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e r t t e N° 5

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3 - décembre 2010

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« De tout temps, le théâtre a cherché à se transformer. C’est ce qu’on appelle les crises. Tant que le théâtre est en crise, il se porte bien».

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l’ dito Meslay, un nouveau souff le

Absent depuis plus d’un an, ce nouveau numéro de la « Lettre de Meslay » se veut être le point de départ d’un nouvel élan. Au-delà du souhait d’un lien régulier avec notre réseau et nos partenaires, cette « Lettre » a pour finalité de vous faire vivre, au plus près le projet de Meslay. Parce qu’elles sont vivantes, en mutation permanente et en prise directe avec l’environnement dans lequel elles évoluent, les institutions vivent des phases de troubles, des périodes de crises internes qui sont l’apanage même des structures qui avancent, qui évoluent, qui s’adaptent. Meslay n’échappe pas à la règle et vient de connaitre une période de turbulences depuis le départ d’Anne-Marie CLAUDE, directrice de 1996 à juin 2009. Le changement d’une direction est, pour toute organisation, une étape difficile à négocier et implique de retrouver un nouvel équilibre qui parfois peut connaître quelques soubresauts. Si les remaniements, la réorganisation et les mouvements de personnel ont pu interpeller légitimement nos partenaires historiques, cette période a été une réelle opportunité pour nous réinterroger, conseil d’administration et équipe, sur ce qui fonde notre action, sur nos véritables valeurs et sur les orientations que nous souhaitons nous donner pour les années à venir. Une des spécificités de Meslay repose sur l’idée que l’action doit s’appuyer sur un projet porteur de sens, lui-même porté par une vision juste et rationnelle des publics accompagnés en prenant en compte leurs besoins et ceux du territoire qui permettent de penser une stratégie et des actions ajustées. Après une phase d’intense développement ces dernières années, un palier de stabilisation et de consolidation de l’existant est nécessaire pour capitaliser nos savoirs faire avant de nous donner de nouveaux axes d’évolution. Consolidation ne signifie pas immobilisme ! En effet, de nombreux chantiers sont actuellement en cours et d’autres devront être ouverts rapidement tant dans le secteur de l’entreprise que dans celui du social. Le plan stratégique, validé par les administrateurs pour la période 2009/2015, prend appui sur le projet fondateur de Meslay autour de la culture de la responsabilité et de la capacité à croire au développement de la personne dans une vision globale de l’être humain. Nommé au poste de directeur de Meslay le 1er juin 2010, je m’emploie, dès à présent, au sein d’une équipe de professionnels mobilisés, à poursuivre cette ligne directrice. C’est dans un climat de sérénité retrouvée, où chacun peut donner le meilleur de lui-même, que nous vivons cette période : non pas comme une rupture mais comme une étape de transition, où chacun est amené à construire les repères qui donnent le goût d’aller de l’avant. En cette période de fin d’année, les membres de l’équipe et moi-même vous présentons, à vous et à vos proches, nos voeux les plus sincères pour l’année 2011 et nous vous donnons rendez-vous pour écrire ensemble une nouvelle page de l’histoire de Meslay. C’est là que nous vous attendons. Christian BRETIN Directeur

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Si on osait extrapoler ces propos de Jean Vilar hors du champ théâtral, on pourrait en déduire que la bonne santé de nos institutions dépendrait de sa capacité à être en crise, ce qui pourrait paraitre incongru au regard de la situation économique et sociale actuelle. Pourtant, même si nos structures ne sont pas un théâtre, osons ce parallèle en considérant que les tensions qui peuvent s’y vivre sont aussi le reflet de ce qui se joue dans notre société. Et quoi qu’en disent les commentateurs, ce qui s’y joue, ce n’est pas la fin du monde! Peut être plutôt la fin d’une époque ; non pas une fin qui ne déboucherait sur rien, mais la fin d’une étape, une période où bien sûr, les repères et les certitudes sont bousculés par la réalité mais qui, comme dans toute mutation, débouche sur une nouvelle période de déploiement.

Nous ne vivons pas la fin de notre société occidentale « vieillissante ». N’en déplaise aux thuriféraires de la crise, nous vivons plutôt la fin d’un modèle de société datant de l’après guerre où la recherche de l’épanouissement personnel et la prise en compte des désirs individuels ont peu à peu pris le dessus sur la recherche de l’intérêt commun. La période moderne a permis au plus grand nombre d’accéder à un confort de vie extraordinaire : la santé a pu devenir un droit, les loisirs une fin en soi, la liberté individuelle un absolu. L’homme moderne a été alors parfois tenté d’oublier que la consommation, la technologie et les loisirs lorsqu’ils ne sont pas au service du bien commun, risquent de le pousser vers un individualisme destructeur. Le paradoxe de nos sociétés modernes est que nous avons eu tendance à nous enchainer aux outils que nous avions forgés pour nous donner la liberté, la paix et le bien être. Alors que l’économie, la consommation de masse, les outils de communication étaient sensés être au service de l’homme afin de lui simplifier la vie et le libérer des contingences quotidiennes, l’homme moderne donne parfois l’impression de s’en être aliéné.

Les crispations et les peurs dont notre pays a été le théâtre ces derniers temps, peuvent aussi être entendues comme un symptôme et non comme le

refus de notre pays de faire face aux réformes rendues nécessaires. Symptôme d’une transformation, du passage d’un état à un autre. Si le changement, implique la confrontation à la nouveauté, il s’accompagne aussi de peurs face à l’incertitude, parfois d’angoisses liées au nécessaire renoncement : on sait ce que l’on perd, on ne sait pas toujours ce que l’on va trouver, dit le dicton : il est difficile, voire douloureux d’être amené à penser l’avenir autrement que dans le cadre de nos certitudes. Face aux mutations, aux changements et aux résistances qu’elles engendrent, il existe un certain risque d’être paralysé par la peur de l’avenir et d’oublier que ce n’est pas la crise qui pose problème mais c’est ce que nous en faisons, ou plutôt ce que nous n’en faisons pas.


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Secteur ENTREPRISE

Secteur SOCIAL

Activité agricole : Le titre de formation CCTAR devient le TPASA (Technicien Production Agricole et Services Associés). Cette modification d’intitulé illustre l’évolution de la formation afin de toujours être en phase avec les attentes du milieu professionnel. L’alternance en entreprise continue de favoriser l’apprentissage et le savoir faire sur des aspects techniques et de gestion. Mais en plus, aujourd’hui la valorisation des produits, la place du travail, les démarches administratives sont davantage prises en compte dans la certification du TPASA.

Voir autrement le handicap : L’épreuve des mots : un film exceptionnel de 26 minutes qui donne la parole à des personnes touchées par une déficience intellectuelle. « Un film étonnant qui déplace, qui impressionne : leur sincérité révolutionne tout simplement l’idée que l’on se fait du handicap, de la vie, du monde! On découvre que la personne avec handicap mental est capable d’élaborer une pensée et de se positionner en tant citoyenne ». Philippe Steiner –handymobility.org. Pour voir la bande annonce, aller sur : http://www.archeaparis.org/2010/04/lep r e u v e - d e s - m o t s - u n - f i l m - d e c o u v r i r. p h p

Dispositif « Projet Qualifiant en Entreprise » Le dispositif de formation et de recrutement en entreprise connaît une rentrée très prometteuse. En effet, depuis le 29 août, plus de 15 entreprises sont en phase d’intégration de futurs collaborateurs et 15 autres recherchent actuellement des profils possédant une expérience professionnelle dans des fonctions commerciales ou administratives. Si vous êtes intéressé(e) par ce dispositif ou si vous connaissez dans votre réseau des personnes susceptibles de l’être, vous contactez Michel LENNE ou Erwan THOUAULT afin qu’ils apportent les renseignements que vous jugerez nécessaires.

L’ICFS propose depuis plusieurs années des cycles de formations qualifiantes destinés aux acteurs du champ médico-social : la lettre vous propose d’en découvrir deux :

Meslay renforce son imprégnation locale Depuis plusieurs années, Meslay a étendu son activité à un niveau national : un nombre croissant de stagiaires issus d’autres régions et des partenariats nationaux n’empêchent pas pour autant l’ICFS de continuer son implantation sur le territoire : ainsi, les nouvelles promotions « Conducteurs de travaux » (CTx) et « Conseiller en dermo-cosmétique » (Botticelli) ont intégré un nombre significatif de stagiaires issus de PME ou officines locales. Cet engagement des entreprises locales dans des parcours de formations relativement récents, est pour Meslay un signe de reconnaissance et un encouragement à continuer d’étendre ses compétences dans de nouveaux secteurs.

IDERCO (Infirmière référente/coordinatrice en EHPAD) : 26 stagiaires ont débuté un nouveau cursus de formation. Sans renoncer aux fondamentaux qui ont fait le succès de ce parcours, l’équipe pédagogique a réadapté le contenu et la pédagogie aux exigences du secteur. Répartie en 2 unités de formation complémentaires, le cycle IDERCO a été re-pensé et conçu afin de renforcer l’accompagnement individuel des stagiaires. La progression pédagogique doit ainsi permettre d’acquérir la posture nécessaire à la fonction d’encadrement et de mieux maîtriser les outils liés aux réalités et aux nouvelles exigences du terrain. Le projet-action rédigé au cours du cycle sert de support à la validation finale de ce parcours.

« Assistantes de direction en établissement/service social et médico-social » : Avec + de 80 secrétaires-assistantes déjà formées, le cycle entamé depuis le 16 septembre a ajusté son titre et son contenu aux évolutions du secteur. Destinée à des professionnels des différents secteurs du champ médico-social cette formation propose d’approfondir les connaissances des publics et des réglementations dans la perspective d’une meilleure collaboration au service des usagers.

A noter : le prochain cycle IDE Référente débutera en mars 2011, il reste encore quelques places...

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René Girard, Tolstoï, Edith Stein, Niezstche, Erasme, Paul Ricoeur, Jaurès et de nombreux autres auteurs : Plus de 2000 textes de réflexion sur le Management des Ressources Humaines sont proposés sur le site « Faits et arguments » dont l’ambition est de « concilier anthropologie, vision de l’Homme, éthique et management performant. » « Un bon manager doit être à la fois un «chef» – il doit prendre ses responsabilités – et en même temps être quelqu’un de très proche, de très disponible. Il faut réunir en fait deux dimensions qui ne vont pas toujours très bien ensemble. Vous avez ainsi des personnes qui ont une très grande compétence pour décider, mais qui sont des êtres froids, sans émotions. Et puis vous avez, par ailleurs, des gens qui ont le sens de l’émotion, qui aiment serrer des mains, mais qui ne savent pas prendre une décision. ». http://bernard-romain.over-blog.com/

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Cette « Lettre de Meslay » est également disponible sur notre site www.meslay.org. Engagés dans une démarche de développement durable, nous souhaitons privilégier pour les prochains numéros, un envoi par courrier électronique… Aussi, pour vous inscrire automatiquement dans ce groupe d’envoi nous vous invitons à nous écrire à l’adresse suivante : contact@meslay.org en indiquant en objet : Lettre de Meslay.

INSTITUT DE CONSEIL ET DE FORMATION SUPERIEURE « Meslay » La Guyonnière – 85600 MONTAIGU Formation et conseil – Secteur social : 02 51 48 84 82 – Secteur entreprise : 02 51 48 84 83 - Direction générale et comptabilité : 02 51 48 84 84

Mél : contact@meslay.org - Site web : www.meslay.org – Fax : 02 51 46 37 95


Lettre de Meslay - Décembre 2010