Page 1

Eté 2013 p. 9

Nature Le cerf se plaît à Versoix

p. 10 Ecoresponsable

Les Laiteries Réunies jouent la carte durable p. 12 Partenaires

Découvrir le bateau et le bus du futur p. 16 Actu SIG

Le jardin botanique encore plus vert

p. 6

Reportage

A la rencontre des goûteurs d’eau

p. 19 En ligne

Vos réactions et idées sur le web

p. 4

Innovation

Un navire solaire le long du Gulf Stream

p. 14

Rencontre

L’eau qui fait rire

VIVE LA VIE été 2013

1


Des moutons au cœur de Paris

Editorial

André Hurter Directeur général

Tous à l’eau! Ouvrir le robinet est devenu un réflexe si banal et quotidien que l’on n’y prête plus guère attention. Et pourtant, derrière ce geste simple se cachent des efforts considérables pour assurer la qualité et le goût de l’eau qui en sort. Parmi ceux qui y contribuent, les goûteurs d’eau de SIG ont sans doute le statut le plus original, comme le raconte le reportage de ce numéro.

Depuis le mois d’avril dernier, des brebis paissent sur une prairie de 2’000 m2 entourée de bâtiments dans le 19e arrondissement de Paris. Initié pour la première fois dans la capitale française, l’écopâturage urbain pourrait apporter des solutions écologiques pour tondre les friches sans l’usage d’engins ou de désherbants. Ailleurs en France, notamment à Lyon, Lille ou Rennes, les ruminants des villes font d’ores et déjà partie du décor. Une initiative également vue dans la commune du Grand-Saconnex.

L’élément aquatique est également la préoccupation principale du climatologue Martin Beniston, parti sur les traces du Gulf Stream dans l’Atlantique Nord à bord du navire PlanetSolar, fonctionnant à l’énergie photovoltaïque. Ce numéro met aussi sous le feu des projecteurs la production de lait, avec une visite aux Laiteries Réunies, où l’on découvre le potentiel économique et écologique de notre canton dans ce secteur. Surtout, ne refermez pas cette édition avant de lire l’interview des humoristes Pierre Naftule, Brigitte Rosset et Laurent Nicolet, qui ont consacré des sketchs hilarants au thème de... l’Eau de Genève. Car après tout, le rire est sans doute aussi indispensable, et vital, que l’eau!

Le «Campagnon» genevois est arrivé IMPRESSUM Le magazine Vive la Vie paraît trois fois par an. Editeur SIG Communication Case postale 2777 CH-1211 Genève 2 0844 800 808 www.sig-ge.ch Réalisation LargeNetwork Rue Abraham-Gevray 6 CH-1201 Genève Impression Imprimé sur du papier Refutura, 100% recyclé. SRO-Kundig, Châtelaine

Rédaction Séverine Géroudet Anthony Gonthier Laetitia Grimaldi Serge Maillard Thomas Pfefferlé Emilie Veillon Photographes Thierry Parel Nicolas Righetti/REZO

Pour les amoureux du plein air à Genève, la carte «Le Campagnon» recense chemins de c rrandonnée, itinéraires vélos, sentiers nature, parcours Vita ou encore aires de pique-nique p et marchés à la ferme. Deux nouveautés ont fait e leur apparition dans l’édition 2013: les balades le vviticoles et les chemins sans obstacles balisés. www.campagnon.ch w

Couverture Sandrine Gay Dunand par Thierry Parel, Un navire solaire le long du Gulf Stream par PlanetSolar, L’eau qui fait rire par SIG.

FOTOLIA

Tirage 190’000 exemplaires

2

VIVE LA VIE été 2013


Le beau Boisde-la-Bâtie

VILLE DE GENÈVE

Imaginer de nouvelles installations ludiques en bois, des espaces pour jouer librement en famille, une pataugeoire, un pavillon et une maisonnette entièrement rénovés… Tel est le joli projet d’espace de loisirs du Bois-de-la-Bâtie, supervisé par la Ville. Il constitue la première étape d’une revalorisation globale de ce site emblématique, dans lequel aiment tant se promener les Genevois. www.ville-geneve.ch

Selon l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), la Suisse a émis 4,1 millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES) de moins en 2011 que l’année précédente. Ce recul s’explique par des températures relativement douces pendant la saison froide, mais aussi par un ralentissement de la croissance économique et les efforts de réduction volontaire des secteurs public et privé. Avec cette économie, la Suisse devrait réussir à atteindre son objectif de Kyoto. www.bafu.admin.ch/gaz-serre

FOTOLIA

Baisse du gaz à effet de serre

Nouveau parcours au CERN Un parcours scientifique de 54 kilomètres, dix plateformes d’exposition à cheval entre Suisse et France: voilà la nouvelle attraction que le CERN propose aux habitants de la région, depuis le 2 juin. Baptisé «Passeport Big Bang», le parcours permet aux visiteurs de découvrir, à travers des lunettes et bornes interactives, les recherches fondamentales menées dans le grand centre de recherche européen – une occasion unique de mieux comprendre les origines et le fonctionnement de notre univers. www.passeportbigbang.org

+23% de biogaz en Suisse

Les Suisses sont toujours plus nombreux à opter pour le biogaz, avec une consommation en hausse de 23% à 86,5 millions de kWh l’an dernier. Ils utilisent ce gaz naturel respectueux de l’environnement à part égale pour le chauffage et le carburant. Les entreprises suisses et les pouvoirs publics sont d’ailleurs nombreux à montrer l’exemple en roulant au gaz, notamment La Poste, TNT, DHL ou encore Swisscom.

Un petit coing tranquille Véritable jardin d’Eden bio aux portes de Genève, les Vergers d’Epicure lancent un appel aux adeptes de nature et de fruits de saison cultivés avec le respect de l’environnement. Pour une cotisation annuelle de 300 francs et en travaillant 6 ou 7 fois trois heures par an au verger ou à la vigne, on peut cueillir tous les fruits à volonté. Mais aussi goûter gracieusement aux nombreux produits faits maison (miel, jus, vin, confiture, sirop, etc.). Tous à vos paniers! www.vergers-epicure.ch

FOTOLIA

VIVE LA VIE été 2013

3


Un navire solaire à la poursuite du Gulf Stream Le projet PlanetSolar Deepwater relève de précieuses données scientifiques dans l’Atlantique grâce à un catamaran photovoltaïque. Rencontre avec son initiateur, le climatologue Martin Beniston.

Texte Laetitia Grimaldi Photo Thierry Parel

Carte d’identité du projet • Nom: PlanetSolar Deepwater • Organisateurs: PlanetSolar et Université de Genève • Dates: De juin à août 2013 • Parcours: Le long du Gulf Stream, entre Miami (Etats-Unis) et Bergen (Norvège) • Bateau solaire: MS Tûranor PlanetSolar, 516 m2 de modules solaires, 8,5 tonnes de batterie lithium-ion • Autonomie du navire: illimitée Une exposition originale consacrée à l’expédition PlanetSolar DeepWater est organisée aux Bains des Pâquis, jusqu’au 31 août 2013. www.planetsolar.org/deepwater

4

VIVE LA VIE été 2013

VIVE LA VIE Le bateau solaire PlanetSolar poursuit actuellement sa route dans l’océan Atlantique. Quel est le but de cette expédition? MARTIN BENISTON L’objectif consiste à affiner nos connaissances sur les interactions entre océan et atmosphère. Pour cela, nous avons décidé de suivre le Gulf Stream sur plus de 8’000 km et de mesurer tant des paramètres physiques (température, densité) que chimiques (oxygène, nitrates, salinité) et biologiques (abondance et espèce du phytoplancton présent). Nous espérons ainsi mieux comprendre la façon dont l’océan est impliqué dans la régulation climatique de l’atmosphère. Le bateau solaire présente un avantage majeur: comme il fonctionne uniquement à l’énergie solaire, il ne génère aucune pollution susceptible de fausser les mesures réalisées à son bord.

Pourquoi avoir choisi de suivre le Gulf Stream? C’est l’un des plus grands modulateurs des climats européen et nord-américain: sous l’effet des vents soufflant le long des côtes nord-américaines, il transporte les eaux chaudes des tropiques vers les hautes latitudes. Sous son action, nos hivers sont bien moins rudes qu’au Québec, bien que nous vivions sous des latitudes voisines. En suivant ce courant océanique, nous avons également la possibilité d’étudier deux phénomènes encore mal connus: les vortex océaniques et les zones de formation d’eau profonde. Que sont les vortex océaniques? Ce sont des tourbillons de 50 à 200 km de diamètre, qui se détachent du Gulf Stream au moment où celui-ci quitte les côtes nord-américaines et qui véhiculent de la chaleur vers des parties de l’océan éloignées du courant principal. Par ce biais, l’océan relâche de grandes quantités de particules – les aérosols – capables de réfléchir ou d’absorber l’énergie solaire. Un appareil inédit mis au point par le groupe de physique appliquée de l’Université de Genève va nous permettre de quantifier le type d’aérosol retrouvé dans

les échantillons, son abondance, la partie libérée par l’océan (bio-aérosols) et la part d’aérosols d’origine industrielle. Grâce à ces données, nous espérons comprendre leur incidence sur le climat.

Et les zones de formation d’eau profonde? Celles-ci se produisent à l’approche de l’océan Arctique, lorsque les eaux de surface, devenues très froides, plongent vers les grands fonds marins. Elles activent alors des courants océaniques de grande profondeur, jusque dans l’hémisphère Sud, reliant ainsi tous les bassins océaniques. C’est ce que l’on appelle le «tapis roulant océanique». L’expédition peut-elle également nous renseigner sur les changements climatiques en cours? Nous allons pouvoir affiner les modélisations météorologiques et océaniques utilisées aujourd’hui, et ainsi mieux prédire à terme les changements climatiques. Par ailleurs, nous projetons de répéter l’expédition d’ici à cinq ans. La comparaison des données sera probablement très instructive, surtout si l’on détecte une évolution dans le comportement des courants.


Le professeur Martin Beniston avec la maquette du bateau PlanetSolar.

BIO EXPRESS Martin Beniston, 60 ans

LONGYEARBYEN

REYKJAVIK

ST JOHN’S

PL A DE NE EP TS W OL AT A ER R

BERGEN

NEW YORK

MIAMI

Le Gulf Stream est un courant océanique qui contribue à véhiculer la chaleur des tropiques jusqu’aux régions polaires de l’Atlantique Nord.

S

GULF TREAM

Océan Atlantique

Le climatologue Martin Beniston est, depuis 2008, le directeur de l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université de Genève. Né en Grande-Bretagne, il est installé en Suisse depuis 1985. Martin Beniston a notamment travaillé à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, dirigé le Programme Climatologique Suisse à Berne (ProClim) et assuré la vice-présidence du groupe «Impacts», au sein de l’IPCC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, lauréat du Prix Nobel de la Paix 2007). Après avoir été le directeur de l’Institut de Géographie à Fribourg, Martin Beniston a été nommé en 2006 professeur ordinaire à l’Université de Genève. Elu membre de l’Académie Européenne des Sciences en 2000, il est l’auteur de près de 150 publications scientifiques et siège dans de nombreuses commissions internationales.

VIVE LA VIE été 2013

5


Texte Laetitia Grimaldi Photos Thierry Parel

Cheffe de projet au Service Telecom de SIG, Sandrine Gay Dunand est membre du panel des goûteurs d’eau depuis sa création.

Certains échantillons contiennent une eau ayant fait l’objet d’une réclamation. Si le défaut est confirmé par les goûteurs, des tests sont effectués sur le réseau.

Les goûteurs d’eau Une fois par mois, des collaborateurs de SIG testent la qualité et le goût de l’eau du robinet. Au moyen d’exercices stimulants, ils développent sans cesse la sensibilité de leurs papilles. Des clients de SIG goûteurs citoyens Instauré en juin 2012, le panel de goûteurs d’eau externe compte plus de 420 consommateurs. Près de 80 d’entre eux ont bénéficié d’une formation de la part de SIG. Par le biais d’un outil d’évaluation sur internet, 160 d’entre eux sont contactés chaque mois pour donner leur avis sur l’eau du robinet. Une participation citoyenne qui permet à SIG d’avoir une vue en temps réel de la qualité gustative de l’eau du réseau sur l’ensemble du canton et de compléter les données des tests réalisés en interne.

6

VIVE LA VIE été 2013

«Faites du bruit ou non, crachez si vous le souhaitez, faites au mieux et nous corrigeons tout à l’heure. Bonne dégustation!» Barbara Babel, assistante du laboratoire Eau Potable SIG et formatrice interne des goûteurs d’eau, ouvre ainsi la séance du jour. Plus un mot, les 17 goûteurs présents entament un processus devenu routinier: certains impressionnent par leur rapidité de perception, d’autres hésitent, reviennent en arrière, quand d’autres encore s’appliquent à faire rouler l’eau en bouche comme ils le feraient d’un grand cru. Electriciens, ingénieurs ou employés du laboratoire de l’eau, tous font partie du panel des 35 goûteurs d’eau internes SIG. Fidèles à ce rendez-vous mensuel, ils ont été recrutés pour la qualité de

leurs perceptions gustatives. Face aux experts, dix échantillons d’eau, prélevés en différents points du réseau. La première mission des goûteurs consiste à évaluer, pour chacun des échantillons, la sensation en bouche, s’il y en a une – acide, sucrée, salée ou amère – ainsi que les éventuels goûts et odeurs associés. Sur la liste, entre autres: chlore, herbe, terre… Leur seconde mission vise à reconnaître le gobelet contenant l’eau minérale de référence, également mis à disposition. Aujourd’hui, deux goûteurs sont parvenus à démasquer ce gobelet. Un exercice pour le moins délicat, puisque chaque échantillon prélevé était justement censé n’avoir aucune saveur particulière... «L’absence de goût ou d’odeur est une obligation légale,


Grâce à 24 séances de dégustation organisées chaque année, les goûteurs d’eau testent 250 échantillons d’eau par an.

Pour éviter d’être influencé par ses collègues, chaque participant au test dispose de son propre «espace goûteur».

L’évaluation de la qualité de l’eau à Genève par des goûteurs est unique en Suisse.

Barbara Babel est la formatrice des goûteurs d’eau internes. C’est elle qui organise les tests mensuels.

1 Réseau eaux mélangées

Les quatre zones du réseau de distribution d’eau genevois.

(lac et nappe) Lac Léman

2

1 Rhône

Salé

Sucré

Acidité

3 Réseau eau nappe Arve

du Genevois

4 Réseau eau nappe de l’Arve

Les goûteurs d’eau perçoivent des variations de saveur particulièrement subtiles, qu’ils retranscrivent sur la fiche d’évaluation organoleptique lors du test.

Amertume

Réseau eau du lac

4 3

2

dictée par l’Office Fédéral de la Santé Publique, explique Dominique Mantegazzi, responsable du laboratoire Eau Potable de SIG. Nous devons régulièrement rendre des comptes à notre organisme de tutelle, le chimiste cantonal.» Ce critère a incité l’entreprise genevoise à mettre en place un panel sensoriel. Mémoire olfactive Les uns après les autres, les goûteurs énoncent la sensation puis le goût perçus sur chaque eau testée. Synthèse informatique de l’ensemble des résultats aussitôt faite, Barbara Babel annonce l’évaluation

pour le premier échantillon et dévoile aussi sa provenance: «Station du Prieuré, réseau lac». Si les goûteurs remarquent une saveur particulière, comme un goût de chlore, des tests sont réalisés sur le réseau. Ces cinq dernières années, il n’y a eu qu’une intervention de SIG suite aux séances de goûteurs d’eau, qui a conduit à une réduction des dosages en chlore. Les résultats des séances sont ensuite consignés dans un compte rendu annuel et remis au chimiste cantonal. En appoint des tests de ce spécialiste, ces séances constituent

VIVE LA VIE été 2013

7


Lors de la partie «formation» qui suit les tests sur la qualité de l’eau, les goûteurs doivent déceler l’arôme de certaines préparations colorées.

Le secret de ce sorbet estival? Framboise, basilic et une touche de citron.

Outre les eaux aromatiques, des sorbets aux goûts inattendus sont également utilisés pour que les goûteurs perfectionnent leurs sens.

Un rouge grenadine pour une eau parfumée au fruit de la passion, un vert acidulé cachant un arôme à la cerise: pas facile de déjouer le piège des colorants!

«Nos testeurs perfectionnent ainsi leur mémoire olfactive, leur habileté à associer une perception avec sa provenance», explique Barbara Babel. Ludiques, ces tests surprennent par leur difficulté, comme ce sorbet qui laissait entrevoir une préparation chocolatée, mais détonne avec un goût salé et énigmatique. Plusieurs goûteurs trouveront sa composition: olive noire, tomate séchée et basilic!

1. PRÉLÈVEMENT En de nombreux points du réseau: fontaines, stations, voire chez les clients. 2. TEST

De 250 échantillons par 35 goûteurs d’eau internes formés par SIG. 3. INTERVENTION Sur le réseau pour vérifier, par exemple, la teneur en chlore de l’eau.

un outil complémentaire unique en Suisse pour contrôler le goût de l’eau. La partie «travail» des goûteurs d’eau s’achève pour laisser la place au volet «formation», composé de deux étapes. La première: qualifier et quantifier les perceptions sensorielles de trois eaux artificiellement colorées. La seconde: évaluer et décrire les caractéristiques organoleptiques (celles qui peuvent être perçues par les sens du consommateur) de deux sorbets «maison», afin d’en déterminer les ingrédients.

8

VIVE LA VIE été 2013

Rondement menée, la séance n’aura pas duré plus d’une heure. Chaque goûteur reprend le fil de sa journée, tandis que Barbara Babel et Dominique Mantegazzi réfléchissent à des idées pour les prochains tests surprises.

Si vous avez une question ou une remarque sur la qualité de l’eau: 0844 800 808. Pour plus d’informations sur l’eau à votre domicile, consultez votre espace privé sur www.sig-ge.ch.


Texte Anthony Gonthier

Le retour du roi Grâce à l’interdiction de la chasse, le canton de Genève est devenu un havre de paix pour les cerfs, qui n’hésitent plus à y rester toute l’année. mposant, élégant et majestueux, le «Cervus elaphus» reste l’animal emblématique de nos forêts. Croiser son chemin en promenade constitue un moment magique. Nombreux sont d’ailleurs les Genevois qui ont eu la chance de l’apercevoir cet hiver: le cerf est de plus en plus présent dans certaines grandes forêts du canton. En janvier, un troupeau s’ébattait même en plein jour sur le stand de tir de Versoix, une commune dont la forêt est particulièrement appréciée des cervidés, tout comme, dans une moindre mesure, celle de Chancy.

I

Le cerf revient pourtant de loin. Au 19ème siècle, trop chassée, l’espèce avait totalement disparu du canton, et même du reste de la Suisse. Il a fallu attendre les années 1970 pour qu’elle commence à repeupler le bassin genevois. Ayant interdit la pratique de la chasse en 1974, Genève est progressivement devenu une terre d’asile pour les cerfs: alors qu’ils n’étaient qu’une dizaine il y a dix ans, on en a compté cet hiver plus de 60. Le cerf est aujourd’hui uniquement chassé dans le but de réguler sa population, car son prédateur naturel, le loup, a aussi disparu de la région.

C’est d’abord sa «grande capacité d’adaptation» qui caractérise le cerf, explique Gottlieb Dändliker, inspecteur cantonal de la faune. Les grands espaces ouverts constituent l’habitat naturel originel de l’animal, mais l’homme l’a contraint à se replier dans les bois, plus difficiles d’accès. Le cerf est d’ailleurs très mobile, rappelle le spécialiste de la faune: «Une population en croissance va toujours coloniser de nouveaux territoires favorables.» Les montagnes du Jura voisin, où le cerf avait d’abord élu domicile, accueillent des chasseurs en automne et se couvrent de neige en hiver. Des facteurs qui ont poussé l’animal à peupler la forêt de Versoix – ce qui n’est pas forcément pour plaire aux agriculteurs de la région, dont les champs se voient parfois endommagés par la visite inopinée de troupeaux. A la fin de l’été, la «place de brame» constitue le lieu des retrouvailles pour les individus des deux sexes. Le marais de la Versoix tient lieu de place de brame pour une partie des cerfs de la région, qui apprécient de plus en plus les lieux. Alors que les bois de la plaine n’étaient pendant longtemps qu’un refuge hivernal, on constate que depuis plus de trois ans, une partie de cette population a décidé de ne plus repartir et demeure à Versoix toute l’année.

«Pour les piétons, la principale précaution à prendre est de tenir leur chien en laisse», explique Gottlieb Dändliker. Le danger ne concerne pas tant le cerf que son faon, beaucoup plus vulnérable. «Le risque le plus grand vient cependant des routes:

le cerf prend des précautions pour les traverser, mais il peut être distrait ou paniqué», rappelle l’inspecteur de la faune. A Versoix, il traverse très souvent la route de Sauverny. Avis de prudence, donc!

VIVE LA VIE été 2013

9

FOTOLIA

Quel comportement adopter en présence d’un cerf?


Une production de lait plus écologique Directeur général des Laiteries Réunies de Genève, Pierre Charvet mise sur un label régional fort et une faible empreinte carbone. Explications. «Nous transformons le lait de plus de 8’000 vaches et travaillons avec 200 producteurs», s’enthousiasme Pierre Charvet, directeur général des Laiteries Réunies Genève. Avec un chiffre d’affaires annuel de près de 280 millions de francs et plus de 460 employés, l’entreprise basée à Planles-Ouates figure parmi les plus grosses sociétés agro-alimentaires suisses. Cette vénérable institution fondée en 1911 ne compte pas s’arrêter en si bon chemin: en avril dernier, elle a racheté au groupe lucernois Emmi la société Nutrifrais. La Fédération des Laiteries Réunies de Genève est aujourd’hui active dans trois secteurs: le lait et les produits laitiers, la boucherie et la charcuterie, ainsi que le négoce et la logistique. Arrivé l’été passé à la tête du groupe, Pierre Charvet entend «préserver ce patrimoine régional et le faire prospérer».

Texte Séverine Géroudet Photo Nicolas Righetti

Pour lui, la recette du succès passe inévitablement par le maintien d’un lien fort avec les producteurs de lait et les agriculteurs de la région franco-valdo-genevoise. Depuis deux ans, la société commercialise par exemple du lait dans des «outres» de 3 litres, sous le label «Genève Région – Terre Avenir», qui cherche à valoriser les produits régionaux au moyen de filières courtes. «Ce label garantit la traçabilité, la qualité et l’équité vis-à-vis des producteurs, des valeurs qui correspondent tout à fait à notre philosophie, celle d’une coopérative.» Le canton de Genève se distingue déjà du reste du pays sur le plan de la rétribution des agriculteurs: «Grâce au soutien des autorités, nous pouvons rémunérer nos producteurs genevois au prix équitable d’un franc par litre pour le lait vendu en outre de 3 litres. C’est un exemple unique en Suisse: habituellement les producteurs ne touchent que 60 centimes par litre de lait…» Pierre Charvet précise qu’il ne reste que cinq producteurs de lait dans le canton: «Nous ne voulons pas qu’ils disparaissent!»

L’outre de lait «Genève Région - Terre Avenir» des Laiteries Réunies, un moyen de promouvoir la production régionale.

10

VIVE LA VIE été 2013

Filtrer le lait à froid L’autre axe stratégique des Laiteries Réunies Genève porte sur le développement durable. «Notre centrale laitière est une usine de proximité, souligne le directeur. Notre champ d’action restreint est propice

à la protection de l’environnement, car il permet de limiter les rejets de CO2 liés au transport.» L’entreprise a fortement investi l’an passé pour favoriser les économies d’énergie: elle a installé un osmoseur, un appareil qui concentre le lait écrémé excédentaire et le sérum de la fromagerie par filtration à froid. «Cela permet d’économiser 133’000 m3 de gaz par an, ce qui représente 10% d’économie d’énergie sur l’ensemble du site.»

Médaille d’or Les caves à fromage ont également été entièrement rénovées: alors qu’elles fonctionnaient auparavant avec de multiples pompes de climatisation, une nouvelle installation n’en utilisant qu’une seule est désormais en service. En 2011, les Laiteries Réunies Genève avaient déjà été récompensées du label «CO2 réduction» pour la diminution de leur empreinte carbone. Des innovations qui ne doivent pas se faire au détriment de la qualité – c’est même tout le contraire, insiste Pierre Charvet, en donnant un exemple: «Nous collaborons avec les agriculteurs pour installer de nouveaux échangeurs thermiques pour le pré-refroidissement du lait dans les fermes, qui fonctionnent sans électricité. Ces nouveaux procédés permettent à la fois de garantir la qualité du lait, de préserver la santé du troupeau et de réaliser des économies d’énergie.» Visiblement, ces efforts portent leurs fruits: le Délice de l’horloger et le Tonneau d’alpage, deux fromages de la région, ont obtenu respectivement la médaille d’or et la médaille de bronze aux derniers Championnats du monde des fromages.


A la tête des Laiteries Réunies, Pierre Charvet investit dans des technologies de pointe pour réduire les émissions de CO2 de la production de lait.

Les 4 initiatives durables des Laiteries Réunies: Jouer la carte de la proximité Récupérer les eaux usagées Rationaliser les transports Encourager les producteurs à utiliser des procédés éthiques et écologiques pour leurs troupeaux

VIVE LA VIE été 2013

11


ÉVÉNEMENT

Marcher pour les enfants défavorisés Une fois par année en octobre, des milliers de Genevois consacrent leur journée à la Marche de l’Espoir. Au cours de cette manifestation organisée par Terre des Hommes et soutenue par SIG, les participants enchaînent les pas sur une boucle de 6 kilomètres, de la Rotonde du quai du Mont-Blanc au Jardin botanique.

Tout marcheur s’inscrit avec des parrains et marraines qui s’engagent à verser un montant pour chaque kilomètre parcouru à Terre des Hommes. Un pays et une thématique liée aux droits de l’enfant sont mis en avant chaque année. En 2012, plus de 4’800 personnes ont participé à cet événement, qui figure parmi les plus grands actes de solidarité en Suisse. Cet automne, il s’agit d’aider les familles du sud de l’Inde. Les fonds seront reversés à une association locale qui a ouvert des centres d’aide aux devoirs et sensibilise la population à la protection de l’environnement, notamment en replantant des arbres pour fixer le sol du littoral. Elle agit également pour le respect des droits et pour une meilleure gestion des ressources de l’océan.

Texte Emilie Veillon

CHRISTIANE BRUTTIN

Rendez-vous dimanche 13 octobre dès 11h. Au programme: marche, musique, danses, rythmes et spécialités culinaires indiennes. A noter que la marche a lieu par tous les temps! Inscriptions sur www.marchedelespoir.ch

NAVIGATION

Imaginer le bateau de demain oncevoir le bateau le plus rapide tout en consommant le moins d’énergie, c’est le défi lancé aux jeunes talents par Hydroptère Suisse SA, en partenariat avec l’EPFL et soutenu par SIG. Le concours, initié cette année afin de sensibiliser les jeunes à la problématique énergétique, s’adresse à tous les étudiants en formation scientifique.

C

CHRISTOPHE LAUNAY/HYDROS

Sur la base d’un kit de départ pour la construction d’un bateau à moteur à propulsion électrique et doté de foils, ces derniers pourront optimiser le système ou l’utiliser pour concevoir une nouvelle embarcation. Prévu au printemps-été 2014 sur le Léman, l’HydroContest se jouera dans deux catégories: les bateaux de plaisance et les embarcations destinées aux transports de masse. Le concours est limité à 20 groupes. L’inscription se fait via un formulaire disponible en ligne. Le kit de départ sera envoyé en septembre 2013. www.hydros.ch

12

VIVE LA VIE été 2013


HEPIA

TRANSPORTS

Un bus révolutionnaire à Genève epuis le mois de mai, les usagers de la ligne TPG qui relie l’aéroport et Palexpo ont le privilège de monter dans un bus pour le moins innovant: il ne fonctionne ni par le biais des lignes de contact, ni grâce à un moteur vrombissant. Pionnier au niveau mondial, ce bus stocke l’énergie électrique dans des accumulateurs, procède à une recharge rapide (max. 10 secondes) tous les trois ou quatre arrêts, puis pendant 3 à 7 minutes au terminus. Une fois chargé entièrement, le bus a une autonomie de 20 km.

D

Baptisé TOSA, il est le fruit d’un partenariat public-privé qui réunit différents acteurs, chacun jouant un rôle clé dans la réalisation de ce projet technologique: les Transports Publics Genevois, l’Office de la

promotion des industries et des technologies, SIG et l’entreprise ABB Sécheron. Grâce à son équipement électrique, le bus réduit les émissions de CO2 et le bruit en ville. Sans lignes de contact et pylônes, il améliore également l’impact visuel des transports publics urbains, surtout dans des quartiers historiques et touristiques. De plus, l’électricité fournie par SIG aux TPG est certifiée 100% d’origine renouvelable, ce qui contribue à faire de ce bus un véhicule exemplaire en termes d’écologie. Le trolleybus circulera en tout cas jusqu’en mars 2014: si l’essai s’avère concluant, ce nouveau système pourra être déployé sur d’autres lignes. www.tosa2013.com

ANIMATION

Une roue népalaise au Parc La Grange

C

Jusqu’au 23 août, elle tournera les mercredis et vendredis avant les concerts (de 17h à 21h) et les samedis et dimanches (de 16h à 20h). La particularité de ces structures népa-

laises: nulle consommation électrique n’est requise, car elles fonctionnent uniquement à la force physique. L’association a dû adapter les roues en les allégeant: contrairement au Népal, où elles ne sont pas conçues pour être déplacées, les versions «genevoises», doivent, elles, être faciles à monter, démonter et transporter. Les roues sont créées en collaboration avec l’Atelier ABC de la Fondation Astural, qui vise à former des jeunes en rupture scolaire aux savoir-faire de base des métiers du bois et du métal. Sans but lucratif, l’association label-Vie finance notamment ses activités par la location ou la vente de ses roues en bois et par des études d’aménagement d’espaces publics conviviaux.

LABEL VIE

oncevoir, construire et expérimenter un «mobilier urbain» ludique et durable: tel est le but de label-Vie. Cette association soutenue par SIG s’est spécialisée dans la création d’animations écologiques en ville. Ses conceptions phares, des «roues népalaises» en bois, ont déjà été installées par le passé aux Bains des Pâquis, au Parc La Grange ou encore lors du Festival du développement durable. Cet été, c’est à nouveau au Parc La Grange, et plus précisément à côté de la scène Ella Fitzgerald, qu’il sera possible de découvrir et d’essayer la nouvelle grande roue de l’association.

www.label-vie.ch

VIVE LA VIE été 2013

13


Trois humoristes se jettent à l’eau our ceux qui n’étaient pas encore au courant, l’eau qui sort des robinets genevois donne des superpouvoirs, au point que les contrebandiers vaudois n’hésitent pas à venir s’en procurer au bout du lac… Ce scénario presque plausible sort de l’imaginaire de Laurent Nicolet, qui a réalisé l’un des sketchs centrés autour de l’Eau de Genève, tout comme ses alter ego du rire, Brigitte Rosset et Pierre Naftule.

P

VIVE LA VIE Faire rire avec de l’eau, ce n’est pas gagné d’avance. Comment avez-vous appréhendé ce défi? BRIGITTE ROSSET: Nous avons trois styles différents et nous nous sommes bien répartis la tâche en fonction de nos intérêts. Que ce soit pour l’eau ou tout autre thème, je puise mon inspiration dans la vie quotidienne: par exemple, les relations entre voisins ou les questions «pourquoi» et «comment» que les enfants posent sans cesse à leurs parents… PIERRE NAFTULE: C’est paradoxal: comme il s’agit de prendre le contre-pied d’un sujet, c’est en fait d’autant plus facile que le thème est «sérieux». Avec l’eau, ce n’est donc pas plus difficile qu’avec du saucisson. En tout cas, il ne suffit pas d’attendre que l’inspiration vienne, c’est une discipline. Je le sais depuis trente ans!

J’ai justement cherché à décaler le propos: vu qu’on parle beaucoup de délinquance à Genève, nous pourrions être une plaque tournante du trafic d’eau… Mais cela aurait peut-être été plus simple avec du vin ou de la vodka (rires).

LAURENT NICOLET: esig chain om/ c . e utub w.yo r ww u s ir A vo

Est-ce plus dur de faire passer un sketch qui contient un message écologique? LAURENT NICOLET: Non, du moment qu’on y

14

VIVE LA VIE été 2013

adhère. J’aurais sans doute eu de la peine à faire de la promotion pour des voitures polluantes. D’ailleurs, le développement durable est un thème récurrent: j’avais déjà créé le personnage de Relax, un clone de Stress venu du Locle qui voulait graver son disque à l’énergie solaire… BRIGITTE ROSSET: C’était une belle initiative: après tout, un message passe peut-être plus facilement avec un peu d’humour.

Que faites-vous concrètement pour le développement durable? PIERRE NAFTULE: J’ai un comportement contradictoire... Je suis très sensible aux thématiques environnementales et je pense qu’on est en train de ficher en l’air notre planète. Mais je ne fais rien de concret au quotidien. Peut-être que je suis un peu résigné et fais partie d’une génération «perdue». Mais si j’avais des enfants, je leur apprendrais à être respectueux envers l’environnement! En ce qui me concerne, je recycle, je trie, j’arrête l’eau du robinet lorsque je me brosse les dents: je fais attention sans être extrémiste. Mais à mon sens, ce sont surtout les grandes industries qui devraient faire des efforts plus conséquents, car elles polluent le plus.

LAURENT NICOLET:

Et vous buvez vraiment l’Eau de Genève? sûr! Je n’achète jamais d’eau en bouteille: ce n’est tout simplement pas pratique.

BRIGITTE ROSSET: Bien

LAURENT NICOLET: Moi, j’habite à Nyon, donc je dois transporter des litres d’Eau de Genève chaque jour jusqu’à La Côte, c’est un peu fatigant (rires).

STÉPHANE GROS, DOMINIQUE VALLÈS, LDD

Texte Serge Maillard

Brigitte Rosset, Pierre Naftule et Laurent Nicolet ont réalisé des sketchs autour de l’Eau de Genève. Un regard décalé et inspiré.


L’eau: un bien précieux à protéger À Genève, nous consommons environ 150 litres d’eau par jour et par personne. Il existe quelques gestes simples pour l’économiser et moins la polluer. Nos conseils.


BONUS AUX ÉCONOMIES D’ÉLECTRICITÉ

Les plus économes sont récompensés Depuis 2013, SIG récompense les ménages genevois qui relèvent le défi de réduire leur consommation d’électricité. Le client qui parvient à une baisse d’au moins 4% aura non seulement le plaisir de faire fondre sa facture, mais il recevra aussi un bonus de 10% sur le tarif de l’énergie.

Vos kilo(watts) en trop peuvent vous rapporter gros.

Texte Emilie Veillon

Pour participer, il suffit d’habiter à la même adresse depuis au moins deux ans. SIG se charge de comptabiliser la différence avec la consommation de l’année précédente. A noter que la comparaison sera faite automatiquement sur les factures de consommation dès le mois de juillet 2013. www.sig-ge.ch/bonus-electricite

-16% La baisse des tarifs de l’électricité à Genève depuis 2000.

SIG PANEL

Votre opinion compte! Pour améliorer ses services, SIG a mis sur pied un outil d’évaluation basé sur les attentes et les besoins des Genevois. Baptisé SIG Panel, il consiste à envoyer des enquêtes (10 par année) sur divers thèmes à une communauté de clients membres volontaires, qui remplissent un questionnaire et donnent leur opinion sur les services concernés. Toute personne âgée de plus de 18 ans disposant d’une connexion internet et d’une adresse électronique peut rejoindre ce panel de clients. Toutes les informations fournies via les questionnaires restent strictement confidentielles.

iStock

Pour s’inscrire: www.sigpanel.ch

16

VIVE LA VIE été 2013


COFFRETS ÉLECTRIQUES

La distribution de courant fait peau neuve Décorer des coffrets électriques pour limiter les dégradations volontaires, c’est le projet très imagé que propose désormais SIG aux communes genevoises. Sur les 3’000 coffrets gris répartis dans le canton, en majorité destinés à la distribution électrique, 40% font en effet régulièrement l’objet de tags et graffitis.

SIG

Pour freiner l’élan des tagueurs, SIG propose désormais aux communes d’habiller ces

éléments urbains avec un autocollant personnalisé. Parmi le catalogue d’images mises à disposition: près de 6’000 cartes postales anciennes, en noir et blanc, datant notamment du début du 20ème siècle, mais aussi des clichés actuels des 45 communes genevoises réalisés par un photographe professionnel. SIG espère ainsi habiller un millier de coffrets dans les cinq prochaines années.

CHÊNE-BOUGERIES

VEYRIER

MOBILITÉ

De nouveaux véhicules électriques

73 GWh/an Les économies d’électricité réalisées à Genève grâce au programme éco21 de SIG.

ue de SIG, ElecLe courant le plus écologique si pour alimentricité Vitale Vert, a été choisi ter les nouvelles bornes de chargement. ectriques L’intégration de véhicules électriques st une des dans la flotte d’entreprise est é mis en mesures du plan de mobilité treplace par SIG. En effet, l’entreuprise s’est lancée depuis plumarche sieurs années dans une démarche volontaire de gestion de la mobilité visant à réduire les impacts cts environnementaux liés aux déplacements générés par ses activités. ctivités. SIG favorise également l’acquisition quisition de véhicules au Gaz Naturel Carburant, afin qu’ils représentent 50% % du parc de voitures en 2015.

SIG

SIG a récemment fait l’acquisition de six Citroën C Zéro 100% électriques. Dernière référence sur le marché de l’automobile propre, cette voiture est dotée d’un moteur à la fois performant et silencieux, d’une autonomie harge à 80% d’environ 130 km, qui se recharge en 30 minutes.

VIVE LA VIE été 2013

17


ENVIRONNEMENT

ARCHIGRAPHIE.CH

Un pavillon vert au bord de l’Arve

La construction d’un nouvel espace de sensibilisation sur les énergies renouvelables, l’économie d’énergie et la préservation de la nature a débuté à l’ancienne station de pompage d’eau de Vessy. Un nouveau bâtiment de 670 m2 constitue le véritable point névralgique du projet de réhabilitation du site. Celui-ci prévoit d’associer la microcentrale hydroélectrique, intégrée dans l’ancienne usine de pompage, à l’élaboration

d’un dispositif interactif et didactique pour le grand public. Le Pavillon, dont l’inauguration est prévue pour août-septembre 2014, abritera des activités multiples: expositions, ateliers et formations, salle de conférence, infrastructure de restauration et un espace pour l’organisation de manifestations. www.espacevessy.ch

À LA RENCONTRE D’UN CLIENT

Du biogaz au Jardin botanique

Mais tout a changé en mars dernier, lorsque les Conservatoire et Jardin botaniques ont décidé d’alimenter leur chaudière avec Vitale Biogaz de SIG. Une étape fondamentale dans la rénovation énergétique de ce site, explique Valérie Cerda, cheffe du service de l’énergie au Département des constructions et de l’aménagement à la Ville de Genève: «Nous cherchons à nous désengager des énergies fossiles et à développer un concept énergétique global pour la production de chaleur, conformément

18

VIVE LA VIE été 2013

à notre stratégie qui vise à être 100% renouvelable en 2050.» Le biogaz est une énergie produite localement à partir de la fermentation de matières organiques présentes dans les boues de la station d’épuration d’Aïre. «La Ville de Genève est le premier client à avoir conclu un tel contrat avec SIG. Cette

démarche a induit une dépense supplémentaire de CHF 50’000, mais au final, une solution durable s’avérera toujours moins chère par année qu’une solution fossile», se réjouit la cheffe de service. Le site des Conservatoire et Jardin botaniques est désormais chauffé à 75% par le bois, à 20% par le biogaz et à 5% par le solaire.

LUCAS BULLENS

Le site des Conservatoire et Jardin botaniques de Genève déploie une végétation luxuriante, exotique ou indigène. Mais l’entretien de ce poumon coloré de 28 hectares au bord du lac Léman a paradoxalement longtemps eu un fort impact sur l’environnement. Quatrième plus grand consommateur de mazout du patrimoine administratif de la Ville de Genève, le site brûlait en moyenne 270’000 litres de mazout par an, soit 700 tonnes d’émission de CO2. Des chiffres qui s’expliquent notamment par les hautes températures requises pour les cultures tropicales dans l’herbier et les serres (85°C à 95°C en hiver et minimum 60°C en été).


L’espace privé sur : vos démarches à portée de clic Chaque client a la possibilité de créer son espace privé sur www.sig-ge.ch. Gratuit, il permet d’accéder rapidement à ses données et de bénéficier d’outils interactifs pour faciliter ses démarches: • Déclarer ses relevés de compteurs pour être facturé au plus près de sa consommation • Suivre l’évolution de sa consommation afin de mieux la maîtriser

• Consulter la dureté de l’eau, vérifier l’accès à la fibre optique chez soi • Recevoir, consulter, payer ses factures • Gérer ses données personnelles: annoncer un déménagement ou un emménagement, s’abonner aux lettres d’information • Bénéficier d’avantages, comme des billets à gagner pour de nombreuses manifestations: culture, sport, cinéma

BLOG

Vous avez aimé!

Les thèmes qui vous ont inspirés blog.sig-ge.ch

08 Mars

11 Avril

2013

2013

Des ruches sur les toits

VITEOS SA, ISTOCKPHOTO

# Folie 8 mars 2013 à 17:33 Au quai du Seujet, dans les immeubles de la ville, il y a un immense toit qui serait très bien pour installer des ruches. (...) Il y a, à Paris, un restaurant étoilé qui a installé des ruches sur son toit et qui utilise son miel dans ses recettes. # Nathalie 12 mars 2013 à 13:31 Bonne initiative! N’oubliez pas de laisser du miel aux abeilles, elles méritent amplement leur part, sans compter que cela leur permettra d’être plus résistantes.

# Maruis 11 avril 2013 à 20:03 C’est une idée qui ne me séduit pas particulièrement. (...) Il y aurait bien d’autres endroits à couvrir avec des panneaux solaires.

04 Juin 2013

«Bike to work», pédaler avec son entreprise

# Louise 4 juin 2013 à 13:41 Quelle bonne idée!! J’habite malheureusement trop loin de mon lieu de travail, et n’ai pas de vélo électrique. Mais vraiment, l’idée est géniale. Je vais me renseigner sur mon entreprise. Merci pour cet article!

Rejoignez-nous! www.twitter.com/siggeneve 300 abonnés

www.youtube.com/ChaineSIG 60 abonnés

au d s. Merci! idéos «L’E Les troiis v s» ont été un succè les vanne revoir sur A voir et à m/ChaineSIG .c tube o www.you

On parle de nous dans la blogosphère • Les coulisses du jet d’eau de Genève A la découverte des secrets du symbole de la ville avec Bénédicte, rédactrice marseillaise de vismavieensuisse.blogspot.ch! • Pour faire diversion Quand Julie s’amuse dans son encrebleue.blog.tdg.ch du parallèle entre la météo et le jeu «L’Eau de Genève ouvre les vannes». C’est vrai qu’on pouvait rêver d’un mois de mai moins pluvieux!

www.facebook.com/sig.geneve 665 fans www.facebook.com/eaudegeneve 4 530 fans

www.linkedin.com/company/sig 1 089 abonnés

es 90’000 vtuube sur You e Genève ouvre

SIG

# Denis Armengaud 8 mars 2013 à 12:40 Je suis intéressé par ce projet. J’habite au centre-ville de Genève face à un joli parc, je crois que les abeilles seraient à l’aise sur le toit de mon immeuble. (...)

Des îles solaires

Des idées? Faites-nous vos propositions de sujets en écrivant à dialogue@sig-ge.ch

• Journée mondiale de l’autisme: Admirez le jet d’eau en bleu sur miseenabyme.blog.tdg.ch

VIVE LA VIE été 2013

19


JUILLET REPORTERS SANS FRONTIÈRES DU 12 JUIN AU 15 SEPTEMBRE 2013 Pont de la Machine

FÊTES DE GENÈVE

MUSIQUES EN ÉTÉ

DU 18 JUILLET AU 11 AOÛT 2013 Genève

DU 30 JUIN AU 21 AOÛT 2013 Genève

LA SEMAINE DU GOÛT Les Fêtes de Genève rassemblent plus de 150 concerts sur trois scènes différentes, de nombreux stands culinaires et manèges forains répartis autour de la Rade, et bien sûr l’immanquable feu d’artifice final pyromélodique. Pays hôte d’honneur cette année: le Portugal. www.fetesdegeneve.ch

TRIATHLON INTERNATIONAL DE GENÈVE 20 ET 21 JUILLET 2013 Bains des Pâquis

De grands photoreporters suisses exposent, au nom de Reporters Sans Frontières, leurs photographies de Fukushima, de la Libye, d’Afghanistan, d’Haïti, de Chine ou encore du Congo. L’exposition est accompagnée de films, affiches et animations ludiques. www.sig-ge.ch

UN ICEBERG DANS LA RADE DU 6 JUILLET AU 31 AOÛT 2013 Bains des Pâquis

SEPTEMBRE DU 12 AU 22 SEPTEMBRE 2013 Genève La Semaine du Goût permet de valoriser les produits artisanaux et locaux pour le plaisir de nos papilles et de rendre les consommateurs attentifs à la qualité et à la saisonnalité des produits. Divers événements pédagogiques sont organisés pour mettre en avant produits, recettes et savoir-faire. www.gout.ch

Musiques en été propose des concerts dans des styles musicaux variés. Les lundis soirs seront consacrés au jazz dans la Cour de l’Hôtel de Ville, les concerts de musique classique auront lieu au même endroit les mardis et jeudis. Les mercredis et vendredis soirs seront dédiés aux musiques colorées avec des concerts gratuits sur la Scène Ella Fitzgerald au parc La Grange. www.musiquesenete.ch

FESTIVERBANT DU 23 AU 25 AOÛT 2013 Landecy, commune de Bardonnex Le Triathlon International de Genève prendra son départ aux Bains des Pâquis le dimanche 21 juillet. Plusieurs épreuves sont au menu: courtes distances et relais, Coupe d’Europe, circuit suisse. Et la veille, le Kidsathlon pour les coureurs en herbe. www.tig.ch

AOÛT

Déjà la 15e édition pour le «Festiverbant» de Landecy! Situé au cœur du magnifique vignoble genevois, ce festival propose une affiche résolument rock et une belle aventure musicale. L’entrée aux concerts est libre. www.festiverbant.ch

LES SAMEDIS DU VÉLO 3 AOÛT ET 7 SEPTEMBRE 2013 Genève

CINÉTRANSAT DU 11 JUILLET AU 18 AOÛT 2013 Parc de la Perle du Lac

TRAITEMENT DE L’EAU 21 SEPTEMBRE 2013 Satigny Comment sont éliminées les eaux usées? C’est la question à laquelle répondra la journée «portes ouvertes» de la station d’épuration de Bois-de-Bay: l’originalité du bâtiment et les bassins de traitements ouverts en font un site à découvrir tant sur le plan technologique qu’architectural. Au programme: visites guidées, projections, expériences ludiques, jeux et concours, de 10h à 18h. www.sig-ge.ch

CLICHÉS EXOTIQUES DU 2 MAI AU 30 SEPTEMBRE 2013 Parc Bertrand Le parc Bertrand accueille une exposition de photographies intitulée Clichés exotiques – le tour du monde en photographies (1860 – 1890). A travers 250 photos réparties sur une cinquantaine de panneaux, l’exposition pose deux questions principales aux spectateurs: comment les Européens voyaient-ils le monde à la fin du XIXème siècle? Et comment leur vision du monde influence-t-elle la nôtre encore aujourd’hui? www.unige.ch

MARCHE DE L’ESPOIR

L’exposition aquatique sur les changements climatiques aménagée aux Bains des Pâquis propose de découvrir l’expédition PlanetSolat DeepWater à travers des animations ludiques: un iceberg échoué sur la rade, des photos immergées dans le lac, des cabines avec les sons captés à bord du catamaran de l’expédition. Visites commentées tout public et animations pour enfants de 8-12 ans tous les samedis de 10h30 à 12h00 (inscriptions sur place, nombre limité).

L’association Pro Velo Genève, qui organise les Samedis du vélo, propose à ces occasions plusieurs activités comme des balades guidées pour découvrir la ville d’une manière différente, des cours de conduite cycliste ou de mécanique ainsi que des ateliers de réparation. www.samedisduvelo.ch Projections de films en plein air, karaokés géants, pique-niques, courtsmétrages ou encore soirées à thèmes: ce sont les différentes activités festives que propose chaque été le festival CinéTransat. Les projections sous les étoiles, comme les autres activités, sont gratuites et commencent à la tombée de la nuit au parc de la Perle du Lac. www.cinetransat.ch

13 OCTOBRE 2013 Genève L’organisation non gouvernementale Terre des Hommes invite les Genevoises et Genevois à participer à sa Marche de l’Espoir annuelle, le long de la Rade. Les inscriptions sont ouvertes à tous: les participants doivent trouver des marraines et parrains qui s’engagent à leur verser une certaine somme par kilomètre parcouru. Les dons seront ensuite utilisés pour financer des projets humanitaires en Inde. www.marchedelespoir.ch

OUTNOW, JEANNE QUATTROPANI, CINE TRANSAT, ARIAS SCHREIBER

OCTOBRE

Vive la Vie Eté 2013