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région productrice de France derrière les Pays de la Loire et la Bretagne (ces trois régions représentent 50% de la production nationale).

L’abattage cunicole Au niveau de l’abattage, la région est la première région de France, avec 30% du tonnage. Le département des Deux-Sèvres compte sept abattoirs de lapins. Certains de ces abattoirs font uniquement de l’abattage de lapins mais ils sont minoritaires. Il s’agit pour beaucoup d’abattoirs de volailles qui ont diversifié leur activité. L’abattage de volailles et de lapins n’a rien d’identique et un positionnement sur ces deux activités implique des investissements sur des outils différents. Ces opérateurs sont des acteurs de taille importante appartenant à des groupes ayant les moyens financiers pour une telle diversification. En 2009, près de 10 millions de lapins ont été abattus en Poitou-Charentes. 50% des volumes proviennent de l’extérieur de la région. Les tensions observées sur le marché du lapin ont des incidences sur l’abattage et la filière locale. Le prix du lapin est en baisse. La consommation est également en baisse, après avoir connu un regain suite à la crise aviaire (transfert de consommation de la volaille vers le lapin). Cette situation se répercute au niveau de l’abattage avec une baisse du nombre de lapins abattus (-7% au niveau régional en 2009, -6% sur le plan national). Enfin, le prix de la viande de lapin reste élevé en comparaison d’autres viandes, ce qui constitue un frein à la consommation. Ce prix élevé s’explique par un besoin de travail plus poussé que pour la réalisation d’autres plats culinaires. Malgré tout, l’abattage de lapins s’est fortement mécanisé et a su réduire le poids de la main d’œuvre dans le process. Cette mécanisation a permis de réduire les coûts, expliquant ainsi la possibilité pour les abatteurs de se positionner sur la production de plats culinaires. Loeul et Piriot, leader européen de l’abattage de lapins, fort de son savoir faire sur la production plats culinaires pour le lapin, a tenté de développer son activité en généralisant cette activité production de plats culinaires vers d’autres viandes. Après quelques années fastes, ce secteur restructurant, le poids des grands groupes étant de plus en plus important, l’entreprise a décidé céder son unité de plats cuisinés à Delpeyrat pour se recentrer sur son cœur de métier.

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Au niveau des besoins en compétences et savoir faire, la mécanisation a réduit le besoin en boucher, difficile à trouver. Les compétences requises sont celles ayant attrait au travail à la chaine. Il existe des difficultés de recrutement non pas par défaut de qualification mais par défaut de candidatures. En effet, il est parfois nécessaire de recourir à de la main d’œuvre étrangère (essentiellement polonaise et roumaine) pour faire face à une croissance saisonnière de l’activité.

La filière volaille L’élevage avicole Les trois quarts des exploitations avicoles régionales sont installés en Deux-Sèvres. La région compte un peu plus de 800 exploitations agricoles avec une activité avicole, ce qui représente plus de 900 emplois. Elle est la quatrième région de production en France.

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La filière IAA

Sur les quarante dernières années, le nombre de lapins en région a très fortement chuté. Ce phénomène s’explique par une disparation de petites exploitations et une diminution de la consommation. Cette tendance est également observée au niveau national. Face à cette tendance, la filière d’élevage s’est restructurée. La taille des exploitations a augmenté, elles se sont professionnalisées et se sont regroupées en coopératives.

Prospective Nord Deux-Sèvres  

Rapport final de l'action de prospective territoriale conduite par les 3 MDE du Nord Dexu-Sèvres.

Prospective Nord Deux-Sèvres  

Rapport final de l'action de prospective territoriale conduite par les 3 MDE du Nord Dexu-Sèvres.

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