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jeudi 25 avril 2013 www.metrofrance.com

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Jeunes & Handicap 24 juin 2013

Handicap : ça avance ! Publiques ou privées, les entreprises sont aujourd’hui de plus en plus préparées pour accueillir des personnes handicapées. En particulier, elles sont en quête de jeunes pour lesquels les stages et l’alternance sont de réels leviers d’intégration. Réalisé par Metro Advertising Solutions

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es jeunes en situation de handicap « sont extrêmement inquiets sur la capacité du monde économique et social de les accueillir», constate Boris Bertin, délégué général de l’Arpejeh (Accompagner la réalisation des projets d’études de jeunes élèves et étudiants handicapés), association créée en 2008. « Ils sont rassurés lorsqu’ils rencontrent des collaborateurs qui s’investissent pour les accueillir dans les entreprises adhérentes. Tous les jours, nous constatons les vertus de ces dispositifs.» Les entreprises privées et publiques sont de plus en plus nombreuses à s’investir pour accueillir des jeunes en situation de handicap. Elles ouvrent en particulier leurs portes aux jeunes alternants, favorisant ainsi la formation de ces personnes qui n’ont bien souvent pas pu suivre une scolarité sans encombre. L’atout de L’aLternance : un pas vers L’entreprise Les premiers rendez-vous à ne pas manquer pour rassurer et attirer ces jeunes vers les entreprises sont les rencontres avec les professionnels qui viennent présenter leurs métiers dans les établissements. CSe sont aussi et surtout les premiers stages à réaliser, à savoir les stages découverte professionnelle de troisième. «Le handicap n’est pas un projet de vie. Nous leur proposons d’élaborer un projet professionnel, un projet qui n’est pas fondé sur le handicap», souligne Boris Bertin. Le meilleur dispositif pour élaborer ce projet pas à pas, c’est l’alternance. Une chance pour les 1950 personnes qui en ont bénéficié en 2012. Car, s’ils ne sont pas systématiquement embauchés en CDI par l’entreprise qui les a accueillis, la moitié d’entre eux décroche un CDI moins de 6 mois après la fin de la formation. Alors que moins d’un tiers des jeunes en situation de handicap décroche un job hors parcours d’alternance. Pour bénéficier de cette réussite, encore faut-il déclarer son handicap afin de suivre le parcours fléché. Une déclaration qui ne devrait plus poser problème de nos jours. «La première fois que j’ai parlé de mon handicap, les portes se sont fermées. Depuis, de nouvelles lois sont passées et j’ai eu beaucoup plus de propositions, se souvient Soumia Manouf, assistante d’équipe technique chez RTE. Maintenant, c’est presque devenu un avantage!»

« Le handicap n’est pas un projet de vie. Les jeunes doivent élaborer un projet professionnel qui n’est pas fondé sur le handicap. » Boris Bertin, délégué général de l’Arpejeh

avis d’eXperts

«En matière de handicap, la question du sourcing des candidats doit être appréhendée de manière différente. Nous intervenons auprès des entreprises et des écoles, en amont, pour établir des rencontres plus qualitatives.» Audrey Sénépart, directrice associée de Diversidées. «La première chose que vous dira un recruteur est que 80% des personnes en situation de handicap n’atteignent pas le niveau bac. C’est faux. Ce chiffre ne tient pas compte de tous les jeunes qui parviendront à mener leur projet scolaire sans jamais déclarer leur handicap. Par peur d’en parler ou par méconnaissance.» Yohanna Chemouny, directrice associée de Diversidées. dossier réalisé avec le concours de diversidées, agence de conseil global en diversité & handicap, qui intervient auprès des entreprises dans le conseil rH, la formation et la sensibilisation. www.diversidees.com

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