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Parce que le soleil. Parce que la chaleur. Parce que ton odeur après le sport. Parce que l’apéro. Parce que les boules et le cochonnet. Parce que le barbecue est un sport. Parce que les foots à 23 heures. Parce que le mölkky. Parce que la Coupe du monde. Parce que le beach-volley. Parce que le frisbee sur la plage. Parce que les shorts. Parce que les marques de bronzage. Parce que les coups de soleil. Parce que la tomate-mozza. Parce que l’odeur du monoï. Parce que les olives. Parce que la sieste est un sport. Parce que… Parce que c’est la saison de tous les possibles. Des événements géants qui réunissent la planète entière, et des tout petits qui nous font vibrer entre amis et en famille. Parce que c’est la liberté, la chaleur, la lumière. Parce qu’il faut se remettre au sport pour être beau sur la plage et que pour ça, il faut un sacré MENTAL! Vive l’été.

Simon BÉOT Fondateur MENTAL! Média


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PHOTOGRAPHES Asphalt Emile Mentz Institut National du Sport Olivier Minaire

JOURNALISTES Asphalt Yannis Bouaraba Jocelin Maire MENTAL! Média Anne-Claire Delval

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8 14 18 22

LE FIL ACTU

CSI ROESER

LE PIED À L’ÉTRIER

IL ÉTAIT UNE FOIS

26 32 36 42 WELCOME HOME YONAS

LE GOLF POUR LES NULS

EMMA-LOU BECCA : MON CHEVAL DE BATAILLE

PORTFOLIO PÉTANQUE

52 58 64 70 L’INTERVIEW DU COACH GORBASMASH!

L’INTERVIEW CEO L’AMBITIEUX

SPOT SUMMER IN LUX-VILLE

COUPE DU MONDE THE MENTALIST

74 78 84 90

COUPE DU MONDE APÉRO-FOOT

94 ASPHALT

COUPE DU MONDE SOUVENIRS SOUVENIRS

COUPE DU MONDE QUIZ

LÉGENDE OÙ EST CHARLY ?


• LE FIL ACTU •

MARS

UN BERTEMES RECORD AU PORTUGAL Le lanceur de poids luxembourgeois Bob Bertemes a amélioré de 38 cm son propre record du Luxembourg de mars 2017 avec un jet à 20,56 m, effectué lors d’un meeting européen à Leiria, au Portugal. L’athlète de 24 ans, qui s’entraîne à Manheim (Allemagne) depuis octobre, a pris la quatrième place d’un concours remporté par le Russe Aleksandr Lesnoy avec son jet à 21,32 m.

LYNDON SOSA, GÂCHETTE EN OR

UN SUR DEUX POUR LES ROUD LÉIWEN

Le tireur Lyndon Sosa est devenu le premier Luxembourgeois de l’histoire à décrocher une médaille d’or dans une manche de coupe du monde, à Guadalajara, au Mexique. Sixième au championnat du monde de 2014 et champion du monde universitaire en 2016, le spécialiste du trap de 26 ans a signé l’une des plus belles victoires de sa carrière. En finale, il a dominé l’Italien Emanuele Buccolieri avec un très beau total de 46/50.

L’équipe nationale de football a vécu un mois de mars mitigé à quelques mois de la Ligue des nations. Les Roud Léiwen ont d’abord ramené un encourageant succès de Malte (1-0) grâce à un but de Daniel da Mota dans les arrêts de jeu. Mais quelques jours plus tard, face à une équipe d’Autriche d’un tout autre calibre, les hommes de Luc Holtz ont été balayés 4-0.

BOB HALLER ACCROCHE LE TOP 10 Pour sa première course de la saison sur distance olympique (1 500 mètres de natation, 40 km de course cycliste et 10 km de course à pied), Bob Haller a signé une belle 10e place à l’ETU Triathlon European Cup de Quarteira (Portugal). Avec un temps total de 1:53:57, le triathlète luxembourgeois exilé au Portugal depuis décembre a pointé à 3 min 57 s du vainqueur français Dorian Coninx. De quoi aborder les prochaines échéances avec sérénité et confiance.


AVRIL

RETOUR GAGNANT POUR MINELLA

LE LUXEMBOURG SE MAINTIENT EN COUPE DAVIS

La tenniswoman luxembourgeoise Mandy Minella, absente pendant plusieurs mois pour donner naissance à sa petite Emma, a marqué son retour à la compétition par une victoire, en Italie, à Santa Margherita di Pula. C’est le 13e titre de la jeune maman qui a dominé en finale l’Italienne Deborah Chiesa, 177e mondiale, en deux manches, 6-3, 7-6.

Avec le retour de Gilles Muller, l’équipe nationale de tennis a assuré un maintien vital dans le groupe II, zone Europe/Afrique, de Coupe Davis en étrillant la Géorgie (5-0). Les succès de « Mulles » (6-3, 6-2) et de son jeune compère Ugo Nastasi (3-6, 7-5, 6-4) avaient mis les Luxembourgeois dans une position idéale avant le double du deuxième jour. Le lendemain, la paire composée du n°29 mondial et du natif de Thionville n’a passé qu’une heure sur le court en expédiant le troisième match (6-3, 6-1). Alex Knaff et Christophe Tholl ont parachevé un succès net et sans bavure (5-0).

JUNGELS RAFLE LA DOYENNE

LE XV LUXEMBOURGEOIS PROMU

Bob Jungels (Quick-Step) a signé l’une des plus belles victoires de sa jeune carrière en s’adjugeant la 104e édition de LiègeBastogne-Liège, la « Doyenne » des classiques cyclistes. En devançant le Canadien Michael Woods (Education First) et le Français Romain Bardet (AG2R), il devient le troisième Luxembourgeois à remporter la Doyenne, après ses aînés Marcel Ernzer en 1954 et, plus récemment, Andy Schleck en 2009. Le longiligne rouleur a tiré son épingle du jeu en fin de course pour franchir la ligne d’arrivée avec 37 secondes d’avance.

Qualifié pour les Jeux olympiques de Pyeongchang en Corée du Sud, Matthieu Osch a remporté les titres nationaux de slalom et de géant sur la poudreuse suisse d’Adelboden. Sur la piste qui accueille une manche de la Coupe du monde, le skieur de 18 ans a devancé Christophe Bock et Max Castermans dans le slalom. Sur le géant, Max Castermans et Nikolaj Lindfors ont complété le podium.


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MAI

UNE AUTRE COURONNE POUR L’AMICALE Le patron du basket luxembourgeois, c’est Steinsel. Les hommes du technicien Ken Diederich, qui dirigeait son dernier match à la tête de son équipe, ont remporté un troisième titre national consécutif en dominant Etzella dans la troisième manche de la finale des play-off de la Total League. Après ses deux premières victoires (81-85 et 88-81) acquises dans les deux premières manches, l’Amicale Steinsel s’est assuré le titre sur le parquet d’Ettelbruck (82-85). Avec la Coupe du Luxembourg glanée quelques semaines plus tôt, l’Amicale réalise un deuxième doublé en deux ans et confirme ainsi son statut de référence du moment.

PAS DE MIRACLE POUR LES PONGISTES

DOUBLÉ POUR LE HB KÄERJENG

Les pongistes des équipes nationales féminines et masculines qui étaient présentes aux Championnats du monde de tennis de table par équipes en Suède n’ont pas passé les phases de poules du Mondial. Les dames, emmenées par Sarah De Nutte et l’infatigable Ni Xia Lian, ont pris la cinquième place de leur groupe de première division avec un bilan de deux victoires pour trois défaites. Elles se sont notamment offert un succès de prestige face à l’équipe de Hong Kong, qui s’est hissée jusqu’en demi-finales. Dans leur groupe de deuxième division, les hommes se sont eux aussi classés à la 5e place de leur groupe.

Carton plein pour les équipes du HB Käerjeng, puisque les hommes et les dames ont tous deux été titrés au terme de la dernière journée des play-off. Les hommes de Dejan Gajic ont décroché leur deuxième titre après 2014 en allant battre Berchem (37-25). Les dames aussi sont allées chercher leur titre au bout du suspense en concédant le match nul face à Dudelange. Assez pour devancer d’un point leur adversaire direct au classement.

LE F91 PUISSANCE 14 Impitoyable, Dudelange a dézingué le vice-champion Differdange (6-0), à Oberkorn, pour s’assurer une 14e couronne de BGL Ligue à une journée de la fin. Longtemps cette saison, le Progrès Niederkorn avait entretenu le suspense en tenant la dragée haute aux hommes de Dino Toppmöller, mais les doutes avaient été levés fin mars quand le champion en titre était venu battre son dauphin au stade Jos-Haupert. En prenant 36 points sur 39 possibles en 2018, la machine de guerre du F91 a prouvé qu’elle était encore une fois la référence du foot national des dernières années.

Textes : Yannis Bouaraba


• RÉISER PÄERDSDEEGEN •

Créé en 1992, le concours de saut international « Réiser Päerdsdeegen », qui rassemble quelques-uns des meilleurs cavaliers du monde, est le plus grand concours équestre de la Grande Région. Comment se prépare cet événement d’envergure et quelles épreuves seront proposées cette année ? Tout ce que vous devez savoir se trouve ici. « La préparation de l’édition suivante débute le lendemain de l’événement de l’année en cours. » Le ton est donné par Daniel Rinaldis, du comité d’organisation, qui, à quelques semaines du coup d’envoi de l’événement phare du sport équestre luxembourgeois, planche encore sur certains détails. Lancé pour la première fois en 1992 sous la forme d’une compétition nationale, le concours de saut, qui est désormais international, fêtait l’année dernière ses 25 ans. Et pour marquer le coup, il avait été étendu à deux week-ends et avait accueilli une prestigieuse étape de la Coupe des nations, lors de laquelle l’équipe nationale avait brillé en décrochant la deuxième place. Cette année encore, des chevaux du monde entier poseront leurs sabots sur le gazon du site d’Herchesfeld à Roeser pendant deux week-ends, du 7 au 10 juin et du 14 au 17 juin. Cette fois-ci, la Coupe des nations ne fera pas escale au Grand-Duché pour des raisons financières et logistiques, mais les amoureux de sports équestres devraient quand même trouver leur compte, comme chaque année. Le comité d’organisation, sous la bannière des asbl Equisports et Cercle Équestre de Luxembourg, se compose d’une douzaine de personnes qui se réunissent deux fois par mois pour préparer un événement qui soit digne des plus grandes compétitions

internationales. Dans les dernières semaines, les réunions sont hebdomadaires, et le jour J, ce sont près de 200 bénévoles qui œuvrent pour le bon déroulement des deux week-ends de compétition. Des passionnés d’équitation qui veulent s’immiscer dans les coulisses du concours et approcher les cavaliers stars, des membres des clubs locaux, mais aussi des personnes lambda qui veulent donner un coup de main. Malgré cela, trouver des bénévoles est de plus en plus difficile selon les organisateurs. La Ville de Roeser occupe naturellement un rôle-clé dans l’organisation de l’événement puisque la commune, qui est propriétaire du site d’Herchesfeld, met à disposition son service technique et assure aux organisateurs de l’événement un soutien financier et logistique. Au fil des années, une relation de confiance et des liens amicaux se sont instaurés entre les deux parties. Bien sûr, il faut une équipe aux petits soins pour bichonner le beau gazon de la piste principale afin qu’il soit prêt pour le début de la compétition. Mais ce n’est pas tout. « Les équipes du service technique sont surtout impliquées dans la préparation des infrastructures, par exemple en effectuant l’entretien des espaces verts sur le parking et sur le site même d’Herchesfeld ou en mettant en place les raccordements d’eau et d’électricité, ainsi que les conteneurs pour les déchets », explique Mike Majerus, de l’administration communale. Compétition, mais pas que Pendant les deux week-ends, les organisateurs souhaitent attirer près de 15 000 personnes. Pour ce faire, ils misent aussi sur les à-côtés de l’événement. En dehors de la piste de compétition et entre les épreuves, un programme d’encadrement de l’événement a été concocté pour distraire les visiteurs. À savoir un village d’exposants,


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des restaurants, des spectacles culinaires, des soirées événements ou des shows équestres. « Le CSI Roeser est un cadre unique pour les partenaires. Certains sponsors organisent des soirées d’entreprise et d’autres invitent des clients », explique encore Daniel Rinaldis. Ça, c’est pour la partie business. Pour le côté cool, les enfants peuvent aussi venir faire leurs premiers pas à dos de poney. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour que les familles viennent passer un weekend tranquille en plus d’assister à une compétition de haut niveau. Les sports équestres comprennent plusieurs disciplines, mais à Roeser, c’est le saut d’obstacles qui est mis à l’honneur. Justement, pour le côté sportif, les Luxembourgeois sont attendus sur leurs terres, surtout qu’ils s’étaient illustrés l’année passée en prenant une magnifique deuxième place à la Coupe des nations et en assurant d’autres excellents résultats individuels. Marcel Ewen et son Excenel V et Christian Weier sur Global avaient pris les deuxième et troisième places du Grand Prix. Ce même Marcel Ewen avait également remporté le prix Loterie Nationale un peu plus tôt ce jour-là. Parmi les autres noms de l’équitation luxembourgeoise, il y a aussi Charlotte Bettendorf, qui a fait son entrée dans les 200 meilleurs mondiaux.

de saut internationaux comme celui de Roeser dépendent de la Fédération Équestre Internationale (FEI). L’objectif du cavalier et de sa monture, qui s’élancent ensemble, est de réaliser le parcours et de franchir les obstacles dans un ordre bien précis, le plus rapidement possible. Si le cheval fait tomber une barre ou évite un obstacle, une pénalité en temps s’applique au cavalier lors du classement final. Les cavaliers et leurs chevaux doivent allier vitesse, souplesse et puissance pour affronter les obstacles et le couple doit être en harmonie pour se donner le plus de chances de réussite possible. Lors du premier week-end (du 7 au 10 juin), le Master CSI*** et le Grand Prix de Luxembourg CSI*** seront les épreuves les plus importantes. La première permettra même d’obtenir des points pour le classement mondial. Les concours cotés à deux ou trois étoiles sont souvent utiles pour les chevaux en manque d’expérience, qui viennent s’aguerrir dans des concours moins difficiles avant de se lancer dans des concours quatre ou cinq étoiles. De toute évidence, il y aura du beau monde début juin à Roeser. L’année dernière, le Suisse champion olympique de 2012, Steve Guerdat, avait posé ses valises au GrandDuché. Et cette année ?

Les épreuves en bref Les épreuves au programme sont nombreuses et près de 20 nations seront représentées par une centaine de cavaliers et près de 300 chevaux. Les concours de saut internationaux sont gradués en étoiles (de une à cinq) en fonction de leur niveau de difficulté. Les concours

Texte : Yannis Bouaraba Photos : Olivier Minaire


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• INTERVIEW •

À 29 ans, Charlotte Bettendorf s’est déjà fait un nom dans le saut d’obstacles. La cavalière luxembourgeoise la mieux classée (228e mondiale en mai) sera naturellement une des têtes de gondole du CSI Roeser. Rencontre.

un peu du type d’épreuve et du niveau des concours. Ça dépend aussi de la difficulté et des hauteurs ! On essaie toujours naturellement d’amener les chevaux les plus compétitifs et les plus en forme !

MENTAL! Charlotte, comment êtes-vous arrivée à l’équitation ?

CHARLOTTE BETTENDORF Roeser ? C’est un de mes concours préférés de la saison puisqu’il se déroule au Luxembourg, dans mon pays ! Malheureusement, c’est le seul concours de ce niveau-là au Luxembourg. J’adore l’atmosphère qui règne à Roeser. Il y a toujours beaucoup de monde et j’adore monter devant un public intéressé et enthousiaste. J’ai pu gagner le Grand Prix en 2013, ça reste toujours un super souvenir ! L’année passée, j’ai fini deuxième lors de l’épreuve de Coupe des nations avec mon équipe. J’y ai donc beaucoup de bons souvenirs !

CHARLOTTE BETTENDORF Mes parents ont toujours eu des chevaux. Mon grand-père et mon père faisaient un peu d’élevage et mes parents montaient aussi en concours. J’ai donc grandi avec les chevaux et je pense même que je me suis assise sur un cheval avant même de pouvoir marcher ! MENTAL! Comment devient-on une bonne cavalière ? CHARLOTTE BETTENDORF La première chose, c’est qu’il faut aimer le travail avec les chevaux et être capable de sacrifier beaucoup de temps pour eux ! La patience est une autre vertu importante de cette discipline. Les chevaux sont et restent des animaux, donc ils peuvent tout comme nous connaître de mauvaises passes. Enfin, devenir une bonne cavalière demande beaucoup d’entraînement, et surtout d’entraîner les chevaux tous les jours ! MENTAL! Qui a le rôle le plus important, la cavalière ou le cheval ? CHARLOTTE BETTENDORF Les deux ont un grand rôle. Le cheval ne peut pas faire de compétition sans cavalier et un cavalier a aussi besoin du cheval pour faire la compétition ! C’est vraiment la complémentarité du couple qui est importante. MENTAL! Quelle est l’importance du lien entre le cheval et la cavalière ? CHARLOTTE BETTENDORF Le lien entre le cheval et le cavalier est aussi très important. Normalement, on connaît bien le cheval qu’on monte dans des épreuves importantes. On connaît ses défauts et ses points forts ! Ce qui nécessite un entraînement spécifique pour chaque cheval. Et lorsqu’il y a un lien important avec le cheval, ce dernier va commencer à se battre pour nous sur la piste et peut-être corriger une erreur du cavalier ! MENTAL! Vous montez plusieurs chevaux, comment choisissez-vous celui que vous allez monter en compétition ?

Texte : Yannis Bouaraba Photos : Émile Mentz

CHARLOTTE BETTENDORF Oui, en effet, je monte beaucoup de chevaux différents. Ce sont soit de jeunes chevaux qui n’ont pas encore trop de métier et qui sont au début de leur carrière, soit des chevaux de huit ans ou plus qui sont déjà plus compétitifs pour les plus grandes épreuves ! Donc ça dépend

MENTAL! Que représente pour vous le CSI de Roeser ?

MENTAL! Quel sera l’objectif cette année ? CHARLOTTE BETTENDORF Jusqu’à présent, je dois dire que je réalise une superbe saison. J’ai déjà gagné quelques épreuves cette année, donc je suis confiante et j’espère faire de bons résultats à Roeser. MENTAL! À quelles épreuves allez-vous prendre part ? CHARLOTTE BETTENDORF Je vais surtout participer aux épreuves du CSI 3* et avec un jeune cheval de sept ans, je prendrai part aux épreuves du CSI 1*. MENTAL! Comment est-ce que vous vous situez par rapport aux meilleurs mondiaux ? CHARLOTTE BETTENDORF Pour le moment, je suis dans les 200 meilleurs cavaliers du monde, hommes et femmes confondus… (197e au moment de l’interview) J’aimerais faire mon entrée dans le top 120 cette année !


Tour de Luxembourg 1956 : Charly Gaul sur le circuit du Cents


• TOUR DE LUXEMBOURG •

La 78e édition vient de débuter et va enflammer les artères des différentes villes et villages de notre pays. Petit focus sur tout ce qu’il faut savoir à propos de cette course riche en histoire et dont le présent et l’avenir se trouvent entre les (bonnes) mains du cadet des frères Schleck. Derrière chaque création de grands événements, il faut un personnage central qui montre des qualités de penseur, de passionné ou encore de connaisseur de la discipline concernée. Derrière la genèse du Tour de Luxembourg se cachent des noms. En premier lieu, celui de Pierre Kellner, directeur de la gazette Les Nouvelles Sportives. Entouré de ses compères Camille Schleich, Nicolas Kiprach et Fiss Blitgen, il s’inspire librement du modèle du Tour de France, tout en l’adaptant aux particularités qui ont trait au Grand-Duché. La première édition, qui a eu lieu du 16 au 23 juin 1935, commence sous une pluie battante. En pleine période de l’entre-deux-guerres, elle fut disputée en huit étapes. Les prix à gagner étaient astronomiques pour l’époque, à savoir 24 000 francs pour une victoire d’étape et 11 500 francs pour la victoire finale. La course est réservée aux indépendants, auxquels peuvent se joindre les coureurs professionnels luxembourgeois. Les marques cyclistes connues de l’époque, comme Peugeot, Helyett ou encore le club « Pédale Messine » y inscrivent leurs meilleurs éléments. Un junior, Mathias Clemens, figure sur la liste d’inscription qui contient 112 participants au total. Le jeune Luxembourgeois n’a même pas encore la majorité et est chômeur, mais il remporte la course. Il glanera à cinq reprises la victoire finale, ce qui fait de lui le coureur le plus titré de cette épreuve depuis sa création.

Clemens et le Grand-Duché à jamais les premiers Au niveau du palmarès par nation, le Grand-Duché sort grand vainqueur avec 20 trophées, suivi de près par la Belgique, qui s’est parée d’or à 17 reprises. Suivent de près les Pays-Bas et la France, avec huit récompenses suprêmes. Avant le départ de la 78e édition, qui a été donné le mercredi 31 mai dernier, notre Tour est devenu au fil des époques un rendez-vous cycliste incontournable du début de la période estivale. En atteste la présence de lauréats de grand standing lors de chaque décennie depuis sa création, avec notamment Louison Bobet en 1955, Charly Gaul en 1956, Bernard Hinault en 1982, Lance Armstrong en 1998, Thomas Voeckler en 2003 ou encore le champion olympique en titre Greg Van Avermaet l’année dernière. Preuve de l’importance au niveau international de cette course, le Tour de Luxembourg fait partie depuis 2005 de l’UCI Europe Tour en catégorie 2.HC. Pour simplifier, il est par conséquent ouvert aux équipes « ProTeam » de l’Union Cycliste Internationale (UCI) dans la limite de 70% des équipes participantes, aux équipes continentales professionnelles, aux équipes continentales luxembourgeoises et à une équipe nationale luxembourgeoise. Les coureurs parcourent le Luxembourg entier, à raison de plus de 700 kilomètres en cinq jours, et traversent des villes-étapes comme la ville de Luxembourg, Mersch ou bien encore Diekirch. Škoda Luxembourg est le sponsor principal du Tour depuis 2005. 2018 est là, chaque équipe va se livrer une bataille endiablée pour le maillot couleur or du meilleur coureur.

Tour de Luxembourg 1982 : arrivée à Esch - duel serré entre B. Hinault et E. Planckaert. Le Français l’emportera.


Tour de Luxembourg 1955 : Bitburg - Louison Bobet mène devant Edgard Sorgeloos

Tour de Luxembourg 1956 : tête du peloton - Nic Morn, Charly Gaul, Jean Forestier


ANDY SCHLECK : « NOUS ALLONS FAIRE ÉVOLUER LE TOUR DE LUXEMBOURG ! » Le départ de la 78e édition du Tour de Luxembourg vient d’être donné. Qui d’autre que le directeur de l’organisation pouvait nous livrer de précieux renseignements sur la course ? Entretien.s Schleck. MENTAL! Tu as pris la succession de Frank Zeimet l’année dernière à la tête de la direction du Tour, c’est quoi la touche «Andy Schleck» ? ANDY SCHLECK C’est un peu tôt pour le dire (rires). J’ai une certaine renommée dans le monde du cyclisme, donc c’est clair que c’est un atout. Cela va donner du positif sur notre petit Tour. Je connais tous les à-côtés, que ce soit du côté des cyclistes car j’ai été pro, mais aussi celui des spectateurs ou maintenant celui des organisateurs. Du coup, je sais faire en sorte que tout le monde soit satisfait ! MENTAL! Marchand de cycles bien établi, représentant d’ASO pour ses cyclosportives « by le Tour » et président du Škoda – Tour de Luxembourg depuis l’année dernière… À 33 ans, ta reconversion semble s’être bien réalisée… ANDY SCHLECK C’est vrai que tout se passe bien, je n’ai pas à me plaindre. En plus de toutes ces activités, je vais être aussi représentant pour Škoda au Tour de France cet été. J’y prends la relève de l’ancien champion Stephen Roche. MENTAL! Que pouvons-nous te souhaiter pour cette édition 2018 du Tour de Luxembourg ? ANDY SCHLECK De la belle bagarre entre les coureurs des différentes formations et que le public se régale lors de chaque étape, c’est le plus important à mes yeux !

Texte : Jocelin Maire Photos : INS

MENTAL! Le dernier sacre d’un Luxembourgeois sur cette épreuve date d’il y a neuf ans. Le vainqueur n’était autre que ton frère Fränk. Que manque-t-il aux coureurs luxembourgeois pour le remporter à nouveau ?

ANDY SCHLECK Il ne manque pas grand-chose. D’ailleurs, je vois bien Alex Kirsch (WB-Aqua Protect-Veranclassic) finir à la première place du général cette année. Il possède tous les arguments pour, et en plus il arrive en forme. Ce serait vraiment top pour notre pays ! MENTAL! Quelles seront les principales difficultés de cette édition ? ANDY SCHLECK L’étape 1 avec le prologue est taillée pour les sprinteurs. Lors de la seconde, l’arrivée en côte à Schifflange promet d’être superbe pour le public et difficile pour les coureurs. C’est lors de l’étape 3, avec trois fois l’ascension du col de l’Europe (portion à 15 %, ndlr), que tout risque de se jouer avec les premières cassures. La course peut se perdre dans la dernière étape au Limpertsberg. MENTAL! Comment juges-tu ce parcours 2018 ? ANDY SCHLECK Il n’a pas beaucoup changé par rapport aux années précédentes, car nous sommes encore en contrat avec les communes par lesquelles les épreuves passent. Nous allons le faire évoluer à partir de l’année prochaine. On songe notamment à faire évoluer le prologue dans la ville de Luxembourg et qui arrive encore sur la place d’Armes en un critérium qui rendrait la première étape beaucoup plus alléchante pour le public. MENTAL! Pour finir, tu es dorénavant de l’autre côté de la barrière en tant qu’organisateur. Ça ne te manque pas parfois de monter sur un vélo et de te mêler aux meilleurs lors de grandes épreuves ? ANDY SCHLECK Honnêtement, cela ne me manque pas du tout. Et de toute façon, je n’aurais pas le temps pour m’entraîner sérieusement avec toutes mes occupations. Vous savez, je suis encore plus amoureux du vélo depuis que j’ai arrêté. C’est plaisant d’avoir un rôle d’ambassadeur à travers le monde pour le Luxembourg grâce à cela.


• ATHLÉ : YONAS KINDÉ •

Le sport n’a pas de frontières. Seules les limites fixées dans l’esprit de l’athlète représentent un point d’arrêt. Yonas Kindé, depuis tout jeune, a décidé d’aller loin. Depuis ses premiers pas, il aura connu plusieurs points de chute, desquels il s’est toujours relevé, voire révélé. Retour sur son parcours qui l’a mené des rues d’Addis-Abeba aux lumières du stade olympique de Rio en 2016. 7 mai 1980. Nefatcha. Tout commence dans ce petit village du nord de l’Éthiopie niché à plus de 2 000 mètres d’altitude et situé à quelques encablures du majestueux lac Tana. L’endroit s’avère propice aux entraînements de course de fond, mais le petit Yonas n’en est pas encore à penser à cette activité. Entouré de l’amour de ses parents et de ses frères et sœurs, le bambin joue comme chaque enfant de son âge. Kindé ne se met réellement à la course à pied qu’au début de l’adolescence. Cette passion qui ne le quittera plus vient à lui naturellement. Elle devient ni plus ni moins son moyen de locomotion alors qu’il entre au collège. Chaque jour, le gaillard fluet se coltine huit kilomètres aller et huit kilomètres retour pour aller étudier. Soit 80 kilomètres hebdomadaires. Son destin se met en route, sur cette terre caractéristique des pays de l’Afrique de l’Est, idéale pour l’éclosion de champions longue distance hors normes. Beaucoup de ses camarades de classe se ruent sur la facilité de prendre le taxi ou le bus pour rejoindre leur lieu d’études. Quelques-uns accompagnent Yonas en courant, mais c’est lui qui a la plus grande motivation et ses camarades de classe flanchent au fur et à mesure que les mois s’égrènent. Devant cette détermination sans faille, l’ado reçoit le soutien de son professeur de sport. Monsieur Molken sera le premier à l’encourager sur le chemin des ambitions naissantes. Le jeune Kindé participe à ses premières compétitions communales à l’âge de 16 ans. Puis, un an plus tard, au championnat régional de cross. À chaque fois, le succès est au rendez-vous. Ces victoires dans la région d’Amhara le mènent vers la capitale éthiopienne. Addis-Abeba devient le nouveau lieu de vie de celui qui est à présent un jeune homme et mène ses études de kinésithérapie. Dans la mégalopole de plus de trois millions d’habitants, il signe dans son

premier club d’athlé dans le quartier d’Ornya. Pour peu de temps. Son talent fait grand bruit et arrive aux oreilles des dirigeants du club de Gtazro, qui le recrute et lui octroie une petite paye. Une aide bienvenue pour mener à bien ses études. Dans son nouvel univers, il côtoie les monumentaux Kenenissa Békélé et Haile Gebreselassie. Le problème, c’est qu’il travaille en même temps et cela compromet forcément l’atteinte du niveau de ses deux compatriotes. Les années se suivent paisiblement jusqu’à 2012.

8O kilomètres hebdomadaires pour aller étudier. Le Luxembourg sur un quiproquo Cette année-là, tout bascule dans la vie de celui qui avait trouvé un emploi de kiné. Yonas Kindé doit fuir son pays natal, menacé pour ses engagements politiques. Direction l’Allemagne, en transitant par un vol qui le fait atterrir à Amsterdam. De la capitale néerlandaise, il prend un train qui doit le mener dans le pays où l’on parle la langue de Goethe. Il arrive finalement au Luxembourg, dans ce qu’il croit être une ville allemande. Dans la vie, il y a la course, mais aussi la prière pour ce chrétien orthodoxe. Les bancs des églises sont alors pour lui les rares endroits qui lui sont vaguement familiers : « Je prie toujours le matin avant d’aller au travail ou au sport, car Dieu me donne la force. » Il vit désormais au milieu d’âmes errantes, comme lui, dans un centre pour réfugiés. Très vite, l’envie de courir le titille à nouveau. Un après-midi d’hiver, il décide de partir faire quelques bornes. Ses premiers kilomètres sous la neige. La sortie vire à l’expédition. Ce qui devait être un petit 10 kilomètres finit en une sortie running de trois


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heures : « J’avais tellement couru que je me suis retrouvé en France alors que la nuit tombait. J’étais seul, frigorifié et personne ne s’arrêtait pour me prendre en auto-stop. » Depuis son arrivée au Grand-Duché, il n’a pas seulement connu des mésaventures, mais aussi de belles rencontres, comme celle avec Yves Göldi, son coach. « Après un certain temps après son arrivée au Luxembourg, il est venu s’entraîner dans son coin. Personne ne le connaissait, on s’est salué et ça a démarré comme cela. » Depuis, Göldi est devenu bien plus qu’un entraîneur. Il revêt l’habit d’un guide que le destin a mis sur le chemin de Kindé. Il l’assiste au quotidien dans la gestion de son intégration. Leur profonde relation mène aussi le tandem vers des résultats impressionnants : 2:17:31 au marathon de Francfort en 2015, 1:03:22 au semi de Remich en 2014. Son destin bascule aux Jeux de Rio Ses victoires le mènent à une sélection olympique pour les Jeux olympiques de Rio en 2016 : « Un ami journaliste m’a appris la nouvelle par téléphone. J’étais dans un bus, j’ai crié et sauté partout, les gens ont dû me prendre pour un fou », lance-t-il avec un franc sourire. Cette revanche sur le quotidien, il la doit à l’initiative du Comité International Olympique (CIO). Thomas Bach, son président, déclarait alors à l’époque que c’était « un message pour la communauté internationale qui montre que les réfugiés sont un enrichissement pour la société ». Le CIO prend en charge ces athlètes venus de toutes les régions du monde frappées par un conflit majeur. Pour Kindé, le stage de préparation se déroulera durant trois semaines, en altitude, dans la station suisse huppée de Saint-Moritz. Puis il s’envole pour la baie de Copacabana. Dans le village olympique, il croise toute une pléiade de stars, parmi lesquelles Usain Bolt, Michael Phelps, ou encore Simone Biles. Au rayon des émotions, il y a l’ouverture

Yonas Kindé en quelques records

9 novembre 2013 Langsur (ALL) 10 km road / 30:01 28 septembre 2014 Remich (LUX) Semi-marathon – 1:03:22 25 octobre 2015 Francfort (ALL) Marathon – 2:17:31

de la cérémonie, mais aussi cette rencontre impromptue avec la délégation éthiopienne lors d’un footing d’entraînement. Son aventure brésilienne est ponctuée par une honorable 90e place en 2h24 et des poussières lors du marathon. Il revient au Luxembourg des souvenirs plein la tête. Il les partage avec sa famille par téléphone, alors qu’il n’avait pas pu s’entretenir avec eux pendant deux ans en raison de l’état d’urgence décrété en Éthiopie. Son pays lui manque, et il aimerait bien y retourner, mais pour l’instant, il lui est impossible de faire le voyage retour. Pour des raisons qu’il préfère taire, mais qu’on imagine profondément sérieuses. En attendant, Yonas Kindé s’est parfaitement intégré à la société luxembourgeoise en apprenant avec assiduité la langue de son pays d’adoption. Ce qui lui a permis de décrocher notamment un contrat d’insertion de masseur-kiné à la Coque. Son contrat a pris fin récemment et il est actuellement à la recherche d’un emploi. En attendant de trouver un nouveau job, il transmet sa passion à d’autres réfugiés arrivés plus récemment au Grand-Duché. Comme à cet Érythréen de 22 ans avec qui il nourrit une amitié naissante et qui boucle dorénavant ses 10 kilomètres en 33 minutes. Sinon, il s’adonne à la danse éthiopienne et se balance sur les sons de son idole, Bob Marley, élevé au rang d’idole en Éthiopie. En marge d’un concert à Kingston, le chanteur jamaïcain avait prononcé ces mots : « Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu’au jour où être fort reste la seule option. » Des propos qui trouvent forcément écho auprès de Yonas Kindé…

Texte : Jocelin Maire Photos : Olivier Minaire


• ZOOM FÉDÉ •

Le golf est un sport qui, paraît-il, est réservé à une certaine élite. Il est perçu comme un « sport de riches ». C’est du moins l’image qui lui colle à la peau. Alors, un sport de riches dans un pays riche, qu’est-ce que ça donne ? On s’est interrogés, on a cherché, on a trouvé. Focus sur le golf au Luxembourg. On ne vous apprendra rien en disant qu’il est plus facile de faire un foot avec ses potes que de jouer au golf. Au Luxembourg, pas d’exception, mais beaucoup de règles. Nous avons rangé nos clichés et nos idées reçues sur le golf avant de nous y intéresser et de comprendre comment il fonctionne au Grand-Duché. Nous avons aussi eu un mal fou à contacter la Fédération luxembourgeoise de golf, dont le siège est installé au Golf de Luxembourg, au Domaine de Belenhaff, à Junglinster. Car au bout du fil, il n’y avait personne. Nous sommes arrivés à la conclusion suivante : jouer au golf n’est pas toujours chose aisée. Démonstration. Au Luxembourg, force est de constater que l’offre golfique est plutôt restreinte. Cinq clubs sont officiellement affiliés à la Fédération luxembourgeoise de golf. Cette dernière est présidée par Christian Schock, qui a succédé à Jean-Marie Thoma. Elle a été fondée en 1991 par trois des cinq clubs actuels : le Golf-Club Grand-Ducal (Senningerberg), le Golf-Club Kikuoka (Canach) et le Golf-Club de Clervaux. Les deux autres clubs existants sont le Golf-Club de Luxembourg-Belenhaff (Junglinster) et le Golf-Club de Christnach. Les cinq clubs sont privés et disposent d’un parcours 18 trous. Pour avoir la chance de poser ses pieds sur le gazon de l’un de ces clubs, il faut d’abord payer une cotisation annuelle qui avoisine en moyenne les 2 000 euros, ainsi qu’un droit d’entrée variable d’un club à l’autre

mais qui se situe très rarement en dessous de 2 000 euros. En moyenne, une année en tant que membre d’un club de golf du pays revient à 4 000 euros. Les prix élevés du golf s’expliquent en partie par les coûts liés à l’infrastructure et à son entretien. 3 600 golfeurs licenciés S’il y existait une palme de la sélectivité, elle serait honorablement décernée au Golf-Club Grand-Ducal. Pour avoir l’immense privilège de fouler la pelouse du doyen des clubs (fondé en 1935), il faut, pour être inscrit sur la liste d’attente, remplir un formulaire d’adhésion, être parrainé par deux membres de plus de cinq ans d’ancienneté et être choisi par un comité de ballotage. Après ce parcours du combattant administratif, la dernière étape consiste à payer les droits d’entrée de 4 000 euros par an et la cotisation annuelle de 1 800 euros. Une formalité. Aussi, si vous avez le bonheur d’être invité par un membre du GolfClub Grand-Ducal, vous devez être membre d’un club affilié à la fédération luxembourgeoise et présenter un handicap de maximum 36. Le handicap est une norme de classement. Elle détermine le niveau d’un joueur. Handicap 36 signifie que sur un parcours de 18 trous, le joueur effectue en général 36 coups de plus que le par. Le par, c’est le nombre théorique de coups qui est attribué à un parcours en fonction de sa difficulté. Il se situe généralement autour de 72. Selon un recensement de la fédération de 2016, près de 3 600 joueurs sont titulaires d’une licence. Parmi ses missions clairement annoncées, il y a « l’encouragement, le développement, l’organisation et la surveillance du golf au Luxembourg, la défense des intérêts communs des clubs luxembourgeois et la représentation des membres affiliés au pays et à l’étranger ».


MENTAL! • #04 • 34

Golf pour tous au Lux Golf Center

golfiques.

En dehors du giron de la fédération, il existe cependant un ovni du paysage golfique. Créé en 2012, le Luxembourg Golf Center bouscule le système établi en proposant de démocratiser le golf et d’en donner une image plus sympathique et plus accessible. Une belle initiative. Eh oui, il est donc possible de découvrir les joies du swing sans se ruiner dans un lieu convivial où personne ne va regarder la marque de votre montre. Le concept est novateur. Ici, pas de carte de membre mais une adhésion annuelle pour les volontaires les plus motivés à partir de 250 euros. Sinon, il est aussi possible de se pointer en jean un dimanche matin et de payer un forfait journalier pour la modique somme de 14 euros, comprenant les balles, auxquels on ajoute 3 euros si on veut louer un club. À ce prix-là, on rencontre Monsieur Tout-Le-Monde sur le gazon. « Des maçons et des plombiers viennent jouer ici », caricature avec le sourire Franck Navarro, le fondateur du concept. « L’objectif ? C’est de créer des golfeurs. On les forme aux préceptes du sport, puis ils sont libres s’ils le souhaitent d’aller s’inscrire dans des clubs pour faire des tournois », confie encore Franck Navarro. Car le Lux Golf Center, qui n’est pas affilié à la fédération, ne permet pas aux joueurs de participer aux tournois ou aux championnats nationaux organisés par la fédération et réservés aux membres des clubs privés cités plus haut. Il présente aussi un inconvénient, c’est l’absence d’un parcours à proprement parler. Néanmoins, il dispose de six zones d’entraînement qui rappellent les situations de jeu rencontrées sur un parcours. On appelle communément cet endroit un « practice », un lieu où l’on travaille ses coups. Idéal pour les gens qui, comme nous, ont toujours voulu découvrir ce sport qui, finalement, n’est pas si inaccessible… Rendez-vous sur le green. Salutations

Texte : Yannis Bouaraba Photos : Olivier Minaire


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• LA FEMME DU MAG •

À bientôt 15 ans, Emma-Lou Becca est un grand espoir du dressage luxembourgeois. L’adolescente qui occupe le top 15 mondial a débuté la saison en trombe et se verrait bien participer un jour aux Jeux olympiques. Portrait. Elle est de ces jeunes pépites dont le nom ne parle pas au plus grand nombre mais dont les performances promettent un bel avenir. Emma-Lou Becca n’a pas encore 15 ans mais elle est déjà bien installée sur la scène hippique luxembourgeoise. C’est que son histoire d’amour avec les chevaux fut très précoce. À trois ans déjà, la jeune Luxembourgeoise marmonnait le mot cheval en italien, à la vue des canassons qui jonchaient le champ derrière son jardin. « Ma mère me raconte qu’elle me cherchait dans la maison et qu’elle m’a trouvée à la fenêtre en train de montrer du doigt les chevaux et de dire ‘cavallo’. » Quelques années plus tard, vers l’âge de 8 ans, elle monte pour la première fois au centre équestre de Leudelange, qu’elle n’a toujours pas quitté jusqu’à présent et où elle s’entraîne jusqu’à cinq fois par semaine. Cinq séances hebdomadaires à l’écurie auxquelles elle ajoute trois cours de fitness avec son coach personnel. Un rythme de championne. Car si la jeune fille parle de sa passion avec les yeux d’une adolescente émerveillée, elle a déjà à la bouche les éléments de langage d’une jeune femme parfaitement déterminée. « Elle sait exactement où elle veut aller et ce qu’elle doit faire pour y arriver », confie Jean-Pierre Barsties, le groom allemand dont le rôle est de préparer les chevaux, les nourrir, les soigner et les transporter en compétition. Plus jeune, c’est naturellement qu’elle s’est orientée vers le dressage pour faire durer son idylle avec les chevaux. Le dressage est peutêtre la discipline du sport équestre la plus artistique, en recherche constante de l’esthétique du mouvement. Sur une carrière de 60 mètres de long et 20 mètres de large, le cavalier présente une « reprise », c’est-à-dire un enchaînement de figures que le cheval effectue sous les ordres très discrets de son cavalier. Le programme des reprises peut être imposé ou libre, en musique. Chaque figure, dans un ordre précis ou non, est évaluée par les juges de 0 à 10 et une note totale en pourcentage est délivrée à la fin de la reprise. La soumission du cheval, sa souplesse, la qualité de ses allures, la position du cavalier font partie des éléments pris en compte par les juges pour attribuer leurs notes. Membre du cadre national, Emma-

Lou occupe aujourd’hui le 14e rang mondial du dressage en junior. En coulisses, un cadre de la fédération confie qu’elle a un bel avenir international, même si à ce niveau, la qualité du cheval entre aussi en ligne de compte. À titre de comparaison, il faut aller jusqu’au 129e rang du classement officiel pour trouver Marie Schiltz, la deuxième cavalière luxembourgeoise junior. Au total, sur la centaine de dresseurs recensés par la fédération luxembourgeoise de sports équestres, 27 ont moins de 18 ans.

Mon histoire d’amour avec les chevaux fut très précoce. Une équipe aux petits soins Au centre équestre de Leudelange, un samedi matin, Emma-Lou déambule avec grâce et assurance, sur le dos d’un magnifique étalon noir qui porte le nom de Komet. L’animal obéit parfaitement à ses signaux vocaux. Et pour cause, le cheval et sa cavalière se connaissent bien. C’est un des premiers bébés de l’adolescente, en provenance du Danemark. La splendide monture de 13 ans l’a portée aux championnats d’Europe de la catégorie « children » et au titre de championne nationale à l’automne 2017. C’est aussi avec elle qu’elle a réalisé ses dernières performances notables. L’adolescente a réalisé un début d’année tonitruant avec deux victoires et cinq podiums en huit compétitions et semble avoir passé un cap. « Construire une relation de confiance avec l’animal demande beaucoup de temps. Cela fait maintenant deux ans que je travaille avec Komet et je sens que cette année, nous nous sommes trouvés », explique Emma-Lou, qui affiche une maturité déconcertante. Elle qui a forgé sa petite expérience sillonnant l’Europe et enchaînant les compétitions. France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Pays-Bas. Et quand on lui demande d’évoquer le meilleur souvenir de sa jeune carrière, ce sont sans


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hésitation les championnats d’Europe juniors de l’année dernière qui lui viennent à l’esprit. « Le cheval n’était pas prêt, il se remettait d’une blessure, mais malgré cela, il a quand même été bon. » Mi-mai, elle revenait tout juste de Hongrie avec deux nouveaux podiums (deuxième et troisième places) dans sa besace. Pour l’aider dans sa quête de sommets, elle peut compter sur le solide appui de son équipe. Un staff bien garni où chaque élément occupe un rôle bien défini. Il y a le groom équestre Jean-Pierre Barsties, l’homme de l’ombre du staff. Il est en charge de la préparation des chevaux, des soins, de l’échauffement, de la récupération et de la logistique. Il accompagne la cavalière partout en compétition. Puis il y a son entraîneuse depuis trois ans, Fie Skarsoe, qui est elle aussi une cavalière du cadre national élite. Le vétérinaire Thomas Stockl et le maréchal-ferrant Ingo Wenner complètent l’équipe. Et puis il y a, naturellement, ses parents, sans qui rien de cette aventure ne serait possible. La jeune femme ne rate jamais une occasion de leur rendre hommage. Le fol espoir de voir les JO Pour vivre sa passion et entretenir ses rêves, Emma-Lou doit consentir certains sacrifices. « Je ne sors presque jamais avec mes amis », concède-t-elle. Et l’école dans tout ça ? Scolarisée à l’International School of Luxembourg, l’adolescente avoue rater quelques jours de cours qu’elle rattrape dès son retour de compétition. Heureusement pour elle, son établissement lui facilite la tâche en aménageant les tests quand cela est nécessaire. Tant mieux, car à court terme, les objectifs sont ambitieux. Par exemple intégrer le top 10 lors des championnats d’Europe de Fontainebleau en juillet. Et sur le long terme aussi, avec dans un coin de la tête les Jeux olympiques de 2024. Mais l’accès aux JO est un parcours d’obstacles. Deux chemins de qualification sont possibles : par équipes ou en individuel. Cependant, un nombre restreint de pays peuvent se qualifier pour les Olympiades. Le quota fixé par la Fédération équestre internationale était de 15 nations de trois cavaliers à Rio en 2016. Il sera le même en 2020 à Tokyo.

Je ne sors presque jamais avec mes amis. Six places sont attribuées aux meilleures nations des Jeux équestres mondiaux. Les fédérations mondiales étant réparties en sept zones géographiques, trois autres tickets sont distribués aux nations de la zone à laquelle appartient le Luxembourg. Autrement dit, une qualification pour les JO semble très compliquée face à de grandes nations du monde équestre. « Le Comité international olympique (CIO) et la Fédération équestre internationale (FEI) souhaitent assouplir le mode de qualification pour laisser leur chance à un plus grand nombre de nations », explique Marianne Simon, journaliste au Télégramme et spécialiste de l’équitation. Pour le concours individuel, les places sont tout aussi chères. Seulement 15 cavaliers dont les pays n’ont pas été qualifiés pour le concours par équipes sont autorisés à participer à la prestigieuse compétition. Les cavaliers de la zone du Luxembourg se disputent alors deux places. Un véritable casse-tête. Malgré tout, Emma-Lou garde l’espoir de monter un jour aux Jeux olympiques. Après tout, en 2024, elle n’aura que 21 ans. Alors pourquoi pas ?

Texte : Yannis Bouaraba Photos  Olivier Minaire


TU TIRES OU TU POINTES ?

Photos : Olivier Minaire

Chaque trimestre, MENTAL! vous propose une rencontre visuelle forte avec un sport. Un voyage technique. Une immersion physique. Pour ce quatrième opus, la Fédération luxembourgeoise de pétanque nous a ouvert ses portes. Essuyez bien vos boules. Respiration. Réflexion. Concentration. Mental ! Attention, ça taquine le but en douceur. Ou ça tape le gros carreau ! LET’S GO!


• L’INTERVIEW DU COACH •

Ancien passeur de l’URSS dans les années 80, Andrey Gorbachev est l’actuel entraîneur de Bertrange et de l’équipe nationale de beach-volley. Débarqué au Luxembourg en 1999, le natif de Saint-Pétersbourg est aujourd’hui une figure charismatique du volley-ball national. Nous avons donc retrouvé « Gorbi », comme on l’appelle, à côté des nouveaux terrains de beachvolley de l’Institut National du Sport, installé à l’avant de son 4x4 en train de regarder en live sur son smartphone un match de l’équipe russe entraînée par son fils. Entretien. MENTAL! Andrey, racontez-nous un peu votre parcours de joueur… ANDREY GORBACHEV J’ai commencé à jouer en professionnel en 1975 à l’Avtomobilist Leningrad (Saint-Pétersbourg). J’y suis resté jusqu’en 1979. J’étais le deuxième passeur. Puis j’ai été au CSKA Moscou pendant trois ans. On a gagné la Ligue des champions et la Coupe d’Europe. Je suis revenu à St-Pétersbourg, au Dynamo, puis une nouvelle fois à l’Avtomobilist, avec qui on a été champions de Russie. À partir de 1992, je suis venu jouer en France, toujours en professionnel. J’y ai joué pendant cinq ans. MENTAL! Pourquoi le volley-ball et pas un autre sport ? ANDREY GORBACHEV C’est facile à expliquer… Ma mère est championne olympique, championne du monde et trois fois championne d’Europe… Elle a passé 10 ans en équipe nationale. Mon père était aussi entraîneur de volley-ball avant de devenir arbitre. C’est une affaire de famille. Je voyageais avec ma grand-mère pour aller voir ma mère jouer. J’avais trois mois et j’accompagnais déjà ma mère au Championnat d’Europe en Tchécoslovaquie.

MENTAL! Votre fils a également suivi votre chemin en devenant entraîneur dans une académie en Russie. Vous lui donnez des conseils ? ANDREY GORBACHEV Il a terminé sa carrière professionnelle pour devenir entraîneur. C’est sa première année. Bien sûr ! On est en contact tous les jours sur WhatsApp. Quand je regarde les matches en direct comme aujourd’hui, je lui donne mes impressions le soir quand on s’appelle. Je lui dis ce qu’il a bien fait, ce qu’il a moins bien fait, etc. Les deuxtrois premières années sont importantes, il a besoin d’un peu de soutien. MENTAL! Comment avez-vous atterri au Luxembourg ? ANDREY GORBACHEV J’ai commencé ma carrière d’entraîneur en France avant de faire connaissance avec la Fédération luxembourgeoise de volley-ball. Le président m’a demandé si je voulais prendre en charge l’équipe nationale. J’ai accepté ! Puis, en 2012, la fédération m’a demandé de m’occuper du beach-volley pour développer la discipline. Au début, il n’y avait que deux joueurs hommes. Puis quatre, puis six. Ensuite, on a aussi eu des jeunes. J’ai également commencé à donner des cours aux jeunes filles. On travaillait la technique. De là m’est venue l’idée de les amener au beach-volley. Aujourd’hui, on essaie encore de se développer. J’ai 12 filles qui sont au volley-ball en salle pendant la saison et qui viennent au beach-volley à partir d’avril.

J’avais trois mois et j’accompagnais déjà ma mère au Championnat d’Europe.


MENTAL! • #04 • 54

MENTAL! Vous êtes resté 11 ans à la tête de l’équipe dames, que retenez-vous de cette expérience ?

MENTAL! Est-il vrai qu’en arrivant au Luxembourg, vous pensiez que vous alliez être le sélectionneur des hommes ?

ANDREY GORBACHEV C’était très difficile au début, car je n’avais pas assez d’expérience pour entraîner les dames. Dès la deuxième année, j’ai opté pour des entraînements proches de ceux des garçons, en diminuant un peu certains aspects du travail physique. Cependant, on a travaillé la tactique comme je le faisais avec les garçons. Ça a bien marché je crois. Au départ, on n’avait qu’une première équipe, et pas de juniors ni de cadettes. L’équipe senior commençait à prendre de l’âge, il fallait construire l’avenir par le bas, avec des jeunes. Chaque année, j’essayais de recruter une trentaine de cadettes. On a eu ensuite de très bonnes équipes féminines en junior.

ANDREY GORBACHEV J’étais absolument sûr de ça !

MENTAL! Pourquoi avez-vous arrêté ? ANDREY GORBACHEV Ça regarde la fédération ! MENTAL! Vous ne voulez pas en parler ? ANDREY GORBACHEV Non !

MENTAL! Comment ça ? Expliquez-nous… ANDREY GORBACHEV J’ai mal lu le contrat, c’est tout (rires) ! Tout s’est bien passé avec le président de l’époque, on avait bien discuté. Il m’a donné le contrat, je l’ai parcouru rapidement, j’ai vérifié la durée, le salaire et j’ai signé ! En arrivant dans la salle pour le premier entraînement, je vois des dames me saluer et me dire « Bonjour, nouveau coach ! ». Je dis : « Pardon ? » Elles répondent : « Vous êtes notre nouveau coach ! » J’ai dit : « Ah bon ? » Puis je me suis retourné vers le président et je lui ai dit : « Vous êtes malade ? Je n’ai jamais entraîné de dames ! » C’est comme ça que ça a commencé ! Au final, j’y ai pris goût ! MENTAL! Est-ce que l’équipe nationale masculine est un challenge qui peut vous intéresser ? ANDREY GORBACHEV Oui, ça m’intéresse toujours. Pour le moment, l’équipe nationale ne roule pas mal. Il n’y a pas de raison de changer. Mais si un jour l’occasion se présente, il faudra bien réfléchir.


MENTAL! • #04 • 56

MENTAL! Qu’est-ce qui change dans le management d’une équipe dames et celui d’une équipe hommes ?

un peu meilleurs, même si on a raté la fin de saison. On espère que ça sera mieux la saison prochaine.

ANDREY GORBACHEV Les structures et les techniques de jeu sont plus ou moins les mêmes, bien que chez les hommes, la dimension physique soit plus importante. Sur le plan de la psychologie, c’est plus difficile. Il faut soigner sa communication et faire attention à ses réactions. Je me souviens d’une anecdote avec les juniors. On devait affronter Chypre. Quand je suis arrivé à l’entraînement, j’ai vu une jeune fille qui pleurait, puis une deuxième… Je me demandais ce qu’il se passait. J’ai envoyé le kiné en éclaireur. Il avait de bons rapports avec les joueuses. Il m’a dit qu’elles avaient des problèmes avec leurs petits copains. Je me suis procuré les numéros de leurs petits copains et je leur ai passé un savon. Le lendemain, ils étaient tous en tribunes pour les encourager ! On a battu Chypre 3-1.

MENTAL! Comment se porte le championnat national selon vous ?

MENTAL! Quel est votre rôle aujourd’hui au sein de la fédération ? ANDREY GORBACHEV Je suis responsable du beach-volley hommes. En salle, je suis en charge des cadets dames. MENTAL! Le beach-volley et le volley en salle, c’est pareil, non ? ANDREY GORBACHEV Absolument pas ! Il y a des différences techniques et tactiques. Le positionnement, les mouvements, la manière de taper la balle… J’ai dû aller à Moscou plusieurs fois pour faire des stages de perfectionnement avec la fédération russe. MENTAL! En salle, vous avez fini le championnat à la quatrième place avec votre équipe de Bertrange et vous avez été éliminés en demi-finale de la coupe nationale… ANDREY GORBACHEV C’est grave… mais c’est comme ça (soupir). Esch a fait un match énorme alors que pour nous, rien n’a marché. On était plus forts, mais mentalement, ils étaient mieux préparés.

ANDREY GORBACHEV Cette année, le championnat de dames était catastrophique. Il y a deux équipes au-dessus du lot, Diekirch et Walferdange. Elles gagnent tout, ce n’est pas intéressant. Chez les hommes, Fentange était plus armée dans tous les secteurs. Mais derrière, avec six autres équipes, c’est ouvert, tout le monde peut battre tout le monde. C’est ce qui est arrivé finalement. Cette année, le championnat était difficile. Il fallait absolument jouer sérieusement chaque match. MENTAL! Quelle est votre philosophie de jeu ? ANDREY GORBACHEV J’aime les combinaisons et le jeu rapide. J’attends toujours beaucoup de mon passeur. C’est le joueur-clé. Il fait 70% du jeu. Je donne les tactiques de matches, je communique avec lui, mais sur le terrain, c’est lui qui distribue. Si la qualité de passe n’est pas bonne, peu importe l’attaquant, ça ne suffira pas. Aussi, l’investissement à l’entraînement est primordial. Travailler à l’entraînement comme s’il s’agissait du match. Il n’y a pas de miracles. Certains joueurs pensent qu’ils peuvent s’économiser à l’entraînement et être performants lors des matches. Ça ne marche pas. Tu ne progresses pas. MENTAL! À votre avis, comment êtes-vous perçu par vos joueurs? ANDREY GORBACHEV Ils disent que je suis dur (rires). Je suis très strict avec la discipline. J’ai appris ça quand j’étais joueur pro. La discipline peut te faire gagner un match. Et ça se travaille en dehors du terrain ! MENTAL! Vous vous voyez entraîner jusque quand ? ANDREY GORBACHEV Jusqu’à la mort ! Tant que je serai encore en vie, j’entraînerai !

MENTAL! Quel bilan tirez-vous de votre saison ? ANDREY GORBACHEV Comme l’année dernière, on a pris la quatrième place et on a été sortis en demi-finale de la Coupe du Luxembourg… Cette année, on a été

Texte : Yannis Bouaraba Photos : Olivier Minaire


• L’INTERVIEW DU CEO •

Arrivé en 2009 à la tête de la direction du Progrès Niederkorn, Fabio Marochi a fait gravir les échelons à son club de cœur. Jusqu’à arriver au premier plan national, où il compte pérenniser le club. Il nous explique comment. MENTAL! En tant qu’administrateur de Tracol Immobilier et président du FC Progrès Niederkorn, on vous imagine un emploi du temps très chargé. Comment vous organisez-vous ? FABIO MAROCHI Il y a également une troisième partie importante de ma vie : je suis père de quatre enfants. Il faut aussi gérer cet aspect et je souhaite l’évoquer. J’ai lu un article il y a quelque temps sur un grand manager américain. Ce dernier a sous ses ordres 20 000 employés et fait du sport cinq fois par semaine. Il a dévoilé son secret : il ne s’organise pas au jour le jour ni de mois en mois, mais de trimestre en trimestre, et quand il organise son agenda, c’est le sport qu’il place en premier. Depuis, je fais la même chose et effectivement ça fonctionne. Il faut prendre le temps de le faire ! MENTAL! Comment êtes-vous devenu président du Progrès ? FABIO MAROCHI Je suis tout d’abord un gamin du village. J’ai commencé à jouer au football à l’âge de sept ans. Malheureusement, j’ai arrêté vers la vingtaine à cause des études et du travail. Puis je suis devenu papa très jeune, à l’âge de 21 ans. Du coup, j’ai dû mettre le football

de côté. J’ai ensuite repris le ballon rond à l’âge de 35 ans en jouant ici, avec les vétérans. De fil en aiguille, je me suis retrouvé membre du comité en 2006 jusqu’à 2009. C’est alors que l’ancien président a décidé d’arrêter et j’ai pris sa suite. Ce n’était pas tout à fait naturel, ni même une ambition, mais je suis totalement attaché à ce club et je ne pouvais pas le laisser tomber avec toute une équipe derrière moi. MENTAL! Tracol Immobilier est le sponsor principal du Progrès. Est-ce qu’être président d’un club de football vous apporte un plus dans vos relations professionnelles ? FABIO MAROCHI Tout d’abord, on n’est pas sponsor maillot, j’ai laissé la priorité à d’autres. Chez nous, on ne parle pas de sponsor mais de partenaire. Il y a un respect. C’est sûr qu’au quotidien, je n’arrive pas à dissocier Tracol du Progrès. J’ai toujours la double casquette sur moi et j’en suis fier quelque part. Je suis dans un métier qui n’a pas la meilleure des réputations (sourires). C’est pourquoi je suis content d’avoir cet équilibre de dirigeant de club. Je suis content d’avoir quelque part un rôle social, auprès d’hommes ou de jeunes. Nous formons 200 jeunes au quotidien dans notre club.

J’ai commencé à jouer au football à l’âge de sept ans.


MENTAL! • #04 • 60

MENTAL! Vous êtes un président très présent au sein du club. Quelles sont les mesures que vous avez installées tout au long de votre mandat ? FABIO MAROCHI Il y a une phrase qu’on ne cesse de répéter en interne, c’est de « se professionnaliser », sinon c’est impossible de jouer les premiers rôles en BGL Ligue. Se professionnaliser sans oublier les bases est quelque chose de très important. Les bases, c’est quoi ? Ce sont naturellement les bénévoles qu’il ne faut jamais oublier, mais aussi le fait d’organiser des festivités et des manifestations. Tout cela crée une émulation saine et une belle ambiance au sein du club. Preuve en est, très souvent, pour ne pas dire toujours, beaucoup de joueurs d’autres clubs viennent boire un coup chez nous après leurs matches. MENTAL! Quels sont à long terme les objectifs du président pour son club ? FABIO MAROCHI Mon rêve, c’est d’avoir un club qui s’autofinance. Le jour où je me retirerai de la présidence, je veux laisser à celui qui va venir les clés d’une formation en bonne santé. On est en train de travailler sur un objectif qui, je l’espère, verra le jour dans les mois et les années à venir, et qui est que le club aura des projets autofinancés. Tout cela permettra la pérennité du club.

L’objectif à long terme est que le Progrès s’autofinance.

MENTAL! À court terme, on imagine que l’ambition est de gagner un ou plusieurs titres dès cette saison… FABIO MAROCHI Nous sommes l’équipe qui, actuellement, a le moins de pression. Dudelange doit gagner le championnat. On les a sortis en coupe. Mais ça peut être dangereux si on se relâche. Pour en revenir aux ambitions, quand on a repris le club en 2010, on a mis en place deux plans quinquennaux très précis. Les cinq premières années, bien se maintenir, puis les cinq autres années, disputer des compétitions européennes, et à partir de 2019, aller chercher un titre. MENTAL! L’équipe fanion est performante, mais vous êtes aussi actif pour le développement des jeunes, des équipes féminines et même de l’e-sport. Pouvez-vous nous expliquer quelle est votre stratégie ? FABIO MAROCHI Le département jeunes, c’est la base, c’est le vivier. Pas qu’au niveau des joueurs. Si on n’a pas de jeunes joueurs filles et garçons, on n’a pas de parents derrière et on n’a pas ce socle. Pour les dames, si je ne me trompe pas, on a l’équipe la plus capée du pays avec 16 titres nationaux. Elles sont ancrées dans le paysage footballistique du Grand-Duché. Nous souhaitons qu’elles redeviennent championnes, puis qu’elles figurent à nouveau en Champions League. Concernant l’e-sport, c’est l’avenir des clubs en général. Quand on voit les budgets dépensés en ce sens en Bundesliga, en Allemagne, c’est énorme. C’est un chemin à suivre. J’estime que chaque club de football luxembourgeois aura son joueur e-sport prochainement. MENTAL! Cette saison a commencé très tôt. Vous avez fait parler de vous sur la scène européenne en sortant vainqueurs de la double confrontation contre les Écossais des Glasgow Rangers. Glasgow, monument du foot européen, Ibrox Park… raconteznous cette folle épopée ! FABIO MAROCHI Quand on évoque la chose, j’en ai toujours la chair de poule et les larmes aux yeux. C’est inoubliable. Tout a commencé lorsqu’on s’est rendus en Suisse, à Nyon, pour le tirage au sort, et qu’on se projetait


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MENTAL! • #04 • 62

sur qui on pouvait tomber. En sortant de la salle après le tirage au sort, il y en a qui rigolaient tant cette confrontation paraissait déséquilibrée. Mais on les a éliminés. Quand tu rentres dans ce stade mythique devant 55 000 spectateurs, c’est inexplicable, il n’y a pas de mots…

Le match à Glasgow, j’en ai encore des frissons. MENTAL! Quel est le rêve absolu que vous souhaiteriez voir se réaliser pour votre club ? FABIO MAROCHI Il y a plusieurs rêves. À chaque niveau, il y a un rêve. Il ne faut pas se concentrer sur le fait de qualifier seulement l’équipe masculine en phase de poules d’Europa League ou autre. Non, je pense aussi au département jeunes pour lequel ce serait génial d’avoir des entraîneurs professionnels pour apprendre aux jeunes joueurs les bases du football et qu’ils partent vers 16-17 ans à l’étranger pour devenir pros dans de grands clubs. Devenir la meilleure formation du pays. Je pense aussi à la section féminine, avec laquelle on rêverait d’être champions sur le plan européen. MENTAL! Vous avez une cellule de communication très efficace. Vous produisez également un journal avec Progrès TV. Les réseaux sociaux et l’outil vidéo sont très bien utilisés… FABIO MAROCHI Quand on parle de professionnaliser le club, il y a plusieurs piliers. Il y a le fait de chercher des joueurs professionnels, comme a commencé à le faire Dudelange il y a 20 ans. Oui, on s’est dit qu’il

fallait aller dans cette direction. Mais ce n’est pas seulement cela qu’il faut respecter. Premièrement, il y a la structure du club avec des gens qui ne travaillent que pour le club. D’un point de vue sportif et administratif, on s’est aussi inspirés des grands championnats étrangers. Le football est une manifestation, un événement. On a signé un contrat avec une équipe de marketing, notamment avec notre groupe, notre mascotte et notre slogan « Progressiv no vir ». Après, on s’est dit qu’il ne fallait pas s’arrêter à cela. On a ensuite voulu créer une plateforme de réseaux sociaux, nos partenaires et nous. On a dès lors engagé une deuxième société qui gère tous nos événements et notre communication. C’est toute une stratégie qui nous permet d’avoir beaucoup plus de supporters. Pour vous faire une idée, on a réussi à apporter 250 spectateurs de plus en moyenne par match dans notre stade. MENTAL! Vous êtes un grand amateur de sport et de football en particulier, suivez-vous d’autres équipes ? FABIO MAROCHI Je suis un grand passionné de football étranger. Il m’arrive assez souvent d’aller voir des rencontres à l’étranger et l’équipe nationale. Je suis fan de la Juventus de Turin, en tant qu’Italien d’origine. Sinon, je suis fan de la Bundesliga. J’adore la façon dont les clubs organisent leurs matches et l’ambiance dans leurs stades. On peut s’en inspirer. MENTAL! Pour conclure, quels sont vos meilleurs souvenirs de sport ? FABIO MAROCHI C’est difficile à dire. Je ne suis pas forcément uniquement fan de football. Je suis un grand fan de handball aussi. Concernant les plus beaux souvenirs que j’ai passés dans un stade, il y a Glasgow et la demi-finale Allemagne-Italie en 2006, à Dortmund, avec l’enroulé de Del Piero pour le 2-0. C’était magique. Deux jours avant, je ne savais même pas que j’allais voir ce match. Texte : MENTAL! Média Photos : Olivier Minaire


La Ville de Luxembourg offre à ses citoyens (mais pas uniquement…) de multiples possibilités pour s’entretenir tout au long de l’année, y compris dans la période estivale. Le bourgmestre Lydie Polfer et l’échevin Simone Beissel ont à cœur de maintenir un haut niveau de services en la matière. MENTAL! est allé à leur rencontre.


• UN ÉTÉ SPORTIF À LUXEMBOURG •

La pratique sportive est une véritable tradition pour la Ville de Luxembourg. Nombre de ses bourgmestres et échevins, issus du monde sportif, en ayant une excellente connaissance, ont souhaité jusqu’à ce jour en transmettre les valeurs à leurs concitoyens. Colette Flesch, bourgmestre entre 1970 et 1980 et championne d’escrime ; Camille Polfer, professeur d’éducation physique, initiateur du « Sports pour tous » lors de son passage à la tête de la Ville entre 1980 et 1981 ; sa fille Lydie, l’actuelle bourgmestre, elle-même présidente de l’US Basket Racing Luxembourg pendant 20 ans ; Simone Beissel, qui s’est illustrée en voile avant de devenir échevin en charge, entre autres, des sports : chacun marque – ou a marqué – de son empreinte sportive la politique communale de la capitale. Le Collège échevinal de la Ville de Luxembourg indique d’ailleurs, dans sa déclaration 2017-2023, vouloir « consolider [ses] efforts pour promouvoir et favoriser le sport », considérant que « l’exercice régulier d’une activité sportive améliore considérablement la santé individuelle » et que « les activités et animations sportives, le sport scolaire et les clubs contribuent à la cohésion sociale et constituent un facteur d’intégration de toutes les communautés ». « Le sport véhicule des valeurs de fond, essentielles, indispensables à l’éducation citoyenne, notamment auprès des jeunes qui font ou non de la compétition, comme le fairplay, l’esprit d’équipe, le dépassement de soi, la discipline et le respect d’autrui », insiste Lydie Polfer, interrogée par Mental ! Dans une ville aussi multiculturelle que Luxembourg, c’est donc une des clefs pour que le « vivre ensemble » se passe de façon harmonieuse. Pour cela, la Ville fait un effort constant, et depuis longtemps, pour entretenir et développer les activités sportives, notamment en été, pour promouvoir le plus largement possible l’ensemble de ces valeurs. Le sport sous toutes ses facettes

Texte : Anne-Claire Delval

En dehors de toutes les infrastructures existantes permettant de s’adonner à son activité préférée, le programme « Sports pour tous » de la Ville est spécialement agencé pour répondre aux goûts des jeunes, adultes et personnes âgées. Tout au long de l’année, 160 cours par semaine, indoor et outdoor, dans 55 disciplines différentes, se déroulent en deux temps : la saison hivernale entre octobre et mars/avril, puis entre le printemps et l’été, jusque mi-juillet. Au-delà, durant la période estivale, l’offre perdure, mais de façon à pouvoir proposer un programme réduit aux 5.500 personnes (dont 2.848 adultes, 2.276 aînés très actifs et 525 jeunes selon les chiffres détaillés par Simone Beissel) adhérentes le reste de l’année. À ces cours s’ajoutent 19 stages sportifs, à savoir les S.d.S. SportWochen, qui durent entre 4 et 10 jours et qui s’adressent aux jeunes entre 11 et 17 ans : VTT, équitation, escalade, wakeboard, danse, arts martiaux, sports nautiques et multisports… Certains stages se font à Luxembourg-ville, dans le pays, d’autres aux Pays-Bas pour la voile, la planche à voile ou le kitesurfing, en Autriche pour le rafting et canyoning, voire pour le « multisports » en Italie sur le lac de Côme. Par ailleurs, au cours de l’été, la Kinnekswiss, située dans le parc municipal près du rond-point Schuman, se transforme en aire sportive pour tout âge. On peut y pratiquer du fitness, de la détente, mais aussi bénéficier de la mise à disposition gratuite du matériel et des installations diverses (volleyball, speedminton, football-tennis, pétanque, activités de cirque, slackline, frisbee…) pour s’adonner ou s’initier à diverses activités sports-loisirs pendant toute la journée. Cette offre ne nécessite pas d’inscription au préalable. De même, un parc de douze trampolines est mis à disposition des intéressés dans le parc de Merl tous les jours de 12 heures à 20 heures. L’offre des zones sportives plein air de la Ville comprend également le skatepark en plein cœur de la vallée verdoyante de la Pétrusse, un terrain de jeu idéal pour les amateurs de glisse, de même que la

nouvelle piste d’entraînement VTT « Bike Park Boy Konen » destinée au sport de loisirs et aux compétitions. Deux spots d’exception à découvrir sans attendre. Enfin, quatre « Outdoor Fitness Parks », situés dans le parc de Bonnevoie, près de l’Alzette (rue d’Anvers), dans la Pétrusse (rue St Quirin) et route de Bettembourg (près du P+R Kockelscheuer) permettent de faire de l’exercice à ciel ouvert. Ludiques et amusants, les équipements de ces parcs de fitness garantissent un entraînement qui se veut complet et convivial, à l’attention de tous, en libre accès, à partir de 12 ans. Le beach volley, vedette de l’été 2018 ! Chaque année apporte son lot d’innovations et l’offre s’est bien élargie ces dernières années, notamment aux activités de détente, comme le Qi Gong, le Taijiquan… Et, pour 2018, en espérant que le temps sera de la partie, l’accent sera mis cet été sur le beach volleyball, très apprécié, avec des terrains en sable mis à disposition des joueurs au complexe sportif Boy Konen à Cessange. Pour aller encore plus loin, d’autres projets, dont certains considérables, à plus long terme, sont en cours, comme le nouveau stade national de football et de rugby au Ban de Gasperich qui devrait être opérationnel au printemps 2020. « Il sera le point d’orgue d’un grand campus sportif et de loisirs dans lequel sera intégré le nouveau bâtiment du Service des sports qui bénéficiera d’une surface brute de 9.000 m2 », précise Simone Beissel, interrogée par Mental ! Un stade à huit pistes dans le quartier de Hamm deviendra, lui, la nouvelle patrie pour athlétisme qui devra quitter l’actuel stade Josy Barthel. Par ailleurs, l’aménagement d’une piscine en plein air est également à l’étude. Comme la Ville croît en permanence, l’agrandissement et la modernisation des infrastructures sportives de proximité et de terrains multisports se poursuit, afin que ceux qui veulent faire des activités sans être forcément inscrits dans un club aient la liberté de le faire. Plus que jamais, permettre aux jeunes de bouger et de quitter leurs écrans est devenu une priorité, voire une question de santé publique. Par ailleurs, la Ville maintient son soutien aux 160 clubs et associations de façon continue et double : d’un point de vue logistique et matériel, d’une part, mais aussi avec des subsides en s’inspirant du programme « Qualité plus » du ministère des Sports pour valoriser le travail d’excellence accompli par les clubs sportifs.

Un budget conséquent Pour le seul exercice 2018, quelque 16,2 millions d’euros sont inscrits au budget ordinaire pour les sports (et 33 millions d’euros au budget extraordinaire). Rapporté aux 888 millions d’euros de dépenses (ordinaires et extraordinaires) inscrits au budget de la Ville en 2018, cela représente quelque 5,5% du total. Si la Ville investit autant, c’est qu’elle fait de la mission sociale du sport une priorité : « le fait que les jeunes qui fréquentent les écoles privées ou internationales viennent dans les clubs luxembourgeois ou utilisent des infrastructures locales a un coût, bien sûr, mais aussi une valeur d’intégration inestimable », affirme Lydie Polfer. Le grand plan d’investissement pluriannuel, par quartier et par discipline, se chiffre à 258 millions jusqu’en 2025, ce qui atteste d’une vision ambitieuse pour l’avenir du sport et de ses valeurs dans la capitale. Il représente en effet un atout essentiel pour assurer une qualité de vie et une cohésion sociale qui font de Luxembourg-ville un modèle en la matière.


Diekirch 17/06

Saeul Juillet 2018

Journée nationale de canoë-kayak

Adventure-Laf (parcours à travers la forêt)

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Fräiheetsbaam (Strassen) 14/07

Bësch Trail

www.saeul.lu

Cessange 17/06

Mondorf 07/07

Rencontres sans frontières (football, beach-volley, vélo)

Ladies Run, course pédestre

Manches finales éliminatoires du Lux Beach Tour 2018, volley-ball

Esch-sur-Alzette 21-22/07

www.rsf.lu

www.ladiesrun-mondorf.lu

www.flvb.lu

Lintgen 30/06

Echternach 08/07

Esch-sur-Alzette 28-29/07

Manche de qualification du Lux Beach Tour 2018, volley-ball

3. Foyer Run, triathlon

Demi-finales et finales du Lux Beach Tour 2018, volley-ball

www.trilux.lu

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www.flvb.lu

Esch-sur-Alzette 30/06-01/07

Street Soccer Cup 2018 (organisée par le Centre de Rencontre et d’Informations pour Jeunes)

Journée nationale du nordic-walking

www.globetrotters.lu

www.flck.lu

Schifflange 19/08

Insenborn (Fuussefeld) 21-22/07

Schnupperkayak um Sei

www.kayak.lu

Luxembourg – La Coque 01/09

Journée nationale de la marche populaire

www.flvb.lu

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www.flmp.lu

Hesperange 08/07

1000 km Hesper, course pédestre

www.handicap-international.lu

Koetschette (Rambrouch) 04/08

Echternach 02/09

15. Ardenner Trail

La 29e Charly Gaul, course cyclosportive

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www.sylvesterlaf.lu

www.lacharlygaul.lu

www.esch.lu

Luxembourg-ville 01/07

JP Morgan City-Jogging

www.fla.lu

LuxembourgCessange 14/07

Manche de qualification du Lux Beach Tour 2018, volley-ball

www.flvb.lu

Clervaux 11/08

Echternach 08/09

3. Tower Power Trail

Leopard UTML Ultratrail Mullerthal, course pédestre

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www.tower-power-trail. firebaseapp.com

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www.utml.lu


Elle est là, c’est la plus belle, la plus attendue, elle pointe le bout de son nez tous les quatre ans. elle illumine nos soirées d’étés, elle anime nos discussions entre collègues et/ou amis. Qui ne s’est pris pour Cruyff, Maradona, Platini ou Ronaldo dans la cour de l’école. nous sommes en apesanteur pendant un mois… LA COUPE DU MONDE de football is back. Elle n’était jamais allée en Russie. Déjà la 20ème édition. 64 matchs au programme. 4 semaines de compétition. Beaucoup de favoris, de challengers, de petites et de grandes équipes, de star mondiales confirmées ou en devenir... Et qui dit coupe du monde dit supporters. Dit ferveur. Et dit surtout pronostiques. Chauvins, assumés, prudents ou complètements fous, ils vont aller bon train dans les semaines à venir. Alors avant de parier le prochain café ou votre paie avec vos collègues, lisez attentivement nos conseils. Nous nous sommes mouillés (un peu) et vous proposons nos pronos pour les phases de poule, groupe par groupe. C’est L’oeil de Mental!


• THE MENTALIST •

LA RUSSIE SOUS PRESSION Le groupe A est un groupe équilibré. La Russie est à domicile et, par principe, elle est favorite de son groupe,(seule l’Afrique du Sud en 2010 fut éliminée au 1er tour de SA Coupe du monde). Bon, on ne va pas se mentir… sur le papier, la plus belle équipe est l’Uruguay. Suárez, Cavani, Godin ont trois russes dans chaque jambe. Par contre, la hype Mohamed Salah (s’il joue ! - Merci Sergio Ramos) nous donne envie de voir enfin l’Égypte réussir une bonne phase finale. Leurs seules présences en Coupe du monde (1934 et 1990) se sont soldées par des éliminations précoces. Le gardien égyptien a 45 ans ! Sa prochaine titularisation lui permettra de devenir le gardien le plus âgé disputant un match de Coupe du monde (le précédent record est détenu par Faryd Mondragón, gardien de la Colombie, 43 ans en 2014 au Brésil). Ça se fête par la gagne ! Attention aux Pharaons ! Le match d’ouverture, on l’attend depuis quatre ans, c’est le début de la fête, souvent on s’ennuie mais on s’en fout, c’est le début de la Coupe du monde. On charge le frigo de mauvaise bière, on commande les pizzas et on invite les potes ! Chéri(e), rendez-vous dans deux mois.

LE PRONO DE MENTAL! :

1. URUGAY 2. RUSSIE 3. ÉGYPTE 4. ARABIE SAOUDITE

LES COUSINS IBÉRIQUES EN TOUTE FACILITÉ Le groupe B est a priori un groupe facile pour les deux légitimes favoris. Les cousins ibériques sont vainqueurs à eux deux de quatre des cinq dernières grandes compétitions (avantage à l’Espagne quand même sur ce sujet). Ils devraient truster les deux premières places du groupe. Un seul hic : ils se rencontrent dès le premier match. On connaît l’importance d’une entrée réussie en compétition. Malheur au vaincu, ça peut vite faire monter la pression (hé ouais les Français, vous vous souvenez de France-Sénégal en 2002?). L’info « larme sur joue » : clap de fin pour Iniesta. Le mec est un magicien, il a tout gagné avec l’Espagne, et on se demande encore comment Don Andrés a pu passer à côté du Ballon d’or 2014. Résumons : 34 ans, quatre Coupes du monde dont un titre, trois euros dont deux titres. C’est le football mondial qui va pleurer en juillet. Reste le Maroc et l’Iran. Et là, attention. Parce que les deux ne sont pas des rigolos. Notre Hervé Renard, rusé comme nous le connaissons, peut vite sortir du bois. La chemise blanche toujours impeccable, Hervé sait obtenir 120% d’un groupe. Ils seront au rendez-vous du grand rendez vous ! C’est sûr. Idem pour l’Iran avec Carlos Queiroz. Grosse cote en perspective. Ça se tente mais nous, on ne prend pas le risque ! Pas folle la guêpe ! Et vous ?

LE PRONO DE MENTAL! :

1. ESPAGNE 2. PORTUGAL 3. MAROC 4. IRAN


LE FAUX GROUPE DE LA MORT Attention, le groupe C. Le fameux groupe de la mort ! Il est basé sur le très peu fiable classement FIFA. C’est en effet le groupe le plus relevé si on se réfère à ce fameux classement. Trois des quatre équipes se classent dans les 12 premières équipes mondiales : la France 9e, le Danemark 11e et le Pérou 12e. Voilà-voilà… On peut quand même dire que cela sera plus compliqué qu’il n’y paraît pour la France. Le Danemark avec Eriksen et l’équipe du Pérou avec son magnifique maillot (on est d’accord hein ?) seront difficiles à manœuvrer. L’Australie semble être un ton en dessous. Le décalage horaire et la vodka locale n’arrangeront rien à tout ça. L’info : Tim Cahill (Australie), s’il ne marque rien qu’une toute petite fois dans cette Coupe du monde, rejoindra le cercle très fermé des footballeurs qui ont marqué dans quatre Coupes du monde. Ses camarades de jeux ? Uwe Seeler (RFA), Pelé (Brésil) et Miroslav Klose (Allemagne). Clap ! Clap !

LE PRONO DE MENTAL! :

1. FRANCE 2. DANEMARK 3. PÉROU 4. AUSTRALIE

LE VRAI GROUPE DE LA MORT Nous tenon là, avant même de commencer, l’exploit de cette coupe du monde. L’Islande, 24 000 licenciés football seulement, se qualifie pour la 1re fois de son histoire pour une phase finale de Coupe du monde ! Petit pays... Vrai ! Mais si eux peuvent le faire… Sinon évidemment il y a l’ogre argentin et son génie Messi. Ils devraient être de la fête des huitièmes. Évidemment. La Croatie est bourrée de talents, les individualités devraient faire la différence. Le Nigéria quant à lui a souvent brillé aux Mondiaux (souviens-toi de Yekini et de sa célébration dans le filet de la World cup 1994, ou les passements de jambes endiablés de Jay-Jay Okocha). C’est lui, le vrai groupe de la mort ! Méfiance pour l’Argentine lors du premier match contre les vikings islandais. Les « Clap ! Ouh ! » et les grosses barbes font peur ! La ferveur d’un peuple peut faire soulever des montagnes ! À suivre avec attention. L’info vraiment cool : ALERTE RECORD MONDIAL  ! L’Islande devient la plus petite nation à se qualifier pour le Mondial avec seulement 335 000 habitants. On se répète ok, mais on insiste encore, si eux peuvent le faire, nous aussi un jour nous y serons en Coupe du monde (ou à l’Euro, on prend également).

LE PRONO DE MENTAL! :

1. ARGENTINE 2. CROATIE 3. ISLANDE 4. NIGÉRIA


SAMBA... ET BASTA ! Costa Rica : équipe frisson de la Coupe 2014, que l’on surnomme très sérieusement « les Tacos », aura fort à faire pour renouveler sa formidable précédente campagne. Évidemment le Brésil, redevenu redoutable (mais vraiment très redoutable) depuis la prise de fonction de Tite au poste de sélectionneur, sera grandissime favori du groupe, mais aussi bien-sûr de la compétition. Neymar devrait être en pleine possession de ses moyens et il est entouré de mecs géniaux (Coutinho, Casemiro, Firmino, Willian, Marcelo, Gabriel Jesus…). Il vont vouloir frapper fort et faire oublier le 7-1 en demi-finale de « leur Mondial ». Les Suisses et les Serbes feront le match avec le Costa Rica pour la dernière place qualificative. Très peu de noms ronflants, si ce n’est Matic de Manchester United et le très prometteur milieu de terrain de la Lazio de Rome, Milinkovic-Savic. Côté serbe et les « Anglais » de Stoke City et Arsenal : Shaqiri et Xhaka. Il y a bien aussi Federer et son revers fulgurant, Djokovic et son service... Ha non ! Sorry c’est pas le bon sport, on s’emballe...

LE PRONO DE MENTAL! :

1. BRÉSIL DÉBROUILLEZ-VOUS POUR LE RESTE...

...ET C’EST TOUJOURS L’ALLEMAGNE QUI GAGNE À LA FIN Comme d’habitude, on a envie de dire que l’Allemagne est favorite. Rendez-vous compte que l’Allemagne, c’est : finaliste en 1982 - finaliste en 1986 championne du monde en 1990 - ( bon ok, en quart de finale en 1994 et 1998) finaliste en 2002, demi-finaliste en 2006 et 2010. Championne du monde en 2014 ! Complètement dingue. Une machine à gagner. Un rouleau compresseur. Donc voilà, on n’est pas fous à la rédaction de MENTAL! Zéro prise de risque. L’Allemagne passe les poules haut la main. Derrière, ça va jouer des coudes. Le Mexique est toujours une équipe sympa à suivre à la Coupe du monde. Elle est souvent présente au second tour. Chicharito et consorts seront dangereux. Méfions-nous de la Suède qui a éliminé en barrage l’Italie (et qui est donc absente pour la 1re fois depuis l’édition de 1958). Enfin, la Corée du Sud de l’attaquant de Tottenham Son Heung-min n’aura certainement rien à envier aux deux autres nations citées plus haut. La chasse à la deuxième place sera bouillante. On s’installe, on mange du pop-corn et on profite du spectacle.

LE PRONO DE MENTAL! :

1. ALLEMAGNE 2. MEXIQUE 3. CORÉE DU SUD 4. SUÈDE


UN FISH & FRITES ONE TIME ! Même configuration que le groupe B, le groupe G est composé de deux gros favoris et de deux petits outsiders et ici, le choc entre la Belgique et l’Angleterre est le 3e et dernier match du groupe pour ces équipes. Autrement dit, si les deux gros s’imposent tout de suite contre le Panama et la Tunisie, cela risque d’être très dur pour la première participation ainsi que pour les Aigles de Carthage. Sinon, on peut souligner la discrétion des ambitions belges. Le talent est énorme chez cette équipe, à maturité après deux semi-échecs en 2014 et 2016. Peut-être que c’est la bonne cette fois-ci. Les anglais ? On ne sait jamais avec les inventeurs du foot, ils perdent beaucoup plus qu’ils ne gagnent en compétition officielle. Cela dit, l’équipe est jeune, talentueuse certes, mais inexpérimentée. Suffisant pour passer ce 1er tour ? Oui, sans doute, mais ensuite… La Tunisie et le Panama paraissent deux tons en dessous des deux « gros » La Tunisie a joué 12 matches de Coupe du monde pour une victoire seulement en 1978. Dur. La belle histoire nous vient du Panama, avec sa première participation à une phase finale de Coupe du monde. Pour le coup, le présidentpPanaméen a frappé fort : il a décrété jour férié le 11 octobre, soir de qualification. On rêve de vivre la même chose chez nous.

LE PRONO DE MENTAL! :

1. BELGIQUE 2. ANGLETERRE 3. PANAMA 4. TUNISIE

SHOW DEVANT ! Certainement le groupe le plus équilibré du Mondial. Aucun ancien vainqueur, ni finaliste. Côté effectif, les Colombiens se démarquent et ont certainement de réelles chances de passer à la suite sans encombre. Après ? La Pologne, c’est solide et sérieux derrière, devant, avec Lewandowski du Bayern, Zielinski et Milik du Napoli, cela semble plutôt bien armé. Le Japon s’est séparé de son sélectionneur « Coach Vahid » il y a quelques semaines, ce n’est jamais bon signe. Enfin, le Sénégal pourrait être la petite surprise du chef, ça va vite, très vite devant : Keita Baldé (AS Monaco), Sadio Mané (Liverpool), Ismaïla Sarr (Rennes), ça peut très bien exploser quelques défenses, Colombie incluse. Les chiffres : seulement la 2e participation à une phase finale de Coupe du monde pour le Sénégal. La Pologne de retour après 16 ans d’absence.

LE PRONO DE MENTAL! :

1. COLOMBIE 2. SÉNÉGAL 3. POLOGNE 4. JAPON


• APÉRO - FOOT •

Début juin, il fait beau, il fait chaud, la Coupe du monde arrive et tout le monde est excité. Même nous. Le Luxembourg n’est toujours pas qualifié pour le Mondial mais est-ce une raison pour ne pas vibrer ? La Coupe du monde est une fête universelle, un moment de partage et d’union comme le sport en offre peu. Les terrasses sont bondées, on se retrouve entre potes ou en famille pour mater son équipe nationale (si elle est qualifiée) ou les autres affiches de rêve. Cet été, MENTAL! vous dit où regarder la Coupe du monde et vous propose sa sélection non exhaustive d’endroits où vous pourrez vous agglutiner autour des écrans. Public viewing à Luxembourg-ville Si vous êtes du genre agoraphile, vous opterez pour l’un des endroits de public viewing du pays. Dans la capitale, un écran se posera sur la place du Glacis et proposera l’intégralité des matches, à l’exception des rencontres des 22 et 23 juin, fête nationale oblige. Si deux matches ont lieu au même moment, notamment lors de la dernière journée des phases de poules, le public sera consulté via les réseaux sociaux et pourra choisir quel match sera diffusé. C’est ça la démocratie. Que les gourmands ne s’inquiètent pas, ils pourront se prendre des saucisses et des bières grâce au service de catering. La ville a tout prévu. Les Rotondes seront un autre spot de la capitale qui vaudra la visite. Ambiance légère et décalée du côté de la gare, puisque tous les matches de la France et de la Belgique, les demi-finales et la finale seront animés et commentés par une équipe de commentateurs subjectifs et de mauvaise foi. Délire assuré pour les gens qui ne prennent pas le foot

au sérieux. Attention, le calendrier de diffusion n’est pas figé et d’autres matches pourraient venir s’ajouter à la programmation. Pour être au courant de tout, rendez-vous sur la page Facebook des Rotondes. Si vous travaillez au Kirchberg et que vous ne voulez pas regarder la Coupe du monde dans les bouchons sur votre smartphone avec un lien streaming qui bugue, les galeries marchandes d’Auchan pourraient être votre refuge de fortune. Au rez-de-chaussée de la galerie, vous trouverez un espace 100% foot avec des tables de kicker en libre-service pour passer le temps pendant la pause. À l’étage, tous les matches seront diffusés sur deux écrans de l’espace restauration. D’autres animations sont proposées, comme des tournois de kicker interentreprises et des concours avec de nombreux cadeaux à gagner, dont un voyage à Barcelone. La grande classe. En dehors de la capitale Dans la deuxième ville du pays, à Esch-sur-Alzette, le rendez-vous est donné sur la pelouse de la place de la Résistance. Au menu, cinéma plein air et écran de six mètres sur trois pour les demi-finales, la petite et la grande finale. Toujours dans le sud du pays, Differdange proposera aussi un public viewing sur la place du Marché à partir des demi-finales. Plus à l’est, même dispositif sur la place de l’Hôtel de Ville de Dudelange, où un écran sera disposé à partir du 10 juillet pour les matches du dernier carré. Enfin, les terrasses des cafetiers de la place de la Libération de Diekirch sortiront aussi leurs plus belles télés. Cafés et restaurants Certains préfèrent des ambiances plus posées, mais pas moins endiablées. Il n’était pas facile de choisir, mais MENTAL! a sélectionné des établissements qui diffusent les matches du Mondial russe et où vous pourrez croiser un de nos journalistes en train de siroter un cocktail cet été.

The Tube Comment ne pas faire apparaître dans notre sélection le « Best Pub 2018 » ? Ce titre lui a été décerné aux Luxembourg Nightlife Awards. Ce pub à l’accent british situé en plein centre de la capitale diffuse habituellement la Premier League et la Champions League. Pour la Coupe du monde, ce sera ambiance chaude et bières froides. Peut-être le Tube de l’été. 8, rue Sigefroi, L-2536 Luxembourg

Scott’s Pub Pour les adeptes du Grund et des ambiances d’outre-Manche, le Scott’s Pub proposera un écran intérieur et un autre à l’extérieur, avec une magnifique vue sur l’Alzette. Connaissance de l’anglais requise car le service est anglophone. Les Français, un petit effort… 4, Bisserweg, L-1238 Luxembourg


MENTAL! • #04 • 76

The Pyg

Coppers

Dans la pure tradition irlandaise, le Pyg est un lieu de rassemblement pour les matches de foot, de rugby et de boxe, alors imaginez l’ambiance pour la Coupe du monde… Une Guinness please.

À deux pas de l’Urban et dans le même esprit, avec une terrasse et un rétroprojecteur, des bières, des cocktails, des burritos, des burgers. Bref, tous les ingrédients pour des aprèms et des soirées de foot.

19, rue de la Tour Jacob, L-1831 Clausen

1, avenue du Swing, L-4367 Esch-sur-Alzette

Updown Bar À quelques encablures du Scott’s Pub dans la montée du Grund, tous les matches seront diffusés à l’Updown Bar. Sur la terrasse ou dans la fameuse cave. En haut ou en bas. 28, montée du Grund, L-1645 Luxembourg

Les Rives de Clausen Des bars et des restos, une vingtaine d’écrans indoor, deux écrans géants outdoor. La base pour ce haut lieu de la nightlife luxembourgeoise… Ceux qui étaient déjà présents en 2014 savent que les nuits de football seront chaudes dans l’une des rues les plus animées de la capitale.

The Game, Kinepolis Kirchberg

2, rue Emile Mousel, L-2165 Luxembourg

Est-ce que vous avez déjà essayé de compter le nombre d’écrans de ce fameux sports bar du Kirchberg ? Il y en a une quarantaine… Le temple de la retransmission de matches sera assurément un lieu incontournable de cette Coupe du monde. Le petit frère va naître à Differdange.

Urban

45, avenue J.F. Kennedy, L-1855 Luxembourg

L’Urban est un spot bien connu des citadins de la capitale. Comme à son habitude, sur ses écrans du rez-de-chaussée et à l’extérieur, il diffusera tous les matches. Et dans leur intégralité. Même programme pour son petit frère de Belval. Bah ouais, logique. 2, rue de la Boucherie, L-1247 Luxembourg 7, avenue du Rock’n’Roll, L-4361 Esch-sur-Alzette

Bec Fin Diffusion grand écran dans un environnement confortable et familial. Une offre spéciale burger + boisson pour tenir 90 minutes. Mais aussi une cuisine internationale et italienne. Idéal pour les matches de la Squadra Azzura. En fait, non… 5, avenue Marie-Thérèse, L-2132 Luxembourg

Gringo’s Douze écrans, des tacos, des fajitas, des hamburgers gourmets et des salades originales, le Gringo’s vous met un coup du sombrero place de Paris. Place de Paris, L-1463 Luxembourg

Brasserie Aal Eechternoach Deux écrans, une déco à l’ancienne, des amuse-gueules, une cuisine variée. Répétez après nous : Aal Eechternoach à Echternach. 38, place du Marché, L-6460 Echternach


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MENTAL! est allé a la rencontre des CEO, sportifs, anciens sportifs et figures emblématiques du Luxembourg à la récolte des souvenirs et anecdotes qui ont fait et font la mémoire de la Coupe du monde. Joies, peines, victoires et défaites, immersion dans les cerveaux ! Bon voyage !

Roby Langers

Laurent Schonckert

Je suis au stade olympique avec mon fils Andy quand survient la fameuse action entre Zidane et Materazzi. Nous ne l’avons pas vue puisque nous suivions le ballon. L’arbitre consulte son juge de touche et montre le carton rouge à Zizou… C’est inexplicable pour beaucoup de gens autour de nous. J’appelle mon épouse Martine qui regarde le match à la télé et qui connaît Zizou depuis qu’on a joué ensemble à Cannes en 1991. Je lui demande des explications. Elle me dit : « Yaz (c’est ainsi que les joueurs de l’AS Cannes l’appelaient) a déconné, les images de la télé l’ont bien démontré. » Je n’arrivais pas à comprendre sa réaction et je me disais : qu’est-ce que cet enf***é de Materazzi a bien pu lui glisser à l’oreille ? Avec le résultat final qu’on connaît, c’est dommage pour Zizou de connaître une fin de carrière aussi triste ! J’ai mis toute la nuit à m’en remettre car je croyais à une erreur d’arbitrage jusqu’au moment où j’ai pu voir les images moi-même et me rendre compte de son geste déplacé et intolérable.

Plusieurs souvenirs m’ont marqué. Tout d’abord, en 1966 lors de la finale Angleterre-Allemagne à Wembley. J’avais huit ans et on venait tout juste d’avoir notre première télévision à la maison. J’ai été fasciné par le jeu de Bobby Charlton et je suis resté fan de football anglais depuis ce jour (malgré beaucoup de déceptions avec l’équipe nationale, qui ont été compensées par les performances mythiques de Liverpool, Manchester United et bien d’autres). Ensuite, je me souviens de 1974 et du match Allemagne-Pays-Bas. Mes parents avaient acheté une télé en couleur spécialement pour la Coupe du monde. J’adorais l’Ajax avec ses joueurs de classe mondiale et sa philosophie de « football total » qu’on essayait d’imiter dans les équipes de jeunes. Ce fut une cruelle déception. J’ai revu le match une dizaine de fois et il est resté gravé dans ma mémoire comme une très grande injustice sportive car la meilleure équipe avait perdu (les Pays-Bas).

(Sponsoring manager Loterie nationale, ex-international, 73 sélections)

(ex-international, 18 sélections. directeur de Cactus)


• SOUVIENS-TOI L’ÉTÉ DERNIER •

Romain Schneider

(ministre des Sports, de la Sécurité sociale et de la Coopération et de l’Action humanitaire) J’ai un souvenir de Coupe du monde que j’ai vécu pendant mon enfance, en 1974 exactement, à l’âge de 12 ans, quand se jouait la finale à Munich entre l’Allemagne et les Pays-Bas. D’un côté Cruijff et Neeskens, et de l’autre Beckenbauer, Gerd Müller et Overath. Je l’ai regardée avec mon père chez mes grandsparents, parce qu’à la maison, on n’avait pas de télévision. C’est un souvenir qui m’est très cher.

Paul Philipp

(président de la Fédération luxembourgeoise de football, exinternational et ex-sélectionneur) En 1966, étant jeune gamin, j’ai passé les vacances d’été avec mes parents à Constance en Allemagne fédérale. C’était pendant la phase finale du Championnat du monde en Angleterre. Les chambres d’hôtel ne disposant pas encore d’une télévision, on a dû regarder la finale opposant l’Angleterre à l’Allemagne dans la grande salle du restaurant de l’hôtel, rassemblant à peu près 200 personnes, pour suivre le match. Mon père et moi étions les deux seuls supporters de l’Angleterre, les Allemands supportaient bien entendu leur « Mannschaft ». L’ambiance était électrique dans la salle, d’autant plus quand l’Allemagne a égalisé dans la dernière minute du temps réglementaire. Mon père, au vu de l’ambiance dans la salle, m’avait recommandé de ne surtout pas faire de commentaire ni de montrer ma sympathie pour les Anglais. Arrive la fameuse 102’ et le tir de Geoffrey Hurst contre la barre transversale et le ballon qui rebondit sur, avant ou derrière la ligne de but. But validé par l’arbitre suisse après consultation de son juge de ligne. Au moment où il accorde le but, je saute de ma chaise et crie « YES !!! » Mon père m’a pris par la main et on a quitté directement la salle…

Florent Malouda

(joueur FC Differdange 03, ex-international français, finaliste de la Coupe du monde 2006) Mon meilleur souvenir de Coupe du monde est en 2006, lors du quart de finale contre le Brésil. Je suis un fan inconditionnel du Brésil et je me suis retrouvé dans la situation d’un fan qui joue contre ses idoles… Côté terrain, les choses se sont très bien passées, avec Zidane à la manœuvre qui marchait sur l’eau et une victoire de 1-0 contre les champions du monde en titre !!! C’était ma première Coupe du monde et malgré la défaite en finale contre l’Italie, cela reste un moment inoubliable…

Hugues Delcourt

(CEO Banque Internationale à Luxembourg - BIL) Comme pour beaucoup de Français, la Coupe du monde de 1998 m’a laissé des souvenirs impérissables. Durant la demi-finale et la finale, j’étais en vacances avec ma famille dans un petit village isolé de l’arrière-pays provençal. Des amis américains nous y avaient rejoints, c’était leur premier voyage en France. Le cafetier avait installé une télé grand écran à l’extérieur, sur la place du village. Tous les habitants du village et des alentours se retrouvaient pour regarder les matches ensemble. Et pour la finale, après le dernier coup de sifflet, nous étions nombreux à avoir fêté la victoire dans la fontaine de la place ! Surtout, ce que je garde de cette période, c’est cette soirée de fête et l’atmosphère qui régnait : une atmosphère unique, fraternelle, populaire. C’était comme si tout le monde se connaissait depuis toujours, que l’on soit du village ou étrangers, Français ou pas. Et cet esprit de rassemblement, on l’a aussi ressenti à l’échelle de la France. Une coupe et une période incroyables !

Marc Lauer

(Chief executive officer Groupe Foyer) Le souvenir le plus marquant de ma vie de supporter de football ne s’est pas déroulé sur un terrain, ni devant une télé, mais pendant plusieurs semaines dans la cour d’école. Il s’agissait de la collection des petites images Panini à coller dans l’album commercialisé à l’occasion de la Coupe du monde de 1974. Certes, nous attendions avec impatience de voir les matches à la télé, mais le fait que, dans la cour de récré, un Neeskens valait trois Vogts et qu’un Dino Zoff ne pouvait être échangé que contre 4 Lato (joueur polonais qui, par ailleurs, était le meilleur buteur de la compétition) a suscité mon goût pour le troc et m’a appris d’une manière ludique la loi sur l’offre et la demande. Pour la finale, toute la famille était réunie dans la Stuff devant la télé. Mes grands-parents étaient contre les Allemands par principe et donc pour les Néerlandais. Mon père était pour les Allemands, parce que mes grands-parents étaient contre et ma mère refusait de prendre parti. Bonjour l’ambiance. Moi, je préférais Cruijff à Beckenbauer, mais Breitner (quelle chevelure) à Neeskens et j’admirais Gerd Müller. La finale fut remportée 2-1 par l’Allemagne après un penalty de Breitner et un but de Müller, tandis que les Pays-Bas avaient obtenu un penalty marqué par Neeskens. Mais contre toute attente, ce qui me chagrina le plus après cette finale, c’était qu’il me manquait encore deux images de joueurs d’Haïti, un d’Écosse et un du Zaïre. Ce qui m’a permis d’apprendre deux autres leçons pour la vie. La première, c’est que le monde n’est pas parfait. Et la deuxième, c’est qu’avec le temps, les choses qui sur le moment te poussent au désespoir deviennent de moins en moins graves.


Myriam Brunel

(Legal & Regulatory Director Proximus Luxembourg) Mon souvenir le plus marquant de la Coupe du monde est la demi-finale de 1982 à Séville entre la France et l’Allemagne de l’Ouest et l’assaut de Schumacher sur Battiston ! Dans mon quartier, à Marseille, on avait pour habitude de regarder tous ensemble, entre voisins, les matches à la buvette : nos mères en terrasse à papoter et tout le reste à l’intérieur pour supporter l’équipe de France. Ce jour-là, lorsque Battiston est tombé à terre suite à la violente attaque de Schumacher, c’est le quartier tout entier qui s’est mis à hurler d’une seule voix. Affolées, nos mères sont entrées dans la buvette pour comprendre ce qui avait déclenché une telle clameur ulcérée et une telle colère. Elles qui n’étaient pas très intéressées par le foot se sont jointes à nos cris et invectives en tous genres. Tout le monde s’inquiétait pour Battiston. Même Thierry Roland n’en revenait pas de l’inaction de l’arbitre envers l’Allemagne : un simple carton jaune ! Parions que même là, la vidéo n’aurait rien changé tellement l’agression était flagrante à l’œil nu. Au final, complètement chamboulée, la France a perdu le match aux penaltys. Cela aura eu certes le mérite de rassembler tout le quartier, mais le traumatisme poursuivra longtemps la France dans ses rencontres avec l’Allemagne.

Jean-Michel Gaudron (Senior communication officer Luxinnovation)

Été 1982. J’avais 11 ans et demi. Nous sommes partis en vacances en famille tout le mois de juillet à Arcachon, dans une maison qui n’avait pas de télé ! J’ai donc été privé d’une partie de la Coupe du monde en Espagne. Mais pour la demi-finale France-Allemagne, nous sommes quand même allés voir le match chez le gardien de la résidence où nous étions et qui était le seul à avoir un téléviseur dans tout le lotissement ! Un Marocain adorable qui nous avait accueillis à bras ouverts. Les images qui me reviennent sont très furtives : le penalty de Platini, la sortie kamikaze de Schumacher, l’explosion de joie de Giresse et puis celle de Hrubesch... Je me rappelle surtout ne (presque) pas avoir dormi la nuit suivante, ressassant ce scénario délirant, au point d’exaspérer mon grand frère (avec qui je partageais ma chambre et qui n’était pas spécialement fan de foot, lui...) et que j’ai un peu empêché de dormir aussi… Je me souviens aussi d’un magazine de foot allemand que mon père m’avait acheté quelques jours plus tard, espérant me faire progresser dans la langue de Rummenigge. L’article consacré à ce match était titré en très gros: « Das Drama »... Je ne pense pas que je l’ai lu et je n’ai pas spécialement progressé en allemand. Par représailles ? Mais un jour, promis, j’irai en pèlerinage à Séville !

Philippe Emond

(Executive administrator Bilia-Emond) Il y a de très bons souvenirs, mais surtout un très mauvais : les huitièmes de finale de la Coupe de 2002 co-organisée par la Corée du Sud et le Japon. La Belgique affronte le Brésil (futur vainqueur), nous sommes aux alentours de la 30e minute, le score est toujours vierge quand Verheyen centre pour Wilmots, qui marque de la tête. Honteusement, l’arbitre annule le but pour une faute imaginaire de Marc Wilmots, un scandale. Difficile de digérer une telle injustice. Heureusement, les coupes du monde sont aussi des moments de joie collective immense et étant marié à une Française, nous nous sommes retrouvés dans une fête de famille en France le 12 juillet, le jour de la finale France-Brésil. Un souvenir merveilleux, avec toute la famille dans la cour de la ferme de nos hôtes, tables et chaises sorties et, à la hâte, nous avons ajouté une table afin d’installer la télévision. Tout le monde se sentait Français ce soir-là, la liesse était indescriptible, inoubliable. Enfin, un dernier souvenir que je souhaitais partager concerne la Coupe du monde de 2014 organisée par le Brésil. BMW étant partenaire de la Coupe du monde, notre concession, sur foi de nos bons résultats, avait obtenu et gagné des billets pour suivre les Diables Rouges à travers ce magnifique et grand pays. Que de souvenirs merveilleux dans les stades et leurs alentours : du premier match où nous sommes menés contre l’Algérie, où les Diables renversent le match pour lancer correctement la compétition, au match au Maracana, le temple ultime du football et où juste avant de rentrer dans le stade, nous tombons nez à nez avec un de nos fidèles clients d’Arlon. Un beau parcours, des souvenirs merveilleux pour notre équipe nationale, qui s’arrêtera en quart de finale de la Coupe du monde 2014.

Simon Béot

(Founder Mental! Média) La coupe du monde 1990, organisée en Italie est à mes yeux, et dans mes souvenirs la plus belle. J’ai 10 ans et c’est ma première coupe du monde. Je l’ai suivie en compagnie de mes grands parents immigrés Italiens. Le match d’ouverture m’a profondément marqué. Il opposait le Cameroun de Roger Milla (qui fêtera chaque but en dansant au poteau de corner) et l’Argentine championne du monde. Les camerounais ont fini le match à 9 et ont battu le champion en titre. Puis la demi finale, Italie-Argentine qui se jouait à Naples. Le public Napolitain acclamait son idole Maradona contre la Squadra Azzura. Puis l’élimination italienne, la détresse de tout un peuple et les larmes de mon grand père qui marqueront à jamais ma mémoire.


Marie-Hélène Massard (CEO AXA)

Mon premier souvenir marquant de la Coupe du monde 1998, c’est la qualification de la France pour les quarts de finale. Je me trouvais près des Champs-Élysées lorsqu’à l’issue du match nous avons vu déferler les supporters sur l’avenue pour célébrer la victoire contre le Paraguay. Nous étions encore loin de la finale, mais les démonstrations de joie étaient impressionnantes ! Comme beaucoup de Français, je suis devenue une supportrice de plus en plus passionnée jusqu’à la victoire contre le Brésil. Aimé Jacquet et sa sélection ont réalisé ce qui paraissait impossible ! Je me suis alors intéressée à leur parcours. J’ai découvert la force de caractère de ce coach dont la détermination, malgré les critiques et les doutes, les a menés jusqu’à l’exploit. Une expérience riche d’enseignements pour chacun !

Marc Galli

(Directeur général Groupe Citabel Sports/Intersport Luxembourg, ex-joueur du F91 Dudelange) Quelle désillusion en 1982 ! Âgé de 15 ans, devant le téléviseur, accompagné de mes parents, la France mène 3 à 1 en demifinale contre l’Allemagne avant de se faire éliminer après une incroyable séance de tirs au but… Bien sûr, le moment le plus marquant est l’agression de Harald Schumacher sur Patrick Battiston sans que ce satané arbitre ne bronche… Pendant des années, j’en ai voulu à tout le peuple allemand. Heureusement, nous avons rattrapé le coup en 1998… Toujours accompagné de mes parents, nous écrasions le Brésil 3 à 0 pour une fête dans les rues de Metz avec mon fils Luca, âgé de 4 ans, petit footballeur, sur les épaules. C’est bon le football, n’est-ce pas ?

Pascal Carzaniga ( ex-entraineur FC Differdange 03) Cette demi-finale 1998 : France - Croatie (2-1), j’étais assis au premier rang juste derrière le but de Barthez en 2e mi-temps. Mon épouse m’avait fait cette surprise. J’étais stressé comme un fou. En tant que supporter des « Bleus », j’avais connu les deux demi-finales perdues contre l’Allemagne. En 1982 en Espagne et en 1986 au Mexique. Nous étions menés 0-1 au retour des vestiaires (46e) lorsque Thuram égalisa. Il réussissait son premier doublé international quelques minutes plus tard. C’était de la vraie folie dans ce magnifique stade de France. J’étais devenu un porte-bonheur pour les demi-finale de l’équipe de France au Mondial !

Fränk Schleck

(ex-cycliste de haut niveau) Mon souvenir marquant se situe lors de la Coupe du monde de 1994 organisée aux États-Unis. J’ai 14 ans et déjà la tête au vélo. Je m’intéresse au football de loin mais la Coupe du monde est toujours un événement particulier. Dans notre jeunesse, cela commençait dans la cour d’école, où nous échangions avec nos amis les célèbres vignettes Panini. J’ai un souvenir précis du jour de la finale Brésil-Italie. Nous rentrions d’une sortie à vélo de 1 h 30 avec mon père et mon grand frère Steve pour nous arrêter à la Munnerefer Stuff, le bistro de Mondorf, où nous retrouvions de nombreuses personnes qui regardaient la finale. J’ai été marqué par l’échec italien de Baresi dans les premiers tireurs, puis Baggio à la fin de la séance de tirs au but qui donna la victoire au Brésil en envoyant le ballon dans les nuages. J’étais jeune, mais ce souvenir fut marquant ; au-delà de la victoire brésilienne, je retiens la ferveur populaire au café, les gens heureux de passer du temps ensemble.

Texte : MENTAL! Média


Le Mondial 2018 en Russie approche à grands pas ! Es-tu prêt pour ZE fête du ballon rond ? MENTAL! te propose un petit quiz pour briller en société et épater les copains, bière en main et pizza en bouche, les pieds dans les chaussons, devant la télé. Soyez attentifs, les résultats du quiz seront publiés sur facebook !


1930

1934

Uruguay Campeón !

L’Italie réjouit Mussolini

Inventée par un Français, Jules Rimet, la première Coupe du monde se déroule en Uruguay, un peu dans l’indifférence générale. Le pays est choisi car il est double champion olympique en titre. Et c’est lui qui décroche la timbale, au terme d’une spectaculaire finale (4-2) face au voisin argentin. La France, elle, échoue dès le premier tour malgré une belle victoire (4-1) en ouverture face au Mexique.

Premier rendez-vous européen pour la Coupe du monde, et première « récupération politique » par le Duce Benito Mussolini. Hormis un carton d’entrée face aux États-Unis (7-1), l’Italie gagne petitement tous ses matches, y compris la finale, arrachée en prolongations face à la Tchécoslovaquie (2-1).

L’édition de 1930 est la seule pour laquelle il n’y a pas eu d’éliminatoires pour désigner les équipes, la participation se faisant sur invitation. Combien de pays sont-ils conviés à cet événement ?

En quart de finale, l’Italien Angelo Schiavio (futur meilleur buteur de la compétition avec 7 buts) marque, contre les États-Unis, le 100e but de l’histoire de la Coupe du monde. Mais qui avait marqué le tout premier, quatre ans plus tôt ?

A. B.

C.

8, pour pouvoir faire deux poules de 4

A.

12, soit deux équipes par continent (Amérique du Nord / Amérique du Sud, Afrique, Asie, Océanie) et quatre pour l’Europe

B.

8, pour pouvoir faire deux poules de 4

C.

Le Français Lucien Laurent face au Mexique Le Mexicain Juan Carreño face à la France Le Yougoslave Aleksandar Tirnanić face au Brésil

1938

1950

Le monde à la botte de l’Italie

Deuil national à Rio

Organisée en France, l’épreuve ne compte que 15 participants : l’Autriche, tout juste annexée par l’Allemagne, est contrainte de déclarer forfait. Plus élégante qu’en 1934, l’Italie réalise le doublé, après avoir pourtant failli tout perdre face à la Norvège dès le premier match (2-1). La France, enfin, passe un premier tour, mais croise alors la route du futur champion du monde (défaite 3-1)…

La première Coupe du monde post-Seconde Guerre mondiale se déroule au Brésil, seule nation (avec la France) à avoir participé à toutes les éditions précédentes. Le pays organisateur, archi-favori, perd pourtant le match décisif face à l’Uruguay (2-1) devant plus de 200 000 spectateurs, selon les organisateurs (173 850 selon la FIFA), anéantis dans un Stade Maracanã construit spécialement pour l’événement.

En huitièmes de finale, le Brésil bat la Pologne au terme d’une des rencontres les plus folles de l’histoire (6-5 après prolongations). Le Brésilien Leônidas, auteur de 3 buts, s’est illustré :

Quelle est la particularité de cette « finale » entre le Brésil et l’Uruguay ?

A. A.

En marquant les 6 buts brésiliens

B.

En marquant un but pieds nus

C.

En jouant une partie de la rencontre malgré un bras cassé

B. C.

C’est la première finale au cours de laquelle un joueur est expulsé C’est la dernière fois qu’aucun pays européen ne participe à une finale C’est la première fois qu’une finale voit son coup d’envoi retardé de deux heures pour permettre à tout le public d’entrer dans le stade


1954

1958

L’Allemagne revit

La naissance du roi Pelé

Pour la première fois, la compétition accueille 16 équipes et pour la première fois, elle est retransmise à la télévision. 140 buts sont inscrits en 26 matches, faisant de cette édition la plus prolifique de l’histoire (plus de 5 buts par match en moyenne !). L’Allemagne, moins de 10 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, triomphe en finale de la Hongrie (3-2), pourtant considérée alors comme la meilleure équipe du monde.

C’est en Suède que le monde du football découvre le prodige Pelé, âgé d’à peine 17 ans. Il illumine le jeu du Brésil et marque 6 buts, dont 2 en finale contre la Suède (5-2). La France signe sa première grosse perf’ (3e place) et le Français Just Fontaine établit un record de buts inscrits en une seule édition (13) qui tient toujours 60 ans après.

Âgé de 17 ans et 249 jours, Pelé est le plus jeune joueur ayant jamais disputé une finale de Coupe du monde. Mais au fait, quel est son vrai nom ?

Les deux finalistes s’étaient déjà rencontrés lors de la phase de poules. Quel avait été le résultat ?

A. B. C.

Victoire de l’Allemagne (5-2) au terme d’un match spectaculaire

Match nul (4-4) au terme d’un match spectaculaire

Victoire de la Hongrie (8-3) au terme d’un match spectaculaire

A.

Edson Arantes do Nascimento

B.

Moaçir Barbosa Nascimento

C.

Aldair Santos do Nascimento

1962

1966

Le Brésil, encore

L’Angleterre au top

Sans la France et la Suède, éliminées en phase qualificative, cette Coupe du monde est sans doute la plus violente de l’histoire, avec de nombreux matches ternis par de graves blessures, dont celle, précoce, de Pelé. Le Brésil parvient malgré tout à survoler les débats, ne concédant qu’un seul match nul (0-0) face à la Tchécoslovaquie, en phase de poules. Les deux équipes se retrouvent en finale et la Seleção ne tremble qu’un petit quart d’heure, le temps aux Tchèques d’ouvrir le score. La victoire brésilienne finale (3-1) ne souffre d’aucune discussion.

Le pays inventeur du football accueille enfin la Coupe du monde. Marquée par la victoire improbable de la Corée du Nord sur l’Italie (1-0) et par l’avènement du joueur portugais Eusébio, auteur de 4 buts contre ces mêmes Coréens en quart de finale (victoire 5-3), l’épreuve se termine sur une spectaculaire finale riche en émotions. L’Angleterre remporte sa Coupe du monde en venant à bout de l’Allemagne (4-2 après prolongations), grâce notamment à un but de Hurst (le seul joueur à avoir inscrit un triplé en finale) dont la validité fait toujours débat aujourd’hui…

Quelle est la particularité de l’équipe brésilienne alignée en finale ?

Que découvre-t-on pour la première fois à l’occasion de cette Coupe du monde ?

A.

Il n’y a qu’un seul joueur blanc

A.

B.

Il n’y a qu’un seul joueur de moins de 28 ans

B.

Une mascotte officielle

C.

Il n’y a qu’un seul gaucher

C.

Le thé servi à la mi-temps

Les remplacements autorisés en cours de match


1970

1974

Le Brésil garde la Coupe !

L’Allemagne passe à l’orange

Sur les hauteurs mexicaines, le Brésil est à son apogée. Hormis face à l’Angleterre (1-0), les Auriverde mettent à tous leurs adversaires entre 3 et 4 buts. En finale, l’Italie, épuisée par une demi-finale dantesque face à l’Allemagne (4-3 après prolongations), ne fait illusion qu’une mi-temps avant d’exploser en vol (4-1). Premier pays à gagner trois fois l’épreuve, le Brésil garde définitivement le trophée Jules Rimet : la Victoire ailée (en réalité la déesse grecque de la victoire, Niké) en or, dessinée par le sculpteur français Abel Lafleur.

Deux ans après les dramatiques JO de Munich, la planète sport tourne à nouveau ses yeux vers l’Allemagne. Si les Pays-Bas (absents de la compétition depuis… 1934) éblouissent le monde par leur « football total », le froid réalisme allemand fait la différence en finale (2-1) malgré le but le plus rapide marqué à ce stade de la compétition par Johan Neeskens (80 secondes).

Le Maroc se qualifie pour la compétition. Depuis quand un pays du continent africain n’avait-il pas participé à une Coupe du monde ?

Au premier tour, l’Écosse, pourtant à égalité de points avec le Brésil et la Yougoslavie, est éliminée…

A.

Depuis l’Égypte en 1934

A.

Sans avoir perdu de match

B.

Depuis l’Algérie en 1962

B.

Par tirage au sort

C.

À l’issue d’un match d’appui

C.

C’est la première fois qu’un pays africain se qualifiait

1978

1982

L’Argentine dans le chaos

L’Italie piano, ma lontano

C’est en plein cœur de la dictature du général Videla que l’Argentine organise sa Coupe du monde. Elle accède à la finale grâce à un succès très controversé face au Pérou (6-0), qui lui permet d’écarter le Brésil de sa route à la différence de buts. L’ultime marche est franchie face aux Pays-Bas (3-1 après prolongations) dans une ambiance pesante et à la limite du fair-play.

En Espagne, c’est la première fois qu’une Coupe du monde réunit 24 nations, au rang desquelles ne figurent pas les Pays-Bas, éliminés par la France en qualifications. Incapable de gagner le moindre match en poule (3 nuls), l’Italie va pourtant remporter le trophée, en dominant l’Allemagne en finale (3-1). La Mannschaft, humiliée par l’Algérie 2-1 au premier tour, avait atteint ce stade en éliminant la France au terme d’une sublime confrontation achevée, pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, par une séance de tirs au but (3-3, 5 tab à 4).

Les Pays-Bas, privés de leur prodige Johan Cruijff, échouent pour la seconde fois d’affilée en finale. Mais au fait, pourquoi n’était-il pas en Argentine ?

A.

B. C.

Il s’est pété les ligaments croisés du genou gauche en finale de la Coupe du Roi un mois plus tôt

Meilleur buteur du tournoi (6 buts, dont 3 face au seul Brésil), combien l’attaquant italien Paolo Rossi avait-il marqué de buts lors des 8 matches disputés en phase qualificative ?

A.

0

Il a été agressé à son domicile

B.

3

Il protestait contre le régime de dictature argentin

C.

9, dont 5 contre le Luxembourg


1986

1990

L’Argentine haut la main (de dieu)

L’Allemagne, enfin !

Pour la première fois, un pays (le Mexique) accueille une seconde fois la Coupe du monde, malgré le violent tremblement de terre qui a fait plus de 10 000 morts neuf mois plus tôt. Portée par le génial Maradona, capable face à l’Angleterre (victoire 2-1 en quart de finale) du pire (un but de la main) comme du meilleur (un slalom vertigineux victorieux de plus de 50 mètres), l’Argentine brille. En finale, elle se fait peur, mais triomphe (3-2) de l’Allemagne (encore vainqueur de la France en demi-finale…).

Finaliste malheureuse des deux précédentes éditions, l’Allemagne décroche enfin le Graal en Italie et prend sa revanche (1-0) sur une Argentine miraculée (qualifiée au premier tour parmi les meilleurs troisièmes, puis deux fois qualifiée aux tirs au but en quart et demi-finales) en clôture d’une des Coupes du monde les plus ennuyeuses (à peine 2,2 buts en moyenne par match) et violentes (16 expulsions !) de l’histoire.

Quelle est la particularité du meilleur buteur du tournoi, l’Anglais Gary Lineker (6 buts) ?

Quel événement inédit se produit au cours de cette édition ?

A. B. C.

Il a inscrit tous les buts de son équipe

A.

Il s’est vu refuser quatre autres buts en phase de poules

B.

Il est le premier meilleur buteur à jouer pour une équipe éliminée avant les demi-finales

C.

Deux équipes sont départagées par tirage au sort

Un joueur est expulsé en finale

Une équipe d’Amérique centrale bat deux équipes européennes

1994

1998

La renaissance du Brésil

La France sur un nuage

Souvent à portée de main, mais plus jamais vainqueur depuis 1970, le Brésil accroche enfin une quatrième étoile à son maillot sur le sol américain. Tout comme en 1970, il s’impose face à l’Italie au terme d’un match crispant, la seule finale, à ce jour, à s’être terminée sans but (0-0 et 3 tab à 2). L’Allemagne tombe de haut, chutant en quart de finale contre la Bulgarie (2-1), miraculée de la phase de qualifications (qualifiée contre la France à l’ultime seconde de l’ultime match à Paris…).

Quatre ans après la déroute des qualifications face à la Bulgarie, la France s’impose dans « sa » Coupe du monde (de retour au pays 60 ans après 1938), la première disputée avec 32 équipes. Rien ne résiste aux Bleus : pas plus la rugueuse Italie (0-0, 4 tab à 3) en quart de finale que la coriace Croatie en demi-finale (2-1). La finale face au Brésil se déroule comme dans un rêve et la bande à Aimé Jacquet et Didier Deschamps croque le tenant du titre. Et un, et deux, et trois zéro…

Comment le Russe Oleg Salenko s’est-il illustré face au Cameroun en match de poule ?

En finale, Emmanuel Petit inscrit le troisième but français face au Brésil. Quelle est la particularité de ce but ?

A.

En marquant 5 buts du droit

A.

B.

En marquant 5 buts de la tête

B.

C.

En marquant 5 buts du gauche

C.

C’est le 100e but inscrit par l’équipe de France en Coupe du monde C’est le 1 000e but inscrit par l’équipe de France dans son histoire C’est le 1 600e but inscrit dans l’histoire de la Coupe du monde


2002

2006

Le Brésil reprend son bien

L’Italie sur un coup de… tête

Pour la première Coupe du monde co-organisée par deux pays (Japon et Corée du Sud), le tenant du titre français (également champion d’Europe deux ans plus tôt) est humilié au premier tour, avec un seul point. C’est la pire performance de l’histoire pour un détenteur du trophée. La Corée du Sud devient le premier pays asiatique à atteindre le dernier carré, en éliminant l’Italie (2-1 a. p.) et l’Espagne (0-0 ; 5 tab à 3). Le Brésil, quant à lui, enchaîne 7 victoires en 7 matches et domine facilement l’Allemagne en finale (2-0), devenant le premier – et à ce jour le seul – quintuple vainqueur de l’épreuve.

32 ans après, la Coupe du monde revient en Allemagne. L’Europe y affirme une nouvelle suprématie, tous les quarts-de-finaliste étant des pays du Vieux Continent, ce qui n’était encore jamais arrivé. La France élimine le tenant du titre brésilien en quart de finale (1-0), mais échoue d’un rien en finale, le coup de tête de Zidane sur Materazzi éclipsant à lui tout seul le rayonnement d’un formidable affrontement remporté sur le fil par les Italiens aux tirs au but (1-1, 5 tab à 3).

Lors de la « petite finale » Turquie-Corée du Sud (3-2), le Turc Hakan Sükür marque après 11 secondes de jeu – alors que ce sont les Coréens qui ont engagé ! – et devient le buteur le plus rapide de l’histoire de la Coupe du monde. Qui a-t-il détrôné dans le palmarès ?

A.

L’Anglais Bryan Robson (1982)

B.

Le Tchèque Vaclav Masek (1962)

C.

L’Allemand Ernst Lehner (1934)

Quel « exploit » a réalisé le joueur croate Josip Šimuni lors du dernier match de poule Croatie-Australie (2-2) ?

A.

Il a été expulsé 48 secondes après être entré en jeu en seconde période

B.

Il a reçu trois cartons jaunes

C.

Il a marqué un but de la main

2010

2014

L’Espagne, inédite à plus d’un titre

L’Allemagne à la puissance quatre

Pour la première fois, la Coupe du monde se déroule sur le sol africain. Cela ne réussit pas aux deux précédents finalistes (France et Italie), sortis dès le premier tour. Malgré une entame catastrophique face à la Suisse (0-1), l’Espagne, championne d’Europe en titre, se qualifie, puis gagne tous ses matches à élimination directe sur le même score (1-0), y compris la rugueuse finale (14 cartons jaunes !) face aux Pays-Bas, avec un but victorieux inscrit au bout des prolongations. C’est son premier titre mondial et c’est aussi la première fois qu’un pays européen s’impose en dehors de l’Europe.

Le Brésil, à domicile, est le favori absolu, mais ne brille guère sur le terrain. La blessure de Neymar en quart de finale face à la Colombie (2-1) achève de les affaiblir. La Seleção est ensuite atomisée devant son public par l’Allemagne en demi-finale (7-1, score historique à ce stade de la compétition) et chute encore lourdement (3-0) dans la petite finale, face aux Pays-Bas. La Mannschaft, sur un nuage, domine l’Argentine en finale (1-0) et inscrit pour la quatrième fois son nom au palmarès de l’épreuve.

Lors des éliminatoires, le Luxembourg s’impose en Suisse (2-1) et termine avant-dernier de son groupe. À quand remontait la précédente victoire des Roud Léiwen en phase de qualification de Coupe du monde ?

Face à la Suisse en phase de poules, Olivier Giroud marque le 100e but de la France en Coupe du monde. Si l’on exclut Just Fontaine, classé hors catégorie avec ses 13 buts inscrits (tous en 1958), quel est le meilleur buteur français de la compétition ?

A.

1961 contre le Portugal

A.

Michel Platini

B.

1972 contre la Turquie

B.

Thierry Henry

C.

1993 contre l’Islande

C.

Zinédine Zidane


• LÉGENDE •

Il possède des rues à son nom, mais aussi une course cycliste qui lui est dédiée depuis plus de deux décennies. Le Luxembourgeois a laissé une trace indélébile dans les paysages grand-ducal et mondial à force d’enchaîner les performances magistrales dans des épreuves de vélo qui l’étaient tout autant. Retour sur le parcours de l’illustre Charly Gaul. Dans la vie, il y a les légendes, et au sommet de celles-ci, les monuments qui s’y apposent. Charly Gaul est au pic du sommet… Commencer à écrire quelques lignes sur lui est un exercice à la fois périlleux et très excitant. Un peu comme une ascension de montagne à vélo, dans laquelle excellait le double vainqueur du Giro 1956 et 1959. C’est sur les routes sinueuses et arpentées, au propre comme au figuré, que Gaul a écrit sa propre histoire. En solitaire, mais toujours accompagné de sa garde rapprochée parmi laquelle se trouvait son fidèle lieutenant Marcel Erzner. Pour comprendre l’histoire de Charly Gaul, il faut revenir à sa genèse. Celui que l’intellectuel Roland Barthes surnommera un peu plus tard « le Rimbaud du Tour » voit le jour le 8 décembre 1932 à Pfaffenthal, petit quartier de la capitale grand-ducale. Ses parents exercent la profession d’agriculteurs. L’enfance du petit Charly se déroule dans le calme au sein de la demeure familiale, plantée dans le décor rural de la campagne luxembourgeoise. De manière assez logique par rapport au parcours de ses parents, il entreprend un apprentissage de boucher. Loin de ce train-train de la vie quotidienne, l’ado se met en tête un avenir différent, lorsque le destin lui fait croiser un champion de cyclisme. Il raconte alors cette rencontre qui deviendra un tournant déterminant dans sa vie d’adulte : « J’avais le goût du vélo,

mais on était quand même très isolés. J’habitais un petit village, et à trois kilomètres de la maison résidait Edward Van Dijk, qui avait gagné le Tour d’Espagne en 1947. C’était mon idole, j’étais fou de lui. À 16 ans, je suis allé le voir, et petit à petit, il m’a tout expliqué du métier de cycliste. » C’est ainsi que le petit boucher fils de paysans se lance dans le grand bain avec des envies d’aller plus loin. Il participe à ses premières courses communales dans la foulée. Il se fait repérer lors du Grand Prix Général Patton, réservé aux jeunes pousses en devenir, dont il sort vainqueur en 1950 et 1951. Un an plus tôt, il remporte sa toute première course amateur à Bonnevoie. Il obtient aussi la Flèche du Sud en 51 et 53. Gaul se fait un nom dans le peloton amateur jusqu’à franchir le cap professionnel en mai 1953.

Des débuts professionnels fracassants Il signe alors dans l’équipe professionnelle Terrot-Hutchinson. Ses premiers faits d’armes avec le tricot pro se résument à une énorme troisième place du Championnat du monde à Solingen en Allemagne de l’Ouest le 22 août 1954. Ce jour-là, il finit à 2 minutes 12 secondes du lauréat, un certain Louison Bobet, avec qui de nombreuses péripéties se préparent… Cette même année, il décroche le titre de champion de Luxembourg de cyclo-cross à Belval puis la première place du Tour des Provinces du Sud-Est en France en 1955. Un an plus tard, il remporte son premier titre majeur. Celui du Giro d’Italia. En plus de s’offrir le classement général, il glane trois étapes et le Grand Prix de la Montagne. Il entre surtout dans la légende des durs au mal du cyclisme lorsqu’il s’illustre dans l’étape de 242 kilomètres du 8 juin qui mène de Merano vers Monte Bondone dans le Trentin, la région de l’illustre Aldo Moser. Avant le départ, le Luxembourgeois occupe alors la 24e place au classement général. Le blizzard se lève et Gaul part seul dans la neige qui commence à recouvrir la route.


MENTAL! • #04 • 92

« L’Ange de la montagne », un surnom qui ne lui plaisait pas Federico Bahamontes et Jean Dotto ne peuvent pas suivre et abdiquent. Gaul franchira la ligne par moins 10 degrés Celsius, à moitié mort de froid. Lui-même le rappelait après coup : « On m’appelait ‘l’Ange de la montagne’, ça ne me plaisait pas ! J’étais un guerrier ! Dans les cols, il faut être sans pitié, car parfois ça fait mal de laisser quelqu’un sur place ! J’aurais préféré qu’on me surnomme ‘l’Aigle’, comme Federico Bahamontes. Lui, c’était le meilleur dans la chaleur, et moi dans le froid, alors on s’est partagé la planète ! » Le coureur espagnol ne tarissait pas d’éloges sur celui qui se présentait comme son plus grand rival. Louison Bobet non plus : « Je pense que Charly n’est pas un homme. C’est un être surnaturel. Il ne fait rien comme les autres. » Ses dons de grimpeur hors du commun lui ont permis de remporter des victoires empreintes de grâce et de prestige en haute montagne. Sa chevauchée solitaire dans le massif de la Chartreuse, durant le Tour de France 1958 qu’il remporte, est considérée comme l’une des plus belles pages de l’histoire du cyclisme. C’est un 16 juillet, et c’est là que Charly Gaul entre dans la légende. Des trombes d’eau s’abattent sur le bitume des cols du Luitel et du Cucheron dans les Alpes. Sous le ciel crépusculaire qui recouvre la course, Charly Gaul lâche tout le monde sur les routes sinueuses de l’épreuve. Il franchit la ligne d’arrivée à Aix-les-Bains avec des écarts stratosphériques de 10, 15 et 23 minutes sur les favoris français, qui n’étaient autres que Louison

Bobet, Jacques Anquetil et Raphaël Geminiani. Ce jour-là, Gaul entre dans la lumière alors qu’il fait nuit à 19 heures. Cette victoire de maître est donc entrée dans les annales, mais le Luxembourgeois en a glissé bien d’autres dans sa besace. Aucun coureur n’a grimpé les cols avec autant de légèreté et de grâce que lui. Riche d’un palmarès où se trouvent deux Tours d’Italie, un Tour de France et de multiples titres de champion de Luxembourg, Gaul met ses derniers coups de pédale en 1965. Il dirige ensuite pendant quelques années le Musée des Sports du Luxembourg. Honoré du titre de « Sportif luxembourgeois de l’année » en 1954, 1955, 1956 et 1958, il reçoit surtout la distinction de « Sportif luxembourgeois du siècle ». Il se retire définitivement du milieu du cyclisme après avoir un temps chaperonné le coureur italien Marco Pantani dans les années 90. Énigmatique durant sa « retraite », celui qui fut l’un des plus grands coureurs cyclistes de tous les temps tire sa révérence le 6 décembre 2005 des suites d’une embolie pulmonaire. Comme tout grand homme, Gaul a inspiré de nombreux écrivains et a fait l’objet de plusieurs ouvrages parmi lesquels Le Tour de France comme épopée de Roland Barthes, paru en 1957, L’Ange qui aimait la pluie de Christian Laborde, paru en 1994, ou encore Charly Gaul, l’Ange de la montagne et son époque de Gaston Zangerlé, paru en 1998. Les paroles s’envolent, mais les écrits restent. Charly Gaul a enfilé dorénavant le dossard de l’Immortel. Texte : Jocelin Maire Photos : INS


Le Luxembourg est une fière patrie du cyclisme. Elle a connu de belles heures de gloire dans les années 50 avec Charly Gaul, ou plus récemment avec les frangins Schleck. Chaque jour et surtout chaque week-end, des centaines de cyclistes plus ou moins amateurs arpentent les jolis lacets luxembourgeois. Alliant passion de la photo et de la bicyclette, Asphalt joue des mollets et de la gâchette pour proposer sur Instagram avant tout des souvenirs de ride. Le dimanche, c’est vélo. « On roule par où ? Vers le soleil ! »


• LA STORY DU MAG •

La lumière perçante du volet mal fermé vient me crever les yeux. L’alarme de mon téléphone vient porter l’estocade. J’entends les piafs chanter dehors. Ça sent très bon. Ça sent le soleil et l’herbe fraîchement coupée. Il est tôt. Très tôt. Mais jamais assez tôt pour aller faire du vélo… Allez debout mec, aujourd’hui c’est le Gran Fondo. Il est 6h37. J’ai eu du mal à sortir du lit. Mais une fois le pied à terre, la machine se met en marche. Je suis en forme et prêt à en découdre. Je passe sous l’eau fraîche pour éveiller les muscles et les esprits. L’heure est à la préparation du matériel. Le bib-short du dimanche s’ajuste parfaitement le long de mes cuisses trop larges. Le tricot officiel « Asphalt » joue le rôle de deuxième peau. Les chaussettes sont osées. Je ne passerai pas inaperçu dans le peloton. Car oui, le vélo, c’est une affaire de mollets, mais c’est avant tout une histoire de style. Tout est réfléchi, on combine les couleurs. La faute de goût est intolérable. J’engloutis rapidement un yaourt vanille au lait de brebis, ainsi qu’une banane pas assez mûre (je n’aime pas les bananes trop mûres), puis, d’un pas décidé, les bras chargés par les bidons, je sors de chez moi. J’ai rendez-vous avec le soleil. Mais surtout avec mon comparse de route à 7h30. En vérité, je ne suis pas en avance. J’embarque d’un pas décidé mon vélo et le bazarde dans le break. Go. Le copain est prêt. Il est beau. Endimanché. Il brille de mille feux. Nous jouons quelques secondes au Tetris en empilant son vélo sur le mien dans l’auto, en veillant à ne pas rayer les précieux. Tout le monde est chargé. Cette fois c’est la bonne. Direction Mondorf-les-Bains. Le soleil est au rendez-vous. Il fait magnifique. Chaud. Torride. Nous nous sommes procuré nos dossards et les avons placardés amicalement sur nos dos. C’était beau. Nous sommes désormais sur place. Sur le départ. C’est un festival. Un défilé de belles mécaniques. Les vélos sont graissés, les corps sont huilés. Le carbone est resplendissant, il brille sur l’asphalte. Les hommes prennent soin de leurs machines. Comment ne peut-on pas devenir fou devant ces tas de ferraille ?

Textes & Photos : Asphalt

Nous sommes alignés sur le départ du 85 km. Non pas que nous sommes de petits joueurs et peu préparés à faire le Gran Fondo 155, mais il nous faut rentrer au plus vite pour rédiger cette prose ! De plus, ça nous permet d’admirer les « vrais athlètes » et d’assister au départ de la plus grande distance. Fränk Schleck donne le start. Décompte. 4, 3, 2, 1… Ha, quelle envolée de mollets ! Les chaînes claquent dans un bruit strident. Les coureurs en danseuse s’affolent. 2 000 D+. Ça va piquer. À notre tour. On nous appelle sur la ligne départ. Même cérémonial. C’est parti. Les premiers coups de pédale sont fluides. La proximité n’est pas respectée. Il y a foule dans le peloton. Je pars calmement car mon collègue de route est parti après moi. En effet, les départs se font en différé selon notre catégorie d’âge. C’est ça de rouler avec papi ! Il me rattrape au kilomètre 15 pour la première difficulté du jour et la côte de Wintrange : 5 %. Les kilomètres s’enchaînent et le plaisir grandit. Les routes de Moselle sont somptueuses et la lumière intense de cette fin de mai les embellit. Nous suons. Les deux ravitaillements nous font beaucoup de bien. C’est cinq étoiles. J’avale les quartiers d’orange et les décilitres d’eau avec plaisir et envie. 60, 70, 80, les kilomètres défilent. Le paysage est toujours aussi beau. Nous alternons des passages de peloton et des « échappées » solitaires. Virage à gauche, nous plongeons sur Mondorf. Les derniers coups de pédale se font à cadence soutenue, les mains dans les drops. La ligne d’arrivée pointe le bout de son nez. Nous levons nos fesses sur la bicyclette et entamons le sprint pour la gloire ! Bravo. Nous récupérons nos esprits et nos médailles et nous dirigeons vers le village de l’arrivée. L’organisation est méticuleuse. Les sponsors prestigieux sont présents dans la joie et la bonne humeur. La grande famille du vélo s’est déplacée en masse. Ça parle italien, néerlandais, hongrois, russe, polonais… C’est magnifique. Mais ce qui l’est encore plus, c’est la grande Weisswurst et le jus de houblon bien frais que l’on va s’empresser d’avaler. Merci Gran Fondo. Et à l’année prochaine pour le 155. No racing, just pedaling.

Retrouvez les aventures d’Asphalt sur Instagram : @asphalt_swallower


Mental! #04  
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