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JERUSALEM L e t t r e d ’ i n f o r m at i o n

A i m e r l a t e r r e s a i n t e e t l a fa i r e a i m e r N u m e ro 17 Novembre 2012

Patriarcat Latin de Jérusalem

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IMPRIMERIE DU PATRIARCAT LATIN BEIT JALA — 2012

Edito La patiente unité Non, ce n’est pas le hasard de la lune qui mettra cette année Pâques à l’unisson entre catholiques et orthodoxes. C’est le fruit d’une décision de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte qui devancent un décret que le Saint-Siège doit encore approuver. De fait, dans deux ans (en 2015), tous les catholiques de rite oriental et latin des diocèses de Terre Sainte devraient adopter le calendrier julien (celui des orthodoxes). En attendant, les évêques ont le choix de tester l’expérience dès 2013. C’est le cas du Patriarcat latin. Dans le diocèse, la Jordanie, Chypre et une grande majorité de la Palestine avaient déjà tenté auparavant l’expérience de l’unification des dates sur le calendrier julien. Avec succès. La nouveauté concerne principalement les paroisses du Patriarcat qui se trouvent en Israël (à quelques exceptions près, puisque les maronites et d’autres ne suivront pas le mouvement - dont Jérusalem et la région de Bethléem en raison du Statu Quo (qui règle l’usage des Lieux Saints entre les différentes communautés chrétiennes.) Cette initiative, qui semble bonne, n’est pourtant pas sans conséquences. Déplacer la date de Pâques veut dire décaler le début du Carême, tout comme l’Ascension et la Pentecôte et tous les dimanches de ce temps liturgique. Ce qui n’est pas rien pour l’organisation pratique et pastorale du diocèse et l’accueil des groupes de pèlerins… Alors finies, les guerres de calendrier en Terre Sainte ? Pas si sûr. Mais pour le moment, je veux simplement y voir le commencement d’une bonne nouvelle, d’une patiente unité qui éclot. Et comme dit un proverbe africain : au bout de la patience il y a le ciel. Alors, réjouissons-nous de ce premier signe concret d’œcuménisme. C’est aussi l’occasion de montrer la foi commune des chrétiens, ici sur la Terre du Salut et au monde entier. Dans les familles mixtes (catholiques, orthodoxes et protestantes) cela permettra, notamment, aux enfants de fêter Pâques avec leurs deux parents.

Pour le Patriarcat latin, Pâques 2013 sera fêtée avec les orthodoxes

« Petit troupeau » Trop longtemps, les situations de divisions ont pu mettre mal à l’aise les chrétiens et nombreux sont ceux qui se sont sentis coupables face au Christ. Il y a 13 ans, dans leur 5ème Lettre Pastorale, les Patriarches Catholiques d’Orient avaient lancé cet appel « En Orient, nous serons chrétiens ensemble ou nous ne serons pas. » Traduire : l’œcuménisme doit être au service de la présence chrétienne au Moyen-Orient. Le contexte pour le moins instable qui prévaut au Proche-Orient et la proximité explosive de la Syrie voisine, pèsent. L’unité se fait donc plus pressante pour les chrétiens de la région qui ensemble constituent un « petit troupeau » (Lc 12,32). Car le défi est de rendre un témoignage crédible aux yeux de nos frères croyants, musulmans et juifs. Le pape en septembre au Liban a redit la préoccupation ancienne du Vatican face à l’« exode mortel » des chrétiens d’une région qui a vu naître le christianisme. La remise de l’exhortation apostolique « Ecclesia in Medio Oriente » encourage – entre autres - la coopération des différentes Eglises présentes au sein du monde arabe. Et c’est en amont que la foi au Christ agit : « Jésus unit ceux qui croient en Lui et qui l’aiment en leur donnant l’Esprit de son Père ainsi que Marie, sa mère » a dit le Pape. Christophe Lafontaine


PA G E 2 Le Patriarche nommé membre du Conseil pontifical Justitia et Pax Samedi 29 septembre, le Saint Père a nommé les Membres et les Conseillers du Conseil pontifical Justitia et Pax. Sa Béatitude le Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal en est l’un des nouveaux membres. Le conseil pontifical « Justice et Paix » est un dicastère de la Curie romaine. Il « s’emploie à ce que, dans le monde, soient promues la justice et la paix selon l’Évangile et la doctrine sociale de l’Église ».

Profanation du couvent franciscain sur le Mont Sion : l’AOCTS consternée L’Assemblée des Ordinaires de Terre Sainte a exprimé sa profonde consternation après la découverte, le 2 octobre au matin, de graffitis en hébreu sur la porte d’entrée du couvent franciscain du Mont Sion à Jérusalem. Le couvent se trouve à deux pas du Cénacle.

Une fois encore, les chrétiens pris pour cible Encore une fois, une église chrétienne a été prise pour cible à Jérusalem, le 9 octobre. Il s’agit de l’église roumaine orthodoxe SaintGeorges, toute proche du quartier juif-orthodoxe de Méa Shearim. Des inconnus ont lancé des pierres, des bouteilles et des détritus a indiqué la police israélienne, le 9 octobre 2012.

Condoléances après le décès du Patriarche arménien orthodoxe Le Patriarcat latin de Jérusalem et les Ordinaires de Terre Sainte ont exprimé leurs condoléances aux Arméniens orthodoxes de Terre Sainte à la suite du décès de Sa Béatitude Torkom II Manougian, primat du Patriarcat arménien de Jérusalem depuis 1990. « Pour nous tous, il restera un frère exemplaire en raison de sa foi profonde et de son engagement pour le bien commun de la communauté chrétienne en Terre Sainte ».

200 000 euros de la part de la France pour la basilique de la Nativité Le Consul général de France Frédéric Desagneaux et le Conseiller du Président de l’Autorité palestinienne pour les Affaires chrétiennes Ziyad Al Bandak ont signé le mercredi 17 octobre, à la Muqatah, à Ramallah, une convention de financement d’un montant de 200 000 euros entre la France et l’Autorité palestinienne. Cette somme est destinée à la restauration d’une partie de la Nativité (notamment les toits), inscrite depuis 2008 sur la liste des cent sites les plus menacés de l’observatoire des monuments mondiaux, et depuis le 29 juin 2012 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

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Diocèse : Actualités en Terre Sainte Mgr Twal : se rendre en Terre Sainte « pour raviver sa foi » « Le pèlerinage aux Lieux Saints et aux “pierres vivantes” est un excellent moyen pour raviver sa foi », a déclaré samedi 13 octobre 2012 le Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal. Cette intervention s’est inscrite dans la poursuite du Synode : « La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ». Le Patriarche s’est adressé au pape Benoît XVI et à une assistance de 241 Pères synodaux, réunis lors de la neuvième congrégation générale du synode des évêques, qui s’est tenue au Vatican jusqu’au 28 octobre. A cette occasion, le Patriarche, qui est aussi président de la Conférence des Evêques Latins dans les Régions Arabes (Celra), a déclaré que le pèlerinage terrestre permettait de mieux connaître « le cadre culturel, historique et géographique où sont nés les mystères auxquels nous croyons. » C’est dire tout l’intérêt des « pérégrinations », en cette année de la foi, ouverte le 11 octobre, dans le contexte de la « Nouvelle Evangélisation ». Le Patriarche en est convaincu : pour être efficace, notre démarche de foi doit repartir de Jérusalem, c’est-à-dire « de la première communauté chrétienne ancrée dans la personne du Christ ». En effet, les chrétiens de Terre Sainte ne sont-ils pas à la fois les descendants directs de la toute première communauté chrétienne, et nos pères dans la foi ? D’ailleurs, a insisté Mgr Twal, les fidèles de la Terre Sainte ont « besoin » de la « visite » des autres chrétiens, que ce soit au niveau matériel ou au plan de la spiritualité. De fait, la (dé) marche des pèlerins sur les pas du Christ est toujours vécue comme un réconfort par les communautés locales, « minoritaires au milieu de croyants divers », souvent « introverties et peureuses »… Surtout après les récentes agressions dont elles ont été les victimes. Laurent Charnin

Solidarité pour le respect des Lieux Saints : Mgr Shomali à Al Aksa En remerciement aux nombreux gestes de solidarité du monde musulman suite aux récentes profanations des Lieux Saints chrétiens, l’évêque auxiliaire à Jérusalem, Mgr Shomali, s’est rendu jeudi 4 octobre, à Al Aksa, pour rencontrer le grand mufti Mohammad Hussein et le grand magistrat Abdel Adhim Salhab. Cette rencontre hautement symbolique s’est tenue sur l’Esplanade des mosquées, troisième lieu sacré pour les Musulmans. Mgr Shomali, vicaire patriarcal à Jérusalem, a exprimé sa reconnaissance au grand mufti Mohammad Hussein et au grand magistrat Abdel Adhim Salhab pour les nombreuses marques de soutien des Musulmans suite aux dernières profanations de Lieux Saints chrétiens (abbaye de Latroun le 4 septembre et couvent franciscain du Mont Sion le 2 octobre). L’évêque auxiliaire a également assuré aux Musulmans le soutien de la communauté chrétienne pour le respect de leurs Lieux Saints, faisant allusion aux colons qui chaque jour veulent entrer par force dans l’enceinte d’Al Aksa. Enfin, d’une manière plus générale, Mgr Shomali a exprimé la solidarité des Chrétiens sur tout ce qui blesse les sentiments des Musulmans - comme le fameux film « l’Innocence des Musulmans ». L’archevêque orthodoxe Atallah Hanna était également présent à cette visite ainsi que deux prêtres du Patriarcat latin de Jérusalem ; le Père George Ayoub, chancelier du Patriarcat et le Père Issa Hijazine. Amélie de la Hougue


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Diocèse : Actualités en Terre Sainte L’Exhortation apostolique a été présentée en Jordanie Un symposium s’est tenu lundi 8 octobre dans la capitale de la Jordanie. Il a réuni un grand nombre d’évêques représentant les différentes Eglises, prêtres, moines, religieuses, religieux et laïcs musulmans venus de partout dans le Royaume. Il y a été question de l’Exhortation apostolique pour le Moyen-Orient. Le symposium s’est déroulé au Centre culturel Hussein, à Amman. Il était organisé par le Centre d’études catholiques et de Formation pour les médias et l’Institut royal pour les études interreligieuses, en coopération avec Caritas-Jordanie. Le ministre des Affaires islamiques et des Lieux saints, M. Abdel Salam El Abadi, a déclaré qu’il fallait rechercher des plateformes qui servent l’humanité, tout en plaidant pour une coopération afin d’arrêter les agressions contre les religieux des lieux saints. Le père Rifaat Bader, directeur du Centre d’études catholiques, de son côté, a rappelé que le symposium avait pour but de discuter du document le plus important émis par l’Eglise et le Vatican qui avait trait aux chrétiens de l’Orient arabe, ce qui indique que ce document est considéré comme un message à tous les habitants de la région afin qu’ils puissent procéder au dialogue interreligieux. Le père Bader a dénoncé toutes les actions antireligieuses dans la ville sainte de Jérusalem. Le Dr Kamel Abu Jaber, directeur de l’Institut royal, a souligné pour sa part que le christianisme avait accueilli l’Islam et l’avait défendu ; de même, l’Islam a embrassé les chrétiens arabes comme l’un des éléments les plus importants de sa civilisation. Le Nonce apostolique, Mgr Giorgio Lingua a insisté sur le fait que le dialogue interreligieux, tel que décrit par le Pape Benoît XVI, n’était pas dicté par des considérations pragmatiques, politiques ou sociales, mais qu’il émanait de bases théologiques concomitantes avec notre foi. Mgr Maroun Lahham, évêque latin en Jordanie, a expliqué les principes fondamentaux contenus dans le document pontifical, composé de ce qui était l’intérêt particulier au Moyen-Orient. Laurent Charnin (avec abouna.org)

Le 15ème livre du P. Rafiq Khoury présenté en Galilée Le P. Rafiq Khoury du Patriarcat latin, vient de publier son 15ème livre : « Vers une théologie incarnée dans la terre de notre pays » présenté à Nazareth le 28 septembre et à Shefaamer le 29. C’est le premier d’une nouvelle série de quatre livres qui portent comme titre commun : ‘Pour des frontières ouvertes entre temps et éternité’, publié par le Centre AlLiqà, Bethléem, 551 pages. Le livre est le fruit du regroupement d’un ensemble de 21 conférences, articles, interventions, homélies et documents que le P. Rafiq a rédigés ces trente dernières années, dans les pays les plus divers - en Terre Sainte, en France, en Italie, au Liban et en Allemagne - et dans les langues les plus variées. Tous ont pourtant une idée centrale et un dénominateur commun : la nécessité d’incarner notre foi, pour qu’elle soit vraie et féconde, dans le temps et l’espace, dans l’histoire et la culture, dans la vie et le contexte de chaque croyant et de chaque communauté. A Nazareth le livre a été présenté par l’évêque Giacinto-Boulos Marcuzzo qui a mis en relief quelques titres significatifs de ce nouveau volume, et qui a surtout exposé les idées de fond de la pensée et de l’activité

culturelle et pastorale du P. Rafiq : « Un grand amour pour l’Eglise locale, une forte passion pour la culture du pays, une sincérité et une authenticité à toute épreuve dans la pensée, l’expression et l’écriture. Chaque concept et chaque mot du P. Rafiq, ajoute le présentateur, est profondément et vivement souffert et vécu dans son cœur et dans son expérience avant d’être écrit. Pour cela, des livres de ce penseur et auteur émanent une force et une crédibilité qui fascinent le lecteur ». A Shefaamer le présentateur officiel a été le journaliste et professeur Ziad Shlewet qui connaît bien le P. Rafiq et ses publications du temps de leur collaboration dans le Synode pastoral local. Dans les deux villes le P. Rafiq lui-même a pris la parole pour expliquer pourquoi il a tant écrit et pourquoi il a trouvé bon de regrouper tous ses différents articles dans un livre : « Pour apprendre de l’expérience absolument riche et extraordinaire de l’Eglise de Terre Sainte, pour ne pas disperser le précieux patrimoine que cette expérience nous laisse et pour aider nos fidèles dans la croissance de leur foi ». Texte de Z. S.


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Diocèse : Activités pastorales et vie liturgique Saint Vincent de Paul : une vraie fête de la charité La fête solennelle de saint Vincent de Paul (1581-1660) a été l’occasion, jeudi 27 et samedi 29 septembre, de belles manifestations de foi à l’hôpital français de Nazareth tout comme à l’hospice Saint Vincent de Paul de Jérusalem. Chacune des deux messes célébrées y ont été très suivies. Au cours de son homélie de samedi soir, Mgr William Shomali a insisté sur la grande figure de saint Vincent de Paul : « Nombreux sont dans le monde les prêtres, les religieuses et les laïcs qui s’inspirent de sa spiritualité. En effet, saint Vincent, leur patron, est un géant dans la sphère de la charité. » Cette charité, à qui s’adresse-t-elle, si ce n’est aux pauvres ? Impossible, à ce propos, de ne pas évoquer les centaines de milliers de réfugiés syriens. « Ils souffrent de la faim, du manque d’eau, de la chaleur, des mauvaises conditions de vie,

de l’abandon, de l’ennui, du désespoir, du sable du désert et bientôt ils souffriront du froid. » L’avant-veille, jeudi (jour exact de la fête), une messe solennelle avait eu lieu en l’église de l’hôpital français de Nazareth. L’évêque, Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal à Nazareth, y avait célébré avec un groupe de prêtres de différents rites. L’assistance, qui avait réuni presque 150 personnes, était composée des sœurs de la Charité des communautés de Nazareth et Haïfa, des directeurs, médecins, infirmiers et employés de l’hôpital, et de beaucoup d’amis de Nazareth et des alentours. Dans son homélie, Mgr Marcuzzo s’est penché sur les trois points distinctifs de la vie et de l’œuvre de ce grand homme du 17ème siècle que fut saint Vincent : la charité, l’évangélisation des pauvres et la formation. Laurent Charnin

Trois jours avec Saint François Les premiers jours d’octobre ont été marqués par trois événements de la Custodie de Terre Sainte ; le transitus de Saint François, la fête de Saint François et la rentrée académique. De nombreux fidèles et amis se sont joints aux frères et aux étudiants des séminaires pour ces trois célébrations. Le 3 octobre au soir, l’église de Saint Sauveur était remplie pour la cérémonie des premières vêpres de la fête de Saint François, présidée par le custode le P. Pierbattista Pizzaballa. Une quinzaine de frères de différentes nationalités ont renouvelé leurs vœux temporaires. Le point d’orgue de la célébration a été le souvenir du transitus du Père Séraphique, lu de l’ambon par un diacre et écouté dans la pénombre avec le seul éclairage des bougies. La soirée s’est poursuivie sur la terrasse des franciscains, où les élèves des trois séminaires - franciscain, salésien et du Patriarcat latin de Beit Jala – ont partagé un moment de convivialité et d’échanges, avec des danses et des performances vocales. Parmi celles-ci, un magnifique chant sur la bénédiction de frère Léon a été interprété à plusieurs voix avec beaucoup d’émotion. La messe solennelle de saint François, le 4 octobre a été présidée, selon la tradition, par le supérieur des dominicains, le père Guy Tardivy. Ont également participé à la cérémonie le Custode, P. Pierbattista Pizzaballa, l’évêque auxiliaire latin de Jérusalem Mgr William Shomali, l’évêque maronite Mgr El Haj Moussa, l’évêque melkite Mgr Joseph Jules Zerey et l’évêque arménien catholique Mgr Joseph Kelekian. Et également quelques représentants gouvernementaux et consulaires de Jérusalem. Le père dominicain Keven, dans son homélie en anglais, s’est penché sur l’élément clé du saint d’Assise, la simplicité. Vendredi 5 octobre, le custode P. Pizzaballa a célébré la messe de rentrée scolaire 2012-2013, devant les professeurs et les étudiants du SBF (Studium Biblicum Franciscanum) du STJ (Studium Theologicum Jerosolymitanum) et du STS (Studium Theologicum Salesianum). Article et photo d’Andres Bergamini L’Institut œcuménique de Tantur fête son Jubilé (1972-2012) Pour fêter ses 40 ans, (1972 – 2012), l’institut œcuménique de Tantur a organisé deux jours de colloque du 26 au 27 octobre 2012 : « Espoir d’Unité : Vivons l’œcuménisme aujourd’hui. Célébrons les 40 ans de Tantur. » Le Carmel d’Haïfa fête Sainte Thérèse d’Avila Sainte Thérèse d’Avila n’est pas aussi populaire en Terre Sainte que l’est, par exemple, Sainte Thérèse de Lisieux. Mais, à la source de l’ordre dont elle est la réformatrice, c’est-à-dire au Mont Carmel de Haïfa, elle jouit d’une grande estime et d’une haute considération. Chaque année le 15 octobre, sa fête est célébrée avec solennité à l’Eglise du Monastère carmélite du Mont Carmel à Haïfa. Fête de Marie Reine de Palestine : la Terre Sainte ouvre l’Année de la Foi L’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte a décidé d’ouvrir officiellement « L’Année de la foi » lors de la fête de Notre-Dame, Reine de Palestine et patronne principale du Patriarcat latin de Jérusalem, c’est-à-dire de toute la Terre Sainte, sans notion de territoires. La messe pontificale a été célébrée le 28 octobre 2012 au Sanctuaire de Deir Rafat.

Chevaliers de Bretagne et Normandie : veillée aux flambeaux à Nazareth Le samedi 13 octobre 2012, 52 Chevaliers et Dames pèlerins de Bretagne et de Normandie, et d’autres régions aussi, accompagnés par Mgr Raymond Centène, (évêque de Vannes) par le Président M. Jacques Brochard et par le P. Poffet, op, ont passé une soirée spéciale à Nazareth en conclusion de leur pèlerinage en Galilée. Haïfa : le Conseil pastoral latin est lancé Les Conseils pastoral, diocésain et paroissial sont des structures nouvelles introduites par l’Eglise après le Concile Vatican II. En Terre Sainte, cette institution a été promue surtout par le Synode pastoral diocésain des Eglises catholiques (2000). Malgré son importance et même sa nécessité, l’introduction de cette institution n’est pas une opération facile, à cause surtout d’une certaine mentalité culturelle. C’est pour cela que la création d’un nouveau Conseil pastoral paroissial est toujours importante. Le dernier en date est celui de Haïfa.


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Le diocèse au Moyen-Orient et dans le Monde Interview de Mgr Shomali sur l’actualité au Moyen-Orient et en Terre Sainte 1) Mahmoud Abbas a souhaité que l’Assemblée générale des Nations Unies « adopte une résolution considérant l’Etat de Palestine comme un Etat Non-Membre des Nations unies ». Il a, par ailleurs, demandé une résolution « contraignante » de l’ONU qui jetterait les bases d’un accord de paix avec Israël. Qu’en pensez-vous ? La reconnaissance d’un Etat de Palestine est déjà avérée internationalement. Donc le fait que Mahmoud Abbas demande maintenant la reconnaissance de l’Etat de Palestine comme un Etat Non-Membre aux Nations-Unies, montre qu’au fond il abaisse le niveau de la demande. Il demande moins que ce qui apparaît comme déjà évident par la communauté internationale. Par ailleurs, je pense que Mahmoud Abbas a raison de demander un fondement contraignant pour de futures négociations. S’il n’y a pas de plate-forme sûre pour recommencer à négocier on perdra beaucoup de temps. On a déjà négocié des dizaines de fois par le passé et cela n’a pas abouti car les principes de négociation n’étaient pas clairs. 2) Israël demande « une ligne rouge claire » sur la question de l’enrichissement d’uranium par Téhéran. Quelle est votre position ? Je voudrais lier cette question à la première. Mahmoud Abbas demande une ligne verte claire, c’est-à-dire une ligne qui sépare Israël et la Palestine car il y a un problème de frontière entre les deux pays. Benyamin Netanyahu demande une ligne rouge pour l’Iran. Je pense que les deux lignes sont liées. Si Israël acceptait de donner aux Palestiniens ce qui leur est dû, c’est-à-dire les 22 % des Territoires occupés par Israël en 1967 et que la ligne de démarcation entre les Israéliens et les Palestiniens (la ligne verte) est claire, cela faciliterait la paix au Moyen-Orient et l’Iran n’aurait pas besoin d’une bombe atomique contre Israël. 3) Dans son adresse de bienvenue au Pape lors de son voyage au Liban, le Patriarche melkite Grégoire III Laham a insisté sur la nécessité de régler le conflit israélo-palestinien : « la reconnaissance de l’Etat palestinien (...) préparerait la voie vers un vrai printemps arabe ». Est-ce votre avis aussi ? Le printemps arabe n’est pas exclusivement lié à la question palestinienne. Il y a des raisons internes aux différents pays comme la pauvreté, le manque de travail, la corruption des gouvernants… Il est toutefois vrai qu’une reconnaissance d’un Etat pour les Palestiniens décongestionnerait les relations entre les pays arabes et Israël : ce qui est souhaitable. Il y aura plus de tranquillité au Moyen-Orient s’il y a la paix entre Israéliens et Palestiniens mais ça ne boucle pas la question des revendications de peuples arabes contre leurs chefs et dirigeants, qui sont surtout d’ordres démocratique et économique. 4) Le conflit en Syrie s’enlise dramatiquement. Que dire, que faire à votre place ? Comment le diocèse du Patriarcat latin accueille-t-il les réfugiés ? Le problème syrien dépasse les frontières de la Syrie. A l’intérieur de la Syrie, il y a des protagonistes qui font la guerre. Ils viennent d’Iran, de Turquie, des pays du Golfe comme la Qatar et l’Arabie saoudite. C’est un conflit aux dimensions plus larges. Pour moi, c’est une guerre fratricide et aussi une guerre absurde où il n’y a aucun gagnant et où tous sont perdants. Tout ce que peut faire le diocèse du Patriarcat se trouve dans l’humanitaire. La Caritas Jordanie avec les autres associations chrétiennes d’aide internationale travaillent main dans la main pour aider les réfugiés syriens qui vivent dans des situations très difficiles : la chaleur pendant l’été, prochainement le froid avec aussi des problèmes hygiéniques terribles. L’aide de la Caritas et des autres associations ne pourront combler ces besoins. Le drame de ce demi-million de réfugiés (qui seront bientôt 700 000 à l’aube de la nouvelle année), est un problème très grave qui dépasse les capacités de notre diocèse. La meilleure solution est d’arrêter le conflit. On diminuera le volume des souffrances. Réunion des Directeurs des écoles du Patriarcat en Palestine

« Comment vivre sa foi ? », tel a été le thème de réflexion spirituelle proposé aux Directeurs des écoles du Patriarcat latin en cette année de la foi. Pendant deux jours, du 27 au 28 septembre, quinze directeurs ont pu réfléchir et méditer ensemble sur différents sujets de foi liés à leur fonction dans l’accueillant Sanctuaire d’Ortas.

Une décoration pour le coordinateur du Réseau Barnabé

Vendredi 12 octobre 2012 à Paris, le Général Fleuriot, Lieutenant de France de l’Ordre du Saint-Sépulcre a remis la croix du Mérite de l’Ordre à Jean-François Canteneur, coordinateur du Réseau Barnabé - plateforme destinée à encourager la coopération entre les établissements scolaires catholiques français et les écoles chrétiennes de Terre Sainte. Cette décoration récompense les personnes extérieures à l’Ordre qui se sont distinguées par leur engagement au service de la Terre Sainte.

Ramleh a aussi fêté Saint François Cette année la fête de Saint François d’Assise a été

Coup d’envoi pastoral pour les catéchistes de Jordanie

célébrée à Ramleh le 5 octobre, d’une manière très solennelle, populaire et pastorale. Le curé de la paroisse latine, le P. Abdelmasih Fahim, ofm, a invité le Vicaire patriarcal, Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, pour la célébration de la messe et l’inauguration de nouvelles initiatives pastorales.

Les catéchistes des paroisses et des écoles sont depuis toujours une force vive de l’Eglise de Terre Sainte. Evêques, curés et directeurs prévoient pour cette catégorie de fidèles engagés, un certain nombre d’activités spécifiques. Au début de l’année chaque région organise pour eux une journée avec des programmes spirituels et culturels, appelée par le terme biblique journée de « l’envoi ».


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5) Qu’a apporté le voyage du Pape au Liban pour vous en tant qu’évêque, pour les fidèles de Terre Sainte concrètement ? Quelles sont les responsabilités qui s’en dégagent ? Je pense qu’il ne faut pas juger la visite du Pape avec des fruits immédiats. C’est comme un arbre qu’on plante : il ne va pas produire de fruits avant quelques années. La visite du Pape a été un évènement extraordinaire. Il est venu montrer beaucoup de solidarité aux chrétiens d’Orient. Il est venu malgré des prévisions pessimistes à cause du drame syrien. Son courage, son insistance à venir nous ont beaucoup édifiés. Du point de vue de l’encouragement moral, nous avons reçu beaucoup de la part de Benoît XVI. Maintenant, il nous reste à relire l’exhortation apostolique qui est au fond une répétition plus organique du message et des propositions du Synode pour le MoyenOrient tenu en 2010. Dès lors, nous devons être cohérents avec nous-mêmes, comme évêques et peuples chrétiens. Lire attentivement cette exhortation va nous servir pour les années à venir, je dirais même les 50 années à venir. L’exhortation nous montre de façon claire les principes régulateurs de nos attitudes chrétiennes avec nousmêmes, avec les autres Eglises catholiques et les Eglises non catholiques, avec le monde musulman et juif. Et cette exhortation aborde aussi les questions d’émigration des chrétiens d’Orient. Nous trouvons donc des propositions solides et des solutions à la majorité des problèmes que rencontrent les chrétiens qui vivent au Moyen-Orient. 6) Ces derniers temps, des actions anti-chrétiennes (Nouveau Testament déchiré, graffitis à Latroun…) ont ému la communauté chrétienne de Terre Sainte. Y voyez-vous un regain de tensions et de menaces ? Une loi « anti-blasphèmes » serait-elle utile ? Lisant les nouvelles du monde, les tensions interreligieuses se trouvent partout en Afrique, en Asie, et même en Europe. Il faut cependant noter une différence de mentalité entre l’Occident et l’Orient où les conséquences et réactions sont incomparables. Le fait de faire des lois anti-blasphème est une bonne idée mais je demande à ce que ce soit fait au niveau international, au niveau de l’ONU. Je pense qu’on a besoin d’une loi claire et nette qui impose le respect des religions avec des sanctions contre ceux qui profanent les sanctuaires religieux des autres et s’attaquent à leurs symboles. Une loi sans sanction n’est pas une loi respectable. 7) L’Année de la foi démarre dans le diocèse du Patriarcat latin fin octobre. Quel constat faites-vous en termes de pratiques de la part des fidèles ? Quels sont les enjeux de cette année dans votre diocèse ? Il y a le risque de considérer la foi comme l’ensemble des vérités religieuses dans lesquelles il faut croire. La foi n’est pas simplement un ensemble de dogmes. La foi est une lumière extraordinaire donnée par le Seigneur, grâce à laquelle nous pouvons voir plus profondément, plus loin, plus haut. C’est une lumière, mais aussi une force qui nous permettent de vivre selon ce que nous voyons et croyons. Le risque de nos communautés au Moyen-Orient, c’est que la foi soit matière à identification. On est chrétien ou musulman ou juif. La religion est réduite à une étiquette sociale. Nous voulons sortir de cette définition de la foi pour la considérer comme une relation à Dieu. Une relation de confiance, fondée sur le fait que Dieu est puissant, qu’Il m’aime et qu’Il peut m’aider. C’est cette relation que Jésus avait avec tous les malades qu’Il a guéris. Eux l’ont supplié et Il a été, par sa force, capable de les aider car Il les aimait. C’est cela la foi à laquelle nous pensons. Une foi qui nous lie au Seigneur avec des liens d’amitié. 8) Parler de l’Année de la foi signifie aussi parler du Concile Vatican II, 50 ans après son ouverture : quel est aujourd’hui l’héritage à cultiver et mettre en valeur en Terre Sainte ? Nous vivons un demi-siècle après Vatican II. C’est vrai qu’il y a Vatican II mais il y a eu aussi depuis, des synodes qui ont été convoqués pour approfondir l’héritage de Vatican II. Il ne faut pas oublier les autres synodes qui sont très importants car chaque synode approfondit une question essentielle comme le sacrement de l’Eucharistie ou comme la Parole de Dieu. Il faut prendre en considération Vatican II qui a jeté la plate-forme d’une Eglise nouvelle qui se prépare au XXIème siècle, mais il faut aussi prendre en considération les synodes et les exhortations post-synodales reçus comme des trésors des derniers papes. 9) Justement, quel regard portez-vous sur la dynamique de Nouvelle Evangélisation et qu’attendez-vous du prochain Synode ? La Nouvelle Evangélisation avait été conçue spécialement pour les pays occidentaux où la foi traditionnelle a fortement baissé. Ces pays sont devenus post chrétiens ; il y avait avant beaucoup d’anti-christianisme, d’anticléricalisme, aujourd’hui c’est l’athéisme, la déchristianisation, l’indifférence religieuse. Le synode voudrait réveiller la conscience chrétienne surtout chez ceux qui l’ont perdue en Europe et en Amérique du Nord. En même temps, ce synode peut servir aux Eglises du Moyen-Orient car la foi apparaît - comme on l’a dit - une étiquette sociale, un fait social. Nous sentons le besoin d’approfondir la foi des chrétiens du Moyen-Orient, comme l’a demandé le synode lui-même. Je donne un exemple : même ceux qui vont à l’église dans nos paroisses le dimanche, ont souvent, très souvent même, des difficultés à pardonner et ils communient comme si de rien n’était. Une nouvelle évangélisation ne porte pas uniquement sur la foi elle-même mais sur la manière de vivre la foi comme une foi profonde, une foi de pardon et pas liée à une obligation d’aller à la messe le dimanche, de jeûner ou de faire abstinence… Mais vivre une foi qui me demande de faire du volontariat, l’aumône et de pardonner. Nous avons besoin de ce synode pour nos chrétiens. Je vois une relation très forte entre l’année de la foi et le synode que nous attendons dans quelques jours. Propos recueillis par Christophe Lafontaine


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Projets du Patriarcat latin Beir Zeit : Travaux de rénovation à la paroisse de l’Immaculée Conception Fondée il y a plus de 150 ans en 1859, la paroisse de Beir Zeit (située à 25 km au Nord de Jérusalem) est l’une des 4 premières paroisses à avoir été créée après la restauration du Patriarcat latin en 1847. Aujourd’hui, des travaux de réhabilitation à l’initiative du Patriarcat se terminent dans l’église, permettant aux 2500 chrétiens de la ville de jouir pleinement des différentes activités paroissiale. Le Patriarcat latin est en passe de terminer des travaux de réhabilitation commencés au début de l’été : mise aux normes des bâtiments, rénovation de l’ancien système électrique, et enterrement des câbles qui passaient devant l’église. Les travaux, selon le curé le Père Louis Hazboun, sont maintenant presque finis et permettront un meilleur accueil pour ses paroissiens. 2500 paroissiens aujourd’hui, mais... Beir Zeit, dont le nom signifie « citerne d’huile », est un village de Cisjordanie entouré d’oliviers, habités par 4500 personnes à majorité chrétienne et à dominante orthodoxe. Les catholiques latins fréquentant la paroisse de l’Immaculée Conception sont au nombre d’environ 2500. Un chiffre « stable » selon le curé mais « qui a tendance à baisser du fait du départ de nombreux jeunes ». Pourtant, l’une des forces de Beir Zeit est sans aucun doute son école patriarcale et son université dans laquelle une grande majorité des paroissiens étudient. Voila qui pourrait nous faire espérer que les jeunes puissent, après leur formation, trouver un travail dans la région. De fait, précise le Père Louis, « une fois diplômé, certains trouvent du travail à Ramallah. Ou d’autres reprennent le métier de leur père. » Mais beaucoup se retrouvent au chômage sans visibilité d’avenir, et font le douloureux choix d’immigrer. « Ce qui a pour conséquence directe, explique-t-il, que de nombreuses femmes âgées restent seules ici, avec leur fille. » Une minorité catholique en bonne relation avec ses voisins « Nous entretenons de bonnes relations œcuméniques » confie le Père Louis, « aussi bien avec les Orthodoxes qu’avec

les Anglicans ». Ces relations se concrétisent notamment par des célébrations religieuses et nationales communes. « Nous sommes aussi en bons termes avec les Musulmans avec qui nous partageons des temps de réflexion sur des thèmes variés allant du « vivre ensemble », au sujet des élections municipales. » L’éveil du passé pour construire l’avenir Ce curé œuvre chaque jour pour maintenir un dynamisme dans sa paroisse et dans l’école patriarcale juxtaposée ; réunions avec les Frères Chrétiens de l’université, avec les servants d’autel, les comités de femmes, les membres des Légions de Marie, les différentes chorales, les collégiens et étudiants… Une multitude d’activités pour répondre aux nombreux besoins des paroissiens et évangéliser les cœurs. Ce mois-ci, la paroisse a ouvert un musée d’archéologie au cœur même de la maison paroissiale. « En parallèle à notre musée, explique le Père Louis, nous avons également inauguré une large exposition de photographies anciennes témoignant de la vie paroissiale de Birzeit depuis 1942. » Lien évident entre le présent et le passé, ces photographies permettront de cimenter l’avenir des nouvelles générations en les rattachant à leur Histoire paroissiale et religieuse. « Tant que nous avons la foi, conclura-t-il, nous avons bon espoir dans l’avenir de la jeunesse que nous accompagnons quotidiennement.» Une belle parole d’espérance alors que la Terre Sainte vient d’ouvrir l’Année de la Foi dimanche 28 octobre lors de la fête de Notre-Dame de Palestine à Deir Rafat. Amélie de La Hougue

Pour aller plus loin, visitez www.lpj.org : • Rejoignez le Patriarcat latin sur Facebook... en 7 langues ! • AOCTS : il n’y a pas d’accord entre l’Eglise et les Autorités israéliennes sur le mur de Crémisan (23 octobre 2012) • Oliviers de Gethsémani : publication d’une étude scientifique (22 octobre 2012) • Précisions du Saint-Siège à l’égard des ordres de chevalerie (17 octobre 2012) • La récolte des olives, entre joie et douleur (16 octobre) • Jérusalem, des rues, des noms et derrière… ? (15 octobre 2012) • L’arabe s’invite aux audiences générales du Pape (10 octobre 2012) • Lettre pastorale pour l’Année de la Foi préparée par les Ordinaires catholiques de Terre Sainte (8 octobre 2012) • 1er bulletin des Ecoles du Patriarcat latin dans les Territoires Palestiniens (4 octobre 2012))


Ordre du Saint Sépulcre La Lieutenance du Portugal pèlerine en Terre Sainte Le 25 septembre 2012, la Lieutenance Portugaise de l’Ordre équestre du Saint Sépulcre a commencé un pèlerinage en Terre Sainte, en passant par Rome, où elle a reçu la Bénédiction Apostolique de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, lors de l’audience générale du 26 septembre. Le groupe de 75 pèlerins portugais, conduit par le Lieutenant, se composait de cinq prêtres et de 41 membres de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre accompagnés par des familiers et des amis. Plusieurs événements ont marqué le pèlerinage qui s’est déroulé dans une ambiance d’une grande spiritualité. - Le 27 septembre, la bénédiction particulière d’un panneau d’azulejos portugais représentant Notre-Dame de la Conception, Reine et Patronne du Portugal, offert par les Chevaliers et Dames portugais au Sanctuaire de l’Annonciation, à Nazareth. - Le 29 septembre, la visite au couvent des Sœurs du Rosaire, à Aboud, dont les travaux d’amélioration ont été financés par la Lieutenance du Portugal. Un groupe de pèlerins a eu l’opportunité de s’entretenir avec le Frère Yousef Rizeck et les sœurs débordantes de joie et de courage qui y mènent un extraordinaire travail d’évangélisation. - Les 2 et 3 octobre, respectivement, dans la Con-cathédrale et à la Basilique du Saint Sépulcre, se sont célébrées les cérémonies de la Veillée d’Armes et de l’Adoubement de 10 nouveaux Chevaliers et 4 Dames portugais, cérémonies présidées par Son Excellence Mgr. William Shomali, évêque auxiliaire pour Jérusalem, qui a prononcé une homélie qui a beaucoup touché tous les présents. Après cette cérémonie, et toujours dans ce Lieu Saint, Mgr. Shomali a remis les « Conchas Peregrinatoris » aux Chevaliers et Dames qui se rendaient pour la première fois en pèlerinage en Terre Sainte. Puis une photo souvenir du groupe, avec l’évêque auxiliaire pour Jérusalem et l’Ambassadeur du Portugal en Israël, a été prise dans les escaliers extérieurs de la Basilique. Ensuite, le cortège des Chevaliers et Dames présents a traversé les rues du souk jusqu’au Patriarcat, par le même chemin et de forme identique à celui qui a initié la cérémonie. En fin de journée, Mgr Shomali a offert un dîner, dans le Patriarcat latin, à Son Excellence le Lieutenant et aux membres du conseil qui étaient présents. Ils lui ont offert une statue de Notre-Dame de Fátima, de l’ancienne usine de Vista Alegre, bénie par l’évêque de Leiria/Fátima et accompagnée d’un message de ce même évêque. Le 4 octobre, avant l’embarquement pour le Portugal, le groupe a visité le Sanctuaire marial de Deir Rafat (Notre-Dame Reine de Palestine) où une messe a été célébrée, suivie, après le déjeuner, d’un très intéressant et émouvant échange avec les moines de Bethléem qui développent, avec une immense joie, un remarquable travail de mission dans ce lieu. Le Lieutenant, Gonçalo Figueiredo de Barros

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Lettre d’information 17 – Novembre 2012  

Voici le 17ème numéro (Octobre 2012) de la lettre d’information « JERUSALEM ». Résumant l’actualité du Patriarcat, elle est faite pour être...

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