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sur place Edition N° 190 | Août 2010

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RCA La santé pour les Akas Parrainage Parrains de l’espoir

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Photo: U. Meissner, DAHW

Sri Lanka Un cœur tranquille


Un cœur tranquille Si la reconstruction après le passage du tsunami au Sri Lanka est à présent achevée, les plaies psychologiques des personnes touchées restent béantes. Le représentant de FAIRMED au Sri Lanka, le docteur Kasturi, raconte son travail avec les conseillers bénévoles : voici à quoi ressemble concrètement l’aide à l’entraide. « Rien ne laissait présager que le jour de rès une demi-heure, le spectre s’était la Saint Stéphane 2004 apporterait tant à nouveau envolé. Un tsunami au-delà de misère aux habitants de la côte sri- de tout ce que l’on peut imaginer, comparable seulement au récit mythololankaise. C’était un matin comme tous les autres. Les rues étaient animées, gique qui raconte qu’un roi sacrifia un les enfants jouaient et les touristes pro- jour sa fille au monstre marin afin qu’il fitaient de la plage. Soudainement, des n’engloutisse pas son pays. » vagues gigantesques s’élevèrent audessus de la mer pour s’écraser vio- Des plaies physiques et psychiques lemment sur les plages et à travers les Le tsunami au Sri Lanka a causé la mort de 35 000 personnes. palmeraies, détruisant les maisons et empor- « Les gens souffrent La vie des survivants de dépressions et s’en est trouvée fondatant tout sur leur pasmentalement bouleversage. Un train transd’angoisses. » sée. D’innombrables portant 700 passagers fut projeté hors de ses rails, ne laissant organisations internationales ont aidé quasiment aucun survivant », raconte à reconstruire les habitations et les rues. La population locale s’entraidait le docteur Kasturi. en partageant eau, nourriture et logis. « Personne n’eut le temps de se de- Après l’aide physique concrète appormander ce qui se passait. Cela n’aurait tée au cours de la première phase de d’ailleurs rien changé, car le catac- reconstruction, des problèmes psylysme fut d’une violence qui dépas- chologiques ont commencé à émerger chez les personnes touchées. Des se l’entendement. Les habitants de la côte virent disparaître sous leurs yeux dépressions, des crises d’angoisses, des parents, des enfants, des mem- des pensées suicidaires. Les organisabres de leur famille et des amis. Ap- tions d’entraide ont formé des conseil-

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Les douze conseillères et conseillers de ‹Hada Sisila› se présentent fièrement pour recevoir leur diplôme.

Par exemple Wilbert : travailleur social par conviction Wilbert a 58 ans et est l’un des rares hommes à faire partie du groupe. Depuis toujours, il avait une vision différente de ce que devrait être la vie. Dans sa jeunesse, il était actif en politique, faisant même partie d’un mouvement qui ambitionnait de renverser le gouvernement. Même s’il n’a jamais été sanctionné pour ses activités, il n’a cependant jamais eu accès à une formation. Divers petits emplois lui ont permis de garder la tête hors de l’eau, mais il a toujours ressenti une grande frustration à ne pas pouvoir faire quelque chose d’utile pour venir en aide aux autres. Il retourna finalement dans son village de Kamburupitiya, où il se maria et entreprit de s’occuper de deux hommes handicapés mentaux. Progressivement, d’autres habitants du village vinrent demander son aide. Son dévouement faisait de Wilbert la personne idéale pour endosser le rôle de conseiller. Il reçut une formation de base de la part de FAIRMED et est devenu entretemps un travailleur social reconnu. Il est aujourd’hui l’un des piliers de l’association Hada Sisila.

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L’argent du tsunami pour la santé

Fin 2009, il restait encore dans le fonds une somme de 331 846. La remise du projet d’aide psychosociale à l’association Hada Sisila en août 2010 marque pour FAIRMED la fin des projets sri-lankais liés au tsunami. Les sommes restantes seront affectées comme auparavant à l’amélioration de la situation sanitaire des personnes en manque de soins au Sri Lanka, qu’elles aient été ou non victimes du tsunami. Nous partons du principe qu’en votre qualité de donatrices et donateurs, cette utilisation rencontrera votre approbation. Si vous avez effectué des dons à l’époque du tsunami et n’approuvez pas ce changement d’affectation des fonds, nous vous invitons cordialement à nous le faire savoir.

La collecte de fonds en faveur des victimes du tsunami effectuée en janvier 2005 par FAIRMED, à l’époque sous son ancien nom d’Aide aux Lépreux EmmaüsSuisse, a permis de récolter 971 333 francs. Grâce à cette somme, nous avons pu au cours des six dernières années construire plusieurs douzaines de maisons, octroyer des rentes pour orphelins et remettre sur pied le système d’aide médicale et sociale pour les personnes touchées par la lèpre au sud de l’île. C’est également grâce à ce soutien que le projet d’assistance psychologique aux victimes du tsunami, présenté sur ces pages, a pu voir le jour.

lers chargés d’encourager la population des villages à parler de ce qu’ils avaient vécu.

Photo: U. Meissner, DAHW

Après plusieurs années, les organisations humanitaires ont toutefois commencé à se retirer. Les efforts fournis par le gouvernement pour suppléer aux conseils psychologiques n’ont connu qu’un succès très limité. C’est dans ce contexte que les autorités sanitaires de Matara au sud de l’île se sont adressées à FAIRMED pour demander de l’aide. Ils voulaient être certains que les victimes du tsunami reçoivent l’assistance dont ils avaient grand besoin, même plusieurs années après la catastrophe.

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Des bénévoles en tant que conseillers FAIRMED, déjà présente dans cette région depuis de nombreuses années pour y combattre la lèpre, a aidé à la

reconstruction après le tsunami et se trouve encore sur place aujourd’hui, alors que la plupart des organisations humanitaires ont quitté le pays. En réponse à la demande adressée par Matara, FAIRMED a procédé en 2008 aux premières formations de conseillères et conseillers bénévoles. La plupart de ces bénévoles, dont deux tiers sont des femmes, faisaient eux-mêmes partie des personnes touchées de près ou de loin par le tsunami. Au cours de leur formation, ils ont appris à reconnaître certains schémas de pathologies psychologiques et comment venir en aide aux personnes concernées. Ils se sont entraînés à mener des entretiens de conseil et ont appris à qui adresser les personnes souffrant de troubles psychologiques sévères. Les bénévoles travaillent dans leur village, rendant visite aux familles qui rencontrent des problèmes. Ce sont pour la

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plupart des femmes et des enfants qui recherchent leur aide. Il s’agit souvent de problèmes familiaux, d’alcoolisme ou de cas de violences familiales. Le travail principal des bénévoles consiste à écouter et à amorcer une aide concrète. FAIRMED les a soutenus financi-

èrement et supervisés tout au long de ces dernières années. A l’heure actuelle, les habitants des villages ont compris l’urgence de ce travail : il est tout aussi important de soigner les souffrances psychologiques que de

Par exemple Shiranthi : retrouver une vie normale Shiranthi, âgée de 42 ans, vient d’un petit village de pêcheurs du nom de Missira. Elle vit aujourd’hui avec ses deux enfants dans une maison qui lui a été attribuée dans le cadre du programme de reconstruction mis en place par FAIRMED. Son mari l’avait quittée déjà bien des années avant le tsunami. Divers petits emplois suffisaient à peine à nourrir sa famille. Par chance, elle a pu bénéficier de l’aide de l’un de ses oncles. Il se déplaçait en chaise roulante et vendait des billets de loterie. Cet argent lui permettait d’aider Shiranthi et ses enfants. Lorsque le tsunami déferla sur le village, Shiranthi réussit à la dernière seconde à fuir en compagnie de ses enfants. Avec sa chaise roulante, son oncle n’avait aucune chance. Il fut retrouvé deux jours plus tard ; son corps gisait sur la plage, recouvert de sable. Shiranthi et ses enfants trouvèrent refuge dans un campement provisoire. C’est là qu’ils furent appelés à connaître le travail d’une organisation humanitaire qui se consacrait aux victimes traumatisées. Elle devint une collaboratrice active, fut formée et commença à partager ses expériences avec d’autres victimes. C’est ainsi que Shiranthi retrouva le chemin d’une vie normale.

rebâtir les maisons. C’est pourquoi de plus en plus de gens s’adressent maintenant aux bénévoles pour raconter leur vécu et apprendre à accepter de l’aide. Des reconnaissance de la part de la population des villages donne aussi aux bénévoles le sentiment de pouvoir apporter une contribution utile.

les ressources financières nécessaires. Les membres de l’association veulent également rendre leurs prestations accessibles aux personnes qui n’osaient pas jusque là demander de l’aide : des gens vivant dans une nécessité absolue, ou encore de nombreuses veuves de soldats.

Hada sisila – cœur tranquille En mars de cette année, les bénévoles se sont organisés en association. Ils ont choisi le nom de Hada Sisila, cœur tranquille. Ils ont fait le serment de travailler selon des standards professionnels éthiques. Aujourd’hui, ils sont à la disposition des habitants de leur village à toute heure de la journée. Afin que Hada Sisila puissent exister sur le long terme, FAIRMED soutient l’association en l’aidant à obtenir du gouvernement sri-lankais

Ces bénévoles qui accordent leur aide à leurs compagnons d’infortune sont généralement eux-mêmes des victimes du tsunami, ne disposant la plupart du temps d’aucune formation officielle et dont un tiers vit en dessous du seuil de pauvreté. Quoique toutes victimes d’une catastrophe naturelle et des circonstances sociales, ces personnes ont une chose en commun : Hada Sisila, la volonté et le courage d’aider les personnes dans la souffrance à retrouver un cœur tranquille. La reconstruction des maisons par FAIRMED est aujourd’hui achevée.

Aujourd’hui elle arrive à s’en sortir grâce à de petits emplois et l’aide de survivants de sa parenté, même si la vie est encore loin d’être facile. Mais sa plus grande source de dignité, c’est son engagement auprès de l’association Hada Sisila soutenue par FAIRMED et le constat qu’elle peut aider d’autres personnes vivant la même situation qu’elle.

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Il manque encore quelque 500 000 francs, mais grâce aux contributions du fonds de la loterie de Berne et à celles de la Fondation Stavros Niarchos, les premières mesures sont à ce stade assurées.

La santé pour les Akas ges où se trouvent les centres de santé. Pratiquant la chasse et la cueillette, ils ne disposent d’aucune ressource et n’ont donc pas les moyens pour se faire traiter. Afin de venir en aide aux Akas et au reste de la population pauvre de la Lobaye, FAIRMED a élargi ses activités.

Dans un même temps, FAIRMED collabore avec les services de santé étatiques et équipe les centres de santé. Afin de pouvoir traiter les Akas jusque dans des régions reculées, FAIRMED met sur pied des équipes de soins itinérantes. Le personnel est formé et encadré afin d’améliorer la qualité des traitements. FAIRMED introduit un système testé à maintes reprises de rétribution en fonction des prestations, afin de pouvoir récompenser des améliorations concrètes, à savoir plus de vaccins, des examens de grossesse ou des accouchements assistés.

Equipes bénévoles et itinérantes Pour ce travail, FAIRMED s’appuie sur les expériences acquises dans le cadre du projet en faveur des Pygmées du Cameroun. Là aussi, il s’agit de renforcer le

Pour les enfants et les femmes enceintes Dans le cadre de ce projet, l’un des grands défis consiste à intégrer de façon active toutes les personnes et

Aka est le nom du peuple pygmée du district de la Lobaye au sud-ouest de la RCA. En tant que semi-nomades, ils n’ont pour ainsi dire aucun accès aux services de soins. Une situation que FAIRMED s’engage à changer. Même s’ils ne sont pas concernés par la guerre civile qui ravage la République Centrafricaine (RCA), les Pygmées du peuple Aka sont complètement relégués en marge de la société et vivent une existence précaire. La mortalité infantile et maternelle est extrêmement élevée, le paludisme et la tuberculose y sont largement répandues. De nombreuses personnes, et en particulier des enfants, souffrent de maladies négligées. Les Akas sont des semi-nomades vivants généralement très loin des villa-

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sentiment communautaire des Pygmées organismes concernés, à savoir les pour leur permettre de prendre en char- populations sédentaires, les Pygmées ge de façon autonome leurs intérêts sa- semi-nomades, mais aussi les structunitaires. FAIRMED forme des bénévoles res de soins étatiques ou toute autre organisation impliquée pour représenter les be« Il s’agit de renforcer soins de leur commundans le processus auté dans les centres de les communautés des de santé. FAIRMED soins étatiques. Au sein mesure le succès de Pygmées. » de chaque population ses mesures au fait Aka, un comité et un fonds sanitaires ver- qu’après quatre ans de projet, plus de ront le jour, une sorte de caisse maladie 80% des enfants sont vaccinés, trois permettant aux plus pauvres de bénéficier grossesses sur quatre sont contrôlées d’une assistance médicale. Parallèlement, au moins une fois par un médecin les personnes concernées seront sensibili- et au moins la moitié des accouchesées aux maladies qui les menacent. ments sont médicalement assistées. Une équipe locale de projet a introduit les premières mesures pour cette année. Nous nous réjouissons de pouvoir rapporter à nos donateurs les premiers succès de 2010.

La pharmacie du centre de soins de Loko ne dispose que d’un équipement rudimentaire. SCÈNES

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Parrains de l’espoir Un parrainage vous permet d’aider des enfants africains à grandir plus sainement, malgré la menace de nombreuses maladies. Avec 1 franc par jour, vous pouvez par exemple soigner 7 enfants atteints de l’ulcère de Buruli ou protéger 45 enfants contre la bilharziose. « Si je n’avais pas pu venir ici, on m’aurait coupé la jambe », témoigne la petite Fabiola, 10 ans. Son genou infecté par l’ulcère de Buruli a pu être opéré à l’hôpital de FAIRMED à Ayos. Aujourd’hui, après une rééducation de plusieurs mois, elle peut à nouveau jouer avec ses camarades.

spirose, la leishmaniose ou encore la maladie du sommeil. Une personne atteinte d’une infection chronique est considérablement affaiblie sur le plan corporel, en particulier les enfants, qui souffrent aussi souvent de malnutrition. Ils n’arrivent pas à se concentrer à l’école et passent ainsi à côté de l’un des éléments essentiels permettant de se créer plus tard un avenir.

Tout comme Fabiola, des millions d’enfants souffrent de maladies tropicales dites négligées. Près de 200 000 Les maladies apparaissent souvent sipersonnes meurent chaque année, alors multanément. Elles sont favorisées qu’elles auraient pu être par l’exiguïté des lo« 200 000 gens soignées en peu de gements, une nourritemps et à moindres meurent de maladies ture inappropriée, une frais médicamenteux. eau sale et le manque négligées chaque Dans le cadre du parraid’installations saniannée. » nage FAIRMED, nous taires. Ces maladies deprotégeons des infections plusieurs mil- viennent une menace sérieuse pour les liers d’enfants et leurs familles, et leur humains dès lors qu’ils sont trop pauvprocurons le traitement médical néces- res pour se permettre des soins médicasaire. lisés. C’est là qu’interviennent les projets sanitaires de FAIRMED. Des maladies négligées Parmi les maladies tropicales négli- Des bénévoles et du personnel formés gées, on peut citer l’ascaridiase, la lèpre, Nous travaillons en même temps avec l’ulcère de Buruli, la bilharziose, la lepto- les personnes touchées par ces mala-

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PARRAINAGE

dies et avec les centres de santé locaux. D’une part, nous aidons les communautés à mettre sur pied des comités de santé et formons les bénévoles à encourager les personnes concernées à défendre elles-mêmes leurs intérêts et à veiller sur leur santé. Nous sensibilisons la population au sujet des maladies et leur apprenons à s’en prémunir et à trouver l’aide médicale qui leur est nécessaire. D’autre part, nous rénovons des centres de santé, les équipons et veillons à la formation de leur personnel médical. Par ce biais, nous pouvons contribuer à faire en sorte que des prestations médicales appropriées existent et soient utilisées par ceux qui en ont besoin. Effectuez un parrainage FAIRMED et contribuez ainsi à ce qu’en Afrique, des enfants n’aient plus à souffrir inutilement. Avec un parrainage d’enfants de 360 francs par an, vous protégez des enfants de maladies négligées. Avec un parrainage de sauveur de vie de 120 francs par an, vous offrez à des personnes pauvres une vie en bonne santé. Veuillez utiliser la carte-réponse de la page suivante.

La petite Fabiola, âgée de 10 ans, nécessite une thérapie de plusieurs mois pour pouvoir réapprendre à marcher.

PARRAINAGE

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Le retour des clés perdues d05628_bvs 1

Pour chaque achat d’un abonnement clés perdues, FAIRMED touche une contribution de 14 francs. Le fonctionnement est simple : si quelqu’un trouve les clés que vous avez perdues, il lui suffit de les mettre telles quelles dans la boîte à lettres la plus proche. La Poste envoie alors le trousseau à l’Office des clés trouvées de keymail, qui vous contacte immédiatement par SMS et/ou e-mail et vous renvoie le trousseau de clés sous pli recommandé (frais de port à votre charge). Ce service coûte 29.90 francs, dont 14 francs pour FAIRMED,, et est garanti pour une durée de cinq ans. Jusqu’à présent, 97% des clés perdues ont été renvoyées. Merci de remplir le talon, de le découper et de l’envoyer à KeySecurity AG, case postale 514, 8026 Zurich

Talon Je commande contre facture de CHF 29.90 par pièce (+ CHF 3.75 pour frais de port) exemplaire(s) de l’abonnement clés perdues de keymail avec le logo de FAIRMED. 29.7.2010 13:26:31 Uhr

Madame

Devenez sauveur de vies – protégez contre les maladies négligées des enfants tels que Laetitia.

S’il vous manque la carte de parrainage, veuillez vous adresser à FAIRMED, au no de tél. 031 311 77 97 ou à l’adresse info@fairmed.ch. Merci d’apporter votre aide au moyen d’un parrainage !

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PARRAINAGE

Monsieur

Nom/Prénom

Rue/Numéro

NPA

Lieu

E-mail

Numéro de téléphone

Lieu/Date/Signature

ACTUALITE

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La voix de FAIRMED Depuis août 2009, Fatmir Seferaj suit un apprentissage de commerce chez FAIRMED à Berne. De nombreux donateurs lui ont déjà parlé au téléphone. Fatmir Seferaj, ou Mili comme nous à cause d’une recommandation de la l’appelons à l’interne, était très ner- part d’un autre organisme humanitaire. veux au moment de venir se présenter pour une place d’apprentissage chez L’humanitaire m’attirait le plus FAIRMED en mai de l’année dernière. Fatmir avait tout juste quatre ans lorsque C’était son premier véritable entre- sa famille dût fuire la guerre. Il ne se soutien d’embauche. Mais il s’en est sorti vient plus de son premier centre de reavec brio. « Auparaquérants à Bâle. Après « Mieux vaut une vant, mes candidatuun détour par Bremgarres avaient toutes été ten, Berne, sa famille bonne équipe que rejetées. Avec un nom s’installa finalement quelques joueurs kosovar et un certifià Neuenegg. Mili se brillants isolée. » cat de fin de scolarité plaisait à la campagne. en classe générale, je n’avais aucune « Je suis content d’avoir grandi dans chance d’être convoqué pour un entre- un village. Tout y est beaucoup plus tien. » Par chance, FAIRMED a bien calme. J’aimerais que mes enfants voulu faire une exception, notamment grandissent eux aussi à la campagne. » Fatmir à l’œuvre dans le cadre de l’action FAIRMED ‹Lumières d’étoiles› à Bâle.

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PORTRAIT

Le jeune homme habite encore chez ses parents en compagnie de ses deux frères. Depuis un peu plus d’une année, Fatmir travaille trois jours par semaine dans notre bureau à Berne et suit des cours durant deux jours. C’est au cours de son année de stage auprès de ‹Pain pour le Prochain› qu’il a compris qu’un apprentissage de commerce était ce qu’il lui fallait. « J’ai envoyé ma candidature pour toutes sortes de postes, mais c’est l’humanitaire qui m’attirait le plus. En travaillant pour ‹Pain pour le Prochain›, j’ai compris que les organisations caritatives sont bien plus centrées sur les gens. Personne n’y a d’ailleurs jamais dit du mal des étrangers. » Le téléphone plutôt que les procès-verbaux Fatmir aime travailler pour FAIRMED. Sauf peut-être quand il lui faut rédiger des procès-verbaux. « Prendre des notes au cours d’une séance passe encore, mais quand il s’agit ensuite de rédiger… » explique-t-il en levant les yeux au ciel. Les premiers jours passés au téléphone n’ont pas non plus été simples pour Fatmir. Comme il ne connaissait pas encore très bien les activités de FAIRMED, il espérait que le téléphone ne sonnerait pas trop souvent et que les gens ne lui poseraient pas de questions trop compliquées. Aujourd’hui, cela ne

Présentation Nom : Fatmir Seferaj Age : 18 ans Profession : apprenti de commerce Domicile : Neuenegg Etat civil : célibataire

lui pose plus aucun problème. « J’aime parler avec les gens et je me réjouis de converser avec eux. Mais je dois encore améliorer mon français. C’est le but que je me suis fixé pour ma deuxième année d’apprentissage ». Et si on l’appelle souvent « Monsieur Frei », cela ne le dérange absolument pas. Ce que Mili apprécie le plus, c’est de travailler au sein d’une équipe. Que ce soit chez FAIRMED, à l’école ou durant ses loisirs, où il joue comme milieu de terrain au FC Wünnewil-Flamatt. « Au travail, c’est comme au football : mieux vaut une bonne équipe que quelques joueurs brillants isolés. »

PORTRAIT

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L’électronique en soutien Des photos concernant les projets, des vidéos et des informations de toutes sortes sont dorénavant disponibles sur notre page Facebook en allemand. Depuis quelque temps, FAIRMED informe régulièrement les personnes intéressées sur des sujets d’actualité concernant les projets dans les divers pays. Inscrivez-vous dès à présent et vous pourrez voir et entendre régulièrement les dernières nouveautés concernant FAIRMED.

Fêter dans le monde entier Après avoir fêté l’an dernier le jubilé de FAIRMED en Suisse, c’est cette année au tour de deux de nos bureaux à l’étranger : il y a 50 ans, des représentants de notre organisation démarrèrent sous l’ancien nom d’Aide aux Lépreux EmmaüsSuisse des activités à Yaoundé au Cameroun et à Chennai en Inde. Les premières actions concrètes se firent en faveur des malades de la lèpre, encore totalement rejetés à cette époque. Nos bureaux locaux fêteront en août (Inde) et en octobre (Cameroun) les nombreux progrès réalisés et l’élargissement de notre domaine d’activité aux maladies liées à la pauvreté. Depuis la Suisse, nous adressons nos sincères remerciements à nos collaboratrices et collaborateurs sur place pour les nombreuses années de travail intensif qu’elles/ils ont fourni afin de permettre aux personnes dans le besoin d’accéder à des soins de santé. Impressum : Magazine trimestriel de FAIRMED ; Rédaction : Liliane Eggli ; Photos: P. Bachmayer, S. Huber, N. Kasturiarachi, U. Meissner (DAHW), S. Opladen, T. von Stamm ; Création : atelierwuethrich, Bern-Liebefeld ; Impression : Spühler Druck AG, Rüti ZH. Abonnement compris dans les dons à partir de 5.– francs

Aarbergergasse 29 CH-3000 Berne 7 Téléphone +41 (0)31 311 77 97 Fax +41 (0)31 318 08 41 info@fairmed.ch www.fairmed.ch

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