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Automne 2014

Le magazine SIG du développement durable

LABEL BOBINE Quand la réinsertion passe par la mode p. 10 p. 4

Innovation

Des logements qui deviennent sources d’énergie

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Reportage

Dans les coulisses de la station d’épuration d’Aïre


Réparer plutôt que jeter Jay Louvion

Editorial

La Ville de Genève et la Fédération romande des consommateurs ont lancé dernièrement un nouveau site internet: www.ge-repare.ch. Il permet aux citoyens d’accéder à une liste d’adresses de réparateurs (entreprises, commerces et artisans) se trouvant dans le canton. La démarche vise à encourager les habitants à réparer les objets qu’ils possèdent plutôt que de les jeter et d’en racheter de nouveaux.

Vincent Collignon Directeur commercial

Produire et consommer

Ainsi, la Ville de Genève et la FER agissent dans le but de diminuer la quantité de déchets inutiles en encourageant les gens à prolonger l’existence de leurs objets. En outre, la démarche permet de dynamiser le tissu commercial et artisanal de la région. www.ge-repare.ch

L’avenir des énergies vertes dépend autant des producteurs, que ce soit des grandes structures comme SIG, des petites entreprises ou des particuliers qui installent, par exemple, des panneaux photovoltaïques sur leur toit, que des consommateurs. Car, il ne faut pas se le cacher, l’énergie verte a un coût. En acceptant de dépenser un peu plus pour obtenir de l’énergie de qualité, le consommateur fait non seulement acte de développement durable, mais il favorise la production des énergies vertes.

Projet pilote chez Mobility

Avec la gamme Vitale, SIG vous permet de contribuer à l’augmentation de la production et de la consommation des énergies renouvelables. C’est l’occasion de contribuer à ce grand mouvement qui nous concerne tous: la transition énergétique.

L’entreprise de car sharing Mobility mène un projet pilote à Bâle depuis la fin de cet été: localiser ses véhicules en temps réel par smartphone, les louer sans réservation préalable et les restituer en les parquant sur des places publiques en centre-ville. Pour réaliser ce projet, Mobility lance sa filiale Catch a Car. A long terme, l’entreprise espère faire de ce système un élément à part entière de la mobilité urbaine. www.mobility.ch

Les panneaux solaires qui fleurissent sur les édifices du canton, l’investissement des Genevois à consommer mieux et moins, qui s’est traduit en 2013 par une baisse historique de la consommation électrique sur notre sol, sont très encourageants, mais surtout nécessaires. Car il ne faut pas se leurrer, c’est la progression de la quantité d’énergie produite, couplée à la volonté du consommateur, qui permettra la baisse des coûts. Pour que l’énergie verte avance, il faut intensifier à la fois sa production et sa consommation. Mais le cercle ne sera vertueux, la stratégie gagnante, que si vous, clients, consommateurs, en êtes partie prenante.

Editeur SIG Communication Case postale 2777 CH-1211 Genève 2 0844 800 808 www.sig-ge.ch

Impression Imprimé sur du papier Refutura, 100% recyclé. SRO-Kundig, Versoix Tirage 180’000 exemplaires Couverture Yen Nhi Nguyen, Thomas Büchi et Angie Rosset par Guillaume Mégevand

Une erreur s’est glissée dans notre dernier numéro, en page 17, dans le texte concernant le chantier Prieuré-Arquebuse: la vue aérienne du chantier a en fait été photographiée par Philippe Rapillard.

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on

Locati

Mobility Société Coopérative

IMPRESSUM Le magazine Vive la Vie paraît trois fois par an.

Libre


Gagner du temps et de l’énergie en collectant les déchets à domicile Lauréate de la Bourse cantonale du développement durable 2014, l’entreprise tri@home facilite la collecte et le tri des déchets pour les particuliers ainsi que les entreprises. Pour cela, elle a mis en place un service de collecte des déchets à domicile.

DR

Grâce à un service régulier, elle évite aux gens de s’encombrer de lourdes charges de détritus et leur permet de gagner du temps et d’économiser l’énergie du déplacement. Ainsi, chacun peut adopter une démarche écologique sans en subir les éventuels désagréments. www.triathome.ch

5000 hectares

JCI (Jeune Chambre Internationale de Genève)

Prix IDDEA, cuvée 2014

Bio Suisse, la Fédération des producteurs biologiques suisses, annonce dans un rapport paru cette année que la surface des cultures bio a augmenté de 5000 ha en Suisse en 2013. L’année passée, 195 nouveaux producteurs bio se sont annoncés à Bio Suisse. Leurs produits répondent aux normes légales du label Bourgeon, qui garantit notamment l’absence de colorants, d’arômes artificiels, de pesticides synthétiques ou encore d’engrais chimiques. A Genève, on comptait 23 fermes Bourgeon en 2013 et déjà cinq de plus cette année. On retiendra que d’autres fermes bio existent également en dehors de ce label. Au total, la surface des cultures bio atteint 244 ha dans le canton. www.bio-suisse.ch

Comme chaque fin d’année, le prix IDDEA récompense des projets de développement durable destinés aux entreprises. Créé par la Jeune Chambre Internationale de Genève en 2012 et soutenu par SIG, ce concours offre un soutien financier à ses quatre lauréats pour les aider à concrétiser leur idée. Cette année, des projets d’investissement social, de poulaillers urbains ou encore de connexion entre agriculteurs et consommateurs sont sélectionnés. Soirée de gala le 25 novembre, sur inscription. www.prix-iddea.ch

gie: Ener ate, d une ention inv une

2004, découverte du graphène C’est en 2004 que deux physiciens de l’Université de Manchester, Andre Geim et Konstantin Novoselov, découvrent ce matériau si particulier. Possédant des propriétés de conductivité hors norme, le graphène devrait permettre de développer du matériel informatique plus rapide et plus puissant. En outre, il pourrait être utilisé dans la construction du fait de son incroyable résistance, 200 fois supérieure à celle de l’acier. L’Université de Genève prend part aux recherches phares menées sur le graphène à l’échelle européenne dans le cadre de l’initiative FET Flagship. cordis.europa.eu

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Quand les logements deviennent sources d’énergie L’équipe de Thomas Büchi a construit à Nax la première maison produisant davantage d’énergie qu’elle n’en consomme.

Texte Thomas Pfefferlé Photos Guillaume Mégevand

Lucien Fortunati

VIVE LA VIE Aujourd’hui, les labels écologiques sont monnaie courante dans la construction de logements. En quoi votre maison «Energie +» se distingue-t-elle? THOMAS BUCHI Les labels écologiques usuels garantissent au mieux qu’un logement soit écologiquement neutre. C’est-à-dire qu’il produise autant d’énergie qu’il en consomme pour ses installations techniques (chauffage, ventilation et sanitaire). Il s’agit d’un premier pas qui va bien sûr dans la bonne direction mais j’estime qu’aujourd’hui nous pouvons aller plus loin: les habitations peuvent devenir des sources d’énergie. La maison «Energie +» en est une.

Vues intérieures et extérieures de la maison Energie + construite à Nax.

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Pour parvenir à produire de l’énergie, comment avez-vous construit cette maison? Nous avons utilisé des façades dites «actives». Il s’agit de murs constitués de lamelles de bois disposées en dents de scie recouverts d’un panneau de verre. Entre ces deux matériaux, nous laissons un petit espace de quelques centimètres. Grâce à la lumière du soleil, on obtient un effet de serre et la chaleur s’accumule durant toute la journée dans les parois. A la nuit tombée, la chaleur est restituée dans le logement. Pour l’isolation, nous utilisons de la fibre de bois. Elle restitue très bien la chaleur à l’intérieur de l’habitat et possède des caractéristiques acoustiques intéressantes. Avec ce procédé, nous parvenons à diviser par trois les besoins énergétiques relatifs au chauffage par rapport à une construction aux normes légales de cette année. En outre, des panneaux solaires photovoltaïques alimentent une pompe à chaleur et produisent un surplus d’électricité. De quelle quantité d’électricité bénéficiet-on et à quel usage est-elle destinée? Ma conception du développement durable ne s’arrête pas au design et à la conception

de logements. Je suis également sensible aux aspects relatifs à la mobilité. L’idée consiste donc à pouvoir fournir de l’électricité pour recharger une voiture électrique. La quantité d’électricité fournie en surplus correspond à environ 5500 kWh par an, soit l’équivalent de 30 000 km d’autonomie pour une voiture électrique.

Construire en bois est-il vraiment écologique? Absolument, et nous utilisons essentiellement du bois indigène. Il faut savoir que le rythme de croissance des forêts suisses est d’environ 800 m3 par heure! La quantité de bois nécessaire à la construction d’une maison «Energie +» repousse donc en moins de dix minutes dans nos forêts! Il faut bien distinguer la déforestation mondiale de l’utilisation locale du bois. Les conséquences néfastes de la déforestation sont dues au fait que les parcelles de forêts tropicales rasées sont utilisées pour l’agriculture industrielle, avec par exemple des plantations de palmiers à huile. Je prône une utilisation du bois des forêts locales qui respecte leur cycle de croissance. Il ne s’agit pas de déforester des zones pour replanter autre chose mais de faire un bon usage du bois et de laisser la nature repousser. Une maison «Energie +» est-elle plus chère à construire? Très légèrement, la construction revient 3% plus chère que pour une maison traditionnelle. Mais ce petit excédent est rapidement amorti si l’on considère les économies


BIO EXPRESS Thomas Büchi, 55 ans Après avoir achevé une formation de menuisier puis de charpentier, Thomas Büchi suit les cours de l’Ecole suisse du bois à Bienne et devient Maître charpentier. En 1991, il fonde le bureau d’ingénieurs bois Charpente Concept qui compte aujourd’hui quatre agences et 25 collaborateurs à Genève, à Paris, à Morges et à Saint-Pierre-en-Faucigny. Passionné par le bois, il en fait la promotion à travers ses constructions. Tout au long de sa carrière, il prône un usage respectueux de la nature en concevant des habitats qui s’adaptent au rythme de croissance des forêts. En 1993, il est élu député radical au Grand Conseil du canton de Genève, place qu’il occupera jusqu’en 2005. Il a également siégé en tant que coprésident de l’Assemblée constituante de 2008 à 2012. Thomas Büchi est connu pour ses réalisations emblématiques telles que la halle 7 de Palexpo, le Sablier du Millenium, le Vitam’ parc de Neydens et plus récemment la salle de conférences de l’OMPI. Alpiniste chevronné, il a également gravi 26 des sommets de plus de 4000 m des Alpes.

Thomas Büchi, CEO de Charpente Concept, est également l’auteur de la structure du Vitam’ parc de Neydens. Chaque élément de cette construction est une pièce unique.

d’énergie dont l’habitant bénéficie par la suite. La manière de construire ce type de logement engendre un autre avantage: le gain de place. Grâce aux façades actives, d’une épaisseur de 25 cm, nous gagnons jusqu’à 15% de surface habitable!

voyons de construire plusieurs barres d’immeubles dans l’écoquartier des Vergers à Meyrin avec l’architecte Hervé Dessimoz. Un magnifique projet est également prévu à Veyrier avec les architectes Brodbeck et Roulet.

Pour l’instant, la Suisse romande compte une maison «Energie +», d’autres constructions sont-elles prévues? Oui, d’autres maisons de ce type vont être construites à Nax et nous commençons actuellement des chantiers de villas à Chêne-Bougeries avec l’architecte Micaela Vianu. En outre, nous allons étendre ce concept aux bâtiments locatifs ou PPE. Durant ces prochaines années, nous pré-

Comment avez-vous eu l’idée de construire cette maison? Je m’intéresse depuis toujours aux problématiques du développement durable, notamment à travers la conception de logements. Il y a plus de dix ans, lors d’Expo.02, nous avons construit le Palais de l’Equilibre, un globe de bois de 27 m de haut. L’idée consistait à sensibiliser les gens à l’équilibre à trouver entre une économie

performante, une société solidaire et un environnement protégé. En 2012, nous avons conçu le Refuge du goûter, un bâtiment autonome énergétiquement situé à près de 4000 m d’altitude, près du sommet du Mont-Blanc. La construction de cet ouvrage constitue une étape décisive qui m’a énormément fait progresser dans ma carrière. Je me suis dit que s’il était possible de construire un tel bâtiment en haute altitude, nous n’avions plus d’excuses pour ne pas appliquer le même concept aux logements des villes. Voire d’aller encore plus loin en construisant des maisons qui deviennent des sources d’énergie. www.charpente-concept.com

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Les magiciens de l’or bleu A la STEP d’Aïre, les collaborateurs de SIG épurent 80% des eaux usées du canton. Leur travail permet de préserver l’hygiène publique et l’environnement. Visite.

Texte Thomas Pfefferlé Photos Guillaume Mégevand

Philippe Koller, responsable adjoint de l’Activité Eaux Usées Canton, gère l’exploitation et l’entretien des stations d’épuration et de pompage du canton.

«L

a station d’épuration (STEP) d’Aïre compte parmi les deux plus grandes de Suisse, avec celle de Zurich. Environ 80 collaborateurs répartis dans une quinzaine de corps de métier travaillent ici», indique Philippe Koller, cadre à l’Activité Eaux Usées de la Direction Environnement de SIG. Le site est impressionnant: sur une surface équivalente à 14 terrains de football, d’imposantes installations industrielles traitent les eaux usées de 420 000 habitants ainsi que celles issues des activités économiques à Genève. En prenant une douche, en lavant sa vaisselle ou encore en tirant la chasse, chaque Genevois utilise en moyenne 160 litres d’eau par jour. Ces gestes quotidiens, qui semblent banals, mettent en marche une impressionnante chaîne de travail, d’une ingéniosité insoupçonnée. Visite guidée d’un lieu peu connu, mais essentiel au bon fonctionnement de notre société!

Bactéries tueuses de polluants Il s’agit ensuite de s’attaquer aux déchets de la taille de particules. L’eau est acheminée vers d’autres bassins: là, des produits sont injectés pour agglomérer les particules polluantes, ce qui forme de petits flocons. Du micro-sable est alors introduit, afin de les lester et les récupérer sous forme de boue au fond des bassins. A la suite de cette étape, que l’on appelle «traitement primaire», le résultat est déjà impressionnant: l’eau est plus claire, car débarrassée de 70% de ses polluants solides!

En moyenne, 2 200 litres d’eau, soit l’équivalent d’environ dix baignoires, parviennent chaque seconde à la STEP d’Aïre afin d’y être traités. Au long de son parcours sur le site, l’eau passe par plusieurs étapes d’épuration. «Il s’agit d’extraire les déchets de l’eau en commençant par les plus gros, comme le papier, puis le sable et les particules en suspension, pour finir à l’échelle moléculaire», indique Philippe Koller.

Reste à extraire les polluants encore présents, qui sont essentiellement dissous. Pour cela, l’eau est acheminée dans des bassins tapissés d’une épaisse couche de «billes» d’un diamètre de 4 à 5 mm, recouvertes de bactéries qui vont se nourrir de la pollution dissoute. Il s’agit du traitement biologique. «Comme les bactéries ont besoin d’oxygène pour vivre, de l’air comprimé est injecté au fond du bassin. En se développant, ces bactéries vont assimiler la pollution dissoute. Une fois cette étape franchie, l’eau épurée peut être restituée au Rhône», poursuit Philippe Koller.

La première étape consiste donc à retirer les déchets «grossiers». L’eau s’écoule à travers des grilles qui interceptent les détritus. Ceux-ci sont ensuite lavés, séchés et stockés dans des bennes pour être acheminés et incinérés à l’usine des Cheneviers. L’énergie thermique ainsi générée permet d’alimenter un réseau de chaleur à distance et de produire de l’électricité. Après les grilles, l’eau traverse des bassins dans lesquels le sable est récupéré par «sédimentation» (au fond des bassins). Les déchets flottants comme les graisses et les huiles sont évacués par des racleurs. Constituant le «prétraitement», l’ensemble de ces trois opérations s’effectue de manière automatisée.

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Du biogaz grâce aux déchets Durant tout ce processus, les collaborateurs de SIG suivent le déroulement des opérations dans des salles de contrôle informatisées. Devant une dizaine d’écrans d’ordinateur, Gilbert Broye surveille les paramètres des installations de la STEP. «Je veille au bon déroulement du processus d’épaississement des boues. Celles-ci sont constituées par les polluants extraits de l’eau durant les étapes du traitement et vont générer du biogaz, un gaz 100% renouvelable.»


Les bons gestes pour protéger l’eau

Angie Rosset, au sein de l’Activité Qualité des Processus, vérifie l’eau traitée par la STEP. Ses résultats sont croisés avec ceux du laboratoire cantonal.

• Ne jetez pas vos déchets, huiles de friture, cotons-tiges, pansements, serviettes hygiéniques, tampons, préservatifs, couches, litières et sables d’animaux, mégots, ainsi que restes alimentaires dans les éviers ou les cuvettes WC. Utilisez des poubelles! • Ne jetez rien dans les grilles d’égouts (mégots, mouchoirs, etc.): elles sont très souvent reliées à des conduites qui évacuent les eaux de pluie directement dans le lac ou dans les cours d’eau, sans traitement. • Utilisez des produits cosmétiques, de nettoyage ou de soin respectueux de l’environnement. • Recyclez, via vos centres de récupération, les huiles, médicaments, peintures, solvants, décapants ou produits pour les plantes.

A partir des boues formées par les déchets extraits de l’eau, du biogaz est produit et stocké dans cet imposant gazomètre avant d’alimenter un réseau de chauffage à distance.

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«Chaque jour, nous produisons en moyenne plus de 20 000m3 de biogaz. Une partie est utilisée pour les besoins énergétiques de la STEP et le reste, une fois purifié, est injecté dans le réseau de gaz naturel», précise Philippe Koller. Le produit Gaz Vitale Vert contient 10% de ce biogaz. Afin d’épargner au voisinage les mauvaises odeurs que produisent les eaux usées, la STEP est dotée d’un dispositif de traitement de l’air. A travers un réseau de ventilation, l’air vicié est acheminé dans des tours, à l’intérieur desquelles des produits captent et transforment les substances malodorantes. Ainsi, les habitants des environs sont préservés des nuisances olfactives.

Durant l’étape du traitement primaire, les déchets de taille particulaire sont évacués. Après cette étape, l’eau est épurée à 70%.

Massimo Bertoletti évolue dans l’équipe qui exploite et entretient la STEP d’Aïre. Pour certaines tâches, le port du casque est requis.

www.sig-ge.ch STEP d’Aïre Chemin de la Verseuse 17 1219 Aïre

Au sein de l’Activité Eaux Usées Maintenance, Christophe Ribordy entretient les installations électriques des différents sites du canton.

Jean-Jacques Boutay transporte du matériel entre les différents secteurs de la STEP. Derrière ses nombreux écrans d’ordinateur, Gilbert Broye, de l’Activité Eaux Usées Aïre, s’assure du bon déroulement des différentes opérations qui se déroulent à la STEP.

Dans d’imposants bassins, l’eau subit un traitement biologique durant lequel des bactéries se nourrissent des derniers polluants.

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Texte Thomas Pfefferlé

Biosphoto/Bollen Christina/ GAP

La plante qui fleurit en hiver Les conseils pour cultiver l’«Hamamélis virginiana» • Les plants peuvent être mis en terre en automne ou au printemps. Il est important de planter dans un sol riche et humifère, sans calcaire. • Cet arbuste aime la mi-ombre en été et le soleil en hiver. Il convient donc de le planter à proximité d’un arbre caduque afin d’obtenir cette configuration. • Arroser seulement durant les jours qui suivent la plantation puis laisser faire la nature, sauf en période de sécheresse exceptionnelle.

L’Hamamélis de Virginie se cultive dès l’automne. Le chef de culture au Jardin botanique de Genève raconte cette plante aux vertus médicinales.

«J

’apprécie cette plante, car c’est une des seules qui fleurit en hiver. En outre, elle résiste très bien aux grandes gelées», indique Jean-Marie RobertNicoud, qui cultive l’Hamamélis virginiana au Jardin botanique de Genève. Contrairement à ce que son nom pourrait indiquer, cet arbuste n’est pas originaire de Virginie mais probablement du Canada. En revanche, c’est en Virginie qu’il a été découvert. Parmi les cinq espèces que compte la famille des Hamamélis, le virginiana est la seule qui possède des vertus thérapeutiques. Elle est utilisée depuis des siècles pour soigner les problèmes de circulation sanguine tels que les jambes lourdes, les varices, les plaies et saignements. Les produits consommables à base d’Hamamélis virginiana doivent être préparés par des spécialistes. «On les trouve notamment sous forme de gélules, pommades, tisanes ou infusions. Mal préparés, ils peuvent provoquer de l’hypertension artérielle, des nausées voire des vomissements. C’est pourquoi cette plante est également surnommée le café du diable ou le noisetier des sorcières.»

Au Jardin botanique de Genève, on peut observer ces arbustes en floraison, qui donnent de jolies fleurs d’un jaune citronné, d’octobre à janvier. «Cela fait trente ans que nous en avons au Jardin botanique. En Suisse, ils atteignent entre 4 et 5 m de hauteur. Mais dans leur pays d’origine, ils peuvent monter jusqu’à 9 m. Toutefois, il faut être patient car l’Hamamélis virginiana pousse très lentement», relève le dendrologue. Pour ceux qui voudraient semer plutôt que de mettre des plants en terre, il convient de disposer les graines en couches superposées dans le sol et de les laisser pendant deux ans. «Les grosses gelées vont faire l’affaire et les graines vont germer au troisième printemps.» On trouve des semis et plants dans la plupart des pépinières.

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Label Bobine file vers le succès Cette entreprise sociale propose aux créateurs de mode romands de produire leurs collections. Employant des femmes en réinsertion professionnelle, elle vient de remporter le Prix cantonal du développement durable.

L Texte Thomas Pfefferlé Photos Guillaume Mégevand

es stylistes de Suisse romande peuvent avoir le sourire: depuis trois ans, ils bénéficient de la présence d’une structure locale qui assume la production de leurs lignes de vêtements. «Dans le canton de Genève, nous sommes les seuls à proposer ce type de services, relève Yen Nhi Nguyen, qui dirige Label Bobine depuis ses débuts. Les créateurs relocalisent de plus en plus leur production en Suisse, d’une part afin de valoriser leurs produits, mais aussi dans le but de faciliter le contrôle de qualité lors de la fabrication. Pour un créateur, il est important de pouvoir suivre de près cette étape, en particulier lors d’une première série.»

Fondée par l’association genevoise SOS Femmes en 2011 et soutenue par la Ville de Genève et l’Office cantonal de l’emploi, Label Bobine se présente d’abord comme une entreprise sociale. Son principal objectif: permettre à des femmes sans emploi de réintégrer le monde professionnel. Parmi ses employées, deux ont différents statuts d’insertion et sept sont en emploi de solidarité (statut de fin de droits au chômage). «Nous faisons office de pont vers l’emploi. Notre société donne l’opportunité à ces femmes de maintenir et même d’augmenter leur employabilité à travers une activité professionnelle.» Couture, administration, comptabilité et vente leur permettent d’enrichir leur curriculum vitae et de se familiariser à nouveau avec certaines tâches professionnelles.

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Si Label Bobine est aujourd’hui orientée vers le monde de la mode, ce n’était pourtant pas son projet initial. «L’idée de base consistait à effectuer des retouches sur les vêtements des personnes qui vivent en EMS. Mais je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas vraiment de marché dans ce domaine. J’ai donc décidé d’axer l’activité de la société sur la mode, car j’avais déjà identifié un besoin important chez les créateurs romands. Nous ne perdons en revanche pas de vue le projet de créer une ligne de vêtements adaptés pour les personnes âgées et à mobilité réduite.» Travail équitable, matériaux naturels Parmi ses clients, l’entreprise genevoise compte notamment Laboratoire, une marque suisse qui a pignon sur rue à Lausanne, ou encore un étudiant de la Haute Ecole d’art et de design à Genève (HEAD) qui a concrétisé son projet de diplôme cette année. En outre, Pascale Cornu, «fashion designer» indépendante ayant créé son label à Lausanne en 2012, a récemment confié la production de ses vêtements à Label Bobine. Tout comme Laure Paschoud, qui a lancé sa propre marque en Suisse en 2010 après avoir travaillé à Paris ainsi qu’au Japon. Point commun entre ces deux stylistes: elles privilégient le travail équitable et l’utilisation de matériaux naturels. «La dimension sociale


Les 3 initiatives durables de Label Bobine Favoriser la réinsertion professionnelle de femmes

Relocaliser la production de lignes de vêtements de stylistes romands Yen Nhi Nguyen, directrice de Label Bobine.

de Label Bobine me touche, évoque Pascale Cornu. J’apprécie également de pouvoir suivre la production de près et de côtoyer les personnes qui effectuent ce travail. Concernant la qualité, je suis très satisfaite du résultat.» En relocalisant la production de lignes de vêtements plus près de leurs créateurs, Label Bobine contribue à dynamiser le tissu économique local. En outre, la structure propose une solution respectueuse de l’environnement. Dans cette optique, elle met le talent de ses couturières au service d’une autre activité: la revalorisation de textiles publicitaires utilisés par différentes entreprises tels que des banderoles et bâches. Pour le centre d’expositions Palexpo, elle a par exemple transformé plusieurs des immenses bannières qui surplombent régulièrement l’autoroute en différents accessoires comme des sacoches et pochettes. «Dernièrement, nous avons également effectué le même type de travail pour le festival de bande dessinée BD-FIL, qui s’est tenu à Lausanne. Les accessoires ont été vendus dans les boutiques aux festivaliers.» Ces activités d’«upcycling», comme les nomme l’entreprise, ont débuté fin 2011, lorsque la rame du tram passant

par la commune d’Onex a été inaugurée. L’entreprise aux mains de fées avait alors revalorisé les banderoles de l’évènement, notamment en en faisant des sacs. Demande croissante En juin de cette année, Label Bobine s’est vu décerner le Prix cantonal du développement durable. Une récompense qui lui permet de mieux s’affirmer et de gagner encore en crédibilité auprès de ses clients. «Cette distinction vient s’ajouter au Prix suisse de l’éthique que nous avions reçu en octobre 2013», se félicite la directrice Yen Nhi Nguyen.

Revaloriser des banderoles et bâches publicitaires en divers accessoires

A l’avenir, la société genevoise compte s’agrandir. «Nous cherchons des locaux plus spacieux, ce qui nous permettrait d’engager davantage de personnel pour faire face à la demande croissante. Qu’il s’agisse des lignes de vêtements à produire ou des bâches publicitaires à transformer, le travail ne manque pas!» Une croissance que la directrice de Label Bobine veut maintenir sur les deux axes qui font la force de l’entreprise: sa capacité à redonner du travail aux personnes en recherche d’emploi et son savoir-faire en matière de couture. www.labelbobine.ch

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flashmob

SIG et la RTS présentent l’Orchestre de la Suisse Romande SIG, partenaire de l’Orchestre de la Suisse Romande, s’implique tout au long de l’année dans la vie de la cité et de la région. Avec ses partenariats et soutiens, SIG participe au dynamisme culturel et sportif de Genève conformément à sa vocation d’entreprise citoyenne. www.youtube.com/chainesig

Magali Girardin/ Tribune de Genève

Le 24 mai 2014, l’Orchestre de la Suisse Romande a réalisé en partenariat avec SIG et l’émission Violon Dingue de la RTS une Flashmob sur la place du Molard à Genève. Sous la direction du chef d’orchestre Philippe Béran, 53 musiciens ont surpris le public en pleine rue pour leur offrir un arrangement de quatre minutes de la Chevauchée des Walkyries de Richard Wagner.

Textes Thomas Pfefferlé

innovation

Les projets innovants de Cleantech Genève 2014

Initiative du canton soutenue par SIG, Cleantech Genève s’implique notamment pour le maintien et la création d’emplois, le renforcement de la compétitivité économique, le développement des synergies interentreprises ou encore la réduction des atteintes à l’environnement. Dans ce cadre, elle organise le concours Win&Boost, destiné aux particuliers, start-up et entreprises évoluant dans le domaine des technologies propres et des énergies renouvelables. Les finalistes de l’édition 2014 proposaient des projets de parkings intelligents, de haies productrices d’énergie, de tables solaires et de poubelles intelligentes. Les trois vainqueurs se partagent une prime de 60 000 francs qui les aide ainsi à concrétiser leurs idées.

DCUBE

www.cleantechgeneve.com

Un des projets consiste à fabriquer des haies artificielles qui convertissent les courants d’air en électricité

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Les carafes «Eau de Genève» seront en vente sur le stand au prix de CHF 20.-. SIG reverse 100% des bénéfices, soit CHF 5.- par carafe à l’association SINGLA-Népal qui a pour but d’alimenter en eau potable des villages isolés des montagnes du Népal.

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Loris Von Siebenthal

«Nous travaillons sur des bateaux volants» Loris Von Siebenthal

Optimiser le transport maritime: c’est le but poursuivi par le skipper Jérémie Lagarrigue et son équipe. Texte Thomas Pfefferlé VIVE LA VIE : Quel

est précisément le travail de Hydros Foundation? JéRéMIE LAGARRIGUE : Notre but principal consiste à promouvoir l’efficience énergétique dans l’industrie nautique et le transport maritime. Pour cela, nous développons des technologies visant à améliorer le rendement de différents types de bateaux. Une fois ces technologies mises au point, nous en démontrons l’utilité et l’efficacité par des concours, des courses et autres manifestations. De cette manière, nous voulons montrer que c’est par la technologie que nous résoudrons les problèmes environnementaux de notre époque. Pourquoi s’intéresser au transport maritime en particulier? Parce que, à l’échelle mondiale, il représente environ 90% des échanges commerciaux. En outre, il s’agit du moyen de transport le moins polluant qui existe, il vaut donc la peine d’optimiser au maximum l’efficience des 50 000 cargos qui sillonnent le globe toute l’année. La plupart des objets qui nous entourent ont été transportés par bateau, cette problématique nous touche donc tous, ce qui n’a d’ailleurs pas échappé à SIG, qui nous soutient depuis le début et nous aide à véhiculer notre message.

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Concrètement, quelles solutions ou produits avez-vous déjà développés? Nous travaillons principalement sur des bateaux volants, dont la surface de frottement est moindre puisque la coque est soulevée par des quilles, qui elles seules touchent l’eau. Avec ce type de bateau, nous sommes parvenus à établir un chrono historique sur le Léman: 4 h 30 pour faire un aller-retour entre Genève et Le Bouveret. Ce qui représente une vitesse moyenne de 40 km/h, avec des pointes à 70, et cela sans moteurs, seulement en utilisant la force du vent! Nous avons également été deuxièmes de la Petite Coupe de l’America qui s’est tenue en Grande-Bretagne en 2013. Ces résultats permettent de mettre en avant les technologies que l’on développe et l’intérêt qu’il y a à les appliquer plus largement à l’échelle industrielle. Justement, comment passe-t-on de la conception et de la démonstration aux applications industrielles? Il s’agit d’un gros travail de sensibilisation. Depuis cette année, nous organisons par exemple l’Hydrocontest, une manifestation internationale qui vise à promouvoir ces technologies. Destiné aux étudiants du monde entier, il s’agit de concevoir le bateau

le plus efficient possible avec les mêmes moyens pour toutes les équipes. Cette première édition, qui s’est tenue à Lausanne en juillet, fut un grand succès: plus de 200 étudiants représentant sept nationalités y ont participé! Et nous avons accueilli près de 3000 visiteurs sur le village de la manifestation. En outre, nous organiserons l’an prochain la prochaine Petite Coupe de l’America (appelée Little Cup) à Genève. Cet évènement, soutenu par notre partenaire Lombard Odier, nous permettra de sensibiliser les leaders d’opinion et les autorités publiques aux questions de l’efficience énergétique. Quel est votre rôle au sein de Hydros Foundation? J’essaie de donner aux gens les moyens de concrétiser leurs idées en leur faisant bénéficier de mon expérience. Il s’agit d’aider les jeunes talents que nous embauchons à réaliser leurs projets dans l’industrie. Encore une fois, cela passe par les évènements incubateurs ou démonstrateurs que nous organisons, tels que l’Hydrocontest ou la Little Cup. www.hydros.ch


Le traitement des eaux usées Les eaux usées contiennent tout ce que nous mettons dans nos wc, nos éviers, nos baignoires, ainsi que l’eau qui sort de notre lave-linge ou de notre lave-vaisselle. Elles sont récupérées dans de gros tuyaux aussi appelés égouts puis envoyées dans une station d’épuration, où elles sont dépolluées avant d’être rejetées dans un cours d’eau.

1 Le dégrillage et le tamisage La première opération consiste à retenir les déchets solides au travers d’une grille. Puis, un tamisage retient les déchets de plus petite taille. Les déchets sont récupérés, séchés puis transportés par bennes pour être brûlés.

5 Le déshuilage

En ajoutant un floculant, les matières en suspension se regroupent pour former des flocons qui se déposent au fond d’un bassin de décantation.

2 Le dessablage Le sable est collecté, lavé et déposé à la décharge.

3 Le traitement biologique Les matières flottantes, comme les huiles, sont raclées et récupérées, puis traitées biologiquement.

7 Les BOUES Les boues produites lors de la décantation et du traitement biologique sont concentrées puis digérées, opération durant laquelle elles produisent du biogaz utilisé pour les besoins en chaleur de la station d’épuration. Les boues sont ensuite séchées sous forme de granulés, puis envoyées dans une cimenterie où elles servent à produire du ciment.

6 Le retour au milieu naturel L’eau dépolluée est rejetée dans le milieu naturel. Attention, elle n’est pas encore potable. La nature doit achever le travail de nettoyage ! Parallèlement, les eaux usées et épurées sont analysées.

LA VIE automne SIG propose des animations pédagogiques sur les thèmes des écogestes, de l’eau et deVIVE l’énergie aux2014 élèves e du canton de Genève à partir de la 6 primaire. www.sig-ge.ch/pedagogie

Infographie extraite de la brochure À la découverte de l’eau (illustrateur F. Estimbre), réalisée par éditions spéciales Play Bac pour SIG, 2012.

4 La décantation

Grâce à l’injection d’air sous pression, des microorganismes se développent et décomposent la pollution dissoute dans l’eau pour la transformer en boues qui sont ensuite récupérées.


SERVICE EN LIGNE

Déménagez en toute simplicité! Parce que changer d’adresse est une étape de vie importante qui demande de l’organisation, SIG vous accompagne pas à pas pour vous aider à gérer votre déménagement dans les meilleures conditions. En annonçant en ligne votre changement de domicile, vous bénéficiez:

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éNERGIE

Le carport solaire de Sous-Moulin récompensé -dim1in,u5tio  n%de latricité

Guillaume Mégevand

La n d’élec on io t a m consom 3 dans le cant en 201 Genève. de Suisse, la e d e . ell A l’éch menté de 0.6% g u elle a a

Le Prix solaire suisse, qui récompense les installations solaires ainsi que les bâtiments les plus efficaces sur le plan énergétique, couronne cette année la centrale solaire photovoltaïque de Sous-Moulin construite par SIG, en collaboration avec la Fondation des Parkings. Inauguré ce printemps, ce carport solaire reçoit le Prix dans la catégorie «installations énergétiques». Au total, 2282 panneaux ont été disposés sur

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le toit du Parking Relais de Sous-Moulin, à Thônex. Ils permettent de produire 635 MWh par an, soit l’équivalent de la consommation de 180 ménages genevois. La cérémonie de remise du 24e Prix solaire suisse s’est déroulée début octobre à Lucerne en compagnie du président du Conseil d’Etat du canton de Lucerne, Robert Küng, et de l’architecte vedette Lord Norman Foster.


à la rencontre d’un client

Ébénisterie Denis

Philippe Schiller

Schneeberger SA

L’ébénisterie Denis Schneeberger SA passe à Electricité Vitale Vert

«En tant qu’entreprise, nous avons une grande responsabilité en termes de développement durable, déclare Denis Schneeberger, qui dirige l’ébénisterie familiale depuis 1998. Travailler le bois me plaît parce qu’il s’agit d’un matériau renouvelable et je vois mon métier comme un emprunt à la nature.» L’entreprise de 40 collaborateurs, qui existe depuis 1964, effectue divers travaux d’agencement intérieur et crée des pièces sur mesure pour ses clients. «Nous travaillons aussi bien pour des particuliers que des établissements financiers ou encore des collectivités publiques» Depuis cette année, l’ébénisterie est alimentée en Electricité Vitale Vert. «Avec nos activités en atelier, nous consommons en moyenne 150’000 kW par an, ce choix était donc logique et s’inscrit dans ma conception du développement durable. Ainsi, je contribue à la construction de nouvelles installations solaires à Genève.»

Attentifs à l’impact environnemental de leur profession, les collaborateurs de Denis Schneeberger récupèrent même les solvants des vernis avec lesquels ils travaillent pour une seconde utilisation. En outre, les résidus de bois engendrés par l’activité de l’entreprise sont utilisés pour chauffer les ateliers. Un système de production d’électricité fonctionnant grâce à la chaleur émise par le chauffage est également à l’étude. Et au domicile du directeur, qui se déplace en scooter électrique, des panneaux thermiques fournissent l’eau chaude.

Ebénisterie Denis Schneeberger SA Av. des Morgines 22 1213 Petit-Lancy 022 792 82 33 www.dschneeberger.ch

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Comment faire baisser les émissions de CO2 à Genève? Step d’Aïre

eaux usées réseau gaz

Que ce soit pour cuisiner ou pour vous chauffer, le gaz que vous consommez Avec du biogaz émet naturellement du CO2. Step d’Aïre Le biogaz est une énergie renouvelable, neutre en CO , provenant Avec la gamme Gaz Vitale, vous bénéficiez d’un gaz naturel neutre en CO2 de la fermentation de matières organiques. A Genève, le biogaz eaux usées issu de la transformation boues deenvironnementaux. la station d’épuration grâce auestfinancement de des projets réseau gaz 2

d’Aïre, et est injecté dans le réseau de gaz naturel de SIG.

Découverte

Gaz Vitale Vert

Avec l’offre ou , Avec desà projets environnementaux vous choisissez, votre rythme, un gaz plus vert et plus local:

Ils réduisent les émissions de A Genève, le supplément de prix lié à l’offre CO2 liées au gaz naturel, par effet Découverte et à Gaz Vitale Vert est investi de compensation. Le principe : dans le développement du biogaz et dans quand une activité dégage du le financement de projets 100% genevois : CO2, on peut neutraliser son effet par exemple l’installation de systèmes de car négatif il contient une part de biogaz produit àavec Genève en finançant un projet chauffage renouvelable des panneaux qui, ailleurs, réduit le CO dans la solaires thermiques, de pompes à chaleur ou 2 à la station d’épuration d’Aïre et 100% renouvelable. même proportion. L’impact sur le la mise en place de programmes d’efficience réchauffement climatique s’annule. énergétique auprès des entreprises.

plus vert

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Plus la demande en Gaz Vitale Vert grandira, plus les rejets de CO baisseront à Genève ! plus local 2

car il permet de financer des projets environnementaux genevois qui compensent les émissions de CO2 issues de l’utilisation du gaz naturel. En outre, SIG investit un montant équivalent à votre contribution.

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Le bateau de l’espoir Au milieu du Rhône, sur le «bateau-lavoir», Philippe Keller propose une cuisine saisonnière en privilégiant les produits locaux. Tremplin professionnel pour des jeunes en difficulté, le restaurant connaît un joli succès.

Texte Thomas Pfefferlé Photo Nicolas Righetti

I

mpossible de ne pas être habité par un profond sentiment de sérénité lorsque l’on monte à bord du «bateau-lavoir». Assis sur la terrasse, flottant sur le Rhône et loin du tumulte de la ville, on déguste des produits du terroir en faisant connaissance avec la jeune équipe qui y travaille. Car avant d’être un restaurant, le bateau-lavoir est d’abord une association. «L’idée consiste à donner une expérience professionnelle à des jeunes qui traversent des problèmes familiaux, scolaires ou sociaux, explique Philippe Keller, chef cuisinier et gérant du restaurant. Cette particularité crée une relation avec la clientèle plus riche que dans les autres établissements, car les gens s’intéressent parfois au parcours du personnel et nouent des contacts avec.»

Au total, quatre jeunes évoluent entre la cuisine, le bar et le service durant une période de un à trois mois, avant de laisser la place aux suivants. «Et la liste d’attente est longue, confie Philippe Keller. Les stages que nous proposons ici sont très recherchés et enrichissants.» Trois plats du jour sont proposés et renouvelés quotidiennement. Prix: de 15 à 19 francs. En hiver, on ne manquera pas de déguster une bonne fondue et, en été, de profiter d’une table sur le toit à l’ombre d’un parasol. En outre, des concerts sont organisés tous les mercredis soir par Fabian Bragante, associé et responsable culturel au bateau-lavoir. Diverses animations sont également proposées tout au long de l’année. Cette année, le filet de flétan au pesto et noix de cajou figurait au menu, Philippe Keller livre sa recette. Filet de flétan au pesto, noix de cajou et riz aux petits légumes (pour 4 personnes) Ingrédients

620 g de filet de flétan Pour le pesto: 2 poignées de noix de cajou sans arête 1 bouquet de basilic 4 tasses de riz blanc 1 bouquet de persil Une courge Ail 4 carottes Citron Chou romanesco Huile d’olive Beurre Sel Huile d’olive Poivre Curry

1. Cuire le riz dans un litre d’eau bouillante salée puis ajouter les carottes coupées en dés. 2. Cuire le filet de flétan à la poêle des deux côtés dans une noisette de beurre et un filet d’huile d’olive, saler et poivrer des deux côtés. 3. Préparer le pesto, mixer le basilic et le persil, ajouter les noix de cajou, saler, poivrer, ajouter du citron, de l’ail et de l’huile d’olive. 4. Cuire le romanesco à la vapeur. BIO EXPRESS Philippe Keller, 52 ans Cuisinier de formation, Philippe Keller évolue dans le milieu associatif depuis plusieurs années et a notamment travaillé au Foyer Arabelle. En 2012, il rejoint le projet du bateau-lavoir avec un couple d’amis. Ensemble, ils se lancent spontanément dans l’aventure suite à un appel à candidature pour reprendre le lieu. Aujourd’hui, il y est chef cuisinier et gère une équipe de quatre jeunes.

5. Rôtir la courge et ajouter du curry. 6. Ajouter le pesto une fois le poisson cuit et servir. Le bateau-lavoir Promenade des Lavandières 1204 Genève Tél. 022 321 38 78 www.bateaulavoir.ch

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octobre

LES AUTOMNALES

DU 7 AU 16 NOVEMBRE 2014 Palexpo

GUSTAVE COURBET

ILLUMINATIONS DE NOËL 28 NOVEMBRE 2014 AU 5 JANVIER 2015 Centre-ville

COUPE DE NOËL 14 DÉCEMBRE 2014 Jardin anglais

DU 5 SEPTEMBRE 2014 AU 4 JANVIER 2015 Musée Rath Genève Une exposition pour découvrir la vie du peintre durant ses dernières années passées en Suisse. Connu pour avoir révolutionné la peinture française et européenne dans les années 1840, Gustave Courbet a également influencé la scène artistique suisse. institutions.ville-geneve.ch

KEITH HARING

AFFICHES V I N TA G E

Pendant dix jours, Palexpo se mue en immense foire organisée pour les Genevois et leurs voisins. L’année passée, plus de 135 000 visiteurs s’étaient rendus dans les 450 stands de commerce installés pour la manifestation. Démonstrations d’arts martiaux, liquidation de matériel militaire et de camping, exposition canine et féline, voyance; chaque visiteur y trouvera son compte! Retrouvez SIG sur le stand K61. www.lesautomnales.ch

17 OCTOBRE 2014 18 JANVIER 2015

© Keith Haring Foundation

PONT DE LA MACHINE ENTRÉE LIBRE

PARTENAIRES

PARTENAIRES MÉDIAS

Les affiches vintage de l’artiste et activiste américain Keith Haring sont à découvrir à l’espace Quartier Libre SIG. Le dessinateur fut notamment influencé par la culture alternative des années 1980 qu’il découvre à New York. Inspiré par le graffiti, il n’hésitait pas à dessiner à la craie blanche sur des panneaux publicitaires noirs du métro. www.sig-quartierlibre.ch

EXPOSITION MEYRIN, CITÉ DE L’éNERGIE

Chaque fin et début d’année, Genève s’illumine et brille de mille feux pour le plaisir des yeux, avec le soutien de SIG. Un demi-million d’ampoules LED et environ 14 km de guirlandes sont déployés sur des arbres et candélabres de la ville. A admirer avec sa moitié ou en famille, les illuminations de Noël ne manqueront pas de réchauffer les cœurs. www.ville-geneve.ch

GENèVE-SERVETTE HOCKEY CLUB 27 ET 31 JANVIER 2015 Genève

décembre COURSE DE L’ESCALADE 5 ET 6 DéCEMBRE 2014 Vieille-Ville

DU 13 AU 28 NOVEMBRE 2014 Meyrin La saison de hockey battra son plein en ce début de nouvelle année. Le Genève-Servette Hockey Club, dont SIG est le partenaire principal, recevra coup sur coup le HC Fribourg-Gottéron le mardi 27 janvier et le SC Bern le samedi 31 janvier, deux matchs qui promettent un spectacle explosif. www.gshc.ch

novembre ART EN VIEILLE-VILLE

Sponsors principaux

6 NOVEMBRE 2014 Vieille-Ville

La Vieille-Ville accueillera durant cette journée un public friand d’art. Au total, 13 galeries et trois musées organisent un vernissage exceptionnel. Antiquité du monde classique et du Proche-Orient, art moderne, contemporain ou décoratif mais aussi photographies, sculptures, tableaux et livres rares raviront les visiteurs. www.avv.ch

janvier

L’exposition se déroulera au patio Forum de Meyrin du 13 au 20 novembre puis à la galerie du Centre commercial Meyrin du 21 au 29 novembre. Le vernissage de l’exposition «Meyrin, Cité de l’Energie» aura lieu le 13 novembre. Au programme: remise du label Cité de l’énergie et conférence-débat. www.meyrin.ch

Devenue mythique à Genève depuis plusieurs années, la Course de l’Escalade n’est plus à présenter. Les départs du walking et du nordic walking seront donnés le vendredi soir à Veyrier. Les épreuves traditionnelles se dérouleront dans la Vieille-Ville. SIG est partenaire de l’événement avec l’Eau de Genève pour ravitailler les 35’000 coureurs et Electricité Vitale Vert pour alimenter l’évènement. www.escalade.ch

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DU 17 OCTOBRE 2014 AU 18 JANVIER 2015 Quartier libre SIG

Des Père Noël complètement déjantés qui se jettent à l’eau en plein mois de décembre! Voilà ce que propose tous les ans la fameuse Coupe de Noël. Pour les givrés et les plus téméraires qui n’ont pas peur de se mouiller, la course propose un parcours d’environ 120 m dans le Léman depuis le Jardin anglais. SIG est partenaire de l’événement avec l’Eau de Genève. www.coupedenoel.ch

Vive la Vie Automne 2014  

Le magazine SIG du développement durable