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GRAAF VAN VLAANDEREN / COMTE DE FLANDRE


La richesse de l’esprit «Bernard de Lophem»: ce nom évoque d’antiques arbres généalogiques solidement enracinés dans des époques classiques, presque aristocratiques. L’homme qui arrive est à l’image de son nom. Mais méfiez-vous des apparences! D’une certaine manière, Bernard de Lophem est extrêmement «branché». Il est jeune d’esprit, tout à fait en accord avec son temps et profondément hostile à tout ce qui évoque de près ou de loin le traditionalisme, le conservatisme ou l’extrémisme. Après m’avoir entraînée dans un couloir poussiéreux et fait grimper un petit escalier en bois, il m’introduit dans sa modeste mansarde. Mon regard tombe sur un dépliant de la Cinematek. «Je suis cinéphile», me confiera-t-il plus tard. Des piles de livres se dressent dans un coin de la pièce et quelques photos sont dispersées çà et là. Des photos de ses enfants et de ses petits-enfants, me dis-je. Bernard de Lophem est un peu essoufflé après la montée des marches. Il semble épuisé. Serait-ce aussi dû à cette ascension? À moins que cet homme ait déjà tellement vu et tellement vécu que la simple idée de devoir en parler une fois de plus à une journaliste totalement inconnue suffise à l’épuiser? Je ne tarde pas à comprendre qu’il porte

sur les choses un regard à ce point nuancé et raffiné que chacune de ses histoires exige de son auditeur beaucoup de souplesse afin de pouvoir le suivre à travers un millier de pièces: les mille pièces de son esprit. Depuis combien de temps habitet-il à Bruxelles? Il me regarde étonné. «Depuis ma naissance.» C’est tellement évident pour lui que la question n’aurait même pas dû se poser. «Mais attendez, j’ai quand même habité quatre ans aux États-Unis. De 1987 à 1992.» Il travaillait alors comme traducteur aux Nations Unies. Il a par ailleurs pas mal voyagé et vu une bonne partie du monde, «mais c’était en simple touriste». Il le dit sur un ton d’excuse, car il a conscience que beaucoup de gens sont amenés à changer de pays d’une manière telle que cela influence profondément leur vie. Au restaurant social «Les uns et les autres», à Molenbeek, où la note dépend des revenus de chacun, il rencontre des personnes venues des quatre coins de la planète: des immigrés plus ou moins bien intégrés, des réfugiés et des demandeurs d’asile. Bernard de Lophem parle en long et en large de son ami kurde qui a fait partie de l’opposition au régime islamiste en Iran. Celui-ci a été emprisonné et torturé pendant des années. Aujourd’hui encore, il s’investit en

faveur de l’émancipation des Kurdes en Syrie. Il enchaîne ensuite sur son ami marocain, employé administratif et musulman. Dans la vie, celui-ci est un authentique démocrate qui vit sa foi de manière progressiste. La voix de Bernard de Lophem est empreinte de fierté, fierté d’avoir tant d’amis qui tiennent bon malgré une vie difficile. Bernard de Lophem est opposé à toute forme d’intolérance: extrémisme musulman, extrême droite, nationalisme flamand, etc. «Sharia4Belgium, par exemple, est un mouvement que je trouve très dangereux pour la société parce qu’il renforce les dissensions.» Mais à ses yeux, toute personne opposée par principe, par extrémisme, aux musulmans fait également fausse route. Individu, croyant, société: nous devons vivre ensemble et en bonne entente. «L’ouverture et la tolérance sont essentielles.» Il le dit d’une manière tellement pressante et en même temps tellement naturelle que je ne doute pas une seconde qu’il s’est toujours efforcé de respecter ces valeurs dans sa vie, et même qu’il se confond avec elles. Bernard de Lophem est un regard ouvert sur un monde hétérogène. Quel message souhaite-t-il faire passer à ceux qui succombent malgré tout à l’intolérance ou au racisme? Il cogite quelques instants.

«Sans les immigrés, la Belgique aurait connu une crise économique gravissime. Donc maintenant qu’ils sont là, nous devons faire preuve de respect à leur égard.» «Une question quelque peu naïve, voire puérile, si vous me le permettez?» Je lui renvoie mon sourire le plus désarmant. Aucun problème pour Bernard de Lophem. «Que feriez-vous pour Bruxelles si vous disposiez d’un budget énorme, disons quelques millions d’euros?» «Bonne question», ses yeux pétillent. Voici manifestement un homme qui est encore capable de rêver. Son regard se perd quelques instants à l’horizon puis, d’un ton soudainement très ferme, il répond: «Bruxelles doit être entièrement libérée des voitures. Il faut investir beaucoup plus dans le vélo et dans les transports en commun. Les voitures détruisent la ville, en plus, il y en a beaucoup trop. Par ailleurs, la durabilité et l’écologie devraient être davantage prises en compte au niveau des bâtiments et des infrastructures. L’écologie, tel est l’avenir de notre planète.» «Quelle est la richesse et la particularité de Bruxelles?», demandé-je pour conclure. Il me répond tout de go: «La possibilité de rencontrer un si grand nombre de personnes différentes. Voilà ce qui rend Bruxelles unique.» Si

cela ne tenait qu’à lui, et dans la mesure où sa santé le lui permet, il rencontrerait de nouvelles personnes tous les jours. Me basant sur ses récits de ses amitiés multiculturelles, je déduis qu’il a une grande capacité d’écoute. Je me rends soudain compte qu’au cours de cet interview, il n’a pas souvent parlé de lui. Bernard de Lophem n’est manifestement pas habitué à être au centre de l’attention. C’est quelqu’un qui est capable mettre son égo de côté pour vivre une «véritable» rencontre avec l’autre et s’ouvrir à son histoire. Des qualités aussi rares que précieuses dans une ville complexe et parfois stressante comme Bruxelles… Bernard de Lophem est un homme riche et généreux. Pas tant dans le sens matériel du mot, car il se débrouille avec très peu de moyens, que dans le sens métaphorique: il a la tête remplie d’histoires et un grand cœur qu’il ouvre à une foule de personnes. Je rentre chez moi avec le sentiment d’avoir rencontré un homme exceptionnel, et avec l’envie secrète de le revoir, par hasard, au détour d’une rue, sans qu’il soit question d’intervieweuse et d’interviewé… Si j’ai appris quelque chose de Bernard de Lophem, c’est qu’aucun rôle n’est préférable à celui, tout simple, d’«être humain».


Interview: Leen De Bolle Foto/Photo: Kennneth Van der Taelen

Rijkdom zit hem in de geest ‘Bernard de Lophem’, de naam roept oude stambomen op, stevig geplant in klassieke, haast adellijke tijdperken. De man die verschijnt ziet er even klassiek uit als zijn naam doet vermoeden. Maar, méfiez-vous des apparences! Bernard de Lophem is op een bepaalde manier erg ‘hip’. Hij is jong van geest, helemaal mee met zijn tijd, en hartgrondig gekant tegen alles wat ruikt naar traditionalisme, conservatisme en extremisme. Nadat hij me heeft meegetroond door een stoffige gang en we een smalle houten trap opgeklommen zijn, komen we in zijn bescheiden zolderkamer terecht. Mijn oog valt op een krantje van Cinematek. ‘‘Ik ben een cinefiel’’, zal hij me later toevertrouwen. In een hoek van de kamer liggen stapels boeken en hier en daar een paar foto’s. Van kinderen en kleinkinderen vermoed ik. Bernard de Lophem is wat buiten adem van het trappen lopen. Hij ziet er vermoeid uit. Misschien ook te wijten aan de trappen? Of zou het kunnen dat deze man al zoveel heeft gezien en meegemaakt in zijn leven dat hij al op voorhand vermoeid wordt bij de gedachte om dat ook nog eens te moeten vertellen aan een wildvreemde interviewster? Meteen zal blijken dat

zijn kijk op de dingen van zo’n grote genuanceerdheid en verfijndheid is dat elk verhaal de fitheid vergt om mee te wandelen door wel duizend kamers: de duizend kamers van zijn geest. Hoe lang hij al in Brussel woont? Hij kijkt verbaasd. ‘‘Vanaf mijn geboorte.’’ Dit is van zo’n grote vanzelfsprekendheid voor hem dat de vraag zelfs niet hoeft gesteld te worden. ‘‘Maar wacht, ik heb wel vier jaar in de Verenigde Staten gewoond. Dat was van 1987 tot 1992.’’ Hij had er toen een contract als vertaler voor de Verenigde Naties. Daarnaast heeft hij nog wel wat gereisd, en een mooi stuk van de wereld gezien. ‘‘Maar dat was enkel als toerist.’’ Hij zegt het verontschuldigend, want hij beseft dat vele andere mensen van het ene land naar het andere land moeten trekken op een manier die hun leven ingrijpend beïnvloedt. In het sociaal restaurant ‘Les uns et les autres’ te Molenbeek, waar men op basis van het persoonlijk inkomen betaalt, ontmoet hij mensen vanuit heel de wereld: ingeburgerde en minder ingeburgerde migranten, vluchtelingen en asielzoekers. Bernard de Lophem vertelt honderduit over zijn vriend de Koerd die in het verzet zat tegen het islamitische regime in Iran. De Koerd werd jarenlang gevangen gezet en gemarteld. Hij blijft zich

nu inzetten voor de emancipatie van de Koerden in Syrië. Verder heeft hij het over zijn vriend de Marokkaan, een administratief bediende en moslim. De Marokkaan staat op een uiterst democratische manier in het leven en belijdt zijn geloof op een progressieve manier. Er klinkt fierheid door in de stem van de Lophem, fierheid omdat hij zoveel vrienden heeft die er, ondanks hun complexe levens, blijven voor gaan. Bernard de Lophem is gekant tegen elke vorm van onverdraagzaamheid: het moslimextremisme, extreem rechts, het Vlaamse nationalisme. ‘‘Sharia4Belgium bijvoorbeeld, is iets wat erg schadelijk is voor de samenleving omdat het de tegenstellingen versterkt.’’ Ook wie vanuit extremisme al op voorhand tegen de moslims is, is volgens de Lophem heel fout bezig. Of het nu als mens, als gelovige, of als gemeenschap is, we moeten vreedzaam kunnen samenleven. ‘‘Openheid en verdraagzaamheid zijn essentieel.’’ Hij zegt het op zo’n nadrukkelijke en tegelijk vanzelfsprekende manier dat ik er geen seconde aan twijfel dat hij in zijn eigen leven altijd die waarden heeft nagestreefd, meer nog: hij valt ermee samen. Bernard de Lophem is een open blik op een diverse wereld. Welke boodschap hij heeft voor diegenen die wel in de

onverdraagzaamheid of het racisme vervallen? Hij denkt even na. ‘‘Zonder de migranten waren wij in België in een ernstige economische crisis verzeild geraakt. Dus nu ze hier zijn, moeten we hen ook op een respectvolle manier benaderen.’’ ‘‘Een ietwat naïeve, zelfs kinderlijke vraag, als u me toestaat?’’ Ik gun hem mijn meest ontwapenende glimlach. Geen enkel probleem voor de Lophem. ‘‘Wat zou u doen voor Brussel mocht u over een gigantisch budget beschikken, laat ons zeggen een paar miljoen euro?’’ ‘‘Goede vraag’’, zijn ogen blinken. Dit is kennelijk een man die nog kan dromen. Zijn blik zweeft even rond een denkbeeldige horizon en dan, met plotse fermheid, antwoordt hij: ‘‘Brussel moet volledig autovrij gemaakt worden. Er moet veel meer ingezet worden op fietsers en openbaar vervoer. De auto’s maken de stad kapot, en er zijn er bovendien veel te veel. Ook duurzaamheid en ecologie op het vlak van gebouwen en infrastructuur verdienen meer aandacht. Ecologie, dat is de toekomst van onze planeet.’’ ‘‘De rijkdom en de eigenheid van Brussel?’’, vraag ik tenslotte. Hier moet hij niet over nadenken: ‘‘Dat er zoveel ontmoetingen mogelijk zijn met zoveel verschillende mensen. Dat is iets wat uniek is aan Brussel.’’ Als het aan hem lag en in de mate

dat zijn gezondheid het toelaat, zou hij elke dag nieuwe mensen ontmoeten. Afgaand op de verhalen over zijn multiculturele vrienden kan ik opmaken dat hij goed kan luisteren. In dit interview heeft hij het niet zo vaak over zichzelf gehad, besef ik plots. Bernard de Lophem is het kennelijk niet gewend om zelf in het middelpunt van de belangstelling te staan. Hij is iemand die zijn eigen ego opzij kan zetten om de andere mens ‘echt’ te ontmoeten en helemaal open te staan voor zijn verhaal. Dat zijn kwaliteiten die even zeldzaam als kostbaar zijn in een complexe en soms erg stresserende stad als Brussel. Bernard de Lophem is een rijk en genereus man. Niet zozeer in materiële zin: hij komt rond met eerder bescheiden middelen, maar hij heeft een rijk hoofd vol verhalen en een groot hart voor vele mensen. Ik ga naar huis met het gevoel dat ik een bijzondere man heb leren kennen en met de stiekeme wens om hem nog eens te mogen ontmoeten, op een toevallig moment, ergens in Brussel, zonder dat ik de interviewster ben en hij de geïnterviewde. Als ik iets van Bernard de Lophem geleerd heb, dan is het wel dat geen enkele rol er meer toe doet dan wel simpelweg ‘mens zijn’.


Interview: Elisah De Buyser Foto/Photo: Diego Slosse

Op ontdekkingstocht in Brussel Monique nodigde me uit in Café Walvis, vlakbij haar flat in Molenbeek. Dichtbij het kanaal in de gekende Antoine Dansaertstraat ligt dit authentiek Brussels café. Met zijn oude cafétafeltjes en gezellige terras kan je er in een gemoedelijke sfeer een pintje drinken. Het is de ideale plaats voor een boeiend gesprek. Monique blijkt een zeer aangename dame te zijn met vele interesses en een drukke agenda. Ze vertelt haar verhaal: “Ik werd Franstalig opgevoed en ging naar

À la découverte de Bruxelles Monique Appelmans m’invite au Walvis, un café proche de son appartement à Molenbeek. Cet authentique café bruxellois se situe dans la célèbre rue Antoine Dansaert, au bord du canal. Tables de café à l’ancienne, terrasse accueillante, ambiance bon enfant… tout contribue à créer le cadre idéal pour savourer une petite bière. Et avoir une discussion passionnante. Monique Appelmans se révèle une femme agréable, aux nombreux centres d’intérêt et à l’agenda chargé.

een Franstalige school in Strombeek. Vanaf het eerste leerjaar kreeg ik Frans en Nederlands zodat ik nu perfect tweetalig ben. Daar ben ik enorm blij om.” Monique werkte in Brussel en woonde in Merchtem waar ze haar kinderen opvoedde. De beslissing om drie jaar geleden naar Brussel te verhuizen was weloverwogen. “Ik koos de ligging van mijn appartement onder andere in functie van het openbaar vervoer, de omgeving en de toegankelijkheid. Zo is er voor mijn appartementsgebouw een bushalte en op vijf minuten stappen een

Elle me raconte son histoire: «J’ai été élevée dans un environnement francophone et je suis allée dans une école francophone à Strombeek. Dès la première année, j’ai eu des cours de français et de néerlandais et aujourd’hui, je suis parfaite bilingue. J’en suis très heureuse.» Monique travaillait à Bruxelles et habitait à Merchtem, où elle a élevé ses enfants. Elle a mûrement réfléchi avant de prendre la décision de venir s’installer à Bruxelles, il y a trois ans. «J’ai choisi la situation de mon appartement en fonction notamment des transports en commun, de l’environnement et de l’accessibilité. Il y a par exemple

metrostation. De bewoners van mijn flatgebouw hebben verschillende culturele achtergronden waardoor er een grote variatie aan taal en mensen is. Hoe verschillend deze bewoners ook zijn van uiterlijk, ze zijn allemaal even vriendelijk.” Monique is heel actief in Brussel. Ze is lid van OVS BRUXELLES (On Va Sortir), een groep die activiteiten in Brussel organiseert. Zo heeft Monique afgelopen zaterdag deelgenomen aan een begeleide wandeling in de Marollen, georganiseerd door een groepslid. “Ik kende deze wijk maar door de enthousiaste gids ontdekte ik

un arrêt de bus devant mon immeuble et une station de métro à cinq minutes à pied. Les habitants de mon immeuble viennent de différents milieux culturels, ce qui crée une grande variété au niveau linguistique et humain. Mais aussi différents soient-ils en apparence, tous sont très sympathiques.» Monique est très active à Bruxelles. Elle fait partie d’OVS BRUXELLES (On Va Sortir), un groupe qui propose des activités en ville. C’est ainsi que samedi dernier, elle a participé à une promenade guidée dans les Marolles organisée par un membre de ce collectif. «Je connaissais ce quartier, mais notre guide enthousiaste m’a

plekjes die ik nog nooit had gezien en waarvan ik bovendien nog nooit had gehoord.” Daarnaast organiseert ze zelf voor haar vriendinnen bezoekjes aan evenementen in KVS, Munt en Flagey. Dat neemt wat tijd in beslag, maar ze geniet er met volle teugen van. “Ik maak ook graag tijd voor mijn kleinkinderen. Het is belangrijk dat ze Brussel leren kennen. We gaan samen naar de speeltuinen in Molenbeek waar ze zich kunnen uitleven. Het liefst van al nemen ze het openbaar vervoer in Brussel omdat er altijd wel iets te beleven valt.”

fait découvrir des endroits que je n’avais encore jamais vus et dont je n’avais même jamais entendu parler.» Pour sa part, elle organise des sorties au Théâtre royal flamand, à la Monnaie et à Flagey pour ses amies et elle-même. Cette activité lui prend un peu de temps mais elle en profite pleinement. «J’aime aussi prendre du temps pour mes petits-enfants. Il faut qu’ils apprennent à connaître Bruxelles. Nous allons ensemble dans les plaines de jeu de Molenbeek, où ils s’en donnent à cœur joie. Mais ce qu’ils préfèrent par-dessus tout, ce sont les transports en commun parce qu’il s’y passe toujours quelque chose.»

Op donderdagvoormiddag doet Monique inkopen op de markt op het Sint-Jan-Baptistvoorplein in Molenbeek. “Je vindt er een ruim assortiment aan groenten, fruit en kruiden. Je moet er absoluut eens een kijkje nemen.” Monique houdt van de diversiteit in haar stad. “Eén van mijn kleinkinderen gaat naar een school in Molenbeek. Een bewuste keuze van mijn dochter omdat het een multiculturele school is waar kinderen uit verschillende gemeenschappen samen les volgen. Ik sta hier volledig achter.”

Le jeudi matin, Monique fait ses courses au marché qui se tient sur la place Saint-Jean Baptiste à Molenbeek. «J’y trouve un vaste assortiment de fruits, de légumes et d’épices. Il faut absolument que vous alliez y faire un tour un jour.» Elle aime la diversité qui règne dans sa ville. «L’un de mes petitsenfants va à l’école à Molenbeek. Un choix délibéré de la part de ma fille parce qu’il s’agit d’une école multiculturelle où des enfants issus de diverses communautés suivent les cours ensemble. J’adhère totalement à ce choix.»


Verhaal verschijnt elders / Histoire apparaît ailleurs

Verhaal in deze krant / Histoire dans ce journal

Uitgaanstip / A faire

Bezienswaardigheid / Curiosité

Fietsvoorzieningen / Aménagements cyclables

Metrostation / Station de métro

Villo!-station / Station Villo!

Fietsroute / Itinéraire cyclable

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Cet itinéraire cycliste permet de relier une série de stations de métro et de stations Villo. Il pouvait difficilement faire l’impasse sur les tronçons pavés, côtes et gros carrefours car ceux-ci font partie de la réalité du cycliste à Bruxelles. En chemin, quelques échappées vous sont proposées. Pour de plus amples informations sur les différentes possibilités, consultez la page suivante. Ce que vous avez sous les yeux ne représente qu’une partie de la promenade complète qui relie les 28 stations de la ligne 5. Les quatre promenades complémentaires vous sont proposées dans les autres journaux et sur l’application mobile consacrée au projet. À vos vélos!

Deze tocht voorziet een fietsvriendelijk traject langs metroen villostations. Kasseistroken, hellingen en verkeersknooppunten konden daarin moeilijk ontbreken, ze zijn nu eenmaal de realiteit van fietsen in Brussel. Onderweg kan je zelf een aantal zijsprongen maken langs het traject, meer informatie over de verschillende plaatsen vind je op de volgende pagina. Voor jou ligt slechts een stukje van de volledige tocht langs alle 28 stations van metrolijn 5. De overige vier tochten vind je terug in de andere kranten en de mobiele applicatie bij dit project. Veel fietsplezier!

De fietskaart / La carte cycliste

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1 Café Walvis ligt aan de Vlaamsepoort, één van de voormalige middeleeuwse toegangspoorten tot het centrum van Brussel. Laat je fiets achter in de stalling en geniet van een drankje en snelle hap. Het geweldige interieur draagt de handtekening van de Brusselse cafégoeroe Frédéric Nicolay (°1969). 2 Supertrendy, bruisend en hip zijn enkele begrippen om de etalages op de Dansaertstraat te beschrijven. Deze buurt is de voorbije 15 jaren enorm veranderd. Theehuizen, beenhouwerijen en voedingswinkels verdwijnen, designerwinkels komen in de plaats. 3 Op de Vlaamsesteenweg 85 vind je Cyclo. Open van dinsdag tot en met zaterdag voor een onderhoud, herstelling of technische controle van je fiets. 4 In Brussel worden duiven niet alleen vervloekt maar ook geprezen. Getuige hiervan is dit Monument van de Oorlogsduif aan de Steenkoolkaai. Postduiven werden tijdens de Eerste Wereldoorlog massaal ingezet als boodschapper. Achter het monument ligt een parkje met speeltuin. 5 Steenkoolkaai nummer 9 is een ware hotspot voor mensen met goesting. Je vindt er onder meer een toeristisch infopunt van USE IT, de creatieve ondernemersmarkt Micro Marché en Het Punt, steunpunt voor mensen/organisaties met interesse in vrijwilligerswerk. 6 Dit plein is ook wel gekend als de ‘Vismarkt’ die hier ooit gesitueerd was. De kaaien in deze buurt verwijzen naar de haven die hier tot het begin van de 20e eeuw gesitueerd was. Het is zeer de vraag of de jaarlijkse kerstmarkt ooit een even grote stempel zal kunnen drukken op de geschiedenis. Nabijgelegen cafés met ronkende namen als Laboureur, Daringman, Merlo, Roskam en La Péniche zijn een bezoek waard. 7 Dit pleintje en de nabijgelegen straten van het Begijnhof vormen een oase van rust in het centrum van Brussel. 8 Gemeenschapscentrum De Markten is gelegen aan de verkeersvrije Oude Graanmarkt. Je kan er terecht voor een uitgebreid cultuuraanbod of een terrasje in de zon. In de straten rondom dit

plein vind je heel wat gezellige cafés en restaurantjes. 9 Het plein tussen de Muntschouwburg, Muntpunt en het Muntcentrum draagt de toepasselijke naam Muntplein. De functionalisitische architectuur van het donkere Muntcentrum (Jacques Cusinier, 1971) steekt vandaag wat af tegen de rest van het plein. 10 Enigszins verdrongen tussen architecturaal betwistbare kantoorgebouwen ligt de kathedraal ter ere van de patroonheiligen van Brussel: Sint Michiel en Sint Goedele. De eerste vermelding van een kerkgebouw op deze locatie dateert van 1047. Het graspleintje ervoor wordt hoe langer hoe meer een trekpleister voor picknickers. 11 Op de Keizerinlaan sta je vlak boven de treinverbinding tussen Noord- en Zuidstation. De bouw van de tunnel (1952) duurde ongeveer 40 jaar. Hiervoor werden hele wijken gesloopt. Als je even stilstaat voel je misschien wel een trein voorbij denderen. 12 Het interieur van de overdekte Bortiergalerij (Magdalenasteenweg 55) bestaat hoofdzakelijk uit marmer, hout, gietijzer en glas. Je bevindt je te midden van een kunstgalerij en winkeltjes volgestouwd met tweedehands boeken, tijdschriften en postkaarten. 13 In het Fietspunt Centraal (Magdalenasteenweg) kan je terecht voor fietsaccessoires, herstellingen of een parkeerplaats voor je stalen ros. Geopend op weekdagen van 7u tot 19u. 14 Het Wervelende Oor (Alexander Calder, 1957) is een mobile, een kunstwerk dat beweegt door de wind. Het is een restant van de Wereldtentoonstelling van 1958 dat, hoe kan het ook anders, na enkele omzwervingen op de Coudenberg terechtgekomen is. Op de rand van de waterpartij kan je genieten van een panorama met koepels, kertorens en flatgebouwen als decor voor de toren van het Brusselse stadhuis. 15 Het Belvue Museum (Paleizenplein) is helemaal gewijd aan de geschiedenis van België. Op het binnenpleintje ligt een rustiek terras in de schaduw van het koninklijk paleis. Fietsenstalling is voorzien.

16 The Sequence (Arne Quinze, 2008) zit goed verstopt tussen gebouwen van het Vlaams Parlement en het Huis van de Vlaamse Volksvertegenwoordigers op de Leuvenseweg. Deze enorme kunstinstallatie bestaat uit hout, beton en fluo verf. De installatie wil niet alleen een brug slaan tussen politiekers maar ook tussen politiekers en burgers. 17 De Lokettenzaal van het Huis van de Vlaamse Volksvertegenwoordigers heeft haar naam niet gestolen. In dit voormalig postgebouw in de IJzerenkruisstraat kan je terecht voor tentoonstellingen, miniconcerten en literaire activiteiten. De lokettenzaal is geopend op weekdagen van 10u tot 17u. 18 S c h u i n ov e r concer tzaal Koninklijk Circus vind je ‘Le Bier Circus’ (Onderrichtstraat 57). Je kan er meer dan 100 Belgische bieren proeven. Op de kaart staan ook gerechten op basis van bier. Geopend van dinsdag tot en met zaterdag. 19 De Vrijheidsplaats is een ware oase te midden van kantoorgebouwen en drukke verkeersassen. Het pleintje is omringd met cafés, restaurantjes en woningen. Eens de zon er doorbreekt zitten de terrasjes vol zakenmensen, studenten en lokale bewoners. In café Le Liberty kan je terecht voor een koffie van Brésor en een duik in de geschiedenis van voetbalclub RSC Anderlecht. 20 Aan metro Kunst-Wet rijd je de Brusselse vijfhoek binnen (richting Warandepark) of buiten (richting Jubelpark). De middeleeuwse vijfhoekige stadsomwalling heeft vandaag plaats gemaakt voor een stadsautosnelweg en metrolijnen 2 en 6.

1 Le café «Walvis» a élu domicile Porte de Flandre, l’un des anciens accès vers le centre de Bruxelles au Moyen-Âge. Laissez votre vélo à l’arrière, dans l’abri prévu à cet effet, et commandez une boisson et un petit en-cas. À l’intérieur, le décor porte la signature du gourou bruxellois des cafés, Frédéric Nicolay (né en 1969). 2 Hyperbranchés, bouillonnants et très tendance: ces quelques qualificatifs décrivent bien les étalages de la rue Dansaert. Ce quartier a énormément changé au cours des quinze dernières années. Salons de thé, boucheries et magasins d’alimentation disparaissent pour céder la place à des boutiques de créateurs. 3 Au numéro 85 de la rue de Flandre se trouve l’atelier vélo de Cyclo. Ouvert du mardi au samedi, pour un entretien, une réparation ou un contrôle technique de votre vélo. 4 À Bruxelles, les pigeons sont haïs, mais aussi glorifiés. En témoigne le monument au Pigeon-soldat sur le quai à la Houille. Lors de la Première Guerre mondiale, les pigeons voyageurs ont beaucoup été utilisés comme messagers. Derrière le monument se cache un parc doté d’une plaine de jeux. 5 Le numéro 9 du quai à la Houille est en quelque sorte un passage obligé pour ceux qui ont des envies de découverte. Vous y trouverez notamment le point d’information touristique de USE IT, le MicroMarché des créateurs et Het Punt, un centre néerlandophone qui s’adresse aux personnes et associations intéressées par le volontariat. 6 Cette place est également appelée «marché aux poissons», un rappel des activités qui s’y tenaient autrefois. Les quais de ce quartier sont les reliques du port qui a occupé les lieux jusqu’au début du vingtième siècle. On ne peut s’empêcher de se demander si le marché de Noël qui s’y tient tous les ans laissera un jour une trace aussi profonde dans l’histoire de la ville. Les cafés environnants, aux noms aussi ronflants que le «Laboureur», le «Daringman», le «Merlo», le «Roskam» et la «Péniche» valent le détour. 7 Cette place ainsi que les rues donnant sur le béguinage forment une oasis de paix au cœur de Bruxelles. 8 Le centre communautaire «De Markten» est situé rue du Vieux Marché aux Grains. Vous y trouverez une riche offre culturelle et pourrez vous installer sur une petite terrasse ensoleillée. 9 La place délimitée par le théâtre de la Monnaie, Muntpunt (bibliothèque flamande) et le Centre Monnaie porte bien son nom: place de la Monnaie. L’architecture fonctionnaliste et quelque peu sombre du Centre Monnaie (Jacques Cuisinier, 1971) contraste avec les autres bâtiments. 10 Noyée entre les immeubles de bureaux à l’architecture contestable, la cathédrale célèbre les patrons de la ville: saint Michel et sainte Gudule. La première mention d’une église en ce lieu remonte à 1047. La pelouse qui la précède attire de plus en plus d’amateurs de pique-nique. 11 Sur le boulevard de l’Impératrice, vous surplombez la jonction ferroviaire qui relie la gare du Nord à celle du Midi. La construction du tunnel (1952) a duré près de 40 ans et nécessité la destruction de plusieurs quartiers. Si vous vous arrêtez un moment, vous sentirez peut-être un train passer en-dessous de vous à grand fracas. 12 La galerie Bortier, une galerie couverte située au numéro 55 de la rue de la Madeleine, est décorée principalement de marbre, de bois, de fer forgé et de verre. Vous vous trouvez entre une galerie d’art et des boutiques débordant de livres, de périodiques et de cartes postales de seconde main. 13 Rue de la Madeleine toujours, vous trouverez le point vélo de BruxellesCentral. N’hésitez pas à y aller si vous avez besoin d’accessoires, d’une réparation ou simplement d’un endroit où laisser votre vélo. Ouvert les jours ouvrables de 7h à 19h. 14 L’«Oreille tourbillonnante» (Alexander Calder, 1957) est un mobile, une œuvre d’art qui bouge au gré du vent. C’est aussi un vestige de l’exposition universelle de 1958. Du bord de la pièce d’eau, vous découvrez un panorama de coupoles, clochers et immeubles à appartements,

sur lequel se détache la tour de l’hôtel de ville de Bruxelles. 15 Le musée BELvue (place des Palais) est entièrement consacré à l’histoire de la Belgique. La cour intérieure possède une terrasse tranquille dans l’ombre du palais royal. Espace pour ranger les vélos devant la porte. 16 «The Sequence» (Arne Quinze, 2008) est bien cachée entre les bâtiments du Parlement flamand et la «Huis van de Vlaamse Volksvertegenwoordigers» (maison des parlementaires flamands) sur la chaussée de Louvain. Cette énorme installation se compose de bois, de béton et de peinture fluorescente. L’œuvre entend jeter un pont non seulement entre les personnalités politiques mais aussi entre les personnalités politiques et les citoyens. 17 La salle des guichets de la maison des parlementaires flamands n’a pas volé son nom. Cet ancien bâtiment de la poste situé rue de la Croix de fer accueille des expositions, de petits concerts ainsi que des activités littéraires. La salle des guichets est ouverte en semaine de 10h à 17 h. 18 En face du Cirque royal, bien que légèrement décalé, se trouve le «Bier Circus» (au numéro 57 de la rue de l’Enseignement). Vous pouvez y goûter plus de 100 bières belges. Ouvert du mardi au samedi. 19 La place de la Liberté est une véritable oasis perdue au milieu d’immeubles de bureaux et d’axes routiers encombrés. Cette petite place est ceinturée de cafés, de restaurants et de logements. Quand le soleil brille, les terrasses se remplissent d’hommes d’affaires, d’étudiants et de riverains. Commandez un café Brésor au «Liberty» et plongez-vous dans l’histoire du RSC Anderlecht. 20 À la station de métro Arts-Loi, soit vous entrez dans le pentagone bruxellois (direction parc de Bruxelles), soit vous vous en éloignez (direction parc du Cinquantenaire). Les murs qui entouraient la ville au Moyen-Âge ont aujourd’hui cédé la place à une autoroute et aux lignes de métro 2 et 6.


Interview: Eric Bober Foto/Photo: Diego Slosse

Lueur d’espoir à Molenbeek-Saint-Jean Molenbeek-Saint-Jean n’a pas vraiment bonne réputation, une image martelée par les médias. À tort, d’après Katelijn Schevelenbos: «Bien sûr qu’il y a des problèmes, mais vous pouvez tout aussi bien traverser la rue et recevoir l’aimable bonjour d’inconnus.» À l’instar de beaucoup de communes bruxelloises, Molenbeek-SaintJean connaît sa part de problèmes. Elle enregistre une forte densité de population et il est difficile de passer à côté de phénomènes aussi flagrants que le chômage des jeunes et la pauvreté. Dans le même temps, des efforts énormes sont consentis pour améliorer la situation. L’ASBL Centre de formation Foyer tente

Lichtpunt in Sint-JansMolenbeek Sint-Jans-Molenbeek heeft niet echt een goede reputatie, en dat beeld wordt telkens weer bevestigd in de media. Volgens Katelijn Schevelenbos is dat onterecht: “Natuurlijk zijn hier problemen maar je kan hier even goed over straat lopen en vriendelijk begroet worden door totaal onbekenden.” Zoals vele gemeenten in Brussel heeft ook Sint-Jans-Molenbeek zijn problemen. De bevolkingsdichtheid is hoog en je kan er moeilijk naast fenomenen als jeugdwerkloosheid en armoede kijken. Tegelijk wordt er hard gewerkt om deze problemen aan te pakken. De vzw

de donner aux jeunes socialement défavorisés une chance de se bâtir un avenir meilleur par le biais de projets de formation. «Nous mettons en place des projets de développement personnalisé pour les jeunes de quinze à dix-huit ans», explique Katelijn Schevelenbos, coordinatrice. «Il s’agit de jeunes auxquels, pour diverses raisons, l’enseignement ordinaire ne convient pas. Nous voulons les aider à trouver du plaisir dans le fait d’aller à l’école, d’apprendre et de travailler.» Renforcement Comment Foyer remplit-il cette mission? L’ASBL renforce la confiance en soi de ces jeunes, tisse des liens chaleureux, presque familiaux, entre les jeunes et les éducateurs,

Vormingscentrum Foyer probeert maatschappelijk kwetsbare jongeren via scholingsprojecten kansen te geven op een betere toekomst. ‘‘Wij organiseren persoonlijke ontwikkelingstrajecten voor jongeren van vijftien tot achttien jaar’’, vertelt coördinator Katelijn Schevelenbos. ‘‘Het gaat om jongeren die om uiteenlopende redenen niet in het gewone onderwijs kunnen functioneren. We willen hen helpen plezier te vinden in het naar school gaan, in leren en werken.’’ Opkrikken Hoe ze dat aanpakken bij Foyer? Door het zelfvertrouwen van de jongeren op te krikken, door een

et organise régulièrement des excursions. La formation en groupe permet de créer une structure claire. Les jeunes sont répartis en six groupes. Deux se préparent à passer dans l’enseignement professionnel; les jeunes y assimilent les bases du travail du bois dans un atelier. Deux autres groupes apprennent à travailler à l’ordinateur en vue d’un travail d’assistant administratif. Les deux derniers regroupent les jeunes auxquels il manque les bases les plus élémentaires: ils savent rarement lire ou écrire et ne sont pas vraiment en mesure de s’intégrer dans la société. Avec eux, Foyer reprend tout depuis le début. «Un grand nombre d’étudiants qui se préparent à devenir professeurs viennent en stage ici. Beaucoup pensent: Brrr, ces jeunes de Molenbeek, leur

warme, bijna familiale band met de begeleiders te creëren, door regelmatig op uitstap te gaan. Via vorming in groep wordt gewerkt aan een duidelijke structuur. De jongeren zijn verdeeld in zes groepen. Twee groepen worden voorbereid om door te stromen naar het beroepsonderwijs, zij leren de basis van houtbewerking in het houtatelier. Nog twee groepen leren met de computer werken, om zo administratief bediende te worden. De laatste twee groepen missen de basis: ze kunnen zelden lezen of schrijven en kunnen niet echt mee in de maatschappij. Dus begint Foyer voor hen bij het begin. ‘‘Veel studenten uit de lerarenopleiding lopen hier stage. Velen

image dans les médias… Mais au terme de leur stage, tous sans exception sont heureux d’avoir pu faire leur connaissance. Chaque fois, ils nous disent que nos élèves sont accueillants, qu’ils ont envie d’apprendre et de travailler», explique Katelijn avec beaucoup de fierté. Centre de quartier Foyer est bien plus qu’une simple école. C’est aussi un centre d’intégration doté d’un service social, d’un service juridique, etc. Le centre organise diverses activités destinées à réunir des personnes habitant le quartier ou ses alentours. Chaque année, Foyer organise le jogging Léopold II, attirant ainsi des gens de tout Bruxelles à Molenbeek. Au dire de Katelijn Schevelenbos, l’intégration par le sport est l’un

denken: Brr, die jongeren uit Molenbeek en hoe die in de media komen… Maar achteraf zijn ze zonder uitzondering blij dat ze via een stage kennis hebben gemaakt met onze jongeren. We horen elke keer weer dat ze heel vriendelijk zijn en echt willen werken en leren”, vertelt Katelijn trots. Centrum van de wijk Foyer is meer dan een school alleen. Het is een integratiecentrum met een sociale dienst, een juridische dienst, en ga zo maar door. Met verschillende activiteiten probeert het centrum mensen uit de wijk en de wijde omgeving samen te brengen. Jaarlijks organiseert Foyer de Leopold II-jogging, die mensen uit heel Brussel naar Molenbeek

des moyens d’action en lesquels croit l’association. Son travail à Foyer lui procure beaucoup de satisfaction. «Il y a peu, toute l’équipe a assisté au mariage de deux de nos jeunes, un mariage rom gigantesque, nous étions les seuls non-Roms. C’était fantastique! C’est extrêmement enrichissant d’apprendre à connaître toutes ces personnes et de travailler avec elles. Pour moi, toutes ces réactions négatives sont une véritable honte. Je ne peux vraiment pas y souscrire. J’apprécie beaucoup que tout le monde dise bonjour quand on se promène dans Molenbeek. Je me vois bien habiter ici. Il y a une telle énergie dans l’air!»

lokt. Volgens Katelijn is integratie door sport een van de dingen waar de organisatie in gelooft. Haar werk bij Foyer bezorgt Katelijn veel voldoening. “Onlangs zijn we met het hele team naar het huwelijk van twee van onze jongeren gegaan, een super grote Romatrouw waar wij de enige niet-Roma waren. Dat was fantastisch! Het is een enorme verrijking om al die mensen beter te leren kennen en met hen te werken. En ik vind het zonde als daar zo negatief over wordt gedaan. Ik kan daar echt niet bij. Ik vind het echt gezellig dat iedereen goeiedag zegt als je rondloopt in Molenbeek. Ik zou hier ook met plezier wonen. Er hangt energie in de lucht!”


Interview: Maarten Robberechts Foto/Photo: Miles Fischler

Altijd samen op zwier in Brussel De naam van het gemeenschapscentrum De Vaartkapoen in Molenbeek strookt al lang niet meer met de demografische realiteit. Drie techniekers rollen de laatste microfoonkabels op: onder hen, Alain Debruyne. Gisterenavond was hier nog een concert. Een collegatechnieker roept Alain van achter de coulissen op gemoedelijke toon, in het Brussels. Mensen van verschillende origine lezen de krant en slurpen van een kom verse soep in de eetzaal. “Hier in het centrum spreek ik constant Frans en Nederlands. Ik ben tweetalig opgevoed.” Alain

Faire la java ensemble à Bruxelles Depuis longtemps, le nom néerlandais du centre communautaire De Vaartkapoen à Molenbeek ne correspond plus à la réalité démographique. Trois techniciens enroulent les derniers câbles de microphones. Parmi eux, Alain Debruyne. Hier soir, il y avait encore un concert ici. Un collègue d’Alain, qui est également technicien, l’appelle depuis les coulisses sur un ton familier, en bruxellois. Des gens d’origines différentes lisent le journal en buvant bruyamment leur bol de soupe dans le réfectoire. «Ici dans le centre on parle sans arrêt le français et le néerlandais.

wordt geboren in Etterbeek, verhuist op z’n derde naar de Kempen, en komt op z’n negende terug naar Brussel. Zijn gezin heeft een huis op de Gentse Steenweg, vlakbij het Karreveld Park, in Molenbeek. “We waren graag in de Kempen. We woonden er in een kasteel met een groot domein. Maar we woonden erna toch liever in Molenbeek. Het was zalig om in Molenbeek te fietsen. En om te voetballen in het Karreveld Park. Dat werd onze nieuwe achtertuin.” “Vroeger was Molenbeek nog een chique gemeente. Hier een beetje verder had je Rue de ‘Brabo’ – dat ze zegden. Dat was de Nieuwstraat van Molenbeek. Met heel veel chique winkels. Ik keek er als jonge gast

J’ai été élevé bilingue.» Alain est né à Etterbeek. À ses trois ans, il a déménagé dans la Campine et, à ses neuf ans, il est revenu vivre à Bruxelles. Sa famille a une maison sur la Chaussée de Gand, près du parc du Karreveld à Molenbeek. «On aimait bien la Campine. On y vivait dans un château entouré d’un grand domaine. Mais par la suite, on préférait vivre à Molenbeek. C’était génial de faire des tours en vélo à Molenbeek et de jouer au foot dans le parc du Karreveld. Ce parc est devenu notre nouvelle arrière-cour.» «Avant, Molenbeek était encore une commune chic. Ici, un peu plus loin, il y avait ‘la rue de Brabo’ – comme on disait en flamand. C’était la rue Neuve de Molenbeek avec beaucoup de magasins chic. Étant

naar uit om er op zaterdag te gaan winkelen met mijn zus. Dat waren echte uitstapjes.” Als twintiger, in de jaren tachtig, begint Alain te werken voor de Beursschouwburg. “Er ontstond een hechte kliek techniekers van de Ancienne Belgique, het Kaaitheater, en de Beursschouwburg. Dat was een toffe bende. We zaten altijd samen in café Le Coq onze boterhammen op te eten ’s middags. Ik kan dat nu helaas niet meer, want ik zit hier. Maar zij doen dat nog steeds. En ik zie ze nog regelmatig.” “Als technieker werkte ik vaak tot een stuk in de nacht. En dan ’s ochtends weer vroeg beginnen. Maar ik keek er altijd naar uit om

jeune, j’avais hâte d’aller faire les magasins avec ma sœur. C’étaient de vraies excursions.» Pendant les années quatre-vingts, lorsqu’il avait 20 ans, il a commencé à travailler au Beursschouwburg. «Ainsi est née une bande soudée de techniciens de l’ancienne Belgique, du Kaaitheater et du Beursschouwburg. C’était une chouette bande. A midi, on mangeait toujours nos tartines ensemble dans le café Le Coq. Malheureusement, je ne peux plus faire ça, parce que je travaille ici. Mais eux le font toujours et je les vois encore régulièrement.» «En tant que technicien, je travaillais souvent jusqu’à très tard dans la nuit et je commençais tôt le matin. Mais j’avais toujours hâte de commencer

weer te beginnen.” De drang om te leven staat op deze Brusselaar zijn gezicht geschreven. Geen woord geklaag over het loodzware werk, hoewel het dat zeker is (geweest). “Al het werk was nog manueel. De spots ophangen, bekabelen, luidsprekers de trappen op dragen. En de mengtafels waren nog analoog. Dat waren heel logge dingen tegenover die van nu.” De opkomst van de visuele cultuur maakt hij vanop de eerste rij mee met de lancering van televisiezender MTV. “Revolutionair”, zegt Alain. “Het was toen ‘het van het’ om videofuiven te geven. Toen hingen we overal videoschermen in de Beurs of in het jeugdhuis. Maar als je daar naartoe ging om te fuiven,

à travailler.» L’envie de vivre est écrit sur le visage de ce Bruxellois. Il ne se plaint pas de son travail, même s’il a été bien dur à l’époque. «Tout le travail était encore manuel. Placer les projecteurs, câbler, monter les enceintes. Les tables de mixage étaient encore analogiques. Comparé à maintenant, c’étaient des objets bien lourds.» Il assiste au premier rang à l’émergence de la culture visuelle, avec le lancement de la chaîne de télévision MTV. «C’était révolutionnaire», explique Alain. «Autrefois, c’était à la mode de faire des soirées vidéo. On suspendait partout des écrans de vidéo au Beursschouwburg et dans la maison de jeunesse. Mais si vous y alliez pour faire la fête, en fait, tout le

bleef iedereen eigenlijk gewoon zitten om naar die schermen te kijken. Dus dat werkte niet.” “Wij gaan altijd samen op zwier, in Brussel. Mijn petekind van twaalf, nu, die blijft gewoon thuis achter zijn laptop zitten. Wij verveelden ons als tieners thuis. Ge wou mensen zien, ge wou buitenkomen. Het stamcafeetje zat altijd vol. En ik ga er nog elke week naartoe, met dezelfde mensen, al dertig jaar.”

monde restait assis pour regarder les écrans. Donc, ça n’a pas trop fonctionné.» «On faisait toujours la java à Bruxelles. Aujourd’hui, mon filleul de douze ans, reste à la maison derrière son ordinateur. Nous, lorsqu’on était adolescent, on s’ennuyait à la maison. On voulait voir des gens, on voulait sortir. Le café habituel était toujours rempli. J’y vais encore toutes les semaines, avec les mêmes personnes, depuis trente ans.»


Metrolijn 5 anders bekeken Gebruikers van het openbaar vervoer, en zeker reizigers met de metro, beschouwen hun traject vaak als louter functioneel. Men stapt op de metro zo dicht mogelijk bij de vertrekplaats om er pas uit te gaan bij de eindbestemming. Brussel is nochtans een stad die telkens opnieuw kan ontdekt worden en telt enorm veel interessante en toffe plaatsen. Waarom niet eens een halte vroeger op- of afstappen

en een stuk van het overblijvende traject per fiets of te voet afleggen? De vraag klinkt eenvoudig, maar voor velen is de drempel groot. Ik ondersteun ten volle dit project dat de bruisende, vaak ondergrondse wereld van metrolijn 5 in contact wil brengen met de wijken die zich rond de 28 metrostations situeren. Dankzij getuigenissen en foto’s van de Brusselaars die wonen langsheen het traject van metrolijn 5, krijgen buurten een gezicht. Wijken worden vermenselijkt en nodigen uit om ontdekt te worden. Uiteraard niet

alleen door bezoekers van onze stad, maar zeker ook door de Brusselaars zelf. Ik nodig u uit om met deze krant in de hand of met de App op uw smartphone uw ontdekkingstocht aan te vatten. Verlaat dit metro­ station en stap of fiets de boeiende wereld van Brussel in. De verhalen, foto’s en activiteiten die men aanbiedt zetten u al een flink eind op weg. Brussels minister van Openbare Werken en Vervoer

Un autre regard sur la ligne de métro 5

Metro 5: Moving People, Moving Stories Metrolijn 5 doorsnijdt Brussel van west naar oost, en heeft precies 28 haltes nodig voor zijn tocht door een bonte mengeling wijken en buurten. Tussen september en december 2013 krijgt elke halte een eigen krant, gemaakt door een

Metro 5: Moving People, Moving Stories La ligne de métro 5 traverse Bruxelles d’ouest en est, et pas moins de 28 stations lui sont nécessaires pour relier tous ces quartiers très bigarrés. De septembre à décembre 2013, chaque station aura son propre journal, réalisé par une équipe de journalistes occasionnels débordant

Les usagers des transports publics, et en particulier les voyageurs dans le métro, considèrent leur trajet uniquement d’un point de vue fonctionnel. On monte dans le métro au plus près de l’endroit de départ pour en descendre à sa destination.

Les témoignages et photos des Bruxellois qui habitent le long de la ligne de métro 5 confèrent une identité aux quartiers. Les quartiers sont humanisés et invitent à leur découverte, et ce non seulement par les visiteurs de notre ville, mais aussi par les Bruxellois.

Bruxelles est pourtant une ville que l’on peut redécouvrir à chaque promenade et qui compte de nombreux endroits agréables et intéressants. Pourquoi ne pas descendre ou monter à un arrêt plus tôt et effectuer une partie du trajet à pied ou à vélo? Cette question semble simple, mais de nombreuses personnes redoutent de faire le pas. Je soutiens pleinement ce projet qui a pour objectif de faire entrer en contact ce monde, trépidant et souvent souterrain de la ligne de métro 5, avec les quartiers situés autour des 28 stations de métro.

Je vous invite à commencer votre expédition à l’aide de ce journal ou de l’application sur votre smartphone. Quittez cette station de métro et entrez dans le monde captivant de Bruxelles à pied ou à vélo. Les histoires, photos et activités qui vous sont proposées vous en donnent déjà un bel aperçu. Mais partez surtout à la découverte des quartiers de la manière dont vous le souhaitez: votre excursion n’en sera que plus instructive.

ploeg enthousiaste gelegenheidsjournalisten. Studenten en medewerkers van de HUBrussel en Luca namen de metro naar een hun onbekende ‘Brusselaar’. Deze inspirerende ontmoetingen resulteerden in 112 unieke portretten. Studenten van ISFC gaven het geheel mee vorm. Om metrolijn 5 verder in de bloemetjes

te zetten zijn bij een aantal stations leuke activiteiten gepland. Cactus & Co gidst al wie wil gratis met de fiets langs het metrolijn 5 parcours en directe omgeving, met uitstapjes naar de plekjes die in de interviews aan bod komen.

d’enthousiasme. Des étudiants et des collaborateurs de la HUB et de Luca ont pris le métro à la rencontre d’un «Bruxellois» inconnu. Ces rencontres inspiratrices ont débouché sur 112 portraits exceptionnels, que des étudiants de l’ISFC ont mis en pages.

stations. Cactus & Co se fera un plaisir de guider gratuitement tous ceux qui souhaitent découvrir le parcours de la ligne 5 et ses environs à vélo et organisera des promenades vers les lieux évoqués dans les interviews.

Pour garder les projecteurs braqués sur la ligne 5, une série d’activités seront organisées dans plusieurs

Toutes les informations se trouvent sur www.facebook.com/metro5be

Ministre bruxelloise des Travaux Publics et des Transports

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Met de steun van de

Verantwoordelijke uitgever / editeur responsable: Dirk De Ceulaer, Warmoesberg 26, 1000 Brussel. Contact: metro5@hubrussel.be - 02 210 12 57. Ne pas jeter sur la voie publique. Niet op de openbare weg gooien.


Graaf Van Vlaanderen / Comte de Flandres