Issuu on Google+

Bibliographie sélective La Russie Romans Le livre du bonheur [Texte imprimé] : roman / Nina Berberova ; trad. du russe par Cécile Térouanne. - Arles : Actes sud, 1996. - 277 p. : couv. ill. ; 19 cm Une jeunesse heureuse à Saint-Pétersbourg avant la Révolution, la vie difficile des exilés russes en France, puis l'apprentissage d'un certain bonheur. En 1923, à Paris, le suicide d'un violoniste issu de la grande bourgeoisie juive de Saint-Pétersbourg provoque chez Véra, jeune femme qui fut son amie d'enfance, une vive agitation de la mémoire. A partir de là, alternant les images du passé avec la relation du présent, Nina Berbérova raconte la vie, les épreuves, les émois de Véra, depuis l'enfance jusqu'à ce jour où elle rencontre enfin le bonheur qu'elle avait décidé de conquérir à tout prix. On trouve dans " le Livre du bonheur " l'expression d'une effervescence amoureuse qui, dans les autres romans de Nina Berbérova , est souvent traitée par la litote et l'allusion. C'est pourquoi ce livre constitue un document précieux pour la connaissance de la romancière et de son œuvre. R BER La Souveraine [Texte imprimé] : roman / Nina Berberova ; trad. du russe par Cécile Térouanne. - Arles : Actes Sud, 1994. - 156 p. : couv. ill. en coul. ; 19 cm. Sacha sentit soudain qu'il était seul et cette découverte le troubla. Ce n'était pas cette "fière solitude", livresque et sans âme, dont il lui arrivait parfois de rêver. Solitude sans fierté, solitude sans grandeur (...), il se sentait pareil à une ombre délaissée de tous, malheureuse et triste. " Jeune émigré russe des années vingt, Sacha vit à Paris avec Ivan, son frère aîné. Ses proches, tous fiancés, lui font sentir toute la pesanteur de sa solitude. Subissant le bonheur indécent de ceux qui l'entourent, il se sent plus que jamais exclu du manège amoureux. Du moins jusqu'à cette nuit passée avec une femme de haute condition. Une simple nuit qui suffit à bouleverser sa façon d'être. Mais cette nuit, loin de lui permettre de se retrouver, menace au contraire de l'isoler davantage et de lui faire connaître le sentiment définitif d'un échec fatal. R BER Les frères Karamazov [Texte imprimé] / Fédor Dostoievski ; trad. du russe Elisabeth Guertik ; préf. Nicolas Berdiaeff ; trad. du russe comment. Georges Philippenko. - Paris : LGF, 1994. - 918 p. ; 18 x 11 cm. - (Le Livre de poche, 0248-3653 ; 4626. Classiques de poche , 1144-7877 / Michel Simonin) L'odieux Féodor Karamazov est assassiné. De ses trois fils - Dimitri le débauché , Ivan le savant et l'ange Aliocha - tous ont pu le tuer, tous ont au moins désiré sa mort. Drame familial, drame de la conscience humaine, interrogations sur la raison d'être de l'homme, tableau de la misère, de l'orgueil, de l'innocence, de la Russie au lendemain des réformes de 1860, orgies , miracles, la richesse de ce roman de Dostoïevski, son dernier et considéré comme son chefd'oeuvre ne sera jamais épuisée. Le génie de Dostoïevski est à ce point divers que Nabokov a même osé écrire : " N' oublions jamais que Dostoïevski est avant tout un auteur de romans policiers... un maître du suspens." R DOS Le bibliothécaire [Texte imprimé] : roman / Mikhaïl Elizarov ; traduit du russe par Françoise Mancip-Renaudie. - Paris : Calmann-Lévy, impr. 2010 (18-Saint-Amand-Montrond : Impr. CPI Bussière). - 383 p. : couv. ill. ; 23 cm. (Interstices) Quand Alexeï Viazintsev, dit Aliochka, part régler la succession de son oncle dans une petite ville des confins de la Russie, il ignore qu’il va se retrouver en plein milieu d’un sanglant conflit souterrain autour de l’écrivain Gromov, un plumitif oublié de l’Union soviétique. À son arrivée en ces lieux étrangers, en effet, on lui apprend que les textes de Gromov ont certaines propriétés mystiques dès lors qu’on les lit et relit régulièrement, et que ses lecteurs sont prêts à se battre jusqu’à la mort pour les posséder. C’est un récit où se heurtent la caricature d’une société défunte et l’attachement à des racines culturelles souvent inventées ou arrangées. Un récit qui sonne tout autant le glas de l’homo sovieticus qu’elle le condamne à renaître en se réinventant, en se réécrivant. Une fable sur le temps perdu, la nostalgie trompeuse et la barbarie du présent. R ELI Le retour de Bouddha [Texte imprimé] / Gaïto Ivanovitch Gazdanov ; trad. du russe Chantal Le Brun-Keris. - Paris : V. Hamy, 2002. - 256 p. Le narrateur s'est lié avec un vieux clochard qui, grâce à une héritage inattendu, devient très riche. Les deux hommes se retrouvent régulièrement jusqu'au jour où le viel homme est retrouvé assassiné. Le

-1-


narrateur est arrêté, mais une statue de Bouddha permettra de découvrir le véritable meurtrier. Des personnages "extravagants" qui prolongent le théâtre presque irréel du monde de Gazdanov. R GAZ La Chemise [Texte imprimé] / Evguéni Grichkovets ; trad. du russe par Joëlle RocheParfenov. - Paris : Actes Sud, 2007. - 267 p. ; 22 cm. - (Lettres russes) Lors de sa parution en Russie, en 2005, ce livre fut un événement. Tout spécialement à Moscou, mégapole en proie à un mouvement perpétuel dans laquelle nous entraîne le monologue haletant du jeune narrateur, au cours de quelque chose qui s'apparenterait tout à la fois à une expédition dans la jungle des villes et à une quête du Graal. L'argument est simple : un jeune architecte, installé dans la capitale, part de bon matin chercher son meilleur ami qui arrive de province en avion. Il tombe en panne au retour, en pleine ville, et doit trouver le moyen d'aller à ses rendez-vous de chantier, obsédé au fur et à mesure de la progression de la journée par l'état de sa chemise alors qu'il doit revoir la Dame de ses pensées. Une atmosphère étrange s'installe quand notre architecte commence à se rendre compte qu'il est pris en filature ou quand, en rêve, il bascule, et nous avec, dans une guerre ou une tempête en mer... Ce roman vaut par le rendu palpable de l'énergie que dégage la ville, par la description du mal de vivre de son héros, qui oscille entre la "personne de trop " de la littérature russe et l'amoureux platonique façon Alexandre Blok, le grand poète du début du XXe siècle. Une façon de retrouver sous la couche de vernis de la modernité quelque chose de la russité... R GRI Rachel [Texte imprimé] / Andreï Valerievitch Guelassimov ; trad. du russe par Joëlle Dublanchet. - Paris : Actes Sud, 2010. - 377 p. ; 22 cm Un professeur se remémore sa vie, rythmée par trois mariages. Trois femmes, trois époques de sa vie, trois versions de lui-même et trois plans dans cet ambitieux roman qui tresse références bibliques, histoire et drame familial. Le retour très attendu de l'auteur de "La Soif". R GUE

Le testament français [Texte imprimé] / Andreï Makine. - [Paris] : Gallimard, 1997 (18-SaintAmand-Montrond : Impr. Bussière). - 342 p. : couv. ill. en coul. ; 18 cm. - (Collection Folio ; 2934) Prix Goncourt et Médicis 1995. "Je me souvenais qu'un jour, dans une plaisanterie san gaîté, Charlotte m'avait dit qu'après tous ses voyages à travers l'immense Russie, venir à pied jusqu'en France n'aurait pour elle rien d'impossible. Au début, pendant de longs mois de misère et d'errances, mon rêve fou ressemblerait de près à cette bravade. J'imaginerais une femme vêtue de noir qui, aux toutes premières heures d'une matinée d'hiver sombre, entrerait dans une petite ville frontalière.R MAK Lolita [Texte imprimé] : roman / Vladimir Nabokov ; nouv. trad. de l'anglais (Etats-Unis) par Maurice Couturier. - [Paris] : Gallimard, 2008 (27-Mesnil-sur-l'Estrée : Impr. Firmin-Didot). - 467 p. : jaquette ill. ; 21 cm. (Du monde entier) Ainsi donc, aucun de nous deux n'est en vie au moment où le lecteur ouvre ce livre. Mais tant que le sang continue de battre dans cette main qui tient la plume, tu appartiens autant que moi à la bienheureuse matière, et je puis encore t'interpeller d'ici jusqu'en Alaska. Sois fidèle à ton Dick. Ne laisse aucun autre type te toucher. N'adresse pas la parole aux inconnus. J'espère que tu aimeras ton bébé. J'espère que ce sera un garçon. J'espère que ton mari d'opérette te traitera toujours bien, parce que autrement mon spectre viendra s'en prendre à lui, comme une fumée noire, comme un colosse dément, pour le déchiqueter jusqu'au moindre nerf. R NAB

-2-


De joyeuses funérailles [Texte imprimé] : roman / Ludmila Oulitskaïa ; trad. du russe par Sophie Benech. - Paris : Gallimard, 1997. - 166 p. ; 21 cm Il faisait une chaleur torride, cent cour cent d'humidités.On aurait dit que l'énorme ville tout entière, avec ses immeubles inhumains, ses parcs magnifiques, ses gens et ses chiens multicolores, était parvenue à la limite de la phase solide - encore un peu, et les êtres à demi liquéfiés allaient se mettre à flotter dans l'air transformés en bouillon. " C'est dans son loft d'artiste à Manhattan, dans une ville écrasée de chaleur, qu'Alik, peintre juif russe émigré, va mourir. Et il n'est pas de mort annoncée qui ne soit aussi drôle et, paradoxalement, un tel hymne à la vie que celle d'Alik. Entouré de sa femme Nina et de ses anciennes maîtresses, l'agonisant souhaite que la fête continue, alors que Nina ne pense qu'à sauver son âme. Un prêtre orthodoxe et un rabbin vont ainsi se succéder au chevet du mourant, et leur rencontre est le point d'orgue, d'une drôlerie irrésistible, de ces funérailles pas tout à fait ordinaires. Dans un vrai tour de force romanesque, Oulitskaïa nous prouve ainsi que les interrogations métaphysiques sur la mort et l'appartenance religieuse ne sont pas, en littérature, incompatibles avec l'humour. R OUL Sonietchka [Texte imprimé] : roman / Ludmila Oulitskaïa ; trad. du russe par Sophie Benech. - Paris : Gallimard, 1996. - 116 p. ; 19 cm. - (Du monde entier) . - Sonia n'espérait plus se marier et pourtant le miracle se produit. Il n'est pas beau, elle non plus, leur vie n'aura rien d'un conte de fées mais pour elle c'est le bonheur. Depuis toujours, Sonia puise son bonheur dans la lecture et la solitude. C'est dans une bibliothèque que, à sa grande surprise, Robert, un peintre plus âgé qu'elle, qui a beaoucoup voyagé en Europe et connu les camps, la demande en mariage. Avec Robert et, bientôt, leur fille Tania, Sonia n'est plus seule, elle lit moins, mais malgré les difficultés matérielles de l' après-guerre, elle cultive toujours le même bonheur limpide, très légèrement distant et ironique. Des années plus tard, Tania introduit à la maison son amie polonaise Jasia , fille de déportés, mythomane, fantasque, aussi jolie que Tania est laide , et goûtant, comme elle , aux jeux amoureux. Jasia devient la maîtresse de Robert. Malgré son chagrin, Sonia est toujours heureuse. Robert meurt. Tania et Jasia s'en vont à leur tour, Sonia se retrouve seule, elle se remet à lire. Elle irradie toujours du même bonheur résolument paisible et mystérieux. Il n'est pas, dans la littérature, de personnage féminin qui soit moins héroïque ni plus lumineux, plus pur, que la Sonietchka de Ludmila Oulitskaïa. L'auteur, connue aussi pour ses pièces de théâtre et ses films, vit à Moscou. R OUL La petite fille de l'hôtel Métropole [Texte imprimé] / Ludmila Petrouchevskaïa ; traduit du russe par Macha Zonina et Jean-Pierre Thibaudat. - [Paris] : C. Bourgois, DL 2009 (27Mesnil-sur-l'Estrée : Impr. Firmin-Didot). - 177 p. : couv. ill. en coul. ; 20 cm Dramaturge et nouvelliste, Ludmila Petrouchevskaïa revient sur son enfance marquée par la guerre à l'époque stalinienne, lorsqu'elle hantait les couloirs de l'hôtel Métropole ; son adolescence dans un appartement communautaire après la disparition de sa mère ; sa vie d'étudiante et son départ pour un chantier communiste dans les steppes du Kazakhstan. Elle se remémore sa grand-mère, dont le poète Vladimir Maïakovski était amoureux, sa grandtante, amante du chef d'État Mikhaïl Kalinine, son grand-père, un des fondateurs du Cercle linguistique de Moscou. Revisitant les fragments vécus mais profondément romanesques de cette saga familiale, Ludmila Petrouchevskaïa dresse un panorama aussi tendre que percutant de la grande histoire russe du xxe siècle. R PET Unna [Texte imprimé] / Youri Rytkhéou ; roman trad. du russe par Yves Gauthier. - Arles : Actes sud, 2000. - 255 p. ; 22 cm. - (Aventure) La carrière d'Unna, petite fille de la toundra tchouktche, est tout bonnement exemplaire. Précocement russifiée, sédentarisée et convertie aux valeurs soviétiques, elle s'arrache sans regret à son milieu d'origine, affirme ses qualités de militante, poursuit une impétueuse ascension vers la députation. Hélas, quelques faiblesses se manifestent lorsque, jeune femme, elle croise le chemin d'un violoncelliste juif, et se laisse prendre à des illusions individualistes : les fiançailles, la maternité. Alors le vent tourne pour Unna, ou plutôt contre elle, et sévèrement... A travers la vie d'Unna, Youri Rytkhéou exprime avec force et émotion le destin si précaire des Tchouktches, petite ethnie arctique soumise, particulièrement dans les années soixante et soixante-dix, à un inexorable processus d'acculturation. La fiction, dans ce livre, condense magnifiquement l'histoire collective, et tente de faire obstacle à la dépersonnalisation de tout un peuple. R RYT Deux récits de guerre [Texte imprimé] / Alexandre Soljénitsyne ; trad. du russe par Nikita Struve. - Paris : Fayard, 2000. - 181 p. ; 22 cm££ Chef de batterie durant le dernier conflit mondial, le prix Nobel de littérature narre deux épisodes guerriers auxquels il participa, l'un en Prusse orientale, l'autre en Russie centrale, et qui sont pour lui l'occasion d'exalter le pur patriotisme des officiers de terrain, la bravoure des soldats russes, mais aussi de stigmatiser

-3-


la veulerie du personnel politique, l'ignorance des états-majors et la détresse des populations civiles. Des pages d'anthologie dignes des grandes scènes d'Août. R SOL Une journée d'Ivan Denissovitch / Alexandre Soljénitsyne ; trad. du russe par Lucia et Jean Cathala. - Paris : Robert Laffont, 2007. - 227 p. ; 19 cm Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s'adapte pour survivre avec dignité dans un univers inhumain. Avec Une journée d'Ivan Denissovitch, Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d'une victime parmi d'autres du système concentrationnaire soviétique. Au fil de cette journée, c'est toute l'horreur de ce monde " hors la vie" qui nous saute au visage, mais c'est aussi et surtout la résistance d'un homme face à la terrible enreprise de dépersonnalisation du Goulag. R SOL La glace [Texte imprimé] / Vladimir Sorokine ; trad. du russe par Bernard Kreise. - Paris : éd. de l'Olivier, 2005 (27-Mesnil-sur-l'Estrée : Impr. Firmin-Didot). - 312 p. : couv. ill. en coul., jaquette ill. en coul. ; 22 cm Dans les rues de Moscou une secte mystérieuse enlève des hommes et des femmes. Son but ? Exterminer l'humanité corrompue par le sexe et la violence, et reconstituer une assemblée d'élus. Les victimes sont kidnappées, ligotées et frappées en pleine cage thoracique par un marteau de glace. Seuls les " élus " survivent. Ils sont alors accueillis par la communauté qui les initie à la langue du coeur. La Glace relate la quête désespérée d'un paradis perdu. Violent, énigmatique, ce roman, qui mêle plusieurs genres fantastique, policier, satirique, picaresque -, est la critique féroce d'une époque où le sacré semble avoir disparu. R SOR Roman [Texte imprimé] / Vladimir Sorokine ; traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard. Lagrasse : Verdier, impr. 2010 (61-Lonrai : Normandie roto impr.). - 591 p. ; 22 cm. (Poustiaki) Le roman de Vladimir Sorokine s'ouvre sur des pages marquées au coin de la grande littérature russe du XIXe siècle. Au fil du récit et de l'action, l'auteur revisite, tour à tour, Pouchkine, Tolstoï, Tourgueniev et bien d'autres. La Russie des profondeurs, intemporelle, apparaît riche, chaleureuse, drôle, émouvante, aimant le bon boire et le bien manger. La maestria de Sorokine est ici éblouissante. Mais imperceptiblement le tableau se déconstruit et emporte brutalement le héros vers un destin contemporain et un dénouement stupéfiant qui laisse le lecteur effaré. Connu dans les milieux non-conformistes depuis la fin des années soixante-dix, Vladimir Sorokine devient un écrivain russe majeur après l'effondrement de l'Union soviétique. Ses romans, nouvelles, récits et pièces de théâtre sont de véritables événements, suscitant louanges, critiques acerbes, contestations, indignation. Ecrit dans les années 19851989, Roman est un des chefs-d’œuvre de l'auteur. R SOR Au diable Vauvert [Texte imprimé]suivi de Alatyr : récits / Evgueni Zamiatine ; introduction, notes et traduction par Jean-Baptiste Godon. - Lagrasse : Verdier, impr. 2005 (61-Lonrai : Normandie roto impr.). - 185 p. ; 22 cm. - (Poustiaki, 1770-2917) Les deux récits présentés ici, Au diable vauvert (1914) et Alatyr (1915), offrent le tableau d'une Russie provinciale, burlesque et colorée, à la veille du cataclysme de la Première Guerre mondiale pour l'un, et de l'apocalypse révolutionnaire pour l'autre. Historiquement daté - les allusions à l'Alliance franco-russe permettent d'en situer l'action entre 1892 et 1914 -, Au diable vauvert est dépourvu d'indications topographiques précises. Il évoque le quotidien d'un détachement militaire quelque part aux environs de la frontière chinoise, du côté de la mer du Japon, en un lieu accessible uniquement par la mer. La Censure devait interpréter ce récit comme une " image profondément insultante des officiers russes ". Alatyr, ville inventée dont le nom est aussi celui de la pierre légendaire des contes russes, vient compléter l'exploration imaginaire de l'ancienne Russie effectuée par l'auteur. Paradis originel qui, bien souvent, s'apparente à un enfer, la cité d'Alatyr est peuplée de bêtes craintives ou sauvages. La Censure reprochera à Zamiatine d'y avoir campé des personnages " qui n'ont pas figure humaine ". R ZAM

-4-


Romans policiers Le Gambit turc [Texte imprimé] / Boris Akounine ; traduit du russe par Irène Sokologorsky. Paris : 10/18, 2003. - 302 p. ; 18 cm. - (Grands Détectives) 1877. La guerre fait rage entre la Russie et l' Empire ottoman. Pour le tsar Alexandre II, l'enjeu du conflit est majeur : l'accès direct de sa flotte de guerre à la Méditerranée. Nous retrouvons Eraste Pétrovitch Fandorine, détective du tsar, sur le front, où il croise une intrépide jeune femme, Varvara Souvorova, féministe avant l'heure, venue rejoindre son fiancé, engagé volontaire et employé à l'état-major de l'armée russe comme officier du chiffre. Le jour de leur arrivée dans le camp provisoire, un ordre du haut état-major est mystérieusement modifié, permettant à l'adversaire de réorganiser ses forces . Qui a donc trafiqué le télégramme chiffré ? Les soupçons pèsent sur le fiancé de Varvara, qui ne tarde pas à être mis aux arrêts. Fandorine n'est cependant pas convaincu de sa culpabilité. A lui de le prouver... " C'est écrit avec une élégante rapidité et une imparable efficacité, du Alexandre Dumas revu et visité par Rouletabille [...]. Un récit trépidant qui, de coup de théâtre en coup de théâtre, laisse le lecteur pantelant face à une ultime déflagration."RP AKO Le requiem [Texte imprimé] : Accorde-lui, Seigneur, le repos éternel, / Alexandra Marinina ; trad. du russe par Galia Ackerman et Pierre Lorrain. - Paris : Éd. du Seuil, DL 2010 (61Lonrai : Normandie roto impr.). - 291 p. : couv. ill. en coul. ; 23 cm. - (Seuil policiers) Affectée à un service de police analytique, l'inspectrice Anastasia Kamenskaïa a la nostalgie des enquêtes qu'elle menait à la Criminelle de Moscou. Or voilà que l'occasion se présente de étudiant à l'école de la milice. Nastia a tôt fait de découvrir que Lera, la jeune amie de la victime, vit avec son grand-père, un repris de justice condamné dix ans plus tôt pour le meurtre de son propre fils et de sa belle-fille, un célèbre couple de compositeurs de variétés. Quel est le secret de Lera? D'où vient le solitaire hors de prix qu'elle porte au doigt? Pourquoi protège-telle Igor, chanteur à la mode, beau et ténébreux, qui a repris les tubes de son père? Nastia a la conviction que le meurtre des parents de Lera est lié à celui du jeune milicien, mais encore faudrait-il pouvoir le démontrer. RP MAR L'illusion du péché [Texte imprimé] : roman / Alexandra Marinina ; traduit du russe par Galia Ackerman et Pierre Lorrain. - Paris : Editions du Seuil, 2007. - 407 p. ; 23 cm Katia Aniskovets est un jour retrouvée assassinée dans son appartement. Cambriolage qui a mal tourné ? L'hypothèse est envisagée, mais rien n'ayant disparu du domicile de la vieille dame, l'enquête s'annonce difficile pour Nastia Kamenskaïa, de la Criminelle de Moscou. Peu à peu, il apparaît que la victime protégeait les secrets d'alcôve de personnalités haut placées. Plus inquiétant, elle aurait eu des liens avec une Galina Terekhina qui a jeté ses enfants par la fenêtre du neuvième étage avant de sauter. Tous ont survécu, mais sont restés invalides. Plus étrange encore, on découvre la présence d'un certain Ajax, auquel s'intéresse le contreespionnage, et d'un mystérieux " oncle Sacha ", qui veille sur les enfants de Galina. Ancienne criminologue de la Petrovka, Alexandra Marinina est l'auteur de nombreux romans policiers, dont La Liste noire, Je suis mort hier et Ne gênez pas le bourreau, publiés dans cette même collection. RP MAR Costume d'Arlequin [Texte imprimé] / Léonid Youzefovitch ; trad. du russe Valérie Dariot. Montricher (Suisse) : Noir sur blanc, 2005. - 268 p. Premier tome d'une trilogie de romans policiers historiques dont le héros Ivan Poutiline, chef de la sureté de Saint-Pétersbourg durant la seconde moitié du XIXe siècle, a réellement existé. Ivan Poutiline prend sa retraite et engage un écrivain pour rédiger ses mémoires. Il revient sur le meurtre mystérieux, en 1871, du prince von Arensberg, attaché militaire à l'ambassade d'Autriche. RP YOU 1

-5-


La maison de rendez-vous [Texte imprimé] / Léonid Youzefovitch. - Lausanne (Suisse) : Noir sur blanc, 2006. - 293 p. ; 24 cm Second tome de la trilogie ayant pour héros Ivan Poutiline, chef de la sûreté de SaintPétersbourg après "Le costume d'Arlequin". Le héros a engagé un écrivain pour rédiger ses mémoires et il lui raconte comment il résolut l'énigme du meurtre de son voisin Iakov Koukoliev retrouvé empoisonné dans une maison de rendez-vous appelée l'Arcadie. Une enquête d'Ivan Poutiline ; RP YOU 2

Le Prince des Vents : une enquête d'Ivan D. Poutiline [Texte imprimé] / Leonid Youzefovitch trad. du russe par Valérie Dariot. - Paris : éd Noir sur Blanc, 2007. - 317 p. ; 24 cm Le prince de Mongolie, Naïdan-van, appartient à l'entourage de l'ambassadeur de Chine à Saint-Pétersbourg. Converti au christianisme, il se prépare, tel Faust, à vendre son âme au diable. Le prince est alors assassiné. Peu de temps après, l'écrivain Kamenski, auteur de romans populaires, trouve la mort dans des circonstances similaires. L'écrivain Ivan Tourgueniev est considéré comme suspect. Ivan Poutiline, fin limier à l'ancienne, mène une enquête minutieuse, qui le conduit à s'intéresser notamment à des sectes criminelles s'adonnant à la magie... L'intrigue se déroule simultanément dans deux pays et à deux périodes historiques distinctes, Saint-Pétersbourg en 1870 et la Mongolie en 1913, au début de la guerre d'indépendance contre la Chine. L'auteur, un des maîtres du roman policier historique, excelle à nous faire revivre le contexte de l'époque. Le Prince des vents a reçu le prix du Best-Seller national en Russie en 2001. Il est considéré comme le meilleur thriller écrit en Russie. Une enquête d'Ivan D. Poutiline ; RP YOU 3

Nouvelles Nouvelles de Pétersbourg [Texte imprimé] / Nicolas Gogol ; éd. Jean-Louis Backès, Sylvie Thorel-Cailleteau ; trad. du russe Jean-Louis Backès, Bernard Kreise, Vladimir Volkoff. - Paris : LGF, 1998. - 380 p. ; 18 x 11 cm Cinq nouvelles écrites vers 1835 qui décrivent la vie d'une ville brumeuse et maléfique dont la trouble beauté n'est qu'une apparence qu'il convient de traverser pour accéder à une réalité insoupçonnée. Gogol n'a jamais conçu les " nouvelles de Pétersbourg " comme un projet global qu'il aurait réalisé chapitre après chapitre. Le titre, d'ailleurs, n'a été inventé qu'après sa mort, par des éditeurs. Saint-Pétersbourg n'est pas pour lui l'objet d'une étude systématique, mais l'occasion de voyages fantastiques, au sens le plus large du terme. C'est la ville des rencontres inopinées. Chacun peut y tomber sur des voleurs sur un tableau énigmatique sur deux chiens qui parlent ou encore... sur son propre nez, déguisé en conseiller d'Etat. De même que les héros de " La Perspective Nevski " suivent chacun une inconnue qui passe, de même Gogol s'empare d'une idée et se laisse mener par elle, dans le labyrinthe des surprises cocasses, des déceptions, des épouvantes, de la folie, de la damnation. Traduire Gogol est un bonheur et une difficile épreuve. Car il s'agit d'un écrivain qui joue de tous les styles, depuis la banale grandiloquence jusqu'au débraillé, chaotique, multipliant les surprises et les inventions, suggérant des intonations ronflantes ou sarcastiques. N GOL Fox Mulder a une tête de cochon [Texte imprimé] : et autres nouvelles / Andreï Guelassimov ; trad. du russe Joëlle Dublanchet. - Arles (Bouches-du-Rhône) : Actes Sud, 2005. - 188 p. ; 22 x 12 cm. - (Lettres russes / Michel Parfenov) Publiées en Russie avant "La soif", ces cinq nouvelles montrent la Russie d'aujourd'hui, ses écoles, ses banlieues à travers le regard de personnages rugueux mais qui cachent une certaine humanité. Les autres titres contenus sont : Accomplis ce miracle, Seigneur ; Jeanne ; Grand-mère par adoption ; L'âge tendre. N GUE

Le marque-page [Texte imprimé] : nouvelles / Sigismund Krzyzanowski ; trad. du russe par Catherine Perrel et Elena Rolland-Maïski ; introd. d'Hélène Châtelain. - Lagrasse : Verdier, 1992 (21-Quétigny : Impr. Darantière). - 159 p. ; 22 cm. - (Slovo)

-6-


Les récits fantastiques de ce premier recueil, écrits entre 1926 et 1939, ouvrent un monde fascinant au sein duquel métaphores, allégories, contes et paraboles, interrogent un temps où l’absurde a fait brutalement irruption. N KRY La Vénitienne : et autres nouvelles ; (précédé de) Le Rire et les rêves ; (et de) Bois laqué [Texte imprimé] / Vladimir Nabokov ; trad. du russe de Bernard Kreise ; trad. de l'anglais, établissement du texte et avant-propos de Gilles Barbedette. - : Gallimard, 1990 (18-SaintAmand : Impr. Bussière). - 207 p. ; 21 cm. - (Du monde entier) Ce recueil réunit les premiers textes de prose écrits en anglais par l'auteur de " Lolita " mais également des nouvelles russes restées inédites ou bien n'ayant pas refait surface depuis leur publication, au début des années vingt, dans différents journaux émigrés de Berlin. Dans ces nouvelles, il flotte un air de nostalgie et de haute poésie et comme la prémonition que le rire et le lyrisme désenchanté sont les grandes figures de style d'une littérature de l'exil; Les protagonistes sont pour la plupart des artistes ou de jeunes expatriés, partagés entre plusieurs lieux de résidence, Berlin, l'Angleterre, Zermatt , un port du sud de la France ou bien les anciens domaines d'une enfance russe. Invariablement, la mémoire , sinon son reflet poétique, apaise comme un baume réparateur les plaies encore ouvertes de l'expatriation. N NAB Les sujets de notre tsar [Texte imprimé] : nouvelles / Ludmila Oulitskaïa ; traduit du russe par Sophie Benech. - [Paris] : Gallimard, DL 2010 (61-Lonrai : Normandie roto impr.). - 428 p. : jaquette ill. en coul. ; 21 cm. - (Du monde entier) En trente-sept nouvelles de longueur et d'inspiration extrêmement diverses, Ludmila Oulitskaïa nous prouve une fois de plus son immense talent et sa prédilection pour la forme courte. Comme dans Mensonges de femmes (Gallimard, 2007), Génia, sorte de double romanesque de l'auteur russe, apparaît comme personnage récurrent et nous sert en quelque sorte de fil d'Ariane. Parmi les histoires rassemblées ici, toutes d'une grande qualité, certaines sont particulièrement originales, par exemple " Ménage à trois ", dont l'action se situe à la fin des années trente, pendant la " Grande Terreur ". Oulitskaïa, avec une économie de moyens remarquable, parvient à raconter des destins brisés et à nous livrer une vision poignante de l'histoire russe. Dans " Une terrible aventure de voyage ", la narratrice se transforme en Schéhérazade dans un train entre Tbilissi et Moscou, tandis que " La beauté du corps " nous fait connaître Tania, malheureuse d'être entourée d'hommes qui sont éblouis par sa beauté et ne voient pas son âme - jusqu'à sa rencontre avec un homme aveugle. Qu'elles soient sombres ou lumineuses, violentes ou sentimentales, ces nouvelles témoignent d'une grande tendresse pour l'être humain et ses faiblesses. Les sujets de notre tsar est sans aucun doute l'oeuvre d'un écrivain en pleine possession de ses moyens. N OUL

Bilingue Contes d'Odessa = Odesskie rasskazy [Texte imprimé] / Isaac Babel ; trad. du russe Adèle Bloch, révisée par Simone Sentz-Michel ; avant-propos de Robert André. - Paris : Gallimard, 1999. - 135 p.- pl. : ill. en nb. ; 18 x 11 cm. - (Folio bilingue, 1151-9495 ; 85) Ed. bilingue Publiés en 1931, la plupart de ces contes sont autobiographiques et évoquent l'enfance turbulente de l'auteur, déjà mêlé aux plus féroces remous de la vie politique russe, les pogroms. 891.7 BAL

Un héros de notre temps [Texte imprimé] / Mikhaïl Lermontov ; présentation , traduction, notes, dossier, chronologie, bibliographie par Déborah Lévy-Bertherat. - Paris : Flammarion, 2003. - 431 p. ; 18 x 11 cm. - (GF, 0768-0465 ; 1077. Bilingue) Ed. bilingue français-russe Roman psychologique de Lermontov (1814-1841) retraçant le destin de Petchorine, un jeune militaire russe, envoyé dans la région du Caucase. Le récit est composé de points de vue différents et du journal du héros. Avec un dossier sur l'auteur et son oeuvre en fin d'ouvrage. 891.7 LER Ici, près de la terre [Texte imprimé] : nouvelles contemporaines de Sibérie orientale. - éd. bilingue. - Thonon-les-Bains : Alidades ; [S.l.] : Eurcasia, 2001 (05-Gap : Impr. Louis-Jean). 205 p. : couv. ill. en coul. ; 22 cm. - (Petite bibliothèque russe) Ed. bilingue français-russe. À travers huit nouvelles contemporaines ce recueil propose un parcours dans une littérature qui nous est souvent mal connue. De toutes ces nouvelles, il n'en est qu'une d'où la nature soit absente ; partout ailleurs elle tient le rôle d'un personnage à part entière, voire du personnage central. Le jaillissement du printemps, symbole de

-7-


la vie, est le terme que veut atteindre dans L'ultime requête (Vampilov) un vieillard octogénaire dont les jours sont comptés ; la taïga dans Une histoire d'orpailleur (Machkine) est plus que le cadre anecdotique d'un parcours initiatique ; elle apparaît, dans son opposition aux séductions urbaines comme la matrice ambiguë de cet alliage indestructible de richesse et de misère, de grandeur et de petitesse brutale que l'auteur sait rendre avec une acyuité et une vivacité qui relèvent de la description d'objet. Le Baïkal de Rêve ou réalité (Baïborodine) révèle l'homme à lui-même, minuscule et pitoyable sur l'étendue glacée, mais en ressortant transfiguré et apaisé. 891.7 NOU Arap Pietra Vielikogo = Le nègre de Pierre Le Grand [Texte imprimé] / Alexandre Pouchkine ; trad. du russe, présentation et notes de Michel Niqueux ; commentaires linguistiques de Rémi Camus. - Paris : Ed. Librairie du globe, 2000. - 159 p. ; 21 cm.. - (Collection Péréval). 891.7 POU

La montre [Texte imprimé] / Ivan Tourgueniev ; trad. du russe et annoté par Edith Scherrer. - Paris : Gallimard, 2005. (Folio bilingue ; 128) Edition bilingue russe-français. Alexis, le narrateur, reçoit en cadeau une montre en argent. Ravi, il l'exhibe devant son cousin David qui, par envie ou jalousie, la pousse à s'en débarasser. Il lui donne alors à un jeune mendiant, puis, pris de remords, essaie de la récupérer...Passant de main en main, la montre bouleverse la vie des deux cousins et met à l'épreuve la solidité de leurs liens. 891.7 TOU

Théâtre Le secret perdu à jamais du camembert russe : pièce en quatre tableaux [Texte imprimé] / Ksénia Dragounskaïa ; trad. du russe par Hélène Henry. - Besançon : Les solitaires intempestifs, 2001. - 54 p. ; 20 cm.. - (Bleu) Un article de débutant, c'est sûr, mais on sentait déjà une maîtrise , un don journalistique absolument hors du commun. Il exposait que le secret de la fabrication du camembert russe avait été tout bonnement perdu. Et moi, figure-toi, ce qui m'avait plu, c'était justement cette audace. Tout le monde tourne autour du pot : ah oui... le camembert russe... Ksénia Dragounskaïa, née en 1965 à Moscou, a écrit 15 pièces, dont 4 pour le jeune public qui ont toutes été montées par des Théâtres d'Etat dans plusieurs villes de Russie, d' Ukraine et de Moldavie. " L'homme est le frère de la femme " a reçu de la Fondation Russe pour la Dramaturgie contemporaine le Prix 1995 de la " meilleure pièce portant sur la Russie contemporaine " et Pièce rouquine , le Prix 1999 de la " meilleure pièce pour le jeune public. " T DRA Hiver [Texte imprimé] / Evguéni Grichkovets ; trad. du russe par Tania Moguilevskaia & Gilles Morel. - Besançon : Les solitaires intempestifs, 2001. - 67 p. ; 20 cm.. - (Bleu) Dans les films sur les explorateurs du pôle Nord, chaque fois quand le héros, il est en train de geler à mort, il dit qu'il se sent bien, que tout est tellement paisible..; Peut-être que ça sera pour l'étape suivante parce que, pour l'instant, c'est pas super... pour le moment, c'est pas terrible. T GRI

-8-


La Cerisaie [Texte imprimé] / Anton Tchekhov ; trad. du russe Jean-Claude Carrière. - Paris : Flammarion, 1988. - ; 18 x 11 cm. - (GF, 0768-0465 ; 482) Une des plus célèbres pièces du théâtre russe. " Ma pièce est déjà prête dans ma tête. Elle s'appelle " La cerisaie ", il y a quatre actes, dans le premier on voit par les fenêtres des cerisiers en fleurs, tout un jardin blanc ininterrompu. Et les dames sont vêtues de blanc. " ( Lettre de Tchekhov, 5 février 1903 ).Ce domaine enchanté est menacé de disparition, c'est là l'événement qui pèse sur tous les personnages. Cette grande pièce , la dernière de Tchekhov est la peinture d'une classe qui meurt pour être restée étrangère au monde de l'argent. " La Cerisaie " a toujours séduit les metteurs en scène par sa richesse, son extraordinaire climat de poésie, la subtilité de ses personnages. " La Cerisaie " est présentée ici dans la traduction de Jean-Claude Carrière, mise en scène par Peter Brook au Théâtre des Bouffes du Nord en 1981. T TCH

-9-


Une saison russe - bibliographie générale