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Le magazine SIG du développement durable

Eau de Genève Des carafes pour vous, de l’eau pour le Népal p.14

p. 4

Innovation

La révolution des piles à l’eau p. 6

Reportage

Rencontre avec les releveurs d’index SIG

Printemps 2014


La carte qui permet de se mettre au vert

Jay Louvion

Editorial

Vincent Collignon Directeur commercial

Activéco, un pas de plus vers les économies d’énergie

Green Map propose des cartes «augmentées» qui servent à mettre en valeur des initiatives locales en faveur du développement durable, des services environnementaux et sociaux ou encore des entreprises et produits écologiques et solidaires. Ces cartes vertes, qui couvrent pour l’heure cinq communes genevoises, répertorient non seulement les actions écologiques et éthiques présentes, mais visent à en générer de nouvelles. Elles existent déjà dans plus de 70 pays à travers le monde. www.greenmap.ch

«A l’avenir, nous consommerons moins d’énergie»... Cette affirmation apparaît aujourd’hui assez naturelle, elle fait partie d’un discours admis. Mais il y a encore quelques années, elle n’aurait pas été si évidente. C’est dire que notre perception du monde des énergies évolue à toute allure. Et nous savons aujourd’hui que nos comportements ont un poids sur cette évolution. De l’interrupteur que l’on songe à éteindre à la production efficiente de chaleur dans une grande entreprise, chacun peut contribuer à «consommer moins». Et les résultats sont loin d’être anodins. Les initiatives visant à économiser les énergies vont forcément se multiplier, car elles ne font que des gagnants: les clients qui voient leur facture diminuer, les producteurs d’énergie qui peuvent gérer plus efficacement leur approvisionnement, et bien entendu l’environnement, qui s’en voit mieux préservé. Dès 2007, SIG s’est investie avec éco21 dans une action participative et citoyenne visant à promouvoir et à soutenir les économies d’énergie. Nous poursuivons aujourd’hui dans une voie qui vise à offrir les moyens aux entreprises et aux particuliers d’adopter des comportements de consommation plus rationnels et respectueux de l’environnement. La nouvelle offre de services Activéco, détaillée dans ce numéro (page 18), constitue une nouvelle étape de cet engagement résolu. Pour SIG, c’est l’occasion de réaffirmer qu’un tel changement de mentalité ne peut se faire qu’avec la participation du plus grand nombre. Et que c’est ensemble que l’on parviendra à relever le défi énergétique d’aujourd’hui. Christian Brunier prendra en avril la Direction générale de SIG. Cet ardent défenseur du développement durable, avec sa connaissance des institutions genevoises et du tissu économique local ainsi que son attachement au service public, accompagnera l’entreprise face à l’enjeu de la transition énergétique, tout en continuant à toujours mieux vous servir.

Editeur SIG Communication Case postale 2777 CH-1211 Genève 2 0844 800 808 www.sig-ge.ch

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L’association Tako, basée à Genève, s’est fixé pour objectif de créer un lien social et culturel entre habitants d’un quartier. Elle a ainsi installé 22 «boîtes d’échange entre voisins» dans toute la Suisse romande. Genève en compte 16. Les règles d’utilisation sont simples: il est possible de prendre ou de déposer un objet dans une de ces boîtes. Cette initiative, basée sur le concept du troc, tente ainsi de redonner un usage à des livres, des jouets ou n’importe quel objet tant qu’il rentre dans la boîte, tout en créant de nouveaux liens entre voisins. www.tako.ch/box

Impression Imprimé sur du papier Refutura, 100% recyclé. SRO-Kundig, Versoix Tirage 193’000 exemplaires Couverture Singla-Népal, Olivier Chauffat et Patrice Horowitz par Thierry Parel, Caroline Robatel par Guillaume Mégevand

Sébastien Puiatti

IMPRESSUM Le magazine Vive la Vie paraît trois fois par an.

Des boîtes qui rapprochent les voisins


Le 24 mai, une journée pour nettoyer le Léman

S. Skeie/Net’Léman

L’action Net’Léman invite tout un chacun à participer au nettoyage annuel du lac. Initiée en 2005, cette journée a lieu cette année le 24 mai, et il est possible de s’y inscrire jusqu’au 20 mai. L’activité est ouverte à tous les volontaires à partir de 5 ans. Les titulaires d’un brevet de plongée pourront scruter le fond du lac à la recherche de déchets, tandis que les marcheurs bénévoles auront l’occasion de nettoyer les rives. Pour participer, il suffit de remplir un formulaire sur le site de la manifestation. www.nettoyage-leman.ch

18% Andréa Machalova

C’est la réduction de la consommation d’électricité moyenne annuelle par personne en Suisse souhaitée par le Conseil fédéral d’ici à 2050, par rapport à l’an 2000. De son côté, la Ville de Genève vise le 100% renouvelable d’ici à 2050. www.bfe.admin.ch

L’Université de Genève en campagne pour la propreté

La société Mobilidée propose des plans de mobilité inter-entreprise. Le dernier en date concerne la zone industrielle de Meyrin et Satigny (ZIMEYSA). Soutenu par la commune de Meyrin et des entreprises présentes, il propose aux sociétés, via le personnel de la «Centrale Mobilité», des alternatives à la voiture individuelle, comme le vélo ou le covoiturage. Plusieurs entreprises participent déjà à l’opération, comme ABB, Chopard, le Campus Genevois de Haute Horlogerie, Covance, l’Hôpital de la Tour ou encore Visilab. www.mobilidee.ch et www.zimeysa.ch

AGEDD

Economiser les trajets en entreprise

Afin de rendre ses étudiants attentifs au problème des déchets, l’Université de Genève a lancé en novembre dernier une campagne intitulée «Uni propre, c’est facile», en partenariat avec l’Association genevoise des étudiant-e-s pour le développement durable (AGEDD). Le but: accroître le pourcentage de déchets recyclés, tout en déclarant la guerre aux mégots. Des points de collecte ont été installés à Uni Mail et à Uni Pignon, ainsi que des affiches humoristiques et même des paillassons imprimés. www.unige.ch

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Aquacell, une pile aquatique et écologique Active uniquement après avoir été plongée dans de l’eau, la pile brevetée Aquacell est disponible depuis novembre 2013 en Suisse. Rencontre avec les initiateurs de ce projet écologique, Patrice Horowitz et Olivier Chauffat.

Texte Serge Maillard Photos Thierry Parel

VIVE LA VIE Comment fonctionne la pile Aquacell? PATRICE HOROWITZ Il suffit de dévisser l’embout avec une pièce de monnaie, puis de plonger la pile dans un verre d’eau pendant cinq minutes. Ensuite, une fois qu’il n’y a plus de bulles d’air qui se forment, on la sèche et elle est prête à l’utilisation. L’eau sert d’électrolyte, mettant en contact les ions positifs et négatifs pour produire une réaction chimique. Et cela ne doit pas forcément être de l’eau: n’importe quel liquide fera l’affaire, même du CocaCola ou de l’urine au milieu du désert… Le processus est rapide, mais cela nous a pris des années pour réduire le temps de plongée dans l’eau à cinq minutes!

En quoi cette pile est-elle plus écologique qu’un modèle classique? PATRICE HOROWITZ Pour deux raisons. Nous n’utilisons presque pas de métaux lourds, hormis une faible quantité de zinc. On évite ainsi les problèmes écologiques liés à l’extraction des métaux. Nous avons réussi à remplacer l’acier du corps d’une pile traditionnelle par du polypropylène recyclé, le plastique qui présente le moins d’impact

environnemental. Comme elle ne contient presque pas de métaux lourds, la pile est très légère (12 à 13 g contre 24 g pour une pile alcaline classique) et ne demande que 2 ml d’eau pour être activée. En outre, elle présente un taux d’efficacité de recyclage des piles de 85%, contre 50% pour des piles classiques. Par ailleurs, nous avons souscrit à des crédits carbone pour neutraliser la production de CO2 liée à notre usine.

Et l’autre raison? PATRICE HOROWITZ Il n’y a pas de date de péremption. Quand la pile sort de l’usine, elle n’est pas activée et peut se conserver indéfiniment, contrairement aux piles alcalines qui ont une durée de vie qui ne dépasse pas huit ans, entamée dès la sortie de l’usine. Du coup, chez nous, c’est le client qui décide de la date de début

La pile s’active en quelques gestes: d’abord, dévisser l’embout de la pile; puis, la plonger cinq minutes dans un liquide; enfin, la sortir et la sécher. C’est prêt!

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BIO EXPRESS Patrice Horowitz, 52 ans Après une carrière dans la finance, Patrice Horowitz est cofondateur et administrateur depuis 2010 de la société Eco Group Asia, une compagnie de production et R&D dans le domaine cleantech basée à Hong Kong, qui se concentre sur le développement de la pile Aquacell. Il est également cofondateur de Green Power System. Olivier Chauffat, 57 ans Après avoir travaillé dans le trading et le secteur des jeux vidéo, Olivier Chauffat a lancé en 2003 la société de distribution multimédia C&O Distribution, qui s’occupe de la revente des piles Aquacell pour la Suisse, tandis que Green Power System, qu’il a cofondée avec Patrice Horowitz, gère la vente des piles en Europe.

Patrice Horowitz et Olivier Chauffat, à l’origine du projet Aquacell, ont rencontré l’inventeur de ce procédé innovant au grand salon technologique CES de Las Vegas en 2009.

d’utilisation. Et il peut décider de ne les activer qu’après 50 ans. Comment a démarré le projet? OLIVIER CHAUFFAT Je me rends régulièrement au grand salon technologique CES de Las Vegas. C’est à cette occasion, lors de l’édition 2009, que j’ai rencontré Niels Bakker, le créateur des piles Aquacell. C’est un inventeur «touche à tout» d’origine néerlandaise mais aujourd’hui installé à Hong Kong. Au salon de Las Vegas, il occupait un stand pour présenter sa pile à eau. A cette époque, l’invention présentait bien des défauts – tant économiques qu’écologiques –, mais elle suscitait l’intérêt du public. Nous lui avons proposé de repartir d’une feuille blanche pour développer le concept. Et nous avons fourni le capital de démarrage, via la création de la société Green Power System Distribution à Genève, qui s’occupe de la distribution de la pile sur le marché européen. Votre chaîne de production se trouve vers Hong Kong. N’est-ce pas compliqué de travailler en Chine?

PATRICE HOROWITZ Effectivement,

ce n’est pas un environnement facile. Heureusement, Niels Bakker, qui reste aujourd’hui le CEO d’Aquacell Battery et s’occupe de notre usine chinoise, connaît bien ce pays et parle couramment le cantonais et le mandarin... Aujourd’hui, nous produisons 1,5 million de piles par mois, mais nous voulons arriver dans le courant de l’année à un volume de 5 à 6 millions de piles. Pour l’heure, nous ne distribuons les piles qu’en Suisse, mais nous allons nous étendre dans d’autres pays européens. La Suisse est un bon marché-test pour commencer la commercialisation, car ses habitants ont une conscience écologique poussée.

Quels sont les premiers résultats de vente? OLIVIER CHAUFFAT Nous avons démarré en novembre dernier sur le site de ventes groupées Qoqa.ch. Le premier jour, nous avons vendu 8’000 piles en neuf heures! Aujourd’hui, nos produits sont disponibles sur le site www.ceto.ch et chez Manor. Dans ce magasin, le ratio est actuellement

d’un paquet Aquacell acheté pour dix paquets Energizer, bien au-delà de nos objectifs. Nous avons également des contacts avancés avec Migros et Jumbo. Alors que la plupart des piles de marque sur le marché suisse coûtent CHF 7,90 le paquet de quatre, les nôtres sont disponibles pour CHF 6,90. Pensez-vous avoir le potentiel de remplacer à terme les piles traditionnelles? OLIVIER CHAUFFAT Nous nous posons plutôt en alternative écologique aux piles alcalines. Il faut noter que nos produits sont moins puissants et destinés aux appareils de basse et moyenne consommation, par exemple des télécommandes, radios, consoles et tous les produits LED. Ils ne sont pas adaptés aux lecteurs MP3, souris sans fil ou caméras. Mais nous continuons à investir dans le R&D pour en augmenter la capacité, tout en cherchant à rester écologique. Les piles Aquacell sont disponibles chez Manor et sur le site www.ceto.ch. Plus d’informations sur www.aquacellbattery.com

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Ils relèvent 30 000 compteurs par an Chargés de vérifier la consommation annuelle d’électricité, de gaz et d’eau, les releveurs d’index sillonnent Genève. Un métier profondément humain.

Texte Serge Maillard Photos Guillaume Mégevand

La veille du passage, dans les immeubles, une fiche annonce la venue des releveurs d’index. Pour les villas individuelles, la date de passage est indiquée sur la facture. Rendez-vous avec Eric Suess aux Pâquis. Comme tous les releveurs d’index, il couvre entre 25 000 et 30 000 compteurs par an. C’est-à-dire de 65 à 75 appartements par jour, 200 au maximum.

«A

Genève, presque aucune porte d’immeuble ou de local technique ne représente un obstacle pour nous!» Eric Suess dégaine son trousseau d’une dizaine de clés. Certaines sont magnétiques et de dernière génération, tandis que d’autres apparaissent bien anciennes et lourdes. Le releveur d’index, qui vient de fêter ses 30 ans de carrière chez SIG, inspecte quelque 30 000 compteurs par an, pour mesurer la consommation d’électricité, de gaz et d’eau. A ce rythme, mieux vaut ne pas perdre trop de temps devant les entrées d’immeuble! Rendez-vous aux Pâquis pour suivre Eric Suess, le temps d’une matinée. Sur la boîte aux lettres des immeubles, une petite fiche que les Genevois connaissent bien: celle annonçant la venue du releveur d’index. Certains compteurs inspectés se trouvent rassemblés dans les locaux techniques, tandis que d’autres doivent être relevés directement dans les appartements des particuliers. Sans surprise, l’inspection s’avère bien plus rapide dans le premier cas de figure: en moyenne, entre quinze et trente minutes par immeuble. Autrement, cela dépend

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du bon vouloir des clients: «Dans 85% à 95% des cas, nous parvenons à joindre la personne, en comptant plusieurs passages. Certains affichent le décompte de l’index sur leur porte s’ils ne sont pas là. Au troisième passage infructueux, nous déposons une carte de relevé dans la boîte aux lettres, et le client doit la compléter et la renvoyer par la poste, fax, téléphone ou mail.» Rencontres quotidiennes Muni de son appareil de relevé à écran tactile, de la taille d’un gros téléphone portable, Eric Suess entre la valeur de consommation indiquée sur la minuterie du compteur – chaque compteur peut contenir plusieurs minuteries, par exemple pour distinguer les tarifs de jour et de nuit. «Les données sont transmises à la centrale via GSM. Mais nos appareils actuels deviennent un peu obsolètes. Nous allons bientôt les échanger contre des smartphones, qui comprendront un logiciel spécifique de relevé d’index.» Durant sa carrière, Eric Suess a rencontré toutes sortes de réactions de la part des


Au fil de leur journée, les releveurs d’index rencontrent de nombreux habitants. C’est le cas lorsque les compteurs sont situés directement dans les appartements.

Aujourd’hui, tout le processus de relevé est numérisé. «Mais il y a trente ans, lorsque j’ai commencé, nous utilisions des cartes perforées.»

Xxx Lorsque le client est absent au troisième passage, le releveur d’index dépose dans sa boîte aux lettres une carte à compléter et à renvoyer à SIG.

Souvent, les compteurs électriques de tous les appartements de l’immeuble sont regroupés dans un ou deux tableaux au sous-sol. Il y a beaucoup de modèles différents, en fonction de l’époque et du fabricant. Certains compteurs doivent être manipulés, surtout les plus modernes, qui contiennent plus de minuteries. Eric Suess vérifie aussi les compteurs d’eau des fontaines publiques.

Un compteur unique de gaz suffit en principe par immeuble.

milliers de clients à qui il a rendu visite. «Parfois, au petit matin, je réveille certaines personnes, qui ouvrent avec les yeux collés. Dans la très grande majorité des cas, les gens sont très aimables.» Mais des exceptions existent... «Parfois, certains clients sont fâchés de notre venue, bien que nous l’ayons annoncée. Aujourd’hui, par exemple, j’ai sonné plusieurs

fois chez une cliente, sans succès, et je suis repassé plus tard pour frapper à la porte. La dame qui m’a ouvert était excédée! En trente ans de métier, je n’avais jamais vu ça! Mais dans ces situations, j’essaie de garder le sourire.» Débriefing hebdomadaire Rendez-vous au siège de SIG au Lignon le lendemain, pour la réunion hebdomadaire

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Chaque semaine, un débriefing rassemble tous les releveurs d’index au Lignon.

Pierre-André Jaggi est le responsable des releveurs d’index. Il est entré à SIG en 1980.

Bon à savoir

Caroline Robatel est releveuse d’index à SIG depuis huit ans.

L’équipe des releveurs d’index au grand complet, sur le site du Lignon.

La date du relevé des compteurs figure toujours sur la facture SIG. L’avis du jour des relevés est affiché dans les immeubles concernés. Le releveur SIG peut être identifié par ses habits (photos). Le releveur se doit de montrer sa carte d’identité SIG sur demande du client. En cas de doute, le client peut appeler le CRC au n° 0844 800 808.

des releveurs d’index. Une équipe de plus de 20 personnes assiste au débriefing: 12 personnes s’occupent des tournées de relevé annuel en immeuble ou villa, tandis que neuf autres traitent les relevés mensuels, surtout auprès d’entreprises ou d’institutions grandes consommatrices d’énergie. Un service technico-administratif s’occupe, quant à lui, du traitement des données, dont la finalité est la facturation annuelle ou mensuelle de la consommation d’électricité, de gaz et d’eau aux clients de SIG. Caroline Robatel, qui travaille depuis huit ans comme releveuse d’index, assume aujourd’hui une mission particulière: celle des emménagements-déménagements: «Lorsqu’un appartement se libère et

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qu’aucun nouvel occupant n’est annoncé, nous coupons l’électricité dans l’intervalle, au moyen d’un bouchon qui se fixe à la place du fusible. Dès que le logement est à nouveau occupé, nous rétablissons le courant. En ce moment, je visite jusqu’à 60 adresses différentes par jour.» Dans le local de réunion des releveurs d’index, une impressionnante collection de clés occupe deux placards entiers sécurisés. «Il y a en a eu jusqu’à 7 000, précise PierreAndré Jaggi, responsable du service. A l’époque, certains clients nous donnaient un double de leur clé d’appartement, pour que nous puissions accéder à leur compteur en leur absence. Mais à présent, nous rendons progressivement ces clés, car nous ne

venons plus qu’une fois par an, contre trois auparavant.» Les releveurs frappent toujours avant d’ouvrir, mais il leur arrive de tomber nez à nez avec le locataire, qui ne les a pas entendus… Parfois, la surprise est grande! «De manière générale, il est de plus en plus difficile de rentrer chez les gens, note néanmoins Pierre-André Jaggi, qui a débuté chez SIG en 1980. Il y a plus de méfiance, avec la multiplication des cambriolages. A l’époque, dans les villages de campagne, les gens laissaient leur porte ouverte. Certains nous attendaient même pour le petit-déjeuner. Quand j’arrivais, la table était mise.» Il fut même un temps où l’un des releveurs faisait ses tournées à cheval, dans la campagne du Mandement. «Ah ça… il avait de l’allure!»


Texte Céline Bilardo

Des conseils pour cultiver la rhubarbe «S’il vous vient l’envie de cultiver une variété de rhubarbe dans votre jardin, ne la mettez surtout pas en pot, avertit Claire-Lise Boujon. Ses racines prennent de la place. Prévoyez au moins un mètre carré pour une plante.» Si la rhubarbe est facile à entretenir, il ne sera possible d’en récolter que quelques tiges les trois premières années, d’avril à juin (mais jamais au-delà du 21 juin). «Au début du printemps, on sarcle autour de chaque tige, et on y ajoute de l’engrais. Il faut effectuer la même opération à la fin de l’été. Il faut aussi prendre soin de couper les fleurs, car elles fatiguent la plante.» Une fois en terre, la plante vivace pourra pousser pendant plus de dix ans.

Union Maraîchère Suisse

La rhubarbe, une plante qui annonce le printemps Apprêtée en plat sucré ou salé, la rhubarbe est une plante saisonnière emblématique. Claire-Lise Boujon, maraîchère à Meinier, retrace son origine et livre ses conseils.

«C

e que j’aime dans cette plante? Sa légère acidité. D’ailleurs, quand je la récolte, je croque parfois une tige, ça rafraîchit!» Claire-Lise Boujon est agricultrice au domaine de la Renardière, à Meinier, et spécialiste de la rhubarbe. Energique et créative, la maraîchère décline volontiers la plante herbacée en sirop, confiture, sorbet, tartes salées et même vin ou mousseux. «Mais surtout ne cuisinez que la tige, conseille-telle. Les belles feuilles vertes de la rhubarbe sont toxiques. Il ne sert d’ailleurs à rien de l’éplucher. Vous garderez ainsi la couleur rouge de sa peau.» La plante vivace est originaire d’Asie, où ses vertus curatives ont d’abord été exploitées. Utilisée pour soigner les troubles digestifs, le mauvais cholestérol ou encore le manque de vitamines, la consommation de rhubarbe est réputée pour ses bienfaits physiques. Fruit pour certains, mais classée légume par les botanistes, la rhubarbe semble s’être implantée en Suisse au 19e siècle, tout

particulièrement dans la région du Vully (Fribourg), qui couvre aujourd’hui plus de 80% de la production nationale de rhubarbe. «Mais elle se satisfait de tout terrain lourd et profond, et le canton de Genève lui convient parfaitement.» Deux récoltes de rhubarbe sont possibles entre le début du mois d’avril et le solstice d’été. Gourmande et fine cuisinière, Claire-Lise Boujon a hérité sa passion pour la rhubarbe de ses grands-parents, qui la cultivaient déjà sur le domaine familial. Depuis, elle a mis au point plusieurs recettes originales à base de rhubarbe, souvent appréciées lors des concours de produits du terroir. «Ma préférée est celle du feuilleté avec compote, oignon, rhubarbe et terrine de foie gras!» Claire-Lise Boujon Domaine de la Renardière 12, Chemin des Varlioudes 1252 Meinier 022 740 47 02

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Terrabloc, le pari de la terre crue L’entreprise genevoise Terrabloc est née de l’amitié d’un ingénieur, Rodrigo Fernandez, et d’un architecte, Laurent de Wurstemberger, passionnés d’environnement et d’artisanat. Dans leurs projets de construction, ils utilisent un matériau séculaire, la terre crue.

L

aurent de Wurstemberger et Rodrigo Fernandez sont deux trentenaires dans l’air du temps. Ils connaissent sur le bout des doigts la technique et les innovations de leur secteur d’activité, la construction. Pourtant, ils se refusent à appliquer des solutions toutes faites. A leurs yeux, les édifices sont le résultat d’une éthique et le respect d’un savoir-faire séculaire: «Nos ancêtres savaient comment construire des maisons pour qu’il y fasse bon vivre au fil des saisons. Il y a dans le bon sens, comme dans l’usage de matériaux appropriés, les clés d’une construction réussie.»

Texte Michaël Perruchoud Photos SIG / Pierre Vallier

Leur matériau à eux, c’est la terre crue. Leur idée, c’est de pouvoir utiliser les gravats d’un chantier, les purifier et rebâtir une maison sur ses cendres. Cette belle illustration de la maxime «rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme», chère au penseur grec Anaxagore, repose en outre sur des considérations financières pertinentes. En effet, «se baser sur les matériaux disponibles, c’est économiser des coûts de transport, mais aussi limiter le volume d’excavation que l’on jette traditionnellement à la décharge», explique Rodrigo Fernandez. Et son associé d’ajouter: «La terre est la matière la plus noble qu’on puisse imaginer. Elle parle à tout le monde.» Stabilisée à la chaux ou au ciment et compactée par une presse hydraulique, la terre crue est ainsi transformée en brique de la manière la plus artisanale qui soit. Ajoutant une dimension sociale au pan environnemental du projet, Terrabloc

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emploie des travailleurs en réinsertion, au travers d’une collaboration avec l’association Réalise. Construire en terre: l’affaire est séduisante, elle est surtout sérieuse. Car la Bourse cantonale du développement durable remise à Terrabloc en 2011 ne couronne pas seulement la qualité d’une idée, mais bien la possibilité de concevoir des habitats résistants et durables. De nombreux tests ont démontré les bonnes propriétés des blocs de terre compressée. Réalisation pour SIG à Vessy C’est ainsi que SIG a confié à Terrabloc la construction du mur d’entrée de son musée de Vessy. L’affaire a été rondement menée, à un rythme de 400 blocs par jour, et la qualité du travail a fait l’unanimité. En outre, le chantier a accueilli de nombreuses visites d’écoles ou d’entreprises intriguées par ce curieux projet. Et l’intérêt autour de Terrabloc ne cesse d’augmenter. A tel point que les deux amis se demandent s’ils auront la capacité de répondre aux demandes. «Il y a dans notre démarche une volonté de travailler de manière artisanale. Nous aimons l’idée que les briques soient produites à la main, que ce rapport à la matière fasse partie du chantier et de la construction. Mais forcément, à partir d’un certain volume, il serait difficile de suivre, même avec plusieurs presses hydrauliques.» Le geste de l’artisan Terrabloc serait-elle ainsi une entreprise condamnée à rester petite? «Nous sommes très surpris et heureux de l’écho de notre travail, non seulement dans les médias, mais aussi auprès d’entreprises très diverses. Pour l’heure, nous essayons de gérer notre emploi du temps en fonction de la demande», explique Laurent de Wustemberger. «Il est évident qu’on ne peut s’opposer à la croissance d’une idée et que l’on peut être amené à faire certains compromis, ajoute Rodrigo Fernandez. Mais ce qui est sûr, c’est


Les trois initiatives durables de Terrabloc

Laurent de Wurstemberger et Rodrigo Fernandez Les fondateurs de Terrabloc ont lancé leur projet pour renouer avec une tradition ancestrale: l’utilisation de la terre crue comme matériau de construction. Une démarche d’artisans et une initiative écologique qui leur a valu de recevoir la Bourse cantonale du développement durable en 2011.

que nous ne grandirons pas n’importe comment. Nous sommes très attachés à la manière dont nous réalisons les choses.» Car, on l’aura compris, Terrabloc est fondée sur une éthique très forte, des convictions auxquelles ni Laurent de Wustemberger ni

Moins chauffer et mieux se couvrir

Rodrigo Fernandez n’ont envie de déroger. Une éthique où le geste de l’artisan, le respect du savoir-faire des anciens et l’appel à un avenir durable prennent une place prépondérante.

Bâtir avec des matériaux locaux Imaginer une maison confortable et durable

www.terrabloc.ch et www.espacevessy.ch

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Développement durable

Chaque année, le Prix IDDEA récompense des idées d’entreprises qui répondent au principe du développement durable. Ce concours, initié en avril 2012, est soutenu entre autres par la Ville de Genève et SIG. En 2013, c’est Olga Gonzalez qui a remporté le prix de «Meilleur projet d’entrepreneuriat durable» avec «Republik Design Democratik». Son objectif: développer une entreprise d’insertion pour les jeunes en misant sur la création de meubles à partir d’objets de récupération. Grâce à l’obtention de ce prix, elle bénéficie désormais d’une aide de 20 000 francs fournie par la Ville de Genève.

Textes Thomas Pfefferlé

Lina Maria Sandoval Velez a, quant à elle, reçu le prix du «Meilleur projet en responsabilité sociale» avec «Les ateliers Tricrochet». L’idée consiste à développer l’aspect social de la revalorisation des déchets. A travers des ateliers, les participants peuvent partager leurs connaissance en matière de crochet pour confectionner des sacs à main, des ceintures ou encore des sets de table. Des sacs en plastique sont utilisés comme matière première. La lauréate a reçu 10 000 francs de soutien de la part de la FER Genève.

JCI (Jeune Chambre Internationale de Genève)

IDDEA: quand économie, écologie et social font bon ménage

Le troisième prix de «Meilleur projet environnemental» revient à Laurent Burgisser avec sa «Ferme à Roulettes», une ferme pédagogique située à Sézenove. Dans celle-ci, les enfants de l’école du village sèment du blé dans un champ et moulent ensuite la récolte, à l’aide d’un moulin à meule de pierre installé dans une roulotte mobile, afin de produire du pain. Une aide de 5 000 francs a été versée par SIG. www.prix-iddea.ch

Mobilité

DR

La BioMobile carbure au vert

Avec son châssis au ras du sol, ses trois roues et sa carrosserie aérodynamique en fibres végétales, le véhicule du projet BioMobile, soutenu notamment par SIG, a des airs futuristes. Lauréate de la bourse cantonale du développement durable l’an dernier, la BioMobile fonctionne avec un carburant obtenu à partir de déchets végétaux. Ce dernier est développé par la société Biocarb, partenaire du projet. Performances actuelles de l’engin: 840 km parcourus sur circuit avec un seul litre de bio-essence. Pour sa propulsion, la BioMobile utilise un moteur conçu par Honda pour équiper des outils de jardin. Ce choix était indispensable pour démontrer que la bio-essence peut être utilisée dans n’importe quel

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moteur sans nécessiter de modification. Son adaptation à la voiture est menée par des étudiants de la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture (hepia) de la HES-SO Genève. En mai, cette voiture aussi écologique qu’économique prendra part au challenge EducEco à Toulouse. Celui-ci propose à différentes équipes de tester leur matériel sur circuit en utilisant une quantité limitée de carburant pour effectuer un maximum de kilomètres. Contact: Michel Perraudin, perraudin@biomobile.ch www.biomobile.ch


Compétition

Depuis 2010, SIG sponsorise de jeunes sportifs prometteurs, pratiquant un sport individuel à un haut niveau. Trois nouveaux sportifs bénéficient désormais de ce soutien: Frank Bovy (né en 1998) en gymnastique artistique masculine, Damien Locarnini (1996) en bicross et Jonathan Suckow (1999) en plongeon. Au total, dix athlètes ont déjà bénéficié d’une aide, dont cinq actuellement: c’est le cas, outre les trois jeunes mentionnés, de la tenniswoman Gaëlle Rey depuis 2011 et de la cavalière Céline van Till depuis 2012. Grâce à une participation financière, SIG assume sa responsabilité sociale et leur permet de vivre leur passion au quotidien, sans renoncer à leurs études.

Georges Cabrera / tribune de Genève

Trois nouveaux espoirs du sport soutenus par SIG

Jonathan Suckow

Frank Bovy

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www.sig-ge.ch/soutien

Damien Locarnini

événement

Pour sa 10e édition, le Genève Marathon for Unicef se dote d’épreuves supplémentaires. La manifestation, qui se déroulera le week-end du 3 et 4 mai, comprendra une nouvelle course le samedi soir de 10 km ouverte aux coureurs ainsi qu’aux adeptes de walking et de nordic walking. Dans les épreuves juniors, une catégorie supplémentaire s’ouvre également pour les 14-15 ans. «Nous avons toujours voulu proposer une manifestation à laquelle chacun puisse participer, indique Benjamin Chandelier, directeur de l’événement. Cette année, nous avons encore étoffé le programme afin de proposer des activités tous publics.» La manifestation se distingue également par son engagement en faveur du développement durable, un point sur lequel les organisateurs sont particulièrement vigilants. En novembre 2013, Swiss Olympic leur a d’ailleurs remis le Prix ecosport pour récompenser cet engagement. Partenaire de l’événement, SIG lui a notamment permis de se passer des milliers de bouteilles d’eau utilisées jusqu’en 2011 sur les points de ravitaillement qui jalonnent

DR

Un marathon accessible à tous

le parcours tous les 5 km. «Pour y parvenir, SIG a développé un système de robinets raccordés au réseau de l’Eau de Genève. Et nous utilisons des gobelets en matériau compostable.» La manifestation est également passée à l’électricité Vitale Vert. www.genevemarathon.org

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«Un feu d’artifice émotionnel» Financée par les bénéfices de la vente de carafes Eau de Genève, l’association SinglaNépal permet l’accès à l’eau à des villages du pays himalayen. De retour de voyage, Didier Tavernier, bénévole, livre ses impressions.

Texte Serge Maillard

était le but de votre voyage au Népal? DIDIER TAVERNIER: Il s’agissait de se rendre compte sur place des projets soutenus par l’association Singla-Népal. Etant à la retraite depuis 2013, j’ai décidé de donner du temps à cette ONG, qui mène des projets de raccordement à l’eau de villages reculés du pays. Le comité m’a proposé de l’accompagner lors d’un voyage de deux semaines entre novembre et décembre dernier, en tant que témoin extérieur. Nous avons visité une dizaine de villages.

Singla-Népal

Quelles ont été vos impressions? En arrivant au Népal, j’ai voulu m’immerger dans le pays, dont je ne connaissais pratiquement rien. En fait, j’avais même fait exprès de ne pas me renseigner à l’avance, pour ne pas m’en faire d’idées préconçues. Je voulais vraiment jouer mon rôle de témoin. Et je n’ai pas été déçu: l’accueil a été fantastique. Imaginez que ces villages ont aujourd’hui accès à l’eau grâce à l’association. C’est un changement énorme pour eux. Nous leur avons donné un bien très précieux, indispensable. Cela a été un feu d’artifice émotionnel et visuel. Je n’avais jamais ressenti cela.

Des carafes généreuses Disponibles à la vente au Pont de la Machine et sur le site Internet de SIG, les carafes Eau de Genève servent à financer des projets d’accès à l’eau potable dans les pays en voie de développement. L’intégralité des bénéfices (5 CHF par carafe, vendue 20 CHF l’unité) est reversée aux associations soutenues. Singla-Népal a ainsi déjà reçu un soutien de 35 000 CHF, équivalant à la vente de 7 000 carafes.

www.sig-eaudegeneve.ch

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Comment se mettent en place les projets de Singla-Népal? Ce que j’apprécie, c’est que ce sont les Népalais eux-mêmes qui font des propositions, pour lesquelles ils demandent un soutien financier. Ainsi, ce n’est pas artificiel, car ce sont eux qui connaissent le mieux la réalité locale. Au départ, l’association verse une partie du budget, pour initier le projet, par exemple acheter les tuyaux ou le ciment. L’installation se fait sous la supervision d’un gestionnaire local, que nous connaissons bien. Quels sont les problèmes liés à l’eau au Népal? Beaucoup de villages n’y ont toujours pas accès. Par ailleurs, l’eau est souvent de mauvaise qualité. Et les saisons sont très marquées: il y a trop d’eau pendant la mousson et pas assez pendant les périodes de sécheresse qui suivent. Une fois qu’un village a satisfait ce besoin vital, il peut ensuite se consacrer à d’autres

Singla-Népal

VIVE LA VIE : Quel

Les bénévoles de Singla-Népal lors de leur voyage.

nécessités, comme la construction d’écoles. En plus du volet eau, l’association s’occupe d’ailleurs d’actions ponctuelles en matière d’éducation. Les projets de Singla-Népal ne sont pas trop onéreux, mais ont un impact très important. Et tout est bénévole, c’est-à-dire qu’un franc versé à l’association est intégralement utilisé dans le cadre d’un projet au Népal. Sur le terrain, comment se fait le raccordement à l’eau dans un village népalais? Les Népalais identifient des sources situées en hauteur de leurs villages. A partir de là, nous mettons en place un système d’acheminement qui utilise le dénivelé naturel, donc sans besoin en électricité, via des tuyaux et bassins qui empêchent par ailleurs la pollution de l’eau. Parfois, ces systèmes font jusqu’à six kilomètres de longueur, alors que les villageois devaient faire tout le parcours à pied par le passé, ce qui représentait plusieurs heures de marche chaque jour. Au village, il y a ensuite un réservoir et un système de fontaines pour la distribution de l’eau. Chaque projet est suivi pendant au moins cinq ans. Entre la Suisse et le Népal, avez-vous remarqué des points communs? A certains endroits, il ne manquerait plus que la viande séchée et la Petite Arvine pour se croire dans le Val d’Anniviers! Dans d’autres, le paysage est formé de terrasses agricoles vertigineuses, souvent des champs de colza jaune. singla-nepal.org


L’eau, indispensable pour notre santé Notre corps est composé à plus de 60% d’eau. Chaque jour, nous éliminons 2,5 litres d’eau, qu’il faut compenser en buvant suffisamment et en mangeant équilibré.

LES MINÉRAUX

LA TRANSPIRATION

LA BOISSON Il est indispensable de boire 1,5 litre d’eau par jour, et beaucoup plus si on fait du sport, pour ne pas se déshydrater.

L’HYGIÈNE L’eau est indispensable pour débarrasser notre corps des impuretés et des microbes accumulés dans une journée. Se laver le corps, les mains et se brosser les dents sont essentiels pour être en bonne santé.

L’ALIMENTATION Tous les aliments contiennent de l’eau. Ils nous apportent environ 1 litre d’eau par jour. 95 % d’eau d eau

Melon

75 % d’eau d eau

78 % d’eau

Viande

Pommes de terre

SIG propose des animations pédagogiques sur les thèmes des écogestes, de l'eau et de l'énergie aux élèves du canton de Genève à partir de la 6e primaire. www.sig-ge.ch/pedagogie

Infographie Infographie extraite extraite de de la la brochure brochure À À la la découverte découverte de de l’eau l’eau (illustrateur (illustrateur F. F. Estimbre), Estimbre), réalisée réalisée par par Éditions Éditions spéciales spéciales Play Play Bac Bac pour pour SIG, SIG, 2012. 2014.

Boire apporte de nombreux minéraux indispensables au bon fonctionnement de notre organisme : calcium, magnésium…

Lorsqu’il fait chaud, on transpire. En faisant du sport, on perd entre 1 et 3 litres d’eau par heure.


éNERGIE

Une prime pour passer à la chaleur renouvelable

Textes Thomas Pfefferlé

Vous décidez de remplacer votre chaudière traditionnelle (gaz, mazout ou chauffage électrique) par un système de chauffage de source renouvelable? SIG offre une participation de 10% en moyenne sur l’investissement nécessaire à l’installation d’une des trois solutions fiables, écologiques et économiques suivantes: pompe à chaleur air/eau ou sol/eau, chaudière à bois et panneaux solaires thermiques. Un réseau de partenaires agréés SIG se tient à disposition pour aider chaque client à choisir le dispositif qui convient le mieux à ses besoins.

Investir dans une solution de chaleur renouvelable garantit des économies sur le long terme. Pour une maison de 150 m2, il est par exemple possible d’économiser près de 1 000 francs par année en remplaçant un chauffage au mazout par une pompe à chaleur. En 2013 déjà, 17 projets pilotes ont été réalisés dans des maisons individuelles. Ils permettent d’éviter le rejet de 2 000 tonnes de CO2 sur la durée de vie des installations, soit l’équivalent des émissions annuelles de près de 700 voitures à essence. www.sig-eco21.ch

à la rencontre d’un client

Pour la première fois, une boulangerie s’alimente en Electricité Vitale Vert

Eric Emery fait partie des grands consommateurs d’électricité (qui utilisent plus de 100 000 kWh par an). «Avec ma boulangerie, je consomme jusqu’à 250 000 kWh chaque année. A l’échéance de mon contrat, SIG m’a proposé de passer

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Eric Emery ne s’engage pas seulement dans l’écologie par ses choix d’approvisionnement électrique. Son commerce jouit également du label Genève

Région - Terre Avenir, délivré par l’Etat de Genève. «Il garantit que nous vendons des produits du terroir transformés au moins à 90% sur place.» Boulangerie Eric Emery Ch. Docteur-Adolphe-Pasteur 2 1209 Genève

utschi

«J’ai toujours été sensible à la question du développement durable, indique Eric Emery. Je tiens sans doute cela de ma mère, qui récupérait déjà les piles électriques alors que personne ne savait encore qu’il fallait le faire. Le fait de passer à Vitale Vert va dans le même sens, et je suis content de pouvoir apporter ma contribution aux projets écologiques de SIG.» Depuis 2010, la boulangerie Eric Emery était alimentée en électricité offre Horizon.

à Vitale Vert dès 2014. A la base, cette électricité était un peu plus chère que l’offre Horizon. Mais comme son prix a baissé entre-temps, cela n’a finalement pas représenté d’augmentation tarifaire pour moi.»

Pascal Fra

La boulangerie Eric Emery fait figure de pionnière: elle est la première de la ville de Genève qui soit passée à l’Electricité Vitale Vert. En optant pour cette électricité écologique, la société contribue aussi au Fonds SIG pour les Nouvelles Energies Renouvelables, qui permet de financer des projets innovants comme des panneaux solaires thermiques de dernière génération.


Rendez-vous du 2 au 4 mai 2014 au cœur du Jardin anglais! Comprendre en s’amusant pourquoi boire l’Eau de Genève est un vrai choix bon pour soi et pour l’environnement. 3 jours de fête et d’animations gratuites pour toute la famille:

SIG

• Dégustez l’Eau de Genève de 1 000 façons au BARAO. • Testez vos papilles au BARAGOU. • Découvrez les carafes habillées par ZEP, BEN et la nouvelle intitulée «Coup de cœur». • Rencontrez des membres de l’association humanitaire Singla-Népal. • Participez aux nombreux jeux et repartez avec des cadeaux!

«L’Eau de Genève ouvre les vannes»: saison 2! Grâce à vos 100 000 vues en 2013 sur la plateforme YouTube, «L’Eau de Genève ouvre les vannes» revient au mois de mai pour une nouvelle saison! Avec la participation de Brigitte Rosset, MarieThérèse Porchet, Pierre Naftule et Laurent Nicolet.

BON POUR UNE GOURDE GRATUITE !

A échanger à la boutique Eau de Genève les 2, 3 et 4 mai 2014 au Jardin anglais

Pour patienter, redécouvrez les vidéos de la première saison sur la chaîne SIG de YouTube: www.youtube.com/ChaineSIG

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une nouvelle OFFRE en ligne

Economisez en surveillant au plus près votre consommation d’électricité! Parce que faire des économies est dans notre intérêt à tous, SIG vous accompagne dans cette démarche avec Activéco habitat. Cette nouvelle offre de services gratuite, disponible sur ordinateur, smartphone et tablette vous permet de réduire votre facture d’électricité grâce à:

Economisez en surveillant au plus près votre consommation d’électricité ! sur internet et application smartphone.

Inscription gratuite sur Un tableau de bord intelligent pour suivre l’évolution de votre consommation mois après mois, en relevant vous-même votre compteur.

Des conseils pour faire plus d’économies et vous guider dans l’achat d’appareils plus efficients.

Un outil de comparaison avec la consommation d’électricité d’autres foyers genevois.

Dès maintenant, inscrivez-vous gratuitement: Rendez-vous sur www.sig-activeco.ch et cliquez sur «je m’inscris». Si vous n’avez pas encore d’espace privé, créez-le à l’aide de vos numéros de client et de compte (disponible sur vos factures).

L’obtention plus rapide du bonus aux économies d’électricité: en diminuant

votre consommation d’au moins 4%, vous profitez d’une réduction de 10% sur la part énergie de votre facture d’électricité.

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Vous recevrez un e-mail de confirmation et pourrez ensuite activer votre inscription dans la rubrique «Services Activéco habitat»!


Un bistrot entre l’opéra et l’usine Créé en 2002, le restaurant L’Omnibus attire aujourd’hui un public très large. Pascal Bihl, son gérant, livre la recette d’un de ses plats fétiches, la fricassée de Saint-Jacques.

U Texte Serge Maillard Photo Nicolas Righetti

n esprit tamisé de brasserie à l’ancienne, dans un décor de portraits de famille, de chaises et de statues récupérés dans des restaurants et même des églises... Bienvenue à L’Omnibus, un bistrot niché à deux pas du Rhône, à la rue de la Coulouvrenière. «Omnibus», cela veut dire «pour tous» en latin, rappelle son gérant Pascal Bihl: «Comme nous nous trouvons à proximité de L’Usine et du BFM, nous drainons un public assez varié. Il y a des clients avec des tatouages et des clients en costume-cravate!»

Premier projet d’un entrepreneur emblématique de la place, Jean-François Schlemmer (restaurant du Parc des Bastions, Palais Mascotte, restaurant du téléphérique du Salève), L’Omnibus a ouvert ses portes en 2002. Il sert aujourd’hui une cuisine attrayante, qui varie au fil des saisons. L’Omnibus affiche sa fibre sociale: le restaurant a établi un partenariat avec l’association Make a Wish, qui réalise les vœux d’enfants atteints d’une maladie grave. «Nous reversons à l’association 2 francs sur chaque fondant au chocolat vendu», explique Pascal Bihl. Un bistrot qui a du goût, mais aussi du cœur.

Fricassée de Saint-Jacques, vinaigrette d’orange sanguine, petits légumes printaniers et riz à l’anis étoilé (pour cinq personnes) Ingrédients 1 kg de noix de Saint-Jacques 250 g de riz au jasmin 5 anis étoilés Jus de 3 oranges sanguines Huile d’olive Crème balsamique blanche (peut s’acheter toute faite)

1 courgette 250 g de carottes avec leurs fanes 250 g de pointes d’asperges Sel et poivre

1. Cuire le riz dans un litre d’eau bouillante salée avec l’anis étoilé (17 min). 2. Mélanger le jus d’orange avec deux cuillères à soupe de crème balsamique, du sel et du poivre. Puis mélanger avec la même quantité d’huile d’olive, à incorporer progressivement. 3. Trancher la courgette en long, cuire tous les petits légumes dans de l’eau bouillante salée sans couvercle, jusqu’à ce qu’ils soient al dente, puis frotter les carottes avec un torchon pour enlever la peau. Jeter les fanes ou les utiliser en décoration. 4. Faire revenir les noix de Saint-Jacques dans une poêle (1 min de chaque côté). BIO EXPRESS Pascal Bihl, 40 ans D’origine alsacienne, Pascal Bihl est diplômé en hôtellerie-restauration dans le Haut-Rhin. Après avoir fait des saisons comme cuisinier sur des bateaux de croisière et au Luxembourg, il s’installe en Suisse. Il a notamment travaillé pendant cinq ans comme second au restaurant La Perle du Lac, avant de devenir chef puis gérant de L’Omnibus.

5. Dresser harmonieusement le tout: noix de SaintJacques, vinaigrette, petits légumes et riz.

L’Omnibus Rue de la Coulouvrenière 23 1204 Genève Tél. 022 321 44 45 www.omnibus-cafe.ch

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Eurêka!

avril Photographe voyageur

DU 30 AVRIL AU 28 SEPTEMBRE 2014 Quartier Libre SIG, Pont de la Machine

JUSQU’AU 6 AVRIL 2014 Quartier Libre SIG, Pont de la Machine

Printemps carougeois DU 15 AU 25 MAI 2014 Carouge

Installations artistiques, concerts, spectacles en plein air, expositions: le Printemps carougeois propose chaque année son lot d’activités festives et destinées à éveiller les sens. Durant dix jours, Carouge se transforme tout simplement en ville artistique. www.printemps-carougeois.ch

Caves ouvertes

24 MAI 2014 Dans les caves et les domaines viticoles du canton Avec ses 1 400 hectares de vignes, Genève est le troisième canton viticole du pays. Pendant cette journée dédiée aux vins de la région, les domaines du canton ouvrent leurs portes aux visiteurs afin de faire découvrir leurs derniers crus. Chasselas, cabernet sauvignon et autre gamaret raviront les papilles des amateurs. www.lesvinsdegeneve.ch

Ateliers verts

LE MERCREDI APRèS-MIDI Jardin botanique

Fête de la nature 23 AU 25 MAI 2014 Suisse romande

Panic Expo

JUSQU’AU 6 juillet 2014 Uni Dufour

mai Genève Marathon for Unicef 3 ET 4 MAI 2014 Genève

LA PEUR, NOTRE MEILLEURE AMIE OU NOTRE PIRE ENNEMIE?

Les enfants de 8 à 11 ans sont attendus au Jardin botanique pour découvrir le monde végétal et animal à travers divers ateliers éducatifs. Des aînés bénévoles de l’Université des seniors transmettent ainsi leur savoir à la jeune génération. Des activités autour des plantes carnivores, des abeilles ou encore de la flore aquatique sont par exemple proposées. www.ville-ge.ch

Encouragés par SIG, des milliers de coureurs du monde entier participent chaque année à cette course devenue mythique. Les épreuves Juniors ont lieu le samedi, tandis que le marathon, le semi-marathon et les 20 km Handbike et Fauteuil de course se tiennent le dimanche. www.genevemarathon.org

Fête de l’Espoir

24 MAI 2014 Stade du Bout-du-Monde

La faune et la flore sont à l’honneur pour un week-end spécial au grand air. Cette manifestation propose diverses activités en extérieur pour découvrir les merveilles de la nature. On profitera par exemple de faire une balade sur le sentier didactique de la Pointe-à-la-Bise ou de prendre part à une chasse au trésor pour retrouver les habitants des plans d’eau dans la réserve des Teppes de Verbois. Nouveauté: les particuliers peuvent partager leur passion, en proposant leurs propres activités. www.fetedelanature.ch

juin Fête de la musique 20, 21 ET 22 JUIN 2014 Genève

UNI DUFOUR du 8 mars au 6 juillet 2014 www.panic-expo.ch

Jeux de Genève Fondation Moser National Center of Competence in Research

La peur est une émotion que tout le monde ressent sans pour autant en connaître les rouages intimes. Essentielle à notre survie, elle peut parfois devenir disproportionnée. Une exposition grand public, gratuite, ludique et éducative, se tient à Uni Dufour. Une occasion unique de découvrir le secret de nos petites et de nos grandes frayeurs, de celles qui nous protègent et de celles qui nous handicapent. Entrée libre. Ouvert tous les jours sauf le lundi. www.panic-expo.ch

17 ET 18 MAI 2014 Genève

Cette année, la manifestation sportive prend de l’ampleur en s’ouvrant au Grand Genève. Plus de 3 000 jeunes de 10 à 18 ans sont attendus pour cette édition qui comprendra 35 disciplines. Au programme: canoë-kayak, viet vo dao, wakeboard, rugby ou encore hockey sur gazon. SIG soutient l’événement avec Eau de Genève. www.jeuxdegeneve.ch

Pour la 16e fois, Genève se transforme en capitale de l’espoir. Durant cette journée de fête, des artistes se produisent gratuitement devant 50 000 personnes qui profitent également de différentes activités culturelles. Comme d’habitude, on peut compter sur la présence de MC Solaar, parrain de la manifestation. SIG proposera gratuitement de l’Eau de Genève. www.espoir.ch

La Fête de la musique revient! L’occasion de célébrer l’arrivée des beaux jours en se trémoussant lors de folles soirées. Dans différents endroits de la ville, des artistes de la région se produisent dans tous les styles de musique. L’événement offre également la possibilité à des collectifs ou associations de s’approprier une scène le temps d’un week-end. Quatre fontaines Eau de Genève distribueront gratuitement de l’eau fraîche. www.ville-ge.ch

SIG, studio KO, SIG, Samuel Rubio / Ville de Genève, DR, DR, Yann Andre, Olivier Deslarzes / Ville de Genève

Olivier Föllmi poursuit sa réflexion sur la diversité, la spiritualité et l’humilité de l’homme face à la nature. A travers 50 photographies et plusieurs vidéos, cette exposition invite à méditer sur la petite place de l’homme dans la grandeur des éléments qui l’entourent. Entrée libre. www.sig-ge.ch

L’imprimerie, le piano, la pile, le téléphone, l’ampoule, le cinéma et l’ordinateur comptent parmi les inventions qui ont forgé notre société moderne. Un parcours interactif permet de mieux saisir l’impact de ces innovations historiques, au moyen d’appareils anciens, d’archives et de diaporamas. www.sig-ge.ch

Vive la Vie Printemps 2014