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COMITE:  

 

 

 

Le  Conseil  de  Sécurité  

ISSUE:    

 

 

 

La  Situation  de  Côte  d’Ivoire  

MEMBRE  DE  L'ETAT  MAJOR:    

Billur  Bektas    

POSITION:  

Présidente  

 

 

 

 

Introduction    

La République de Côte d’Ivoire qui se situe en Afrique de l’Ouest continue à subir une

sorte de malédiction à la fois économiques, politiques et sociales depuis le septembre 2002 où le coup d’état militaire par les soldats du nord de la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire, ancienne colonie de France, est un des exemples parmi les anciennes colonies du 19 ème siècle qui semble soumise à la même fatalité et aux mêmes problèmes. Avant la guerre civile ivoirienne, on appelait ce pays-là ‘Le Miracle de L’Afrique’ car il produisait 40% de cacao et de pétrole du monde entier. Néanmoins, maintenant les statistiques nous montrent que le « Miracle » est devenu « L’enfer » de l’Afrique. À Duekoue, 800 civils ont été massacrés, 900000 personnes se sont déplacées et environ 135 000 personnes sont réfugiées au Libéria selon les estimations du « Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ». Le devoir des délégués du Conseil de Sécurité de MFINUE 2011 est de changer la fatalité du peuple ivoirien, de construire un gouvernement stable et de développer les conditions socio-économiques. Dans ce rapport, on va examiner l’histoire actuelle, les causes et les conséquences de la situation de la Côte d’Ivoire, les relations entre les autres pays et les tentatives des Nations Unies pour résoudre ce problème.

Définition  des  Termes  Clés   Le  Coup  d’État  :   Le coup d’état est un bouleversement du pouvoir par une personne ou par une force militaire d’une façon illégale et violente. Parfois le coup d’état est une action nécessaire pour la réforme mais en même temps c’est un acte qui cause une grande régression économique, sociale et politique. Donc ce n’est pas une solution préférable mais on voit beaucoup d’exemples de coups d’état dans le monde.

 


La  Guerre  Civile  :   Puisque le mot “guerre” est réservée pour un conflit armé international, selon le droit de la guerre on utilise l’expression “conflit armé non international” pour une guerre dans un état entre deux groupes armés ou bien entre l’armée du pouvoir et un groupe armé. La guerre civile peut être causée par des disputes entre deux ethnies et en général, c’est le cas. Elle est en général initiée par un groupe contre un autre.    

Aperçu  Général   Le  Coup  d’État  :   Afin de comprendre les événements, il faut observer le milieu ethnique de la Côte d’Ivoire. En effet, la guerre civile a démarré à cause de la différence ethnique entre le nord et le sud. Le sud est chrétien et « ivoirien » (selon leur expression), par contre le nord est musulman. Le nord est représenté par Laurent Gbagbo et le sud est représenté par Alassane Ouattara. En 2000, quand la candidature de l’ancien président du nord, Laurent Gbagbo, pour le nouveau gouvernement a été empêché par Alassane Outtara, les soldats du nord ont fait le coup d’état du septembre 2002. Le problème était que Alassane Outtara était d’origine Burkina Faso et que la loi interdisait une candidature d’un étranger. Donc les premiers conflits ont commencé. La France a envoyé des armées supplémentaires afin de séparer les deux groupes en coopérant avec la CEDEAO (La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest). Cette action a évité un conflit plus grave mais la question: “Est-ce que c’était une solution efficace et sans intérêt?” Avec le cessez-le-feu entre les deux leaders, l’armée du nord a été désarmée et donc les élections ont été remises à plus tard.

Les  Actions  du  Conseil  de  Sécurité: Le 4 Avril 2004, Le Conseil de Sécurité a adopté l’opération de maintien de la paix,

l’ONUCI, avec la coopération de CEDEAO et le soutien des forces françaises dirigées par Licorne. Néanmoins, ce processus a été bloqué par les parties ivoiriennes en rompant le cessez-lefeu. Pendant les conflits 8 soldats français ont été tués et donc le Conseil de Sécurité a pris la décision d'établir un embargo sur les armes et de prendre des sanctions individuelles. En plus, il a renforcé les activités de l'ONUCI.

 


L’Accord  Politique  d’Ouagdougou: Le 4 Mars 2007, Le Président Laurent Gbagbo a signé un accord sous la protection de CEDEAO avec le leader des Forces Nouvelles du nord, Guillaume Soro, pour garantir qu’il n’offre pas sa canditature pour la Présidence. Par conséquent, Guillaume Soro est devenu le Premier Ministre du gouvernement.

La  Nouvelle  Election  :     Le 31 Octobre 2011, le premier tour des élections a été conclu par la victoire de Laurent Gbagbo qui a reçu 38% des voix contre Alassane Ouattara qui a reçu 32% des voix. Après, le deuxième tour des élections a été réalisé sous le contrôle des Nations Unies et de la Commission électorale indépendante qui a déclaré la victoire d’Alassane Ouattara avec 54% des votes au total. Néanmoins, les résultats n’ont pas été reconnus par le Conseil constitutionnel qui a annoncé la victoire de Laurent Gbagbo mais le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies (RSSGNU), M. Choi, et donc les Nations Unies et La communauté internationale (L’Union Africaine, L’Union Européenne, La France, La CEDEAO) ont reconnu Alassane Ouattara comme le Président de la Côte d’Ivoire. Donc, Laurent Gbagbo a déclaré sa présidence à son propre gouvernement et il a fait un boycott de L’Hôtel du Golf dans lequel le nouveau président et le gouvernement légal habitaient. Par conséquent, La France, Les Etats-Unis, le Canada et L’Union Africaine ont pris des sanctions contre Laurent Gbagbo. En revanche, Laurent Gbagbo a accusé la France d’être intervenue dans les élections et il a demandé aux Nations Unies la mise en place d’une commission internationale pour examiner la situation mais les Nations Unies ont donné du temps à Laurent Gbagbo pour revenir en arrière et le Conseil de Sécurité a donné la permission à l’ONUCI d' « utiliser tous les moyens nécessaires pour s’acquitter de la tâche qui lui incombe de protéger les civils [...], y compris pour empêcher l’utilisation d’armes lourdes contre la population civile », le 30 Mars 2011.

La  Guerre  Civile  et  le  Massacre  à  Duékoué  :   La guerre civile qui est devenue plus enflammée après les élections, n’a pas cessé après les forces de l’ONUCI. Le premier principe des forces des Nations Unies était de maintenir la paix mais on ne peut pas facilement dire qu’ils ont réalisé cette mission car ils sont entrés dans la guerre pour une partie contre une autre. Ils ont bombardé le domicile de Gbagbo. Ils ont aidé l’armée d’Ouattara. Entre le 29 et le 30 Mars 2011, un massacre s’est réalise alors que les Forces


Républicaines prenaient la ville. 816 personnes ont été tuées et on ne connait pas exactement le responsable de ce massacre bien qu’il y ait des accusations cotre les forces d’Ouattara et les forces de l’ONUCI. Selon les estimations, les victimes ont été particulièrement choisies car la majorité appartenait à l’ethnie Guéré. Le 11 Avril 2011, Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces Républicaines. Hilary Clinton a dit : « L’arrêt de Gbagbo est un message pour tous les dictateurs. » Maintenant, la Côte d’Ivoire souffre de la famine, de la pauvreté, des maladies infectieuses, etc.

  Les  Conséquences  de  la  Guerre  Civile  :   Maintenant, la Côte d’Ivoire souffre de la famine, de la pauvreté, des maladies infectieuses, etc. Du côté économique, toutes les usines ont été fermées. Les investisseurs français sont partis. Les commerçants du port Abdijan (un ville ivoirienne) ont craint pour la sécurité de leurs biens. 49% de la population ivoirienne vit en-dessous du seuil de pauvreté. 900000 personnes se sont déplacées et environ 135 000 personnes sont réfugiées au Libéria selon les estimations du « Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ». Les hôpitaux sont détruits et les réserves de médicament épuisées. Bien que Ouattara ait pris le pouvoir , on ne peut pas dire qu’il y ait un gouvernement stable qui assure la sécurité du peuple et une démocratie totale. Maintenant, la Côte d’Ivoire reçoit les aides de l’ONG Action Contre la Faim, Secours catholique, l’ONG Pharmacie et Aide Humanitaire. Pour mieux comprendre ces conséquences vous pouvez regarder cette vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=XOb4Xb-B7kU

Pays  et  Organisations  Concernées   La  France  :   Étant l’ancien colonisateur de la Côte d’Ivoire, La France a un rôle important et discutable dans cette situation. La force française a franchi les frontières ivoiriennes pour maintenir la paix mais en considérant la guerre civile enflammée, le massacre et les conflits qui ne peuvent pas être empêchés par les forces, on se pose cette question : « Est-ce que la France avait seulement un seul intérêt : la paix ? » Avant que Gbagbo soit arrêté, la France a pris des sanctions économiques mais après son arrestation et le massacre, elle a procuré une aide de 200 000 euros.

 


Le  Libéria  :     C’est le pays voisin de la Côte d’Ivoire qui reçoit les réfugiés. Donc c’est le pays qui est touché le plus par cette situation après la Côte d’Ivoire.

Les  États-­Unis:   Les États-Unis défendaient aussi la présidence d’Ouattara. Ils ont pris des sanctions contre Gbagbo. En plus Hilary Clinton a dit : « L’arrêt de Gbagbo est un message pour tous les dictateurs. » En disant cela, les États-Unis ont donné un message aussi au « Printemps Arabe » et aux autres dictateurs.

La   Communauté   économique   des   États   de   l’Afrique   de   l’Ouest  (CEDEAO):   Dès le début de la guerre civile et des conflits, CEDEAO était au premier plan des événements. La communauté a essayé de faire cesser les conflits entre les forces du nord et du sud en coopérant avec les forces françaises mais on ne peut pas dire qu’ils aient réussi. La communauté a aussi mis des embargos pour que le nouveau président prenne le pouvoir.

Implication   de   l'ONU,   des   Traités   et   Résolutions   Concernées   Le Conseil de Sécurité la résolution 1528 du 27 février 2004: “Ayant considéré que la situation en Côte d’Ivoire continuait de menacer la paix et la sécurité internationales de la région et agissant en vertu du Chapitre 7 de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité a, aux termes de sa résolution 1528 du 27 février 2004, décidé de créer l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) à compter du 4 avril 2004.”

Le

Conseil

de

Sécurité,

la

résolution

1962,

20

décembre

2010:

https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/bulletin.asp?liste=20101223.html Le Conseil de Sécurité, la résolution 1975, le 30 mars 2011: http://monde.fil-info-france.com/resolution_1975_cote_d_ivoire_conseil_securite_onu.htm


Solutions  Possibles   Premièrement, il faut trouver des solutions aux problèmes politiques. Maintenant, la Côte d’Ivoire possède un gouvernement et un président mais le problème c’est : « Est-ce que ce gouvernement est stable et est-ce qu’il y aura une autre tentative de coup d’état ? » Pour la première étape, il faut assurer un gouvernement stable et il faut assurer un système démocratique jusqu’aux prochaines élections. La construction d’une commission indépendante peut être une solution. Il faut aussi empêcher les conflits possibles entre le nord et le sud. Deuxièmement, il faut examiner le massacre de Duékoué. Il faut faire une enquête pour déterminer le vrai « coupable » de ce massacre ou bien s’il y un « coupable ». Une autre question, c’est « Est-ce que la force de Nations Unies a fait un crime contre l’humanité en essayant de maintenir la paix ? » Ma recommandation pour les délégués, c’est de ne pas décider d’envoyer des forces des Nation Unies à nouveau pour assurer la sécurité du peuple ivoirien car ce n’est pas une varie solution efficace. Troisièmement, il faut trouver des solutions à court terme pour le peuple qui est en train de souffrir à cause des conséquences de la guerre civile. Demander de l’aide aux ONGs est une solution mais ce ne sera pas une solution à long terme. Pour un développement économique, il faut que les investisseurs étrangers soutiennent le gouvernement ivoirien pendant que ce dernier assure la sécurité sur les ports et sur les routes des commerçants. La Côte d’Ivoire possède une grande réserve de pétrole et donc, cela intéresse beaucoup les pays développés. Il faut faire le commerce de ce bien sans être manipulé par ces pays-là. C’est à vous de décider si c’est possible dans ce monde. Quatrièmement, il vaut mieux que Ouattara n’aide pas seulement le peuple au nord du pays mais il faut qu’il aide le peuple qui soutenait Gbagbo. Comme Daniel Bekele, Directeur de la division Afrique à Human Rights Watch a dit: “Le gouvernement Ouattara a pris des mesures louables pour poursuivre en justice certains dirigeants du précédent régime, dont Gbagbo luimême, qui selon des éléments de preuve crédibles auraient commis des crimes graves. Cependant, la justice doit être au service des victimes des deux bords qui ont vu leurs proches être tués ou dont les maisons ont été incendiées, et ne peut être un outil au seul service des vainqueurs.” Pour finir, je voudrais ajouter que toutes ces solutions sont recommandées pour vous indiquer un chemin. C’est à vous de choisir de les utiliser ou non.


Bibliographie http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-­zones-­geo_833/cote-­ivoire_339/index.html   http://www.lemonde.fr/afrique/portfolio/2010/12/06/cote-­d-­ivoire-­la-­situation-­ risque-­de-­basculer-­en-­confrontation-­directe-­entre-­militaires_1449787_3212.html   http://www.cmscedeao.org/ecowas/about-­ecowas/   http://www.sadikcan.com/fildisi-­sahili-­ve-­fransa.html   http://www.hrw.org/fr/news/2011/10/06/c-­te-­d-­ivoire-­l-­instauration-­d-­une-­ justice-­impartiale-­constitue-­un-­test-­pour-­ouattar   http://www.hrw.org/fr/node/102171   https://www.cia.gov/library/publications/the-­world-­factbook/geos/iv.html   http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/04/07/massacre-­a-­duekoue-­une-­ enquete-­impartiale-­de-­la-­justice-­internationale-­est-­necessaire_1504568_3212.html   http://www.youtube.com/watch?v=XOb4Xb-­B7kU   http://www.voanews.com/english/news/africa/US-­Gbagbo-­Capture-­Sends-­Signal-­to-­ Tyrants-­119608334.html          


La Situation en Côte d'Ivoire