Page 1

Travail de session / Opération de presse

T R AVA I L D E S E S S I O N

| 1

Exposition Splendore a Venezia Art et Musique de la Renaissance au Baroque dans la Sérénissime Du 12 octobre 2013 au 19 janvier 2014 au Musée des beaux-arts de Montréal

Équipe Numéro 1 Maude Deaudelin-Jarvah - DEAM20549308 Josianne Gagnon - GAGJ14528703 Mickaël Lévêque - LEVM22056902 Marie-Félixe Baril-Nadeau - BARM19528902

Source photo : MBAM Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto (1697-1768) Le Bucentaure au Môle le jour de l’Ascension Vers 1745 Huile sur toile 114,9 x 162,6 cm Philadelphia Museum of Art, The William L. Elkins Collection, 1924 Inv. E1924-3-48 Photo The Philadelphia Museum of Art / Art Resource, NY


2

|

T R AVA I L D E S E S S I O N


T R AVA I L D E S E S S I O N

Travail de session

Opération de presse

Exposition Splendore a Venezia

Art et Musique de la Renaissance au Baroque dans la Sérénissime Du 12 octobre 2013 au 19 janvier 2014

Venise est l’écrin d’une extraordinaire créativité. De Titien à Guardi et de Monteverdi à Vivaldi, cette exposition multidisciplinaire et novatrice explore pour la première fois l’interaction entre les arts visuels et la scène musicale vénitienne, avec ses opéras et ses bals resplendissants. Inspirant les plus éminents artistes comme Titien, Bassano, Strozzi, le Tintoret, les Tiepolo, Guardi, Longhi et Canaletto, le mariage de la musique et des beaux-arts a donné naissance à des chefs-d’oeuvre de la peinture. Une exposition initiée et produite par le Musée des beaux-arts de Montréal.

Équipe Numéro 1 Maude Deaudelin-Jarvah - DEAM20549308 Josianne Gagnon - GAGJ14528703 Mickaël Lévêque - LEVM22056902 Marie-Félixe Baril-Nadeau - BARM19528902

| 3


4

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

PARTIE I - Observation d’une réelle opération de presse PARTIE II - Rapport d’analyse de l’opération de relations de presse


T R AVA I L D E S E S S I O N

| 5

Sommaire Introduction / Présentation de l’événement Axe de communication et messages clés

Description et analyse de l’opération de presse L’avis média Le communiqué de presse Le dossier de presse : contenu et format La conférence de presse

6 8

10

Le lieu et l’heure L’aménagement de la salle L’accueil des médias / le personnel en relations publiques sur place Le déroulement et les allocutions La performance du maître de cérémonie et des porte-parole (intervenants) L’infrastructure technique et logistique Le déroulement de la période de question Les médias présents

Analyse de la couverture médiatique

24

Conclusion

28

Tableau de rapport de couverture (qualitatif et quantitatif) Reprise des messages clés Analyse et commentaire de la couverture médiatique Commentez la stratégie et les actions de relations de presse retenues

Annexes (Documents joints)


6

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

Introduction L’opération de relations de presse que nous avons choisi d’observer annonçait le lancement d’un événement culturel, soit l’ouverture de l’exposition Splendore a Venezia, Art et musique de la Renaissance au Baroque dans la Sérénissime, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal du 12 octobre 2013 au 19 janvier 2014.

Cette exposition est considérée comme majeure pour le Musée car d’une part, elle fait partie des trois grands événements planifiés annuellement par l’institution muséale et d’autre part, elle est qualifiée par les organisateurs de très valorisante sur le plan international. Avec une dimension multidisciplinaire jamais atteinte auparavant, elle est associée à plusieurs autres activités culturelles qui se déroulent dans le cadre de cet événement telles qu’une programmation de concerts ainsi qu’une série de conférences mettant en lumière l’interaction entre les arts visuels et la musique à Venise, du début du XVIè siècle jusqu’à la fin du XVIIIè siècle. Le projet a pris naissance il y a près de cinq ans et a exigé un important travail d’imagination, de conception, de logistique ainsi que de scénographie rendu possible grâce à la collaboration de plusieurs intervenants (commissaire de l’exposition, musicologue, scénographe) et partenaires (Fondation Arte Musica).

L’opération de visibilité s’inscrit dans le cadre d’une stratégie déployant à la fois des moyens de relations de presse (conférence de presse, dossier de presse) et des outils de communication et relations publiques (affichage publicitaire, site Internet spécialement dédié à l’événement, médias sociaux, etc.). Concernant les actions de relations de presse, l’objectif avoué par les organisateurs a été de les échelonner volontairement dans le temps afin d’augmenter la couverture médiatique et contraindre ainsi les journalistes à parler de l’événement à plusieurs reprises, à partir de l’arrivée au musée d’œuvres majeures en provenance de l’étranger (avec des opérations photo-opp) jusqu’à l’activité de vernissage en passant par la conférence de presse.

Dans une ambiance très professionnelle mais pas non plus trop solennelle, la conférence de presse s’est tenue le mardi 8 octobre à 10 h du matin, quelques jours avant l’ouverture de l’exposition, dans un salon du Musée, avec la présence d’une soixantaine de journalistes et d’invités.

L’avis d’invitation à l’opération de presse n’a pas été affiché sur le site CNW. Bénéficiant en effet d’un lien privilégié avec les journalistes, l’attaché de presse fait le choix de transmettre directement ses invitations aux médias par voie électronique. De notre côté, anticipant la tenue de l’exposition et souhaitant observer une opération de presse importante, nous avions choisi de le solliciter directement dès le début du mois de septembre pour nous rendre sur convocation à la conférence de presse. Dans un premier temps, nous aborderons l’axe de communication et les messages clés utilisés. Ensuite, nous réaliserons une description et une analyse de l’opération de presse avant d’examiner, enfin, la couverture médiatique afin d’en dresser un portrait assez détaillé.

Dans le cadre de cette expérience d’une conférence de presse, nous avons pu rencontrer en entrevue individuelle Thomas Bastien, l’attaché de presse du MBAM qui nous a fait part de sa stratégie et des réalités de sa fonction. Nous avons trouvé intéressant d’illustrer les parties de notre travail avec quelques-unes de ses remarques particulièrement pertinentes. Il nous semblait important aussi de souligner l’accueil exceptionnel que nous avons reçu lors de la conférence de presse.


T R AVA I L D E S E S S I O N

Parmi les actions déployées les semaines précédant la conférence de presse pour donner de la visibilité à l’événement : - Entrevues au Musée avec Nathalie Bondil - Différentes opérations de photo-opp : arrivée de la gondole de Guy Laliberté, décaissage d’un archiluth, arrivée au Musée d’une toile majeure Le retour du Bucentaure au Môle le jour de l’Ascension, de Giovanni Antonio Canal dit Canaletto - Conférence spéciale à l’institut italien de Culture de Montréal, etc.

Dévoilement d’une oeuvre importante dans le cadre de l’exposition Splendore a Venezia Arrivée de la gondole vénitienne de Guy Laliberté au Musée Photo : MBAM, diffusée dans le Devoir du 26 septembre 2013

Photo: André Pichette, La Presse Source : article du journaliste Éric Clément de la Pesse du 25 septembre 2013

Dévoilement d’un archiluth de 1654

Photo: Anne Charpentier, magazine Vie des Arts 5 octobre 2013

| 7


8

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

Axes de communication et messages clés Axe de communication :

Le lancement de la nouvelle exposition Splendore a Venezia : Art et musique de la Renaissance au Baroque à Venise au Musée des beaux-Arts de Montréal. L’ouverture de cette nouvelle exposition à Montréal est le canal principal et est un axe efficace. D’ailleurs, toutes les activités de communication qui ont été déployées tournent autour de cet axe. Suite à la conférence de presse, nous avons remarqué énormément de publicité dans les journaux et dans les lieux publics comme le métro ou des rues passantes dont Sainte-Catherine. Les aspects de nouveauté, d’exclusivité, d’ampleur et de proximité de cette nouvelle sont ce qui développe un intérêt chez les publics cibles. Tout au long de la conférence de presse, ces aspects ont souvent été soulevés.

Source : MBAM


T R AVA I L D E S E S S I O N

1

C’est la première fois qu’un musée innove autant dans l’union entre les arts visuels et la musique

• • • • •

2

La collection est d’ampleur avec 120 peintures, estampes, dessins et instruments de musique provenant de 61 prêteurs prestigieux

3

Splendore a Venezia est une exposition exclusive et d’envergure internationale créée et produite à Montréal

4 Une gondole prêtée par Guy Laliberté

• • •

• • •

• •

| 9

Exposition globale avec une intégration de ces éléments : scénographie, histoire, concerts (Salle Bourgie), série de conférences informatives offertes aux visiteurs sur l’aspect culturel et historique de Venise à cette époque, présentations de films, etc. Résultat d’une collaboration entre le Musée des beaux-Arts de Montréal et la Fondation Arte Musica.

Le visiteur vit l’immersion de la symbiose entre les arts visuels et la musique et par le biais d’audio guides offerts gratuitement et par le son environnant. Selon où se trouve le visiteur, la musique ambiante est celle jouée par les instruments exposés dans cette salle. L’Orchestre Symphonique de Montréal (OSM) a offert un concert intitulé Tableaux en musique : Splendore a Venezia.

Il existe d’autres expositions multidisciplinaires actuellement présentées à travers le monde comme celles sur David Bowie au Musée des beaux-Arts de l’Ontario et Watteau et la musique à Bruxelles, mais l’exposition Splendore a Venezia est la seule qui exploite autant les arts visuels et la musique. Les œuvres sont prêtées par des institutions artistiques internationales comme le Musée du Louvre, le Metropolitan Museum of Art, l’Accademia de Venise, la Cité de la musique et bien d’autres. Opportunité pour les visiteurs de Splendore a Venezia de voir des œuvres d’art normalement inaccessibles, car elles sont habituellement exposées dans des musées à l’extérieur du Canada.

Le Musée profite de la notoriété de ces œuvres chez un public plus instruit en arts visuels ou en musique.

L’exposition est mise en tournée par le Musée des beaux-Arts de Montréal : elle prendra la route vers d’autres musées dont le Portland Art Museum en Oregon.

Présentée pour un temps limité à Montréal, les visiteurs peuvent en profiter jusqu’au 19 janvier 2014. Le Musée est le seul à être doté d’une salle de concert intégrée : La Salle Bourgie. Élément scénographique unique datant du XXe siècle.

Amène un aspect de proximité et de notoriété à l’exposition.

Attrait important et supplémentaire pour attirer des visiteurs qui, autrement, ne fréquenteraient pas le Musée des beaux-Arts de Montréal.


10

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

Description et analyse de l’opération de presse L’avis média L’invitation média est la forme de communiqué choisie pour inviter les journalistes à la conférence de presse de lancement de l’exposition. Stratégie utilisée auprès des médias

L’attaché de presse Thomas Bastien diffuse traditionnellement environ deux ou trois communiqués par semaine. Compte tenu de ce rythme fréquent de diffusion et de son souci de fournir une information pertinente aux médias, il affirme faire le choix de ne pas diffuser ses avis et communiqués par le biais de sites comme CNW mais de réaliser des envois directs par courriel à une liste ciblée de journalistes spécialisés dans le domaine culturel avec lesquels il entretient une relation privilégiée.

L’envoi s’est donc fait une semaine avant l’événement directement par voie de courrier électronique auprès des journalistes de son propre réseau. L’attaché de presse les a rappelés aussi le lundi, c’est-à-dire la veille de la conférence de presse. La convocation respecte les principales règles en la matière. Le texte invite les journalistes à la conférence de presse et au lancement de l’exposition. Le message est court, ne dévoile pas les caractéristiques de l’exposition et contient tous les éléments informationnels pour s’y rendre. Élément visuel

La structure comprend un élément visuel (une œuvre présentée lors de l’exposition) qui occupe jusqu’à un tiers de l’espace de l’avis média et qui est situé en haut

de la page. Selon l’attaché de presse, le but recherché n’est pas de rendre la convocation plus attrayante mais d’identifier et symboliser concrètement la nature de l’événement (exposition d’arts visuels) et son contenu (peintures de la Renaissance et du Baroque). Titre

Le titre résume la raison de l’invitation (conférence de presse pour l’ouverture de l’exposition) et dévoile brièvement l’axe de communication (Splendore a Venezia) ainsi que le lieu de l’événement média et de l’exposition (Musée des beaux-arts de Montréal). Il est de couleur rouge pour que le texte soit plus apparent. Message principal

Le court paragraphe situé juste après le titre a un double objectif. Rédigé comme un teaser, il ne dévoile rien du contenu et des particularités de l’exposition, mais permet de comprendre de qui provient plus précisément l’invitation. Les organisateurs de l’événement sont :

Madame Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal accompagnée des spécialistes qui ont contribué à la mise en place de l’exposition, c’est-à-dire le commissaire de l’exposition Hilliard T. Goldfarb, le musicologue François Filiatrault ainsi que la directrice artistique de la Fondation Arte Musica, Isolde Lagacé.


T R AVA I L D E S E S S I O N

← ←

← ←

élément visuel

Titre

(Quoi ? Où ? Axe de communication)

Qui ?

Quand ? Où ?

| 11

Horaire et déroulement

Source et renseignements

Coordonnées générales


12

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

On découvre également un peu plus bas dans l’invitation qu’ils sont aussi les intervenants de la conférence de presse et les interlocuteurs disponibles pour la période de questions.

Comme l’invitation provient de spécialistes réputés dans leur domaine et même connus au sein de la communauté montréalaise (c’est le cas de Nathalie Bondil), cela vient ajouter une certaine crédibilité à la conférence de presse. De plus, la convocation est plus personnalisée. Sans dévoiler le contenu de l’événement, les interventions de plusieurs de ces spécialistes dans les domaines que sont les arts visuels et la musicologie viennent aussi renforcer l’idée révélée dans l’axe de communication. Bloc d’adresse et déroulement de la conférence de presse

Un bloc de texte vient résumer ensuite de manière succincte les principaux éléments à retenir pour se rendre à la conférence de presse et en connaître le déroulement (date, lieu, horaire détaillé, période de questions).

Un horaire est prévu spécifiquement pour les photographes puisque la meilleure façon de couvrir une telle exposition, c’est d’en révéler l’aspect visuel par des photos ou des représentations des œuvres. Source et renseignements

L’avis média se termine par la réponse qui est souhaitée auprès de l’attaché de presse ainsi que par les coordonnées du musée (liens vers la page Facebook, twitter, instagram).

Une relation personnalisée avec les journalistes « Je connais tous les journalistes qui sont dans le réseau. Ces journalistes couvrent uniquement la scène culturelle artistique visuelle. Cela fait maintenant un an et demi que je travaille au Musée et c’est vraiment une relation qui s’est créée avec eux. J’ai par contre toujours une liste de 25 d’entre eux, les plus importants, avec lesquels je dois m’entretenir au téléphone. Mon job, c’est de donner de l’information et de faire en sorte que l’information qui arrive auprès de ces personnes-là soit pertinente pour eux.» (Thomas Bastien, attaché de presse du MBAM)


T R AVA I L D E S E S S I O N

| 13

Le communiqué de presse Le communiqué principal fait partie des éléments contenus dans le dossier de presse. Il constitue une bonne source de documentation pour les journalistes car il est particulièrement détaillé. Il est composé de huit pages et contient les renseignements importants comme les messages clés mais aussi un ensemble d’informations additionnelles. Le style de rédaction est professionnel.

Le titre met en exergue une des particularités de l’exposition (exclusivité au canada). Il est accrocheur et résume bien l’axe de communication. – EN EXCLUSIVITÉ AU CANADA –

SPLENDORE A VENEZIA ART ET MUSIQUE DE LA RENAISSANCE AU BAROQUE DANS LE SÉRÉNISSIME AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL

Comme pour l’invitation, la structure du communiqué comprend un élément visuel qui permet de symboliser et identifier Splendore a Venezia. Il s’agit d’une œuvre d’art qui est également présente dans l’exposition mais qui dans ce cas-ci est reprise dans tous les documents et affiches de l’événement.

Daté du 8 octobre, jour de la conférence de presse, le texte du communiqué commence par passer en revue de manière précise les principaux messages clés de l’exposition : l’exclusivité canadienne, l’envergure internationale, l’aspect multidisciplinaire, la richesse des œuvres, l’atout de la salle de concert Bourgie intégrée au musée, la contribution des prêteurs et des musées prestigieux (Le Metropolitan Museum de New York, la National Gallery de Londres, la Galerie des Offices de Florence, etc.). L’argumentaire délivré aux journalistes est clairement identifiable. Dans une seconde partie, le texte s’attarde plus longuement sur le contexte culturel et historique de l’exposition. Il est sans doute un peu long mais revient sur l’Histoire artistique de Venise et sur les thèmes abordés pour aider les journalistes à se situer : art et musique dans la sphère publique (cérémonies et processions, le

rôle des scuole), art et musique dans la sphère privée (les musiciens, les concerts, les scènes de rue), art, musique et mythologie (mythologie, opéra). Comme il s’agit d’un événement culturel dont les aspects sont assez complexes à expliquer, le texte réussit à aborder tous les thèmes et à les vulgariser. Le communiqué traite ensuite des éléments complémentaires à l’exposition (le catalogue de l’exposition, un CD musical réalisé pour l’occasion et un programme de concerts). Ils révèlent l’important travail de recherche entrepris par les organisateurs et soulignent la dimension commerciale (produits dérivés).

Le communiqué met la lumière également sur un élément singulier de l’exposition : une gondole vénitienne faisant partie de la Collection de Guy Laliberté et mise en scène par le scénographe Guillaume Lord. C’est un élément, comme nous l’avons vu, qui fait partie des messages clés et qui pourrait venir capter l’attention de journalistes qui s’adressent par le biais de leur média à un public de lecteurs ou de spectateurs éventuellement moins sensibles à la culture et à la complexité de l’exposition.


14

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

Lors d’une discussion avec son contact à l’agence QMI, l’attaché de presse a d’ailleurs précisé qu’il a clairement mis en avant cet argument auprès des médias de Québécor afin de leur offrir un élément intéressant à mentionner ayant toutes les chances de susciter l’intérêt de leur lectorat. Les apports des différents spécialistes (commissaire de l’exposition, scénographe, musicologue) sont ensuite signalés et les prêteurs ainsi que les commanditaires et donateurs sont remerciés pour leur soutien. Ils traduisent l’importance de l’exposition et les collaborations et les partenariats qu’elle a nécessités.

En conclusion, le communiqué mentionne la demande de renseignements qui peut être faite auprès de l’attaché de presse, résume en quelques chiffres et en quelques lignes les particularités du Musée des beaux-arts et précise les consignes quant à l’utilisation des visuels d’œuvres d’art pour une couverture médiatique. Si l’avis média ne donne qu’un bref aperçu de l’événement et ne dévoile pas d’informations sur le contenu de l’exposition, le communiqué est quant à lui très complet.

Priorité à l’information « J’en parle souvent avec Éric Clément, journaliste culturel à la Presse qui me dit : Plus tu m’en donnes, mieux c’est pour moi car après, je peux faire le tri. Donc, plus j’en donne, mieux c’est. Ce n’est pas parce que j’en donne beaucoup que l’information est moins bonne. C’est parce que toutes les informations pertinentes pour les journalistes, je les diffuse. C’est pour cette raison que je ne suis pas sur le téléphone 24 heures sur 24. Avant, on écrivait un ou deux communiqués par mois et c’étaient des communiqués pour lesquels on faisait beaucoup de push. Aujourd’hui, on fait plusieurs communiqués par semaine et on ne fait plus de push. Mon objectif est d’informer. Si les personnes veulent reprendre l’information, ils la reprennent. Je priorise l’information, la transparence.» (Thomas Bastien, attaché de presse du MBAM)


T R AVA I L D E S E S S I O N

| 15

Joseph Salodiensis (actif 1559-1574) Virginal polygonal 1574 Cyprès 17,9 x 49,1 x 158,6 cm Boston, Museum of Fine Arts, Frank B. Bemis Fund Inv. 1981.277 Photo © 2013 Museum of Fine Arts, Boston

Joseph Salodiensis (actif 1559-1574) Virginal polygonal 1574 Cyprès 17,9 x 49,1 x 158,6 cm Boston, Museum of Fine Arts, Frank B. Bemis Fund Inv. 1981.277 Photo © 2013 Museum of Fine Arts, Boston

Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto (1697-1768) Venise : la fête de saint Roch Vers 1735 Huile sur toile 147,7 x 199,4 cm Londres, National Gallery Inv. NG937 Photo © National Gallery, London / Art Resource, NY


16

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

Le dossier de presse Le dossier de presse est réuni dans une chemise cartonnée à pochettes dont la couverture est l’image de l’affiche que l’on retrouve à l’entrée principale du Musée ainsi que dans les différentes publicités que l’on peut apercevoir dans le métro, dans les journaux ou dans les spots télé.

À l’intérieur, comme mentionné, il y a deux pochettes. Dans l’une d’elle, on y retrouve deux communiqués satellites. L’un provenant du partenaire de l’exposition, Métro et l’autre de Zonin, viticulteur. Dans le premier bref communiqué, il y est stipulé que Métro est « fier de poursuivre son association avec le Musée des beauxarts de Montréal à titre de commanditaire » de cette exposition. Le deuxième communiqué, qui est daté du 15 juillet 2013, fait la promotion d’un nouveau vin disponible à la SAQ. Toujours dans cette même pochette, on nous présente deux brochures, la première résumant les activités familiales disponibles pour la saison d’automne 2013 offertes par le musée des beaux-arts. Concernant la deuxième brochure, on retrouve les éléments qui sont directement en lien avec l’exposition. Il est question de la programmation musicale de leur nouvelle salle de concert, la salle Bourgie. Les vingt concerts, les sept conférences ainsi que les deux films y sont présentés avec le détail des dates de présentation.

Puis, dans l’autre pochette, on retrouve, à proprement parlé, le dossier de presse, ou comme eux l’appelle, la pochette de presse. Donc, en tout premier lieu, il y a la table des matières avec le logo du Musée des beaux arts de Montréal. Cette table des matières est constituée de 10 points. Les deux premiers points sont consacrés aux communiqués de presse du MBAM et à la fondation Arte Musica, qui ont été précédemment présentés à la page 13. En point 3, on nous présente un mot de la directrice et conservatrice du MBAM, Nathalie Bondil. En premier lieu, dans cette préface, on explore l’histoire, voire l’âge d’or musical et l’ère du divertissement abondant à

Venise. Et bien évidemment, toutes les œuvres visuelles qui ont été créées parallèlement à cette époque, qui se situe entre le XVIe et XVIIIe siècles. Puis, Mme Bondil, termine en remerciant « tous ceux qui ont permis l’existence de ce projet complexe ». Au quatrième point, M.Hilliard T. Goldfarb nous présente une introduction de douze pages, de textes et d’images, sur L’art et la musique dans la société vénitienne, 1500-1797. Le texte semble extrêmement pertinent et complet sur l’histoire de cette époque, quoiqu’un peu long pour un dossier de presse. En point 5, on y retrouve le plan du parcours de l’exposition, information très utile si on veut rapidement couvrir un élément en particulier. Sur ce plan, on aperçoit des imprimés en couleur représentant certaines pièces de l’exposition et d’autres éléments descriptifs comme le nom de chacune des salles, ou les différents endroits où on peut se servir de l’audio guide. De plus, rattaché à ce plan, le MBAM, nous offre un document nous faisant part d’une courte description de chaque salle, ainsi que de la musique que nous pouvons entendre dans chacune d’elles. Puis en point 6, nous avons accès à la liste des 61 prêteurs, provenant autant de collections privées que de prestigieux musées. En point 7, il y a le livre d’art toujours sous la direction de Hilliard T. Goldfarb. Dans ce court document, on y retrouve un bref sommaire de quelques œuvres, autant visuelles que musicales, ainsi qu’une impression d’une des œuvres de l’exposition sans toutefois mentionner de laquelle il s’agit précisément. Le point numéro 8 est intitulé « CD musical ». Par contre, aucun CD, matériellement parlant, ne se trouvait dans le dossier de presse. En premier lieu, ce qu’on peut y lire est la description de la programmation de chaque pièce musicale que l’on peut écouter lors de l’exposition. En deuxième lieu, on peut lire sur l’histoire de la ville lorsqu’au XVIe siècle, celle-ci se retrouve sans pouvoir commercial et maritime. Dès lors, Venise se dirige vers une « conception sensuelle et hédoniste de


T R AVA I L D E S E S S I O N

l’existence » qui priorise toutes activités culturelles de l’époque, dont la musique.

Au neuvième point, le Musée des beaux-arts, nous fait part, dans un autre document, mais qui est attitré expressément au dossier de presse, des différentes activités en lien avec l’exposition Splendore a Venezia. Donc, on y mentionne les conférences de presse, les films concernant à la fois le MBAM et la fondation Arte Musica. Dans le cadre de cette exposition, on nous offre un total de 15 conférences en tous genres, allant de l’art à la musique à Venise en passant par l’histoire de cette ville. Puis 13 films, couvrant sensiblement les mêmes sujets, mais semblant être un bon complément aux conférences et à l’exposition en général. Finalement, au point numéro 10, on y remarque les informations générales concernant les heures d’ouverture et les tarifs du musée, ainsi que les différents horaires pour les visites guidées.

| 17

Quoiqu’extrêmement pertinent et complet, ce dossier de presse est toutefois long. Grâce à la table des matières, on peut s’y retrouver relativement facilement. La grande présence d’informations complémentaires est intéressante et bien étoffée, mais, d’un autre côté, cette masse d’information fait en sorte qu’on peut s’y perdre rapidement. Pour un lectorat de journalistes spécialisés dans le culturel, le tout est présenté de façon exhaustive. Par contre, pour un journaliste qui tente simplement de couvrir un événement comme un autre, l’information, peut paraitre négligeable, voire superflue. L’entièreté de ce dossier de presse est disponible via leur site web au www.mbam.qc.ca/media. Donc, si un quelconque média ne pouvait être présent lors de la conférence de presse, toute l’information se trouve accessible, offrant ainsi au Musée une certaine visibilité additionnelle. Dans cette page, on trouve également tous les documents en PDF et des fichiers photos des oeuvres à l’usage des médias.

www.mbam.qc.ca/media

Page Internet à l’intention des médias avec des fichiers en format ZIP (photos des oeuvres, pochette de presse en français et en anglais)


18

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

La conférence de presse Le Lieu et l’heure

L’aménagement de la salle

La conférence de presse s’est tenue le mardi 8 octobre 2013 à 10 heures au Musée des beaux-arts de Montréal. Comme le musée annonçait l’ouverture d’une nouvelle exposition et qu’il était essentiel de la faire découvrir aux journalistes invités, la conférence de presse n’avait pas d’autres choix que de se dérouler au MBAM pour des raisons de logistique évidentes et un mardi pour s’assurer de la présence des médias.

La conférence de presse avait lieu dans le petit salon du Musée. Les conférences de presse au MBAM ne se donnent jamais dans les salles d’exposition. Elles sont trop sombres et peu adaptées en termes de logistique et d’espace (échos dus aux plafonds hauts, œuvres disposées au centre des pièces, etc.). D’autre part, étant donné qu’à cette heure de la matinée, le Musée était ouvert au grand public, la conférence ne pouvait pas se tenir dans un hall ou un lieu ouvert à la vue des visiteurs. De toute façon, ces vastes espaces auraient été trop bruyants et mal insonorisés. Le petit salon du Musée est décoré sobrement et est une pièce intime et chaleureuse habitée par une magnifique lumière naturelle. C’était donc un lieu qui dégageait une belle atmosphère.

Le lundi, le Musée est fermé. On aurait pu penser que cette journée de la semaine aurait été idéale pour tenir une conférence de presse, puisqu’il n’y aurait pas eu de public externe présent dans l’institution en plus des invités. Cependant, comme nous l’a expliqué l’attaché de presse, le lundi n’est pas une bonne journée. Comme c’est le premier jour de la semaine, il est difficile de faire les rappels aux médias le dimanche. De plus, le mardi après-midi correspond généralement à l’heure de tombée pour les articles de la fin de semaine. La conférence de presse ne pouvait donc pas se tenir plus loin dans la semaine. Les photographes avaient l’opportunité de visiter l’exposition et de prendre des photos dès 9 h. Le scénographe, la relationniste de presse et le concepteur musical la visitaient aussi pour la première fois. À 9 h 15, seul le photographe de La Presse était présent. Un unique autre photographe est venu pendant l’heure prévue pour les photos, mais les journalistes et photographes avaient déjà été invités les semaines précédentes à des opérations de presse spéciales lors de l’arrivée d’œuvres majeures au Musée. Entre 8 h 30 et 10 h, les employés s’affairaient à laver les planchers et à tout mettre en ordre avant l’arrivée des invités. Dans la salle d’exposition, un ouvrier vissait encore le présentoir d’une œuvre. À partir du soir même, l’exposition était déjà ouverte à la visite, spécialement pour les membres VIP du Musée. Trois jours plus tard, l’exposition allait être ouverte à tous les publics.

L’aménagement de la salle respectait un style « théâtre  », c’est-à-dire que nous étions assis en deux rangées de trois sièges séparés par une allée centrale. Un écran de taille moyenne prévu pour une présentation Powerpoint et un lutrin équipé d’un micro nous faisaient face. Il y avait une soixantaine de sièges, mais une douzaine de personnes étaient debout au fond de la salle adossées aux portes nous séparant de la salle d’accueil. L’attaché de presse nous a mentionné que plusieurs personnes du MBAM avaient décidé de venir à la dernière minute et que ce sont eux qui se tenaient à l’arrière en plus de quelques caméramans qui attendaient la visite de l’exposition.


T R AVA I L D E S E S S I O N

PLAN DE LA SALLE

| 19

L’accueil des médias / le personnel en relations publiques sur place Écran

Lutrin

Nous sommes arrivés vers 8 h 45. On nous a accueillis et on nous a demandé si nous venions pour la conférence de presse. Une personne nous a remis ensuite le dossier de presse et a prévenu l’attaché de presse. Ce dernier nous a permis de visiter l’exposition en même temps que les photographes.

Nous avons ensuite rejoint les autres invités qui eux, ont été accompagnés jusqu’à la salle grâce au personnel disponible et aux directives affichées. À l’entrée, la directrice des communications leur remettait le dossier de presse mais celui-ci était également disponible en plusieurs exemplaires en anglais et en français sur une table prévue à cet effet. Il était aussi possible de feuilleter sur place le catalogue des œuvres exposées.

Entrée

Tout juste avant la conférence de presse, nous avons été accueillis dans un salon où l’on servait du thé, du café, du jus d’orange et des viennoiseries. La salle de conférence était située juste à côté.

Tout juste avant la conférence de presse, nous avons été accueillis dans un salon connexe où l’on servait du thé, du café, du jus d’orange et des viennoiseries. La musique de l’époque qui jouait aidait à rendre l’ambiance détendue et les gens calmes. La majorité se tenait debout, car il n’y avait que deux ou trois fauteuils disposés dans la salle. L’aménagement était propice aux échanges et les invités profitaient de la présence de l’attaché de presse, du commissaire de l’exposition, du musicologue et du scénographe pour commencer à échanger sur l’exposition et à propos de leurs dernières rencontres. Certains médias avaient été conviés lors de l’arrivée d’œuvres étrangères dans les semaines précédentes. Un journaliste en a même profité pour faire la promotion de son magazine (Panoram Italia, revue canadienne traitant de l’art de vivre italien) auprès de l’attaché de presse. Outre les divers médias, il y avait aussi quelques personnes représentant les donateurs et l’association des bénévoles du Musée. La directrice et conservatrice en chef du Musée est arrivée seulement quelques minutes avant le début de la conférence de presse.


20

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

Nathalie Bondil directrice et conservatrice en chef du MBAM Photo : Le Studio 1

François Filiatrault expert en musique ancienne Photo : Site internet des Sceptiques du Québec

Hilliard T.Goldfarb commissaire de l’exposition Photo : Jacques Grenier, Le Devoir

Isolde Lagacé directrice de la fondation Arte Musica Photo : Montreal Gazette

Le déroulement des allocutions La conférence de presse a duré environ 50 minutes. Elle a commencé à 10 h 15 avec l’intervention de Zoé Beaudry, la directrice des communications. Invités à prendre la parole, la directrice du musée, le commissaire de l’exposition, l’expert en musique et la directrice de la fondation du Musée étaient tous assis au premier rang.

Mme Beaudry a commencé par inviter Nathalie Bondil, la directrice et conservatrice en chef du Musée. Elle a fait une rétrospective des expositions du Musée qui illustraient l’exploration des liens entre la musique et les arts visuels : Warhol Live : la musique et la danse dans l’œuvre d’Andy Warhol (2008), Imagine : la ballade pour la paix de John et Yoko (2009) « We want Miles ». Miles Davis : le jazz face à sa légende (2010), Lyonel Feininger (2012)et a évoqué aussi l’atout de la création de la salle de concert Bourgie. La directrice a également pris le temps de présenter certaines parties de ces expositions. Mme Bondil a insisté sur l’aspect musical en disant que le défi se trouvait dans la musique spécialisée et qu’il fallait croiser les œuvres et le son. Elle a décrit l’exposition en parlant des 61 musées et prêteurs qui ont effectué un travail précis et sophis-

tiqué ainsi que du double système audio combinant la musique ambiante et l’audio guide. Mme Bondil a conclu son intervention d’une quinzaine de minutes en remerciant certaines personnes, en présentant le catalogue et en expliquant la façon dont s’articule la musique à Venise. Hilliard T.Goldfarb, commissaire de l’exposition, a commencé son intervention d’une dizaine de minutes en nous décrivant son parcours de Harvard à Venise. Son intervention s’est faite uniquement en anglais. Il parlait, lui aussi, du contexte de la musique et de l’art en précisant la situation en Italie. M. Goldfarb a caractérisé cette exposition de « jamais vu » en Amérique du Nord. Il a présenté quelques œuvres marquantes de l’exposition en nous les montrant sur un écran, nous a expliqué d’où elles venaient, pourquoi elles sont exceptionnelles en plus de nous fournir un léger contexte historique.

La directrice des communications a présenté ensuite François Filiatrault, expert en musique ancienne. Il nous a expliqué plus profondément les deux médiums, à savoir les ambiances dans chacune des salles et les pièces associées à chaque œuvre, le tout se retrouvant sur l’audio guide de 75 minutes. Il a présenté spécifiquement la musique de chacune des salles, leur signature sonore et nous a expliqué le contexte de l’époque, la relation entre la musique et les hommes. M. Filiatrault nous a présenté les compositeurs et nous a parlé de musique, mais dans le cadre précis de l’exposition ce qui nous semblait pertinent. Il a rappelé que la rencontre entre l’art et la musique est unique dans cette exposition, mais aussi propre au contexte historique et culturel de la ville de Venise. Il a parlé une dizaine de minutes. La directrice de la fondation Arte Musica du Musée, Isolde Lagacé, a, elle aussi, été introduite par Mme Beaudry, nous expliquant comment l’idée de l’exposition était apparue, il y a cinq ans. Elle a aussi rappelé la particularité de la musique intrinsèque de l’exposition et le lien existant avec la programmation de la salle Bourgie. Le Musée des beaux-arts de Montréal est donc unique grâce à l’exposition mais aussi grâce


T R AVA I L D E S E S S I O N

à la possession de cette salle de spectacle de 400 places. En plus de présenter la programmation des vingt concerts, dont certains en exclusivité au Canada, Mme Lagacé a mentionné les conférences offertes et le disque complémentaire au catalogue. La directrice des communications a remercié les gens concernés pour leur présentation. Elle a également remercié les commanditaires. Elle a invité les personnes présentes au lancement des prochaines expositions. Mme Beaudry a mis fin à la conférence de presse et a incité les gens à aller visiter l’exposition et à poser leurs questions directement aux personnes concernées, tout en étant entourés des œuvres.

La performance du maître de cérémonie et des porte-parole (intervenants)

En général, les présentations des intervenants étaient très pertinentes et très réussies. Ce sont des experts qui connaissent bien leur sujet et leurs propos ont capté l’attention des journalistes présents. Les présentations auraient possiblement pu être un peu plus courtes, mais ce n’était pas un problème majeur. Les intervenants ont tous très bien expliqué ce qui les motivait dans cette exposition en nous rappelant, chacun à leur façon, le lien unique entre la musique et les arts visuels présent au coeur de l’exposition Splendore a Venezia. La directrice des communications qui agissait comme maîtresse de cérémonie, a employé un ton professionnel et adapté à l’événement. Elle a su établir un bon rythme à la conférence. La directrice du Musée, Mme Bondil, était la seule à s’être exprimée en française et en anglais et n’a pas abordé les mêmes points dans les deux langues. Les journalistes devaient donc être attentionnés pour suivre toutes les informations mentionnées.

L’infrastructure technique et logistique

La salle était munie d’un ordinateur relié à un projecteur et d’une toile. Principalement, c’est l’image titre de l’exposition et son nom, comme on le retrouve sur le dossier de presse qui était présentée. Quelques inter-

| 21

venants on utilisé la présentation Powerpoint, comme le commissaire de l’exposition, pour nous montrer des œuvres marquantes. Le micro rattaché au lutrin était parfait. Il n’y a pas vraiment eu de problème technique, si ce n’est M.Goldfarb qui a involontairement accroché la souris de l’ordinateur. La projection est sortie du mode « diaporama », mais le commissaire a continué son intervention et la directrice des communications est venue réajuster l’appareil.

Les besoins techniques de la conférence de presse n’étaient pas très élevés, puisque dans un contexte comme un lancement d’exposition, l’important n’est pas de présenter des extraits de la conférence, mais bien des œuvres de l’exposition. Lors de la conférence de presse, les caméras se tenaient au fond, mais ne tournaient pas. Il n’était donc pas nécessaire d’offrir une « truie ». Les médias de la télévision et de la radio ont donc enregistré individuellement ce dont ils avaient besoin lors de la visite de l’exposition et en ont profité pour aborder les intervenants avec lesquels ils désiraient s’entretenir.

Le déroulement de la période de questions

Comme mentionné précédemment, la période de questions s’est tenue lors de la visite de l’exposition qui a suivi la conférence de presse. Nous n’avons pas entendu les questions puisqu’elles étaient posées personnellement à plusieurs personnes ressources du Musée des beaux-arts.

De ce que nous en avons remarqué et selon l’attaché de presse, les questions ont davantage été axées sur l’exposition, les œuvres et sur des détails techniques concernant la scénographie ou la musique par exemple. Quelques questions portaient sur des anecdotes et sur le déroulement des conceptions. À ce moment, les équipes de télévision, comme celle menée par la journaliste Tanya Lapointe de Radio-Canada, en ont profité pour tourner leur reportage.


22

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

MAGAZINES SPÉCIALISÉS (ARTS)

Les médias présents L’attaché de presse a pu nous confirmer qu’au total, 55 médias ont couvert le lancement de l’exposition. Nous avons entre autres aperçu des médias écrits comme La Presse, The Gazette, The Huffington Post, le Voir et le Metro. L ’Agence QMI étaient présente pour assurer la couverture des médias de Québécor. La télévision de Radio-Canada a tourné un reportage lors de la période de visite de l’exposition et était en direct à 18 h 30 au Téléjournal pendant que l’exposition était ouverte au public. Francine Grimaldi et Patrick Masbourian représentaient la Première chaîne de RadioCanada. Pour la télévision, CTV était aussi présent, mais nous n’avons pas pu trouver de topos concernant le Musée des beauxarts de Montréal sur leur site web. Il y a eu un tournage en aprèsmidi, un direct en soirée et d’autres médias avec caméras sont venus le lendemain et le surlendemain. L’exposition a également été couverte dans des journaux français et italien, dans Ottawa Citizen. Aussi, des reprises du communiqué ont paru dans des magazines en ligne.

RADIO


T R AVA I L D E S E S S I O N

INTERNET

55

MÉDIAS TÉLÉVISION QUOTIDIENS + PRESSE GRATUITE

| 23


24

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

Analyse de la couverture médiatique Tableau de rapport de couverture (qualitatif et quantitatif) Reprise des messages clés

Analyse de la couverture médiatique : Le lancem et musique de la Renaissance au Baroque à Ven

#

Titre

Date

Heure

Durée

Média

8 oct.

18h26

1min55

Radio-Canada

Entrevue avec Nathalie Bondil 2 : L’exposition 8 oct. Splendore a Venezia

14h17

20min28

Ici RadioCanada Première

Splendeurs 1 de Venise au musée

Splendore a Venezia

8 oct.

19h11

0min45

Global

Splendore a Venezia : voy4 age musical à Venise

8 oct.

-

-

La Presse & La Presse+

-

-

Agence QMI (TVA Nouvelles, Journal de Mtl...)

3

Guy Laliberté 5 prête une gon- 8 oct. dole

6

Splendore A Venezia au MBAM à Montréal

9 oct.

-

-

Huffington Post

7

Splendore a Venezia: musique et peinture au diapason

9 oct.

-

-

La Presse & La Presse+

Splendore A 8 Venezia : Art Meets Art

10 oct.

17h20

3min06

CBC

How Venice transformed 9 the art and music of Europe

11 oct.

-

-

The Gazett

Splendore a Venezia au 10 MBAM : En 11 oct. route ce weekend

-

-

Voir


& +

, e

n

& +

te

Émission / Section

Télévision (et web sur radio-canada. Téléjournal de 18h ca)

Radio

Télévision

Journal (& web)

Journal (& web)

Journaliste/ Animateur

Tanya Lapointe

Porte-Parole

NB : Nathalie Bondil GL : Guillaume Lord IL : Isolde Lagacé

NB, GL, IL

+1

1

1

1

1

PM avec Patrick Patrick Mas- NB, Francois Filiatrault Masbourian bourian

P

+1

2

1

Global

News

-

Ton P = Positif Ne = Neutre N = Négatif

#

Mention de la Salle Bourgie

Message 3 : Exposition exclusive et d’envergure internationale

-

Type

SUITE

Mention de la Fondation Arte Musica

Message 2 : Collection d’ampleur

P

ment de la nouvelle exposition Splendore a Venezia : Art nise au Musée des beaux-Arts de Montréal.

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

Jamie Orchard

NB

P

+1

3

1

Caroline Rodgers

IL

P

+1

4

1

1

NB

P

+1

5

1

1

1

1

P

+1

6

1

1

1

1

P

+1

7

1

1

1

P

+1

8

1

P

+1

9

1

P

+1

10

1

Arts et Spectacles Agence QMI

Journal sur le Web

-

Veronica Redgrave

Journal (& web)

Arts Visuels

Éric Clément

Télévision

CBC News

Journal (& web)

Arts

Journal (& web)

Arts Visuels

Hilliard Goldfarb, IL

Anna Asi- NB, IL, Hilliard Goldfarb makopulos

John Pohl (Gazette visual arts critic)

Hilliard Goldfarb, NB

Communica-tions Voir TOTAL Résultats (%)

| 25

Message 4 : Gondole de Guy Laliberté

Message 1 : Innovation : union arts visuels et musique

T R AVA I L D E S E S S I O N

1

1

1

1

1

10

10

7

6

4

5

4

100%

100%

70%

60%

40%

50%

40%


26

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

L’angle de l’information « Quand on va dans du contenu très poussé, artistique, je vais aller vers des médias comme le Devoir, Vie des arts, la Presse et quand je veux aller vers un côté un peu plus « people », je vais aller rejoindre des médias comme le Journal de Montréal, etc. L’exposition ne va pas convenir à tous les publics mais on peut trouver un angle d’intérêt pour intéresser les médias. C’est comme ça que j’ai pitché et c’est la raison pour laquelle il faut avoir une bonne connaissance des médias et de ce qu’ils disent.

Commentaires des journalistes repris dans les annonces publicitaires du MBAM diffusées dans les journaux.

J’ai téléphoné à Caroline Vigeant, Chef des nouvelles - Arts et spectacles de QMI et je lui ai parlé de l’exposition. Elle m’a dit : c’est intéressant mais je ne crois pas que c’est le type de propos qu’on aime couvrir de notre côté. Par contre, je lui ai parlé de la gondole de Guy Laliberté et là, cela l’a intéressée. Quand j’ai parlé avec le Devoir, c’est la combinaison entre les arts visuels et la musique qui a suscité de l’intérêt. Avec la Presse, c’est le voyage à Venise. Avec la Gazette, c’est l’angle musical qui a été privilégié.» (Thomas Bastien, attaché de presse du MBAM)


T R AVA I L D E S E S S I O N

| 27

Analyse et commentaire de la couverture médiatique La conférence de presse annonçant le lancement de l’exposition Splendore a Venezia du Musée des beauxArts de Montréal a eu la chance d’avoir une très bonne couverture médiatique.

Nous avons pu observer du contenu fait par les médias sur toutes les plateformes existantes. Il y a eu des reportages autant à la télévision qu’à la radio, dans les journaux, dans des magazines spécialisés ou même sur internet. La couverture médiatique a été large, nous avons pu observer du contenu en français, en anglais et aussi en italien. Splendore a Venezia a même été mentionné dans le Edmonton Journal et dans le Ottawa Citizen, un élément qui nous fait remarquer la portée qu’a cet événement. Lors de la conférence de presse, nous avons observé la présence d’une multitude de médias. C’est suite à notre entretien avec le relationniste du MBAM, Thomas Bastien, que nous avons su qu’environ 55 médias se sont présentés. Il nous a même dit qu’il ne s’attendait pas à avoir une réponse aussi positive de la part des médias qu’il avait invités. Par contre, certains médias n’ont pas assisté à la conférence de presse, mais ils sont tout de même venus au courant de la journée pour se documenter et prendre des images.

Tout ce qui a été dit par les médias à propos de l’exposition fut positif. Parmi les 10 que nous avons analysés dans le tableau de rapport de couverture, ils ont tous adopté un ton positif. Par exemple, une des critiques de Éric Clément porte le titre « Splendore a Venezia : Bravissimo! ». Ces mots positivement forts viennent renforcer le message véhiculé par les produits des médias.

Au niveau des messages clés, le plus important, soit l’union innovatrice entre les arts visuels et la musique, a été repris dans les 10 articles ou reportages analysés. Les trois autres messages clés ne se sont pas tous automatiquement retrouvés dans le contenu des médias. Par contre, nous avons pu remarquer que l’ordre d’importance attribué aux messages clés est en corrélation directe avec leur présence dans les médias. Par exemple, le deuxième message clé

(Collection d’ampleur) ne se trouve que dans 70 % des titres analysés, le troisième message clé (Exposition exclusive et d’envergure internationale) a été mentionné que 60 % du temps et le dernier message clé (la gondole de Guy Laliberté) n’a été repris que par 4 des 10 titres analysés.

Suite à notre rencontre avec Thomas Bastien, nous avons été en mesure de comprendre pourquoi les différents médias appartenant à Québécor ont principalement parlé de la gondole de Guy Laliberté. Lorsque Thomas Bastien a contacté Caroline Vigeant, chef des nouvelles de la section Arts et Spectacles de l’Agence QMI, elle s’intéressait à l’exposition Splendore a Venezia, mais le contenu ne rejoignait pas assez le public cible des différentes publications provenant de Québécor. Le Journal de Montréal, par exemple, s’est approprié l’élément fort et attrayant qu’est la gondole vénitienne de Guy Laliberté pour accrocher directement son public. Lors de notre analyse, nous avons également cherché la présence de deux mentions : la fondation Arte Musica et la Salle Bourgie. Elles ont été respectivement nommées 50 % et 40 % du temps dans les titres contenus de notre analyse. Ces deux mentions étaient importantes à nos yeux puisqu’elles permettent de mettre encore plus en valeur le premier message clé : l’union innovatrice entre les arts visuels et la musique.

Pour conclure, la conférence de presse a été grandement efficace puisqu’elle a permis aux médias de connaître les motivations du MBAM pour faire cette exposition. Les médias ont aussi eu accès à des entrevues avec les différents spécialistes afin de faire une couverture complète. La conférence de presse était en fait le dernier événement d’une série de plusieurs actions portant sur le lancement de cette exposition. Le terrain avait donc déjà été préparé par l’équipe de relations de presse du MBAM.


28

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

Conclusion Les actions de relations de presse déployées pour le lancement de l’exposition, Splendore a Venezia : Art et musique de la Renaissance au Baroque dans le Sérénissime ont atteint leur but. Elles ont permis de véritablement mettre en valeur les différents messages clés et l’axe de communication. Les journalistes invités à la conférence de presse ont bien rendu compte de ces différents éléments.

Aussi, pour rejoindre ces publics et accompagner les relations de presse, le MBAM a décidé de développer une campagne publicitaire efficace en affichant dans divers médias imprimés, mais aussi dans les transports en commun, comme les couloirs de métros et en diffusant aussi quelques spots à la télévision. Le Musée n’a toutefois pas exagéré en matière de publicité.

Ce qui ressort du lancement, c’est la volonté du Musée d’avoir une visibilité et une crédibilité internationale. Les organisateurs ont en effet tenté d’exploiter en profondeur les thèmes choisis, soit les arts visuels et la musique, en s’associant à des experts respectés dans leurs domaines. L’exposition est imaginée pour avoir une destinée internationale puisqu’elle ira ensuite aux États-Unis.

Nous avons apprécié cette expérience d’assister à une conférence de presse d’envergure et de pouvoir analyser les différents aspects de cet événement. Cela a été fort enrichissant.

La stratégie de relations publiques du Musée des beaux-arts est bâtie sur une relation de proximité avec les journalistes du milieu culturel. L’attaché de presse Thomas Bastien nous a tout particulièrement fait part de sa démarche et des réalités de son métier.

Cette exposition est construite également pour capter l’attention de différents publics : un public spécialisé et sensible à de nouvelles explorations artistiques et aussi le grand public (familles, enfants, écoles). Le MBAM a cherché à éviter le côté élitiste que peut parfois avoir ce type d’événement en tentant de vulgariser les différents contenus. En s’adressant à des médias spécialisés ou plus grand public, les responsables des relations publiques ont pu atteindre un grand nombre de personnes correspondant à ces cibles.

Enfin, il ne faut pas oublier que le MBAM a bien entendu des objectifs commerciaux et est soucieux d’attirer le plus grand nombre de visiteurs. Malgré que l’objectif soit demeuré secret, l’attaché de presse nous a confirmé que le nombre de visites avait dépassé toutes les attentes.


T R AVA I L D E S E S S I O N

| 29


30

|

T R AVA I L D E S E S S I O N

Conférence de presse MBAM  
Advertisement