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Patrick Davin, directeur artistique et musical

saison 2013 - 2014

« Voici qu’une île est en partance »


Création du Cercle Réber

le c e rc l e ré b e r

L’Orchestre symphonique de Mulhouse a décidé de rassembler au sein d’une association de partenaires et de mécènes, toutes celles et ceux qui ont à cœur d’accompagner l’action de l’OSM. Le Cercle Réber, puisque ce sera son nom, verra donc le jour cet automne 2013. En adhérant ou en faisant un don au Cercle Réber, vous aurez un accès privilégié aux artistes et chefs internationaux par le biais de rencontres et de dîners privés. Vous aurez l’opportunité d’accompagner  l’Orchestre dans ses déplacements en France et à l’étranger, par exemple cette saison à Paris (à l’Opéra Comique) et en Belgique. Vous aurez également la possibilité d’organiser des concerts privés dans vos locaux par les musiciens de l’Orchestre. Enfin, vous profiterez de la notoriété et du prestige de l’Orchestre symphonique de Mulhouse, sur tout le territoire régional, transfrontalier et national, puisque vous serez présent sur tous les documents de communication de l’Orchestre. Votre adhésion ou votre don contribuera au soutien à l’excellence de l’Orchestre et permettra de développer des actions en direction du jeune public, auprès de jeunes issus de milieux défavorisés mais aussi dans le domaine de la santé et du handicap. Vous contribuerez ainsi à la transmission de la musique classique aux générations du futur. Le Cercle apportera également un soutien financier aux tournées internationales de l’Orchestre, contribuant au rayonnement culturel de la ville de Mulhouse et du Sud Alsace. Le Cercle Réber est soumis au régime fiscal du mécénat pour les cotisations versées par les adhérents et les dons individuels. Ce qui permet ainsi à une entreprise de déduire de ses impôts (IS ou BIC) une somme égale à 60 % des sommes versées (dans la limite de % du CA) et pour un particulier de déduire 66% du montant du don dans la limite de 20 % du revenu imposable. contact : Fabienne Bertrand • 03 69 77 67 71 • osm@mulhouse-alsace.fr

L’Orchestre symphonique de Mulhouse, service de la Ville de Mulhouse, reçoit le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication – Direction Régionale des Affaires culturelles d’Alsace. Merci à nos partenaires : Conseil Général du Haut-Rhin | La Filature - Scène nationale | Conservatoire de Musique, Danse et Art Dramatique de Mulhouse | Bibliothèques – Médiathèques de Mulhouse | IRCOS | Association du Passeport des Musées du Rhin supérieur.


Patrick Davin, directeur artistique et musical

saison 2013 - 14 • l’année belge « Voici qu’une île est en partance »

Orchestre symphonique de Mulhouse La Filature, 20, allée Nathan Katz, 68090 Mulhouse cedex • orchestre-mulhouse.fr • 03 69 77 67 80


Éditoriaux p. 5-7

Les compositeurs p. 10-11

Les estivales p. 13

La Filature p. 17

au cœur de la ville p. 35

L’Opéra national du rhin p. 55

l’orchestre en tournée p. 59

Nous connaître p. 65

Infos pratiques Réserver S’abonner p. 73


l e mo t d u m a i re Pour cette saison 2013 / 2014, je me réjouis de vous présenter le nouveau rendez-vous élaboré par toute l’équipe de l’Orchestre symphonique de Mulhouse. Sous la direction de Patrick Davin, le thème de cette saison sera la Belgique : un voyage en musique et en images que nous découvrons dans cette brochure. L’OSM est l’un des fleurons culturels de Mulhouse, reconnu tant par le public que par les artistes qui prennent beaucoup de plaisir à s’y produire. Sa vocation de proximité se développe également par de nouvelles actions vers les jeunes et les publics le moins favorisés. Cette saison va bien entendu être ponctuée de neuf rendez-vous symphoniques prestigieux à La Filature. Mais l’Orchestre sortira régulièrement de ses murs pour se rendre à la rencontre de chacun, portant la musique classique au plus près des habitants mulhousiens de tous quartiers. Tous les publics seront touchés : les étudiants comme les personnes âgées, les écoliers aussi bien que les actifs… Une pause-déjeuner musicale sera même possible grâce aux séquences de musique de chambre organisées à l’heure du déjeuner, au cœur même de notre ville.  L’Orchestre symphonique de Mulhouse est plus que jamais un ambassadeur de notre cité, brillant par sa culture et son savoir-faire. Je tiens à saluer toutes les personnes qui y contribuent.  Gageons que cette saison nous réserve une nouvelle fois des surprises musicales uniques, des rencontres humaines chaleureuses et des moments de grâce qui peuvent compter dans un quotidien parfois difficile. Si tel est le cas, je suis heureux et fier que la Ville de Mulhouse participe pleinement à cette dimension.  Bons concerts à tous !

J ean Rottn er Maire de Mulhouse

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Mesdames, Messieurs, cher public, L’arrivée de Patrick Davin ouvre une nouvelle page de la belle histoire de l’Orchestre symphonique de Mulhouse, fringuant quadragénaire à la santé éclatante, prêt à se lancer dans des aventures musicales inédites tout en s’attachant à servir avec passion le grand répertoire classique. Cette double mission, l’Orchestre la portera à La Filature bien sûr, véritable vaisseau amiral de ce nouveau projet, mais aussi dans différents lieux de la ville, en Alsace et bien au-delà. Il faut saluer ici la qualité du dialogue avec l’ensemble des acteurs de cette nouvelle saison, et en particulier les musiciens, qui montrent tous un enthousiasme et un professionnalisme sans faille au service de la musique et du public. Je veux également rendre hommage aux Mulhousiens, dont l’attachement à l’égard de l’Orchestre est d’une solidité exceptionnelle malgré un contexte économique global difficile, et tiens à souligner l’accueil chaleureux émanant de tous les partenaires mulhousiens qui nous accueilleront chez eux ou avec qui nous collaborerons cette saison : La Filature - Scène nationale bien sûr, l’Opéra national du Rhin, mais aussi le théâtre de la Sinne, le Parc zoologique et botanique de Mulhouse, la Kunsthalle, le Conservatoire, le réseau des médiathèques, les musées, les festivals Scènes de Rue et Météo, l’Université de Haute-Alsace, la MCP-Cité, ou encore la Synagogue, sans oublier les services sociaux, éducatifs et scolaires, chacun contribuant à permettre à l’Orchestre d’être au plus près de tous les Mulhousiens. Nous avons également le soutien de l’Etat et du Conseil Général du Haut-Rhin, qui nous aident à porter la musique aussi bien dans les villages haut-rhinois qu’en Belgique, en Suisse et à Paris, offrant à l’Orchestre de magnifiques habits d’ambassadeur de la Ville de Mulhouse. Tout ceci s’enrichira encore par le lancement du « Cercle Réber » notre nouveau club de partenaires, qui accueillera tous ceux qui ont à cœur de renforcer la présence de la musique classique et de l’Orchestre auprès de chacun, et en particulier auprès des jeunes générations. Alors, rendez-vous au concert !

Selvam T h o rez

Administrateur


« Sur les nuages le nom... » Bonjour Mesdames, bonjour Messieurs C’est avec une joie immense mais surtout une grande impatience (I can’t wait, diraient les Anglais) que je vous présente ici le programme de la nouvelle saison de votre Orchestre symphonique de Mulhouse. En compagnie de Selvam Thorez, nouvel administrateur de l’Orchestre, nous avons donc imaginé cette « année belge » qui (au-delà de sa thématique en clin d’oeil, associant malicieusement des compositeurs, des interprètes, des écrivains et de multiples réminiscences poétiques et artistiques du cher « plat pays qui est le mien ») sera surtout l’occasion de vous proposer de nombreux concerts originaux, éclectiques et jubilatoires, alternant les oeuvres orchestrales les plus célèbres et les plus populaires avec de nombreuses et passionnantes découvertes de tous les horizons et de toutes les époques. Après les manifestations festives et estivales qui vous seront offertes de Mulhouse à Strasbourg et Wissembourg, l’année des musiciens (et la vôtre, j’espère) sera organisée autour de quatre grands cycles : La série La Filature où les traditionnels concerts d’abonnement seront encore enrichis de deux grands week-ends de festival, tissés en décembre autour de Ludwig van Beethoven (dont le grand-père était flamand) et en juin, autour de la musique si merveilleusement française de Claude Debussy et de Gabriel Fauré. La série Au coeur de la ville où les musiciens, dans des configurations extrêmement diversifiées, investiront les lieux les plus variés et parfois les plus surprenants, à la rencontre de tous les Mulhousiens, pour des programmes imaginatifs, chatoyants et résolument novateurs. La série Opéra national du Rhin, à laquelle nous attacherons bien sûr un soin immense et qui proposera cette année un ballet destiné aussi aux enfants et trois opéras contrastés et splendides. Et enfin L’Orchestre en tournée, suite de déplacements qui nous emmèneront notamment pour deux concerts en Belgique, au Stadt-Casino de Bâle et, pour une soirée de gala, à l’Opéra Comique de Paris. Un compositeur en résidence (Johannes Schöllhorn) un artiste associé (Nicolas Frize) des bonbons chorégraphiques offerts par Ivan Cavallari et le Ballet de l’Opéra national du Rhin, un ciné-concert, deux concerts-conférences, plus de 100 levers de rideau, de nombreux chefs confirmés ou à découvrir, des mini-récitals, des soirées au format inattendu, de merveilleux solistes invités, des choeurs de haute qualité, et surtout 56 musiciens qui mettront toute leur passion, tout leur talent individuel et leur travail collectif au service de tous, pour votre plus grand plaisir, tout au long d’une saison unique et multiple à la fois, rythmée de rive en rive, de port en port, par les mots étoilés du grand Jacques Brel…

Pa t ric k D avin

Directeur artistique et musical

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«Les étoiles étoilantes »


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les estivales

« Pour que l’été ripaille »


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27 juin à 20h

19 et 20 juillet

> Strasbourg Palais de la Musique et des Congrès 75e Festival de musique de Strasbourg

> Mulhouse Bains Pierre et Marie Curie Festival Scènes de Rue

Théodor Guschlbauer direction Gautier Capuçon violoncelle Paul Meyer clarinette Augustin Dumay violon Gérard Caussé alto François-René Duchable piano Carl Maria Von Weber Concerto pour clarinette n° 1 en fa mineur Wolfgang Amadeus Mozart Symphonie Concertante pour violon et alto en mi bémol majeur Joseph Haydn Concerto pour violoncelle n° 1 en do majeur 16 |

oct

Ludwig Van Beethoven Concerto pour piano n° 3 en do mineur

Deux promenades musicales en ce début d’été : un rendez-vous strasbourgeois d’abord, avec un concert exceptionnel au 75e Festival de musique de Strasbourg et, plus inattendue, une ponctuation musicale aux Bains Pierre et Marie Curie de Mulhouse, dans le cadre du Festival Scènes de Rue. En fait, deux versions apéritives de ce que sera la saison nouvelle : à Strasbourg, formule haut de gamme, avec petits fours mozartiens et bulles beethoveniennes, le tout servi par ce que le monde musical compte de plus stylé : Paul Meyer, Augustin Dumay, Gérard Caussé, Gautier Capuçon, et François-René Duchable, sous la baguette impeccable d’un chef en la matière : Théodor Guschlbauer. Tenue de soirée musicale obligatoire pour ce rendez-vous d’été. À Mulhouse, une autre face de la musique : celle des petites touches et des découvertes, des saveurs inattendues, qui se mêlent et s’entremêlent au gré d’une déambulation rafraîchissante aux bains municipaux. A l’invitation du Festival Scènes de Rue, cinq groupes de musiciens de l’Orchestre symphonique vous offrent un cocktail sucré-salé alternant Bach et Penderecki, Rossini et Kodaly, en passant par Piazzola et Maderna, tissant, avec la chorégraphe Nathalie Pernette, un étonnant dialogue autour de l’eau. Zwei sommerliche Delikatessen als Auftakt dieser neuen Saison: ein köstliches Menü mit Mozart und Beethoven. Danach die Entdeckung unerwarteter musikalischer Genüsse während eines erfrischenden Besuchs der städtischen Bäder.

Nora Hamouma flûte Manuel Poultier clarinette André Adjiba et Nahomu Kuya percussions Emanuel Drzyzgula et David Zuccolo violon Tatiana Leontieva alto Elliot Carter Scrivo In vento, pour flûte seule Gra, pour clarinette seule Esprit rude/ Esprit doux, pour flûte et clarinette Minoru Miki Marimba spiritual pour le marimba et la batterie Anders Koppel Toccata pour le marimba et le vibraphone Edith Canat de Chizy Dance, pour violon et vibraphone Gioachino Rossini Danza, pour violon et piano-midi Astor Piazzola Histoire du tango, pour flûte et marimba Jean-Sébastien Bach /Zoltan Kodaly Fantasia cromatica, pour alto Krystof Penderecki Cadenza, pour alto Bruno Maderna Viola, pour alto Jean Sébastien Bach Partita pour violon seul Coproduction Orchestre symphonique de Mulhouse / Festival Scènes de Rue


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31 août à 19h

8 septembre à 18h

> Mulhouse Le Noumatrouff Festival Météo

> Wissembourg La Nef, relais culturel Festival de Wissembourg

Jean-Luc Fafchamps et Jan Michiels piano Patrick Davin direction Steve Reich Eight lines, pour deux ensembles Thierry De Mey Table Music, pour trois percussionnistes Jean-Luc Fafchamps Lettre soufie D, pour 6 musiciens John Adams Chamber Symphony, pour 15 musiciens

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Nikita Mndoyants piano Patrick Davin direction Richard Wagner Siegfried Idyll, pour orchestre à cordes Robert Schumann Concerto pour piano et orchestre, en la mineur, opus 54 Robert Schumann Symphonie n°4, en ré mineur, opus 120 Coproduction Orchestre symphonique de Mulhouse / Festival de Wissembourg

Coproduction Orchestre symphonique de Mulhouse / Festival Météo

Première collaboration entre le Festival Météo et l’Orchestre symphonique de Mulhouse avec une proposition musicale qui dresse une carte du ciel entre la Belgique et l’Amérique. Bruissements de notes secouées de bourrasques rythmiques, pluies de cordes se répétant inlassablement dans un entêtement poussant à l’abstraction : c’est l’Amérique des gratte-ciels s’élançant vers le ciel, dans un duo étrange et miroitant avec les nuages, celle de John Adams et de Steve Reich, dont le minimalisme ouvre l’infini des possibles, prouvant que la modernité peut se nicher dans les minuscules griffures d’un paysage sans cesse répété, toujours modifié. Entre ces deux géants, deux compositeurs d’outre Meuse, eux aussi engagés pleinement dans notre temps, celui de la musique conçue comme un geste dansé. Thierry De Mey d’abord, qui dans sa Table Music, réalise une véritable chorégraphie de la frappe, du mouvement, du rebond, celle de Jean-Luc Fafchamps enfin, qui, à travers sa Lettre Soufie, rappelle ce que doit l’Extrême Occident à l’Orient, ou, dit autrement, comment élargir la carte du ciel. Enfin, pour clore l’été indien, une petite embardée à la limite de l’Allemagne, à l’invitation du Festival de Wissembourg. Retour aux sources du Romantisme ici avec Wagner et Schumann, servi par les doigts d’un jeune prodige de l’école russe de piano, Nikita Mndoyants, dont la fougue mettra en lumière les couleurs fauves d’un concerto à l’orée de la folie, tandis que les fanfares de la quatrième symphonie célèbreront cette promenade automnale à travers les forêts d’Alsace. Eine allererste Zusammenarbeit zwischen dem Meteo Festival und dem Orchestre symphonique de Mulhouse, einem Programm, das einen Blick auf den Himmel zwischen Belgien und Amerika eröffnet. Das abstrakte Amerika von John Adams trifft die minimalistische Ausdrucksweise von Steve Reich. Schon offenbaren sich eine Unmenge von Möglichkeiten. Ebenso zeigt uns die Heimat der beiden Komponisten jenseits der Maas erneut, wie sich die Himmellandschaft erweitern lässt.

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La Filature

« Prenez une cathédrale Et offrez lui quelques mâts »


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13 septembre à 20h > Mulhouse La Filature (offert aux abonnés OSM, La Filature Scène nationale et Opéra national du Rhin à l’occasion des 20 ans de La Filature)

• L’ouverture de saison • « Aider les amants à s’aimer »

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Premier rendez-vous à La Filature pour ce concert traditionnellement proposé aux personnes âgées de la Ville de Mulhouse, mais aussi exceptionnellement offert cette année aux abonnés le soir à 20h pour le lancement de l’anniversaire des 20 ans de La Filature. Pour l’occasion, Patrick Davin convie le public à une promenade autour des multiples déclinaisons du sentiment amoureux. Ambigu par son implication politique et sociale dans les Noces, l’amour chez Mozart porte en germe les révolutions portées par le Siècle des Lumières, mettant « cul par-dessus tête » les conventions de l’époque autant que les personnages de ses opéras. Pourtant, avec le XIXe siècle, ces mêmes lumières ont tendance à décliner. Elles s’alanguissent dans un Romantisme élégiaque : celui de Schumann d’abord, mais aussi celui de Wagner. Ici l’amour se conjugue au conditionnel: « si nous pouvions nous aimer » semble dire Wagner à propos de Mathilde Wesendonck, avec qui il entretint une relation illégitime passionnée mais sans avenir. Plus chevaleresques, les Français Massenet, Ibert et Ravel endossent la cuirasse de Don Quichotte pour chanter un amour à l’Espagnol. Lumière toujours donc, mais cette fois celle pleine et brutale d’une place de Madrid en plein midi : ici l’amour est entêtant et fou. Il tape sur les têtes comme sur les cœurs et fait tourner les tables comme des taureaux, remplissant les bocs autant de vin que de chansons. Et Ravel-Cervantes de clamer : « Je bois à la joie, la joie est le seul but où je vais droit ! ». > Ce programme est également donné ce même jour à 15h dans le cadre du concert des Aînés, organisé par la Ville de Mulhouse Erstes Sonderkonzert in der Filature für Abonnenten und Abonnentinnen. Patrick Davin führt die Zuhörer und Zuhörerinnen durch die verschiedensten Interpretationen der Liebe.

Eve-Maud Hubeaux mezzo-soprano Lionel Lhote baryton Patrick Davin direction Robert Schumann Manfred, Ouverture, pour orchestre Richard Wagner Wesendonck Lieder, pour soprano et orchestre Maurice Ravel Don Quichotte à Dulcinée, pour baryton et orchestre Jules Massenet Don Quichotte, Air de Dulcinée, pour soprano et orchestre Jacques Ibert Quatre chansons de Don Quichotte, pour baryton et orchestre Wolfgang Amadeus Mozart Don Juan, duo de Zerline et Don juan Gioachino Rossini Le Barbier de Séville, duo de Rosine et Figaro Concert enregistré par Accent 4


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27 et 28 septembre à 20h > Mulhouse La Filature

• Symphonique 1 • David Kadouch piano Patrick Davin direction Robert Schumann Manfred, Ouverture, pour orchestre Robert Schumann Concerto pour piano et orchestre, en la mineur, opus 54 Félix Mendelssohn Symphonie Ecossaise, pour orchestre, opus 56

« De l’aube claire jusqu’à la fin du jour » Plutôt rose pourpre que fleur bleue, le romantisme a peu à voir avec la mièvrerie rougissante dont le mot a fini par être accablé. Concentré de passion, d’amour déchiré et de mort qui rôde, c’est un paysage de l’âme qui va de la nuit à la lumière, et retour. L’ouverture de Manfred, de Schumann d’après Byron, court à l’abîme entre les textures d’ombre et les éclairs. Le drame littéraire romantique par excellence, exalté par le lyrisme de Schumann. Sur le versant lumineux, on entend la même passion dans ce Concerto pour piano, chef-d’œuvre ni flambeur, ni austère, dont les thèmes nés à l’orchestre vous font bien augurer du jour à venir. Pour sa Symphonie écossaise, l’ami Félix Mendelssohn, lui, traverse le continent et la mer avec les mêmes bagages, plein ouest vers les landes et les pierres, les atmosphères hantées et les orages qui claquent. Die Leidenschaft ist ein wesentlicher Bestandteil der Romantik, eine Seelenlandschaft, in der sich Licht und Schatten abwechseln. Das Lyrische bei Schumann besingt die Seite des Lichts, die Musik Mendelssohns hingegen evoziert gespenstische Gefilde und die donnergrollende Gewitter.

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11 et 12 octobre à 20h > Mulhouse La Filature

• Symphonique 2 • « J’aimais les fées et les princesses » Le conte teinté de fantastique serait-il, comme le sirop de Liège, une spécialité belge ? A goûter avec trois des compositeurs au programme.

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Le Chasseur maudit de César Franck, célèbre Français néanmoins natif de Liège, entraîne au milieu des démons un chasseur qui aurait mieux fait de ne pas s’y aventurer. Ce sont ensuite des échanges à travers le temps entre deux compositeurs formés au même conservatoire de Liège, des correspondances autour d’un même instrument, le violon, une confrontation de langages d’une fin de siècle à l’autre : le Poème élégiaque d’Eugène Ysaÿe (vers 1895), lui-même violoniste et dédicataire de ce qui se faisait de mieux à l’époque en la matière, et le Concerto pour violon de Philippe Boesmans (1980), impressionnant d’émotions contrastées. Quant au très – trop – célèbre Apprenti sorcier du français Paul Dukas, il n’est rien besoin d’en dire – sinon que son orchestre brillant et virtuose à beaucoup à gagner de sa séparation d’avec les images de Disney ! > À l’initiative de l’Interclub Service de Mulhouse (voir page 75), ce concert est donné le 13 octobre à 15h à La Filature. Ist etwa das Märchen wie der Lütticher Sirup eine belgische Spezialität? Mit drei Komponisten unseres Programms wollen wir dies herausfinden. Cesar Franck bringt einen Teufel und Jäger zusammen. Dann gibt es Variationen eines einzigen Instrumentes, der Violine, und am Ende hören wir den bekannten Zauberlehrling vom französischen Komponisten, Paul Dukas.

Tatiana Samouil violon Patrick Davin direction César Frank Le chasseur maudit, pour orchestre Philippe Boesmans Concerto pour violon et orchestre Eugène Ysaÿe Poème élégiaque, pour violon et orchestre à cordes, opus 12 Paul Dukas L’Apprenti sorcier, pour orchestre


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22 et 23 novembre à 20h > Mulhouse La Filature

• Symphonique 3 • Nikita Boriso - Glebsky violon Ronald Zollman direction Giacomo Puccini Capriccio Sinfonico Henri Vieuxtemps Concerto pour violon et orchestre, n°4, opus 31 en ré mineur Luciano Berio Corale pour violon, 2 cors et orchestre à cordes Felix Mendelssohn Symphonie italienne, n°4, en la majeur, opus 90.

« Avec de l’Italie qui descendrait l’Escaut » La virtuosité a des accents de Méditerranée : ce sont des paillettes de soleil sur une mer profonde comme la nuit. Elle fait vibrer l’harmonie du Capriccio sinfonico de Puccini, composition de jeunesse dont l’étonnante densité aura d’ailleurs sa descendance dans les œuvres à venir du compositeur. Elle renouvelle notre écoute du violoniste belge Henri Vieuxtemps, légende méconnue souffrant du syndrome Paganini : trop brillant pour être honnête compositeur… Avec une musique pareille, il serait temps que les portes du purgatoire le libèrent enfin ! Elle fusionne les solistes et l’orchestre du Corale de Luciano Berio, sorte de concerto pour violon qui avancerait masqué derrière la modernité la plus radicale, Bach et des danses populaires. Et l’on finirait en plein soleil de Rome avec la Symphonie italienne de Mendelssohn, sur un éclat du saltarello final, épuisé et heureux. Die Virtuosität setzt mediterrane Akzente : eine funkelnde Sonne über dem Meer, das tief ist wie die Nacht. Beim Puccinis Capriccio sinfonico hören wir den belgischen Geiger Henri Vieuxtemps auf ganz neue Art.

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19, 20 et 21 décembre > Mulhouse La Filature

• Symphonique 4 • Festival Beethoven « Où des diables en pierre décrochent des nuages » En grande formation et en petit comité, sur trois jours et une belle unité de style, voilà un festival Beethoven à taille humaine où l’on ne risque ni l’ennui ni la saturation. Beethoven, trop souvent figé dans son masque mortuaire comme une statue de Commandeur, traîne une image trompeuse de vieux lion grincheux, lui qui en mourant épuisé à 56 ans n’aura jamais pris le temps de devenir vieux. L’essentiel du programme tiendra donc dans la décennie 1802-1812. Musique brillante, révolution en marche que rien n’arrête, front levé haut, c’est la période qu’on a appelée « héroïque ». Les principales compositions datent des années prodigieuses, entre 1804 et 1807. Ce n’est plus le jeune loup qui partait à Vienne avec des dents à décroisser la lune, pas encore le solitaire dans la tourmente hanté par l’avenir. Beethoven a trente-cinq ans, Mozart est mort, Haydn est vieux, le romantisme attendra encore un peu. Ici, on commence à bâtir pour l’éternité et, malgré les misères cruelles de la surdité, la musique souffle fort. Du très connu donc et du moins couru. D’un Concerto pour violon unique à la formule unique d’un Triple concerto pour violon, violoncelle et piano. Le lyrisme vocal des Lieder gagne celui du Concerto pour piano n° 4. Les virtuosités inédites des sonates pour piano contemporaines envahissent le terrain, l’invention généralisée fait craquer les gilets jusqu’alors trop étroits de la musique de chambre. Il y a des fiertés, des ambiguïtés et des contrastes : l’immensité de la Troisième symphonie qui invente des émotions musicales pour les décennies à venir, la fraîcheur de la Quatrième avec sa part de mystère, le geste affirmé de la Cinquième, qu’on n’écoute plus parce qu’on croit la connaître et qu’on a tort. Pour mieux entendre les rugissements de ce lion à crinière hérissée, il faut tendre une oreille d’aujourd’hui. On aura donc le compagnonnage d’un compositeur qui fut jeune loup avant d’être lui-même fauve flamboyant. Cent petites années séparent la naissance de Pierre Boulez de la mort de Ludwig van Beethoven. L’un nous parle d’un monde oublié où tout semblait possible, même les révolutions, l’autre nous fait toucher les angles vifs du siècle d’après la catastrophe, quand tout est à réinventer. Les langages, les enjeux, les univers, rien de commun - sinon l’essentiel : la virtuosité créative, l’architecture des émotions, l’empreinte persistante sur la postérité. Beethoven, allzu oft im herrischen Ausdruck seiner Totenmaske dargestellt, zieht das irreführende Image eines alten, missgelaunten Löwen hinter sich her. Das Programm nimmt die sogenannte heroische Periode, 1802 bis 1812, in den Blick, mit dabei ist der seelenverwandte Komponist Pierre Boulez, der sich vom jungen Wolf ebenfalls zum reißenden Raubtier entwickelt hat.

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Jeudi 19 déc. 18h Quatuor Arditti Ludwig Van Beethoven La Grande Fugue, en sib majeur, opus 133, pour quatuor à cordes Pierre Boulez Livre de Quatuor, pour quatuor à cordes

20h Tedi Papavrami violon Marc Coppey violoncelle Nelson Goerner piano Patrick Davin direction 26 |

Ludwig Van Beethoven Sonate pour violon et piano

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Vendredi 20 déc. 18h Claire Désert et Florent Boffard piano Pierre Boulez Notations, pour piano Ludwig Van Beethoven Sonate pour piano,opus 10 n°2 Pierre Boulez Sonate pour piano n°1 Ludwig Van Beethoven La Tempête, opus 31 n°2

20h John Mark Ainsley ténor Nelson Goerner piano Patrick Davin direction

Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre, en ut majeur, opus 56

Ludwig Van Beethoven Lieder, pour ténor et piano Concerto pour piano et orchestre n°4, en sol majeur, opus 58

Symphonie n°4, en sib majeur, opus 60

Symphonie n°5, en ut mineur, opus 67

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Samedi 21 déc. 14h Tedi Papavrami violon Marc Coppey violoncelle Nelson Goerner piano Ludwig Van Beethoven Trio l’Archiduc, pour violon, violoncelle et piano, opus 97, en sib majeur

15h - 17h Émission « Opus café » d’Accent 4 en public et en direct

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20h Tedi Papavrami violon Marc Coppey violoncelle Nelson Goerner piano Patrick Davin direction Ludwig Van Beethoven Sonate pour violoncelle et piano Concerto pour violon et orchestre, en ré majeur, opus 61 Symphonie n°3 « Héroïque », en mib majeur, opus 55

17h30 Avec la participation du Ballet de l’Opéra national du Rhin Ivan Cavallari direction Michel Demagny, David Zuccolo, Marie-Sophie Vantourout violon Brian Zenone, Katarzyna Losiewicz alto Solange Schiltknecht violoncelle Nora Hamouma flûte François Fouquet hautbois Maxime Penard clarinette Guillaume Bidar basson Solène Chausse et Pierre Ritzenthaler cor Isabelle Ast piano Patrick Davin direction

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Ludwig Van Beethoven Quintette opus 16 pour flute, clarinette, hautbois, basson et piano Pierre Boulez Mémorial, pour flûte et 8 instruments Ludwig Van Beethoven Sextuor opus 81b, pour 2 cors et quatuor à cordes

Beeth

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1er janvier à 17h

5 janvier à 17h

> Mulhouse La Filature

> Riedisheim Centre culturel et de loisirs

• Nouvel An • « Au troisième temps de la valse »

Programme

sur-

Carte blanche à Jean-François Zygel Pieter-Jelle de Boer direction

prise

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6 et 7 février à 20h > Mulhouse La Filature

• Symphonique 5 • « Les poissons dorés de la Chine et les jardins de l’Alhambra » La Symphonie espagnole est une pièce tellement éclatante dans le catalogue des œuvres d’Édouard Lalo qu’elle a fini par faire de l’ombre au reste. Mais quel soleil dans ce concerto pour violon torero et orchestre d’aficionados !

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Celle de Georges Bizet a connu, elle, un curieux destin : œuvre de première jeunesse – Bizet a 17 ans en 1855 ! – elle fut perdue et retrouvée avant d’être créée en 1935, chez nos voisins de Bâle. Ce n’est pas encore le Bizet de Carmen, mais, musique vivace, limpide et piquante, on y sent déjà le contrepoint des passions. Claude Debussy et les Danses pour harpe et orchestre, destinées au conservatoire de Bruxelles, allument aussitôt des émotions rares pour une pièce de concours : leur virtuosité semble dissimulée derrière les voiles d’une danse posée comme un geste zen. Couleurs mordorées encore, saveurs exotiques toujours : Johannes Schöllhorn a trente ans quand il compose Liu-Yi – Wasser, œuvre inspirée par les vues de l’eau du peintre Ma Yuan. Du XIIIe siècle chinois au XXIe européen, c’est le même dialogue entre abstraction et réalisme. Die Sonne leuchtet in der spanischen Symphonie von Edouard Lalo. Das Werk von Bizet bietet seinerseits eine schwungvolle und spritzige Musik. Claude Debussy löst seltene Emotionen aus.

Anneleen Lenaerts harpe Yossif Ivanov violon Patrick Davin direction Claude Debussy Danse sacrée, Danse profane, pour harpe et orchestre à cordes Edouard Lalo Symphonie espagnole, pour violon et orchestre Johannes Schöllhorn Liu-yi / Wasser, pour orchestre Georges Bizet Symphonie en ut majeur, pour orchestre


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28 février et 1er mars à 20h > Mulhouse La Filature

Avec la participation du Ballet de l’Opéra national du Rhin Ivan Cavallari direction Les Solistes de l’Opéra Studio de l’Opéra national du Rhin Le Chœur de chambre Les Cris de Paris Geoffroy Jourdain chef de chœur Léo Hussain direction György Ligeti Lux aeternae, pour chœur seul Robert Schumann Requiem fur Mignon, opus 98b pour solistes, chœur et orchestre Robert Schumann Nachtlied, opus 108, pour chœur et orchestre Arvo Pärt Silouans Song, pour orchestre à cordes György Ligeti Ramifications, pour orchestre à cordes Arvo Pärt Adam’s Lament, pour chœur et orchestre à cordes

• Symphonique 6 • « Que son regard soit un psaume » Au début était le verbe, et sans doute peu après la musique… Requiem sans liturgie, prières universelles, trois compositeurs regardent la vie et la mort. Pas de vocifération ni d’anathème chez Robert Schumann, mais une plainte très intérieure qui s’appuie sur la littérature, comme une nécessaire pudeur d’écorché vif. Pas de croyance identifiée non plus chez György Ligeti : son recours au sacré est celui d’un siècle en recomposition, des horreurs des années passées aux bouleversements de celles à venir. Gravitation d’étoiles, matière noire et particules fragmentaires : cette moderne musique des sphères fait office de cantique quantique. Avec Arvo Pärt, pas mal de révolutions sont passées, mais pas l’émotion. Immédiatement accessible, immédiatement bouleversante, la lamentation du premier homme est celle de tous ceux à suivre. Mêlant spiritualité médiévale, solennité orthodoxe et violence d’aujourd’hui, la musique d’Arvo Pärt est sans âge car elle les traverse tous. Am Anfang war das Wort, und kurz danach warscheinlich kam die Musik… Requiem ohne Liturgie, universale Gebete, drei Komponisten betrachten das Leben und den Tod. Nach diesem Treffen mit dem Diesseits und dem Jenseits, bleibt die Rührung die uns Robert Schumann, György Ligeti  und Arvo Pärt schenken.

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4 et 5 avril à 20h > Mulhouse La Filature

• Symphonique 7 • Soirée exceptionnelle de gala « La Seine qui se promène et caresse les toits »

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Voici des moments exceptionnels : des moments où la musique s’allie à ce que le cœur des hommes a de plus beau : le don de soi, la part d’entraide, le soin de l’autre. Tel est le message que porte la belle association Coline Opéra depuis plusieurs années auprès du public français, organisant avec les meilleurs orchestres de belles et émouvantes soirées où les plus grands solistes donnent leur voix pour les enfants de France et du monde, reversant les recettes et les dons faits à l’occasion à trois récipiendaires : la Chaîne de l’Espoir, Toutes à l’École et la fondation MVE villages d’enfants. Cette fois, c’est à Mulhouse que se pose Coline, invitant deux grandes voix du chant mondial, entendues aussi bien à Paris qu’à New York, Londres ou Berlin : Annick Massis et Michael Spyres, qui proposeront au public un formidable florilège d’airs et de duos extraits des chefs d’œuvre de l’opéra romantique français. Pages tantôt héroïques, tantôt désespérées, lignes du chant et courbes de la voix épouseront ici celles de cette Coline, qui, décidemment, réunit dans ses valons, dans ses valeurs, musique, humanité, plaisir d’écouter et espoir de vivre. Le concert du samedi 5 avril sera une soirée de gala exceptionnelle en présence de la soprano Annick Massis, dont le tarif est majoré (voir p. 76).

> Ce concert est également donné le 9 avril à 20h à l’Opéra Comique à Paris Dies sind die außergewöhnlichen Momente: Augenblicke, in denen sich die Musik in den Dienst der Menschlichkeit, des Hörvergnügens und der Hoffnung stellt. Die Coline Opéra präsentiert große lyrische Stimmen für die Kinder Frankreichs und der Welt.

Annick Massis soprano (le 5 avril uniquement) Michael Spyres ténor Victor Dernovski violon Laurent Campellone direction Daniel-François Esprit Auber La Muette de Portici, ouverture pour orchestre Airs et duos d’opéras romantiques français : Auber, Meyerbeer, Halévy, Boieldieu, Berlioz Jules Massenet La Méditation de Thaïs, pour violon et orchestre Henri-Napoléon Réber Symphonie n°4, pour orchestre (en entier le 4, extrait le 5) Coproduction Orchestre symphonique de Mulhouse  / COLINEOPERA


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6 et 7 juin à 20h > Mulhouse La Filature

Laure Delcampe mezzo-soprano L’ensemble Kheops Mariana Flores soprano Sarah Van der Kemp mezzo-soprano Makoto Sakurada ténor Joseph Barron baryton Chœur d’Alsace  Bernard Beck chef de chœur Chœur de l’Orchestre de Paris Lionel Sow chef de chœur Patrick Davin et Léonardo Garcia Alarcon direction Arnold Schoenberg Pierrot Lunaire, opus 21, pour mezzo-soprano et 5 instruments Wolfgang Amadeus Mozart Requiem, en ré mineur, pour soli, chœur et orchestre, kv 626 Concert enregistré par Accent 4

• Symphonique 8 • « Et ne demeure que l’opaline Pleurant fugace Colombine » Face à face de deux géants de la musique occidentale, tous deux emblématiques d’un style et d’une époque, et à leur façon, d’une modernité viennoise. Mozart, bien sûr, avec son troublant Requiem, écrit par un homme encore jeune et pourtant aux portes de la mort. Une œuvre à la fois grandiose et vespérale, majestueuse et désespérée, où se cachent de multiples références aux œuvres de ses aînés (on pense à Friedeman Bach et surtout à Michael Haydn) mais aussi à la rhétorique ecclésiastique et bien sûr à l’esprit maçonnique. Un chef d’œuvre mettant en scène la lutte vaine de la vie face au renoncement. En confrontation, lui aussi tout habillé de nuit, le Pierrot Lunaire de Schoenberg ouvre d’une certaine façon le XXe siècle, construisant avec seulement une voix de femme et six instruments, un univers sonore inédit, ou, comme l’écrit un critique de l’époque, « une architecture sonore ravissante ». Couleurs instrumentales vibrant entre la demi-teinte moirée d’une étoffe et l’éclat métallique d’une pleine lune, le Pierrot enchante comme un rêve ou hante comme un cauchemar. Et avec son visage de neige, il revêt le masque du fameux personnage portant loup qui vint commanditer son Requiem à un Mozart mourant.

> Ce concert est également donné le 8 juin à 19h au Stadt-Casino de Bâle Zwei Giganten der abendländischen Musik stehen sich gegenüber. Beide versinnbildlichen einen Stil, eine Zeit. Wolfgang Amadeus Mozart mit seinem beunruhigenden Requiem, geschrieben von einem jungen Mann, der schon den Tod ahnte, und der Pierrot Lunaire von Schoenberg, der wie in völlige Dunkelheit gehüllt scheint, der Zauber eines Traums oder die Qual eines Alptraums.

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19, 20 et 21 juin > Mulhouse La Filature

• Symphonique 9 • dans le cadre du Festival Debussy-Fauré « Sur le fleuve en amont, un coin de ciel brûlait » Un festival Debussy-Fauré est une fête de la musique en clair-obscur, une célébration de la mélodie française et de ses saveurs sonores. Ici, pas d’envolées lyriques incontrôlées ni d’incantations furieuses, mais la mesure des choses musicales – ce qui n’exclut pas la passion – et le respect de la langue – ce qui n’interdit pas la vigueur. D’autant que choisir Fauré comme compagnon de festival de Debussy – on a plus souvent l’habitude d’un duo avec Ravel – c’est envisager la modernité d’une oreille très subtile. 34 |

Fauré et Debussy sont contemporains, on finirait par l’oublier : Claude est plus jeune mais Gabriel lui survivra quelques années. Ils ne s’appréciaient pas forcément beaucoup, partageaient peu d’élans – sinon parfois la même passion pour la même voix… Fauré serait comme un début d’incendie, le dernier des modernes du XIXe siècle, et Debussy le premier du suivant, un gué pour aller de pas en pas jusqu’à l’avant-garde. Les programmer ensemble, c’est aussi jouer avec les idées reçues. Nous faire entendre, dans le balancement des Mélodies, comment Fauré annonce certaines musiques de demain, et combien Debussy, dans le miroitement de ses Préludes, doit à celles qui le précèdent. Et s’il fallait monter en épingle quelques perles de ce festival, il y aurait le face à face entre les scènes du Pelléas et Mélisande de Debussy et le Requiem de Fauré. Entre un opéra inouï célébrant les conventions du genre – l’amant, la maîtresse, le mari trompé – sans le moindre air de bravoure, et une messe des morts qui est pour une fois repos de l’âme, sans les fanfares du jugement dernier. Ou bien la création, respectueuse de l’esprit de la musique française et iconoclaste comme il convient, de l’œuvre d’Alexandros Markeas, compositeur d’origine grecque grand connaisseur des musiques populaires, des sortilèges sonores, et de la façon toujours inédite de les mettre en valeur l’un l’autre par la grâce d’un chœur d’enfants des cités et des villages du Haut-Rhin formés et réunis pour l’occasion. Quant à la surprise du chef, c’est l’orchestration par le compositeur belge Luc Brewaeys des Préludes de Debussy. Comme une lanterne magique qui, l’espace d’une féérie, projetterait les couleurs d’un piano jamais vraiment en blanc et noir. Ein Debussy-Fauré-Festival ist eine musikalische Veranstaltung im Dämmerlicht, eine Zelebration französischer Melodien und klanglichen Wohlgeschmacks. Keine lyrischen Höhenflüge, keine heftigen Ausbrüche, sondern Musik im rechten Maß. Ein Festival mit Fauré als Begleiter von Debussy heißt, der Modernität mit einem zarten Gehör zu begegnen.

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Vendredi 20 juin

18h

18h

Ingrid Perruche soprano Julie Perruche piano

Cédric Tiberghien piano

Récital de mélodies françaises

Karol Szymanowski Masques, opus 34

20h

Claude Debussy Masques, D’un cahier d’esquisses, l’Isle joyeuse

Cédric Tiberghien piano Patrick Davin direction Claude Debussy Douze préludes pour piano Claude Debussy Douze préludes pour orchestre (orchestration de Luc Brewaeys)

20h Ingrid Perruche soprano (Mélisande) Kevin Greenlaw baryton (Pelléas) Jean-François Lapointe basse (Golaud) Patrick Davin direction  Alain Garichot mise en espace Claude Debussy Pelléas et Mélisande Acte 1, scène 1 Acte 2, scènes 1, 2, 3 Acte 3, scènes 1, 2, 3, 4 Acte 4, scènes 1 et 4 Concert enregistré par Accent 4

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Samedi 21 juin 16h Chœur des élèves des écoles de Mulhouse et des collèges du Haut-Rhin Lucile Salzmann-Broggia flûte Hélène Duchaillut harpe Michel Demagny violon Laurence Clément violon Clément Schildt alto Americo Esteves violoncelle Claude Debussy Sonate pour flûte, alto et harpe Gabriel Fauré Quatuor à cordes, en mi mineur, opus 21 Alexandros Markeas Création, pour chœur d’enfants et ensemble

17h30 Bernard Lemmens piano Bela Bartok Musiques nocturnes York Bowen 1re Ballade Frédéric Chopin Nocturne Alexandre Scriabine 9e sonate, opus 68 « messe noire »

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s debus auré

Gabriel Fauré Après un rêve

20h Ingrid Perruche soprano Kevin Greenlaw ténor Jean-François Lapointe baryton Les Solistes de Lyon Bernard Tétu chef de chœur Patrick Davin direction Gabriel Fauré Masques et Bergamasques, suite pour ténor, chœur et orchestre, opus 112 Gabriel Fauré Requiem, opus 48, version de 1893 pour soprano, baryton, chœur et orchestre de chambre

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« On prendra le tram trente-trois »

Au cœur de la Ville


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4 octobre à 20h > Mulhouse La Kunsthalle Dans le cadre de l’exposition « Sous nos yeux »

• électron Libre 1 • Nora Hamouma flûte Maxime Penard clarinette Frédéric Lagarde piano Dominique Froehly violon Olivier Baud violoncelle

« Plus loin que la misère, il nous faut regarder »

Kaija Saariaho Sept papillons : I à III, pour violoncelle seul

Penser l’œuvre d’art comme une « réponse face au monde », telle est la question soulevée par Abdallah Karroum, le commissaire de l’exposition « Sous nos yeux », présentée à la Kunsthalle cet automne, tissant des correspondances entre le travail de l’artiste, personnel et individuel et l’espace commun où nous évoluons tous en un temps donné.

Fusun Koksal Nocturnal, pour flûte, violon, violoncelle et piano

Projeter ces correspondances dans l’espace musical reviendra donc à explorer les frontières forcément poreuses entre l’univers de la partition et le monde qui l’entoure.

Kaija Saariaho Couleurs du vent, pour flûte alto Claude Ledoux Un ciel fait d’herbe, pour clarinette, violon, violoncelle et piano Kaija Saariaho Oi Kuu, pour clarinette basse et violoncelle Laurence Ridoux Les oiseaux dans les arbres, pour flûte et violoncelle Zad Moultaka Le vent souffle où il veut, pour flûte et clarinette Daniele Gasparini Quando il vento sognava, pour flûte, clarinette, violon, violoncelle et piano

Interactions entre ces deux sphères tout à la fois indépendantes et interdépendantes, qui prolongent le réel dans les replis de l’imaginaire, le programme de ce soir propose un passionnant miroir sonore, jetant des ponts de la Finlande à la Turquie et du Liban à l’Italie, montrant comment les musiciens se trouvent eux aussi entraînés dans la roue du monde d’aujourd’hui. Kann das Kunstwerk als Antwort auf die Welt gelten? Mit dieser Frage setzt sich Abdallah Karoun, der Kurator der Ausstellung « Vor unseren Augen/Sous nos yeux », die in der Mulhouser Kunsthalle gezeigt wird, auseinander. Indem die Ansätze einer Antwort in einem musikalischen Umfeld vorgeführt werden, werden auch die natürlich durchlässigen Grenzen zwischen dem Universum der Partitur und der Außenwelt untersucht.

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6 octobre à 11h > Mulhouse Théâtre de la Sinne

• En famille 1 • « J’aime encore mieux les loups » Premier rendez-vous à destination des familles et des enfants mais également à tous ceux qui aiment les histoires animalières.

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Un loup, un canard, un chat, un oiseau et bien sûr Pierre, un grand-père sévère et des chasseurs, tels sont les personnages de ce petit théâtre de verdure où, sans avoir l’air, Prokofiev se place sur le terrain du combat de l’homme et la bête, entre la nature sauvage et l’animal domestiqué, maîtrisé, dominé : celui qu’on emmène au zoo, où il sera exposé comme objet de curiosité. Mais en 1936, année de la création, dans une URSS assommée par le joug stalinien, et menacée par l’hydre nazie, qui est la bête, qui est ce loup qui mange le canard et qui faut-il ainsi mettre en cage ? Légèreté de la danse de celui qui va se faire bientôt manger tout cru… 2013 : soixante-dix sept ans après, les zoos ont bien changé. Le loup d’Alexandros Markeas est désormais une espèce respectée, protégée, même s’il lui arrive encore de dévorer quelques brebis pyrénéennes. Toujours dans sa cage, le loup de Prokofiev supporte si mal ses barreaux qu’il en devient anorexique ! Et l’appel de la forêt est si fort qu’il parvient aux oreilles de Pierre, qui, en petit garçon d’aujourd’hui, prendra la responsabilité de rendre au loup sa dignité et sa grandeur de carnassier.

> Ce concert est également donné le 5 octobre à 20h au Relais culturel de Thann Erster Termin des Orchesters für Familien, Kinder und alle, die Tiergeschichten mögen. Mit den Tiergestalten, die in seinen Geschichten zum Vorschein kommen, setzt sich Prokofjew ohnehin und unbemerkbar mit dem Thema des Kampfes zwischen Menschen und Tier, zwischen wilder und gezähmter Natur auseinander. 2013 ergreift Alexandros Markeas das Werk neu auf, und schreibt Prokofjews Geschichte eine Fortsetzung.

Antoine Marguier direction Serge Prokofiev Pierre et le Loup, conte musical, pour récitant et orchestre, opus 67 Alexandros Markeas Le retour du Loup, pour récitant et orchestre, sur un texte de Nicolas Vanier


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7 novembre à 20h > Mulhouse Théâtre de la Sinne

• Sinfonies enchantées 1 • « Sur le kiosque on joue Mozart » Un « concert spirituel » : c’est ainsi que l’on pourrait sous-titrer ce concert, tant le mot, à la croisée des mondes, des atmosphères et des images, incarne à lui seul la personnalité de Poulenc, figure centrale du programme. Car Poulenc, le moine mondain, le dandy des couvents, sait mieux que quiconque « porter beau » dans les salons parisiens tout en explorant avec une sincérité désarmante les mystères de la foi rencontrés dans les églises de Touraine. 42 |

Musicien de l’élégance, de la finesse, Poulenc, l’homme « spirituel », avouait d’ailleurs souvent son admiration pour Mozart, l’autre dandy, celui des Lumières et des châteaux autrichiens, l’aimé de Dieu, lui-aussi traversé de secousses mystiques dont la maçonnerie n’est sans doute pas étrangère. Mozart, qui de passage à Paris, vit ses œuvres jouées par une institution musicale alors célèbre : le « Concert spirituel », lieu incontournable de la musique contemporaine de l’époque, lieu de création où l’on entendait aussi bien Gossec, le plus parisien des Liégeois, que Rameau, figure tutélaire de la musique française. Dans ce tableau, Régis Campo apportera enfin la lumière fugace d’un baroque que n’aurait pas renié ni un Watteau, ni un Dali. Du spirituel dans l’art : profondeur de la question, légèreté de la réponse : vivre joyeux, tout simplement.

> Ce concert est également donné à Colmar à l’église Saint-Matthieu le 8 novembre à 20h (voir page 75) Ein «spirituelles Konzert»: so könnte der Untertitel dieses Konzertes lauten… Allein dieses Wort verkörpert die Persönlichkeit von Poulenc, Hauptfigur des Programms. Und anwesend ist auch Mozart der andere Dandy, derjenige der Aufklärung und der Wiener Salons, der von Gott geliebten der ebenfalls von mystischen Gefühlen durchdrungen war. Es geht um das Spirituelle in der Kunst –schwere Frage, leichte Antwort– : ganz einfach glücklich leben.

Shani Diluka piano Benjamin Levy et Alexandre Bloch direction François-Joseph Gossec Symphonie à 17 parties, pour orchestre Wolfgang Amadeus Mozart Concerto pour piano et orchestre n°12, K 414 Francis Poulenc Aubade, pour piano et 18 instruments Régis Campo Ouverture en forme d’étoiles, pour orchestre Jean-Philippe Rameau Suite d’orchestre des Indes Galantes, pour orchestre


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8 novembre à 14h > Mulhouse Université de Haute-Alsace Dans le cadre du Projet Novatris

• Électron libre 2 • David Zuccolo violon Brian Zenone alto Solange Schiltknecht violoncelle Paul-Philippe Meyer présentation Charles Kœchlin Trio à cordes, opus 92 Johannes Schöllhorn Bis, pour trio à cordes Franck Martin Trio à cordes

« Plus loin que les frontières, qui sont de barbelés » Tout historien sait qu’une frontière a vocation à être traversée. Et pourtant, combien sont les grands de ce monde qui s’entêtent à construire des murs de séparation, des corridors de sécurité, des points de contrôle, des barrières jamais ouvertes. à contrario, « Passez la frontière » pourrait être le message porté par le beau projet Novatris présenté par l’Université de HauteAlsace, qui réunira pendant trois jours chercheurs et étudiants français, allemands, et suisses sur ce thème de la l’ouverture à l’autre, au pays voisin, amis, dans un dialogue fructueux et sans cesse renouvelé. De cela la musique ne sera pas étrangère, puisqu’en contrepoint de l’évènement, les musiciens de l’Orchestre symphonique de Mulhouse, avec la complicité du musicologue Paul-Philippe Meyer, proposeront cet intéressant concert qui confrontera trois compositeurs frontaliers, avec ce questionnement incessant : l’identité d’un créateur peut-elle se limiter à sa nationalité, ou, pour le dire autrement, l’art connaît-il la frontière ? Charles Koechlin répond fermement non, car l’auteur du Livre de la jungle s’y connaît en traversées d’outre-Rhin, puisant son inspiration très loin, jusque dans les modes colorés d’un orientalisme subtil. A la même question, le Suisse Franck Martin apporte la même réponse, vivant autant à Genève qu’à Paris et adoptant un néoclassicisme irrigué de culture française. Quant à notre contemporain Johannes Schöllhorn, résidant à Freiburg, il deviendra un peu mulhousien puisqu’il accompagnera, en compositeur en résidence, l’Orchestre symphonique de Mulhouse pour plusieurs saisons. Trois musiciens, trois citoyens d’Europe, trois frontières traversées. Die Musiker des Mulhouser Symphonieorchesters haben gemeinsam mit dem Musikwissenschaftler Paul-Philippe Meyer ein interessantes Programm aufgestellt, das drei Komponisten, die in einem Grenzgebiet gelebt haben, gegenüberstellt und das sich mit der Frage befasst: Lässt sich die Identität des Künstlers auf seine Staatsangehörigkeit reduzieren oder anders gesagt, kennt die Kunst die Grenze ?

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16 novembre à 19h30 > Mulhouse Le Noumatrouff Dans le cadre de « Tout Mulhouse lit »

• Électron libre 3 • « Telle est ma quête, suivre l’étoile »

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Rencontre étonnante quelque part entre un observatoire perché sur les montagnes à l’affût des étoiles et une station dérivant aux confins de l’atmosphère, l’Orchestre symphonique de Mulhouse croise ici la route de l’animation bien connue des Mulhousiens : « Tout Mulhouse lit ». Car, cette année, si tous les Mulhousiens lisent, c’est les yeux tournés vers le ciel, pour un embarquement immédiat, guidés par les paroles feutrées d’un capitaine au long cours : Hubert Reeves. Voyage interstellaire où chaque étoile devient une note de musique, où chaque phrase musicale s’enroule à la manière d’une galaxie, et où la lumière adopte la vitesse du son. C’est l’harmonie des sphères, la concordance des temps, la physique devenue musique, convoquant la lyre d’Orphée, tendue de cordes dont on fit récemment une théorie, décrivant un univers ordonné comme une fugue de Bach, ou, au contraire, traversé de multiples désordres comme cet alto tournant autour de l’orchestre comme une lune folle autour d’un soleil dans le concerto magnétique de Kryštof Mařatka. Dans cet étrange équilibre d’un silence assourdissant, dans ce combat des Titans à la source du monde, l’auteur de Poussières d’étoiles nous tendra la main de toute son expérience pour nous dire à quel point la musique fait de l’homme le fils du ciel. Un fascinant clair de terre. Ein sonderbares Treffen auf dem Weg zwischen einer Sternwarte und einer Raumstation am äußersten Rand der Atmosphäre. Das Mulhouser Symphonieorchester blickt in den Himmel und bereitet sich auf ein sofortiges Einsteigen vor, geführt von den leisen Worten eines erfahrenen Kapitäns, des weltberühmten Astrophysikers Hubert Reeves.

Hubert Reeves récitant Karine Lethiec alto Julien Leroy direction Kryštof Mařatka Astrophonia, concerto pour alto et orchestre Christoph Willibald Gluck Orphée et Eurydice : Ballet des Ombres heureuses, danses des furies, pour orchestre Johannes Schöllhorn Anamorphoses, pour ensemble Wolfgang Amadeus Mozart Divertimento, pour cordes, en sib majeur, K 137 Coproduction Tout Mulhouse lit / Noumatrouff / Orchestre symphonique de Mulhouse


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Vendredi 6 décembre à 20h > Mulhouse La Kunsthalle Dans le cadre de « Régionale 2013 »

• Électron libre 4 • Christophe Desjardins alto Jurjen Hempel direction Charles Ives The Unanswered question, pour ensemble Morton Feldman The viola in my life II, pour alto et 6 musiciens Igor Stravinsky Dunbarton Oaks concerto, pour ensemble Philippe Boesmans Surfing, pour alto et ensemble Toru Takemitsu Tree Line, pour ensemble

« Traverser le présent » Second rendez-vous à la Kunsthalle pour un nouveau dialogue avec le monde visuel. Cette fois, il s’agit d’interroger le fil tendu du temps, tantôt étiré sur la page blanche de la vie, tantôt répété sans fin en séquences morcelées, tournant sur lui-même dans une transe hypnotique. Répétition, contemplation, deux faces d’un même art débarrassé du superflu : minimal, minimaliste. Ici deux extrêmes se répondent : à l’Ouest, c’est l’Amérique, celle de Stravinsky, urbaine, cédant aux rythmes bleutés du jazz, celle de Charles Ives, déjà plus lointaine, poussant plus avant dans les plaines, avec sa trompette évanescente d’une garnison en terre indienne, celle de Morton Feldman enfin, à la frontière du monde, qui déploie l’archet du soliste comme une route sans fin tracée dans un désert peuplé de sons, ou encore comme un soleil plongeant au crépuscule dans les eaux pacifiques pour émerger de l’autre côté du monde, là bas. Là-bas, c’est l’Est, le pays du zen et de la méditation, l’autre visage de l’essentiel, incarné ici par le grand maître qu’est Takemitsu, dont la ligne d’arbres, avec ses poses, ses silences et ses inflammations, rythme elle aussi un voyage où l’oreille déposera le lourd bagage de l’histoire pour partir vers des horizons lointains, inouïs, inexplorés. Zweites Treffen in der Kunsthalle für eine neue Auseinandersetzung mit der visuellen Welt. Dieses Mal geht es darum, den gespannten Faden der Zeit zu betrachten, der sich über ein weißes Blatt erstreckt oder sich in zerstückelten Bilderfolgen unendlich wiederholt, indem er sich um sich selbst dreht wie in einer hypnotischen Trance. Wiederholung, Betrachtung, zwei Seiten derselben Kunst, die vom Überflüssigen befreit wurde : minimal, minimalistisch.

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10 janvier à 20h > Mulhouse Théâtre de la Sinne

• Sinfonies enchantées 2 • « Voir le soir qui chemine » Dans le long hiver alsacien, face à la nuit, le jour s’incline. Alors la ville s’illumine. Elle s’habille d’une fourrure d’étoiles et scintille de tous ses lampadaires, comme un grand cirque où les passants emmitouflés deviennent autant de personnages sautillant sous un chapiteau de neige.

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A cette parade, il fallait un hymne, un chant, un hommage. Ce sera ce concert, qui mettra particulièrement en valeur les musiciens de l’Orchestre symphonique de Mulhouse. Dans le cadre doré du Théâtre de la Sinne, la fanfare sonnera sans ostentation, évoquant, avec Dvorak et Strauss, la simplicité des musiques villageoises d’Europe centrale, et lançant l’appel lointain du cor de chasse, magnifié par Britten dans sa fameuse Sérénade, ode mordorée à un couchant s’étendant sur la campagne anglaise comme un drap sur le corps endormi d’un enfant. Même souffle serein chez Guillaume Lekeu, ce jeune compositeur belge mort à la frontière du XXe siècle, dont la musique, pâle comme un visage de femme, brûle cependant d’une passion que seul le romantisme finissant peut faire naître dans le cœur d’un homme mort à 24 ans. D’ailleurs, ce « Rimbaud de la musique » ne pouvait qu’appeler le compagnonnage du grand Britten, de nouveau présent avec ses Illuminations, véritable miroir de cette fête nocturne : « J’ai seul la clef de cette parade sauvage ». Ainsi parle le poète. La nuit peut commencer. Dieses Konzert hebt die Musiker der Mulhouser Symphonieorchester ganz besonders hervor. In der goldenen Schatulle des Théâtre de la Sinne, wird der Fanfarenklang schlicht ertönen und uns als solcher mit Dvorak und Strauss, an die einfachen Melodien der Dörfer Osteuropas erinnern. Im selben Sinne verherrlicht Britten den Ruf des Horns in der Ferne.

Sébastien Droy ténor Patrick Davin direction Anton Dvorak Sérénade, pour dix instruments à vent, violoncelle et contrebasse, opus 44 Richard Strauss Sérénade, opus 7, pour instruments à vents Benjamin Britten Sérénade, opus 31, pour ténor, cor et orchestre à cordes Guillaume Lekeu Adagio pour cordes Benjamin Britten, Les Illuminations opus 18, pour voix et orchestre à cordes


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26 janvier à 16h > Mulhouse Synagogue

Manuel Poultier clarinette Victor Dernovski violon Jessy Koch violon Katarzyna Losiewicz alto Urmas Tammik violoncelle Olga Sitkovetsky piano Ernest Bloch Nigun, pour violon et piano Max Bruch Pièces pour clarinette, alto et piano Félix Mendelssohn Trio pour violoncelle et piano Sergei Prokofiev Ouverture sur les thèmes juifs, pour quatuor à cordes avec piano

• Sinfonies enchantées 3 • « Pour la rosée qui tremble au calice des fleurs » C’est un honneur pour les musiciens de l’Orchestre symphonique de Mulhouse de pouvoir donner un concert dans ce lieu somptueux qu’est la Synagogue de la rue des Rabbins. Lieu chargé d’histoire bien sûr, jalonné d’évènements heureux et moins heureux, dont le dernier, un incendie – accidentel – survenu en 2010 ravagea entièrement l’édifice, qui fut cependant et heureusement rapidement reconstruit, à l’identique d’ailleurs. Offrir un premier concert à la Synagogue, c’est pour nous, bien sûr interroger ce qu’on appelle le « destin juif » de la musique. Car nombreux sont les compositeurs – juifs ou non d’ailleurs – à s’être inspirés des traditions mélodiques israélites, reprenant ici une berceuse populaire, là un chant cérémoniel. D’autres, comme Mendelssohn, bien que convertis au christianisme, n’oublieront jamais leur origine et chez eux aussi, le destin juif continue à irriguer les œuvres, puisant dans les profonds sédiments de la tradition des communautés d’Europe orientale. Ainsi, donner un concert à la Synagogue, c’est tourner les pages d’une histoire multimillénaire pour s’arrêter sur ce destin, vibrant comme les enluminures d’un livre saint posé sur le lutrin, dans la lumière réchauffée des vitraux clairs, dans la quiétude recueillie d’un souffle venu de l’Est, traversant l’espace, traversant les siècles. Ein Konzert in der Synagoge, ist wie eine Zeitreise am Kerzenlicht in stiller Geborgenheit mit einem Hauch Osteuropa.

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30 janvier à 20h > Mulhouse Théâtre de la Sinne

• Concert - Lecture • « Et puis les adultes sont tellement cons, qu’ils nous feront bien une guerre » Se souvient-on du bel été 1914 ?

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Le mois d’août s’alanguissait sous une chaleur moite qui poussait doucement à la rêverie. Certes, au loin, on entendait quelque agitation : dans les Balkans, un prince était mort sous les balles d’un fanatique, tandis que les vieux empires bombaient le torse dans un énième tour de piste. D’ailleurs, une petite guerre serait sans aucun doute la bienvenue, histoire de rabattre le caquet à une Allemagne vraiment impossible, tout en donnant pendant quelques semaines du grand air à notre jeunesse. Bref, on se réjouissait presque de cette probable « guerre fraîche et joyeuse », comme l’annonçait le Kaiser Guillaume. Et puis, de toute façon, on avait beaucoup à faire : à Paris, Poiret faisait et défaisait la mode des élégantes, tandis que Picabia venait d’exposer à New York… C’est cette incroyable folie que Patrick Poivre d’Arvor, accompagné du pianiste Hugues Leclère, racontera dans une lecture implacable de l’enchaînement des évènements qui conduisirent l’Europe, puis le monde, à s’engager dans une guerre qui, en plus du sacrifice de milliers de jeunes soldats, offrira un enterrement de premier classe à une Europe trop pleine de puissance. Désormais, avec ses cortèges de massacres, le XXe siècle pouvait commencer, sereinement. Es ist der unglaubliche Wahnsinn des Sommers 1915, den uns Patrick Poivre d’Avor, begleitet vom Pianisten Hugues Leclère, in einer unerbittlichen Art erzählt. Die Verkettungen der Ereignisse, die zuerst Europa und dann die ganze Welt einen Krieg stürzte, in dem tausende junge Soldaten ihr Leben ließen und der ein allzu mächtiges Europa in die Knie zwang.

Patrick Poivre d’Arvor récitant Hugues Leclère piano

L’Engrenage Textes de Guillaume Apollinaire, Jean Jaurès et d’articles de presse de l’époque Musique de Claude Debussy, Erik Satie, Gabriel Fauré, Alexandre Scriabine, Ferruccio Busoni Production RML


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15 février à 15h > Mulhouse Théâtre de la Sinne

• En famille 2 • « Faut dire qu’elle était belle comme une perle d’eau »

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Douceur, patience, persévérance… trois mots pour définir « la » petite sirène de Nathalie Novi, illustratrice du conte. La petite sirène aime. Elle aime d’un amour aveugle, un monde inconnu qui la fait rêver depuis son plus jeune âge, un monde qui l’aide à s’échapper du sien qui paraît dénué de tendresse. En effet, outre ses sœurs chéries, la mort de sa mère semble avoir laissé un père absent, quant à sa grand-mère, elle est peu chaleureuse… Le jour où, elle rencontre enfin ce monde, son amour se matérialise sous la forme d’un prince qu’elle sauvera de la noyade. Pétrie de rêves et d’amour, elle quitte son royaume. Elle sacrifie sa voix si magique pour deux jambes, belles, mais douloureuses, qui lui donnent l’apparence d’une jeune femme. Elle va courageusement se heurter à ce nouveau monde et affronter le prince à qui elle ne peut que sourire… Elle est là, face à lui, près de lui, comme une évidence, avec tout son orgueil, sa ténacité, mais rien n’y fait, le prince l’aime tendrement, mais pas du même amour, tout occupé qu’il est à ses propres rêves, à ses propres chimères… La petite sirène passe d’un monde à l’autre comme Alice, franchit l’eau du miroir, de manière frontale, pleinement, généreusement. Elle quitte le royaume de l’eau pour celui de la terre puis s’envole vers celui de l’air, le cœur attendri par toutes ces épreuves… Zartheit, Langmut, Beharrlichkeit… drei Worte um «die» kleine Meerjungfrau von Nathalie Novi, Illustratorin des Andersschen Märchens, zu beschreiben. Die kleine Meerjungfrau träumt von einer unbekannten Welt. Sie rettet einen Prinzen vor dem Ertrinken. Dieser macht, dass sie vom Reich des Wassers auf die Erde kommt. Nach zahlreichen Prüfungen wird sie schließlich zu einem Luftwesen.

Lucile Salzmann-Broggia flûte François Fouquet hautbois Maxime Penard clarinette Odile Meisterlin basson Eric Laplanche cor Eléonore Courbin harpe Daniel Broggia récitant Conte musical La petite Sirène Version originale du conte de Hans Christian Andersen Traduction David Soldi Sélection des passages Catherine Pallaro Musique de Peer Gynt d’Edvard Grieg Orchestration pour quintette à vent et harpe de Fabrice Pierre Illustrations Nathalie Novi Tirée du livre disque La Petite Sirène Édition Didier jeunesse


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28 mars à 20h > Mulhouse, La Fonderie Université de Haute-Alsace

• Électron libre 5 • L’Orchestre symphonique de Mulhouse Le Basel Sinfonietta Jonathan Stockhammer direction Le Centre Henri Pousseur de Liège Le Chœur de l’Université de Haute-Alsace Paul-Philippe Meyer direction En partenariat avec : L’Université de Haute-Alsace Le Festival Météo - La Kunsthalle Le Quai, Ecole supérieur des Arts du Rhin - Le Lycée Stoessel Le Noumatrouff

Thomas Kessler Utopia I et II, pour orchestre et électronique Edgard Varèse Déserts, pour quinze musiciens et électronique Johannes Schöllhorn Feld-Rythmen, pour chœur a capella

« Et ils tournent et ils dansent comme des soleils crachés » Ce soir aura lieu une rencontre historique. 18 ans après le lancement de la station orbitale Mir, l’Orchestre symphonique de Mulhouse se lance à son tour dans de nouvelles recherches scientifiques. Ici, il s’agit d’explorer une matière étrange qui possède des qualités encore largement méconnues, comme celle d’émouvoir les hommes, leur donner de la joie, des larmes, et même de les faire se lever pour danser. Cette matière qui est parfois noire ou sombre, mais souvent multicolore, c’est le son. Ainsi, ce soir, à l’heure H, nous embarquerons tous à bord du grand vaisseau de verre de la Fonderie pour partir explorer cet empire des sons. Pour cette aventure, toutes les forces mulhousiennes spécialistes de l’objet sonore (UHA, Kunsthalle, Météo, ESAR, Lycée Stoessel, etc) ne seront pas de trop, et nous avons même convoqué deux laboratoires connus mondialement pour leurs programmes de recherche : le Basel Sinfonietta et le Centre Henri Pousseur de Liège. Riches de tous ces co-équipiers, nous croiserons au large d’astres parfois bien catalogués, survolant par exemple les Déserts d’Edgar Varèse, dont la texture révèle toujours des reliefs d’une surprenante modernité, ou traversant des couches atmosphériques plus inexplorées, comme cette Utopia II, de Thomas Kessler, qui distribue l’orchestre en de multiple corps musicaux, interagissant en continu les uns avec les autres. Bien sûr, il est possible que la trop forte densité musicale amène quelques effets hallucinatoires, et certains penseront apercevoir, flottant sur les coursives, d’étranges personnages obéissant à des influx lumineux… Et d’ailleurs, approchant du terme du programme, il est probable que beaucoup soient pris d’un vertige les poussant à se lever pour entrer dans les circonvolutions battus par un Dj croisé au détour d’un trou noir, cherchant eux aussi à tourner comme des soleils dans un espace toujours inouï.

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Du 19 au 23 mai à 12h30 > Mulhouse Musée historique – Salle de la Décapole

midis - musique « Puis on ira manger des moules et puis des frites »

Mercredi 21 mai

Jeudi 22 mai

Vendredi 23 mai

Classicisme au soleil

Fantaisies de Bohème

Harmonies cristallines

Vincent Maes hautbois Odile Meisterlin basson Maxime Penard clarinette Eri Taga piano

Dominique Froehly violon Xiaofeng Hua violon Magali Marcel alto Olivier Baud violoncelle

Heitor Villa-Lobos trio, pour hautbois, clarinette et basson

Anton Dvorak Terzetto,en ut majeur, pour 2 violons et alto

Salzmann-Broggia flûte François Fouquet hautbois Nn, harmonica de verre Michel Demagny violon Clément Schildt alto Solange Schiltknecht violoncelle

Francis Poulenc Trio, pour hautbois, basson et piano

Bohuslav Martinu Trio n°1, H136 pour violon, alto et violoncelle

Wolfgang Amadeus Mozart Quatuor pour hautbois, violon, alto et violoncelle, K 370 Joseph Haydn Trio pour flûte, violon et violoncelle Wolfgang Amadeus Mozart Adagio et rondo pour harmonica de verre, flûte, hautbois, alto et violoncelle

Cinq rendez-vous musicaux partagés ici par le Conservatoire et l’Orchestre symphonique de Mulhouse au cours de concerts de 40 minutes proposés chaque jour de la semaine à 12h30 au cœur de la ville et placés sous le signe du plaisir, de la simplicité et de la convivialité. Si les 19 et 20 mai seront donnés par les professeurs du Conservatoire, les 21, 22 et 23, ce sera au tour des musiciens de l’Orchestre d’offrir au public ces sympathiques pauses méridiennes, emmenant les auditeurs dans toutes les directions : à Prague sur les traces de Dvorak et du grand compositeur tchèque Bohuslav Martinu, à Vienne, aux côtés d’un Mozart de cristal, et jusqu’au Brésil avec Villa Lobos. Décidemment, la Place de la Réunion n’aura jamais si bien porté son nom : la musique au carrefour du jour, au carrefour des cultures. Im Herzen der Stadt präsentieren das Konservatorium und das Mulhouser Symphonieorchester (abwechselnd) an fünf Tagen in der Woche, täglich um 12 Uhr 30 40minütige Konzerte im Zeichen der Freude, der Einfachheit und der Gastlichkeit.

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11 mai à 16h > Mulhouse Parc zoologique et botanique de Mulhouse

• En famille 3 • « C’est depuis lors qu’ils sont civilisés, les singes de mon quartier »

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Suite de l’exploration en famille d’un monde animal à la frontière de la réalité et du fantastique. Alors que Pierre ouvrait la cage du loup en octobre, alors que nous suivions les ondulations de la petite sirène en février, nous voici de retour au jardin zoologique, avec un carnaval des animaux tout spécialement mulhousien : Certes, on y retrouvera fossiles, cygne et autres éléphants du jardin saint-sinnien, mais à côté de cette vision très belle époque, petits et grands assisteront à un véritable défilé de stars plus contemporaines. Car les vedettes, ici, seront les hôtes chouchoutés du plus beau zoo d’Alsace. Qu’on en juge par le nom : Harfang des neiges, Ibis rouge, Tigre de l’Amour, ces seuls noms emportent, traversent les forêts, passent les cols et survolent les montagnes, Ils dévoilent des contrées révélées ici par l’évocation poétique de compositeurs mobilisés pour l’occasion, qui chacun travailleront à dresser en musique et en son, autant le ramage que le plumage, autant le cri féroce que le pelage tacheté, autant la vie sauvage que la paix domestiquée : Le règne animal dans toute sa majesté. Et son trône est à Mulhouse. Im Vordergrund werden die verwöhnten Einwohner eines der schönsten Zoos im Elsass stehen. Die Schneeeule, der rote Ibis, der Tiger der Liebe sind die Einwohner jener Gegende, die uns durch die Komponisten, die zu dem Anlass gewählt wurden, veröffentlicht werden.

Clémence Tilquin soprano Eliane Rayers et Johan Schmidt piano Patrick Davin et Quentin Hindley direction Camille Saint Saëns Le Carnaval des animaux, grande fantaisie zoologique, pour orchestre de chambre Edith Canat de Chizy L’ibis rouge, pour orchestre de chambre* Frédéric Verrières Le cygne , pour orchestre de chambre* Baudouin de Jaer L’harfang des neiges, pour orchestre de chambre* Johannes Schöllhorn création, pour orchestre de chambre* * Créations mondiales, commandes de l’Orchestre symphonique de Mulhouse


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21 mai à 19h > Mulhouse MCP-Cité

• Sinfonies enchantées 4 • Xavier Ménard trompette Pierre Dumoussaud direction Karol Beffa la Nef des fous, pour orchestre Joseph Haydn Concerto pour trompette et orchestre, en mib majeur hob VIIe 1 Anton Webern Symphonie opus 21, pour ensemble Anton Tchaïkovski Sérénade pour cordes en ut majeur, opus 48

« Et les villes s’éclabousseraient de bleu » Fidèle à sa mission de porter partout les couleurs de la musique symphonique classique, l’Orchestre symphonique de Mulhouse part sur le terrain offrir au public mulhousien et haut-rhinois un programme déployant toutes les nuances possibles de bleu. Bleu canard d’abord, apposé en touches rapides par Karol Beffa, un bleu un peu criard, un peu trop fort, comme un Brueguel repeint par Warhol. Bleu roi ensuite avec un concerto de Haydn fier comme un prince de Bohème, où la trompette, tour à tour martiale et héroïque, rutile comme les sabres clairs d’une armée en campagne. Bleu nuit ensuite : nous quittons la cour pour un crépuscule viennois, celui de Webern, qui éclate le système classique pour mieux en révéler la modernité. Il abandonne la trompette pour les couleurs nocturnes des cors, instruments du couchant par excellence, et décrit un monde bientôt happé par la nuit (les années noires ne sont pas loin). Bleu clair enfin, celui d’un soir d’été sur la Neva, lumineux et franc, incarné par la plénitude des cordes dans la Sérénade de Tchaïkovski, musique large, généreuse, coulant comme un fleuve qui lave et nettoie de toute tristesse, de toute mélancolie, emportant l’auditeur sur les rives d’un bien-être lui aussi couleur du ciel. La musique classique ? Un nuancier infini qui ravit l’âme et met du bleu au cœur.

> Ce concert est également donné les 23 mai à Staffelfelden à 20h et le 24 mai à Masevaux à 20h Dieses Programm lässt alle mögliche Nuance des Blauens aufkommen : das Blaue der Ente von Karol Beffa, das königliche Blau durch den Konzert von Haydn, die Nacht von Webern und endlich das hellblaue der Serenade von Tchaïkovski. Klassische Musik ? Eine unendliche Farbpalette zum Vergnügen der Seele und des Herzens.

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Opéra national du Rhin

« Sous le lustre à facettes »


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25, 29, 31 octobre 3 et 5 novembre

31 janvier 1er, 2 février

> Strasbourg, Opéra

> Mulhouse, La Filature

15 et 17 novembre

8 et 9 février

> Mulhouse, théâtre de la Sinne

> Colmar, théâtre municipal

28 novembre

16, 18, 19, 20 et 21 février

> Colmar, théâtre municipal

> Strasbourg, Opéra

Gioachino Rossini

Enrico Melozzi

Cenerentola

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Pinocchio

Opéra en deux actes

Pièce pour 32 danseurs et orchestre

Enrique Mazzola et Thomas Blunt direction musicale

Myron Romanul direction musicale

Sandrine Anglade mise en scène

Eva Zmekova assistante à la chorégraphie

Bogdan Mihai Don Ramiro (sauf le 28/11) Mark Van Arsdale (le 28/11) Edwin Crossley-Mercer Dandini Jean-Philippe Lafont Don Magnifico Maite Beaumont Angelina Hendrickje Van Kerckhove Clorinda Sophie Pondjiclis Thisbe Ugo Guagliardo Alidoro

Orchestre symphonique de Mulhouse

Chœurs de l’Opéra national du Rhin Orchestre symphonique de Mulhouse

Ivan Cavallari chorégraphie

Es war einmal ein Stück Holz… Pinocchio, die listige Holzpuppe mit ihrer eigenwilligen Nase und ihrer Lümmelhaftigkeit wurde von Gepetto, einem alten Tischler gestaltet. Er fordert sowohl die Menschen um sich als auch sein eigenes Schicksal heraus. Nach diesem Werdegang und dank seines starken Willens und seines großen Muts wird es ihm gelingen aus seiner hölzernen Hülle zu einem wahren Menschen zu werden.


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Ωfév

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Ωmai

14, 16, 18, 21, 25 mars

2, 4, 6 et 9 mai

> Strasbourg, Opéra

> Strasbourg, Opéra

11 et 13 avril

17 mai

> Mulhouse, La Filature

> Mulhouse, La Filature

Ernest Chausson

John Adams

Le Roi Arthus

Doctor Atomic

Jacques Lacombe direction musicale

Patrick Davin direction musicale

Keith Warner mise en scène

Bruno de Lavenère décors et costumes

Drame lyrique en trois actes

Elisabete Matos Genièvre Franck Ferrari Arthus Andrew Richards Lancelot Bernard Imbert Mordred Christophe Mortagne Lyonnel Arnaud Richard Allan Nicolas Cavallier Merlin Jérémy Duffau Le laboureur Chœurs de l’Opéra national du Rhin Orchestre symphonique de Mulhouse Grundlegend für das Werk «König Arthus » ist der Schock, den Wagners Sprache, wie sie im Parzifal zum Ausdruck kommt, bei Ernest Chausson auslöste. Weit von jeglicher Nachahmung des Tristan entfernt kommt in dieser ersten und einzigen Oper von Chausson seine eigene Form zum Ausdruck, die für Debussy und Dukas werden sollte.

Opéra en deux actes

Lucinda Childs mise en scène David Debrinay lumières Dietrich Henschel J. Robert Oppenheimer Robert Bork Edward Teller Marlin Miller Robert Wilson Kitty Oppenheimer Jovita Vaskeviciute Pasqualita Peter Sidhom General Leslie Groves Brian Bannatyne-Scott Frank Hubbard John Graham-Hall Captain James Nolan Chœurs de l’Opéra national du Rhin Orchestre symphonique de Mulhouse Doctor Atomic ist ein Auftragswerk, das von der Oper San Francisco zum Thema Faust bestellt wurde. John Adams und Peter Sellars, sein Librettist kamen auf die Idee, eine Utopie von Faust als Demiurg mit einer der bedeutendste Erfindung der Menschheit im vergangenen Jahrhundert zu verbinden: die Schaffung der Atombombe, die es erlaubt, Materie zu beherrschen und zu einem Instrument der Zerstörung zu machen.

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« Car c’est là-bas que tout commence »

L’Orchestre en tournée


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Eve-Maud Hubeaux mezzo-soprano Lionel Lhote baryton Patrick Davin direction Robert Schumann Manfred Ouverture, pour orchestre Gustav Mahler Ich bin der Welt, pour baryton et orchestre Richard Wagner Wesendonck Lieder, pour soprano et orchestre Siegfried Idyll, pour orchestre à cordes Maurice Ravel Don Quichotte à Dulcinée, pour baryton et orchestre Jules Massenet Don Quichotte, Air de Dulcinée, pour mezzo-soprano et orchestre Jacques Ibert Quatre chansons de Don Quichotte, pour baryton et orchestre Wolfgang Amadeus Mozart Don Juan, duo de Zerline et Don juan Gioachino Rossini Le Barbier de Seville, duo de Rosine et Figaro

août

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oct

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20 septembre

21 septembre

> Mons Festival de Wallonie

> Eupen Ostbelgium Festival

• Tournée en Belgique • « Que le fleuve traverse sans bruit » Premier déplacement international pour l’Orchestre symphonique de Mulhouse qui met pour cette fois cap au Nord. Fidèle à son souhait d’imprimer les couleurs de son pays d’origine à sa première saison, Patrick Davin emmène l’orchestre dans deux cités emblématiques de cette mosaïque de langues et de peuples qui constitue la Belgique : Mons d’abord, capitale francophone, brandissant fièrement son beffroi, témoin de sa grandeur passée et de son enthousiasme présent, Eupen ensuite, située au cœur de la Belgique germanophone, lancée comme un pont vers l’Allemagne toute proche, montrant s’il le fallait que le pays d’Albert II est le véritable carrefour des cultures septentrionales. Pour cette embardée, l’Orchestre haussera ses plus belles couleurs, hissant grand voile et grand foc pour mieux naviguer sur les étendues sans vent d’un pays réputé plat. Il arborera pavillon clair, celui de l’excellence, emmenant dans ses cales les plus fins échantillons de son art, tissé patiemment depuis tant d’années dans les manufactures musicales et lyriques de Mulhouse et d’Alsace : Une étole de Mozart, un brocard de Ravel, une descente wagnérienne, des pinots schumaniens, la cargaison s’annonce riche et sera sans aucun doute accueillie comme il se doit sur les quais larges et profonds des salles de concerts de Belgique. N’oublions pas que le Rhin mène à la mer du Nord. Zu dieser Reise hat das Orchester viele bunte Akzente gesetzt um über ein Land, das den Ruf hat, flach zu sein, besser segeln zu können. Es wird zu dem Anlass die helle Flagge der Vortrefflichkeit hissen. Seine Fracht besteht aus den feinsten Stücken seiner Kunst, die sich über Jahre in Mulhouse zusammengesetzt haben.

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8 novembre à 20h

9 avril à 20h

> Colmar, Église protestante Saint-Matthieu

> Paris, Opéra Comique

« Sur le kiosque on joue Mozart »

« La Seine qui se promène et caresse les toits »

Shani Diluka piano Benjamin Levy et Alexandre Bloch direction  François-Joseph Gossec Symphonie à 17 parties, pour orchestre Wolfgang Amadeus Mozart Concerto pour piano et orchestre n°12, K 414 Francis Poulenc Aubade, pour piano et 18 instruments

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Régis Campo Ouverture en forme d’étoiles, pour orchestre Jean-Philippe Rameau Suite d’orchestre des Indes Galantes, pour orchestre (Présentation du programme p. 40)

Annick Massis soprano Michael Spyres ténor Victor Dernovski violon Laurent Campellone direction Daniel François Auber ouverture de La Muette de Portici Airs et duos d’opéras romantiques français : Auber, Meyerbeer, Halévy, Boieldieu, Berlioz Jules Massenet La Méditation de Thaïs, pour violon et orchestre Louis-Napoléon Réber Symphonie n°4, pour orchestre (extrait) Coproduction Orchestre symphonique de Mulhouse/ COLINEOPERA

(Présentation du programme p. 30)


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23 mai à 20h

8 juin à 19h

> Staffelfelden, La Galerie

> Bâle, Stadt-Casino

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24 mai à 20h > Masevaux, Église Saint-Martin

« Et ne demeure que l’opaline pleurant fugace Colombine »

« Et les villes s’éclabousseraient de bleu »

Laure Delcampe mezzo-soprano L’ensemble Kheops

Xavier Ménard trompette Pierre Dumoussaud direction Karol Beffa la Nef des fous, pour orchestre Joseph Haydn Concerto pour trompette et orchestre, en mib majeur, hob VIIe 1 Anton Webern Symphonie opus 21 pour ensemble Anton Tchaïkovski Sérénade pour cordes, en ut majeur, opus 48 Concerts organisés avec le soutien du Conseil général du Haut-Rhin

(Présentation du programme p. 53)

Mariana Flores soprano Sarah Van der Kemp mezzo-soprano Makoto Sakurada ténor Joseph Barron baryton Chœur d’Alsace Bernard Beck chef de chœur Chœur de l’Orchestre de Paris Lionel Sow chef de chœur Patrick Davin et Léonardo Garcia Alarcon direction Arnold Schoenberg Pierrot Lunaire opus 21, pour mezzo-soprano et 5 instruments Wolfgang Amadeus Mozart Requiem, en ré mineur pour soli, chœur et orchestre, kV 626 Concert donné dans le cadre du partenariat Orchestre symphonique de Mulhouse/Basel Sinfonietta

(Présentation du programme p. 31)

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Patrick Davin, directeur artistique et musical Présent sur le terrain de la création contemporaine ou dirigeant les œuvres du répertoire, Patrick Davin confirme une carrière ouverte à toutes les musiques. Ancien élève de Pierre Boulez et de Peter Eötvös, Patrick Davin a assuré la création mondiale d’une liste importante d’ œuvres de compositeurs européens.

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En tant que chef d’orchestre, Patrick Davin a beaucoup travaillé en Allemagne, en France (Ensemble Intercontemporain, Orchestre National de Lille, Orchestres du C.N.S.M.D. de Paris, Orchestre philharmonique de Nice, Orchestre de Lyon, Orchestre national d’Ile-de-France, Orchestre de Radio France, orchestres de l’opéra bastille, Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, Orchestre National de Montpellier, Orchestre National de Toulouse), en Suisse, aux Pays-Bas, en Espagne, en Autriche, en Belgique (où il a dirigé tous les orchestres professionnels) et au Luxembourg . Il a également dirigé des productions d’opéra en collaboration avec de grands metteurs en scène dont Luc Bondy, Karl-Ernst et Ursel Herrmann, Jorge Lavelli, Herbert Wernieke, Christophe Marthaler, Robert Lepage, Andre Engel, Olivier Py, Stephen Langridge, Jérome Savary, Stefano Mazzonis, Frederic Dussenne, Jürgen Flimm, Philippe Sireuil, Jean-Claude Auvray, Nicolas Brieger, Philippe Arlaud, Jean-Louis Grinda, Julien Lubeck et Cecile Roussat, Alain Garichot, Emma Dante, Philipp Himmelmann, Patrice Caurier et Moshe Leiser, Guy Cassiers et Joël Lauwers. Patrick Davin a été chef attitré de l’ensemble L’Itinéraire (Paris), de l’ensemble Musiques Nouvelles (Belgique) et du Chœur de Chambre de Namur et premier chef invité de l’Opéra de Marseille. Il est actuellement premier chef invité de l’Opéra de Liège, professeur de direction d’orchestre au conservatoire de Bruxelles (section néerlandophone) et vient d’être désigné directeur musical de l’Orchestre symphonique de Mulhouse. Il est en 2013 commissaire du festival Ars Musica et invité d’honneur du festival de Wallonie.

Orchestre symphonique de Mulhouse Fondé en 1922 et issu d’une société d’orchestre, l’Orchestre symphonique de Mulhouse constitue un véritable ambassadeur culturel en Alsace, en France et bien au-delà. Installé à La Filature, l’Orchestre est présent autant dans le champ symphonique via ses saisons de concerts que dans le répertoire lyrique avec l’Opéra national du Rhin. En outre, il propose des concerts de musique de chambre et encourage la création musicale, notamment au travers de résidences de compositeurs. L’OSM développe en parallèle un important travail pédagogique en direction du jeune public (des écoliers, collégiens aux étudiants) et des publics empêchés. Phalange symphonique renommée, l’Orchestre a été dirigé successivement par Lucas Pfaff, Cyril Diederich, Daniel Klajner et Gwennolé Rufet, et, depuis le 1er septembre 2012, par Patrick Davin. Des chefs invités, des chœurs et des solistes de renom international sont invités à travailler et à se produire régulièrement avec l’OSM. L’Orchestre s’illustre aussi en tournée, sur le territoire français comme hors de nos frontières.


Patrick Davin, directeur musical et artistique Selvam Thorez Administrateur administration Fabienne Bertrand Communication, relations publiques et diffusion Christine Britschu Régie d’avances et de recettes Caroline Federspiel Comptable Albert Gasser Bibliothécaire Wadii Lemaizi Régisseur Manuela Mulon Chargée de production et d’administration Jocelyne Renaud Accueil et assistance administrative

les créateurs associés Johannes Schöllhorn compositeur en résidence Nicolas Frize Le Basel Sinfonietta

L’Orchestre symphonique de Mulhouse artistes musiciens Victor Dernovski Violon solo Michel Demagny Violon co-soliste Marie-Sophie Vantourout Valentin Ciobanita Emanuel Drzyzgula Nadine Fégéle Dominique Froehly Xiaofeng Hua Zoran Ristic Nn Premiers violons Corneliu Joan Nn Laurence Clément Annie Clerc Jessy Koch Gabrielle Pinck Laura Pouspourikas David Zuccolo Seconds violons Pascal Bride Brian Zenone Claire Duquesnois Tatiana Leontieva Katarzyna Losiewicz Clément Schildt Altos Urmas Tammik Raluca Anuteï Olivier Baud Americo Esteves Solange Schiltknecht Violoncelles

Nora Hamouma Lucile Salzmann-Broggia Mathieu Villette Flûtes François Fouquet Vincent Maes Daniel Broggia Hautbois Manuel Poultier Alain Toiron Maxime Penard Clarinettes Guillaume Bidar Odile Meisterlin Xavier Six Bassons Éric Laplanche Pierre Ritzenthaler Solène Chausse Daniel Moroso Cors Xavier Menard Patrick Marzullo Nn Trompettes Stéphane Dardenne Philippe Spannagel Guillaume Millière Trombones André Adjiba Timbales Nahomu Kuya Percussions

Patrick Fégéle Guillaume Arrignon Bernard Vantourout Contrebasses Ochestre symphonique de Mulhouse La Filature, 20, allée Nathan Katz, 68090 Mulhouse cedex • orchestre-mulhouse.fr • 03 69 77 67 80

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Mélomanes d’aujourd’hui Mélomanes de demain Actions envers les publics

L’Orchestre symphonique s’ouvre et va à la rencontre de publics bien au-delà de la ville centre : L’OSM développe l’accès à la culture musicale sur tout le territoire de Haute-Alsace, par des concerts décentralisés et des rencontres dans de nombreuses communes.

Actions éducatives

Ces actions en direction du jeune public reflètent le désir des musiciens de transmettre leur passion pour la musique. Grâce aux différentes actions éducatives proposées, les jeunes sont sensibilisés aux pratiques artistiques et développent leurs facultés musicales. Ils peuvent vivre l’Orchestre de l’intérieur, en décrypter les codes et se familiariser avec la musique symphonique. Les programmes « sur mesure » qui sont élaborés avec les écoles de Mulhouse et de son agglomération, vont de la présentation en classe au cycle complet de découverte de l’Orchestre qui se conclut par un concert. Ces prestations sont gratuites.

Concerts éducatifs Organisés avec les conseillers pédagogiques en éducation musicale du Haut-Rhin, ces concerts proposent aux classes des écoles élémentaires des programmes adaptés et commentés, axés sur la découverte de l’Orchestre, accompagnés selon le programme d’un soliste ou d’un récitant. Au cours de la saison 13-14, trois séries de concerts sont ainsi présentées : Pierre et le loup et le retour du loup • 3, 4 octobre 2013 > Sinne La petite sirène • 13, 14 février 2014 > Sinne Un carnaval des animaux de Mulhouse et ailleurs • 15, 16 mai 2014 > Riedisheim

Parcours éducatifs Véritable chemin de découvertes musicales, rythmé par plusieurs rendez-vous avec pour fil rouge le contenu historique et musical de la saison, les parcours éducatifs font intervenir les musiciens de l’Orchestre à plusieurs reprises sous forme d’ateliers en classe pour leur présenter leur famille d’instruments et pour leur faire découvrir les compositeurs et les œuvres de la saison symphonique. Par la suite, les classes ont la possibilité de venir assister à un ou plusieurs concerts de l’Orchestre. Cette saison, trois parcours éducatifs sont ainsi proposés aux classes, en collaboration avec l’Inspection pédagogique et avec le soutien de la Ville de Mulhouse et du Département du Haut-Rhin : Musique d’hier et d’aujourd’hui • octobre à décembre 2013 Lumines-son • La musique à l’ère de l’informatique – février à mars 2014 Chœur d’enfants -Chants d’en France • mars à juin 2014 —

Informations : 03 69 77 67 80 / osm@mulhouse-alsace.fr

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L’orchestre solidaire Orchestre à l’hôpital

Parce que la musique reste un moment d’évasion, l’Orchestre offre des moments de détente aux patients du Centre hospitalier de Mulhouse. Construit en étroite collaboration entre les deux structures (directions, personnels soignants et musiciens grâce au soutien de l’Etat), ce programme fait intervenir régulièrement des ensembles de musiciens allant du duo au quintette, au chevet des patients au sein des différents services.

Interclub de Mulhouse

Pour sensibiliser le grand public à leurs démarches, onze Club Service de Mulhouse se sont regroupés au sein d’un Interclub afin de mener à bien une action humanitaire d’envergure. Cette année, c’est en reversant l’intégralité de la recette d’un concert offert par l’Orchestre que l’Interclub démontrera son action de solidarité et de proximité. L’association Handi-Chiens et l’association des amis des personnes âgées du Moenschberg en seront les bénéficiaires.

> Concert symphonique 13 octobre 15h, La Filature

ColineOpéra • l’action humanitaire au profit de l’enfance

ColineOpéra place l’art lyrique au cœur de son action en mobilisant les plus grands artistes, la générosité des Maisons d’Opéra, les donateurs privés et le mécénat d’entreprise. Ainsi, les recettes des concerts et des opéras sont mises à la disposition d’organisations efficaces et transparentes. ColineOpéra a choisi de soutenir trois organisations travaillant au profit de l’enfance en danger, en France et loin de notre pays, dans les domaines essentiels que sont la santé, la protection et l’éducation : la Chaîne de l’Espoir, Action Enfance (anciennement Mouvement Villages d’Enfants) et Toutes à l’École. Le Fonds de dotation ColineOpéra est habilité à émettre des reçus fiscaux pour les dons reçus tel que prévu par la loi de finances en vigueur. Ainsi, chacun peut donner en déduisant de ses impôts jusqu’à 75 % de la valeur de son don.

> Soirée exceptionnelle de gala le 5 avril, La Filature

à l’école du jeune musicien Jeunes chefs associés

L’Orchestre souhaite donner l’occasion à des jeunes chefs de parfaire leur technique. Un pôle va être constitué et des concerts seront joués sous la baguette de Julien Leroy, Alexandre Bloch, Antoine Marguier, Quentin Hindley, Pierre Dumoussaud, Pieter-Jelle de Boer.

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Informations / Billetterie

> Abonnements de la saison ouverts à partir du mercredi 30 mai 2013.

Concerts programmés à La Filature Guichet ouvert du mardi au samedi de 13h30 à 18h30 Réservation par téléphone au 03 89 36 28 28 aux mêmes horaires. Vous pouvez aussi acheter vos places au théâtre de la Sinne.

Concerts programmés au théâtre de la Sinne Caisse du théâtre ouverte le lundi, mardi, jeudi et vendredi de 10h30 à 12h30 et de 16h à 18h30. Réservation par téléphone au 03 89 33 78 01 de 14h30 à 16h les mêmes jours. Vous pouvez aussi acheter vos places à La Filature.

Sur place, à la caisse du soir Jusqu’au début des concerts. Cette saison, l’Orchestre prend ses marques dans des lieux insolites ou non, hors des murs de La Filature. Les billets peuvent être achetés directement auprès des sites concernés (voir page 75). 76 |

Recommandations Pour le bon déroulement des concerts et par respect pour le public et les artistes, l’accès aux salles et les places numérotées ne sont plus garantis après le lever de rideau. Les retardataires pourront accéder en salle en fonction de la nature du programme. Durant toute la durée du concert les téléphones, les appareils photo et vidéo doivent rester éteints.

Une question ? Nous joindre ? Pour des raisons indépendantes de notre volonté des modifications d’horaire, de programme ou de distribution peuvent intervenir. Nous vous prions par avance de nous en excuser. Retrouvez l’ensemble de la programmation et autres compléments d’information sur notre site internet : www.orchestre-mulhouse.fr, La Filature, 20, allée Nathan Katz, 68090 Mulhouse cedex 03 69 77 67 80

Personnes à mobilité réduite Des places vous sont réservées, faites-vous connaître auprès de la billetterie avant la date du concert.

Conversations d’avant-concert Envie d’en savoir plus ? Avant chaque concert à La Filature, un spécialiste - musicologue, compositeur, universitaire - vous donne les clés pour mieux appréhender et apprécier les œuvres jouées. Cette conférence vous permet de vous familiariser avec le programme grâce aux explications et aux illustrations sonores. De 19h à 19h45 Salle Jean Besse. Entrée libre et gratuite.

Parking Le parking souterrain de La Filature, géré par la Ville de Mulhouse est ouvert une heure avant le début du concert et ferme une heure après la fin. Accès allée Nathan Katz à gauche, le long du Bassin. Tarif unique 2€


Réservation et/ou renseignements 27 juin

19-20 juil

Les Estivales > Strasbourg, 75e Festival de musique de Strasbourg Palais de la Musique et des Congrès, Tél : 03 88 32 43 10 Les Estivales > Mulhouse, Bains Pierre et Marie Curie Festival scènes de Rue : www.scenesderue.mulhouse.fr

31 août

Les Estivales > Mulhouse, Noumatrouff, 57 Rue de la Mertzau 68100 Mulhouse, Festival météo : 03 89 45 36 67 / info@festival-meteo.fr

8 sept

Les Estivales > Wissembourg • Festival de Wissembourg La Nef - 6 Rue des Ecoles 67160 Wissembourg, Tél : 03 88 94 10 11 / info@ot-Wissembourg.fr

20-21 sept

L’Orchestre en tournée en Belgique • Tél : 03 69 77 67 80 / osm@mulhouse-alsace.fr

4 oct

Électron libre > Mulhouse, La Kunsthalle • 16 rue de la Fonderie 68100 Mulhouse, Tél : 03 69 77 66 47

13 oct

Concert Interclub La Filature Monique Heinrich – Tél : 06 08 06 42 46 - moniqueheinrich@free.fr Patrick Moyses – Tél : 06 80 13 18 96 - patrick@moyses.fr

8 nov

Électron libre Université de Haute Alsace • Paul-Philippe Meyer, Tél : 03 89 33 69 17

8 nov

L’Orchestre en tournée > Colmar • Église Saint Matthieu 3 Grand Rue 68000 Colmar Tél : 03 69 77 67 80 / osm@mulhouse-alsace.fr

16 nov

Électron libre « Tout Mulhouse lit » • Mulhouse, Noumatrouff, 57 Rue de la Mertzau 68100 Mulhouse

6 déc

Électron libre > Mulhouse, La Kunsthalle • 16 rue de la Fonderie 68100 Mulhouse, Tél : 03 69 77 66 47

5 janv

Concert du Nouvel An > Riedisheim Centre culturel et de loisirs, 20 rue d’Alsace 68400 Riedisheim, Tél : 03 89 44 61 60

26 janv

Sinfonies enchantées > Mulhouse, Synagogue • Billetterie Fnac : 0 892 68 36 22

28 mars

Électron libre > Mulhouse, La Fonderie rue de la Fonderie 68100 Mulhouse, Tél : 03 69 77 67 80 / osm@mulhouse-alsace.fr

9 avril

L’Orchestre en tournée > Paris, Opéra Comique 5 rue Favart 75002 Paris, ColineOpéra, Tél : 01 79 97 95 19

11 mai

En famille > Mulhouse, Zoo 51 rue du Jardin Zoologique 68100 Mulhouse, Tél : 03 69 77 67 80 / osm@mulhouse-alsace.fr

19 - 23 mai

Midis-Musique > Mulhouse, Musée historique • Tél : 03 69 77 67 80 / osm@mulhouse-alsace.fr

21 mai

Sinfonies enchantées > Mulhouse, MCP Cité 29 rue du Chanoine Henri Cetty 68200 Mulhouse, Tél : 03 69 77 67 80 / osm@mulhouse-alsace.fr

23 mai

L’Orchestre en tournée > Staffelfelden La galerie 17 rue de l’eau qui court 68850 Staffelfelden, Tél : 03 89 55 64 20

24 mai

L’Orchestre en tournée > Masevaux • Eglise Saint Martin Rue de l’Eglise 68290 Masevaux

8 juin

L’Orchestre en tournée > Bâle • Stadt-Casino Steinenberg 14 CH 4051 Basel, Tél : +41 61 226 36 00

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Tarifs de la saison 2013/2014 Les abonnements symphoniques formule

tarif incluant concert de gala du 5 avril *

tarif normal

tarif réduit

tarif réduit

jeune/solidarité

incluant concert de gala du 5 avril*

(sans concert de gala du 5 avril)

Fidélite (les 9 concerts de la saison symphonique à La Filature) zone 1

137 €

159 €

110 €

130 €

zone 2

119 €

141 €

92 €

122 €

101 €

123 €

73 €

93 €

45 €

zone 3

passion (5 concerts au choix de la saison symphonique à La Filature) zone 1

76 €

98 €

61 €

83 €

30 €

zone 2

66 €

88 €

51 €

73 €

30 €

56 €

78 €

41 €

63 €

30 €

zone 3

découverte (4 concerts au choix de la saison symphonique à La Filature)

78 |

zone 1

61 €

83 €

49 €

72 €

20 €

zone 2

53 €

75 €

41 €

63 €

20 €

zone 3

45 €

68 €

33 €

55 €

20 €

* Concert de gala avec la présence exceptionnelle d’Annick Massis et Michael Spyres.

Les autres abonnements Festival Beethoven – 19 au 21 décembre 2013 / Festival Debussy - Fauré – 19 au 21 juin 2014 pass festival 3 jours pass festival 1 jour

80 € 35 €

Festival musique de chambre – Midi Musique (4 concerts) pass semaine billet 1 jour

15 € 5€

La billetterie tarif normal

tarif réduit

jeune/solidarité

Billetterie concerts** zone 1

26 €

21 €

8€

zone 2

22 €

16 €

8€

zone 3

16 €

12 €

8€

**Hors concert de gala du samedi 5 avril 2014

Concert symphonique de gala du samedi 5 avril 2014, avec la participation exceptionnelle d’Annick Massis et de Michael Spyres (hors carré d’or) zone 1

48 €

zone 2

36 €

zone 3

22 €


Les concerts de l’osm hors de La Filature (tarif unique) : voir détail pour réservations dans la rubrique « Informations pratiques »

sinfonies enchantées 1 le 7 novembre > Théâtre de la Sinne

16 €

sinfonies enchantées 1 le 8 novembre > Colmar

16 €

électron libre 5 le 28 mars > La Fonderie

18 €

en famille

10 € (gratuit pour les – de 18 ans 4,5 € tarif jeunes/solidarité)

concert-lecture avec patrick poivre d’arvor – Commémo20 € ration de la Grande Guerre le 30 janvier > Théâtre de la Sinne sinfonies enchantées 4 le 21 mai 2014 > MCP-Cité

8€

les tarifs particuliers concert du nouvel an le 1er janvier 2014 > La Filature

10 € (Ouverture de la location le mardi 3 décembre

carte culture

5,50 € (zone 3)

carte max

3,5 €

carte pass’temps senior

8 € (pour tous les concerts symphoniques du samedi, sauf concert de gala du 5 avril)

à la billetterie de La Filature et au Théâtre de la Sinne)

carte fan

gratuit pour les – 18 ans + 2 accompagnateurs

groupes de 10 personnes (zone 1 et 2) personne handicapée et accompagnateur en zone 1

15 €/personne. gratuité pour un accompagnateur 13 €

formule passerelle (abonnés Filature vers OSM) : 3 concerts au choix de la saison symphonique hors concert de gala du 5 avril

48 € tarif normal 18 € tarif jeune/solidarité

formule passerelle (abonnés OSM vers Filature) : 3 spectacles au choix dans la programmation de la Scène nationale

48 € tarif normal 18 € tarif jeune/solidarité

Précisions tarifaires s’entendent tarif réduit : les abonnés La Filature - Scène nationale, Bibliothèques-Médiathèques de Mulhouse, Université Populaire, adhérents Accent 4, Cezam/Ircos, Pass Musées, Cercle R. Wagner, Cercle Réber, membres de sociétés musicales du Haut-Rhin, personnels Opéra national du Rhin. s’entendent tarif jeunes et solidarité : les moins de 26 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA les zones 1, 2 et 3 correspondent aux zones de billetterie de la grande salle de La Filature. Plan de la salle sur www.lafilature.org La série symphonique du mois d’avril propose un programme de gala exceptionnel le samedi 5 avril 2014. Ce concert accueillera deux prestigieux solistes de renommée mondiale : la soprano Annick Massis et le ténor Michael Spyres. À ce titre, le prix de la place pour le concert du 5 avril est majoré. Possibilité du concert symphonique du 4 avril sans majoration. Les abonnés Fidélité bénéficieront de la gratuité de la journée du jeudi des deux festivals Beethoven et Debussy/Fauré ainsi que du concert de 18h le jour de leur abonnement.

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septembre

octobre

novembre

décembre

1

1

1

1

2

2

2

2

3

3

4 5

4

Électron libre 1 > La Kunsthalle

5

L’Orchestre en tournée > Thann

6

En famille 1 > Sinne

6 7 8

Les estivales >Wissembourg

9

3 4 5

8

11

7

8

9

12

10

L’ouverture 13 de saison > La Filature

80 | 14

11 Symphonique 2

9

> La Filature

10

12

14

16

15

17

13 14 15

17

19

18

20 L’Orchestre

19

en tournée

21 > Belgique

16

20 21

22

22

17

23

23

18

24

24

19

25

25

26 27 Symphonique 1 28 29 30

> La Filature

Opéra > Strasbourg

26

Opéra > Strasbourg

30 31

Opéra > Strasbourg

2

4

3

5

4 Électron libre 4 > La Kunsthalle

5

7

8

8

9 11

10

12 13

11

14

12

15

13

16

14

17

15

18

16

19

Opéra > Mulhouse

23

21 22 24 25 26

Symphonique 4 Festival Beethoven > La Filature

28

17 19 20 21 22 23 24 25 26

29 30

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31

28

26

30

Concert -Lecture > Sinne

31

Opéra > Mulhouse

27

29 30

Sinfonies enchantées 3 > Synagogue

29

25

28

Sinfonies enchantées 2 > Sinne

18

27

24

Nouvel An, > Riedisheim

9

10

20

Symphonique 3 > La Filature

Nouvel An > La Filature

6 7

Électron libre 3 > Noumatrouff Emission Accent 4 > Sinne

21

23

28

Opéra > Mulhouse

20

22

27

29

Électron libre 2, Université de Haute-Alsace L’Orchestre en tournée > Colmar

12

16

18

Sinfonies Enchantées 1 > Sinne

1

3

6

11

13

15

Opéra > Strasbourg

6

7

10

Opéra > Strasbourg

janvier

Opéra > Colmar


février 1 2

Opéra > Mulhouse

mars 1

3

2

4

3

5

4

6 7 8 9

Symphonique 5 > La Filature Opéra > Colmar

9

8

13

13 14

19 20

Opéra > Strasbourg

9

16

Opéra > Strasbourg

Opéra > Strasbourg

17 Opéra > Strasbourg

19 20

21

21

22

22

Opéra > Strasbourg

11

13 14 15 16

28

Opéra > Strasbourg

26 Symphonique 6 > La Filature

29 30 31

Opéra > Mulhouse

Électron libre 5 > La Fonderie

28

11 12

17 Opéra > Mulhouse

18 19

Midis-Musique > Musée historique Midis-Musique > Musée historique Sinfonies Enchantées 4 > MCP-Cité Midis-Musique > Musée historique

20 21

Symphonique 9 Festival Debussy-Fauré > La Filature

22 23 24 25

23

24

L’Orchestre en tournée > Masevaux

30

25

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16

Midis-Musique > Musée historique L’Orchestre en tournée > Staffelfelden

29 30

9

26

27

L’Orchestre en tournée > Bâle

15

18

22

7

Symphonique  8 > La Filature

14

16

21

5

13

15

17

4

10 En famille 3 > Zoo

13

24 25

Opéra > Strasbourg

14

Opéra > Mulhouse

3

8

12

26

27 28

11

21 23

Opéra > Strasbourg

10

20

22

27

9

18

24

26

L’Orchestre en tournée > Paris

2

6

7

19

24

Opéra > Strasbourg

5

19

23

25

4

17

20

Opéra > Strasbourg

8

12

23 25

Symphonique  7 Soirée de Gala > La Filature

juin 1

3

10

15

18

18

2

6

7

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17

5

8

12

Opéra > Strasbourg

4

6

11

16

2

7

11

En famille 2 > Sinne

1

3

5

10

15

1

6

10

14

Symphonique  6 > La Filature

mai

avril

27 28

Ciné-Concert La Filature

29

Les estivales

26

La Filature

27

Mulhouse

28

Opéra national du Rhin

29 30 31

En tournée


Une saison dans l’objectif de la photographe Catherine Kohler

Catherine Kohler, Photographe

« Ancienne étudiante du Quai, école supérieure d’art de Mulhouse, vivant et travaillant à Mulhouse, j’ai été enchantée de capter ces images présentées en écho de la programmation 2013-2014 de l’Orchestre symphonique de Mulhouse. Elaborée sur le thème de L’année belge, cette aventure m’a donc amenée à fouler le plat pays que je ne connaissais pas. D’un œil neuf, je suis partie à la recherche d’ambiances et d’atmosphères différentes, me promenant, déambulant, m’imprégnant de ces villes de jour comme de nuit. À Bruxelles, j’ai perçu le côté urbain, la trace de l’homme. À Knokke plus au nord, j’ai abordé une ville paisible où il fait bon vivre, de grandes plages et la force de la mer tellement romantique. À Liège, je me suis laissée surprendre par cette ville cosmopolite conjuguant l’ancien et le moderne. Au final, ce métissage d’images et de sensations dialogue avec cette programmation aussi riche que diversifiée. »

Qui mieux que Jacques Brel pouvait offrir des courts extraits de ses chansons – un titre, une phrase, un vers – pour habiller de poésie et de magie, la présentation de chacun des rendez-vous de cette saison 2013/2014…

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Voici qu’une île est en partance – Extrait de « Une île » Sur les nuages le nom... – Extrait de « Bruxelles » Les étoiles étoilantes ­– Extrait de « Chanson d’Adélaïde » Pour que l’été ripaille – Extrait de « Je suis un soir d’été » Prenez une cathédrale, et offrez lui quelques mâts – Extrait de « La cathédrale » Aider, les amants à s’aimer – Extrait de « Les fenêtres » De l’aube claire jusqu’à la fin du jour – Extrait de « La chanson des vieux amants » J’aimais les fées et les princesses – Extrait de « J’aimais » Avec de l’Italie qui descendrait de l’Escaut – Extrait de « Le plat pays » Où des diables en pierre décrochent des nuages – Extrait de « Le plat pays » Au troisième temps de la valse – Extrait de « La valse à mille temps » Les poissons dorés de la Chine, et les jardins de l’Alhambra – Extrait de « Isabelle » Que son regard soit un psaume – Extrait de « L’homme dans la cité » La Seine qui se promène, et caresse les toits – Extrait de « Les prénoms de Paris » Et ne demeure que l’opaline, pleurant fugace Colombine – Extrait de « Les jardins du casino » Sur le fleuve en amont, un coin de ciel brûlait – Extrait de « La ville s’endormait » On prendra le tram trente-trois – Extrait de « Madeleine » Plus loin que la misère, il nous faut regarder – Extrait de « Il nous faut regarder » J’aime encore mieux les loups – Extrait de « Les moutons » Sur le kiosque on joue Mozart – Extrait de « Les bonbons » Plus loin que les frontières, qui sont de barbelés – Extrait de « Il nous faut regarder » Telle est ma quête, suivre l’étoile – Extrait de « La quête » Traverser le présent – Extrait de « Les vieux » Voir le soir qui chemine – Extrait de « Le dernier repas » Pour la rosée qui tremble, au calice des fleurs – Extrait de « Je t’aime » Et puis les adultes sont tellement cons, qu’ils nous feront bien une guerre – Extrait de « Fernand » Faut dire qu’elle était belle, comme une perle d’eau – Extrait de « La Fanette » Et ils tournent et ils dansent, comme des soleils crachés – Extrait de « Amsterdam » Puis on ira manger des moules et puis des frites – Extrait de « Jef » C’est depuis lors qu’ils sont civilisés, les singes de mon quartier – Extrait de « Les singes » Et les villes s’éclabousseraient de bleu – Extrait de « La quête » Sous le lustre à facettes – Extrait de « Je suis un soir d’été » Car c’est là-bas que tout commence – Extrait de « Une île » Que le fleuve traverse sans bruit – Extrait de « Il neige sur Liège »

© Les copyrights des chansons citées sont disponibles sur : www.jacquesbrel.be/mes-chansons/liste-des-titres

Remerciements : Martine Moser-Faesch et Britta Hoepken pour la traduction allemande des résumés, Selvam Thorez et Didier Lamare pour la poésie des textes de présentation, Delphine Imhoff et Fabienne Bertrand pour la réalisation de la brochure, le Bureau Alsace à Bruxelles, l’Ambassade de France en Belgique, les éditions Didier Jeunesse. © photos Catherine Kohler. Conception - réalisation : Médiapop / Julia Coffre. Impression Ott à Wasselone. Mai 2013.


OSM saison 2013-2014  

Programme de saison de l'Orchestre symphonique de Mulhouse

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