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Rappelons que, dès 1602, sous Albert et Isabelle, l’eau du Maelbeek est amenée, grâce à une vis d’Archimède, dans un réservoir, d’où elle s’écoule lentement vers le Palais du Coudenberg, grâce à des tuyaux en bois et en plomb, où elle sert à tous les usages ménagers et domestiques. Vers 1480, le seigneur dit d’Eggevoorde est le propriétaire d’un immense domaine compris entre la chaussée de Wavre, la chaussée d’Etterbeek, la place Jourdan et une partie d’Ixelles, bien plus étendu que l’actuel Parc Léopold. Il y fait construire un pavillon de pêche qui s’agrandit et devient le manoir et ensuite le « château » d’Eggevoord. Dans ses caves inondées, il garde en permanence une réserve de poissons qui sert à réalimenter les étangs (pour les pêcheurs).

C’est à cet endroit que le Maelbeek se réduit à un ruisseau et que les voyageurs ont la possibilité de le traverser à pied … et de faire une halte bien méritée. Aujourd’hui, la Tour d’Eggevoord constitue le dernier vestige de cette époque glorieuse. Elle abrite la réserve de matériel d’une équipe de jardiniers de la Ville de Bruxelles, chargée de l’entretien du parc Léopold, de l’étang, des chemins, des arbres, etc … Mentionnons encore que, après le bombardement de Bruxelles par le Maréchal de Villeroy, en 1695, les briques ayant servies à reconstruire les édifices bruxellois, ont été préparées et cuites à Etterbeek.

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