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Mardi 29 noVeMbre 2011

Evanescence fait de la résistance

EMi

Superstar des années 2000, le groupe américain publie son troisième opus, après quatre ans d'absence Rencontre avec la chanteuse Amy Lee Une nana à la tête d'un groupe de hard rock ? Les exemples sont rares, le genre étant squatté depuis toujours par des chanteurs un brin virils, voire carrément machos. Au début des années 2000, quelques résistantes comme l'Italienne Cristina Scabbia (Lacuna Coil) et la Suédoise Anneke Van Giersbergen (The Gathering) tentent de se faire une place à la une des magazines spécialisés lorsque surgit Evanescence et sa chanteuse, la brune Amy Lee, 22 ans à peine. Un petit bout de femme originaire de Little Rock, Arkansas, dont le timbre de voix décoiffant fascine aussitôt un large public. Fallen, le premier album, s'écoulera à

Vous craigniez d’être traité de ringard en soirée ? Pas de problème, Melty.fr, le premier site d’actus dédié aux jeunes, est là pour détecter les tendances du moment.

Le dos de Cathy est voué à Twilight.

Twilight la rend gaga

dR

insolite. Qui a dit que

Twilight était une saga réservée aux ados ? Sans doute pas Cathy Ward, une Anglaise de 49 ans qui voue un tel culte aux héros de Stephenie Meyer qu'elle les a fait tatouer sur son dos et sur ses bras. Coût de l'opération ? 4 600 euros pour une reproduction assez fidèle de Robert Pattinson, Kristen Stewart et Taylor Lautner, alias Edward, Bella et Jacob. “A travers ces ta-

touages, j’ai décidé de me faire plaisir et de rendre hommage à ces films, confie l'intéressée. Je suis tout simplement accro à Twilight.” On ne va pas lui dire le contraire. Sorti il y a deux semaines sur les écrans français, le quatrième épisode de la série, intitulé Révélation, a déjà réuni plus de 2,7 millions de spectateurs. Plus d’infos sur melty.fr

“Je ne chante plus la fin du monde, même si je sais que le chaos n’est jamais loin.” amy lee

plus de 17 millions d'exemplaires et récoltera deux Grammy Awards. Un début du carrière sur les chapeaux de roues qui frôle la sortie de route lorsque Ben Moody, le guitariste et compère d'Amy depuis l'adolescence, l'abandonne en pleine tournée. Le début d'un turn-over qui fait désormais de la jeune femme l'unique survivante de la formation des débuts. “Evanescence, c'est mon obsession depuis l'âge

de 13 ans”, confesse la chanteuse, aujourd'hui à l'aube de la trentaine, et forte d'un troisième opus sobrement baptisé... Evanescence. “C'est comme un nouveau départ assure-t-elle, après un break de quatre ans. Je me suis mariée et j'avais envie de mener une vie d'adulte normale.” La furie Amy Lee, femme au foyer ? “Oui mais pas désespérée, sourit-elle. On a acheté une maison à New York, je l'ai décorée, j'ai fait la cuisine. Et puis j'ai appris la harpe.” Rien d'étonnant puisque à 9 ans, la patronne d'Evanescence rêvait d'être... Mozart. “J'ai vu Amadeus, de Milos Forman, et j'ai aussitôt supplié mes parents de me payer des cours de piano. Je n'étais pas

la meilleure, mais j'étais la plus assidue.” Le chant, elle y viendra à l'adolescence, en écoutant Björk, son idole absolue. “J'aimais son côté bizarre. Toujours d'ailleurs, même si j'ai du mal avec le nouvel album.” Le sien, Amy le voit “comme la BO d'un film épuisant. Un peu comme Cours Lola cours.” Avec quelques plages de répit quand même. “Je ne chante plus la fin du monde, avoue l'interprète de ‘Bring me to life’.” “Je cherche toujours des réponses, mais je suis bien dans mes baskets... Même si je sais que le chaos n'est jamais loin.” Jérôme Vermelin

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