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SELECTION « AFTER LITTERAIRE » NOVEMBRE 2014 1) Seul dans Berlin de Hans FALLADA (disponible à la médiathèque) – paru en 1947 Adapé plusieurs fois à la télévision, au cinéma et en version « documentaire » plus récemment. La traduction française de ce roman ne propose pas une lecture purement idéologique de ces années où le IIIe Reich tout-puissant imposait la terreur. Le roman, écrit en un peu plus d'un mois par Fallada – morphinomane en proie à ses démons intérieurs et qui allait décéder un an après la parution du livre –, offre à suivre une galerie d'individus vivant dans le même immeuble, au numéro 55 de la rue Jablonski, à Berlin. Des gens simples, certains harassés de travail, d'autres profitant des prébendes du nouveau régime. Seul dans Berlin est encore la description d'une ville allemande et de ses habitants qui souffrent de toutes les pénuries, de la crise du logement, du chômage. Mais, en cette période du nazisme triomphant, la crainte omniprésente conduit chacun à surveiller les autres, pour s'en méfier ou pour les dénoncer. Source : Télérama (1er février 2014 : Gilles Heuré - Telerama n° 3342) 2) Charlotte de David FOENKINOS (Prix Renaudot 2014) (disponible à la médiathèque) Roamn dédié à Charlote Salomon, jeune peintre juive allemande, déportée à Auschwitz. Foenkinos nous avait habitué à des romans plus « légers » (La délicatesse), là il aborde le destin tragique d'une jeune femme avec un écriture poétique (vers libres) dans laquelle on ne ressent pas le poids de l'histoire malgré la lourdeur du sujet. 3) Les puissances des ténèbres de Anthony BURGESS Roman écrit en 1981 et considéré comme un chef-d'oeuvre de la littérature. Tommey, 81 ans, écrivain homosexuel vivant à Malte, reçoit la visite d'un archevêque venu lui demander de témoigner dans le cadre du procès en béatification de Carlo, son beau-frère et alter ego. C'est l'occasion pour Tommey de s'interroger sur la foi et le péché en replongeant par écrit sur son parcours et celui de Carlo, catholique révolutionnaire qui souhaite réformer l'Église. 4) Ma vie avec Mozart d'Eric-Emmanuel SCHMITT (disponible à la médiathèque) – paru en 2005 Roman épistolaire d'un adolescent tourmenté, mal dans sa peau, aux tendances suicidaires assiste un jour à un opéra « Les noces de Figaro » de W.A. Mozart. C'est la voix magnifique de la cantatrice qui va changer sa vie. Il écrit des lettres à Mozart et s'intérroge sur le monde. A lire avec le cd d'accompagnement. « Ma vie avec Mozart » a été adapté au théâtre et mis en scène par l'écrivain. A lire également du même auteur « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » adapté au cinéma et Oscar & la dame rose (tous deux disponibles à la médiathèque). 5) Le liseur du 6h27 de Jean-Paul DIDIERLAURENT (disponible à la médiathèque) – paru en 2014 Premier roman et grand succès de librairie grâce au bouche-à-oreille entretenu par les libraires. Traduit déjà dans plusieurs langues, le roman pourrait être adapté au cinéma. A suivre... Guylain Vignolles est ouvrier d'une usine de pilonnage de livres. Sa fantaisie, est de lire à voix haute, des petits morceaux de livres récupérés dans la broyeuse, dans le wagon du RER de 6h27. Un jour il trouve une clé USB qui va changer sa vie. 6) La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joöel DICKER (Goncourt des Lycéens 2012) (disponible à la médiathèque). Enorme succès littéraire (1 million et demi d'exemplaires


vendus dans le monde entier). Marcus Goldman, jeune écrivain vient de connaître la gloire grâce à la publication de son premier roman. En panne d'écriture et pressé par son éditeur pour la parution d'un deuxième roman, il part chercher l'inspiration dans le New Hampshire chez son ancien professeur d'université, Harry Quebert, lui-même auteur d'un best-seller. Un jour, dans le jardin de la propriété de Quebert, le cadavre d'une jeune fille disparue 33 ans plus tôt est déterré. C'est là que Marcus Goldman entame une enquête criminelle qui va peu à peu lui redonner le goût de l'écriture. Un véritable travail de mise en abyme de l'écriture. 7) A la recherche de Peter Pan de COSEY – Bande dessinée parue en 1983 dans le journal « Tintin » En 1930, le jeune écrivain Melvin Woodworth s’expatrie dans les Alpes valaisannes, à la recherche d’inspiration pour son nouveau roman. Mais sa quête est double : son frère ainé Dragan a vécu les dernières années de sa vie, en tant que pianiste au grand hôtel d’Ardolaz. Melvin tente justement de rejoindre le village, à pied, pour honorer un pari avec le postier. Chemin faisant, il croise la route de Baptistin, un vieil homme recherché par les gendarmes pour trafic de fausse monnaie. Melvin taie pourtant cette rencontre et s’adapte immédiatement aux coutumes, notamment en vidant quelques bouteilles de l’alcool local, le Fendant. Dans les jours qui suivent, il randonne beaucoup, s’imprègne de ces fabuleux paysages enneigés… et délaisse toute préoccupation éditoriale. Il ne s’inquiète pourtant guère de cela, ni de savoir le village sous la menace d’un glacier grondant régulièrement en amont. Une nuit, aux abords du grand hôtel déserté, il entend la mélodie fantôme d’un piano. Plus tard, lors d’une excursion à ski, il tombe par hasard sur une jeune fille se baignant nue dans un lac d’eau tiède. Il en tombe immédiatement amoureux… Source : www.planetebd.com (Benoît Cassel, 29 août 2007) 8) La bibliothèque de babel de Jorge Luis BORGES – Paru en en 1941 (disponible à la médiathèque en version bilingue espagnol/français) Métaphore de la littéraire, cette nouvelle décrit une immense bibliothèque contenant tous les livres déjà écrits et ceux à venir de 410 pages dont chaque page est composée de 40 lignes d'environ 80 caractères. Ces livres sont placés sur des étagères comprenant le même nombre d'étages et contenant le même nombre de livres. Cette bibliothèque est composée de salles hexagonales disposées de façon identique et habitée par des hommes qui ne connaissent que ce monde, tous à la recherche du livre ultime, de la révélation, de la vérité... 9) Quand Dieu était un lapin de Sarah WINMAN – Paru en 2013 (Bientôt disponible à la médiathèque) Premier roman qui raconte l'histoire d'une petite fille, Elly, très vive d'esprit qui porte un regard très original sur le monde. Elle habite avec ses parents très excentriques, son frère dont elle découvrira l'homosexualité et son lapin qu'elle baptise Dieu. Livre drôle et fantasque qui aborde des thèmes de société qu'on a envie de lire et relire... 10) Pas pleurer de Lydie SALVAYRE – Prix Goncourt 2014 (disponible à la médiathèque) Lydie Salvayre y parle de sa mère, d'origine espagnole, qui a tout oublié sauf l'été 1936, quand la Guerre civile d'Espagne éclate. L'auteur met en parallèle les écrits de Georges Bernanos, révolté par le comportement barbare de d'armée franquiste et l'histoire de sa mère l'été de ses 15 ans, elle que appartenait à la catégorie « les mauvais pauvres ». 11) Jacob, Jacob de Valérie ZENATTI – Paru en 2014 (Bientôt disponible à la médiathèque) Jacob, un jeune Juif de Constantine, est enrôlé en juin 1944 pour libérer la France. De sa guerre, les siens ignorent tout. Ces gens très modestes, pauvres et frustes, attendent avec


impatience le retour de celui qui est leur fierté, un valeureux. Ils ignorent aussi que l’accélération de l’Histoire ne va pas tarder à entraîner leur propre déracinement. Source : Editions de l'Olivier 12) Tout s'est bien passé de Emmanuelle BERNHEIM (disponible à la médiathèque) « Tout s'est bien passé », c'est la phrase qu'à prononcé la voix au téléphone à Emmanuelle Bernheim pour décrire les derniers instants de vie de son père. Père qui très diminué suite à une accident vasculaire cérébral, lui a demandé quelques semaines auparavant de l'aider à mourir. Le récit se déroule sur une période très courte et décrit l'hôpital et toute l'organisation qu'Emmanuelle Bernheim aidée de sa soeur met en place pour accéder à l'impensable demande de leur père. C'est l'histoire d'un homme, André, qui, à mesure que l'échéance approche, accueille les choses avec beaucoup de sérénité. En amont, il y a la réalité d'un pays qui n'a pas encore légiféré en faveur du suicide assisté, André devra se rendre à Berne pour cela, un ami de la famille, avocat conseille aux filles de ne pas l'accompagner afin de ne pas éveiller les soupçons. Un récit à la fois cocasse et bouleversant. A lire aussi (tous disponibles à la médiathèque) : – Au revoir là-haut de Pierre Lemaître (Prix Goncourt 2013) Cette fois, Pierre Lemaitre s'attaque à la Première Guerre Mondiale et met en scène deux poilus, Edouard Péricourt et Albert Maillart. Ils n'ont rien en commun, l'un issu d'un milieu très aisé, l'autre bien plus modeste, pourtant ils vont se retrouver dans les mêmes tranchées. L'histoire se déroule en 1918, alors que l'armistice est imminente et que les poilus attendent d'être démobilisés, le lieutenant d'Aulnay-Pradelle, un personnage fat et ambitieux, envoie ses troupes à l'assaut, les menaçant de leur tirer dans le dos s'ils refusent de se soumettre aux ordres. Edouard et Albert vont se sauver la vie mutuellement lors de cet ultime combat parfaitement inutile, ils ne se sépareront plus, Edouard sera atrocement défiguré et accro à la morphine, Albert profondément abîmé psychologiquement, hanté par d'innombrables angoisses. Quelques temps après la fin de la guerre, ils mettront au point une escroquerie savamment pensée. Pierre Lemaitre rend hommage à cette génération de jeunes soldats, il utilise avec brio tous les ingrédients propres au polar (suspens, rebondissements etc.), il réussit en un chapitre à nous transporter dans la France de l'après-guerre, une France qui enterre ses morts et cache ses "gueules cassées". On comprend que l'horreur ne s'est pas arrêtée à la fin de la guerre, une génération de sacrifiés a dû réapprendre à vivre avec des blessures physiques et morales. Pierre Lemaitre n'est pas tombé dans le piège du manichéisme, chaque personnage peut à un moyen sombrer dans l'immoralité, ici il n'y a pas de héros, il y a juste des gens qui doivent panser leurs plaies... A l'heure où on célèbre le centenaire de la grande guerre, ce roman tombe à pic, d'autant plus que l'auteur s'est extrêmement bien documenté sur la période. – Une éducation catholique de Catherine Cusset paru en 2014 – Trois femmes puissantes de Marie N'Diaye (Prix Goncourt 2009) Et bien d'autres choses encore... Vivement le mois prochain !

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