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EXPRESS

NU MÉ RO 3 Hebdomadaire du 23 janvier 2011 Chaussée de Bruxelles, 67/2 - 1300 Wavre Tél.010/235.900 - Fax 010/235.908 www.dimanche.be

SEMAINE DE L’UNITÉ “Différer ensemble”

JEAN-PAUL II

Une béatification hors normes

J

ean-Paul II sera béatifié le 1er mai prochain, a annoncé le Vatican, le 14 janvier, suite à l’approbation par Benoît XVI d’un décret officiel validant un miracle attribué à son prédécesseur. La béatification du pape polonais interviendra dans des délais records, bien inférieurs aux cinq ans habituellement respectés avant d’entamer toute procédure. Cette rapidité, a indiqué le Vatican, s’explique par “l’imposante réputation de sainteté dont jouissait le pape Jean-Paul II pendant sa vie, à sa mort et après sa mort“. Malgré une pétition de cardinaux signée en ce sens lors du conclave, ce dernier n’a cependant pas été “santo subito“ (saint, tout de suite). Benoît XVI, en effet, a tenu à respecter l’ensemble de la procédure qui permet à l’Église d’élever l’un des siens au rang de bienheureux. Seules deux entorses au règlement ont été constatées: tout d’abord, la dispense à la règle selon laquelle un procès en béatification ne peut être ouvert que cinq ans après la mort de l’intéressé; ensuite, le fait que la procédure soit passée par une voie prioritaire, évitant la liste d’attente habituelle. “Je suis proche du pape et lui, maintenant, m’aide à être proche du Seigneur” (Benoît XVI) Ce coup d’accélérateur n’a rien d’étonnant en soi. Six ans après sa mort, rares sont ceux qui mettent en doute la sainteté de JeanPaul II. Seule une frange progressiste de l’Église conteste certains choix de son pontificat, notamment en matière de morale et de théologie, mais ce courant demeure minoritaire. Benoît XVI, lui, ne cache pas sa joie à l’idée de béatifier son prédécesseur, dont il fut l’un de ses plus proches collaborateurs. Un sentiment partagé par l’ancien porteparole du Vatican, Joaquin Navarro Valls, pour qui Jean-Paul II avait l’étoffe d’un saint “déjà de son vivant“. Pascal ANDRÉ

OPINIONS

p. 2 • Économie : “Il faut casser le diktat du marché”

DERNIÈRES MINUTES

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É

GLISES

L’unité des chrétiens commence par le dialogue entre eux. En cette semaine de la prière, Dimanche donne la parole à Olivier Abel, professeur à la faculté de théologie protestante de Paris, dont il fut le doyen. La Faculté protestante de Paris a été créée en 1871 par des professeurs de Strasbourg qui refusaient d’être sous administration prussienne. Avec celle de Montpellier, elle forme l’Institut protestant de théologie qui assure la formation des futurs pasteurs (entre 10 et 15 par an) et accueille 600 étudiants et environ 400 auditeurs libres. C’est là qu’Olivier Abel, qui y est professeur et en fut le doyen, nous reçoit. Il préside le Conseil scientifique du Fonds Ricœur, ce grand philosophe français, protestant lui aussi, professeur à la Sorbonne, mais également au Bd d’Arago où nous sommes. Dans cette faculté, on assiste actuellement à la venue de pasteurs évangéliques et pentecôtistes qui acceptent son enseignement, malgré son ton parfois trop libéral à leurs yeux. S’y donnent aussi rendez-vous les Églises de l’immigration, asiatiques et africaines. Cultures, vieillissement et écologie Les défis sont nombreux aujourd’hui, estime Olivier Abel. Tout d’abord, la rencontre des cultures aux différences profondes, leur difficile conversation. “Il faut accepter le rapport entre l’un et le multiple, explique-til, et ne pas trop vite vouloir l’unité. Il y a différentes manières de chanter la vie et de chanter Dieu.” Les mariages mixtes sont, selon lui, un lieu crucial. “Les enfants seront

VI E M ONTA NTE Le credo de ce mouvement chrétien d’aînés Page 3

• Tensions diplomatiques entre l’Égypte et le Vatican • Changement de ton à la Commission Abus

LITURGIE

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3e dimanche du temps ordinaire Béni soit le Seigneur notre Dieu: sur ceux qui habitent les ténèbres, il a fait resplendir sa lumière. Matthieu 4, 12-23

CULTURE

p. 7 • Entre paradis et enfer: l’art de vivre la mort au Moyen Âge

plurilingues, même si une langue aura leur préférence. C’est l’occasion de novation, de recombinaison génétique et culturelle. Il faut inventer de nouvelles différences, mais des différences que l’on vit ensemble. Pour cela, il faut aussi des lieux d’unité.” Un deuxième défi, pour l’Europe, c’est le vieillissement. L’humanité est face à un problème inédit, celui de l’évolution rapide de la pyramide des âges. “Aujourd’hui, on ne sait pas comment faire face à ce problème qui n’est pas seulement économique, mais culturel. Comment faire une culture viva nte et créa trice da ns une

ACTION DA M IEN Contre la lèpre et la tuberculose Page 5 Rédaction de ce numéro clôturée le 17 janvier 2011 Bureau de dépôt : Charleroi X Agréation N°: P305034 Banque: 833-5318719-79 IBAN BE58 8335 3187 1979 - BIC GKCCBEBB

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société globalement vieillie ? Et dans les pays émergents, actuellement massivement jeunes, le retournement de situation sera brutal. L’Europe a donc à inventer une voie pour leur montrer le chemin. ” Mais il y a encore un troisième défi, gigantesque celui-là, celui de l’écologie. Il va falloir accepter une conversion de mode de vie et changer l’image que l’on se fait de la vie heureuse et accomplie.

Charles DELHEZ, à Paris Voir interview page 3

L’UNITE, TEST DE CREDIBILITE (2)

e testament spirituel du Seigneur nous dit que l’unité entre ses disciples n’est pas seulement la preuve que nous sommes siens, mais aussi la preuve qu’il est envoyé du Père, test de crédibilité des chrétiens et du Christ luimême. Évangélisateurs, nous devons offrir aux fidèles du Christ, non pas l’image d’hommes divisés et séparés par des litiges qui n’édifient point, mais celle de personnes mûries dans la foi, capables de se rencontrer au-delà des tensions réelles grâce à la recherche commune, sincère et désintéressée de la vérité. Oui, le sort de l’évangélisation est

certainement lié au témoignage d’unité donné par l’Église. Voilà une source de responsabilité mais aussi de réconfort. Paul VI, Evangelii nuntiandi, 77

L'espérance d'une joie est presque égale à la joie. William Shakespeare


OPINIONS

DIMANCHE

DIMAN DIMANCHE

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N°3 - 23 janvier 2011

Édito

CONGO

UNE BOURDE RECONNUE MAIS DÉSOLANTE

Tout sourire, selon les lois de la communication, la porte-parole de la COMECE, l’organe des évêques de l’Union Européenne, explique que dans l’agenda scolaire financé par la Commission Européenne et tiré à trois millions d’exemplaires, les fêtes chrétiennes, dont Noël et Pâque, sont tout simplement absentes alors que celles des autres religions sont dûment mentionnées (lire page 6). Les commerçants, eux, ne semblent en général pas aussi distraits! Sans doute s’énerver ne sert-il à rien. Il n’empêche. L’oubli est énorme. On estime à 55% les catholiques dans l’Union Européenne, 15% les protestants, 6% les orthodoxes et 5% les anglicans (*). 81% des Européens sont donc chrétiens, peu ou prou. Quant aux sikhs, ils sont pratiquement inconnus, mais bien présents dans l’agenda. Raison, dira-t-on, pour nous proposer de fêter le Baisakhi Day, histoire de faire connaissance! Mais trêve d’humour! A l’heure où les médias et les politiques semblent prendre conscience de l’énorme persécution des chrétiens un peu partout, notre continent lui, pêche par omission. Le ministre français Waucquiez a déploré cette “incapacité de l’Europe à assumer son identité profonde”. En Belgique, silence radio.

IDÉES

C’est tellement gros que la Commission est “désolée” de cette “bourde”. Et pour éviter qu’une aussi grossière erreur ne se reproduise l’an prochain, on a même pu entendre sur les antennes la solution suivante: qu’on ne mentionne plus aucune fête religieuse! Ainsi, personne ne se sentira oublié. Encore plus gros! Tout cela est-il volontaire? Non. Mais significatif d’un vide inquiétant et de l’amnésie religieuse de l’Europe. Une génération d’eurocrates, en cette époque du “tout économique”, n’a plus conscience de l’importance, ou tout au moins de l’existence de la dimension religieuse. Les temps ne sont plus – et heureusement – où les chrétiens proclamaient avoir toute la vérité et considéraient l’Europe comme l’espace réservé de l’Église. Mais puissent-ils quand même encore se faire entendre: “Nous existons. Nous voulons, comme tout citoyen, apporter nos convictions pour la construction de cette Europe.” Ils essaient de le dire en souriant. Mais ils sont blessés. Peut-être faut-il se faire oublier pour renaître? De toute façon, gardons le sourire! Charles DELHEZ vos réactions sur edito@dimanche.be (*) Voir: L’Europe, avec ou sans Dieu ? Héritages et nouveaux défis. L’Atelier/Fidélité, 2010.

ÉCONOMIE

C

omment rejeter l’ultralibéralisme sans le libéralisme qui l’a engendré? Où tracer la frontière? La thèse d’Emmanuel Toniutti, philosophe, théologien, chef d’entreprise et auteur de “L’urgence éthique, une autre vision pour le monde des affaire” (voir encadré).

“Il est essentiel de distinguer libéralisme et ultralibéralisme. Le second, qui a perverti le premier à partir des années Thatcher-Reagan, veut une rémunération la plus rapide et la plus g ra nde possible, a lors que le premier se contente de gagner peut-être moins, mais dans le respect des valeurs humaines.“ Emmanuel Toniutti, président fondateur d’IECG (International Ethic Consulting Group), n’est pas le seul à ressentir le besoin d’un retour à l’éthique dans l’économie, sujet dont il a fait un livre: “L’urgence éthique” (IECG, 160 pages). Récemment de passage à Genève, il a expliqué sa démarche. Âgé de 42 ans, Emmanuel Toniutti est diplômé en philosophie et en théolog ie de l’Université de Laval (Québec). Convaincu de la nécessité d’une éthique dans la marche des affaires, il a fondé l’IECG en 2005. Cette société de consultance basée à Lugano fournit des conseils en culture d’entreprise et forme les cadres aux valeurs d’un “développement responsable“. Changer les mentalités La crise financière de 2008 a donné raison au jeune PDG. L’économie a besoin d’un code éthique, mais il ne suffit pas de le rédiger et d’en faire une charte placardée sur les murs des entreprises, il s’agit de le mettre en œuvre. “Si l’on veut réaliser une performance économique qui perdure, il faut faire passer l’éthique dans la culture d’entreprise à tous les niveaux hiérarchiques“, dit-il en substance. Le consultant ne veut pas changer le monde, mais “ cha ng er les menta lités des chefs d’entreprise“. La performance qu’il vise est “humaine autant qu’économique“, car à ses yeux, les deux vont de pair et la personne humaine doit rester, ou être remise, au centre de l’économie. “Enfin un peu de bon sens“, seraiton tenté de dire. Le chef d’entreprise qui veut centrer sa politique sur un développement économique responsable doit être attentif à quatre axes, explique-t-il: le positionnement de son entreprise, la conduite stratégique, l’alliance de la performance économique et de la réussite humaine, l’engagement pour les générations futures. Une telle politique d’entreprise implique une triple responsabilité (économique, sociale et environnementale).

“Il faut casser le diktat du marché”

Foin de l’ultralibéralisme! Mais où se situe sa frontière avec le libéralisme, le bon, le vrai? Serait-ce une question de rendement? S’il rejette “les résultats à deux chiffres“ qui lui apparaissent manifestement exagérés, Toniutti ne pose pas de limites précises: “Cela dépend

Une autre vision “ L’urg ence ét hique, une a ut re v i s ion pour l e mo nde de s a f f a i r e s ” d’Emmanuel Toniutti se veut un dialogue ouvert sur le monde de l’entreprise, sur les cultures et sur la manière dont les dirigeants peuvent concilier l’esprit humaniste et la performance, en être les “influenceurs“, voire les vecteurs de sens pour donner à voir une autre vision sur le monde des affaires. L’auteur y propose des réponses personnalisées aux dirigeants pour qu’ils soient des acteurs responsables du développement de leur entreprise tout en proposant un développement responsable et éthique. Vous pouvez acheter le livre en version numérique sur www.numilog.com/fiche_livre.asp?id_livre=74418 ou directement auprès de contact@iecg.eu.com.

aussi de ce qu’on fait d’un résultat. Une entreprise, ce sont des actionnaires, des collaborateurs, des clients et des fournisseurs; tous quatre doivent y trouver leur compte.“ Les qualités nécessaires “Le problème“, reprend-il, “vient des business schools: on n’y enseigne que le diktat du marché. Il faut le briser.“ Et qui va le faire? “L’État a un grand rôle à jouer “, répond-il. “Surtout à cause de sa responsabilité dans l’éducation. Et même si cela prendra du temps, c’est une raison de plus pour ne pas tarder.“ En attendant, Emmanuel Toniutti sème la bonne parole auprès des dirigeants d’entreprise, son livre dans une main, IECG dans l’autre. Sa société organise des séminaires de sensibilité pour les cadres. Mais l’important n’est pas tant le discours que la mise en œuvre. IECG “entraîne à la prise de conscience responsable“. Laquelle nécessite quelques qualités telles que le courage, la prudence et l’humilité. Alain DUPRAZ Écho Magazine Article paru dans l’hebdomadaire familial chrétien “Écho Magazine” du 6 janvier 2011, pp. 16-17, et reproduit avec l’aimable autorisation de son auteur et du rédacteur en chef de la revue.

Où vas-tu ?

À

moins d’un an des élections, le camp Kabila impose une révision constitutionnelle permettant de réduire le scrutin présidentiel à un seul tour. Question de sauver sa réélection! En 2006, la communauté internationale se réjouissait avec les Congolais des premières élections libres tenues dans un pays miné par quatre décennies de dictature et de guerres. Joseph Kabila avait prêté serment en annonçant le lancement de cinq grands chantiers de reconstruction du pays et en sifflant pour les politiciens corrompus la “fin de la récréation“. Une nouvelle constitution était censée pérenniser les balises démocratiques. Quatre ans après, le bilan présidentiel est peu flatteur: à l’Est, pour ne parler que du plus frappant, la guerre a fait place à des actions de guérilla tandis que Kabila est accusé d’avoir cédé à l’ennemi rwandais la mainmise sur les richesses du Kivu. Lors des prochaines élections, les Kivutiens qui avaient voté massivement Kabila, risquent bien de lui préférer Vital Kamerhe, l’ex-président de l’Assemblée nationale déchu pour avoir désapprouvé publiquement ce “pacte avec le diable“. Quant à l’armée, si elle a en bonne partie changé d’uniforme, elle n’a hélas guère changé de comportement, à tel point que les populations redoutent souvent autant les forces loyalistes que rebelles. La nuit du 31 décembre, un peu partout, les Congolais semblaient ignorer la fête, tout simplement faute de moyens, confiaient-ils. Encore faudrait-il en avoir le cœur! Pire, ce 15 janvier, nombre de prétendus “honorables“ (députés), y compris de l’opposition, se sont déshonorés en se laissant acheter à coups de liasses de dollars pour voter une révision constitutionnelle, qui foule aux pieds les promesses d’un État de droit. Même le principe sacro-saint de l’indépendance du pouvoir judiciaire vole à la trappe! Pauvres citoyens congolais volés de leurs droits et de leurs espoirs fondamentaux! Quelle fièvre a donc piqué le Président et surtout son entourage – qualifié de gouvernement parallèle par certains – inquiet à l’idée de pouvoir perdre la main mise sur les rouages du pouvoir? Officiellement, il s’agit de faire l’économie d’un second tour tout comme d’une crise à l’ivoirienne. Effectivement, j’ai moimême été frappée d’entendre sur place de nombreux Congolais, choqués du sort réservé à Laurent Gbagbo par la communauté internationale, perçue comme le seul décideur réel en Afrique. Certains me parlaient d’une “démocratie à l’Africaine“, entendez: “Un président doit rester en place à vie“. Et pas seulement avec une fonction honorifique, doublant un chef d’État en titre! Quant à l’aspect financier, inutile de dire que l’Union Européenne, principal bailleur de fonds des élections, comme la Belgique, se seraient bien passées de ces fausses économies! La révolte gronde chez les étudiants, les fonctionnaires, aux frontières… La répression risque de s’amplifier pour les médias comme pour les défenseurs des droits de l’homme après ce coup de force spectaculaire. Triste retour des dérives mobutistes? Béatrice PETIT


EXPRESS EXPRESS

TEMPS PRÉSENT

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L’UNITÉ ET LA PLURALITÉ “Nous avons besoin de la correction mutuelle”

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encontre avec Olivier Abel, professeur d’éthique à la faculté de théologie protestante de Paris. - L es r eli g i ons s embl ent en r ecul . On pa r le de s or t ie de l a r eli g i on. - Je n’y crois pas. C’est un mythe. Nous sortons d’un siècle de mythologie complète. Sans doute ne faut-il pas exagérer le retour des religions, mais non plus leur perte, et ne pas exagérer la christianisation du Moyen Âge. D’ailleurs, au milieu du vingtième siècle, on a vécu une période religieuse tout à fait intense, des années 45 à 60. C’était une génération très spéciale. La foi avait pénétré très loin dans la vie. Les religions sont une voie royale face aux grands enjeux. Elles ont leur place dans la vitalité culturelle, dans l’imagination du nouveau. Elles sont en effet spécialistes dans le lien entre le neuf et l’ancien, elles ont à ce propos un savoir-faire irremplaçable. Aujourd’hui, nous avons à faire à une grave “hérésie”, aussi grave que le nazisme. Nous croyons qu’il y a toujours une solution technique à tous les problèmes. Il faut dégonfler les peurs, mais aussi les convoitises autour de la technique. À la place des religions traditionnelles, nous avons essayé de mettre en place celle de la technique. - Le chr is t i a nis me a - t -i l quel que chos e de pa r t i cul i er à f a i r e en t en d r e ? - Oui, il a un discours particulièrement délicat. En équilibre instable, il oscille toujours entre le trop et le trop peu. Ainsi, par rapport au monde, qui n’est ni mauvais ni merveilleux. Il n’est pas foutu, il ne s’agit donc pas de mettre en place une évasion religieuse du genre “après moi le déluge”. Mais il n’est pas merveilleux non plus, il y a des choses que l’on peut changer. C’est aussi cela l’espérance chrétienne. Le christianisme a un respect de la concrétude de l’humanité. Il a donc culturellement de quoi faire face. Sans doute sa présence a-t-elle été trop lourde et nous assistons à un grand ressac, mais la mer ne va pas se retirer complè-

tement, elle va revenir. Nos cultures doivent en effet s’appuyer sur cet héritage. Et pour pouvoir hériter, il faut pouvoir rompre tout comme pour pouvoir rompre, il faut pouvoir hériter. Il faut donc aller chercher dans cet héritage les promesses non encore tenues, des potentialités non accomplies et ne pas hériter seulement du poids de l’histoire. Les dettes sont aussi un trésor. Que l’on se rappelle la parabole des talents : il ne faut pas remettre la dette telle qu’on l’a reçue. Il faut la faire fructifier. - Et da ns l e chr is t i a nis me, que ll e es t l a v oix du protes ta nt i s me ? - Les protestants classiques, si je puis dire, sont devenus un peu “passe muraille”, des hommes et des femmes de tous les équilibres. Ils ne sont plus trop visibles. Pourtant, ils ont hérité d’un rapport critique au passé et au présent qui leur donne une certaine épaisseur, une certaine largeur de vue, un sens aigu de la relativité : il n’y a pas une seule manière de proclamer l’Évangile. Les nouvelles vagues, les évangéliques et les pentecôtistes, ont une pertinence impressionnante dans les contextes de précarité, mais souffrent d’un “présentisme”. Je dirai que les vieilles souches du vignoble ne sont pas mortes, et que les jeunes greffons du néo-protestantisme sont éphémères s’ils n’acceptent pas de se greffer. A l’inverse les protestants classiques porteront des fruits nouveaux en ne rejetant pas ces greffes inédites. - Comment vous s ituez -vous pa r ra pport a ux ca tholiques ? - Les protestants ont un rapport décomplexé à la pluralité. Ils peuvent inviter les catholiques à donner plus d’autonomie, à faire plus confiance. Dès que deux ou trois sont réunis au nom de Jésus, il est là. Rome a un sens romain de la continuité et de la fondation. Il faudrait équilibrer cela par le sens des “colonies”, c’est-à-dire de la faculté d’aller recommencer ailleurs. L’unité, elle, appartient à Dieu. Les protestants doivent mieux accepter la symbolique de l’unité et les catholiques, la réalité de la pluralité. Ils ont

donc beaucoup à s’apporter mutuellement. Nous avons besoin de la correction mutuelle des traditions pour empêcher chacune d’elles de devenir monstrueuse. Recueilli à Paris par Charles DELHEZ

1953 : Naissance à Toulouse, enfance en Ardèche, puis en banlieue parisienne. Fils de pasteur de l’Église réformée de France. 1972-1975 : Études de philosophie à Montpellier. 1983 : Doctorat en philosophie sous la direction de Paul Ricœur. 1986-2000 Préside la commission d’éthique de la Fédération protestante France. De 2004 à 2009, membre du comité consultatif national d’éthique. Marié, père de trois enfants (21 ans, 18 ans et 7 ans). Ses maîtres à penser et professeurs : J. Ellul, M. Henry, E. Levinas, P. Ricœur.

VIE MONTANTE : OSER LA VIE JUSQU’AU BOUT… “ N

ous devons être des acteurs et non des rentiers “, dit Robert Henckes à propos de Vie Montante, le mouvement dont il préside l’aile belge francophone depuis tout juste un an. Née voici un demi-siècle en France et implantée en Belgique dès 1963, Vie Montante est un mouvement chrétien d’aînés présent sur tous les continents et reconnu par l’Église comme organisation catholique internationale de laïcs. Robert Henckes n’était pas membre

C’est le credo de ce mouvement chrétien d’aînés de Vie Montante quand on lui a demandé d’en devenir le président. Il dit avoir accepté avec enthousiasme, mais non sans avoir mûrement réfléchi, la succession du docteur Léon Cassiers, décédé. Vie Montante rassemble entre 2.500 et 3.000 membres dans la partie francophone du pays et autant du côté flamand. La base, ce sont les groupes locaux. Leurs membres (entre 15 et 25 par équipe) se retrouvent une fois par mois et c’est là qu’ils “ trouvent l’a mitié, la vie spirituelle et l’engagement qui les aide à donner sens à leur vie “..

Nouveau venu, Robert Henckes s’est déjà beaucoup impliqué dans le mouvement. À l’automne dernier, il participait ainsi à Québec au congrès international, rassemblant des délégués de plusieurs pays membres de Vie Montante. Le thème de la rencontre : “Témoin dans un monde en crise “. Et le nouveau président met volontiers le mot crise au pluriel. “La crise oblige notre mouvement à faire une révision de vie “, résume-t-il. “Comment transmettre notre message de témoins de Jésus-Christ dans l’amour et l’espérance ? Les façons de faire varient beaucoup selon les pays. En Amérique latine par exemple, on prône un engagement plus sociétaire : il s’agit de devenir un mouvement de pression au niveau des choix politiques, qui concernent le bien-être de la famille et les aînés.

de la maison. La valeur des traditions nous rappelle que, sans mémoire, on répète les mêmes erreurs, sans s’en rendre compte ! “ Mais la réponse aux crises est d’abord biblique: “La position chrétienne réside en une espérance têtue face à toutes ces crises. Il est facile de sombrer dans le fatalisme, dans une impuissance pessimiste. La réponse chrétienne se trouve dans l’espérance de la Croix : le désastre de l’entreprise humaine de Jésus culmine dans sa mort crucifiée et là git justement

Hubert WATTIER Contact : Vicariat de Bruxelles, rue de la Linière, 14b, 1060 Bruxelles, 02/771.60.22 ou ldupont@swing.be Robert Henckes animera une journée de ressourcement le samedi 26 février de 9h30 à 17h au Centre Magnificat à Loverval sur le thème “Comment traverser nos deuils, nos petites morts ? “. Présentation : “Le Christ, à travers ces passages de mort-résurrection, nous fait arriver à plus de vie, à délier et relier, à perdre et se retrouver, à dire en fin de vie : Tout est accompli ! “. Lieu : place Maurice Brasseur , 10 à 6280 Gerpinnes-Loverval (071/47.42.82, info@centre-magnificat.be et www.centremagnificat.be

Il nous faut placer la lumière sur la table pour éclairer les habitants de la maison

Chez nous, on privilégie l’action individuelle. Beaucoup de nos membres sont engagés en paroisse, dans la catéchèse ou dans la pastorale des funérailles ou la visite aux malades par exemple, ou encore dans les mouvements d’entraide et de solidarité. Et puis n’oublions pas notre devoir de témoigner de notre foi envers nos enfants et petits-enfants : quelles valeurs et comment les transmettre aux plus jeunes ? Quoi transmettre de pertinent ? Le danger pour les aînés est de se replier sur soi-même, de vivre en rentiers plutôt qu’en citoyens actifs ! Les aînés ont à transmettre l’avenir de la mémoire et la mémoire de l’avenir, c’est-à-dire d’être témoins de ce que nous vivons et de la façon dont nous avons traversé les épreuves. La pire des choses pour des jeunes est d’avoir des adultes qui ne croient plus en rien ! Il nous faut placer la lumière sur la table pour éclairer les habitants

l’espérance de la résurrection, qui sauve ! “ Et Robert Henckes de conclure : “Nous devons être capables de donner nos raisons de croire, une foi chrétienne pertinente pour le monde d’a ujourd’hui ! Oser la vie jusqu’au bout, tel est le défi qui est lancé aux aînés de notre société. Ils veulent prendre, avec l’aide de Vie Montante, une place responsable vis-à-vis de l’avenir des retraités et des jeunes. “

Robert Henckes, un jeune président… Vie Montante s’adresse aux chrétiens à partir de 70 ans. Au sein du mouvement, Robert Henckes est donc un “jeune “, puisqu’il n’a que 74 ans… Né au Grand-Duché de Luxembourg, médecin de profession (comme son prédécesseur Léon Cassiers), il a passé l’essentiel de son existence en Flandre. Il habite d’ailleurs toujours à Boom (Anvers) où il a été directeur médical d’un hôpital. Thérèse et Robert Henckes ont quatre enfants, dont un Équatorien qu’ils ont adopté voici près de 50 ans. Seul ou avec sa femme,

Robert Henckes a publié plusieurs dossiers consacrés à l’adoption, la paternité, la vie de couple, la prière… C’est aussi son épouse, psychologue et psychothérapeute, qui l’a incité à écrire “Tout est accompli, paroles de vie face à la mort “, paru d’abord en français et désormais traduit en néerlandais. Robert Henckes est d’ailleurs actif dans les soins palliatifs. Le couple est aussi engagé en paroisse et membre de “Mariage Encounter “. Il participe en outre aux activités de la communauté du Chemin Neuf.


BELGIQUE

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N°3 - 23 janvier 2011

ORVAL L

NOMINATIONS

Frère Hugues est mort

L

Deux Belges au Vatican

es nominations au Vatican de ce début d’année ont intéressé la Belgique à deux reprises. Avec Mgr. André-Mutien Léonard et le père Pierre Welsch.

e Frère Hugues Mali, moine de l’abbaye d’Orval, est “entré en la Lumière” au lendemain de la Noël. Né à Limbourg le 22 février 1926, il était entré à l’abbaye en 1947, y avait fait sa profession solennelle en 1952, et avait été ordonné prêtre en 1955. Au cours de ses funérailles, qui ont eu lieu le 29 décembre, le Père Lode, Abbé, a commencé son hoce soit dans sa stalle, ou devant le mélie en disant : “Notre Frère tabernacle, souvent à genoux. Sa Hugues est donc parti. Sur la poinnourriture spirituelle, il ne la cherte des pieds, comme il a vécu touchait pas trop loin. Il puisait à la te sa vie. Dans la discrétion, sans meilleure source : la liturgie et la gêner personne, avec un sourire. Bible. Étant très malentendant deLe soir avant, il a encore joué de puis des années, il préparait les la musique sur le clavier : des lectures des offices et il les reprechants de Noël et une improvisanait à son rythme. “ tion. C’était sa manière de mettre Et le Père Abbé de souligner que un point d’orgue sur la dernière le défunt était proche des pernote de la partition de sa vie. “ sonnes blessées Plus loin, parpar la vie : “Beaulant du sentiSa nourriture spirituelle, il ne coup sont pasment de rela cherchait pas trop loin. sées à l’hôtellerie connaissance Il puisait à la meilleure source : et pourraient en envers le déla liturgie et la Bible témoigner. Il se funt : “Merci, sentait particulièFrère Hugues, rement bien dans les communauparce que tu apprends à cultiver tés de l’Arche et surtout dans la cette attitude. Seul celui qui vit de communauté de Trosly où il faisait la grâce voit la grâce de Dieu parchaque année sa retraite persontout. Et seul celui qui a le coeur nelle. Là il faisait la fête avec les suffisamment pauvre peut la recepersonnes, sans complexe, sans voir. Le Frère Hugues a passé beaurespect humain. Il était petit avec coup de temps dans cette église, les petits. “ (H.W.) qui était son chez lui préféré, que

EN BREF

Mg r Léonard a été nommé membre du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Ce dicastère de la curie romaine (créé à l'automne dernier par le motu proprio "Ubicumque et semper" du pape Benoît XVI) a pour mission de promouvoir une évangélisation renouvelée dans les pays où une première annonce de la foi a déjà retenti, et où les Églises sont présentes depuis longtemps, mais qui vivent une sécularisation progressive de la société et une sor te "d'éclipse du sens de Dieu". Il vise donc les nombreux baptisés qui ne perçoivent plus leur appartenance à la communauté chrétienne. Une des tâches du nouveau dicastère sera notamment la promotion du nouveau Catéchisme en utilisant toutes les formes que le progrès de la communication propose au service de la nouvelle évangélisation.

Ce conseil pontifical est actuellement présidé par Mg r Rino Fisichella. Autre nomination “belge”, celle de Pierre Welsch, désormais conseiller auprès du Conseil Pontifical pour la Pastorale des professionnels de la santé. Né à Uccle en 1956, docteur en théologie et licencié en philosophie et en théolog ie morale, Pierre Welsch a été ordonné en 1984. Doyen d’OttigniesLouvain-laNeuve en 2000 puis de Genappe-Villers-la-Ville en 2006, il est également président de la sous-commission nationale catholique pour les relations avec les orthodoxes. Déjà conseiller religieux de la Fédération internationale des pharmaciens catholiques, le père Welsch intègre donc le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, créé en 1985 par Jean-Paul II. Ce Conseil a pour mission de se pencher sur la contribution de l’Église catholique en matière de soins de santé et de pastorale dans plus de 113.000 hôpitaux et centres médicaux à travers le monde.

P.G.

“Fiscalité et choix sociaux “ Mercredi 26 janvier à 20h dans la salle de conférences de l’UOPC (avenue G. Demey, 14-16 à Auderghem), conférence organisée par l’ADIC (Association chrétienne des dirigeants et cadres). Étienne de Callataÿ qui parlera de “Fiscalité et choix sociaux “. Participation: 5 € pour les membres et étudiants; 10 € pour les autres personnes. Inscriptions: a.d.i.c@skynet.be ou ADIC, avenue Konrad Adenauer, 8 - 1200 Bruxelles. L’Église en Slovaquie Vendredi 28 janvier à 11h à l’Abbaye du Park à Heverlee, Eucharistie organisée par “Aide à l’Église en Détresse Belgique “. Le Père ubomír Fabčin donnera ensuite un exposé sur l’Église en Slovaquie et le travail de la mission catholique slovaque en Belgique. Peter Rettig, collaborateur au service projets pour l’Europe de l’Est, donnera lui aussi un exposé sur les projets de l’AED en Slovaquie. Inscriptions au 016/39.50.50 ou via info@egliseendetresse.be Infos : www.egliseendetresse.be Faire Église Samedi 29 janvier de 9h30 à 17h au Centre Spirituel “La Pairelle “ à Wépion, journée animée par le père Delhez sur le thème : “Faire Église. Difficile, impossible ou essentiel ? “. La Pairelle, rue Marcel Lecomte 25 à 5100 Wépion Inscriptions : 081/468.111 ou centre.spirituel@lapairelle.be Site: www.lapairelle.be

RETRAITES, SESSIONS, WEEK-ENDS Des rendez-vous en février Au Centre spirituel ignatien “La Pairelle” Rue Marcel Lecomte, 25, à 5100 Wépion (081/46.81.11 centre.spirituel@lapairelle.be www.lapairelle.be) “ Nous pré pa rer a u ma ri a g e : A i mer, c’es t choi s i r” : du vendredi 11 au dimanche 13. Avec p. Xavier Léonard, Baudouin et Bernadette van Dferton. “ É duqu er et B é ni r ”, week-end de prière et de partage pour parents, éducateurs, enseignants : du vendredi 11 au dimanche 13. Avec p. Bernard Peeters et Rita Dobbelstein. Week-end en f amille “Jonas” : du vendredi 18 au dimanche 20. Avec sr Françoise Schuermans et sr Odile Remy. “ Comment faire des choix dans sa vie ?” : du vendredi 18 au dimanche 20. Avec p. Franck Janin, Marie-Pierre et Denis Latour, p. Eric Vollen. Journées Oa sis , halte s pirituelle : lundi 21. Avec p. Stany Simon. “ C’est à la liberté que vous avez été appelés” : du lundi 21 au vendredi 25. Avec p.Franck Janin, Cécile Gillet et Chris Peloquin. “A pprendre à mettre un récit biblique en bouche pour en faire un conte” : du vendredi 25 au dimanche 27. Avec Odile Lafaurie et Martine Millet. “ La mes se sur le monde” de Pierre Teilhard de Chardin : du vendredi 25 au dimanche 27. Avec p. Pierre Ferrière. “ Principe et Fondement” des Exercices Spirituels de Saint Ignace : lundi 28. Avec p. André de L’Arbre et Michel Danckaert. Le Livre du prophète Os ée : samedi 5. Avec sr Marie-Adèle Verheecke. Pa rcours biblique “ Balaam“ (20-39 ans) : dimanche 6 . Avec sr Muriel Guieu et p. Éric Vollen. Les écr it s de Sa ge s s e da ns la Bible : dimanche 6. Avec sr Marie-Adèle Verheecke et Xavier Sohier. Cycle St M arc : dimanche 19. Avec Ariane et Benoît Thiran. Au Centre Spirituel Notre-Dame de la Justice Avenue Pré-au-Bois, 10, à 1640 Rhode-Saint-Genèse (02/358.24.60 info@ndjrhode.be www.ndjrhode.be) Marcher-prier en forêt de Soignes : dimanche 20. Avec Béatrice Petit, Cécile Cazin et Christine Gaisse. La Maison des Familles (thème : la fécondité) : dimanche 27. Avec différents intervenants. Récollection des familles : dimanche 20. Avec le Cardinal Danneels.

R ep ar t i r du Chr i s t : mardi 8. Avec différents intervenants. R éco l l ecti on des f a mi l l es : dimanche 20. Avec le Cardinal Danneels. Chez les bénédictines d’Ermeton-sur-Biert Monastère Notre-Dame, rue du Monastère, 1, à 5644 Ermeton-sur-Biert (071/62.00.48 accueil@ermeton.be www.ermeton.be) Entrer da ns la prière en chrétien (lectio divina) : lundi 7. Avec sr Birgitta. Vivre du Chris t a u quotidien : lundi 14. Avec Sœur MarieÉlisabeth et Sœur Claire. Au monastère St-Remacle à Wavreumont 4970 Stavelot. wavreumont@belgacom.net (080/86.23.18.) “Jés us pa uv re, s our ce de v i e et de joi e” : du vendredi 18 février au dimanche 20. Avec p. Jean Lecuit.

vendredi 25 au dimanche 27. Avec Jo Croissant. Aux sanctuaires de Banneux Rue de l’Esplanade, 57, à 4141 Banneux-Notre-Dame (04/360.02.22 www.banneux-nd.be) W e ek - end f a mi ll es : du vendredi 11 février au dimanche 13. Avec la communauté de l’Emmanuel. Infos : Anne Druenne, emmanuel.belgique.secretariat@belgacom.net ou 065/84.04.03. À l’abbaye de Maredret Rue des Laidmonts, 5537 Maredret-Anhée (accueil@abbayedemaredret.be www.maredret.be) “ Cheminer e n coupl e a v ec le Se ig neur ” : du vendredi 25 au dimanche 27. Avec abbé Pierre Martin, Margarete de Griscavage et abbé Jean Simonart. Au Centre spirituel Magnificat à Loverval

Aux Fraternités Évangéliques de Jérusalem Parvis de St Gilles à Bruxelles (francoise_kohnen@hotmail.com 02/466.44.24) “ L e Si gne d e l a Cr oi x ” : samedi 19. Avec Mgr Lanneau

Place Maurice Brasseur, 10, à 6280 Gerpinnes-Loverval (071/47.42.82 info@centre-magnificat.be www.centre-magnificat.be) “ Comme nt t r a v ers er nos deui ls , nos pet ites mor t s ?” : samedi 26. Avec Robert Henckes.

Au Centre Don Bosco à Farnières Farnières, 4, à 6698 Grand-Halleux (080/21.65.29) “ Pr endre le te mps de pr ier ” : du 18 au 20. Pour des 18-35 ans. Infos: sr Geneviève,: 010/45. 99.35. ou g.pelsser@euphonynet.be

À l’Abbaye de Maredsous Rue de l’Abbaye, 1, à 5537 Denée (082/69.82.11) Por te s Ouv e r te s de l’ Obla t ur e, samedi 5. Infos : p. Luc Moës, flm@maredsous.com 082/698.260 ou 0495930.407

À la Communauté des Béatitudes à Thy-le-Château 10 rue du Fourneau, 5651 Thy-le-Château, (071/660.600 thy-retraite@beatitudes.org http://thy.beatitudes.org Retraite mariale avec la Communion Marie-Reine de la Paix : du vendredi 4 au dimanche 6. “ La prière fait des miracles “ , soirée “Medjugorje” : samedi 5. Sta ge d’écriture d’icône : du dimanche 6 au dimanche 13. Avec Jean-Louis Brand. “ Cor ps et âme en pr ière “ , session de danses d’Israël : du

Au monastère Notre-Dame d’Hurtebise 6870 Saint-Hubert 061/61.11.27 hurtebise.accueil @skynet.be www.hurtebise.net) Cr éer une i cône : du lundi 7 au dimanche 13. Avec Marc Laenen. “ L a v ie pa r la voix ” : du vendredi 18 au dimanche 20. Avec Fabienne Uten.


EXPRESS EXPRESS

MONDE

N°3 - 23 janvier 2011

Contre la lèpre et la tuberculose

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© Action Damien

ACTION DAMIEN est un combat sans merci contre la lèpre et la tuberculose que poursuit Action Damien dans le monde depuis 1964. Pour sa campagne 2011, l’association a choisi de mettre des héros à l’honneur. Des héros connus, à l’image du Père Damien, mais aussi d’autres, silencieux, qui vouent une partie de leur vie à la lutte contre la maladie. Un de ces héros du quotidien s’appelle Manickam. Manickam est indien, il est le physiothérapeute du St Mary’s Leprosy Centre à Salem, une ville de l’État du Tamil Nadu, dans le sud du pays. De passage en Belgique, Manickam raconte son extraordinaire parcours parmi les lépreux et les tuberculeux indiens ainsi que sa fructueuse collaboration avec Action Damien. L’engagement d’une vie

“ C’est au St Mary’s Leprosy Center que ma vie a commencé. C’était en 1951. J’avais 6 mois quand ma mère fut abandonnée par mon père et ce sont les sœurs de l’hôpital qui ont pris soin de moi. On y soignait déjà les lépreux et mon enfance s’est donc déroulée dans un milieu médical, entouré de patients atteints de la lèpre, avec leurs mains et leurs pieds abîmés et déformés, leurs plaies, l’odeur… Mais je n’étais pas choqué parce que j’y étais préparé. On m’a parlé du Père Damien, de son histoire, de Molokai. J’ai commencé très jeune à m’occuper des malades, à donner des médicaments et à faire quelques soins.” Si bien qu’après ses années d’étude, c’est tout naturellement que Manickam rejoint le centre de traitement de la lèpre, à Salem, en 1970; cette fois, en tant que physiothérapeute. La physiothérapie regroupe un ensemble de

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soins ayant pour but de maximiser la fonction physique et la motricité des êtres vivants. Elle peut ainsi prévenir des handicaps. Grâce à elle, les symptômes de la lèpre peuvent être identifiés et la résurgence de la maladie peut être combattue. En 1970, il n’existait aucun médicament pour combattre la lèpre; les soins procurés par Manickam étaient donc indispensables aux malades. Plus qu’un travail, une vocation

“Quand j’étais enfant, on m’a appris l’histoire du Père Damien. J’ai pris alors une décision: Damien serait mon père puisque je n’en avais pas. C’est à lui que je pense en soignant les patients. J’avais aussi l’habitude de participer aux services religieux durant mon enfance, je lisais beaucoup la Bible et disais mon rosaire régulièrement. J’ai été très impressionné par le passage de Mathieu, chapitre 10, verset 8, où Jésus dit: ‘Allez, prêchez… Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux… Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement’. Et donc, la seule maladie que Jésus cite, c’est la lèpre. Cela m’a énormément touché et a guidé mon travail. Jésus m’a appelé comme serviteur et c’est le Père Damien qui me donne du courage. J’ai beaucoup de joie à remplir ce service, sans être fatigué, depuis 40 ans, avec Action Damien.” Action Damien en Inde depuis 1964 Puisque le nombre de nouveaux malades de la lèpre et de la tuberculose recule en Inde, Action Damien se permet aujourd’hui, plus encore qu’hier, de porter son attention sur l’être humain qui se cache derrière le malade. Tous ont leur propre histoire et leurs propres problèmes. C’est là que des collaborateurs comme Manickam sont des personnes précieuses pour Action

Manickam soignant les lépreux

Damien. Leur approche humaine et leurs compétences permettent aux deux aspects – la maladie et le malade – de recevoir l’attention nécessaire. Cela signifie aussi que différents paramètres doivent être pris en compte, tels que l’environnement des patients, ainsi que leur famille. “Actuellement, nous pouvons traiter les lépreux en 6 mois, un an si la personne est très infectée par la maladie. Seulement, à cause de la pauvreté en Inde, les lépreux ne viennent pas régulièrement vers nous. C’est ici que la situation devient problématique: des difformités, des problèmes psychologiques apparaissent. Comme beaucoup ne peuvent pas entretenir leur famille, ils sont rejetés et les enfants aussi. Ceux-ci ne peuvent plus rester dans leur famille et sont forcés de partir. Ils sont guéris de la lèpre mais ils ont besoin de soins après la guérison.” Avec de la joie et de la fierté dans la voix, Manickam poursuit: “Donc, Action Damien a commencé à les aider pour leur réhabilitation, à leur donner une nouvelle vie, une nouvelle maison. Depuis 3 ans, nous

avons construit plus de cent maisons pour ceux qui n’en avaient plus. Pour les enfants affectés par la lèpre, qui ne peuvent pas poursuivre des études, Action Damien a permis à plus de 300 d’entre eux de le faire. Maintenant beaucoup sont devenus des infirmières, des enseignants, des informaticiens,…” La visite en Belgique de Manickam lui a permis d’ouvrir les yeux sur notre façon de vivre la solidarité et de réaliser le fait que tant de personnes puissent se mettent au service des autres. “ Je n’ai jamais vu cela en Inde, dit-il. Autant de gens au service des malades qui vendent et achètent des marqueurs d’Action Damien. Ils sauvent la vie d’Indiens qu’ils ne verront jamais! C’est merveilleux pour moi de voir cela; de voir comment se passe ici cette merveilleuse action inspirée par le père Damien.” Sylviane BIGARÉ en collaboration avec Luc MAHIEU d’Action Damien Infos pratiques: Campagne d’Action Damien du 28 au 30 janvier. Site internet à consulter: www.actiondamien.be

LE TOU R DU M ON DE E N B R E F ÉTATS-UNIS

VENEZUELA

Un archidiocèse en faillite

La politique de Chavez inquiète l’Église

L’archidiocèse catholique de Milwaukee(Wisconsin, nord des ÉtatsUnis), qui a dû dépenser 29 millions de dollars dans des procès pour abus sexuels ces vingt dernières années, va se déclarer en faillite auprès des autorités américaines.Mgr Jerome Listeckiprécise dans un communiqué diffusé sur internet que la décision de se placer sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites découle d’une décision de justice rendue en novembre dernier. Selon cette décision judiciaire, les compagnies d’assurances ne sont pas tenues de contribuer au versement des indemnités octroyées aux victimes d’actes pédophiles.Le chapitre 11 de la législation américaine sur les faillites permettra au diocèse de se réorganiser sous la protection de cette loi, afin de verser les indemnités encore dues aux victimes tout en assurant le fonctionnement des paroisses, a précisé Mgr Listecki.

LE PAPE JEAN-PAUL II Béatifié le 16 octobre 2011? Selon Andrea Tornielli, vaticaniste du quotidien italien “Il Giornale”, Jean-Paul II devrait être béatifié en 2011, peut-être avant l’été, mais plus probablement le dimanche 16 octobre, date anniversaire de son élection. Un tel événement suppose en effet, à Rome, une organisation logistique importante, compte tenu des centaines de milliers de pèlerins polonais attendus. Ces dernières semaines, la commission médicale de la Congrégation des causes des saints a adopté une position favorable sur le miracle attribué à l’intercession de Jean-Paul II. Ce dossier a également été approuvé par la commission théologique. Dans les prochains jours, les cardinaux et évêques membres de la congrégation se réuniront pour valider l’ensemble du dossier, qui sera ensuite présenté à Benoît XVI.

Il y a quelques mois, le cardinal Jorge Urosa s’était attiré les foudres du gouvernement d’Hugo Chavez qu’il avait accusé d’acheminer le pays vers une dictature marxiste. Le président avait répondu en le traitant de troglodyte et en demandant la révision du Concordat. En inaugurant l’assemblée ordinaire de l’épiscopat le 7 janvier dernier, Mgr Ubaldo Santana, son président, a estimé que les évêques et le clergé avaient le droit – et le devoir – de prononcer des jugements moraux sur les questions concernant l’ordre politique et les droits fondamentaux de l’homme. Ainsi, n’a-t-il pas hésité, dans son discours, à dénoncer sans détour une radicalisation du projet politique du président Chavez: le contrôle de l’État sur l’économie et la société a été renforcé, des pouvoirs exceptionnels ont été attribués au président pour lui permettre de gouverner par décret, ce qui limite la marge de manœuvre des nouveaux députés qui ont rejoint l’hémicycle à la faveur des dernières élections législatives. Le président de la conférence épiscopale a également appelé au calme après la première séance du nouveau Parlement qui a mis en lumière l’abîme politique qui existe entre les parlementaires des deux bords. Les élus prennent “un chemin erroné s’ils ne surmontent pas l’intolérance et ne se mettent pas d’accord pour créer des consensus“, a-t-il déclaré.

Les Nations Unies préoccupées

S A LVA D O R – L a c a t h é d r a l e o c c u p é e p a r d ’ e x combattants de la guerre civile. Dans une déclaration diffusée le 3 janvier, les évêques du pays ont “exigé que cesse immédiatement l’occupation de la cathédrale de San Salvador”. L’édifice est occupé depuis plus de 14 jours par un groupe d’anciens combattants, qui protestent contre les retards du gouvernement dans le programme de réinsertion sociale des combattants de le la guerre civile.

Le 7 janvier dernier, la Haut commissaire aux droits de l’homme Navi Pillay a appelé les États à mieux lutter contre les discriminations religieuses estimant que les récents attentats contre des minorités comme celui contre des Coptes à Alexandrie devaient servir de “signal d’alarme“ pour agir. Se disant “préoccupée“ par la faiblesse de certaines législations qui “encouragent les discriminations religieuses alimentant elles-mêmes les extrémismes“, elle a rappelé que “tous les États ont l’obligation non seulement morale, mais aussi légale de faire en sorte que (les minorités) soient protégées“.

ÉTATS-UNI S – Wa s hing ton inquiet de la montée des v iolences contre les chrétiens . Les États-Unis sont inquiets de la montée des violences contre les chrétiens, a souligné le département d’État suite aux attentats qui ont eu lieu ces derniers jours en Égypte (21 morts), en Irak (2 morts) et au Nigeria (86 morts). Philip Crowley, son porte-parole, s’est refusé à établir un rapport entre les attaques survenues dans ces trois pays, mais demande que “leurs gouvernements respectifs enquêtent et défèrent les responsables devant la justice“.

PERSÉCUTIONS RELIGIEUSES

ESPAGNE – Affluence record à Saint-Jacques-de-Compostelle en 2010. Le nombre de pèlerins à s’être enregistrés à leur arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle s’élève à près de 272.000 personnes pour cette année jubilaire 2010. Ce chiffre historique dépasse les 240.000 prévus par le bureau des pèlerins. BULGARIE – Les orthodoxes contre une statue du dieu Apollon. L’Église orthodoxe s’oppose au projet de la ville de Sozopol, sur la mer Noire, de reconstruire une statue d’Apollon de 13 mètres de haut. “Il est inacceptable pour la Bulgarie, qui a adopté le christianisme il y a plus de 1.140 ans, de restaurer le culte d’idoles païennes“, a déclaré l’évêque Joannice de Sliven. FRANCE – Menaces d’éboulements à la grotte de Lourdes. L’accès à la grotte de la Vierge à Lourdes, qui voit défiler chaque année des millions de pèlerins, est limité depuis le 3 janvier, le temps de procéder à des travaux de consolidation de la paroi rocheuse qui menace de s’effondrer. VATICAN – Nouveau préfet à la Congrégation pour les instituts de vie consacrée. Mgr Joao Braz de Aviz, archevêque de Brasilia (Brésil) depuis le 28 janvier 2004, a été nommé par Benoît XVI préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. Il succède au cardinal Franc Rodé. ÉTATS-UNIS – Un projet télé sur l’exorcisme avec le Vatican. La chaîne américaine de reportage Discovery Channel a conclu un accord sans précédent avec le Vatican pour la production de l’émission “The Exorcist Files”. Celle-ci traitera de cas de possession sur lesquels l’Église a enquêté. Des documents du Vatican seront disponibles et des exorcistes interviewés. FRANCE – Sarkozy dénonce un plan “ d’épuration religieuse”. “Nous ne pouvons pas admettre (...) et donc faciliter ce qui ressemble de plus en plus à un plan particulièrement pervers d’épuration du Moyen-Orient, d’épuration religieuse“, a affirmé le président Sarkozy, lors des vœux aux autorités religieuses du pays. VATICAN – Le pape demande au Pakistan d’abroger la loi antiblasphème. Lors de son audience annuelle aux diplomates, le 10 janvier dernier, Benoît XVI a demandé directement au Pakistan d’abroger sa loi anti-blasphème, estimant qu’elle servait de prétexte à des violences contre des minorités religieuses comme les chrétiens. FRANCE – À Avignon, 200 catholiques ont manifesté, en silence, contre l’archevêque. Le dimanche 9 janvier, à Avignon, près de 200 catholiques ont organisé une “spirale de silence“ pour dénoncer les méthodes de l’archevêque Mgr Jean-Pierre Cattenoz. Ils lui reprochent “un comportement qui ne respecte pas les personnes et qui fait souffrir énormément tous ceux qui ont à travailler avec lui “.


DERNIÈRES MINUTES

COMMISSION ABUS Changement de ton

L

es auditions de la semaine dernière ont tranché avec celles qui ont précédé. Contrairement aux évêques, les supérieurs religieux ont pratiquement tous présenté des excuses spontanées pour les actes inqualifiables commis par certains des leurs, et se sont dits prêts à dédommager leurs victimes. Après quinze jours d’interruption, la Commission Lalieux a repris son cours le 10 janvier avec l’audition des pères Daniel Sonveaux, président de la COREB (Conférence des religieux et religieux de Belgique) et Erik De Sutter, président de l’URV (Unie van religieuzen van Vlaanderen). D’emblée, tous deux ont précisé qu’ils ne président qu’un forum des supérieurs religieux qui se rencontrent pour échanger. Ils n’ont donc, à ce titre, reçu aucune plainte pour abus sexuels. Pas question, dès lors, pour eux de présenter des excuses aux victimes, vu que les coupoles qu’ils président n’ont aucune responsabilité dans ce drame. Pour ce qui est de l’indemnisation, P. De Sutter s’est toutefois engagé plus avant, disant qu’il faudrait prévoir quelque chose quand toutes les procédures civiles et pénales ont été épuisées. Le prémontré espère d’ailleurs qu’un accord sur ce point sera rapidement trouvé, en lien avec les évêques Des excuses spontanées Les parlementaires ont été bien davantage impressionnés par les cinq religieux auditionnés le 12 janvier, surtout par le père Jos Claes, provincial des salésiens flamands, qui a spontanément présenté ses excuses à toutes les victimes d’abus sexuels commis par les siens. Certes, aujourd’hui, les salésiens encore actifs ne jouent plus qu’un rôle pastoral ou de direction dans les écoles, mais cela ne les a pas empêchés de tirer les leçons du passé. Ainsi, en 2000, une série de lignes de conduite ont été proposées aux différentes provinces en cas d’abus sexuels. Des règles non équivoques, comme ont pu le remarquer les parlementaires. Son homologue francophone, le père Joseph Enger a lui aussi tenu des propos extrêmement clairs concernant les cas d’abus sexuels. “Nous reconnaissons les faits et nous avons à en tirer les conséquences“, a-t-il déclaré, tout en précisant qu’il continuait à considérer les auteurs d’abus sexuels comme des frères. “Ils doivent être mis hors d’état de nuire et comparaître devant la justice, mais il faut aussi les aider à se relever.“ Le père Fons Swinnen, provincial des jésuites flamands, a déclaré pour sa part que “si l’Église a failli en tant qu’institution, cette crise est l’occasion pour elle de vivre de façon plus évangélique, plus crédible, plus humaine, et de mieux remplir son rôle“. Ainsi, pour le père Gérard Van Malderen, abbé de l’abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Termonde, il est plus que jamais nécessaire de parler de sexualité sans tabou. “On a trop tenu compte de l’idéal à atteindre et pas assez du côté obscur de chaque être humain“, a-t-il reconnu. P. A. (avec CtB)

N°3 - 23 janvier 2011

COPTES

TENSIONS DIPLOMATIQUES

L

e 11 janvier dernier, l’Égypte a rappelé son ambassadeur auprès du Vatican pour consultations. En cause: certaines déclarations du pape, considérées par Le Caire comme une “ingérence inacceptable” dans les affaires internes du pays. Les relations entre l’Égypte et le Vatican ne sont pas vraiment au beau fixe ces dernières semaines, surtout depuis que le pape a souligné, lors de son traditionnel discours de début d’année au corps diplomatique, l’”urgente nécessité“ pour les gouvernements du MoyenOrient d’adopter, “malgré les difficultés et les menaces, des mesures efficaces pour la protection des minorités religieuses“. Pour le ministère égyptien des Affaires étrangères, ces propos constituent une “ingérence inacceptable dans les affaires intérieures“ du pays. Il a également récusé “ toute déma rche “ étrangère qui s’appuierait sur l’attentat d’Alexandrie pour “promouvoir ce qu’on appelle la protection des chrétiens du Proche-Orient“ et rappelé que des dizaines de milliers de policiers avaient été mobilisés pour assurer la sécurité des églises du pays à l’occasion du Noël orthodoxe, le 7 janvier dernier. Pour manifester sa désapprobation, l’Égypte a rappelé, le 11 janvier dernier, son ambassadeur auprès du Vatican, Mme Lamia Aly Hamada Mekhemar, pour consultations. Avant de rejoindre Le Caire, celle-ci a été reçue au Vatican, où elle a obtenu des “éléments pour rendre compte correctement des récentes interventions du pape“. À cette occasion, le Saint-Siège a rappelé qu’il partageait “la préoccupation de l’Égypte d’éviter l’escalade des affrontements et des tensions pour des motifs religieux“.

71 ans) et cinq blessés. Les autorités égyptiennes ont assuré que la fusillade n’avait pas de mobile confessionnel, mais un membre du clergé copte de Samalut, qui a rencontré des blessés, a assuré que le tireur cherchait des chrétiens à bord du

train où il était monté. Ce qui ne va certainement pas contribuer à ramener le calme parmi les Coptes d’Égypte. Pascal ANDRÉ

LA LOI ANTI-BLASPHÈME dans le collimateur de Benoît XVI

Une différence de traitement Le pape n’est pas le seul à s’être exprimé en ce sens. Le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, a effectivement déclaré que l’attentat contre l’église copte Al Kidissine ne doit pas être imputé uniquement aux groupes terroristes. Pour lui, l’État égyptien et son président Hosni Moubarak ont leur part de responsabilité dans ce qui est arrivé. “Un État doit défendre ses citoyens, il ne doit pas permettre qu’ils vivent dans la terreur, sans protection“, a-til déclaré dans une interview accordée à “L’Osservatore Romano”. “Pour les chrétiens, cela arrive trop souvent, comme s’ils étaient des citoyens sans citoyenneté.“ Et le prélat de regretter la différence de moyens engagés par l’Égypte pour assurer la sécurité des touristes, source de richesse pour la nation, et celle des chrétiens lorsque l’une ou l’autre de ces catégories est la cible d’attentats. Les derniers événements semblent malheureusement lui donner raison, puisque le 11 janvier dernier, un policier en civil a ouvert le feu sur des chrétiens dans un train à 200 kilomètres environ du Caire, faisant un mort (un homme âgé de

L’Égypte irritée par le pape

© Belga

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Il est rare que le pape, lors de son traditionnel discours de début d’année au corps diplomatique, choisisse de mettre l’accent sur un seul thème. Encore plus rare qu’il demande, à cette occasion, à un pays d’abroger ou de modifier une loi. Il l’a pourtant fait cette année, à la grande surprise des observateurs. Lundi 10 janvier, Benoît XVI a renoncé au traditionnel tour d’horizon diplomatique pour considérer toute l’actualité internationale au travers du seul prisme de la liberté religieuse, qu’elle soit ouvertement violée – comme en Irak, en Égypte, au Nigeria, en Inde ou en Afghanistan – ou sournoisement remise en question. Un accent que l’on retrouvait déjà dans son message pour la 44e journée mondiale pour la paix. Mais ce qui est plus exceptionnel encore, c’est la mention explicite faite à la loi anti-blasphème en vigueur au Pakistan. Devant les représen-

tants de près de 180 pays, le pape a effectivement demandé au gouvernement pakistanais “de faire les efforts nécessaires pour l’abroger, d’autant plus qu’il est évident qu’elle sert de prétexte pour provoquer injustices et violences contre les minorités religieuses“. “Le tragique assassinat du gouverneur du Pendjab montre combien il est urgent de procéder dans ce sens“, a-t-il encore ajouté. Benoît XVI n’a pas davantage épargné l’Europe, qui connaît, selon lui, d’autres “formes de menaces contre le plein exercice de la liberté religieuse“ et où la religion “subit une marginalisation croissante“. Il a toutefois salué “la clairvoyance politique dont certains pays d’Europe (la France et l’Italie, ndlr) ont fait preuve ces derniers jours, en demandant une réponse concertée de l’Union européenne afin que les chrétiens soient défendus au Moyen-Orient“.

LE TERRORISME ISLAMIQUE

AGENDA EUROPÉEN

condamné par des musulmans

Les fêtes chrétiennes oubliées

Depuis le 12 janvier dernier, circule en France une pétition rassemblant toutes les sensibilités de la communauté musulmane du pays et condamnant fermement les attentats contre les chrétiens au Moyen-Orient. “Le meurtre de chrétiens, comme de tout être humain, est une horreur absolue“, peut-on y lire. “Et c’est aussi l’islam qu’on assassine en commettant ces crimes en son nom.“ Une prise de position que de nombreux Français attendaient, notamment dans le monde politique. Le P. Christophe Roucou, responsable du service national pour les relations avec l’islam des évêques de France, s’est d’ailleurs réjoui de cette initiative, car il est conscient qu’un sentiment d’hostilité à l’encontre des musulmans est en train de monter parmi les catholiques, à la suite de ces attentats. Côté musulman aussi, la demande d’une prise de position commune, pour éviter tout amalgame, s’est imposée. Comme l’explique le rédacteur en chef de Respect magazine, Marc Cheb Sun, à l’origine de cette pétition, il fallait non seulement une condamnation plus forte, mais aussi plus visible. A UTRI CHE – Un nombre record de catholiques ont quitté l’Église en 2010. Selon des chiffres officiels publiés le 11 janvier, 87.393 Autrichiens ont tourné le dos à l’Église catholique l’an passé dans le sillage des scandales d’abus sexuels. Ce qui représente une hausse de 64% par rapport à 2009 et le chiffre le plus élevé depuis 1945. Pour l’Église, financée en partie par les contributions des fidèles, cela signifie aussi un manque à gagner considérable.

P. A.

Le ministre français chargé des affaires européennes, Laurent Wauquiez (notre photo), a dénoncé mercredi 12 janvier l’absence de mention des fêtes chrétiennes dans un agenda distribué par la Commission européenne à plus de trois millions de lycéens et étudiants européens. Un oubli d'autant plus choquant que cette édition comporte la mention de plusieurs fêtes religieuses relatives au judaïsme, à l'islam ou à l'hindouisme. Par la voix de sa porte-parole, Johanna Touzel, la Conférence des évêques européens (COMECE) a déclaré que l’absence de fêtes chrétiennes dans cet agenda était "tout simplement ahurissante". "Noël et Pâques sont des fêtes importantes pour des centaines de millions de chrétiens et d’Européens. Il s’agit donc d’une étrange omission et j’espère qu’elle n’était pas intentionnelle", a-t-elle ajouté. "Si la Commission ne mentionne pas Noël comme une fête dans son agenda, elle devrait alors être ouverte le 25 décembre et travailler comme un jour ordinaire." I R A K – Un bur ea u s péci a l pour l a protect i on de s chrét ie ns . Le président irakien Jalal Talabani, a annoncé la mise sur pied d’un bureau spécial en charge de la protection des chrétiens du pays. Ce nouveau bureau agira en coordination avec les communautés chrétiennes, afin de répondre à leurs demandes, mais aussi en vue “d’organiser une campagne conjointe contre les plans et les conspirations qui visent à détruire l’autorité irakienne“. (Ct B)


EXPRESS EXPRESS

CULTURE

N°3 - 23 janvier 2011

ENTRE PARADIS ET ENFER L’art de vivre la mort au Moyen Âge

C’est une bien célèbre dépouille qui “accueille” le visiteur: celle du comte d’Egmont, qui fut décapité sur la Grand-Place de Bruxelles. La voici pour la première fois sortie de la crypte de l’église de Zottegem, signe que le musée du Cinquantenaire a voulu marquer le coup avec cette remarquable exposition qui nous propose un passionnant parcours sur l‘art de vivre la mort au Moyen Âge, plus précisément entre le VIe et XVIe siècle. Derrière cet oxymoron, une sélection de 200 objets et œuvres d’art vous fera donc découvrir comment nos ancêtres composaient avec “La Grande Faucheuse“. À l’époque, la mort était omniprésente et certainement pas le sujet tabou qu’elle est devenue aujourd’hui. Elle n’était donc pas forcément ressentie avec fatalisme et résignation, mais faisait véritablement partie intégrante de la vie et constituait même un maillon clef de la cohésion sociale. Du coup, elle a donné lieu à une profusion de représentations artistiques.

Des mourants très entourés

être enterrés au cimetière), les raisons et les techniques de l’embaumement. Les coutumes funéraires respectaient généralement de près les préceptes chrétiens et il n’y avait donc pas de dépôt funéraire. Mais la découverte de tombe mérovingienne datant du haut Moyen Âge a démontré que certaines traditions funéraires plus anciennes ont cohabité, pendant un certain temps, avec ces nouvelles pratiques chrétiennes qui ne s’arrêtaient pas aux funérailles, mais se poursuivaient longtemps après avec, par exemple, les messes anniversaires, surtout pratiquées à partir du XIIe. Dogme chrétien illustré Dans une troisième partie, le visiteur aborde la “topographie“ de la mort, à travers les sépultures, les sarcophages, les épitaphes, les dalles funéraires (ou, plus luxueuses, les lames en laiton), les gisants… Respectant son fil rouge, l’expo met en évidence l’aspiration de l’homme à conserver son statut social et spirituel après sa mort. Là encore, tous les morts ne sont pas égaux. Les plus riches pouvaient revendiquer d’être enterrés dans un édifice religieux. Et pour finir, l’exposition propose une illustration

Après une brève présentation du contexte démographique, sanitaire et médical, l’expo s’intéresse en premier lieu aux différentes causes de mort auxquels se trouvaient confrontés nos ancêtres, dont l’espérance de vie ne dépassait pas 40 ans en moyenne. Via des livres anciens, des armes ou des instruments de torture, des sculptures (une superbe enseigne d’apothicaire), des peintures (comme “La tentation de Saint-Antoine”, un extraordinaire tableau signé Pieter Huys) sont évoqués la malnutrition, le manque de soins et la mauvaise hygiène de vie, les épidémies, les guerres... Cette première mise en contexte passée, place à l‘accompagnement des mourants et aux rituels funéraires. Une chambre du mourant a été reconstituée. À proximité, on peut y voir deux portraits mortuaires, une pratique à la mode dans la Flandre du XVIe. Sont également expliqués les différences de “traitement” entre les riches et les pauvres, le sort réservé aux parias (les juifs, les suicidés, les enfants non baptisés ne pouvaient

du dogme chrétien de la résurrection. Voilà sans doute la partie la plus enrichissante. On y découvre notamment un “ars moriendi” (art de mourir) rédigé par un moine dominicain du XIVe. Cet ouvrage, qui fait partie des premiers livres imprimés, peut être considéré comme un mode d’emploi pour guider les fidèles vers le Salut grâce à des réflexions sur la mort et des oraisons à réciter en diverses occasions. Il connut un grand succès. Dans un registre similaire, le visiteur s’étonnera aussi de toute une série d’objets ou de documents graphiques très expressifs, appelés “Memento mori”. Ceux-ci rappellent aux croyants que l’existence ici-bas est brève et qu’il faut songer à préparer son Salut. Conçus pour frapper les esprits, ils symbolisaient tout le contraire du Carpe Diem! Pierre GRANIER Jusqu’au 24 avril - Musée du Cinquantenaire, à Bruxelle - Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 17h - Prix : 10 € - Nullement lugubre, cette exposition peut se visiter en famille. De nombreux jeux amusants, éducatifs et originaux, installés le long du parcours, amuseront les enfants à partir de 6 ans. - À noter enfin, le magnifique catalogue (39,90 €) co-édité par le fonds Mercator et les Musées royaux d’art et d’histoire qui accompagne cette visite.

Parmi les chefs-d’œuvres de l’exposition, ce Memento mori en ivoire du XVIe

© Musée des Arts décoratifs, Paris - Photo: Jean Tholance

G

rande et belle fresque historique, l’expo “Entre paradis et enfer” vaut autant par sa scénographie et les trésors qui y sont exposés que par son côté didactique sur le sujet. Elle met en lumière 1000 ans de mort, d’inhumation, de deuil et de souvenir. Un parcours à ne pas manquer!

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À voir... LA TROIS

Sa 22/01 à 21h05 L’homme qui cache la forêt L’émission “Planète en question” propose durant le mois de janvier une collection de 4 documentaires sur la thématique du développement durable. “L’homme qui cache la forêt“ aborde le thème de la déforestation au Laos.

LA DEUX

Di 23/01 à 10h45 Le Jour du Seigneur Messe depuis l’église Ste Madeleine des Charpennes à Villeurbanne (France), dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Commentaires: père Philippe Jeannin

LA UNE

Lu 24/01 à 20h15 Quatre étoiles Comédie (2006) - Franssou, une jeune femme modeste, hérite du jour au lendemain de 50.000 euros dont elle ne sait trop quoi faire. Elle décide de se payer des vacances prolongées sur la Côte d’Azur. C’est au Carlton qu’elle croise Stéphane, un homme très sûr de lui, parlant très fort. Elle est conquise. Avec Isabelle Carré, José Garcia et François Cluzet.

ARTE

Ma 25/01 à 20h40 Noir sur Blanc Trente ans après s’être glissé dans la peau d’un immigré turc en Allemagne, Günter Wallraff s’est fait passer, une année durant, pour un Somalien. Un document impitoyable, qui fait rire et pleurer à la fois, et qui montre combien le racisme ordinaire reste enraciné dans nos sociétés soi-disant ouvertes et multiculturelles.

LA UNE

THÉÂTRE

Les poissons rouges

L

a pièce “Les poissons rouges” nous emmène dans un petit voyage anthropologique pour nous faire prendre conscience d’une chose: l’homme a une fâcheuse tendance à tourner en rond dans le bocal de l’Histoire… Connaissez-vous la blague du poisson rouge ? Et bien les biologistes ont découvert que le poisson rouge a

une mémoire d’environ deux secondes. Or donc: un poisson rouge tourne dans son bocal en faisant des bulles, quand soudain, il tombe sur un caillou. “Oh? Qu’est-ce donc? Un caillou! Que faire? Le contourner! Hop!” Deux secondes plus tard, le poisson rouge a refait le tour du bocal et une série de bulles, et il retombe sur le même caillou. “Oh? Qu’est-ce donc? Un caillou!...” Connaissez-vous la tragédie humaine ? Et bien les anthropologues ont découvert que l’homme avait une mémoire collective d’environ cinquante ans. Or donc… Avec “Les poissons rouges”, la metteure en scène Virginie Strub poursuit son autopsie au vitriol de la condition humaine. Pour écrire ce spectacle, elle a puisé sa matière dans les livres de l’auteur anglais Martin Crimp et de son confrère autrichien Peter Handke. Il en est sorti un road trip absurde qui voit des personnages dans et autour d’une voiture, tenter des variations sur le thème de “groupe”, de son essence et de sa survie. Le spectateur y endosse le rôle de joyeux anthropologue un

Me 26/01 à 21h55

Quelques places à gagner…

peu voyeur. De manière cynique drôle et effrayante, c’est notre espèce, notre groupe d’êtres qui est ainsi ausculté avec la science du théâtre comme outil. Langage et mémoire La clef de voûte de ce spectacle est la question du langage, celui qui nous différencie des animaux ou plutôt celui derrière lequel on se dissimule pour croire et faire croire que nous ne sommes pas des animaux alors que nous le sommes. Mais le point d’articulation de cette errance autour du “on” est la Mémoire; celle que nous avons, profondément, celle que nous prétendons avoir et celle que nous réfutons, subjectivement, ainsi que, surtout, celle que nous n’avons pas. Ce qui y est exposé touche de manière précise à l’actualité. “J’ai la sensation, explique Virginie Strub, qu’on trouve aujourd’hui les mêmes réponses aux mêmes problèmes. Il y a des systèmes de pensée qui se développent aujourd’hui et qui ressemblent à s’y méprendre à ce qui se pensait au début des années

Dimanche et le Théâtre Océan Nord offrent 3 x 2 places pour la représentation de la pièce “Les poissons rouges” du vendredi 4 février (à 20h30). Tentez votre chance et envoyez un courriel à redaction@dimanche.be, en indiquant vos coordonnées et en répondant à la question suivante: quelle est la nationalité de Martin Crimp? Les trois premières bonnes réponses reçues remporteront chacune 2 places pour le spectacle. trente. C’est une vue de l’esprit puisque je n’ai pas connu les années trente. Mais je trouve cela intrigant et je me suis beaucoup interrogée làdessus.” Comme un poisson rouge, l’homme aurait donc la mémoire trop courte pour s’effrayer de sa propre condition et de sa condamnation à reproduire son Histoire… P.G.

Du 1er au 12 février - Théâtre Océan Nord, à Bruxelles - Réservations: 02/216 75 55 - Spectacle à 20h30, excepté les mercredis à 19h30 - relâche dimanche et lundi - Tarifs: 10 €– 7,50 €

La santé dans notre assiette Le documentaire de MarieMonique Robin, intitulé “Notre poison quotidien“, entend démontrer que les 100.000 molécules chimiques qui ont envahi notre alimentation depuis une cinquantaine d’années seraient la cause principale de bon nombre de maladies.

ARTE

Je 27/01 à 20h40 Snow cake Un vieux garçon british (Alan Rickman) découvre la vraie vie grâce à une autiste (Sigourney Weaver). Une comédie sentimentale optimiste et pleine de fraîcheur grâce à l‘interprétation extraordinaire de ses trois principaux protagonistes.

ARTE

Ve 28/01 à 22h10 Le Néandertal en nous Le séquençage presque intégral du génome de l’homme de Neandertal (disparu il y a 28.000 ans) a montré que cer tains d’entre nous portaient aujourd’hui un peu de ses gènes à lui… Voilà une découverte qui amorce un tournant décisif dans notre connaissance de l’espèce humaine et de son évolution.


LITURGIE - DIOCÈSES

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PAROLE POUR

N°3 - 23 janvier 2011

DIEU FRAPPE À NOTRE PORTE Sans s’imposer et sans se lasser

VIVRE

de ce même lac de Galilée, voici que la première équipe rencontre 3e dimanche ordinaire (A) deux autres frères, pêcheurs eux aussi, en train de travailler avec leur père. Ils s’appellent Jacques et Jean. Et pour eux, c’est la même Évangile de ce dimanche aventure d’une rencontre qui leur LES PREMIERS DISCIPLES a brûlé le cœur et qui les conduit, eux aussi, à devenir les disciples de Celui qui leur dira: “Je suis la ls sont deux frères. Le Voie, la Vérité et la Vie.“ premier s’appelle SiMais l’histoire ne s’arrête pas là. mon et l’autre André. Tout au long des siècles et jusCe sont des pêcheurs comme il y qu’aujourd’hui encore, c’est le en a sur les rives de toutes les même appel qui retentit dans le mers et de tous les lacs du monde. cœur de ceux qui savent écouter Et voici que Jésus les aperçoit au le Christ qui nous rejoint au plus moment de jeter leurs filets. “Veprofond de notre être. Il y a des nez derrière moi“, leur dit-il, “et je rendez-vous qui sont capables de vous ferai pêcheurs d’hommes.“ changer toute une vie. Mais il y a Une rencontre… des refus qui peuet toute leur vie est vent aussi nous enbouleversée. Dans fermer dans la pire Dieu ne déçoit la précipitation du des solitudes. Dans jamais ceux qui départ, mais surl’évangile de ce disavent lui répondre! manche, c’est un tout dans la radicalité de leur répeu comme si Dieu ponse, les voici sur les routes de frappait à notre por te. Sans Galilée, mettant leurs pas dans s’imposer, mais sans se lasser. Il ceux du Christ pour devenir les faut parfois du temps pour que la premiers témoins de la Bonne vie prenne la couleur de l’Amour. Nouvelle de Celui qui ne cesse de Mais Dieu reste patient pour que répéter: “Convertissez-vous, car le la conversion du cœur devienne la Royaume de Dieu est proche.“ porte ouverte sur la réponse de foi. Mais un peu plus loin sur les bords Peut-être, les événements de ces

I

jours-ci deviendront-ils des appels de Dieu jaillissant dans la lumière et les ténèbres de nos vies?

Dieu ne déçoit jamais ceux qui savent lui répondre! Philippe MAWET

ÉVANGILE

selon saint Matthieu 4, 12-23

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays audelà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens : le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer : “Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche.” (fin de la lecture brève) Comme il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : “Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.” Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent. Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Textes liturgiques© AELF, Paris

LECTURES DE la semaine

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Di ma nc he 23: 3 dima nche du temps ordinaire. Is 8, 23b à 9, 3; Une lumière se lèv er a s ur la Ga lilée. Ps 26; 1Co 1, 10-13.17; Le s c a n d a l e de s d i v i s i o n s d a n s l’Ég lise du Christ. Mt 4, 12-23; Le ministèr e de Jésus en Ga lilée. e

L und i 24: S. Timothée. He 9, 15.24-28; Ps 97; Mc 3, 22-30. M a r d i 2 5 : La Conversion de saint Paul. Ac 22,3-16 ou Ac 9, 122; Ps 116; Mc 16, 15-18. M er cr edi 26: S. Polycarpe. 2 Tm 1, 1-8 ou Tt 1, 1-5; Ps 109; Mc 4, 1-20. Jeudi 27: S. Jean Chrysostome. He 10, 19-25; Ps 23; Mc 4, 21-25. Vendr edi 28: S. Pierre Nolasque. He 10, 32-39; Ps 36; Mc 4, 26-34 Sa medi 29: S. François de Sales . He 11, 1-2.8-19; Lc 1; Mc 4, 3541. Dima nche 30: 4e dima nche du temps ordinaire. So 2, 3 et 3, 1213; Dieu v eut un peuple petit et pa uv r e . Ps 145; 1 Co 1, 26-31; Ceux que Dieu chois it . Mt 5, 112a; Les B éa t it udes .

SAINTE-RITA À MARCHIENNE-AU-PONT Un sanctuaire très populaire

C

haque jour, une centaine de personnes poussent la porte du sanctuaire de Sainte-Rita. Elles viennent ici pour prier la sainte devant sa statue, mais demandent également à être accueillies, écoutées, épaulées… Comme le dit l’abbé Joseph-Marie Tamigniau, recteur du sanctuaire et doyen de Marchienne-au-Pont, les gens ont besoin de “sortir leur paquet”. Et voilà pourquoi des prêtres du doyenné, les religieuses de la communauté présente sur place mais aussi des laïcs bénévoles se muent en écoutants. Le sanctuaire est ouvert tous les jours, sauf le vendredi. L’année culmine en mai avec les fêtes en l’honneur de sainte Rita. En l’espace de trois jours, ce ne sont pas moins de 8 à 10.000 personnes qui se pressent ici. Mais le calendrier “ordinaire” est lui aussi bien rythmé à la rue de la Providence, si bien nommée… Ainsi la messe, célébrée chaque jeudi à 9h30 et suivie de la vénération de la relique. Citons

également l’adoration du premier mercredi du mois, la Passion du Vendredi saint, la messe de Pâques, la messe en l’honneur de Notre-Dame du Bon Conseil (le 15 août), la bénédiction des enfants (en septembre), la messe des malades (en octobre), la messe des défunts (en novembre) et les célébrations de Noël. “L’impact social du sanctuaire est important, même si on ne s’en rend pas toujours compte”, dit Michel Deltenre, gestionnaire des travaux. Or Sainte-Rita n’est pas une paroisse et elle ne bénéficie donc d’aucun subside. Ce qui lui permet de fonctionner, c’est la présence des bénévoles, la générosité des fidèles, le produit de la vente de bougies et de différents objets à l’offranderie, la publication du trimestriel “En chemin avec sainte Rita”… Et l’abbé Tamignau considère Sainte-Rita au même titre que les sept paroisses “officielles” de son doyenné. Lui-même et les deux autres prêtres s’y relaient d’ailleurs pour les célébrations. Un peu d’histoire Le doyenné de Marchienne-au-Pont n’a pas toujours été en charge du sanctuaire. Dans les années 1920, la grosse maison bourgeoise de la rue de la Providence abrite des séminaristes augustins. C’est cette congrégation qui fait construire une chapelle en bois contenant également une statue de sainte Rita. Des prêtres s’étant installés à demeure, la population du quartier vient assister à la messe. Le culte grandit et la nouvelle chapelle se remplit d’exvotos. L’immigration italienne dans cette région de charbonnages contribue à populariser l’hommage à cette sainte qui a vécu au 15e siècle dans la Péninsule. Dans les années 1950 le quartier est en plein essor et les Augustins multiplient les activités : cinéma, bouloir, buvette, mouvements de jeunesse… Cet âge d’or s’éloigne cependant et fin des années 1980, le dernier prêtre quitte les lieux, mais des laïcs décident de poursuivre l’écoute. Le sanctuaire est alors repris par le doyenné et une communauté de franciscaines vient y vivre. Voici trois ans, la dernière d’entre elles se retire et c’est une autre congrégation, celle des Filles de Marie de Pesche, qui prend le relais. Quatre sœurs forment aujourd’hui la communauté. Le sanctuaire lui-même a été agrandi en 2001 avec en façade une nouvelle offranderie et des locaux d’accueil. Et une salle d’écoute a été tout récemment aménagée à l’entrée. Les temps changent, mais la vocation demeure…

On vient de loin pour prier sainte Rita

Le sanctuaire a été agrandi voici 10 ans

Hubert WATTIER Rue de la Providence, 10, à 6030 Marchienne-au-Pont, 071/31.24.94 ou sœurs.sterita@skynet.be

“TÉMOIGNAGES ET PARTAGES” Un cycle de rencontres Qu’ils viennent de Charleroi ou de beaucoup plus loin, les visiteurs confient toujours les mêmes peines : ils se sentent mal dans leur peau, le ménage ne tourne pas rond, les relations avec les enfants sont difficiles, la drogue et l’alcool font leurs ravages, la maladie est là... Et c’est ainsi qu’est né le projet du “Témoignages et partages”, un cycle de rencontres qui se veulent en lien étroit avec ces difficultés de la vie. “ L e ma l , o n me v e u t d u ma l” : c’était le thème de la première rencontre qui vient de se dérouler. Elle était animée par l’abbé Michel Decarpentrie,

doyen de Tournai et exorciste dans le diocèse. Voici la suite du programme. “ L a r ue et l a dr og u e”, le samedi 26 mars, avec Serge Carboni et Denis Livier. “ L’a l cooli s me” , le mardi 7 juin, avec Daniel et Jean. “ Les gr a nds ma l a des ”, le samedi 22 octobre, avec Christelle Dumont et Françoise Francotte, “ La r echer che du b o n h e u r ” , le mardi 29 novembre, avec Myriam Tonus.. Chaque rencontre débute à 14h30 et les responsables ont choisi une alternance entre les mardis et les samedis, une formule qu’ils évalueront en fin d’année.


EXPRESS EXPRESS

DIOCÈSES

N°3 - 23 janvier 2011

AGENDA

UN ÉVÊQUE SUR LE TERRAIN Mgr Jousten dans les doyennés

“ J

LIÈGE

e suis en admiration devant tant de belles choses, de dévouement, d’engagement de laïcs et de prêtres. Même s’il y a des soucis, c’est la joie qui l’emporte. Je vois le Seigneur à l’œuvre et je suis heureux d’être l’évêque de ce diocèse”. Lors de ses visites dans les doyennés, Mgr Jousten a souvent dit de la sorte sa joie de vivre la proximité avec les diocésains. Ce fut un marathon puisque le diocèse de Liège comporte dix-sept doyennés. Gilbert Muyjens, responsable du service de presse et communication, écrit que l’évêque souhaitait “se mettre à l’écoute des diocésains, voir et encourager la vie qui va, les semences enfouies en terre et les germes d’espérance qui déjà se font jour”. Il est encore trop tôt pour dresser un bilan exhaustif des rencontres, mais à notre demande, l’abbé Muytjens partage cependant déjà quelques considérations. Des signes du Royaume “Chaque soirée était introduite par un temps de prière et de recueillement. Ensuite, la parole donnée aux Unités pastorales a permis dans un premier temps de relever les signes du Royaume hors communautés chrétiennes. Le Christ dépasse l’Église, l’Esprit souffle où il veut et se manifeste parfois là où l’on ne l’attend pas. Pas mal de surprises ont été relevées dans le domaine du sport, des associations de quartier, dans les différents groupes d’entraide, dans les associations de consommateurs, dans les groupes qui prennent la défense des droits de l’homme et se soucient de l’accueil des étrangers et des SDF. Quel bonheur que de se rendre compte que l’Évangile est vécu ailleurs que dans nos Églises et dans nos mouvements chrétiens !” Voici quelques points.

Mgr Jousten : une insistance sur l’enracinement dans le Christ et le service du monde

A p p r o c h e r l a P a r o l e d e Di e u : “Beaucoup d’initiatives sont prises pour mieux approcher et s’approprier la Parole de Dieu. Citons des groupes Évangile, des Cercles bibliques, des chrétiens qui pratiquent la Lectio divina. Des formations théologiques et des propositions de catéchèse avec et pour des adultes sont vécues au Centre diocésain de formation, au Centre Maximilien Kolbe à Verviers et pas mal d’initiatives heureuses naissent dans différentes Unités pastorales.” Un e o u v e r t u r e a u x p l u s démunis : “Des liens sont noués avec des écoles et d’autres lieux d’Église, mais là, semble-t-il, il y a encore d’énormes progrès à réaliser. Ce qui frappe le plus dans le récit des doyennés, c’est l’ouverture au monde des pauvres et le nombre incroyable d’initiatives qui sont prises : visites de malades, colis repas pour les défavorisés, attention aux personnes en détresse, hébergement de sans-toit, souci de personnes souffrant de solitude ou de déprime.” Des signes de solidarité : “Dernier point d’insistance, la fraternité entre chrétiens. Pas mal de signes de solidarité, d’encouragement, d’esprit d’équipe, mais c’est aussi un chantier où de perpétuels progrès sont à réaliser, entre prêtres, entre prêtres et laïcs, agents paroissiaux et autres. Accepter et encourager les différences, se réjouir des complémentarités et créer des synergies nouvelles consti-

tuent un travail de recherche permanent. Bref, il s’agit de vivre la charité au fil du quotidien.” Lors de ces rencontres, Mgr Jousten a fortement insisté sur deux points essentiels : l’enracinement dans le Christ et le service du monde. “Ce qui est essentiel, c’est de créer des communautés qui se nourrissent du Christ et de sa parole et qui se mettent résolument au service du monde”. Vers un nouveau souffle On s’en doute, bon nombre de questions lui ont été posées sur l’avenir de l’Église, les difficultés présentes liées aux dossiers de pédophilies de certains prêtres, le mariage des prêtres, la place des femmes au sein de l’Église, l’absence des jeunes dans les célébrations dominicales etc. Sans pouvoir répondre à tout dans le détail, l’évêque a donné des indications qui permettent de prolonger la réflexion. Et Gilbert Muytjens de conclure sur le travail encore à réaliser : d’abord le bilan par le Conseil épiscopal et les Conseil décanaux, ensuite des rencontres entre le Conseil épiscopal et les doyens pour suggérer des pistes d’action prendre des décisions. “Voilà donc des visites, des rencontres, des échanges fructueux ! Ils auront de quoi nourrir la fin de l’épiscopat de Mgr Jousten et pourront communiquer un nouveau souffle aux chrétiens et aux Unités pastorales”. H.W.

Les célébrations de mariage

Pour les acteurs pastoraux Une session pour acteurs pastoraux en responsabilité actuelle se tiendra les lundi 29 et mardi 30 août 2011 au Mont de la Salle à Ciney. Thème : “Le semeur est sorti pour semer “.

ÉVÈN E M E NTS CU LTU R ELS • Jeudi 20 ja nv i er à 20h à la bibliothèque des Comtes de Hainaut à M ons (rue du Trouillon Voûté), conférence : “Des traces du spirituel dans l’art contemporain”, par Sophie Trivière, historienne de l’art et guide animatrice au MAC’s. Organisation : bibliothèque et association “Ar t et Spiritualité”. Informations : 065/33.86.64 ou jeanpaul.loiseau@scarlet.be ou 065/31.44.69. Site internet : www.lescomtesdehainaut.be • Samedi 22 ja nvier à Verv iers : “Les fouilles aux alentours de l’église des Récollets (ND) à Verviers”, par Catherine Bauwens, archéologue à la Région Wallonne. P R I ÈR ES/ R ENCON TR ES/ CON FÉ R ENCES

Diocèse de Namur : quelques formations La Commission diocésaine de liturgie propose trois soirées pour ceux et celles qui préparent, célèbrent, animent les célébrations de mariage: prêtres, diacres, assistant(e)s paroissiaux(ales), équipes de préparation au mariage, organistes, chorales et toutes les personnes intéressées. On abordera les éléments de la célébration du mariage, leur choix et leur signification : textes, chants et musique, rites. Où et quand ? Bouge : le vendredi 21 janvier à la Salle paroissiale (place des Tilleuls, 26) ; Rochefort : le jeudi 17 février à la Salle paroissiale (rue de Behogne, 45) ; Arlon: le jeudi 3 mars à la Salle paroissiale St Martin (rue Jean Koch, 17). Ces trois soirées se déroulent de 19h30 à 22h.

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• Vendredi 21 ja nvier à 19h30 à Liège (cathédrale St-Paul) : veillée œcuménique organisée dans le cadre de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. • M a rdi 25 ja nv ier à 20h à Verv iers (Temple protestant, rue Laoureux) : “Peuples frères, Églises sœurs. L’urgence de l’unité des chrétiens”, par François Delooz, responsable de “Sant’Egidio”à Liège. Organisé par le Centre Maximilien Kolbe et le Centre Culturel Protestant dans le cadre de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. • M er cre di 26 j a nv ier à 20h à L iè ge (librairie Siloé, 40 rue des Prémontrés),soirée“ jeu” proposée par les animatrices et créatrices des jeux du Sycomore sur les thèmes du Carême et Pâques. Les participants pourront découvrir les jeux sur place en y jouant eux-mêmes. Inscription recommandée: liege@siloe-librairies.com ou 04/223.20.55 • Jeudi 27 j a nv ier de 19h à 21h30 à Roux (locaux de la Rochelle, rue des Écoles,2), soirée d’information organisée par le Centre de formation Cardijn à propos de la création d’un groupe dans la région de Cha rl er oi . Contacts: annick.page@cefoc.be - 071/77.58.30 - 0495/28.16.84 josevermandere@gmail.com • M a r di 1er e t merc redi 2 f é vr ier à Spa - Niv ez é. L’équipe du Service diocésain de la Formation permanente propose, en collaboration avec le professeur Arnaud Join-Lambert (Unité de théologie pratique de l’UCL), une réflexion à partir de l’expérience du chantier Paroisses, “un chantier immense, toujours en évolution, à réévaluer sans cesse”. Inscription au CDF avant le 21 janvier (04/220.53.73 ou iscp@scarlet.be). • J e ud i 3 f é v r i e r de 9h30 à 12h15 au Centre Pastoral à W a v r e (Chaussée de Bruxelles, 67) : 3e “Jeudi des Aînés “ organisé par la pastorale des Aînés du Brabant wallon. Dans le cadre d’un cycle de six rencontres de réflexion théologique et spirituelle sur le thème de l’Esprit Saint. Animation : l’abbé Jean Palsterman, théologien, professeur émérite de la Faculté de théologie de l’UCL. L’exposé est suivi d’une pause conviviale et d’un temps d’échanges. Infos : Sr Marie-Thérèse van der Eerden, 010/235.265 ou mthvde@catho.be PAF : 2,50 € la séance, à payer sur place. • Les j eudis 10, 17 et 24 f é vr ier à 20h au Collège Cardinal Mercier à Bra ine-l ’A lleud (Chaussée de Mont-Saint-Jean, 83). L’École de la foi fait halte cette année dans les doyennés de Tubize et Brainel’Alleud/Braine-le-Château. La dernière session a pour thème “Le christianisme en dialogue avec les autres religions et le salut en Jésus-Christ “. Les intervenants seront Jean-Luc Blanpain, prêtre du diocèse de Malines-Bruxelles, et Pierre de Béthune, bénédictin de Clerlande. Infos : 010/45.11.28 ou ecole.foi@catho.be • Sa medi 12 f é vr ier de 9h30 à 16h30 à Da mpre my (CEME, rue des Français, 147), journée de rencontre sur le thème “Pays de talent. L’estime de soi à Charleroi”. On y annonce la participation de nombreux invités actifs dans les milieux économiques, sociaux, culturels, sportifs, citoyens… Contact : veronique_henriet@hotmail.com ou 0472/60.69.02. • Sa medi 12 f év r ie r de 9h30 à 16h au Centre Pastoral à W a v r e (Chaussée de Bruxelles, 67) : “Ouvrir la Bible “ (Introduction à l’Ancien Testament) avec Catherine Vialle, docteur en théologie, licenciée en philologie biblique, professeur d’Ancien Testament à l’Université Catholique de Lille. Après cette introduction, cinq rencontres de deux heures seront organisées de façon délocalisée, en journée ou en soirée. Elles seront animées par Jean Luc Hudsyn et on y travaillera de façon interactive les sujets suivants : le Dieu sauveur (Ex 15), le Dieu de l’Alliance (Ex 19), le Dieu créateur (Gn 1-3), l‘homme souffrant (Job) et les prophètes. P.A.F. : entre 30 et 60 € pour l’ensemble du module. Infos : 0477/42.04.82 ou cep@malines-bruxelles.catho.be

OUS

Z-V NNE

ABONNEMENT INDIVIDUEL

ABO

ABONNEMENT D’UN AN - 46 NUMÉROS C’est une initiative du “Mouvement pour un Monde Meilleur” en collaboration avec des auteurs de l’ouvrage “Passeurs d’évangile – Autour d’une pastorale d’engendrement” (Lumen Vitae, Novalis, L’atelier, 2008). Infos : sacmmm@hotmail Chez les candidats diacres Un cours est donné un samedi sur deux à Rochefort (Accueil Famenne) les samedis 5 et 19 février, 5 et

19 mars, 16 et 30 avril, 14 mai. Thème : “Révélation et raison ; introduction à la morale évangélique, Exégèse des Évangiles Synoptiques ; introduction à l’Ancien Testament”. Ces cours et journées de formations sont ouverts aux assistants paroissiaux et à tous les laïcs désirant parfaire leur formation religieuse. Infos : Abbé Solot, rue de Behogne, 45 à 5580 Rochefort. Tél. : 084/21.12.77.

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10 MÉDIAS

N°3 - 23 janvier 2011

DES COUPLES BIEN D’AUJOURD’HUI sur le divan de Serge Hefez

A

sseyez-vous, écoutez, et regardez… Ce qui se passe dans le cabinet de Serge Hefez peut vous intéresser: vous y verrez des humains complexes et pleins de ressources qui cherchent, comme nous tous, un équilibre entre ce dont ils rêvent et ce qu’ils vivent. Des individus qui bricolent et tentent de conjuguer vie conjugale, vie parentale et vie sexuelle. Un ouvrage instructif. Le couple a-t-il un avenir? Si l’on s’en tenait aux seuls résultats des enquêtes démographiques, il est clair que la réponse serait non, la durée moyenne de la vie conjugale ne cessant de diminuer depuis plusieurs années. Mais heureusement, fait remarquer Serge Hefez, responsable de l’unité de thérapie familiale à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, tout ne se mesure pas en chiffres. Et ce psychiatre français sait de quoi il parle, puisque cela fait trente ans qu’il voit défiler dans son cabinet des hommes et des femmes en proie à d’importantes difficultés conjugales. Bien sûr, reconnaît-il, la vie des individus et, par conséquent, des couples a bien changé ces trois dernières décennies. Le thérapeute constate tout d’abord que ses patients viennent le consulter de plus en plus tôt, parfois quelques mois à peine après s’être rencontrés. “Non plus parce qu’ils ne parviennent pas à faire évoluer, à transformer leur lien conjugal“, précise-t-il, “mais bel et bien parce qu’ils ont du mal à le créer.“ Chaque étape de la vie commune semble être devenue “une épreuve aussi complexe à réussir que la quadrature du cercle“. Serge Hefez remarque aussi que ses patients sont, bien plus qu’il y a trente ans, “aux prises avec le fantasme d’un couple magnifié, idéalisé, objet de toutes les recherches et de toutes les convoitises“. Et il les voit “désespérés de ne pas être à la hauteur vertigineuse de cet impossible, sans pour autant cesser d’essayer, inlassablement…“ Autre changement important: depuis une vingtaine d’années, l’homme et la femme ne se perçoivent plus comme complémentaires, mais revendiquent l’un et l’autre l’égalité. Le couple se retrouve donc dans une situation nouvelle de rivalité, où chacun se demande qui des deux est plus égal que l’autre, qui aime le plus, qui donne le plus, qui est le bourreau et qui est la victime, qui gagne et qui perd, etc. “Une source de questions inépuisable, qui alimente à l’infini les scènes d’aujourd’hui“, explique le thérapeute. De même, poursuit Serge Hefez, l’exercice de la parentalité ne se vit plus, aujourd’hui, comme le ciment du couple, mais au contraire, comme un facteur de

CD

C

dislocation: l’arrivée de l’enfant est de plus en plus perçue comme un élément perturbateur. D’ailleurs, poursuit-il, il est rare de nos jours que les couples viennent en thérapie pour le bien des enfants ou pour sauvegarder la famille. Des récits emblématiques Tout ceci peut paraître bien théorique et pourtant, il n’en est rien. En effet, tous ces changements, Serge Hefez les aborde à travers vingt cas concrets, vingt problèmes de couples auxquels il a été lui-même confronté ces trente dernières années et qu’il relate ici avec beaucoup de respect et d’empathie. Jean et Sarah forment un couple uni, très amoureux. Mais Sarah veut des enfants, “plein d’enfants“, et Jean résiste. Il se montre même terrorisé à l’idée de devenir père. Que faire? Sophie et Allan sont aussi très attachés l’un à l’autre. Ils ont deux enfants. De 6 et 9 ans. Mais Allan est frustré: il voudrait faire l’amour davantage, or Sophie se refuse à lui très souvent. Etc. À travers ces récits emblématiques, tous aussi passionnants les uns que les autres, Serge Hefez décortique les causes les plus fréquentes des scènes de ménage, et surtout, nous donne les clés pour éviter qu’elles ne dégénèrent en séparation ou divorce. Enfin, il nous met face à une évidence qui n’échappera pas au lecteur attentif: si la vie des couples a changé, les questions qu’ils se posent, elles, demeurent les mêmes. Comment désamorcer les conflits? Éviter les séparations? Sortir de la répétition? Quelle place donner à la fidélité, à la sexualité, aux enfants? Etc. Une déconvenue pour ceux qui s’imaginent tout réinventer, mais un constat plutôt rassurant pour ceux qui croient encore en l’avenir du couple. Et ils sont nombreux. Pascal ANDRÉ

“ Scènes de la v i e conj ugal e“ , Serge Hefez, Fayard, 220 pages, 22 €, port compris, au compte 732-7032002-38 IBAN BE24 7327 0320 0238 - BIC CREGBEBB de Dimanche Service, 67/2, chaussée de Bruxelles, 1300 Wavre.

GOSPODI ET CX FLOOD Deux groupes bien de chez nous

est toujours avec plaisir que nous écoutons des albums de chez nous, car ils sont le signe de la vitalité de nos artistes. En voici deux très réussis: “Veruyu” de Gospodi et “Tous nos chantiers inachevés” du groupe CX Flood. C’est déjà le quatrième album de Gospodi, ce groupe néerlandophone fondé en 1982 et dont le nom signifie “Je crois”. Constitué de quatre voix masculines, comme les quatre évangélistes, il interprète les chants magistraux de la liturgie slavo-byzantine, et ce bien sûr a cappella, comme il est d’usage dans cette musique de rite oriental. Ce disque se veut témoin de la foi dans le mystère incommensurable. Il est vrai que ces chants nous emmènent vers un lieu où l’inexprimable devient tangible. L’écoute de ce disque est bénéfique à plusieurs niveaux: elle procure beaucoup de plaisir, elle engendre une force apaisante, elle habille notre intérieur tout autant que notre intériorité, et elle nous

donne l’envie de prier. C’est donc ce que l’on peut qualifier de véritable musique harmonieuse. Que du bonheur! Quatrième album aussi pour le g roupe CX Flood. Les chansons de ce “Torrent chrétien” sont écrites par Benjamin Huybrechts, dans un style pop-rock, proche des groupes anglais les plus importants de ces dernières années, Muse et Coldplay par exemple, et des vétérans comme U2. Les points forts de ce groupe – le plus important de nos groupes rock chrétiens – sont la cohésion de la section rythmique, basse et batterie, et les chansons elles-mêmes. Parmi celles-ci, on retient surtout les ballades, comme “Aucune ombre” et “Pour l’éternité”, cette dernière étant chantée par celle qui l’a composée, Marie Peltier. Il faut aussi écouter “Alléluia” avec son instrumentation en étages. Côté texte, le plus souvent en français, on relève ici et là quelques phrases- chocs comme: “En apparence, la mort ne nous épargne pas, illusion que de croire en l’au-delà. Pourtant, certains espèrent et y trouvent une joie; la

vie se prolongerait-elle sans fin?” Ou dans “Sans conditions”: “Ce feu brûle en moi; tant dans les peines que dans les joies et dans toutes les épreuves du quotidien, tu m’accompagnes et me rends l’espérance.“ Le ton est donné. L’enregistrement de l’excellent Laurent Miller est bon, mais il manque peut-être un véritable producteur, c’est-à-dire un directeur artistique. Avis aux firmes de disques… Le CD se termine par un appel à l’unité: “Que personne ne prétende plus détenir seul la vérité; Dieu est pr ésent en tout homme, l’Esprit souffle où il veut.“ En effet, on le constate tant dans les chants orientaux que dans la musique rock: il y a plusieurs demeures dans la maison du Père. L’unité n’est pas l’uniformité. Dieu ne nous a-t-il pas faits différents? Dominique LAWALRÉE Pour en savoir plus: www.gospodi.be et www.cxflood.be. “ Ver uy u ” , Gospodi, 21 € “ To us no s cha nt i er s i n a che v és ” , CX Flood. 13 € *Por t compris, au compte 7327032002-38 IBAN BE24 7327 0320 0238 - BIC CREGBEBB de Dimanche Service, 67/2, chaussée de Bruxelles, 1300 Wavre.

VIENT DE PARAÎTRE

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CHARLES DE FOUCAULD Depuis leur édition par Nouvelle Cité en 1982, les 57 lettres envoyées par Cha rl es de F ouca ul d à Gabriel Tourdes, son ami de Strasbourg et de Nancy, ont toujours été considérées comme une source importante dans la connaissance de Charles de Foucauld, de l’étudiant et du saint-cyrien, surtout avant sa conversion. Elles révèlent sa formation, sa culture intellectuelle, ses goûts de jeunesse, son état d’esprit pendant ses années de laisser-aller et d’incroyance, sa manière d’aborder la carrière militaire et la vie d’explorateur… en même temps que ses grandes qualités de cœur et de fidélité dans l’amitié. Elles paraissent ici dans un texte revu à partir des originaux et dans un classement chronologique contrôlé sur pièces. Une introduction nouvelle et des notes nombreuses précisent beaucoup de détails sur la vie du Bienheureux. “ Let t r es à un a mi d e l y c ée” , Charles de Foucauld (introduction et notes de Pierre Sourisseau), Nouvelle Cité, 256 pages, 24 €, port compris, au compte 732-7032002-38 IBAN BE24 7327 0320 0238 - BIC CREGBEBB de Dimanche Service, 67/2, chaussée de Bruxelles, 1300 Wavre.

LES LECTURES DE L’ANNÉE A Le cardinal A lber t Va nhoye a dirigé pendant de nombreuses années l’Institut biblique pontifical. Dans ce premier tome, il nous offre un commentaire clair et simple des lectures bibliques des dimanches de l’année A, et cela sans jamais tomber dans l’érudition ou la technicité. S’appuyant sur sa riche expérience universitaire et pastorale, il s’attache à nous faire découvrir la cohérence des textes liturgiques et à nous introduire au sens spirituel. “ Les l ect ur es b i bl i qu es des d i ma nch es – A nn ée A” , Albert Vanhoye, Artège, 422 pages, 34 €, port compris, au compte 732-7032002-38 IBAN BE24 7327 0320 0238 - BIC CREGBEBB de Dimanche Service, 67/2, chaussée de Bruxelles, 1300 Wavre.

PSYCHOLOGIE ET SPIRITUALITÉ Tout notre être s’appuie sur la pierre angulaire “aimer et être aimé”. L’angoisse fondamentale, plus ou moins consciente, d’être rejetés, exclus, maintenus à l’écart, menace notre équilibre. Selon les circonstances de la vie, il arrive que ce sentiment s’aggrave jusqu’à nous jeter dans la culpabilité morbide, le désespoir et la dépression, voire la tentation d’en finir avec la vie. Thérèse de Lisieux a connu, elle aussi, des nuits d’angoisse et de dépression, se heurtant au non-sens de la vie. Mais au creux de cet abîme, Dieu l’a rattrapée par son amour puissant, la maintenant à la surface. C’est ce qu’explique Joël Pra long, prêtre du diocèse de Sion en Suisse, dans un livre paru aux éditions des Béatitudes. “A A n goi s s e, d épr es s i on, c ul p a bi l i t é – Un ch emi n d’es pér a nc e a v ec Thér ès e d e l ’Enf a n t - J és u s ” , Joël Pralong, Éditions des Béatitudes, 140 pages, 17 €, port compris, au compte 732-7032002-38 IBAN BE24 7327 0320 0238 - BIC CREGBEBB de Dimanche Service, 67/2, chaussée de Bruxelles, 1300 Wavre.

MOTS CROISÉS Problè me n°11/ 03 Hor iz ont a le ment : 1. Craque sous la dent. – 2. Petit singe. – 3. Place Volcan de l’île de Ross. – 4. Mollusque du genre vénus - Saison. – 5. Roulement de tambour - Impartial. – 6. Femelle du jars - Bramer. – 7. Sans-mêlé - Garde secret. – 8. Pas doué de vie - Négation. – 9. Avant le patron - Fesse-mathieu. – 10. Etre grand ouvert - Très libre. Ver t i ca l ement : 1. Impliquée. –2. Regimberaient. – 3. Port du Japon Lettre grecque. – 4. Coutumes locales - Suggère. – 5. Mètre cube de bois - Placée en une minute. – 6. Joueur de pétanque - Paroi. – 7. Termine l’office - Palper. – 8. Sa capitale : Monrovia - Fille d’Inachos. – 9. Telles certaines sœurs. – 10. Pendoir - Allonge. SOLUTIONS: Problème 11/01 1. IMPLICITES 2. NIAISE-ETC 3. FLOCONS-AA 4. ELNE-SOEUR 5. RI-NOEUD-E 6. TOSCA-CEPS 7. INTESTINE8. L-ASIE-TUT 9. ERG-SEVERE 10. SUER-SAS-L

Problème 11/02 1. SERVITUDES 2. UNIE-OSENT 3. BRESCIA-TA 4. TONDU-GUET 5. EU-RIRES-U 6. REJETE-EVE 7. FEU-SECRET 8. USSE-LIANT 9. G-TASSE-TE 10. EMEUS-LUES


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COURRIER

N°3 - 23 janvier 2011

COURRIER DES

LECTEURS par le Père Charles Delhez Chaussée de Bruxelles, 67/2 - 1300 Wavre

LE RAVAGE DES IDÉOLOGIES Oui, mais de toutes Je tiens à vous signaler que je suis athée. Je n’ai besoin ni d’un Dieu ni d’une quelconque religion pour avoir une conscience humaniste et éthique. Je suis un adversaire de toute dictature, d’où qu’elle vienne et partisan de la plus totale liberté d’expression y compris celle de critiquer la Bible, le Talmud, le Coran, ou autre Karl Marx. Les ravages de l’idéologie athée ? Et les ravages de l’idéologie religieuse !

nous faudrait être arrivés plus loin qu’eux ! Comme vous, je suis opposé à tout esclavage, mais je constate que les plus sévères ne sont pas nécessairement religieux. Et souvent, les plus libres des humains sont ceux qui sont animés des convictions religieuses les plus fortes. Je crains donc un peu de naïveté de votre part. L’être humain est capable de partir en croisade contre toute idéologie au nom de son absence d’idéologie ! Il suffit parfois d’un simple clou au mur pour y attacher notre intolérance ! Ma conviction fondamentale est cependant que l’homme passe l’homme, comme le disait le grand Pascal. Il est certes capable de croisades, mais aussi du plus grand amour. Et c’est en cela que, croyant ou pas, il est à l’image et à la ressemblance de Dieu. Je me réjouis donc que vous ayez une conscience éthique et humaniste. J’espère que vous concéderez que les croyants en ont aussi une et que les “inconscients” sont répartis dans tous les camps. Ce qui divise l’humanité, de ce point de vue, ce n’est donc pas les croyances, mais la conscience éthique.

Natacha GORBATOFF Gmail.com

Que deviennent les hommes ? Quand le livre devient bouquin, Quand l’œuvre devient le produit, Quand le professeur devient le prof, Quand la religieuse devient la nonne, Quand l’amour devient la baise, Nous les hommes, qu’est-ce que nous devenons? André ROYEN

Un lecteur nous envoie cette prière qui lui semble bien de circonstance

Confiance en l’Église J’ai pu lire dans CathoBel les résultats d’un sondage selon lequel à peine 8% de la population belge fait encore confiance en l’Église (selon un récent sondage). Avec seulement 5%, la Flandre affiche un niveau de confiance plus faible que la Wallonie (11%). Je me demande bien où le sondage a eu lieu! Auprès de qui encore une fois. Pour ma part, j’aurais répondu que j’aime l’Église catholique aussi fragile qu’elle soit, les prêtres et religieux que je connais et qui ont ma confiance, et je ne juge pas au travers de ce que propagent les médias ignorant tout de la parabole du Bon grain et de l’ivraie. Matthieu 13:24-30.36-43. Un homme sema une bonne semence... Son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé. Va-ton mettre le feu au champ et tout détruire? Le champ c’est l’Église catholique dans son entièreté; c’est le monde; qu’il le veuille ou non. Je juge le prêtre au travers de mes vécus personnels en tant que chrétienne catholique pratiquante. Je sais que nous sommes nombreux à aimer et garder notre confiance en l’Église et en nos prêtres, religieux et religieuses, et à ne pas juger ni condamner avec si peu de discernement et de charité. Que le monde soit mécontent du monde politique, social, enseignement et autres ne m’étonne pas du tout! J’en fais partie. C’est le fait d’un laxisme de plus en plus manifeste qui s’est emparé de toute l’Europe, à tous les

SERVICE D’ENTRAIDE

Réseau de communication en Bolivie La Bolivie se compose de deux régions bien distinctes : l’Ouest qui est traversé par deux Cordillières dont quelques sommets culminent à plus de 6000 mètres d’altitude et l’Est avec ses vastes plaines alluviales. La plupart de la population bolivienne vit sur les hauteurs. Sur l’Altiplano le climat est frais, et en hiver, les températures peuvent atteindre –30°C. Le département de Potosi possède un relief montagneux, il est traversé par plusieurs rivières qui coulent vers les trois grands bassins du pays. Les déplacements sont périlleux car les routes sont peu nombreuses et bien souvent elles sont coupées à cause d’éboulements provoqués par de fortes pluies. A Colquechaca, l’abbé Verheylewegen partage la vie des “campesinos “ (habitants des montagnes) et depuis quelques années, il tente de développer un réseau de communication efficace pour permettre aux différents villages de partager des informations pratiques. Le GSM est quasi inexistant car le prix des communications est astronomique. C’est pourquoi, le père a fait placer une antenne et quelques radios dans certains points stratégiques des montagnes. Ces installations très utiles sont peu nombreuses et les “campesinos “ doivent souvent marcher des kilomètres pour y avoir accès. Le père Verheylewegen désire étendre ce réseau, si plus de villages possédaient un émetteur-récepteur chacun pourrait communiquer sur l’état des routes, sur les intempéries et dégâts éventuels, la populations pourrait

niveaux, par la montée de l’athéisme, l’anarchie et de la Pensée Unique au sein de nos gouvernements où État et argent ont remplacé Dieu dans le monde; Un monde sans foi ni loi peut-il vraiment plaire à longue échéance? “L’anarchie est partout quand la responsabilité n’est nulle part! ” - Gustave Le Bon -

Prière pour l’Église

Claude LIBERT 7022 Mesvin

Ce serait bien triste de devoir compter les victimes des camps staliniens, maoïstes ou nazis pour les comparer avec celles de l’Inquisition ou des croisades. De toute façon, ni la religion ni l’athéisme ne se rencontrent à l’état pur. Si Hitler a fait tant de victimes, ce n’était pas pour faire triompher l’athéisme, mais pour réaliser le rêve d’un empire mondial. Si l’Inquisition était si sévère, c’était moins pour la gloire de Dieu que pour l’unité des différents États, le christianisme, à l’époque, servant de ciment. Aujourd’hui, sans doute, se passe-t-on plus facilement des idéologies, qu’elles soient religieuses ou athées, pour faire des victimes. Que d’innocents sacrifiés sur les autels du capitalisme consumériste de l’Occident ! Rappelons que notre système économique ultra libéral, qui nourrit si bien la plupart des Occidentaux, laisse affamés un milliard d’humains. Record battu par rapport à tous les régimes, athées ou religieux. Je vous suggère, à ce propos-là, le livre percutant de Jean Ziegler, La haine de l’Occident. Notez que, lorsque j’ai eu la chance de pouvoir le rencontrer, il m’a confessé qu’à la base de son engagement dans la lutte contre la faim dans le monde, il y avait de profondes convictions chrétiennes. La question de la place de la religion dans les échecs de notre histoire n’est donc pas si simple qu’il y paraît. Les grandes avancées de notre humanité sont cependant souvent dues à des pionniers qui puisaient leur audace à la source de leur foi. Pensez à des Mère Teresa, des Gandhi, des Martin Luther King, des Père Damien, des Sœur Emmanuelle… Par économie de papier, j’arrête ici cette litanie. Et là, pour les critiquer, la chose n’est pas aisée, car il

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demander de l’aide à son voisin. Ce projet peut être mené à bien avec votre aide, c’est une question de sécurité pour cette population qui vit déjà dans des conditions difficiles. Bravo au père Verheylewegen pour son action. (appel 3) Les dons en réponse à ces appels doivent être versés au n° de compte 195-0121281-10 ou I BA N : BE41 1950 1212 8110 B I C : CR EG B E B B du S e r v i c e d’Entraide Tiers -monde, Place de Vannes 20, 7000 Mons, tél. : 065/34.63.70. Les dons devront atteindre le montant minimum de 40 euros pour être fiscalement déductibles. Le M inistère des Finances vient de communiquer la modif ication concernant le monta nt minimum annuel donnant lieu à une déductibilité fiscale.

Intentions de messe Des prêtres d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine nous 7 euros) lesdemandent des intentions de messe, (7 quelles constituent souvent leurs uniques ressources. ATTENTI ON : Voulez-vous bien les verser UNIQUEMENT sur le compte : BE82 1950 1549 0168 BIC : C R E G B E B B ou 19 5 - 015 49 01- 6 8 de “ P r o j e t s Pastoraux ” 20, Place de Vannes, 7000 Mons, et nous les transmettrons. Ces dons versés pour des intentions de messe ne bénéficient pas de l’exonération fiscale.

Seigneur Jésus, nous contemplons Cette Église que nous aimons, avec ses limites et ses richesses, c’est notre Mère. C’est pourquoi nous la respectons, tout en rêvant qu’elle soit toujours plus belle. Aide-nous, Seigneur, à construire une Église où il fait bon vivre, où l’on peut respirer, dire ce que l’on pense. Une Eglise de liberté. Qu’avec toi, Seigneur, nous sachions faire une Église qui accueille au lieu de juger, qui pardonne sans vouloir condamner, qui annonce plutôt que de dénoncer. Une Eglise de miséricorde. Dans cette Église ouverte, Esprit Saint, tu nous donneras l’audace de faire du neuf. Et puis, chacun pourra prier dans sa langue, s’exprimer dans sa culture, et exister avec son histoire. Une Église dont le peuple dira non pas : “Voyez comme ils sont organisés “, mais : “voyez comme ils s’aiment “. Mgr Guy DEROUBAIX (évêque de Saint-Denis + 1996)


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N°3 - 23 janvier 2011

MÉDIAS Dieu ? La parole aux enfants

G

uy Rainotte revient dans la sphère médiatique des outils pédagogiques religieux à destination des enfants et adolescents. On lui doit l’excellent DVD destiné aux ados “Dieu, Ado-naï, Allah et moi”, paru en 2009. Cette fois, c’est aux enfants que l’inspecteur de religion protestante a pensé avec ce documentaire œcuménique, basé sur l’expérience et le témoignage de spécialistes de l’enfance, d’ateliers théologiques.

comment les enfants se posent la question de Dieu. “Il faut développer une sensibilité par rapport aux expressions théologiques des enfants”, suggère-t-elle. “Nous adultes, pouvons apprendre des enfants : c’est une construction réciproque. Ne nous contentons pas de réponses toutes faites ou trop rapides, restons authentiques et sincères. Les enfants ne sentent pas en danger si nous admettons nos doutes…” Autour du concept constructiondéconstruction s’érige une spiritualité en mouvement, faite de questionnement, de représentations de Dieu qui évoluent avec Ce bel outil intéressera tout particulièrele temps. Dans cette perspective, la pédament les catéchistes et enseignants qui gogie de la spiritualité s’appuie sur l’écoute accompagnent les enfants de 4 à 12 ans. attentive des questions de l’enfant, en se Les notes inédites de “Sur Lesse”, jouées au défaisant de son autorité de parole sur piano par Vincent Rouard, qui signe la partil’enfant. Elle les amène à se réapproprier tion musicale du DVD “Dieu ? La parole aux leurs mots et les accompagne dans enfants”, illustraient sur un mode méditatif l’abandon des anciennes représentations et spirituel le nouvel outil de Guy Rainotte par une prise de distance pour en construire présenté le mois dernier à la librairie UOPC de nouvelles. à Bruxelles. Entouré de sa coréalisatrice Ga“Les enfants sont avides de poser des quesbriela Radermacher-De Ridder (inspectrice tions”, observe Marie-Paule Maréchal. “Soupour les cours de religion protestante dans vent les questions les plus fondamentales l’enseignement primaire), de Marie-Paule de l’existence viennent des enfants. Il faut Maréchal (enseignante, animatrice les a ccueillir et ne pa s d’ateliers théologiques Le pédagogue doit être avoir peur de ne pas poupour enfants) et d’Isabelle davantage un passeur de voir y répondre.” C’est ici Fievet (de la Fondation spiritualité qu’un transmetteur qu’intervient la question Pasteur Eugène Bersier – de vérité de la vérité. Un chapitre Meromedia, co-producentier du documentaire y est consacré, pour teur), Guy Rainotte a livré au public les lignes conclure que la recherche de la vérité est de force à l’œuvre dans son DVD. individuelle et collective et que l’une des L’accompagnement des enfants dans leurs réponses à appor ter aux enfants est questionnements prime sur la transmission d’accompagner ce questionnement. Cette d’un savoir a-t-il dit d’entrée de jeu. En quitdynamique révèle que le pédagogue est tant le monde de l’enfance, l’adolescent randavantage un passeur de spiritualité qu’un ge ses boîtes, ses souvenirs, pour avoir accès à transmetteur de vérité. Sa tâche est d’aider la pensée critique. Mais à côté de ces contes les enfants à grandir avec l’envie de pouret légendes qui ont bercé son enfance, il ransuivre leur propre route, faite de questions ge également les textes fondateurs qu’on lui a et de réponses qu’ils ont eux-mêmes choitransmis. sies parmi les multiples chemins de spiriCette délicate question de la transmission, tualité. Gabriela Radermacher l’aborde de manière méthodologique par les témoignages de Bernadette LENNERTS pédagogues qui expliquent face caméra

Bande annonce sur www.cineprodoc.com. DVD vendu par virement ou dans les librairies (liste ci-dessous) au prix de 20 €. Disponible aussi en ligne à 22 € (20 € + 2 € de frais de port). Librairie UOPC, avenue Gustave Demey 1416, 1160 Bruxelles.

CDD, rue de la Linière 14, 1060 Bruxelles. Librairie Siloë, rue des Prémontrés 40, 4000 Liège. CDD, rue du Séminaire 11, 5000 Namur. CDD; rue de Bastogne 46, 6700 Arlon. CDD Siloë, rue des Jésuites 28, 7500 Tournai.

Les ateliers filmés

Les spécialistes interrogés

• Lytta Basset (photo), professeure de théologie pratique, Université de Neufchâtel. • Anton Bucher, professeur de pédagogie religieuse catholique, Université de Salzburg.

>> Infos pratiques

• Elaine Champagne, professeure de théologie pratique, Institut de pastorale des Dominicains à Montréal. • Marie-Laure Durand, responsable de l’animation pastorale, Institut Supérieur de Formation de l’Enseignement Catholique à Montpellier. • Petra Freudenberg-Lötz, professeure de pédagogie religieuse protestante, Université de Kassel. • Richard Mareshal, pédo-psychiatre à Alençon. • Michel Tozzi, professeur émérite des Universités en sciences de l’éducation, Université Montpellier III, Paul Valéry. • Elisabeth Schwarz, responsable du projet de “Philosophie et théologie avec les enfants”, Kirchliche Pädagogische Hochschule à Vienne.

Envie d’un ouvrage, même si nous ne l’avons pas annoncé dans Dimanche? Vous pouvez nous contacter par téléphone au 010/235.900 ou par mail d i man ches er vi ce @cat ho .b e

• Narration, avec Joëlle Besançon, école primaire communale de Jalhay (Belgique). • Communauté de recherche théologique avec Audrey Bigot-Destailleur, école fondamentale Saint-Marie de Tourcoing (France). • Paraboles, avec Odile Theillier, école fondamentale Saint-Joseph de Vendargues (France). • Lettre à Calvin, avec Petra Freudenberger-Lötz (photo) et ses étudiantes et étudiants, école fondamentale de Niederkaufungen (Allemagne). • Dessine-moi Dieu, avec Yolande

Bolsenbroek, école fondamentale communale Clair-Vivre d’Evere (Belgique). • La salle des retables, avec Gilles Remy et sa classe de primaire de l’Institut Saint-Julien-Parnasse à Auderghem (Belgique) dans la salle des retables, aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire du Cinquantenaire à Bruxelles • Des images et des mots, avec MariePaule Maréchal, à l’Église protestante d’Ans-Alleur (Belgique).

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Dimanche Express - 2011 n°3  

NUMÉRO 3 Hebdomadaire du 23 janvier 2011 Chaussée de Bruxelles, 67/2 - 1300 Wavre Tél.010/235.900 - Fax 010/235.908 www.dimanche.be

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