place par Réalise se base également sur les valeurs du développement durable. «A nos yeux, s’impliquer dans ce domaine est une évidence. Nos équipes actives dans le jardinage proposent la Charte des Jardins à nos clients, car elle favorise la biodiversité locale. Et dans le nettoyage, nos collaborateurs ont réduit de 90% l’utilisation de produits chimiques par rapport aux méthodes traditionnelles.» Par exemple, pour nettoyer les locaux de la Maison de la paix et ses quelque 50 000 m2, Réalise utilise principalement de l’eau ionisée qui n’a pas d’impact écologique. L’entreprise a par ailleurs opté pour l’Electricité Vitale Vert, fournie par SIG, depuis ses débuts. Des efforts qui ont permis à Réalise de remporter le prix cantonal du Développement durable en 2003. «Pour l’avenir, nous comptons également construire une centrale solaire photovoltaïque sur le toit de nos locaux», évoque Christophe Dunand. www.realise.ch


SERVICEs EN LIGNE

Du nouveau pour Activéco habitat • Accédez directement à la saisie d’index sur votre smartphone, depuis l’e-mail de notification que vous recevez • Consultez à tout moment la valeur estimée du bonus aux économies d’électricité dont vous bénéficierez, si vous avez réalisé des économies d’électricité* Pas encore inscrit? Vous pouvez désormais le faire directement depuis votre smartphone! Application disponible pour iOS et Android. Plus d’info sur www.sig-activeco.ch *Si vous parvenez à réduire votre consommation d’électricité d’au moins 4% par rapport à l’année précédente, vous bénéficiez d’une remise de 10% sur la part énergie de votre facture.

Les services en ligne utiles • Déménagement: annoncez votre déménagement par internet au moins 3 jours avant votre changement de domicile et économisez 10 CHF sur les frais de dossier* • Factures par e-mail: vos factures centralisées et accessibles 24h/24 dans votre espace privé, pensez-y! *Les frais de résiliation ainsi que les frais d’emménagement, d’un montant de 25,40 CHF chacun, sont ainsi ramenés à 15,40 CHF.

Plus d’info sur www.sig-ge.ch/infoespaceprive

éNERGIE

© SIG

De nouveaux coffrets gaz conçus par SIG Depuis mars, SIG met en place un nouveau type de coffrets gaz, des boîtiers qui permettent de réduire la pression du gaz entre le réseau de canalisations et les immeubles d’habitation. «Jusqu’à maintenant, on utilisait des coffrets enterrés, indique Jean-Luc Kursner, chargé de projet gaz au sein de SIG. Mais en les enterrant, on rencontre parfois des problèmes liés à l’eau, tels que gel ou encore infiltration.» Pour éviter ces éventuels désagréments, SIG priorise désormais l’utilisation de nouveaux coffrets, davantage accessibles et non enterrés. «Nous proposons cela pour les nouvelles constructions, en gérant la mise à l’enquête et les décisions qui suivent, mais aussi pour d’anciens bâtiments, lors de travaux de rénovation par exemple.» Par ailleurs, ces nouveaux modèles de coffrets hors-sols, plus esthétiques que les anciens commandés à Gaz de France, sont conçus par SIG et intégralement fabriqués en Suisse romande.

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C’est avec cette nouvelle tonalité authentique et de proximité que SIG a lancé sa dernière campagne de sensibilisation aux énergies propres. Une manière de renforcer son engagement pour les énergies renouvelables et l’environnement, que SIG défend depuis plus de quinze ans. Derrière la marque Vitale Vert, et au-delà des qualificatifs, se profile une authentique démarche énergétique qui vise à préserver l’environnement et le produit local. L’électricité Vitale Vert est faite à Genève, pour Genève.

Electricité Vitale Vert est aujourd’hui 100% écologique et 100% locale 100% écologique

car composée d’énergies solaire et hydraulique écologiques, certifiées Naturemade star, le label suisse le plus exigeant en matière de protection de l’environnement.

100% locale car produite grâce à plus de 600 installations solaires sur le canton,

et aux barrages du Seujet, de Vessy, et maintenant de Chancy-Pougny. Ce dernier ayant obtenu la certification Naturemade star à fin 2014, grâce à d’importants travaux de rénovation qui respectent des règles écologiques strictes, Electricité Vitale Vert a pu ainsi devenir 100% locale.

Des résultats concluants

+ 60 000 + 600 60 59

Genevois ont choisi Electricité Vitale Vert Installations solaires sur le canton Projets soutenus par le Fonds SIG Projets soutenus par le Fonds éco-électricité

Choisir Vitale Vert, ce n’est pas seulement choisir une énergie, c’est aussi contribuer concrètement au financement d’actions favorables à Genève et à notre environnement.

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Pour chaque kWh acheté, un centime est versé au Fonds éco-électricité qui finance des mesures pour améliorer l’environnement à Genève; et jusqu’à CHF 500 000.- par an au Fonds SIG qui soutient des projets d’innovation technologique dans le domaine des énergies vertes. www.sig-vitale.ch


Où bien manger A la fois cantine, café, épicerie fine et galerie d’exposition, l’enseigne OuBien Encore offre à sa clientèle une cuisine saine et locale. Un duo gagnant.

M Texte Leïla Hussein Photo Nicolas Righetti

urs couleur menthe à l’eau, lumières tamisées, plantes aromatiques en décoration sur les tables et musique douce en arrière-fond, chez OuBien Encore, l’ambiance se veut naturelle et détendue. «Nous voulions développer un concept qui nous ressemble, confient Delphine Rouvière et Claude Lazzaretti, fondateurs de l’établissement qui a ouvert ses portes en juin dernier dans le quartier de Plainpalais. Un lieu où les gens prennent le temps de se poser et de déguster des plats faits maison. Pour nous, il s’agit avant tout de partager un art de vivre.» La cuisine imaginée par Delphine Rouvière est uniquement élaborée avec des produits de la région. «La féra vient de chez Julien à Hermance, les légumes de chez Gallay, les œufs de la ferme du Lignon et le poulet de chez Vidonne à Carouge.» Du côté de l’épicerie fine, le concept est le même: les produits et boissons sont fabriqués par de petits artisans du canton. La confiture pêche-framboise de la Genevoise, la bière du père Jacob

ou encore la moutarde du Domaine des Oulaines sont ainsi fièrement exposés sur les étagères derrière la caisse. L’art de vivre des deux associés se découvre également sur les murs de l’arcade, où différentes œuvres d’artistes suisses sont exposées et mises en vente. L’établissement propose, aussi à l’emporter, des plats qui évoluent au gré des saisons et offrent un savant mélange entre produits du terroir et recettes méditerranéennes. A l’image de la «salade Quinoa», qui réunit légumes du jour, houmous, mozzarella, pesto vert et salade sauvage. Le tout servit sur une assiette en forme de chou ou de feuille de vigne. Et le souci du détail de Claude Lazzaretti et Delphine Rouvière ne s’arrête pas là. Ils font eux-mêmes germer leurs pousses de soja, utilisent un extracteur de jus pour presser les fruits «afin de conserver toutes les vitamines» et proposent également des plats sans gluten ni lactose, tels que la tarte au potimarron à la farine de châtaigne dont ils nous livrent la recette. Tarte au potimarron (pour 4 personnes) Ingrédients pâte à tarte Ingrédients garniture 1 potimarron salée sans gluten

100 g de farine de châtaigne 80 g de beurre froid coupé en cubes 1 œuf 1 pincée de gomme de xanthane (poudre liante, s’achète dans les magasins bios) une pincée de sel

1 gousse d’ail 2 c.a.s d’huile d’olive 2 c.a.s de pignons de pin 1 c.a.s de jus de citron jaune 200 ml de crème de soja 2 c.a.s de moutarde de Dijon 1 c.a.c d’herbes de Provence sel et poivre

1. Préparer la pâte à tarte en versant la farine, le beurre, l’œuf, la gomme de xanthane et le sel dans un récipient. Mélanger le tout. 2. Disposer la pâte en boule, recouvrir d’un linge et laisser reposer au réfrigérateur durant 30 minutes.

BIO EXPRESS

OUBIEN ENCORE Rue des Bains 61 1205 Genève 022 556 76 77

Delphine Rouvière Originaire de Provence, Delphine Rouvière, 39 ans, grandit auprès d’une grand-mère qui lui transmet sa passion pour la cuisine et la sensibilise à l’importance d’une alimentation saine et respectueuse de l’environnement. Après un diplôme en psychologie, elle exerce dans ce domaine durant plusieurs années en France avant de venir s’installer à Genève, où elle ouvre un restaurant du nom de OuBien. En 2013, elle fait la rencontre de Claude Lazzaretti. Ensemble, ils décident de se lancer dans une aventure écoresponsable. De là naît le restaurant OuBien Encore, inauguré en juin dernier.

3. Pour la garniture, couper le potimarron en fines tranches et émincer l’ail. Les faire revenir à feu vif dans une poêle avec l’huile d’olive jusqu’à ce que le potimarron soit légèrement doré. Ajouter les pignons et le jus de citron, cuire encore 1 à 2 minutes. 4. Etaler la pâte avec les doigts sur son papier cuisson dans un moule à tarte et la précuire au four 5 minutes à 180 degrés. 5. Dans un bol, mélanger la crème avec la moutarde et les herbes de Provence. Assaisonner. Etaler ce mélange sur le fond de tarte, répartir les tranches de potimarron et les pignons, puis parsemer d’un peu d’herbes de Provence. 6. Cuire à 180 degrés pendant 25 minutes. Servir accompagnée d’une salade mêlée.

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Dans la peau de hundertwasser

JUSQU’AU 10 JANVIER 2016 Quartier Libre SIG, Pont de la Machine

FESTIVAL TOUS éCRANS DU 6 AU 14 NOVEMBRE 2015 Théâtre Pitoëff

Depuis 1995, le Geneva International Film Festival Tous Ecrans propose de visiter les liens entre cinéma, télévision et création digitale. Au programme cette année: un jardin digital au sein duquel les visiteurs pourront s’immerger dans un univers fascinant. www.tous-ecrans.com

LES AUTOMNALES

DU 13 AU 22 NOVEMBRE 2015 Palexpo

SOS CLIMAT

28 NOVEMBRE 2015 Place des 22-Cantons

Marchons le 28 novembre ! coalition climat 21 suisse

romande

novembre CITé DES MéTIERS ET DE LA FORMATION DU 3 AU 8 NOVEMBRE 2015 Palexpo

La Cité des métiers fait son show avec une exposition sur 30 000 m2 et comprenant 200 stands interactifs dans les halles 5 et 6 de Palexpo. Métiers en action, formation continue, formations académiques, orientation, réorientation ou encore perfectionnement, l’univers de la formation et du travail ouvre ses portes! www.palexpo.ch

alliance climatique

suisse

Pour sensibiliser la population au changement climatique, une marche est organisée à l’occasion de la Journée mondiale d’action pour le climat. Rendez-vous à 13h30 à la Place des 22-Cantons, devant la gare Cornavin, pour marcher jusqu’à la place de Plainpalais, où des animations sont prévues dès 14h30. www.climat21.ch Pendant près de dix jours, Palexpo se mue en immense foire organisée pour les Genevois et leurs voisins. Plus de 135 000 visiteurs sont attendus dans les 450 stands. Santé et bien-être, habitat ou encore loisirs et voyages; chaque visiteur y trouvera son compte! Retrouvez SIG au stand n˚ H44. www.lesautomnales.ch

janvier BERGES DE VESSY

Du 20 janvier 2016 au 22 mai 2016 Route de Vessy 49

COURSE DE L’ESCALADE 4 ET 5 DECEMBRE 2015 Vieille-Ville

L’exposition Where will we go? pose un regard sur les conséquences pour l’homme de l’élévation du niveau des mers en illustrant de manière forte comment les changements climatiques affectent déjà de nombreux endroits où des gens vivent encore; le Groenland, Kiribati, Fiji, les atolls en PapouasieNouvelle Guinée, le Bangladesh, l’archipel de Guna Yala du Panama, en Angleterre et aux Etats-Unis. www.lesbergesdevessy.ch

ILLUMINATIONS DE NOËL 28 NOVEMBRE 2015 AU 5 JANVIER 2016 Centre-ville

5 NOVEMBRE 2015 Vieille-Ville

Chaque fin et début d’année, Genève s’illumine et brille de mille feux pour le plaisir des yeux, avec le soutien de SIG. Un demi-million d’ampoules LED et environ 14 km de guirlandes sont déployés sur des arbres et candélabres de la ville. A admirer avec sa moitié ou en famille, les illuminations de Noël ne manqueront pas de réchauffer les cœurs. www.ville-geneve.ch

Des Pères Noël complètement déjantés qui se jettent à l’eau en plein mois de décembre! Voilà ce que propose tous les ans la fameuse Coupe de Noël. Pour les givrés et les plus téméraires qui n’ont pas peur de se mouiller, la course propose un parcours d’environ 120 m dans le Léman depuis le Jardin anglais. SIG est partenaire de l’événement. www.coupedenoel.ch

décembre

ART EN VIEILLE-VILLE

La Vieille-Ville accueillera durant cette journée un public friand d’art. Les galeries et musées de la région dévoilent leurs plus belles œuvres. Antiquité du monde classique et du Proche-Orient, art moderne, contemporain ou décoratif mais aussi photographies, sculptures, tableaux et mobilier rare raviront les visiteurs. Portes ouvertes le 7 novembre. www.avv.ch

20 DÉCEMBRE 2015 Jardin anglais

n�re planète

Départ : Genève, place des 22 Cantons, 13 heures Infos parcours et animations : www.climat21.ch

L’art et la nature s’invitent à Quartier Libre SIG le temps de l’exposition consacrée à l’œuvre picturale et architecturale de l’artiste autrichien Hundertwasser. Découvrez l’univers coloré et enchanteur de ses créations visuelles. www.sig-quartierlibre.ch

COUPE DE NOËL

Devenue mythique à Genève depuis de nombreuses années, la Course de l’Escalade n’est plus à présenter. Avec du walking et nordic walking au programme, la course a étoffé son programme depuis plusieurs éditions déjà. Les épreuves traditionnelles se dérouleront comme d’habitude dans la Vieille-Ville. SIG est partenaire de l’événement. www.escalade.ch

Genève tourisme - LES AUTOMNALES- Visual07 - Climat21 - mirjana farkas - Coupe de noël - Kadir Van Lohuizen

octobre

Vive la Vie - Automne 2015  

Le magazine SIG du développement durable