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CULTURE

vendredi 14 février 2014 www.metronews.fr

une foule de détails pour les aficionados de Star Wars. DR

Le jour où j’ai résisté au côté obscur de la Force Exposition

Décollage immédiat. Direction : la

Cité du cinéma, à Saint-Denis, où s’ouvre à partir de demain l’exposition « Star Wars identities ». Avant de commencer cette aventure interactive de 2 000 m2, je passe par la case accessoires : bracelet, pendentif et écouteurs. Grâce à eux, je pourrai me connecter aux bornes qui permettent à chacun d’imaginer son propre per-

sonnage de la saga. Une fois équipée, j’entre dans la galaxie imaginée par George Lucas. Dès la première pièce, les fans sont comblés. Derrière une vitrine trônent les costumes de R2-D2, de C3P0 et d’autres robots. Je suis déjà invitée à choisir mon espèce. Adieu banals humains, bonjour poilus Wookies. Dans les espaces suivants, je m’identifie en tant que fille, je choisis la couleur de mon pelage

et le caractère de mes parents. En parallèle, je regarde des vidéos sur l’enfance de Luke et d’Anakin, sur l’influence de leur environnement respectif.

Un niveau de détails hallucinant

L’analyse se veut sérieuse avec la caution de scientifiques, dont des neuropsychologues. Un peu trop didactique à mon goût. Je préfère admirer une sculpture de Han Solo

figé dans un bloc de carbonite, la marionnette de Yoda ou de grandes maquettes de vaisseaux. Navette impériale ou destroyer, le niveau de détails est hallucinant. Je continue également à construire ma nouvelle identité. Je choisis d’habiter à Tatooine et d’ouvrir une académie de combat interstellaire. Classe ! Au chapitre professionnel, j’opte, en toute modestie, pour le métier de sénateur. Trop vite arrive la salle des Jedis et surtout de Dark Vador, des statues de taille réelle auréolées de néons rouges et bleus du plus bel effet. Enfin, je suis confrontée au choix ultime : accepter ou rejeter l’offre de l’empereur. La tentation est grande mais je décide de me ranger du côté du bien. Dans la dernière salle, mon profil apparaît alors au milieu des étoiles. Il est déjà temps de revenir sur Terre et d’émettre deux bémols : le tarif un peu excessif, voir prohibitif pour une famille nombreuse, et le risque de galère galactique pour accéder aux bornes en cas d’affluence. §judiTh korbEr

La chronique d’Aïda Touihri

Cécile Nougaro, au nom du père Elle a franchi la porte presque en s’excusant. Voilà bientôt dix ans, le 4 mars, qu’a disparu Claude Nougaro. Cécile, sa fille, est son aînée. Toutes ces célébrations autour de l’anniversaire la dépassent un peu. Pendant longtemps, cette femme est restée d’une absolue discrétion. La gloire, elle l’avait connue malgré elle, toute petite déjà. Combien de bébés ont été baptisés comme elle dans les années 1960 grâce à « Cécile ma fille » ? Cette fille a mis du temps à prendre la mesure de cette déclaration d’amour. Comme si elle était trop grande pour elle. Etrangement, les premiers souvenirs qui lui reviennent sont des moments de cinéma, lorsqu’il l’emmenait voir des films de karaté. Lui, pudique. Elle, mutique. Ce lien qui les unissait avait quelque chose de sacré, presque secret. Elle sentait bien qu’il s’en voulait de repro-

duire le schéma de ses propres parents, toujours en tournée. Cécile n’en a pas aujourd’hui. « C’est peut-être ce qui m’a poussé à vendre l’appartement du quai de Tounis à Toulouse. » C’est là qu’il vivait avec Hélène, sa dernière épouse. Toutes deux ont voulu offrir à Claude Nougaro une maison qui lui ressemble, dans sa bonne ville de Toulouse. Un lieu de rassemblement pour les habitants, un espace culturel d’échanges, un lieu pour se restaurer aussi – il aimait la bonne chère, glisse Cécile avec un sourire. Sept ans après s’être installée dans la Ville rose, elle a fini par la trouver cette « maison Nougaro », tout près du quartier des Minimes, où il est né. Et devinez quoi ? C’est une péniche. Au bord de la Garonne.§ Retrouvez Aïda Touihri dans « Grand Public » demain à 14 h 50 sur France 2 ou en rediffusion mercredi à minuit.

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