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Soleil

Lever : 8 h Coucher : 18 h 9

lune

Lever : 18 h 3 Coucher : 7 h 17

INFOS PRATIQUES Santé : • La pharmacie Guelton & Attias assurera

une garde de nuit à partir de demain et jusqu’au 21 février inclus. 5 cours SaintLouis, Marseille (Ier). Tél. : 04 91 54 04 58. • A compter du 17 février, les urgences spécialisées de la main ne seront plus reçues à l’hôpital de la Conception mais à la Timone 2.

Solidarité : Action contre la faim recherche des bénévoles pour animer des séances de sensibilisation dans les écoles. A l’issue de ces séances, chaque élève sera invité à trouver des sponsors dans le cadre de la Course contre la faim (16 mai). VOS Rédaction : Eric Miguet CONTACTS eric.miguet@metronews.fr Publicité : Edouard Huillet

edouard.huillet@metronews.fr

vendredi 14 février 2014 www.metronews.fr

Roms : le préfet dans le collimateur de la mairie Marseille

Une première. La municipalité de

Marseille a décidé d’assigner devant le tribunal le préfet des Bouches-du-Rhône concernant trois campements illégaux. Une décision motivée par le « non-respect des décisions de justice », déclare Roland Blum, le premier adjoint UMP. Dans son viseur, trois terrains. L’un appartient à la Ville, les autres à la communauté urbaine et à Réseau ferré de France. Dans ces trois cas, le juge des référés a déjà prononcé des ordonnances d’expulsion. Mais problème selon l’élu, « le préfet refuse de recourir à la force publique, ce qui fait que l’action de la justice est totalement paralysée ». Assez « irrité » par cette situation, Roland Blum estime que le «laxisme préfectoral met en jeu la vie des Roms stationnés sur ces endroits».

trois campements de Roms sont sous le coup d’une décision de justice. ici, le camp de la capelette à Marseille. © E. M./METronEwS

Egalement mobilisée, la députée UMP Valérie Boyer ajoute que cela pose « un gros problème de tranquillité publique ».

Jusqu’à 1 000 euros d’astreinte

Trois requêtes ont ainsi été déposées. Si le juge suit ces demandes, l’Etat pourrait donc être contraint à payer une amende de 500 à 1 000 euros par jour en cas de non-recours à la force publique. « Cette action

est purement électoraliste, dénonce Jean-Paul Kopp, président de l’association Rencontres tsiganes. Lors d’une réunion en décembre, le préfet avait acté la suspension des expulsions durant l’hiver. Un élu municipal était présent mais il n’a rien dit.» « On ne veut pas faire de l’électoralisme, nous souhaitons juste répondre aux attentes des riverains», se défend Roland Blum. §éRic Miguet

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