Page 1


Je ne peux m’empêcher de commencer par un constat… Il m’apparaît évident que nous vivons aujourd’hui à la fin de l’époque du marché triomphant, qui nous a laissé plus de séquelles que de bienfaits. Je pose cette question, bien au-delà d’un simple positionnement social ou politiquo-financier…il s’agit de réinventer une image de l’homme ! Nous nous trouvons en position, de devoir revisiter notre langage et notre perception, le renouveler à partir d’autres fondements, et se voir dans l’obligation d’accepter la contrainte de ne pas connaître l’issu et l’aboutissement final d’une telle action radicale. L’homme, est celui qui produit les images qui nous entourent, savamment ajustées en fonction de la société dans laquelle il vit. Il doit s’aventurer dans l’inconnu pour reformuler complètement les bases de son langage et de son regard. Mais plus on pénètre dans cette crise profonde que l’homme à créée, plus on cherche une part d’humanité qui s’avère désespérément absente. Nous nous retrouvons tous amenés à reconstruire et réinventer une nouvelle image de notre société, par réflexe de survie. Une fois que tout cela est dit, les possibilités de réalisations et de créations voisinent les imaginations les plus fertiles !    .…J’interpréterai donc mon travail comme une réponse à notre société…et je réalise aujourd’hui que ces prises de position seront bien  plus profondes que je ne l’imaginais.


“ UN EQUILIBRE D’UNE AUTRE APESANTEUR ” ProjetDesign 2009 “Créer un tabouret”

Réalisation échelle 1/1


“ DANS UN EQUILIBRE D’UNE AUTRE APESANTEUR ” Etude de cas: le caddie Le caddie, dont la forme de base est forte et dynamique est un parfait synonyme d’industrialisation et de consommation... Parlons même de surconsommation... Le développement est freiné par la surproduction alors que les besoins sont immenses! Pourquoi a-t-on encore aujourd’hui, des personnes qui arpentent les rues, sans destination précise, souvent avec un caddie et jamais plein de bonnes choses? La réponse est dans les actes. La création, et la création design, sous toutes ses formes doit être un champ d’expérience qui doit nous amener à modifier notre avenir et, par conséquent, a voir et imaginer le monde qui nous entoure, autrement. Le développement doit être le lieu d’une expérience immédiate, réelle et véritable.

Au delà du fait que le caddie crée un lien avec la consommation et l’industrialisation, il reste encore à nos yeux l’endroit dans lequel nous aimions rouler, explorer chaque petits recoins pendant que les autres se font chier à faire la course! Instinctivement, toujours par réflexe de survie, mon choix devient plus ludique, et peut être moins sérieux, dans un équilibre d’une autre apesanteur. Posté en différents points de supports plus ou moins anodins (ponts, portes, lampadaires, panneaux, arbres...) il devient un sujet d’intéressement et de questionnement. Qui n’essayerait pas de s’asseoir dessus?... Et si on l’accrochait à des endroits totalement inaccessibles?...


“ LA FEMME OBJET ” ProjetDesign 2010 “Créer une lampe à poser”

“ Je suis fonctionnelle ”


Fonction sociale La sollicitation du corps de la Femme ne date pas d’aujourd’hui. Présenté, dans le plus beau des cas, sous de jolies formes. L’Homme en fait aujourd’hui une banalité, un produit de consommation, de « surconsommation », un simple objet. L’idée n’est pas de« dénoncer » un abus quotidien malheureusement nécessaire. Enfin, c’est-ce qu’on nous en dit. Mais pourquoi ne pas s’en faire une « re présentation » plus jolie et plus subtile?

Fonction psychologique Posée dans une chambre ou dans un autre espace, cette lampe s’intègre dans un univers propice à son esthétisme ainsi qu’a sa fonction psychologique. Que cette lampe soit l’objet d’une « présence féminine » ou d’une « imposition nécessaire ». Qu’elle satisfasse les hommes, ou qu’elle soit un un moyen d’expression pour les femmes, une manière de se montrer. Avant tout agréable à l’oeil, cette source lumineuse pourrait soulever une myriade de questions existentielles. Alors disons simplement que tout n’est qu’une question de relation électrique.

Fonction utilitaire Il s’agit à la base, d’une lampe de chevet. Disons plutôt lampe de « chambre ». L’idée est de laisser une Femme, faire entrer la lumière dans une pièce. La pièce de tous les repose, de toutes les médiations, de tous les désirs…

Fonction esthétique Il s’agit d’une lampe représentant un corps de Femme dans ses plus simples courbes. Aucune superficialité afin d’extraire de ce corps des lignes les plus naturelles possibles, et de le mettre au mieux en valeur. La lampe est destinée à plaire aux femmes, aux hommes, à cette entité qu’ils peuvent créer. Qu’elle soit pour la femme, une sorte de représentation personnelle. Qu’elle soit pour l’homme, source d’une attirance naturelle. Elle est pour les deux, en quelque sorte, une touche de mystère quand aux motivations de l’individu possédant cette lampe, son mode de vie, sa personnalité…son message.


Le courant de changement social ne peut se manifester que si deux circonstances sont réunies. Premièrement, le système de valeur de l’Homme, ce qui compose nos acquis et nos croyances, doit être mis à jour et changé à travers l’éducation et ce par une introspection réfléchie. Deuxièmement, l’environnement autour de ce système de valeur doit changer pour accepter la vision d’un nouveau monde. L’interaction entre le système de valeur d’une personne et son environnement influence son comportement. Par exemple, dans notre culture, «l’éthique» est vraiment une question de point de vue, car notre système promeut et récompense la compétition et l’auto-intérêt. Cette perspective ne fait pas que mener à un comportement aberrant... elle le crée tout simplement. La corruption est une norme dans notre société et la plupart des gens ne le voit pas, car depuis que la société cautionne ce type de comportement, il est considéré comme tout à fait normal... ou comme une question de point de vue. De ces appréciations nait une erreur de jugement selon laquelle certains groupes seraient considérés comme «corrompus» tandis que tout le reste serait considéré comme «bon». C’est l’ancienne vision du monde du «Nous contre Eux» qui n’a qu’une base empirique, car c’est, une fois de plus, une question de point de vue. Par exemple, il y a un large mouvement d’opinions de personnes qui

parlent constamment du «Nouvel Ordre Mondial» et de cette notion qu’il y aurait une élite tentant de s’accaparer le monde depuis de nombreuses années et qui aurait manipulé la société par de nombreux moyens pour atteindre ses buts. C’est vrai, mais dans une certaine mesure. MAIS, l’erreur d’interprétation de cette prise de conscience est que ce «groupe» n’est pas un groupe. C’est une tendance. Si vous retiriez toutes les personnes au sommet des règles hégémoniques mondiales, ce ne serait qu’une question de temps avant qu’un autre groupe ne lui succède avec les mêmes ambitions. Par conséquent, ce ne sont pas les individus ou les groupes qui sont le problème. C’est en fait le résultat d’habitudes et d’endoctrinement. La réponse facile pour beaucoup se résume à dire que c’est la «nature humaine» qui crée cette compétition et ce besoin de dominance. Ceci n’est pas prouvé dans les faits. En réalité, nous sommes des ardoises propres quand nous venons au monde et c’est notre environnement qui définit qui nous sommes et comment nous nous comportons. Donc, pour qu’un vrai changement se réalise, nous devons dépenser moins de temps à affronter les produits de cette société malade et plus de temps à essayer de changer les causes à l’origine. Aussi difficile et intimidant que cela puisse paraître, c’est le seul moyen pour que notre monde puisse évoluer positivement.


“ JOURNEE PORTES OUVERTES ”

Affiche Journée Portes Ouvertes 2009


Portfolio  

Megi Kraljevic,née le 17 avril 1989, étudiante en deuxième année de DUT Services et Réseaux de Communication (Université de Franche Comté).

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you