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The official publication of the Gstaad holiday region


cartier.com

Gstaad - Chalet «La Rocaille» - 033 744 66 44


Liebe Gäste und Freunde der

Chers hôtes et amis de la destination

Feriendestination Gstaad

de vacances de Gstaad

Die schwierigen wirtschaftlichen Rahmenbedingungen

Les conditions économiques difficiles laissent leurs tra-

hinterlassen auch in Gstaad ihre Spuren. Der ungünstige

ces à Gstaad également. Le taux de change défavora-

Euro-Wechselkurs belastet die Situation zusätzlich. Die

ble de l’euro aggrave encore la situation. La destination

Ferienregion Gstaad hadert aber nicht mit dieser Situa-

de vacances de Gstaad ne baisse toutefois pas les bras

tion, sondern gestaltet aktiv ihre Zukunft. Die über Ge-

face à cette situation, mais prend activement son des-

meindegrenzen hinwegreichende Förderung des Touris-

tin en main. Sa promotion du tourisme au-delà des limi-

mus gilt als beispielhaft in der Schweiz.

tes communales est considérée comme exemplaire en

Jetzt stellt sich Gstaad erneut eine visionäre Aufgabe:

Suisse.

Mit dem Verein 2020+ will die Destination den aktuellen

Gstaad se fixe à nouveau une tâche visionnaire: avec

und künftigen Herausforderungen entgegentreten, um

l’association « 2020+ » la destination veut affronter les

gestärkt und nachhaltig voranzuschreiten. In heteroge-

défis actuels et futurs afin d’aller de l’avant avec plus

nen Teams aus sämtlichen Anspruchsgruppen der Re-

de force et de manière durable. Au sein d’équipes hé-

gion werden konkrete Projekte und Handlungsansätze

térogènes issues de tous les groupes concernés de la

erarbeitet. Ich bin überzeugt, dass Ihnen und uns einige

région, des projets concrets et des ébauches d’action

davon in naher Zukunft viel Freude bereiten werden.

sont élaborés. J’ai la conviction que certains d’entre eux

Wettbewerb über den Preis ist dabei für uns keine Op-

nous réjouiront tous dans un proche avenir.

tion. Wir setzen auf Qualität und Innovation, um unseren

De la compétition par rapport au prix n’est pas une option

Gästen auch weiterhin unvergessliche Ferien-Erlebnisse

pour nous. Nous misons sur la qualité et l’innovation

zu bieten. Gstaad bietet seinen Gästen eine einzigarti-

afin de continuer à offrir à nos hôtes des vacances in-

ge Kombination aus Lifestyle und alpiner Echtheit. Die

oubliables. Gstaad propose une combinaison idéale de

Bewahrung traditioneller Werte und der schonende Um-

« lifestyle » et d’authenticité alpine. La conservation des

gang mit den natürlichen Grundlagen spielen dabei eine

valeurs traditionnelles et l’attitude respectueuse face

grosse Rolle.

aux éléments naturels y jouent un rôle important.

Gstaad überzeugt mit einem der vielfältigsten Angebote

Gstaad convainc par ses offres parmis les plus variées

in den Alpen. Wiederum hat die Region diese Angebo-

dans les Alpes. Elle vient encore de développer récem-

te ausgebaut. Ein neuer Snowpark sorgt im Teilgebiet

ment un nouveau snowpark dans le domaine du Horn-

Hornberg-Saanenmöser für noch mehr Spass und Ner-

berg-Saanenmöser qui promet encore plus de plaisir et

venkitzel. Auf dem Gstaader Hausberg Eggli erleben

de frissons. Sur l’Eggli, la montagne familière de Gstaad,

Winterwanderer und Schneeschuhläufer einen neuen

un nouveau sentier de randonnée d’hiver va réjouir

Winterwanderweg. Mit «The Alpina Gstaad» leuchtet

les marcheurs et les pratiquants de raquettes à neige.

ab Dezember 2012 der fünfte Stern der Luxushotellerie

À partir de décembre 2012, « The Alpina Gstaad » fera

am Gstaader Firmament. Das neue «Le Petit Relais» be-

briller une cinquième étoile de l’hôtellerie de luxe au fir-

weist, dass auch ein Zweisternehotel am Gstaader Ster-

mament de Gstaad. Le nouvel établissement « Le Petit

nenhimmel glänzen kann.

Relais » est la preuve qu’un hôtel deux étoiles a aussi sa

Die neue Ausgabe von «Gstaad My Love» informiert Sie

place dans le ciel de Gstaad.

über diese und weitere Beispiele, wie sich Gstaad

La nouvelle édition de « Gstaad My Love » vous informe

fit für eine Zukunft hält, in der Genuss und

par ces exemples et d’autres encore de la vitalité avec

Erholung auch weiterhin an erster Stelle

laquelle Gstaad milite pour un avenir où le plaisir et le

stehen – stets getreu unserem Slogan

bien-être figurent au premier plan – toujours selon notre

«come up, slow down».

slogan « come up, slow down ».

Wir wünschen eine genussreiche Lektü-

Nous vous souhaitons une agréable lecture et des va-

re und erholsame Ferien. erien.

cances reposantes. reposante

Martin Bachofner e Direktor Gstaad Saanen Saanenland Tourismus Directeur de Gstaad Saa Saanenland Tourismus

1

Willkommen

1


Liebe Leser

Chers lecteurs,

Wer derzeit etwas von Emmanuelle Seigner will, muss

Celui qui souhaite voir en ce moment Emmanuelle Sei-

reisen. In diesem Fall nach Paris, wo sie im weltweit ge-

gner doit se déplacer à Paris, où elle est tous les jours

feierten Erfolgsstück «Homecoming» von Harold Pinter

sur la scène du Théâtre de l’Odéon dans la pièce au

mit Bruno Ganz täglich auf der Bühne steht und gleich-

succès international d’Harold Pinter, « Homecoming »,

zeitig für den vielleicht besten Film von François Ozon

aux côtés de Bruno Ganz. Elle est également visible au

«Dans la maison» auf grossen Kinoplakaten zu sehen ist.

cinéma et sur les affiches géantes du film – peut-être

Es ist 11 Uhr vormittags an der Avenue Montaigne. Nor-

le meilleur – de François Ozon « Dans la maison ». Il

malerweise nicht gerade die Stunde von Stars. Aber sie

est 11 h du matin à l‘Avenue Montaigne. Ce n’est pas

trägt kein Morgengesicht. Unaffektiert und hellwach ist

exactement l’heure habituelle des stars. La belle ac-

sie. Eher wie eine Frau, welche am Morgen die Kinder

trice, épouse de Roman Polanski, s’assoit à une table

weckt und den Haushalt in Ordnung bringt, bevor sie aus

et commence à se raconter. Roman Polanski viendra

dem Haus geht. Die schöne Schauspielerin und Frau von

plus tard s’asseoir lui aussi comme s’il s’agissait d’une

Roman Polanski setzt sich an einen Tisch mitten im Lo-

rencontre ordinaire. C’est peut-être ça le côté authen-

kal und beginnt zu erzählen. Niemand gafft. Die Routine,

tique qui distingue les grands de ce monde.

mit welcher sie meine anfängliche Schmeichelei quittiert, verlangt nach Fragen, welche ohne Routine beantwortet

Les portraits de deux autres grandes dames qui

werden können. Roman Polanski setzt sich später auch

éprouvent une affection toute particulière pour le

noch dazu, als würde es sich um ein Treffen der nor-

Saanenland figurent également dans ce magazine.

malen Alltäglichkeit handeln. Sie bewohnen ganz in der

Vera Michalski-Hoffmann, mécène, bienfaitrice d’écri-

Nähe ein Appartement. Vielleicht ist es das Echte, wel-

vains et éditrice d’innombrables livres. Elle nous

ches grosse Menschen auszeichnet. Und dies war echt.

raconte sa passion pour la littérature et confie que peut-être une fois, elle aimerait écrire un livre. Peut-

Zwei weitere grosse Damen werden in diesem Heft por-

être à l’occasion du 25ème anniversaire de son groupe

traitiert. Beide sind Menschen mit einer bemerkenswer-

de maisons d’édition, le Groupe Libella.

ten Liebe zum Saanenland.

Mirja Sachs fait part de ses réflexions sur sa vie après

Vera Michalski-Hoffmann, Mäzenin, Förderin von Litera-

le décès de Gunter Sachs, sur l’importance que

ten und Herausgeberin unzähliger Bücher, erzählt uns

Gstaad avait autrefois pour sa famille et la place que

von ihrer Passion für die Literatur und dass sie vielleicht

cette station occupe aujourd’hui à ses yeux.

einmal selber ein Buch schreiben möchte. Vielleicht aus Anlass des 25. Jubiläums ihrer Verlagsgruppe Groupe Li-

Quel est l’avenir du village de Saanen? Pour essayer

bella.

de répondre à cette question, des anciens du village,

Mirja Sachs reflektiert über ihr Leben nach dem Tod von

des hôtes, des professionnels spécialisés, des poli-

Gunter Sachs. Über die Bedeutung, welche Gstaad früher

ticiens et des conteurs se rencontrent au « Stamm »

für die Familie und heute für sie hat.

(table des habitués) de l’Hôtel Saanerhof. Tout le monde est toujours d’accord

Wie soll es mit dem Dorf Saanen weitergehen? Um die-

sur un point: il faut que quelque

ser Frage nachzugehen, treffen sich Ur-Saaner, Gäste,

chose se passe maintenant et tout

Fachleute, Politiker und Geschichtenerzähler an einem

ira bien pour le village.

«Stammtisch» im Hotel Saanerhof. Immer ist man sich in einem Punkt einig: Jetzt muss etwas geschehen. Dann

Je remercie toutes les personnes

kommt es gut mit dem Dorf.

qui ont à nouveau donné du temps et

Über dieses und mehr lesen Sie in diesem Magazin. Ich

de l’énergie à la

danke jedem einzelnen, welcher auch in diesem Heft

réalisation

wieder bereit war, viel von sich preiszugeben.

ce numéro.

de

Hans-Ueli Tschanz Chefredaktor Editor in chief

Editorial

3


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Gstaad

YOU SEEN T H E QU EU E FOR T H E LI F T ?

© Oliver Preston

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The official publication of the Gstaad holiday region

Inhalt Emmanuelle Seigner Roman Polanski Robert Speth Leonz Blunschi Adler Gallery Gstaad Saanenland Tourismus

10 17 19 22 31

Rallye Peking–Paris

33

GaultMillau

81

Familienferien Sommeraktivitäten

85 100

Destinationsmarketing

121

Winteraktivitäten

136

Events

159

«Stammtisch» Saanen Mike Horn Vera Michalski-Hoffmann Adler Joailliers Ledi Garage Shopping & Services FIVB Beach Volleyball World Tour Grand Slam Julien Finkbeiner Crédit Agricole Suisse Open Hom Le Xuan

34 47 50 56 59 60 62 68 75 76

Davidoff Saveurs Louis Vuitton Country Night Cartier Mirja Sachs Antiqua Menus Plaisirs Shopping & Services Michel & Ilse Wichman Hublot Polo Gold Cup Simon Bolton Bovet Nachson Mimran The Alpina Gstaad Les Sommets Musicaux de Gstaad Schuhhaus Romang Les Arts de Gstaad Sense of Delight Literarischer Herbst Béatrice Villiger Benoit de Gorski Menuhin Festival Gstaad Preview 2014 – Gstaad Palace

78 82 86 90 92 99 102 104 109 112 118 124 129 130 134 138 141 142 145 147 148 160

IMPRESSUM: «GSTAAD MY LOVE», N° 29/2012, DÉCEMBRE 2012, 20 000 EX. EDITION: Müller Marketing & Druck AG: Frank Müller, Kirchstrasse, 3780 Gstaad, Tél: +41 (0)33 748 88 74, Fax +41 (0)33 748 88 84, e-mail: frank.mueller@mdruck.ch | RÉDACTION: Hans-Ueli Tschanz, Kultur-Engagement Saanen-Gstaad, e-mail: tschanz@kultur-engagement.ch | PUBLICITÉ: Christine Baud, Tél. +41 (0)22 343 42 36, Fax +41 (0)22 343 37 27, e-mail: chris.baud13@wanadoo.fr | TRADUCTIONS: Eva Ferguson, Flendruz (anglais), Polylingua Château-d’Oex (français) | GRAPHISME: Prisca Aegerter, Müller Marketing & Druck AG, Gstaad | IMPRESSION: Stämpfli, Bern | COUVERTURE: Sabine Breuer; Raphaël Faux; Davidoff Saveurs; Jonas Bach; Micha Henrotte; The Alpina Gstaad; Christoph Aegerter | CRÉDIT PHOTO: Raphaël Faux; Hans-Ueli Tschanz; Pierre Khim-Tit, Art Photo Gstaad; Markus Hubacher; Agence Angelli; Sabine Breuer; Adler Joailliers; The Alpina Gstaad; Gstaad Saanenland Tourismus; Les Sommets Musicaux; Crédit Agricole Suisse Open Gstaad; Menuhin Festival Gstaad; Hublot Polo Gold Cup; Cartier; Beach Volleyball World Tour Grand Slam et d‘autres | CARTOON: © Oliver Preston | GSTAAD SAANENLAND TOURISMUS: Tél. +41 (0)33 748 81 81, Fax +41 (0)33 748 81 83, info@gstaad.ch, www.gstaad.ch | ® © Müller Marketing & Druck AG, Gstaad

Inhalt

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E M M A N U ELLE SEIGN ER – ACT R ICE , CH A N T EUSE , M A N N EQU I N ET ÉPOUSE DE

R OM A N POL A NSK I

« A la maison, nous sommes une famille tout à fait normale »

TEXTE: HANS-UELI TSCHANZ – PHOTO: MICHA HENROTTE

Née en 1966, Emmanuelle Seigner fait ses débuts comme mannequin à l’âge de 14 ans, jusqu’au jour où elle réussit à percer en tant qu’actrice, dans le film de Roman Polanski « Frantic », avec Harrison Ford en 1988. Un an plus tard, Emmanuelle Seigner et Roman Polanski se marient et de cette union naissent une fille et un fils, Morgane et Elvis. Emmanuelle est issue d’une dynastie d‘acteurs. Son grand-père était Louis Seigner, Doyen de la Comédie Française et très estimé en France. Ses grands-parents se sont rencontrés au Théâtre de l’Odéon à Paris, le lieu même où Emmanuelle Seigner, au moment de notre interview, répète en compagnie de Bruno Ganz et de quatre autres acteurs la pièce « Le Retour » (« Homecoming ») du prix Nobel de littérature anglais Harold Pinter, décédé en 2008. Le père d’Emmanuelle était photographe, sa mère journaliste. Ses deux sœurs sont l’actrice Mathilde Seigner et la chanteuse Marie-Amélie Seigner. Du point de vue professionnel, Emmanuelle Seigner veut aller son propre chemin – sans son mari. À son propos, elle dit cependant que jamais personne dans sa vie ne l’a autant impressionnée que Roman Polanski. Emmanuelle Seigner aime Gstaad par-dessus tout. Le Palace de Gstaad, le Tea Room Charly’s, l‘Apple Pie et la Boutique Trois Pommes… même si tous les souvenirs du Saanenland n’exercent pas que de la fascination auprès de l’actrice parisienne. Le choc de la brutale arrestation de Roman Polanski à Zurich, son transfert et son assignation à résidence au chalet « Milky Way » à Gstaad, où sa famille subit longtemps le siège quotidien d’une meute de journalistes et photographes avides reste profondément ancré dans sa mémoire. Emmanuelle Seigner vient néanmoins aussi souvent que possible à Gstaad, ce lieu qui exerce une sorte de magie à ses yeux et où elle peut profiter de sa famille en toute quiétude. Emmanuelle Seigner n’est pas seulement actrice et chanteuse (à 41 ans, elle grave son premier CD et juste après la libération de Roman Polanski, elle se produit au Montreux Jazz Festival), mais elle est également mère avant tout. Elle veut que ses enfants aient des professions convenables. « A la maison, nous sommes une famille tout à fait normale, ce qui est bien! » Sa fille Morgane a

Emmanuelle Seigner

11


lingerie

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19 ans et étudie à l‘« Ecole de théâtre » de Londres (« en

Bondy et qui partira ensuite en tournée à Zurich, Vienne,

ce moment la ville la mieux qualifiée pour une formation

Madrid et Milan. Des films récents avec elle ont été pré-

d’actrice de théâtre ») et son fils Elvis âgé de 14 ans est

sentés aux festivals de Venise, Locarno et Zurich. Elle a

déjà un « véritable artiste ». « Peut-être que son nom l’a

d’ailleurs décliné l’invitation au Film Festival de Zurich,

marqué – nous nous sommes inspirés de celui d‘Elvis

pas étonnant…

Presley », confie-t-elle avec un sourire amusé. Emmanuelle Seigner veut être prise au sérieux en tant Pour cette interview, Emmanuelle Seigner nous reçoit

qu’actrice et chanteuse alors qu’elle préfère situer plus

à « L’Avenue », local branché de l’Avenue Montaigne, à

en retrait son activité de mannequin qu’elle n’exerce

deux pas des Champs-Elysées. Elle habite un appar-

encore que de manière très sélective. Libérée depuis

tement juste au coin de la rue, avec son mari Roman

longtemps de sa célébrité au titre d’épouse de Roman

Polanski et sa famille. Ponctuelle, elle arrive au rendez-

Polanski, elle grave en 2007 son premier CD – « Ultra

vous dans ce lieu où l’on connaît ses habitudes et où

Orange & Emmanuelle ». Trois autres albums suivent

elle est accueillie avec amabilité par le personnel. Les

entre 2009 et 2011.

clients prêtent à peine attention à la star. On est à Paris et de plus à « l’Avenue ». Elle prend place et commence

Emmanuelle Seigner s’est montrée excellente dans ses

à parler. « English or French »? Plutôt français. C’est fas-

rôles les plus importants au cinéma: « Frantic » avec Har-

cinant de l’écouter. Ses cheveux sont encore humides.

rison Ford, « Bitter Moon » avec Hugh Grant et Kirstin

Elle porte un t-shirt orné de grosses lettres. Aucune

Scott Thomas, « The Ninth Gate » avec Johnny Depp, « La

manière, la simplicité même, pas de visage endormi

vie en rose » – le destin tragique d‘Edith Piaf – et « Le

comme on pourrait l’attendre d’une star. Au contraire,

scaphandre et le papillon » une histoire vraie sur l’ancien

vive et concentrée.

rédacteur en chef français de la revue « Elle », Jean-Dominique Bauby, si brutalement arraché à sa vie très brillante et glamour, pour se retrouver totalement paralysé

gé de répétitions au Théâtre de l’Odéon. Du 18 octobre

et réduit à dicter ses mémoires par ses seuls cligne-

au 23 décembre, elle joue dans la pièce « Le Retour »

ments d’yeux. L’actrice réalise une prestation très forte

d’Harold Pinter, dont la mise en scène est signée Luc

dans ce film particulièrement émouvant. Elle a d’ailleurs

© Ruth Walz

Nous apprenons que l’automne 2012 pour elle est char-

Emmanuelle Seigner et Bruno Ganz dans «Le Retour», mise en scène de Luc Bondy d’après une pièce d’Harold Pinter

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connu personnellement Jean-Dominique Bauby. Les droits sur cette histoire étaient tout d’abord entre les mains de Steven Spielberg et Johnny Depp aurait dû en jouer le rôle principal. La star américaine était encore retenue par son rôle dans le film « Pirates of the Caribbean » et les droits sont ainsi arrivés en France. Mathieu Amalric a repris le rôle de Jean-Dominique Bauby et Emmanuelle Seigner celui de son épouse. Et, chose intéressante, avant que son futur époux Roman

Emmanuelle Seigner joue des rôles de femmes mys-

Polanski ne lui propose le rôle dans le thriller « Fran-

térieuses dans ses films. Au fond, elle ne peut pas se

tic », elle jouait déjà en 1985 un petit rôle dans le film

l’expliquer vraiment car elle pense qu’il n’y a rien de

« Détective » de Godard. Emmanuelle Seigner se sou-

mystérieux dans sa personne. « En fait, je ne suis pas du

vient: « Qui sait ce qu’il serait advenu de moi si Jean-

tout comme toutes celles-là », se défend-elle. Peut-être

Luc Godard ne m’avait pas offert un rôle dans ce film?

est-ce justement pour cette raison qu’elle se tourne

Peut-être que je serais allée à l’Université ». Son dernier

toujours plus vers sa carrière de chant. Là, elle se sent

rôle, elle l’a joué dans le film le plus récent de François

beaucoup plus libre, elle ne doit pas se soumettre aux

Ozon « Dans la maison », un film célébré dans toutes

désirs d’un réalisateur ou aux impératifs d’un rôle pré-

les chroniques du monde comme le meilleur peut-être

cis. Elle peut se laisser aller et être pleinement elle-

réalisé par l’auteur.

même.

D

Emmanuelle Seigner

E

Emmanuelle Seigner

«Zu Hause sind wir eine ganz normale Familie»

“At home we are a normal family”

Die 1966 geborene Emmanuelle Seigner begann

Born in 1966, Emmanuelle Seigner began work as a

mit 14 als Mannequin zu arbeiten, bis sie in Roman

model aged 14 years old. In 1988 she had her break-

Polanskis Film «Frantic» mit Harrison Ford 1988 den

through as an actress in the Roman Polanski film

Durchbruch als Schauspielerin schaffte. Ein Jahr

“Frantic” with Harrison Ford. A year later, Emma-

später heirateten Emmanuelle Seigner und Roman

nuelle Seigner and Roman Polanski were married.

Polanski. Gemeinsam haben sie zwei Kinder, Toch-

Together they have two children, daughter Mor-

ter Morgane und Sohn Elvis. Seigner stammt aus

gane and son Elvis. Seigner comes from a dynasty

einer Schauspieler-Dynastie. Ihr Grossvater war

of actors. Her grandfather was the highly-respected

der in Frankreich hoch angesehene Louis Seigner,

French actor Louis Seigner, doyen of the Comédie

Doyen der Comédie Française. Ihr Grossvater

Française. Her grandfather and her grandmother

und ihre Grossmutter haben sich ursprünglich im

originally got to know each other at the Théâtre de

Pariser Théâtre de l’Odéon kennen gelernt, exakt

l'Odéon, where at the time of our conversation, Em-

dort, wo Emmanuelle Seigner im Moment unseres

manuelle Seigner was actually rehearsing for the

Gesprächs mit Bruno Ganz und vier Männern das

play “Le Retour” (“Homecoming”) by the late British

Stück «Le Retour» («Homecoming») des verstorbe-

Nobel laureate Harold Pinter, in which she starred

nen britischen Literatur-Nobelpreisträgers Harold

opposite Bruno Ganz and four others. Seigner's fa-

Pinter probt. Seigners Vater war Fotograf, ihre Mut-

ther was a photographer, her mother a journalist.

ter Journalistin. Ihre beiden Schwestern sind die

Her two sisters are actress Mathilde Seigner and

Schauspielerin Mathilde Seigner und die Sängerin

singer Marie-Amélie Seigner. Professionally, Emma-

Marie-Amélie Seigner. Beruflich will Emmanuelle

nuelle Seigner wants to go her own way – without

Seigner ihren eigenen Weg gehen – ohne ihren

her husband. However, when speaking of her hus-

Mann, über den sie allerdings sagt, sie sei noch

band she remarks that she was never in her life as

nie im Leben von jemand anderem so beeindruckt

impressed by anybody as much as she was with

gewesen wie von Roman Polanski.

Roman Polanski.

Emmanuelle Seigner

15


R OM A N POL A NSK I & C O.

AU

PA L A IS

DE L’E LYSÉE

Une Légion d'honneur pour Martin Scorsese

A Paris pour la promotion de son nouveau film 3D, Hugo Cabret, le réalisateur Martin Scorsese a été fait commandeur de la Légion d’honneur en décembre 2011 par le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, au Palais de l’Elysée. Pour célébrer ce petit événement, de nombreuses personnalités étaient présentes : Carla Bruni, Mick Jagger, Roman Polanski, Ben Kingsley, Christopher Lee, Fanny Ardant, Isabelle Huppert ou encore le Ministre de la culture, Frédéric Mitterrand. Taxi Driver, Raging Bull, Les Affranchis, Casino, Gangs of New York, Aviator ou plus récemment Les infiltrés et Shutter Island, autant de noms qui ont fait la renommée de Scorsese et qui lui valent aujourd'hui rondement cette insigne honorifique.

Roman Polansk i

17


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18-P U N K T E-KOCH R OBERT SPET H –

FÜR

G STA A D

EI N

G LÜCKSFA LL

In der Küche bin ich der «Directeur artistique» TEXT: HANS-UELI TSCHANZ – FOTOS: ZVG

Robert Speth ist für Gstaad so etwas wie ein Sechser im Lotto. Mit Lockerheit und einem oft verschmitzten Lächeln ist er omnipräsent und stets in beeindruckender Bestform. Neben seinem Gourmet-Restaurant «Chesery» im Dorfzentrum von Gstaad kocht er für den YachtClub Gstaad, beglückt hiesige und auswärtige «Gourmets» mit auswärtigen Caterings und führt mit seiner Frau Susanne das Golfclub-Restaurant oberhalb Saanenmöser. Auch hier ist er Spitze: mit 14 GaultMillau-Punkten das Beste landesweit! Sein eher traditionelles Konzept ist für die vielen verwöhnten Gäste aus nah und fern immer noch das Erfolgsrezept. Er definiert sich über das sorgfältig ausgewählte Produkt und kriegt seine genialen Inspirationen dann, wenn er in der Küche steht. Robert Speth muss seine Menu-Karte oft kurzfristig än-

Ist es stürmisch, kommt er ans Land. Also kauft man bei

dern. Für ihn und seine Gäste zählt letztlich das sorg-

ruhigem Meer den Steinbutt und bei stürmischer See

fältig ausgewählte Produkt, seine saisonale Frische und

den «Loup de Mer». Die Fische werden dann wie Aktien

Herkunft. Wenn er also übers Wochenende wissen will,

gehandelt. Im Unterschied zu einer Auktion fängt man

ob und zu welchem Preis der Steinbutt für den Wochen-

beim höchsten Preis an. Der Preis für den Steinbutt bei-

anfang zu haben sein wird, muss er seinen Importeur

spielsweise variiert von 30 bis 65 Franken. Vom Gesamt-

kontaktieren. Dieser weiss dann, wie das Wetter für den

gewicht des Fisches sind dann 40 Prozent verwertbares

aktuellen Fischfang war. Echte Qualität kommt aus dem

Fleisch. Wenn wenig gefangen wurde, ist die Ware teuer.

Wildfang und nicht aus der Zucht. Wichtig: aus kleinen

Aber wenn die Ware teuer ist – also knapp – muss man

Booten gefischt. Und wenn man das wünscht, dann

doppelt auf die Qualität achten. Speth macht also sel-

muss man nehmen, was sie eben gerade fangen. Ist das

ber den Einkauf von Fisch, Krustentieren, Geflügel und

Meer ruhig, schwimmt der «Loup de Mer» weit draussen.

Fleisch.

Rober t Speth

19


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Apropos Wildfang: Robert Speth ist davon überzeugt,

Fisch und Krustentiere bereitet er selber zu, auch die

dass uns in 15 Jahren zu 90 Prozent Zucht-Ware serviert

Saucen zum Fisch. Und was noch? Die frische Patisse-

wird. Die Meere werden dann ausgefischt sein. Schon

rie!

jetzt ist spürbar: Wild-Ware wird immer weniger. Beim Kaviar ist man schon so weit: Iran-Wildfang gibt es fast

Im Winter stehen Robert Speth in der Küche zehn Mit-

nur noch auf dem Schwarzmarkt! Konkret: Dort küm-

arbeiter zur Seite. Für Catering-Aufträge ausserhalb des

mert sich eine staatliche Organisation um den Vertrieb

Saanenlandes – was offenbar immer öfter geordert wird

des sehr knappen Angebots. Die Einkäufer weltweit raf-

– reist eine Crew von bis zu 20 Leuten mit. Nach Basel,

fen Kontingente zusammen, die sie dann oft auf dem

Zürich, an den Genfersee und ins Ausland. Speth zeigt

Schwarzmarkt weiter vertreiben.

sich oft erstaunt über solcherlei Aufträge. Als ob die dort nicht auch gute Köche hätten…

Der Star-Koch Robert Speth kümmert sich in der Küche höchstpersönlich um die Kontrolle der ankommenden

Robert Speth weiss, dass für seine Kundschaft das Pro-

Ware. Ansonsten sieht er sich nicht in erster Linie als

dukt mit das Wichtigste ist. Bei ihm gibt es im Winter kei-

Koch, sondern eher als «Directeur Artistique». Er sagt

ne Steinpilze aus Südafrika. Aber Trüffel – und diese gibt

täglich das Menu des Abends an – meistens mittags.

es bei ihm dann im Sommer nicht.

E

18 GaultMillau-point chef Robert Speth

F

Robert Speth – le chef aux 18 points

A stroke of luck for Gstaad

Un coup de chance pour Gstaad

For Gstaad, Robert Speth is like winning the

Robert Speth est pour Gstaad une sorte de 6 au

lottery. With his easy-going nature and often

loto. Avec légèreté et souvent un sourire amusé,

whimsical smile he is omnipresent and always

il est omniprésent et sa forme impressionnante. A

in impressive form. In addition to his gourmet

côté de son restaurant gastronomique le « Chese-

restaurant “Chesery” in the center of Gstaad, he

ry » au centre du village de Gstaad, il cuisine pour

also cooks for the Gstaad Yacht Club, delights

le Yacht-Club Gstaad, il réjouit les gourmets d’ici et

local and foreign gourmets with catered events,

d’ailleurs par ses services de catering et il dirige en

and together with his wife Susanne runs the golf

compagnie de son épouse Susanne le restaurant du

club restaurant above Saanenmöser – which with

Golfclub au-dessus de Saanenmöser. Là aussi, il est

14 GaultMillau points, is the top golf club restau-

en tête avec ses 14 points au GaultMillau, le meilleur

rant nationwide! His more traditional approach is

à l’échelon national! Son concept plutôt traditionnel

still the recipe for success for his many spoiled

reste pour ses nombreux hôtes venus de près ou

guests from near and far. He defines himself by

de loin la recette du succès. Il se définit par le soin

carefully chosen product and gets his inspiration

qu’il apporte au choix des produits et ses inspira-

when he is in the kitchen. "In the kitchen I am the

tions géniales lui arrivent lorsqu’il se trouve dans sa

‘Directeur Artistique'".

cuisine. « En cuisine, je suis le directeur artistique. »

Rober t Speth

21


L EONZ B LU NSCH I – E X-H OT ELI ER U N D -G EM EI N DEPOLI T I K ER , F EST I VA LPR ÄSI DEN T U N D 2CV-FA H R ER

Mit siebzig im neuen «Look»

TEXT: HANS-UELI TSCHANZ – FOTOS: RAPHAEL FAUX / ZVG

Am 19. Dezember 1978 eröffnete Leonz Blunschi mit seiner Frau Gisela nach 18 Monaten im «alten Bernerhof» das neu aufgebaute Hotel im Zentrum von Gstaad. Dies war gleichzeitig der Einstand des damals 36-jährigen Innerschweizers in Gstaad. Mit unermesslichem persönlichem Einsatz, einem feinen Gespür für das Machbare und oft wohltuender Lockerheit durchlief er eine beachtliche regionalpolitische Karriere und blieb trotzdem im Herzen Hotelier, Gästebetreuer und Touristiker. Bis er dann im Jahre 1996 «seinen» Bernerhof an Thomas und Claudia Frei verkaufte und sich von seinen Freunden eine neue «Business-Card» entwerfen liess: darauf ein im Kraut dahindösender Mann in Wanderkleidung und auf der Rückseite die Adresse seiner Ferienwohnung an der italienischen Adria … Doch das Visitenkärtchen zeigte dann doch nur die halbe Faktenlage: Nur ein Jahr nach dem Rückzug als Hotelier eröffnete er als Gemeinderatspräsident die Umfahrungsstrasse und das verkehrsfreie Dorfzentrum von Gstaad. Und bis zum heutigen Datum amtet er als Verwaltungsratspräsident des Menuhin Festivals, eines Grossanlasses, welcher für die Wertschöpfung der Region Saanenland die wohl wichtigste Rolle spielt und welchen die «Blunschis» Ende der Neunziger-Jahre mit der Hinterlegung ihres persönlichen Bernerhof-Aktienpaketes als Bürgschaft vor dem Aus retten mussten. Doch beginnen wir von vorne: Leonz Blunschi verbringt seine Jugend mit seinen zwei Brüdern im eher konservativen Einsiedeln, bevor er sich ernsthafte Gedanken zu seiner beruflichen Zukunft zu machen anfängt. Berufsberater waren ratlos und sein Vater rät ihm das schweizerisch Naheliegende, nämlich fürs Erste ein Welschlandjahr. Leonz Blunschi zieht für ein Jahr nach Le Landeron und weiss auch nach Ablauf dieser Zeit immer noch nicht, was er beruflich machen soll. Zum Glück gibt es da noch einen Onkel in Brunnen am Vierwaldstättersee. Er hat einen direkten Draht zum Hotel Waldstätterhof und Leonz Blunschi darf dort für einen Sommer einen Stage absolvieren. Was ihm dann sehr gut gefällt! Also belegt er in der Folge Kurse an der Hotelfachschule Luzern und

Leonz Blunschi

23


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kehrt immer wieder als Aushilfe ins Hotel Waldstätter-

Leonz und Gisela Blunschi will das Haus ursprünglich

hof zurück, wenn auch vor allem um Geld für seine Be-

Stockwerk um Stockwerk umbauen, was vom zustän-

rufsausbildung zu verdienen.

digen Ingenieur rasch und entschlossen als keine gute Idee taxiert wird. Also beschliesst man, das Hotel ab-

Als Büropraktikant kommt er 1960 ins Interlakner Ho-

zureissen. Maschinen fahren am 28. März 1978 im

tel Viktoria Jungfrau, wo er sein bisher bestes Arbeits-

Gstaader Dorfzentrum auf und machen das Hotel dem

zeugnis ausgestellt erhält: «Herr Blunschi hat sich als

Erdboden gleich. Bereits am 19. Dezember des gleichen

Praktikant beschäftigt und kann für eine ähnliche Stelle

Jahres, nach nur neunmonatiger Bauzeit, erlebt die

weiterempfohlen werden …» Trotz des «sehr guten»

Gstaader Bevölkerung an einem denkwürdigen «Tag der

Arbeitszeugnisses will Leonz Blunschi zu diesem Zeit-

offenen Tür» die Eröffnung des neuen Hotels Bernerhof.

punkt wieder aus der Hotellerie aussteigen. Doch der überall in der Hotellerie als Vorbild geachtete Vincent

Noch während der Bauphase beschliesst der 36-jäh-

W. Winiker, damals Direktor des Hotels Storchen in Zü-

rige Leonz Blunschi mit seiner Frau Gisela, definitiv in

rich, vermag ihn zu motivieren, in seinem Hotel eine

Gstaad zu bleiben und die Aktienmehrheit des Hotels

Stelle anzutreten. Der gleiche Vincent W. Winiker holt

zu übernehmen. Dies gelingt ihm dank einem grosszü-

Leonz Blunschi später, nach einem Auslandaufenthalt

gigen Darlehen von Ernst Matti und mit Hilfe der Saa-

und einem Abstecher ins Hotel Des Bergues in Genf,

nen Bank, welche vom Hotelkonzept der Besitzerfami-

erneut zu sich, dann aber ins Hotel Palace Luzern, wo

lie Blunschi überzeugt ist.

er allerdings leider – saisonbedingt – nur im Sommer arbeiten kann und sich deshalb nach Engelberg be-

Leonz und Gisela Blunschi erreichen rasch den Status

gibt, um dort, 25-jährig, eine grosse Herausforderung

eines modernen Gastgeberehepaars: Tagsüber beglei-

anzunehmen und erstmals den Posten als Direktor im

tet Leonz seine Wander-Gäste auf die Berge und in die

Hotel Schweizerhof anzutreten. Als solcher lernt Leonz

Täler des Saanenlandes und am Abend spielt er auf

Blunschi zum ersten Mal, was echte Gästebetreuung

dem Klavier im Speisesaal «Ballade pour Adeline…». Im

heisst. Nach vier Jahren Engelberg heisst die nächste

Hotel wird ständig investiert. So wird der «Stöckli-Grill»

Station Winterthur, wo er die Direktion des damaligen

zum Chinesen «Blun-Chi» und auf der Bahnhofseite

Hotels Volkshaus übernimmt, bevor er ein attraktives

des Hotels entsteht die frisch renovierte «Beiz». Das

Angebot ausschlägt, nämlich das Hotel Bern als Direk-

Hotel-Hallenbad befindet sich direkt unter der Bahn-

tor zu übernehmen. Seine Begründung: Er will lieber

hofstrasse – laut Leonz Blunschi übrigens das einzige

in die Berge! Dank Vermittlung durch Erwin Hari trifft

Hotel in der Schweiz, welches es sich leisten kann, ein

er dann eines Tages auf Ernst Matti, VR-Präsident des

Hallenbad unter der Bahnhofstrasse zu eröffnen…

Hotels Bernerhof in Gstaad. Nach und nach trifft sich die lokale und nationale Wir stehen im Jahr 1976.

Prominenz, wenn in Gstaad, dann unter anderem im

Das damalige Hotel Bernerhof hat gerade mal sechs

Bernerhof. So wird auch der frischgewählte Bundesrat

Zimmer mit Dusche/WC und ist in einem höchst reno-

Adolf Ogi bald einmal nach Gstaad eingeladen und die

vierungsbedürftigen Zustand. Das Direktions-Ehepaar

lokalen «Grössen», welche dann bei solchen Gelegen-

Leonz Blunschi

25


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heiten immer zugegen sind, geben sich bass erstaunt,

Zelt» aus Wengen ergänzt wurde und so nun zu einem

als Leonz als «Samichlaus» verkleidet dem neu gewähl-

noch gewichtigeren Sommeranlass mit anfangs rund

ten Bundesrat mit launigen Gratulationsworten einen

15 000 Besuchern heranwächst.

Schulranzen überreicht… Das neue Festival – mit dem anfänglichen Namen «MuAls frischgebackener Gstaader Hotelbesitzer realisiert

siksommer Gstaad-Saanenland/Menuhin Festival – Al-

Leonz Blunschi aber auch rasch, dass es sich gehört,

pengala» – hat zwar sofort musikalischen Erfolg, kämpft

für öffentliche Ämter zum Wohle des Tourismus und

jedoch über Jahre mit den Finanzen. Einerseits müssen

später der Regionalpolitik zur Verfügung zu stehen.

aus Wengen hohe Schulden übernommen werden und

Also übernimmt er schon bald das Präsidium des Ver-

der alljährlich notwendige Zeltauf- und -abbau hängt

kehrsvereins Gstaad und hilft massgeblich mit, die

schwer an der Finanzierungslast des Festivals.

Tourismuspolitik im Saanenland gemeinsamer und koordinierter anzugehen. Eine Idee und Initiative, welche

Als es dann Mitte der 1990er-Jahre absehbar zum

Jahre später zum Zusammenschluss der lokalen Ver-

plötzlichen «Sein oder nicht Sein» kommt und die Fort-

kehrsvereine und zu einem einheitlichen Auftritt der

setzung des Grossanlasses real gefährdet scheint,

Ferienregion führt. Es folgt die Wahl in den Gemein-

übernehmen Leonz und Gisela Blunschi mit ihrem

derat von Saanen, welche er zum Missfallen einiger

Bernerhof-Aktienpaket eine persönliche Bürgschaft

Parteistrategen während der «heissen» Endphase auf

in der Höhe von fast einer Million Schweizerfranken

einem Nepal-Trekking infolge fehlender Kommunika-

gegenüber der Bank, verhindern dadurch den Gang

tions-Verbindungen nicht exakt mitbekommt, sondern

in den Konkurs und verhelfen dem Menuhin Festival

von deren Ausgang erst nach Rückkehr ins Saanenland

zum Weiterbestehen. Eine starke und mutige Leistung,

erfährt.

welcher man sich heute, im 57. Durchführungsjahr des mittlerweile gesunden Konzertsommers, mit Dankbar-

Als frischgewählter Gemeinderat tritt er unter anderem

keit immer wieder erinnern sollte.

in die Planungskommission für ein neues Verkehrskonzept Gstaad ein und ist von einer absehbaren Lösung

Leonz Blunschi hat vor zwei Jahren seine Frau Gisela

dieses seit Jahren diskutierten Problems fasziniert.

nach langjähriger Krankheit verloren und im vergan-

Die Früchte der Arbeit des damaligen Gemeinderates,

genen Jahr seinen 70. Geburtstag gefeiert. Seine Ver-

der Planungsgruppe unter kompetenter Führung von

dienste für die Region sind beachtlich, obwohl Leonz

Ruedi Baumer und vieler Fachleute darf er später als

Blunschi immer wieder darauf hinweist, dass er stets

Gemeinderatspräsident bei der offiziellen Eröffnung

das Glück hatte, ein fähiges Team an seiner Seite zu

der Umfahrungsstrasse und des verkehrsfreien Dorf-

wissen, welches motiviert und engagiert die gleichen

zentrums Gstaad ernten. Leonz Blunschi bleibt zwölf

Ziele verfolgte. Mit neuerdings geändertem «Frisuren-

Jahre im Gemeinderat von Saanen – acht Jahre als Prä-

Look» ist er wohl noch manchen Sommer unterwegs

sident. In dieser Zeit verkleinert er den Gemeinderat

in seinem rot-weissen 2CV, welchen ihm seine Freun-

und verhilft der Verwaltung zu einer zeitgemässeren,

de zum 50. Geburtstag vor den Bernerhof stellten. Der

moderneren Struktur.

2CV, übrigens ein sympathisches Understatement, sinnbildlich vielleicht für seine scheinbare Leichtigkeit,

Das ist das eine. Und das andere?

auch in schwierigen Momenten immer Lösungen zu

Leonz Blunschi ist von Beginn weg fasziniert vom

finden.

Menuhin Festival Gstaad. 1992 lässt er sich zum Verwaltungsratspräsidenten des Grossanlasses wählen. Das Festival hatte soeben eine entscheidende Phase durchgemacht, indem der bisherige kammermusikalische Anlass mit dem «Alpengala-

Leonz Blunschi

27


F

Leonz Blunschi

A 70 ans, une nouvelle tenue …

E

Leonz Blunschi

70 years on – the continuing evolution of Leonz Blunschi

Le 19 décembre 1978, Leonz Blunschi et son épouse Gisela inaugurent l’Hôtel Bernerhof nouvellement

Leonz Blunschi and his wife Gisela opened the

construit à Gstaad. Cet événement marque égale-

newly-built Bernerhof Hotel in the center of

ment l’entrée en fonctions dans la vie active à Gstaad

Gstaad on December 19 1978. It was the Gstaad

de cet homme de 36 ans en provenance de la Suisse

debut of the then 36 year-old from central Switzer-

centrale. Par un énorme engagement personnel, une

land. With immense personal dedication, a keen

fine intuition de ce qui est réalisable et une souplesse

sense of the possible, and an often refreshingly

souvent bienfaisante, il accomplit une importante

laid-back perspective, he embarked on a remark-

carrière en politique régionale tout en restant hôte-

able career in regional politics. But throughout the

lier et homme de tourisme dans son cœur. Jusqu’à

time he remained a hotelier, host and tourism ex-

la vente de «son Bernerhof » à Thomas Frei en 1996

pert at heart. In 1996 he sold “his Bernerhof” to

et l’ébauche qu’il se fait faire par ses amis d’une

Thomas Frei, and friends designed a new calling

nouvelle « Business-Card » : au recto un homme en

card for him showing a man in hiking clothes dos-

habits de marche somnolant dans les herbes et au

ing in a meadow with the address of his holiday

verso l’adresse de sa résidence de vacances au bord

residence in the Adriatic Riviera on the back. But

de l’Adriatique… La carte de visite ne montrait ce-

the card only told half the story, and only one year

pendant qu’à moitié la situation réelle : un an seule-

after stepping back from the Bernerhof, he inau-

ment après sa retraite en tant qu’hôtelier, il inaugure

gurated the ring road and car-free village center of

comme président du Conseil communal la route de

Gstaad as council president. Currently he serves

contournement et par conséquent le centre sans voi-

as chairman of the Menuhin Festival, one of the

tures de Gstaad. Et jusqu’à maintenant, il remplit la

major events in Saanenland's summer calendar.

fonction de président du conseil d’administration du

This event quite possibly brings the most added

Menuhin Festival. Une manifestation d’importance

value to the region, and it is one which he had to

jouant un rôle prépondérant pour la valeur ajoutée

rescue from extinction in the late nineties with a

de la région du Saanenland et qu’il dut sauver de la

CHF 900 000 personal loan.

faillite à la fin des années nonante par un prêt personnel à hauteur de 900 000 francs.

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A DLER GSTAAD GALLERY

Adler and Art For many years, Adler Joailliers has supported the arts, from sculpture to painting, and from music to dance. The family especially loves fine art, and has exhibited different artists in their boutiques for over 30 years. This year, Adler is welcoming Mr Roger de Montebello and Mrs Betsy Ross Koller in its Gstaad Art Galler y.

ROGER DE MONTEBELLO From December 20 th 2012 to January 30 th 2013 A cocktail will take place in the presence of the artist on Sunday, December 23 rd 2012, at 6 PM. Roger de Montebello is a French painter. He was born in Paris in 1964. He studied painting at the Facultad de Bellas Artes of Seville (Spain) and at Harvard University (USA), where he majored in art history and art theory (Bachelor of Arts, 1988). He lives and works mainly in Venice. His work explores the relationships between light and space, in the form of metaphysical landscapes often rooted in the visual observation of the Mediterranean seaside, notably Venice, Greece and Spain. In 1994, Roger de Montebello was praised by the French art

historian René Huygue for his capacity to balance color, light and composition together. www.montebellopaintings.com

BETSY ROSS KOLLER From February 1st 2013 to March 17 th 2013 A cocktail will take place in the presence of the artist on Sunday, February 3 rd 2013 at 4 PM. Betsy Ross Koller's paintings done in naive style, capture the simple and traditional scenes of Alpine life as it was in years past. Her whimsical paintings evoke memories of a more sedate life of past generations. The changing hues of the majestic mountains, verdant pastures, flower bedecked chalets and richly decorated traditional dress are the background and

colors that are captured in her work. Her art is infectious, filled with detail and often humorous. The scenes she paints give an insight to her positive and cheerful personality. Her works are not only collected by individuals who love the Alps and traditions of the mountains but also used by corporations, museums and universities. www.betsyrosskoller.com

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DAS

O LDT I M ER-R EN N EN DER WELT 2013 ZU M ERST EN M A L DI E S CH W EIZ

L Ä NGST E U N D H Ä RT EST E

JU N I

QU ERT I M

Rallye Peking – Paris macht Station in Gstaad

Ein wahres Fest für Freunde historischer Autos und puren Abenteuers bietet sich in Gstaad am 27. Juni 2013. Der Rallye-Klassiker Peking – Paris quert zum ersten Mal in seiner langen Geschichte die Schweiz. Gstaad ist einer von zwei Etappenorten – die letzte offizielle Challenge, bevor die Fahrer am 29. Juni die Ziellinie in Paris passieren. Den Gstaader Autonarr Franco Lupi, der bereits 2007

Das Abenteuer startet am 28. Mai in Peking. Die Stre-

mit einem Bentley-Tourer von 1929 an diesem spekta-

cke führt über die Mongolei und die Wüste Gobi nach

kulären Rennen teilgenommen hat, verbindet eine enge

Russland, die Ukraine, Polen, Österreich, via Davos und

Freundschaft mit den Organisatoren. So kam es, dass

Gstaad durch die Schweiz zum Ziel nach Paris.

er den Posten des Streckenkoordinators für die Schweiz übertragen bekam. Er sorgt nun als Hauptverantwortli-

Am 27. Juni 2013 – von Davos kommend – werden sich

cher dafür, dass innerhalb der Schweiz alle organisato-

die 80 bis 100 Teilnehmer vom Col du Pillon her Gstaad

rischen Hürden aus dem Weg geräumt sind, die Durch-

nähern. An der Molkerei vorbei nehmen sie dann den

fahrtsbewilligungen vorliegen und dass die Fahrer wie

Weg zum Gstaad Palace Hotel, wo die Fahrer Quartier

auch ihre historischen Mobile am Etappenort alles vor-

beziehen, um am nächsten Morgen wieder frisch zur

finden, was es nach den Strapazen des Tages zum Auf-

Schlussetappe aufzubrechen.

tanken braucht. Die Vorbereitungen dafür laufen bereits seit August 2012.

Die Rallye Peking – Paris gilt als das längste und härteste Oldtimer-Rennen der Welt. Sie führt über 16 000 km

«Wer bei diesem Rennen bestehen möchte, muss

durch teils unbekanntes, überwiegend nicht befestigtes

nicht nur körperlich, sondern auch technisch

Terrain. 1907 fand die erste Ausgabe dieses Rennens

voll auf der Höhe sein, denn jedes Team

statt. Bereits das Durchkommen versprach den dama-

muss selbst dafür Sorge tragen,

ligen Automobilherstellern höchste Anerkennung und

dass

sein

Auto

fahrtüchtig

bleibt», berichtet Franco Lupi.

Verkaufszahlen. Bei der Ausgabe 2013 gehen Autos der Baujahre 1920 bis 1975 an den Start.

Rallye Pek ing – Paris

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A M «STA M M T ISCH » IST M A N SICH EI N IG: DAS SA A N EN-D OR F IST ERWACH T !

Wann, wenn nicht jetzt?

TEXT: HANS-UELI TSCHANZ – FOTOS: RAPHAEL FAUX

Saanen hat 50 Jahre geschlafen. Jetzt ist es erwacht. An einen «Stammtisch» im Hotel Saanerhof laden wir gegen fünfzig Gäste ein. Politiker, Beamte, Unternehmer, Vereinspräsidenten, Pensionierte, Planer und Gäste. Alles im Grunde engagierte Saaner. Einen ganzen Tag lang, genau genommen 10 Stunden, wird diskutiert, gestritten, gelacht und manchmal auch geschwiegen. Getrunken wird viel Wasser, Espressi und wenig Wein. Immer war man sich in einem Punkt einig: Jetzt muss etwas geschehen. Wann, wenn nicht jetzt? Im Saanen Dorf liegt die Zukunft! Am «Stammtisch» gibt es viele, die sich auf die Veränderungen freuen. Man will diejenigen, die mit den Veränderungen noch Mühe haben, motivieren. Bei einigen Saaner Bürgern ist die Angst vor Veränderungen immer noch leicht vorhanden. Sie sind noch etwas skeptisch. Gemeinsame Anstrengungen sollen jedoch dazu führen, dass die Saaner die Skepsis niederlegen und sich nicht blockieren lassen. Einer vergleicht es mit der Aufgabe des Bergführers: Nehmt die Leute, die Angst haben, sinnbildlich an der Hand und führt sie. Die Zeit wird es richten. Mit der Zeit geht die Angst zurück und Energie für Fortschrittliches wird freigesetzt. «Fehlplanung!», ruft immerhin noch eine in die Runde. Zuerst hätte man die Einstellhalle bauen sollen, bevor der «Poller» in Betrieb genommen wurde! Momentan ist noch eine grosse Unsicherheit im Volk, ob diese Bauphase nicht doch zu lange dauert und ob es gut kommt. Jetzt geht niemand mehr ins Dorf mit all diesen Baustellen! Am «Stammtisch» wird nicht widersprochen, hingegen von Seiten Politik auf die langwierige Planung und die Gesetzesflut hingewiesen. Ein föderalistischer Staat und Verbände, die blockieren. Das hat Zeit gekostet bei der oberirdischen Planung. Saaner Detaillisten halten dagegen. Der Eigentümer eines Modegeschäfts erinnert sich: Mein Vater hat immer gesagt, Jesus, was die wieder alles machen! Aber meine Kinder sagen, Papa, das

Stammtisch Saanen

35


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kommt schon gut. Und wirklich, sagt er: Man spürt nur

Der Dorf-Coiffeur: Ich sage immer, ich gebe mehr Aus-

leichte Umsatzeinbussen – auch jetzt während der Bau-

kunft als das Tourismusbüro, werde von Chaletbesitzern

phase. Und er kann sich das eigentlich gar nicht recht

angesprochen, denn ich bin ja seit 20 Jahren in der Dorf-

erklären. Sein Kundenstamm ist ihm nämlich bisher treu

Kommission. Ich habe immer probiert, diesen Joker ein-

geblieben. Es war eine gute Sommersaison. Man kann

zusetzen, um den Menschen beim Frisieren die Meinung

gar nicht «furchtbar» klagen. Und was die Zukunft an-

der Kommission zu übermitteln. Im Grossen und Ganzen

geht, sowieso nicht. Geschichten aus «Gstaad mit seiner

ist die Stimmung gut. Saanen wird sehr schön. Aber die

Umfahrungsstrasse» werden jetzt herumgeboten. Von

Durststrecke, in der wir stecken, wird Einbussen brin-

dortigen Skeptikern, welche heute «die Bude voll haben»

gen. Wir selber haben das auch gemerkt. Ein anderes

und eines Besseren belehrt wurden. Ob sie es zugeben

Problem: Viele der Geschäfte werden heute von Leu-

oder nicht.

ten geführt, welche am Ende ihrer Tätigkeiten stehen. Matchentscheidend wird sein, ob es uns gelingt, neue

Zurück zu Saanen. Am 10. August 2010 ist der «Poller»

anzusiedeln. Mit neuen, bezahlbaren Wohnungen müs-

gestiegen, sagt der Dorfvereins-Präsident. Das Dorf

sen wir Bedürfnisse schaffen für neue Läden. Das bringt

sieht aber immer noch aus wie am 10. August. Die Stras-

neue Geschäftsideen und Nachfrage. Natürlich braucht

se wird noch immer zu hundert Prozent den Autos über-

es Courage! Leute, der Zug ist nicht abgefahren.

lassen.

Fortsetzung Seite 41

November 2012: Der Gemeinderat hat die Baueinga-

tes Projekt ist. Nicht ganz autofrei allerdings. Aber die

be für die Neugestaltung des Dorfes Saanen erhalten.

Autos sollen dann nicht mehr ins Dorf hineinfahren,

Man will diese im Dezember der Gemeindeversamm-

sondern das Parkhaus benützen. Es gibt ein schönes

lung vorlegen und hofft, dass dann der notwendige

Parkhaus. Hell und freundlich. Die Tarife bewusst so

Kredit gesprochen wird. Das Ganze kostet gut 10 Mio.

gehalten wie in Gstaad. Der Dorfplatz muss ins Zen-

Franken; private Investitionen, die Sanierung von Häu-

trum kommen. Die spätere Flanierzone ist im Mittel-

sern und die Erschliessung von Wasser und Abwasser

streifen geteert, um so eine bessere Begehbarkeit zu

inklusive. Im Moment ist das Parkhaus im Bau mit dem

schaffen. Einige Häuser sind bereits saniert worden.

Ziel, dieses im Herbst 2013 zu eröffnen. Unmittelbar

Man hofft, dass es nicht allzu viele Einsprachen gibt.

nachher will man mit der Realisierung der Dorfgestal-

Schliesslich hat man alle Betroffenen «begrüsst».

tung – «Sanona» – anfangen. Das gesamte Bauvorha-

Und was weiter wichtig ist: Bei der letzten Ortsplan-

ben wird in verschiedenen Etappen vor sich gehen

revision hat man eine Kiesaufbereitung in der Dorfrüti

und zwar immer während der Zwischensaison: erste

bewilligt und die entsprechende Überbauungsord-

Etappe Oberdorf (Einfahrt Parkhaus) bis zum Land-

nung genehmigt. Der Eigentümer darf dort Kiesauf-

haus noch im Herbst 2013. Die zweite Etappe auf der

bereitung betreiben. Das hat im Dorf zu Diskussionen

Westseite des Dorfes vom Bahnhof bis zu den Park-

geführt, denn das gibt zusätzlichen Verkehr: 20 Ca-

plätzen unterhalb der Kirche gleich anschliessend.

mions pro Tag. Der Gemeinderat will dem Rechnung

Saanen leidet im Moment unglaublich. Alle zusam-

tragen und den Verkehr kanalisieren. Die schweren

men. Überall Baustellen. Es handelt sich um ein sehr

Fahrzeuge sollen immer über die Flugplatzstrasse

komplexes Bauwerk. Mit Eigentümern wurde viele

rausfahren. Später ist dann auch der Zubringer ohne

Stunden diskutiert und man ist sich in den wichtigsten

Dorf-Durchfahrt vorgesehen. Das dauert jedoch noch

Punkten einig geworden. Auch im Gemeinderat will

eine ganze Weile. Man rechnet mit 3 bis 5 Jahren. Das

man das Projekt entschieden vorantreiben. Man zeigt

setzt Verhandlungen mit Landeigentümern voraus.

sich in den Startlöchern. Überzeugt, dass es ein gu-

Was keineswegs einfach werden wird.

Stammtisch Saanen

37


F

Le village de Saanen s’est réveillé!

Une discussion au «Stamm»

E

The village of Saanen has woken up!

A conversation at the “Stammtisch”

Saanen a dormi pendant 50 ans et le voici réveillé ! Au

38

« Stamm » de l‘hôtel Saanerhof, nous invitons environ 50

Saanen has been sleeping for 50 years. Now it

personnes. Des femmes / hommes politiques, des fonc-

has woken up. Around 50 guests were invited to a

tionnaires, des entrepreneurs, des présidents d’asso-

“Stammtisch” at the Hotel Saanerhof – politicians,

ciations, des retraités, des planificateurs et des hôtes.

officials, entrepreneurs, club presidents, pension-

Tous engagés dans la vie de Saanen. Tout le monde est

ers, planners and guests. Everybody dedicated to

toujours d’accord sur un point : il faut que quelque chose

Saanen. There is always agreement on one point:

se passe maintenant. L’avenir est au cœur du village de

something has to be done now. The future lays in

Saanen ! Mais comment retrouver de la fréquentation au

the village of Saanen! But how do we get people

village ? Comment se définit l’attractivité de Saanen dans

coming back to the village? How can the attrac-

le futur ? Que doit-il se passer pour que les autochtones

tiveness of Saanen be defined for the future? What

et les hôtes reviennent faire leurs achats au village ?

needs to happen in order for locals and visitors to

Pour que Saanen ne devienne pas une copie de Gstaad,

shop again in Saanen? Saanen is not to become a

où, sur la Promenade, les boutiques vendent principale-

copy of Gstaad, where mainly high-end products

ment des articles « high-end » ? Quel est le danger que

are sold in boutiques on the Promenade. How big

des propriétaires du pays vendent leurs maisons pour

is the risk that Saanen property owners sell their

de grosses sommes d’argent et qu’il en résulte des

houses for a lot of money and then shops emerge

magasins où les citoyens normaux ne peuvent pas se

where normal citizens cannot afford to buy any-

permettre d’aller ? Que va-t-il se passer avec le bâtiment

thing? What is going to happen with the unfinished

abandonné de « La Gare » ? Comment peut-on mieux in-

La Gare building site? How can we further improve

tégrer dans le village les élèves, parents et enseignants

the integration of students, parents and teachers

de la John F. Kennedy School ? Est-ce finalement une

of the John F. Kennedy School into the village? Is

question d’infrastructure si l’on va, à l’avenir, se rencon-

it ultimately a question of infrastructure, whether

trer à Saanen, ou est-ce purement une question de l’âme

people are going to meet in Saanen in the future,

du village ? Comment allons-nous venir à bout du scep-

or is it simply a matter of the village soul? How do

ticisme encore partiellement présent face à la trans-

we overcome the lingering scepticism for change

formation du village ? Les réponses arrivent rapides et

in the village? The answers come promptly and

précises : Saanen a besoin d’une offre de magasins équi-

precisely: Saanen needs a balanced and complete

librée et complète. Il nous faut tout de suite une nou-

shopping experience. A butcher is urgently need-

velle boucherie. Les propriétaires de commerces doivent

ed again. Business owners need to get together, to

se réunir, aller les uns au-devant des autres. Examiner

approach each other. Shop-in-shop models need

des modèles de « shop-in-shop » et se convertir. Croire

to be considered and implemented. Believe in the

en l’avenir du village. Ne pas vendre les immeubles au

village. Do not sell the properties to the highest

premier venu. Être ouvert face aux hôtes bienvenus de

bidder. Be open to the well-liked guests from the

la JFK-School. Créer de petits événements culturels de

JFK School. Create small, fine cultural events, and

qualité. Pour les restaurants, prendre le « 16 » comme

more restaurants along the lines of the “16”. Ta-

exemple. Tables et chaises dans la rue. Marchés. Une

bles and chairs on the street. Markets. A variety

diversité de magasins qui fasse de Saanen le lieu de

of stores to make Saanen the shopping center

rencontre et le centre d’achats du Saanenland. Au vil-

and meeting point of Saanenland. In the village of

lage règne une ambiance de redémarrage des affaires.

Saanen the time feels right for a new beginning,

On souhaite maintenant parcourir ce chemin ensemble.

and we must seize this chance now, for our village

Pour le village et pour les générations futures !

and for the generations to come!

Stammtisch Saanen


Stammtisch Saanen

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D=A@ÇD3A³<=AB/:3<BA / Z a  T Œ V `S \ R S a  B] b O Z c \ b S ` \ S V [ S \  T Œ `  ^ ` W d O bS  : c f c a W [ [ ] P W Z W S \  a bS V b 1 V O Z S b P O c  ; O b b W  a S W b   ' "  T Œ `  a ] ` U S \ T `S W S a  0 O c S \  O c a  S W \ S `  6 O \ R   ; W b R S [ E W a a S \ c \ R R S ` 3 ` T O V ` c \ U c \ a S `S ` _ c O Z W T Wh W S ` bS \ ; W b O ` P S W bS `O \ R S \ A b O \ R ] ` bS \  5 a b O O R   A O O \ S \   1 V v bS O c  R ¸ = Sf  c \ R  :S a  ; ] c Z W \ a  P W S bS \  e W ` 7 V \ S \  S W \  c [ T O a a S \ R S a  / \ U S P ] b  W \  R S \  0 S `S W Q V S \  / ` Q V W b S Y b c `  2 S a W U \  6 ] Z h P O c c \ R 7 [ [ ] P W Z W S \ E W ` P S U Z S W bS \ A W S d] [ S ` a bS \ 9] \ hS ^ b Œ P S ` R W S > Z O \ c \ U  P W a  h c `  @ S O Z W a W S ` c \ U  c \ R  Z O a a S \  7 V `S  B` w c [ S  e O V `  eS `R S \ 

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Aber Geschäfte, wo es sich auch die Jungen leisten

Die Diskussion ist lanciert. Es braucht also wieder eine

können einzukaufen, ereifert sich der Dorf-Pfarrer und

Metzgerei mit offenem Fleisch. Läden und Lädeli. Auch

spricht von seinen Konfirmanden. Eine Alternative zu

das Handwerk von früher soll wieder aufleben. Schuh-

Gstaad! Vielleicht sollten wir ein «H&M»-Modegeschäft

macher, Sattler. Pferde sollen wieder beschlagen wer-

in Saanen haben. Ja sorry! Ich bin gekommen, weil man

den, denn in Gstaad hat es reiche Damen mit Pferden.

hier sagen darf, was man denkt. (Höfliches Nicken am

Aber halt: Saanen bitte schön nicht als «Museum»!

Stammtisch.)

Sondern das Historische mit dem Modernen verbinden. Kunstausstellungen. Skulpturen. Kinderspielplätze mit

Genau diese und andere sozialen Fragen sind zu erör-

einem Kaffee für die Mütter. Mehr Restaurants, die sich

tern. Die erfolgreichen Beispiele zeigen, dass wenn man

getrauen, ihre Tische auf die Strasse zu stellen. (Zwi-

die Dörfer erneuert, nicht nur infrastrukturelle Fragen

schenruf: Geh sag das den Polizisten …!), Musikpavillons

wichtig sind. Die Frage ist: Was haben die Menschen

und Plätze, wo sich die Leute treffen. (Einspruch: Nicht

davon? Was führt dazu, dass Begegnungen entstehen?

immer nur an die Kultur denken bitte…!) Auf keinen Fall

Dass man die Projekte vorwärtsbringen kann? Immer

aber Boutiquen wie in Gstaad. Keine High-End-Läden,

wenn wir Leute emotional berühren, beginnt es zu

die nur teuer sind. Vielleicht eine Markthalle. Wie im

funktionieren. Bei vielen schönen Dörfern, wo es funk-

Loeb Bern, wo man alles findet. Oder ein shop-in-shop-

tioniert, ist relativ wenig zufällig. Als Beispiel: ein Aus-

Modell. In der Molkerei oder im Bircher Haus.

gang aus einem Parkhaus aus lauter Beton. Man kann so etwas so gestalten, dass plötzlich, wenn man ans

Es entsteht eine kurze Diskussion über Sinn und Unsinn

Tageslicht kommt, eine Geiss meckert oder es rauscht

der Milchannahme im Zentrum von Saanen. Würde man

ein Bach. Und schon hat man die Menschen emotional

nicht lieber die Molkerei für einheimische Produkte aus-

berührt …

bauen und so Platz und Raum für ein besonderes Einkaufserlebnis schaffen? War nur eine Frage. Dort den

Nun meldet sich der Direktor der Lokalbank: Die Leute

ersehnten Angebotsmix herstellen. Dafür und dagegen

glauben daran, dass Saanen einmal ein sehr schönes

wechseln sich ab. (Zwischenruf: Es liegt an den «Grin-

Dorf werden wird. Es wird letztlich eine Frage von Fre-

den»!) Die Bauern, die sich dort täglich treffen, gehen an-

quenzen sein. Wir brauchen Leute im Dorf! Ein schönes

schliessend zu Coop oder Migros, sich das Auto füllen,

Dorf muss kein totes Dorf sein. Aber was braucht es, um

meint einer und erntet gerade keinen Applaus.

die Frequenzen ins Dorf zu bringen? Wie bringen wir die Einheimischen ins Dorf? Mit Angebotsmix, ruft einer da-

Aber was ist, wenn sich ein Ladenlokal keiner mehr

zwischen. Es braucht den Angebots-Mix! Subito wieder

leisten kann, mit diesen Mietpreisen? Stille. Dann halt

eine Metzgerei. Visionen? Einer hat eine: Saanen wird

vielleicht ein Modell, wo sich verschiedene Anbieter zu-

das Einkaufszentrum im Saanenland. Man kann parkie-

sammentun. Oder wenn das nicht geht, dann halt mit

ren. Erlebnisse tanken. Sich in unmittelbarer Nähe mit

Subventionen der Gemeinde als Anschubhilfe.

Nötigem und Unnötigem eindecken (Zwischenruf: auch in einem Shoppyland muss man Strecken gehen!). Doch

Halt! Interessant. Wie wäre das? Das würde den Ver-

es braucht nur etwas, was im Angebot fehlt. Dann ist

treter aus dem Gemeinderat nun schon interessieren.

der gewünschte Mix schon futsch.

Subventionen in Form von tieferen Mitpreisen als An-

Stammtisch Saanen

41


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schubhilfe? Ist doch Eingriff in den freien Wettbewerb,

Wenn Auswärtige mehr an das Dorf glauben als

oder etwa nicht? Die Meinungen gehen auseinander.

Einheimische, dann haben wir ein Problem.

Bis es dann doch einer auf den Punkt bringt: Es kann nicht Aufgabe der Gemeinde sein, in den freien Wett-

Die Frage ist, wie viele von denen es erträgt.

bewerb einzugreifen. Und ein anderer, eher ein Skeptiker: Ich glaube nicht, dass sich da einer darauf einlässt.

Das Problem ist, meint einer, der es wissen muss: Wir sind nur noch Konsumenten. Unsere Hirne können nicht

Die John F. Kennedy Schule sollte noch besser ins Dorf

mehr normal funktionieren. Wir sehen nur noch Dollar-

integriert werden können. Dort arbeitet man daran. Viel-

noten herumfliegen. Alle wollen im Schlaf möglichst viel

leicht ist es letztlich ein Sprachenproblem. Mehr aufein-

Geld verdienen. Prost!

ander zugehen, wäre die Lösung. Hier liegt ein grosses Potential. Eltern und Kinder dieser Schule lieben Saanen.

Das Umgekehrte ist richtig: Nur wer sich ins Zeug legt,

Die Geborgenheit und Einfachheit des Dorfes. Die John

schafft es.

F. Kennedy School ist stark gewachsen. Viele Eltern sind täglich im Dorf und konsumieren auch im Dorf. Wie kön-

Also noch einmal zu der Frage, wie man in der Zu-

nen wir diese gern gesehenen Leute noch besser ins

kunft mehr Frequenzen für das Dorf Saanen generie-

Dorf integrieren, dass diese vermehrt in den Dorfläden

ren kann. Man sollte mit Liegenschaftsbesitzern reden

einkaufen? Das braucht Zeit, sagt einer. Es braucht auch

und versuchen, Lokalitäten zu schaffen. Man muss die

Zeit bei den Lehrern, sagt ein anderer. Es ist halt eine

Leute, die verloren gegangen sind über die Jahre durch

internationale Schule.

den schrecklichen Durchgangs-Verkehr und die jetzigen Bauarbeiten, später wieder generieren können.

Ein Ladenbesitzer orientiert den «Stammtisch», dass

Mehr Hotelzimmer. Das Spitzhorn. Die Jugendherber-

sein Vermieter nur noch bereit ist, den Vertrag für ein

ge. Wohnungen für Einheimische (vergesst nicht, es

Jahr Laufzeit zu verlängern. Was automatisch dazu führt,

gibt 100 neue Wohnungen in Saanen – die wollen alle

dass er nicht mehr langfristig in seinen Laden investie-

Brot und Milch). Mehr Beizen wie das «Art 16». Das «La

ren will. Ein Problem.

Gare» früher…!

Wie steht es mit der Gefahr, dass Einheimische in Saa-

Stimmt eigentlich. Das «La Gare». Wer kann da etwas sa-

nen plötzlich beginnen, ihre Häuser zu verkaufen? An

gen? Einer kann: Seit 15 Jahren wurde mit weiss nicht

Reiche. Und es entstehen Boutiquen, wie auf der Pro-

wie vielen Architekten geplant. Am Anfang hoch speku-

menade von Gstaad. Insider, die es wissen müssen, be-

lativ. Man wollte die Gemeinde in die Knie zwingen. Dann

ruhigen: Keine Anzeichen bisher. Oder nur in Ausnahme-

kam plötzlich Druck aus der Bevölkerung. Schandfleck!

fällen, wo es meistens gut herausgekommen ist. Aber

Plötzlich hatte man eine Lösung. Der Bauherr konnte

immerhin: Man kann es keinem verbieten. Und wo ein

damit leben. Ein Kompromiss war gefunden. Jetzt ist

attraktives Zentrum entsteht, steigen auch die Preise.

es publiziert und prompt hat es Einsprachen gehagelt.

Dürrenmatts «Besuch der alten Dame» wird erwähnt.

Erneut musste man sich mit dem Bauherrn finden. Er

Und wer schlussendlich sein Heim verkauft, glaubt nicht

gibt die Einwilligung, dass man neu zeichnen kann. Nun

mehr an sein Dorf.

muss eine Baubewilligung her bis Ende Jahr, sonst ist der

Stammtisch Saanen

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44


Zug abgefahren. Jetzt, wo der Bauherr hilft, soll auch die

die Bemerkung eines Saaners, dass die Einstellhalle so gut

Bevölkerung helfen. Dann sind auch wir Saaner glücklich.

herauskomme, dass man fast darin wohnen könne …

Plötzlich werden Pläne und Zeichnungen herumgereicht. Wie es fürs Hotel Landhaus kurzfristig und langfristig

Eine Weile lang hört der «Stammtisch» einem pensionier-

ausschauen könnte. Ursprünglich war eine Hotelerwei-

ten Saaner zu. Es ist mucksmäuschenstill. Er erzählt: Die

terung geplant. Das wäre langfristig. Kurzfristig will man

älteren Leute sehen, dass man das Dorf mit sehr vielen

die Terrasse erweitern, bis vorne auf die Strasse und auf

Millionen verändern will. Dies kommt vor allem den Ge-

der Ost-Seite, weil ja der Parkplatz wegfällt. Jetzt zum Mit-

bäuden zugute. Die Leute wie ich, die Zeit haben, unter-

telfristigen: Ursprünglich war auf dem Molkerei-Platz ein

wegs zu sein, die sind in ein paar Jahren nicht mehr da.

Musikplatz geplant. Daraus wird voraussichtlich nichts.

Ich gebe dem Dorf grosse Chancen. Aber es wird dann

Die Initianten vom Landhaus reagierten und sagten sich:

nicht mehr von den gleichen Leuten bewohnt. Die neu-

Gstaad hat bald «Les Arts Gstaad» und wir hätten dann

en Wohnungen, die kommen, sind nicht mehr so für je-

«Les Artli»… Eine offene und geschlossene Version eines

dermann. Zuletzt haben noch die Fremdarbeiter im Dorf

Treffpunkts für Musik und Kunst. Schon fast realisiert.

gewohnt. Die neuen Wohnungen werden für uns zu teuer sein. Geschäftsleute leben nicht mehr in den Geschäften.

Apropos Beizen. Einer erzählt: Unsere Grossväter und Vä-

Früher hat der Beck oben gewohnt und unten war die Bä-

ter gingen früher immer ins Landhaus, um dort Politik zu

ckerei. Ich gehe alle Tage auf jede Baustelle. Sie kennen

machen. Das ist ein bisschen vorbei. Leider. Ich war kürz-

mich dort schon. Eine Hemmung im Dorf ist der «Poller».

lich längere Zeit in England und ab 17 Uhr sind von Bank-

«Exgüse», ich fahre durch. Ich komme mit meiner Vespa.

direktor bis Arbeiter alle im Pub. Sei es in der Stadt oder

Wenn ich ausnahmsweise das Auto nehme, gehe ich ins

auf dem Land, wo es vielleicht nur ein oder zwei Pubs hat.

Dorf, kaufe in der Molkerei, und für «Schneiders» mache

Die sind immer voll. Es gibt dort bei den Menus ständig

ich dann einen Höllenumweg. Im gleichen Dorf. Klar könn-

Abwechslung. Aber hier! Im Simmental zum Beispiel, da

te man ein bisschen gehen (Zwischenruf: jetzt hast du

gibt es eine Beiz, dort steht seit 40 Jahren «Buurehamme

gut geredet..!) Aber irgendetwas mit dem «Poller» sollte

mit Rösti»…

man freundlicher machen. «Wo ni no bi ä Bueb gsi, hei d’Underdorf-Buebe mit dä Oberdorf-Buebe Krach gha,

Einer entschuldigt sich und verlässt den Stammtisch: Bei

Chrieg gfüert. Brutal.» Das Oberdorf ging bis Eschlers und

mir ist um halb fünf eine Dame angemeldet, die nichts zu

vor dem Alpenrösli war die Kampfzone. Jetzt ist das Dorf

tun hat. Und die kann nur jetzt…

wieder getrennt. Einst beobachtete ich ein Auto mit Berliner Nummernschildern. Sie mussten auf die Saanen Bank

Am Stammtisch will sich einer partout nicht fotografieren

und vor dem Poller kehrtmachen. Dann musste ich es los

lassen. Es entsteht ein kurzer «Tumult». Tausendmal ab-

werden: Wir haben jetzt eine Mauer gemacht, und Berlin

drücken genügt! ruft er dem irritierten Fotografen zu. Der

hat sie niedergerissen. Aber es chunt guet.

Kellner kommt rein. Für wen ist der Espresso? Am «Stammtisch» herrscht für einen Sekunden-Sprung Ein regelmässiger Saaner Gast aus Bern meldet sich zu

Stille. Fast Andacht. Dann lautes Gelächter. Jetzt ist es Zeit

Wort. Wenn ich komme, dann suche ich ein gemütliches

für ein Glas Wein. Der Kellner bringt Féchy.

Dorf. Was verstehe ich darunter? Ein Dorf, wo ich noch einkaufen kann. Das liegt nun an den Saanern. Dass Bern noch

Plötzlich ist es 19 Uhr. Der Stammtisch löst sich langsam

so schön ist, haben wir der Burgergemeinde zu verdanken.

auf. Lautes Verabschieden. Man will sich bald wieder se-

Die haben dazu geschaut. Und letztlich liegt es daran, dass

hen. Es herrscht eine aufgeräumte Stimmung, denn man

ich mein bisschen Land nicht gleich dem Meistbietenden

hat sich eben gerade auf einen gemeinsamen Weg ge-

gebe. Im Übrigen sei für ihn das Schönste an Saanen nicht

macht. Dem Saanen-Dorf und den kommenden Genera-

etwa die Einstellhalle (Gelächter am Stammtisch), dies auf

tionen zuliebe!

Stammtisch Saanen

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M I K E H OR N

AND

PA NGA EA

Making a difference

Mike Horn sits on Pangaea’s deck smelling the salty air and staring at the wide and endless expanse of ocean. He is overwhelmed by the possibilities … traversing so many continents, oceans, rivers, jungles and ice lands. Exploring planet Earth with passionate and caring people by his side, Horn knows that together we can achieve a lot and make the planet a better place to live in. Horn is acknowledged as one of the world’s greatest

Horn says: “The Pangaea Expedition is the most exciting

modern-day explorers and for 22 years now he has

adventure I’ve ever undertaken. After two decades of

been based in Château-d’Oex, the neighboring village to

exploration, I want to invest the knowledge and experi-

Gstaad in the Berner Oberland.

ence I have acquired into a new challenge and to share these experiences with today’s youth.”

Among his exploits have been Latitude Zero, an 18 month circumnavigation of the Earth around the Equator; the

During the course of the Pangaea Expedition, Horn in-

Arktos Expedition, a 27 month solo circumnavigation of

vited groups of young adults from around the world to

the Arctic Circle; the North Pole Winter Expedition, the

the Mike Horn base in Château-d’Oex, in the picturesque

first-ever “polar night” expedition to the North Pole, and

valley of Gstaad and the Pays d’Enhaut. Here the youths

the Himalaya Expedition, summiting two mountains high-

undertook a challenging period of testing and assess-

er than 8’000m without the use of additional oxygen.

ment and engaged in a series of physical and mental tests with experts from the Mayo Clinic USA. They learnt

During many years of exploration experience around the

about survival and first aid, photography and filming, en-

world, Horn has witnessed first-hand the beauty that the

gaged in environmental workshops and activities such

planet beholds, as well as the alarming rate at which the

as cycling, climbing, swimming, horse riding, raft build-

environment is deteriorating.

ing parasailing and abseiling. The camp was completed with a two-day “Mike Horn Raid” crossing the valley of

Later in 2008, Horn launched yet another project “The

Gstaad, the Via Ferrata of La Videmanette, hillsides of

Pangaea Expedition”, the biggest environmental project

La Braye and finishing 48 hours later in the village of

of its kind in the world to date.

Château-d’Oex.

Mike Horn

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&),002%,/,(5&203$*1,()21&,Ă&#x2039;5(6$

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With the Selection Camp finished the chosen candidates

“I would like to work in cooperation with Gstaad Saanen-

would join Mike Horn 3 months later on his sailboat “Pan-

land Tourism for upcoming training camps, to reach out

gaea”, a spectacular 35m aluminum exploration sailboat.

to more people, the youth, corporates and ‘world class’

Accompanied with an experienced team of guides and

sports teams. There’s no better training ground than

specialists, the youths explored new lands, learnt about

Gstaad to put a team to the test physically, mentally and

changing ecosystems, discovered the beauty of nature

emotionally and to teach them about nature and the im-

and were taught the importance of environmental is-

portance of its preservation.”

sues that are affecting the world today. “My quest is just beginning. There is so much more of With four years under her belt and the world circuit near-

the planet’s beauty that I must share. I want the Pangaea

ly completed, the Pangaea Expedition is now coming to

message to continue to reach out to as many people as

an end. It’s time for Horn to close the Pangaea chapter

possible, both young and old. Everyone has to under-

but it will not be for long. Horn is stimulated by what he

stand that we have to handle our planet with respect

has seen, the passion of the youth and the need to act to

and protect it so that it remains ours for a long time to

preserve the environment. Horn’s mission will not stop

come.”

there. Another project is now on the drawing board but this time it will take more people, both young and old.

Mike Horn would like to thank Pangaea's main partners, Mercedes-Benz, Panerai and Geberit for their continued

Engaged frequently as an international speaker and new-

and loyal support and for their motivation and concrete

ly recruited as motivational coach for both the Indian and

actions towards making the planet a better place to live in.

South African Cricket teams, Horn has seen the need to change the mindset of people, and how in just 4 days of

The sailboat “Pangaea”, was baptized in Monaco in May

intense training in Switzerland’s outstanding nature, he

2008, by Mrs Gaynor Rupert, wife of Mr Johann Rupert,

can change a team, colleagues and friends, turning them

Executive Chairman of Richemont SA and in the pres-

into more connected, efficient and powerful groups, ca-

ence of HSH Prince Albert II.

pable of pushing boundaries and achieving goals.

www.mikehorn.com

Glacier 3000 – the perfect training ground for the South Africa Cricket Team

Mike Horn

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Š Hans-Ueli Tschanz


VER A M ICH A LSK I-H OF F M A N N

La mécène

TEXTE: HANS-UELI TSCHANZ – PHOTOS: HANS-UELI TSCHANZ / ADAM GOLEC / YVES LERECHE

Vera Michalski-Hoffmann se rendait déjà régulièrement à Gstaad en compagnie de ses parents, ses sœurs et son frère alors qu’elle était adolescente. C’était encore dans le chalet du célèbre artiste Wassily Kandinsky. Ses grandsparents Maja et Paul Sacher rencontraient fréquemment Yehudi Menuhin au Saanenland. Grand mécène, Paul Sacher permit au compositeur hongrois Béla Bartók en 1939 d’écrire sa troisième composition de commande en l’invitant pour quelques semaines au Chalet Aellen où il put travailler en toute tranquillité à la composition de son célèbre Divertimento pour orchestre à cordes. Plus tard, Vera Michalski-Hoffmann envoya ses deux filles à l‘institut Le Rosey, ce qui l’amena à passer l’hiver chaque année principalement à Gstaad. C’est ainsi qu’elle apprit à connaître et aimer Gstaad. L’héritière est aujourd’hui ellemême une mécène. Elle soutient régulièrement le Menuhin Festival Gstaad et « Les Sommets Musicaux ». A Saanen, elle a acheté et restauré le Kleine Landhaus (petit hôtel de ville). Elle est la fondatrice du Groupe Libella dont le siège est à Lausanne et, en hommage à son époux décédé en 2002, elle a créé la Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature. Vera Hoffmann a vécu jusqu'à l'âge de 16 ans en Camargue, à la station de recherche de la Tour du Valat, située à 28 km d'Arles. Ce domaine comprenait à l'époque une exploitation agricole et l'électricité y était fournie par un groupe électrogène. Son père, Luc Hoffmann, ornithologue, s'y était établi pour étudier les oiseaux migrateurs. Il consacre une grande partie de sa vie, de ses moyens financiers et de ses réflexions à la cause de la nature. Il a été, avec Peter Scott, le fils de l'explorateur du pôle Sud, un des fondateurs du World Wildlife Fund (WWF) en 1961. La Tour du Valat, protégée depuis par une fondation, est devenue un centre d'importance internationale pour la protection et l'étude des zones humides méditerranéennes. Le terrain de la fondation, qui compte près de 2500 hectares, est une réserve naturelle. Sa mère Daria Razumovsky, était d'origine russe. Vera Michalski-Hoffmann a deux sœurs et un frère. Elle a épousé en 1983 Jan Michalski (1953–2002), d'origine polonaise, qu'elle avait rencontré sur les bancs de l'Université de Genève.

Vera Michalsk i-Hof fmann

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R i n g Wei ss g ol d - C ar b on B r i l l an t en

40 Jahre • AT E L I E R F Ü R I N D I V I D U E L L E N S C H M U C K • C H E S E RY P L AT Z

C H - 3 7 8 0 G S TA A D

TELEFON 033 744 43 22

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kunz.robert@bluewin.ch


Vera Michalski a été étudiante à l’IUHEI à Genève, où elle

Vera Michalski, à travers ses activités d'éditrice, se veut

s'est lancée dans une thèse sur « Le phénomène des

une passeuse entre les cultures de l'Est et de l'Ouest.

compagnons de route du communisme en France, de

Ses activités, commencées avec son mari, ont débuté

1928 à 1939 ». Elle a cependant interrompu ses études

en 1986, avant la chute du mur, alors que les échanges

pour se consacrer à l'édition.

étaient difficiles. Elle parle couramment 5 langues, français, allemand, anglais, espagnol et polonais. Elle dé-

Vera Michalski a créé avec son mari les Éditions Noir sur

clare en outre maîtriser imparfaitement le russe.

Blanc. Par la suite, le couple a racheté plusieurs maisons d'édition qui ont été réunies au sein du Groupe Libella.

Elle reçoit en 2010 le prix Lilas de l'éditrice.

Le groupe comprend, entre autres, les maisons d'édition : Noir sur Blanc (Suisse), Phébus, Buchet / Chastel,

En automne 2007, Vera Michalski a annoncé la création

Maren Sell Éditeurs, Le Temps apprivoisé. En Pologne

de la Fondation Jan Michalski à Montricher. Cette fon-

Vera Michalski possède Oficyna Literacka Noir sur Blanc

dation a acquis une ancienne colonie de vacances qui

et Wydawnictwo Literackie. Elle a racheté la Librairie

a été transformée en lieu d'accueil pour les écrivains; il

polonaise de Paris qui existe depuis 1833 .

est possible d'y accueillir 5 écrivains en même temps. Le séjour pourra varier, mais il sera au maximum d'un an.

Les Éditions Noir sur Blanc sont nées en 1986 à Mon-

Il est prévu d'y adjoindre une salle d'exposition et un

tricher, en Suisse, à l'initiative commune de Vera et de

auditorium qui pourra accueillir des concerts, des col-

Jan Michalski. L'idée était d'accueillir des écrivains prio-

loques ou des projections, ainsi qu'une bibliothèque qui

ritairement issus du monde slave, et d'offrir de la litté-

sera publique certains jours de la semaine. La fondation

rature (romans, nouvelles, théâtre, poésie), mais égale-

offre des bourses à des écrivains, elle soutient ponctuel-

ment des essais, des documents, des témoignages, des

lement des projets d'édition.

journaux et mémoires traduisant des moments forts de l'histoire de pays comme la Pologne ou la Russie. Bien que Vera Michalski soit l’héritière d'une grande fortune, elle déclare veiller à différencier ses activités d'édition, qui visent la rentabilité et ses activités de mécénat, notamment la Maison de l'écriture à Montricher. Elle affirme toutefois pouvoir prendre des risques éditoriaux

que

des

maisons

moins solides financièrement ne peuvent pas prendre. Et ainsi publier des ouvrages pointus. Toutefois, tous les projets éditoriaux visent la rentabilité, même si pour certains, il s'agit de bouées lancées à long terme.

Vera Michalski avec Orhan Pamuk, porteur du Prix Nobel pour la littérature 2006

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D

Vera Michalski-Hoffmann

Vera Michalski-Hoffmann

Ein Leben für die Literatur

A life for literature

Vera Michalski-Hoffmann reiste mit ihren Eltern und

Vera Michalski-Hoffmann has been coming to

den Geschwistern schon als Teenager regelmässig

Gstaad with her parents and siblings since her

nach Gstaad. Damals noch ins ehemalige Chalet des

teenage years. At that time they stayed in the for-

weltbekannten Künstlers Wassily Kandinsky. Schon

mer chalet of world-renowned artist Wassily Kan-

ihre Grosseltern, Maja und Paul Sacher, trafen im

dinsky. Her grandparents, Maja and Paul Sacher,

Saaanenland regelmässig Yehudi Menuhin und der

would regularly get together with Yehudi Menu-

grosse Mäzen Paul Sacher ermöglichte dem unga-

hin in Saanenland, and in 1939 it was patron Paul

rischen Komponisten Béla Bartók im Jahre 1939 die

Sacher who made possible Hungarian composer

dritte Auftragskomposition und lud ihn für einige

Béla Bartók's third commissioned work, by invit-

Wochen ins Chalet Aellen ein, wo dieser ungestört

ing him for a few weeks to Chalet Aellen where

arbeiten und das berühmte «Divertimento für Streich-

he was able to work undisturbed on the com-

orchester» komponieren konnte. Später schickte Vera

position of the famous “Divertimento for String

Michalski-Hoffmann ihre beiden Töchter ins Le Rosey

Orchestra”. Later, Vera Michalski-Hoffmann sent

und verbrachte dadurch jährlich den Winter haupt-

her two daughters to Le Rosey, thereby spending

sächlich in Gstaad. So lernte sie Gstaad kennen und

her winters mainly in Gstaad. This is how she

lieben. Heute gilt sie selbst als grosse Mäzenin. Sie

came to know and love Gstaad. Today, she her-

unterstützt regelmässig das Menuhin Festival Gstaad

self is considered a great patron. She regularly

und «Les Sommets Musicaux», kaufte und restaurier-

supports the Menuhin Festival Gstaad and Les

te das Kleine Landhaus in Saanen. Sie gründete die

Sommets Musicaux, and it was her who bought

Groupe Libella mit Sitz in Lausanne und zu Ehren ihres

and restored the Kleine Landhaus in Saanen. She

im Jahre 2002 verstorbenen Mannes die Fondation

founded the Libella group which is based in Lau-

Jan Michalski pour l’écriture et la littérature. Letztere

sanne, and in 2004 created the Fondation Jan

wurde im Jahre 2004 gegründet. Mit der Stiftung soll

Michalski pour l'écriture et la littérature in honor

das Engagement von Jan Michalski für die Förderung

of her husband, who died in 2002. Through the

des literarischen Schaffens und seine Begeisterung

foundation, Jan Michalski's devotion and enthusi-

für Schriftsteller und andere Autoren in lebendiger

asm for the promotion of writers and authors of

Erinnerung behalten werden. Am Fusse des Waadt-

all kinds can endure. The foundation is creating

länder Jura, im Bois Désert in Montricher, mit Blick

the Maison de l'Ecriture in Bois Désert in Mon-

auf den See und die Alpen, entsteht für die Stiftung

tricher, nestled in the foothills of the Jura Vaudois

Jan Michalski das «Maison de l’Ecriture», welches sich

overlooking the lake and the Alps.

ganz dem Thema der Literatur widmet.

54

E

Vera Michalsk i-Hof fmann


La Maison de l'écriture à Montricher

Vera Michalski a aussi créé le Prix international de

Vera Michalski-Hoffmann est très préoccupée par l’avenir de la

littérature Jan Michalski, qui a pour but de récom-

littérature. Le succès de l‘e-book semble plus marqué en Po-

penser un ouvrage, tous genres confondus (récit,

logne qu’en Europe occidentale. Elle vient de rentrer de la foire

roman, essai, livre d'art etc.). Le prix est doté de

du livre de Cracovie. En général, elle considère que trop de

50'000 francs suisses.

livres sont édités, et parmi eux beaucoup de livres inutiles. Par ses maisons d’édition du Groupe Libella, Vera Michalski-Hoff-

Au centre de Saanen, Vera Michalski-Hoffmann

mann édite environ 300 livres par an dont une partie impor-

a acheté et restauré le « Kleine Landhaus », « afin

tante est également réalisée et vendue sous forme d’e-books.

de le préserver », comme elle le dit. Il s’agit du plus ancien bâtiment profane du village, à côté de

Au Saanenland, Vera Michalski-Hoffmann soutient également

l’église St-Maurice. Des fouilles y ont été réalisées

le Literarischer Herbst qui, dans sa 2ème édition, a trouvé le bon

par le service cantonal d'archéologie qui ont per-

rythme. Elle regrette de n’avoir pu y prendre part personnelle-

mis la découverte d'objets précieux comme une

ment pour des raisons d’agenda. A Saanen, dans son «Kleinen

épée. De beaux espaces et un appartement pour

Landhaus», elle aurait volontiers assisté aux lectures de Paul

les invités y ont été aménagés.

Nizon.

N E U : I N O R I G I N A LV E R S I O N ANZEIGER VON SA ANEN AUF DEM IPAD -TABLET

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A DLER CREATES SENSUALITY AND MAGIC

Adler, a timeless creator

Franklin Adler

An innovative spirit, a taste for challenges, and love for perfection and beauty: These qualities have always identified Adler as one of the finest designers of haute joaillerie. Jacques Adler had a passion for jewels and an adventurous spirit; born in Vienna, he opened his ďŹ rst workshop in 1886 in Istanbul, which was then the world capital of jewellery. Through his expertise and his style, he established a solid reputation that his son Edouard inherited. Today, the third and fourth generations of the Adler family maintain the century-old tradition while embracing a Jacques Adler

56

Edouard Adler

Adler Joailliers SA

sense of modernity that deďŹ es time and borders.


The company controls all stages of the creative process,

Adler Joailliers, in symbiosis with art

from choosing and buying the finest stones to polishing

Adler Joailliers is a creator; for many years, Adler has sup-

and design, to customizing sales in its exclusive bou-

ported the arts, from sculpture to painting, and from music

tiques.

to dance.

The company has expanded its presence globally, while

Haute joaillerie and art are bound by the same sophisti-

focusing its attention on each client individually. Adler

cated simplicity: diamonds are set on jewels just like notes

has always met the highest standards of precision and

follow on a score, in a natural and yet refined way. Each el-

perfection. Its open mind and fertile imagination please

ement maintains its personality while enriching the whole.

women who enjoy jewels as unique as themselves.

The creative process involves tradition and improvisation:

At the crossroads of East and West, Adler has combined

recognizable motifs alternate with explosions of pure ge-

its double heritage to create jewels that blend generous

nius; classical phrases are punctuated with unexpected

curves and sober lines, subtle diamonds and flamboyant

chords, like the diamond necklace that is illuminated with

colours, gold and noble materials. The brand sets the

coloured stones.

tone rather than follows trends. Within 125 years, it has

For many years, Adler has been part of two successful and

become a respected symbol of boldness and elegance.

exceptional musical events in the Swiss Alps: the Menuhin

Adler understands creation as the result of imagination

Festival and the Sommets Musicaux, both taking place in

and energy. Often, a stone will inspire an idea through

Gstaad.

its shape, colour, texture or a free association it triggers.

This year, for the first time, Adler has partnered with the

Energy and sensitivity do the rest: an idea emerges, a

Grand Théâtre in Geneva, an icon of top-quality culture. To-

sketch is etched, a drawing takes shape and finally a

gether, they present the Anna Karenina ballet performed

jewel is born.

by the Mariinski Theatre under the baton of the famous

This process also reflects a clear taste for adventure and

conductor Valery Gergiev.

risk-taking for the sake of innovation. Adler took the bold

Adler also loves fine arts. For about 30 years, Adler has ex-

step to work other noble materials. After integrating ti-

hibited artworks in its boutiques – paintings by Dominique

tanium, wood and silk to its jewels, the designers took

Rossborough, Jean-Pierre Mocci, Roger de Montebello,

up the challenge of carbon, a material that is hard and

Igor Novikov or Betsy Ross Koller; sculptures by André

difficult to fashion, but whose unique texture and natural

Raboud, André Bucher, Giorgio Benedetti and David Ger-

tone open up to new possibilities. The jewels made of

stein; glass works by Catherine Farge, Gérald Vatrin and

carbon are extremely light and fascinate with their con-

Yann Oulevay. The artworks have mixed beautifully with

trasting materials, textures, and colours.

our jewellery creations.

Thanks to its century-old experience, its international

These artists share one thing: they all do magic with paint,

presence, and its innovative spirit that never rests, the

stone or mixed techniques, and are renowned in their own

company keeps on charming those who like to wear

field.

jewels that defy gravity laws and who shrug at conven-

Exhibiting renowned artists and new talents reflects

tional drawings and ephemeral trends.

Adler’s eclectic taste and passion for the arts.

Adler Joailliers SA

57


Tell us about the importance

cal music, and my beloved Viennese

that the Maison Adler attaches

grandfather was also an avid listener.

to maintaining a boutique in

So I've been attracted to the genre

Gstaad?

ever since childhood. Hard as it is to

Gstaad means everything to us. Our

imagine in this iPod age of ours, I can

roots go deep here. In fact, my first ex-

actually remember when we listened

perience of the area was as a student

to live music on records which turned

way back in 1957! Being unable to af-

at 78 cycles per minute. Each record

ford Gstaad, I stayed in Saanenmöser, at a hotel costing just 11 Swiss francs

lasted at most 3 minutes and a single concert comprised of seven or eight

Franklin Adler

a night half board. For me, Gstaad has

albums! But beyond classical music,

always had a dreamy quality. It represents the glow of nostal-

Adler is involved in many other arts. Our participation takes

gia and has a happy habit of remaining true to its identity in a

the form of everything from exhibitions in boutiques to spon-

world that otherwise often appears to change too fast. Above

soring concerts in Gstaad and also ballets at the Grand Théâ-

all else, one feels good in Gstaad.

tre in Geneva.

What is your personal link to Gstaad?

Any music lover is aware of your personal friendship

Ever since adolescence, it has been under my skin and a key

with the Turkish piano star Fazil Say. What are the

part of me. Gstaad represents emotion, incredible passion,

roots of this relationship?

happy memories, and love.

Yes, I have always admired Fazil Say as an artist. After we were introduced, I asked him to perform in the concert cele-

When did Adler open its beautiful boutique in Gstaad?

brating 30 years of Adler in Geneva. It has been a long-lasting

We've been in our present site since 1985, and prior to that

and mutually beneficial friendship.

we exhibited in the prestigious Olden Hotel for two years. Were you aware that the illustrious Menuhin Festival How have you been dealing with the worldwide

Gstaad is asking Mr. Say to compose and perform a

economic crisis?

piece for 2013 with the Gstaad Festival Orchestra?

Since the dawn of time crises have been a constant com-

Of course! I was overjoyed upon hearing the news! He is an

panion of the human condition. Whether wars, revolutions,

extremely creative piano player and I am sure the audience

or financial disasters, they have existed throughout history.

will be treated to a truly beautiful concert.

The key lesson is learning to live with them. And being able to bounce back stronger, which a good brand always does.

What has been your personal concert highlight of the Menuhin Festival Gstaad 2012?

What areas of the world are your main markets?

Now that's a tough one! So many memorable artists took to

Simply put, the entire world is our market! We are willing

the stage. I have to say though, I found the performance of

and able to travel anywhere in order to meet our key clients.

Carmina Burana to be absolutely fabulous. The piece con-

Adler targets customers who follow and understand the en-

tains everything one could wish for; operatic sweep, energy,

tire creative process, connoisseurs who have the capacity to

passion, and a wonderful story-telling narrative. For me, this

recognize both beauty and design.

music conjures up images of religious chants. It's a classic of the highest order.

You have chosen the Menuhin Festival Gstaad and

58

the Winter Festival Les Sommets Musicaux as loca-

What is the secret of Gstaad's enduring ability to at-

tions for your customer hospitality pavilion. Are you

tract generations of affluent people?

an aficionado of classical music?

It think everything ultimately comes down to its low-key and

Without a doubt. It's in my blood. I was fortunate enough

un-ostentatious outlook. At its heart, Gstaad is a village for

to have parents who imbued me with a passion for classi-

those who remain discreet and natural.

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Ledi Garage in Feutersoey/Gstaad

Die Ledi Garage Feutersoey AG ist seit Anfang Juni 2012 in

sentieren. Auch die neue Werkstatt ist optimal auf die Kun-

einem ganz neuen Betrieb an der Gewerbestrasse 18 in Feu-

denbedürfnisse eingerichtet. Der neue Betrieb bietet dem

tersoey anzutreffen. Nach über 32 Jahren Land Rover Part-

kompetenten und erfahrenen 10-köpfigen Ledi Garage Team

nerschaft haben die Inhaber Hansueli Brand und Bernhard

eine ideale und grosszügige Plattform zur Kunden- und Inte-

Lammers sich am neuen Standort mit moderner Infrastruk-

ressentenbetreuung.

tur auf eine weiterhin erfolgreiche Zukunft ausgerichtet. Der lichtdurchflutete Schauraum ist sehr einladend und ergibt die Möglichkeit, die Land Rover Modelle optimal zu prä-

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FIVB B EACH VOLLEY BA LL WOR LD TOU R G R A N D SL A M 2012

«Gstaads Lido» sorgt für Emotionen

FOTOS: MARCO FELIX / MAURICIO KAYE / ADRIAN KNECHT / FRANK MÜLLER

Einmal im Jahr verwandelt sich Gstaad zum grössten Strand im Berner Oberland. Immer dann, wenn auf 1050 Metern Höhe plötzlich die besten Beachvolleyballer und Beachvolleyballerinnen der Welt um ein Preisgeld von insgesamt 300 000 Franken spielen, wird aus dem sonst so pittoresken und stillen Kurort ein Eldorado für Nachtschwärmer. Die Gstaader Promenade ist dann eine kulinarische Meile, und wo sonst Eishockey gespielt wird, auf dem Eisbahnareal im Untergstaad, findet der FIVB Beach Volleyball World Tour Grand Slam statt. Im vergangenen Jahr zählten die Organisatoren 38 000 Zuschauer. Die grossen Sieger kamen aus den USA und hiessen Misty May-Treanor/Kerri Walsh und Sean Rosenthal/Jake Gibb. Für MayTreanor/Walsh war es der sechste Sieg in Gstaad und nur wenige Wochen später gewannen die beiden Amerikanerinnen bei den Olympischen Spielen in London zum dritten Mal Olympia-Gold. Besonders gross war die Freude in Gstaad über den Gewinn der Bronzemedaille von Simone Kuhn und Nadine Zumkehr. Die beiden Schweizerinnen kamen erstmals in Gstaad ins Final Four. «Den dritten Platz in Gstaad – das könnte wahrscheinlich wirklich nur eine Olympiamedaille toppen», meinte die Frutigerin Nadine Zumkehr strahlend. Den zweiten Platz bei den Frauen gewannen die jungen Niederländerinnen Kaizer/Van Iersel. Bei den Männern besiegten Gibb/Rosenthal wie bereits im Finale in Rom die Brasilianer Emanuel/Alison. Für Patrick Heuscher und Jefferson Bellaguarda sowie Martin Laciga und Jonas Weingart endete der Heim-Grand-Slam auf Platz 9. Sascha Heyer und Sébastien Chevallier erreichten den Einzug in die Achtelfinals nicht und beendeten das Turnier auf Platz 17.

FI V B Beach Volleyball World Tour Grand Slam

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Schon fast ein Einheimischer … Jakob (Köbi) Kölliker ist allen Eishockey-Fans in der Schweiz und in Deutschland ein Begriff. Als Spieler und zuletzt als Bundestrainer der Deutschen Eishockey-Nationalmannnnschaft. Seit der ersten Stunde des Beachvolleyball-Turnieres in Gstaad ist er mit seiner Familie als freiwilliger Helfer am Turnier dabei. Mit seiner Frau Lenka und dem Sohn Tim fühlt er sich mittlerweile schon fast wie ein Einheimischer und hat durch das Turnier viele Freunde im Saanenland gewonnen. Weiter hilft er bei der Ausbildung des Hockeynachwuchses im Saanenland mit. Er unterstützt und berät jeweils im Oktober den Nachwuchs des HC Gstaad-Saanenland anlässlich eines Trainingslagers in Leysin. Im folgenden Gespräch gibt Köbi Kölliker Auskunft über seine Aufgaben am Beachvolleyball 1to1 Energy Grand Slam Gstaad und über seine Zukunft als Eishockey-Trainer.

Herr Kölliker: Wie lange helfen Sie und Ihre Familie bereits am Beachvolleyball 1to1 Energy Grand Slam Gstaad freiwillig aus? Ich bin seit der ersten «Ausgabe» mit dabei, ich glaube seit 2000, und meine Familie mehr oder weniger seit 2002. Was ist da konkret Ihre Aufgabe? Was nimmt diese Woche in Ihrem Jahres-Terminkalender für eine Wichtigkeit ein? Meine Aufgabe ist die tägliche Spielfeldzubereitung des Center Courts und dass der Spielablauf ordnungsgemäss abläuft. Die Beach-Woche ist über Jahre in unserem Terminkalender «rot» angestrichen! Wir sind dabei … Ja, das ist ein Fix-Termin und unumgänglich! Sie sind doch eigentlich ein Eishockey-Spieler und -Trainer. Was fasziniert Sie am BeachvolleyballSport? Erstens ist die Beachwoche immer ein schöner Übergang im Sommer zu meiner Sportart Eishockey. Ganz nahe an einem anderen Sport zu sein, ist für mich sehr erfrischend. Zudem ist Beachvolleyball auch Teamsport und ich kann die Spieler und ihre Trainer beobachten und ihre technischen und taktischen Fähigkeiten für mich analysieren. Die Vorbereitung auf ein Spiel, mit dem ganzen mentalen Aspekt, mit der Kommunikation und der Konzentration der verschiedenen Spieler sind für mich sehr interessant zu beobachten.

Spielen Sie selber auch Beachvolleyball? Nein… ab und zu in den Sommerferien! Ich bin froh, wenn der Ball mal übers Netz rollt! Erzählen Sie uns, was Sie in Sachen Eishockey-Sport gerade tun? Bis im Sommer arbeitete ich mit der Deutschen Nationalmannschaft zusammen. Nun, nach einigen Wochen Ferien, organisiere und richte ich meine Tätigkeit neu aus und bilde mich weiter. Dazu bin ich auch Beobachter und Berater der Eishockeyszene. All meine internationalen Erfahrungen der letzten Jahre möchte ich in Zukunft in einem Club umsetzen. Sie waren Trainer der Deutschen EishockeyNationalmannschaft. Wie sieht man aus dieser Perspektive das Schweizer Nationalteam? Oder überhaupt den Eishockeysport in der Schweiz? Das Schweizer Eishockey geniesst im Ausland einen sehr hohen Stellenwert. Vor allem auf unsere Nachwuchsausbildung und die ganze Konzeption ist Deutschland neidisch. Unser Eishockey, auch die Nationalmannschaft, hat sich in den letzten zehn Jahren enorm entwickelt, trotz den letzten Rückschlägen, und hat sich in der Weltrangliste in den Top 8 halten können, was nicht selbstverständlich ist. Nach dem kleinen Dämpfer der letzten WM gehts doch bald wieder aufwärts… Auf Club-Ebene wird im professionellen Sport sehr gut gearbeitet. Die Leistungskultur, die Einbindung der besten Juniorenspieler, muss aber unbedingt hochgehalten werden, damit die «eigenen» Schweizer Spieler sich in gesunder Konkurrenz weiterentwickeln können.

FI V B Beach Volleyball World Tour Grand Slam

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Einen besonders emotionalen Moment erlebten die Zuschauer am Samstagnachmittag. Sascha Heyer, der wohl zu den beliebtesten Schweizer Beachvolleyballern zählte, beendete nach der Olympia-Saison seine Karriere im Sand. In Gstaad erlebten er und die Zuschauer einen tränenreichen Abschied. Im ausverkauften Stadion und bei Sonnenschein wurde der 2,03-Meter-Hüne geehrt und erhielt als Geschenk eine «Saane-Gibe» (Saaner Holzschlitten). Auf der grossen Leinwand wurde ein Film mit Bildern aus zwölf Jahren Sascha Heyer in Gstaad gezeigt. Emotionen pur – sowohl auf der Leinwand als auch auf dem Center Court. «Ich habe gute wie auch weniger gute Momente hier in Gstaad erlebt. Ich muss-

Quality meets

Passion

te hier viele bittere Niederlagen einstecken, hatte aber auch wunderbare Erlebnisse. Ich habe mich immer auf mein Umfeld und meine Teamkollegen verlassen können», sagte er unter Tränen. Dem Gstaader Publikum wird er fehlen.

Doch die Zukunft des Schweizer Beachvolleyballs sieht rosig aus. Die Sportart liegt im Trend, das zeigten auch die Einschaltquoten bei den Olympischen Spielen. Die Schweizer Teams bereiteten dem Gstaader Turnierdirektor Ruedi Kunz in diesem Jahr viel Freude. Zwar schien auf dem Center Court nicht immer die Sonne, aber die vielen Spiele mit

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Schweizer Beteiligung hielten die Fans auch bei Regen auf den Rängen. Am Wochenende krönten dann Sonnenschein und der Gewinn der Bronzemedaille für Kuhn/Zumkehr eine stimmungsvolle Beachvolleyballwoche, bei der wieder viele Schweizer Fahnen geschwenkt werden konnten. www.beachworldtour.ch

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J U LI EN F I N K BEI N ER

« C’est fantastique de travailler pour l'Open de Gstaad »

TEXTE: HANS-UELI TSCHANZ – PHOTOS: STEVE BONNY / HANS-UELI TSCHANZ

A Gstaad, Julien Finkbeiner, 37 ans, passe pour le véritable chef de projet du Crédit Agricole Suisse Open Gstaad. Conjointement avec le directeur du tournoi. Jean-François Collet, l’équipe d’organisation ainsi que les près de 350 bénévoles durant la semaine du tournoi, Julien Finkbeiner est parvenu à ramener la confiance perdue massivement entre 2005 et 2006 auprès de la population de Saanen, des fans de tennis et de l’ATP. Au prix d’un dur travail et d’un optimisme sans faille. Aujourd’hui, on en est d’ailleurs arrivé au point que l‘ATP demande aux organisateurs de Gstaad, s’il existe un intérêt à organiser au Saanenland, à partir de 2015, un tournoi sur gazon comme préparation à Wimbledon. Et ceci parce que Wimbledon a décidé de déplacer une semaine plus tard les All England Championships à partir de 2015. Julien Finkbeiner appelle affectueusement son grand-père « Max ». Celui-ci s’éprend de Schönried où il achète en 1954 un chalet qu’il baptise « Mocassin ». Ce nom vient de ce que son arrièregrand-père fonde en 1914 à Yverdon un magasin de chaussures et de sport que son grand-père, puis son père et son oncle dirigent jusqu’à son rachat par Ochsner Sport. Mais le chalet porte toujours le nom de « Mocassin » – même si entre temps, il est démoli puis reconstruit. Julien passe beaucoup de temps privé – comme durant son enfance déjà – à Schönried. Il trouve « fantastique » de pouvoir travailler maintenant pour le Suisse Open de Gstaad. Julien grandit à Yverdon, puis il fréquente l’Université à Lausanne. Il travaille pour le « Salon de la Haute Horlogerie SIHH » à Genève, ensuite pour la marque de montres « Gucci ». Mais son coeur a toujours battu pour le sport. Passionné de voile, on trouve Julien sur le Lac de Neuchâtel durant ses loisirs. En réunissant toutes ses économies, il s’offre en 1995 le voyage à San Diego pour l’America's Cup et 4 ans plus tard, il s’envole pour la même manifestation en Nouvelle-Zélande. A une époque où en Suisse peu de gens connaissent l‘America's Cup. C’est l’époque d’avant Alinghi. Il s’agit donc d’un fantastique coup du destin pour Julien lorsqu’il rencontre Jean-François Collet en 2001. Peu avant, ce dernier fonde avec Ernest Späth – qui ne fait plus partie aujourd’hui de l’entreprise – la société Grand Chelem Management SA et assume la responsabilité des do-

Julien Fink beiner

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maines marketing et sponsoring pour le projet Alinghi

de l’actuel président de Commune Aldo Kropf. Celui-ci

lors de l’America's Cup 2003 en Nouvelle-Zélande. Un

s’est engagé avec succès pour l’avenir du tournoi et

grand rêve se réalise pour Julien. Alinghi gagne la Cou-

a grandement contribué à ce qu’il remonte la pente.

pe et en 2007, défend avec succès le titre à Valence, ce

L'avenir apparaît plus rose. « Nous pouvons à nouveau

qui n’est malheureusement plus le cas en 2010.

travailler en toute tranquillité et en paix », déclare M. Finkbeiner car nous ressentons la confiance revenue

C’est à ce moment-là que débute le mandat à Gstaad.

de la part de la population locale et de l‘ATP.

Grand Chelem Management est responsable en 2001 et 2002 pour l'organisateur d’alors du tournoi – la « Fon-

Il est probable que Gstaad se trouve maintenant à une

dation pour l’encouragement du sport, de la culture et

importante croisée de chemins, à savoir le changement

du tourisme » – du mandat de recherche de sponso-

sur gazon dès 2015. Ce qui semblait pendant longtemps

ring. Après une interruption de 3 ans Grand Chelem

être une utopie pourrait bientôt devenir réalité. Cela fait

Management reprend la direction du tournoi en 2006.

finalement des décennies que l’on parle affectueuse-

Ce dernier était devenu propriété de la Commune de

ment du « Wimbledon des Alpes », quand bien même le

Saanen et de Swiss Tennis, ce qui signifiait la fin d‘une

tournoi de Gstaad sur terre battue n’a rien à voir avec

funeste période qui avait engendré une perte de con-

Wimbledon, mais au contraire rencontre de plus en

fiance généralisée. Lors de la restructuration du ca-

plus de difficultés à enthousiasmer les joueurs de poin-

lendrier du tournoi, en 2007, l’ATP avait alors donné

te avec son revêtement rouge à l’altitude de Gstaad en

clairement la priorité à Bâle pour les Swiss Indoors. La

raison de la date se situant après Wimbledon et avant

manifestation de Gstaad se retrouvait dans une caté-

l’US Open. Finkbeiner voit dans la perspective séduisante

gorie de tournoi inférieur à Bâle en devenant un tournoi

d’un tournoi sur gazon un grand potentiel d’avenir pour

ATP 250. Finkbeiner déclare: « Ce qui était encore plus

Gstaad. Et l’argent? « Chez les joueurs d’élite, ce n’est

dur, c’est que nous avons dû accepter un déplacement

pas seulement l’argent qui compte, mais également les

de dates en pleine haute saison d’été ».

aspects sportifs. Et un revêtement en gazon au centre de Gstaad pourrait amener beaucoup d’attractivité au

Julien Finkbeiner n’aime pas parler de ce passé diffi-

tournoi et à la station » selon Finkbeiner. Oui, et au fond,

cile du tournoi même s’il ne tarit pas d’éloges à l’égard

pourquoi pas?

L'équipe d'organisation de Grand Chelem Management

Julien Fink beiner

71


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Julien Finkbeiner avec Cédric Mourier, arbitre de chaise du tournoi

D

Julien Finkbeiner

E

Julien Finkbeiner

Crédit Agricole Suisse Open Gstaad

Crédit Agricole Suisse Open Gstaad

In Gstaad gilt der 37-jährige Julien Finkbeiner als

The 37 year-old Julien Finkbeiner is currently the

der eigentliche Projekt-Chef des Crédit Agricole

acting project-manager of the Crédit Agricole

Suisse Open. Gemeinsam mit dem Turnier-Direk-

Suisse Open in Gstaad. Together with the tourna-

tor Jean-François Collet, dem Organisationsteam

ment director Jean-Francois Collet, the organizing

sowie den rund 350 Mitarbeiterinnen und Mitar-

team, and the 350 tournament employees, Julien

beitern während der Turnierwoche ist es Julien

Finkbeiner has succeeded in regaining the trust of

Finkbeiner gelungen, das in den Jahren 2005 und

the people of Saanenland, tennis fans and the ATP

2006 massiv verloren gegangene Vertrauen bei der

group through hard work and undiminished opti-

Saaner Bevölkerung, bei den Tennis-Fans und bei

mism, something that had been lost in 2005 and

der ATP wieder zurückzuholen. Mit harter Arbeit

2006. And with Wimbledon deciding to hold the All

und nicht nachlassendem Optimismus. Heute ist

England Championships a week later beginning in

man sogar so weit, dass die ATP die Gstaader Or-

2015, the ATP has even gone so far as to ask Gstaad

ganisatoren als erste Destination auf der Welt an-

organizers if they would be interested in changing

fragt, ob ein Interesse vorhanden wäre, ab 2015 ein

the Swiss Open into a Wimbledon preparatory

Rasenturnier als Vorbereitung auf Wimbledon im

he first such request made tournament on grass, the

Saanenland durchzuführen. Dies, weil Wimbledon

to any tournament. Finkbeiner sees great

entschieden hat, die All England Championships

e of open tennis in potential for the future

ab 2015 eine Woche später anzusetzen. Finkbeiner

nament. As for the Gstaad as a grass tournament.

sieht in der verlockenden Rasen-Turnier-Perspekti-

omments “Money money, Finkbeiner comments

ve sehr viel Zukunfts-Potential für Gstaad. Und das

is not all that counts with the top play-

Geld? Finkbeiner: «Bei den Spitzenspielern zählt

ting aspects. ers, but also the sporting

nicht nur das Geld, sondern es zählen vielmehr die

bined A grass surface combined

sportlichen Aspekte. Und ein Rasenbelag im Zent-

lwith Gstaad's chalet vil-

rum von Gstaad könnte viel Attraktivität ins Chalet-

lage ambiance could

Dorf bringen.»

be very attractive”.

Julien Fink beiner


Grand Hôtel Park Palacestrasse 1 3780 Gstaad Tél. 033 744 11 67 Fax 033 744 05 24

Gstaadplatz 3780 Gstaad Tél. 033 744 66 33

Tél. 033 748 98 68 Switzerland Fax 033 744 05 24


C R ÉDI T A GR ICOLE SU ISSE O PEN G STA A D

Retour sur l’édition 2012 PHOTOS: freshfocus

Tout commence le 16 juillet. 28 joueurs se présentent au premier tour du Crédit Agricole Suisse Open Gstaad. Parmi eux, un joueur du top-10 mondial, le Serbe Janko Tipsarevic alors classé numéro 8, logique favori pour sa première apparition sur la terre battue de l’Oberland bernois. Hormis Tipsarevic, le tableau principal du tournoi compte également quatre autres joueurs du top-30 avec les présences de Marcel Granollers, Stanislas Wawrinka, Mikhail Youzhny, et Feliciano Lopez. Côté suisse, on retrouve, aux côtés de Wawrinka, deux jeunes espoirs du tennis helvétique avec les wild cards attribuées à Henri Laaksonen et Sandro Ehrat. Alors que les joueurs suisses sont écartés trop rapi-

set de haute lutte 7-6, Thomaz Bellucci renverse la vapeur

dement, le nombreux public voit se dessiner deux très

pour remporter le deuxième et troisième set 6-4 et 6-2

belles affiches pour les demi-finales. Tipsarevic qui bat

pour sa deuxième victoire à Gstaad. C’est Roy Emerson,

péniblement le Tchèque Hernych en quart, se défait d’un

Gstaadois d’adoption et vainqueur de 12 tournois du Grand

Paul-Henri Matthieu qui retrouve sa forme après de longs

Chelem, qui lui remet le trophée promis au vainqueur.

mois de galère. Tombé au delà de la 700 place mondiale

A l’heure du bilan, les visages sont souriants. Quelque

suite à de graves problèmes à une jambe, le Français

37 000 spectateurs ont en effet pris place dans les gra-

vainqueur du tournoi en 2007, aura ravi les spectateurs

dins cette année alors que les espaces VIP ont été très

durant l’édition 2012 par sa combativité exemplaire avant

bien fréquentés. La popularité du tournoi et l’appui dont il

se s’avouer vaincu 7-6/6-3 face au favori serbe. Dans la

jouit dans la région de Gstaad lui permet de renforcer sa

deuxième rencontre, le Brésilien Thomaz Bellucci, vain-

position d’événement sportif majeur en Suisse.

queur en 2009, se défait de la star montante du circuit, le

Au-delà du succès de cette année, le tournoi 2012 s’est

jeune Bulgare Grigor Dimitrov 6-3/6-2 surnommé « Baby

clôturé sur des perspectives ambitieuses avec le souhait

Federer ».

de remettre auprès de l’ATP, un dossier pour réaliser le

Pour la finale, ce sont donc Janko Tipsarevic et Thomaz

tournoi sur gazon dès 2015. Pour son centième anniver-

Bellucci qui se retrouvent sous un soleil radieux pour se

saire, le tournoi pourrait se parer de vert, pour que son

disputer le titre. Alors que Tipsarevic remporte le premier

surnom de « Wimbledon des Alpes » devienne réalité.

e

Crédit Agricole Suisse Open Gstaad

75


Garden in Gstaad

Hom Le Xuan I N T ER IOR DESIGN ER , F U R N I T U R E DESIGN ER , L A N DSCA PE GA R DEN ER SYLVIE RAULET

Hom Le Xuan is delighted to exhibit his latest unique furniture designs in Gstaad from December 2012 to the end of February 2013. Over the past ten years he has stayed regularly in Gstaad to create and complete a series of elegant chalet interior designs and gardens for prestigious patrons. The presentation will showcase a selection of exceptional furniture pieces by renowned 20 th century designers held in high regard by Hom Le Xuan. These pieces are often married with his own creations in his various interior designs. Also presented will be an array of textiles that reveal his passion for fabrics and his limitless artistic fusing of colour and texture. The exhibition is set to have an even greater appeal be-

standing team of craftsmen selected for their expertise

cause of the opportunity to meet the artist and discuss

and their ability to travel, both within France as well

a possible future project. Within the context of luxury

as abroad. His international reputation was conďŹ rmed

production and the perfection of the smallest of details,

when Architectural Digest magazine placed him among

Hom Le Xuan personally leads all his projects from his

the top one hundred interior designers in the world in a

Paris-based research consultancy, employing an out-

2012 special issue.

Exhibition from December 15 to March 4 â&#x20AC;&#x201C; Hom Le Xuan, Promenade 79, Gstaad tel. +33 608 236 870 www.homlexuan.com

76

Hom Le Xuan


Sofa in bronze

Bathtub with olive wood ďŹ nish

Tree trunk in bronze

created by Hom Le Xuan

77


« DAV I DOF F SAV EU RS »,

SEM A I N E DU GOÛ T

2012

À

G STA A D

Le plaisir tisse des liens PHOTOS: ZVG

Xu Long et Hanspeter Reust

En 1996, le Saanenland réunissait au total 87 points au GaultMillau. Aujourd’hui, 16 ans plus tard, ce sont 205 points que la région a fièrement récoltés. La semaine du goût « Davidoff Saveurs » veut encourager l’authenticité et les valeurs originelles afin d’offrir un contrepoids à la mentalité actuelle du « fast & convenience ». C’est ainsi que pour toutes les activités touchant les « Davidoff Saveurs », on tient compte scrupuleusement de la haute qualité des produits utilisés et on veille également à ce que toutes les manifestations se déroulent dans un cadre qui ait du style, en restant petit mais raffiné. Et la notion de style ne doit en rien évoquer le luxe ou un élitisme quelconque. La seizième semaine du goût « Davidoff Saveurs » a

(17 points au GaultMillau et 1 étoile Michelin) qui était

été lancée à l’Hôtel Lenkerhof par le jeune chef aux 17

aux fourneaux. Les hôtes Isabelle von Siebenthal et

points GaultMillau Markus Arnold du restaurant « Meri-

Hans Schenker (Lüthi & Blanc) ont donné aux visiteurs

diano » du Kursaal de Berne – « jeune chef qui monte au

un petit échantillon de leur art qui les a tous ravis.

GaultMillau 2012 ». Ses idées très tendance ont enthousiasmé ses hôtes.

Autre temps fort de la semaine du goût « Davidoff Saveurs » : la présence des deux grands chefs invités André

78

À l’hôtel « Wildhorn » de Lauenen c’est le chef du restau-

Jaeger (19 points au GaultMillau et 1 étoile Michelin) de

rant « Schöngrün » du centre Paul Klee, Werner Rothen

la Fischerzunft (corporation des pêcheurs) à Schaffhouse

Dav idof f Saveurs Gstaad


et de Xu Long, chef de cuisine de 200 chefs cuisiniers et

(18 points au GaultMillau et 1 étoile Michelin) du « Che-

responsable de tous les banquets d’État au bâtiment du

sery » ainsi que Steve Willié (16 points GaultMillau) de

Parlement « The Great Hall of the People China » à Pékin.

l’hôtel « Le Grand Chalet ».

Pour ce qui est du duel culinaire sino-helvétique dans le restaurant merveilleusement bien décoré de l’Hôtel Ber-

« Davidoff Saveurs » a fait venir spécialement de Chine

nerhof, du personnel de service vêtu à la chinoise et des

12 personnes du China Travel Channel. Avec le soutien

mets préparés de manière grandiose, on peut dire avec

de Gstaad Saanenland Tourismus, 6 épisodes de 25 mi-

admiration qu’il s’agit là d’une très grande performance.

nutes chacun ont été tournés sur la magnifique région de Gstaad Saanenland et la semaine du goût. En sep-

D’autres champions de l’art culinaire ont également pris

tembre, 500 millions de téléspectateurs en Chine ont

part à la semaine des « Davidoff Saveurs » comme Heiko

pu admirer les beautés de notre pays. L’an prochain, les

Nieder du « The Dolder Grand » à Zurich (18 points au

« Davidoff Saveurs » vont organiser des manifestations à

GaultMillau) et l’étoile montante GaultMillau de l’année

Pékin et Shanghai avec les deux chefs vedettes suisses

pour la Suisse allemande, Lukas Stalder, chef au « Jung-

André Jaeger et Robert Speth.

frau Victoria » à Interlaken, Ivo Adam du « Seven » à Ascona, Thomas Huber de l’hôtel « Krone » à Sihlbrugg-

Davidoff donne à la semaine du goût de Gstaad, qui aura

Hirzel, la cuisinière de la télévision Meta Hiltebrand, pro-

lieu l’an prochain du 5 au 14 juillet 2013, son nom et les

priétaire du restaurant « Meta’s Kutscherhalle » à Zürich

cigares correspondants. Une édition limitée est spécia-

et naturellement les deux chefs de Gstaad Robert Speth

lement produite à cette occasion.

www.davidoffsaveurs.ch

Dav idof f Saveurs Gstaad

79


standesgemäss repräsentieren

Wir machen aus Produkten Stars.

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Denn nach dem Verkauf ist vor dem Verkauf. Wir fühlen uns dafür verantwortlich, dass Shoppen und Schenken zu einem repräsentativen und erfolgreichen Erlebnis wird.

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G U I DE

G AU LT M I LL AU 2013 G STA A D U N TOTA L DE 205

GAST RONOM IQU E

AT T R I BU E À L A R ÉGION DE

POI N TS

Une expérience culinaire de haut niveau En jetant un coup d’œil aux dernières évaluations des meilleures toques de Suisse, les gourmets auront l’eau à la bouche. La destination de Gstaad a fait ses preuves en matière de gastronomie. Le Guide Gastronomique GaultMillau 2013 attribue (pour le moment) un total de 205 points à 14 restaurants de la région. Avec 18 points, Robert Speth au « Chesery » reste incontestablement à la tête du classement. Le Restaurant « Rialto » à Gstaad et le « 16 Art Bar Restaurant » à Saanen, évalués pour la première fois cette année, ont tous deux obtenu de 13 points. Déjà couronné de 18 points à Zurich au « Mesa », le Chef Marcus G. Lindner de l’hôtel « The Alpina Gstaad », sera évalué quelques semaines après la haute saison. Cette année, les critiques ont attribué leurs meilleures notes aux valeurs sûres de la région: le « Prado » restaurant du Grand Hôtel Bellevue : 15 points, Le Bernerhof : 13 points, le « Chesery » : 18 points, « La Bagatelle » de l’hôtel Le Grand Chalet : 16 points, « Le Grill » du Gstaad Palace Hôtel : 16 points et « Le Grand Restaurant » du Grand Hôtel Park a, quant à lui, reçu 15 points. A Saanen, le restaurant « Sonnenhof » conserve ses 16 points. A Saanenmöser, le Golfclub Gstaad-Saanenland obtient 14 points. Par ailleurs, le restaurant « Belle Epoque » du Golfhotel Les Hauts de Gstaad ainsi que celui de l’Hôtel « Hornberg » se voient tous deux récompensés cette année d’un point supplémentaire (14 et 13 points). Les adresses réputées de Schönried demeurent l’« Azalée », le « JP’s Grill-Restaurant » de l’hôtel Alpenrose (15 points) et l’Ermitage (14 points).

Aperçu des restaurants gastronomiques

18 16

(Source: GaultMillau 2013, paru le 8.10.2012)

RESTAURANT CHESERY, Gstaad | Robert Speth Tél. +41 (0)33 744 24 51 | www.chesery.ch

14

GSTAAD PALACE HOTEL, Gstaad « Le Grill » et « Le Grand Restaurant » | Peter Wyss Tél. +41 (0)33 748 50 00 | www.palace.ch

RESTAURANT SONNENHOF, Saanen | Erich Baumer Tél. +41 (0)33 744 10 23 | www.restaurantsonnenhof.ch GRAND HOTEL BELLEVUE, Gstaad « Prado » | Urs Gschwend Tél. +41 (0)33 748 00 00 | www.bellevue-gstaad.ch GRAND HOTEL PARK, Gstaad « Le Grand Restaurant » | Giuseppe Colella Tél. +41 (0)33 748 98 00 | www.grandhotelpark.ch HOSTELLERIE ALPENROSE, Schönried « Azalée » et «JP’s Grill » | Michael von Siebenthal Tél. +41 (0)33 748 91 91 | www.hotelalpenrose.ch

WELLNESS & SPA-HOTEL ERMITAGE, Schönried Peter Dosot Tél. +41 (0)33 748 60 60 | www.ermitage-gstaad.ch GOLFCLUB GSTAAD SAANENLAND, Saanenmöser Restaurant Golfclub | Robert Speth Tél. +41 (0)33 744 32 21 | www.chesery.ch

HOTEL LE GRAND CHALET, Gstaad « La Bagatelle » | Steve Willié Tél. +41 (0)33 748 76 76 | www.grandchalet.ch

15

Peter Wyss, Gstaad Palace Hotel

+ 1 GOLFHOTEL LES HAUTS DE GSTAAD & SPA, Saanenmöser Restaurant « Belle Epoque » | Pierre Meyer Tél. +41 (0)33 748 68 68 | www.golfhotel.ch

13

HOTEL BERNERHOF, Gstaad | Hans Nietlispach Tél. +41 (0)33 748 88 44 | www.bernerhof-gstaad.ch NOUVEAU RESTAURANT RIALTO, Gstaad Yvan Letzter und Manuel Stadelmann Tél. +41 (0)33 744 34 74 | www.rialto-gstaad.ch NOUVEAU 16 ART BAR RESTAURANT, Saanen Nik und Simon Buchs Tél. +41 (0)33 748 16 16 | www.16eme.ch + 1 HOTEL HORNBERG, Saanenmöser Michael Rindlisbacher et Sascha Koffler Tél. +41 (0)33 748 66 88 | www.hotel-hornberg.ch NOUVEAU sans note THE ALPINA GSTAAD, Gstaad Markus G. Lindner Tél. +41 (0)33 888 98 88 | www.thealpinagstaad.ch

GaultMillau

81


FOR

I TS ST Y LISH A N D ELEGA N T COLLECT ION

Louis Vuitton opens its brand-new “Winter Resort” store in Gstaad

After the 2004 opening of its first store in the famous Swiss ski village, Louis Vuitton has further strengthened its relationship with Gstaad by opening its new “winter resort” store concept on the Promenade. This opening pays tribute to one of Europe's most iconic winter (as well as summer) destinations, which is celebrating its 700 th anniversary in 2012. With this new architectural concept, the Malletier now invites its customers to embark on a new journey filled with new emotions at this store, which is nestled right in the heart of authenticity and tradition. Committed to respecting the heritage of the village,

items accompanied by ready-to-wear items and shoes

Louis Vuitton has chosen a cosy cottage as the show-

for both men and women.

case for its stylish and elegant collections. The store is built on a single level and bears witness to Alpine style,

At the entrance of this new space, women's collections

which is seen in its luxurious and original furnishings: a

are on display with handbags made of refined leather for

fireplace made of marble, stone and wood gives the in-

both day and night use. Its leather goods feature a selec-

terior a warm and inviting atmosphere. Louis Vuitton's

tion of iconic bags such as the Keepall, the Speedy and

heritage and unique expertise are represented in the

the Neverfull, which are available in emblematic fabrics

architectural concept of this new “winter resort” store

such as Monogram and Damier. Textiles, belts and cos-

with décor that blends tradition with modern style.

tume jewellery are featured to the right of the space, allowing women to pick out the perfect finishing touches for

82

Customers will have the pleasure of discovering new

their looks. One continues further to discover women's

collections of leather goods, accessories and travel

shoe collections that showcase the creativity and talent

Louis Vuitton


of Marc Jacobs, Artistic Director of Louis Vuitton. In the

luxury and poetic nature of a journey to the heart of the

second section of the store, the men's section is revealed

Alpine valleys.

with an elegant staging of leather goods and accessory collections, as well as items created for the art of travel.

Founded in Paris in 1854, Louis Vuitton is synonymous with the Art of Travel. Its iconic trunks, luggage and bags

Finally, one enters a lounge that invites customers to

have accompanied journeys throughout time.

relax around the fireplace, as well as a Christmas trunk filled with 35 refined items that celebrate the expertise

With the arrival of Artistic Director Marc Jacobs in 1997,

and magic of Louis Vuitton special orders. Subtly blend-

Louis Vuitton extended its expertise to ready-to-wear,

ing the architectural traditions of Louis Vuitton and the

shoes, accessories, watches and jewellery, available in its

village of Gstaad, the store thus evokes the refinement,

exclusive network of stores around the world.

Roberto Eggs, President of Louis Vuitton North Europe

A commitment to our clients in Gstaad

What is the concept of the resort store that

The Maison Louis Vuitton considers itself as

Louis Vuitton is opening in Gstaad?

a pioneer – could you explain in what Louis Vuitton

When we open a store in a country we like to pay tribute

is precursor?

to the culture, customs and traditions of the city. Today, we

Being a pioneer is a Louis Vuitton tradition that was already

confirm our commitment to our clients in Gstaad by offer-

present from its beginnings: when Louis Vuitton invented

ing them this resort which represents the fusion of Gstaad’s

the first modern trunks, opened his first store abroad in

architectural heritage with Louis Vuitton’s values of tradition

London in 1885 and developed his workshop in Asnières in

and innovation. If the main architectural concept is a varia-

1859, he had the idea of conquering the world. The Maison

tion of the one elaborated by Peter Marino for the Louis Vuit-

has always been linked to the art of travel; it is the DNA of a

ton Maison nonetheless the original architecture of the cha-

brand that has practically opened a store in a new country

let has been preserved, all while reinventing Louis Vuitton’s

every year, such as Beirut, Lebanon in 2010, Barbados in

recognizable interior design with a couple of surprises.

2011, and Almaty, Kazakhstan in this year. So as you can see, we have been building the Louis Vuitton net around the

Louis Vuitton in Switzerland – what is the

world.

importance of this country for the brand? Louis Vuitton has been present in Switzerland since 1981 and

What is luxury today?

over the years has opened 8 stores, 3 of which are resorts

To me luxury is an emotion, and I think that everybody has

(Gstaad, Crans-Montana, and St Moritz). Switzerland is im-

the right to the emotion of luxury. To maintain this emotion,

portant to us for several reasons: first, because it is a very

the wish of keeping the quality and work well done is es-

sophisticated country where all the brands in the fashion

sential. At the Louis Vuitton workshops the craftsmen work

industry are present; second, the Swiss market is character-

with passion and the passion for quality is transmitted to

ized as a sophisticated market with high expectations with a

the product and for the work well done. The same occurs in

window on the world. We have in Switzerland a large number

each store where services and attention to customers and

and variety of customers, both as tourists as well as resi-

to details are key. All of this is very important; these values

dents, coming from countries of all origins. In addition, Swit-

of excellence are transmitted and that’s what we want to be

zerland is an important and strategic place for us as it is the

maintained.

nervous system of our watch know-how and manufacturing.

Louis Vuitton

83


F Ü R DI E

D I E F ER I EN DEST I NAT ION G STA A D BI ET ET AUCH J Ü NGER EN G ÄST E EI N E V I ELFÄ LT IGE A NGEBOTSPA LET T E

Attraktionen für die ganze Familie

Die Feriendestination Gstaad ist eine Top-Adresse für Familienferien. Die Entscheidung für Gstaad rechnet sich dank attraktiver Angebote. Sowohl das 3-Generationen-Package im Herbst und im Frühjahr als auch zahlreiche Attraktionen im Sommer und Winter stärken die Familienbande. Das ganzjährige Highlight: Kinder unter neun Jahren (Jahrgang 2004 und jünger) fahren auf sämtlichen Bergbahnen gratis. In den Ski-Lernparks und unter Anleitung erfahrener

Das 3-Generationen-Package, das insgesamt 15 Drei-,

Schneesportlehrer sammeln der Nachwuchs und

Vier- und Fünfstern-Hotels der Region zuletzt im

Anfänger spielerisch erste Erfahrungen im Umgang

Herbst 2012 anboten, wird im Frühjahr 2013 neu auf-

mit den Ski. Die Parks befinden sich am Rinderberg

gelegt und rechnet sich: Eltern bezahlen 100 %, Gross-

(Zweisimmen), am Saanerslochgrat (Saanenmöser),

eltern 50 % des Preises, und Kinder bis 16 logieren

am Horneggli (Schönried), an der Wispile (Gstaad)

gratis im eigenen Zimmer. Die GSTAAD easyaccess

und am Eggli-Rübeldorf (Saanen), in Lauenen, bei La

card (GEAC) ist im Rahmen ihrer Geltungsdauer von

Videmanette (Rougemont) und Château-d’Oex. Zu

Anfang Mai bis Ende Oktober im Angebot inklusive.

den winterlichen Attraktionen für Jugendliche gehören im Gebiet von Gstaad Mountain Rides der neue,

Touristische Attraktionen inklusive

500 Meter lange Snowpark Gstaad am Hornberg, der

Die GEAC schliesst das Erlebnis zahlreicher touristi-

Snowpark auf dem Glacier 3000, der Highland-Park La

scher Attraktionen ein. Das 3-Generationen-Package

Braye (Château-d’Oex) sowie die Skicross-Piste am

ist ab 2 Nächten (mind. 1 Familienmitglied pro Gene-

Rinderberg, Zweisimmen.

ration) in den teilnehmenden Hotels buchbar. Weitere Informationen unter www.3-generationen.ch.

3 Generationen günstig on Tour

Einen attraktiven Beitrag zu den Familienferien leisten

Im Sommer wirken Kinderspielplätze, Streichelzoos,

auch zahlreiche weitere Hotels mit familiengerechten

grosszügige Grillplätze, abwechslungsreiche Wander-

Preispaketen: So übernachten Kinder unter 9, 12 oder

und Velotouren, aber auch wilde Kanutrails oder Trot-

16 Jahren im Elternzimmer entweder kostenfrei oder

tinettabfahrten als familienorientierte Spassfaktoren

zu vergünstigten Konditionen. Informationen unter

im touristischen Angebot.

www.gstaad.ch, Rubrik Familienferien.

Ferienregion Gstaad

85


C OU N T RY NIGH T G STA A D 2012

Beauty, Class and Talent: Martina McBride

TEXT: DANIELA MÜLLER-SMIT - FOTOS: PIERRE KHIM-TIT, ART PHOTO GSTAAD

Die 24. Country Night Gstaad steckte den musikalischen Rahmen wieder einmal ganz weit: TinkaBelle spielten Country-Pop aus der Schweiz, Los Pacaminos TexMex-Musik «made in London» und Craig Campbell begeisterte mit traditioneller Countrymusik aus Nashville. Der Star der diesjährigen Country Night Gstaad war jedoch die überragende Headlinerin und gleichzeitig eine der besten Country-Sängerinnen der Welt: Martina McBride! «Ich bin so glücklich, für euch singen zu dürfen», sagt Martina McBride, als sie um Viertel nach elf Uhr am Freitagabend die Bühne betritt. Und die Freude ist auch ganz auf der Seite der Fans. 18 Jahre mussten sie warten, bis der Superstar aus Nashville wieder einmal in der Schweiz auftritt. Kein Wunder, sind ihre Fans nicht nur aus der Schweiz und den umgrenzenden Ländern angereist, sondern sogar aus Spanien, England und Holland… Schon beim Eröffnungssong («Wild Angels») ist klar, weshalb die Country Music Association (CMA) Martina McBride bereits vier Mal zur besten Sängerin des Jahres gekürt hat. Mit einer unglaublich starken Stimme und viel Power führt der Superstar auch weiter durch das abwechslungsreiche Programm. Unterstützt von ihrer hervorragenden Band und Carolyn Dawn Johnson als Backgroundsängerin spielt McBride Titel quer durch ihre 20-jährige Karriere. Sie bringt nicht nur ihre Nummer-1-Hits, sondern huldigt auch ihren Vorbildern Loretta Lynn («You Ain’t Woman Enough To Take My Man») und Kris Kristofferson («Help Me Make It Through The Night»). Gar märchenhafte Stimmung kommt auf, als sie, nur begleitet von einer akustischen Gitarre, unter einem silbernen Lichtermeer Judy Garlands «Over The Rainbow» singt. Martina McBride macht in ihren Songs auch vor ernsteren Themen des Lebens nicht Halt und findet berührende Worte, um einem geliebten Menschen mit einer Krebsdiagnose beizustehen. «I’m Gonna Love You Through It», singt sie die Gänsehaut bescherende Ballade. «Mein Ziel ist es, während jeder Show mit dem Publikum eine Verbindung aufzubauen», verspricht sie vor ihrem Auftritt. Nun, dies ist ihr sehr gut gelungen. Stolz stellt sie auf der Bühne ihre drei Töchter vor, bevor sie mit «Teenage Daughters» über die Tücken des Alltags mit Teenagern singt. Eine halbe Stunde nach Mitternacht

Countr y Night Gstaad

87


Bach Immobilien AG, Le Chalet, Promenade 54, CH-3780 Gstaad Tel. +41 (0)33 748 44 88, Fax +41 (0)33 748 44 89, info@bachimmobilien.ch www.bachimmobilien.ch


lässt sich das Publikum noch zum Mitsingen («Free Fal-

Lies» kommt auch noch das komödiantische Talent der

lin‘») und Fingerschnippen («King Of The Road») animieren.

Briten zum Vorschein. Die Gute-Laune-Musik zum Mit-

Grossen Beifall gibts auch für die Powerballade «A Broken

schunkeln und Mittanzen erreicht ihren Höhepunkt, als

Wing». Und als dann mit «Independence Day» auch noch

Paul Young die Tex-Mex-Nationalhymne «La Bamba» an-

der meistgenannte Lieblingssong folgt, hält es niemanden

kündigt.

mehr auf den Sitzplätzen. «Lasst uns Spass haben», verkündet danach auch Craig Etwas ruhiger hat der Abend mit der Schweizer New-

Campbell dem gutgelaunten Publikum in fast akzentfrei-

comer-Band TinkaBelle begonnen. Obwohl die Band mit

em Deutsch. Campbell ist an diesem Abend für die traditi-

Fiddle, Pedal Steel, Banjo und Dobro mehr Country-Inst-

onelle Countrymusik zuständig und spielt neben ein paar

rumente in der Band vereinigt als manche Künstler in den

Coversongs hauptsächlich Titel von seinem nach ihm

aktuellen US-Country-Charts, sagt Frontfrau Tanja Bach-

selbst benannten Debütalbum. Im Wissen, dass Campbell

mann: «Wir machen keine reine Countrymusik, doch wir

an rund 220 Tagen im Jahr «on the road» ist, bekommt der

lieben es, verschiedene Musikstile miteinander zu verbin-

autobiografische Titel «Family Man» eine noch stärkere

den.» Frech spielen sie ein paar Takte AC/DC und Lynyrd

Bedeutung. Mit «Outta My Head» und einer berührenden

Skynyrd, bevor das Banjo-Intro von Res Käppeli in den

Ballade, die er für seine zwei kleinen Töchter geschrieben

Popsong «The Man I Need» fliesst. Mit ihrer jugendlichen

hat («What She Sees In Me»), liefert Campbell einen viel-

Frische, viel Charme und einer sympathischen Bühnen-

versprechenden Vorgeschmack auf sein zweites Album,

präsenz erobern TinkaBelle die Herzen des Publikums.

das Ende Jahr erscheinen soll.

Für die Country-Ballade «Highway» und die aktuelle Single, das irisch angehauchte «Stay On», erhalten TinkaBelle

Während Craig Campbell am Samstag auf besonderen

abschliessend sogar stehende Ovationen.

Fanwunsch zusätzlich «You Probably Ain’t» in sein Programm aufnimmt, präsentiert Martina McBride gleich

Mit Tex-Mex-Musik von Los Pacaminos geht es nach der

zwei unterschiedliche Shows, die an beiden Abenden mit

Pause weiter. «…Tex-Mex music all the way from London»,

stehenden Ovationen verdankt werden.

korrigiert der frühere Popstar und heutige Bandleader Paul Young mit einem Schmunzeln. «Für uns spielt es kei-

OK-Präsident Marcel Bach ist nach den Konzerten über-

ne Rolle, ob wir für 3 oder 3000 Leute Musik machen»,

glücklich, denn «alle Künstler waren toll und haben uns

erklären Drew Barfield und Paul Young hinter der Bühne.

unvergessliche Musikabende geschenkt». Nächstes Jahr

«Wir alle haben einfach Freude, zusammen zu spielen.»

steht das 25-jährige Jubiläum der Country Night Gstaad

Und diese Leidenschaft und Spielfreude der sieben Spit-

an. «Einen Superstar wie Martina McBride zu toppen, ist

zenmusiker greift denn auch rasch aufs Publikum über.

nicht einfach. Aber wir bleiben dran», sagt Marcel Bach

Die Songs und Geschichten über Tequila, Bier und Frauen

augenzwinkernd und verspricht wiederum ein abwechs-

werden ebenso laut beklatscht wie der von Barfield ge-

lungsreiches Programm.

sungene Song «Gangster Of Love», ein satter Blues aus

Die 25. Country Night findet statt vom 20. bis 22. Septem-

dem Jahre 1957. Bei Jamie Moses‘ Version von «I Told Her

ber 2013.

www.countrynight-gstaad.ch

Countr y Night Gstaad

89


C A RT I ER

La Collection Dépaysement PHOTOS: CARTIER

PAYSAGE LUXURIANT

PAYSAGE URBAIN

PAYSAGE SOLAIRE

PAYSAGE BORÉAL

Cartier, roi des joailliers depuis 1847, nous dévoile cette année encore, une collection de Haute joaillerie des plus spectaculaires, créations à découvrir dans la célèbre boutique Cartier de Gstaad. La collection Dépaysement que Cartier présente à la Biennale des Antiquaires 2012 dessine une cartographie de styles et de créativité. Elle nous entraîne aux confins d’un monde inspiré… Cette collection de Haute Joaillerie, composée autour de quatre paysages – luxuriant, urbain, solaire, boréal – comprend 148 créations dont douze objets précieux et cinq montres de Haute Joaillerie.

PAYSAGE LUXURIANT Cartier nous invite dans un jardin, un jardin précieux, coloré et profond … Un parterre opulent s’y dévoile, constellé de créations d’inspirations

des émeraudes … Ici toutes les pierres sont convoquées : le saphir, l’émeraude, le ru-

multiples, chamarrées, vivantes. Des

bis, la tanzanite, l’obsidienne, la pierre

gammes chromatiques fortes se

de lune … toutes, jusqu’à matière

dessinent et s’incarnent en une di-

90

les nuances de l’opale, la verdeur presque aromatique

fossile, sublimée par le savoir-faire

versité de formes et de volumes.

joaillier. Le bestiaire est largement

Il y a la luxuriance de la couleur,

représenté – oiseau, tortue, sala-

intense et saturée, porteuse d’une

mandre, panthère, serpent – il

flamboyance précieuse. Il y a de la

est principalement figuratif. Et par-

gourmandise, de la sensualité dans

tout, comme un fil conducteur, le

la rutilance des rubis, la douceur su-

diamant, qui signe et enflamme

crée des tourmalines et des spinelles,

l’ensemble.

Car tier


PAYSAGE URBAIN Le paysage urbain est universel, résolument moderne.

Ce

territoire

de

Le dessin est radical, jusque dans les courbes ; l’univers

créations

graphique fait référence à l’architecture et à la géométrie

cule autour des

mais aussi au mouvement par des jeux d’optique et d’illu-

valeurs

sion. Les formes sont épurées, les lignes tendues.

trices

Derrière une apparence de grande simplicité se cache

tier : respect des

une véritable complexité de conception et de réalisation :

matières,

le savoir-faire est bousculé, sublimé, notamment par les

du savoir-faire, en-

apports inattendus de la haute technologie. Le mouve-

richissement de nou-

ment entre en scène, fort de cet enrichissement. Le noir

veaux vocabulaires…

s’artifonda-

de

Caramour

et le blanc déploient leurs effets, parfois jusqu’à l’éblouissement. Les couleurs des pierres sont magnifiées par le jeu des contrastes.

Les formes sont rondes, concentriques,

PAYSAGE SOLAIRE Tout, ici, évoque la terre, le sable : des couleurs chaudes,

dorées

souples. Le mouvement est présent, il apparaît par le jeu d’effets d’optique,

lorsque les motifs deviennent hyp-

camaïeu de bruns,

notiques et créent une sensation

de sable, d’ocre – se

de vertige, de tournoiement, de

déploient à l’infini.

mirage, d’éblouissement.

La lumière et ses va-

Cartier a imaginé un désert vivant,

riations entrent dans ces compositions et créent une impression de plénitude et de calme.

peuplé de créatures animales souvent stylisées, libellules ou papillons, mais aussi serpent ou tigre. Et la végétation se révèle d’une surprenante générosité…

PAYSAGE BORÉAL Cap au nord ! L’horizon

Dans cet univers de glace, le bes-

est large, l’inspiration

tiaire de Cartier s’enrichit de nou-

boréale. Le dessin est

veaux venus : l’ours, le tigre, le

ciselé, léger et délicat

cheval …

comme des cristaux de neige. L’ombre joue de ses dégra-

Et partout la neige, le givre

dés … L’opaque, le transparent, le mat

qui, tour à tour, tissent des

ou le brillant se conjuguent : cristal de

matières immaculées d’un

roche pour la transparence, calcédoine bleutée aux profondeurs translucides …

extrême raffinement pour en faire des parures singulièrement joaillières.

Car tier

91


Š Sabine Breuer


M I R JA SACHS

«In meinem Alltag ist Gunter nach wie vor sehr präsent neben mir»

TEXT: HANS-UELI TSCHANZ

Im Mai vergangenen Jahres nahm sich der Fotograf, Unternehmer, Künstler und Kunstsammler Gunter Sachs im Alter von 78 Jahren das Leben. Mit ihm ging eine aussergewöhnliche Persönlichkeit, deren Leben stets von Geradlinigkeit, Verlässlichkeit und Grossherzigkeit für seine Familie und Freunde geprägt war. Während der letzten 27 Jahre hatte Gunter Sachs eine grosse Verbundenheit zu Gstaad und seinen Menschen. «Wo immer ich auf der Welt wohnte oder weilte», so sagte er einmal, «spürte ich, dass mein altes Chalet mein Zuhause ist.» Dort traf sich die Familie, dort war er am liebsten und empfand es als seltenes Glück, dass sich Gstaad in all den Jahren seinen ursprünglichen Charme und sein Lebensgefühl erhalten hat. In den Fünfziger- und Sechzigerjahren war Gunter Sachs als Paradiesvogel des internationalen Jet Sets und Gentleman-Playboy populär geworden. Kurz nach der Scheidung von der französischen Filmschauspielerin Brigitte Bardot heiratete er im Jahre 1969 die gebürtige Schwedin Mirja Larsson, mit der er bis zu seinem Tod verheiratet war. Dieser Ehe entstammen seine beiden Söhne Christian Gunnar (1971) und Claus Alexander, genannt Halifax (1982). Im nachfolgenden Interview spricht Mirja Sachs über ihre Verbindung zu Gstaad und dem Saanenland und ihr Leben nach dem Tod ihres Mannes.

Mirja Sachs

93


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Frau Sachs, Sie sind gerade von einer längeren Reise zurück in das schöne «Le Vieux Chalet» am Oberbort in Gstaad gekommen. Welche Bedeutung hat dieser Ort für Sie und Ihre Familie? In den 27 Jahren, die wir nun schon in Gstaad zu Hause sind, haben wir uns dort immer am wohlsten gefühlt. Gstaad war und ist für die ganze Familie bis heute der liebste Ort, den wir im Sommer genauso bezaubernd empfinden wie im Winter. Mein Mann hat das «Vieux Chalet» über alles geliebt. Sie sind eine global vernetzte Persönlichkeit mit vielen Freunden überall auf der Welt. Was macht Gstaad für Sie speziell? Gstaad ist ein erholsamer Ort, an dem man zugleich Kraft für Körper, gen Spaziergängen, von denen wir unendlich viel unternommen haben. Wo findet man sonst noch solch einen märchenhaften Ort auf der Welt?

© Sabine Breuer

Seele und Geist finden kann, bei Wanderungen in den Bergen oder lan-

Mirja Sachs

F

« Dans mon quotidien, Gunter est encore très présent à mes côtés » L’an dernier en mai, Gunter Sachs qui était photographe,

en été qu’en hiver. Mon mari aimait le ‹ Vieux Chalet › par-

entrepreneur, artiste et collectionneur d’art, s’est ôté la

dessus tout.

vie à l’âge de 78 ans. Une personnalité d’exception s’en est

Gstaad est un lieu reposant où l’on peut se ressourcer tant

allée, dont la vie était marquée par la droiture, la fiabilité et

physiquement que spirituellement. Où peut-on sinon trou-

la générosité envers sa famille et ses amis.

ver un endroit aussi féerique au monde? Notre fils Rolf a

Durant ces 27 dernières années, Gunter Sachs s’était forte-

fréquenté ‹Le Rosey›, Gunnar la Kennedy School et pour

ment attaché à Gstaad et à ses habitants. « Où que j’aie vécu

Alexander, nous avons installé avec Kay Matti dans la mai-

ou séjourné sur cette terre » disait-il un jour, « je sentais que

son une crèche Montessori en langue anglaise, pour lui et

mon vieux chalet était mon chez moi ». C’était l’endroit où sa

d’autres enfants de Gstaad. Pour mon fils cadet et moi-

famille se retrouvait, où il aimait le mieux vivre et il ressen-

même, ainsi que pour le reste de la famille, Gstaad restera

tait comme un bonheur rare que Gstaad ait conservé son

toujours notre chez nous et nous y sommes très attachés,

charme originel et sa joie de vivre durant toutes ces années.

avec de nombreux souvenirs et évènements marquants.

Dans les années cinquante et soixante, Gunter Sachs était

Ces 27 dernières années, c’est à peine s’il s’en est écoulé

devenu populaire tel un « oiseau de paradis » de la jet set

une sans que nous ayons fêté Noël au ‹ Vieux Chalet › et nos

internationale et comme gentleman playboy. Peu après son

petits-enfants sont aussi très attachés à ce lieu. Mon mari

divorce d’avec l’actrice française Brigitte Bardot, il épousait

a aimé cet endroit et il a toujours considéré Gstaad comme

en 1969 la suédoise Mirja Larsson dont il est resté l’époux

un coin de patrie. Même si c’est en Allemagne qu’il est né,

jusqu’à sa mort. De cette union sont nés ses deux fils Chris-

j’avais toujours le sentiment que son âme suisse était la plus

tian Gunnar (1971) et Claus Alexander, appelé Halifax (1982).

forte. J’ai vécu 42 ans de bonheur avec un homme extra-

Pour le magazine Gstaad my Love, Mirja Sachs parle de ses

ordinaire, hors du commun. Personnalité magnifique, aux

sentiments à l’égard de Gstaad et du Saanenland après le

multiples facettes, il était très inspiré comme artiste et col-

décès de son mari.

lectionneur d’art et avait un grand cœur lorsqu’il s’agissait d’aider les autres, dans leurs petits ou grands problèmes.

Un résumé succinct :

Il était de nature curieuse face au monde, fasciné par les

Mirja Sachs : « Durant les 27 ans écoulés depuis que

sciences, ce qui l’a amené à soutenir divers instituts de re-

nous avons élu domicile à Gstaad, nous nous y sommes

cherche. Dans mon quotidien comme dans mes moments

toujours sentis au mieux. Gstaad était et est toujours

de recueillement, il reste très présent à mes côtés et je me

l’endroit le plus cher à toute la famille, aussi envoûtant

sens guidée par lui ».

Mirja Sachs

95


Was bedeutet es für Sie, in Gstaad zu Hause zu

noch stärker war. Seit seinem dritten Lebensjahr ist er in

sein?

der Schweiz aufgewachsen, zwei seiner drei Ehefrauen

Von allen Wohnorten und Häusern war das «Vieux Cha-

hat er in der Schweiz geheiratet, zwei von drei Söhnen

let» immer unser gemeinsames Familienhaus mit vielen

sind hier geboren. Und viele seiner langjährigen engen

intensiven Erinnerungen. Unser Sohn Rolf besuchte das

Freundschaften hat er hier geschlossen.

«Le Rosey», Gunnar war auf der Kennedy School und für Alexander hatten wir mit Kay Matti im Haus eine eng-

Haben Sie Freunde in Gstaad, welche Ihnen in

lischsprachige Montessori-Spielgruppe eingerichtet, für

Ihrer momentanen Lebensphase viel bedeuten?

ihn und andere Kinder aus Gstaad. Auch nachdem Alex-

Unsere meisten Freunde sind auf der ganzen Welt ver-

ander selbst nicht mehr die Vorschule besuchte, nutzten

teilt. Diese und meine Familie stehen mir sehr nah in

Kinder vom Dorf diese noch zehn Jahre weiter.

dieser Zeit.

Für meinen jüngsten Sohn und mich, aber auch den Rest der Familie wird Gstaad immer unser Zuhause bleiben,

Die Menschen im Saanenland haben nach dem

mit dem wir uns sehr verbunden fühlen mit vielen schö-

Bekanntwerden des Todes von Gunter Sachs

nen Erinnerungen und Erlebnissen. In den letzten 27 Jah-

sehr stark mit Ihnen mitgefühlt. Grosse Betrof-

ren gab es kaum ein Jahr, wo wir nicht im «Vieux Chalet»

fenheit überall! Können Sie uns sagen, weshalb

Weihnachten gefeiert hätten, und auch die Enkelkinder

der auf der ganzen Welt präsente Gunter Sachs

hängen heute sehr an diesem Ort.

gerade die Mauritius-Kirche in Saanen als Ort der Verabschiedung von seinen engsten Freunden gewählt hat?

Mein Mann hat diesen Ort geliebt und Gstaad immer als

Mein Mann und ich wollten immer in Gstaad beerdigt

ein Stück Heimat angesehen. Vielleicht kann man es so

werden, ich denke, weil wir hier tiefe Wurzeln haben. Mit

ausdrücken, dass er in Gstaad am «zu hausesten» gewe-

beiden Kirchen in Gstaad und Saanen waren wir sehr

sen ist. Auch wenn er in Deutschland geboren wurde, so

verbunden, an Taufen von Enkelkindern, Festtagen und

hatte ich immer das Gefühl, dass seine Schweizer Seele

bei Konzerten haben wir sie abwechselnd besucht.

© Bestimage

Welche Bedeutung hatte Gstaad für Ihren Mann?

96

Mirja Sachs


Ihr verstorbener Ehemann Gunter war für viele, die ihn persönlich kannten, ein überaus charismatischer und herzensguter Mensch und auch ein grossartiger Künstler. Können Sie seine Inspiration nach seinem Tod als positive Energie fühlen? Was einem Kraft und positive Energie gibt, ist Dankbarkeit gegenüber dem Leben: ich war 42 Jahre glücklich mit einem aussergewöhnlichen und ganz besonderen Mann verheiratet. Ein grossartiger, vielschichtiger Mensch mit viel Inspiration als Künstler und Kunstsammler und einem grossen Herzen, wenn es darum ging anderen zu helfen, die kleine oder grosse Probleme hatten. Er war immer neugierig auf die Welt und fasziniert von den Wissenschaften, weshalb hat. In meinem Alltag wie in den stillen Momenten ist er nach wie vor sehr präsent neben mir und ich fühle mich durch ihn sehr geleitet.

© Bestimage

er auch verschiedene Forschungseinrichtungen unterstützt

Mirja Sachs

E

“In my everyday life, Gunter is still very present next to me” In May 2011 the photographer, entrepreneur, artist and art

mer as in winter. My husband loved the 'Vieux Chalet' above

collector Gunter Sachs took his life at the age of 78. With

everything.

him an extraordinary personality whose life was always

Gstaad is a relaxing place where you can find strength for

characterized by straightforwardness, reliability and gener-

the body, soul, as well as for your spirit. Where else does

osity to his family and friends was lost. During the last 27

one still find such a magical place in the world? Our son Rolf

years Gunter Sachs was very attached to Gstaad and its

attended ‘Le Rosey’, Gunnar was at the Kennedy School,

people. “Wherever I lived or stayed in the world,” he once

and for Alexander and other kids in Gstaad we established

said, “I felt that my old chalet is my home”. There the fam-

an English-speaking Montessori playgroup with Kay Matti.

ily met, there he liked most to be, and he felt it was a rare

For my youngest son and me, but also for the rest of the

good fortune that Gstaad had kept its original charm and its

family, Gstaad will always be our home, a place with which

way of life over the years. In the fifties and sixties, Gunter

we feel very connected, and which holds many great mem-

Sachs was known as an icon of the international jet set and

ories and experiences. In the last 27 years there was hardly

became popular as a gentleman playboy. Shortly after his

a year where we did not celebrate Christmas at Vieux Cha-

divorce from the French film actress Brigitte Bardot, he mar-

let, and today the grandchildren are also very attached to it.

ried Swedish-born Mirja Larsson in 1969, with whom he was

My husband loved this place and always regarded Gstaad

married until his death. This marriage produced two sons

as a piece of home. Although he was born in Germany, I al-

Christian Gunnar (1971) and Claus Alexander, known as Hali-

ways had the feeling that his Swiss soul was even stronger.

fax (1982). Mirja Sachs talks about her feelings for Gstaad

I was happily married for 42 years to an extraordinary and

and Saanenland after the death of her husband to the mag-

very special man. A marvelous, complex human being with

azine Gstaad My Love.

so much inspiration as an artist and art collector, and a big heart when it came to helping others with problems big or

A Summary:

small. He was always curious about the world and fascinat-

Mirja Sachs: “In the 27 years that we have called Gstaad

ed by science, which is why he also supported a number of

home, we have always felt the most comfortable here.

research institutions. In my everyday life, as well as during

Gstaad was and is to this day the favourite place for the

quiet moments, he is still very present next to me and I still

whole family, which we find just as enchanting in the sum-

feel very much led by him.”

Mirja Sachs

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Quelques expositions à ne pas rater… En marge de l'activité de sa galerie Menus Plaisirs à Gstaad, Caroline Freymond organise des expositions ponctuelles dans son chalet de Farb dans une volonté d'ouverture et d'accueil culturel au moment le plus fort de la saison. Son souhait est de faire partager ses coups de coeur et de favoriser de façon dymamique des rencontres et des découvertes multiples entre amis, visiteurs curieux, artistes heureux de présenter leurs oeuvres et de parler de leurs réalisations (comme la photographe Jasmine Rossi ou la portraitiste animalière qu'est Marie Lalanne, digne héritière de ses parents, les célèbres sculpteurs animaliers Claude et François-Xavier Lalanne), ou maisons prestigieuses (comme Fabergé et Harcourt qui l'une avec des bijoux et l'autre avec des portraits entretiennent la légende qui accompagne leur nom et leur savoir-faire). A découvrir également cet hiver, la collection unique d’émaux de Rostov de la Comtesse de Roquemaurel-Galitzine.

MARIE LALANNE | TOUTOUS EN SCÈNE exposition du jeudi 14 au dimanche 24 février 2013 de 15 à 19 h en présence de l'artiste Vous êtes l’heureux maître d’un chien ? Alors, pourquoi ne pas profiter du talent et de la présence de Marie Lalanne à Gstaad pour fixer sur la toile les traits familiers de votre fidèle compagnon ?

JASMINE ROSSI | PATAGONIA Friday 15 to Sunday 24 February 2013 / 3–7 pm opening Thursday 14 February 3–7 pm / in presence of the artist «…one can tell how much Jasmine Rossi loves her subject. Her stunning photographs… are much more than pretty pictures. Rossi shows that successful photographers need both passion and persistence. Russel Hart, Editor in Chief American Photo Magazine

L'ART POPULAIRE RUSSE du mercredi 26 au samedi 29 décembre 2012 de 16 à 19 h Dominique de Roquemaurel-Galitzine est une Comtesse plus Russe que Russe ! Se rendant régulièrement en Russie, où elle fait réaliser des créations par tout un réseau d’artisans, héritiers de techniques ancestrales, elle sera de passage en décembre à Farb pour y présenter une collection unique d’émaux de Rostov.

Jean Dujardin

Marion Cotillard

LES ROMANCES D'HIVER DE FABERGÉ | EXPOSITION DE HAUTE JOAILLERIE du jeudi 14 au dimanche 24 février 2013 de 15 à 19 h Quatre-vingt-douze ans après sa disparition sous la révolution bolchévique, la plus célèbre maison de joaillerie russe renaît de ses cendres. Aujourdhui, Fabergé crée des pièces de joaillerie imprégnées de poésie et d'émotions, pour une nouvelle génération de passionnés. Contact › Irina Fournier : +41 (0)79 248 05 52

Edith Piaf

STUDIO HARCOURT PARIS | LA PORTE D'ENTRÉE DANS LE PATRIMOINE ARTISTIQUE MONDIAL DEPUIS 1934 du jeudi 14 au jeudi 21 février 2013 Créé par Cosette Harcourt, le Studio qui porte son nom est rapidement devenu le passage obligé du Tout Paris : écrivains, peintres, chanteurs, acteurs, de Clark Gable à Marion Cotillard, tous sont passés à l'immortalté grâce à l'excellence du fameux Studio. Pourquoi dès lors ne pas en faire l'expérience vousmême et entrer à votre tour dans la légende… à l'occasion de la venue d'une équipe du Studio à Gstaad cet hiver? Contact › Pauline Jonkman: +33 (0)6 17 31 01 53

CHALET FARB ∙ FARBSTRASSE 20 ∙ 3792 SAANEN ∙ TEL. CAROLINE FREYMONT +41 (0)79 456 91 81 info@menus plaisirs ∙ www.menusplaisirs.ch

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G STA A D

OF F ERS V ISI TORS A ST Y LISH A N D CU LT U R ED AT T I T U DE TO LI FE I N A LL FOU R SEASONS

Unique in so many ways

The holiday destination of Gstaad is unique in so many ways. Visitors to this region will find a wide choice of activities and room for enjoyment combined with a virtually unprecedented range of cultural and sporting activities – nestled in a magnificent Alpine landscape. Gstaad’s slogan “come up – slow down” underlines its range of leisure activities, the surprising diversity of which can be combined appreciatively. Despite a history of tourism dating back more than 100

in the summer, which guarantees high-Alpine hiking

years in the region, a genuine Alpine lifestyle still pre-

experiences, among other things. A wild ride on the

vails in the destination of Gstaad. For instance, there

Alpine Coaster, the highest toboggan run in the world

are approx. 200 agricultural businesses, 80 Alps still in

located right next to the Botta glacier mountain station,

operation and about 7,000 cows. A chalet architectural

is sure to make your pulse race. The region of Gstaad

style dominates the villages. Alpine panoramas, for-

has a leading position all year round in the beauty and

ests, meadows, streams and lakes provide an impres-

wellness sector.

sive backdrop. First-class cuisine

100

Diversity in summer and winter

No other region tickles its guests' taste buds quite like

In the warmer months, Gstaad attracts visitors with

Gstaad does. More than 100 restaurants ranging from a

its 300 kilometres of walking tracks, various mountain

cosy raclette restaurant to a gourmet temple are avail-

lifts, enticing bike touring and climbing opportunities as

able to choose from. Various Alpine businesses also

well as an idyllic 18-hole golf course. Dog sled rides are

offer dining options. What makes the mountain res-

also part of the tempting offering on the Glacier 3000

taurants so popular is their cosy charm and delicious

Destination Gstaad


cuisine. Their sun-drenched terraces provide spectacular panoramic views of the surrounding Alpine peaks and are the perfect place to relax. Alpine “capital” of major events Gstaad enjoys an excellent international reputation as the Alpine capital of fantastic events. The range of cultural and sporting events is exceptional – even in comparison to that of urban regions. More than 1,000 different events are listed in the event calendar. Some of them are top international events, such as the renowned Menuhin Festival, the Crédit Agricole Suisse Open ATP tennis tournament, the Beach Volleyball Grand Slam, the Hublot Polo Gold Cup and the Country Night.


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M ICH EL

UND

I LSE WICH M A N: H OT EL SPI TZHOR N

M I T N EU EN

B ET R EI BER N

Mit viel Elan in die neue Herausforderung

Michel und Ilse Wichman sind ab Dezember 2013 die Gastgeber im neuen Hotel Spitzhorn in Saanen. Michel Wichman wurde 1971 in Eindhoven, Niederlande, geboren. Nach der Hotelfachschule und dem Diplom für Hotelmanagement absolvierte er in der Schweiz ein Nachdiplomstudium zum diplomierten Betriebswirtschafter an der Höheren Fachschule für Wirtschaft. Michel Wichman war bereits in den verschiedensten Kategorien der Gastronomie und Hotellerie tätig. Er arbeitete sich dabei vom Tellerwäscher bis zum 5-Sterne-Hoteldirektor hoch. Gemeinsam mit seiner Gattin Ilse war er acht Jahre lang für den Basler Unternehmer Thomas Straumann im

*****

Grand-Hotel

Bellevue Gstaad in leitender Funktion tätig. Mit dem Spitzhorn macht er sich nun selbständig. Seit über 17 Jahren wohnen Ilse und Michel Wichman in der Schweiz, davon 16 Jahre in Gstaad. Sie sind Eltern eines siebenjährigen Sohnes. Die neue Herausforderung bedeutet den Wichmans sehr viel. Die letzten paar Jahre waren für Michel und Ilse Wich-

cherung einen Pachtvertrag als zukünftiger Betreiber

man nicht immer einfach. Vom abrupten Abgang beim

des neuen Hotels Spitzhorn in Saanen. Und was daran

Grand Hotel Bellevue Gstaad hatten sie sich zwar er-

besonders ideal ist: Bereits Monate vor der Vertragsun-

staunlich rasch erholt, doch dann kam die Suche nach

terzeichnung durfte er den potenten Besitzer aus der

einer neuen Aufgabe, vorzugsweise im Saanenland,

Versicherungs-Branche als Hotelfachmann beraten. Die

wo sie seit 16 Jahren ihre Heimat gefunden haben. Ilse

Basler Versicherung baut also das Spitzhorn neu nach

Wichman fand eine Stelle bei der Gemeindeverwaltung

seinem eigenen Gusto.

Saanen, während Michel sich für eine neue Herausforderung in der Hotellerie umsah. Verschiedene Projekte

Das Hotel Spitzhorn hat im Saanenland eine lange und

wurden ihm angeboten, doch der ambitionierte Hote-

grosse Tradition: Die Hotelanlage wurde in den 1940er-

lier suchte nach dem ganz Besonderen. Er wollte sicher

Jahren errichtet und diente während der Kriegsjahre als

sein, dass er wieder als Gastgeber gefragt ist, mit einem

sicherer Standort für wichtige Akten. Nach dem Krieg

starken, verlässlichen Partner im Rücken.

wurden die bestehenden Infrastrukturen in ein einfaches Familienhotel umgewandelt. Mit verschiedenen Aus-

104

Diesen hat er nun gefunden, was für ihn und seine Fa-

bauten wurde die Hotelinfrastruktur laufend verbessert.

milie Glück und enorme Motivation bedeutet. Im Spät-

Dem Ehepaar Riedi gelang es in den letzten Jahren noch,

sommer 2012 unterzeichnete er mit der Basler Versi-

den Kleinbetrieb mit 27 einfachen Zimmern zu einem

Michel und Ilse Wichman


Facts & Figures Adresse Hotel Spitzhorn mit 17 Residenzwohnungen. Spitzhornweg 30, CH - 3792 Saanen Homepage: www.spitzhorn.ch Besitzer / Betreiber Basler Leben AG / Wichman HORECA AG Kategorie

erfolgreichen 3 -Betrieb mit gehobener Gastronomie ***

zu entwickeln. Doch die bestehenden Räumlichkeiten in

***

Superior HS

****

Superior Infrastruktur

*****

Superior Umgebung

den verschiedenen Gebäuden genügten den heutigen Bedürfnissen nicht mehr. Nach Prüfung aller Aspekte

Lage

hat sich die Basler Versicherung für einen Ersatzbau am

Idyllische Lage in grossem Park, direkt am Eingang und

bestehenden Standort entschieden. Das neue Hotel soll

zwischen den autofreien Saanen und Gstaad

im Dezember 2013 eröffnet werden. Zimmer

Das neue Hotel Spitzhorn im 3***-Superior-Segment mit einer 4*-Infrastruktur in einer 5*-Umgebung will vor allem altersunabhängige Geniesser von Natur, Sport,

Total 50 Doppelzimmer mit Aussenterrasse oder Balkon (100 Betten) •

40 Familien-Zimmer – 27 m2 bis 30 m2

10 Junior–Zimmer – 34 m2

Kultur und Lebensfreude ansprechen. Vorgesehen ist

Einige Familien- sowie Junior-Zimmer können durch Tü-

eine Hotelanlage bestehend aus 50 Doppel- und Fami-

ren vom Korridor abgetrennt werden (Familien-Suiten)

lienzimmern mit insgesamt 100 Betten, ausserdem ein Wellness- und Fitness-Bereich mit Schwimmbad, Sauna, Dampfbad, Kneippzone sowie Behandlungsraum sowie lichtdurchflutete Konferenzräume für bis zu 100 Personen. Das Restaurant mit gutbürgerlicher Küche ist umgeben von einer traumhaften Terrasse. Dazu Bar, Lobby und Galerie mit Fumoir, beide mit offenem Kamin.

Restauration • •

Bar und Lounge, offener Kamin, 54 Sitzplätze Restaurant «Poya» Casual Fine-Dining (Gut bürgerliche traditionelle Küche) 100 Sitzplätze

Lounge-Terrasse, 24 Sitzplätze

Garten-Terrasse, 100 Sitzplätze

Galerie mit geschlossenem Fumoir, offener Kamin, 12 Sitzplätze

Zusätzlich wird eine Wohnresidenz mit 17 komfortablen 2- bis 5 1/2 -Zimmer-Wohnungen zur Anlage gehören. Diese Wohnungen werden im Stockwerkeigentum verkauft, mit der Möglichkeit auf Hotelservice. Sie können, je nach

SPA 290 m2 Indoor Pool, Fitnessbereich, Sauna, Dampfbad, Kneippzone, Behandlungsraum

Wunsch der Eigentümer, durch das Hotelmanagement

Tagungen

bewirtschaftet werden.

2 trennbare Konferenzräume 142 m2 bis zu 100 Personen

Die einheimischen Architekten Rieder Architektur AG,

Allgemein

Saanen, sowie Jaggi & Partner AG, Gstaad, planen im

Spielzimmer, Bibliothek-Leseecke, Billard, Velo-Raum,

Team die Anlage (bestehend aus vier ineinander überge-

Ski-Raum, Garten mit Kinderspielplatz

henden Chalets) im traditionellen Stil mit Satteldächern

Parkplatz

und in den Proportionen der ortsüblichen Chaletbauten.

Hoteleigene Tiefgarage sowie Aussenparkplätze Architekten Rieder Architektur AG, Saanen Jaggi & Partner AG, Gstaad Residenz Info Sine Tempore de Kostine & Partner Saanen – Tel. 033 744 96 69

Michel und Ilse Wichman

105


Per Sommer 2014 entstehen in Saanen 17 einzigartige Eigentumswohnungen. A development of 17 unique apartments in Saanen, will be ready for purchase by the summer of 2014.

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E

Michel and Ilse Wichman

F

Michel et Ilse Wichman

Taking over at the Hotel Spitzhorn

L‘Hôtel Spitzhorn a de nouveaux exploitants

Michel and Ilse Wichman shall be the hosts at

Michel et Ilse Wichman sont les hôtes du nouvel

the new Hotel Spitzhorn in Saanen from Decem-

Hôtel Spitzhorn à Saanen dès le mois de décembre

ber 2013. Michel Wichman was born in 1971 in

2013. Michel Wichman est né en 1971 à Eind-

Eindhoven in the Netherlands. After graduat-

hoven, aux Pays-Bas. Après l’école hôtelière et un

ing hotel management school, he completed a

diplôme de management hôtelier, il effectue en

postgraduate diploma in business management

Suisse une formation post-graduée pour l’obten-

at a higher school of economics in Switzerland.

tion d’un diplôme en gestion d’entreprise à l’École

Michel Wichman has worked in a variety of

supérieure de gestion. Michel Wichman travaillait

fields in hotels and restaurants. He worked his

déjà dans les secteurs les plus divers de la gastro-

way up from a dishwasher to a five-star hotel di-

nomie et de l’hôtellerie. Son parcours l’a amené

rector, spending eight years in the management

de la plonge jusqu’au bureau directorial d’un hôtel

of the Grand Hotel Bellevue Gstaad together

5 étoiles. Avec son épouse Ilse, ils ont rempli huit ans

with his wife Ilse for the Basel-based entrepre-

durant une fonction dirigeante au

neur Thomas Straumann. With the Spitzhorn he

Bellevue Gstaad pour l’entrepreneur bâlois Thomas

is now self-employed. For over 17 years, Ilse

Straumann. Au Spitzhorn, c’est maintenant l’indépen-

and Michel Wichman have been living in Swit-

dance. Ilse et Michel Wichman habitent la Suisse de-

zerland, 16 of them in Gstaad. They are the par-

puis plus de 17 ans, dont 16 à Gstaad. Ils ont un fils de

ents of a seven year-old son. The new challenge

sept ans. Ce nouveau défi a une très grande impor-

means a lot to them. The new hotel Spitzhorn

tance pour les Wichman. Le nouvel Hôtel Spitzhorn,

will be classed in the three-star deluxe segment

3*** dans le segment Superior, veut s’adresser avant

and seeks to appeal to lovers of nature, sports,

tout aux amateurs de nature, sport, culture et joie de

culture and joie de vivre. In addition to the ho-

vivre. De plus, une résidence comptant 17 apparte-

tel, a residential complex with 17 comfortable

ments confortables de 2 à 5.5 pièces fera partie de

one to four bedroom apartments will be part of

l’établissement. Ces appartements seront vendus en

the complex. These apartments are being sold

propriétés par étage, avec la possibilité de profiter

as condominiums with access to hotel service,

du service hôtelier. Ils peuvent, si les propriétaires le

and can also be fully-managed by the hotel ac-

désirent, être administrés par le service de manage-

cording to the wishes of the owner.

ment de l‘hôtel.

*****

Grand-Hôtel

Michel und Ilse Wichman

107


Hublot Classico Ultra-Thin Skeleton. Mouvement extra-plat squelette manufacturĂŠ par nos soins, avec 70 heures de rĂŠserve de marche. Boitier rĂŠalisĂŠ dans un nouvel alliage d'or rouge unique: le King Gold. Bracelet en caoutchouc et alligator noir.

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L A HU BLOT POLO G OLD C U P G STA A D 2012

PHOTOS: HUBLOT POLO GOLD CUP GSTA AD

Du prestige à tous les niveaux

Du polo de haut niveau dans l’un des plus beaux paysages alpins: du 16 au 19 août, Gstaad a accueilli le plus grand tournoi de polo organisé sur le sol suisse, la Hublot Polo Gold Cup. Quatre équipes, renforcées par de grands professionnels venus d’Argentine, se sont affrontées pour remporter la prestigieuse coupe. Le vendredi, journée sans match, la parade des équipes a eu lieu à travers le village de Gstaad. La soirée de gala, qui constitue le point culminant des festivités du tournoi, s’est tenue le samedi soir, dans la tente VIP. La Polo Cup de Gstaad, qui a fêté son 17e anniversaire

nière minute en 2011, a repris son rythme habituel cette

cette année, est devenue un évènement d’envergure

année: le jeudi 16 août se sont tenus ainsi deux matchs

internationale, également reconnu par les Argentins,

de qualification, le samedi 18 août se sont jouées les

maîtres incontestés en la matière. Une fois de plus, le

demi-finales et, le dimanche 19 août, les deux perdants

tournoi a profité d’une composition de choix. Six illustres

de la veille se sont affrontés pour la 3e et 4e place, tandis

joueurs possédant un handicap 7 (Franckie Menendez,

que les vainqueurs des demi-finales ont joué pour la 1ère

Pablo Jauretche) et un handicap 6 (Lucas Labat, Ignacio

et 2e place.

Tillous, Bautista Urbina) se sont lancés dans la compétition dans l’Oberland bernois – l’équipe la mieux dotée

Selon la coutume, aucun match ne s’est disputé le ven-

présentait un handicap total de 14.

dredi 17 août. Ce jour-là, une parade traditionnelle des équipes a été organisée au centre-ville de Gstaad pour

« Le fait que, cette année encore, des joueurs d’élite se

le plus grand bonheur de la population locale et des

déplacent d’Argentine à Gstaad montre le prestige qu’a

nombreux spectateurs et spectatrices.

atteint notre tournoi à l’international », a déclaré le président du Polo Club de Gstaad Pierre Genecand, très

Star Design gagne la finale avec un but en or

heureux du tournoi de cette année.

Avec un score de 9 à 9 après le 4e chucker, Pablo Jauretche a marqué le but en or et assuré la Hublot Polo

Le tournoi, qui, suite au décès inattendu du capitaine

Gold Cup 2012 à son équipe. Hublot s’est retrouvé en

suisse Philipp Maeder, avait dû être réorganisé à la der-

deuxième place, Gstaad Palace en troisième.

Hublot Polo Gold Cup Gstaad 2012

109


different in private banking At Banque Baring Brothers Sturdza, nothing is ‘off the shelf’. To us, each client is unique. We make every effort to understand their individual needs and desires, and tailor our services to their specific requirements. Such an approach requires skill and experience. This is why our clients are given the attention of senior management exclusively. Of course, such tradition is balanced by the most advanced techniques E.I. Sturdza

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La soirée de gala, le point culminant des festivités Comme d’habitude, plus de 500 invités du monde

La Hublot Polo Gold Cup de Gstaad n’est pas seulement

entier était quotidiennement attendus pour la Hublot

très appréciée des joueurs et des invités, mais aussi des

Polo Gold Cup Gstaad 2012, traditionnellement organi-

partenaires, puisqu’aucun des sponsors présents l’an

sée sur le terrain de l’aéroport privé de Saanen. La soi-

passé n’a manqué à l’appel cette année. En plus

rée de gala, « Polo Night », du samedi soir constituait le

du sponsor titre, la luxueuse marque de montres

point culminant en matière de festivités. Cette année,

HUBLOT, d’autres sponsors principaux tels que

elle a été organisée dans la tente VIP, avec en fond

la

musical les airs du pianiste jazz et blues Silvan Zingg.

Baring

Après minuit, le célèbre club « GreenGo » du Palace

line

Hotel de Gstaad s’est invité sous la tente. L'ambiance

Palace, qui fêtera ses 100 ans en 2013, étaient de la

a alors atteint son apogée jusqu'à l'aube.

fête.

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Hublot Polo Gold Cup Gstaad 2012

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cinq

étoiles

Gstaad

Hublot Polo Gold Cup Gstaad 2012

Prestige auf der ganzen Linie

Prestige across the board

Vom 16. bis 19. August fand in Gstaad das bedeu-

From August 16 –19 2012, the most important

tendste Poloturnier auf Schweizer Boden statt,

polo tournament on Swiss soil, the Hublot Polo

der Hublot Polo Gold Cup. Vier Teams, verstärkt

Gold Cup, took place in Gstaad. Four teams, an-

durch hochkarätige Professionals aus Argentini-

chored by high-profile professional players from

en, kämpften um den prestigeträchtigen Pokal.

Argentina, fought for the prestigious trophy. As

Am spielfreien Freitag fand traditionellerweise

is tradition, the team parade through Gstaad was

die Team-Parade durch Gstaad statt. Den gesell-

held on the game-free Friday. The social highlight

schaftlichen Höhepunkt des Turniers bildete die

of the tournament was the gala night in the VIP

Gala-Night im VIP-Zelt. Der Polo Cup in Gstaad fand

tent. The Polo Cup of Gstaad has now been held

bereits zum 17. Mal statt und hat sich zu einem in-

seven times and has established itself as a ma-

ternational bedeutenden Anlass entwickelt, der bis

jor international event, even attracting attention

in die Polohochburg Argentinien Beachtung findet.

in the polo heartland of Argentina. For the 2012

Die Besetzung des Turniers war auch dieses Jahr

tournament, the player line-up was once again of

wieder hochkarätig. Sechs argentinische Spitzen-

the highest caliber. Six top Argentine players with

spieler mit Handicap 7 (Franckie Menendez, Pa-

handicap 7 (Franckie Menendez, Pablo Jauretche)

blo Jauretche) und Handicap 6 (Marcelo Pascual,

and handicap 6 (Marcelo Pascual, Ignacio Tillous,

Ignacio Tillous, Bautista Urbina) gingen im Berner

Bautista Urbina) formed part of the starting line-

Oberland an den Start – das höchstdotierte Team

up in the Bernese Oberland, and the highest goal

wies ein Gesamt-Handicap von 14 auf. «Dass auch

team had a total handicap of 14. “The fact that

dieses Jahr wieder Topspieler aus Argentinien nach

top players from Argentina again came to Gstaad

Gstaad kamen, zeigt den Stellenwert, den unser

shows the importance that our tournament has

Turnier international erreicht hat», sagt ein zufrie-

achieved on an international level,” says a satis-

dener Polo-Gstaad-Präsident Pierre Genecand.

fied Polo Gstaad President Pierre Genecand.

Hublot Polo Gold Cup Gstaad 2012

111


SI MON B OLTON – I N H A BER

DER

A LPI NZEN T RU M G STA A D G M B H

«Wir wollen die Zukunft nicht unseren Eltern überlassen»

TEXT: HANS-UELI TSCHANZ – FOTOS: HANS-UELI TSCHANZ / RAPHAEL FAUX / CHRISTOPH OGI

Simon Bolton – für alle und überall der «Säimen» – gehört nicht zu denjenigen Gstaadern, welche sich auf den Errungenschaften ihrer Vorfahren ausruhen. Der 32-jährige Marketingfachmann führt und besitzt heute die Alpinzentrum Gstaad GmbH. Zu Spitzenzeiten ist er Chef über zahlreiche Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter und neben allem anderen noch Mitinitiator und Geschäftsführer des Freestyle Events «High-Fly» sowie Mitbetreiber der In-Lokale «Jam» in Saanen und «Split» in Gstaad. Simon ist ein Vertreter der jungen Generation, welche gehörig «Gas» gibt. Der patentierte Bergführer und Skilehrer ortet im Saanenland nämlich ein grundsätzliches Problem: Die Jungen bringen sich zuwenig ein. Oft, zu oft, laufe es so: Die Grosseltern haben etwas aufgebaut, die nächste Generation führte es weiter, die heutige ruht sich darauf aus und überlässt die wichtigen Entscheide für die Zukunft immer noch den Eltern. In respektvollem Ton spricht Simon Bolton von den Visionären, welche vor 100 Jahren die grossen Hotels und die Bergbahnen bauten und die Eisenbahn nach Gstaad brachten. «Nach 100 Jahren muss wieder etwas geschehen», fordert er und spricht sich damit aus der Seele. Dabei sagt er im Grunde nichts Neues. Nur nimmt man es ihm ab. Es ist in diesem Fall nicht der Kanon, welcher derzeit von ganzen Gruppen selbsternannter Zukunftspropheten repetiert wird. Mit seinen gleichgesinnten Kolleginnen und Kollegen allerdings hat er die visionären Konzepte längst formuliert: «Wir müssen für das Saanenland Projekte und Investitionen planen, von welchen nicht bloss ein oder zwei Hotels profitieren, sondern welche unsere Betten füllen und unsere Generation in eine gute Zukunft führen können. Wir brauchen mehr warme Hotelbetten und mehr Frequenzen. Den Vierjahreszeiten-Tourismus. Weniger Klima-Abhängigkeit. Mehr Risikobereitschaft.» Das Potential sei da und warte darauf, genutzt zu werden. Nach einer kaufmännischen Berufsausbildung im Tourismusbüro Gstaad Saanenland und einem Auslandaufenthalt bei seinem Vater in London liess sich Simon Bolton zum diplomierten Marketingfachmann ausbilden. Parallel dazu erlangte er die Patente als Skilehrer und Bergführer, was ihm die

Simon Bolton

113


Auf was wird im Alpinzentrum bezüglich

bestimmungen und Auflagen an die Paten-

Sicherheit besonders geachtet?

tierung der Guides in den letzten Jahren

Simon Bolton: Unfälle lassen sich nie ganz aus-

verschärft?

schliessen, sie sollen aber so weit als möglich

SB: Ja, der Unfall im Saxetbach hatte enorme

verhindert werden. Wir achten im Speziellen auf:

Konsequenzen auf die Branche. Betriebe mit

• Ausbildung und persönliche Eignung der Guides

bestehenden Konzepten wurden einheitlich geprüft

• Beschaffung, Lagerung und Handhabung des

und es wurde ein Label für diese Zertifizierung ins

Materials

Leben gerufen. Das Alpinzentrum Gstaad wurde

• Vorgehen bei Notfällen

im Juni 2001 als Pilotunternehmen im Kanton Bern

• Regelmässige Bewertung des Sicherheits-

mit dem Label «Safety in adventures» ausgezeich-

zustands

net. Seit März 2002 ist das Unternehmen auch

• Wetter und Routenplanung

ISO-9001:2000-zertifiziert. Damit eine möglichst

• Standards für die Gästeinformation

hohe Sicherheit erreicht wird, hat die Stiftung

Kern der Sicherheitsaspekte sind unsere Mitarbei-

Schutzziele definiert. Sie stellt die Sicherheit der

ter. Die Aktivitäten werden ausschliesslich durch

Gäste und der Angestellten über die wirtschaft-

ausgebildetes Fachpersonal wie zum Beispiel

lichen Interessen. Diese Zertifizierungen werden

Bergführer oder Seilspezialisten («Arbeiten am

jährlich in externen Audits kontrolliert. Zudem

hängenden Seil») durchgeführt. Alle Aktivitäten sind

haben die eidgenössischen Räte am 17. Dezember

in aufwändigen Konzepten und genau definierten

2010 dem Bundesgesetz über das Bergführerwe-

Abläufen beschrieben und zertifiziert.

sen und das Anbieten weiterer Risikoaktivitäten in

High Fly

der Schlussabstimmung zugestimmt. Der Bund hat Gibt es Anfragen/Aufträge, die Sie aus

entschieden, das neue Gesetz auf den 1. Januar

Sicherheitsgründen ablehnen?

2014 in Kraft zu setzen. Dieses Gesetz ist für unsere

SB: Bis jetzt konnten wir alle Anfragen mit gutem

Branche sehr wichtig und wir freuen uns darauf.

Gewissen durchführen. Führt der Konkurrenzdruck unter den AnbieWas hat man aus der Analyse von bisherigen

tern zu Kompromissen bei der Sicherheit?

Unfällen gelernt? Haben sich die Sicherheits-

SB: Auf gar keinen Fall. Jedenfalls nicht bei uns!

damals notwendigen finanziellen Einkünfte garantierte.

möser, die «Swiss Adventures» sowie der Seilpark Zwei-

Er arbeitete als Skischulleiter und machte sich bereits

simmen. Heute allesamt im Besitze und unter der Füh-

27-jährig beruflich selbständig, verdiente sein Geld als

rung von Simon Bolton. 80 Prozent seiner Gäste kommen

Bergführer und im Marketing. Als Marketingfachmann

aus dem Saanenland und 20 Prozent aus der restlichen

trat er vorübergehend ins Organisations-Team des Me-

Schweiz. Das Geschäft läuft gut, trotz Krisenstimmung.

nuhin Festival Gstaad ein.

Von den Mitbewerbern in der Region grenzt man sich geschickt ab, indem sich das Alpinzentrum Gstaad auf

Doch schon früh hatte er einen Traum: das Alpinzentrum

Outdoor-Sport und Incentives spezialisiert und den Be-

Gstaad. Dort wollte er hin. Denn dort könnte er seine

reich «Events für Gstaader Chaletgäste und Sponsoren»

beiden Fähigkeiten – Marketing und Bergführer – optimal

normalerweise den Mitbewerbern überlässt.

verbinden und erfolgreich einsetzen. Und so ergab sich, dass er eines Tages dem damaligen Leiter und Besitzer

Doch Simon Bolton wäre nicht Simon Bolton, hätte er

des Alpinzentrums per Zufall auf einem Parkplatz begeg-

sich nicht bereits Gedanken zur Zukunft gemacht: Er

nete und dieser ihm – nach einem Gespräch über Gott

arbeitet zusammen mit Partnern an einem neuen inter-

und die Welt – plötzlich eröffnete, dass er sich beruf-

nationalen Winterprojekt, welches bis im Winter 2015

lich anderweitig orientieren wolle und ihn fragte, ob er,

umgesetzt werden soll.

Simon Bolton, Interesse hätte ihn abzulösen. Am liebsten führt er jedoch immer noch Gäste im Winter Die Alpinzentrum Gstaad GmbH ist eine Dachorganisa-

und im Sommer in die Berge oder hält sich mit guten

tion und organisiert Events für den Gast im Saanenland

Freunden an Felswänden oder in Pulverschneehängen

und in der Schweiz. Dazu gehören die Skischule Saanen-

auf.

Simon Bolton

115


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Aus Tradition innovativ denken.


E

Simon Bolton

F

Simon Bolton

Alpinzentrum Gstaad GmbH

Centre alpin de Gstaad, sàrl

Simon Bolton is not one of those Gstaad people who

Simon Bolton ne fait pas partie de ces habitants de

rest on the laurels of family achievement. The 32

Gstaad qui se reposent sur les acquis de leurs an-

year-old marketing professional owns and runs the

cêtres. Le spécialiste du marketing de 32 ans dirige

Alpinzentrum Gstaad. At peak times he is responsi-

et possède aujourd’hui le Centre alpin de Gstaad.

ble for numerous employees, and in addition, he is

En période de haute activité, il est le chef d’un

the co-founder and director of the freestyle event

grand nombre de collaboratrices et collaborateurs,

“High-Fly”, and co-manager of the popular spots

et à côté de tout cela, il est encore co-initiant et

“Jam” in Saanen and “Split” in Gstaad. Simon is a

directeur de la manifestation de Freestyle appelée

member of a younger generation that pushes the

« High-Fly » ainsi que co-gestionnaire des In-cafés

pedal to the metal. The certified mountain guide

du nom de « Jam » à Saanen et « Split » à Gstaad. Si-

and ski instructor believes he has identified a fun-

mon est un représentant de la jeune génération qui

damental problem in Saanenland: that the younger

sait mettre les gaz! Ce guide de montagne et pro-

generation does not get involved enough. Often,

fesseur de ski patenté relève en fait au Saanenland

too often, it goes like this: the grandparents build

un problème fondamental: les jeunes s’investissent

something, the next generation continues it,

trop peu. Souvent, trop souvent, on observe ceci :

and today’s generation takes it for granted

les grands-parents ont construit quelque chose, la

while continuing to leave the important

génération suivante continue à diriger l’entreprise

decisions of the future to their parents.

et la génération actuelle se repose sur ces acquis

“We have to plan projects and invest-

en laissant toujours et encore les parents prendre

ments for Saanenland, not projects which

les décisions d’avenir importantes. « Nous devons

benefit just one or two hotels, but projects

avoir des projets et planifier des investissements

which fill our beds and can lead our generation

pour le Saanenland dont ne profiteraient pas seule-

to a good future. We need more hotel beds and

ment un ou deux hôtels, mais qui rempliraient nos

more room nights – year-round tourism

lits et pourraient conduire notre génération vers un

that is less climate-dependent

bon avenir. Il nous faut davantage de lits d’hôtels

– and we need more readi-

et une plus haute fréquentation. Un tourisme des

ness to assume risk”. The

quatre saisons. Moins de dépendance par rapport

potential is here – it just

au climat. Plus de prise de risque ». Le potentiel est

needs to be unlocked.

là et il attend d’être exploité.

Simon Bolton

117


B OV ET 1822

AMADEO® Fleurier Rising Star

La Maison BOVET célèbre cette année son 190 ème anniversaire et offre à cette occasion d’importantes nouveautés à ses collectionneurs. Parmi elles, le garde-temps poétiquement nommé Rising Star se positionne clairement comme le nouveau fer de lance de la collection « Grandes Complications ». Comme il fallait s’y attendre, cette véritable oeuvre est entièrement issue des ateliers de DIMIER 1738, la manufacture de la Maison BOVET. Elle nous gratifie d’un mouvement tourbillon entièrement redessiné. Ce dernier est incontestablement celui de tous les superlatifs. La cage du tourbillon a été portée à un diamètre de

Le reste du mouvement dispose de la surface offerte

13.50 mm. Elle semble de ce fait suspendue dans le vide

par les deux platines trois-quarts entre lesquelles les

pour le meilleur effet esthétique reprenant ainsi le des-

horlogers de DIMIER 1738 sont parvenus à intégrer une

sin historique des garde-temps du XIX

pléthore d’indications et de mécanismes forts utiles.

ème

118

Bovet 1822

siècle.


Prouesse supplémentaire, toutes ses indications sont disposées dans un équilibre et une symétrie absolus. Ainsi l’axe horizontal du cadran principal guilloché reçoit trois fuseaux horaires. Les deux fuseaux secondaires sont disposés à 9H et 3H et sont complétés respectivement par la précieuse indication de l’une des vingtquatre villes correspondant au fuseau horaire affiché auquel s’ajoute deux indicateurs jour/nuit. L’axe vertical affiche en plus des heures et des minutes du fuseau local (au centre) une réserve de marche à 12H et l’aiguille des secondes portée par le pivot supérieur de la cage de tourbillon à 6H. Cette belle histoire s’arrê-

Bovet au XIXème siècle. Ces masses étant alors en acier

terait sûrement là si Pascal

bleui, c’est en toute cohérence, que le balancier de cette

Raffy, propriétaire de BOVET

Rising Star est lui aussi paré d’un bleu royal.

FLEURIER et de DIMIER 1738, n’avait pas introduit en 2010,

Notons que le nouveau fleuron de BOVET est limité à

sur l’ensemble de la collection

une édition de 190 pièces, complétée par 9 paires de

Fleurier, le système AMADEO

®

pièces uniques dont les cadrans situés du côté mouve-

qui permet de convertir son

ment sont ornés de peintures miniatures reproduisant

garde-temps en montre de

les thèmes des émaux figurant sur les garde-temps his-

table, en montre gousset

toriques du XIXème siècle des collections privées de la

ainsi qu’en montre-bracelet

Maison BOVET.

réversible en toute simplicité

Mr. Pascal Raffy, Propriétaire de BOVET 1822 et DIMIER 1738, Manufacture de Haute Horlogerie Artisanale

sans qu’aucun outil ne soit

Avec ce cru 2012, la Maison BOVET légitime d’avantage

nécessaire à la «manoeuvre».

encore sa place de leader dans l’expression ultime des

Quel sens aurait la dernière

arts horlogers.

fonction si aucune indication

Revendeur officiel : ADLER – Lauenenstrasse 26 – 3780 Gstaad

n’apparaissait au revers de ce

www.bovet.com

garde-temps ? Pascal Raffy et ses équipes n’ont pas manqué de répondre à cette question puisque l’ajout d’un aiguillage inversé au dos permet de lire l’heure du fuseau horaire local sur un cadran excentré à 12H portant les aiguilles de ce gardetemps au nombre de dix sans compromis aucun quant à la lisibilité des indications! La cage du tourbillon comporte à elle seule une pléthore d’exemples du soin porté à chaque détail souvent inspirés des garde-temps qui constituent les collections historiques de la Maison BOVET. Les aciers reprennent la forme emblématique des raquetteries d’époque. Les angleurs n’ont pas ménagé leurs efforts dans cette succession d’angles rentrants, bercés pour nous éblouir d’un poli miroir aux arêtes franches et vives. La serge du balancier évoque elle aussi ses glorieux ancêtres. On retrouve dans sa fine découpe la forme des masses dynamiques qui équilibraient les balanciers des garde-temps que manufacturait Edouard

Bovet 1822

119


s

ear Y 0

vue e l l l Be e t o 12 dH 0 n 2 a Gr 2191

10

On December 26, 2012, the Grand Hotel Bellevue proudly celebrates her 100th anniversary!

Grand Hotel Bellevue CH-3780 Gstaad Switzerland Phone +41 33 748 00 00 Fax +41 33 748 00 01 www.bellevue-gstaad.com info@bellevue-gstaad.com


DAS

STRATEGIE-KONZEPT VON G STA AD SA ANENLAND TOURISMUS / UND KOMMUNIK ATIONSK ANÄLE SOLLEN FÜR BESSERE AUSLASTUNG

NEUE

NEUE M ÄRKTE

SORGEN

Entwicklung der Destination erhält einen ordentlichen Push

Um den wirtschaftlichen Herausforderungen der kommenden Jahre begegnen zu können, legte Gstaad Saanenland Tourismus Anfang 2012 ein neues Marketingkonzept vor. Sieben Hauptziele sind darin definiert. Dank des finanziellen «Marketing-Pushs» durch die Gemeinden Saanen, Lauenen, Gsteig und Zweisimmen trägt die Umsetzung des neuen Konzepts bereits Früchte. Bis 2014 kann die Tourismusorganisation nun das Mar-

tion in nächster Zeit kaum ein Wachstum zu erwarten.

keting-Budget um rund CHF 600 000 pro Jahr erhöhen.

«Deshalb orientieren wir uns in andere Teile der Welt

Dieser Betrag wird zur proaktiven Verkaufsförderung in

– dorthin, wo die wirtschaftlichen Gegebenheiten den

klassischen Kanälen, aber auch online einen deutlichen

wohlhabenden Individualreisenden mehr Freiheiten für

Beitrag leisten.

exklusive Ferien in der Schweiz gewähren», sagt Tourismusdirektor Martin Bachofner mit Blick auf Märkte wie

Festigung des Stamm-Marktes Schweiz

China, Indien, Brasilien oder die Golfstaaten.

Erstes Ziel der neuen Ausrichtung ist die Festigung des Stamm-Markts Schweiz. Immerhin ist die Schweiz mit

In den neuen Märkten bereits aktiv

rund 60 Prozent die mit Abstand am stärksten vertre-

Die Mittel, die seit dem Frühjahr aus den Gemeinden

tene Nation unter den Gstaader Gästen. Die Analy-

flossen, wurden bereits erfolgreich eingesetzt. So hat

se der Statistiken ergibt einen klaren Trend: Aus den

GST unter anderem in China diverse Aktivitäten im

klassischen europäischen Kernmärkten Deutschland,

Bereich Social Media-Marketing aufgebaut. Der neu

Frankreich und Grossbritannien ist aufgrund diverser

eingerichtete Gstaader Account bei Weibo, eine in Chi-

Einflussfaktoren wie der wirtschaftlichen Gesamtsitua-

na stark frequentierte Plattform analog zu Facebook,

Ferienregion Gstaad

121


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Basel

Zürich

F

A

Bern Bulle Gruyères Rougemont Château-d’Œx

Lugano

Genève

I

E X C E P T I O N A L L O C AT I O N S – E X C L U S I V E S E R V I C E S – S W I T Z E R L A N D


Eindrücke von der Medienreise im August 2012

fand innerhalb der ersten zehn Wochen mehr als 1350

Erste Projekte zeigen Erfolg

Followers. GST hat zwei TV-Teams aus China und ei-

Eines der ersten erfolgreichen Projekte, die via Gstaad

nem TV-Team aus Indien Recherche-Aufenthalte in der

2020+ angeregt wurden, ist das familienfreundliche Fe-

Region ermöglicht. Vom 16. bis 19. August organisiert

rien-Angebot «3-Generationen-Package» zur Belebung

GST in Zusammenarbeit mit den Fünfstern-Hotels eine

der Saisonrandzeiten, das im Frühjahr 2013 bereits zum

Medienreise, zu der sich 10 Teilnehmer aus China, In-

3. Mal in zahlreichen Hotels der Region aufgelegt wird.

dien, Saudi-Arabien, Malaysia und Brasilien angemel-

Ausserdem wurden öffentliche Diskussionen über Ex-

det haben. Die Bearbeitung der bisherigen Kernmärkte

zellenz in der Dienstleistung angestossen, neue Pro-

Schweiz, Deutschland, Frankreich und Grossbritannien

jekte wie das Projekt Les Arts Gstaad intensiv erörtert

wurde im Rahmen des neuen Marketing-Konzepts von

oder es werden Ideen für die verschiedenen Dörfer der

GST ebenfalls intensiviert.

Region entwickelt, die zum Beispiel in Saanen bereits in das Umgestaltungsprogramm Sanona integriert sind.

Auf dem Weg zur Ganzjahresdestination

Auch die Gründung von Einkaufsgenossenschaften und

Im Geschäftsfeld Meetings und Incentives fokussiert

die Vermarktung regionaler Produkte sind ein Thema.

GST stark auf Firmen aus der Schweiz. Ihnen stellt GST Gstaad als attraktive Destination für Seminare oder Incentive-Reisen vor, die dank ihrer optimalen touristischen Infrastruktur einen zusätzlichen Mehrwert zu bieten hat. Zur Belebung der Saisonrandzeiten ist jedoch nicht nur GST gefordert. Dazu bedarf es auch klarer Bekenntnisse seitens der Leistungsträger – allen voran der Hoteliers, der Restaurant- und Boutiquenbetreiber und auch der Bergbahnen. Forum für die interne Destinationsentwicklung Als Diskussionsforen für diese gemeinsame Heraus-

Sitzung des Vereins Gstaad 2020+ mal anders: Begegnung mit den Erwachsenen der Zukunft

forderung stehen unter anderem der Hotelierverein Gstaad Saanenland und der Verein Gstaad 2020+ zur

Herausforderung Markenschutz

Verfügung. Letzterer basiert auf einer Initiative des

All diese Aktivitäten nach innen und nach aussen tra-

Hoteliervereins und Gstaad Saanenland Tourismus,

gen dazu bei, den Wert der geschützten Wort- und Bild-

die einen neuartigen und umfassenden Meinungsbil-

marke «Gstaad» zu steigern. Deren Schutz aufrecht-

dungsprozess in Gang setzte. Dieser brachte die re-

zuerhalten, wird zunehmend schwieriger und teurer.

levanten Interessengruppen aus Politik, Gesellschaft,

«Wir dürfen es auf keinen Fall zulassen, dass hier eine

Gewerbe, Landwirtschaft und Tourismus an einen

Verwässerung stattfindet. Denn die starke Marke hilft,

Tisch. Zusammen mit Vertretern dieser Interessen-

unsere Kernwerte global optimal zu platzieren», betont

gruppen wurden in themenorientierten Arbeitsgrup-

Martin Bachofner.

pen inzwischen konkrete Projekte und diverse interessante Handlungsansätze erarbeitet. Der Vorstand setzt

Fit für die Zukunft

sich aus Hans-Ueli Tschanz (Menuhin Festival), Chris-

Dank der zusätzlichen Mittel, die die Gemeinden zur

tian Hoefliger (Hotelierverein) und Martin Bachofner

Verfügung gestellt haben, kann Gstaad Saanenland

(GST) zusammen. Als Geschäftsführer wurde Thomas

Tourismus sich diesem integrativen Ansatz mit vol-

Tschuor eingestellt. Ihm steht als erfahrener Partner

lem Elan widmen. «Damit machen wir die Destination

Schweiz Tourismus mit dem Impulsprogramm «Enjoy

Gstaad fit für die jetzigen und kommenden Herausfor-

Switzerland» zur Seite.

derungen», ist sich Martin Bachofner sicher.

Ferienregion Gstaad

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N ACHSON M I M R A N R EPR ESEN TS H IS FAT H ER JEA N-C L AU DE M I M R A N , OW N ER OF TH E A LPI NA G STA A D W I T H PA RT N ER M A RCEL BACH

“I will continue to stay involved to keep my visions alive”

TEXT: HANS-UELI TSCHANZ - PHOTOS: RAPHAEL FAUX / PROVIDED

The 24-year-old Nachson Mimran has been involved in The Alpina Gstaad in the past two years, a personal investment of his father Jean-Claude Mimran with partner Marcel Bach. The hotel opened its doors to the world on the Oberbort in Gstaad on December 1 2012 after many years of planning and construction. Nachson resolutely shared his ambitious visions, design inspirations and ideas for cultivated high season events with hotel owner’s advisor Onno Poortier and managing director Niklaus Leuenberger, who welcomed his innovative and vibrant ideas. For him Gstaad urgently needs a new, younger and more dynamic image in the world. Nachson aims to contribute to making The Alpina the social heart of Gstaad by offering “beyond the expected” cultivated experiences for guests of every culture, every religion, and every continent; as well as share the beauty of this region. Nachson Mimran, son of West African agro food producer and major investor Jean Claude Mimran, the president of Mimran Groupe’s European Service Division, and vice-president of the Senegalese Olympic Committee, has been living in Gstaad since he was four, where he attended the J. F. Kennedy School and the Institut Le Rosey. He considers it a great privilege to have been raised in this beautiful region, and to work here as a young entrepreneur. He belongs to a younger generation that knows what it wants and above all is passionate about the region of Saanenland with all its beauty and privileges. With every second sentence, he appeals to the solidarity of his peers and like-minded people in Gstaad to, for example, demand longer seasons for the whole holiday region, and he is adamant that the only chance to get there shall be if the whole tourism fraternity cooperates to achieve this goal. “There must be a collective will and collaboration in the whole region.” A region such as Gstaad has to be regarded like a business; if you don’t invest then suddenly there are no returns. It is for this among many other reasons that he believes the LES ARTS GSTAAD project to be a fantastic idea, and one which most certainly has to be realized. The project provides a focal point for many the economic, cultural and tourism perspectives that the region of Saanenland needs to focus on for its future.

Nachson Mimran

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Nachson Mimran has three brothers – Benjamin, Arien and Davie – and one sister Caroline. He is married to Natalia and is the father of daughter Levana. Since 2009 he has been working for his father's business and commutes between West Africa, Monaco and Gstaad. For two years, Nachson Mimran has been involved in the design aspects of The Alpina Gstaad and represented his father Jean-Claude Mimran, the partner of Marcel Bach in the newly-opened hotel. He has a close and trusting relationship with managing director Niklaus Leuenberger, and while he has no working experience in the hotel business, he has experienced numerous top hotels as a guest – including many days and nights at the Gstaad Palace – as a result of his global travel activity throughout his young life. He does not wish to interfere in the operations of the hotel and Nachson Mimran with Dominique Ouattara, First Lady of Ivory Coast and President of a foundation called

his main involvement will be to constantly stimulate visions and keep things dynamic.

“Children of Africa”

Philosophy and guidelines Nachson Mimran is a businessman, independent, creative and ambitious, he recently co-founded a technology start-up, the MCHN Mobile Clearing House Network, an official partner of Microsoft. In Gstaad, he is a partner in a new and dynamic venture called snoasis, and was involved in the conception and realisation of this casual bar, lounge and restaurant seating 50 in the heart of the Eggli-La Videmanette ski area. He would like The Alpina Gstaad to be the guest’s “home away from home”. In Nachson Mimran’s vision The Alpina is to be multicultural, young, dynamic and daring in all aspects. In all his considerations with his father and Marcel Bach one question repeatedly came to the fore: what new can we offer to the region with The Alpina? How can we not be a mirror of everything that Nachson Mimran with the Senegalese Olympic Team in London

has come before? In answering this question, Nachson focused on the arts and culture. A hotel-owned “Art Collection”, the hotels as a platform for up and coming international artists with priority for young Swiss artists who do not belong in the mainstream; and fashion shows featuring international, exclusive – but still lesserknown – fashion brands. All of these elements shall breathe new life into what a hotel can offer and bring the leading lights of these scenes to Gstaad. And such thinking extends to exclusive restaurant concepts with a spectacular Japanese restaurant “MEGU”, and Zurich’s best Executive Chef, Marcus G. Lindner, previously with the 18-point GaultMillau restaurant “Mesa”. “We will welcome people of all origins and culture. There will be some from Europe, from Africa, from Asia and from everywhere … and all will be comfortable, secure and feel a warm affinity at The Alpina Gstaad.” Nachson Mimran sees one of the great advantages of Gstaad is that it is a safe

Nachson Mimran with his brother Arieh on the top of a glacier in Iceland

and secure place where those who embrace life’s fast pace can slow down, alongside the engaging contrasts between local and global life. These are themes he seeks to extend at The Alpina. Despite all the optimism, Nachson Mimran expects that a lot of perseverance will be needed to achieve his goals with The Alpina. We have to look long term. "Both my father and Marcel Bach have an agricultural background, and one thing you learn when you're working with the earth is to have patience...”

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Nachson Mimran


Photo: Raphaël Faux

D

Nachson Mimran – The Alpina Gstaad

F

Nachson Mimran – The Alpina Gstaad

«Ich will meine Visionen am Leben halten»

« Je veux que mes visions deviennent réalité »

Der 24-jährige Nachson Mimran repräsentiert seit

Agé de 24 ans, Nachson Mimran est depuis deux

zwei Jahren seinen Vater, Jean-Claude Mimran, Be-

ans le représentant de son père, Jean-Claude

sitzer des Hotels The Alpina, und dessen Partner

Mimran, propriétaire de l’hôtel The Alpina Gstaad, et

Marcel Bach. Das Hotel öffnete am 1. Dezember

de son partenaire Marcel Bach. L’hôtel a ouvert ses

2012 nach einer langen Planungs- und Bauphase

portes le 1er décembre 2012 au lieu-dit Oberbort,

seine Tore am Gstaader Oberbort. Dezidiert gibt er

à Gstaad, après une longue phase de planification

dem Hotel-Management seine Visionen und Leit-

et de construction. Avec détermination, il présente

bilder vor. Diese sind äusserst ambitiös und darauf

ses visions et ses modèles par rapport au manage-

angelegt, dem Gast mehr bieten zu können, als die

ment hôtelier. Ceux-ci sont extrêmement ambitieux

herkömmliche Hotellerie es tut. Für ihn braucht

et ont pour but de pouvoir offrir aux hôtes plus que

Gstaad draussen in der Welt dringend ein neues,

ne le fait l’hôtellerie classique. Selon lui, Gstaad

jüngeres und dynamischeres Bild. In seinem The

a besoin de toute urgence d’une nouvelle image

Alpina will er jede Religion, jeden Kontinent und

dans le monde, plus jeune et dynamique. Il veut

überhaupt die gesamte kulturelle und ethnische

que dans son The Alpina chaque religion, chaque

Vielfalt widerspiegeln. Und wenn die Gäste dann

continent et toute la diversité culturelle et ethnique

einmal da sind, dann will er der Welt ein Stück

soient reflétés. Et lorsque les hôtes seront là, alors

dieser wunderschönen, geheimnisvollen Region

il montrera au monde un morceau de cette magni-

zeigen. Er selbst erachtet es als grosses Privileg, in

fique région pleine de mystère. Il considère quant

dieser schönen Region aufgewachsen und hier als

à lui comme un grand privilège d’avoir grandi dans

junger Unternehmer tätig zu sein. Er gehört einer

cette belle région et de pouvoir y exercer sa pro-

jungen Generation an, welche weiss, was sie will,

fession de jeune entrepreneur. Il fait partie d’une

und welche die Region Gstaad-Saanenland mit all

jeune génération qui sait ce qu’elle veut et qui aime

ihren Schönheiten und Privilegien über alles liebt.

par-dessus toute la région de Gstaad-Saanenland

Er appelliert in jedem zweiten gesprochenen Satz

avec ses beautés et ses privilèges. Dans chacune

an die Solidarität der gleichaltrigen und gleichge-

de ses phrases, il en appelle à la solidarité des gens

sinnten Menschen in Gstaad, indem er zum Beispiel

du même âge et qui défendent les mêmes idées

für die gesamte Ferienregion längere Saisonzeiten

à Gstaad, en revendiquant par exemple pour toute

fordert und die Chance, dorthin zu kommen, nur

la région de vacances une plus longue durée des

darin sieht, dass die gesamte Touristik auf dieses

hautes saisons et en ne voyant la chance d’y arriver

Ziel hin kooperiert.

que si l’ensemble du tourisme coopère dans ce but.

Nachson Mimran

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ELEMENTS The Power, the Energy, the Beauty

WIND the latest portfolio of artistic images from Saanenland Photo-Artist, Ian Wilson

Glacial Wind Storm

Ian‘s stunning work examines the relationships existing in the forces of Nature between the different Elements. Each picture is a unique, one-only, presented in natural materials to best display the natural scene. Unique Commissions are also considered. For more information see www.view-finder.ch or contact info@view-finder.ch Please also visit Pierre at ArtPhoto Gstaad, Alte Lauenenstrasse, Gstaad (opposite the Chesery)


TH E A LPI NA G STA A D

IST SEI T DEM

1. D EZEM BER 2012

GEÖF F N ET

Die Passion kann beginnen TEXT: HANS-UELI TSCHANZ – PHOTOS: THE ALPINA GSTAAD

Niklaus Leuenberger, Managing Director

Marcus G. Lindner, Executive Chef

Es ist der 1. November 2012. Am Oberbort Gstaad steht man kurz vor der Eröffnung eines gigantischen neuen Hotels. The Alpina. Überall wird noch gearbeitet und Aussenstehende glauben nicht so recht, dass am 1. Dezember das Tor zur (unterirdischen) Hotelvorfahrt für die Gäste geöffnet werden kann. Wer durchs Labyrinth geführt wird, weiss schon bald einmal nicht mehr, wo er sich genau befindet. General Manager Niklaus Leuenberger wirkt ruhig und souverän und resistent gegen alles, was ihn jetzt noch nervös machen könnte. Hie und da lässt er einen humorvollen Spruch raus, ansonsten gibt er sich souverän und als Herr der Lage. Stress? Stress komme bei ihm erst dann auf, wenn er im Flugzeug sitze und dieses sich rasant dem Boden nähere. GM Leuenberger hat seine Mannschaft mit Bedacht zu-

persönlichen Kredit von 300 Franken, mit dem er konsu-

sammengestellt. Alle sind sie da und warten auf den

mieren kann, was er will. Hotel-Gäste will man auch aus

Startschuss. Auf rohem Beton stehen Tische herum, an

Brasilien, Indien, Russland und China herbeiholen. Aus

denen man in letzter Minute noch Mitarbeiter-Schulung

der Sicht von Niklaus Leuenberger sind dies aktuell die

betreibt. In der Küche Starkoch Marcus Lindner. Er kam

potenziellen Märkte. «Die Inder reisen im Mai und Juni.»

mit fünf seiner engsten Mitarbeiter aus dem «Mesa»,

The Alpina will entschlossen und speditiv längere Saison-

dem bestklassierten Restaurant Zürichs, ins The Alpina.

zeiten anpeilen. Leuenbergers Traum ist schon heute ein

Er wird sich in drei Restaurants um das Wohl einer mehr-

12-Monate-Betrieb. Um an dieses Ziel zu kommen, hilft

heitlich sehr anspruchsvollen Klientel kümmern dürfen.

ein Ball Room für 260 Cocktail-Gäste sowie alle Fazilitäten

Im «Megu», einem japanischen (!) Restaurant mit 42 Plät-

für Meetings und Konferenzen mit modernstem Equip-

zen; im rustikalen «Swiss Stübli» mit 36 Plätzen und im

ment. Dazu ein Spa, welches in der Schweiz am meisten

Restaurant «Sommet» mit insgesamt 65 Plätzen. In seiner

Quadratmeter Wohlfühlfläche pro Hotelgast anbietet.

Küche stehen rund herum die modernsten Geräte. Aus-

125 Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter wurden eingeklei-

wärtige Caterings stehen nicht auf Lindners Programm.

det von Kopf bis Schuhe und kümmern sich von der ers-

«Wir haben die Hochzeiten lieber bei uns im Hause.»

ten Minute an um den Gast. Bei maximal 112 Gästen, also

Hoteldirektor Leuenberger, ein stämmiger Mann aus dem

mehr als ein Mitarbeiter pro Hotel-Gast. Die Zimmer sind

Emmental mit jahrelanger «Peninsula»-Erfahrung, weiss

äusserst geschmackvoll ausgestattet, die Mini-Bars in

sehr genau, dass das frühere Alpina ein fester Teil von

echt antike Möbel eingelassen und die Bettbezüge, mit

Gstaad war. Und das soll The Alpina auch wieder werden.

Hotel-Logo, handbestickt. Bestes Tuch über maximalem

Die absolute Hochsaison dauere ja schliesslich nur einige

Liegekomfort.

Wochen. «Wir sind aber acht Monate da und in unseren

Hoch oben über dem Dorf steht nun also The Alpi-

Restaurants und im Spa sind die Einheimischen selbst-

na Gstaad. Trotz schierer Grösse erstaunlich schön ins

verständlich immer willkommen.»

Oberbort eingefügt. Lange Zeit war es für manchen ein

The Alpina bietet keine Halbpension an. Der Gast hat

Rätsel, was dort oben entsteht. Nun ist es für jedermann

aber – im Übernachtungspreis inbegriffen – täglich einen

offen. The Alpina. Die Passion kann beginnen.

T he A lpina Gstaad

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L ES S OM M ETS MUSICAU X

DE

G STA A D 2013

« Le violoncelle Roi »

TEXTE: OMBRETTA RAVESSOUD ET THIERRY SCHERZ

Le violoncelle, instrument de la méditation, instrument de l’âme, instrument qui creuse jusqu’aux profondeurs de la beauté ? On peut penser qu’il s’agit là de lieux communs. Pourtant, c’est bien un violoncelle qui a bouleversé et transformé l’homme réputé le plus volage, le plus léger, le moins susceptible de sentiments profonds. Cet homme s’appelle Giacomo Casanova, et la scène durant laquelle son amie, la mystérieuse Henriette, s’empare de l’instrument devant une vaste assemblée, pour en tirer les sons les plus célestes, nous a valu la plus belle page, peut-être, de tous les Mémoires du fameux aventurier : « Quand je l'ai vue tirer le premier coup d'archet, j'ai pour lors cru que la trop forte palpitation de mon cœur allait me faire tomber mort. [À la fin], j’ai disparu pour aller pleurer dans le jardin, où personne ne pouvait me voir. » Sans doute est-ce la beauté d’Henriette qui suscite l’émotion de Casanova, mais jamais cette beauté n’aurait, à elle seule, arrêté le cœur du séducteur et fait couler ses larmes de bonheur. On ignorera pour toujours quelle œuvre la jeune femme joua ce soir-là, à Parme, en cette année 1749 : « Un concerto de violoncelle », écrit seulement Casanova. Peu importe, car, quelle que soit l’œuvre, « la voix humaine du violoncelle supérieure à celle de tout autre instrument m’allait au cœur. » Le violoncelle est à l’honneur cette année aux Sommets Musicaux, avec des œuvres d’époques très diverses : de Haydn à Debussy, de Beethoven à Nino Rota, en passant par Chopin, Schumann, Dvoˇrák ou Brahms. Comme l’année précédente, un soliste de grand renom, Mario Brunello, sera le mentor des jeunes violoncellistes qui se produiront à la chapelle de Gstaad. Nicolas Bacri, compositeur français de premier plan, et « composer in residence », a écrit des pièces spécialement à leur intention, qui seront créées tout au long du festival. De nombreux interprètes prestigieux nous enchanteront tout au long de cette semaine : outre Mario Brunello, le violoncelliste Maximilian Hornung, les violonistes Soo-Hyun Park et Rachel Kolly d’Alba, les pianistes Christian Chamorel, Joseph Moog, Alexandre Tharaud, Elisabeth Leonskaja, et le contre-ténor Andreas Scholl. Autant d’interprètes dont le talent saura magnifier l’instrument, et nous « aller au cœur ».

Les Sommets Musicau x de Gstaad

131


S OM M ETS MUSICAU X

DE

G STA A D 2013

Programme Vendredi 1 er février

Mardi 5 février 2013

Vendredi 8 février 2012

16h00 Chapelle de Gstaad

16h00 Chapelle de Gstaad

Sandra Lied Haga,

Pablo Ferrández,

Gunnar Flagstad,

violoncelle

piano

Schubert – Bacri – Debussy – Grieg

Luis del Valle,

violoncelle

piano

Schumann – Tchaïkovski – Bacri – Brahms – de Falla

19h30 Eglise de Rougemont

Mario Brunello and friends

19h30 Eglise de Saanen

Vivaldi – Vivaldi-Bach – Solima – Rota-Pushkarev Mercredi 6 février 2013

19h30 Eglise de Saanen

Orchestre Symphonique de Munich Georg Schmöhe, Mario Brunello,

direction

16h00 Chapelle de Gstaad

Benedict Klöckner, José Gallardo,

violoncelle

piano

Beethoven – Dvorˇák – Franck – Bacri – Piatigorsky

violoncelle

Beethoven – Dvorˇák

19h30 Eglise de Rougemont

Samedi 2 février 2013

16h00 Chapelle de Gstaad

Kian Soltani, Carl Wolf,

violoncelle

piano

Beethoven – Chostakovitch – Bacri – Servais 19h30 Eglise de Saanen

Orchestre de Chambre de Genève David Greilsammer, Andreas Scholl, Alexandre Tharaud,

piano

Grieg – Mahler-Tharaud – Beethoven

direction

contre-ténor

Rameau – Händel – Marais – Lully Samedi 9 février 2013

Jeudi 7 février 2013

16h00 Chapelle de Gstaad

Camerata Europeana Radoslaw Sculz, Soo-Hyun Park,

Sayaka Selina,

direction

violoncelle

Mathis Bereuter,

violon

piano

Debussy – Bacri – Brahms –

Dvorˇák – Wieniawski

Penderecki – Schumann

Dimanche 3 février 2013

19h30 Eglise de Saanen

16h00 Chapelle de Gstaad

Victor Julien-Laferrière,

violoncelle

Adam Laloum, piano Beethoven – Bacri – Dvorˇák – Poulenc 19h30 Eglise de Rougemont

Rachel Kolly d’Alba,

violon

Christian Chamorel,

piano

Saint-Saëns – Gershwin – Chausson – Franck – Waxman

16h00 Chapelle de Gstaad

Edgar Moreau,

violoncelle

Kamilla Isanbaeva,

piano

Strauss – Bach – Bacri – Chopin 19h30 Eglise de Rougemont

Joseph Moog,

piano

Bach-Busoni – Scarlatti – Gieseking – Debussy – Liszt

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Les Sommets Musicau x de Gstaad

piano

Pierné – Bacri – Prokofiev – Schumann

16h00 Chapelle de Gstaad

Harriet Krijgh,

violoncelle

Pierre-Yves Hodique,

Lundi 4 février 2013

19h30 Eglise de Saanen

Orchestre de Chambre Philharmonique de Pologne Wojciech Rajski,

direction

Elisabeth Leonskaja,

piano

Mozart – Prokofiev – Beethoven

Orchestre de Chambre du Bayerischer Rundfunk Radoslaw Sculz,

direction

Maximilian Hornung, Haydn – Azarashvili

violoncelle


M A R IO B RU N ELLO

Mentor des Sommets Musicaux 2013 TEXTE: MONIQUE BARILIER

« Rappelez-vous que l’atelier que nous allons utiliser pour donner vie à des pensées et des idées, l’ANTIRUGGINE (l’Antirouille), était auparavant destiné au travail du fer. Un travail acharné sur un métal que seules la ténacité, la passion et l'intelligence arrivaient à plier et à façonner. Ne laissons pas notre esprit livré à la rouille. »

C’est par cette mise en garde

ficile ; j’affronte en ce moment

qu’est accueilli le visiteur du

de nombreux changements et

site Internet de Mario Brunello,

un nouveau répertoire ; je dois

dont l’« atelier » se situe dans la

donc garder du temps pour me

ville de Castelfranco Veneto.

consacrer à l'étude […]. »

Voilà qui nous donne d’em-

Quant à l’originalité de sa car-

blée une idée de la person-

rière, bornons-nous à en évo-

nalité attachante, originale et

quer quelques aspects : par exemple, les deux ascensions

exigeante de Mario Brunello. Nous découvrons non seulement l’énergie du merveil-

dans les Dolomites et au sommet du Mont Fuji, où Mario

leux violoncelliste italien, figure de proue de la musique

Brunello a donné un concert en 2004 et en 2007 ! Ou

de chambre dans son pays, mais encore l’engagement

encore l’étonnante expérience réalisée à Fiorano, chez

social d’un homme soucieux d’amener à la musique et

Ferrari, où il a écouté douze moteurs V12 de différents

à l’art un public toujours nouveau et toujours plus jeune.

modèles, dans le bruit desquels il a retrouvé des échos

C’est pourquoi les Sommets Musicaux 2013 ont fait

de toutes sortes d’œuvres du répertoire classique, avant

appel à Mario Brunello pour être le mentor des jeunes

de jouer, seul, au milieu des bolides de luxe.

violoncellistes qui se produiront cette année à la Cha-

On commence à deviner qui est l’infatigable Mario Bru-

pelle de Gstaad. En outre, les Sommets ont voulu mettre

nello … Parallèlement à ces expériences, il se consacre

en valeur l’exemple qu’un tel artiste peut donner aux

avec la même fougue au répertoire classique : à la salle

jeunes musiciens : Mario Brunello affirme et prouve par

Pleyel, il joue avec Valery Gergiev et l’orchestre du

tous les choix de sa vie artistique qu’il est possible de

théâtre Marinski ; ou reprenant les six suites de Bach

faire une carrière en dehors du star-system. Il est pos-

pour violoncelle seul, il continue de servir le réper-

sible d’oser des expériences musicales hors des sen-

toire le plus exigeant de la littérature pour violoncelle.

tiers battus par les grandes maisons de disques ; il est

Le même Mario Brunello participe à un Festival de jazz

possible de déployer son talent artistique sans céder au

avec Vinicio Capossela, Uri Caine et Gian Maria Testa,

vertige des tournées mondiales, sans subir l’enchaîne-

ou réalise des spectacles de musique et paroles avec

ment implacable des festivals, dont le rythme risque de

Erri de Luca…

détruire le talent de tant de jeunes qui se lancent dans la carrière musicale.

On ne saurait oublier enfin les qualités de l’organisateur.

Pour dresser le portrait de Mario Brunello, nous pour-

Il a fondé en 1994 l’Orchestra d’Archi Italiana, et depuis

rions multiplier les traits, plus originaux et plus passion-

2008, il est directeur artistique du Concours Internatio-

nants les uns que les autres. En veut-on une illustra-

nal pour Quatuor de Reggio Emilia.

tion ? Quels ne sont pas le sérieux et la simplicité d’un « maître » qui, sur le site de l’Antiruggine, n’hésite pas à

Si divers et si vivant, Mario Brunello ! Les Sommets Musi-

informer en ces termes ses élèves potentiels : « Malheu-

caux sont très heureux d’accueillir un artiste de cette

reusement, il n’y aura pas de classe de maître pour le

envergure, autant qu’un maître conscient de sa mission :

violoncelle, cet automne (2011). J’exerce un métier dif-

transmettre au plus grand nombre le plaisir et le savoir.

Les Sommets Musicau x de Gstaad

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S CH U H H AUS R OM A NG G STA A D

Mit Stolz und Zuversicht in die Zukunft TEXT: JOE BÜRKI - FOTOS: MARK NOLAN / ZVG

Christoph Romang, Besitzer und Geschäftsführer vom Schuhhaus Romang

Vor 100 Jahren eröffneten Ernst und Elise Romang-Matti in Gstaad eine Schuhmacherei, verbunden mit einer kleinen Schuhhandlung. Über all die Jahre entwickelte sich das Geschäft zu einem florierenden Unternehmen mit vielen treuen Stammkunden weit über das Saanenland hinaus. Rechtzeitig zum runden Jubiläum wurde das mittlerweile in die Jahre gekommene Gebäude abgebrochen und neu aufgebaut. Ein mutiger Schritt, wäre doch die Versuchung, aus kurzfristigem Gewinndenken das Grundstück zu verkaufen, naheliegend gewesen. Geschichtlicher Rückblick

Für Christoph Romang, Besitzer und Geschäftsführer des Schuhhauses Romang in der 3. Generation,

1913 Gründung der Schuhhandlung durch

war dies aber keine Alternative. Mit der 100-jährigen

Ernst und Elise Romang-Matti

Geschichte dieses Geschäftes ist zugleich die Famili-

1929 Umzug vom alten Geschäft (dem späteren «Chalet National») in den Neubau am heutigen Standort 1974 Geschäftsübernahme Ernst und Esther Romang-Aellen

enbiografie dreier Generationen und ein grosser Teil Gstaader Historie verbunden. Heute blickt Christoph Romang mit Dankbarkeit auf seine Vorgänger zurück und mit Stolz und Selbstvertrauen in die Zukunft. Er will

1999 Geschäftsübernahme Christoph Romang

nicht der «Boutique-Philosophie» verfallen, sondern

2012 Neubau des Geschäftshauses

den Einheimischen und Gästen aus Nah und Fern das

2013 100-Jahr-Jubiläum Schuhhaus Romang

ganze Jahr über ein breites Sortiment an Schuhen und Accessoires anbieten. Eine kompetente Beratung und

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Schuhhaus Romang


E

“Schuhhaus Romang”

With pride and optimism into the future The chronicle of this 100 year-old business represents both three generations of a family biography as well as significant part of Gstaad’s history. Christoph Romang looks back with gratitude to his predecessors and with pride and confidence to the future. He will not yield to a “boutique philosophy” but will continue to offer his custom1919: Ernst Romang-Matti, Begründer und Inhaber des Geschäftes (dritter von links) und seine Frau Elise Romang-Matti (rechts vorne)

ers from near and far a broad selection of shoes and accessories throughout the year. Competent counsel and complete service is the highest prior-

ein umfassender Service liegen Christoph Romang und

ity for Christoph Romang and his ten employees.

seinen zehn Mitarbeiterinnen am Herzen. Im neuen

The new and expansive shop offers the perfect

und grosszügig gestalteten Ladenlokal kann das Sorti-

setting for an attractive display of the extensive

ment noch attraktiver und kundenfreundlicher ausge-

merchandise in an even more customer-friendly

stellt werden. Angenehmer Nebeneffekt des Neubaus

atmosphere. One of the additional benefits of the

ist das grosse Rolllager im Untergeschoss mit Raum für

new construction is the large and modern stock-

über 10 000 Paar Schuhe.

room in the basement with storage space for www.schuhhaus-romang.ch

more than 10,000 pairs of shoes.

Willkommen im Schuhhaus Romang. Entdecken Sie in unserem neuen Geschäft ein umfangreiches Angebot an Winter- und Ganzjahresschuhen.

Welcome in the Shoe Shop Romang. Come and see our latest choice of winter- and casual shoes in our new shoe shop. Schuhhaus Romang Promenade 53 3780 Gstaad T 033 744 15 23 www.schuhhaus-romang.ch

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G STA A D M OU N TA I N R I DES LOCK T M I T Z A H LR EICH EN N EU EN A NGEBOT EN AU F DI E B ERGE

Genüssliche Vielfalt in vielerlei Hinsicht cht

Die Schneesportregion Gstaad Mountain Rides garantiert Genuss in vielen Facetten. Für Outdooraktivitäten stehen 53 Bahnanlagen, 220 Kilometer Pisten auf einem Niveau zwischen 1000 und 3000 m ü.M. und Glacier 3000, das einzige Gletscherskigebiet im Berner Oberland, zur Verfügung. 60 Prozent der Hauptpisten sind technisch beschneit und somit schneesicher. Kinder unter 9 Jahren, Jahrgang 2004 und jünger, fahren auf allen Bergbahnen gratis. Die Ticketpreise von Gstaad Mountain Rides bleiben zum Winter 2012/13 unverändert.

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Fans von Ski-Arenen finden im Gebiet Rinderberg, Len-

Mit SuperPass zum Superspass

gebrand, Saanerslochgrat, Hornberg und Horneggli oder

Gstaad Mountain Rides und die Wintersportgebiete im

im Gebiet Eggli–La Videmanette genügend Freiraum.

Verbund Alpes Vaudoises haben zum Winter 2012/13

Familien fühlen sich auf dem Rellerli, Schönried, oder

den «SuperPass» lanciert, der in beiden Regionen gültig

auf der Wispile, Gstaad, zu Hause. Den Tiger Run, die

ist. Es gibt ihn als Saisonabo, aber auch als Mehrtages-

legendäre steilste Piste, gibt es am Wasserngrat. Die

ticket, das total 420 Pisten-Kilometer mit insgesamt 116

mit zehn Kilometern längste Abfahrt bietet der Berg

Transport-Anlagen erschliesst. Dank dem Glacier 3000 ist

La Videmanette.

Wintersport von November bis Mai möglich. Die Vielfalt

Ferienregion Gstaad


erstreckt sich von St. Stephan über Zweisimmen, Saanen-

Neue Gastlichkeit direkt an der Piste

möser, Schönried, Saanen, Gstaad, Lauenen, Gsteig,

Das neue 3*-Hotel Hamilton Lodge im heimeligen Chalet-

Rougemont bis nach Château-d’Oex, Glacier 3000, Les

stil ersetzt ab Dezember 2012 das ehemalige Berghaus

Diablerets, Les Mosses, Leysin, La Lécherette, Villars und

Gobeli an der Mittelstation der Gondelbahn Zweisim-

Gryon.

men–Rinderberg. Es bietet Wintersportlern eine attraktive Einkehrmöglichkeit mit Sonnenterrasse. Ebenfalls

Neuer Snowpark und Winterwanderweg

direkt an der Piste und am Dorfrand von Saanenmöser

Ein neuer Snowpark sorgt am Hornberg, Saanenmöser,

liegt das neue, familiär geführte 2*-Haus Le Petit Relais,

ab Weihnachten 2012 für noch mehr Attraktivität. Der

ein zeitgemässes Kleinhotel. Oberhalb von Saanenmö-

500 Meter lange Parcours wird am Skilift Lochstafel ein-

ser – auch direkt an den Pisten – startet das ehemalige

gerichtet und spricht Nutzer vom Anfänger bis hin zum

3*-Hotel Z'Loft nach einigen Renovierungen unter dem

Fortgeschrittenen an. Die Skicross-Piste am Rinderberg

Namen «Saanewald Lodge» in seine erste Saison.

rundet wie im Vorjahr das fun-orientierte Angebot in diesem Teilgebiet ab.

Langlauf- und Schlittel-El Dorado

Am Eggli erleben Winterwanderer und Schneeschuhläu-

Gstaad gilt auch als eine der besten Langlauf-Desti-

fer ein neues 3,2 km langes markiertes Wegeangebot.

nationen der Schweiz und begeistert als Schlittel- und Schneeschuh-El Dorado. Für Winterwanderer werden täglich mehr als 200 Wegekilometer präpariert. Zahlreiche Berghäuser setzen mit ihrem alpinen Charme Glanzpunkte in der genüsslichen Vielfalt.

Ferienregion Gstaad

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NOU V EAU

DÉPA RT EM EN T DA NS L A COU R

VISCON T I

DU M USÉE NAT IONA L DU

L OU V R E

Architecte Rudy Ricciotti et l’art de l’Islam TEXTE: KURT AELLEN – PHOTOS: MUSÉE DU LOUVRE, ANTOINE MONGODIN

Pendant les 3 années écoulées depuis la décision du Jury de choisir pour LES ARTS GSTAAD le projet de Rudy Ricciotti, la fondation a eu l’occasion de développer et de perfectionner le projet, tout en l’adaptant aux nouvelles exigences issues de la consultation publique. Pendant ce temps de contacts intenses et fructueux avec notre architecte, nous avons saisi l’occasion de suivre les autres projets culturels en développement. Ainsi le lecteur attentif se souvient certainement de notre article dans le GSTAAD MY LOVE MAGAZINE sur l’ouverture du musée Cocteau à Menton, réalisation rigoureusement contemporaine, significative, appréciée presque unanimement par la population très attachée à la tradition de cette bourgade charmante au bord de la Méditerranée. Au mois d’octobre de cette année, nous avons eu la chance de vivre l’ouverture du dernier projet culturel que notre architecte a réalisé en collaboration avec le non moins prestigieux architecte et designer Mario Bellini : la collection de l’art de l’Islam, nouveau département dans la cour Visconti du musée national du Louvre à Paris.

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L’écho dithyrambique de la presse internationale au

de trouver une solution pour composer des espaces

sujet de la collection exposée et de l’architecture du

créant un lieu identitaire où l’art et la culture islamique

site en dit long sur la faculté particulière qu’a notre

puissent s’épanouir, le tout dans la cour Visconti du

architecte de mettre en scène son architecture dans

Louvre, témoin chargé d’histoire occidentale du XIIIème

des sites parfois difficiles. En l’occurrence il s’agissait

siècle.

Les A r ts de Gstaad


Tout d’abord, après avoir franchi la zone de distribution

on ne s’étonne pas que l’art islamique s’y installe à l’aise.

métropolitaine sous la généreuse pyramide de l’archi-

Pour bien saisir la complexité et le raffinement des choix

tecte I. M. Pei, on doit fort heureusement remonter pour

des architectes je les laisse parler :

entrer, comme tradition oblige, par le rez-de-chaussée

Les plis et replis de Ia couverture forment un drapé

dans la cour Visconti. On y découvre un lieu féerique : un

soyeux aux reflets facétieux. Le soir, c'est tout un jeu

voile flottant au-dessus des objets précieux, chatoyés

de séduction qui se déploie ainsi entre les fenêtres de

par une douce lumière tamisée. Par les façades clas-

Ia cour Visconti et Ia lumière s'échappant du départe-

siques qui apparaissent discrètement et en toute har-

ment des Arts de l'Islam. Et c'est bien Ià que réside l'un

monie aux confins du voile, le dialogue entre les deux

des choix essentiels du projet: Ia cour Visconti n'est

cultures se fait naturellement. Une double hauteur judi-

pas couverte et demeure visible. Moins de pesanteur,

cieusement disposée laisse apparaître le soubassement,

davantage de tendresse, ainsi avons-nous voulu tendre

tenu en noir profond pourtant éclairé mystérieusement.

à I'Islam une main amicale, à l'image donc de Montes-

Contraste, sensualité, équilibre, élégance, raffinement,

quieu accueillant le Persan en visite à Paris.

Les A r ts de Gstaad

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Pure. Natural. Sustainable. Highest caviar pleasure from the Swiss Kander valley. www.oona - switzerland.ch

140

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“SENSE OF DELIGHT” A NEW SHOP CONCEPT IS OPENING IN NOVEMBER 2012

Connoisseurs and passionate about it TEXT & PHOTOS: U. KAPPELER

Sense of Delight is completely dedicated to carry you away into a world full of charme and sensuality where all is related to sight, taste and perception. “You need a dream to shape the future and we believe in the future of Saanen” was the principle for Ursula & Jürg Kappeler, owners of Sense of Delight, so why not mix the experience of a former chef with interior design, marketing and events. Both being driven by their own passion for the unique and ex-

In October 2012, having moved into one of the oldest cha-

traordinary the development of the brand “Sense of Delight”

lets of Saanen, the new shop concept was born and the in-

started in November 2011 with the plan to sell Swiss Moun-

terior of the ground and basement floor of the chalet were

tain Caviar and very selected international vodkas and cham-

completely redesigned into a living room boutique and tas-

pagnes you would not find in any other store in the region.

ting lounge.

Looking for rare delights at reasonable price not yet being

Becoming a “connoisseur” and sharing the experience and

available in local stores over the months today’s product

knowledge with the guests best explains the vision behind

portfolio was put together like a puzzle assembling a great

the Sense of Delight Shop concept. Tasting and learning

selection of fine food and assorted beverages, Swiss Choco -

about the product before buying an unknown delight is

late, French Caramels, tasty teas and excellent Italian Es-

the offer in order to (re)discover old tradition or new taste.

presso all combined with wholeheartedly selected presents

Sense of Delight invites you to chill and enjoy a very special

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Schokolade oder Caramels au Beurre Salé neu für sich entdeckt? Entspannen Sie sich, denn wir möchten Sie mitnehmen in eine Welt voller Reize und Sinnlichkeit, in der sich alles um Sehen, Probieren und Wahrnehmen dreht. Wir haben also nicht weniger vor, als Sie geniessen zu lassen!

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Sense of Delight

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L I T ER A R ISCH ER H ER BST

FÜR

L ESEN DE , KÜ NST LER

UND

G ÄST E

Das Literaturfestival für die Region TEXT: RETO SORG – FOTOS: ERNST HODEL / NOËLLE DE KOSTINE

Paul Nizon

Bereits zum zweiten Mal fand im September 2012 die Veranstaltung «Literarischer Herbst Gstaad/Automne Littéraire Gstaad» statt. Höhepunkte des gut besuchten Festivals waren die Lesungen mit Paul Nizon im Kleinen Landhaus in Saanen und mit Catalin Dorian Florescu, dem Träger des Schweizer Buchpreises, im Hotel Bellevue in Gstaad. Der Literarische Herbst 2013 ist bereits in Vorbereitung.

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Das Saanenland wird nicht nur für seine Naturschönhei-

Der «Literarische Herbst Gstaad» zielt auf das grosse und

ten geschätzt, sondern auch für seinen kulturellen Reich-

breite Lesepublikum. Bekannte Namen aus dem In- und

tum. Seit zwei Jahren arbeiten die Vertreter des Litera-

Ausland werden mit regionalen und lokalen Grössen

rischen Herbstes Gstaad darauf hin, dass im kulturellen

kombiniert. Und neben Vertretern der deutsch- und fran-

Kalender der Region auch die Literatur zu einer festen

zösischsprachigen Literatur kommen auch schweizer-

Grösse wird.

deutsch schreibende Autoren wie Beat Sterchi oder Guy

Noch nie wurden so viele Bücher gelesen wie heu-

Krneta zum Zug. Zum vielfältigen Angebot gehört nebst

te, und auch der Besuch literarischer Lesungen erfreut

musikalischen Intermezzi und Diskussionen auch ein

sich wachsender Beliebtheit. Wenn es nach den Plänen

literarischer Spaziergang, der jeweils Robert Walser ge-

der Veranstalter geht, so wird der «Literarische Herbst

widmet ist. In den Sälen und Wirtsstuben wie auch beim

Gstaad» zu einem kulturellen Highlight, das über die Regi-

Bummel entlang der Saane tauschen sich die Lesenden

on hinaus strahlt – wie das Menuhin Festival Gstaad und

mit den Künstlern und die Gäste untereinander rege aus.

die «Sommets Musicaux de Gstaad».

Entsprechend der dezentralen Siedlungsstruktur der Re-

Verein: Die Trägerschaft des «Literarischer Herbstes

Das Literaturfestival befruchtet die literarische Kultur: Anlässlich einer

Gstaad/Automne Littérarire Gstaad« ist ein in Gstaad an-

Lesung mit dem Schweizerischen Buchpreisträger Catalin Dorian Florescu

sässiger Verein. Präsident ist Dr. Beat Michel, dem Vorstand

im Rahmen des «Literarischen Herbstes Gstaad» 2012 hat der mit Gstaad

gehören an: Christa Belmont, Château-d’Oex,

verbundene Unternehmer Jobst Wagner beschlossen, in Zukunft den

Noëlle de Kostine, Rougemont, und Dr. Reto Sorg, Bern.

Schweizer Buchpreis des Schweizerischen Buchhändler- und

www.literarischerherbst.ch

Verlegerverbandes finanziell zu unterstützen.

Literarischer Herbst


gion beschränkt sich der «Literarische Herbst» nicht auf

Robert Walser

einen einzigen Schauplatz. Zu den Lesungen trifft man

Schnee

sich in Lauenen, Gstaad, Rossinière, Rougemont, Saanen und Saanenmöser. In Zukunft sind auch Veranstaltungen

Es schneit, es schneit, bedeckt die Erde

in Zweisimmen und an anderen Orten geplant. Ziel ist ein

mit weisser Beschwerde, so weit, so weit.

lebendiger Verbund von Schauplätzen, die im kulturellen

Es taumelt so weh hinunter vom Himmel

Leben der Region verankert sind.

das Flockengewimmel, der Schnee, der Schnee.

Die Kooperation mit einheimischen Kräften ist den Veranstaltern denn auch ein zentrales Anliegen. Durch den Kontakt mit Museen, Schulen, Hotels, Buchhandlungen,

Das gibt dir, ach, eine Ruh’, eine Weite, die weissverschneite Welt macht mich schwach.

Gasthäusern, Stiftungen, Verbänden, Galerien, Bibliothe-

So dass erst klein, dann gross mein Sehnen

ken und Privatpersonen wird der «Literarische Herbst»

sich drängt zu Tränen in mich hinein.

breit abgestützt und mit den lokalen Aktivitäten, Instituti-

Der in über 30 Sprachen übersetzte Schriftsteller Robert Walser ist

onen und Persönlichkeiten vernetzt. Die Veranstalter sind

einer der literarischen Inspiratoren des «Literarischen Herbst Gstaad».

davon überzeugt, dass der «Literarische Herbst Gstaad»

Lesetipp: Robert Walser: «Der Spaziergang», Frankfurt 1985; Robert Walser: «La Promenade», Paris 2000; Robert Walser: «The Walk», New York 2012.

gerade dann über die Region hinaus erfolgreich sein wird, wenn er auch die lokalen Bedürfnisse berücksichtigt. Natürlich stehen die öffentlichen Veranstaltungen im

relle und kulturpolitische Pläne geschmiedet. Dass der

Mittelpunkt des Interesses. Aber auch hinter und neben

Schweizerische Buchhändler- und Verlegerverband für

den Kulissen tut sich im «Literarischen Herbst Gstaad»

die Verleihung des Schweizer Buchpreises in Zukunft mit

einiges. Ausgewählte Autorinnen und Autoren besuchen

dem Berner Unternehmer Jobst Wagner zusammenar-

Schulklassen, das Publikum tauscht sich untereinander

beiten wird, ist eine erste erfreuliche Frucht dieses Aus-

aus und unter den Beteiligten werden allerhand kultu-

tausches.

Isabelle von Siebenthal mit Reto Sorg auf dem Literarischen Spaziergang

Der Literarische Herbst wird von folgenden Sponsoren und Partnern unterstützt: Chalet Hotel Hornberg, Saanenmöser Fondation Jan Michalski – pour l'écriture et la littérature Gemeinde Saanen Grand Hotel Bellevue Gstaad Ernst Göhner Stiftung Hotelierverein Gstaad Saanenland Hotel Wildhorn Lauenen Kultur Region-Alliance culturelle Stiftung Les Arts Gstaad Müller Marketing & Druck AG Gstaad Museum der Landschaft Saanen Robert Walser-Zentrum SB Saanen Bank Swisslos Kultur Kanton Bern UBS-Kulturstiftung

Literarischer Herbst

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Hotel & Residences DE ROUGEMONT

H么tel de Rou ge mont Restaurant



Lounge



Spa

Opening Winter 2013 / 2014

INFO@HOTELDEROUGEMONT.COM



W W W. H OT E L D E RO U G E M O N T. C O M


LA

SOPR A NO DE

G STA A D, B ÉAT R ICE VI LLIGER ,

SE DEM A N DE

« Où ma voix va-t-elle encore me conduire ?» TEXTE : HANS-UELI TSCHANZ – PHOTOS : RAPHAEL FAUX

La soprano de Gstaad, Béatrice Villiger, a grandi au Saanenland et habite aujourd‘hui Grandvaux, un village vigneron sis entre Lausanne et Vevey, où elle travaille en indépendante. Elle garde toutefois le contact avec Gstaad où elle enseigne le chant en privé de manière régulière. L’été dernier, elle s’est produite au Menuhin Festival Gstaad en compagnie de huit violoncellistes dans un programme de musique brésilienne. A ses yeux, sa voix est un instrument particulier qui se modifie constamment et auquel elle doit s’adapter en conséquence. Elle a pris conscience récemment que le répertoire des compositeurs Richard Strauss et Richard Wagner lui convenait tout particulièrement. D’ailleurs elle se demande où sa voix va encore bien pouvoir la conduire. Quand elle était enfant, Béatrice Villiger avait le privilège de pouvoir apporter sur scène, après le concert, les fleurs au célèbre violoniste et fondateur du festival Yehudi Menuhin. L’été dernier, elle figure pour la première fois dans le programme officiel du Menuhin Festival Gstaad avant de prendre part au concours international de chant Ernst Häfliger. Deux ans auparavant, elle suit à Gstaad la master class de Cecilia Bartoli et de sa mère Silvana Bazzoni Bartoli qui s’achève par un concert de clôture auquel elle participe. Sa prestation sur scène lors du festival d’opéra à Avenches devant 6000 spectateurs lui apparaît comme un temps fort. Elle se souvient d‘« un moment très intense » et extrêmement enrichissant de travailler avec des artistes comme Noëmi Nadelmann, Patricia Cioffi et Renato Bruson. Béatrice Villiger a réalisé des projets très divers ces derniers temps: des Lieder de Schumann et de Chopin, une soirée Richard Strauss et de la musique de chambre avec le Trio Adler. En compagnie de ce même trio, elle va partir en tournée en Indonésie en 2013 et, le 27 décembre 2012, elle animera le concert d’ouverture du New Year Music Festival Gstaad au Grand Hôtel Park en proposant des airs d’opéra spécialement arrangés pour le Trio Adler. La soprano de Gstaad considère comme un grand cadeau de posséder une voix qui lui permet un large éventail musical. Chaque projet, que ce soit l’opéra, le Lied ou l’oratorio, lui apporte des défis différents et lui donne l’occasion de travailler avec des artistes intéressants.

www.beatricevilliger.com

Béatrice Villiger

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DE GENÈVE À GSTAAD…

Benoit De Gorski Depuis plus de 30 ans la Boutique Benoit de Gorski de la rue du Rhône à Genève témoigne des étapes qui ont jalonné la vie de ce joaillier. Dans la nouvelle boutique revisitée, les œuvres d’art antiques et contemporaines se mêlent aux bijoux et mettent toujours en valeur les créations magiques de Benoit de Gorski. C’est aussi ce style intemporel, éclectique et résolument élégant que vous retrouverez dans sa boutique de Gstaad.

86 Rue du Rhône – 1204 Genève

Benoit de Gorsk i

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K R ISTJA N JÄ RV I – P R I NCI PA L C ON DUCTOR OF T H E G STA A D F EST I VA L O RCH EST R A

“The Orchestra has a huge potential!”

TEXT: HANS-UELI TSCHANZ / ZVG – PHOTOS: JONAS BACH

The versatile conductor Kristjan Järvi has been the Lead Conductor of the traditional MDR Symphony Orchestra since September 2012. Effective immediately he will also take on the role of Principal Conductor for the Gstaad Festival Orchestra. In this role, every other year in August Järvi will develop a new program with the project orchestra which will be presented at the Menuhin Festival Gstaad and then go on tour. Järvi's musical style is characterized by varied programs that combine different forms of jazz or folk music with classical, and with this mix he continually sets forth new directions. The Estonian lives in Florida and has been working in Leipzig as the head of the MDR Orchestra since 2012. He was born in 1972 as the youngest son of conductor Neeme Järvi in Tallinn. His brother, Paavo Järvi, is also a conductor. In 1980 the family moved to the United States. The 2013 and 2015 programs of the Gstaad Festival Orchestra are influenced by these commissions, and the resulting premiere will be played alongside romance and modern classic masterpieces. Järvi will also premiere a piano concerto by Fazil Say together with the GFO in August 2013, and contrast it with known works by Smetana, Debussy and Britten. Following the world premiere, concerts in Vienna, Cologne, Stuttgart, Lyon, Stresa and Mecklenburg-Vorpommern will be held. Kristjan Järvi celebrated great successes with the Gstaad Festival Orchestra in the 2011 festival year with an American song program alongside soprano Renée Fleming. He also performed John Adams' Dr. Atomic Symphony and his Chairmen Dances at the Festival de Saint-Denis in Paris and Munich's Philharmonie am Gasteig. In August 2012, Kristjan Järvi conducted the Gstaad Festival Orchestra and the Leipzig MDR Radio Choir in Orff's “Carmina Burana” and Holst's “The Planets” at concerts in Gstaad, Merano Italy and La Chaise Dieu France.

Menuhin Festival Gstaad

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In the following interview Kristjan Järvi expresses his opinions on Gstaad and his Gstaad Festival Orchestra What are the musical objectives you are focusing on for your Gstaad Festival Orchestra? With continued touring and recording, we will be able to bring Gstaad to the world and act as true ambassadors of not only the village of Gstaad, but Switzerland as a whole. To us the creation of new works is very important. This combined with concept based programming and new Audio/Video projects will give this orchestra a singular and very unique profile in Europe. Having worked with the GFO for 3 years, at what level is the GFO today? The orchestra has a huge potential. Musically it has already attained a very high level over the last three years. To tour throughout the year is really what this orchestra needs to grow and raise the level, profile and prestige. What are the challenges of running a festival orchestra? We meet mostly in the summer months, so this limits our capacity to do Media projects, Recordings and Tours, that will ensure highest quality and visibility in the world. This I see as a number one priority in expanding. For 2013 you will perform a new piece composed by pianist Fazil Say. How well do you know him as a person or as a musician? Fazil and I have known each other for a long time. We have played together quite a bit and I look forward to his new piece. He is one of the most talented musicians around. You are a conductor of the young generation. Do you feel a responsibility to bring classical music to young people? Classical music is just like any other music. Emotional, energetic, substantive, meaningful, full of love and joy and sadness. Everyone can relate to this... It just needs to be presented to the world that we live in with our generation's meanings and its ideas. This is what makes it relevant... I as a conductor have to believe that this music is written for today and not for another time… long ago. If I perform it with passion as well and belief... then young people can also relate.

Gstaad Festival Orchestra Concert Dates 2013: August 18 Mecklenburg Vorpommern August 23 Gstaad August 24 Stresa

What is the function of new media in classical music? New Media is essential. I think it is important that concerts are streamed on the net for example. I think orchestras have to function as mediums for the media industry and become a functional tool. Music for movies or TV or Internet App's this is all things that orchestras should be considering. Living in Florida and working in Leipzig – how close to your heart is Gstaad? I love all three places, I just wish I could spend a bit more time in Gstaad.

October 3 Lyon October 5 Bad Wörishofen (Festival of Nations) October 6 Stuttgart (Liederhalle) October 8 Vienna (Konzerthaus) December 8 Cologne (Philharmonie)

The Gstaad Festival Orchestra is supported by

How important is it for you as the Principal Conductor of the GFO that Gstaad will get a Concert Hall? What capacity should it have? Concert halls are like monuments of greatness for a city. It shows how important it's citizens value arts and culture and their community. I think it is essential that if Gstaad has an orchestra it should have a concert hall. It is not only the musicians of the orchestra who deserve this but most of all the citizens of the city, who deserve to come to a new social meeting ground to listen to the best music played by the best orchestras of the world in the best environment possible.

Monsieur Philippe Foriel-Destezet, by the Hotel Association Gstaad-Saanenland, and Gstaad-Saanenland Tourism.

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Menuhin Festival Gstaad

What do you admire about your father Neeme Järvi? His love and tireless enthusiasm for music.


57. M EN U H I N F EST I VA L G STA A D – 18. J U LI

BIS

7. SEP T EM BER 2013

« Wasser » TEXT: CHRISTOPH MÜLLER – PHOTOS: RAPHAEL FAUX / ZVG

Im August des Jahres 2012 landete der Roboter «Curiosity» der NASA auf dem Mars und sendet seither atemberaubende Bilder einer roten Steinwüste zu uns. «Curiosity» soll die Vermutung stützen, dass fliessendes Wasser auf dem Mars vorhanden ist oder war. Nicht nur Wissenschaftler warten gebannt auf die Resultate der jüngsten Forschungen, auch uns leuchtet ein, dass die positive Beantwortung dieser Frage eine fast unheimliche, seit Jahrtausenden uns Menschen beschäftigende Frage beantworten könnte: Wenn es fliessendes Wasser auf einem Planeten wie dem Mars gibt oder gegeben hat, ist anzunehmen, dass auch irgendeine Form von Leben auf diesem Planeten existiert oder existiert hat. In der Unendlichkeit des Weltalls steigt die Wahrscheinlichkeit um ein Vielfaches an, dass Leben auf erden-ähnlichen Planeten anzutreffen wäre. Unsere existenziellste Frage, woher wir kommen und wohin wir gehen, würde völlig neu beleuchtet werden, und die Verhältnisse von Leben, Raum, Endlichkeit würde in ein fundamental neues Licht geraten. Zum guten Glück gibt es ob so vieler aufwühlender Fragen die Musik, welche unsere Gedanken immer wieder in etwas Unerklärliches transzendiert, welches nicht mit Worten erklärt werden kann. Wasser bedeutet Leben. Wasser ist die Quelle allen Le-

wird zur entscheidenden Frage von Leben und Tod auf

bens. Wasser ist das wertvollste aller Elemente und das

der Erde. Ein Planet Erde ohne Wasser wird dürr und tro-

elementarste zugleich. Wasser wird immer knapper auf

cken und ohne Leben sein. Wasser stellt schon jetzt ei-

unserer Erde, weil sich klimatische Zonen verschieben

nen Luxusartikel dar und wird die Schere zwischen Arm

durch ein Ungleichgewicht des natürlichen Wasserkreis-

und Reich noch mehr öffnen. Fehlendes Trinkwasser ist

laufes.

in vielen Entwicklungsländern der Grund für Krankhei-

Obwohl 71 % der Weltoberfläche mit Wasser bedeckt

ten, Missernten, Klassenkämpfe und Armut. Neben dem

sind, sind nur 3 % davon Süsswasser, wovon nur ein Drit-

Weltfrieden stellt der Schutz des Wasserkreislaufes die

tel genutzt werden kann. Die Verknappung des Wassers

grösste Herausforderung der Menschheit dar.

Menuhin Festival Gstaad

151


Zum guten Glück gibt es ob so vieler aufwühlender Fragen die Musik, welche unsere Gedanken immer wieder in etwas Unerklärliches transzendiert, welches nicht mit Worten erklärt werden kann. Das Element Wasser haben Komponisten interessanterweise oft mit positiven musikalischen Schöpfungen verbunden, respektive aus der Wasser-Inspiration heraus lebensbejahende Musik geschaffen. Smetanas «Moldau» schildert sehr bildhaft den Verlauf des kleinen Rinnsals bis hin zum breiten Strom, Schumanns «Rheinische» Sinfonie stellt den Wasserstrom als mächtig und erhaben dar in ihrem ersten Satz, Schubert schildert in seinem «Forellen-Quintett» den quickfidelen Alltag einer Forelle in einem frischen Bergbach. Debussys «La Mer» ist eine Musterkomposition von frühem musikalischem Impressionismus. Das Werk stellt das Meer zuweilen ruhig und idyllisch, zuweilen stürmisch und bedrohlich dar. Viel Musik entstand am Rande von Gewässern, an Seen, Brahms schrieb einige seiner Meisterwerke am Thunersee, u.a. die «Thuner-Sonate», Liszt schrieb den Zyklus seiner «Années de Pèlerinages» zum Teil am schweizerischen Walensee. Die Donau war Inspirationsquelle einer ganzen Epoche und eines ganzen Genres rund um die Strauss-Dynastie. Händel komponierte seine Wassermusik als Repräsentationsmusik des Königs George V., der seine Schiffe dafür in die Themse stiess… Und in der Unterhaltungsindustrie des 20. Jahrhunderts spielen viele grosse Film-Epen in den bedrohlichen Wassermassen der Weltozeane. Mit dem Festivalthema «Wasser» kommt unser Elementen-Zyklus zu einem Ende. Es war ein Abenteuer, uns durch Himmel und Erde, fire and sun, Air und Wasser musikalisch zu verständigen und auszudrücken. Wie die Luft, ist das Wasser in Gstaad in seiner positivsten Form in Hülle und Fülle in allen Variationen erlebbar, verfügbar, Teil des touristischen Angebots und Erlebnisses. Die Quelle eines Bergbaches lässt uns ebenso fasziniert zurück wie die Gewalt eines Wasserfalles (z.B. des Geltenschuss), und wir wundern uns jedes Jahr, wenn wir die leisen Regentropfen im Festivalzelt stärker empfinden als das Pianissimo des Stardirigenten. Gerade der Luxus an Wasservorräten in Mitteleuropa nimmt uns in die Pflicht, es zu einer Lebensaufgabe zu machen, Wasser für nachfolgende Generationen zu bewahren. Wasser bedeutet nicht nur Leben, sondern eben auch Lebensqualität, und erst diese öffnet uns den Weg zur Musik, zur Kunst und zu den unerklärbaren Dingen des Lebens. Das Menuhin Festival Gstaad freut sich, sein 57. Festival während des Sommers 2013 unter diesem Vorzeichen dem lebens- und überlebensnotwendigen Element zu widmen und heisst Sie, liebes Publikum, herzlich willkommen, an unseren über 50 Konzerten teilzunehmen. Wenn die Konzerte auch den Sinn für dieses wertvollste Gut auf der Erde (und vielleicht noch auf anderen Erden?!) schärfen und zu Gedanken anregen, haben wir sicher auch im Sinne unseres Festivalgründers Lord Menuhin gewirkt, für den die Musik immer mehr war als nur «hören». Herzlich willkommen zum Menuhin Festival 2013. Ihr Christoph Müller, Intendant

152

Menuhin Festival Gstaad


Menuhin Festival 2013

F

« Eau » L’eau est source de toute vie. L’eau est le plus précieux de

plaire d’un impressionnisme musical des premières heures.

tous les éléments et en même temps le plus élémentaire.

Cette œuvre présente la mer tantôt calme et idyllique, tantôt

Elle devient de plus en plus rare sur notre terre car des

tempétueuse et menaçante. Bien des pièces musicales sont

zones climatiques se déplacent en raison d’un déséquilibre

nées aux abords de cours d’eau, de lacs. Brahms a com-

du cycle naturel de l’eau. Malgré le fait que 71% de la sur-

posé quelques-uns de ses chefs-d’œuvre au bord du lac de

face de la terre soient couverts d’eau, seuls 3% sont de l’eau

Thoune, entre autres la « Sonate de Thoune », Liszt a écrit le

douce dont un tiers seulement peut être utilisé. Par chance,

cycle de ses « Années de Pèlerinage » en partie au bord du

il existe la musique à côté de tant de faits bouleversants,

lac suisse de Walenstadt. Le Danube a été la source d’inspi-

qui transcende nos pensées en quelque chose d’inexpli-

ration de toute une époque et d’un genre qui gravitait autour

cable, ou du moins qu’on ne peut pas expliquer avec des

de la dynastie Strauss. Händel a composé sa Watermusic

mots. Les compositeurs ont souvent associé l’élément eau

comme œuvre représentative du roi George V, qui promena

à des créations musicales positives, ce qui est intéressant.

ses bateaux sur la Tamise pour cette occasion… Le Menuhin

La « Moldau » de Smetana décrit de manière très imagée le

Festival Gstaad se réjouit de consacrer à cet élément indis-

cours du petit ruisselet qui devient un large fleuve ; la sym-

pensable à la vie son 57e festival durant l’été 2013. Si les

phonie « Rhénane » de Schumann représente le Rhin et sa

concerts parviennent à sensibiliser le public à ce bien le plus

puissance majestueuse dans son premier mouvement ;

précieux sur la terre (et peut-être aussi sur d’autres terres?!)

Schubert évoque dans son célèbre quintette « La Truite » le

et à susciter la réflexion, nous avons assurément agi dans le

gai quotidien de ce poisson dans un frais ruisseau de mon-

sens du fondateur de notre festival, Lord Menuhin, pour qui

tagne et « La Mer » de Debussy est une composition exem-

la musique était toujours plus que simplement « écouter ».

Menuhin Festival 2013

E

“Water” Water is the source of all life. Water is the most precious of

the work depicting the sea as sometimes quiet and idyllic,

all the elements and at the same time the most elementary.

sometimes stormy and threatening. A great body of music

Due to climatic shifts and the ensuing imbalance of the natu-

has been created on the shores of bodies of water, includ-

ral water cycle, water is becoming increasingly scarce in our

ing lakes. Brahms wrote some of his masterpieces on Lake

world. Although 71% of the earth's surface is covered with

Thun, amongst them the “Thun” sonata; Liszt wrote part of

water, only 3% of it is fresh water, and only one-third of that

the cycle of his “Années de Pèlerinages” on Lake Walen; the

is usable. Thankfully, even in the light of such disturbing facts

Danube has been a source of inspiration to a whole era and

there is music, which always transcends our thoughts into

genre surrounding the Strauss dynasty; and Handel wrote his

something inexplicable, something that goes beyond words.

“Water Music” as a musical representation for King George

It is interesting that composers often linked the element of

V, who then launched his ships upon the River Thames. And

water with positive musical creations. Smetana's “Moldau”

so it is that The Menuhin Festival Gstaad is delighted to dedi-

graphically describes the journey of a little rivulet to a broad

cate its 57th festival during the summer of 2013 to the life-

stream; the first movement of Schumann's “Rheinische”

affirming element of water. If the concerts stimulate thought

symphony depicts the water stream as mighty and exalted;

and sharpen our senses of this valuable commodity on earth

Schubert’s “Trout Quintet” interprets the fast-paced, jolly life

(and perhaps in other worlds?), then we will have certainly

of a trout in a fresh mountain stream; Debussy's “La Mer”

achieved the objectives of our festival founder Lord Menuhin,

is an exemplary composition of early musical impressionism,

for whom music was always more than just sound.

Menuhin Festival Gstaad

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154

«Impressionen» Menuhin Festival Gstaad 2012


M EN U H I N F EST I VA L G STA A D

WASSER Programm 2013 Donnerstag, 18. Juli 2013

Freitag, 26. Juli 2013

Montag, 29. Juli 2013

19.30 Uhr, Kirche Saanen

19.30 Temple Château-d'Oex

CHF 160 / 135 / 95 / 40, Euro 134 / 113 / 80 / 34

CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

GAL A Orchesterkonzert BACH – MOZART – BRITTEN

Kammermusikfest Gstaad SCHUBERTIADE III SCHUBERT – BRITTEN

kammerorchesterbasel Hélène Grimaud, Klavier

Christoph Prégardien,

Werke von Bach, Mozart & Britten

Olivier Darbellay, Michael Gees,

Freitag, 19. Juli 2013 CHF 125 / 105 / 65 / 40, Euro 105 / 88 / 55 / 34

Malcolm Singer,

Dienstag, 30. Juli 2013

19.30 Uhr, Kirche Saanen

Menuhin School London Alina Ibragimova,

Klavier

Werke von Schubert & Britten

19.30 Uhr, Kirche Saanen

Orchesterkonzert NACHT-MUSIKEN

Tenor

Horn

Violine

Dirigent

19.30 Uhr, Kirche Saanen

CHF 125 / 105 / 65 / 40, Euro 105 / 88 / 55 / 34

CHF 125 / 105 / 65 / 40, Euro 105 / 88 / 55 / 34

Kammermusikfest Gstaad SCHUBERTIADE IV: OKTETT

GAL A Kammermusikfest Gstaad SCHUBERTIADE I

Mozart: Eine Kleine Nachtmusik

Renaud Capuçon,

Vasks: Violin Concerto – Distant Light

Khatia Buniatishvili,

Bach: Violinkonzert a-Moll Schönberg: Verklärte Nacht Samstag, 20. Juli 2013

Violine Klavier

Schubert: Sonatine 2

Alois Posch,

Schubert: Sonatine 3

Hélène Grimaud, Klavier Werke von Mozart, Liszt, Berg & Bartók Montag, 22. Juli 2013

Violine

Viola Cello

Kontrabass

Matthias Bühlmann,

Klarinette

Fagott

19.30 Uhr, Kirche Saanen

Olivier Darbellay,

CHF 125 / 105 / 65 / 40, Euro 105 / 88 / 55 / 34

Rossini: Ouvertüre zu «Der Barbier von Sevilla»

GAL A Kammermusikfest Gstaad SCHUBERTIADE II FORELLEN-QUINTETT

Mozart: Hornquintett Es-Dur KV 407

Renaud Capuçon, GAL A Kammermusikfest Gstaad RÉSONANCE

Violine

Markus Niederhauser,

Samstag, 27. Juli 2013

CHF 160 / 135 / 95 / 40, Euro 134 / 113 / 80 / 34

Gérard Caussé,

Matthew Barley,

Bartók: Sonate 2 Enescu: Sonate

19.30 Uhr, Kirche Saanen

Viktoria Mullova,

Vlad St anculeasa, ˘

Horn

Schubert: Oktett Mittwoch, 31. Juli 2013

Violine

Gérard Caussé, Viola Sol Gabetta, Cello Alois Posch, Kontrabass Khatia Buniatishvili, Klavier Werke von Schubert Sonntag, 28. Juli 2013

19.30 Uhr, Kirche Saanen CHF 160 / 135 / 95 / 40, Euro 134 / 113 / 80 / 34

GAL A Kammermusikfest Gstaad REZITAL Hélène Grimaud, Klavier N.N., Gesang Programm wird später bekannt gegeben

19.30 Uhr, Kirche Lauenen

Dienstag, 23. Juli 2013

CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

19.30 Uhr, Kirche Vers-l'Eglise

Kammermusikfest Gstaad INSPIRATION THUNERSEE

CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Kammermusikfest Gstaad AU L AC DE WALENSTADT

Menuhin Heritage / Preisträger

Francesco Piemontesi, Klavier

17.30 Uhr, Schreinerei Chaletbau Matti

Werke von Mozart, Debussy, Liszt & J. Strauss

CHF 100 / 50, Euro 84 / 42

Mittwoch, 24. Juli 2013

19.30 Uhr, Kirche Saanen CHF 160 / 135 / 95 / 40, Euro 134 / 113 / 80 / 34

GAL A Orchesterkonzert MOZART: CLEMENZO DI TITO

Today's Music The peasant Girl VIKTORIA MULLOVA ALS BAUERNMÄDCHEN Viktoria Mullova,

Violine

kammerorchesterbasel

Matthew Barley, Cello

Sabine Meyer,

Paul Clarvis,

Klarinette

Percussion

Polina Pastircsák, Sopran

Julian Joseph, Piano

Andreas Spering , Leitung

Sam Walton,

Werke von Wolfgang Amadeus Mozart

Werke von Bratsch, Bartók & Kodály

Percussion

Vilde Frang,

Violine

Michail Lifits,

Klavier

Brahms: Sonate Nr. 2 in A-Dur, Op. 100 («Thuner Sonate») Freitag, 2. August 2013

19.30 Uhr, Kirche Rougemont CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Today's Music EARLY FUSION I ODISEA NEGRA: EL MAR DE LAS MEMORIAS Ensemble La Chimera

(Buenos Aires)

Afrikanische, mittelamerikanische Musik

Menuhin Festival Gstaad

155


Samstag, 3. August 2013

Mittwoch, 7. August 2013

Sonntag, 11. August 2013

19.30 Uhr, Kirche Saanen

19.30 Uhr, Kirche Rougemont

CHF 160 / 135 / 95 / 40, Euro 134 / 113 / 80 / 34

CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

GAL A Orchesterkonzert A WATERMUSIC

Today's Music EARLY FUSION IV CHANTS DU SUD ET DU NORD

Viktoria Mullova, Violine Ottavio Dantone, Cembalo und Leitung

Arianna Savall,

Accademia Bizantina

Petter Udland Johansen,

Gesang und Harfen Gesang,

Hardanger-Violine und Mandoline

Händel: Aus der Wassermusik Bach: Violinkonzert E-Dur BWV 1053 (Transkription) Bach: Konzert für Violine und Cembalo BWV 1060 (Transkription)

Sveinung Lilleheier,

Gesang, Gitarre

und Dobro

Miquel Àngel Cordero,

Gesang,

Kontrabass

Sonntag, 4. August 2013

11.30 Uhr, Alphütte Les Ouges, Rougemont

David Mayoral,

inkl. Bus, Konzert, Picknick CHF 140, Euro 118

Lieder und traditionelle Musik aus Norwegen und Katalonien

Musikextra BRUNCHKONZERT GLÄSERNE KLÄNGE IM STROH Wiener Glasharmonika-Duo Werke von Mozart, Joseph Lanner, Grieg und Ennio Morricone

Donnerstag, 8. August 2013

19.30 Uhr, Kirche Lauenen CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Kammermusikfest Gstaad RECITAL MENUHINS HERITAGE Ning Feng,

Sonntag, 4. August 2013

Gesang, Percussion

Igor Levit,

Violine

Piano

Programm wird später bekannt gegeben

17.30 Uhr, Kirche Saanen CHF 160 / 135 / 95 / 40, Euro 134 / 113 / 80 / 34

GAL A Orchesterkonzert PROGETTO VIVALDI Cappella Gabetta: Andrés Gabetta, Sol Gabetta,

Werke von Bach, Vivaldi & Giovanni Platti Dienstag, 13. August 2013

19.30 Uhr, Kirche Rougemont CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Kammermusikfest Gstaad EARLY FUSION V FANDANGO Pepe Romero,

Gitarre

Quarteto Casals

Freitag, 9. August 2013

Violine und Leitung

Violoncello (barock)

(Spanien)

Werke von Turina & Boccherini Mittwoch, 14. August 2013

19.30 Uhr, Kirche Lauenen CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

17.30 Uhr, Kirche Rougemont

Kammermusikfest Gstaad RECITAL SEBASTIAN KNAUER

CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Today's Music EARLY FUSION II LA VIOLE DU ROI SOLEIL Jordi Savall,

Sebastian Knauer,

Donnerstag, 15. August 2013

Viola da gamba

Pierre Hantaï,

19.30 Uhr, Kirche Gsteig

Cembalo

Xavier Díaz-Latorre,

CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Theorbe und Barockgitarre

Kammermusikfest Gstaad KIEFER HABLITZEL PREISTRÄGER

La Viole de gambe au temps de Marin Marais

Yulia Miloslavskaya,

Montag, 5. August 2013

19.30 Uhr, Kirche Rougemont CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Ensemble 1700

19.30 Uhr, Kirche Lauenen

Kammermusikfest Gstaad SCHUBERTIADE VI MIGNON-LIEDER Leipziger Streichquartett

Dorothee Oberlinger,

Leitung und Blockflöte

François Lazarevitch,

Musette

Viola da Gamba

Das Genre der «Musique champêtre» und der «Fêtes galantes» im französischen Barock Dienstag, 6. August 2013

Klavier

Programm wird später bekanntgegeben CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Kammermusikfest Gstaad EARLY FUSION III LES SAISONS AMUSANTES

Vittorio Ghielmi,

Klavier

Programm wird später bekanntgegeben

Vesselina Kasarova,

Mezzo-Sopran

Werke von Schubert Samstag, 10. August 2013

19.30 Uhr, Kirche Saanen

Freitag, 16. August 2013

19.30 Uhr, Kirche Saanen CHF 160 / 135 / 95 / 40, Euro 134 / 113 / 80 / 34

GAL A TODAY'S MUSIC MOONLIGHT SERENADE Die 12 Cellisten der Berliner Philharmoniker Werke von Henry Purcell, Maurice Ravel, Glenn Miller und Duke Ellington Samstag, 17. August 2013

CHF 125 / 105 / 65 / 40, Euro 105 / 88 / 55 / 34

Today's Music DER DONAU ENTLANG: VOM SCHWARZWALD ZUM SCHWARZEN MEER I Salonisti: Piotr Plawner,

Violine

Lorenz Hasler,

Violine und Lesung

Ferenc Szedlák, 19.30 Uhr, Kirche Saanen

Béla Szedlák,

CHF 160 / 135 / 95 / 40, Euro 134 / 113 / 80 / 34

Geradrdo Vila,

GAL A Kammermusikfest Gstaad & Piano Academy SCHUBERTIADE V

Pál Rátonyi,

András Schiff,

Klavier

Werke von Schubert

156

Menuhin Festival Gstaad

Cello

Kontrabass Klavier

Zymbal

Das Original-Salonensemble aus dem Film Titanic führt Sie musikalisch unterhaltend quer durch Mitteleuropa

19.30 Uhr, Festivalzelt CHF 160 / 135 / 95 / 65, Euro 134 / 113 / 80 / 55

Orchesterkonzert SCHEHERAZADE Australian Youth Orchestra Christoph Eschenbach, Joshua Bell,

Violine

Tschajkowski: Violin-Concerto Rimsky-Korsakov: Scheherazade

Dirigent


Sonntag, 18. August 2013

Samstag, 24. August 2013

Samstag, 31. August 2013

17.30 Uhr, Kirche Zweisimmen

19.30 Uhr, Festivalzelt Gstaad

CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

CHF 160 / 135 / 95 / 65, Euro 134 / 113 / 80 / 55

Orchesterkonzert LA TROMBA VENEZIANA

Orchesterkonzert VERDI CELEBRATION

Gábor Boldoczki,

Trompete

Cappella Gabetta

City of Birmingham Symphony Orchestra

Andrés Gabetta,

Andris Nelsons,

Dirigent

Kristine Opolais,

Sopran

Violine und Leitung

Telemann: «Hamburger Ebb' und Flut» und Musik von Vivaldi, Tartini u.a.

Verdi: Ouvertüre zu «Die Macht des Schicksals» Dienstag, 20. August 2013

Verdi: Salce and Ave Maria aus der Oper «Otello»

19.30 Uhr, Temple Château-d'Oex

Tschaikowsky: Tatianas Briefszene aus der Oper «Eugen Onegin» op. 24

CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Kammermusikfest Gstaad QUATUOR GRIMAL-HOFMANNGAILLARD-PHILLIPS David Grimal,

Donnerstag, 5. September 2013

19.30 Uhr, Kirche Lauenen

Violine

Hans Peter Hofmann,

Violine

David Gaillard,

Viola

Xavier Phillips,

Violoncello

Französische Romantik Mittwoch, 21. August 2013

19.30 Uhr, Kirche Lauenen CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Kammermusikfest Gstaad TOP Of SWITZERL AND MUSIQUE ITALIENNE Olivier Cavé,

Beethoven: Symphonie Nr. 7 A-Dur op. 92

Klavier

Werke von Bach & Vivaldi Donnerstag, 22. August 2013

19.30 Uhr, Kirche Saanen CHF 125 / 105 / 65 / 40, Euro 105 / 88 / 55 / 34

Orchesterkonzert MENUHIN'S HERITAGE – HARFE UND STREICHER Menuhin Academy Soloists Xavier de Maistre, Harfe François Xavier Boieldieu (1775–1834): Harfenkonzert C-Dur

19.30 Uhr, Festivalzelt Gstaad CHF 160 / 135 / 95 / 65, Euro 134 / 113 / 80 / 55

Orchesterkonzert RUSSIAN SEDUCTION

CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Kammermusikfest Gstaad MENUHINS HERITAGE Andrey Baranov,

Violine

Russian National Orchestra

N.N.,

Mikhail Pletnev,

Programm wird später bekannt gegeben

Dirigent

Angela Gheorghiu,

Sopran

Klavier

Freitag, 6. September 2013

Dvo˘rák: Rusalkas Lied an den Mond Tschaikowsky: Pique Dame: Lisa’s Arie Rachmaninov: Lieder Glasunow: Die Jahreszeiten, op. 67 Donnerstag, 29. August 2013

19.30 Uhr, Kirche Zweisimmen CHF 70 / 50 / 30, Euro 59 / 42 / 25

Kammermusikfest Gstaad TOP OF SWITZERL AND GEISTERTRIO Schweizer Klaviertrio Beethoven: Trio D-dur op. 70,1 «Geistertrio» Martin Wettstein: Alpentangomania (2011) Schumann: Trio g-Moll op. 110 Freitag, 30. August 2013

19.30 Uhr, Festivalzelt Gstaad CHF 160 / 135 / 95 / 65, Euro 134 / 113 / 80 / 55

Today's Music SETTING THE SAILS – FILMMUSIK DER OZEANE 21st Century Symphony Orchestra & Chorus

Freitag, 23. August 2013

Ludwig Wicki, Leitung Anwesenheit des Komponisten George Fenton CINEMA in Concert – Musik mit live-Filmausschnitten Samstag, 7. September 2013

19.30 Uhr, Festivalzelt Gstaad CHF 160 / 135 / 95 / 65, Euro 134 / 113 / 80 / 55

19.30 Uhr, Festivalzelt Gstaad CHF 160 / 135 / 95 / 65, Euro 134 / 113 / 80 / 55

Orchesterkonzert MOLDAU UND MEER Gstaad Festival Orchestra Kristjan Järvi, Fazil Say,

Leitung

Composer in Residence

Smetana: Moldau Say: Klavierkonzert, Auftrag Menuhin Festival und Festspiele Mecklenburg Vorpommern 2013

Orchesterkonzert CELLO-SELIGKEIT

19.30 Uhr, Festivalzelt Gstaad CHF 160 / 135 / 95 / 65, Euro 134 / 113 / 80 / 55

City of Birmingham Symphony Orchestra Sol Gabetta,

Violoncello

Andris Nelsons,

Dirigent

Orchesterkonzert MEERESSTILLE UND FLUSSIDYLLE Orchester National de Lyon Leonard Slatkin,

Dirigent

Tschaikowsky: Romeo und Julia – FantasieOuvertüre nach Shakespeare

Sascha & Lily & Mischa Maisky,

Elgar: Cellokonzert

Mendelssohn: Ouverture «Meeresstille und glückliche Fahrt»

Britten: Four Sea Interludes

Dvoˇrák: Waldesruhe für Violoncello und Orchester Op. 68

Debussy: «La Mer»

Dvoˇrák: Symphonie Nr. 8 G-Dur op. 88 (1889)

Violine, Violoncello und Klavier

Beethoven: Tripelkonzert C-Dur Schumann: Sinfonie Nr. 3 «Rheinische»

Menuhin Festival Gstaad

157


M ESURE ET DÉMESURE *

TONDA 1950 "ÀÊÀœÃiÊÃiÀ̈Ê`iÊ`ˆ>“>˜Ìà œÕÛi“i˜ÌÊ>Õ̜“>̈µÕiÊ iÝÌÀ>‡«>Ì À>ViiÌÊÛi>ÕÊiÀ“mÃ

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* EXACT AND EXULTANT

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Events New Year's Music Festival 27 December 2012 – 6 January 2013 Music Festival consisting of 14 concerts in different music styles

Freeridedays.ch 6 – 7 April 2013 Freeride event on Glacier 3000 with spectacular powder and abseil displays

Audi Skicross Tour 19 – 20 January 2013 Action on skis with steep corners, bumps and jumps

Oberländisches Schwingfest 2013 15 – 16 June 2013 Bernese elite wrestlers compete in Gstaad to qualify for the “Eidgenössische” (Swiss National Wrestling Championship)

International Hot-Air Balloon Festival 26 January – 3 February 2013 Hot-air balloon meeting at Château-d'Oex

Davidoff Saveurs Gstaad 5 – 14 July 2013 The most famous names of the gastronomy settle in Gstaad

25h Dominique Perret Gstaad 26 – 27 January 2013 Charity team race on skis

FIVB Beach Volleyball SWATCH World Tour – 1to1 energy Grand Slam Gstaad 8 – 14 July 2013 Grand slam tournament on the World Tour

Sommets Musicaux de Gstaad 1 – 9 February 2013 Festival of classical music, with around 20 concerts

Menuhin Festival Gstaad 19 July – 7 September 2013 Festival of classical music, with approximatively 50 concerts in three cycles

Gsteig' 24-hour Race 8 – 9 February 2013 The toughest ski race in the Bernese Oberland

Crédit Agricole Suisse Open Gstaad 20 – 28 July 2013 ATP tennis tournament featuring top-ranked players

High Fly 16 February 2013 Freestyle event with magical fire displays, ski acrobatics, snowboarding and moto-cross

Hublot Polo Gold Cup Gstaad 15 – 18 August 2013 Tournament on the Polo World Tour

Snowgames 22 February 2013 A family event with horn-sledge-Race, MTB downhill and more attractions in Zweisimmen

Glacier 3000 Run 10 August 2013 Mountain run from Gstaad to Glacier 3000 on an attractive trail within magnificent alpine landscape

74 th Björnstadlauf and 42 nd national cross-country run, Feutersoey 2 – 3 March 2013 Cross-country ski event with great tradition and national participation

Country Night Gstaad 20 – 22 September 2013 Country & Western event with top US stars

BOËRL & KROFF Snow Golf Tournament 9 March 2013 Attractive golfing action in the snow for beginners and advanced players

Glacier 3000 Invitational November 2013 The international ski freestyle scene meets on Glacier 3000

Events

159


P R EV I EW “G STA A D M Y L OV E 2014”

Gstaad Palace celebrates 100 years

In December 2013 the Gstaad Palace is going to celebrate its 100-year anniversar y. This is a big moment for the most traditional hotel in Gstaad, for the resort of Gstaad, and for the whole Bernese Oberland. The magazine Gstaad My Love will tell the stor y in its 2014 edition – how in the early 20 th centur y the construction of the Palace would have never happened, and how Gstaad would have been deprived of its main icon were it not for the vision and will of local secondar y school teacher Robert Steffen-Rieben. Although the castle-like hotel was plunged into deep crisis shortly after its opening by the first and second world wars, the owners and directors were always able to find a way to bridge the serious financial constraints to let the Palace shine over Gstaad. In 1938 the Ernst Scherz-Bezzola family took over the hotel, first as directors and later as owners. Today the hotel is in the third generation of the Scherz family, and like few properties in Switzerland, it has become an institution. The Palace is part of the narrative of Gstaad and it would be hard to imagine the village without it – indeed the Palace is partially responsible for the fantastic reputation that Gstaad enjoys all over the world.

See you 2014 160

Palace


Gstaad My Love 2013  

Gstaad My Love 2013 - The Magazine

Gstaad My Love 2013  

Gstaad My Love 2013 - The Magazine

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