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printemps 2008

A M B O U I L L E T

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LA MÉDIATHÈQUE

h t t p : / / w w w. f l o ri a n d e p a g e e n p a g e s . f r ET SES RELAIS

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oici un excellent petit livre, dont je recommanderai volontiers la lecture : il s’agit de « la Sagesse du bibliothécaire » aux éditions de l’Oeil neuf, écrit par Michel Melot qui fut directeur de la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou et Président du Conseil supérieur des bibliothèques. On y lit notamment ceci : « Assigner à résidence le savoir du monde est sans doute la définition de la bibliothèque, mais faire de cette résidence un lieu d’accueil et de rencontres en est une autre. Cet espace devenu multiforme, édifice ou écran, ce temple moderne découpé dans le monde pour y inscrire ses représentations, c’est à bon droit que nous l’appellerons bibliothèque ». Notre journal me semble avoir sa raison d’être, il donne non seulement un éclairage sur le savoir, sur les auteurs et les collections, mais aussi une lumière sur les rencontres et leurs acteurs. Le journal est aussi le lieu des liens. Jocelyne Bernard Conservateur Directrice de la médiathèque et de ses relais

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Portraits

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crivains, conteurs, libraires, éditeurs, présidents d’associations culturelles et littéraires, bibliothécaires… Ils animent la vie littéraire et la vie du livre à Rambouillet et font rayonner la culture dans la ville, chacun avec ses missions. Nous leur donnerons successivement la parole.

Steven Lefkowitz a plusieurs belles cordes à son arc : professeur d’anglais en faculté, il est aussi acteur et sculpteur. Il nous a été donné de découvrir ses talents de conteur lors du vernissage de l’exposition de ses sculptures et nous lui avons confié depuis la mission d’aller dire des contes aux enfants : dans les écoles, au centre «Catalpa» - lieu d’accueil des malades d’Alzheimer-, dans les structures d’accueil des handicapés, gérées par l’Association Confiance. Sa Jeunesse d’esprit, son humanisme font de chaque séance de conte un moment de plaisir ou d’émotion pour petits et grands.

LefSkoteven witz

Etes-vous un homme des villes ou un homme des champs ? Ni l’un ni l’autre. Le monde me semble tellement mystérieux que je ne peux me considérer nulle part tout à fait chez moi. Ceci dit, grâce à la géométrie et aux noms de rues, je me perd moins en ville qu’à la campagne.

Si vous deviez ne retenir qu’un mot de la langue française ? Ce serait le mot «quoi» car, avec les réponses, on pourrait inventer de quoi refaire une autre langue.

Y a-t-il une maxime qui vous soit chère ? «Facile à dire». Surtout dans mon travail de sculpteur, où l’écart est énorme entre l’idée et sa réalisation. En Amérique, on dit que les idées valent cinq centimes le kilo. >> suite en page 12

MÉDIATHÈQUE FLORIAN 5, rue Gautherin 78120 Rambouillet tél : 01 61 08 61 10 - fax : 01 34 83 02 55 - courriel: mediatheque.florian@rambouillet.fr

Florian le site ht t p: / / f lor ian. r am bo u i l l e t . f r Florian le blog ht t p: / / www. f lor iand e p a g e e n p a g e s . f r


Impressions Expressions Pour explorer les liens qui nous attachent au livre et à la lecture, il faut effectuer une plongée en soi-même et accepter de se livrer un peu. Nous avons interrogé l’équipe de la médiathèque et livrons ici une partie de ses impressions, ainsi que celles de quelques personnalités locales, dessinant peut-être alors les portraits inédits de ceux que nous croyons pourtant déjà connaître.

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Des sentiments à partager... Seuls, le livre est une présence, il nous apporte tout un monde qui devient le notre, il remplit le vide, nous avons un compagnon, un ami fidèle et disponible.

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Le livre est une présence ...

Lire le monde qui nous entoure...

Née en un pays et en un milieu où la lecture a été pour moi accessible, je la définirais comme un fil conducteur qui nous aide à nous construire et à grandir.

Martine Daniel section jeunesse

Au début de ma lecture, je me méfie j’ai même un petit doute Et si il me décevait … Mais si je tombe amoureuse Il devient mien Je me l’approprie égoïstement et pour finir je n’ai qu’une idée en parler, le faire connaître le partager, l’aimer à plusieurs.

C’est cette place que Tiphaine Le Mab responsable des nous donnerons ou Bibliothèques Relais non à l’imaginaire, un imaginaire qui sera notre soutien, notre force et parfois même notre échappatoire quand nous arriverons à l’âge adulte. La lecture peut être celle du livre, celle des autres quand on essaie de les comprendre, celle du monde qui nous entoure quand on l’observe. Mais c’est le livre, à travers la diversité des points de vue qu’il peut véhiculer, à travers sa pérennité, à travers les mémoires qu’il préserve, qui me semble le mieux placé pour nous aider à toutes les autres lectures, celles du monde qui nous entoure.

Je me souviens de mon premier livre ...

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J’ai eu mon premier livre quand j’ai perdu ma première dent. Je m’en souviens encore : c’était le cadeau de la petite souris... Le titre ? «Oui-Oui s’envole» de la Bibliothèque Rose. J’étais fière !!! Un livre à MOI !!! J’ai adoré ce monde imaginaire. Adolescente, je lisais beaucoup. C’était facile, j’avais le temps dans le train... Et puis à cette époque, je n’aurais pas pu me passer de cette part de rêve, pour moi c’était vital. Aujourd’hui, mes goûts ont évolué bien sûr, et avec trois enfants, j’ai beaucoup moins de Pascale temps pour lire. D’autant que je ne prends plus le train... Mais j’ai Truphandier toujours un livre en cours, et j’arrive toujours à trouver un petit Comptabilité moment pour avancer dans ma lecture.

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Impressions Expressions

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Le jour où j’ai trouvé « le merveilleux voyage de Nils Holgersson », de Selma Lagerlof, dans l’armoire de bibliothèque de ma classe, j’avais neuf ou dix ans. Ce roman était difficile et sa Bernard lecture exigeante pour une Jocelyne Conservateur Directrice de la petite fille. Médiathèque et

de ses relais Il me semble qu’il m’a ouvert plusieurs portes et fait faire plusieurs conquêtes, parmi lesquelles celles de l’effort intellectuel et du progrès qui en découle. En même temps, cette lecture fondatrice, initiatique, m’apportait l’ailleurs, tous ces noms qu’il me fallait lire plusieurs fois pour arriver à les mémoriser. Elle m’apportait le rêve, le mythe. Sans doute ai-je découvert là, pour la première fois, l’espace de liberté qui s’ouvrait à moi : je pouvais poursuivre la lecture ou l’arrêter et cela, moi seule pouvais le décider…

J’en ferai l’expérience des milliers de fois. Sur le dos d’une oie sauvage, je découvrais l’indispensable solitude, nécessaire à la lecture et à mon équilibre. Au fil des années, la lecture a continué à me faire de beaux cadeaux : des amis me suggéraient plusieurs de mes plus belles rencontres avec les livres tandis que des livres faisaient naître des échanges amicaux et des amitiés. Car on ne lit pas seul. Proust a écrit : « la lecture est une amitié » : incontestablement elle nous ouvre au monde, aux autres. Elle créée et renforce les échanges et les liens. J’ai eu l’immense chance de faire de ma passion mon métier. Forte de tout ce que le livre m’apporte d’essentiel, je travaille comme on milite et n’aurai de cesse d’amener le plus grand nombre d’enfants à la lecture.

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De beaux cadeaux ...

Une source riche et intarissable ...

Pour commencer, ma mère est une grande lectrice et m’a appris à lire très tôt, c’est pour cette raison que je n’ai pas fait d’école mater nelle. Elle aimait tant que je lui Priscilla Robin section jeunesse lise des histoires avant de s’endormir. Je suis passée assez rapidement à une lecture imaginaire, car je lisais une histoire que je transformais jusqu’au jour où je les inventais complètement. En grandissant je me suis intéressée à divers sujets de façon très passionnée que j’ai approfondis à travers dif férents ouvrages, les livres ne manquaient pas autour de moi. En tant que fille unique, ayant des parents très occupés, je m’ennuyais souvent et pour tant avec le recul je me suis rendu compte que j’étais en permanente activité, entre les travaux manuel, la lecture, l’obser vation et l’écriture. Durant mon enfance, je peux dire que j’avais trois amis fidèles : Mon chat, mon livre du moment et mon stylo. En ce qui me concer ne, le livre est pour moi une source riche et intarissable. Mais c’est également un objet qui peutêtre d’une grande beauté pour lequel j’ai beaucoup d’admiration. Les auteurs qui me séduisent sont ceux qui n’ont plus rien à prouver. Ceux qui donnent à travers leurs écrits, qui ont une réelle et sincère personnalité, ceux qui réussissent à atteindre leurs buts qu’ils soient une émotion, un rêve, un voyage, un apprentissage, un par tage, un apaisement, une réponse et cela par leurs propres mots. La simplicité intelligente en toute profondeur humaine. Aujourd’hui, la lecture fait par tie de ma vie, mais moins car je me consacre actuellement à l’écriture d’ouvrages pour enfants que j’espère voir le jour quand le moment viendra. Afin d’appor ter à mon tour.

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Impressions Expressions

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Un moment privilégié et privé qui m’appartient ...

Personnellement, quand j’ouvre un livre, je ferme une porte avec le monde extérieur pour ouvrir de multiples portes comme celles de la réflexion, de l’évasion, de l’affliction et des connaissances dans les domaines aussi variés que l’histoire, les arts, la géographie et la poésie. Christiane Cilleros Bibliothèques relais

J’aime à voyager dans le passé par la lecture d’un roman historique et ainsi y découvrir des célébrités, d’autres styles de vie, et les différentes conditions de travail et ainsi pouvoir comparer avec notre époque actuelle. Je prends plaisir à vivre des aventures en dévorant un roman policier et y déceler les nombreux aspects psychologiques des personnages, souvent déconcertants. Parfois une lecture peut raviver une blessure vécue mais heureusement cette lecture fait «un effet cataplasme». Aussi, quelquefois, je laisse s’écouler quelques jours avant de choisir un autre ouvrage afin de digérer le précédent. Cet instant tient une place importante dans ma vie de tous les jours, car j’adore ce moment privilégié et privé qui m’appartient entièrement et qui m’est aussi important que n’importe quelle nourriture.

Une victoire sur la vie...

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Je n’ai pas un rapport comptable avec l’univers de l’écrit, je ne compte pas combien de livres je lis par semaine ou par mois. Je ne pense pas qu’il faille comptabiliser ses livres lus tel un guerrier pour ses butins. En revanche je suis persuadé qu’il faut être performant et endurant pour goûter les délices de l’écrit comme un marathonien cherche à pulvériser son record personnel. Pour moi, la lecture est d’abord une affaire de plaisir avant d’être une activité indispensable pour son quotidien. Si on me posait cette question : «à quoi ressemble une vie sans lecture ?», je répondrais sans hésitation : à pas grand-chose. Ahmed Waberi Mais je ne peux pas m’empêcher Bibliothèque relais de penser au manque que peut La Sarigue ressentir un non-lettré. Malheureusement, je revois mes parents. Et aussitôt, en réfléchissant, je me demande s’ils auraient eu une autre vie en sachant lire. Rien de moins sûr, et après

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tout, ils nous on donné une vie équilibrée. Certes ils étaient analphabètes comme l’ont été beaucoup de personnes de leur génération mais pour autant, ils étaient très «cultivés» (j’aime cette définition de la culture : «La culture, c’est ce qui demeure lorsqu’on a tout oublié.») ; car, vivant dans une société d’oralité, mes parents ont hérité d’un patrimoine culturel oral non négligeable. Ainsi depuis fort longtemps, chaque parent transmettait son patrimoine intellectuel à ses enfants et c’est pourquoi on entend ici ou là en Afrique ce proverbe «un vieillard qui meurt c’est tout une bibliothèque qui brûle». Pour moi, la lecture est une victoire sur la vie. Fils d’un père illettré et d’une mère analphabète, savoir lire est déjà une force, un moyen d’échapper à sa condition, de briser cette chaîne du destin : le «tel père, tel fils». Enfant, j’ai fait la rencontre de la lecture non pas à la maison mais à l’école et depuis elle occupe une place prépondérante. En dehors du caractère sacré de l’objet livre, la lecture, assimilée à l’école et à l’apprentissage, demeure une chance, la seule pour ne pas dire l’unique promotion sociale. Plus tard, la lecture est restée comme une activité, un loisir, un rempart contre l’ennui et le consumérisme effréné que connaissent nos sociétés. Après tout en lisant un livre on consomme utile. Un autre aspect du monde livresque me fascine, c’est que je peux imaginer une telle proximité avec mes auteurs préférés. Ils me sont familiers, j’essaie d’entretenir un rapport affectif avec ces derniers. Secrètement mais merveilleusement mes voisins se nomment entre autres : Flaubert ou Frantz Fanon, Proust ou Pierre Loti, Barthes ou Muriel Barbery, Sartre ou Wole Soyinka, Nuruddin Farah ou Samuel Beckett, James Baldwin ou Assia Jabbar, François Mauriac ou Alain Mabanckou, Jean Hatzfeld ou Arthur Rimbaud, Claude Ponti ou Fred Vargas... Plus je lirai et mieux je me porterai et plus mon rapport à l’autre sera moins problématique, car la lecture est ouverture sur le monde. Lire, c’est être à la fois soi et multiple. La lecture nous offre à tous et à chacun la possibilité d’habiter plusieurs corps. Ne dit-on pas que le monde est un livre ouvert ? Chaque page lue est une avancée vers d’autres contrées. Elle provoque des interrogations, des rencontres improbables, des déceptions. La lecture est sans doute une lumière dans un monde obscur, «une invitation à un voyage» selon Baudelaire, une jouissance personnelle. La lecture est mienne. Ma vie ressemble à celle d’un nomade avec sa caravane des livres. Je retiendrai cette citation d’Emmanuel Kant : « Une lecture amusante est aussi utile à la santé que l’exercice du corps».


Impressions Expressions

Ne pas être en panne de lecture ... Je me souviens de mes trois premiers livres achetés avec l’argent que j’avais gagné à faire du baby-sitting ; « la gloire de mon père », qu « lle château de ma mère » et « l’homme vert » un roman de scienceficction, et j’étais si fière, si heureuse de les avoir achetés. Je J me souviens de m’être précipitée dans ma chambre afin de commencer c à les lire et je me demandais par lequel je devais Michèle Portier commencer ? Bibliobus

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Et a partir de ce jour là, j ai découvert un univers - la lecture, et cela a ttransformé ma vie en la remplissant de mots, d’imagination, de sourires, sou d’émotions et de plaisirs. Je suis une boulimique de livres : au pied de mon lit au moins 5, 6 livres li en permanence que je lis indifféremment à tour de rôle ; quand qua je pars en week-end il me faut, dans mon sac, au moins deux livres livre pour avoir le choix et ne pas être en panne de lecture. Je ne conçois conç pas un début de nuit sans lire au moins une page ou deux.. Et un de mes plus grand plaisirs : passer une bonne partie de l’aprèsmidi du week-end à lire allongée sur mon lit, même sous la couette et s’il fait fai mauvais dehors c’est encore mieux !

Nous devons à Annie et à Raymond Terrien plusieurs expositions, parmi les plus belles qu’il nous a été donné d’accueillir à Florian. Amateurs d’art, curieux des autres, désireux de partager leurs coups de cœur, ils ont été plusieurs fois d’excellent conseil et vous leur devez sans doute des découvertes d’artistes faites à Florian.

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Du temps où je sombrais à bout de forces sur l’oreiller des nuits des grandes vacances après avoir porté à Irkoutsk le courrier du Tsar, ou couru sur les bateaux corsaires avec Ballantrae – qui rejoindrait plus tard le Nouveau Monde en quête d’un trésor – les basses eaux du souvenir ne parviennent plus à m’emporter au loin. Impossible même, à présent, d’ouvrir « Raymond Terrien Michel Strogoff » ou un livre de Stevenson : l’ouvrage aussitôt me tombe des mains. Les héros de mes lectures d’autrefois ont beau s’être endormis entre les pages, sur les rayons de la bibliothèque, bientôt rejoints dans leur sommeil définitif par les personnages des romans de l’âge mûr : ceux de Flaubert, de « La Recherche » ou de la prose claire de Giraudoux : « Suzanne et le Pacifique », « Siegfried », « Intermezzo », c’est sans importance, ils ont rempli leur mission ; les premiers avec un courage intrépide, les autres tant bien que mal. Il est dans la nature des livres d’inviter à tourner des pages. Ce que je cherche aujourd’hui, continuant de les tourner, moins nombreuses qu’hier, c’est au détour d’une phrase la rencontre éblouie avec une pensée sans âge, juste, alerte, avec laquelle je puisse entrer en communion ; qu’elle ait enjambé avec allégresse siècles ou océans, qu’elle soit de la veille dans un journal, peut-être d’à côté, parlant du ciel ou de la terre, de l’infini présent ou de l’éternité, ce qui sans doute est la même chose. P.S. : que vingt-six signes de l’alphabet permettent à eux seuls de raconter tant d’histoires, d’exprimer une telle diversité d’idées, de remplir des bibliothèques entières continue d’être pour moi un sujet de surprise et d’émerveillement.

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La rencontre éblouie avec une pensée sans âge...

Je ne pourrais pas vivre sans livre ...

J’ai toujours eu cette soif, dès que j’ai su lire. C’est une soif viscérale, elle ne s’éteindra qu’avec moi. Elle est contributive de ma personnalité. Je ne peux vivre sans avoir un livre à portée de main sur la table de nuit, sous mon fauteuil ou dans ma boite à ouvrages. La lecture fait partie de ma vie. Peut-être parce que j’étais une enfant unique et qu’elle m’a permis de m’ouvrir sur le monde, sur les autres. Je pourrais vivre sans théâtre, sans cinéma, sans télévision ; sans livre, il me semble que non. Mon plus grand plaisir aujourd’hui est de transmettre cette joie de lire à mes petits enfants en leur lisant des histoires, le livre ouvert sur nos genoux.

Annie Terrien

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Le billet de l’historien

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Ça s’est passé à Rambouillet en ...

1920

Dorland, qui fut professeur à l’école militaire préparatoire, a découpé et collé dans des cahiers des articles tirés du « Progrès de Rambouillet », entre 1913 et 1939. Ces cahiers sont aujourd’hui conservés à Florian. Leur lecture nous fait faire un voyage dans la vie quotidienne passée de notre cité. Nous avons pris le parti de publier à nouveau in extenso les articles qui ont un lien avec la vie culturelle ou l’actualité. C’est savoureux et vivant.

Encore des

problèmes de train ! L’écho du «Progrès de Rambouillet» - février 1920

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ambouillet- Paris et retour

M. le Maire aurait l’excellente intention de proposer le vote par le Conseil municipal d’un vœu tendant à obtenir l’amélioration du service des voyageurs entre Paris et Rambouillet et vice-versa. La paix est revenue, mais elle ne nous a pas rendu les trains si nombreux de l’avant guerre. A part ceux de 7 h. et 7 h. 1/2, il est à peu près impossible d’aller à Paris pour une après-midi, car le train de 10 h. 27 passe régulièrement avec 1 h. 1/2 ou 2 h. de retard. Autrefois on pouvait rentrer en partant de Montparnasse après minuit, ce qui établissait une correspondance commode avec les trains des autres réseaux ou des autres gares arrivant à Paris même après 23 h. 1/2; aujourd’hui, il n’y faut

Collection Médaithèque Florian

plus songer car le dernier départ à Montparnasse s’effectue à 22 h. 1/2. Et pourtant c’est la paix !

Les tarifs des chemins de fer vont être sérieusement augmentés ; les compagnies ne pourront plus objecter que les trains de voyageurs sont une cause de déficit. Mais nous sommes persuadé que M. le Maire et MM. les Conseillers municipaux ont depuis longtemps pensé à toutes ces choses, et qu’ils sauront énergiquement soutenir les intérêts de Rambouillet, en demandant les améliorations d’horaire indispensables à la bonne marche des affaires de notre ville et de la région S.D. - février 1920

Collection Médaithèque Florian

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Nos favoris

Exprimer un coup de coeur pour un auteur, une oeuvre, un interprète, et cela en quelques lignes seulement ! C’est un défi que les membres de l’équipe de la médiathèque ont accepté de relever, se montrant ainsi respectueux de leur rôle de médiateurs et vous invitant écouvrir ou à redécouvrir ceux vers lesquels leurs cœurs penchent.

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Cd disponible à Florian : The Police - «greatest hits»

A&M Records - 1992

cote : 2.2-POL

Il est des critiques qui « plombent » le moral … de leur auteur. En effet, vous vanter les mérites du florilège (je DETESTE les expressions «best of» ou «greatest hits»!) de chansons du groupe Police me rappelle impitoyablement mon demi-siècle. En effet, j’ai immédiatement aimé la musique «policière». Elle allie l’énergie du « punk rock », la sophistication du rock progressif et l’efficacité des chansons du « swinging London ».

En 1979, l’album « regatta de blanc », avec E ses s «tubes» « message in a bottle » et « walking on the moon m » agitaient mes neurones. Enfin, une musique qui q résonnait MODERNE ! Et si le nihilisme des «Sex pistols» p ou le militantisme du « Clash » reflétaient mes m états d’âmes et préoccupations, je pressentais que q «Police», malgré son succès commercial, donc suspect, deviendrait plus que le groupe d’une époque. En une décennie, le groupe de Sting, Andy Summers et Stewart Coppeland réussit le tour de force de devenir une référence. Certes, le trio ne possède pas l’aura d’Elvis Presley, John Lennon ou Jimmy Hendrix mais ils sont devenus des classiques en moins de temps que les Rolling Stones par exemple. Outre les chansons sus-citées, tous les succès du groupe sont sur ce disque. Notre mémoire possède la «sonate» de Vinteuil qu’elle peut, la mienne s’aiguise à l’écoute de certains orchestres de rock et « Police » appartient à ces derniers. Certes, je n’apprécie pas toutes les chansons de ce disque. Celle intitulée « de do do do de da da da » reste agaçante voire idiote et, en plus, entêtante. Le genre de refrain qui s’enracine dans votre tête dès les premières notes et ce pour toute la journée si vous avez la malchance de l’entendre le matin. Mais les 15 autres demeurent aussi toniques voire dansantes que lorsqu’elles furent diffusées la première fois. Avant beaucoup d’autres groupes, Police adapta différents genres musicaux à un rock nerveux. Le plus bel exemple apparaît «walking on the moon ». Cette composition réussit à « synthétiser et fondre le reggae et le rock en un alliage unique de grâce et d’énergie ». Bob Marley semble avoir délaissé son « herbe magique » pour de la vitamine C ! P.B. P.S. : rien que pour vous embêter : « de do do do de da da da » !

>> suite de la première page

Vous devez emporter deux livres dans le désert, à quels auteurs ou œuvres importants renoncezvous alors ? Les oeuvres que je ne pourrais pas lire en langue originale. Donc la liste pourrait remplir plusieurs bibliothèques. Sinon je n’abandonne personne qui nous a laissé une oeuvre dans une des langues que je connais.

Quelle est votre saison préférée ?

Pendant ma jeunesse en Amérique du Nord, j’aurais dit l’automne pour ses couleurs, sa fraîcheur, sa profondeur poétique.Mais avec le temps, je trouve que les saisons se sont mises à se mêler à une vitesse suspecte. Dès qu’on tourne le dos, le monde a changé de costumes. Alors, comme devant un magicien, je reste ébloui mais, en même temps, je suis trop méfiant pour en adouber une comme ma préférée.

Trois mots définiraient votre activité professionnelle, lesquels ? Trois phases d’un même élan. La première phase vient avec la mise en mouvement de mon imagination provoquée par une histoire. La deuxième phase se construit avec la mise en scène et la fabrication des accessoires pour la représentation de l’histoire. La troisième phase est collective et se répète avec chaque représentation quand le public se joint à moi pour donner vie à l’histoire.

Avez-vous des musiciens ou des chanteurs préférés ? Oui, beaucoup, tous ceux qui s’appuient sur la dissonance, c’est à dire (je ne connais rien à la la théorie musicale ; je parle de l’effet que ça me fait) ces notes qui tordent l’âme. On les trouve dans les quatuors de Beethoven et Mozart. Le jazz moderne en est tissé. J’aime la musique quand elle me joue, quand elle déjoue ma pensée.

Un film vous aura marqué ?

Le cinéma tient une place importante dans ma vision du monde. Je pourrais regarder mille fois certains gestes de grands comédiens sans me lasser: l’entrée de Brando dans «Un tramway nommé désir», le désespoir sur le visage d’Ed Harris dans «Pollock», le souffle de Depardieu dans «Cyrano». Ma reconnaissance pour la générosité des artistes est sans bornes. Et les peintres, et les sculpteurs et tous ceux qui se sont coupés en mille morceaux pour créer une ouverture dans le mur des habitudes, reçoivent ma reconnaissance.

Quelle activité aimez-vous le moins au monde ?

Sans vouloir vexer personne, je n’adore pas remplir des questionnaires.

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Magie des mots Voici un un petit conte, à l’intention de tous, écrit par Laure. Nous vous invitons à le déguster sans modération.

Les aventures

d’Herzog le bulldog erzog était un petit bulldog très

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gentil qui vivait avec sa maman humaine, Mamounette, comme il l’avait surnommée secrètementet sa grande sœur Mona, labrador de son état. Sa vie était calme, douillette et confortable. Mais Herzog (Zozog, comme on le surnommait), le petit bully avait un rêve d’enfance : il souhaitait découvrir le pays de ses ancêtres, l’Angleterre et par-dessus tout rencontrer ses frères et sœurs « british ». Car Herzog était un bulldog anglais très fier de ses origines. Depuis quelques mois déjà, en cachette, il s’initiait à la langue de Shakespeare. Pour cela, il s’était inscrit à des cours pas correspondance avec le magazine « TOUTOU MODE », le quotidien des chiens qui le valent bien. Parce que ça y était ! Herzog avait pris sa décision : il allait partir à l’aventure au pays des » fish and chips » et des chapeaux melon.

Pour payer son voyage Herzog avait économisé depuis de longues années sur l’argent que lui donnait Mamounette. En effet, depuis qu’il était petit, Herzog avait appris à aller acheter le journal pour sa maman z’humaine tout les matins et avec la monnaie restante, il avait le droit de s’acheter un gâteau vendu au salon de toilettage, voisin

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de la maison de la presse. Mais, depuis plusieurs mois Herzog se privait de son biscuit pour garder l’argent en prévision de son grand voyage.

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Au final, après une longue période de privations de ses petits plaisirs Herzog réunit la somme nécessaire à l’achat d’un billet pour l’Angleterre. Une nuit donc, il se glissa dans le bureau de sa Mamoune et se connecta à Internet. Il avait beaucoup hésité, devait-il prendre le ferry ou bien le train ? Il opta finalement pour un billet pour le train qui passe sous la manche. Le ferry l’inquiétait trop, il avait peur d’avoir le mal de mer et ne sachant pas nager, il angoissait à l’idée de se retrouver au milieu de cette étendue d’eau parfois capricieuse qu’était la mer.

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Pour rejoindre Calais, lieu de départ du train, Zozog avait tout prévu. Depuis trois semaines un cirque s’était installé en ville : il avait installé son chapiteau et ses roulottes dans le pré en face de chez lui. Herzog, très curieux de nature, n’avait pas tardé à aller discrètement se promener aux alentours des enclos des animaux. Et c’est ainsi qu’il avait fait la connaissance de babouche une vieille éléphante très gentille avec qui il s’était lié d’amitié. Herzog avait pris l’habitude de venir lui tenir compagnie un peu tous les jours et c’est au cours d’une de leurs conversations qu’il découvrit que la prochaine escale du cirque devait avoir lieux à Calais. Herzog se dit que le destin en avait décidé ainsi et que c’était l’occasion ou jamais de partir. Il n’eut pas trop de mal à convaincre Babouche, qui trouvait cela très amusant et n’était pas mécontente d’avoir un peu de compagnie pour ce long trajet, de le laisser se cacher dans sa cage pendant le voyage. La veille du départ du cirque, Herzog était très excité mais aussi très triste de laisser sa famille. Néanmoins, il se disait qu’il ne serait pas parti longtemps et qu’il lui écrirait tous les jours pour la rassurer. Il décida d’écrire

un mot à Mona, sa grande sœur chérie. Celui-ci disait : Ma Mona Je n’ai pas pu t’en parler avant car je savais que tu chercherais à me retenir mais je pars, Il est temps pour moi de découvrir mes origines et l’occasion se présente aujourd’hui. Je te promets de revenir très bientôt et de te donner des nouvelles très souvent. Prends bien soin de ma Mamounette d’amour et rassure là pour moi. Je penserai à toi tous les jours. Je vous aime. Herzog

Aux premières lueurs de l’aube, Zozog prit son baluchon et partit rejoindre Babouche. Il avait emporté quelques biscuits, son jouet préféré, un gilet appartenant à Mamounette (pour toujours avoir son odeur avec lui) et une photo de lui avec toute sa famille. Lorsque le soigneur vint préparer Babouche pour le départ il se faufila dans la cage dont la porte était ouverte et se cacha entre ses pattes pour ne pas se faire remarquer. Le convoi se mit en branle et après ce qui lui sembla être des jours d’un voyage très fatiguant, le cirque s’installa à Calais. Il fut temps pour Herzog de dire adieu à Babouche. Les « au revoir » furent longs et très tristes et c’est les larmes aux


yeux qu’Herzog se mit en marche vers l’embarcadère de départ. Pour monter à bord sans problème Zozog, se faufila dans la file d’attente des voitures pour l’embarquement. Il repéra un car à bord duquel il y avait plein d’hommes et de chiens ; l’un des toutous faisait un petit tour à l’extérieur du car et Zozog engagea la conversation. Le chien, un carlin prénommé Toupie lui expliqua qu’il se rendait à une célèbre exposition canine le «Crufts» qui avait lieu à Birmingham. Il proposa à Zozog de monter avec eux pour passer le contrôle puis de faire un bout de chemin ensemble.

Zozog n’en revint pas de sa bonne fortune et accepta avec joie. Tout se passa sans encombre et peu de temps après le train fit son entrée en gare de Folkestone. Zozog qui souhaitait se rendre à Londres ne fit qu’un petit bout de chemin avec ses camarades et il profita d’un arrêt dans une station service pour se faufiler hors du car. Il y avait plein de gros camions sur le parking de la station et Zozog surprit une conversation entre deux chauffeurs. L’un des deux disait aller à Londres… Après quelque hésitation Herzog se dirigea vers lui et lui fit son regard de chien très triste pour l’amadouer et le convaincre de l’emmener avec lui. Le chauffeur, Harry, un gentil bonhomme au physique d’armoire à glace aimait beaucoup les chiens et décida qu’il ne pouvait pas laisser ce pauvre toutou seul, abandonné.Il le fit donc monter dans la cabine du camion. Qu’elle ne fut pas la surprise d’Herzog de découvrir, sur le siège avant, une magnifique bulldog anglaise. Elle était toute blanche avec juste une tache marron autour de l’oreille droite. Son regard de velours se posa sur Zozog dont le cœur se mit à battre

la chamade. Il lui sembla que le temps s’arrêtait et qu’une grande vague de bonheur l’envahissait des

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pattes jusqu’aux oreilles. C’était donc cela le coup de foudre ! Milady, car c’était son nom (le plus beau que Zozog ait jamais entendu) lui parla de Londres et lui proposa de lui faire visiter les monuments qu’il fallait voir. Une fois arrivée Harry proposa à Herzog de rester chez lui, en attendant de retrouver ses maîtres. Il habitait une petite maison sur Piccadilly.

Le

lendemain

matin

après une bonne nuit de sommeil Harry dut repartir au travail et confia donc à Milady de bien prendre soin de Zozog. Après un petit déjeuner typiquement anglais avec des œufs, du bacon, des saucisses, des « baked beans », (en fait, ce sont des haricots blancs) et des toasts avec de la marmelade, Zozog avait l’impression que son ventre avait doublé de volume. Milady proposa à Herzog de sortir visiter la ville. Ils se dirigèrent donc vers le palais de Buckingham C’était l’heure de la relève de la garde. Zozog n’avait jamais vu un tel défilé. Devant les entrées du

palais il y avait des gardes qui ne bougeaient pas d’un cil. Zozog se demanda s’ils étaient en cire ; mais non milady lui expliqua qu’ils n’avaient pas le droit de bouger. Zozog essaya bien de les faire rire en faisant plein de grimaces mais rien n’y fit. Ils décidèrent donc de poursuivre leur visite et prirent la direction de « Big ben ». Cette haute et majestueuse tour sonnait les heures qui défilaient et notre toutou eut un petit pincement au cœur en pensant à sa Mamounette qui devait être au travail à cette heure là. Il se rendit compte, qu’il aurait aimé découvrir cette ville avec elle et qu’elle lui manquait profondément. Herzog confia sa tristesse à Milady, qui lui fit un gros câlin pour le réconforter et lui proposa de rentrer se reposer.

De retour chez Harr y, Milady alla voir son maitre avec la médaille de Zozog entre les babines. Elle la lui avait subtilisée pendant leur tendre accolade et même si cela lui fendait le cœur, car elle pourrait le perdre, elle était déterminé à retrouver la famille d’ Herzog afin qu’il retrouve le sourire. Harry prit immédiatement les choses en main et après quelque brèves recherches, il obtint enfin le numéro de Lily et l’appela immédiatement. Quelle ne fut pas la joie de Mamounette d’avoir des nouvelles se son Zozog après ses jours d’angoisse. Elle décida donc de prendre immédiatement la route pour rejoindre calais puis de prendre le ferry en direction de Londres. Le voyage lui sembla interminable. De son côté Herzog bien que très amoureux de Milady était assez mélancolique et n’arrivait pas à trouver le sommeil dans ce lit inconnu, sans la chaleur réconfortante

des pattes de Mona pour se lover. Quelques heures plus tard Herzog, qui se croyait plongé en plein rêve, entendit la douce voix de sa Mamounette qui l’appelait pour manger, comme tout les matins. Ne voulant pas se réveiller de ce si beau rêve, il garda les yeux bien fermés. Mais bientôt il sentit une main le caresser et une léchouille baveuse, une de celles que seule sa sœurchien Mona savait lui faire tous les matins. Herzog se leva rapidement et eut la merveilleuse surprise de découvrir sa Mamounette et Mona à ses côté. En pleurant de joie, il se précipita dans les bras de Lily et lui fit un gros bisou. Après de tendres retrouvailles, Harry qui n’était pas insensible au charme de Lily, lui proposa de rester quelques jours afin de ne pas séparer les deux bullys amoureux.

Une année a passé… Aujourd’hui, est un grand jour pour Zozog, sa Mamounette vient de partir pour l’hôpital où elle va mettre au monde les jumelles qu’elle et Harry, jeune mariés, attendent avec impatience. Quant à lui, il est dans tous ses états : il vient d’être papa. Milady a eu ce matin deux belles petites « bullettes », prénommées Zoé et Zora. Et Mona ? Eh bien, elle vit une belle histoire d’amour avec un gentleman labrador qui s’appelle Isidore. C’est ainsi que l’Angleterre, pays de cœur d’ Herzog, s’est révélé à la hauteur de toutes ses espérances et maintenant il n’imaginerait pas devoir le quitter. © L.B.

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La Caravane

du conte

n cet automne 2007, De même un sentiment de convi-

E

la médiathèque a initié une nouvelle action auprès de la population rambolitaine pour lui offrir une approche différente du texte et de la lecture à travers l’oralité des contes. C’est ainsi que le Bibliobus s’est déplacé, dans tous les quartiers de la ville, comme à son habitude, mais cette fois accompagné de notre conteur en résidence artistique, Yvan 538 qui a offert à 177 habitants des quartiers de Rambouillet une heure de contes pour petits et grands.

vialité de centre de village était très forte, avec les enfants et adultes tous réunis pour écouter, rire, éprouver ensemble des émotions, soit sous un arbre, soit au milieu d’une place, ou soit encore sur un morceau de gazon; un grand moment de sérénité, de calme dans le quartier visité. Cette première caravane du conte est une très belle réussite à renouveler à la demande même des habitants des quartiers.

Yvan a, dans la mesure où le temps le permettait, préféré conter ces histoires à l’extérieur au milieu des immeubles ou des maisons.

ravane auprès des petits et des grands, nous vous annonçons déjà que vous pourrez la retrouver à l’automne prochain. Les dates et lieux de passage de la caravane du conte seront affichés à la médiathèque et sur notre site dès la fin du mois d’août. En attendant cette nouvelle tournée des quartiers venez écouter les contes d’Yvan 538 tous les mercredis à la médiathèque Florian.

A l’extérieur l’impression d’échange, de partage est plus forte, les gens se parlent plus : à la fin les gens restaient pour discuter soit entre eux, soit avec Yvan, et étaient souvent étonnés que ce soit une initiative gratuite, offerte aux habitants des quartiers.

Devant le succès de cette ca-

M.P et T.L.M.

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Nous cherchons

des volontaires pour participer au comité de lecture des romans pour la jeunesse.

Pour tout renseignement : Tiphaine Le Mab 01 61 08 61 25 Séverine Jones 01 61 08 61 10

A partir de janvier, pour tout DVD emprunté, vous pourrez prendre un DVD documentaire en plus.

Découvrez

un nouveau thème de bandes dessinées jeunesse

les oeuvres littéraires Vos enfants aimeront lire ces bandes dessinées aux très belles illustrations, et liront ou reliront les plus grandes oeuvres de la littérature jeunesse (romans, contes, fables,...)


Une bibliothèque dans chaque école : un projet culturel municipal prioritaire. Pour rapprocher les enfants des livres, quoi de mieux que de rapprocher les livres des enfants ? L’Equipe municipale de Rambouillet s’est donné comme objectif prioritaire d’ouvrir une bibliothèque dans chacune des écoles maternelles et élémentaires de la Ville, dans le cadre d’un plan de développement de la lecture publique à Rambouillet. Commencé en 2005, ce projet se finira en 2010. A ce jour, 6 écoles sont déjà équipées ; la septième et la huitième seront inaugurées au début de 2008. Ce projet a la particularité d’être fédérateur : piloté par la médiathèque Florian qui l’a initié, il repose sur la participation active de ce service avec celle des services de la jeunesse et scolaire, des services techniques, du service informatique et sur un partenariat étroit de toutes les composantes de l’Education nationale (Inspection, enseignants, agents techniques) avec les services municipaux, chacun se plaçant au service de l’enfant, en priorité, pour lui apporter les outils de la familiarisation avec l’écrit et la lecture. Les locaux sont remis à neuf - en général une ancienne salle de classe - , du mobilier de bibliothèque est acheté, les livres sont triés puis équipés et informatisés, des livres neufs sont achetés tout au long de l’année et chaque année, le personnel ATSEM et les enseignants sont formés . Les enseignants et eux-mêmes assurent des permanences de prêt dans la bibliothèque pendant les heures d’école.

Il y a là un réseau documentaire en cours de constitution, à deux niveaux : au niveau de l’offre puisque

disponibles pour tous les enfants scolarisés à Rambouillet (Plus de 15 000 ont déjà été mis à la disposition des enfants dans 7 écoles) et au niveau du catalogue ; en effet, toutes les bibliothèques d’écoles étant informatisées et reliées entre elles et à la médiathèque Florian par réseau informatique, le catalogue déjà riche de près de 130 000 références est accessible à tous et de partout, y compris du domicile des familles. Cela sous-entend que des échanges et des acquisitions partagées vont naître de cette organisation.

Ces bibliothèques doivent vivre et c’est pourquoi les conteurs ou auteurs, en résidence notamment, seront sollicités pour y raconter des histoires et pour animer des ateliers d’écriture ; des expositions pourront aussi voir le jour dans ces bibliothèques qui doivent ouvrir et s’ouvrir sur le Monde. Afin qu’elles vivent mieux encore, il est prévu que ces bibliothèques puissent ouvrir leurs portes en dehors des heures de classe, à l’heure de midi ou en fin de journée, pour apporter aux enfants un moment de loisir, d’évasion et d’enrichissement. Dans certaines d’entre elles, des bénévoles de l’association « lire et faire lire » viennent faire des lectures aux enfants. Grâce aux bibliothèques chaque enfant scolarisé se voit remettre une carte de lecteur et peut emprunter des livres à domicile. Les bibliothèques sont et doivent être, demain encore plus qu’aujourd’hui, des lieux de vie et une chance supplémentaire de bien grandir donnée aux petits Rambolitains. J.B.

des milliers d’ouvrages pour la jeunesse seront à terme

Bibliothèque de l’école maternelle Dreyfus

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Les évènements de votre médiathèque A Rambouillet du 1er au 25 mars 2008 Le thème national porte cette année sur «l’Eloge de l’autre, carrefours, croisements, métissages.» La médiathèque Florian n’organise pas cette année de concours de poésie. Toutefois, elle vous convie à participer à plusieurs temps forts.

Exposition

Spectacles Jehan Despert

Jardin secret du 4 au 25 mars Vernissage samedi 15 mars 15h30 avec lecture par René Albold

Samedi 1er mars 15h30 En partenariat avec l’association Arts et lettres

Isabelle Dansin

Hommage à Jehan Despert pour l’ensemble de son œuvre.

«L’homme est le sujet de ma peinture, bien qu’il n’y soit pas représenté. Tout mon travail tend à interroger son regard sa présence sa relation au monde. Peindre est pour moi un acte rituel. Le dessin déploie sa ligne, la couleur fuse, une cosmogonie s’amorce. Interroger le monde qui nous entoure, regarder cette nature qui nous fut familière, la décrypter, la reconnaître, l’écrire. Dans la moindre tige montant à l’assaut du ciel, dans le moindre éclat de roche le monde se révèle tout entier. L’eau, la terre, le ciel, éléments fondamentaux, symboliques, nourrissent les lieux de mes recherches. Les ocre rouge, ocre jaune, gris, bleu, évoquent les éléments de terre et d’eau. Ils conduisent le regard vers le rêve et le repos. Ces éléments en mouvement deviennent trame du monde. L’homme à l’écoute y trouve sa place, se fond dans le mouvement.»

Jehan Despert est lauréat de l’Académie Française, de la Société des Gens de Lettres, Grand Prix Biennale Poétique, Prix Louise Labbé, Officier des Arts et Lettres, né en 1921. C’est sur sa suggestion que notre département de Seine et Oise devint Yvelines. Poète de l’élégance du vers, de sa musicalité et de son allure si l’on sait s’imprégner de la pureté d’un alexandrin, il est l’ami de nos paysages, des blasons des Yvelines, de Versailles à Rambouillet en passant par l’humble histoire d’une armoirie de village. Des comédiens et des musiciens accompagneront ces heures de lumière poétique, autour notamment de son dernier recueil «Mythe et Oblation de Marge». « J’avance vers la fin des êtres et des choses, Car ce que tu savais tu l’enfermais en toi, M’oubliant en chemin, sans borne, ni boussole, Appuyé sur ce rien que tu m’avais légué ! » Partout où la poésie se glisse, il importe pour la garder vivante que vous soyez nombreux. Suzy Maltret Présidente d’Arts et lettres

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Samia ou le théâtre interrompu Mercredi 19 mars 14h30

La légende de Soundiata Keïta Samedi 22 mars 20h30

Pièce de Marie Cosnay Mise en scène par Hélène Boisbeau

à l’Usine à chapeaux - MJC/CS

Un homme et une femme, amis de longue date, ritualisent leurs rencontres autour d’un projet d’écriture, celui d’une pièce de théâtre. Mais l’homme meurt. Elle se retrouve seule. Par amitié, pour donner sens à leurs entretiens, peut-être aussi à sa vie, elle décide qu’il faut achever cette pièce commencée ensemble, et reprend toute l’écriture à partir de la question obsédante : «A-t-elle tenu compte de lui ?» . Pièce faite d’évocations qui met en lumière la difficulté de raconter une histoire de vie, «Samia ou le théâtre interrompu» appartient au théâtre de l’intime, du sensible.

Tidiane Sy est un artiste très impliqué dans la diffusion du slam.

9 rue Gambetta 78120 Rambouillet

Tidiane Sy et Yvan538 se sont tous les deux - sans s’être concertés le moins du mondepris d’un très vif intérêt pour l’épopée africaine de Soundiata Keïta, fondatrice de la culture de tout l’ouest de l’Afrique. Ensemble, ils vous présenteront cette légende, l’un en la slamant et l’autre en la contant. Ils poursuivront le travail d’adaptation pour l’oralité en vous proposant à la suite de cette première soirée une série d’ateliers ouvert à tous, qui se dérouleront à la médiathèque (voir plus loin les ateliers). Enfin, le 21 juin, lors de la fête de la musique ils raconteront à nouveau, chacun dans son style et à un bout de la ville chacun, cette fabuleuse épopée.


Evènements de votre médiathèque

Spectacles Chanson

Théâtre

Conférence / lectorale

Hommage à

Camus : «Le premier homme»

samedi 26 janvier / 15h00

samedi 29 mars / 15h00

samedi 12 avril / 15h00

Claire Blanckaert Trio

par

Conférence, lectorale d’acteurs et projections

Une première rencontre entre Claire Blanckaert, ses musiciens et le public de Florian avait eu lieu en 2004 au moment du «Printemps des Poètes» : ils avaient alors conquis le cœur du public de la médiathèque, et éclairé de leur talent une soirée dédiée à la poésie. Depuis, le trio composé de Claire Blanckaert , Alain Dechaume (accordéon, bandonéon) et Alain Bertrand (piano) rassemble un public toujours plus large et toujours plus nombreux. C’est avec plaisir que nous le retrouverons à Florian autour d’un spectacle tout entier consacré au répertoire de Barbara, un concert qui a été donné déjà de nombreuses fois et notamment à «la Vieille Grille» à Paris, dans le cadre d’un hommage à Barbara pour les dix ans de sa disparition. Un vrai bonheur de ré-entendre ces textes de Barbara, si vibrants, si graves ou si tendres.

Jean-Paul Shintu nous avait ému dans «Inconnu à cette adresse» en 2005 à Florian. Il revient pour notre plus grand plaisir avec un texte sur le rapport à la mémoire, l’enracinement et l’attachement à une terre et à une communauté. : «Le premier homme» de Camus. Ce roman, retrouvé dans sa serviette sur les lieux de l’accident qui lui coûta la vie, Albert Camus y travaillait depuis quelques années déjà, voulant entreprendre cette histoire d’immigration à travers la figure de ce père qu’il n’a pas connu, mais aussi comme un hommage à cette population d’Algérie, - chrétienne, juive et musulmane qui au moment où il le raconte, se déchire. Récit autobiographique qui nous fait découvrir l’enfance et l’adolescence de l’auteur en Algérie au début du 20ème siècle - la fraternité des pauvres, les premiers dégâts du colonialisme, l’école de la République, l’éveil à la sensualité devant la nature mais aussi ce moment d’écriture de l’œuvre avec en toile de fond la guerre d’Algérie à la fin des années 50.

Barbara

Jean-Paul Shintu

«Matières du souffle»

avec Christian Larrivaud, Aurélie Masselot, Dominique Birien, Bruno de Saint-Riquier. Il s’agira d’une réflexion, la plus fluide possible, sur le souffle, naturel ou humain, où l’on verra le conférencier, soutenu par ses partenaires, «se battre allègrement avec quelques moulins à vent de la vie», comme disait le mime Marceau à propos de Bip... Laissant de côté le domaine scientifique, qui n’est pas de notre compétence, nous limiterons, si l’on peut dire, notre champ d’investigation à quelques éléments des langues et de la littérature, à des mythes et à des oeuvres picturales explorant ou exploitant ce thème. Autant de domaines qui attiseront votre curiosité et auront stimulé notre inspiration... Gravure tirée d’un Traité de la Peinture de Léonard de Vinci publié en 1651 à Paris, soit 131 ans après sa mort.

Fouquet :

victime ou coupable ? Samedi 24 mai à 15h

par Jean-Christian Petifils

En partenariat avec la SHARY (Société Historique et Archéologique de Rambouillet et de l’Yveline).

Claire Blanckaert.

Jean-Paul Shintu à Alger

Jean Paul Schintu a été élève d’Antoine Vitez au Conservatoire national supèrieur de Paris, puis co-directeur du théâtre de l’Escalier d’Or. Il a joué dans plus de cinquante pièces en France et à l’étranger.

Fouquet, l’un des personnages les plus fascinants du siècle de Louis XIV. Il a eu un rôle politique capital dans la période difficile qui va de la fin de la Fronde à la mort de Mazarin. Rongé par la chimère et l’ambition, rêvant de devenir un nouveau Richelieu, ce fastueux ministre ne pouvait que se heurter à l’autorité naissante du jeune Louis XIV. J.-C. Petitfils apporte un éclairage nouveau sur ce personnage complexe et sur la France baroque.

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Evènements de votre médiathèque

Le conte Yvan538, conteur

en résidence artistique à la Médiathèque Florian

Expositions L’étonnante aventure

des couleurs

Lectures peintes

31 janvier au 28 février

1er avril au 30 avril

par les « Ateliers Autrefois la plume»

Claudine Pochat

A force de les avoir sous les yeux, on finit par ne plus les voir. Et pourtant, les couleurs sont tout sauf anodines. Elles véhiculent des sens cachés, des codes, qui influent sur nos modes, notre environnement, notre vie quotidienne, nos comportements, notre langage et même notre imaginaire. Les couleurs ne sont ni immuables ni universelles. Elles ont une histoire, mouvementée, qui remonte à la nuit des temps. Le ton de cette exposition est délibérément tous publics, ludique et pédagogique : présentation de nombreux objets prêtés par le conservatoire des Ocres du Roussillon, historique de la couleur, matériaux, naturels ou non, entrant dans la fabrication. Des échantillons des couleurs représentatifs des différentes époques seront présentés, ainsi que le code des couleurs chez les animaux, et la symbolique des couleurs, différente d’un pays à un autre. Elle présentera enfin l’influence des couleurs dans les arts, la mode, la publicité à travers des jeux et des ateliers.

«Ma peinture est figurative, elle voudrait d’un coup de pinceau saisir l’instant fugitif d’un moment au vol, emprunt de poésie, d’intimité. Ainsi, depuis très longtemps, j’ai toujours un carnet sur moi, et dans le métro, le train il y a toujours quelqu’un qui s’offre à mon regard, plongé dans la lecture d’un livre ou d’un journal. Le corps se laisse aller, s’installe pour ne rien perdre de cette lecture, je prends en quelques coups de crayons l’essentiel de ces poses toujours émouvantes. Ces croquis me servent de base de départ pour mes peintures, gouaches ou huile. Les livres sont, en tant qu’objets, une source permanente de méditation… Objets animés d’un pouvoir de séduction insaisissable, chargés de symboles, ils sont dans le quotidien, lorsqu’ils croisent mon regard un réconfort, une richesse. Les années passées à Florian ont été un privilège, côtoyer tant de livres a peu à peu imprégné ma vie de littérature et a suscité le besoin de donner un regard attentif aux livres qui attendent un lecteur.»

Les «Ateliers Autrefois la plume» ont pour objectif d’organiser des expositions autour d’un thème ou d’un objet pour en faire l’histoire et amener les passionnés à se rencontrer, et interviennent dans des lieux divers tels les écoles, les bibliothèques, les maisons de retraite, les hôpitaux.

Claudine Pochat vit et peint à Rambouillet, et a toujours eu la passion des crayons, pinceaux et tubes de peinture. De 1989 à 2006, elle a été responsable de la section adultes à la médiathèque Florian.

Vernissage sam. 2 février à 15h

samedi 19 janvier / 15h00 Contes pour tous publics Enfants seulement à partir de 8 ans. «Le qâdî et le voleur de linceuls»

et autres contes marocains.

Contes recueillis à Marrakech au début du 20è siècle, auprès de la conteuse Lalla Ourqiya. Elle visitait régulièrement les grands harems de la ville où elle était attendue et accueillie avec joie. Quand la soirée s’avançait et que, malgré l’intérêt du conte, l’auditoire était défaillant, la conteuse se levait discrètement et allait dans les cuisines porter le charme de ses récits aux esclaves les moins favorisées du harem. Elle savait qu’en échange d’un peu de rêve, elle recevrait le meilleur morceau, le pain chaud le plus appétissant et le beurre le plus frais.

Contes pour un public familial enfants entre 2 et 7 ans Mercredi 30 janvier / 10h30 Mercredi 27 février / 10h30 Samedi 8 mars /16h00 Mercredi 26 mars /10h30 Samedi 5 avril /16h00 Mercredi 23 avril /10h30 Mercredi 21 mai /10h30 Mercredi 18 juin /10h30

Vernissage samedi 5 avril / 12h

Contes pour tous publics enfants de 8 ans et + Mercredi 13 février / 16h00 Mercredi 12 mars /16h00 Mercredi 9 avril /16h00

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Florian accueille peinture

peinture

peinture

Roland Maltret

Michel Breton

J. Mercadier

2 février au 23 février 3 juin au 28 juin

3 juin au 21 juin

Vernissage sam. 2 février à 12h

Vernissage sam. 7 juin à 12h

Vernissage sam. 7 juin à 12h

Roland Maltret se définit comme un coloriste, un peintre de la profondeur et du mouvement du paysage. Qu’ils soient enneigés, qu’ils soient le reflet d’une banlieue médiocre, qu’ils soient simples hameaux, c’est toujours la lumière qui domine. Il est profondément attaché aux peintres impressionnistes et aux «fauves» comme Vlaminck. Il fut d’ailleurs l’élève et l’ami de William Clochard (luimême ami de Vlaminck) ; ils allaient peindre tous deux « sur le motif » de nombreux paysages des Yvelines et de l’Eure-et-Loir. De nombreuses et prestigieuses récompenses jalonnent son parcours. Il illustre les recueils de poésie de Suzy Maltret Poète, Sociétaire des Poètes et Artistes de France, il est membre d’Arts et Lettres de Rambouillet, section peinture.

Il peint depuis 1975 d’abord à l’huile en autodidacte. L’envie de voir d’autres techniques le pousse à tester le pastel, et en fait depuis 5 ans sa technique privilégiée, et il perfectionne sa technique avec le Maître pastelliste Alain Victor. Il expose régulièrement dans les salons de la région parisienne et obtient de nombreuses récompenses, mais aussi dans la France entière. Il a le privilège d’être sélectionné au salon international de l’art du pastel en France ou il expose en mai 2006 à Giverny et en 2007 à Yvetot en Normandie puis à Giverny.

Je vis depuis 32 ans à Rambouillet. J’ai exercé plusieurs activités dans cette ville que j’aime, et dans laquelle je me suis trè bien adaptée. J’ai commencé la peinture sur le tard. J’ai travaillé avec Robert Traut et olivier Restigini qui m’ont donné l’envie de continuer.

Il donne des cours à l’atelier de Peintures et Dessins de l’association Bel Air Loisir et Détente à Rambouillet. En Septembre 2006 il ouvre son atelier de peinture à son adresse personnelle.

Je suis très heureus que la médiathèque Florian ait accepté de m’accueillir dans ses salles d’exposition, où je vous donne rendez-vous au mois de juin prochain.

Exposition artisanat des ateliers de l’Usine à chapeaux - MJC/CS de Rambouillet

20 mai au 31 mai

Vernissage samedi 24 mai à 11h30

Sur le thème 2008 de la MJC/ CS : la RUE, les adhérents inscrits aux ateliers se sont penchés sur des éléments inhérents à l’univers urbain : mobiliers (lampadaires pour la sculpture), architecturaux (gargouilles en modelage), artistiques comme les graffitis et les tags (peinture sur porcelaine), ou travaillé à des reproductions de scènes de rues et villes mythiques (émaux), des encadrements de tableaux, photos et gravures, images de la rue sous tous ses angles (encadrement), à des accessoires de mode (couture), à des plans de ville et dépliants photos d’événements urbains (reliure). Cette exposition sera l’aboutissement de plusieurs mois de recherche pour ces passionnés (environ 180 personnes) qui se réunissent dans les ateliers de la MJC/CS afin d’approfondir techniques et savoir-faire artisanaux.

«Les 3 lézards»

animé par Margarita van der Borght L’association «Les 3 lézards» a pour but de promouvoir l’épanouissement personnel à travers l’expression écrite, l’expression orale, la lecture et l’écoute.

Les vendredis à 20h45 (participation : 15€ par séance) 25 jan., 22 fév., 21 mars, 11 avr., 23 mai et 13 juin Renseignements : www.les3lezards.com

Université inter-âge Conférences

L’Université inter-âge est ouverte à tous, quels que soient l’âge et le niveau de connaissance.

Cycle de conférences à Florian les mardis à 20h : 08/01 : trésors d’Islam 29/01 : apogée de l’impressionnisme 12/02 : les Phéniciens 11/03 : Vauban 01/04 : Babylone 06/05 : Arts d’Afrique et d’Océanie Programme, informations et achat de tickets à l’Office de tourisme de Rambouillet (tél : 01 34 83 21 21)

Exposition de Journaux de 1939 - 1945

Vidéo-club

2 mai au 17 mai

Samedi 5 avril /15h :

Exposition de Marcel Aubert et Roger Dannacker présentant des journaux originaux datant de la seconde guerre mondiale.

Ateliers de l’Usine à chapeaux

Atelier d’écriture

«Mères pour la paix» en Afghanistan > Exposition du 8 au 12 janvier > Samedi 12 janvier

/ 18h : Information débat avec projection du film

«OSAMA» de S. Barmak

« Le Canada »

Films de Michel Petigny et Michel Trouve

«Un hiver de chien» de Michel Petigny nous entraine au plus profond du Québec, au-delà du Lac saint-Jean, au Camp des Ecorces, base de Nicolas Vanier, pour une aventure inoubliable à la poursuite des grands espaces glacés. De l’aube au crépuscule, venez découvrir le quotidien des coureurs des bois, dans une nature vierge de toute trace humaine. Un deuxième film, «Ours en baie d’Hudson» de Michel Trouve terminera l’après-midi.

Samedi 19 avril /15h :

« Le Rajasthan » Film de Gérard Leroux

L’association «Mères pour la paix» oeuvre en Afghanistan pour améliorer la condition des femmes. A la «Maison des femmes» située à 40km de Kaboul, celles-ci peuvent recevoir éducation soins, vêtements et aides diverses.

L’Inde est souvent considéré comme un continent. Populations, langues, couttumes paysages diffèrent selon l’itinéraire emprunté. Venez découvrir la richesse et la beauté d’une partie de l’Inde du Nord.

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Le calendrier de votre médiathèque

Les ateliers de Florian Tous publics I Accès est libre I Renseignements 01 61 08 61 10

Atelier Braille

Animé par Christelle Agboklu et Jean Valero En petit groupe, vous serez sensibilisés au sens du toucher de cette écriture inventée par Louis Braille > A 14h les samedis 26 jan., 16 fév., 15 mars, 12 avr., 24 mai, 7 juin

Atelier d’écriture

Animé par Bernard musseau En résidence artistique à la médiathèque Florian, il propose un atelier d’écriture gratuit pour les jeunes de 11 à 14 ans, le mercredi à 18 heures. > De 18h à 19h30 tous les mercredis (sur inscription)

Club de lecture adultes

Animé par Jocelyne Bernard Le club de lecture adulte a pour vocation de réunir plusieurs fois par an tous ceux qui ont envie d’évoquer, ou d’entendre évoquer, des livres et des lectures, en toute liberté. > A 14h30 samedi 26 janvier «Les coups de coeur» vendredi 14 mars «Italie» samedi 17 mai «Egypte»

Atelier philosophique

Animé par Pierre Zettwoog L’histoire des relations entre savoir sur le monde, dialectique et conduite sage :

quelques curiosités de la période 500-1500. > A 18h les mercredis 16 et 30 janv., 2 et 16 avril

Comité de lecture jeunesse

Animé par Aline Szedkowski et Tiphaine Le Mab Le comité de lecture jeunesse se consacrera désormais spécifiquement aux romans, des premiers romans aux romans pour ados. Votre participation à ces lectures nous est précieuse car elle permet de confronter nos points de vue autour des livres lus lors des réunions. Les livres proposés à la lecture seront disponibles, sur inscription, un mois avant la date de réunion. > A 9h15 les mercredis 27 fév., 23 avr., 28 mai

Initiation internet

>> inscription préalable obligatoire au 01 61 08 61 10 - Niveau débutant animé par Caroline Duplan Florian propose aux personnes débutantes de découvrir la navigation sur internet. > A 9h les mercredis 16 janv., 5 mars, 14 mai. - Niveau initié animé par Rémy Weité - Créer une boite mail : envoyer, réceptionner et lire un courriel avec une pièce jointe.

- Notions de base pour importer, classer et retoucher vos photos. - Composer un document texte avec illustration. > A 9h les mercredis 13 fév., 9 avr., 11 juin /9h

« A vos plumes... »

ou l’orthographe en s’amusant Animé par Philippe Bollaert « Ni laxisme, ni purisme », la devise de l’association de « défense de la langue française » correspond à l’état d’esprit des membres du club d’orthographe rambolitain. La nécessité de connaître sa langue maternelle ou d’adoption demeure absolue. C’est elle qui garantit une meilleure intégration sociale et une meilleure maîtrise de l’environnement pour chacun.Les subtilités voire les difficultés de la langue française apparaissent aussi comme un apprentissage de l’altérité et impliquent une retenue, une prudence, par rapport à ses certitudes. > A 16h30 les samedis 19 janv., 1er mars et 19 avril.

>> Nouveaux ateliers 2008 «En Vers et Contes doux» Entre mars et juin 2008, votre médiathèque vous propose un atelier de sensibilisation à l’écriture et à l’expression d’une histoire, pour libérer votre plume et votre voix.. Accompagné-e-s par le slameur Tidiane et le néo-conteur Yvan538, vous y découvrirez comment poser votre imaginaire sur une feuille blanche et comment le dé-poser au creux d’une oreille... ou de plusieurs ! Huit séances, à mieux comprendre et à mieux utiliser les mécanismes régissant l’écriture d’un texte destiné à être déclamé, conté, «balancé» ou murmuré : choix des mots ; placement de la voix et des gestes ; musicalité et rythme de la narration. Pour tout renseignement : Séverine Jones 01 61 08 61 10

FLORIAN VOUS ACCUEILLE TOUTE L’ANNÉE : mardi 14h00 - 19h30 mercredi 10h00 - 18h00 jeudi 13h00 - 18h00 vendredi 13h00 - 18h00 samedi 10h00 - 18h00 LES HORAIRES DE LA SARIGUE ET DU BIBLIOBUS SONT CONSULTABLES SUR NOS SITES INTERNET.

Professionnels de l’action sociale, socio-éducative et médico-sociale La médiathèque organise pour vous un cycle d’ateliers de philosophie contemporaine, en vue de la journée d’étude «Ricoeur» prévue en avril 2009. Il s’agit de lectures et de dilaogues à partir de textes de réflexion éthique du philosophe Paul Ricoeur. Ces ateliers deront animés par une philosophe membre du conseil scientifique du Fonds Ricoeur (Paris) engagée en formation sociale, et par une psychologue. Toutes deux sont consultantes d’un bureau de recherche civile et de formation en action sociale. L’esprit est de donner l’occasion d’un dialogue ouvert avec une pensée philosophique, en privilégiant l’expérience et le jugement des participants. La synthèse des travaux sera présentée lors du colloque d’avril 2009. > Dates prévisionnelles : Les mardis 13 mai et 10 juin 2008 de 19h à 21h. Suite des ateliers à la rentrée. > Pour vous inscrire : téléphoner au 01 61 08 61 10 auprès de Séverine Jones, assistante de la Direction.

Florian de page en p@ges est une publication de la médiathèque Florian – Ville de Rambouillet RÉDACTEUR EN M AQUETTE RÉDACTION

CHEF

Jocelyne Bernard Rémy Weité, Jocelyne Bernard Jocelyne Bernard, Rémy Weité, Philippe Bollaert, Laure Bernard, Tiphaine le Mab, Michèle Portier. Illustration du conte : Nadia Bernard

Ce numéro a été tiré à 1500 exemplaires

Journal florian printemps 2008  

Le journal de la médiathèque Florian de Rambouillet

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