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Bulletin d’information du bcpf

BAD’NEWS

Octobre 2013 - N°7

Editorial La saison 2013/2014 est lancée depuis quelques semaines déjà, laissant loin derrière le soleil d’Ibiza et les célèbres bananas split de Vanda. En ce début de saison je vous propose de faire le point sur les différents projets et challenges qui nous attendent cette année.

nière. Ils s’adressent à nos plus jeunes badistes fréquentant les plateaux mini-bad.

Pour l’équipe 1 du BCPF évoluant désormais en Nationale 2, la saison s’annonce excitante avec des rencontres de haut niveau et exigeante avec l’objectif d’assurer le maintien.

La création d’une section scolaire au collège Thérèse Pierre de Fougères devrait nous permettre de créer un vrai parcours de progression et de suivi badistique des jeunes passionnés par le badminton de l’école primaire jusqu’au lycée.

Initiées la saison dernière, les soirées inter-associatives à thème ont rencontré un vif succès. Elles seront logiquement reconduites, voire multipliées, cette saison. Il en sera de même pour les mini stages d’une journée expérimentés la saison der-

Le Trophée de Pays Jeunes par équipe sera proposé cette saison afin de redonner un nouveau souffle à nos compétitions internes jeunes. Parmi les projets qui nous tiennent à cœur il y a aussi celui du développement de la pratique handibad. Un créneau hebdomadaire spécifique handibad est déjà mis en place tous les lundis soir à la salle du Cosec de Fougères.

Sommaire • Nouvelles de la N2, R2 et R3 • Retrouvailles avec Arnaud • Au coeur de l’asso de Parigné • Une bénévole en or • Bad’escrime : une première mondiale • Résultats des jeunes • Un peu de psychanalyse • Et beaucoup beaucoup d’autres infos essentielles ...

Voilà quelques projets parmi tant d’autres qui jalonneront la saison 2013/2014 laquelle, je vous souhaite remplie d’exploits et épargnée par les blessures.

TDP adultes 2012/2013 Tremblay sans trembler

Pour sa 10ème édition, le Trophée de Pays adultes continue toujours autant à séduire avec ses points forts : beaucoup de matchs, proximité limitant les déplacements au pays de Fougères et convivialité permettant de mieux se connaitre entre les licenciés du même club. 9 équipes ont été inscrites cette saison dans une poule unique avec une nouvelle formule – match aller /retour portant à 18 journées le calendrier des rencontres. Ce fut probablement la saison la plus longue de toute l’histoire du BCPF avec 72 rencontres sur l’année. Bravo à l’équipe de Tremblay qui, sans trembler, sort vainqueur de ce long marathon et inscrit ainsi son nom au palmarès du TDP du BCPF.

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L’affaire est dans le sac… Pour montrer que nous n’avons rien à envier aux Indonésiens ni aux Danois en ce qui concerne les méthodes modernes d’entrainement, nos techniciens du pays ont mis au point, en collaboration avec les artisans boulangers de Fougères, un exercice étonnant et révolutionnaire de renforcement musculaire du triceps sural, communément appelé le mollet.

C’est un exercice entièrement « made in France » utilisant le matériel « made in France » - le sac à baguette, tradition de préférence, avec en option, le béret sur la tête, et le coq gaulois sous le bras. Merci à Constance de s’être portée volontaire pour tester ce nouveau dispositif.

Vilaine t e e l l I ’ d t a n n o i p m Cha 2012/2013 C’est déjà loin derrière nous, mais il n’est jamais trop tard pour saluer les excellents résultats de nos jeunes badistes obtenus lors du championnat d’Ille et Vilaine qui s’est déroulé les 22 et 23 juin à la Guerche de Bretagne. 13 jeunes du BCPF y ont participé : Sabine, Constance, Manon Legros, Manon Guillet, Jean-Philippe, Alex, Tifenn, Ronan, Simon, Lucas, Horace, Clément et Victor. Et si tous ont fait honneur au BCPF tant par leur engagement que par leur « fair-play », les meilleurs résultats reviennent à Constance (minime) et Victor (poussin) qui font carton plein en remportant les titres de champion d’Ille et Vilaine dans les trois tableaux – simple, double et mixte.

nior se ne ag et Br de t na on pi am Ch 2012/2013 Liffré accueillait cette année les 15/16 juin le championnat de Bretagne senior. La proximité d’un tel événement n’a pas laissé indifférent les licenciés du BCPF qui s’y sont déplacés en masse, enfin, plutôt nombreux, pour conquérir les titres et les médailles. Et la réussite était au RDV. Ainsi, chez les dames, Fanny Deniel (simple D) et Justine Delatouche (mixte B) obtiennent le bronze. Manuella Delamarche (simple C) décroche le titre de vice-championne de Bretagne. Chez les messieurs, Joris Messé (double B) et Gaëtan Hervé (double B, simple C) se hissent en demi-finale et ramènent le bronze à la maison. Sébastien Rossignol (double D) devient vice-champion de Bretagne. Et pour finir, Thomas Roszczypala est sacré champion de Bretagne à la fois en simple B et en double A épaulé par son frère Daniel.

Soirée partenaire La première « soirée partenaire » de l’histoire du BCPF a vu le jour fin juin 2013 lors du dernier entrainement de la saison de nos équipes régionales et nationale à la salle de Justy Specker de Fougères. L’idée était très simple : réunir l’ensemble de nos partenaires afin de leur exprimer notre gratitude pour le soutien qu’ils apportent au BCPF tout au long de l’année. Ainsi, nos partenaires de Groupama et de la Société générale ont pu rencontrer les joueurs et apprécier une petite démonstration de leur savoir-faire badistique. Certains partenaires, ceux qui ont accepté de jouer le jeu raquette à la main, ont pu mesurer toutes les exigences du badminton de haut niveau en termes de vitesse, d’adresse et d’endurance. Plusieurs soirées partenaires sont d’ores et déjà programmées pour la saison 2013/2014.

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Tournoi de Javené 6 jeunes du collectif « avenir » du BCPF ont participé au dernier tournoi de la saison qui a eu lieu le dimanche 30 juin à Javené. Ce fut une journée pleine. On a assisté à de beaux matchs, quelquefois des duels fratricides - Simon / Ronan et Jean-Philippe / Lucas. On a vu de beaux gestes techniques, un vrai engagement sur le terrain et une vraie camaraderie, boostée par les « Maltesers » dans les gradins. On a été portés par de belles émotions même si elles ont réussi à déborder certains d’entre nous. On a compris que le cordage, même le meilleur, même le BG65 de chez Yonex tendu à 10,5kg, ne suffit pas à lui-seul à assurer la victoire. On a assisté à la révélation de nombreux coachs plus ou moins improvisés mais tous prêts à soutenir, coûte que coûte, leur progéniture. Une mission qui s’est avérée truffée d’embuches. Heureusement que Jean-Philippe, le coach officiel du BCPF arborant fièrement son maillot « EFB », a pu prodiguer quelques bons conseils au bon moment pour sauver la situation. Côté résultats, 4 joueurs du BCPF se hissent en finale et 2 en demi-finale. Dans la catégorie benjamin espoir, Paul Meheut (D4) perd en finale en trois sets contre Paul Beaugendre (D3) de Saint Servan. Pour Jean-Philippe Loisel, engagé dans le tableau minime « espoir » le chemin s’arrête en demi-finale face à son camarade de club Lucas Reichert, qui s’incline ensuite à son tour, en finale, face à Lucas Jourdan du Club Badminton Pleurtuit. Dans le tableau minime « élite », nous assistions à une demi-finale 100% BCPF entre Simon Roszczypala et Ronan Montfort. Simon remporte le duel et valide ainsi son ticket pour la finale où il rencontre François Labarthe de Bain de Bretagne. Simon s’inclinera en finale au terme d’un match très disputé – 20-22, 23-25. Quant à Constance, la seule fille du BCPF présente sur ce tournoi, elle n’a pas fait dans la demie-mesure en remportant haut la main le tableau minimette sans laisser un seul set à ses adversaires.

Le week-end « élite »

Depuis quelques années déjà les jeunes du groupe avenir et leurs familles se retrouvent ensemble le temps d’un week-end pour finir sur une note conviviale la saison sportive rythmée avant tout par les entrainements et les tournois aux quatre coins de la Bretagne.

Happy Birthday BCPF La fête des 10 ans du BCPF a réuni le samedi 22 juin 2013 dans la salle de Saint Jean sur Couesnon une cinquantaine de licenciés du club. Un programme festif, à la fois sportif et convivial, concocté depuis des semaines en secret par Gilles, attendait petits et grands venus souffler les 10 bougies sur le gâteau d’anniversaire. Entre un tournoi par équipe mené d’une main de maître par notre Mike national, une possibilité de défier les joueurs de la Nationale 2 (un moment magique dont Titouan se souviendra longtemps) et un temps convivial autour d’un bon repas mijoté par nos Jeans (Yves et Louis) sans oublier le succulent gâteau d’Anne qui a fait craqué Fred plus d’une fois, chacun a pu trouver une manière à sa convenance pour fêter dignement ce dixième anniversaire du club. Par contre, ceux qui ont rêvé d’une grande photo de 772 licenciés tous vêtus du même maillot aux couleurs du club et réunis pour l’occasion, peuvent être quelque peu déçus et cela est tout à fait compréhensible. Qu’ils soient rassurés tout de suite, on fera mieux pour les 20 ans du BCPF, feux d’artifices inclus, c’est promis.

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Petits et grands, fins techniciens et maladroits badistes du dimanche, beaux gosses sveltes, souples et agiles et vieux bras cassés marqués par un certain embonpoint à peine visible, se sont donnés RDV à la salle de la Chapelle Janson pour transpirer un petit cas entre amis. Cette perte de la précieuse H2O et de quelques calories égarées au passage a été largement compensée par la suite du programme qui a conduit nos sportifs éprouvés par l’effort et la chaleur à la table de MarieFrance.


Oh mamie ! Oh mamie, mamie bad !

La tribu de supporters de Constance n’en finit pas de grandir. Après le papa Christian et la maman Nathalie, ses supporteurs de la première heure ; après les deux frères Nathan et Victorien admiratifs et fiers de leur grande sœur (autant que peuvent l’être des frères de la réussite de leur sœur), après le tonton Loïc, un chti et pas flingueur du tout, venu de Marcq-en-Baroeul près de Lille pour supporter sa nièce ; en voici les mamies Ledru et Delaunay qui viennent apporter, dans la joie et la bonne humeur, leur lot d’encouragements à leur petite-fille visiblement heureuse d’un tel soutien.

A l’assaut des assos … Ah ! Parigné ! Paisible village de 1345 habitants situé à 10km de Fougères. Son château du Bois-Guy du XVIII siècle, son monastère Notre-Dame d’Espérance, sa tourbière de Landemarais, sa boulangerie Pautret garnie de bâtards à perte de vue et bien sûr son association de badminton qui depuis des années, 15 exactement, perpétue la pratique du sport le plus rapide au monde. C’est Christèle, Sandrine et Olivier qui nous présentent leur association. Christèle - L’association a été créée il y a quinze ans par Peggy, la 1ère présidente. Au départ, on était regroupé avec le basket et le volley au sein de l’Espérance Club de Parigné. Avec la création du BCPF en 2003 nous avons quitté l’Espérance tout en gardant l’espoir de poursuivre notre pratique du badminton au sein du BCPF. Sandrine – A l’époque on était plus nombreux. Aujourd’hui on est un peu sur le déclin. Il y a une baisse des effectifs qui est due en grande partie au manque de bénévoles. Les anciens sont trop peu nombreux et ont du mal à être partout. Par exemple, il y a deux, trois ans, il y avait beaucoup d’enfants mais ça devenait trop lourd à porter pour Christèle qui était toute seule à s’en occuper. Christèle – On avait jusqu’à 22 enfants. Et même avec l’aide de Michaël et d’un animateur cantonal j’étais submergée, d’autant plus qu’il y avait des âges et des niveaux très différents et difficiles à gérer. Les parents s’investissent peu et les bénévoles, toujours les mêmes, ont du mal à tout faire. Olivier – Nous avons deux équipes, une engagée en Trophée de Pays et une autre en championnat départemental D4. On était monté jusqu’en D3. Sandrine – Il y a une très bonne ambiance à Parigné, c’est très convivial. Chez nous, on se fait la bise et il fait bon venir aux entrainements rencontrer des amis qui partagent la même passion. Nous avons aussi une belle salle, même si le sol y est parfois un peu glissant. Christèle – Par contre ce qui nous manque le plus aujourd’hui, ce sont des bénévoles et cette année, les hommes pour compléter nos équipes.

Olivier – On profite également des actions mises en place par le BCPF, pas autant que l’on voudrait, on manque de temps. On est venu pour la journée vétéran en fin de saison. C’était très bien. On a participé aux soirées double et mixte à thème. Personnellement, je viens souvent soutenir la Nationale 3, maintenant Nationale 2, à Fougères. Nous avons aussi des jeunes qui ont fait les stages pendant les petites vacances scolaires. Christèle – Pour terminer, on voudrait juste dire un grand merci à Sylvain qui depuis 13 ans, si je ne me trompe pas, assure vaillamment la présidence de l’association de Parigné.

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L’Autre Tour d e France Le samedi 29 Juin, le Tour de France cycliste a débuté sa 100è édition. Ce même jour l’association Solibad a fêté son «Solibad day» qui a réuni des centaines de badistes dans leur pays respectifs pour diverses manifestations autour d’une seule et même valeur : la solidarité ! Solibad est une association qui mène des actions d’aide à destination de populations en difficulté, notamment dans les pays en voie de développement. Pour ce faire, Solibad collecte des fonds via des actions réalisées avec les membres de la communauté du badminton français et international, au travers de leur activité sportive. Si les ressources nécessaires à la réalisation des actions proviennent des actions de la communauté du badminton, les projets aidés par SOLIBAD n’ont pas forcément un rapport avec le badminton. C’est lors de cette même journée du 29 juin que Maxime François, joueur de badminton évoluant dans le Top 50 français et ambassadeur de l’association, a pris le départ de «L’Autre Tour de France», qui l’a conduit à la rencontre des clubs de Badminton dans toute la France, à vélo et en solitaire pendant près d’un mois avec pour mission de faire connaitre Solibad et de faire signer à ses hôtes une charte de la solidarité. Partenaire de Solibad, le BCPF a tout naturellement soutenu ce projet de l’Autre Tour de France. C’est ainsi, qu’un soir du mois de juillet, nous avons accueilli Max pour une journée de repos. Enfin, du repos avec un programme bien garni : visite nocturne de Fougères avec la signature de la Charte de Solibad devant le château de Fougères éclairé pour l’occasion ; rencontre avec les enfants de l’école primaire «Odile Gautry» qui venaient de découvrir le badminton ; promotion de Solibad sur le rocher du Mont Saint Michel, en dégustant un plateau d’huitres à Cancale et sur les remparts de Saint Malo ; et une petite séance de badminton pour conclure en beauté cette journée.

L’AG du BCPF 2013 L’Assemblée Générale Ordinaire du BCPF a clôturé officiellement la saison 2012/2013. Même si toutes les associations membres du BCPF y ont été représentées, ce qui est bien sûr très positif, le nombre total des participants reste relativement faible avec environ 30 personnes présentes pour 772 licenciés (3,8 %). Il faut dire que c’est une tendance générale et d’autres clubs voire Codeps n’échappent pas à la règle. Le bilan de la saison a été dressé par le président et les responsables de différents secteurs d’activité. Le bilan est très positif tant au niveau quantitatif que qualitatif. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 772 licenciés, 336 femmes pour 436 hommes, 317 jeunes de moins de 18 ans pour 455 seniors, 42 équipes ont été engagées dans les divers championnats, plus de 150 enfants ont participé aux 5 plateaux minibad, 4 stages de vacances scolaires ont accueilli 96 jeunes badistes, plus de 400 enfants des écoles primaires publiques de Fougères ont découvert cette année le badminton, nous avons organisé plusieurs tournois homologués et internes, nos jeunes et adultes ont obtenus nombreux titres départementaux, régionaux et nationaux. Tout cela confirme que le chemin sur lequel nous nous sommes engagés, le chemin de formation des jeunes et adultes, de promotion du badminton en milieu scolaire et auprès des personnes en situation de handicap, est juste et nous permet d’envisager avec sérénité les années à venir.

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Al-lé-lu-ia !! Loin de moi l’idée de fêter Pâques avant l’heure, qui plus est à la Toussaint et aux citrouilles

malfamées. J’aurais tout aussi bien pu m’exclamer « par Toutatis » en revendiquant mes racines bretonnes en pleine croissance ou mes corneilles au goût du cid’ pressé à l’ancienne entre les deux couches de paille. Je n’ai fait pas ça non plus pour flatter l’oreille interne de tous ces mélomanes du BCPF, fans d’Haendel qui, comme tout le monde le sait bien, a permis à la Tchécoslovaquie de remporter sa première victoire en coupe Davis en 1980. Cet « Alléluia » est juste un cri de cœur à l’annonce des candidatures de Patricia, d’Audrey et de Jean-Louis pour la formation d’arbitrage. Puissent d’autres licenciés du BCPF suivre leur exemple et s’engager sur les chemins, oh combien passionnant, de l’arbitrage.


Le lundi, c’est « handi »… Le BCPF a ouvert cette saison un créneau spécifique « handibad » s’adressant aux personnes à mobilité réduite. Tous les lundis soir, de 18h30 à 20h, un petit groupe de mordus du volant se réunit au gymnase du Cosec de la Chattière pour faire du badminton, travailler la technique, les déplacements et le dépassement de soi et bien sûr pour transpirer en toute liberté.

Perdu de vue… Normand d’origine et Breton (Fougerais) d’adoption, Arnaud a marqué l’histoire du BCPF dans les années 2008-2010 par son style « So british » d’un vrai gentleman sur le terrain et dans la vie. « Un gentleman – disait Desproges – c’est quelqu’un qui sait jouer de la cornemuse et qui n’en joue pas ». Je ne connais pas le talent de musicien d’Arnaud mais ceux qui le connaissent bien sont formels – ils ne l’ont jamais entendu jouer de la cornemuse. Son instrument de prédilection reste une yonex, une Isometric Alpha, la même que celle de Peter. Joueur de la Nationale 3 (simple 1 avec 100% de victoires), jardinier prenant soin de nos jeunes graines de champion, coordinateur des événements sportifs organisés par le club, Arnaud était dans ces années-là le maillon fort du BCPF. Parti revoir sa Normandie, le pays qui lui a donné le jour, Arnaud est aujourd’hui Cadre Technique et Agent de Développement du Comité Départemental du Calvados de Badminton. Mais en fait, quel souvenir garde-t-il de ces deux années passées au BCPF ? Arnaud – Des bons souvenirs et beaucoup d’expérience acquise durant ces deux années, malgré les relations un peu tendues au sein du bureau. L’organisation d’événements important (TEJ, TIJ et Tournoi National), les déplacements en tournoi du collectif sénior et les entraînements notamment du collectif jeunes ont été à chaque fois des bons moments de partage avec les adhérents. Sans oublier ces moments de franche rigolade notamment lors des « badnights » d’avant vacances scolaires de Noël. J’essaie de continuer à suivre l’évolution du club en allant régulièrement sur le site internet. Puis je prends des nouvelles quand je revois certains licenciés du club sur des regroupements (tournois, IFB, Formations,…). Il m’est même arrivé de jouer avec Margaux encore cette saison sur certains tournois (avec de bons résultats à la clé qui plus est !) Tu as formé de nombreux jeunes, est-ce qu’il t’arrive de suivre leur parcours, leur progression ? Arnaud – Oui, étant resté dans le milieu et dans la même région du grand ouest, j’arrive à suivre les résultats des jeunes bretons en général et donc plus particulièrement ceux des jeunes pousses du BCPF qui ont d’ailleurs bien poussé depuis mon départ. Puis, j’ai quelques jeunes que j’ai encadré que je garde à l’œil sur les réseaux sociaux notamment.

La pratique handibad est une discipline très exigeante qui demande une vraie préparation physique et des biceps d’acier.

As-tu un message, un mot à transmettre à ceux qui continuent de faire vivre le BCPF aujourd’hui? Arnaud - Continuez de faire vivre le projet ambitieux que constitue un club de pays (le plus grand club de France) en prenant du plaisir à pratiquer votre badminton. Le tout dans la bonne humeur et une bonne ambiance et sans prise de tête.

rir. u o c e d t r e s e n Rien encore que… La préparation physique est une tradition au BCPF, un RDV incontournable et immanquable à l’approche de la nouvelle saison et ce n’est pas notre montée en Nationale 2 qui nous fera changer d’habitude. On ne change pas d’habitude comme ça, surtout quand elle est bonne, quand elle sonne, quand elle ne triche pas. Car, à la prépa, point de tricherie. Tout le monde est au taquet, à fond la caisse (pour ceux qui en ont une), sans chichi et sans faire semblant. Le maitre incontestable de la prépa physique, le gourou du fractionné, l’expert du gainage, Michaël veille au grain pour permettre à nos équipes un début de saison le plus réussi possible. La bonne fréquentation des joueurs montre le sérieux avec lequel ils abordent la nouvelle saison et cela est très encourageant en vue de divers championnats et compétitions qui les attendent.

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Une bénévole en or

Fougères » au dos.

Des bénévoles en or, il y en a beaucoup au BCPF. Nous leur rendons hommage régulièrement dans les pages de Bad’news. Cette fois-ci, c’est le tour de Patricia, notre « ceinture noire » de la patience et de la débrouille, les deux qualités faisant partie du kit de survie associative. Toujours souriante et disponible ; jamais découragée quand il s’agit de remuer ciel et terre pour trouver des salles pouvant accueillir une étape de TDP ; gardienne de la plus pure tradition du TDP, sans contraintes et avec toute la souplesse possible nécessaire à la pratique du badminton, Patricia a su fédérer des bénévoles qui portent avec elle depuis de nombreuses années le Trophée de Pays Jeunes. Promise à une brillante carrière aux côtés de Teddy « Winner » et Julie Decosse, Patricia a quitté il y a six ans les tatamis pour les tapis verts. Elle a fait tomber son kimono comme d’autres font tomber leur chemise pour revêtir le polo blanc BCPF qu’il est toujours temps de commander pour 27€ TTC avec le flockage « Pays de

Bad’news : Comment se fait-il que tu sois venue au bad ? Patricia : J’ai fait du judo pendant de nombreuses années et j’y ai fait également du bénévolat. Mais, je ne me voyais pas être bénévole sans pratiquer et le judo devenait trop violent. Alors, je suis allée découvrir le badminton, à Saint Ouen des Alleux. Ça me convenait très bien. Je pouvais être active sur le terrain et dans la vie associative. J’ai commencé à faire du bénévolat à Saint Ouen avec notre dévoué et inoxydable président Stéphane Desrues et après, je me suis fait happée par Mike pour un engagement au BCPF. Il a un tel pouvoir de séduction sur les bénévoles qu’il est difficile d’y résister. Séduite donc par Mike et par le badminton, bien évidemment, je suis entrée dans le truc, je veux dire, dans le bénévolat au BCPF. Bad’news : Directement au Trophée de Pays ? Patricia : Oui, Mike a tout de suite senti que je pouvais y apporter quelque chose. Bad’news : Comment vis tu ton engagement bénévole au sein de la commission jeunes qui a en charge le TDP ? Es-tu toujours d’attaque, toujours motivée ou plutôt démotivée ? Patricia : Motivée quand même, même si parfois je dis que j’en ai marre parce que ça ne réagit pas du côté des assos. Ça rame toujours autant pour trouver les salles. Trouver une salle n’a jamais été facile. Avec les années, je constate que certaines associations sont de moins en moins actives ou réactives et pourtant une association ne peut pas vivre sans jeunes, alors je pense que nous devons tous nous sentir concernés par les actions qui leurs sont destinées. Bad’news : As-tu une recette pour faire venir des bénévoles dans le monde associatif ? Patricia : Si je l’avais…Je pense qu’il faut que ça soit des gens qui ont eu un vécu, qui ont été « contaminés » dans leur famille par le virus associatif. Il faut déjà être bénévole dans l’âme et ça, ce n’est pas donné à tout le monde. Je voudrais remercier justement les gens de différentes associations qui donnent de leur temps pour la commission jeunes. Merci aussi à ceux qui font passer le message auprès des jeunes de leur asso et bien sûr à ceux avec qui je collabore depuis plusieurs années – Didier, Miguel, Thierry, Marc, Patricia et Jean-Louis. Merci Patricia pour ton engagement auprès des jeunes du BCPF.

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3SB Section Sportive Scolaire Badminton La section scolaire du Lycée Jean Guéhenno de Fougères est déjà en pleine activité depuis le début du mois de septembre. Deux entrainements hebdomadaires, mardi et jeudi de 16h à 18h, complètent le dispositif mis en place par le BCPF pour offrir à nos meilleurs jeunes badistes ayant un vrai projet sportif un volume d’entrainement favorisant leur progression. Lucie, Manuella, Thomas, Nicolas ainsi que Simon et Ronan, arrivés cette année, peuvent s’entrainer jusqu’à 5 fois par semaine. Ça en fait du temps passé sur les terrains de bad…Mais, quand on aime, on ne compte pas.


Jean-Charles en Indo nésie Ça bouge à Saint Ouen !

Après 2 années passées à la présidence du « Volant Audonien », Gilles Flouriot tire sa révérence et passe la main à Stéphane Desrues. Le bilan du président sortant est plus qu’honorable : l’association a atteint cette saison 50 adhérents, l’équipe une a retrouvé la D4, le créneau jeunes « école de bad » affiche complet , l’association participe activement à l’organisation et à l’accueil des journées TDP jeunes. Nul doute que le nouveau président, le badiste de la première heure, le pionnier du badminton à Saint Ouen, l’homme par qui tout ou presque a commencé dans cette paisible bourgade à deux pas de la vallée du Couesnon, poursuivra sur cette belle lancée.

Jean-Charles, JC pour les intimes, la nouvelle recrue du BCPF, ne fait pas les choses à moitié et quand il décide d’améliorer son niveau de jeu et son physique, il s’en donne les moyens, quitte à aller à l’autre bout du monde, quitte à se priver de la grasse matinée et des croissants au petit déjeuner. Jean-Charles a passé cet été environ 1 mois à s’entrainer à Bandung, à 2h30 de Jakarta, la capitale de l’Indonésie. Il nous en fait un petit résumé: « La journée type se déroulait de la sorte, et cela tout le long du séjour : réveil 7h30 pour petit dej, ensuite début de la séance de 8h30 jusqu’à 11h30. La deuxième séance de la journée se situait aux alentours de 18h30/19h jusqu’à 22h environ. L’entre-deux séances était généralement la sieste, la sieste et encore… la sieste. Les séances du matin étaient les plus dures physiquement, on ne touchait que très rarement à la raquette de la séance, ou du moins si c’était le cas c’était seulement pour clôturer la séance pendant 30/45 minutes. Le physique c’était, beaucoup de déplacements (shadow), ou encore des parcours trainings ou bien même de la muscu. Le soir, c’était physique sur la première demi-heure voir 1ère heure, puis ensuite généralement plus axé sur du multi-volants, de la régularité, et généralement pour terminer du jeu. Cette séance du soir se déroulait, contrairement à celle du matin, avec des jeunes indonésiens de mon âge environ à +/- 2 ans d’écart. C’était un stage très éprouvant physiquement les premières semaines, le temps de prendre le rythme. D’une part la chaleur n’est pas la même dans la salle, mais le rythme et l’ambiance de travail qui règnent pendant l’entrainement n’est pas la même qu’en France. Contrairement au peu de bruit présent dans les salles pendant les entrainements en France, là-bas chaque exercice est accompagnés de cris d’encouragements, lors des smashs ou encore quand c’est dur physiquement, etc... Nous étions super bien accueillis par les autres joueurs, ils venaient vers nous et c’était vraiment sympa. Les jeunes dans notre centre étaient vraiment attachants. Certains ont quitté la famille depuis longtemps pour se consacrer pleinement au bad, et essayer, un jour, de quitter l’Indonésie pour jouer dans des clubs étrangers (Europe notamment) afin de mieux gagner leur vie. J’ai beaucoup d’Indonésiens avec qui je communique encore via Facebook, et je pense vraiment pérenniser nos liens, d’autant plus que je pense y retourner assez vite. »

Le CA a fait sa rentrée La première réunion de la saison 2013-2014 du Conseil d’Administration du BCPF a eu lieu fin août à Gosné. Bronzés, détendus, les tongs aux pieds et les lunettes de soleil au pif, les membres du CA se sont attelés avec verve et enthousiasme aux nombreux thèmes mis à l’ordre du jour en ce début de saison. Un barbecue et une dégustation des fidèles chips caramel beurre salé ont agrémenté le lancement de cette 11ème saison du BCPF. Vous trouverez les détails des délibérations sur le site internet du club à l’adresse : http://www.bcpf.fr/site_principal/club/organisation_bcpf/conseil_d_administration.html

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1er challenge Bad’escrime Par ces temps où on ne jure que par les énergies propres et renouvelables, il est déplacé d’afficher sur la place publique ses richesses en énergie fossile et ce n’est pas Vincent Placé, le député EELV qui nous dira le contraire. Nous, au BCPF, on n’a pas de pétrole, pas plus d’ailleurs qu’on n’a de salle spécifique de badminton, mais nous avons des idées, des tas d’idées qui engendrent des tonnes d’émotion et une certaine quantité de travail pour les bénévoles que je salue chaleureusement au passage. Voilà une belle introduction qui, entre nous, n’introduit pas grande chose et noie allègrement le poisson qui a failli filer à travers les mailles qui m’aillent du filet. Bref, je sens qu’on s’éloigne du sujet. Revenons donc à nos moutons qu’ils soient salés de près ou des prés salés. En cette fin de mois de septembre 2013, le Badminton Club du Pays de Fougères a organisé en collaboration avec le Cercle d’Escrime du Pays de Fougères un tournoi original et unique en son genre, associant deux sports de duel : le badminton et l’escrime. C’était une première départementale, régionale, nationale, voire mondiale. Des équipes mixtes composées à la fois des as de volant et des plus fines lames de l’Ouest se sont affrontées tout au long de la journée sur les pistes d’escrime et les terrains de badminton pour une cause humanitaire – soutenir deux associations : Vaincre la Mucoviscidose et Ted-dit Autisme du Pays de Fougères.

Un temps de démonstration du haut niveau d’escrime et de badminton a été proposé aux participants venus, malheureusement, trop peu nombreux pour l’occasion. Les plus jeunes ont pu s’initier au bad et à l’escrime sous le regard attentif et avisé des techniciens de chaque discipline. Des stands présentant les missions et les activités des deux associations partenaires de l’événement ont pu accueillir de nombreux visiteurs et les sensibiliser aux thématiques liées à l’autisme et à la mucoviscidose. Des élus locaux – Mr Louis Feuvrier maire de Fougères et M le député Thierry Benoit ont honoré de leur présence ce bel événement de la rentrée qui associe la pratique sportive et la cause humanitaire. La mobilisation d’escrimeurs et badistes du pays de Fougères a permis de faire de ce 1er challenge Bad’escrime une belle réussite. Merci à tous et RDV l’année prochaine.

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…et ça re-bouge à Romagné

Patrick Morlais vient de succéder à Gwendal Audusseau à la présidence de l’association de badminton de Romagné / Saint Sauveur. Ce jeune passionné de badminton (2 ans de pratique qu’il vente ou qu’il neige) n’a pas hésité une seconde, enfin, il a accepté courageusement et sans trop hésiter de devenir le troisième président dans l’histoire de Romagné. La décision était facile à prendre car Patrick a tout de suite senti qu’il était soutenu par toute une équipe de bénévoles investis dans l’association depuis sa création. Bon courage à Patrick et à son équipe.


Ces gens-là… …qui ont œuvré pour le badminton Nouveau look au BCPF Vous connaissez déjà surement les textiles BCPF destinés à éponger des hectolitres de sueur à l’entrainement ou à afficher fièrement l’appartenance au BCPF lors des tournois et manifestations sportives. Voici une petite nouveauté – la tenue BCPF de ville. Elle a été conçue par nos meilleurs designers spécialement pour vous, chers licenciés du BCPF, afin que vous puissiez témoigner au quotidien de votre passion pour le badminton et de votre attachement au BCPF. Toutes les associations y sont représentées. Désormais le BCPF sort des salles de sport et s’invite dans votre quotidien.

Si le BCPF occupe aujourd’hui une place de choix dans le paysage badistique breton, cela n’est certainement pas le fruit du hasard. Depuis sa création en juillet 2003, le BCPF et son projet de promotion et de développement du badminton dans le pays de Fougères sont portés par des gens exceptionnels, compétents, passionnés, qui ne ménagent pas leur efforts. Sylvain fait partie de ces bénévoles exceptionnels qui durant de nombreuses années ont donné de leur temps et de leur énergie, généreusement, sans compter, un comble pour un gestionnaire de métier. Bad’news a rencontré Sylvain pour évoquer avec lui les débuts du plus grand club de France. Bad’news : Tu étais au départ de la grande aventure « BCPF ». Quels étaient à l’époque tes engagements et tes responsabilités au sein du BCPF ? Sylvain : J’étais, avec Michaël et Christophe, à l’origine de la commission jeunes. J’ai pris logiquement la responsabilité de cette commission étant donné que je m’occupais déjà des jeunes à Fougères. Je me suis beaucoup investi dans les premiers Trophée de Pays Jeunes (TDP). L’objectif étant d’amener les jeunes des autres sections (associations) vers la compétition départementale. Le TDP jeune a très bien marché avec en moyenne une quarantaine de jeunes par trophée. C’était le premier axe de travail de la commission « jeunes ». Le deuxième objectif était la mise en place d’un créneau « élite » au niveau du BCPF, ce qu’on appelle aujourd’hui le « groupe avenir ». En s’appuyant sur l’élite jeune de Fougères on voulait y faire venir les meilleurs jeunes des autres sections (associations). Je me souviens, c’était les débuts de Margaux et Daniel. Bad’news : C’était aussi toi qui coordonnais les inscriptions et les déplacements sur les tournois départementaux jeunes… Sylvain : Oui, je centralisais toutes les inscriptions à la demande des organisateurs et j’organisais le covoiturage. Nous avions déjà à Fougères une certaine culture du covoiturage et il fallait la transmettre à d’autres sections. Il me restait encore un peu de temps pour pratiquer le badminton à mon niveau. J’étais capitaine de la première équipe de TDP adulte de Fougères. Bad’news : Tu étais déjà donc bien occupé et pourtant tu avais encore pris un autre engagement au grand désespoir de Valérie ton épouse. Sylvain : Tu veux parler de mes engagements au Codep ? Je les ai pris en 2003, pratiquement au même moment que ceux du BCPF. Il fallait que le BCPF ait un représentant au Codep et comme les candidats ne se bousculaient pas, j’y suis allé et j’ai pris la responsabilité de la commission « jeunes », pour changer. La commission « jeunes » s’occupait à l’époque surtout de l’organisation des tournois régionaux jeunes et c’était du boulot. L’internet n’existait pas et il fallait téléphoner aux joueurs sélectionnés. J’ai passé des soirées entières au téléphone. Il y avait aussi le Centre Labélisé d’Entrainement (CLE) et bien sûr l’Intercodep. Bad’news : Avec tout ça tu devais être bien occupé et pourtant, en 2004… Sylvain : …je suis aussi devenu le trésorier du Codep. Avec l’arrivée de Mélina et le début des emplois salariés au Codep il fallait quelqu’un de sérieux pour gérer les finances du Codep. J’ai consacré beaucoup, beaucoup de temps à cette époque au badminton. Il m’arrivait d’être vendredi à une réunion du Codep, samedi au TDP et dimanche au tournoi avec les enfants. Et puis j’ai gardé mon engagement à Fougères. Un agenda de ministre.

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Bad’news : T’imaginais-tu avoir un jour au BCPF une équipe en Nationale 2 ? Sylvain : A l’époque ce n’était pas la préoccupation du BCPF. C’était surtout le badminton pour tous et élites jeunes. De toute façon, les équipes adultes dans ce temps ne se mélangeaient pas entre les sections. L’équipe fanion était de Fougères, c’était une bande des copains. Personne ne cherchait à faire une équipe du pays avec les meilleurs de chaque section. De ce point de vue le BCPF a un peu évolué. Il y a aujourd’hui des équipes formées de joueurs de différentes sections. Cette ouverture est très positive.

Du côté de nos régionales…

Bad’news : Quelles sont les forces et les faiblesses du BCPF ? Sylvain : Les faiblesses sont surtout celles d’une « holding », le syndrome de taille avec les 12 sections. Ce n’est pas évident d’être engagé à la fois au BCPF et dans sa section. Il n’est pas facile de se sentir membre d’un seul club. Ce sont des grands événements comme la finale d’Intercodep qui permettent de fédérer et d’expérimenter le sentiment d’appartenance à un seul club. Moi, j’ai toujours dit qu’il fallait un seul club mais déjà à l’époque c’était compliqué. Je pense que BCPF, s’il continue à former les jeunes, à s’appuyer sur le travail dans les différentes sections, pourra être un jour un grand club de la N1. Bad’news : Quels bilan tires-tu de toutes ces années passées au BCPF ? Qu’est-ce que ça t’a apporté ? Sylvain : Ca m’a fait vachement de bien. C’est très riche. J’en garderai plein de souvenirs et des satisfactions comme l’organisation de la finale d’Intercodep qui, malgré quelques difficultés a globalement très bien marché et a été un moment fort de la cohésion au BCPF. C’étaient des années où tu te sens utile, tu fais avancer les choses et tu vois beaucoup de monde, tu crées des liens. Merci Sylvain

Tout vient à point à celui qui sait attendre… Ce jour-là, le jour de la fête des 10 ans du BCPF, Titouan n’avait qu’une seule idée en tête – échanger quelques volants avec Thomas, son joueur préféré de la N2. Mais, en arrivant à la salle de sport de Saint Jean sur Couesnon, sapé comme un François premier de Babolat vêtu, Titouan avait du mal à cacher sa déception – Thomas n’était pas au RDV. Déboussolé quelque peu car il y avait de quoi perdre le Nord, le Sud, l’Alsace et la Lorraine, la foi en l’homme, la boule et le fil et même son latin, Titouan décida d’élucider le mystère de la disparition ou devrais-je plutôt dire de la non-apparition de Thomas ce matin du 22 juin 2013. Une question s’est mise alors à trotter dans la tête de Titouan : « Est-ce que Thomas viendra jouer tout à l’heure ? » Avez-vous déjà vu une question qui trotte et de surcroît qui trotte dans la tête d’un garçon de 8 ans ? Ca n’annonce rien de bon surtout pour des adultes qui en sont les premières victimes. Cette question, Titouan la posa d’abord à son père, Jean-Philippe, puis à Mike et à Zbigniew censé avoir des informations de premier ordre au sujet du réveil de son fils Thomas. Rassuré qu’à moitié par les réponses des uns et des autres, Titouan retourna sur le terrain tout en gardant un œil sur la porte d’entrée. Il ne voulait pour rien au monde rater l’arrivée de Thomas. Sa patience a été récompensée. A 16 heures 15 minutes et 32 secondes précis l’équipe de la Nationale 2 a pénétré dans la salle de sport de Saint Jean. A la fois soulagé et fébrile si près du but, Titouan paracheva son échauffement et lança ensuite sans trembler un défi à Thomas. Ce fut un moment émouvant, une rencontre magique entre un gamin sur un nuage les yeux brillant d’étoiles et un grand gaillard touché par tant d’admiration.

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Deux équipes du BCPF sont engagées cette saison en championnat régional interclubs – la R2 avec des joueurs jeunes mais déjà expérimentés - Marie, Manon, Manuella, Joris, Gaëtan et David et la R3 de Marina, Benjamin, Aurore, Justine, Louise, Camille, Sébastien, Antoine, Ronan et Simon. Avec des objectifs et ambitions bien différents - le haut du tableau pour la R2 et le maintien pour la R3 – nos « R » ont réussi à garder les pieds sur terre sans se les prendre dans les tapis (il n’y en avait pas ni à Laillé ni à Saint Brieuc) lors de la première journée du championnat.

Ainsi, la R2 remporte ses deux rencontres (6-2 contre Quimperlé et 8-0 contre Lanester) et prend la tête du classement. La R3 s’incline 2-6 face à Damgan mais s’impose 5-3 face à Vannes. Des points précieux qu’il faudra accumuler tout au long de la saison pour assurer le maintien.


BCPF vs BABA On ne devrait parler que de ce qu’on a vu, ainsi on dirait sûrement moins de conneries. C’est évident ! Et qu’avons-nous vu ce samedi 14 septembre 2013 à Saint Georges de Chesné ? Deux belles équipes de badminton, une affiche qui faisait rêver nos supporters pas plus tard que la saison dernière, deux vielles connaissances dans un face à face amical, sans stress mais avec un objectif bien précis – préparer la saison 2013-2014 qui présente pour les deux équipes des enjeux importants : le maintien en N2 pour le BCPF et la montée en N2 pour Argentan. La rencontre a permis aux coachs et capitaines d’expérimenter les différents compos d’équipe et aux supporters, malheureusement trop

Le bad à fond… Jean-Philippe est un mordu de badminton, un passionné qui finira certainement un jour par avoir sa propre salle de badminton dans le jardin. Il s’entraine d’arrache-pied au club, au collège et ne rate aucun stage du BCPF. Et comme si ce n’était pas encore assez, il est prêt à partir à l’autre bout de la France, en Aquitaine, pour profiter des conseils de coachs chevronnés comme Nabil Lasmari, quadruple champion de France séniors en simple: 1998, 2000, 2002, et 2004. Jean-Philippe nous raconte ces 5 jours passés en compagnie d’une quarantaine de jeunes venus, comme lui, perfectionner leur badminton. « On est arrivé a 8H30 le lundi matin, nous nous sommes échauffés pendant une demi-heure avant de commencer une montante-descendante en continu jusqu’à midi: usant! Il y avait des jeunes de 9 a 17 ans. Il y avais vraiment du bon niveau: 1er de haute normandie, 1er de Poitou-Charentes, d’Aquitaine et j’en passe. On a repris à 13H et les coachs nous ont annoncé 2 groupes de jeunes répartis par niveau et par âges. Ensuite une ronde a commencé, c’est à dire que chaque matin et chaque après-midi le groupe 1 et le groupe 2 échangeaient des activités. En gros, pendant que nous faisions du bad, le groupe 2 pratiquait un autre sport. Nous terminions notre journée à 17h mais chaque personne avait une séance individuelle avec un coach durant le stage. Personnellement, j’ai travaillé mon revers avec Nabil le jeudi de 17H à 18H. Le soir, il y avait des veillées sympas composées de jeux marrants ou de questionnaires où l’on pouvait gagner des bonbons. Cette alternance entre le bad et un autre sport a continué tous les jours sauf le mercredi matin où nous sommes allés à la piscine. Le stage s’est terminé le vendredi par un tournoi de bad et sports-co ayant duré toute la journée. Au final, on avait 4H environ de bad par jour, plus 2H d’autres sports. Il y avait vraiment une très bonne organisation de l’emploi du temps, on avait jamais de blancs dans la journée sauf de 17H à 19H, où l’on pouvait récupérer, prendre une douche et autres... Les coachs étaient vraiment derrière nous et on sentait une réelle envie de leur part de nous faire progresser. Personnellement, je pense que j’ai progressé sur mes déplacements et sur l’application de mes gestes au filet et vu qu’on a énormément travaillé le physique je pense et j’espère avoir fait des progrès aussi à ce niveau-là ».

La taca-taca-tique du badiste… peu nombreux, de prendre la température de l’équipe 1 du BCPF à quelques jours de l’ouverture du championnat.

Sans être une partie d’échecs, une partie de badminton ne se résume pas au simple fait d’envoyer le volant de l’autre côté du filet. Le badminton nécessite une approche tactique et stratégique. Il faut être malin pour mettre l’adversaire dans le vent. Et pour le faire, les tactiques sont multiples. Aujourd’hui, nous allons aborder la fixation. Pour réussir une bonne fixation il faut scotcher l’adversaire dans un endroit bien précis. Pour y arriver tous les moyens sont bons et chacun peut laisser libre cours à son imagination. Il est cependant recommandé, par le manuel à l’usage du bon badiste, de laisser de côté le ruban adhésif, la pâte à fixe, la super glue et même la Maxiglue de Sader, le nec plus ultra, pour n’utiliser que la raquette et le volant. Thomas nous explique cette tactique : « Fixer, c’est envoyer plusieurs fois d’affilé le volant au même endroit. On peut fixer l’adversaire à n’importe quel endroit du court. Il s’agit de convaincre, de persuader l’adversaire qu’il a tout à gagner à rester au même endroit. Une fois pris au piège, une fois scotché dans le fond comme une mouche dans une toile d’araignée, comme une crevette au fond de l’épuisette, on lui porte le coup fatal. Car la fixation n’est pas une fin en soi. Elle est une ouverture, un avant-goût de ce qui va suivre. Elle fait partie de ces préliminaires qui nous permettent de conclure en beauté. Essayez la vous-même et vous serez vite fixés sur son efficacité. »

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Les « recrues » du BCPF Cette année, alors que l’équipe 1 du BCPF est montée en Nationale 2, deux joueurs ont rejoint nos effectifs : Jason Lucas et Jean-Charles Barbedette. Agé de 19 ans, originaire de Nantes, future horloger au bel avenir promis chez Rolex, fan d’Eminem et de Matt Damon, Jason s’inscrit dans la grande lignée des Lucas célèbres, aux côtés de Georges (que la force soit avec lui), Philippe (avec ou sans Laure) sans oublier l’héroïque et pleine d’imagination Lucas, fourmi malgré lui. Jean-Charles n’a rien à envier à Jason. Eco-gestionnaire en puissance, saint Hilairien de cœur, fin gourmet amateur de saumon fumé et de techno, à l’instar de son célèbre homonyme, du haut de son 1m91, J.C. multiplie les pains et les coups miraculeux sur le terrain. Bienvenue donc et bonne saison à Jason et Jean-Charles, respectivement Jazzy et JC pour les intimes.

Quand les grands aident les petits… L’autre jour…(merci à ODB pour ce merveilleux entame de l’histoire), je suis passé voir l’entrainement de L’Ecole de Bad de Saint Aubin du Cormier. La salle était pleine à craquer, remplie de petits bouts de chou, caillou, genou, hibou, bijou, joujou et pou, je ne peux pas m’empêcher d’enchaîner la liste, c’est plus fort que moi. Quelques parents, sagement assis dans les gradins, s’extasiaient la bouche ouverte devant la très chère chair de leur chair se débattant avec une raquette et un volant. Sur les terrains, des bénévoles s’afféraient pour guider les petits bouts de chou, caillou, genou, hibou, bijou, joujou et pou, ça revient, dans l’apprentissage des gestes et techniques badistiques. Et parmi ces bénévoles, j’aperçus Manon et Lucas, deux jeunes faisant partie du groupe « avenir » du BCPF, en train de donner un coup de main aux adultes encadrant les activités. Ils montraient aux tout petits comment bouger sur le terrain, comment tenir une raquette mais ils montraient avant tout à tout le monde qu’il était possible d’avoir dans le milieu associatif d’autres attitudes que celle d’un consommateur.

Nouvelles de la N2 Pour la première saison de son histoire, l’équipe 1 du BCPF défend ses chances dans le championnat interclubs de nationale 2. Ayant atterri dans une poule redoutable, l’objectif de l’année sera de se maintenir afin de continuer l’aventure dans cette division. En effet, la poule comprend deux grosses écuries que sont la Chapelle sur Erdre et Les Manchots de la Rade (Brest), qui fortes de plusieurs joueurs classés « élite » et de nouvelles recrues devraient se disputer la première place. St Barthélemy d’Anjou, Les-Ponts-de-Cé et Rostrenen, soit les trois autres adversaires du pays de Fougères sont quant à elles des équipes abordables, d’un niveau proche, et qui se battront surtout pour éviter la dernière place et le risque de relégation. La saison s’avère donc intense pour Justine, Mélanie, Margaux, Thomas, Jean-Charles, Jason et Daniel mais en raison de leur sur-motivation nul doute n’est permis quant à la réussite de l’équipe fanion du BCPF.

Le bad dans le Coglais L’association de Saint Etienne en Coglès compte parmi les plus dynamiques du Badminton Club du Pays de Fougères. Elle regroupe les passionnés de badminton dans le Coglais, de Saint Germain jusqu’à Saint Marc, de Coglès jusqu’au Tiercent. Il était donc tout naturel de proposer aux plus jeunes du Coglais de découvrir le badminton, cette discipline sportive qui est depuis 2 ans le premier sport scolaire en France avec plus de 168 000 pratiquants. Le BCPF propose cette saison plusieurs cycles de découverte du badminton dans les écoles primaires privées de Saint Brice, Saint Germain et Saint Etienne en Coglès. Des niveaux CE et CM sont concernés. L’animation est basée sur le programme de la Fédération Française de Badminton. Elle est assurée par Cyril qui est sur le pont depuis mi-septembre et à en regarder les enfants, cette initiative rencontre beaucoup de succès. Merci à Coglais Communauté qui nous a apporté son soutien via le contrat de territoire du Conseil Général d’Ille et Vilaine.

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Elle a d’ailleurs relativement bien entamé la saison par un match nul contre LesPonts-de-Cé, y laissant tout de même quelques regrets. La prochaine rencontre (J2) aura lieu le 9 novembre à 16h45, à domicile dans la salle de Justy Specker, contre les Manchots de la Rade. Un grand spectacle en perspective !


Le stage d’été Tout a commencé pour nos jeunes badistes – Paul, Gabriel, Lucas, Jean-Philippe, Raphael, Clément et Constance – par le plantage des sardines avec le maillet de Cro-Magnon. Cet exercice vital a rapidement laissé la place aux choses sérieuses : corde à sauter, shadows, diverses routines, abdominaux, dorsaux, gainage et matchs à thème sans oublier les déplacements à vélo qui ont donné lieu à des vraies bagarres, à des âpres explications entre hommes sur l’ultime bosse de 900m, hors catégorie à plus de 20% selon certains coureurs. Des vainqueurs, nous en avons connus beaucoup, mais le seul qui a tenu le coup, qui n’ait jamais viré de bord ni posé le pied par terre, s’appelait Gabriel. Le programme du stage a été riche et varié : les séances de badminton bien évidemment mais aussi la course d’orientation dans la forêt de Fougères, le Y golf, le VTT de 30 km en compagnie de Miguel, le basket, le cours de cuisine de Marie-France, l’astronomie avec la tête dans les étoiles, les jeux de société et les séances de hamac pour les plus fatigués. Merci à Cyril qui s’affirme comme le maître incontestable des stages jeunes.

Il n’y pas de mal à se faire du bien ! L’etiopathe est le mécanicien du corps humain. Douceur, précision, non-douleur et innocuité sont les maitres-mots de l’intervention de cet artisan aux doigts de fée, de ce dépanneur urgentiste qui vous remet d’aplomb en un quart de tour, sans piqûres ni traitement ni effets secondaires. L’etiopathe ne vous veut que du bien, alors, qu’attendez-vous pour lui confier vos vertèbres mal au point, qu’elles soient lombaires, dorsales ou cervicales ? Grâce au partenariat entre l’Ecole d’Etiopathie de Rennes et le Badminton Club du Pays de Fougères tous les licenciés du BCPF ont la possibilité de bénéficier gratuitement d’une ou de plusieurs interventions à la salle de Justy Specker de Fougères. Voici le calendrier : vendredi 18 octobre, 29 novembre, 13 décembre 2013 vendredi 24 janvier, 21 février, 7 mars, 4 avril, 16 mai, 6 juin TNJ du 25 au 27 avril Tournoi National les 24 et 25 mai

Pandi, panda… Ça y est ! C’est fait ! Après de longs mois de réflexion, après avoir examiné et étudié des propositions plus ou moins farfelues, plus ou moins poilues, les collectifs R2, R3 et N2 ont choisi leur mascotte. Ça sera donc un panda, un cousin très très lointain de la blanche hermine. Installé confortablement à la page 511 du Robert de poche 2008, juste entre une glande de l’appareil digestif et une épidémie qui atteint un grand nombre, le panda est en réalité originaire de Chine où il vit dans des régions montagneuses recouvertes de forêt d’altitude, comme Sichuan et le Tibet, entre 1800 et 3400 mètres. (Ça ne fait pas de mal un peu de culture) Le panda est loin d’être une craquante peluche végétarienne à la libido ramollo grignotant paisiblement des tonnes de bambou durant des heures entières. Avec sa souplesse digne du grand écart de notre Juju nationale, avec son sixième doigt très pratique pour saisir les tiges de bambou ou…une raquette de badminton, avec son pelage épais qui fait jalouser notre président, le panda a été destiné tout naturellement à devenir la mascotte du BCPF pour les 30 prochaines années, la durée de vie d’un panda en captivité. A moins que le nôtre, nourri aux galettes et au cidre, fasse mentir les statistiques. L’avenir nous le dira.

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Le bad sur le divan Absorbé par les entrainements, championnats et tournois, le badiste fait son possible pour améliorer sa performance sportive. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut le réduire à un tas de muscles gonflés par une ambition sportive sans limites. Le badiste est un être sensible, habité par ce conflit intérieur vieux comme le monde entre la pulsion de vie et la pulsion de mort, « travaillé » la nuit par les rêves, l’inconscient et les questions qui l’empêchent de dormir. En voici une qui doit vous turlupiner aussi : Faut-il « tuer » son coach pour ne faire qu’un avec le sport tant aimé ? C’est Jean, étudient en psychologie et fils spirituel de Lacan qui tentera d’y répondre. « Le coach, véritable figure paternelle, guide le badiste à l’entrainement, le fait progresser, accompagne telle une mère-poule l’éclosion de son talent, le fait naître comme Socrate avec sa maïeutique (l’art d’accoucher la vérité). Le coach représente bien souvent un soutien crucial en match en apportant un point de vue extérieur salvateur lors des situations compliquées. Un lien fort se tisse entre le coach, le joueur et le badminton. C’est une espèce de triangle œdipien badistique dont la résolution ne peut être que bénéfique pour tous les protagonistes. Alors, que l’inconscient nous murmure tendrement à l’oreille : débarrasse-toi de ce vieux grincheux qui est un obstacle entre toi et ton sport, la loi nous impose le respect du rôle et de la place de chacun. En intégrant les limites que le Surmoi nous impose, le Ça va beaucoup mieux et le Moi peut construire désormais sa propre personnalité badistique » C’est clair, non ?

Les légendes du bad by Daniel Roszczypala C’est à la sortie de l’open d’Indonésie de 2013 que le prince indonésien du badminton, Taufik Hidayat, s’est retiré de la compétition internationale ; mais son nom restera gravé dans la mémoire du monde du badminton comme étant celui d’une vraie légende. Né à Bandung en 1981, Taufik arrive rapidement à percer et devenir un des joueurs les plus prometteurs d’Indonésie et s’impose ensuite comme un des meilleurs joueurs mondiaux. En effet, en 2000 il occupe temporairement la place de numéro 1 mondial, à l’âge insolent de 19 ans. Il est pourtant encore souvent effacé par d’autres grands joueurs plus expérimentés lors des plus importantes compétitions de la scène internationale. Son parcours devient historique lorsqu’en 2004, il fait sensation en remportant les jeux olympiques d’Athènes en simple. Et les nombreuses larmes de joie versées en ce jour de sacre par le jeune héros indonésien, larmes partagées par son pays tout entier, n’auront d’autres effet que de lancer son histoire, et de le persuader de ne pas s’arrêter en si bon chemin. L’année suivante, il remporte le championnat du monde sur le sol américain, faisant de lui un des seuls joueurs à avoir remporté les deux compétitions de plus grandes envergures. Les années passant, il ne réussira pas à renouveler ses exploits de 2004 et 2005 et devra se contenter la plupart du temps des goûts de l’argent et du bronze. Il a cependant accompli l’extraordinaire record d’avoir remporté l’open d’Indonésie, ce tournoi qui lui est si cher, à 6 reprises. Mais la légende de Taufik Hidayat s’est construite autant par son impressionnant palmares que par la qualité de son jeu qui n’a cessé d’impressionner et d’inspirer les badistes du monde entier. Cet homme, dont on dit qu’il donne l’impression que le badminton est facile, est sans aucun doute un des meilleurs techniciens de tous les temps. Réputé pour avoir le meilleur revers fond de court du monde (avec un record de vitesse à plus de 310km/h) il a toujours su s’attirer le soutien du public grâce à la beauté de « son badminton ». Aujourd’hui à la retraire, et marié à la fille de l’ancien ministre du gouvernement indonésien, Taufik vit comme une des plus grandes stars du bad. Il reste très actif quant au développement de ce sport dans son pays. Il a notamment ordonné la construction de la « Taufik Hidayat Arena », un complexe géant visant à offrir les meilleures conditions d’entraînement aux jeunes espoirs d’Indonésie. Et s’il s’est retiré des cours, son nom n’est pas près d’être oublié. 

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L’équipe de la rédaction vous remercie Responsable de la publication :

Ont collaboré à ce numéro :

Sylvain Simonot Daniel Roszczypala Retr Mise en page : Jean-Philippe Loisel ouve z David Roszczypala Marie-Odile Reniero sur nous Thomas Roszczypala Cyril Bouvet Arnaud Hingant Patricia Vautier Jean de Montigny Envoyez-nous Jean-Charles Barbedette Christèle, Sandrine, Olivier de Parigné vos remarques, suggestions,

Zbigniew Roszczypala

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propositions d’articles à : bulletin@bcpf.fr

V&B&BCPF Voici un partenariat qui pourrait susciter chez nos amis plus ou moins anonymes quelques doutes et interrogations au sujet de la pertinence d’un tel soutien à la pratique sportive du badminton de haut niveau. Je tiens à rassurer illico presto tous ceux pour qui l’eau ferrugineuse est de loin la meilleure boisson des sportifs – nos joueurs « carburent » tous sans exception à l’eau de source premier prix, riche en minéraux et oligo-éléments, parole de président. Je conseille donc, aux plus sceptiques et incrédules d’aller vérifier euxmêmes au 9, rue des Français libre, au-dessus de Buffalo Grill. Vous n’y croiserez jamais, oh grand jamais nos joueurs, Dieu nous en garde (au frais). Par contre, vous y trouverez un accueil chaleureux et un grand choix de vins et de bières de qualité à déguster avec modération, bien entendu.

Ce bulletin a été imprimé par nos soins. Ne pas jeter sur la voie publique.

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