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Sur les routes du festival / Romain Cogitore – 2 –


L’été venu, nous faisons nos valises et laissons derrière nous les villes de Strasbourg, Lyon, Paris, Brest, Marseille, Genève, Bruxelles, Berlin, Timisoara... pour investir quelques semaines durant friches, ferme et jardins des vallées de Saint-Amarin, Munster et Lapoutroie (Haute-Alsace). En marge de l’institution, nous imaginons ici un espace de recherche, de création et d’échanges. Du 20 août au 20 septembre 2009, nous invitons un public curieux à la découverte de premières propositions scéniques et de travaux singuliers. Notre affiche, éclectique et cosmopolite, joli désordre de formes et d’esthétiques, explore 14 regards de jeunes artistes sur le monde d’aujourd’hui, comme autant de langages, de métaphores. BIENVENUE À TOUS Pour l'équipe du festival, Thibaut Wenger

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20 ➳ 23.08 | 21:00 | La Chaufferie, Wesserling français / allemand / alsacien

L'égoïste fatzer D’Salbschtsechtige Fatzer Bertolt Brecht / Formation HO {Berlin} D’après le fragment de Bertolt Brecht La Chute de l’égoïste Johann Fatzer

Conception, mise en scène Adeline Rosenstein ❘ Scénographie, lumières Stefan Oppenländer ❘ Direction musicale Andrea Neumann Avec Seby Ciurcina, Lea Drouet, Fernanda Farah, Margareth Kammerer, Isabelle Nouzha, Céline Ohrel, Leyla Rabih, Milan Mazouerk. Direction technique Sophie Watzlawick ❘ Costumes et masques Marie Guillon le Masne Assistante mise en scène Helène Bessero-Belti ❘ Installation et création vidéo Ronny Trocker Création sonore Anouschka Trocker ❘ Recherches documentaires Mali Arun. Production : Premiers Actes, projet lauréat de Suivez l’Artiste 2009, Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. Projet soutenu par le Fonds européen agricole pour le développement rural.

En 1917, quatre soldats de l’armée impériale allemande décident de déserter sous l’impulsion du plus audacieux d’entre eux, Fatzer. Convaincus qu’un grand soulèvement populaire imminent mettra fin au conflit, livrés à la faim et à la peur de se faire prendre, ils survivent entassés dans le petit appartement de la femme de l’un d’eux. Mais la guerre se prolonge et le comportement individualiste de Fatzer qui les avait sauvés d’une mort certaine au front, va désormais les mener à leur perte. L’Egoïste Fatzer de la Formation HO (Berlin) conjugue parole littéraire, archives et témoignages d’aujourd’hui. La dramaturgie, protéiforme et éclatée, met en relation les fragments d’un des plus ambitieux projets de Brecht avec des paroles ouvrières sur la fermeture des manufactures de Wesserling pour dire l’identité confisquée. Diplômée de la HFS Ernst Busch (Berlin) en mise en scène, Adeline ROSENSTEIN crée depuis 2002 des spectacles à partir de recherches menées en étroite collaboration avec des chercheurs en sciences sociales. Dernièrement : Une Orestie, d’après Eschyle au NTH8 à Lyon (2006) ; Les Experts

avec le sociologue Jean-Michel Chaumont (2007, Facultés St-Louis à Bruxelles, repris à L’Usine à Genève). En 2008, elle cosigne avec le cinéaste Ronny Trocker un documentaire sur une organisation de chômeurs de Buenos Aires.

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22 + 23.08 | 18:30 | Friche textile, Wesserling 25 + 26.08 | 21:00 | Ferme Edzard, Lapoutroie 28 ➳ 30.08 | 19:00 | Anciennes Brasseries, Breitenbach Tous publics dès 8 ans

fantômas probablement Cie La Tête dans le Sac {Marionnettes, Genève}

Avec Vagalame, Bec de gaz, œil de bœuf, Le bedeau, Daisy Kiami, Conchita Conchas, Bouzille, la grande Ernestine, et probablement : Sûreté Juve et Jérôme Fandor.

Fantômas, né un certain jour de février 1911, inspira à Pierre Souvestre et Marcel Allin « un extraordinaire roman fleuve, plein de vie et d’imagination, écrit n’importe comment mais avec beaucoup de pittoresque » disait Apollinaire. Après s’être aléatoirement réparti la lecture des 12 800 pages du roman, les marionnettes et marionnettistes de « La tête dans le sac » proposent une interprétation libre et collective du mythe de Fantômas. De quoi réveiller les rues sombres des bas-fonds et les double-fonds des castelets, de quoi faire causer les improbables Bec-de-gaz, Bouzille, Oeil-de-boeuf, Grande Ernestine, de quoi rendre fou l’inspecteur de la Sûreté Juve. « On a pu écrire que ce siècle était une invention de Fantômas. C’est fort probable, et tout continue de le prouver. Il a le style du feuilleton délirant. » Alexandre Vialatte. Ils ont fait une réunion et ils ont dit: «création collective sur thèmes en -ion-». Ils ont parlé «autogestion», «équitation», on a ajouté «avion à réaction» puis on a renoncé parce qu’on n'a pas réussi à le construire alors on a tous été d’accord pour dire «drame équestre» et on s’est mis au travail. Zéfiro, dit «le nouveau», il voulait rien faire. Il a dit: «vous pouvez fuir et agir, vous pouvez rester sur place et agir, vous pouvez même vous cacher et agir». Erik Erikson avait dit ça. On n'a pas sur quoi dire alors on s’est gratté la tête et on a mis nos sacs dessus.

C’est Roberto dit Cranajour qui nous a sortis de cette situation difficile. Il nous a dit que son arrière grand-père, Roberto dit Cranajour de son vivant, marin de son métier, disait toujours: «Mon p’ti Roberto, dans la vie, en cas de tempête, chante nom de dieu chante». Alors Ginette nous a servi des grappillons et on a chanté «Mi dispiace di morir ma sono contento». Alors, la Petite a dit qu’elle avait un meeting féministe à Berlin, alors on a revu notre calendrier de création en -ion-, on l’a accompagnée et on a pensé qu’on pourrait faire un spectacle polyglotte sur l’émancipation féminine.

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21 + 22.08 | 19:30 Théâtre de Poche, Wesserling

fuck you eu.ro.pa ! NICOLETA ESINENCU / ALEXANDRA BADEA {Cie Europ’artes, Paris/Timisoara}

Texte de Nicoleta Esinencu ❘ Traduction Mirella Patureau / Editions l’Espace d’un instant Mise en scène et scénographie Alexandra Badea ❘ Assistant mise en scène Carine Piazzi Création lumière Gérald Frémont ❘ Distribution et vidéo Madalina Constantin Production et diffusion Sylvia Botella ❘ Production : Balkans Transit et la Compagnie Europ’artes. Créé lors de la 5e édition du Printemps Balkanique à Caen et repris au Festival International de la Dramaturgie Roumaine au Théâtre National de Timisoara et au Festival Europe XXL à Lille en juin 2009.

Une jeune femme. Un exil. La narration emprunte les chemins d’une pensée brutale, libre et discontinue. C’est le monologue intime d’une jeune femme adressé à son père. Son rapport subjectif au temps et à l’espace renvoi à une tension inscrite dans une réalité tangible, entre les empreintes vivaces d’une dictature communiste et le rêve achevé de se défaire pour mieux se refaire à l’Ouest. Mais cette tension est aussi une manière de se sentir exister en ayant l’impression de contrôler. Et peut-être ainsi de conquérir sa liberté. Nicoleta Esinencu, auteur Figure emblématique du jeune Théâtre Moldave, née en 1978 et formée à l’Université d’Etat des Arts à Chisinau, Nicoleta Esinencu a été dramaturge associée au Théâtre de Chisinau jusqu’en 2006. Malgré une vive controverse politique débattue au parlement roumain après la publication de Fuck you, Eu.ro.pa ! dans le booklet du pavillon roumain à la biennale de Venise en 2005, son écriture suscite un très grand engouement littéraire et scénique dans les Balkans et ailleurs. A ce jour, elle a écrit All R+, Mères sans chatte, Dromomania, Comment écrire une pièce de théâtre ?, Fuck You, Eu.ro.Pa. !. Sans Sucre et Le septième Kafana sont publiées en français aux éditions l’Espace d’un Instant.

Alexandra Badea est metteur en scène, scénographe et auteur. Née en Roumanie en 1980, elle suit une formation de metteur en scène à l'Ecole Nationale Supérieure d'Art Dramatique et Cinématographique I.L. Caragiale à Bucarest. En 2003, sa mise en scène de Lebensraum de Israël Horowitz reçoit de nombreux prix. A l'initiative de la CITF, elle participe à la Mission Pépinières à Projets en juillet 2007 en Avignon. En 2008, elle met en scène 69 de Igor Bauersima au Théâtre National de Timisoara et Le Complexe Roumanie de Michaela Michailov (prix Uniter 2007 pour la meilleure pièce) au Théâtre National à Bucarest. En août et septembre 2008, elle est respectivement artiste en résidence d'écriture au Tarmac des Auteurs au Congo-Kinshasa et à Iasi en Roumanie où elle écrit Immigration jetable et 4x4. A l'Automne 2008, elle est artiste en résidence aux Récollets à Paris. En mars 2009, elle crée Comment Barbie traverse la crise économique de Michaela Michailov au Théâtre National de Timisoara. En septembre, elle créé son texte Contrôle d'identité au Tarmac de la Villette.

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28 + 29.08 | 21:00 La Scierie, Munster

notre dallas Charles-Eric Petit {Cie L’Individu, Marseille}

Texte et mise en scène Charles-Éric Petit ❘ Assistant Kevin Keiss ❘ Lumière Yan Loric Avec Roxane Cleyet-Merle, Guillaume Clausse, Madalina Constantin, Olivier Maltinti, Tonin Palazzotto, Charles-Éric Petit, Elisa Voisin Production : Compagnie l’Individu ❘ Coproduction : Théâtre des Bernardines / Marseille, Théâtre Mac-Nab / Vierzon, Théâtre Gyptis / Marseille, Le 3bisF / Aix-en-Provence, Région PACA, Ville de Marseille, Conseil général des Bouches-du-Rhône. En partenariat avec La Chartreuse centre national des écriture contemporaine Villeneuve-lès-avignon et La Tannerie / Barjols.

« UN CHOREUTE. – Mai 1991. Le 363ème et tout dernier épisode de la série télévisée Dallas apparaît sur les télévisions états-uniennes. Il s’intitule : « le voyage ». Ce même mois, en France, Edith Cresson est nommée Premier ministre. Depuis janvier la guerre a éclaté en Irak, accessoirement, Fanny Lejeune ne veut toujours pas sortir avec moi ; c’est une très bonne année pour le pinard… En décembre 91, il n’y aura plus d’URSS, mais en mai, à ce moment précis, JR apparaît sur les écrans de monsieur John Doe dans un terrible état, au plus minable de lui-même : ruiné, désolé… seul. Sans doute sait-il déjà qu’il n’existera plus d’épisodes après ce tout dernier. Sans doute sait-il : « que le vieux monde est en pleine agonie», qu’il l’entraînera dans sa chute, et qu’il n’aura rien à transmettre sinon des chariots de paille, de celle qu’il obtint en spéculant, celle dans laquelle son fils étouffera. Et JR va mourir. » Que reste-t-il de Dallas aujourd’hui ? Que nous reste-t-il de ces personnages outranciers et de leurs sombres histoires d’argent, de sexe, de terres et de pétrole sur fond de complexes conflits familiaux ? Notre Dallas est une tentative de recherche archéologique dans les sédiments des mythologies dérisoires de la génération de nos pères. La Compagnie L’Individu est principalement constituée d’anciens élèves de l’Ecole régionale d’acteurs de Cannes. Elle est dirigée par Charles-Eric Petit en collaboration avec Elisa Voisin et Guillaume Clausse. A l’occasion d’une première résidence au Théâtre des Bernardines, elle crée Le Fruit de la Discorde en septembre 2005. Le Di@ble en Bouche est la deuxième création écrite et mise en

scène par Charles-Eric Petit avec la collaboration d’Elisa Voisin. Après une maquette au théâtre des Bernardines à Marseille, au JTN et à Naxos Bobines à Paris, ce spectacle a été répété et joué sur la saison 2006-2007 au Théâtre Montsabré à Blois, à La Tannerie à Barjols, à l’Odéon/ateliers Berthier dans le cadre du festival Berthier’07, puis au théâtre des Argonautes à Marseille.

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04 ➳ 06.09 | 18:00 Friche textile, Wesserling

vêpres de la vierge bienheureuse antonio Tarantino / Eric Vautrin {Cie Aprèsvillenoise, Caen} De Antonio Tarantino ❘ Traduit de l’italien par Jean-Paul Manganaro Mise en scène, lumières et scénographie Eric Vautrin ❘ Avec Gaël Leveugle Création sonore Jean-Luc Guionnet ❘ Production : Cie Après Villenoise, Caen.

J’ai écrit Vêpres de la vierge à la suite d’un fait-divers. Un garçon qui habitait dans mon immeuble s’était mis à se prostituer en travesti près de la caserne Cavalli, où il avait fait son service militaire quelques mois plus tôt. Cela avait déclenché un violent conflit avec son père, à la suite duquel il avait quitté le foyer familial pour aller vivre à Milan. Un jour, j’ai appris que ce garçon s’était suicidé, en se défenestrant. Alors, j’ai inventé une autre version de l’histoire: le père, une nuit, reçoit un appel téléphonique de son fils, qui lui confesse son intention de se suicider. Le père commence alors à s’inquiéter. Ce père - qui est un modeste vendeur ambulant, un homme qui joue aux cartes, qui s’exprime dans un langage rude, la langue des marchés, la langue qu’il a l’habitude d’employer pour blâmer sa femme et ses enfants – commence peu à peu à s’exprimer dans un autre registre. À travers l’usage d’une sorte de langue poétique, il tente d’accompagner son fils vers le salut, dans ce passage entre la vie et la mort. Un salut proche de l’image de Léthé, le fleuve de l’oubli, un salut vers un paradis païen. A.Tarantino Antonio Tarantino, auteur Né à Bolzano le 10 avril 1938. A Turin, ville où il réside à partir de 1950, il a suivi un cours de graphisme publicitaire à l’Institut Vittorio Veneto. Il a appris l’art du design en fréquentant le cours du maître Raffaële Pontecorvo (1953-1954), artiste connu en Italie ainsi qu’à l’étranger, pour sa participation dans les années 40 à la Biennale d’Art de Venise. A partir des années 60, il s’engage dans un groupe de correspondants politiques qui se réclamait des principes originels du communisme (Manifeste de Fouché, Manifeste de Büchner ou «Le courrier de Hesse», Manifeste des Communistes de Marx). Dans les années 70, il exerce la profession libérale de peintre dans un atelier de Turin, 3 rue Saluzzo, activité qui s’est concrétisée par une série d’installations dans l’atelier et d’expositions au cours des années 80 à Turin, dans un théâtre et dans des collectivités à Fregene, Rome. Sa carrière d’écrivain de théâtre commence en 1992, à l’âge de 53 ans.

Eric Vautrin, metteur en scène Né en 1976, Eric Vautrin signe sa première mise en scène en 1996 avec Oeil pour Oeil, de Norbert Martin, pour laquelle il reçoit le prix du Jury des Rencontres du jeune Théâtre Critique de Cergy. Ses dernières créations sont : Les Amours, de Stacy Doris et Anne Portugal, création, Théâtre les Ateliers, Lyon (2005) ; PSP, sur un texte de Daniel Foucard (commande), résidence à Montévidéo (Marseille), création au Festival Musique Action (Vandoeuvres-les-Nancy, 2005) ; Comment aimer, de Stacy Doris, création, Bonlieu Scène Nationale d’Annecy (2004) ; définitif bob, de Anne Portugal, création, Théâtre les Ateliers (2003) ; Der Erzähler, notes et enregistrements, voyages dans un monde invérifiable, inspiré de Walter Benjamin et M.Z Danielewski, création, Théâtre les Ateliers (2003). Eric Vautrin est maître de conférence à l’Université de Caen. Il a soutenu une thèse à Paris 3 intitulée «Les allures du mythe dans le théâtre contemporain». Il prépare l’édition DVD des archives de Claude Régy, suit le travail de Romeo Castellucci et collabore à différentes revues sur le théâtre (Mouvement, Registres…). Il est également directeur artistique du festival de poésie contemporaine la poésie/nuit.

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03 ➳ 06.09 | 21:00 La Chaufferie, Wesserling

jonas orphée Patrick Dubost / Philippe Labaune {Théâtre du Verseau, Lyon}

Texte de Patrick Dubost (publié au éditions Color Gang) Conception et mise en scène Philippe Labaune ❘ Avec Juliette Fernet, Mathieu Grenier, Anne-Lise Guillet, Baptiste Jamonneau, Laëtitia Lalle Bi Benie ❘ Lumières Benjamin Nesme Musique & environnement sonore Chloé Catoire ❘ Scénographie Claire Davy Costumes Claude Murgia ❘ Assistanat Leïla Brahimi ❘ Administration Frédérique Cluzeau Coproduction : Théâtre du Verseau, Premiers Actes, Centre Théo Argence de St-Priest. Avec la participation du Geiq Théâtre. Le texte de Patrick Dubost a reçu l’aide à l’écriture de la Dmdts.

Jonas avalé par le Léviathan demeura trois jours et trois nuits dans les entrailles du monstre avant d’être recraché. Transformé ? L’Ancien Testament ne nous dit rien de ce séjour. L’entrée de Jonas dans la bouche d’ombre c’est une sorte de mort initiatique, sa sortie, une nouvelle naissance. Cet antre noir devient alors la matrice d’un univers possible, une métaphore du crâne et du théâtre. Le ventre de la baleine est une béance dans l’espace et le temps comme nous les aimons. Une zone d’imaginaire où nous croisons Pinocchio, Achab et tout un folklore d’images amassées, rapprochées, interrogées. C’est ce terrain de jeu que nous avons balisé avec Patrick Dubost, à l’aide d’images, sons et bribes de textes. Charge à lui de faire résonner, depuis le creux du ventre, les murmures de ses habitants étranges et qui nous ressemblent. On y croise des figures singulières : Jonas Orphée, Eurydice, deux idiots polymorphes, la fiancée, la femme du bazar, le scribe, l’acteur. Ils jonglent avec un nombre improbable des 147 fragments dont se compose le texte. Il y a beaucoup d’eau et d’humidité. C’est archéologique et sous-marin. Un premier atelier de recherche sur le texte s’est tenu en juillet 2008 à St Priest avec les Compagnons du Geiq Théâtre dans le cadre de leur formation. Belle et fructueuse rencontre qui a fait naître le désir d’aller plus loin, de passer de l’exploration à la création. Après des études de mathématiques et de musicologie, Patrick Dubost a publié une quinzaine de livres dont on ne sait s’il faut les ranger en poésie ou en théâtre. Une poésie, en tout cas, qui a le souci de la page mais qui en sort par la voix, démultipliée, mixée, échantillonnant la langue, performée, en bouche, en corps, en gestes, en actions.

Dans ses mises en scène, Philippe Labaune explore des textes atypiques au travers de formes expérimentales.

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04 + 05.09 | 22:30 La Chaufferie, Wesserling

the f.l.m.b. exp. the free light medieval blues experience

INTER-VISITATION DES ECRITURES DE LA MUSIQUE ET DE LA LUMIERE

Conception et lumières Matthieu Ferry Textes de Hildegard von Bingen Interprétation Sarah Olivier et Matthieu Ferry Production : Premiers Actes, avec le soutien de l’Actée théâtre

Entre Blues et chant grégorien, The F.L.M.B. Exp. est un spectacle de musique improvisée (chants et harmonicas) inspiré par les gravures et les visions de la mystique du XIIème siècle Hildegard von Bingen. Au milieu d’un cercle de projecteurs, les deux interprètes, via un dispositif technique informatique, jouent à la fois les partitions de lumière et de musique. « La lumière que je contemple n’est pas liée à l’espace. Elle est beaucoup, beaucoup plus vive qu’une nuée porteuse de soleil. Je ne puis en déceler ni la hauteur, ni la longueur, ni la largeur. On me dit que c’est “l’ombre de la lumière de la vie”. De même que le soleil, la lune et les étoiles se reflètent dans les eaux, les écrits, les discours, les énergies, et certaines œuvres des hommes deviennent pour moi lumineux… » Hildegard von Bingen In the darkest night of the millenium, when time is to early for circus and to late for the latest bars, a couple of wolves leave their so far away step for the wild and stormy sea. Pushed by the sweet warm and liberating wind, penetrate the unpenetrated empty waves Where are my clothes? Where are my boots? Where’s my phone-call? Where’s my knife? Where’s my lip-stick? Where is my material sentimental attachment? Where. Naked, my feet are bleeding … so viel zeit das ich nicht gesprochen habe ... Matthieu Ferry est éclairagiste. Il travaille la lumière pour des spectacles de théâtre depuis plus de quinze ans. Sarah Olivier est chanteuse et auteur, elle travaille au sein de la formation Arkolip.

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09 ➳ 13.09 | 21:00 La Scierie, Munster

la maladie de la mort Performance senior electro-laser

De Marguerite Duras ❘ Mise en scène Léa Drouet Avec Laetitia Yalon et Christophe Piette Lumière et scénographie Matthieu Ferry ❘ Costumes et décors Marie Guillon le Masne Son David Stempfli ❘ Production : Premiers Actes

Une femme, liée par un contrat qui semble encadrer le fantasme de l’écrivain, une sorte de trame symbolique justifiant l’échange, s’offre à un homme ne connaissant que ses semblables, c’est à dire d’autres hommes. Le désir de cet homme dans la maladie de la mort est un désir à la fois absent et mortifère, fantasmé par Duras. Désir mort, du mort sur le corps de la vivante, de l’inconnue, de l’insondable jeune femme désirante. C’est un désir inassouvi, un impossible amour, un impossible regard mais cependant perpétuellement tenté. Ces mouvements de tentative, ces cycles interrompus sont dans la Maladie de la mort une base d’écriture pour une partition improvisée à trois : voix/lumière cinétique/musique électronique. Le rythme du texte est celui du ressac infini dans lequel l’esprit se perd, se projette sans repères. Léa Drouet a été formée dans le cadre du compagnonnage à Lyon (Compagnie des Trois-Huit). Elle a participé à divers projets tels que Dix Phèdre, mise en scène Sylvie Mongin et Guy Naigeon, L’Orestie mise en scène Philippe Vincent, La Parenthèse de Sang de Sony Labou Tansi mise en scène par Jean-Paul Delors.

Elle a été l’assistante à la mise en scène de Philippe Labaune sur une création intitulée Juke Box. Elle a mis en scène en collaboration avec Philippe Labaune Et jamais nous ne seront séparés de Jon Fosse, et Tableau d’une exécution d’Howard Barker.

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10 ➳ 18.09 | 19:30 Cathédrale aux cotons, Munster

lenz

GeoRG Büchner / Thibaut Wenger {PROJET LUTZIUS}

D’après Georg Büchner ❘ Traduction Georges-Arthur Goldschmidt (éditions Vagabonde) Une proposition de Thibaut Wenger Avec Douce Mirabaud, Jean-Baptiste Calame, Céline Ohrel, Charlotte Bourriez, Fabien Magry ❘ Images Flore Bleiberg Son Grégoire Letouvet ❘ Production : Premiers Actes avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Alsace et de la Région Alsace, projet soutenu par le Fonds européen agricole pour le développement rural.

Ouvrir et fermer les paupières : libres écritures du plateau, fragmentaires et furtives. Tour à tour sombres et très lumineuses. Etranges et familières. Enlacer le faisceau lumineux de l’image projetée d’un corps absent. Marcher sur la tête ou mettre les maisons sur le toit. Habiller déshabiller les gens. Se fondre dans la terre. Lutter avec le froid de ces montagnes que je connais bien. L’eau de la fontaine, la peau nue contre l’eau très froide. Sons concrets inversés sur un Nagra à bandes, enregistrements d’un monde dont on peine à faire l’expérience. Un mouvement concentrique qui explose. Symphonie intérieure, transe solitaire, se dissoudre, jouir et se perdre. Le silence comme un cri. Le souvenir des jupons brodés des filles dans un pré l’été comme un envol. Chercher l’étreinte toute entière. Une bougie, un pain sur une table, l’austérité protestante d’un presbytère, sueur des bûcherons. Une femme enfant qui chante à mi-voix, recroquevillée dans le coin d’une pièce. Une odeur de village, de feu de bois. Puissance familière, recouverte.  Réveiller le corps mort de la petite Frédérique de Fouday. « Mais il ne pouvait pas » : une quête de l’impossible calme de la fusion toujours déçue dans le tout élémentaire – Dieu, le monde, la femme ou la mère. Obscures et loufoques fulgurances, lutte contre l’ordre du monde, insoumission. « Je me suis procuré ici toutes sortes de notes intéressantes sur un ami de Goethe, un malheureux poète nommé Lenz, qui a séjourné ici en même temps que lui et qui est devenu fou » écrit Büchner à sa famille en octobre 1835. Le 20 janvier 1778, au terme d’une longue marche à travers les Vosges, le poète Jakob Michael Reinhold Lenz, alors âgé de vingt-sept ans, épuisé et dénué de tout, frappait à la porte du pasteur Oberlin pour lui demander hospitalité et soins. Le pasteur consigna, dans son journal, le séjour du poète à l’âme malade, ses crises, ses propos, ses symptômes. La proposition chorale que compose Thibaut Wenger avec sept acteurs, musiciens et plasticiens tisse une constellation embrassant Woyzeck, Hamlet… jusqu’aux théories picturales de Paul Klee.

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Carte blanche À gregoire letouvet {OPéra} 11 ➳ 13.09 | 18:00 | Cathédrale aux cotons, Munster 15 + 16.09 | 18:00 | Cathédrale aux cotons, Munster

LES SOLDATS DIE SOLDATEN

en regard de la creation « lenz »

Opéra de Bernd Alois Zimmermann d’après Jakob Lenz Mise en scène et direction musicale Grégoire Letouvet Avec Thomas Amilien, Simon De Gliniasty, Charlotte Plasse, Vincent Le Texier Version réduite pour 2 pianos et 4 solistes.

Fervent adepte de ce qu’il appelle la «sphéricité du temps», où fusionnent passé, présent et avenir, Zimmermann ne pouvait qu’admirer la figure de proue du Sturm und Drang, mouvement littéraire révolutionnaire, qu’était le fulgurant écrivain Jakob Lenz. Deux cent ans plus tard, avec une écriture musicale dense et précise arrivée à pleine maturité, Zimmermann repousse toutes les limites de l’expression vocale et injecte un souffle puissant et noir à la pièce, qui suffit à transformer la tragi-comédie de Lenz en tragédie absolue. Dans l’histoire du théâtre, Woyzeck de Büchner hérite des Soldats de Lenz, tout dans la conception d’un drame total et l’écriture musicale des Soldats de Zimmermann hérite de l’entreprise titanesque du Wozzeck de Berg. L’apport de ces quatre œuvres météores dans la pensée de l’art est absolu, elles m’apparaissent relever d’une même constitution, d’un même souffle-nécessité : la seule et identique histoire d’hommes et de femmes martyrisés de désirs, magnifiques, capables absurde de s’anéantir. Cette image puissante et éternelle qu’il faut continuer d’élucider. Voilà pourquoi il nous semble utile de présenter en regard le Lenz de Büchner et Les Soldats de Zimmermann / Lenz. Bernd Alois Zimmermann Il se détourne de sa vocation d’ecclésiaste pour la musique, qu’il étudie à Cologne puis Darmstadt avec René Leibowitz. Dix ans de sa vie sont requis par la guerre en Allemagne, et quand Zimmermann découvre la pièce de Lenz il y voit avec un certain pessimisme expérimenté l’étrange et absurde condition de soldat. Sa musique tumultueuse et profonde aura eu plusieurs supports d’expression : une période d’inspiration sérielle dans les années 50 et une période pluraliste après 1960 où se superposent entre autres rythmes jazz, polyphonie médiévales et composition atonale, période qui culmine avec deux chefs d’œuvre : Les Soldats (1965) et le bouleversant Requiem pour un jeune poète, qui trouvera une réponse à la question d’Adorno « peut on écrire un poème après Auschwitz ?» D’un caractère tourmenté, il se donne la mort au sommet de sa notoriété en 1970 , alors qu’il prépare un autre opéra, Medea.

Grégoire Letouvet Né en 1985, compositeur et metteur en scène fraîchement diplômé de la Femis, auteur notamment du film-opéra Surgir ! (l’Occident) réalisé en 2009 en collaboration avec le CNSMDP et l’Opéra Bastille, sous les tutorats du compositeur Pierre Boulez et du réalisateur Arnaud Despallières. Formation de piano auprès de Jacqueline Mazelier et Odile Robert, aujourd’hui pianiste soliste pour l’Ensemble Vocal des Grandes Ecoles, se produit dans diverses formations de jazz et signe des arrangements pour la chanteuse tzigane Norig, les chanteurs à textes Romain Maron et Rachel Bazoge. Suit depuis 2007 des études d’Ecriture, d’Orchestration et de Composition au CNR de Paris dans les classes de Stéphane Delplace et Thibaut Perrine.

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carte blanche à la Dinoponera / Howl Factory 18 ➳ 20.09 | 21:00 | "Au Soleil", Sondernach

TBM/2 Spectre ou ne pas être

Après Simplement Compliqué du ravissant Thomas Bernhard Mise en scène Mathias Moritz ❘ Scénographie Arnaud Verley Espace sonore Michaël Schaller ❘ Création lumière Bertrand Lorca Avec Marie Bruckmann, Jacques Bruckmann, Antoine Descanvelle Production : Dinoponera / Howl Factory, La Ville de Strasbourg, Art-o-pie-Meisenthal centre de création artistique.

TBM est ce qui demeure d’un objet théâtral rompu à ses propres craintes. Dans Simplement compliqué, Thomas Bernhard détruit le monde en jouant de la vie - à ras souillure et prostration - d’un vieil acteur glorieux et abîmé. Il enfonce le clou de nos effarements modernes. Éclatant de subversion, le plus écrit des ressassages exhibe des organes rongés vifs, nos têtes broyées d’angoisse, le dépotoir ratiboisé de notre histoire et beaucoup de malice. TBM sera la tentative de reconstruire ce texte à partir d’un hexagone divertissant et cruel. Dans ce théâtre de la souricière viendront se dénuder quelques harnachements totalitaires et quotidiens, un grand vertige imaginaire qui nous bascule comme Chénier au couperet, le spectre de Shakespeare ou la carrière moderne de cette action - de Minetti à Piccoli - et, nonobstant ses falsifications, l’amour. Boucherie d’acteur, TBM fait le pari de tendre son contour discontinu au spectateur dont nous attendons tout, jusqu’à répondre au soin de ce recollement fragile par quelque battement à tout rompre. La Dinoponera / Howl Factory (Strasbourg) naît du souci de soumettre l’affliction du réel à la fable lucide de ses planches. Depuis 2003, dans un éclat de jeunesse, elle est le carrefour - et parfois la collision - de quatre temps tumultueux : - le temps violent de quelques thèmes critiques (effrois de l’enfance et de la transmission, difficultés de la démocratie, aveuglement du quotidien...) - le temps exemplaire de quelques textes fondateurs (Kane, Bond, Garcia, Fassbinder, Korine) puis essaimés (Eschyle, Shakespeare, Molière, Goethe, Camus, Bernhard, Norén, le journal du matin) - le temps obstiné de la volonté de faire théâtre et dialogue - le temps de l’amour raffiné du public populaire, pour qui jusqu’à présent nous avons présenté une vingtaine de travaux en entrée libre.

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19 + 20.09 | 19:00 La Scierie, Munster

oberösterreich

Franz-Xaver Kroetz / Catherine Umbdenstock

De Franz Xaver Kroetz ❘ Mise en scène de Catherine Umbdenstock Scénographie Claire Schirck ❘ Avec Philipp Rothkopf et Pia Luise Händler Production : bat - Studiotheater der HfS Ersnt Busch, Berlin, créé le 28 avril 2009 au BAT à Berlin

Haute-Autriche brosse, par sketchs, le portrait d’un couple de la classe ouvrière des années 1970. Lui travaille à l’usine, elle est femme au foyer. Une existence, en vacance du monde des autres hommes comme de la nature, toute entière tournée vers la consommation. Dans cette vie insulaire, la lecture des prospectus publicitaires semble avoir remplacé celle de la Bible, les clichés commerciaux la sagesse des nations. Un jour, la femme tombe enceinte. Faut-il garder l’enfant ? Survivre en grand : la photo de mariage comme fond de scène. A l’avant, sur un fauteuil en peluche, un jeune couple, crevant d’optimisme. Une armoire, un lit, un frigo. Et voilà que commence, à pas imperceptibles au début, la corrosion de l’auréole. Tout est inéluctablement banal, l’Homme « misérable » se consolant de ses petits battements d’ailes hésitants. La fin en est mortelle. La metteure en scène Catherine Umbdenstock fait jouer la funeste correspondance entre misère sociale et détresse intérieure, sans fioritures, sans ingrédients à la mode et libre de toute interprétation satirique. Philipp Rothkopf, diplômé de l’école Ernst Busch, donne au personnage de Heinz une présence toute entière, dictée par le « contact avec le client », par le rêve d’une

piscine, et par une vie de débauche qu’il veut à 200 à l’heure. Pia Luise Händler, étudiante de la UDK – Berlin, incarne Anni avec son éternel optimisme, ses coiffures aux multiples formes et ses moments de profonde introspection. Comme quand, devant le frigo, elle arrache ses faux cils, concentrée et vide à la fois. Mémorable. Nachtkritik.de

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21 ➳ 23.08 | 15:00 | Hangar, Parc de Wesserling 25 + 26.08 | 15:00 | Ferme Edzard, Lapoutroie 27 + 28.08 | 10:00 à 17:00 | Collège de Saint-Amarin 29 + 30.08 | 17:30 | Anciens Thermes, Soultzbach-les-Bains ateliers enfants {participation libre}

Ateliers Gongle

Gongle réfléchit avec les enfants à la construction d’espaces de parole.

Le collectif Gongle réunit depuis 2006 des artistes et des chercheurs autour de diverses préoccupations telles que la science, le statut de l’enfant et la constitution des connaissances. Ces artistes et ces chercheurs partagent leurs savoir-faire, dans différents domaines tels que le jeu et la direction d’acteur, la fabrication d’objet, la musique électronique, l’écriture et la vidéo. Les jeux développés avec les enfants, dont les règles s’élaborent collectivement, interrogent les différentes représentations du monde que nous nous faisons. Gongle fait ensuite cohabiter ces différents regards en recourant, pour la mise en œuvre des jeux, à différents outils artistiques : geste,

parole, écriture, dessin, photographie, vidéo. Le passage d’un outil à un autre permet d’expérimenter concrètement les différentes manières d’approcher le réel. ANIMÉ par Nil Dinç, Aurélie Miermont et Raffaëlle Bloch Avec le soutien du Programme européen jeunesse pour la démocratie, Action 1.3

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23.08 | 17:30 | Musée, Parc de Wesserling 28.08 | 19:30 | Ferme Edzard, Lapoutroie 29.08 | 17:30 | Anciens Thermes, Soultzbach-les-Bains Ateliers ouverts {entrée libre}

La machine & la montagne Résidence d’écriture théâtrale de Jean-Baptiste Calame dans les trois vallées

Dans mon travail d’écriture, je m’intéresse à nos relations avec les espaces et les objets contemporains, et je cherche dans les contextes de la modernité à interroger les situations limites, ambiguës, pour en tirer le code d’une communication particulière. Mon dernier texte, Exploration, abordait le thème de la colocation et de l’Internet, en mettant en scène de jeunes gens dans des situations de vie quotidienne absurdes. C’était une problématique citadine, qui s’appliquait aux espaces étriqués de la ville. Pour l’atelier La machine et la montagne : technologie du tourisme je souhaite m’intéresser aux stratégies touristiques d’investissement de l’espace rural, aux changements de statut temporel et économique des différentes « zones d’attractions », et aux contradictions que cela opère dans la société. Pratiquement,

le travail d’écriture se réalisera par immersion dans le « réseau touristique », c’est-à-dire comme un voyage organisé. Nous essaierons de rendre ce réseau au monde sensible, et d’aller au delà des produits touristiques et de leurs clichés. Dans un jeu du regard qui porte sur le patrimoine et la nature, nous essaierons de trouver un jeu de la langue, d’enracinement et de déracinement, qui puisse parler autrement et se souvenir autrement de notre passage. Jean-Baptiste Calame est un jeune auteur dramatique, cinéaste d’animation, comédien et metteur en scène suisse né à La Chaux de Fonds, où ses premiers textes sont joués dès 2004.

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En partenariat avec l’Arche éditeur

Installation vidéo de Mali Arun

23.08 | 19:30 à l'occasion de la parution des trois premiers textes d'Alexandra Badea, mise en espace en avant-première

Finissage le 23.08 | 16:00

09 ➳ 22 août

musée textile de Wesserling

Va-etvient

Mode d’emploi de Alexandra Badea Avec Madalina Constantin, Corentin Koskas et Carine Piazzi Production et diffusion ❘ Sylvia Botella Compagnie Europ’artes

Nous sommes de ceux et celles qui ont passé la ligne. Nous avons choisi de vivre ailleurs. Nous sommes de partout et de nulle part. Nous sommes de nationalité roumaine en France. Nous sommes résidents français en Roumanie. Nous sommes d’Europe de l’Est en Europe. Et nous sommes européens en Afrique. Nous sommes faits de mots. Le monde est fait de mots. Connaître le monde, c’est être susceptible de le lire. Et nous connaître nous-mêmes, c’est pouvoir être lus par l’autre. Mais l’accumulation peut nous écraser et nous ensevelir. Texte primé aux Journées de Lyon des auteurs de théâtre en 2008. À paraître en août 2009 chez l’Arche Editeur. Tous droits réservés. L’Arche est l’agent de la pièce mise en espace.

Cette installation est une trace de mes déambulations dans la friche industrielle de Wesserling. L’usine a été démantelée en 2003. À la façon d’un long travelling, Va-et-vient observe ce lieu en mutation. Le constat porte sur les transformations incessantes qui se font et se défont au gré des mouvements, des temps et des désirs, non sans conflits parfois. Le potentiel poétique s’use à force de regarder les murs se reconstruire. Ce qui était vivant dans l’usine silencieuse, c’était l’absence de fonction et l’espace vide. Ce projet tente de réactiver la mémoire de cet espace. En cela il est une forme de réconciliation entre ses identités multiples. Il participe également à la réhabilitation de la friche. C’est une tentation de capture de l’avant mise en oeuvre. En allant chercher dans la mémoire et en essayant de décortiquer le projet à venir parce que dans l’acte de reconstruire, on perd toujours quelque chose. Il y a une urgence à filmer avant que la ruine ne s’effondre. Un essai d’installation a été réalisé dans le cadre de l’école des Arts Visuels de La Cambre, à Bruxelles. Sur présentation de leurs billets, les visiteurs du musée bénéficient d’un tarif réduit pour les spectacles du festival. Les festivaliers bénéficient d’un tarif exceptionnel de 1 euro pour la visite du musée.

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EQUIPEs L’édition 2009 a été imaginée par Mali Arun, Raffaëlle Bloch, Jean-Baptiste Calame, Léa Drouet, Matthieu Ferry, Grégoire Letouvet, Fabien Magry, Nicolas Mouzet et Thibaut Wenger

Avec le soutien de

Équipe exécutive

Ministère de la Culture Réserve parlementaire

Union Européenne L’Europe pour les citoyens Union Européenne FEADER Ministère de la Culture DRAC Alsace

Délégué général ❘ Thibaut Wenger thibaut@premiers-actes.com

Région Alsace Conseil Général du Haut-Rhin

Médiation/développement ❘ Emilie GEORGE emilie@premiers-actes.com

Communauté de Communes de la Vallée de Saint-Amarin

Direction technique ❘ Matthieu FERRY matthieu@premiers-actes.com

Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges

Régie technique ❘ Aude Ottavanger

Ville de Munster

Stagiaire ❘ Ledidcia Garcia

Communauté de Communes de la Vallée de Munster Adami

Collaborateurs extérieurs Relations presse ❘ Sophie Kauffenstein + Sarah DinCkel ❘ Accélérateurdeparticules presse@premiers-actes.com Paie ❘ Julien Ackermann ❘ Kiui Comptabilité ❘ Sylvie Conreaux ❘ Présences Communication ❘ Philippe Schweyer ❘ médiapop Graphisme ❘ STARHLIGHT Illustrations ❘ www.pandobold.com Webmaster ❘ www.aelo.fr

Avec le mécénat de Staub en Alsace CLELIAL Color SA CAB Verandalys

Avec le concours de Scierie de Munster Manufactures Hartmann L’Actée Théâtre Musée Textile / Parc de Wesserling Agence Culturelle d’Alsace VitaCulture

Association Président ❘ Jean-Pierre Basté Trésorier ❘ Georges Wenger

Le festival remercie pour son soutien logistique La Comédie de l’Est, Centre Dramatique Régional d’Alsace à Colmar

Secrétaire ❘ Raffaëlle Bloch

Siège social 71b rue du 9e Zouaves ❘ 68140 Munster T. 03 89 77 82 72 ❘ F. 03 89 77 16 76 ❘ M. admin@premiers-actes.com

Fonds européen agricole pour le développement rural

Direction Régionale des Affaires Culturelles Alsace

Réserve Parelementaire


SPIELPLAN aoutseptembre

LECTURE

PREMIERE

RENCONTRE

Je 20

21:00

L’Egoïste Fatzer Salle des commandes

Wesserling

Ve 21

15:00

Jeux Gongle

Hangar

Wesserling

19:30

Fuck you Eu.ro.pa Théâtre de Poche

Wesserling

21:00

L’Egoïste Fatzer Salle des commandes

Wesserling

Sa 22

15:00

Jeux Gongle

Hangar

Wesserling

18:30

Fantômas probablement

Petite chaufferie

Wesserling

19:30

Fuck you Eu.ro.pa Théâtre de Poche

Wesserling

21:00

L’Egoïste Fatzer Salle des commandes

Wesserling

23:00

Bal d’ouverture

Friche

Wesserling

Di 23

15:00

Jeux Gongle

Hangar

Wesserling

17:00

La machine et la montagne Musée

Wesserling

18:30

Fantômas probablement

Wesserling

19:30

Mode d’emploi Théâtre de Poche

Wesserling

21:00

L’Egoïste Fatzer Salle des commandes

Wesserling

Ma 25

15:00

Jeux Gongle

Ferme Edzard Lapoutroie

20:30

Fantômas probablement

Ferme Edzard Lapoutroie

Me 26

15:00

Jeux Gongle

Ferme Edzard Lapoutroie

19:30

La machine et la montagne Ferme Edzard Lapoutroie

20:30

Fantômas probablement

Je 27

10:00

Ecole ouverte Gongle Collège St-Amarin

Ve 28

19:30

Fantômas probablement Anciennes Brasseries Breitenbach

21:00

Notre Dallas La Scierie Munster

Sa 29

15:00

Jeux Gongle Cour des Anciens Thermes Soultzbach-les-Bains

17:30

La machine et la montagne La Scierie Munster

19:00

Fantômas probablement Anciennes Brasseries Breitenbach

21:00

Notre Dallas La Scierie Munster

23:00

Fête Anciens Thermes Soultzbach-les-Bains

Di 30

15:00

Jeux Gongle Cour des Anciens Thermes Soultzbach-les-Bains

19:00

Fantômas probablement Anciennes Brasseries Breitenbach

Petite chaufferie

Ferme Edzard Lapoutroie

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Je 3

20:30

Jonas Orphée Grande chaufferie

Wesserling

Ve 4

18:00

Vêpres de la vierge…

Petite chaufferie

Wesserling

20:30

Jonas Orphée Grande chaufferie

Wesserling

22:30

The F.L.M.B. Exp. Salle des commandes

Wesserling

Sa 5

18:00

Vêpres de la vierge…

Petite chaufferie

Wesserling

20:30

Jonas Orphée Grande chaufferie

Wesserling

22:30

The F.L.M.B. Exp. Salle des commandes

Wesserling

Di 6

18:00

Vêpres de la vierge…

Petite chaufferie

Wesserling

20:30

Jonas Orphée Grande chaufferie

Wesserling

Me 9

21:00

La Maladie de la Mort La Scierie Munster

Je 10

19:30

Lenz Cathédrale aux cotons Munster

21:00

La Maladie de la Mort La Scierie Munster

Ve 11

18:00

Les soldats Cathédrale aux cotons Munster

19:30

Lenz Cathédrale aux cotons Munster

21:00

La Maladie de la Mort La Scierie Munster

Sa 12

18:00

Les soldats Cathédrale aux cotons Munster

19:30

Lenz Cathédrale aux cotons Munster

21:00

La Maladie de la Mort La Scierie Munster

Di 13

18:00

Les soldats Cathédrale aux cotons Munster

19:30

Lenz Cathédrale aux cotons Munster

21:00

La Maladie de la Mort La Scierie Munster

Lu 14

19:30

Lenz Cathédrale aux cotons Munster

Ma 15

18.00

LES SOLDATS Cathédrale aux cotons Munster

19.30

Lenz Cathédrale aux cotons Munster

Me 16

18.00

LES SOLDATS Cathédrale aux cotons Munster

19.30

Lenz Cathédrale aux cotons Munster

Je 17

19.30

Lenz Cathédrale aux cotons Munster

Ve 18

19:30

LeNz Cathédrale aux cotons Munster

21:00

TBM/2 Au soleil Sondernach

Sa 19

19.00

Oberösterreich La Scierie Munster

21:00

TBM/2 Au soleil Sondernach

Di 20

19.00

Oberösterreich La Scierie Munster

21:00

TBM/2 Au soleil Sondernach

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PRATIQUE tarifs

Le Pass offre libre accès à l’ensemble du festival pour un tarif très incitatif. Réductions : -25 ans, +65 ans et demandeurs d’emploi. PASS : 17€ ❘ tarif réduit 25€ ❘ plein tarif billets : 5,50€ ❘ carte vitaculture 8,50€ ❘ tarif réduit 12,50€ ❘ plein tarif

Y venir

En train ! Desserte SNCF. www.ter-sncf.com/Alsace navettes gratuites depuis les gares de Munster et Fellering (Wesserling), sur demande. En covoiturage ! www.123envoiture.com

Faire étape

Informations et réservations

www.premiers-actes.eu public@premiers-actes.com +33 (0) 970 445 222 Prix d’un appel local Du mardi au samedi de 16:00 à 20:00 à partir du 1er août

STARHLIGHT + médiapop.fr

Nous réservons votre hébergement ! La nuit dès 24€ par personne

Premiers Actes 2009  

Programme du festival Premiers Actes