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Eté 2014

Le magazine SIG du développement durable

énergie OOLUX, un kit solaire pour l’Afrique p. 4

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Reportage

Au cœur des Cheneviers, l’usine qui ne s’arrête jamais

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Ecoresponsable

La formule «prêt-à-cuisiner» de Just Cook It


Jay Louvion

Editorial

Une entreprise à votre service

Attention, il ne s’agit pas de minimiser notre responsabilité. En plusieurs occasions, dans notre gestion du dossier des éoliennes, dans notre manière de communiquer sur la fibre optique notamment, nous ne nous sommes pas comportés comme le service public performant et responsable que nous nous devons d’être. Nous auditons ces dossiers et prenons, avec détermination, les mesures de correction qui s’imposent. Toutefois, ces dossiers ne concernent pas les activités cœur de SIG. Notre savoir-faire et les principales prestations que nous fournissons aux Genevois n’ont pas été affectés. SIG est une entreprise qui avance, qui innove, et il n’est pas inutile de le rappeler. Cette année, nous avons notamment terminé le remplacement, plusieurs mètres sous le Léman, de la plus importante conduite d’eau de notre canton, le tronçon Prieuré-Arquebuse. Ce chantier d’une complexité hors normes fait honneur à notre entreprise, à ses ouvriers, à ses ingénieurs. Il rappelle que SIG dispose d’un savoir-faire envié, et que nos équipes œuvrent aux quatre coins du canton avec la volonté de vous servir au mieux.

Serge Frühauf

Les journaux en ont abondamment fait état: des erreurs ont été commises au sein de SIG. Les commentaires et la mise en lumière de ces affaires peuvent donner l’impression que notre entreprise n’avance plus. Je tiens à affirmer que c’est très loin d’être le cas.

De l’art le long du tram 14 Le projet artistique art&tram se déploie en six œuvres sur le tracé du tram 14. L’opération, lancée par les communes de Lancy, Onex, Confignon, Bernex et soutenue par le Canton, vise à ancrer l’art dans le quotidien des voyageurs et des citoyens. Le programme a démarré en juin 2013 avec la réalisation de Silvie Defraoui, intitulée «Trame & Tram». Actuellement, le projet se poursuit avec une sculpture monumentale de l’artiste alémanique Ugo Rondinone. Installée le 8 mai dernier à Onex, «The Wise» représente une figure humaine de dix mètres de haut, pour un poids de 85 tonnes, et se répartit en sept blocs de granit. Les œuvres de quatre autres artistes contemporains, John Armleder, Eric Hattan, Lang & Baumann et Pipilotti Rist, jalonneront le parcours. www.ge.ch/culture www. art-et-tram.ch

C’est dans les faits, au plus près de vos attentes, que nous saurons vous démontrer que vous pouvez nous faire confiance. Christian Brunier Nouveau Directeur général

IMPRESSUM Le magazine Vive la Vie paraît trois fois par an. Editeur SIG Communication Case postale 2777 CH-1211 Genève 2 0844 800 808 www.sig-ge.ch

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Impression Imprimé sur du papier Refutura, 100% recyclé. SRO-Kundig, Versoix Tirage 183 000 exemplaires Couverture Christophe Hug par Nicolas Righetti, Thierry Gaudreau par Guillaume Mégevand, Romain Cosandey et Gaël Juranville par Guillaume Mégevand

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Pile électrique

1800 Alessandro Volta


Des abeilles en ville

C’est le nombre d’assiettes redistribuées en 2013 par Table couvre-toi, soit l’équivalent de 2 650 tonnes de nourriture. L’association sauve des denrées alimentaires de la destruction et les distribue aux personnes défavorisées dans toute la Suisse. www.tischlein.ch

Promenades responsables L’Association pour la sensibilisation au développement durable à Genève réalise un vaste projet de 24 guides intitulés Le développement durable au détour du chemin. Ces ouvrages proposent des itinéraires de balades dans tout le canton et permettent de découvrir les enjeux du développement durable et quelques réalisations locales exemplaires en la matière. Trois guides sont déjà parus, avec toujours une rivière comme fil conducteur. Dans le dernier d’entre eux, «Trois-Chêne», la Seymaz sert de colonne vertébrale à la promenade. L’association prépare actuellement le prochain guide, «Russin-Dardagny», qui sortira dans le courant de l’été. www.genevedurable.ch

DR

12 500 000

Jean-Raphaël Guillaumin

La banque UBS accueille depuis le 13 mai trois ruches sur le toit de son bâtiment des Acacias. L’initiative émane de la start-up Bees4You dont l’objectif est d’implanter des ruches en milieu urbain. Cette société propose aux entreprises et aux hôtels des projets clés en main liés au développement durable. Les ruches, les abeilles, la récolte, le miel et la mise en pots sont pris en charge par Bees4You. Pour la première fois, les abeilles cohabitent avec les collaborateurs de la banque, puisqu’elles sont installées sur la terrasse de son restaurant. Le miel produit sera vendu aux employés au profit de la fondation UBS Optimus Foundation, qui soutient des projets en faveur des enfants dans le monde. www.bees4you.ch

LR

Lancement du programme Nature en ville Pour encourager la nature en ville, l’Etat de Genève lance un projet en onze volets autour de ce thème. Trois actions ont débuté ce printemps: une exposition-promenade au Jardin botanique, la réalisation d’un classeur de conseils pratiques sur les jardins dans les communes et un concours de projets favorisant la nature dans l’habitat genevois. L’initiative vise à stimuler à tous les échelons les nouveaux aménagements qui amènent de la verdure dans la ville et ses alentours, pour plus de convivialité dans les quartiers. www.ge.ch/nature

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Un kit solaire innovant pour aider les pays du Sud Une grande partie des habitants de pays en développement n’ont pas accès à l’électricité. Pour leur venir en aide, la fondation genevoise Antenna Technologies a mis au point un kit qui fonctionne à l’énergie solaire. Entretien avec le responsable du projet, Christophe Hug. Texte Thomas Pfefferlé Photos Nicolas Righetti

VIVE LA VIE Que contient le kit solaire que vous avez développé? CHRISTOPHE HUG Le kit OOLUX comprend un petit panneau solaire de 5 watts et une batterie «intelligente» munie de deux ports USB, ainsi qu’un chargeur de téléphone portable équipé de dix prises différentes et deux lampes LED qui se raccordent à la batterie. Fonctionnant à l’énergie photovoltaïque, il permet aux utilisateurs de s’éclairer et de charger leur téléphone portable. Ce produit est fait pour durer, car il est construit avec des matériaux robustes.

A qui est-il destiné? Aux populations des pays du Sud. Actuellement, nous menons une phase de test en Ouganda, au Kenya et au Cameroun. Dans ces pays très étendus, les infrastructures du réseau électrique se limitent aux grandes villes. En dehors de celles-ci, les habitants n’ont pas accès à l’électricité. Nos kits solaires leur sont destinés. Quels sont les principaux problèmes que pose l’absence de courant? L’éclairage constitue un souci majeur. Dans leur maison, les familles utilisent des lampes à pétrole qui enfument les habitations et causent des dommages sanitaires. Un autre problème important concerne les téléphones portables. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les habitants en possèdent presque tous, même sans être raccordés au réseau électrique! Pour charger la batterie, ils sont obligés de confier leur téléphone à une personne se rendant en ville.

Le kit OOLUX se compose d’un panneau solaire de 5 watts, d’une batterie munie de deux ports USB, d’un chargeur à dix prises pour téléphone portable et de deux lampes LED.

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Le kit solaire est-il assez performant pour apporter de réelles solutions? L’utilisateur bénéficie d’une autonomie de seize heures pour l’éclairage. Il faut compter dix heures de temps de chargement, à l’aide du panneau solaire de 5 watts. Par ailleurs, il est possible de charger une dizaine de téléphones.

Sur le plan financier, votre système est-il abordable pour ces populations? Oui, et il s’agit d’un point central dans notre projet. Pour notre deuxième phase de test, qui a commencé au début du mois de juin, nous avons peaufiné notre système de microcrédit. L’utilisateur a la possibilité de payer l’appareil en plusieurs tranches. Chaque paiement correspond à un certain délai d’utilisation. Une fois ce laps de temps écoulé, le système se désactive de lui-même et est réactivé ensuite par les revendeurs avec qui nous collaborons localement. Ces derniers peuvent activer et bloquer les kits à l’aide de leur téléphone portable, en fonction des paiements reçus. Au bout d’un certain nombre de paiements, le système est activé définitivement. Combien coûte le kit? Environ 100 francs. Le prix correspond à ce que certains habitants des pays concernés dépensent de manière régulière durant un an pour alimenter leurs lampes à pétrole et recharger leurs téléphones portables. A la différence qu’après une même période, le kit solaire est payé et fonctionne indéfiniment. Cela reste toutefois un réel investissement pour les populations que nous ciblons et notre principal défi est de trouver une solution afin de réduire le coût. Comment est née l’idée d’OOLUX? Elle a germé en 2011. A la base, il s’agissait d’une collaboration avec Caritas Suisse. Nous avons conjointement identifié les besoins de pays en voie de développement, notamment en Asie, en termes d’accès à l’électricité pour l’éclairage et la recharge des portables. Nous nous sommes ensuite tournés vers l’Ecole d’ingénieurs de Bienne (BE) pour leur confier le développement de la partie électronique. Puis, nous sommes entrés en contact avec une ONG qui forme de jeunes électroniciens au Bangladesh, car nous pensions fabriquer les appareils sur


BIO EXPRESS Christophe Hug, 35 ans Après une formation scientifique et de gestion d’entreprise, Christophe Hug, 35 ans, obtient un diplôme de biologiste à l’Université de Lausanne, puis un MBA à l’Université de Genève. Il a notamment travaillé durant huit ans dans l’industrie pharmaceutique. Durant son service civil, il découvre Antenna Technologies, une fondation qui développe des technologies pour les pays du Sud. Séduit par cette petite structure aux grandes ambitions, il rejoint l’équipe fin 2011.

Antenna Technologies Le kit OOLUX a été développé par la fondation Antenna qui met au point des technologies pour venir en aide aux populations des pays en voie de développement. Ses collaborateurs misent sur des solutions durables et simples à utiliser. La fondation genevoise a notamment créé un système permettant de transformer de l’eau salée en chlore, qui sert ensuite à traiter l’eau courante. Un procédé qui peut fonctionner à l’énergie photovoltaïque.

Christophe Hug présente le kit solaire développé par Antenna Technologies. Des modèles sont déjà utilisés en Ouganda, au Kenya et au Cameroun, où ils servent à éclairer et à recharger des téléphones portables.

place. Un ingénieur qui effectuait son service civil chez nous s’y est rendu et a développé un prototype. Néanmoins, en raison du manque de personnel qualifié et d’infrastructures de production adaptées là-bas, nous avons finalement décidé de fabriquer les kits en Suisse dans un premier temps. Nous nous concentrons à présent sur l’Afrique comme destinataire, car le premier test y a mieux fonctionné et, contrairement à l’Asie, le besoin y est croissant pour le futur. Quelle entreprise fabrique les kits solaires en Suisse? Ils sont assemblés par la fondation PRO, une entreprise genevoise qui emploie des personnes en situation de handicap. Cette collaboration avec une société locale et engagée est précieuse.

Comment financez-vous le projet OOLUX? Actuellement, une partie importante du financement est assumée par notre fondation. Pour le développement du produit en 2012 et la première phase de test en 2013, nous avons reçu des subventions de la fondation Symphasis. Actuellement, nous levons des fonds auprès de diverses organisations et fondations intéressées par cette thématique et notre projet.

Combien de kits solaires avez-vous déjà vendus? Pour la première phase de test, nous avions fabriqué 1000 appareils. Ils sont tous partis très rapidement. Nous en avons produit 500 pour la deuxième phase de test, qui sera bouclée à la fin de cette année. Il s’agit de démontrer que les populations du Sud ont un réel besoin du kit et que la technologie est au point. Ensuite, il nous faudra définir un modèle économique et réfléchir à une production à grande échelle.

Nous espérons également recevoir de l’aide de la Confédération par le biais de son programme d’encouragement des énergies renouvelables dans les pays en développement. En outre, nous employons des ingénieurs qui effectuent leur service civil.

www.oolux.org www.antenna.ch

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Le feu des Cheneviers brûle toujours L’usine de valorisation thermique traite tous les déchets ménagers du canton. Visite d’une installation aux dimensions gigantesques, qui produit chaleur et électricité.

U Texte Serge Maillard Photos Guillaume Mégevand

n véritable ballet de camions anime chaque matin les Cheneviers, l’usine cantonale de valorisation thermique des déchets. Devant l’entrée principale, les poids lourds des compagnies de collecte de déchets commencent à défiler. «Il y en a jusqu’à 175 par jour», explique Jean-Denis Raneda, peseur-caissier, qui gère les entrées et les sorties du site depuis sa cabine vitrée. Acheminant 40% des 220 000 tonnes de déchets traités chaque année aux Cheneviers, ces camions sont systématiquement pesés. «Le prix de l’incinération varie en fonction du poids et du type de déchets.»

Thierry Gaudreau, adjoint au responsable du site, observe un des deux fours en activité aux Cheneviers, au travers d’un hublot.

Tous les camions passent également entre deux poteaux jaunes pour un contrôle de radioactivité. Le signal se déclenche 5 à 6 fois par année. «En général, cela concerne du matériel hospitalier, qui peut être incinéré sans risque. Parfois, il s’agit d’anciens stocks comme des aiguilles d’altimètres ou de montres, qui peuvent contenir du radium. C’est plus complexe à traiter, il faut faire appel à des spécialistes», précise Thierry Gaudreau, adjoint au responsable du site.

En plus des camions, des barges sur le Rhône acheminent 60 % des déchets incinérables aux Cheneviers. Elles font la navette depuis la Jonction.

Les camions déversent ensuite leurs déchets dans deux gigantesques fosses, d’une vingtaine de mètres de profondeur. La capacité totale de stockage est de 9 000 tonnes. A côté de la dizaine de portiques donnant sur les fosses, un broyeur surpuissant, au bout d’un tapis roulant, traite les déchets encombrants. Nulle envie de s’attarder entre les griffes de l’engin! Quant aux déchets hospitaliers, ils disposent de leur propre circuit d’acheminement automatisé, via un système d’ascenseur et de rails, pour éviter tout contact avec les employés. De l’autre côté de la halle, un petit centre de tri accueille encore les déchets non incinérables, qui auraient été conduits aux Cheneviers par erreur.

L’usine des Cheneviers fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Environ 220 000 tonnes de déchets y sont incinérés chaque année.

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L’autre voie d’accès au site transite non par la route, mais… par le Rhône. Cela permet d’économiser les déplacements de 45 à 60 camions par jour. Chaque jour, des barges de 35 m de long, attachées à un petit pousseur, naviguent donc entre la Jonction

et les Cheneviers. Elles acheminent environ 60% des déchets traités sur le site. «Le trajet dure environ une heure. Un chenal puis des rails conduisent les barges directement à l’intérieur de l’usine, sous les fosses qui accueillent les déchets», explique Jan Stefanski, responsable de la logistique. Qu’ils soient transportés par camion ou bateau, tous les déchets finissent entre les pinces d’immenses grappins jaunes, suspendus sur les fosses, qui prélèvent les déchets pour les laisser retomber dans les fours. A la manœuvre, dans une petite cabine au-dessus du néant, on retrouve Antelo Santiago, grutier depuis 1993: «Les grappins peuvent saisir jusqu’à 3 tonnes de déchets d’un seul coup. Il faut mélanger les déchets secs et humides pour que le feu ne soit ni trop fort ni trop faible. Les déchets doivent brûler en continu.» Comme la flamme olympique, le feu des Cheneviers ne s’arrête jamais! Deux fours sont aujourd’hui en activité, contre quatre auparavant. «Il y a de moins

en moins de déchets à traiter, car le tri progresse à Genève. On enregistre chaque année une baisse de 1 % de la quantité d’ordures ménagères, précise Thierry Gaudreau. Par ailleurs, la répartition a changé: avant, nous couvrions aussi une partie du canton de Vaud.» Les fours, que l’on peut observer à travers des hublots, brûlent à plus de 850 °C. Après l’incinération, on récupère sur des tapis roulants le résidu, que l’on appelle aussi «mâchefer» et qui consiste notamment en matière minérale. Une grande tour accueille cette matière, dont on extraira la ferraille pour l’envoyer au recyclage sur d’autres sites du canton. Le site des Cheneviers, qui compte 119 collaborateurs, dont 8 femmes, valorise ses déchets, permettant ainsi de produire de la chaleur et de l’électricité. «Nous


220 000

A l’extérieur de l’usine, des déchets sont rassemblés afin d’être analysés.

tonnes de déchets incinérés chaque année.

30 000

Genevois alimentés en électricité issue des Cheneviers.

Dans la grande halle centrale de l’usine, les employés dirigent les camions vers les lieux de déchargement.

Ramon Filgueira Ribeiro et Pierre-André Gascon, chauffeurs poids lourds et conducteurs gros engins.

L’ensemble du processus d’incinération, de l’arrivée des déchets à la production d’électricité, est visible sur les écrans de la salle des commandes.

transformons l’énergie contenue dans les déchets en vapeur, poursuit Thierry Gaudreau. La vapeur récupérée permet de faire tourner des turbines pour produire du courant électrique. Une partie de cette vapeur est récupérée en sortie de turbine pour être injectée à une température maximale de 125 °C dans le réseau de chaleur à distance de CADIOM.» A côté de la production d’électricité et de chaleur, on procède aussi à la «dépollution» des fumées. Installés sur les deux cheminées de 105 mètres de hauteur, des capteurs servent à déceler les traces résiduelles de polluants.

Au final, l’incinération des déchets permet de produire de l’électricité pour 30 000 habitants du Canton, et du chauffage pour 80 000 habitants des communes d’Airela-Ville, Bernex, Onex, Lancy, Vernier et Meyrin, tout en économisant 40 000 tonnes de CO2 par an. Le prochain défi porte le nom de «Cheneviers IV». Il consiste en une rénovation totale du site. «La première usine date de 1966, les deux fours actuellement encore en service de 1992 et 1993. Or, en moyenne, une ligne d’incinération

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Suspendu dans une cabine à des dizaines de mètres au-dessus des fosses de déchets, Antelo Santiago manie des grappins géants.

Chaque grappin peut saisir jusqu’à trois tonnes d’un coup.

Les grappins empoignent les déchets pour les déposer dans les incinérateurs.

Le feu est entretenu à une chaleur dépassant 850 °C. Déchets humides et secs sont mélangés pour assurer une température stable.

80 000

Genevois chauffés grâce à l’énergie des Cheneviers.

a une durée de vie de 25 à 30 ans. Les nouveaux fours seront plus petits, mais plus performants. Le défi sera de déconstruire petit à petit le site actuel pour le remplacer par les nouvelles installations, sans entraîner d’interruption de l’exploitation.» Le chantier devrait démarrer en 2019, pour une mise en service en 2022. La capacité de la nouvelle usine ne sera alors plus que de 160 000 tonnes. Les besoins devraient diminuer grâce à la hausse du taux de tri et de recyclage,

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A la sortie de l’incinérateur, l’air chaud sera récupéré, purifié et transformé en électricité ou injecté dans les réseaux de chaleur à distance.

notamment grâce à une sensibilisation accrue, qui permettra de réduire encore davantage les quantités de déchets ménagers destinés à l’incinération.


Des conseils pour observer le grillon champêtre Le meilleur moyen d’observer les grillons champêtres consiste d’abord à prêter l’oreille aux bruits des champs. Il est recommandé de localiser un talus bien exposé au Sud et qui ne soit pas recouvert d’herbes trop denses. Il s’agit ensuite de chercher de petites zones sans herbe, afin de repérer un terrier. Si le grillon sort puis retourne dans son terrier deux fois de suite, l’observateur est repéré et ne reverra plus l’insecte avant plusieurs heures. Il faudra alors se déplacer vers une autre cavité.

Fabian Biasio

Le grillon champêtre, bande-son de l’été

Texte Marie-Adèle Copin

Avec son chant caractéristique, l’insecte fait partie du paysage sonore estival. Pro Natura, qui l’a sélectionné comme animal de l’année, veut défendre son habitat naturel. Portrait.

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ouvant atteindre 100 décibels et être entendu jusqu’à 100 mètres à la ronde, la stridulation du grillon champêtre est caractéristique de la belle saison. Prairies fleuries et pâturages ensoleillés constituent l’habitat privilégié de cet insecte, sélectionné par Pro Natura comme animal de l’année 2014. Un choix qui s’inscrit dans le cadre de la campagne «Flower-Power – prairies arc-en-ciel» de l’association de préservation de la nature, qui s’engage durant les années à venir pour la biodiversité des prairies et des pâturages «colorés». Entendre des grillons champêtres dans un champ est le signe d’un écosystème riche. Mais aujourd’hui, le territoire naturel de ces insectes est menacé. «En raison d’une agriculture trop intensive, qui ne lésine pas sur l’engrais et les pesticides, les pâturages fleuris finissent par se transformer en prairies vertes, presque en gazon», explique Nicolas Wüthrich, porte-parole de Pro Natura. Or, le grillon champêtre a besoin de zones «terreuses», dans lesquelles il peut creuser son terrier.

La disparition de son habitat s’explique également par l’urbanisation croissante. «Ce sont souvent sur les talus bien exposés au Sud qu’on retrouve les grillons champêtres. Mais ce sont aussi ces endroits qui sont prisés des promoteurs immobiliers. Il faut absolument préserver les monticules encore existants», insiste le responsable. D’autant que le grillon champêtre se déplace peu. Malgré ses ailes, il ne vole pas. Ses élytres permettent uniquement au mâle d’attirer la femelle en les frottant entre eux. «Face à une route ou un muret, il se retrouve pris au piège. C’est tout le problème des espèces qui circulent mal. Plus on crée de zones artificielles, plus le grillon se retrouve emprisonné, ce qui ne lui permet pas de communiquer avec ses congénères», détaille Nicolas Wüthrich. Typique de la région genevoise, le grillon champêtre fait partie des neuf espèces de grillons en Suisse. Il mesure 2 centimètres et est facilement reconnaissable à sa couleur noire, son corps trapu et sa grosse tête ronde. Mais au moindre danger, le grillon champêtre se tait brusquement, et part se réfugier à la vitesse de l’éclair dans une galerie.

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Just Cook It: commandez, cuisinez, savourez Lancée l’année dernière, la star-tup genevoise propose des kits «prêts-à-cuisiner», livrant à domicile produits frais et instructions de préparation. Un système accessible à tous.

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aël Juranville et Romain Cosandey, les cofondateurs de Just Cook It, ont de nombreux points communs: ils sont tous deux trentenaires, ont fait carrière dans la finance et ont fréquenté les mêmes bancs à l’université. Mais un trait caractéristique unit ces deux épicuriens avant tout: leur plaisir de cuisiner! Cette passion les a conduits à lancer début 2013 leur propre start-up, au concept original: livrer aux clients une recette «prête-à-cuisiner», avec les instructions précises et les ingrédients pré-dosés. Du lundi au vendredi, trois menus sont disponibles sur leur site internet: un à base de viande, un autre de poisson et un troisième végétarien.

Texte Serge Maillard Photos Guillaume Mégevand

«Nous sommes partis de notre propre expérience, explique Gaël Juranville. Etant donné que nous travaillions dix heures par jour, nous n’avions plus le temps d’aller faire les courses ni de préparer de bons plats. Nous ne mangions presque plus à la maison.» Constatant qu’ils n’étaient, de loin, pas les seuls dans ce cas de figure à Genève, les deux amis ont décidé de faciliter la tâche à leurs «alter ego». «Nous observons un intérêt croissant pour la nourriture de qualité et de proximité, mais que beaucoup n’arrivent pas à satisfaire faute de temps.» Environ quarante minutes, montre en main: c’est la durée maximale de préparation et cuisson des recettes proposées par Just Cook It. Gaël Juranville, qui a quitté son emploi pour se consacrer entièrement à la start-up, les teste toutes dans sa propre cuisine. Côtes de porc en croûte de pistache, pavé de lieu jaune aux noisettes, tarte aux asperges vertes… «Nous devons trouver le juste milieu: une recette assez élaborée pour le cuisinier expérimenté, mais pas trop compliquée pour celui qui débute. Pour l’instant, les plats qui ont connu le plus de succès étaient aussi les plus simples à préparer, comme le suprême de poulet.» Just Cook It organise également des ateliers de cuisine. Outre les recettes «maison», les cofondateurs s’inspirent de blogs culinaires et proposent des plats imaginés par des chefs genevois. Tous les produits livrés sont

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garantis du jour: chaque matin, Gaël Juranville fait la tournée de ses fournisseurs, du primeur au poissonnier en passant par le fromager. «Comme nous livrons toujours la dose exacte par rapport à la recette proposée, l’un de nos buts est de lutter contre le gaspillage alimentaire. Nous devons toujours réévaluer nos stocks en fonction de la demande. Et s’il y a des restes, nous les mangeons nous-mêmes!»

La start-up essaie de privilégier au maximum les produits locaux… tout en mélangeant les saveurs. «L’offre sur le canton de Genève reste assez limitée en hiver. Nous ne pouvons pas proposer uniquement des courges ou des pommes de terre durant plusieurs mois! Mais dès qu’un produit est disponible sur place, nous choisissons un producteur local.» Les cofondateurs évitent également de faire du bio un dogme absolu. «Les grandes enseignes communiquent beaucoup sur le bio, mais parfois, ces produits viennent d’Afrique du Sud! Nous faisons confiance à nos fournisseurs locaux, qui ont une approche respectueuse de l’agriculture, qu’ils soient étiquetés bio ou pas.» Le soir venu, c’est un livreur de Cyclo Services ou les cofondateurs qui enfourchent leur vélo pour faire la tournée des clients, au nombre de 80 environ par semaine. Prix par personne: de 15 à 20 francs (compter 8 francs de livraison – frais inclus à partir de 45 francs de commande). Entrées, desserts et vin sont en option. La start-up, qui emploie aussi des chômeurs en voie de réinsertion comme stagiaires, est encore en phase de lancement: «Actuellement, nous rentrons dans nos frais, mais nous ne pouvons pas vraiment nous verser de salaires. Notre but est de populariser le concept, peut-être


Les 3 initiatives durables de Just Cook It

Utiliser des produits de saison, frais et locaux

Livrer à vélo Réduire le gaspillage alimentaire avec des doses adaptées

Gaël Juranville, gérant de Just Cook It, dans l’atelier de la start-up. Chaque matin, il fait la tournée de ses fournisseurs pour préparer les recettes du soir.

de développer des franchises dans d’autres villes suisses.» Des projets similaires ont vu le jour en France et aux Etats-Unis. «Ils se sont

agrandis plus vite, mais leur concept est différent, car il faut commander 48 h à l’avance. Les ingrédients sont livrés par la poste, ce qui leur donne un grand rayon d’action. Avec nos cabas et nos livraisons

à vélo, nous sommes centrés sur la région. Et culturellement, je pense que les Genevois ne sont pas prêts à recevoir des produits frais par la poste!» www.justcookit.ch

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énergie

GEothermie 2020: le sous-sol genevois abrite un potentiel énergétique prometteur signée en février 2014 entre l’Etat et SIG. Objectif: améliorer la connaissance du sous-sol afin de localiser des lieux de forages exploratoires, une étape nécessaire avant d’envisager la phase d’exploitation proprement dite. Cette étape de prospection commencera en août avec un test qui se déroulera le long de la route de Chancy. Les techniques de la chute de poids et du camion vibreur seront utilisées pour prospecter jusqu’à 1 500 m de profondeur. A noter qu’à ce stade, il n’y aura encore aucun forage.

SIG

Energie renouvelable prometteuse, la géothermie présente de nombreux avantages: la chaleur de la Terre est une source d’énergie quasiment inépuisable, disponible en tout temps indépendamment des conditions météorologiques, exploitable localement et ne dégageant aucune substance polluante. Dans le bassin genevois, les ressources du sous-sol pourraient couvrir deux tiers des besoins en chaleur du canton et une part des besoins en électricité qui pourrait s’avérer significative. GEothermie 2020 est un programme de prospection et d’exploration, qui a fait l’objet d’une convention

Textes Thomas Pfefferlé

événement

Nouvelle édition de la Marche de l’espoir

Terre des hommes suisse / Aurélie Christin

Partenaire de la Marche de l’espoir, SIG incarnera avec «Eau de Genève» la dimension locale du développement durable, en incitant les enfants à boire l’eau du robinet chaque jour. Une gourde «Eau de Poche» sera offerte à chaque participant, au stand de collation.

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Aux Bains des Pâquis, une fontaine Eau de Genève permettra aux marcheurs de se désaltérer. SIG accueillera également les participants à son stand Km Bonus en face du Restaurant de la Perle du Lac. Cette année, la Marche soutient les enfants de l’Amazonie brésilienne: les fonds récoltés aideront à financer la construction d’écoles et à former des professeurs. Terre des Hommes Suisse, qui organise la manifestation, mène d’ailleurs plusieurs projets d’aide au développement dans le nord du Brésil, en soutenant des communautés rurales ainsi que des écoles agricoles, dans le but d’encourager l’autosuffisance alimentaire. www.marchedelespoir.ch


écologie

Le Léman sous bonne garde SIG entretient depuis de nombreuses années un partenariat avec l’Association pour la sauvegarde du Léman (ASL). Sur chaque vente de gourdes Eau de Genève, 2,50 francs sont reversés à l’ASL. L’association active depuis plus de trente ans est connue pour avoir initié à ses débuts un vaste programme visant à interdire, en Suisse et en France, les phosphates que contenaient les lessives, principaux responsables de l’eutrophisation. Elle continue aujourd’hui de s’investir dans la sauvegarde du Léman en menant plusieurs actions sur le terrain et des opérations de sensibilisation.

Skweeker

Après avoir effectué un large recensement des tuyaux polluants en 1990 et 2002, elle procède régulièrement à des relevés pour identifier d’éventuelles substances néfastes pour les eaux du lac. «Nous avertissons ensuite les communes concernées afin qu’elles mettent en place les mesures nécessaires», indique Suzanne MaderFeigenwinter, secrétaire générale. L’ASL intervient aussi auprès des jeunes générations, en collaborant notamment avec le Service des loisirs éducatifs du canton. «Nous partons du principe qu’améliorer la connaissance du Léman auprès des jeunes permet de mieux le protéger à long terme.» www.asleman.org

entraide

Projet «Robin des Watts»: quand économie d’énergie rime avec solidarité

A ce jour, le projet a permis de soutenir 21 financements d’infrastructures au Bénin, au Burkina Faso, au Mali ainsi qu’en Bolivie et au Pérou. Grâce à la mobilisation d’une cinquantaine de classes genevoises, des écoles ont pu être rénovées dans ces pays, et des serres ainsi que des potagers scolaires y ont vu

Juan José Lozano

Initié en 2009 par l’association genevoise Terragir – énergie solidaire, le projet «Robin des Watts» vise à sensibiliser les jeunes générations aux défis liés à la consommation énergétique, dans un esprit de solidarité internationale. Concrètement, ce programme permet à des écoles d’améliorer leur gestion de l’énergie destinée au chauffage ou à l’éclairage. Les économies réalisées servent ensuite à financer des mesures d’amélioration de la qualité de vie au sein de différentes communautés de pays en développement. le jour. Un film-documentaire, réalisé par Juan Lozano, a été consacré au projet «Robin des Watts». Terragir – énergie solidaire, qui collabore aussi avec Terre des Hommes Suisse, est soutenue par SIG. www.terragir.ch/un-film-robin-deswatts.html

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«C’est la meilleure eau du monde!» Daniel Zurcher, goûteur d’eau bénévole pour SIG, explique comment il évalue la qualité de l’«or bleu» genevois. Entretien. VIVE LA VIE: Depuis

Texte Thomas Pfefferlé

quand êtes-vous goûteur d’eau, et pourquoi avez-vous choisi de prendre part à ces contrôles de qualité? DANIEL ZURCHER: Je goûte l’Eau de Genève pour SIG depuis environ huit ans. Aujourd’hui, je suis à la retraite, après une carrière de contrôleur aérien, et j’apprécie beaucoup le fait de pouvoir rendre service à la communauté par le biais de cette activité bénévole. En outre, une fois par année, SIG organise pour ses goûteurs d’eau externes une visite des différentes stations de pompage du canton. Finalement, cette activité joint l’utile à l’agréable! Comment se déroulent les tests? Une fois par mois, nous recevons un SMS nous informant qu’il est temps de goûter l’eau, à domicile. La procédure est bien définie. Elle se déroule de la même manière chez chacun des goûteurs d’eau. Dans un premier temps, il est nécessaire de laisser couler l’eau du robinet quelques minutes, afin d’éliminer les éventuels dépôts qui peuvent se trouver dans les tuyaux. Ensuite, nous remplissons un verre propre, transparent et bien rincé, et nous laissons reposer l’eau une dizaine de secondes. Puis nous l’humons et la goûtons en la laissant un moment dans la bouche, avant de gargouiller et de l’avaler.

Plus de 300 volontaires goûtent l’eau pour SIG Pour s’assurer de la qualité gustative de l’eau, SIG a mis en place un outil d’évaluation participatif sur Internet. Au total, plus de 300 Genevois habitant dans le canton témoignent une fois par mois du goût de leur eau du robinet. En moyenne, 98% de ces goûteurs jugent la qualité de l’eau bonne ou excellente. En outre, SIG dispose également de ses propres testeurs à l’interne.

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Comment évaluez-vous l’eau? Quels sont les paramètres que vous prenez en compte? Nous répondons à plusieurs questions via Internet. La première consiste en une comparaison avec le dernier test effectué. Si nous observons une différence, nous la notons. Puis nous donnons notre avis sur la qualité gustative de l’eau, en la classifiant sur une échelle qui indique différents degrés d’appréciation. Nous sommes également attentifs à la présence d’un éventuel goût de chlore. Enfin, nous indiquons l’heure précise à laquelle s’est déroulé le test. Globalement, identifiez-vous une évolution dans le goût de l’eau? Je dirais qu’il y a cinq ou six ans, on percevait encore un très léger goût de chlore, qui a totalement disparu aujourd’hui.

Par rapport à d’autres pays ou à de l’eau en bouteille, comment évaluez-vous l’Eau de Genève? Très honnêtement, c’est la meilleure du monde! Parmi tous les pays dans lesquels j’ai goûté l’eau du robinet, celle de Genève est clairement ma préférée. En outre, SIG organise ponctuellement dans ses locaux des tests à l’aveugle avec les goûteurs bénévoles. Différentes eaux en bouteille ainsi que l’Eau de Genève sont testées. La plupart du temps, c’est cette dernière qui en ressort gagnante. L’eau présente-t-elle des différences de goût en fonction de l’endroit où on la consomme? C’est possible. L’Eau de Genève est issue de plusieurs sources: le lac Léman, les nappes phréatiques et l’Arve. Selon le quartier où l’on se trouve et la source qui l’alimente, l’eau peut avoir un goût légèrement différent.

SIG assure-t-elle un suivi de votre tâche? Oui. Une fois par année, les 300 bénévoles qui goûtent l’Eau de Genève prennent part à un séminaire. Durant cette réunion, SIG nous rappelle la procédure à suivre et propose différents tests pour apprendre à goûter. Par exemple, lors de la dernière édition, nous avons été sensibilisés à l’influence de l’apparence sur le goût. Nous avons dégusté une glace à l’arôme de framboise, mais de couleur verte. Indéniablement, la couleur influence la perception. Avec une glace verte, on s’attend plutôt à un goût d’épinard!


Les bons gestes L’usine des Cheneviers Chaque 220 000 tonnes de déchets pourannée, protéger l’eau

arrivent à l’usine d’incinération par bateau et H ilitium ut labo. Nam as ipidis dit alitat camion. Une fois brûlés, ils servent à produire atquiaerrum facepe quiduciis aspel es re dolorit de l’électricité et à chauffer des habitations. ius por min natatem aped ent. Henis as prem ut et aut offic. LA PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ L’incinération des déchets permet de produire de l’électricité pour environ 30 000 habitants du canton de Genève.

LA PRODUCTION DE CHAUFFAGE L’incinération des déchets permet aussi de chauffer environ 80 000 habitants des communes d’Aire-la-Ville, Bernex, Onex, Lancy, Vernier et Meyrin.

Ce sont de grands bateaux qui fonctionnent au biocarburant. Ils transportent 60 % des déchets jusqu’à l’usine des Cheneviers.

LES CAMIONS Ils transportent 40 % des déchets jusqu’à l’usine des Cheneviers.

L’USINE D’INCINÉRATION Les déchets sont brûlés dans des fours à plus de 800 °C.

DÉCHETS VAPEUR

ÉCHANGEUR DE CHALEUR

FEU EAU

© Jay Louvion

L’USINE DES CHENEVIERS La valorisation des déchets permet d’économiser environ 40 000 tonnes de gaz carbonique (CO2) par an.

TURBINE ALTERNATEUR

VIVE LA VIE aux été 2013 SIG propose des animations pédagogiques sur les thèmes des écogestes, de l'eau et de l'énergie e élèves du canton de Genève à partir de la 6 primaire. www.sig-ge.ch/pedagogie

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Infographie extraite de la brochure À la découverte de l’énergie (illustrateur F. Estimbre), réalisée par Éditions spéciales Play Bac pour SIG, 2013.

LES BARGES


réseaux

Surfer à la vitesse de la fibre optique

Textes Thomas Pfefferlé

Depuis une dizaine d’années, SIG met son savoir-faire au service de la collectivité genevoise en construisant et en gérant un réseau de fibre optique. Grâce à cette technologie, les entreprises et ménages du canton peuvent bénéficier d’une très haute définition de son et d’image sur le web. Ils ont, en outre, la capacité de transmettre des données d’une manière quasi illimitée et ultra-rapide. Ce réseau offre également un large choix de prestations téléphoniques et télévisuelles. Aujourd’hui, les services de la fibre optique sont déjà disponibles en Ville de Genève, dans la commune de Meinier et dans certains quartiers des communes d’Aire-la-Ville, du Grand-Saconnex, de Meyrin, deThônex, de Chêne-Bougeries et de Chêne-Bourg. www.sig-fibreoptique.ch

à la rencontre d’un client

Opter pour des lumières performantes L’éclairage du restaurant thaï Na Village à Vésenaz a été changé et amélioré pour le bonheur du personnel et de ses clients.Le responsable de l’établissement, Jakarin Phothiane, a découvert l’offre Optiwatt Eclairage et y a vu l’opportunité de faire baisser ses frais, souvent importants dans le secteur de la restauration.

Simplicité, efficacité et économies... Grâce à la prime éco21 (équivalente dans ce cas à 50% du coût des travaux), Jakarin Phothiane retrouvera la somme qu’il a investie dans quatre mois seulement. Comme le souligne sa secrétaire administrative: «Il n’y avait pas à hésiter.»

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Guillaume Mégevand

Sitôt la demande remplie et adressée à éco21, les affaires ont été rondement menées. L’analyse des lieux a démontré que la réduction de la facture annuelle pouvait être importante: environ 2 600 francs pour des travaux devisés à 1 600 francs. Pour un remplacement rapide des lumières de la salle, l’équipe technique est venue après le service de midi. Et, le soir même, les clients mangeaient sous un éclairage moins énergivore.

Na Village Route de Thonon, 82 1222 Vésenaz Tél: 022 777 30 70 www.navillage.ch


Eau

Jay Louvion

Une conduite d’eau potable flambant neuve

En service depuis 1957, la conduite d’eau sous-lacustre qui relie la station de traitement du Prieuré à la station de pompage de l’Arquebuse a été entièrement renouvelée. Au total, 550 éléments d’environ 4 mètres de long ont été soudés et assemblés pour

former des tronçons de 30 à 425 mètres de longueur. Acheminés à travers le lac et le Rhône, ils constituent la nouvelle conduite longue de 2,2 kilomètres et composée d’un seul bloc afin d’éviter les fuites et tout risque de contamination.

sketches

D’humour et d’eau fraîche SIG et l’Eau de Genève proposent la nouvelle saison des vidéos L’Eau de Genève ouvre les vannes. On y découvrira les aventures rafraîchissantes de MarieThérèse Porchet dans une salle de sport, Laurent Nicolet entre Genève et Lausanne et Brigitte Rosset chez le psy. www.sig-eaudegeneve.ch

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Après un peu plus de trois ans, le chantier s’est achevé en avril cette année. Ainsi, SIG continue de garantir une eau potable de haute qualité aux 300 000 consommateurs alimentés par le réseau. www.sig-ge.ch

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VIVE LAVIVE VIE LA printemps VIE été 2014 2014

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énergie

Le solaire bouge à Genève! Plus de 60 000 Genevois ont déjà opté pour l’éco-courant Vitale Vert. Grâce à leur choix, ces clients ont permis de développer plus de 650 installations photovoltaïques en dix ans. Continuons ensemble!

Cette nouvelle campagne de communication a pour objectif de convaincre les Genevois de souscrire à Vitale Vert pour leur électricité. Sous la thématique «Rejoignez le mouvement», vous êtes invités à rejoindre l’élan pour devenir co-acteurs du développement solaire à Genève.

Le choix utile Opter pour Electricité Vitale Vert, c’est faire le choix d’une énergie écologique et respectueuse de l’environnement produite exclusivement à partir de l’énergie solaire et hydraulique écologique. C’est aussi contribuer au développement de nouvelles installations solaires à Genève.

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Pour vous et les générations futures! Vous participez à des réalisations concrètes: pour chaque kWh Vitale Vert acheté, SIG reverse 1 centime au Fonds Eco-Electricité destiné à améliorer l’environnement proche des centrales de production électrique genevoises. SIG reverse aussi jusqu’à 500 000 francs par an à un fonds pour financer des projets romands d’innovation technologique.

Une offre accessible Pour seulement 1,50 franc de plus par mois, vous faites déjà un premier pas vers le solaire avec l’Offre Découverte!

Découvrez en images l’expérience Vitale Vert! Une vidéo pédagogique explique de façon ludique l’électricité Vitale Vert et l’importance de votre choix pour l’environnement et la qualité du réseau électrique à Genève.

A découvrir sur www.sig-vitale.ch ou en scannant le QR code


La soupe qui rafraîchit Carouge Le restaurant L’Accolade, qui vient d’ouvrir ses portes à Carouge, valorise les produits locaux et de saison. Sa cheffe, Siham Manamani, dévoile l’une de ses recettes estivales: la soupe de fraises.

O Texte Séverine Géroudet Photo Nicolas Righetti

uvert au début de l’année 2014, L’Accolade accueille sa clientèle dans un décor boisé et coloré, à deux pas du Vieux Carouge. Tenu par deux jeunes associés, Estelle Wey et Raphaël Joste, le bistrot fait la part belle aux produits locaux et de saison: «Nous collaborons avec des artisans bouchers et fromagers de la région, souligne Estelle Wey. Et tous nos légumes viennent du marché.» La cheffe, Siham Manamani, élabore des plats carnivores ou végétariens, ainsi que des recettes sans gluten et des

mets de brasserie à l’ancienne. La restauration est réservée à l’heure de midi. Le soir, l’apéritif est à l’honneur, avec des assortiments de charcuteries et de fromages, et d’autres petites gourmandises maison, comme de la tapenade. L’Accolade propose également douze variétés de bières, des vins bio, des sirops artisanaux et des thés issus du commerce équitable. Et le week-end, place au brunch, à déguster en terrasse, avec un livre choisi dans la petite bibliothèque du restaurant.

Soupe de fraises et petits fruits au sureau et thym, et sa glace au yaourt (pour 4 personnes) Ingrédients

500 g de fraises 1 barquette de framboises 1 barquette de myrtilles 4 belles branches de raisinets 1,5 l d’eau 200 g de sucre 4 branches de thym

5 cl de sirop de sureau Quelques pistaches non salées décortiquées et bien vertes 500 g de glace au yaourt (à trouver dans une bonne gelateria italienne de la place)

1. Faire bouillir l’eau avec le sucre et le thym pour en faire un sirop léger. Ne pas trop réduire. Ajouter le sirop de sureau à la fin de la cuisson et laisser refroidir. 2. Quand le sirop est froid, y faire macérer 1/2 heure les fraises et les myrtilles. 3. Au moment de servir, ajouter les framboises. Attention, produit délicat...

BIO EXPRESS Siham Manamani, 44 ans Algéro-Suisse, Siham Manamani s’est formée au Lion d’Or, à Cologny, où elle a effectué son apprentissage de cuisinière. Elle prend goût à la cuisine méditerranéenne lors d’un séjour en Italie. De retour à Genève, elle passe derrière les fourneaux de L’Amalgame, de L’Aiglon ou encore du Olé Olé, avant d’arriver à L’Accolade. Siham Manamani a également mis ses talents de cuisinière au service des Ateliers d’ethnomusicologie, lors de divers spectacles.

4. Pour le dressage, prendre quatre assiettes creuses et y mettre une louche de fruits au sirop. Poser par-dessus une quenelle de glace, la branche de raisinets et les pistaches. L’Accolade Rue de Veyrier 25 1227 Carouge Tél. 022 301 09 38 www.laccolade.ch Du lundi au vendredi: 7h – 22h Samedi et dimanche: 9h – 18h

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Juin / juillet /  Août

LES DIMANCHES DU LAC

6, 13 ET 20 JUILLET, 17 ET 31 AOÛT, 21 SEPTEMBRE 2014 Différentes plages de Genève

FÊTES DE GENèVE

LA SEMAINE DU GOÛT

Tous les ans, durant près d’un mois, Genève se transforme en capitale romande de la fête. Manèges forains, stands culinaires pour goûter des plats des quatre coins du monde, plus d’une centaine de concerts sur différentes scènes, sans oublier le feu d’artifice pyromélodique devenu mythique, ne manqueront pas d’animer la vie estivale genevoise. www.fetesdegeneve.ch

Durant cette semaine, on profite de réveiller ses papilles afin de redécouvrir les saveurs des produits traditionnels et artisanaux. La semaine se veut également pédagogique, en rendant les consommateurs attentifs à la qualité et à la saisonnalité des produits. En outre, des événements destinés à valoriser recettes et savoir-faire sont organisés. www.gout.ch

DU 17 JUILLET AU 10 AOÛT 2014 Genève

DU 18 AU 28 SEPTEMBRE 2014 Genève

EURÊKA!

Les «Dimanches du lac» proposent une multitude d’activités autour du Léman. Au programme: initiation à la voile, au stand up paddle, au kayak, à la pêche et à la plongée ou encore cours de sauvetage. Des animations pédagogiques, avec des observations au microscope, des bricolages et des jeux, sont ouvertes aux plus jeunes (dès 7 ans). www.asleman.org

L’exposition Eurêka propose un voyage dans le temps pour redécouvrir les grandes inventions qui ont marqué l’Histoire. Conçue en collaboration avec les dessinateurs Zep et Stan&Vince, elle invite à suivre Adèle et Marvin, les héros fictifs de l’exposition, pour en savoir plus sur les célèbres inventeurs et leurs créations. www.sig-ge.ch/quartier-libre

MUSIQUES EN ÉTÉ

DU 28 JUIN AU 20 AOÛT 2014 Genève

Un festival de musique qui s’adresse à tous, puisque sa programmation comprend les styles les plus variés: jazz, musique classique ainsi que musiques du monde. Durant deux mois, le Victoria Hall, la Cour de l’Hôtel de Ville et la scène Ella Fitzgerald au parc de La Grange accueilleront plus d’une trentaine de concerts. www.musiquesenete.ch

SAMEDIS DU VÉLO

5 JUILLET, 2 AOÛT ET 6 SEPTEMBRE 2014 Genève Découvrir la ville à vélo, suivre des ateliers de réparation ou encore des cours pour apprendre à rouler à bicyclette: tel est le programme des samedis du vélo organisés par l’association Pro Velo Genève. Cette année, une balade nocturne est prévue pour clôturer la saison. www.samedisduvelo.ch

CINÉTRANSAT

DU 10 JUILLET AU 17 AOÛT 2014 Parc de la Perle du Lac

TRIATHLON INTERNATIONAL DE GENÈVE 19 ET 20 JUILLET 2014 Quai du Mont-Blanc et Quai Wilson

octobre MARCHE DE L’ESPOIR 12 OCTOBRE 2014 Genève

Comme chaque été, le festival CinéTransat propose un programme fun et gratuit en plein air: projection de films et de courts-métrages, soirées à thème, karaokés géants, pique-niques. Rendez-vous à la tombée de la nuit au parc de la Perle du Lac. www.cinetransat.ch

FÊTE DE LA TOMATE 11 ET 12 JUILLET 2014 Carouge

Organisée par l’Union maraîchère de Genève, la traditionnelle fête du fruit rouge propose d’apprécier différentes variétés à travers des stands de dégustation. Restauration et concerts sont également inscrits sur le menu de cette année. SIG soutient l’événement. www.umg.ch

Pour sa 26e édition, le Triathlon International de Genève prévoit un programme dense. Le samedi 19, Kidsathlon dès 14 h pour les jeunes. Coupe d’Europe, courses juniors, populaires, relais mixtes et entreprises auront lieu durant le week-end. SIG est partenaire de l’événement. www.tig.ch

VOGUE DE CAROUGE

DU 29 AU 31 AOÛT 2014 Carouge En plein été, on profite d’une ambiance festive dans les rues de Carouge. L’événement affiche un riche programme: stands d’artisanat et forains, jeux, animations, musique ou encore cortège. SIG soutient l’événement. www.carteldessocietescarougeoises.com

Cette année, Terre des Hommes Suisse invite les jeunes et leurs familles à marcher pour soutenir un programme d’éducation destiné aux enfants Yanomami, un peuple de l’Amazonie brésilienne. Les marcheurs contribueront à la création d’écoles dans onze villages, ainsi qu’à la formation de professeurs. SIG est partenaire de l’événement. www.marchedelespoir.ch

GENÈVE VILLES ET CHAMPS JUSQU’À FIN OCTOBRE 2014 Genève

septembre CENTRE DE CONDUITE DE COSSONAY

27 SEPTEMBRE 2014 Cossonay (VD) De 10 h à 17 h, il sera possible d’essayer gratuitement une vingtaine de véhicules à gaz naturel / biogaz: tests dans des conditions extrêmes d’un circuit, tests sur route, animations et buvette. www.tcs.ch www.vehiculeagaz.ch/events/ roadshow

Comment faire cohabiter la ville et la campagne? De Bernex à Genève en passant par Confignon, un parcours de 5 kilomètres permet de découvrir les projets lauréats d’un concours international d’architecture, qui dessinent l’avenir du territoire. www.geneve-villesetchamps.ch

SIG / c. cuti / Benoit Mouren / Sébastien Puiatti / Jeanne Menjoulet & CIE / Genève Tourisme / anthony demierre / semaine du goût / Terre des Hommes Suisse, Souad von Allmen / Gabriel Ballague

JUSQU’AU 28 SEPTEMBRE 2014 Quartier Libre SIG

Vive la Vie été 2014