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lundi 24 juin 2013 www.metronews.fr

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DIAPORAMA

BUZZ

Courtney Love, la veuve de Kurt Cobain, a autorisé Jay-Z à utiliser les paroles de « Smells Like Teen Spirit », le tube de Nirvana. Sacrilège ? Peut-être pour sa fille, Frances Bean…

exposition

Monsieur et madame West ont une fille. Comment s’appellet-elle ? North parce que North West. Le bébé de Kim et Kanye n’est pas le seul enfant de star à se coltiner un prénom farfelu… RetRouvez les images de ces

familles oRiginales suR metronews.fr/prenoms

la scénographie du musée Abba à stockholm plonge le visteur dans les sixties et les seventies. JeSSiCA Gow/AP/SiPA

Bienvenue chez Abba ÉvÉnement. Le musée Abba a ouvert ses portes à Stockholm, en Suède. Metronews l’a visité pour vous. RepoRtage. Que l’on soit fan ou non du groupe, impossible de ne pas se prendre au jeu de cette expérience interactive. jennifer lesieur, À STOCKHOLM

«D

ancing queen », « Fernando », « Money, money »… Dès les premières mesures, c’est plus fort que soi, on chantonne. Depuis qu’ils ont gagné l’Eurovision en 1974 avec « Waterloo », Agnetha, Björn, Benny et Anni-Frid – intiales A. B. B. A. – ont collectionné les disques d’or et les records. Le groupe a vendu 375 millions de disques dans le monde : il a pourtant fallu attendre cette année pour que la Suède honore ses meilleurs ambassadeurs. Le musée Abba a ouvert à Stockholm le 7 mai dernier, sur l’île verte de Djurgarden, en présence des quatre sexagénaires. Depuis, la ferveur n’est presque pas

retombée : 250 000 visiteurs sont attendus par an. A quoi tient le succès d’Abba, pourquoi est-il impossible de ne pas chanter à tue-tête leurs refrains ? En choisissant de faire participer le visiteur, l’expo résout en partie le mystère. Dès l’entrée, on est dans l’ambiance : un écran géant retransmet en accéléré des images du groupe au top de sa forme (de 1974 à leur séparation, en 1982), et les premiers sourires surgissent. La reconstitution d’un parc suédois des années 1960 résume la jeunesse de Benny Andersson, Björn Ulvaeus, Anni-Frid Lyngstad et Agnetha Fältskog avant qu’ils forment Abba. Leur premier tube, « Ring ring », est symbolisé par un téléphone rouge d’époque. A

tout moment un membre du groupe peut appeler pour papoter avec l’heureux visiteur qui décrochera. Plus loin, une réplique des studios Polar abrite un piano connecté au studio actuel de Benny Andersson : dès que Benny joue chez lui, on peut l’entendre dans le musée. Mais, samedi, le jour de notre visite, les quatre Abba devaient tranquillement fêter Midsommar, la fête nationale de l’été…

Chanter avec des hologrammes

De façon plus traditionnelle, le musée regroupe tout ce qu’il faut de costumes, de 33 tours, de photos, de vidéos et de souvenirs originaux, jusqu’aux produits dérivés, pour retracer l’énorme succès des quatre Suédois. La conservatrice, Ingmarie Halling, a voulu « créer à la fois une vision documentaire et une exposition musicale spectaculaire ». C’est un pari réussi. D’autant plus que la scénographie n’oublie jamais que

toutes les générations et tous les pays doivent s’y retrouver. En scannant son ticket, on peut se glisser dans la loge d’une tournée ou chanter dans une cabine comme pour une audition. Un trentenaire asiatique y va franco avec « Mamma mia », avant de s’étouffer de rire. Plus loin, une grand-mère et sa petite-fille suédoises chantent ensemble sur une scène le début de « Dancing queen », entourées des membres du groupe en hologrammes. Le rendu est aussi charmant qu’impressionnant. Un Swedish Music Hall of Fame clôt la visite. Bien conçu lui aussi, avec des cabines interactives par décennie, histoire de rappeler que les Cardigans, Kent, Europe et Neneh Cherry ont vu aussi le jour en Suède. Mais c’est un autre refrain qu’on fredonne en sortant du musée, dans la douceur de la courte nuit suédoise : « Gimme gimme gimme a man after midnight… »§

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