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Printemps 2015

Le magazine SIG du développement durable

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Le Jardin aux 8000 espèces Le Jardin botanique de Genève s’apprête à conquérir le web p.10

Innovation

Du CO2 pour un avenir en vert

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Reportage

La coordination des chantiers


Se doucher malin

Editorial

Michel Balestra, Président du conseil d’administration

Christian Brunier, Directeur général

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Un projet de libéralisation inadapté Le conseil d’administration de SIG s’est positionné à l’unanimité contre le projet d’arrêté fédéral en consultation qui propose l’ouverture complète du marché de l’électricité à l’horizon 2018.

Automate à tomates

Ce refus n’est pas motivé par des considérations d’ordre idéologique, toutes les tendances politiques étant représentées au sein du Conseil, mais bien par une analyse de fond, qui prend en compte les intérêts de SIG et de ses clients. Ce qui pose problème, c’est la manière dont la libéralisation est prévue, et le marché sur lequel elle s’applique. Le marché des énergies est aujourd’hui profondément biaisé. Les diverses sources d’énergie n’y bénéficient pas de conditions équitables. Ainsi, certaines énergies sont largement favorisées (le charbon en Allemagne, par exemple, qui n’est pas soumis à une taxe suffisante sur le CO2) et peuvent être fournies à des prix très agressifs.

Située dans la commune de Lully, non loin de la rivière de l’Aire, l’exploitation maraîchère de la famille Jaquenoud innove avec l’«AuxTomates», un automate à tomates situé en pleine campagne genevoise. Ce distributeur, qui fonctionne comme les machines automatiques que l’on trouve dans les gares, permet aux promeneurs et autres amoureux de la nature de déguster les produits frais de l’entreprise familiale. En plus des tomates, spécialité des Jaquenoud, l’«AuxTomates» distribue également des fraises. Pour les maraîchers, cet appareil permet de répondre aux nombreuses demandes de vente directe reçues des promeneurs des environs. jaquenoudsa.ch et latomate.ch

Pour une entreprise comme SIG qui mise sur la qualité de l’énergie, et qui offre aux Genevois une électricité traçable, propre et renouvelable, une ouverture du marché dans ces conditions constituerait une épreuve sévère. Plus largement, c’est la production d’énergie hydraulique de la Suisse, première source d’approvisionnement, qui se verrait pénalisée, ce qui est un véritable non-sens. Nous souhaitons vous offrir une électricité de qualité, en toute transparence, dans le respect de l’environnement et à un prix restant compétitif. Le projet d’ouverture complète du marché, tel qu’il est présenté, va à l’encontre de cet objectif.

Editeur SIG Communication Case postale 2777 CH-1211 Genève 2 0844 800 808 www.sig-ge.ch Impression Imprimé sur du papier

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Cocoon, 100% recyclé. SRO-Kundig, Versoix Tirage 194 000 exemplaires Couverture Pierre-André Loizeau, Patrick Chatelan, Laurent Rami et Samuel Henchoz par Guillaume Mégevand

DR

IMPRESSUM Le magazine Vive la Vie paraît trois fois par an.

Amphiro, une start-up issue de l’EPFZ, a créé un appareil qui permet de suivre en temps réel sa consommation d’eau et d’énergie lorsque l’on prend une douche. En option, une application, qui va de pair avec le dernier dispositif développé par l’entreprise, permet de comparer ses données avec celles d’autres utilisateurs et de se fixer des objectifs de diminution de consommation. En sensibilisant les utilisateurs sur la quantité d’eau et d’énergie qu’ils utilisent, le système permettrait d’économiser 8500 litres d’eau potable et d’eaux usées ainsi que 440 kWh d’énergie par an et par ménage. www.amphiro.ch


Le nombre de poulaillers urbains communautaires à Genève. Ils ont vu le jour dans le cadre de l’initiative Cocorico, soutenue par la Ville de Genève, qui vise à réintroduire les poules dans l’espace urbain. Le principe: les habitants d’un quartier entretiennent à tour de rôle les poules et, en échange, ont le droit de ramasser les œufs. Parallèlement à Cocorico, plus d’une dizaine de projets privés sont en cours. www.ville-geneve.ch

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Nicolas Loubet

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Donner plutôt que jeter

ville de genève / mirjana farkas

Récemment créé par trois amis habitant Genève, le site keepinuse propose aux personnes qui veulent se débarrasser d’un objet quelconque d’en faire don à autrui. Bijoux, jouets, affaires de jardinage, antiquités ou encore matériel informatique sont à dénicher sur la plateforme romande. En donnant la possibilité à d’autres personnes de réutiliser des articles, le site Internet permet de les recycler et d’éviter le gaspillage inutile. Un bon moyen de concilier l’offre et la demande, et le tout gratuitement! www.keepinuse.ch

Recettes locales La Ville de Genève a publié un recueil de recettes à base de produits de la région à l’occasion de la Semaine du Goût 2014. L’ouvrage, intitulé «Des couleurs et des saveurs», rassemble 25 recettes proposées par des chefs de cuisine, de crèches et de restaurants scolaires. Pour les parents, le recueil constitue un outil pratique avec des recettes à base de produits locaux et de saison. Pour les enfants, ce livre est l’occasion de s’initier de manière ludique et colorée aux joies de la cuisine. L’ouvrage est téléchargeable sur www.ville-geneve.ch

Energie: une date, une invention En 1827, Benoît Fourneyron invente la première turbine hydraulique. Brillant élève dès son enfance, il intègre l’école avant l’âge légal et, à 15 ans, remplace régulièrement son professeur de mathématique lorsqu’il s’absente. Quelques années plus tard, son invention lui vaudra la gloire: l’Académie des sciences le couronne en 1834 et le roi lui décerne la légion d’honneur en 1839. La turbine hydraulique permet, à partir d’un flux d’eau, de produire de l’électricité grâce à son énergie mécanique. Aujourd’hui, cette méthode est encore largement utilisée, notamment avec les barrages.

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Du CO2 pour un avenir vert Et si demain nous nous chauffions de manière écologique grâce au CO2? C’est le postulat de deux étudiants de l’EPFL, soutenus par SIG et le bureau d’ingénierie Amstein & Walthert, qui expliquent comment ce gaz pourrait devenir une énergie d’avenir.

Texte Michaël Perruchoud Photo Guillaume Mégevand

Utiliser l’eau du Léman pour chauffer et rafraîchir des bâtiments est une technique écologique, innovante et efficace, développée par SIG, qui fonctionne déjà à Genève notamment dans le quartier des Nations. Il s’agit d’injecter l’eau du lac dans un réseau de canalisations, d’abaisser sa température et, au moyen d’une pompe à chaleur, de fournir ainsi la température souhaitée à des bâtiments entiers. Pour fournir une chaleur suffisante en utilisant de l’eau, il est cependant nécessaire d’utiliser de très grosses conduites. Dès lors, les travaux d’installation sont difficilement envisageables dans des quartiers très peuplés, situés à une distance importante du lac. C’est pourquoi la communauté scientifique réfléchit actuellement à l’utilisation d’une substance complémentaire à l’eau pour étendre ces réseaux de chauffage à l’ensemble des villes. Samuel Henchoz et Patrick Chatelan, chercheurs à l’EPFL, étudient depuis plusieurs mois dans les sous-sols de SIG le fonctionnement à échelle réduite d’un réseau rempli de CO2 mis sous pression et postulent qu’il pourrait se révéler un complément idéal à l’eau. Ils esquissent ainsi ce qui pourrait constituer un avenir plausible du chauffage et refroidissement à distance à Genève. Le tout, paradoxalement, sans émettre de CO2. VIVE LA VIE Comment

vous êtes-vous intéressés au CO2? PATRICK CHATELAN Le professeur Daniel Favrat a développé l’idée d’utiliser ce gaz dans des réseaux de chauffage et refroidissement à distance. Nous sommes en train de vérifier expérimentalement le fonctionnement d’un tel réseau. SAMUEL HENCHOZ Par ailleurs, on constate que le CO2 est déjà largement utilisé à des fins de réfrigération, notamment dans les supermarchés. La nouveauté consiste à employer ce CO2 dans des pompes à chaleur connectées au réseau afin de produire de la chaleur également.

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Actuellement, où en sont vos travaux? PATRICK CHATELAN Nous avons monté un banc d’essais qui nous permettra de vérifier les qualités du CO2 dans la production de froid et de chaleur. Nous testons ce réseau en conditions dites «réelles» afin de vérifier que les prédictions théoriques effectuées sont valables. Les tests de froid sont presque terminés, et si les résultats doivent encore être analysés avant d’être communiqués en détail, on peut d’ores et déjà dire qu’ils sont encourageants. Par ailleurs, la régulation du réseau que nous avons observé est relativement facile à effectuer. SAMUEL HENCHOZ Dans un deuxième temps, les questions seront d’ordre budgétaire. Les résultats et les perspectives d’utilisation du CO2 seront-ils considérés comme suffisamment probants pour que les tests se poursuivent? Nous avons bon espoir d’entamer bientôt le versant «chaud», en ajoutant une pompe à chaleur à notre banc d’essais, mais c’est aux investisseurs, à savoir l’EPFL, SIG et le bureau d’ingénierie A&W Genève, d’en décider.

Il nous faudra donc patienter avant de voir un tel réseau se déployer. SAMUEL HENCHOZ Là encore, il est difficile de donner une réponse définitive. Nos recherches sont avancées, nous apprenons jour après jour comment fonctionnerait concrètement un réseau de CO2. On peut imaginer qu’un projet pilote puisse voir le jour d’ici à 2020/2022. PATRICK CHATELAN Si le système que nous testons est considéré comme complémentaire aux projets tels que ceux initiés par SIG aux Nations ou dans le quartier de l’aéroport, il pourrait effectivement être adopté assez rapidement.


BIO EXPRESS Patrick Chatelan est né à Lausanne en 1990, où il obtient sa maturité fédérale en 2008. Après un séjour de cinq mois dans le Montana, il intègre l’EPFL et y obtient son Bachelor puis son Master dans la section de génie mécanique. Dans ce cadre, il s’oriente sur les questions énergétiques. Patrick a obtenu son diplôme d’ingénieur en génie mécanique en 2014. Samuel Henchoz est né à Morges en 1985. Après sa maturité, il obtient un diplôme d’ingénieur mécanicien à l’EPFL. Depuis, il travaille sur une thèse de doctorat, toujours à l’EPFL, dans le groupe pour l’intégration des procédés et systèmes énergétiques. Il est spécialisé dans l’étude des réseaux avancés de distribution de chaleur et de froid.

Patrick Chatelan et Samuel Henchoz, chercheurs à l’EPFL, étudient le rôle que le CO2 pourrait jouer dans le futur du chauffage à distance à Genève.

Et où pourrait-il voir le jour? SAMUEL HENCHOZ On imagine atteindre des quartiers à forte demande thermique et dont le sous-sol est encombré. Dans de telles conditions les conduites plus petites que permet le CO2 représentent un avantage notoire. Mais au stade actuel, il est encore trop tôt pour le dire. PATRICK CHATELAN Dans un premier temps, le déploiement se fera sans doute à l’échelle d’un ou deux immeubles. Une concrétisation de plus grande ampleur, dans un centre-ville par exemple, demandera plus de temps.

En matière de sécurité, l’utilisation d’un gaz sous pression est-elle vraiment une bonne option? SAMUEL HENCHOZ Le CO2 est un élément stable et déjà bien connu, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un gaz. Les questions de sécurité et les certifications qui en découlent sont au cœur du processus et de nos préoccupations. En pratique, on parle d’un réseau qui passerait dans le sous-sol d’un quartier urbain pour alimenter des immeubles d’habitation. S’il y avait le moindre doute concernant la sécurité, un tel projet n’irait pas plus loin.

L’utilisation du CO2 semble également surprenante en considérant les aspects écologiques. SAMUEL HENCHOZ D’abord, il faut comprendre que ce gaz est largement présent dans notre atmosphère. Ensuite, la quantité de CO2 nécessaire pour entretenir un réseau reste très faible. L’utiliser pour remplacer du mazout ou même du gaz naturel permet de réduire drastiquement ses émissions. Un réseau qui fonctionne au CO2, c’est paradoxalement moins de CO2 dans l’air.

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La coordination des chantiers Le sous-sol genevois abrite de nombreux câbles et tuyaux, notamment pour la distribution d’eau, de gaz et d’électricité. L’entretien et le développement de ce réseau complexe nécessitent une planification rigoureuse.

Texte Michaël Perruchoud Photos Guillaume Mégevand et SIG

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Genève, on compte plusieurs centaines de chantiers par an. L’Etat, les communes genevoises, les fournisseurs de télécoms, les TPG et SIG y sont très souvent impliqués, et parfois simultanément. Ces interventions, qui exaspèrent parfois la population, sont pourtant nécessaires pour entretenir et développer le réseau. Les chantiers sont avant tout des ouvrages d’intérêt public.

Au sein de SIG, l’eau, le gaz, l’électricité, mais aussi la fibre optique et les réseaux de chaleur et d’eaux usées peuvent être concernés par le même chantier. C’est dire le chaos qui pourrait naître d’une mauvaise concertation.

Réunir tous les intervenants Un chantier peut être ouvert lorsque des remplacements de conduite sont nécessaires ou pour étendre un réseau et raccorder de nouveaux clients. Egalement en cas de rupture de conduite ou d’arrachage de câbles, par exemple lors d’une tempête, des travaux doivent être ouverts d’urgence.

Patricia Solioz Mathys, directrice des Services partagés de SIG

Par respect pour ses clients, SIG, comme l’ensemble des acteurs du sous-sol genevois, cherche à limiter au maximum les désagréments causés par un chantier. C’est pourquoi une forte coordination est mise en place, non seulement au sein de SIG, qui initie et pilote près de 100 gros chantiers par an, mais également avec les principaux intervenants du domaine public. «Chaque semaine, les différents acteurs impliqués dans ces travaux présentent les chantiers qu’ils ont l’intention d’effectuer dans le cadre de la Commission de coordination des travaux en sous-sol (CCTSS)», explique Patricia Solioz Mathys, directrice des Services partagés de SIG. Ne pas creuser deux fois au même endroit Chaque partenaire de la CCTSS a la responsabilité d’informer les autres pour coordonner au mieux les différents chantiers. Ainsi, lorsqu’un service annonce qu’il doit en entreprendre un dans une rue, les autres acteurs sont prévenus afin, dans la mesure du possible, d’agender leurs travaux durant la même période. «L’objectif, précise Daniel Friedli, président de la CCTSS, consiste à ne pas creuser la route au même endroit à un ou deux ans d’intervalle et de grouper au maximum les interventions.»

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Coordonner des centaines de travaux: un vrai casse-tête Pour les riverains, cette exigence de grouper les travaux est évidente, mais en termes de planification, de technique, de sécurité et de budget, elle nécessite des arbitrages et des analyses parfois délicates. La volonté de limiter les nuisances s’est renforcée au fil des ans avec pour conséquence une coordination toujours plus complexe. «Entre les exigences légales et de sécurité ainsi que les délais imposés pour la conduite d’un chantier, les contraintes se sont multipliées ces dernières années. On ne peut plus, comme autrefois, décider de retarder une intervention d’un ou deux mois de manière quasiment informelle, explique Daniel Friedli. Et parfois les exigences sont difficiles à concilier. Chaque chantier est un cas particulier, ce qui rend la tâche difficile.» Un chantier a ses impondérables. La coordination se poursuit sur le terrain, tout au long des travaux, elle fait appel au savoir-faire et à la réactivité de nombreux professionnels.


Stéphane Perrier-Bavoux, responsable de domaine de projet Thermique et Eric Audin, responsable de projets

Les informations sur les chantiers

Chantier des Vergers

Panneaux de chantiers dans la ville, outil web disponible sur le site de SIG, fiches infomobilité communes PCM/SIG... autant d’outils de communication qui démontrent la volonté d’offrir des données aussi claires et transparentes que possible aux riverains et aux conducteurs. www.sig-ge.ch rubrique Chantiers www.ge.ch/infomobilite ainsi que l’application smartphone

Une difficulté que confirme Patricia Solioz Mathys. «La maîtrise financière du coût des chantiers ainsi que la mobilité et le confort des riverains doivent être pris en compte à chaque fois. Le défi de la coordination des chantiers sur le domaine public consiste à trouver un équilibre entre ces différentes exigences. L’équilibre, c’est ce qui nous permet d’avancer mieux et plus vite. Dans la gestion des chantiers, nous voulons et nous devons nous améliorer au quotidien.»

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Limiter les problèmes de mobilité Pour les Genevois, les chantiers constituent avant tout un problème de mobilité. Blaise Hochstrasser, directeur général de la direction générale des transports (DGT), évoque pour nous les particularités genevoises, et le travail d’information réalisé au quotidien par ses services. pilotez la Plateforme Chantier et Mobilité (PCM). En quoi consiste-t-elle? BLAISE HOCHSTRASSER La PCM, qui réunit la DGT, la direction générale du génie civil, SIG, CEVA, les TPG, l’Office fédéral des routes et la police, intervient sitôt qu’un chantier est susceptible de perturber la mobilité cantonale. Son but est d’analyser, d’informer, de limiter la perturbation et d’informer les usagers sur ses impacts pour les accompagner pendant la durée du chantier. On pourrait dire que notre rôle consiste à minimiser le désagrément. Nous faisons en sorte que les Genevois soient avertis et dûment informés sur les chantiers et puissent se déplacer le moins péniblement.

© Direction générale des transports

VIVE LA VIE Vous

Blaise Hochstrasser, Directeur général de la Direction générale des transports (DGT).

Qu’est-ce que cela veut dire sur le terrain? Je vais prendre l’exemple du boulevard du Pont-d’Arve, une artère bien connue des Genevois. Nous avons d’abord mis notre priorité sur la mobilité en accordant une seule voie aux travaux. Mais nous nous sommes vite rendus compte que ce n’était pas optimal pour la fluidité des travaux et que la proximité entre travailleurs et véhicules en mouvement posait un grand problème de sécurité. Deux voies ont dès lors été attribuées aux travaux et un important dispositif d’information a été mis en place: panneaux, distributeurs de INFO MOBILITÉ FÉVRIER 2015 fiches Info-Mobilité détaillant des itinéraires bis, communiqués de presse, tous-ménages ROUTE DU NANT D’AVRIL ET ROUTE DU MANDEMENT dans le périmètre. Nous sommes constamMODIFICATIONS TEMPORAIRES DE CIRCULATION ment à la recherche d’un équilibre qui EXTENSION DU RÉSEAU DE FROID À DISTANCE - QUARTIER DES VERGERS permette aux chantiers d’avancer de manière - CHANTIER MOBILE sécurisée en préservant le trafic autant que DÈS LUNDI 16Infomobilité FÉVRIER 2015, DURÉE 8 MOIS Application faire se peut. Légende

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- Impact principal, durée de 2 mois - Mouvements supprimés et déviations mises en place (voir détail ci-dessous)

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RENSEIGNEMENTS INFO-SERVICE DU DÉPARTEMENT DE L’ENVIRONNEMENT,

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L’information, est-ce que l’automobiliste pris dans les bouchons s’en contente? Une bonne information doit intervenir avant que le chantier débute: elle permet justement d’anticiper, de changer d’itinéraire. Bien sûr que cela ne résout pas l’ensemble des problèmes, mais il est plus perturbant pour un automobiliste, de ne pas comprendre le pourquoi de travaux, de ne pas avoir une idée précise de leur durée.

C’est pour cela que vous avez lancé l’application pour Smartphones Infomobilité? Oui, savoir en temps réel quels sont les principaux chantiers qui perturbent la situation du Canton, mais aussi l’état du trafic sur les grands axes et celui des places disponibles dans les parkings du centre, ce sont des informations précieuses et demandées. On a l’impression à Genève que les chantiers sont particulièrement pesants, est-ce une réalité? Genève est une ville «compacte», beaucoup plus dense qu’une cité comme Zurich. De plus, la majorité des emplois est concentrée au centre-ville, où le réseau routier est très contraint. Dans ces conditions, le moindre chantier peut avoir des conséquences importantes.


Texte Sophie Gaitzsch

ProSpecieRara

Le timide retour d’une star locale Des conseils pour cultiver l’artichaut L’artichaut se reproduit à l’aide d’œilletons (un petit bourgeon prélevé sur la plante). Les particuliers qui souhaitent se lancer peuvent s’en procurer auprès de l’association Les Artichauts ou de la fondation ProSpecieRara. Il faut compter un mètre carré d’espace par plant, Chaque plant produit environ cinq artichauts – les fleurs de la plante – par an. L’artichaut se plante au printemps dans un endroit ensoleillé et se récolte en été. Une fois que les fleurs apparaissent, il ne faut pas hésiter à arroser abondamment. On cueille l’artichaut une fois que les deux premières rangées de feuilles sont bien ouvertes. Il nécessite beaucoup de matière organique (compost) et supporte mal le gel. Le couvrir de paille pour le protéger l’hiver représente une bonne solution, car cela empêche aussi la mauvaise herbe de se développer.* Explications de Jean-Marc Vuillod, de la section maraîchage à l’Ecole d’horticulture de Lullier.

L’artichaut violet de Plainpalais a disparu des cultures du canton au début du XXe siècle. Aujourd’hui, quelques passionnés se battent pour sa réintroduction.

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l s’agit d’un légume très fin, avec un joli petit goût de noisette. On peut le manger feuille à feuille avec une vinaigrette. Le cœur est délicieux, par exemple agrémenté d’une fine couche de foie gras.» Jean-Pierre Lavergnat, agriculteur à Troinex, ne tarit pas d’éloges au sujet de l’artichaut violet de Plainpalais. Pourtant, rares sont ceux qui ont eu l’occasion de goûter à cette variété locale longtemps restée dans l’oubli. La trajectoire mouvementée de l’artichaut violet de Plainpalais trouve ses racines au XVIIe siècle. Comme le cardon, l’artichaut est apporté à Genève par les maraîchers huguenots qui fuient la France après la révocation de l’Edit de Nantes. La variété «de Plainpalais», du nom de la plaine fertile où sont installés ces réfugiés, émerge au fil du temps et des sélections. «Au XIXe siècle, elle était très appréciée. Genève comptait de nombreuses ‘artichautières’, d’immenses cultures regroupant des milliers de pieds», raconte Denise Gautier, responsable de la fondation ProSpecieRara en Suisse romande. Petit à petit, l’artichaut violet de Plainpalais se voit cependant évincé du marché par d’autres artichauts «plus performants au niveau de la taille et du prix», avant de disparaître. A la fin des années 1950, alors qu’on le croit complè-

tement éteint, un pied de la variété genevoise est retrouvé par hasard dans un potager du Grand-Saconnex. Elle est depuis lors conservée au Jardin botanique. Le légume local fait aujourd’hui l’objet d’un regain d’enthousiasme. Une petite poignée de maraîchers tentent de le réintroduire. Jean-Pierre Lavergnat, qui fait partie de ces passionnés, note toutefois que ses essais se sont pour l’instant montrés peu concluants. «C’est du travail. J’espère arriver à des résultats cette année.» «Un étal d’artichauts violets de Plainpalais attirerait certainement les consommateurs, estime pour sa part Denise Gautier. Mais on évoque plutôt un marché de niche, car il s’agit d’une culture difficile aux rendements faibles.» Et la spécialiste de noter qu’il s’agit aussi d’une variété intéressante pour les jardins amateurs. C’est donc peut-être dans les potagers que l’on verra le légume se multiplier ces prochaines années.

www.prospecierara.ch www.artichauts.ch

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Pierre-André Loizeau, directeur des Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève

Le Jardin aux 8000 espèces Fondés il y a presque deux siècles, les Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève se sont imposés comme références mondiales en botanique. Très actifs dans la conservation des espèces en Suisse, ils participent également à un projet international de référencement numérique. Texte Thomas Pfefferlé Photos Guillaume Mégevand

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otre société s’urbanise à grande vitesse et la place accordée à la nature constitue un point crucial dans le développement des villes, estime Pierre-André Loizeau, directeur des Conservatoire et Jardin botaniques

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de la Ville de Genève. Aujourd’hui, il est possible de vivre en milieu urbain sans aucun contact avec le monde végétal. Un des rôles de nos jardins consiste à renouer ce lien fragile et fondamental entre les citadins et la nature.»


Si les Conservatoire et Jardin botaniques permettent aux Genevois de redécouvrir la diversité et la beauté des plantes loin du tumulte de la ville, ils constituent également un pôle de renommée mondiale en botanique. Des outils basés sur les technologies du web 2.0 y sont notamment développés. Fin janvier, une importante réunion du World Flora Online Project s’est d’ailleurs tenue au sein de l’institution genevoise. L’objectif de ce projet, qui rassemble 30 organisations réparties aux quatre coins du globe, se veut particulièrement ambitieux: numériser les descriptions de tous les végétaux connus pour les rendre accessibles gratuitement sur Internet d’ici à 2020! «Il s’agit de rapatrier sur le web l’ensemble des ouvrages qui répertorient les plantes du monde entier. Les botanistes pourront ainsi accéder facilement aux connaissances et au savoir de la discipline, actuellement dispersés dans de très nombreux manuels», détaille Pierre-André Loizeau.

Des plantes et des smartphones L’engagement du «poumon genevois» dans les technologies numériques a commencé en 2012 déjà, avec le lancement de Flora Helvetica, une application pour smartphones permettant d’identifier les végétaux qui poussent en Suisse, en collaboration avec l’éditeur bernois Haupt et la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève. Son procédé? Une série de questions est posée à l’utilisateur à propos de la plante qu’il observe, ce qui, par élimination, rend possible son identification. L’application rencontre un large succès auprès du grand public, puisque 3000 personnes l’ont téléchargée en Suisse en 2013. «Aujourd’hui, Flora Helvetica est devenue un outil de base utilisé par l’ensemble des botanistes suisses. La qualité et le succès de cette application ont également suscité l’intérêt de Microsoft, qui a offert de l’adapter afin de la rendre disponible sur Windows.» Tâche centrale de la botanique, l’identification des plantes n’est pas seulement entreprise dans un but encyclopédique; elle permet de participer activement à la sauvegarde et à la conservation du patrimoine végétal, menacé par une urbanisation toujours plus intense. Ces dernières années, les Conservatoire et Jardin botaniques ont été mandatés à plusieurs reprises par l’Etat de Genève lors d’importants travaux. Grâce à leur expertise, des espèces menacées ont pu être sauvées.

De nombreux plants d’orchidées ont par exemple été prélevés des talus, mis en nurserie et replantés par leurs soins durant la construction de la troisième voie des CFF. La littorelle, une plante qui pousse sur les rives du Léman, a également survécu suite à leur intervention. Ce végétal a même connu une véritable renaissance: il n’en restait qu’une petite cinquantaine il y a quelques années, contre près de 30 000 aujourd’hui. «Alors que les réaménagements du bord du lac et la régulation artificielle du niveau des eaux menaçaient la littorelle d’extinction, nous avons recueilli les plants du seul site connu pour la cultiver dans nos jardins et la replanter ensuite sur la même parcelle.» Sensibiliser les citadins Pour reconnecter les citadins à la nature, différentes activités sont organisées tout au long de l’année au sein des jardins, dans lesquels environ 8000 espèces sont à découvrir. Les ateliers verts, par exemple, permettent aux enfants de découvrir le monde végétal et animal en dehors de l’école tous les mercredis après-midi. «Ces ateliers connaissent un véritable succès. Le fait que les jeunes s’intéressent à la botanique est une grande satisfaction», raconte Pierre-André Loizeau. De mai à juin, une exposition intitulée «Plantes et spiritualité» est également prévue. Elle illustrera la manière dont les végétaux sont utilisés dans le monde entier pour différentes pratiques spirituelles. A ne pas manquer! www.ville-ge.ch/cjb

Depuis 1817 Le Jardin botanique de Genève a vu le jour en 1817 grâce à Augustin Pyramus de Candolle, un Genevois qui, de 1808 à 1816, dirigeait le Jardin botanique de Montpellier. Après la chute de Napoléon, il revient en Suisse et se voit proposer le poste de directeur de la chaire de sciences naturelles et de botanique de l’Académie de Genève. Il accepte à la condition de pouvoir construire un Jardin botanique dans le Parc des Bastions afin de compléter son enseignement. Le Conservatoire sera construit sur le site en 1824. Les Conservatoire et Jardin botaniques seront déplacés sur leur emplacement actuel en 1904. En outre, Augustin Pyramus de Candolle a laissé un héritage énorme en publiant 17 volumes de botanique accompagnés de près de 200 000 échantillons qui décrivent quelque 60 000 espèces connues à l’époque. A lui seul, le célèbre botaniste en aurait découvert plusieurs milliers.

Les 3 initiatives durables des Conservatoire et Jardin botaniques

Sensibiliser les citadins à l’importance et à la fragilité du monde végétal

Recenser et sauvegarder les plantes, en Suisse comme dans le monde

Contribuer, à l’échelle mondiale, au développement d’un outil de recensement et d’identification des 350’000 espèces végétales connues à ce jour Pour le chauffage des serres ainsi que le rafraîchissement et le chauffage des bâtiments, les Conservatoire et Jardin botaniques choisissent des produits SIG respectueux de l’environnement Biogaz (produit localement à partir de la fermentation de matières organiques) GLN (système de rafraîchissement et de chauffage qui fonctionne avec l’eau du Léman) Offre Horizon de la gamme Electricité Vitale (100% renouvelable et issue à 40% d’énergie solaire et hydraulique écologique)

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solidarité

Guillaume Mégevand

SIG soutient la Fondation Ensemble

Textes Thomas Pfefferlé

Depuis plusieurs années, SIG associe l’envoi de sa carte de vœux à une action sociale qui permet d’apporter une contribution à une association genevoise, l’aidant ainsi à concrétiser son action en faveur de ceux qui en ont besoin. Cette année encore, SIG a invité ses clients à découvrir sa carte de vœux interactive: pour chaque clic, SIG s’est engagée à faire un don de 50 centimes à L’Essarde, l’une des institutions pour adultes avec une déficience intellectuelle de la Fondation Ensemble.

Vous êtes nombreux à avoir participé à l’opération en atteignant, en un mois à peine, le plafond fixé à 10 000 francs. Avec le don versé par SIG, L’Essarde va pouvoir aménager son atelier artistique à Versoix et continuer d’offrir un lieu privilégié d’expression à ses bénéficiaires en situation de handicap dont les œuvres, d’une grande intensité, sont exposées au moins une fois par an. Un grand merci à vous pour votre généreuse interactivité! www.fondation-ensemble.ch

basket

L’Eau de Genève, largement consommée et appréciée dans les foyers du canton, étanche également la soif des Lions de Genève! Depuis novembre, les joueurs de l’équipe de basket genevoise le crient haut et fort et ont même adopté cette eau comme boisson officielle. SIG est devenue partenaire de l’équipe qui, en dépit de sa jeunesse, a déjà remporté plusieurs titres significatifs: Champions suisses en 2013, victorieux de la Coupe de la ligue en 2013 et 2015 et de la Coupe suisse en 2014. Avec ce nouveau partenariat, basé sur des valeurs communes autour du sport, du développement durable et de l’esprit d’équipe, SIG soutient les Lions dans leur chasse aux titres. Pour en faire de même, c’est à la salle du Pommier que vous pourrez les applaudir lors de leurs prochains matchs! www.lionsdegeneve.ch

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Lions de Genève

L’Eau de Genève étanche aussi la soif des Lions


soutien sportif

Antoine Bellier, espoir suisse du tennis Le programme «Tremplin Jeunes SIG» donne un coup de pouce à de jeunes sportifs prometteurs du canton. Chaque année, ce sont cinq athlètes de haut niveau qui bénéficient d’un soutien financier de la part de l’entreprise; un soutien plus que nécessaire pour des jeunes dont la passion du sport représente également un important investissement. En 2015, SIG a le plaisir de soutenir un nouveau sportif: Antoine Bellier, tennisman de 19 ans. N° 1 Suisse des garçons nés en 1996 et Champion Genevois en 2010, Antoine n’entend pas s’arrêter là. Bac en poche, il s’entraîne quotidiennement au Country Club Geneva afin de réaliser son objectif: atteindre le top 30 mondial dans les 5 ans. Récemment entré au classement ATP, Antoine doit désormais gagner ses premiers points sur le circuit. Tremplin Jeunes soutient également Jonathan Suckow (Plongeon), Frank Bovy (Gymnastique), Céline Van Till (Dressage) et Damien Locarnini (Bicross). Pour découvrir leur portrait en images: www.youtube.com/ChaineSIG

au grand air

Les dimanches à pied Organisés par GenèveRando, les dimanches à pied proposent aux participants 16 visites guidées sur différents thèmes. Ces promenades gratuites sont organisées par des guides émérites et ne dépassent pas 4 km, sauf celle du 16 août, d’une longueur de 12 km pour découvrir le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Les groupes sont composés en principe de 25 personnes.

Spécial édition 2015 Découverte du chemin de Saint-Jacques de Compostelle en terres genevoises. Sur un parcours de 5 h, les marcheurs parcourront 12 km pour s’imprégner du chemin que font les pèlerins. En collaboration avec le Service de la promotion culturelle de la Ville de Genève, trois visites sont prévues sur les «sentiers culturels» des quartiers des Organisations internationales, des Tranchées et de Plainpalais. martine pasche / genèverando

Les Bains de Cressy, associés de GenèveRando, offrent une réduction pour l’entrée aux bains à tous les participants munis d’un bon, décerné après les balades. SIG, partenaire de l’événement, fournira près de 200 gourdes Eau de Genève aux participants. www.dimancheapied.ch

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« Les Genevois veulent retrouver le goût des produits locaux » Faire le lien entre les producteurs de la région genevoise et les consommateurs: c’est l’objectif de l’entreprise Marchés D’ici-Même, lauréate du prix IDDEA 2014, qui encourage des projets liés au développement durable.

agriculteurs des citadins en mettant les produits des uns à la disposition des autres. La nouveauté des Marchés D’ici-Même consiste à faciliter la tâche des consommateurs en leur évitant de devoir se déplacer chez les producteurs locaux.

Les Marchés D’ici-Même

L’envie de consommer local est-elle réellement palpable chez les consommateurs? Tout à fait. Ces dernières années, plusieurs scandales ont entaché la réputation des géants de l’industrie alimentaire. Les consommateurs y sont sensibles et veulent retrouver le goût et la qualité des produits locaux. Le retour de nos clients s’avère d’ailleurs très positif. Selon eux, certains produits que nous proposons comme la confiture, la viande ou encore le poisson, ont un goût significativement meilleur que ceux disponibles en grande surface.

VIVE LA VIE : Que

proposent les Marchés D’ici-Même? permettons aux citadins genevois d’accéder facilement aux denrées alimentaires provenant des exploitations familiales du canton. Les consommateurs passent leurs commandes sur notre site Internet et viennent ensuite les chercher dans différents points de vente situés en ville. Ces points de vente sont des boutiques qui existent déjà. Nous avons développé des collaborations avec elles, car leurs clients recherchent toujours plus ce genre de produits. Notre rôle consiste à faire la tournée des producteurs, à préparer les paniers commandés par les clients et à les apporter dans les magasins qu’ils fréquentent lors de leurs achats habituels.

DANIEL TIMONER: Nous

Comment a démarré le projet? Trois personnes se trouvent à l’origine des Marchés D’ici-Même, qui ont démarré en octobre 2014: Franziska Ruef, Sophie Regard et moi-même. Nous nous sommes connus à l’Université de Genève, où nous avons suivi ensemble un cursus en relations internationales. Cela semble plutôt paradoxal vu la dimension locale de notre entreprise! Parallèlement à nos études, nous avions tous la même envie de développer un projet qui rapproche les

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Comment choisissez-vous les producteurs avec lesquels vous travaillez? Nous collaborons uniquement avec des exploitations familiales ou de petite envergure situées dans le canton de Genève. Pour les légumes, nous privilégions le bio et évitons les productions hors-sol. Ainsi, nous proposons des produits de saison, naturels et locaux. Actuellement, nous travaillons avec 12 producteurs, ce qui nous permet d’offrir un choix intéressant aux consommateurs. Quelles sont vos perspectives d’avenir? Depuis février, nous disposons d’un quatrième point de vente. Nous voulons en compter dix avant la fin de l’année, ce qui semble réaliste au vu des nombreuses demandes qui nous sont adressées. Une quatrième personne va d’ailleurs intégrer l’équipe afin de soutenir notre développement commercial. A terme, nous désirons étendre notre concept au reste du pays, toujours en conservant le même principe de proximité entre producteurs et consommateurs. www.dici-meme.ch


Les bons L’effet degestes serre

pour protéger l’eau

L’effet de serre est un phénomène naturel. Mais, aujourd’hui, certaines activités humaines (transports, chauffage, élevage...) rejettent des gaz qui H ilitium utindustrie, labo. Nam as ipidis dit alitat viennent l’amplifier. Et la planète se réchauffe. Les atquiaerrum sont facepe quiduciisfonte aspel esbanquise re dolorit conséquences nombreuses: de la et des du niveau diminution ius glaciers, por minhausse natatem aped des ent.mers, Henis as prem ut de la biodiversité... et aut offic.

UN PHÉNOMÈNE NATUREL Les gaz à effet de serre présents autour de la Terre empêchent une partie de la chaleur de s’échapper, comme les vitres d’une serre. Ce phénomène de l’« effet de serre » est naturel, et il est très utile. Sans lui, il ferait - 18 °C sur notre planète !

RETOUR VERS L’ESPACE

Les rayons du Soleil arrivent sur la Terre. Une partie de ces rayons est absorbée par l’air, le sol et les océans. Elle réchauffe la planète. Le reste repart vers l’espace.

LES ACTIVITÉS HUMAINES

LA BO RA TO IRE

La combustion des énergies fossiles par les véhicules, les usines ou les systèmes de chauffage et de climatisation entraîne un rejet de gaz carbonique, le principal gaz à effet de serre. Ce gaz présent en grande quantité dans l’atmosphère vient amplier le phénomène naturel de l’effet de serre.

DICO

Biodiversité : diversité des animaux, des végétaux et des milieux dans lesquels ils vivent. Combustion : action de brûler. Gaz carbonique : appelé aussi « dioxyde de carbone » (CO ). 2 VIVE LA VIE aux été 2013 SIG propose des animations pédagogiques sur les thèmes des écogestes, de l’eau et VIVE de l’énergie LA VIE printemps 2015 e élèves du canton de Genève à partir de la 6 primaire. www.sig-ge.ch/pedagogie

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Infographie extraite de la brochure À la découverte de l’énergie (illustrateur F. Estimbre), réalisée par Éditions spéciales Play Bac pour SIG, 2013.

Une partie des rayonnements solaires repasse à travers l’atmosphère et rejoint l’espace.

LE RAYONNEMENT SOLAIRE


à la rencontre d’un client

Les Rentes Genevoises soucieuses des générations futures Textes Thomas Pfefferlé

«Contemporanéité, pérennité, sécurité et anticipation constituent nos valeurs», explique Isabelle Jacobi Pilowsky, responsable immobilier et membre de la direction des Rentes Genevoises. Elles sont en parfaite adéquation avec les principes du développement durable.» Fondées en 1849 par James Fazy, les Rentes Genevoises proposent aux habitants du canton des prestations qui sécurisent durablement leur patrimoine financier. Environ un tiers de leurs actifs sont investis dans l’immobilier et l’établissement est aujourd’hui propriétaire d’une soixantaine d’immeubles. En 2009, la société genevoise a entrepris une campagne de rénovation et de transformation des installations de chauffage de l’ensemble de ses immeubles. Depuis 2010, l’entreprise bénéficie du plan d’action «communs d’immeubles» du programme éco21 de SIG, qui permet de contrôler les consommations d’énergie et de les réduire en installant du matériel moins énergivore. En 2013, elle a choisi le gaz Vitale Vert. Une douzaine de bâtiments est également reliée aux réseaux de chauffage à distance de SIG. Par ailleurs, les Rentes Genevoises choisissent l’électricité Vitale Vert depuis plusieurs années et 13 allées d’immeubles sont équipées de panneaux solaires pour le préchauffage de l’eau sanitaire. Premier propriétaire européen à être certifié ISO 50001 pour la gestion énergétique de son patrimoine immobilier, l’établissement ne compte pas s’arrêter là. Son objectif: réduire ses émissions de CO2 de 20% d’ici à 2020. Depuis 2010, la baisse atteint déjà 13%. Rentes Genevoises Place du Molard 11 Case postale 3013 1211 Genève 3 022 817 17 17 www.rentesgenevoises.ch

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Bon valable pour

journées eau de genève

une gourde gratuite*

L’Eau de Genève, avec elle j’irai jusqu’au bout! Les 2 et 3 mai 2015, dans le cadre du Marathon de Genève, découvrez de manière ludique tous les bienfaits de l’Eau de Genève lors de vos activités sportives. Les journées Eau de Genève, ce sont de nombreuses animations gratuites pour toute la famille et c’est au Jardin anglais que ça se passe.

A échanger à la tente Eau de Genève de SIG, les 2 et 3 mai 2015, de 10h à 19h au cœur du Jardin Anglais *Dans la limite des stocks disponibles. Limité à 1 gourde par personne.

Par ici le programme! • Dégustez l’Eau de Genève au Barao, nature ou en cocktails. • Testez nos animations sportives (basket, hockey, foot et vélo), idéales pour vous mettre dans l’ambiance du marathon et aller encourager les coureurs. • Découvrez nos carafes, décorées par les artistes Ben et Zep et vendues au profit d’associations que vous pourrez rencontrer sur place. • Participez à de nombreux jeux et repartez avec des cadeaux. • Posez vos questions à nos experts de l’eau.

En avant les sportifs! Partenaire du marathon de Genève, SIG s’engage pour ravitailler tous les coureurs en Eau de Genève. Un défi technique unique en Suisse qui permet d’éviter l’achat et le transport de milliers de bouteilles PET pour plus de 16’000 coureurs.

sig

www.sig-eaudegeneve.ch

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idées reçues

Libéralisation du marché de l’électricité: quelques idées reçues Le conseil d’administration de SIG s’est positionné contre le projet d’arrêté fédéral en consultation qui propose l’ouverture complète du marché de l’électricité à l’horizon 2018.

La libéralisation fait baisser les prix de l’électricité.Faux Si les prix de l’énergie diminuent effectivement, les coûts de gestion du réseau ont tendance à augmenter sensiblement. Les exemples européens démontrent que pour le consommateur moyen, l’ouverture du marché de l’électricité n’a pas évité une hausse du montant des factures, et cette tendance pourrait être plus forte en Suisse où la taille du marché par rapport au nombre d’entreprises d’approvisionnement est petite.

Un marché libéralisé est plus simple.Faux L’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence n’est pas synonyme de simplicité pour le client. En 2018, le client pourrait choisir son fournisseur d’électricité, comme il le fait, par exemple, pour sa caisse maladie. Il fera face à plusieurs entreprises et aux différentes formalités administratives de chacune d’elles.

La libéralisation permet de choisir le type d’énergie que l’on veut recevoir.Faux Dans le marché de l’électricité, certaines sources d’énergie sont largement subventionnées, d’autres ne bénéficient d’aucune aide. Et les énergies vertes ne sont pas assez soutenues. Une libéralisation dans ces conditions ne ferait qu’augmenter la pression concurrentielle sur les énergies vertes pourtant voulues par les Genevois, et elle irait donc aussi à l’encontre de la politique énergétique du canton visant un approvisionnement sans nucléaire et compatible avec le développement durable.

Enfin, il faut noter que l’ouverture du marché de l’électricité en tant que telle est un défi très important pour les acteurs tels que SIG. Une fois décidée par la politique, SIG devra mettre en place un système bien plus complexe qu’actuellement. Or, avec les délais, tels qu’ils sont prévus, le temps de mise en œuvre sera trop court pour permettre de réaliser ce changement dans des conditions convenables pour tous les clients.

services en ligne gratuits

Et si vous réduisiez votre facture d’électricité? SIG met à la disposition de ses clients un éventail de services et conseils en ligne pour diminuer leurs consommations d’énergie et du même coup leurs factures, le tout sans sacrifier leur confort! Grâce à Activéco habitat, les ménages genevois peuvent accéder à de nombreux conseils pratiques et être guidés dans l’achat d’appareils plus efficients. Un tableau de bord permet de suivre ses consommations d’énergie mois après mois et de les comparer avec celles d’autres foyers du canton.

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En s’inscrivant gratuitement à Activéco habitat, les clients se donnent le moyen d’accéder plus rapidement au bonus aux économies d’électricité. Ils peuvent aussi bénéficier d’une remise de 10% sur la part énergie de leur facture d’électricité. Ces services en ligne gratuits sont accessibles depuis l’espace privé SIG, via ordinateur, smartphone ou tablette.

Déjà plus de 12 000 inscrits, à votre tour! www.sig-activeco.ch


Des burgers sans viande Premier restaurant vegan de Genève, l’Helveg Café permet de déguster des plats confectionnés sans produits animaliers. L’établissement attire les végétaliens de toute la Suisse romande.

Texte Thomas Pfefferlé Photo Nicolas Righetti

«P

qu’un mangeur de viande à vélo! Nous sommes même contactés par des touristes venant de Grande-Bretagne et des Etats-Unis qui cherchent à consommer vegan durant leur séjour en Suisse.»

«Lors de l’ouverture, les premiers clients me disaient attendre ce type de restaurant depuis longtemps, raconte Brigitte Fauran. On en trouve d’ailleurs très peu en Suisse, ce qui explique que certaines personnes n’hésitent pas à venir depuis le Valais, Fribourg, Montreux ou Vevey. Ce qui me réjouit, car un végétarien en 4x4 pollue moins

Au sein de l’établissement, qui comprend aussi une salle des fêtes ouverte à la réservation, une boutique met à la vente différents produits: des «super aliments» bio, dont la valeur nutritive est élevée, comme par exemple de la poudre de chanvre, très riche en protéine, mais aussi des produits de maquillage, dont les tests n’ont pas été effectués sur des animaux, ainsi que des livres de recettes. L’Helveg Café propose par ailleurs des ateliers de cuisine une fois par mois, organisés par Rachida Dahmani.

ar rapport aux pays anglo-saxons, la Suisse est en retard en ce qui concerne la restauration vegan», constate Rachida Dahmani, gérante de l’Helveg Café. Cet établissement vegan, situé dans le quartier de Champel, a été fondé en septembre 2013 par Brigitte Fauran pour combler ce retard et répondre à une demande en pleine croissance. En cuisine, tout produit animalier est banni et les ingrédients utilisés sont bio.

Burger Helveg (pour 4 personnes) Ingrédients

BIO EXPRESS Brigitte Fauran, 54 ans Diplômée en biologie et en aménagement du territoire, Brigitte Fauran se soucie depuis toujours du développement durable et de l’impact écologique engendré par l’alimentation. Après une formation en nutrition et plusieurs expériences professionnelles dans le marketing, elle concrétise ses idées en créant un restaurant et une boutique vegan, l’Helveg Café, en septembre 2013 à Genève.

300 g d’azuki bio (haricots rouges) 1,2 kg de pommes de terre 400 g de courge butternut (doubeurre) 400 g de brocolis 1 cuillère à soupe de moutarde 1 cuillère à café de vinaigre 1 cuillère à café de cidre 50 g de noix de cajou 1 cuillère à soupe d’huile d’olive 0,5 g de piment oiseaux

1. Préparer les pommes de terre en galettes de rösti (utilisées à la place du pain dans les hamburgers traditionnels). 2. Cuire les haricots rouges une heure dans de l’eau avec 1 morceau d’algue Kombu, les égoutter, puis réduire en purée avec l’algue. Former les steaks à l’emporte-pièce et les marquer sur un grill. 3. Cuire les brocolis et les courges butternut à la vapeur. 4. Préparer la mayonnaise végétale en mélangeant moutarde, vinaigre et cidre montés à l’huile d’olive. Servir avec les noix de cajou. 5. Servir le steak de haricots rouges dans ses galettes de rösti avec de la salade, des tomates et la mayonnaise végétale. Les courges butternut et les brocolis viennent en accompagnement. Helveg Café Avenue de Miremont 31 1206 Genève Tél. 022 347 15 15 www.helveg.ch info@helveg.ch

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AVRIL dépasser les bornes

PRINTEMPS CAROUGEOIS 2015 Carouge

FêTE DE L’ESPOIR

30 MAI 2015 Stade du Bout-du-Monde

fêTE DE LA NATURE

DU 29 AU 31 MAI 2015 Suisse romande

jusqu’au 10 MAI 2015 Quartier Libre SIG

Tous les ans et depuis plus d’un demi-siècle, Carouge se métamorphose en cité artistique durant une dizaine de jours. Danse, théâtre, lecture, concerts ou encore expositions, tout est prévu pour éveiller les sens des spectateurs. www.carouge.ch/printemps-carougeois

L’exposition «Dépasser les bornes» est à découvrir dans l’espace SIG dédié aux expositions. Une occasion de découvrir de manière didactique le rôle de la frontière à Genève. www.sig-quartierlibre.ch

Durant cette journée de fête, Genève se transforme en capitale de l’espoir. Cette journée propose aux 50 000 visiteurs des concerts gratuits avec des artistes comme MC Solaar, parrain de la manifestation. Différentes activités culturelles et sportives sont également organisées. SIG est partenaire de l’événement. www.espoir.ch

MAI GENèVE MARATHON FOR UNICEF 2 ET 3 MAI 2015 Genève

CAVES OUVERTES

30 MAI 2015 Dans les caves et les domaines viticoles du canton

Près de 200 activités gratuites sont organisées à l’occasion de cet événement pour découvrir et observer les merveilles de la nature. Balades le long de sentiers didactiques, chasse au trésor et bien d’autres animations figurent au programme de cette fête qui se déroule à travers toute la Suisse romande. www.fetedelanature.ch

BERGES DE VESSY

jusqu’au 31 OCTOBRE 2015 Vessy

JUIN FêTE DE LA MUSIQUE

Cette année, les expositions intitulées «Glaciers en péril?» et «Alt. +1000» permettront aux visiteurs de découvrir, à travers des comparaisons visuelles, les changements du paysage alpin. Différents travaux photographiques sensibiliseront le public en montrant la montagne en tant qu’environnement fragilisé par l’homme. www.espacevessy.ch

Soutenue par SIG, cette manifestation devenue mythique accueille des coureurs du monde entier pour différentes épreuves. Nordic walking, Handbike, courses de 5, 10, 21 ou 42 kilomètres, la compétition est ouverte à tous. Comme chaque année, SIG poursuit sa campagne de sensibilisation pour valoriser l’eau du robinet en organisant les journées Eau de Genève durant la manifestation. Pour éviter la consommation d’eau en bouteille, des points de ravitaillement sont installés tout le long du parcours afin de fournir l’eau du réseau à près de 16 000 coureurs. www.genevemarathon.org

Troisième canton viticole du pays avec plus de 1400 hectares de vignes, Genève dédie tous les ans une journée au vin. Les amateurs sont attendus dans les domaines et caves pour déguster chasselas, cabernet sauvignon, gamaret et autres crus. www.geneveterroir.ch

Le printemps arrive, fait éclore les bourgeons et surtout, la fameuse Fête de la musique! A plusieurs endroits de la ville, des artistes de la région se produisent dans tous les styles pour le bonheur du public. Des collectifs peuvent également s’approprier certains lieux et scènes pour y organiser leurs concerts et animations. SIG est partenaire de l’événement. www.ville-ge.ch

TOUTE L’ANNéE Vessy La Maison du futur, nouveau bâtiment sur le site des Berges de Vessy, est à découvrir. Ce nouveau bâtiment de 620 m² permet à l’association Les Berges de Vessy de proposer un programme d’activités multiples: expositions temporaires, ateliers pédagogiques, visites ou encore conférences. www.lesbergesdevessy.ch

Geneve Tourisme / Olivier Michel, Samuel Rubio, bertrand pfaff, Daniel Kunzi, Laurent Bonnet

19, 20 ET 21 JUIN 2015 Genève

Vive la Vie Printemps 2015  

Le magazine SIG du développement durable