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Avril 2009 N° 0001 - Gratuit

Prévention buccodentaire"

MedeSpace Magazine est une revue scientifique spécialisée en sciences médicales et actualités

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Edito : Nous croyons que : - Le vrai sens de la vie réside dans la bonne foi et la volonté sincère. - La promotion du savoir est la voie la plus sure vers la vertu. - Il faut croire à la créativité des jeunes, pour préserver la prospérité de la société. - Nous devons être bons successeurs pour être bons prédécesseurs. - Développer l’esprit d’auto formation et porter l’intérêt sur des disciplines multiples doivent être les qualités de l’être hautement qualifié qu’est le médecin. Une année après le lancement du portail médical francophone MedeSpace.net, voici une édition de son Magazine scientifique spécialisée dans l'information médicale. Vous retrouverez chaque vos actualités médicales et les dernières recherches dans les domaines des sciences médicales, des dossiers et sujets élaborés par nos spécialistes et nos étudiants membre de MedeSpace.net. Son but est d'offrir l'information gratuite sur un support électronique qui peut être distribué gratuitement sous sa forme actuelle. MedeSpace.net Administrator

Equipe de rédaction : Le contenu du magazine est rédigé par les membres du portail médical francophone (MedeSpace.net), la liste des contributeurs est si longue à citer dans ces pages.

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Sommaire : Actualités Médicales -

Polio: campagne pour vacciner 53 millions d'enfants en Afrique.. 04 L'épilepsie peut survenir dix ans après un trauma crânien.. 04 VIE PROFESSIONELLE : Publication des tarifs sur Internet.. 05 fécondée avec le sperme de son son mari dans un coma.. 06 1ère intervention neurochirurgicale sur patient éveillé.. 06 Un nouveau registre pour les greffes du rein.. 07

Revue de presse -

La médecine esthétique bientôt encadrée.. 12 Cancer de la rétine : Vers la prise en charge au CHU Mustapha.. 13 La grippe pistée grâce à Google.. 14

Actualités MedeSpace.net -

Google Medical : votre moteur de recherche médical.. 18 Google donne un PageRank 4 à MedeSpace.net.. 18 Qui croyait que Google est un MedeSpacien? .. 19

Recherches Médicales -

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Des antibiotiques combinés prometteurs contre la tuberculose.. 08 Un nouvel outil contre les tumeurs résistantes.. 09 Etude sur les risques cardiovasculaires.. 10 Un anticorps humain pour combattre les grippes.. 10

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Une grande avancée pour les groupes sanguins rare.. 11

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Une première dans la recherche sur les cellules.. 12

Hight Tech -

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Simroid, un robot qui souffre à la place du patient.. 15 Voici la pile qui se recharge toute seule.. 15 IBM tente de reproduire le cerveau humain.. 16

Dossiers -

Prévention bucco-dentaire.. 19 Question du mois.. 20 Cas clinique du mois.. 22 Caricature médicale.. 24

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Actualités Médicales Polio: campagne pour vacciner 53 millions d'enfants en Afrique :

L'Etat nigérian de Kano (nord) a été l'épicentre de la transmission du virus de la polio dans plusieurs pays de la région durant ces dernières années. En 2003, les autorités locales avaient suspendu les vaccinations pendant un an, après que des musulmans radicaux et quelques médecins eurent affirmé que le vaccin rendait les jeunes filles stériles et que la campagne était un complot des Etats-Unis visant à dépeupler l'Afrique.

Cinquante-trois millions d'enfants d'Afrique de l'Ouest, dont tous les petits Nigérians, vont être vaccinés contre la poliomyélite dans le cadre d'une vaste campagne lancée vendredi, a annoncé à Genève le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). Plus de 162.000 personnes sont mobilisées pour administrer des vaccins oraux aux enfants de moins de cinq ans au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Mali, au Niger, au Nigeria et au Togo, les enfants du Ghana ayant déjà été vaccinés lors d'une première phase en février, a indiqué une porte-parole de l'Unicef Miranda Eeles.

Cette fois, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Unicef et le Centre américain pour le contrôle des maladies ont pris soin d'associer les chefs traditionnels et les leaders religieux à la campagne de vaccination, a relevé Mme Eeles. En dehors du Nigeria, les trois autres pays où la polio est endémique sont l'Afghanistan, l'Inde et le Pakistan. TV5 info

L'épilepsie peut survenir dix ans après un trauma crânien

Cette campagne massive bénéficie d'un budget de 67 millions de dollars, a indiqué l'agence de l'ONU. "La première priorité, c'est de vacciner tous les enfants au Nigeria, l'un des quatre pays au monde où la maladie est endémique", a insisté Mme Eeles. La moitié des vaccins utilisés durant la campagne sont destinés à ce pays considéré comme un réservoir du virus. Cette campagne de vaccination vise à donner un coup d'arrêt à la diffusion de la polio après une flambée au Nigeria l'année dernière qui a atteint six pays africains, tandis que la maladie a réapparu au Niger en 2007. Un total de 844 cas de polio ont été recensés dans ces huit pays en 2008, dont 95% au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec 130 millions d'habitants.

Une étude danoise montre qu'un risque élevé d'épilepsie post-traumatique perdure dix ans après le choc. C'est un fait connu depuis longtemps des neurologues et chirurgiens du cerveau : les victimes d'un traumatisme crânien, qu'il s'agisse d'une simple commotion cérébrale,

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d'une blessure du cerveau ou d'une fracture du crâne, ont plus souvent des crises d'épilepsie (posttraumatiques) que la population générale. Mais quel en est le risque exact ? Quelle est la durée précise de ce risque, surtout pour les jeunes enfants et les adolescents ? Les jeunes sont-ils plus résistants que les seniors ? Pour le savoir, le Dr Jakob Christensen et ses collègues de l'hôpital d'Aarhus (Danemark) ont réalisé une énorme étude publiée lundi par The Lancet. Ils ont effet identifié 1,65 million de Danois nés entre 1977 et 2002 parmi lesquels ils ont sélectionné, grâce au National Hospital Register, 78 572 personnes ayant eu un traumatisme crânien. L'examen de tous les dossiers médicaux, dans le respect de l'anonymat des malades, a permis au Dr Christensen de répertorier 17 470 personnes ayant eu un diagnostic avéré d'épilepsie (clinique, électroencéphalographie) et documenté grâce à l'imagerie médicale. Chez 1 017 d'entre eux, le traumatisme crânien datait d'avant le début de leur maladie épileptique. La sévérité du traumatisme, l'intervalle avec le début des crises, ont été soigneusement relevés par les chercheurs. Ils ont trouvé ainsi qu'une commotion cérébrale simple se manifestant par une perte de conscience, ou une amnésie, une confusion ou une désorientation, voire un déficit moteur ou sensitif temporaire, multiplie par 2 le risque secondaire de faire une maladie épileptique. Démonstration impressionnante Quand le traumatisme est plus sévère avec une contusion cérébrale (un «bleu» au cerveau) ou une hémorragie intracrânienne, voire une fracture du crâne, le risque ultérieur de faire des crises d'épilepsie est multiplié par 7. De plus, ce risque épileptique, s'il est maximal la première année suivant le choc, reste élevé jusqu'à dix ans après l'accident. Le risque épileptique augmente d'ailleurs avec l'âge : il est spécifiquement plus élevé au-delà de 15 ans pour les victimes de traumatismes sévères. Il est également légèrement plus élevé en moyenne pour les femmes (multiplié par 3) que pour les hommes (multiplié par 2). Les malades ayant eu un séjour hospitalier de longue durée après un trauma crânien grave avec

fracture du crâne ont un risque très élevé d'épilepsie. Des antécédents familiaux d'épilepsie chez les ascendants ou dans la fratrie multiplient par 6 le risque d'épilepsie après un trauma crânien modéré et par 10 en cas de trauma grave. Cette démonstration danoise est impressionnante : dans le passé en effet de nombreuses études de trop petite taille ou à la méthodologie critiquable avaient donné des résultats contradictoires ou inutilisables. Pour le Pr Simon Shorvon (Institut de neurologie de l'University College de Londres) dans un éditorial accompagnant cet article du Lancet, l'étude de Christensen, à la fois du fait de la taille de la cohorte et de sa méthodologie statistique, en fait «l'étude de référence dans ce domaine». À ce jour, il n'existe aucun consensus médical sur la marche à suivre pour prévenir l'épilepsie post-traumatique. «Aucune prophylaxie efficace n'est disponible et les essais de médicaments préventifs ont été décourageants.» Ce champ de la recherche est en jachère à la fois par manque d'informations scientifiques fiables, mais aussi par manque de financements. «Nous manquons cruellement de moyens pour réaliser des études prospectives dans ce secteur», témoigne le Dr Colette Gougeon, du service de neurochirurgie de l'hôpital Henri-Mondor (Créteil). On pourrait aussi ajouter que contrairement au Danemark qui dispose d'un registre hospitalier national, la France n'a aucun outil épidémiologique utilisable et d'envergure indispensable à ce type d'étude. Lefigaro

VIE PROFESSIONELLE : Publication des tarfis sur Internet Dr Gilbert Lagier-Bertrand, président du conseil de l'ordre des chirurgiens-dentistes des Hautes-Alpes, a réagit suite à un article paru dans les colonnes du "Daupiné" (article du 12 Janvier 2009) sur l'éventuelle publication des tarifs des dentistes sur Internet.

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w w w Me e de e S acccee...n n e ww ww w..M ed eS Sp pa ne ett "C'est un défi contre le temps et contre la maladie. J'ai décidé d'agir car le tribunal a autorisé le prélèvement du sperme du mari", a expliqué ce gynécologue à la fois célèbre et controversé pour avoir permis dans le passé à des femmes ménopausées d'avoir des enfants, cité par le Corriere della Sera.

"Résumer à de simples fourchettes comparatives de prix, type concurrence du moins disant, les tarifs des actes prothétiques nous semble tendancieusement réducteur et ne peut qu'apporter la confusion et l'incompréhension". Gilbert LagierBertrand poursuit en précisant que "le coût de la prothèse est un ensemble combiné de compétences et de prises en considération". Le président de l'ordre réagit ensuite aux propos de Pascal Lissy, président de la CPAM : "Quand je lis à regret, M. Lissy justifier cet affichage sur Internet en disant : "C'est une garantie pour les patients dans un contexte de fortes dérives de dépassement d'honoraires", je me dis quel partenaire particulier, nos aînés avaient pour habitude de dire face à de tels dénigrements : "Que chacun balaye déjà devant sa porte". À Mme Bontemps, directrice adjointe de la CPAM qui explique que "les seuls retours négatifs viennent des chirurgiens-dentistes", il réplique : "Encore heureux qu'ils aient cette capacité de réaction, car cette présentation partielle et partiale sur Internet n'améliore en rien l'information de nos patients et encore moins leur prise en charge par les caisses". Gilbert Lagier-Bertrand conclut: "Le lieu où l'on recueille le plus de renseignements sur notre état de santé bucco-dentaire ce n'est pas l'écran d'ordinateur, c'est le cabinet dentaire. Les confrères informent précisément sur les plans de traitement les mieux adaptés à chaque cas et procurent les prévisionnels d'honoraires correspondants, ce qui contribue au consentement éclairé, qu'un simple écart de chiffres sans signification aucune ne peut satisfaire".

"Je souhaite aider cette femme qui a décidé de devenir mère pour réagir à l'immense douleur d'un décès annoncé", a ajouté Severino Antinori, surnommé l'"accoucheur des grand-mères" par la presse de la Péninsule. Cette fécondation "in vitro" sera une première en Italie avec un homme dans le coma comme donneur de sperme, selon le Corriere. Le quotidien la Repubblica révèle que le jeune couple impliqué habite Vigevano, dans le nord du pays. Le mari, âgé de 35 ans, a été frappé il y a un mois par un cancer du cerveau alors qu'il avait formé avec son épouse de 32 ans le projet d'avoir un enfant, précise le journal. "Ce qui se prépare est illégal car l'accord des deux parents est nécessaire pour la procréation. Dans ce cas le mari est considéré comme un simple réservoir de cellules", a réagi Mgr Elio Sgreccia, président d'honneur de l'Académie pontificale pour la vie, cité par le Corriere della Sera. SOURCE : YAHOO-NEWS / SANTE

1ère intervention neurochirurgicale sur patient éveillé..

fécondée avec le sperme de son son mari dans un coma! Le célèbre gynécologue italien Severino Antinori va procéder à la fécondation artificielle d'une femme dont le mari est dans un coma irréversible à la suite d'un cancer au cerveau, une première dans le pays, en dépit de l'opposition du Vatican, écrit mercredi la presse italienne.

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Une équipe de chirurgiens neurologues du Centre Hospitalo-Universitaire (CHU) de Annaba a réalisé avec succès dimanche la "première intervention chirurgicale de neurochirurgie effectuée en Algérie sur des patients éveillés". A-t-on appris du Pr Abderrahmane Saidia, directeur de cet établissement de santé. Une équipe de chirurgiens neurologues du centre hospitalouniversitaire (CHU) de Annaba a réalisé avec succès dimanche le 23 février la "première intervention chirurgicale de neurochirurgie effectuée en Algérie sur des patients éveillés", a-t-on appris du Pr Abderrahmane Saidia, directeur de cet établissement de santé. Cette opération délicate qui porte le nom de "stimulation corticale sur malade éveillé", s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche dans cette spécialité médicale de "très haute précision", a ajouté le même responsable. Vingt-six interventions chirurgicales de "haut niveau" en tout, touchant quatre spécialités médicales, sont programmées au centre hospitalouniversitaire (CHU) de Annaba, a également fait savoir le Pr Saidia. Lié à la neurochirurgie et au cancer du foie, ce programme qui porte également sur des implants cochléaires et de la cornée, s’inscrit, a-t-il précisé, dans le cadre "d’une meilleure prise en charge des patients souffrant de ce genre de pathologies" et vise à "valoriser les efforts déployés à l’échelle nationale en vue de maîtriser la chirurgie de haut niveau qui requiert une extrême précision et des techniques chirurgicales sophistiquées". S’agissant de la greffe hépatique, prévue pour mai prochain, au titre d’une coopération entre les CHU de Annaba et de Montpellier (France), un programme est en cours de préparation au niveau du service de chirurgie générale, en prévision de ce rendez-vous médical, a également indiqué le Pr Saidia, précisant que huit (8) patients souffrant du cancer du foie bénéficieront de ces interventions pointues. Un programme d’implants de la cornée a été également entamé à la clinique d’ophtalmologie relevant du CHU de Annaba, a également indiqué le Pr Saidia, ajoutant qu’une équipe de chirurgiens, dirigée par le professeur Fouzia Boulaanab, s’attelle, depuis samedi dernier, à concrétiser ce programme d’interventions chirurgicales. Le saut qualitatif enregistré à Annaba par le secteur

de la santé a aussi permis aux services ORL (oto-rhino-laryngologie) et Chirurgie du cou et de la face de réaliser, entre samedi et dimanche, pas moins de six (6) implants cochléaires à des malades dont l’âge varie entre 2 et 27 ans, a indiqué le même praticien. Cent seize (116) opérations de ce type ont été réalisées à ce jour par le CHU de Annaba, depuis le lancement, en 2007, de ce programme qui s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale destinée à permettre au plus grand nombre possible de patients de recouvrer l’ouie et la parole, rappelle-t-on.

El Moudjahid

Un nouveau registre pour les greffes du rein

TORONTO - Un nouveau registre inauguré jeudi permettra à ceux qui veulent donner un rein de leur vivant d'être jumelés à une personne souffrant d'une maladie rénale. Le Registre de donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires, lancé par la Société canadienne du sang, devrait faire augmenter de 15 à 20 pour cent le nombre de greffes de rein au pays. Environ 3000 personnes au Canada sont en attente d'une transplantation de rein. En 2007, près de 1200 greffes de rein ont été réalisées au pays et dans 480 cas, le rein provenait d'un donneur vivant. Les personnes souhaitant donner un rein à l'un de leurs proches, mais ne pouvant le faire en raison d'une incompatibilité, pourront lui venir en aide grâce au Registre. Il s'agira de trouver un autre couple de donneur et receveur incompatibles avec lequel il pourra y avoir compatibilité par

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échange des bénéficiaires.

bloquer cet enzyme appelé bêta-lactamase.

Plus de 35 000 Canadiens souffrent de maladie rénale. Des études réalisées au Canada et aux États-Unis ont révélé que la greffe d'un rein est plus économique que la dialyse pour le traitement d'une maladie rénale au stade terminal.

L'un d'eux est le clavulanate, déjà utilisé en combinaison pour traiter en particulier différentes infections chez les enfants.

Source : Canoë Santé

Des antibiotiques combinés prometteurs contre la tuberculose

Le biochimiste John Blanchard, de la faculté de médecine Albert Einstein à New York, l'un des principaux auteurs de cette étude, a découvert une combinaison qui en laboratoire bloque la prolifération de 13 souches différentes de tuberculose devenues résistantes aux antibiotiques. Il s'agit du clavulanate, efficace pour neutraliser la protection de la bactérie de la tuberculose contre les antibiotiques, plus une injection de meropenem, qui attaque la bactérie ainsi désarmée.

Une combinaison de deux antibiotiques déjà sur le marché pour combattre d'autres infections bactériennes s'est avérée prometteuse contre la tuberculose ultra-résistante (XDR-TB), forme la plus mortelle de cette maladie, selon une étude menée par deux équipes américaines. La tuberculose, l'une des plus anciennes maladies infectieuses, fait des ravages avec plus d'1,5 million de décès dans le monde chaque année, relèvent les auteurs de cette étude parue dans la revue Science datée du 27 février. La bactérie responsable de cette maladie, le bacille de coque, devient de plus en plus résistante à nombre de traitements. Les souches tuberculeuses ayant développé une résistance aux antibiotiques actuellement utilisés et représentant environ 6% des cas diagnostiqués chaque année dans le monde, sévissent surtout dans les pays de l'ancien bloc soviétique, au Japon, en Corée et en Afrique du sud. Elles frappent souvent les personnes infectées par le virus du sida. La bactérie de la tuberculose contient un enzyme qui neutralise l'ensemble des antibiotiques de l'arsenal existant, rendant les autres traitements inefficaces.

Encouragées par les très bons résultats des expériences en laboratoire, les deux équipes de chercheurs, dont les travaux sont financés par les Instituts nationaux américains de la santé (NIH), espèrent pouvoir mener cette année des études limitées sur des malades en Corée du Sud et en Afrique du sud. Les traitements antituberculeux actuels requièrent quatre antibiotiques pendant au moins six mois. "Si l'efficacité de la combinaison de ces deux antibiotiques se confirme chez des malades, cela ouvrira la voie à une simplification du traitement anti-tuberculeux ramené à seulement deux antibiotiques pour toutes les variantes de tuberculose", a souligné le Dr Blanchard. Pour le Dr William Jacobs, professeur de microbiologie à la faculté de médecine Einstein, "cette découverte pourrait être l'une des plus prometteuses dans la recherche sur la tuberculose depuis la découverte du isoniazide". Il faisait référence au premier traitement antituberculeux efficace découvert dans les années 50.

Mais il existe différents antibiotiques capable de

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Un nouvel outil contre les tumeurs résistantes La stratégie thérapeutique mise au point à l'Institut Curie va bientôt être testée sur l'homme. Beau cadeau pour l'Institut Curie - il fêtera son 100e anniversaire cette année - que la découverte par ses chercheurs d'un moyen de rendre sensible à la radiothérapie des cancers encore très difficiles à guérir, tels que les glioblastomes ou les mélanomes. Actuellement, la moitié des traitements anticancéreux en France utilise les rayons très énergétiques produits par la radioactivité. Ils doivent leur efficacité aux cassures massives de l'ADN qu'ils entraînent, particulièrement nocives pour les cellules tumorales en pleine prolifération : lorsqu'elles n'arrivent plus à réparer leur ADN, elles se suicident par un processus dit de mort programmée ou apoptose. Pourtant, certains cancers arrivent à résister à la radiothérapie et aux dégâts qu'elle cause dans leur ADN. Pour les prendre de vitesse, Marie Dutreix et son équipe «recombinaison et instabilité des génomes» de l'Institut Curie ont eu l'idée d'amplifier l'effet des rayons sur ces cellules. «Il nous fallait trouver le moyen de désarmer les cellules, explique Marie Dutreix, arriver à empêcher la réparation de leur ADN au point de rendre irréversibles les dommages du rayonnement.» Pour explorer cette possibilité, déjà tentée à plusieurs reprises par le passé, les chercheurs ont eu recours à un stratagème ingénieux : détourner par de petits leurres les enzymes chargées de réparer l'ADN après l'action des rayons. Ils annoncent dans la revue Clinical Cancer Research avoir réussi à mettre au point de tels leurres. «Dépourvue de toxicité» Appelés «Dbait», ces petits fragments d'ADN sont capables de mimer le génome endommagé et de mobiliser loin de lui son appareil de réparation. Résultat, une fois introduits dans les cellules cancéreuses, celles-ci deviennent sensibles aux rayons ionisants utilisés en radiothérapie. Mieux, l'injection des Dbait dans des souris qui portaient des tumeurs radiorésistantes a rendu la radiothérapie efficace sur ces animaux et permis, pour la première fois, d'en sauver plus de la moitié.

«Cette approche, entièrement nouvelle, présente plusieurs avantages, résume Marie Dutreix. Elle est d'abord dépourvue de toxicité pour les tissus sains environnant la tumeur, ce qui est loin d'être le cas des chimiothérapies qui accompagnent souvent la radiothérapie. Ensuite, contrairement à un médicament, elle vise un mécanisme général, la réparation de l'ADN, ce qui rend moins probable l'émergence d'une résistance des cellules cancéreuses au traitement.» Ces travaux sont à l'origine de trois brevets déposés conjointement par le CNRS, le Muséum national d'histoire naturelle, l'Inserm et l'Institut Curie, mais aussi de la création d'une entreprise de biotechnologie, DNA Therapeutics. Installée au Génopole d'Évry et dirigée par l'un des auteurs de ces travaux, le professeur Jian-Sheng Sun, elle sera chargée à la fois du développement des Dbait en un véritable produit thérapeutique et de la mise en place des premiers essais cliniques. Pour relever ces défis, la société va multiplier par mille les quantités de Dbait produites et faire appel à des sociétés déjà spécialisées dans la vectorisation de ce type de molécules afin de les rendre plus facilement absorbables par l'organisme. L'injection des Dbaits dans les tumeurs bénéficiera aussi de l'expertise en ciblage par imagerie des radiothérapeutes de l'Institut Curie. Grâce à des procédures administratives accélérées, les premiers essais pourraient débuter en 2011 dans quatre centres parisiens : ils porteront sur des patients atteints de mélanome ayant déjà atteint le stade de métastases locales. S'ils sont concluants, estime Marie Dutreix, l'usage des Dbait pourrait même se généraliser à toutes les radiothérapies : leur intérêt serait alors, en permettant de réduire les doses de rayonnement efficaces, de limiter l'ampleur des destructions qu'elles entraînent dans le reste des organes traités. lefigaro

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Etude sur les risques cardiovasculaires Un programme de recherche sur les facteurs de risques de maladies cardio-vasculaires (MCV) est en cours de réalisation dans la ville de Hammam Sousse. Baptisé “Hammam Sousse Sahloul Heart Study”, ce programme, lancé cette année et se poursuivra jusqu’en 2013, s’inscrit dans le cadre de la convention signée entre la municipalité de Hammam Sousse et le CHU de Sahloul. La première phase du programme consiste à mener une étude sur les niveaux de risques cardiovasculaires chez des personnes âgés de 20 ans et plus. A cet égard, 14 équipes pluridisciplinaires, composées de médecins, de dentistes et d’infirmiers ainsi que de 140 volontaires, ont été mobilisées, depuis le premier février courant, pour effectuer, jusqu’au 31 mai prochain, une enquête auprès d’un échantillon de mille familles issues de 33 quartiers divers. L’enquête porte sur l’état de santé des interviewés et leur mode de vie, des mesures de tension, de la taille, du tour de hanches et du poids, des examens dentaires ainsi que des prélèvements sanguins et urinaires. M.Ahmed Ben Abdelaziz, directeur de l’information au CHU de Sahloul, a indiqué que quelques cas de diabètes, d’hypertension et d’hypercholestérolémie ont été découverts jusqu’ici et envoyés au CHU Sahloul pour bénéficier d’examens et de dépistages gratuits. Il a précisé qu’une évaluation de cette première phase du programme sera menée, au mois de mars prochain, tandis que l’analyse finale des données collectées est prévue au mois de juin prochain. “Un forum sera organisé ultérieurement pour présenter les résultats et planifier une stratégie d’intervention locale” a t-il ajouté. Quant à la 2ème phase du programme, elle est projetée pour la période 2010-2012 et portera sur l’organisation des plusieurs actions de sensibilisation sur l’importance de la prévention et le dépistage précoce ainsi que la nécessité de suivre une hygiène de vie et un régime alimentaire sain.

est prévue pour 2013 et devrait déboucher sur l’élaboration d’un registre des cas d’incidents de syndrome coronarien et de décès par maladies cardiovasculaires.

Info Tunisie

Un anticorps humain pour combattre les grippes Des travaux sur la souris, pour prometteurs qu'ils soient, devront encore être confirmés chez l'homme. Une équipe multidisciplinaire américaine de la Harvard Medical School (Boston, Massachusetts) et des Centers for Disease Control and Prevention (Atlanta, Georgia) vient de publier dans la revue britannique Nature Structural and Molecular Biology des résultats expérimentaux encourageants dans la lutte contre les virus de grippe. Le travail est confiné pour le moment au domaine de l'expérimentation animale : l'équipe de biologistes américains a découvert un anticorps humain capable, lors d'expérimentations avec la souris, de neutraliser plusieurs sous-types du virus de la grippe, y compris le H5N1, responsable de l'épizootie de grippe aviaire hautement pathogène qui sévit autour du globe depuis 2003. Rien en l'état, pour la communauté scientifique française concernée, ne permet de penser que ces résultats préliminaires puissent un jour être transposés en clinique humaine, ni qu'un vaccin «universel» puisse être vraiment mis au point contre la grippe. Il faut d'ailleurs rappeler qu'un essai humain sur volontaires sains d'un anticorps monoclonal du même genre, le Supermab, utile contre des cancers, avait en 2006 tourné au drame, six volontaires hospitalisés en réanimation avec des défaillances aiguës multi-organiques ayant failli mourir après une seule injection du produit (testé pourtant avec succès chez l'animal).

S’agissant de la dernière phase du programme, elle

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Recherche du vaccin universel Il y a 250 000 morts par an de la grippe dans le monde. Chaque année, le virus mute, se recombine, apprend à résister aux antiviraux conçus contre lui. Une prochaine pandémie humaine, qu'elle soit due à l'humanisation du virus H5N1 aviaire ou à un mutant d'un virus A humain, est attendue depuis longtemps. Chaque année, l'Organisation mondiale de la santé réunit ses experts pour décider de la composition du vaccin qui va prévenir la grippe ou plutôt les complications de la grippe lors de cette saison hivernale. Avec ces instructions, les fabricants de vaccins ont quelques mois pour mettre en culture, filtrer, préparer et mettre à disposition des millions de doses. Chaque année, au vu des fréquences observées et de la circulation des virus pathogènes pour l'homme, il faut refaire un nouveau vaccin, celui de l'an dernier étant inefficace, le virus grippal ayant changé. Un vaccin universel représenterait une avancée considérable. Les virus de la grippe humaine sont des virus de type A : ils sont classés en fonction de deux de leurs protéines de surface aux rôles bien distincts. L'hémagglutinine (H) fait entrer le virus dans les cellules de l'hôte, il en existe 16 sous-types. La neuraminidase (N), permet au virus qui s'est multiplié dans ces cellules d'en sortir pour aller en infecter d'autres, il en existe neuf types dif¬férents. Le nombre de combinaisons est si grand que la mise au point d'un vaccin efficace est un véritable cassetête.

Malheureusement, l'anticorps n'a pas pu agir contre les virus humains H3, qui sont souvent en cause dans les épidémies saisonnières. Ainsi, c'est un H3N2 qui a causé la pandémie de «grippe de Hongkong» en 1968 Lefigaro

Une grande avancée pour les groupes sanguins rares Libération relaie une découverte démontrant «il est désormais possible de générer artificiellement des échantillons de référence pour certains types de groupes sanguins très rares ».En effet, « des chercheurs de l’Etablissement français du sang (EFS) Alpes-Méditerranée sont parvenus pour la première fois à modifier génétiquement un groupe sanguin. » Le journal explique qu'« au sein du laboratoire d’hématologie moléculaire, installé à Marseille et dirigé par Jacques Chiaroni, les Dr Claude Bagnis, Pascal Bailly et Sylvie Chapel ont réussi par transfert de gènes à modifier un groupe sanguin ». Les chercheurs précisent que « la perspective d’une application fiable à grande échelle reste encore lointaine ». «Ce sera possible d’ici quinze à vingt ans», a estimé le Dr Bagnis.

Jusqu'à présent, il n'avait pas ét�� possible d'identifier une partie suffisamment constante du virus de grippe qui puisse servir d'antigène contre lequel faire un vaccin «universel». Or, c'est ce qui vient d'être réalisé. Au prix d'un travail de bénédictin, un anticorps a été découvert dans une bibliothèque de 27 milliards de molécules !

Celui-ci explique que l'«on modifie le groupe sanguin pour, à terme, créer des échantillons de sang dont on ne dispose pas». Le Pr Philippe de Micco, Directeur scientifique de l'EFS souligne que l’on est capable de «fabriquer du sang humain dont on choisit le groupe sanguin»,

Le nouvel anticorps est capable de se fixer sur une zone de l'hémagglutinine indispensable à la fusion de l'enveloppe virale avec la cellule humaine. Il agit donc contre le «talon d'Achille» du virus. Administré à des souris, il s'est avéré capable de neutraliser tous les virus du groupe N1 testés, y compris le fameux H5N1 des oiseaux.

libération.fr

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Une première dans la recherche sur les cellules souches Des chercheurs américains sont parvenus à créer des cellules souches pluripotentes, ressemblant aux cellules embryonnaires, en reprogrammant des cellules ordinaires de la peau sans utiliser de virus et ce pour la première fois, selon des travaux publiés ce jeudi. Cette avancée permet d’éliminer un problème clé de sûreté quant à l’utilisation potentielle à des fins thérapeutiques de ces cellules, quasi-similaires aux cellules souches embryonnaires. Elles peuvent potentiellement devenir 220 types de cellules du corps, cardiaques, pulmonaires ou nerveuses, et présentent la possibilité d’avoir le même potentiel thérapeutique que les cellules souches embryonnaires sans la controverse éthique et religieuse puisque pouvant être créées sans détruire un embryon humain. « Nous pensons que c’est la première fois que des cellules souches humaines pluripotentes induites ont été créées sans aucun vecteur viral », déclare James Thomson, chercheur à l’Université du Wisconsin (nord) et principal auteur de cette recherche parue dans la revue américaine Science datée du 27 mars. Cela signifie que ces cellules souches présentent un risque nettement moindre de provoquer des tumeurs ou de bloquer le fonctionnement de certains gènes, ajoute-t-il. Ce chercheur avait été le premier à obtenir des cultures de cellules souches embryonnaires humaines en 1998. En 2007, il avait co-découvert une technique permettant de reprogrammer des cellules adultes de la peau en cellules souches pluripotentes, à savoir capables comme les cellules souches embryonnaires de devenir n’importe quelles cellules du corps. Cette nouvelle méthode utilise comme vecteur un plasmide – et non un virus – pour transporter les gènes nécessaires à la reprogrammation des cellules adultes de la peau. En outre, le plasmide --une molécule d’ADN distincte de l’ADN du chromosome et capable de réplication autonome-- et les gènes qu’il transporte, n’entrent pas dans le génome des cellules souches induites, expliquent les auteurs de ces travaux. afp

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Revue de presse La médecine esthétique bientôt encadrée Selon un rapport de la Direction générale de la santé révélé par Le Figaro, la pratique de certains actes à visée esthétique par des médecins généralistes pas toujours suffisamment formés est en plein essor. Plusieurs accidents ont souligné la nécessité d'un meilleur encadrement. L'être humain, dans les pays riches, supporte de plus en plus mal les signes extérieurs du vieillissement alors même que son espérance de vie croît en moyenne de trois mois par an pour atteindre 84 ans chez les femmes et 77 ans chez les hommes en France. Ce paradoxe est à l'origine du développement fulgurant de la médecine esthétique dans le monde occidental, alors que la chirurgie esthétique, plus lourde, non dénuée de complications si l'opérateur est incompétent, stagne. Aujourd'hui, il est possible de gommer certaines rides du front, des yeux, de la bouche, par l'injection annuelle de botox, de produits de comblements, ou par d'autres techniques physiques comme le laser. Attirés par l'appât du gain, certains généralistes se sont tournés vers cette pratique lucrative, sans formation suffisante. À la suite d'accidents graves, la Direction générale de la santé (DGS) vient de coordonner un rapport non encore rendu public, sur «Les actes à visée esthétique», qui cherche à faire «le ménage» dans ce milieu parfois obscur. Le Figaro révèle lundi la teneur de ce document, qui propose demettre en place une réglementation visant non seulement les produits utilisés,mais aussi les praticiens qui sont autorisés à lesmettre enoeuvre. Le professeur Laurent Lantieri, chef du service de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique à l'hôpital Henri Mondor de Créteil (Val-de-Marne), a recensé récemment au cours de six mois

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d'activité dans son service, des dizaines de cas de patients victimes de complications graves suite à des actes de médecine esthétique : 15 cas d'infections à mycobactéries atypiques liées à des pratiques demésothérapies (injections souscutanées de différents produits pour gonfler la peau ou faire maigrir), trois cas de nécrose tissulaire consécutifs à des injections pour lipolyse (pour faire fondre la graisse), cinq réactions à un corps étranger sévères après injection de produits de comblement non conforme…

techniques qui ont transformé le champ de l'esthétique, assure le docteur Vladimir Mitz (chirurgien,Paris).Pour les autres, il faut mettre en place des vraies formations et ne pas se contenter de celles plus ou moins sérieuses des laboratoires.»

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Formations contestables «Ces complications, dont la liste n'est pas exhaustive, représentent 85 consultations, 23 hospitalisations, soit plusieurs centaines d'euros en coût directs, assure le rapport de la DGS, qui par ailleurs affirme que certains lasers à visée épilatoire entre autres, sont utilisés par du personnel non médical, non qualifié, alors que des risques de brûlure existent. Si la légitimité des spécialistes en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique n'est pas contestée, tout comme celles des dermatologues, la situation est bien plus problématique pour les généralistes, dont certains se lancent dans cette pratique esthétique lucrative, parfois sans formation ou sur la base de formations certes universitaires mais néanmoins contestables. «L'examen de ces formations montre que certaines techniques enseignées ne sont pas scientifiquement validées, voire sont parfois dangereuses pour l'usager, peut-on lire dans le rapport de la DGS. Ces diplômes représentent une manne financière non négligeable pour les universités qui les autorisent et au sein desquelles ils sont dispensés sans contrôle du ministère de l'Enseignement supérieur.» Le rapport propose donc que les techniques de médecine esthétique ne soient mises en oeuvre que par des professionnels définis par un cadre juridique et qu'elles répondent aux mêmes critères d'exigence que ceux s'appliquant aux soins. Le rapport demande également qu'un système de recueil des effets indésirables des actes esthétiques soit élaboré et plaide pour une formation des généralistes validée par le ministère de la Santé. Il réclame enfin la création sur le site du ministère d'un forumd'information pour le public… «Les chirurgiens plastiques et reconstructeurs, les dermatologues ont des bonnes connaissances pour utiliser ces

Même son de cloche du docteur Jacques Ohana, chirurgien plasticien àParis : «C'est une bonne chose d'encadrer ces pratiques. Par exemple, pour utiliser le botox, il faut une très bonne connaissance de tous lesmusclesdelaface.Si l'injection n'est pas faite correctement, on risque d'aboutir à des déformations. Les médecins généralistes ne sont pas formés pour cela, sauf s'ils suivent une vraie formation universitaire reconnue». lefigaro

Cancer de la rétine : Vers la prise en charge au CHU Mustapha Le rétinoblastome (cancer de la rétine) va être bientôt pris en charge en Algérie. Le choix semble porté sur l’hôpital Mustapha Bacha, à Alger, pour la création d’une unité de cancérologie oculaire. Dans ce cadre, « il y a un projet pour l’acquisition d’un laser diode », confirme le directeur de l’hôpital, M. Dahar. Non complet, le traitement de cette pathologie se fait à raison de « trois quarts seulement en Algérie ». Reste « le traitement conservatoire » pour lequel les malades sont souvent envoyés à l’étranger pour un complément de soins, selon le professeur Aîlam. Le service d’ophtalmologie du CHU Mustapha vient par ailleurs d’être équipé d’un OCT (optical coherence tomography), une technique d’imagerie très performante qui permet de visualiser la rétine en profondeur avec une résolution de quelques dizaines de microns. Sa finesse permet de détecter les faibles variations de réflectivité qui caractérisent les différentes couches de la rétine au fond de l’œil. Un laser diode est un composant optoélectronique à base de matériaux semiconducteurs. L’OCT a révolutionné l’ophtalmologie en permettant de voir « la coupe histologique de la rétine », explique le professeur Ghemri. De cette façon, attestet-elle, « cette technique nous permet de

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dépister certaines maladies, telles les pathologies de la macula, de la papille et même le glaucome ». Le coût de cet équipement est de 994 millions de centimes. « Au service d’ophtalmo-pédiatrie de l’hôpital Mustapha qui compte 27 lits, on opère jusqu’à 10 malades atteints soit de cataractes congénitales ou de glaucome congénital », affirme le professeur Ghemri, qui précise que « le glaucome congénital est dû aux mariages consanguins ». Le docteur Berkat a appelé, pour sa part, les diabétiques à se rapprocher de l’hôpital pour éviter d’être opérés à un âge avancé. Le docteur Djebour, intervenant sur la microchirurgie de la rétine, souligne : « Mon service ne souffre pas de problème d’attente, nous travaillons dans la continuité et c’est très important », surtout depuis qu’il est équipé d’un laser Ximer pour le traitement des myopies moyennes. Avec l’utilisation de cette technique, « le malade n’a pas besoin d’être hospitalisé, le résultat est immédiat », précise-t-il. 150 malades ont été examinés par le biais de cette technique. Pour ce qui est du décollement de la rétine, le docteur Benhamada affirme que dans le service qu’elle dirige, on opère pratiquement 10 patients par semaine. 790 malades ont été opérés pour cette pathologie en 2008. Cela étant, pour M. Dahar, le service d’ophtalmologie de son hôpital « est le plus grand à l’échelle nationale en termes de qualité et de quantité d’équipements ». Un investissement de 31 milliards de centimes a été effectué pour l’équipement de ce service. Ce dernier dispose de 129 lits et de 7 salles d’opération. Au total, 63 524 consultations ont été effectuées dans ce service en 2008. Plus en détail, il s’agit de 19 893 explorations avec des activités chirurgicales, 12 836 opérations chirurgicales, dont 1194 opérations délicates comme sur le décollement de la rétine.

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L'utilisation d'Internet par un nombre toujours croissant de personnes offre de nouvelles perspectives en matière d'épidémiologie. Par exemple, le fait que les internautes aient recours à des moteurs de recherche quand ils ressentent les premiers symptômes de la grippe, peut permettre de suivre quasiment en direct l'évolution de cette maladie aux États-Unis. Des chercheurs de Google et des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont mis au point une méthode automatique de repérage des demandes liées à la grippe, qui leur permet de suivre l'évolution de l'épidémie plus rapidement que tous les autres réseaux d'information (Nature, 19 février 2009). Aux États-Unis, près de 90 millions d'adultes se servent d'Internet. Les réseaux sentinelles qui fonctionnent actuellement dans la plupart des pays développés, signalent toutes les semaines le nombre de cas de syndromes grippaux vus dans les consultations et diagnostiqués dans les laboratoires. Ces systèmes sont efficaces et fiables, mais leurs résultats ne sont disponibles qu'entre sept et quinze jours plus tard. Cette surveillance vise à anticiper les besoins de santé ou encore les conséquences sociales d'une épidémie importante. Le système mis en place par les chercheurs de Google a été testé pendant plusieurs mois. La courbe de l'épidémie de grippe réactualisée chaque jour est accessible depuis le 8 décembre 2008 sur le site de Google Flu Trends. Toutes les données exploitées sont anonymisées.

el watan

Une grande réactivité

La grippe pistée grâce à Google

La surveillance épidémiologique via Google repose sur un principe simple : avant d'appeler leurs médecins, beaucoup d'internautes tapent sur Google ou Yahoo! les mots «fièvre», «douleurs», «symptômes de la grippe», etc. Les entrées multipliées par des millions d'individus permettent de repérer au jour le jour l'apparition des

Aux États-Unis, les recherches d'informations sur le Web des internautes grippés indiquent la vitesse de propagation de l'épidémie et ses déplacements.

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foyers de grippe. Les zones géographiques étant renseignées par les rapports de connexion, il est aussi possible de cartographier les progressions du virus.

Hight Tech

Avant de lancer le système de suivi, des centaines de milliards de recherches individuelles ont été «moulinées» sur une période de cinq ans sur Google. Très rapidement, les chercheurs sont parvenus à ce que les courbes épidémiques obtenues par Google Flu soient très proches de celles des CDC d'Atlanta.

Les jeunes étudiants japonnais en médecine, plus particulièrement dans la filière dentiste peuvent désormais s'entrainer sur un robot japonnais nommé : Simroïd sensible qui fronce les sourcils en cas de douleur et de gestes déplacés. Par exemple, si la roulette touche un nerf, le robot humanoïde pousse des cris de douleur.

Dès le départ, les CDC qui ont leur propre réseau de surveillance de la grippe se sont montrés intéressés par le projet de Google et y ont collaboré. Sa grande réactivité est un atout important. Surtout au moment de l'émergence de l'épidémie, comme le reconnaît Joseph Breeze, du CDC. «Nous sommes très attentifs aux nouvelles possibilités offertes par ces technologies, a-t-il déclaré à CNN. Nous allons voir si elles permettent de mieux surveiller les débuts de la grippe aux États-Unis. En théorie, ces technologies pourraient s'appliquer à d'autres épidémies ou à d'autres problèmes de santé.» Google Flu n'est pas parfait. Nombre de personnes peuvent avoir l'impression d'avoir la grippe alors qu'ils ont une autre maladie. Les chercheurs de Google le savent et ont intégré ce paramètre dans leurs équations. Plus embêtant, beaucoup de personnes âgées, les plus fragiles, n'ont pas Internet. Au cours des dernières années, d'autres expériences ponctuelles de surveillance «infodémiologique» de la grippe ont été réalisées sur un site médical suédois et sur les pages spécialisées d'un site de santé américain et canadien.

Simroid, un robot qui souffre à la place du patient

Simroïd a été conçue par une équipe de roboticiens nippons, elle a l'apparence physique d'un humain avec des traits de visage très détaillés et des cheveux long. Elle mesure 1 mètre 60 et peut bouger les yeux, les sourcils, les mains pour s'exprimer et dire "ça fait fait mal". Les ingénieurs ont anticipés les plaisanteries des étudiants en plaçant des capteurs sur la poitrine du robot. Ce robot permet donc aux étudiants de visualiser les réactions que peuvent avoir des humains quand une erreur est faite, et ils peuvent ainsi peaufiner, "améliorer" leur technique.

lefigaro

Voici la pile qui se recharge toute seule Quelques nanocâbles bardés de (super)nanos filaments, un peu d’exercice physique et hop : voilà de quoi recharger en continu votre téléphone portable, votre lecteur MP3 ou tout autre objet « nomade » !

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A la différence qu’ici, ce sont les textiles auxquels on imprime un mouvement qui se charge de produire l’énergie recherchée. L’équipe américaine va à présent essayer d’augmenter la puissance et le voltage de son système. Lesoir Be

IBM tente de reproduire le cerveau humain

Ce prototype de nanochargeur, dont l’existence a été dévoilée ce jeudi au 237e congrès de la Société américaine de chimie (ACS) n’est bien sûr pas encore sur le marché. Mais son concept a été validé par les chercheurs de l’Institut technologique de Géorgie (Georgiatech). « Il s’agit d’un système qui tire parti de matériaux piézoélectriques » (capables de transformer une énergie mécanique en une énergie électrique), indique le Pr Zhong Lin Wang, qui a dirigé l’équipe. « L’âme du système est un réseau de fibres sur lequel se hérisse une forêt de nanofilaments d’oxyde de zinc (ZnO). Ces nanofibres font 1/5000e de la taille d’un cheveu humain en diamètre et 1/25e en longueur. » Ce matériau souple, quand il est mis en mouvement, génère un courant électrique continu. « Et ce quel que soit son support : un métal, une céramique, des polymères », précise le chercheur. C’est ce courant qui peut être récupéré par des appareils fonctionnant habituellement sur batteries et qui ne consomme qu’une énergie réduite. « Le système est au point et surtout, il fonctionne avec des vibrations à très basse fréquence, précise l’équipe. C’est-à-dire en dessous de 10 hertz. » C’est précisément cette gamme de fréquence qui intéressait Wang et ses collaborateurs. Elle correspond aux mouvements du corps humain, qu’il s’agisse d’agiter la main, de marcher, courir, sauter… Bref, ce nanogénérateur est un peu l’équivalent de ce qu’était jadis le système mécanique qui permettait de remonter automatiquement les bracelets-montres.

La société multinationale IBM, en partenariat avec 5 universités prestigieuses américaines, a reçu une aide de 4,9 millions de dollars US afin de construire un ordinateur dont le fonctionnement reposerait sur le même principe qu'un cerveau humain. Le projet espère parvenir à imiter les capacités de prise de décisions rapides, la taille réduite ou encore la faible consommation d'énergie du cerveau. Répliquer le cerveau humain La DARPA est un organisme distribuant de l'argent pour financer les recherches les plus prometteuses et intéressantes à des entreprises ou établissements académiques américains. Étant financée par le gouvernement et donc l'argent de ses contribuables, il est important que ces sommes ne soient pas attribuées à n'importe qui : mieux vaut que les projets débouchent sur quelque chose de concret. L'informatique cognitive, puisque c'est cela dont il s'agit, tente de rendre possibles rapidement des opérations extrêmement complexes à mettre en œuvre par les méthodes traditionnelles, et qui semblent triviales pour n'importe quel humain. De nombreuses recherches ont ainsi été conduites pour améliorer les logiciels de reconnaissance faciale. Là où même un enfant en bas âge reconnaît ses proches quasi instantanément, il faut déployer des moyens considérables et des algorithmes ingénieux pour parvenir à un taux de réussite acceptable. Autre application, le monde du travail et de la finance. Comment les traders sont-ils capables de prendre des décisions (généralement ) justes aussi

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rapidement au vu de la quantité incroyable de données qui circule devant leurs yeux en permanence, dont la fiabilité et la pertinence doivent être réévaluées en temps réel ? Bien entendu, le fantasme d'une véritable intelligence artificielle n'est jamais loin et n'est pas une idée nouvelle. On attend toujours les robots intelligents et doués d'émotions prédits par nos parents dans les années 70 pour l'arrivée de l'an 2000. En 2008, on est encore loin d'avoir des babysitters en ferraille. Mais les applications sont bien plus vastes que des tâches habituelles pour les humains. Il serait en effet possible de faire passer par cet ordinateur des centaines de flux d'information pour les analyser et en tirer le maximum le plus rapidement possible. Le domaine de la surveillance, par exemple, permettrait de garder un œil sur plusieurs centaines de flux vidéos pour repérer des comportements anormaux, ce qu'un esprit humain est capable de détecter instantanément. Comment s'y prendre ? Le projet compte s'appuyer sur plusieurs éléments pour mener à bien ses recherches. Tout d'abord, il s'agira de tenter d'imiter le comportement des synapses du cerveau, ou plutôt la réorganisation du réseau de synapses du cerveau. Une synapse est, dans l'état actuel des recherches, la structure de base permettant de faire passer des informations grâce à des procédés chimiques dans le cerveau, qui en contiendrait près de 10¹⁴, soit 100 000 milliards. Comme vous le savez peut-être, votre cerveau se modifie et s'adapte en permanence et réorganisant toutes ces connexions, permettant l'apprentissage ou encore la mémoire. De manière générale, la seconde expérience sur un vélo est plus probante que la première ; on appelle ce phénomène la plasticité cérébrale. Si cela vous intéresse, empruntez un livre de SVT de Première S à votre bibliothèque locale : le sujet y est rapidement abordé. M. Modha, responsable de l'initiative, explique que « l'esprit a une faculté incroyable d'intégrer des informations provenant d'une multitude de sens comme la vue, l'ouïe, le toucher ou l'odorat ; et peut créer des catégories de temps, espace et relations et ce quasi sans effort ».

Il va donc s'agir pour IBM et ses équipes de trouver un moyen de modéliser le comportement synaptique, que ce soit au niveau logiciel ou au niveau matériel. Peut-être faudra-t-il revoir l'organisation d'un ordinateur tel que nous le connaissons pour atteindre une symbiose avec la partie logicielle, quitte à abandonner toutes les présomptions acquises auparavant pour écrire des logiciels. Malgré la tâche colossale que cela représente, l'équipe estime qu'il est temps de tenter de s'approcher au maximum des capacités de notre cerveau. On compte également beaucoup sur les récents progrès dans le champ des nanotechnologies pour pouvoir avoir un ordinateur-cerveau d'une taille raisonnable. En effet, s'il faut louer le stade de France pour entreposer toutes les hypothétiques synapses électroniques, l'intérêt diminue grandement. Par ailleurs, on observe une tendance en entreprise à rechercher l'efficacité énergétique, domaine longtemps ignoré à une époque où l'énergie n'était pas si cruciale et seule la puissance importait. Aujourd'hui, il est indispensable de trouver des solutions nécessitant une faible consommation d'énergie. Enfin, la puissance de calcul

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disponible actuellement n'a jamais été aussi grande, ce qui rend plus aisées les simulations d'expériences. Quelques mois plus tôt, une équipe d'IBM a réussi à atteindre les capacités neuronales d'un rat grâce à la puissance de leur super-ordinateur maison, BlueGene, actuellement 4ème super-ordinateur de la planète selon le site top500.org.

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Que veut l'équipe MedeSpace.net de notre GoogleMedical.net ?

GoogleMedical.net ne sera pas uniquement un moteur de recherche médical mais il deviendra un portail web spécialisé dans la recherche médical, avec des cours, tutoriels et qui va s'ouvrir à l'international avec l'introduction de nouvelles langues.

Conclusion Il ne s'agit que de la première phase d'un plus grand champ de recherche mené par la DARPA. L'organisme mène en effet une initiative, la Systems of Neuromorphic Adaptive Plastic Scalable Electronics (SyNAPSE), ou pour faire simple, la recherche des systèmes extensibles se basant sur la notion de plasticité cérébrale, dont nous parlions plus tôt. C'est dire l'intérêt que portent les politiciens militaires américains à ce domaine. Cette première étape doit durer 9 mois. Bien entendu, il y a énormément à gagner dans cette entreprise, tellement les horizons qu'elle ouvre sont vastes.

Le rêve GoogleMedical.net est né et s'est agrandit dans les bras des MedeSpaciens et ça continuera. Le site : www.GoogleMedical.net

Actualités MedeSpace.net Google Medical : votre moteur de recherche médical GoogleMedical.net le moteur de recherche médical est en ligne, qui permettra de faciliter les recherches web dans le domaine médical, qui comporte les options suivantes : - Recherche Web filtrée et orientée web médical de référence. - Recherche images. - Recherche des livres avec le même mot clé. - Recherche des vidéos en relation (prochainement et après le bon développement de notre chaine MedeSpace Tv la recherche sera exclusivement dans notre chaine qui veut dire : Spécialement médicale. - Les recherches se font dans la même page sans changement de page de recherche.

Google donne un PageRank 4 à MedeSpace.net D'après le dernier classement Google des sites web, MedeSpace.net est passé du PageRank 1 à PageRank 4. Le pagerank est une technologie développée par le moteur de recherche Google, permettant de connaître la popularité d'une page web. Plus le pagerank (aussi appelé PR) d'une page web est élevé, mieux celle-ci sera positionnée dans Google. Le pagerank est calculé environ 4 fois par an, lors de la célèbre "Google Dance". Le principe est simple et repose sur la notion de backlinks ("liens de retour"). Plus une page a de backlinks de bonne qualité (c'està-dire des pages pointant cers elle et ayant un pagerank élevé), plus son pagerank sera important, et mieux elle sera positionnée dans Google. En effet, on considère qu'un lien vers une page web équivaut à un "vote" en

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faveur de celle-ci. En revanche, les liens de mauvaise qualité (pagerank faible) ne sont pas forcément profitables à la page. Il est à noter que les backlinks provenant de sites institutionnels considérés comme de bonne qualité (en .edu et .org) contribuent à donner une image de "sérieux" à la page web et donc contribuent à augmenter son pagerank.

Dossiers Apprenez à prendre en charge votre santé dentaire avant les dégâts

Donc toute l'équipe de MedeSpace.net félicite ses membres pour ce nouveau exploit. Calculer selon : http://www.visual-pagerank.org/

Qui croyait que Google est un MedeSpacien?

Google Lance un nouveau service KNOL, une allusion à knowledge (connaissance), est une nouvelle encyclopédie libre qui se caractérise par : - L'accès et la publication des informations sont gratuits. - Les informations sont publiés en articles. - Les articles sont publiés par des experts du domaine. - Les auteurs sont identifiés (contrairement à Wikipédia). - Les auteurs doivent être inscrits pour publier. - Les utilisateurs évaluent les articles. - Le symbole de ce portail est "SHARE WHAT YOU KNOW". Qui sont les principes de MedeSpace.net. L'adresse du site : Google KNOL

Les instants de joie sont les pépites qui éclairent notre quotidien, leur manifestation est cette gymnastique spontanée de la bouche que l’on nomme sourire. La beauté et la séduction d’un sourire illuminé par des dents saines et brillantes, perles à l’orient incomparable, c’est l’ornement absolu du visage. Voilà notre trésor, notre parure, le bijou naturel assorti à tous les styles et toutes les personnalités. Le secret d’un beau sourire, ce sont des dents en bonne santé. Il faut les protéger, comme les joyaux de la couronne. prenez soins de vos dents pour : *pévenir le cancer oral *prévenir les maladies parodontales. *supprimer la porte d'entré de cetraines maladies générales. *pour garder des dents fortes, des gencives saines *pour détecter précocement les caries et les parodotopathies *preserver vos de toute sensibilté ,pour pouvoir manger tout en toute liberté *pour faciliter le plan de traitement en cas d'atteinte....

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*pour que Souriez avec éclat et brillance *pour pour ressentir fraîcheur et propreté *pour moins de depense de l'argent . Signes d'alarme

ATTENTION ! ... IL S'AGIT PEUT-ÊTRE D'UNE GINGIVITE, UNEPARODONTITE: Changement de couleur de la gencive ?... Saignement lors du brossage des dents ou de l'utilisation du fil dentaire ?... Mauvaise haleine ?... Rougeur de la gencive à la base des dents ?... Sensation de pression entre les dents après les repas ?.. . Gencives violacées, rougies ou douloureuses ?... ATTENSION !....peut etre une carie dentaire qui vous attaque les dents: sensibilité aux froid et aux chaud? dents décolorés (grisatre ...)des taches noiratres sur vos dents.... solutions miraculeuse:

Produit de brossage: il faut choisir un dentifrice de bon qualité,riche en fluor si vous avez beaucoup de carie,un dentifrice herbal si vous souffrez des maladies gingivales . les adjuvants de brossage: le fil de soi ,brossette inter dentaire c'est vous avez des dents espacé(diastème).... et a la fin méthode de brossage:l'une des méthodes les plus utilisées. brossage du rouge au blanc avec des mouvement de rotation, ne brosser jamais vos dents dans le sens horizontal n'oubliez pas les faces palatineS et lingualeS des dents. il est préférable de se brosser les dents après chaque repas, pendant trois minute. Il est toutefois recommandé de réaliser un détartrage au moins une fois par an lors de la visite de contrôle chez Le chirurgien dentiste. A prévoir une fois par an, au minimum. Dr Hammar

Question du mois C'est quoi la procréation médicalement assistée ?

le brossage est la clé de votre santé bucco-dentaire. mais il faut savoir que qualité de votre brossage dépend de plusieurs facteurs d'abord : votre brosse a dents : qualité des poiles mediane , DE petite tete pour qu'elle arrive plus postérieurement,renouvelée au moin une par trois mois.

Pour les couples infertiles, la procréation médicalement assistée ou PMA permet de concevoir un enfant. Il existe plusieurs techniques de PMA, mais il faut, avant de recourir à l'une d'elles, être sûr de l'incapacité de l'un ou de l'autre de procréer. Pour cela, il est nécessaire de faire un certain nombre de tests. Lorsque le résultat s'avère être sans erreur possible, le couple peut alors se tourner vers des spécialistes qui leur proposeront l'insémination artificielle ou la fécondation « in vitro ». Ces techniques consistent à permettre la fécondation en allant jusqu'à implanter l'oeuf dans l'utérus. Le choix de l'une des deux techniques se fait par rapport aux

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résultats des analyses et à la difficulté pour le couple de procréer. La première méthode qu'est l'insémination artificielle, consiste à déposer le sperme dans l'utérus pendant la période d'ovulation à l'aide d'un tube en plastique souple qui est introduit dans l'utérus ou au niveau du col.

En gros, cette pratique consiste à réunir un spermatozoïde et un ovule dans une éprouvette, puis après fécondation, à réimplanter le tout dans l'utérus afin que l'embryon composé de 4 à 8 cellules - c'està-dire âgé de 2 à 3 jours - puisse se développer naturellement.

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On utilise cette méthode pour plusieurs raisons :

Notons que le sperme utilisé sera soit frais, soit préparé, soit congelé, ce dernier traitement étant le plus couramment utilisé pour le don de sperme.

En d'autres termes, la fécondation se fait hors du corps de la femme après avoir recueilli les ovocytes par ponction et les spermatozoïdes par masturbation. On distingue cependant quatre (4) étapes dans la fécondation in vitro. Dans la Fivete, qui est la fécondation in vitro classique, la première étape consiste à stimuler les ovaires avec des médicaments afin de développer plusieurs ovules par cycle menstruel, cela déclenche alors l'ovulation. Vient alors la deuxième étape qui est celle du prélèvement des gamètes femelles ou ovules par ponction des ovaires stimulés et celui des gamètes mâles ou spermatozoïdes, avec comme méthode le recueil du sperme par masturbation.

Le praticien injectera alors les gamètes mâles dans la cavité utérine de la femme avec une pipette, ce qui permettra de résoudre l'infertilité et permettra ainsi une fécondation naturelle. Tout le monde a sûrement déjà entendu parler de la deuxième méthode de procréation médicalement assistée qu'est la fécondation in vitro.

Une journée d'hospitalisation est à prévoir pour réaliser une ponction. La ponction des ovaires, qui peut durer de 10 à 20 minutes, est sans douleur et est réalisée par voie vaginale, sans anesthésie ou sous anesthésie légère et bien entendu sous contrôle échographique.

la première serait dans le cas où le partenaire masculin est infertile à cause de ses spermatozoïdes anormaux ou à cause de l'absence de ces derniers, ou encore si l'homme est atteint de maladie héréditaire grave, on pratiquera alors l'insémination artificielle avec le sperme d'un donneur le deuxième cas, celui où l'on réalise une insémination avec le sperme du conjoint, s'applique lorsque la qualité du sperme du partenaire s'avère être insuffisante, ou lorsque la stérilité se situe au niveau du col de l'utérus.

La troisième étape de la Fivete : Elle se déroule le même jour que la ponction pour profiter de la fraîcheur des gamètes. Après avoir obtenu les spermatozoïdes par masturbation, on va réaliser la fécondation en faisant entrer en contact les ovules et les spermatozoïdes recueillis dans une éprouvette. La quatrième et dernière étape Elle consiste à transférer, après deux ou trois jours, le ou les embryons dans l'utérus. Cet ou ces embryons doivent faire l'objet d'une sélection rigoureuse afin de distinguer les meilleurs qui seront introduits dans l'utérus. Les autres peuvent être cultivés puis congelés si leurs chances de développement sont conséquentes. Notons

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que la congélation permet de conserver des embryons ou du sperme pendant plusieurs années sans dégradation. Un implant de plusieurs embryons dans l'utérus permet d'augmenter les chances de réussite de la fécondation. Les autres embryons seront simplement éliminés et laisseront la place à celui qui sera le plus « costaud ». Mais, comme toute chose, il existe des inconvénients dans la procréation médicalement assistée... Ces inconvénients peuvent être physiques ou psychologiques. Les inconvénients physiques se présentent chez la mère et chez le foetus. Chez la mère, le risque de cancer de l'ovaire ou de l'utérus dû aux manipulations et stimulations, ajouté au dérèglement de son cycle lors des traitements de pré-ménopause et à une grande fatigue ressentie lors de la sur-ovulation, sont à considérer. Le foetus, quant à lui, issu d'une fécondation in vitro, augmenterait le risque de malformation. Les inconvénients psychologiques ont des conséquences sur l'environnement social ainsi que sur le couple.

crises convulsives). Il n’y a pas de signes de localisation. La pression artérielle est à 85/50 mmHg, la fréquence cardiaque est à 110/min. Il n’y a pas d’œdèmes ni de turgescence jugulaire. Il existe une dénutrition modérée. La biologie sanguine montre : Na = 112 mmol/L, K = 2 mmol/L, Cl = 58 mmol/L, protéines = 77 g/L, urée = 22 mmol/L, créatinine = 180 µmol/L, glucose = 4,8 mmol/L, pH artériel = 7,60, PaCO2 = 50 mmHg, bicarbonates = 49 mmol/L. Aspect du sérum sans particularité. Biologie urinaire : Na = 16 mmol/L, K = 9 mmol/L, urée = 280 mmol/L. Dans les antécédents, on relève un alcoolisme chronique sévère, et de nombreux épisodes de vomissements attribués à une œsophagite sur hernie hiatale. Annexes:

Les hormones de la femme, tout en étant influencés par des traitements médicaux, peuvent modifier son comportement. L'anxiété s'installe alors et cela peut parfois aller jusqu'à la déprime, la vie du couple en sera alors affecté et cela pourra nuire à leur entente sexuelle.

Cas clinique du mois Un patient de 40 ans est admis en réanimation pour convulsions. Depuis plusieurs jours, il a présenté des vomissements itératifs avec intolérance alimentaire complète sauf pour l’eau, dont il a bu des quantités abondantes. Les pompiers ont été appelés à son domicile du fait d’une probable crise convulsive. Il a été amené aux urgences de l’hôpital où trois nouvelles crises convulsives subintrantes, sans reprise de conscience, ont motivé l’intubation et la ventilation mécanique et son admission en réanimation. À l’entrée dans le service, les yeux sont fermés, il n’obéit pas aux ordres simples, il a une ébauche de retrait aux stimuli nociceptifs (le patient a reçu plusieurs injections de Rivotril pour faire céder les

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diminution du volume extracellulaire. L’hyponatrémie est causée par une perte d’eau et de sel compensée uniquement par des apports hydriques. Le rein participe au trouble du fait de l’hypovolémie. Il y a effectivement un trouble de la dilution des urines, ainsi qu’en témoigne le calcul de l’osmolalité urinaire, qui est de 330 mmoles/L, alors que l’osmolalité plasmatique efficace liée au sodium est à 224 mmoles/L. Le rapport U/P osmotique est donc supérieur à 1. Si le rein était capable de diluer les urines ce rapport serait très inférieur à 1. Un certain degré de potomanie associée est probable car le trouble de dilution des urines est relativement modéré et ne peut s’accompagner d’une telle surcharge hypotonique que si les apports sont excessifs. 2. Quelle est la vitesse de correction que vous souhaiteriez appliquer à cette hyponatrémie, et pourquoi ?

Questions & Réponses.. 1. Comment interprétez-vous cette hyponatrémie ?

Réponse : Il s’agit d’une hyponatrémie sévère, d’installation assez rapide, ce dont témoigne la mauvaise tolérance neurologique (crises convulsives subintrantes ayant néanmoins cédé après benzodiazépine). Il s’agit d’une hyponatrémie hypoosmotique compte tenu de la normalité de la glycémie, de la protéinémie et de l’aspect normal du sérum (a priori pas d’hyperlipidémie). Cliniquement, il n’y a pas de signe évident d’augmentation ou de diminution du volume extracellulaire. Néanmoins, il est probable que celuici soit diminué : contexte de vomissements profus, protéinémie à 77 g/L chez un éthylique un peu dénutri et insuffisance rénale fonctionnelle dans ce contexte clinique évocateur. L’alcalose hypokaliémique associée est en relation avec les vomissements et s’accompagne probablement d’une déplétion potassique susceptible de majorer la sévérité de l’hyponatrémie. Au total, il s’agit donc d’une hyponatrémie avec

Réponse : Les signes neurologiques traduisent une mauvaise tolérance de l’hyponatrémie et indiquent de faire remonter de façon rapide la natrémie dans les premières heures. Néanmoins, il s’agit d’une remontée rapide qui ne doit pas être excessive : une augmentation de la natrémie de 4 à 6 mmol/L sont largement suffisantes dans les trois à six premières heures. En revanche, l’augmentation totale de la natrémie ne devrait pas excéder 10 à 12 mmol/L dans les premières 24 heures et si possible 18 mmol/L dans les premières 48 heures. Les risques en cas de sous-correction sont l’aggravation des signes neurologiques, due à l’augmentation du volume cérébral, et en cas de surcorrection, la survenue retardée d’une myélinolyse centropontine. 3. Quel traitement proposez-vous afin d’obtenir les buts thérapeutiques précités ? Réponse : Il convient d’administrer 1 à 2 g de NaCl/h pendant les 2 à 4 premières heures, soit sous forme de sérum salé hypertonique à 30/1 000 si on en dispose, ou sous forme de

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soluté de NaCl à 1 g/10 mL en infusion continue, en prenant les précautions usuelles concernant la voie veineuse du fait de l’hypertonicité. Il convient, par ailleurs, de corriger l’hypokaliémie, ce qui contribuera à la remontée de la natrémie. Il faudra en tenir compte dans la surveillance de la natrémie.

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médical . . . et c'est ces images qu'on aimera partager avec vous ici .

4. Pouvez-vous craindre que la natrémie ne remonte plus rapidement que ce que vous souhaitez au bout de quelques heures et pourquoi ? Comment l’évitez-vous ? Réponse :

Il y a effectivement un risque de remontée trop rapide de la natrémie dès que le volume extracellulaire aura été restauré par la perfusion initiale de sérum salé hypertonique. En effet, le rein va récupérer une capacité de dilution normale des urines et l’on risque de voir la natrémie monter audelà des limites souhaitées. Il convient donc de suivre très régulièrement la vitesse d’augmentation de la natrémie, d’arrêter les apports de sodium et de potassium dès que la natrémie semble remonter de plus de 6 mmol/L depuis le début (elle continuera de remonter par la suite indépendamment des apports de sodium). Il est actuellement recommandé, si l’émission d’urines spontanément très hypotoniques aboutit à une correction trop rapide de la natrémie, de réinstaurer des apports hypotoniques en sodium afin de maîtriser l’augmentation de la natrémie.

Caricature Médicale : Une image vaut mille mots. Quoi de plus vrai? Les caricaturistes l'ont bien compris. Et heureusement pour nous, ils mettent à notre disposition leurs merveilleux talents de dessinateurs et d'humoristes. Ils ont le don de voir du premier coup d'oeil le petit côté drôle d'une situation parfois dramatique ou tout simplement banale.

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Certains de ces artistes ont caricaturé des événements mettant en scène des médecins, des infirmières, du personnel

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