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CULTURE

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mercredi 9 mai 2012 www.metrofrance.com

Tournage Xavier Dolan ne s’arrête plus. Après la promotion de Laurence Anyways à Cannes, le jeune prodige canadien travaillera à l’adaptation d’une pièce de Michel Marc Ferme. Bouchard Tom à la Ferme

TOP

Dustin Hoffman. Témoin du malaise cardiaque d’un joggeur de 27 ans alors qu’il se promenait dans le parc londonien de Hyde Park, l’acteur a immédiatement appelé les secours. Le jeune homme a pris connaissance des faits à son réveil à l’hôpital.

FLOP

joHn travolta. Un masseur réclame 2 millions de dollars à la star pour une agression sexuelle qui aurait eu lieu en janvier dans un hôtel de Beverly Hills. Un porte-parole de John Travolta a qualifié de « mensonge sans fondement » ces accusations.

Art

Daniel Buren monumental exposition. Daniel Buren est l’invité de « Monumenta », qui ouvre ses portes demain à Paris. rencontre. Le plasticien français a reçu Metro au cœur de son installation au Grand Palais. PROPOS RECUEILLIS PAR jenniFer Lesieur eT chrisTOPhe jOLy

Comment êtes-vous arrivé dans cette édition de « Monumenta » ? Le ministère de la Culture m’a appelé il y a deux ans. « Monumenta », c’est quelque chose que l’on ne peut pas accepter comme ça, sans réfléchir. J’ai posé quelques conditions : je ne voulais pas qu’on utilise la porte d’entrée principale, mal placée selon moi pour y voir des œuvres. Il a fallu discuter longuement... La logistique change

Buren en 5 dates 1938. Naissance à BoulogneBillancourt. 1965. Première utilisation d’un tissu industriel à rayures, qui le rend célèbre. 1967. Invente le terme « in situ » pour ses œuvres conçues pour les rues et les paysages. 1986. Les Deux Plateaux, son installation au Palais-Royal, à Paris, font scandale. Il remporte le lion d’or à la Biennale de Venise. 2007. Reçoit des mains de l’Empereur du Japon le Praemium Imperial, considéré comme le prix Nobel des arts visuels.

donc. La billetterie sera pour la première fois à l’extérieur, à la sortie du métro. Ça donnera un avantgoût de ce qu’on trouvera à l’intérieur. Aviez-vous un cahier des charges à suivre ? Non, aucun, si ce n’est d’éviter de faire écrouler la baraque ! Les lois sur la sécurité sont intransgressibles, c’est normal. Ce qui m’a guidé, c’est l’idée de la lumière et le volume d’air. C’est un peu abstrait dit comme cela mais... toute la pièce est faite pour mettre en valeur ce volume d’air gigantesque. On compte environ 13 500 m2 au sol, 45 mètres de hauteur sous la coupole ! Et le volume, n’en parlons même pas. Ce lieu est tellement difficile qu’à mon avis il ne doit pas y avoir beaucoup plus de quinze artistes dans le monde capables de faire « Monumenta ». Comment est née votre installation « Excentrique(s) » in situ ? Ce qui me semblait intéressant, c’était comment utiliser la lumière et changer la circulation dans ce lieu. Je travaille avec une équipe, un architecte, un constructeur... qui m’ont dit ce qui était techniquement et financièrement possible. J’avais plusieurs projets mais il a fallu avancer par élimination, et on a pu combiner deux de mes premières idées. Tout en intégrant la contrainte de temps, sans laquelle je ne pourrais jamais finir. Quels sont les sentiments qui habitent l’œuvre ? C’est un grand dispostif où le visiteur peut se promener. Je voulais essayer de montrer comment la

A l’image des cercles disséminés au Grand Palais, Daniel Buren en a dessiné tout au long du journal en cinq tailles et quatre couleurs. nicoLas richoffer / Metro

lumière peut agir, en utilisant la couleur, par transparence et par projection. Quand le soleil va frapper la pièce, la couleur va s’éparpiller sur les gens, sur le sol. Le Grand Palais offre la possibilité de jouer sur la lumière naturelle de façon tout à fait exceptionnelle. Où que vous soyez, jamais vous ne voyez rien d’autre que le ciel et la ferraille qui soutient la verrière. Ça rappelle une place publique. Comment imaginez-vous

la réaction du public ? Je n’en ai aucune idée. « Monumenta », c’est comme un don, sans fonction ni raison. Je sais ce que j’essaie de réaliser, c’est tout. En revanche, je fais en sorte de donner au public toutes les clés pour qu’il en fasse ce qu’il veut. Plus c’est aléatoire, moins il y a de liberté. Plus c’est contrôlé, plus la liberté peut s’exprimer. C’est pour cela que j’aime les œuvres publiques, parce que ce sont elles qui posent le plus de contraintes.§

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présideNceP.2 red’chefiNvitéP.12 euro2012P.16 hiGh-techP.9 exclusifP.7 mercredi9mai2012 N°41 FrançoisHollandeaparticipéhierauxcérémoniesdu8-...

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