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DR JEKYLL & MR MOUSE Berger&Berger Du 16 novembre au 15 décembre La nuit, les personnes qui se trouvent à l’intérieur sont dissimulées par la luminosité que cet ensemble dégage. Le jour, c’est un espace neutre dont les usages sont définis au quotidien par les visiteurs. Dessinée par l’intensité lumineuse, cette architecture se décline de deux façons distinctes selon que l’on soit le jour ou la nuit. Si les espaces privés sont définis par une clôture qui doit être franchie et où l’anonymat doit être levé, Dr Jekyll & Mr Mouse propose un espace public qui préserve l’anonymat de ceux qui le pénètrent. C’est la proposition d’un espace non répertorié, territorialisant dans l’espace public, un dispositif double : un espace sans densité, sans relief ni aspérité le jour, auquel succède la nuit, un espace noir positionnant l’usager à l’insu des autres. Il s’emploie à proposer, la nuit, un espace d’anonymat, là où la tentation des grandes villes est de saturer de lumière et de visibilité l’intégralité des espaces. Entrée libre du lundi au samedi de 9:00 à 18:00, nocturne jeudi jusqu’à 20:00 et dimanche de 14:00 à 18:00 Hall de La Fonderie En partenariat avec La Filature, Scène nationale – Mulhouse

Alessia Maria Carmela Conidi Vögel, 2013 Vidéo, 10'46'' © Alessia Maria Carmela Conidi

Voir et Revoir En écho à l’exposition Fait et à faire, La Kunsthalle Mulhouse et La Filature, Scène nationale proposent Voir et revoir une sélection de vidéos d’artistes de la Régionale 14. à travers 15 films courts, 11 artistes revisitent les notions d’histoire, d’espace et de temps. Parallel zur Ausstellung Bereits getan und wieder zu tun präsentieren La Kunsthalle und La Filature Sehen und wiedersehen, eine Auswahl an Videos von Künstlern der Regionale 14. Durch 15 Kurzfilme, erforschen 11 Künstler eine neue Auffassung der Begriffe Geschichte, Raum und Zeit.

Dr Jekyll & Mr Mouse, 2008 Laurent P. Berger & Cyrille Berger - Berger&Berger Métal, câblage électrique, plexiglas, tubes fluorescents blancs. 500x500x250cm Photo© Guillaume Ziccarelli – Oeuvre réalisée pour le CENTQUATRE – Paris www.berger-berger.com

Avec les œuvres de Eva Borner, Alessia Maria Carmela Conidi, Philip Engelhardt, Rebecca Feldmann, Matthias Heipel, HOIO, Richard Ibghy & Marilou Lemmens, Philipp Madörin, Marianne Maric, Vladimir Mitrev, Thomas Nie, Irene Schüller Jury vidéo : Emilie George et Emmanuelle Walter

Entrée libre Heures d’ouverture Du mercredi au vendredi R 12:00 — 18:00 Samedi & dimanche R 14:00 — 18:00 Nocturne R Jeudis jusqu’à 20:00 Fermé R Lundis + mardis + 25 et 26 décembre + 1er et 2 janvier

Visites guidées de l’exposition R Gratuit les samedis et dimanches 15:00 R sur rdv, réservation au 03 69 77 66 47

La Kunsthalle Mulhouse Centre d’art contemporain La Fonderie 16, rue de la Fonderie (F) 68093 Mulhouse Cedex Tél. +33 (0)3 69 77 66 47 kunsthalle@mulhouse.fr r www.kunsthallemulhouse.com

Visites enfants Renseignements au 03 69 77 66 47 Direction_Sandrine Wymann Administration_Mélanie Kiry Public_Emilie George Régie_David Kuhn Accueil_Paul Poulak Communication et mécénat_Clarisse Schwarb, Stéphanie Fischer Traduction_ Sabine Clochey

Accès AUTOROUTE r A35 et A36 Sortie Mulhouse centre, direction Université – Fonderie GARE r suivre le canal du Rhône au Rhin (Quai d’Isly) jusqu’au pont de la Fonderie, prendre la rue de la Fonderie TRAM r ligne 2, arrêt «Tour Nessel» BUS r ligne 10, arrêt «Fonderie» Ligne 15, arrêt «Molkenrain» Ligne 20, arrêt «Manège»

Projection à La Filature, Scène nationale 20 allée Nathan Katz, Mulhouse Du mardi au samedi de 11:00 à 18:30 Dimanche de 14:00 à 18:00 et les soirs de spectacles Fermé du 24 décembre au 1er janvier

Eva Borner Dann werde ich traurig, nur um mich auszuruhen, 7‘15

CARTE BLANCHE à Julien Amillard

Alessia Maria Carmela Conidi

A3 – Présentation de la revue Jeudi 12 décembre J 18:30

Courir après n’importe quoi Jeudi 19 décembre J 18:30

Philip Engelhardt

A3, une édition de 10 numéros créée par Swann Mahieu et Julien Amillard avec le soutien de la Galerie Nadine Féront. La publication, dont certains numéros sont présentés dans l’espace, est officiellement lancée ce jeudi à 18h30 en présence de ses auteurs. Pour l’occasion, les 10 numéros du magazine seront distribués au public.

Conférence portant sur l’enseignement des arts. Nombre de penseurs ont réfléchi à cette question de l’enseignement sans davantage cerner le sujet mais en multipliant les possibles réponses. En réalité, il existe autant de façon d’enseigner les arts qu’il existe d’arts et d’artistes. Aussi, cette conférence ne portera pas uniquement sur la question de l’enseignement mais s’attachera en premier lieu à tenter de définir l’art et, par-là, de détourer cette volonté farouche qu’on les artistes contemporains de faire n’importe quoi.

Berührt, 4‘

Entrée libre

Marianne Maric

Entrée libre

Metro Prague, 2‘56

Rebecca Feldmann Subway, 0‘57 + Tracking, 5‘30

HOIO Reise nach Santa Lemusa

Richard Ibghy & Marilou Lemmens Real failure needs no more excuse, 23‘

Philipp Madörin Flyinghendron, 10‘20

Vladimir Mitrev Playing boules in the shadow of death valley, 5‘20 The inner life of my wardrobe, 21‘

Thomas Nie Floating – Hommage an das Rheinschwimmen, 1‘23

Installation - performance Index, avec Vidal Bini et Olivier Meyer Jeudi 28 novembre J 20:30 à La Filature

(D.R.)

Vanités est un projet musical d’Index, avec Olivier Meyer et Vidal Bini. C’est un dispositif carré autour duquel s’accumulent synthétiseurs, guitares et pédales d’effets, reliés à une table de mixage placée au centre. Cette installation est l’aire de jeu, à la fois graphique et dynamique, autour et à l’intérieur de laquelle les deux protagonistes évoluent. Ce concert performatif, est la confrontation d’un univers bruitiste et noise d’un côté, et d’une approche mélodique, rock, de l’autre. Il s’inspire d’inf luences composites, musicales mais aussi picturales et scéniques. C’est une vanité électronique, électrique et organique. Entrée libre

AUTOUR DE L’EXPOSITION

Matthias Heipel

Sarajevo (film) + Les roses de Sarajevo (diaporama), 6‘

Vanités

Edito

Fogel zwitschern, 10‘50

Irene Schüller China Taxi, 0‘21 + Rollrason, 4‘09

r Soirée

inaugurale

Vernissage de l’exposition Fait et à Faire jeudi 28 novembre r 18:30 à La Kunsthalle Suivi de L’inauguration de Voir et Revoir, une sélection de vidéos Jeudi 28 novembre r 20:30 à La Filature + installation-performance Vanités de Vidal Bini et Olivier Meyer + soirée festive avec set musical Entrée libre & restauration sur place Navettes gratuites : r 20:00 - La Kunsthalle > La Filature r 22:30 - La Filature > St Johann Bahnhof - Bâle

r Kunstapéro Jeudis 5 décembre & 9 janvier r 18:00 Des œuvres et des vins à découvrir : visite guidée suivie d’une dégustation de vins, en partenariat avec l’association Mulhouse Art Contemporain et la Fédération Culturelle des Vins de France. Participation de 5 € / personne, inscription au 03 69 77 66 47 kunsthalle@mulhouse.fr

Sous nos yeux (partie 3)

au MACBA de Barcelone Du 24 janvier au 18 mai 2014

Plaza Dels Àngels, 108001 Barcelone (Catalogne) www.macba.cat

r Électron

Libre 4

Concert de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse Vendredi 6 décembre r 20:00 “Traverser le présent” Entrée libre

r RDV

famille

Dimanches 8 décembre & 12 janvier r 15:00 Une visite guidée proposée aux enfants et à leurs parents. à partir de 6 ans Entrée libre

r Lancement

de la revue A3

de Julien Amillard & Swann Mahieu Jeudi 12 décembre r 18:30

r Kunstdéjeuner Vendredi 13 décembre r 12:15 Conversation autour d’une œuvre suivie d’un déjeuner * En partenariat avec l’Université Populaire Entrée libre, sur réservation *repas tiré du sac

r Courir

après n’importe quoi Jeudi 19 décembre r 18:30 Conférence performée portant sur l’enseignement des arts par Julien Amillard Entrée libre

r Bus

tour

Dimanches 8 & 15 décembre Plusieurs circuits en bus sont proposés au départ de Bâle, Strasbourg et Fribourg Tarifs : 20€ / 16€ (étudiant) Réservation : www.reservix.de Informations :  www.regionale.org

Le saviez-vous ? Il y a dans notre région transfrontalière trois écoles supérieures d’art reconnues, des dizaines de lieux d’exposition et des centaines d’artistes. C’est la raison pour laquelle la Régionale, programme d’expositions qui réunit seize institutions et soutient la création régionale, est un événement si important à nos yeux et très attendu de tous. Nous y participons car nous sommes convaincus qu’il est essentiel que les artistes de nos trois pays se rencontrent et qu’il est de notre devoir de les suivre et de les faire connaître. Place donc à la 14ème édition de la Régionale. Fait et à Faire est une exposition qui rappelle que les artistes sont certes des précurseurs mais qu’ils s’inscrivent aussi dans une tradition de thèmes et de techniques. Pour aller de l’avant il faut savoir regarder d’où l’on vient, c’est là un des messages de l’exposition. Le thème ne s’accorde-t-il pas parfaitement avec le passage à une nouvelle année ? Michel SAMUEL-WEIS Adjoint au maire délégué à la culture

D Wussten Sie das? In unserer Grenzregion gibt es drei anerkannte Kunstakademien, mehrere Dutzend Ausstellungsorte und Hunderte von Künstlern. Deshalb ist die Regionale - Ausstellungsprogramm, das sechzehn Institutionen versammelt und das regionale Schaffen unterstützt - ein für uns so wichtiges und von allen erwartetes Ereignis. Wir nehmen daran teil, aus Überzeugung, dass die Künstler aus unseren drei Ländern sich treffen sollen und weil wir es als unsere Aufgabe ansehen, deren Arbeit weiterzuverfolgen und sie bekannt zu machen. Nun also zur 14. Regionale. Bereits getan und wieder zu tun ist eine Ausstellung, die uns daran erinnert, dass die Künstler zwar Wegbereiter sind, jedoch rühren sie auch von einer Tradition von Themen und Technik her. Um fortzuschreiten muss man nachsehen können, woher man kommt, dies ist eine der Botschaften der Ausstellung. Steht der Titel nicht genau im Einklang mit dem Jahreswechsel? Michel SAMUEL-WEIS


Ce n’est pas parce que ça a été déjà fait que ce n’est plus à faire ! L’histoire est faite de préoccupations, de sujets récurrents qui n’échappent ni à l’art ni à nos contemporains. C’est ainsi que l’on retrouve des œuvres qui prolongent des questionnements atemporels, qui revisitent des réflexions indémodables. Le tableau est-il forcément une image fixe ? Le marbre fait-il la sculpture ? Collectionner est-ce un art de vivre ou un acte compulsif ? L’exposition Fait et à Faire présente de nouvelles pistes de recherche.

Bereits getan und wieder zu tun Nicht weil es bereits getan worden ist, ist es nicht mehr zu tun! Die Geschichte ist voll von Sorgen, von immer wiederkehrenden Themen, die sich weder der Kunst, noch unseren Zeitgenossen entziehen. So kommt es vor, dass man Kunstwerke wiederfindet, die die unvergänglichen Fragen verlängern, die zeitlose Überlegungen neu interpretieren. Ist das Gemälde zwangsweise ein unbewegliches Bild? Macht der Marmor die Skulptur aus? Ist Kunstsammeln eine Lebensart oder eine zwanghafte Tätigkeit? Die Ausstellung Bereits getan und wieder zu tun stellt neue Überlegungswege vor. Avec les œuvres de Julien Amillard et Swann Mahieu, Guillaume Barth, Alexander Bledowski, Françoise Caraco, Martin Chramosta, Clément Cogitore, Alessia Maria Carmela Conidi, Saskia Edens, Livia Johann, Clare Kenny, Sandra Kunz, Simon Pfeffel, Angelika Schori, Raphaël Stucky, Nicole A. Wietlisbach

Commissariat : Sandrine Wymann

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Julien Amillard & Swann Mahieu 1

Né en 1983 à Sainte Colombe (69) en France, Julien Amillard vit et travaille à Mulhouse. Né en 1986 à Bruges, Swann Mahieu vit et travaille en province du Luxembourg. Julien Amillard est à la fois artiste plasticien et écrivain. Il s’attache à jouer avec les limites de la fiction et de la réalité. Swann Mahieu définit son travail par/dans/à travers le dessin. Il explore l’image, le langage et la forme. Dans l’exposition, Julien Amillard et Swann Mahieu présentent A3, une revue à construire et à assembler. Neuf feuilles rédigées et dessinées constituent après pliage des demi-cubes qui, assemblés, de manière aléatoire et multiple, sont un clin d’œil au très célèbre « white cube », effectivement contenu dans les formes obtenues. Les faces externes de ces « white cubes » deviennent un espace de réflexion sur l’objet d’art, l’objet - publication en tant qu’objet d’art, sur l’acte de création et sa monstration. Die Aussenseiten dieser «White Cube» werden zu einem Raum des Nachdenkens über das Kunstobjekt, das vervielfältigte Objekt als Kunstobjekt, über das Schaffen und dessen Ausstellungsweise. Dennoch ist eine Nummer kein Würfel, sondern nur die Hälfte davon: Man muss zwangsweise zwei Nummern besitzen, um einen Würfel zu bekommen. Demnach ist diese Ausgabe keine einfache Veröffentlichung, sondern ein Kunstraum, der zu einem Kunstobjekt geworden ist und der durch seine Vervielfältigung und seine unterschiedlichen Kombinationen an Bedeutung gewinnt. A3, 2013 Edition, installation Papier Avec le soutien de la Galerie Nadine Féront (Bruxelles) © Julien Amillard & Swann Mahieu

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Guillaume Barth

Né en 1985 à Colmar, il vit et travaille à Sélestat. Jeune diplômé de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2012, Guillaume Barth se définit plasticien-sculpteur. Il partage son temps entre voyages et escales dans son atelier. Il a participé en 2013 aux expositions Grundfrage au CRAC Alsace à Altkirch et Windy City Challenger à Lieusaint en Seine et Marne, et a proposé, dans le cadre des Ateliers Ouverts 2013, la performance Mise en bouteille d’une sculpture. Guillaume Barth est un sculpteur, constructeur, expérimentateur. Il développe un travail autour des notions d’errance, de fiction et d’équilibre. La matière est son point de départ. Il la transforme, la prolonge, la dévie de ses propriétés intrinsèques pour en faire un partenaire idéal et réactif. Il utilise essentiellement des matériaux de construction lourds ou communs et, dans un jeu de mouvements ou de déplacements, il les estompe, jusqu’à leur donner de la légèreté voire de la vie. Dans l’exposition, Guillaume Barth présente Fragments, les 24 éléments d’une sphère éclatée et dispersée. Guillaume Barth ist Bildhauer, Konstrukteur, Experimentator. Er entwickelt eine Arbeit um den Begriff des Umherirrens, der Fiktion und des Gleichgewichts. Die Materie ist sein Ausgangspunkt. Er verwandelt sie, erweitert sie, er lässt sie von ihren eigentlichen Eigenschaften abweichen, um aus ihr einen idealen und reaktiven Partner zu machen. Er benutzt in erster Linie schwere oder gewöhnliche Baumaterialien und verwischt sie, um ihnen schließlich Leichtigkeit oder gar Lebendigkeit zu verleihen. In der Ausstellung stellt Guillaume Barth Fragments aus: die 24 Elemente einer auseinandergebrochenen und zerstreuten Kugel. Fragments, 2013 (Travail préparatoire) Sculpture en béton 24 éléments de 110 x 40 x 10 cm ©Guillaume Barth

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Untitled (Gisele Thomas), 2009 Peinture numérique 42 x 30 cm © Alexander Bledowski

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Alexander Bledowski est entièrement autodidacte, ce qui ne l’a pas empêché de participer à de nombreuses expositions dont die Brennnesseln sind sehr wach au Dock de Bâle en 2013. Son travail a été présenté aux Régionales 9 et 12 au Palazzo Liestal et au Kunsthaus Baselland lors de la Régionale 13. Dans les dessins exposés, Alexander Bledowski prétend répéter ou reproduire le travail d’artistes qui sont, en fait, fictifs. Il joue avec le statut des œuvres inventées auxquelles il donne une valeur muséale (cartel et toile accrochée) bien qu’elles soient en réalité le fruit de sa propre imagination. Il se réfère notamment à l’artiste américaine Elaine Sturtevant (née en 1930) dont le travail porte sur le concept d’originalité. Tous ses travaux sont des copies d’œuvres d’autres artistes, aucune n’est originale. Chez Alexander Bledowski, l’acte de création est à la fois abouti dans sa forme dessinée et à l’état de projet dans ce qu’il représente et qui n’a jamais véritablement trouvé forme. In der ausgestellten Serie von Zeichnungen möchte Alexander Bledowski die Arbeit von Künstler wiederholen oder reproduzieren, welche eigentlich fiktive Personen sind. Er «realisiert» ihre Werke und verleiht ihnen einen Wirklichkeitsstatus, ein Museumswert (Bildlegende, aufgehängte Leinwand), obgleich sie tatsächlich Produkt seiner eigenen Einbildungskraft sind. Er bezieht sich insbesondere auf die amerikanische, 1930 geborene Künstlerin Elaine Sturtevant, deren Arbeit die Frage der Wiederholung des Originals thematisiert. Alle ihre

Françoise Caraco

Née en 1972 à Bâle, elle vit et travaille entre Bâle et Zurich. Diplômée de la Haute école d’arts de Zurich, Françoise Caraco sera accueillie en résidence à la Cité internationale des arts de Paris en 2014. Elle a été lauréate en 2012 du Kunstkredit de Bâle. Elle a participé récemment à la Régionale 13 au Kunstverein Freibourg ; en 2011 à Reality Check à l’Ausstellungsraum Klingental et enfin en 2010 à Elisabeth Steinschneider Presents au Kunstmuseum Bern. Attention to the Absence est une installation murale avec un boîtier de pellicule photographique et un casque. Du casque, un enregistrement livre des indications sur le moment où les images ont été prises : une voix, un déclic d’appareil photo, et d’autres sons enregistrés lors des prises de vues. La présence de la pellicule rappelle l’image photographique. Tant l’enregistrement que la pellicule guident notre attention vers quelque chose qui n’est pas là. Ce travail, dont le résultat ne comprend pas l’objet photographique lui-même, s’arrête au concept et mise sur l’imagination. Attention to the Absence ist eine Wandinstallation mit Fotofilmdose und Kopfhörer. Über den Kopfhörer lässt sich eine Tonspur einhören, welche das Klicken einer Kamera, eine Stimme und weitere Arbeitsgeräusche, als Hinweis auf den Entstehungsmoment der Bilder, wiedergibt. Die Anwesenheit der Filmdose erinnert an das fotografierte Bild. Sowohl die Tonspur als auch die Filmdose lenken unsere Aufmerksamkeit auf etwas, das nicht da ist. Attention to the absence, Belichteter Diafilm und Audioarbeit 7:23 min, loop © Françoise Caraco

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Martin Chramosta

Né en 1982 à Zürich, il vit et travaille à Bâle. Martin Chramosta a étudié l’art à Berne et Bâle. Il aime se qualifier d’artiste, journaliste, professeur, musicien et jardinier. En 2012, il a été lauréat de la bourse iaab pour une résidence à Montréal. Ses œuvres ont été présentées en France, Allemagne, Autriche, Italie, Hongrie, Canada et Suisse. Martin Chramosta revisite avec sa série Inseln une œuvre célèbre et mainte fois reproduite, L’île des morts  du peintre suisse Arnold Böcklin. Ce paysage d’île arborée de cyprès est réinterprété en céramique vernie et s’éloigne, de par la couleur et l’approximation des formes modelées, de l’austérité imposée par la version originale du maître. D’une œuvre mythologique et historique, Martin Chramosta tire de petits sujets qui s’apparentent aux objets-souvenirs que l’on pourrait trouver dans une boutique de bord de mer. Mit seiner Serie «Inseln» sieht Martin Chramosta das berühmte, etliche Male abgebildete Kunstwerk «Die Toteninsel» des Schweizer Künstlers Arnold Böcklins mit einem neuen Blick. Diese mit Zypressen bebäumte Insellandschaft ist mit glasierter Keramik neu interpretiert und entfernt sich - durch die Farbe und die ungenau modellierten Formen - von der Strenge, die von dem Originalen des Meisters imponiert wird. Aus einem mythologischen und historischen Werk, zieht Martin Chramosta kleine Figuren hervor, die den Souvenirs ähneln, welche man in einem Laden am Meer finden könnte. Inseln, 2013 Sculpture Céramique émaillée, verre, laiton 20x30x30 cm ©Martin Chramosta

Alexander Bledowski

Né en 1971 à Wodzisław S´la�ski (Pologne), il vit et travaille à Gundelfingen en Allemagne. 10

Werke sind Wiederholungen von Arbeiten anderer Künstler. Bei Alexander Bledowski ist das Schaffen zugleich in seiner gezeichneten Form als auch in seinem Projektzustand - in dem was er darstellt und was nie wirklich eine Form gefunden hat - vollbracht.

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Clément Cogitore

Né en 1983 à Colmar, il vit et travaille entre Paris et Strasbourg. Après des études à l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg et au Fresnoy - Studio national des arts contemporains, Clément Cogitore développe une pratique à mi-chemin entre cinéma et art contemporain. Mêlant films, vidéos, installations et photographies, son travail questionne les modalités de cohabitations des hommes avec leurs images. Il y est le plus souvent question de rituels, de mémoire collective, de figuration du sacré et une certaine idée de la perméabilité des mondes. Ses films ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux (Cannes, Locarno, Lisbonne, Montréal...). Son travail a également été projeté et exposé dans de nombreux musées et centres d’art (Palais de Tokyo, Centre Georges Pompidou - Paris, Haus der Kultur der Welt - Berlin, Museum of fine arts - Boston...). Il a été nommé pour l’année 2012/2013 pensionnaire de l’Académie de France à Rome, à la Villa Médicis. Reclus dans leur appartement de Moscou, Ely et Nina Bielutine veillent jalousement sur une des plus importantes et mystérieuses collections d’art de la Renaissance. Entourés de leur corbeau et de leurs chats et sous l’œil de Léonard, Titien, Michel-Ange et Rubens, Ely et Nina évoluent dans une fiction, un monde qui n’existe que pour eux, un monde où l’art et le mensonge ont peu à peu pris le pas sur la réalité. Clément Cogitore entwickelt eine Ausdrucksform zwischen Kino und zeitgenössischer Kunst. Indem er Filme, Videos,

Objektinstallationen und Fotografien miteinander vermischt, hinterfragt seine Arbeit die Modalitäten des Miteinanderlebens der Menschen mit deren Bildern. Es geht meistens um Rituale, kollektives Gedächtnis, bildliche Darstellung des Göttlichen, sowie einer bestimmten Idee der Durchlässigkeit der Welten. Zurückgezogen in ihrer Wohnung in Moskau, achten Ely und Nina Bielutine sorgsam auf eine der wichtigsten und geheimnisvollsten Kunstsammlungen der Renaissance. Von ihrem Raben und ihren Katzen umgeben und unter Aufsicht von Leonardo, Tizian, Michelangelo und Rubens schreiten Ely und Nina in einer Fiktion fort, in einer Welt, die nur für sie existiert, einer Welt in der Kunst und Lüge allmählich die Oberhand über die Realität gewonnen haben. Bielutine, 2011 36 min Documentaire - HDCAM - coul Production : SEPPIA / MDR / ARTE Quinzaine des réalisateurs, Festival de Cannes 2011 Prix du FIDLAB – Festival international du documentaire de Marseille 2010

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Alessia Maria Carmela Conidi

Née en 1985 à Wohlen en Suisse, elle vit et travaille à Bâle. En 2013, Alessia Maria Carmela Conidi a obtenu son diplôme de l’École des Beaux-Arts de Bâle et a participé aux expositions collectives Meat & Earth et Touch my krokodile à la Villa Renata à Bâle. Dès 2008, son travail a été présenté régulièrement à Lucerne, Zurich et Bâle. Mein Stein und ich est une série de quatre films courts, dans lesquels Alessia Maria Carmela Conidi se met en scène avec un caillou face à une caméra fixe. Entre photographie et film, ce travail atténue la frontière qui sépare l’image fixe de l’image mobile pour se recentrer sur la relation qui unit le personnage à la pierre. Entre absurdité et contemplation mais aussi de par leurs cadrages et leurs lumières, les films renvoient à une tradition du tableau de la peinture de scène. Dans Vögel, l’artiste se filme en plein exercice : elle tente de reproduire par le dessin et à partir d’un logiciel informatique, une statuette d’oiseau en porcelaine. Cette séquence quasi parodique, est un défi lancé à l’outil informatique. Mein Stein und ich ist eine Serie von Kurzfilmen, in denen Alessia Maria Carmela Conidi sich mit einem Stein, gegenüber einer statischen Kamera inszeniert. Zwischen Fotografie und Film verwischt diese Arbeit die Grenze zwischen Standbild und Bewegungsbild, um sich auf die Relation zu konzentrieren, welche die Gestalt mit ihrem Stein verbindet. Zwischen Absurdem und Anschauung, aber auch durch die Bildeinstellungen und ihrem Licht, führen die einzelnen Videosequenzen auf eine Tradition des Gemäldes und des Bühnenbildes zurück. In Vögel, filmt sich die Künstlerin in der Handlung: sie versucht im Zeichnen und mit einer Software, die kleine Porzellanstatue eines Vogels nachzubilden. Diese fast parodische Sequenz ist eine Herausforderung an das Informatikwerkzeug. Mein Stein und ich, 2013 Vidéo 4 séquences de 2’30” © Alessia Maria Carmela Conidi

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Saskia Edens

Née en 1975 à Genève, elle vit et travaille à Bâle. Saskia Edens a étudié à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Genève et à l’Académie des BeauxArts de Vienne (Autriche). Elle expose en Suisse et à l’étranger et performe régulièrement dans les festivals internationaux de performance en Asie, Europe et aux Etats-Unis. Elle a récemment effectué une tournée dans différentes villes européennes. Elle traite, lors de ses performances et travaux vidéos, des questions de l’éphémère, de la transformation du corps humain et cherche à rendre perceptible ce qui se dérobe au regard, tels que le souffle, la chaleur du corps et les processus se déroulant à l’intérieur du corps. Une table, richement dressée avec du raisin, des citrons, une carafe de vin, un bougeoir, des verres et un homard, commence peu à peu à se mouvoir. La scène offre au premier abord l’esthétique classique de la nature morte, avant que, saisie de mouvements à la qualité organique, elle s’anime, bouscule les objets à l’équilibre précaire et, en provoquant leur chute, défasse leur composition soigneusement agencée. Bei ihren Performances und Videoarbeiten befasst Saskia Edens sich mit Fragen der Vergänglichkeit, der Veränderung des menschlichen körpers und möchte sichtbar machen, was sich dem Blick entzieht (Atemzug, die Körperwärme und die inneren Prozesse des Körpers). Ein reich gedeckter Tisch mit Weintrauben, Zitronen, einem Wein Krug, einem Kerzenständer, Gläsern und einem Hummer, fängt an, sich zu bewegen. Die Szene bietet auf den ersten Blick die klassische Ästhetik des Stilllebens, dann wird sie von Bewegungen ergriffen, die eine organische Qualität haben, sie belebt sich, verschiebt die Gegenstände im unsicheren Gleichgewicht und lässt sie dabei herunterfallen, bringt ihre sorgfältig aufgebaute Komposition durcheinander. Cose Naturali, 2013 Vidéo HD 8 min Caméra: Patrick Meury Avec la participation de Mathieu Sylvestre

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Livia Johann

Née en 1986 à Paris, elle vit et travaille à Genève. Livia Johann est une jeune artiste française basée à Genève depuis 3 ans. Elle est diplômée de l’École Nationale Supérieure de Lyon et de la Haute École d’Art et de Design de Genève, elle a également fréquenté durant un an, l’École supérieure d’art de Mulhouse. Son travail de performance/ sculpture a été montré en

Suisse (Piano Nobile, Fonderie Kugler à Genève), en Allemagne (galerie Artnews Project à Berlin), en France ou encore aux États-Unis (l’ICA de Philadelphie). Dans l’œuvre présentée, Livia Johann joue les contraires, provoque les évidences. Les volumes sont des trompel’œil, les déséquilibres n’en sont pas, les matériaux se contredisent, la technique de la marqueterie est inattendue… Construire, reproduire, recontextualiser, actualiser sont les gestes récurrents dans sa pratique. Elle travaille à partir de ce qu’elle nomme le fantasme de collaboration : «  Lorsque je reproduis un élément pris en photo sur un chantier, je dis que je collabore avec lui. Je produis à partir de ce que je vois, je dis souvent que je n’invente rien. L’idée est d’établir des liens entre l’objet créé, sa source, son contexte initial et actuel ainsi que sur l’acte de faire. » In dem vorgestellten Werk, spielt Livia Johann mit den Gegensätzen, fordert die Evidenzen heraus. Die Körper sind Trompe-l’oeil, das Ungleichgewicht ist keins, die Materien widersprechen sich, die Intarsienarbeit ist unerwartet... Aufbauen, reproduzieren, neukontextualisieren, aktualisieren sind immer wiederkehrende Handlungen in ihrer Praxis. Sie arbeitet an Hand von dem, was sie «Zusammenarbeitswunschvorstellung» nennt: «Wenn ich ein Element abbilde, das ich auf einer Arbeitsstelle fotografiert habe, sage ich, dass ich mit ihm zusammenarbeite. Ich produziere an Hand von dem Gesehenen, ich sage oft, dass ich nichts erfinde. Die Idee ist, einen Zusammenhang zwischen dem geschaffenen Gegenstand, seiner Quelle, seinem ursprünglichen und aktuellen Kontext und dem Machen herzustellen.» Sans Titre, 2013. Plaques de plâtre, bois de sapin, épicéa, merisier, MDF Dimensions variables Vue d’exposition Staging Point, Piano Nobile, Genève (CH). Crédit photo Andreas Kressij. Courtesy de l’artiste

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Clare Kenny

Née en 1976 à Manchester (Royaume-Uni), elle vit et travaille à Bâle. Clare Kenny est une ancienne élève de la Chelsea School of Art de Londres et de la Hochschule de Lucerne. Depuis elle s’est installée à Bâle et a présenté de nombreuses expositions personnelles entre le Royaume-Uni et la Suisse : à la Vitrine Gallery de Londres ; Gisele Linder Galerie, Bâle; ABBT Projects, Zurich; Bureau Gallery, Manchester ; et DOLL espace d’art contemporain, Lausanne. Son travail a été également montré lors d’expositions collectives : Coalmine fotogalerie, Winterthur; Von Bartha Garage, Bâle  ; Kunsthaus Palazzo, Liestal ; SAKS Gallery, Genève ; Ceri Hand Gallery, Liverpool ; Kunsthaus Baselland, Muttenz. Dans la pratique de Clare Kenny tout peut être transformé. La manipulation des matériaux est au cœur de son travail, elle questionne leurs rôles spécifiques. Sa gamme se compose d’objets trouvés ou d’éléments de décoration, ou encore de matériel de construction. Elle s’intéresse à ce qui n’est ni cher ni précieux, elle réutilise souvent les restes de certaines œuvres, voire transforme des œuvres plus anciennes en de nouvelles pièces. Dans l’atelier de Clare Kenny, rien ne se perd. Ses dernières recherches portent sur le marbre, matériau noble par excellence, associé à la sculpture, le tout dans un jeu de faux et d’illusions. In Clare Kennys Praxis kann alles verwandelt werden. Mit den Materien umgehen steht im Herzen ihrer Arbeit, sie hinterfragt ihre spezifische Rolle. Ihre Palette besteht aus Fundsachen oder Dekorationselementen sowie aus Baumaterialien. Sie interessiert sich für das, was weder teuer noch wertvoll ist, sie verwertet oft Reste aus bestimmten Kunstwerken wieder oder verwandelt gar ältere Kunstwerke in neue. In Clare Kennys Atelier geht nichts verloren. Ihre letzten Untersuchungen beziehen sich auf den Marmor, edles Material schlechthin, mit Skulptur verbunden, das Ganze in einem Spiel des Falschen und der Illusionen. Between a rock and a hard place, 2012 Wooden table, granite spray paint, marble sticky back plastic 70 x 30 x 30 cm © Clare Kenny Courtesy : Clare Kenny

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Sandra Kunz

Née en 1960 à Bâle, elle vit et travaille entre Mulhouse, Arlesheim en Suisse et Xiamen en Chine. Après avoir suivi des études en design graphique en Suisse et aux Etats-Unis, Sandra Kunz ouvre sa propre agence de design et signe de nombreuses collaborations avec notamment Design-Team pour l’exposition suisse Expo.01. En 2005 et 2010, elle complète ses études avec des Masters en design, art et innovation. En 2010, Sandra et l’artiste chinoise Yang Jiansa prennent part à l’exposition universelle de Shanghai avec une œuvre monumentale The container. L’ensemble de son travail artistique tourne autour des questions d’identité et de construction de la réalité. Dans ce travail Sandra Kunz aborde le genre de l’autoportrait. A partir d’un jeu avec ses homonymes, les Sandra Kunz de Suisse, elle manipule les images et décline les portraits de manière énigmatique et dérangeante. Chaque nom est associé à un visage. «Mon visage m’appartient, mon nom aussi.» Sandra Kunz est unique, elle est l’original, elle ne peut être confondue. Mais si Sandra Kunz est l’original, alors que sont les autres ? Et si toutes les Sandra Kunz sont des originaux, le nom Sandra Kunz n’a plus de raison d’être. Qui est vraiment Sandra Kunz, comment est-elle perçue et comment se perçoitelle ? C’est le thème de ces quatre séries de portraits. In dieser Arbeit setzt sich Sandra Kunz mit der Gattung des Selbstbildnisses auseinander. Sie geht von einem Spiel mit ihren Homonymen - den Sandra Kunz der Schweiz - aus, manipuliert die Bilder und dekliniert die Portraits auf geheimnisvolle und

störende Weise.Jeder Name ist mit einem Gesicht verbunden. „Mein Gesicht gehört mir, mein Name auch.“ Sandra Kunz ist einmalig, unverwechselbar, ein Original. Wenn Sandra Kunz ein Original ist, wer sind dann die anderen? Wenn aber alle Sandra Kunz Originale sind, löst sich Sandra Kunz als Name auf. Wer ist Sandra Kunz, wie wird sie gesehen und wie sieht sie sich selbst? Dies ist das Thema dieser vier Serien von Portraits. Sandra Kunz, 2004 66 photographies – 4 séries, papier mat, 235grs ©Sandra Kunz

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Simon Pfeffel

Né en 1985 à Nuremberg, il vit et travaille entre Freiburg et Karlsruhe. Simon Pfeffel est un artiste protéiforme, plasticien, sculpteur, performeur et étudiant à l’académie de Karlsruhe. On ne compte plus ses participations à de nombreuses expositions individuelles et collectives dont en 2013 Games  avec Kriz Olbricht dans le Projektraum à l’Hinterzimmer de Karlsruhe ; Trialog au Musée Biedermann de Donaueschingen ;  Gespiegelt  au Nachtspeicher 23 de Hambourg. Les sculptures de Simon Pfeffel sont en lien direct avec l’espace qu’elles habitent. Ses lignes croisent les pans de l’architecture, les positions des corps, elles les perturbent ou les placent en situation d’équilibres fragiles. L’objet  Jene die gekommen waren bevor es vorübergegangen ist  suggère par sa dimension et le matériau employé, une pesanteur qui, par ailleurs, est annulée par une construction ajourée. Le visiteur est confronté à la sculpture et au-delà à tout l’espace qu’elle occupe. Simon Pfeffels Skulpturen stehen im direkten Zusammenhang mit dem Raum, den sie bewohnen. Seine Linien werden mit den Wänden, mit der Position der Körper konfrontiert, sie wirken sich störend auf sie aus, oder bringen sie in ein unsicheres Gleichgewicht. Das Objekt Jene die gekommen waren bevor es vorübergegangen ist  suggeriert durch die Größe und das verwendete Material eine Schwere, die durch die Gerüstkonstruktion andererseits aufgehoben wird. Der Besucher wird mit der Skulptur konfrontiert und darüber hinaus mit dem ganzen Raum, den sie in Anspruch nimmt. Jene die gekommen waren bevor es vorübergegangen ist, 2012 Sculpture, acier bruni – Dimensions variables Vue d’exposition, Ettlinger Kunstverein 2012 ©Simon Pfeffel

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Angelika Schori

Née en 1981 à Bienne, elle vit et travaille à Bâle. Depuis sa dernière exposition collective Painting ? à la Pablo’s Birthday Gallery de New-York cet été, elle se focalise sur de nouvelles interprétations de la Peinture, travail qu’elle prolongera dans le cadre d’une résidence iaab à Paris, en 2014. Angelika Schori tente de sortir la peinture de son cadre. Dans la lignée des artistes de supportsurface qui ont marqué la scène des années 70, elle réinvestit les supports qui deviennent les surfaces de sa peinture. Le châssis, la toile, le mur sont présents dans ses compositions souvent minimalistes. Dans ses recherches picturales, Angelika Schori ne s’interdit ni la sculpture, ni le tableau, ni l’installation. Ce qui compte c’est un dialogue entre son œuvre et l’espace qu’elle occupe ou les œuvres qu’elle côtoie. Angelika Schori versucht es, die Malerei aus ihrem Rahmen herauszunehmen. Wie die Künstler aus support-surface, die die Kunstszene der siebziger Jahre beeinflusst haben, begreift sie die Unterlagen neu, die zur Bildfläche ihrer Malerei werden. Der Keilrahmen, die Leinwand, die Wand sind in ihren oft minimalistischen Kompositionen anwesend. In ihren bildlichen Erforschungen verbietet sich Angelika Schori weder die Skulptur noch die Leinwand oder die Objektinstallation. Was zählt, ist das Zwiegespräch zwischen ihrem Werk und der Umgebung oder den benachbarten Werken. Bäääh!, 2013 Acryl auf Leinwand – ©Angelika Schori Angelika Schori est en passe d’obtenir son Master en Beaux-Arts à Bâle.

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Raphaël Stucky

Né en 1989 à Ernen en Suisse, il vit et travaille à Bâle. Raphaël Stucky de l’Université d’art et de design de Bâle (HGK), il fait partie d’un jeune cercle de curateurs Dr.Kuckucks Labrador au Kasko de Bâle, d’un groupe de musique Könige Kleiner Länder et enfin d’un groupe de performeurs Beuystoys&Mudisten. De prime abord, on découvre dans ce travail de Raphaël Stucky l’image d’un objet, difficile à identifier, flottant et sculptural. Il se présente comme une photographie en partie retouchée jusqu’à ce que l’image se mette en mouvement et que, ce qui s’avère être un oreiller chute et disparaisse. D’une séquence à l’autre le volume, la forme laissent place à l’action, la nature de l’œuvre se transforme, elle passe de fixe à mobile. En choisissant l’oreiller pour objet, Raphaël Stucky s’intéresse à ce glissement en établissant un parallèle avec le passage de l’état de sommeil à l’action du rêve. Auf dem ersten Blick entdeckt man in dieser Arbeit von Raphaël Stucky das Bild eines schwer identifizierbaren, in der Luft schwebenden, skulpturalen Objekts. Es erscheint als eine Fotografie, die teilweise retuschiert wird, bis sich das Bild in Bewegung setzt und das, was sich als Kissen erweist, verschwindet. Von einer Sequenz zur anderen überlassen dieser Körper und dessen Form den Platz für die Handlung. Die Eigenschaft des Kunstwerkes verwandelt sich; von einer Position ausgehend, kommt es zu Bewegungen. Raphaël Stucky interessiert sich für diese Veränderung, indem er das Kissen zum Gegenstand wählt, mit einem Übergang vom Zustand des Schlafens zur Handlung des Träumens. Kissen II, 2013 Vidéo – © Raphaël Stucky

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Nicole A. Wietlisbach

Née en 1989 à Bâle, elle y vit et travaille. Nicole A. Wietlisbach est une artiste multimédia, et actuellement étudiante en Master en Beaux-Arts à l’Institut Kunst HGK FHNW de Bâle. En 2013, une exposition individuelle step by step à l‘Ausstellungsraum à Aarau lui a été consacrée et elle a participé aux expositions collectives Touch my krokodile à la Villa Renata de Bâle et 1+1=1 au Kaskadenkondensator de Bâle. Une photographie est le regard de son auteur. Nicole A. Wietlisbach donne à voir un sujet, il est le résultat d’une manipulation chimique qui trahit une intention, une subjectivité. Elle prolonge son intervention en donnant du son à chacune de ses images. Inner Voice est une série de polaroïds pris par l’artiste et qu’elle présente comme de petits objets contenant chacun une bande son composée en regard de l’image et de l’atmosphère qui s’en dégagent. Par l’ajout de cette dimension sonore, l’artiste transforme la nature de l’œuvre qui n’est plus tout à fait photographie, mais se situe entre sculpture et installation. Eine Fotografie ist der Blick ihres Autors. Nicole A. Wietlisbach macht ein Subjekt sichtbar. Ihre Fotografien entstehen bei dem Umgang mit Chemie, welcher eine Absicht, eine Subjektivität verrät. Sie verlängert ihren Eingriff, indem sie jedem ihrer Bilder einen Klang zuordnet. Inner Voice ist eine Serie von Polaroids, die die Künstlerin gemacht hat und die sie als kleine Objekte ausstellt, welche jeweils eine Tonspur beinhalten, abgestimmt auf die Stimmung des mit dem Bild verbundenen Ortes. Mit dem Einfügen dieser Klangdimension verwandelt die Künstlerin die Natur des Werkes, das nicht mehr ganz Fotografie ist, sondern sich zwischen Skulptur und Objektinstallation befindet. Inner voice, 2013 Polaroid, plexiglass, haut-parleurs et son 10,8 x 8,9 X 5,6 cm © Nicole A. Wietlisbach

Journal de l'expo Fait et À faire à la Kunsthalle  

Journal de l'expo Fait et À faire à la Kunsthalle Mulhouse (Regionale)

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