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LE JOURNAL D’INFORMATIONS DU CONSEIL RÉGIONAL DE L’ORDRE DES ARCHITECTES DE HAUTE NORMANDIE CROA HN : 111, Boulevard de l’Yser - 76000 Rouen - T : 02 35 71 46 88 - F : 02 35 88 70 71 info@croahn.fr

M.A. : 111, Boulevard de l’Yser - 76000 Rouen - T : 02 35 71 85 45 - F : 02 35 88 70 71 ma.haute.normandie@wanadoo.fr - Site Web : www.mdahn.fr

J A N 2011

n°84


CHAMPS VISUELS n°84 • janvier 2011 - 

ÉDITO

Chers lecteurs, Je tiens dans un premier temps à vous souhaiter une excellente année 2011, dynamique et engagée...souhait tout autant formulé pour notre conseil ! Cette nouvelle année débute avec un acte important, la signature du pôle juridique entre les régions Bretagne, Basse-Normandie et Haute-Normandie. Cet organe mutualisé devient un outil majeur de veille juridique pour la profession, d’aide aux confrères dans le traitement des litiges, et de relation privilégiée au CNOA dans le cadre de Juriet. Notre nouvelle recrue se prénomme Justine Dewilde, nous lui souhaitons la bienvenue et toute l’énergie requise dans la mise en place de nouveaux outils. Nous développerons une rubrique juridique dans nos prochains numéros et vous ferons part de la procédure à suivre dans la gestion des problèmes liés à chaque CROA. Bonne lecture et bons voyages dans ce premier numéro de l’année !

Laurent Le Bouëtté, Président du CROAHN


P 2 ÉDITO P 4/8 ACTUALITÉS CROA P 4 LIONEL CARLI, NOUVEAU PRÉSIDENT P 4 ENERGIE BAT P 5 LES MÉTROPOLES AU CŒUR DES POLITIQUES EUROPÉENNES P 6 TAXE CARBONE P 6 MAIRES ET ARCHITECTES P 7 LA NOUVELLE MÉTHODE DE CALCUL DU VOLUME DU BOIS P 8 4 NOUVEAUX FORMULAIRES DC P 9/11 VOYAGE : AUTRICHE PROFONDE LA BIENNALE DE VENISE P 12/13 RÉSULTATS JURYS DE CONCOURS EHPAD ECOUIS EHPAD MONTIVILLIERS P 14 JURIDIQUE : RAPPEL TVA 5,5 % P 15 ENVIRONNEMENT : RÉGLEMENTATION THERMIQUE P 16/18 FORMATION - MÉMOIRE : EMILIE MARTOT UNE QUESTION DE CONTEXTE P19 HMONP P 20 EMPLOI / AGENDA P 21 TABLEAU / EXPOSITIONS P 22/31 MAISON DE L’ARCHITECTURE P 22 EDITO P 23 AG : COMPTE RENDU & NOUVEAUX MEMBRES P 24 MOIS DE L’ARCHITECTURE CONTEMPORAINE P 24 18/20 : LE DEVENIR DE SEINE SUD P 25 EXPOSITION : DENTELLES D’ARCHITECTURE P 26/27 PROGRAMMATION M.A. P 28/29 VOYAGE : JAPON P 30/31 VISITES : CENTRE DE RESSOURCE ET DE RECHERCHE DU MUSÉE NATIONAL DE L’ÉDUCATION À ROUEN LE GROUPE SCOLAIRE DU SIVOS DES 4 PAYS À SAINTE-COLOMBE-PRÈS-VERNON

JOURNAL D’INFORMATIONS DU CONSEIL RÉGIONAL DE L’ORDRE DES ARCHITECTES DE HAUTE-NORMANDIE 111, Boulevard de l’Yser - 76000 Rouen Tél. 02 35 71 46 88 - Fax. 02 35 88 70 71 info@croahn.fr

• Directeur de la publication : Laurent Le Bouëtté • Comité rédactionnel : CROA : Laurent Le Bouëtté Dorothée Navarre-Vatinel Lucie Dorange Alisson Rola

• Comité rédactionnel ma : Pascal Victor Anne Le Bellego Lynda Mirville Frédérique Mougeot • Crédit photos : Couverture : JL Boulard - Autriche ma

• Conception graphique et réalisation : id/SG - www.idsg.fr T. 01 39 51 67 70 / 06 61 97 44 92 • Impression : Imprimeries Lecerf Rouen Offset

Conseil Régional de l’Ordre des Architectes - 

SOMMAIRE


CHAMPS VISUELS n°84 • janvier 2011 - 

ACTUALITÉS LIONEL CARLI,

NOUVEAU PRÉSIDENT DU CONSEIL NATIONAL Après le renouvellement triennal de la moitié du Conseil national de l’Ordre des architectes prévu par la loi sur l’architecture, le nouveau Président de l’Ordre des architectes a été élu : Lionel CARLI, 52 ans, architecte DPLG, urbaniste, ancien vice-président du Conseil national. Il succède à Lionel DUNET qui a exercé la présidence de 2007 à 2010. Le Bureau est entièrement renouvelé : Bérengère RODRIGUES et Frédéric DENISART : vice-présidents, Régis RIOTON : Trésorier, Jean-Jacques BEGU : Secrétaire. La nouvelle équipe a défini sa feuille de route, en concertation avec l’ensemble des conseils régionaux de l’Ordre des architectes, eux-mêmes renouvelés le mois dernier. Elu Président du Conseil national de l’Ordre des architectes le 19 novembre 2010, Lionel CARLI a occupé le poste de conseiller du conseil régional de l’Ordre des architectes de Basse-Normandie de 1990 à 1996 et de 2002 à 2004. Il en a assuré la présidence de 1996 à 1998 et de 2004 à 2007. Elu vice-président du conseil national en 2007, il a notamment animé la Commission urbanisme et pris en charge l’ensemble des dossiers relatifs à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement. Parmi ses autres fonctions, il a été également architecte conseil du CAUE du Calvados, architecte-urbaniste de la ville du Plessis-Robinson et membre de la Commission départementale des sites du département de la Manche EXERCICE PROFESSIONNEL : Architecte diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Rouen Normandie en 1983 et Urbaniste D.I.U.A.P., la même année (Université Paris VIII), Lionel Carli est inscrit à l’Ordre des architectes depuis 1984. Il a créé deux agences d’architecture et d’urbanisme, la première à Granville en 1986 et la seconde à Caen en 1997. Ses principaux domaines d’activités se développent sur un large secteur Ouest de la France autour des équipements culturels, sportifs, universitaires scolaires, sanitaires et sociaux, ainsi que des bâtiments tertiaires et des logements collectifs, groupés et diffus. En matière d’urbanisme, il exerce tant sur le réglementaire (PLU) que sur l’opérationnel (ZAC et aménagement urbain).

E-NERGIEBAT :

UN SITE DE FORMATION EN LIGNE DÉDIÉ À LA RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE DES BÂTIMENTS Réalisé par le Club de l’Amélioration de l’Habitat, à l’initiative de Point P et en collaboration avec l’ADEME, le site a été élaboré par des professionnels et experts du bâtiment.

C’est un outil de formation qui s’adresse particulièrement aux artisans, mais aussi à tous les autres acteurs de la filière, sur les évolutions techniques, juridiques et fiscales du secteur du bâtiment. 32 thématiques sont classées par thème, par activité et par module : - la maîtrise de l’énergie - l’enveloppe du bâti - les équipements - les réglementations - l’acoustique, le thermique, l’humidité dans le bâtiment - les économies d’eau, etc. Les avantages de ce site internet sont les suivants : - La connexion à distance est immédiate et disponible partout. - Le site est interactif, accessible et simple d’utilisation, avec un contenu pratique, pédagogique et ludique. - Les utilisateurs ont la possibilité de s’inscrire rapidement et d’apporter leur contribution à cet outil de formation. Un accès en «mode découverte» est d’abord proposé à l’utilisateur qui donne accès à 4 des 32 modules, avant de passer à la «version pro» complète et réservée aux licenciés par le parrainage d’un partenaire membre du Club. Ce site d’e-learning compte aujourd’hui 4000 licenciés, chiffre qui devrait atteindre les 30 000 d’ici mars 2011.


« LES MÉTROPOLES AU CŒUR DES POLITIQUES EUROPÉENNES : C’EST AUSSI UNE QUESTION D’ARCHITECTURE » Tribune de Lionel Dunet, président du Conseil national de l’Ordre, parue dans Le Figaro (28 août 2010) et sur Lemoniteur.fr. Le Pavillon français de la biennale internationale d’architecture qui ouvre ses portes le 28 août prochain à Venise a choisi pour thème : «Métropolis». L’exposition Métropolis évoquera le Grand Paris et les quatre autres grandes métropoles en régions ayant entamé une démarche du même type ; mais c’est aussi l’occasion pour les architectes d’explorer la métropole européenne, point de cristallisation de toutes les politiques de développement économique social et culturel des prochaines années. Ne nous laissons pas enfermer par une définition franco-française de la métropole réduisant à cinq seulement, le nombre de ces hypertrophies urbaines hexagonales! LE CANCER DE L’ÉTALEMENT URBAIN En effet, pour les architectes d’Europe, la question de la métropole ne se résume ni à une nouvelle organisation administrative née d’un projet de loi ni seulement aux cinq agglomérations françaises qui vont pouvoir prétendre à cette nouvelle appellation. La métropolisation est un fait tant au niveau européen que mondial. Elle recoupe, dans des organisations urbaines, politiques et administratives différentes, une identité et des problématiques communes. L’étalement urbain, ce cancer du territoire, qui est à l’origine de la métropolisation en colonisant les espaces interurbains, sera-t-il contenu justement par une gestion intelligente (durable) des métropoles? Lancer le débat de la métropole au cœur des politiques européennes, c’est faire émerger cette nouvelle identité. INTELLIGENTE, DURABLE ET SOLIDAIRE Un des quatre objectifs que l’Europe avait mis au centre de son action pour la période 2007-2013 est le développement urbain durable. La Commission européenne a lancé ensuite, en mars dernier, la stratégie Europe 2020 pour sortir de la crise et préparer l’économie de l’Union européenne pour la décennie à venir autour du concept d’économie solidaire de marché. Cette stratégie distingue trois grands moteurs de croissance à mettre en œuvre aux niveaux européen et nationaux au moyen d’actions concrètes : une croissance intelligente (par l’innovation l’éducation et la société numérique), une croissance durable, une croissance solidaire. Le point d’ancrage de toutes ces politiques communautaires devra s’appuyer sur le réseau des métropoles européennes qui pourtant ne fait pas encore l’objet d’une réflexion spécifique. IDENTITÉ URBAINE C’est cette réflexion que nous souhaitons voir engagée, car pour nous architectes, la réussite de toutes les politiques européennes (innovation, formation, emploi, lutte contre l’exclusion, etc.), ne peut s’incarner que dans un territoire métropolitain organisé, harmonieux, choisi et solidaire, dans lequel l’architecture a une dimension exemplaire. L’homme doit être au centre de la métropole durable sinon nous courons à l’échec. Au-delà de l’organisation urbaine, l’architecture au final est la peau de la cité, le cadre où la société se développe. La villearchitecture est le cœur de notre culture européenne.

En effet, dans notre ère de mondialisation et d’uniformisation, l’architecture est le vecteur privilégié pour construire une identité urbaine susceptible de donner aux habitants des repères qu’ils réclament. Sans cette identité la ville n’est pas européenne, les quartiers resteront des ZUP, des ZAC, des ZEP, des... zones! UNE VASTE MÉTROPOLE Pour aborder cette problématique, voici quelques pistes pour définir les conditions de métropoles européennes durables et solidaires. La métropole est source de richesse économique et culturelle mais aussi facteur de risques, de déséquilibres sociaux et environnementaux : c’est ainsi une des formes de l’étalement urbain qui gangrène les espaces non bâtis. Les métropoles qui se nourrissent du dynamisme des territoires qui les entourent doivent entretenir avec eux des relations équilibrées. C’est donc l’aménagement de l’ensemble du territoire européen qui est commandé par les métropoles. L’Europe ne tend elle pas à devenir pour partie, une vaste métropole? Les «quartiers» en étant intégrés dans un ensemble plus vaste peuvent ou pourront-ils recoudre leurs liens avec l’ensemble de la cité? L’architecture et les architectes ont un rôle privilégié à jouer, non seulement dans la construction des identités métropolitaines, mais aussi dans la mise en place de métropoles d’excellence, solidaires, respectueuses des territoires, de l’environnement et des générations futures. L’architecture doit aussi aider à mieux vivre dans les métropoles par : • Des projets intégrant des ressources urbaines existantes : bâti, activités, espaces publics, réseaux de transports et de communication virtuelle.....la reconstruction de la ville sur la ville! • Le développement d’une poétique de la ville à l’échelle métropolitaine, considérant le tissu urbain comme un environnement naturel et culturel; • L’articulation de toutes les échelles, depuis l’architecture domestique jusqu’à la place des aéroports; • Et, à l’heure où le ministre de l’Espace rural reprend le flambeau du Grand Paris, l’aménagement du territoire dans une approche pertinente, respectueuse de la diversité du vivant. Toutes ces problématiques concernent nos métropoles et apparaissent aujourd’hui au premier rang des politiques urbaines nationales et européennes. Lionel Dunet Président du Conseil national de l’ordre des architectes et membre du Bureau exécutif du conseil des architectes d’Europe

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ACTUALITÉS


CHAMPS VISUELS n°84 • janvier 2011 - 

ACTUALITÉS LA TAXE CARBONE EST MORTE, N’ENTERRONS PAS LE GRENELLE 2 ! Les architectes se sont réjouis un peu vite à l’annonce par le Président de la République, de sa volonté d’engager notre pays en faveur d’une politique responsable en matière d’environnement. Non que la taxe carbone fût une fin en soi ! Sûrement pas ! Elle était même source de débat et de controverse au sein du monde de l’architecture, mais elle était surtout un symbole de la volonté d’avancer sur la voie du développement durable. Plus que la mort d’une taxe, nous craignons la mort de la dimension politique de la prise en compte des générations futures, de l’incitation des acteurs économiques à investir dans le sens de l’intérêt général, et aussi de son aspect pédagogique pour l’ensemble de nos concitoyens. Cet abandon est voulu comme un signal politique fort, tout comme l’était en son temps, la mise en place du Grenelle de l’Environnement.

C’est pourquoi les architectes souhaitent que les ambitions, si modestes soient-elles, affichées pour le Grenelle 2 ne soient pas vidées de tout contenu ou reportée aux calendes grecques. En effet, au-delà du symbole de la taxe carbone, les architectes rappellent que le Grenelle de l’Environnement a érigé en priorités la lutte contre l’étalement urbain, la nécessité d’une architecture responsable et l’urgence d’une rénovation intelligente de notre parc immobilier.

«MAIRES ET ARCHITECTES

18 PROPOSITIONS POUR UN URBANISME DURABLE ET UNE ARCHITECTURE RESPONSABLE» « Maires et architectes - 18 propositions pour un urbanisme durable et une architecture responsable » est la nouvelle publication du Conseil national de l’Ordre des architectes. Elle est issue des travaux de sa commission développement durable, présidée par Patrice Genet.

Pour se procurer la brochure « Maires et architectes - 18 propositions pour un urbanisme durable et une architecture responsable » : Version pdf à télécharger sur le site du CNOA www.architectes.org Version papier : Cette publication est disponible gratuitement dans les conseils régionaux de l’Ordre

Elle s’adresse aux maires et élus locaux de petites et moyennes communes, souvent désarmés, car peu équipés et peu entourés, pour conduire des projets d’aménagement respectueux des valeurs du développement durable. Elle leur soumet 18 propositions, accompagnées de témoignages de maires et de zooms sur des retours d’expérience. Ces propositions ne livrent aucune recette mais relèvent d’une « culture du bon sens » permettant aux élus de s’interroger sur leur propre démarche, depuis le diagnostic en amont jusqu’aux objectifs du projet. L’ouvrage entend montrer la volonté d’implication des architectes auprès des maires et l’importance pour ces derniers de s’appuyer, très en amont, sur leurs compétences. La conviction qui porte ce guide est qu’un urbanisme durable et une architecture responsable sont à la fois possibles et nécessaires, dans toutes les communes. Lors de la conception de « Maires et architectes », la commission développement durable du CNOA a auditionné des élus de certaines de ces petites villes pour mieux recenser leurs besoins et pour étudier des démarches pionnières. La commission s���est aussi nourrie d’expériences de grandes villes (Bordeaux, Mulhouse, Montpellier) pour voir comment leurs réflexions, outils et pratiques étaient transposables aux collectivités de taille moins importante. En annexe à l’ouvrage figurent la « Charte d’engagement des architectes pour une architecture responsable » (2010) et une « Notice développement durable à joindre au permis de construire ». LES 18 PROPOSITIONS : 1. Etablir un état des lieux du développement durable dans la commune 2. Identifier et hiérarchiser les enjeux 3. Définir les orientations pour la commune à long terme 4. Maîtriser l’étalement urbain et la consommation d’espace 5. Favoriser la réhabilitation et la reconversion 6. Constituer des réserves foncières 7. Envisager des formes innovantes de promotion immobilière 8. Privilégier l’enrichissement culturel du territoire et l’innovation architecturale 9. Réussir les mixités sociales, générationnelles et fonctionnelles 10. Construire le projet à partir des questions de mobilité et d’accessibilité 11. Assurer la cohérence avec les territoires proches et leurs projets 12. Anticiper l’évolution future des projets 13. Séquencer le projet et lui donner du temps 14. Promouvoir des espaces naturels et préserver la biodiversité 15. Valoriser les ressources locales 16. Fixer des prescriptions de développement durable 17. Appréhender les projets en termes de performance globale pour la collectivité 18. Pratiquer la concertation tout au long du projet


LA NOUVELLE MÉTHODE DE CALCUL DU VOLUME DU BOIS

À INCORPORER DANS CERTAINES CONSTRUCTIONS L’arrêté du 26 décembre 2005 fixant la méthode de calcul du volume de bois est abrogé. Il est remplacé par l’arrêté du 13 septembre 2010, pris en application du décret n° 2010-273 du 15 mars 2010.

Demande d’autorisation de construire ou déclaration préalable déposée entre le 1er décembre 2010 et le 30 novembre 2011

Il indique que «la caractéristique volumétrique réelle d’un produit contenant du bois correspond à son volume auquel est affecté, dans le cas d’un produit dont la composition en masse de bois est inférieure à 80 %, un coefficient réducteur».

Habitation dont la charpente 20 dm3 de bois par m2 de 35 dm3 de bois est majoritairement réalisée surface hors oeuvre par m2 de surface en bois hors oeuvre

Le calcul du volume de bois incorporé dans une construction est effectué soit au moyen d’une méthode forfaitaire, soit à partir des caractéristiques volumétriques réelles des produits de construction et des mobiliers fixes contenant du bois.

Demande d’autorisation de construire ou déclaration préalable déposée après le 1er décembre 2011

Habitation dont charpente est 7 dm3 de bois par m2 de 10 dm3 de bois majoritairement réalisée en surface hors oeuvre par m2 de surface matériaux autres que le bois hors oeuvre ou habitation sans charpente Bâtiment à usage industriel, 3 dm3 de bois par m2 de 5 dm3 de bois de stockage ou de service de surface hors oeuvre par m2 de surface transport hors oeuvre Tout autre bâtiment

7 dm3 de bois par m2 de 10 dm3 de bois surface hors oeuvre par m2 de surface hors oeuvre

http://www.architectes.org/actualites/un-decret-multiplie-par-10-la-quantite-de-bois-imposee-dans-les-logements

RAPPEL DES OBLIGATIONS D’ASSURANCE POUR LES ARCHITECTES INSCRITS AU TABLEAU DE L’ORDRE DES ARCHITECTES.

RAPPEL DES OBLIGATIONS D’ASSURANCE POUR LES ARCHITECTES, AGRÉÉS EN ARCHITECTURE, DÉTENTEURS DE RÉCÉPISSÉS INSCRITS AU TABLEAU DE L’ORDRE DES ARCHITECTES.

L’attestation de l’organisme assureur doit être adressée au conseil régional dés le 1er janvier et au plus tard le 31 mars. Elle doit être conforme au modèle défini par l’arrêté du 15 juillet 2003.

L’article 16 de la loi du 3 janvier 1977 sur l’architecture impose à toute personne inscrite au tableau dont la responsabilité peut être engagée à raison des actes qu’elle accomplit à titre professionnel (ou des actes de ses salariés) d’être couverte par une assurance.

Toute personne qui n’aura pas satisfait à cette obligation, pourra être suspendue du tableau par le conseil régional, après mise en demeure restée sans réponse.

L’obligation d’assurance concerne les architectes exerçant à titre libéral, les architectes associés de sociétés d’architecture et les sociétés d’architecture. Cette obligation est large puisque l’assurance souscrite doit à la fois couvrir la responsabilité décennale de l’architecte ou de la société d’architecture mais également sa responsabilité civile de droit commun (responsabilité trentenaire). L’article 16 de la loi sur l’architecture impose également à toute personne inscrite au tableau de produire chaque année au Conseil Régional dont elle relève une attestation d’assurance pour l’année en cours. La production de cette attestation est essentielle puisqu’elle est une condition de maintien au tableau.

Nous attirons votre attention sur le fait que le défaut de production au conseil régional de l’attestation d’assurance peut donc avoir des conséquences graves sur votre maintien au tableau. Depuis le 1er janvier 2010, chaque architecte inscrit au Tableau de l’Ordre des Architectes doit produire une attestation permettant de prouver son activité professionnelle Nous vous engageons donc à transmettre cette attestation (assurance, employeur selon votre cas) au conseil régional de l’Ordre des Architectes avant le 31 mars 2011.

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ACTUALITÉS


CHAMPS VISUELS n°84 • janvier 2011 - 

ACTUALITÉS QUATRE NOUVEAUX FORMULAIRES DC :

DISPONIBLES SUR LE SITE INTERNET DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE Ces nouveaux formulaires DC sont issus d’une concertation menée de mai à juillet 2010. Ils intègrent 45 des 109 propositions d’actualisation développées. L’objectif poursuivi par la Direction des Affaires Juridique (DAJ) de Bercy était d’intégrer les évolutions règlementaires, d’assurer la diffusion des bonnes pratiques afin de sécuriser les procédures et de tenir compte du développement de la dématérialisation. Les nouveaux imprimés sont facilement identifiables par leur couleur bleue qui remplace la couleur jaune des anciens formulaires. Chacun de ces nouveaux formulaires correspond à une étape précise de la passation ou de l’exécution d’un marché public ou d’un accord-cadre : - DC1 «LETTRE DE CANDIDATURE - HABILITATION DU MANDATAIRE PAR SES CO-TRAITANTS». Il remplace l’ancien DC4. Il contient la lettre de candidature, l’Habilitation du mandataire par ses co-traitants et toutes les attestations sur l’honneur nécessaires. C’est un document de candidature qui doit être signé par le candidat. - DC2 «DÉCLARATION DU CANDIDAT INDIVIDUEL OU DU MEMBRE DU GROUPEMENT». Il remplace l’ancien DC5.  Il n’a pas à être signé puisque le candidat individuel ou tous les membres du groupement se sont engagés dans le DC1 sur son contenu.   - DC3 «ACTE D’ENGAGEMENT». Il remplace l’ancien DC8. Il doit être signé. S’il n’est pas signé la candidature est invalide. - DC4 «DÉCLARATION DE SOUS-TRAITANCE». Il remplace l’ancien DC13. Il comporte les mêmes attestations sur l’honneur que celles du DC1. Ces formulaires et leur fiche explicative sont téléchargeables à l’adresse suivante : http://www.bercy.gouv.fr/formulaires/daj/daj_dc.htm LES CONSÉQUENCES POUR LES OPÉRATEURS ÉCONOMIQUES CANDIDATS AUX MARCHÉS PUBLICS : • POUR LES CONSULTATIONS EN COURS, il n’y a pas de changement dans la mesure où les pièces demandées dans les avis de marché (AAPC) et les règlements de consultation (RC) s’appuient sur les « anciens » formulaires (DC4, DC5, DC7, DC13). • POUR LES CONSULTATIONS À VENIR il y aura probablement deux situations transitoires : - Les DCE qui s’appuieront sur les anciens formulaires lorsque l’acheteur n’aura pas eu le temps de procéder aux modifications ou bien n’aura pas eu connaissance de cette mise à jour des imprimés. - Les DCE qui s’appuieront sur les nouveaux formulaires auquel cas les entreprises devront bien prendre garde à lire attentivement ces nouveaux imprimés pour les remplir. Il faudra que les entreprises passent un minimum de temps pour s’approprier ces nouveaux documents de marchés et ne s’y prennent pas à la dernière minute. Attention aux « copier / coller » trop rapides car si de nombreuses rubriques semblent identiques ce n’est pas le cas pour toutes. Il faudra donc lire attentivement ce qui est indiqué et passer le temps nécessaire à la prise en main des nouvelles rubriques ou de celles qui ont été modifiées. Bercy précise que ces nouveaux formulaires sont utilisables dès maintenant par les opérateurs économiques ainsi que les acheteurs. EN CE QUI CONCERNE LES FORMULAIRES OUV, NOTI ET EXE : Les anciens formulaires DC6 (déclaration relative à la lutte contre le travail dissimulé) et DC7 (état annuel des certificats reçus) sont transférés dans la rubrique NOTI (notification des marchés); Les anciens formulaires DC11 (demande de précisions ou de compléments sur la teneur des offres des candidats) et DC12 (mise au point) sont transférés dans la rubrique OUV (ouverture des plis). POUR LES NOUVEAUX FORMULAIRES DES SÉRIES OUV ET NOTI, selon le ministère, ces documents seront bientôt mis en ligne via le site Internet de la DAJ. Lien vers les formulaires NOTI : http://www.bercy.gouv.fr/formulaires/daj/daj_noti.htm Lien vers les formulaires OUV : http://www.bercy.gouv.fr/formulaires/daj/daj_ouv.htm Pour les formulaires de la série EXE relatifs à l’exécution des marchés, ils feront l’objet d’une consultation qui sera lancée minovembre.


AUTRICHE PROFONDE

Bregenz - Musée d’art contemporain le KUB - Peter Zumthor architecte - 2006

Innsbruck - Rathaus, galerie commerciale, Hotel, Dominique Perrault architecte 2002

D’un voyage touristique à travers l’Autriche, on rentre songeur, interloqué par tant de contrastes et de dissonances. Si la plaine (Linz, Graz) est dynamique, industrielle, jeune, et cosmopolite, la montagne (Innsbruck, Salzbourg) semble claquemurée dans son folklore, vestes en Loden, robes dirndln, culottes de peau, et décors à la Sissi. Pourtant, par monts et par vaux, un point commun : l’architecture récente est partout brillante, contemporaine et les matériaux de qualité, que ce soit au bord des lacs (Bregenz, Redbull à Fuschlsee) des fleuves (Linz) et des montagnes (Innsbruck), dans les villes nouvelles (Solar City), ou au cœur des centres anciens restaurés avec emphase (Graz, Salzbourg). Bien sûr, elle participe aussi du tourisme et du commerce, vitrine rassurante pour les investisseurs. Mais alors d’où vient le malaise : de ce concert de cheveux gris dans une station thermale (Bad Ischl) ? de la conscience que la plupart des architectes qui construisent ces beaux monuments ourlés de verre viennent d’Allemagne, de France, de Suisse et d’Angleterre ? Du sentiment que l’Autriche est probablement à l’avant-garde de l’Europe, entre tradition reconstruite et modernité clinquante, tout à la fois maison de retraite et parc d’attraction à l’échelle d’un pays ?

Fushlsee - siège de RedBull (architecte non identifié) - 2009

Graz - Kunsthaus, Peter Cook architects - 2008

Linz - Ars electronica, Treush architecture - 2009

Linz - Tower Power (Tour Passive) Weber + Hofer, architects - 2009

Jean-Luc Boulard

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VOYAGE


CHAMPS VISUELS n°84 • janvier 2011 - 10

VOYAGE BIENNALE DE VENISE : IMPRESSIONS...

Au fond, Arsenal

Extérieur Arsenal

Danois - Jets d’eau

Début novembre 2010 - Je m’apprête à vivre ma première biennale de Venise et encore plus ringard, (car il m’a fallu toutes ces années pour me décider), ma première venue à Venise. Deux amies, baroudeuses et initiées aux biennales de Venise m’ont en effet fait la joie de partir avec elles. On m’avait prévenu : « tu verras, Venise, ce n’est pas l’Italie, c’est une ville d’un autre temps, refermée sur elle même, mais faite de merveilles architecturales et de lieux qui s’imbriquent et qui font qu’on s’y perd facilement ».

SE PERDRE ?

Comme beaucoup, j’avais des préjugés sur Venise : un lieu dans lequel touristes ne composent qu’une nuée noire au détriment de bâtiments qui, tellement photographiés, paraissent surnaturels à leur approche.

Cela aussi surprend. Venise, toute l’année n’est qu’une succession de rencontres culturelles cinématographiques, artistiques, architecturales... Jamais cela ne cesse. Venise et l’Art ne font qu’un. En témoignent, outre les différentes expositions temporaires, les expositions permanentes dans les divers palais et fondations. Pinot vient d’ouvrir l’extension de sa fondation non loin du palais Grassi, réaménagé par Tadao Ando. Le résultat architectural est sobre, laissant apparaître l’état brut des matériaux nouveaux autres que celui de la brique, originel. Le résultat est à la hauteur de ce que l’on attend d’un architecte devant concevoir des espaces accueillant des expositions : humilité, bien être et discrétion. On touche le béton doux et parfaitement réalisé. On s’égosille devant un garde corps en verre parfaitement encastré dans son ossature métallique. On boit l’espace et les hauteurs traitées. Tout semble « naturel », « inné »... bref réussi. Les expositions sont ainsi magnifiées... les sujets sont parfois légers (la ville de Supermann revisitée sur le travail de la chryptonite), parfois drôles ou plus pesants (la destruction des juifs et la folie allemande sous Hitler). L’art s’expose, on est animé par différents sentiments : joie, peur, curiosité, écoeurement...

Le réseau ferré nous guide jusqu’au terminus. Descendant du train, tu fais quelques pas pour sortir de la gare. Et là, telle une toile que le plus grand des peintres aurait pu imaginer, tu te retrouves face à Venise. Elle ne te trompe pas, s’identifie d’un seul regard, t’expose sa complexité organisationnelle tout en te parlant de sa composition urbaine autour de ses canaux. Venise te bluffe dès la première vue. PARLE-T-ON DE PAYSAGE? D’ARCHITECTURE? Oui les palais t’exposent leur richesse passée, mais telle une vielle maitresse fatiguée, Venise ne se cache pas : lumières éteintes, façades usées par le temps, cette dame ne dissimule pas les difficultés rencontrées pour maintenir son aura, son éclat et son passé en l’état. On l’accepte ou on la quitte. Elle ne fait pas de compromis. Venise est complexe, les ruelles s’entrechoquent. On oublie la voiture et Haussmann (quoique...), on ne parle que de stations du Vaporeto, d’escaliers, de quartiers. On est dans le ressenti et on oublie la carte pour ne pas se perdre.

Je peux l’affirmer : moi qui n’ai jamais eu le sens de l’orientation (ce qui n’est pas terrible quand on est architecte), je ne m’y suis pas perdue. LA BIENNALE?

La Biennale en trois jours passés à Venise s’est limitée à L’Arsenal. Là encore le lieu a son importance. Toujours militaire (le site est mis à disposition de l’art à chaque biennale), le site est l’un des deux lieux (avec les jardins) qui accueille l’exposition.


BIENNALE DE VENISE : IMPRESSIONS...

Barheim

Il se constitue d’une succession de pièces hautes de plafonds, organisées en enfilade et réhabilitées sans fioriture, rompant avec la « surcharge » de détails de décoration des palais vénitiens. La brique est apparente et à peine rejointoyée, quelques colonnades contribuent à la structure de l’édifice... c’est tout. Chaque nation a sa « pièce » que l’on traverse en son centre. La découverte de ce lieu, une fois de plus, à part, dans son rapport d’échelle avec la ville, étroit et tout en longueur offre aux exposants la possibilité de sublimer leur sujet. Et il y a de tout dans les sujets exposés. On est accueilli dans la pénombre par Kazuyo Sejima à travers le film de Win Wenders, « propagandant » , le « bien être » transmis quand on vit l’expérience « formidable » du Learning Center de l’EPFL de SANAA . On lui préfère sincèrement les installations minimales issues des éléments naturels telles que l’eau par l’artiste danois Olafur Eliasen qui joue de jets en éclair et en mouvements ou encore de l’expérience de la vapeur d’eau et des nuages de Tetsuo Kondo qui nous plonge dans une ambiance psychédélique. Le minimal sublime l’idée recherchée et l’espace qui l’accueille. Cela devient au contraire vite gavant quand il y a surenchère par l’abondance des objets architecturaux. En témoigne le pavillon de l’Italie où fatiguées au premier coup d’oeil nous avons préféré sortir dans le jardin de l’Arsenal pour ne pas avoir la nausée suite à l’accumulation de projets, de recherches et d’histoire ; production de boulimies architecturales aux effets ratés.

L’ARCHITECTURE RENCONTRE LES « GENS »? Personnellement, je préfère une architecture de cabanes comme le propose le royaume de Barheim qui a obtenu le Lion d’Or de la meilleure participation nationale. On s’approprie les intérieurs familiers tout en se décollant du sol. La mise en scène est agréable. Elle n’a pas d’ambition... elle n’est que juste. Enfin, tout cela n’est comme l’art et l’architecture.... subjectif. En tout cas, la Biennale m’a montré une fois de plus que l’architecte n’est pas le meilleur auteur à mettre son art en valeur, excepté lorsqu’il s’agit de la construire comme Venise...

Ensuite, il y a les maîtres qui quoiqu’ils fassent, restent. Toyo Ito recherche une architecture cellulaire et expose son parcours conceptuel à travers une succession de maquettes à « l’ancienne ».

Toyo Ito

Rem Koolhaas s’amuse à créer un parc dans le quartier de Koolow à Hong Kong, unifiant par le végétal une succession d’équipements tous plus beaux et plus grands et plus... les uns que les autres. L’utopie est réelle.

Marie Anne Delphine

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VOYAGE


CHAMPS VISUELS n°84 • janvier 2011 - 12

JURYS DE CONCOURS ECOUIS - CONSTRUCTION BBC ET HQE D’UNE MAISON DE RETRAITE (EHPAD) DE 82 LITS LAURÉAT DU CONCOURS : ATELIER D’ARCHITECTURE CARPENTIER-DECRETTE //

ATELIER D’ARCHITECTURE CARPENTIER - DECRETTE – 27200 VERNON Maître d’ouvrage : EHPAD D’ECOUIS / 4, route de Mesnil Verclives 27440 ECOUIS Conducteur d’Opération : EURE AMENAGEMENT DEVELOPPEMENT (EAD) / 12 Bd Georges Chauvin - BP 931 27009 EVREUX CEDEX EQUIPE DE MAÎTRISE D’ŒUVRE : Architecte : AACD - ATELIER D’ARCHITECTURE CARPENTIER-DECRETTE / 100, avenue de Paris BP 353 27203 VERNON CEDEX

Economiste : H2I - HUET & HAVARD INGENIERIE / BEUZEVILLE - BP 54 - 27506 PONT AUDEMER CEDEX BET Fluides, VRD, SSI : WOR INGENIERIE / 30 chemin de la Planquette 76130 MONT SAINT AIGNAN BET Structures : MD STRUCTURES / 165, rue E. Bugatti 76800 SAINT ETIENNE DU ROUVRAY BET HQE : CSD AZUR / 1, rue Paul Séjourné 94000 CRETEIL OPC : IAD / B.P. 9 27400 ACQUIGNY

CALENDRIER PREVISIONNEL : Etudes en cours Démarrage travaux : 2ème trimestre 2011 Durée des travaux : 23 mois (compris période de préparation de 3 mois) S.H.O.N. : 6 005 m2 Coût travaux HT : 9 850 000 € Indemnité de concours : 35.000 €HT Niveau de rendu du concours : Esquisse

PROJETS DES CONCURRENTS : ARTEFACT ET TRUELLE

ARTEFACT (76000 Rouen)

ATELIER D’ARCHITECTURE TRUELLE (94250 Gentilly) www.truelle.com / BET SERO


MONTIVILLIERS - CONSTRUCTION D’UNE MAISON DE RETRAITE (EHPAD) DE 80 LITS LAURÉAT DU CONCOURS : AGENCE JACQUES ETIENNE YVES FRECHON //

ATELIER ETIENNE ET FRECHON – 76000 Rouen Maître d’ouvrage : Maison de retraite du Docteur Chevalier à MONTIVILLIERS Maître d’ouvrage délégué : ICADE Rouen EQUIPE DE MAÎTRISE D’ŒUVRE : Architecte : Atelier Jacques Etienne et Yves Frechon / 16 rue du Bailliage 76000 Rouen Reber - Sicre - Sogeti

CALENDRIER PREVISIONNEL : Etudes en cours Démarrage travaux : 2011 Durée des travaux : 19 mois S.H.O.N. : 4200 m2 Coût travaux HT : 5 600 000 € HT Indemnité de concours : 25000 €HT Niveau de rendu du concours : Esquisse

PROJETS DES CONCURRENTS : ARTEFACT ET JEGER ET MERLE

ARTEFACT (76000 Rouen)

AGENCE JEGER ET MERLE (75013 Paris) www.jegermerlearchitectes.com (Perspectiviste Jacques IGNAZI)

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JURYS DE CONCOURS


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JURIDIQUE TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE 1. TAUX DE TVA Les prestations effectuées par les architectes ou les sociétés d’architecture, à titre onéreux, relèvent en principe, du taux de TVA à 19,6 %. 2. PRESTATIONS DE MAÎTRISE D’ŒUVRE ET TVA À TAUX RÉDUIT (5,5%) L’instruction du 28 août 2000 relative à l’application de taux réduit de TVA (5,5%) a été publiée au Bulletin Officiel des Impôts (3 C-7-00) n°163 du 5 septembre 2000. Elle est d’application rétroactive : elle porte sur l’ensemble des travaux facturés à compter du 15 septembre 1999. Ces articles 107 à 111 définissent les conditions dans lesquelles certaines prestations de maîtrise d’œuvre sont soumises au taux réduit de TVA. Ainsi, les prestations de maîtrise d’œuvre relèvent du taux réduit de TVA dès lors qu’elles se rattachent à des travaux eux-mêmes éligibles au taux réduit. - Les travaux doivent porter sur des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans (maisons individuelles, immeubles collectifs dès lors qu’ils comprennent au moins deux locaux dont un au moins à usage d’habitation) - Ne sont concernés que les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement, de réhabilitation et d’entretien. Sont exclus les travaux de construction ou de reconstruction tels que la création de nouveaux locaux précédemment affectés à un autre usage, l’adoption d’une modification importante au gros œuvre de l’immeuble existant, la réalisation d’aménagements internes qui par leur importance équivalent à une reconstruction et l’accroissement du volume ou de la surface). Lorsque les prestations d’études sont suivies de prestations de maîtrise d’œuvre réalisées par un même prestataire, l’ensemble de ces prestations est considéré, pour l’application du taux de TVA, comme une opération unique susceptible de bénéficier du taux réduit de la taxe.

L’architecte devra être en mesure de justifier auprès de l’administration fiscale de l’application du taux réduit en conservant notamment l’attestation que lui aura remise le maître d’ouvrage par laquelle ce dernier certifie que le local sur lequel ont été effectués les travaux est affecté à usage d’habitation et achevé depuis plus de deux ans.

Si l’architecte se voit confier UNE MISSION COMPLÈTE (études et maîtrise d’œuvre des travaux) dans un même contrat

Le taux réduit de TVA s’appliquera à l’ensemble des prestations. L’architecte pourra donc : - soit dès l’envoi de sa première facture, appliquer le taux de TVA à 5,5% : dans ce cas, par mesure de précaution, nous recommandons d’insérer une clause dans le contrat de maîtrise d’œuvre précisant qu’en cas de résiliation anticipée du contrat avant l’exécution de la mission de maîtrise d’œuvre des travaux, les honoraires des études préalables seront soumis à la TVA au taux normal. - soit facturer les prestations d’études au taux normal de TVA puis émettre une facture rectificative dès lors qu’il aura réalisé la mission de maîtrise d’œuvre des travaux.

Si l’architecte se voit confier UNE SIMPLE MISSION D’ÉTUDES

Ses prestations sont obligatoirement soumises au taux normal de 19,6%.

Si, par la suite, l’architecte se voit confier UNE MISSION SUPPLÉMENTAIRE DE MAÎTRISE D’ŒUVRE DES TRAVAUX (par avenant au contrat)

L’architecte émettra une facture rectificative mentionnant le taux de TVA à 5,5% sur le montant total des prestations y compris les frais d’études préalables.


LA RÉGLEMENTATION THERMIQUE 2012 La Réglementation Thermique 2012 s’inscrit, comme les réglementations précédentes, dans un processus de réduction des consommations d’énergie dans les bâtiments et par conséquent de limitation des gaz à effet de serre (GES). En effet, selon une étude de l’Ademe, le secteur résidentiel et tertiaire du bâtiment est responsable à lui tout seul de près de 43% de la consommation énergétique finale de la France (70 millions de tonnes d’équivalent pétrole soit 1,1 tonne par personne), génère près de 25% des émissions de CO2 (120 millions de tonnes de CO2) et 32,7 millions de tonnes de carbone. Une amélioration de l’efficacité énergétique de ce secteur représente donc un enjeu économique et écologique majeur. A ce jour, la RT 2012 concerne uniquement les bâtiments neufs. Elle impose un plafonnement de consommation d’énergie primaire à 50 Kwh/m2 an pour cinq usages (chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation, climatisation, éclairage et auxiliaires) alors que la consommation moyenne avec la RT 2005 oscille entre 80 et 250 Kwh/m2. L’objectif énergétique pour toute la France est la généralisation des bâtiments « à basse consommation » à l’image du label BBC Effinergie, pondéré par divers critères d’usages, de localisation géographique et de types d’énergies utilisées. A l’horizon 2020, selon les derniers textes publiés, la RT ambitionne des consommations énergétiques encore plus faibles, c’est-à-dire des bâtiments « passifs » ou « à énergie positive» (BePOS). Comme toute réglementation en France, ces nouvelles exigences s’accompagnent d’un ensemble de mesures incitatives (crédits d’impôts, écoprêts, prêts bonifiés, subventions…) mais aussi coercitives par le biais de production d’attestations diverses (à la dépose du permis de construire et en fin de chantier) et de contrôles dont les modalités d’application restent encore floues à ce jour. Sur le papier, l’approche de la RT 2012 semble beaucoup plus pragmatique que la RT 2005, ce qui est un moindre défaut. C’est une réglementation d’objectifs clairs et compréhensibles pour peu qu’on prenne le temps de l’étudier. Elle comporte trois exigences de résultats relatifs à une performance globale (besoin bioclimatique « Bbiomax », consommation d’énergie Telle que formulée à ce jour, la RT 2012 sera appliquée à compter du 28 octobre 2011 pour les demandes de permis de construire ou les déclarations préalables portant sur les bureaux, les établissements d’accueil de la petite enfance, les locaux d’enseignement et les locaux d’habitation dans le cadre de l’ANRU ; à compter du 1er janvier 2013 pour les tous les bâtiments d’habitation. De prochaines publications concerneront les autres types de bâtiments. Ce que la RT 2012 va changer par rapport à la RT 2005 : La RT 2012 affiche un objectif de consommation d’énergie primaire* de 50 Kwh/m2.an pour les bâtiments neufs, modulé selon différents critères géographiques, altimétriques et d’occupation. Contrairement à la RT 2005 qui impose un seuil minimal global, la nouvelle RT impose 3 exigences de résultat (* dire ce qu’est la conso énergie primaire : chauffage, production d’ECS, éclairage, climatisation, auxilliaires).

primaire « Cepmax », confort d’été) ainsi que des exigences de moyens minimaux, comme par exemple le traitement obligatoire des ponts thermiques, l’étanchéité à l’air de l’enveloppe, la prise en compte des apports solaires et l’éclairage naturel, le recours obligatoire à une source d’énergie renouvelable en maison individuelle etc… En utilisant un simple tableur Excel, il est désormais très facile de connaître l’objectif global de consommation de son projet bien avant de l’avoir esquissé. L’exigence de consommation globale annuelle d’énergie primaire s’exprime désormais en valeur absolue indépendante de la forme du bâtiment, et non plus par rapport à un coefficient de référence calculé en fonction des détails du projet. Comme le souligne R. Millet, responsable de la division Energie du CSTB, « avec la RT 2005, si vous décidiez de faire un bâtiment très découpé et peu compact, le coefficient de référence suivait. En RT 2012, ce coefficient ne sera plus calculé en fonction de la forme du bâtiment. Si la forme est pénalisante du point de vue de l’énergie, il faudra compenser pour faire mieux ailleurs. L’effort demandé sera donc, dès la conception du bâti, à tous les niveaux : forme du bâtiment, isolation des parois, orientation et nature des baies, protection solaire, étanchéité, inertie thermique…». Sur le fond, une approche plus expérimentée, plus « bioclimatique » et moins « artistique » s’impose pour chaque projet. La conception architecturale et la conception énergétique ne peuvent plus faire l’objet d’études séparées : il convient d’établir tout au long du projet une collaboration plus étroite entre l’architecte et l’ingénieur thermicien. Cette collaboration suppose au moins trois conditions indispensables : la sensibilisation des architectes à la thermique du bâtiment, la sensibilisation des thermiciens à la culture architecturale et la mise en place d’un nouveau processus de collaboration dans le respect des prérogatives de chacun (Jacques Allier, architecte, article « les BET thermiques seront-ils à la hauteur ? », Le Moniteur, 29/11/2010). La notion d’équipe de maîtrise d’œuvre prend ici tout son sens, même pour les petits projets. Loin d’appauvrir l’acte de bâtir par l’emploi de recettes toutes faites, elle en élargit les perspectives et impose un savoir faire architectonique partagé.

SOURCES : http://www.plan-batiment.legrenelle-environnement.fr/index. php/actions-du-plan/121-comprendre-la-reglementation-thermique-2012 http://www.cstb.fr/actualites/webzine/editions/septembre2009/deux-innovations-pour-la-future-reglementation-thermique-2012.html Fiche pratique n°8 – Le Moniteur – 10/12/2010 Décret n°2010-1269 du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiqueset à la performance énergétique des constructions Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments

Olivier HONNET - ATELIER 970

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ENVIRONNEMENT


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MÉMOIRE FORMATION INGÉNIERIE, ARCHITECTURE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE UNE QUESTION DE CONTEXTE - EMILIE MARTOT

1.

INTRODUCTION

Qu’est ce que l’architecture durable ou de haute qualité environnementale ? Est-ce à l’instar de la reconstruction un mode de conception envisagé de manière urgente dans un contexte particulier ? Est-ce une forme de standardisation de l’architecture devant répondre à un certain nombre de critères ? Ces questions engendrent aujourd’hui une période de bouleversement profond sur la façon d’envisager l’architecture et l’urbanisme, cette révolution est en partie liée au fait que nous tentons de nous conformer à la contrainte croissante des changements climatiques en renonçant à notre liberté conceptuelle au profit d’une technicité toujours plus vertueuse. De nombreux exemples d’architectures écoresponsables ou de haute qualité environnementale ont fait leur preuve aujourd’hui, pourtant la tendance environnementale semble prendre un caractère systématique et s’orienter vers une normalisation de l’architecture. Ce renouveau sur les fondements de la conception constitue pourtant une formidable opportunité pour les architectes. En évoluant vers une approche plus transversale et plus globale dans la manière de concevoir les projets, nous pourrions contribuer plus largement à l’amélioration de la qualité de vie. La notion de contexte apparaît comme fondamentale dans les questionnements et les choix des architectes par rapport aux enjeux du développement durable. Certaines solutions envisagées semblent totalement décontextualisées, ce qui paraît plutôt paradoxal lorsque l’on parle d’environnement. D’autres propositions au contraire préconisent une analyse profonde du contexte pour répondre aux objectifs environnementaux. Mais qu’en est-il vraiment de l’architecture dite « durable », il n’est pas toujours évident de déterminer les objectifs fondamentaux de la haute qualité environnementale. L’architecture durable réside-t-elle dans une réponse au contexte environnemental et sociétal ou dans la recherche d’une performance énergétique ? Ne risque t-on pas à travers ce débat d’altérer le projet architectural pour n’en faire qu’une réponse à des exigences énergétiques ? 2.

DES SOLUTIONS ENVIRONNEMENTALES DÉCONTEXTUALISÉES

Face aux dysfonctionnements que présente aujourd’hui le climat et aux nombreuses conséquences que cela peut avoir sur notre environnement et sur notre planète, il semble incontestable que nous devions changer radicalement notre manière de consommer. Dans l’histoire de l’homme, la construction d’un habitat ou d’un abri a constitué l’un des tous premiers témoignages d’une civilisation. A l’époque, les solutions constructives imaginées par nos ancêtres étaient généralement des réponses aux possibilités qu’offrait leur environnement. La technologie moderne nous a permis de nous affranchir de ses données climatiques et de concevoir avec une plus grande liberté. Aujourd’hui l’utilisation de panneaux solaires, de capteurs photovoltaïques, de VMC double flux…apparaissent comme la solution aux questions environnementales dans la construction. Qu’en est-il réellement de ces nouvelles technologies basées pour certaines sur l’utilisation d’énergies renouvelables ?

Sont-elles une véritable solution aux problèmes environnementaux ? Et surtout comment faire le bon choix parmi le panel d’options proposées. En tant qu’architecte, il est difficile de croire que nous pourrions résoudre l’ensemble des problèmes de surconsommation des bâtiments et en particulier de notre habitat, par la seule utilisation de ces nouvelles technologies. Elles paraissent totalement décontextualisées de la conception architecturale et de leur environnement. Il semble paradoxal qu’elles puissent constituer une solution efficace aux problèmes environnementaux dans la mesure où elles ne tiennent pas nécessairement compte du contexte. L’approche insouciante a longtemps prévalu, mettant en avant les équipements techniques permettant de s’affranchir du contexte climatique. A ce titre, l’architecture « internationale » qui s’est diffusée à travers le monde à partir des années 1950 est une vision tout aussi moderne du point de vue de la technicité que du point de vue de l’architecture. Après avoir subi les contraintes d’un site, ensoleillement, vent, végétation… le XXème siècle a proposé une architecture qui pouvait se libérer de toutes ses contraintes pour s’orienter vers une approche plus technique de l’architecture. L’architecture internationale n’est pas seulement un style ou un mouvement commun à tous les pays, elle est surtout une approche conceptuelle qui a donné une formidable autonomie à l’architecture. Grâce à la technologie, les espaces se sont libérés des fonctions prédéfinies ainsi que des contraintes climatiques et atmosphériques. Mais cela a également contribué à rompre le lien entre l’architecture, la ville et la nature. Si bien que les variations de saisons, de climat et de temps sont devenues synonymes d’inconfort tandis que la constante est devenue synonyme de confort. C’est une vision qui est en train d’être remise en cause aujourd’hui. Nous devons nous réapproprier ces variations et en tirer parti. C’est sans doute, la seule condition qui nous permettra de vivre dans des habitations dont on peut se permettre d’ouvrir les fenêtres sans craindre de perdre toute la chaleur ou la fraîcheur accumulée. La technologie pourra en effet contourner de nombreux obstacles face aux problèmes environnementaux, excepté peut être, celui de la qualité de vie, qui est à mon sens une notion différente de celle de confort. La question du développement durable attribue une importance considérable à l’environnement. Appelant à une réponse plus localisée, plus en cohérence avec son climat. Par conséquent la production de haute qualité environnementale doit poser la question de l’adaptation de la forme urbaine et de la forme architecturale au climat et plus largement aux données du contexte. 3.

UN RETOUR AU CONTEXTE

Les positionnements sur les questions environnementales, varient considérablement d’un individu à l’autre. Certains voient dans le progrès la solution à tous les problèmes considérant que l’homme grâce à sa technologie est capable de recréer ou de réparer tout ce qu’il a fortement contribué à détruire. D’autres à l’inverse, dans une position tout aussi radicale, remettent en cause la présence de l’homme sur Terre. Ils considèrent que par sa nature même, qui le pousse à domestiquer et à contrôler la nature, l’homme ne peut cohabiter


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avec d’autres espèces sans aboutir à la destruction de son environnement. Parmi ces différents points de vue, chacun tente de trouver des orientations, des pistes ou des solutions pour améliorer les choses. Dans la mesure où elles jouent un rôle direct et primordial avec les orientations de l’environnement, les disciplines telles que l’architecture, l’urbanisme et le paysage se retrouvent au cœur du débat Les archéologues soulignent l’étonnante continuité du bâti rural depuis le néolithique. Dans le monde, une attitude commune peut être soulignée : depuis toujours, l’homme utilise en premier lieu ce qu’il a sous la main, construit souvent de manière limitée et s’attache toujours à trouver des astuces qui lui permettront de répondre au mieux aux conditions climatiques du milieu dans lequel il s’installe. L’architecture vernaculaire se définit par cette volonté de construire en fonction des possibilités du lieu et du climat tout en proposant un habitat convivial et agréable. Le Clos masure est la principale forme d’habitat traditionnel du paysage du Pays de Caux, une région principalement rurale de la Seine Maritime. Il constitue un exemple tout à fait caractéristique d’une forme de construction d’habitat rural. Cette forme d’habitat associant arbres et bâti est tout à fait singulière. A travers le Clos masure, on comprend comment le modèle d’habitat régional pouvait en l’absence de technologie trouver des réponses au confort dans la conception même de l’habitat. La conception complète du clos masure : le fossé cauchois, l’essence des bois utilisés, la présence des mares, l’orientation des constructions jusqu’aux quelques fleurs plantées sur les faîtages tournent autour d’une seule et même problématique : répondre à des besoins définis de vie et de travail. Le clos masure fonctionne autour d’une notion de préservation et de réutilisation des ressources du site. Les moyens de l’époque étant très limités, tous les éléments mis en œuvre devaient œuvrer dans une logique de fonctionnement global du clos masure, à la fois dans la préservation et la survie de celui-ci mais également dans une recherche de confort. Il est vrai toutefois que la notion de confort à l’époque des clos masure était très différente de la notion de confort aujourd’hui. A l’époque il s’agissait de préserver le bétail, les cultures et l’habitat des intempéries et des risques climatiques, mais surtout de ne manquer de rien et de pouvoir satisfaire aux besoins de tous. Ces constructions traditionnelles bien qu’elles soient aujourd’hui obsolètes dans la mesure où leur forme est rattachée à une organisation et des fonctions qui n’existent plus à notre époque, nous donne une certaine leçon sur la façon d’aborder la construction. Néanmoins, la réponse de l’architecture sur les questions environnementales ne peut se limiter à un retour sur le mode de conception de nos ancêtres, le thème du développement durable doit être abordé de manière globale. La transformation des modes de vie est par ailleurs un des enjeux majeurs de la conception durable puisqu’il induit un bouleversement des villes, des modes de circulation et de l’habitat.

4.

LE VORARLBERG UNE RÉPONSE GLOBALE AUX QUESTIONS ENVIRONNEMENTALES

Les enjeux qui définissent le développement durable sont à la fois d’ordre économique, d’ordre social et d’ordre environnemental. Pour qu’une architecture soit à la fois viable économiquement, temporellement et socialement, elle doit s’appuyer sur une analyse globale du contexte et s’organiser autour des différents réseaux de la société. La conception architecturale, pour offrir une réponse cohérente à la notion de développement durable, doit passer par une recontextualisation. Le Vorarlberg est un petit Land Autrichien qui a su en quelques décennies intégrer les principes qui définissent le développement durable dans son architecture et dans son quotidien. Il a construit son exception culturelle autour de projets originaux d’architecture et d’urbanisme dans une approche globale. Un des initiateurs de l’architecture du Vorarlberg fut Roland Rainer, architecte, urbaniste théoricien et professeur à l’Académie des beaux-arts de Vienne. A travers son enseignement, il fit découvrir une nouvelle approche de la conception, notamment l’adaptation du projet à son contexte et à sa fonction. Une mise en œuvre tenant compte de la spécificité des matériaux et de leurs caractéristiques physiques, l’importance du soleil… Rainer mettait en avant la responsabilité de l’architecte vis-àvis de la société, de l’importance de concevoir des projets à l’échelle de l’homme. Ce qui a permis au Vorarlberg de développer une approche globale dans la construction écologique, réside également dans le fait qu’une nouvelle culture de la construction et de la communication ait été mise en place. Afin de faciliter les échanges et de prendre en considération l’ensemble des points de vue et des intérêts, les acteurs de la construction ont étendu leur rôle à d’autres compétences plus larges. La construction écologique est un processus d’apprentissage mutuel, il n’existe pas de recette ni de modèle à suivre à tout prix. La construction dans le cadre d’un développement durable exige que les participants soient prêts à aller au-delà de leur propre rôle voire même à remettre en question certaines de leurs habitudes. Afin de répondre de manière cohérente aux questions environnementales, ils doivent ensemble fournir un effort de coordination, il est impératif qu’ils assurent une communication et une coopération à l’intérieur de leur structure. Le développement durable ne peut être envisagé que dans une approche commune à travers un travail d’équipe audelà des intérêts personnels de chacun. Dans le Vorarlberg, ce processus de construction semble fonctionner parfaitement. Par ailleurs le Vorarlberg a su intégrer une démarche sociale et un développement économique autour de l’architecture. Aujourd’hui on peut considérer que le Vorarlberg offre une vraie réponse au développement durable, on sait qu’il n’existe pas de solution toute faite à l’architecture de haute qualité environnementale, il n’y a pas de modèle préétabli ou de recette à appliquer pour réaliser un projet durable. A travers sa démarche globale, commune et intégrative, le Vorarlberg nous enseigne que la solution réside plutôt dans un ensemble de données que dans une approche individuelle même contextualisée de l’architecture. Le Land est performant à tous les niveaux, l’Ecopass est une référence qui prend en compte une quantité de données très importante pour réaliser un projet écoresponsable, en même temps il sert d’unique référence à tout le monde et intègre la question des subventions. On s’aperçoit que tout est lié et tout fonctionne comme un ensemble cohérent.

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MÉMOIRE


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5. CONCLUSION Concevoir, bâtir et évoluer selon une démarche durable est une chose complexe. Bien que les solutions qui se mettent en place aujourd’hui soient loin de résoudre l’ensemble des problèmes auxquels nous sommes confrontés, elles ont cette qualité d’exprimer une volonté d’évoluer de manière positive dans notre rapport à l’environnement. Le contexte est une notion essentielle parce qu’elle pose la question de ce qui se passe autour d’une construction, en amont et en aval de la réalisation. Elle soulève un certain nombre d’interrogations quant aux causes et aux conséquences de l’acte de bâtir. A ce titre, certaines solutions préconisées pour construire, de manière plus respectueuse de l’environnement, semblent résoudre essentiellement un aspect qui est la consommation énergétique d’un bâtiment. Pourtant se développer et construire de manière durable n’est pas seulement lié à la performance énergétique, cela soulève des questions d’ordre social, environnemental, économique… La région du Vorarlberg, semble être un exemple particulièrement intéressant puisque les acteurs de la construction ont une vision globale concernant l’environnement. On peut voir comment l’architecture interagit avec tout le reste et comment la région envisage son développement. La différence principale avec le système français réside dans le fait que notre démarche à nous est segmentée, abordée de manière décontextualisée et dissociée entre de nombreux acteurs. Nous trouvons des solutions à des problèmes urgents sans vraiment prendre en compte le contexte global et travailler ensemble pour un développement durable. Une des raisons réside dans le fait que les politiques locales ne sont sans doute pas assez autonomes et ne disposent pas de suffisamment de pouvoir pour envisager un travail croisé et global comme c’est le cas dans le Vorarlberg.

Malgré tout, en attendant que les choses changent et évoluent, je pense que nous pouvons en tant qu’architecte d’ores et déjà apporter des solutions. Ma première réaction face aux questions environnementales a été de ne plus savoir dans quelle logique travailler et avancer pour pouvoir proposer une architecture durable. L’impression était que bientôt nous fabriquerions tous exactement les mêmes constructions, avec les mêmes matériaux, les mêmes orientations, et que nous proposerions tous les mêmes solutions. Finalement je pense que l’analyse du contexte peut constituer une première approche. En étudiant l’environnement social, climatique, économique, réglementaire et autre d’un lieu, nous pouvons trouver des réponses tout à fait adaptées et cohérentes sans tomber dans la « recette » de la construction durable et tout en continuant à produire une architecture contemporaine, et qualitative. L’architecture du Vorarlberg, mais également celle du clos masure, nous montrent qu’au-delà de la technologie, nous disposons de solutions qui sont à portée de main. Emilie MARTOT


HMONP LA FORMATION À L’HABILITATION À L’EXERCICE DE LA MAÎTRISE D’ŒUVRE EN SON NOM PROPRE DANS LA RÉGION HAUT NORMANDE Depuis juin 2005, le diplôme d’architecte a changé de nom, le diplôme d’Etat (DE) s’est substitué à celui de DPLG. Plus qu’un simple changement de forme, cette nouvelle appellation a été l’aboutissement d’une réforme des études d’architecture. Comme l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur, les écoles ont réorganisé les études en deux cursus : licence (bac+3), d’une part et master (bac+5) et/ou doctorat (bac+8) d’autre part. L’exigence de l’harmonisation européenne a par ailleurs amené les écoles d’architecture à délivrer le diplôme d’architecte à l’issue de cinq années d’études au lieu de six auparavant. Ce nouveau titre n’est pas l’équivalent de l’ancien : le diplômé d’Etat peut exercer le métier en tant que salarié, mais il ne peut endosser les responsabilités personnelles de l’architecte telles qu’elles sont définies par la loi de 1977. En effet, au terme de sa formation initiale, l’architecte DE peut choisir de poursuivre ses études et opter pour différentes formations complémentaires. La HMONP est aujourd’hui obligatoire pour s’inscrire à l’Ordre des architectes en vue d’exercer à titre libéral (indépendant ou en société). Elle est délivrée dans le cadre d’une formation accessible à des candidats s’inscrivant, soit immédiatement après l’obtention de leur diplôme d’Etat, soit après une période d’activité professionnelle tenant compte alors des acquis de leur expérience. Cette formation comprend des enseignements théoriques, pratiques et techniques portant sur trois domaines spécifiques : les responsabilités personnelles du maître d’œuvre, l’économie du projet et le cadre réglementaire et normatif. L’enseignement théorique est étroitement associé à une mise en situation professionnelle qui s’effectue dans les secteurs de la maîtrise d’œuvre architecturale et urbaine. Force est de constater, que cette formation est le fruit d’une meilleure reconnaissance par les écoles des évolutions de la profession. En Haute Normandie, cette formation s’est organisée de manière à être l’expression de relations nouvelles entre l’école d’architecture et les organisations professionnelles. Depuis 2006, la formation a ainsi été l’occasion d’un rapprochement entre l’école et les architectes de la région par l’intermédiaire des rencontres tripartites organisées entre les directeurs d’études, les architectes DE en formation et les tuteurs des entreprises d’architecture, ou à l’occasion des échanges lors des jurys de soutenance de la HMONP, ou encore à l’occasion des enseignements théoriques donnant lieu chaque année à des contributions des professionnels. Conçue comme une formation en alternance entre école et entreprise d’architecture, c’est le principe clairement affiché d’un partenariat entre l’école et les entreprises d’architecture qui a permis et qui permet sans doute aux professionnels de s’impliquer dans ce système de formation. BILAN DE LA FORMATION DEPUIS SA MISE EN PLACE Les architectes DE sont encore nombreux à s’inscrire en formation HMONP juste après l’obtention de leur diplôme de fin d’études initiales. Et ce, alors qu’à l’occasion des réunions de présentation de la formation, les enseignants mettent très clairement l’accent sur la nécessité d’une maturité et d’une compréhension des enjeux de la profession pour être à même de s’engager dans ce projet de formation.

Les raisons invoquées par les postulants sont multiples : - en terminer avec les études, - avoir la possibilité de répondre à des concours d’architecture si l’occasion s’en présente, - acquérir un savoir faire plus professionnalisant afin d’être plus opérationnels dans les agences d’architecture. Le choix de suivre cette formation a très rarement pour objectif de s’installer aussitôt comme architecte en titre, les architectes DE ayant en général largement conscience du fait qu’ils ne sont pas prêt à endosser les responsabilités de l’exercice de la maîtrise d’œuvre en leur nom propre ainsi que celles de chef d’entreprise aussi rapidement. Ce sentiment se renforçant d’ailleurs au fur et à mesure de la formation. Chaque année, entre les mois de juillet et novembre, les jeunes architectes DE recherchent une entreprise d’architecture acceptant de les salarier et de les accompagner dans la formation HMONP. A l’automne 2010 ils étaient 50 pré-inscrits et seuls 35 candidats ont réussi à trouver un emploi avant la date de clôture des inscriptions, soit le 3 décembre 2010. Si pour la plupart d’entre eux, la mise en situation professionnelle s’effectue sur le territoire Haut Normand, il est constaté que les lieux de mise en situation professionnelle ont cependant tendance à s’éloigner de l’école. En 2008-2009, plus d’1/3 des architectes DE étaient sous contrat dans des entreprises situées à plus de 100 kilomètres de Rouen (Caen, Paris, Lyon, Cherbourg, Amiens…). Après l’obtention de leur habilitation, les architectes sont très souvent embauchés en CDI dans leur entreprise de mise en situation professionnelle. Pour certains, c’est le projet d’une association avec leur tuteur qui est visé à court ou moyen terme. Pour d’autres enfin, c’est l’inscription au tableau de l’ordre afin d’exercer en son nom propre qui leur permet de donner suite à un projet professionnel qui a fait l’objet d’une préparation active. Depuis 2007, le tableau de l’ordre de la Haute Normandie a ainsi enregistré 8 inscriptions d’architecte HMONP. Ce diplôme, ainsi que la formation qui l’accompagne, permet donc aux jeunes architectes de mieux envisager leur projet professionnel en mettant en place les conditions d’une vraie réflexion sur l’évolution du contexte et le cadre de l’exercice qu’ils envisagent de mettre en place. Les échanges entre les différents partenaires de la formation permettront peut-être aussi de contribuer à créer les conditions d’un véritable réseau entre les architectes de la région ? Les points de vue sur la formation des architectes engagés dans la profession sont multiples, mais dans la plupart des cas, les architectes employeurs et tuteurs apprécient la capacité des ADE à les aider à réfléchir sur l’état de leur entreprise d’architecture : les thèmes de formation des ADE devenant l’occasion d’une nouvelle lecture de l’exercice professionnel et des outils de l’entreprise. Ils apprécient également l’enthousiasme et la curiosité dont ils font preuve. Les architectes employeurs demandent cependant que leur statut de formateur soit mieux reconnu et valorisé. Après 4 ans de mise en place de la formation, les architectes maîtres d’œuvre, les enseignants des écoles d’architecture et le ministère de la culture ont pris rendez-vous fin janvier 2011 afin de dresser un bilan des pratiques dans les régions au regard de la formation et des situations professionnelles des architectes diplômés d’Etat ayant obtenu leur habilitation à exercer la maîtrise d’œuvre en leur nom propre. Un compte rendu de ces échanges sera communiqué à l’occasion de la parution du Champs visuels du mois de février. Annicka Julien Architecte dplg - Enseignante à l’Ensa de normandie En charge de la formation HMONP

Conseil Régional de l’Ordre des Architectes - 19

FORMATION


CHAMPS VISUELS n°84 • janvier 2011 - 20

EMPLOI

AGENDA

DEMANDES D’EMPLOI ARCHITECTES

ASSISTANTES

Julien PEGAZ-BLANC 91 rue de Longpaon 76160 Darnétal Tél : 06 26 23 14 23 Etudiant à l’ENSAN

Anne BOSCHER Rue de la Petite vitesse Résidence les Pénitents – Appt 2 76270 Neufchâtel-en-Bray Tél : 06 79 50 97 86 Titulaire du Baccalauréat Sciences et Technologies option Action Communication Administrative + BTS Assistante de Direction

Recherche emploi en agence d’architecture

Stéphane BRENIER 22 rampe Cauchoise 76000 Rouen Tél : 02 76 00 44 91 Titulaire du diplôme d’études fondamentales en architecture et du DPLG Recherche emploi en agence d’architecture

Pierre MORIZET 22 rue Beffroy 76000 Rouen Tél : 06 09 76 96 31 – 02 35 89 77 15 Titulaire du diplôme d’Etat d’architecture Recherche emploi en agence d’architecture

Noémie HULIN La Bretonnière 14230 Neuilly-La-Forêt Tél : 06 17 55 36 22 Titulaire d’un master en architecture, mention « théorie et critique » et d’une licence en architecture à l’ENSAT Recherche emploi en agence d’architecture

Maxime BOUDIER 20 Boulevard André Siegfried 76130 Mont-Saint-Aignan Tél : 06 59 98 87 81 Titulaire du Baccalauréat Professionnel Technicien du bâtiment « Etudes et Economie de la construction » Recherche emploi en agence d’architecture

Yohan LEBOULEUR 27B rue Emile Maletra 76140 Le Petit Quevilly Tél. 06 03 36 07 09 Recherche emploi dessinateur projeteur

Lucille VERHOEVEN 32 rue de Lausanne 76 000 Rouen. Tel : 06 20 50 68 39

Recherche emploi en agence d’architecture

Romain TROUILLET 77 rue du Chemin de Fer 61300 St Ouen/Iton Tél. : 06 77 01 63 87 Formation de collaborateur libéral en cours

Recherche emploi à mi-temps en agence d’architecture

Recherche poste administratif

Nathalie HUGUET 7 rue Géricault 76420 Bihorel Tél : 06 21 01 31 20

Recherche emploi pour un poste d’assistante secrétaire polyvalente en cabinet d’architecture

Patricia VARIN Résidence les Quatre Cantons 39 allée de Fribourg 76000 ROUEN Tél. : 02 35 61 94 21 Assistante d’agence confirmée

Recherche emploi en agence d’architecture

OFFRES D’EMPLOI Agence Ulysses 15 rue du Moulin à Poudre 76150 Maromme Tél. : 02 35 33 30 76

Recherche architecte expérimenté

Studio BDA 33 quai de Southampton 76600 Le Havre Tél. : 02 35 21 26 45

Recherche secrétaire technique à mi-temps CDD de 6 moi

OFFRES & DEMANDES D’EMPLOI : Plus d’informations sur demande à l’Ordre des Architectes. Les demandes et offres d’emploi sont diffusées une seule fois. Pour un renouvellement, merci de prévenir le secrétariat de l’Ordre : Tél. : 02 35 71 46 88 / Fax : 02 35 88 70 71 / @ : lucie.dorange@croanh.fr Vous avez également la possibilité de diffuser votre annonce directement sur le site du Conseil National de l’Ordre des Architectes : www.architectes.org

10 septembre 2010 : réunion de bureau et de conseil 01 octobre 2010 : réunion de bureau et de conseil 07-08 octobre 2010 : session formation Ingénierie, Architecture et Développement Durable 28 octobre 2010 : session formation Ingénierie, Architecture et Développement Durable 29 octobre 2010 : réunion de bureau et de conseil 19 novembre 2010 : réunion de la Commission Communication 01 décembre 2010 : commission des Finances 01-02 décembre 2010 : conférences des Régions 03 décembre 2010 : réunion de bureau et de conseil 17 décembre 2010 : réunion de bureau et de conseil


• 10 septembre 2010 INSCRIPTIONS Jean-Baptiste RICCI Architecte ADE Titulaire HMONP - 76000 Rouen SARL D’Architecture François COLOMBIER - 76230 Isneauville Associé : F. Colombier Atelier d’Architecture 2S - 76130 Mont-Saint-Aignan Associé : M. Soltani TRANSFERT Patrick LE MOEME - Transfert vers CROA Basse Normandie

EXPOSITIONS MINIMAOUSSE 4 CONSTRUIRE XXS POUR LES + PETITS 08 Décembre. 2010 - 27 Février. 2011 Cité de l’architecture et du Patrimoine

Conseil Régional de l’Ordre des Architectes - 21

TABLEAU

Depuis 2003, le concours biennal de microarchitecture Minimaousse dont le commissariat est assuré par Fiona Meadows , entend prouver par l’exemple que la petite échelle peut se décliner en architecture à travers de multiples projets et objets rivalisant d’inventivité et de poésie, qui représentent une alternative radicale face à la standardisation du quotidien, à l’arbitraire de la mise aux normes. Pour sa quatrième édition, le concours invitait les étudiants des écoles d’architecture mais aussi de design, d’art, de paysage et d’ingénieurs, à « Construire XXS pour les + petits » en bois, carton ou papier. Sur 500 projets reçus, 6 équipes ont été lauréates et ont réalisé chacune un prototype à l’école supérieure du bois à Nantes. La Tunisie était le pays invité de cette édition.

RADIATIONS EURL R.I.A (Jildaz RONCERAY) - Dissolution au 31 mars 2010 Jildaz RONCERAY - Démission Alain ANDRE - Décès le 5 juin 2010 • 01 octobre 2010

Xavier SANCTOT Architecte DPLG – Salarié CBA - 76000 Rouen Johnny CREVET Architecte DPLG – Salarié CBA - 76000 Rouen Pierre AVENEL Architecte ADE – Titulaire de la HMONP – Libéral - 76000 Rouen RADIATION Eric LEONE  Conformément à sa demande du 14 septembre 2010 • 29 octobre 2010

VOYAGE EN CAPITALE - Louis Vuitton & Paris 16 Décembre. 2010 - 27 Février. 2011 Musée Carnavalet - Paris Luxe, esthétique et fonctionnalité sont les maîtres-mots d’un savoir-faire, vieux de 150 ans, associé à la célèbre maison parisienne Louis Vuitton. L’épopée créative de cette dynastie connaîtra de nombreux jalons essentiels dans l’art du voyage : la malle plate, la toile imperméable Trianon, la celèbre toile Monogram aux motifs vénitiens ou encore la serrure inviolable. L’évolution des matériaux, des techniques et de l’esthétique générale des malles accompagnera la révolution des transports, tout en suscitant de nombreuses collaborations artistiques, voire de nombreux détournements, de Bob Wilson à Damien Hirst, en passant par Murakami...Cédé au magnat Bernard Arnault, la marque deviendra à partir de 1987, l’emblème du premier groupe de luxe mondial, LVMH. www.louisvuitton-voyageencapitale.com

INSCRIPTIONS Chloé LANGEROME Architecte DPLG – Libéral - 27300 Boissy Lamberville Jean-Pierre GUILBERT Architecte DPLG – Libéral - 76000 Rouen SARL d’architecture OHFA - 27550 Nassandres Associé unique : F. Heudron • 03 décembre 2010 INSCRIPTIONS Patrice TAFFOU - Architecte DPLG – Libéral - 76140 Petit-Quevilly CAS’ART - SARL d’Architecture - 76000 Rouen Associé unique : F. Faure

VALODE & PISTRE ARCHITECTES - TOURS 02 Février. 2011 - 26 Février. 2011 La Galerie d’Architecture

Swanhild BRISSET - Architecte - 76000 Rouen

6 tours étudiées et réalisées par l’agence. Elles sont implantées aux quatre coins du monde et seront regroupées à l’occasion de cette exposition dans un quartier imaginaire. Ce rapprochement illustre que la démarche de Valode & Pistre, plutôt qu’un style, est la recherche d’un écho singulier avec chaque contexte. Les tours, objets architecturaux extrêmes, sont des exercices complexes d’optimisation des conditions de vie et de confort et des performances structurelles et énergétiques. Pourtant chacune raconte une histoire unique porteuse de symbolique et de poésie qui a pour ambition de faire passer l’utilisateur et le spectateur de la raison à l’adhésion.

La Manufacture d’Architecture - SELARL - 76000 Rouen Associés : Y. Ambroset et S. Brisset HONORARIAT François PONSAR

Crédits photo : COLLECTION LOUIS VUITTON / ANTOINE JARRIER

INSCRIPTIONS Fabrice PLANTEROSE Architecte DPLG – Libéral - 76240 Belbeuf


CHAMPS VISUELS n°84 • janvier 2011 - 22

M.A.

ÉDITO

RETROUVEZ-NOUS SUR www.mdahn.fr

UNE AMBITION RENOUVELÉE

« UN NOUVEAU LIEU POUR L’ARCHITECTURE » En 2004, une nouvelle Maison de l’architecture naissait en Haute-Normandie. La petite équipe de cette époque était animée d’une ambition très forte : « ouvrir cette association » à tous ! Dans ce « tous », il y avait deux grandes familles indissociables : d’une part le grand public pour qui nous travaillons c’est-à-dire les usagers de l’urbanisme et de l’architecture et d’autre part les acteurs de l’acte de construire que sont les politiques, les maîtres d’ouvrage, les entreprises, les fabricants, la maitrise d’œuvre avec les architectes, les économistes, les bureaux d’études, les paysagistes, les designers, les artistes, etc… Réunir le monde professionnel pour échanger et se former aux enjeux et aux réalités de notre époque en s’adressant en permanence aux usagers au travers de toute une série de manifestations a constitué pendant ces 6 ans la politique de la M.a dans ses missions de diffusion de la culture architecturale et de formation. Aujourd’hui avec plus de 220 adhérents très diversifiés, la maison de l’architecture de HauteNormandie poursuit et développe son projet sur l’ensemble du territoire régional pour promouvoir la qualité architecturale auprès des professionnels et du grand public. Elle conçoit et met en œuvre des actions de médiations et de formations, sous la forme de publications, d’expositions, de rencontres, de débats, de visites d’opérations, de chantiers et de voyages d’étude. Elle organise un grand événement annuel : « Le Mois de l’architecture contemporaine » importante manifestation de sensibilisation du grand public, qui s’étend depuis 2010 sur les deux régions normandes, grâce au partenariat avec la Maison de l’architecture de Basse-Normandie qui a souhaité nous rejoindre sur cette idée d’un Mois entier consacré à l’architecture contemporaine. En six ans, l’équipe bénévole et salariée de la M.a a su non seulement proposer une large gamme d’offres en direction de ses publics, mais aussi se positionner comme un acteur régional incontournable pour l’architecture et l’urbanisme. La cinquantaine de partenaires officiels avec laquelle elle travaille dans les secteurs publics et privés, atteste de ce positionnement stratégique. Aujourd’hui, la M.a est sollicitée par ses partenaires habituels et par des nouveaux partenaires pour amplifier ses projets ou se saisir de nouveaux enjeux comme la valorisation de l’évolution urbaine des agglomérations rouennaise, havraise, ébroïcienne ou encore l’intégration des réflexions du grand Paris dans les logiques d’aménagement urbain et architectural de la Haute-Normandie. Au niveau national le Réseau (association regroupant les 32 maisons de l’architecture françaises) nous sollicite pour prendre des responsabilités dans l’organisation de la Biennale d’architecture contemporaine de Strasbourg en 2011, ou dans celles du colloque international de l’architecture à Tokyo en septembre prochain ! Or en l’état actuel, l’association commence à atteindre ses limites de fonctionnement et il ne nous est pas possible de répondre à toutes les demandes qui nous sont faites. L’ouverture de nouveaux projets impose de repenser le fonctionnement de l’association, les compétences et le nombre de salariés mais aussi le devenir de la participation bénévole. Un positionnement plus affirmé dans la région implique par ailleurs de reconsidérer la visibilité de la Maison de l’architecture, notamment en termes d’espace de travail et de médiation. Les locaux actuels inaugurés en 2008 ne présentent ni la superficie, ni l’accessibilité nécessaires à une appropriation de la M.a par un public élargi professionnel et non-professionnel.

En France, le pavillon de l’Arsenal, Arc en Rêve, la maison de l’architecture de Bordeaux, le Récollets et d’autres lieux nous donnent des pistes pour une M.a n°3 (après la rue Jeanne d’Arc et le blvd de l’Yser à Rouen). A l’étranger des villes comme Göteborg ou Stockholm en Suède, Copenhague au Danemark et bien d’autres nous montrent des lieux dédiés à l’urbanisme et à l’architecture contemporaine, à la médiation, à la mise en valeur de projets ambitieux dans leurs régions et leurs agglomérations. Ces lieux intéressent aussi bien les professionnels que les habitants et les visiteurs du monde entier, ces espaces sont aussi des lieux d’expositions, de médiations, de rencontres et de débats. Prenant en compte les opportunités spatiales pertinentes, qui ne sont sans doute plus très nombreuses (exemples les hangars sur les quais de Rouen), il nous semble urgent de préciser et de valider les contenus d’un tel projet. Pour cela nous avons Anne Le Bellego et moimême, commencé par rencontrer le Président de la CREA pour lui faire part de cette idée. Il ne nous a pas découragé, il en est de même pour la ville de Rouen. Nous avons également abordé ce sujet avec les deux conseils généraux de l’Eure et de Seine-Maritime ainsi bien sûr qu’auprès de la Région de Haute-Normandie. En parallèle, nous avons reçu le soutien total du nouveau Président de l’Ordre Régional des architectes de Haute Normandie, Laurent Le Bouetté, avec qui nous partageons la conviction que l’ossature de ce lieu culturel « interprofessionnel » serait articulée autour de la Maison de l’architecture bien sûr, mais aussi de l’Ordre des architectes et du pôle formation avec le CREPA. A charge à ce noyau, de fédérer des partenaires ouverts aux thèmes de la médiation, de la valorisation architecturale et urbaine, des rencontres interprofessionnelles des acteurs de l’acte de construire. A charge à cette équipe de mettre en place avec tous ces acteurs qu’ils soient publics ou privés, les conditions financières adaptées à l’investissement et au fonctionnement de ce nouveau lieu. C’est donc sur ces bases que la M.a vient de confier à une société de Conseil « Michel Quiot Consultants » une mission d’accompagnement pour un nouveau projet prospectif dont les objectifs sont : - de disposer d’un projet renouvelé pour la M.a, bâti sur la base d’un rayonnement plus important et confortant son positionnement ressource - de mobiliser les partenaires de la Maison de l’architecture autour de ce nouveau projet dans une dynamique de complémentarité, d’accroissement et d’optimisation des projets.

La première phase est engagée et nous communiquerons dans les mois qui viennent sur son avancement. L’année qui vient de s’achever a sans doute été la plus forte en activités, rencontres, expositions, voyages que la Maison de l’architecture a organisé depuis 6 ans. Le programme 2011 en dépit d’un contexte économique difficile, notamment pour les collectivités locales, s’annonce tout aussi riche. Nous sommes heureux de voir se développer les comités de pilotage qui réfléchissent, proposent et parfois portent des actions, l’exemple du Havre est à cet égard très encourageant pour l’avenir, avec un groupe d’architectes, d’artistes, d’enseignants qui fabriquent aussi le Mois de l’architecture au Havre ! Autre motif de satisfaction la réussite du club partenaire avec là aussi l’arrivée d’agences d’architecture qui viennent s’impliquer et soutenir financièrement l’Association. Les perspectives pour 2011 et les années à venir sont donc passionnantes. Nous savons que le contexte sera difficile, mais c’est pour cela qu’il est indispensable que nous soyons actifs, dynamiques, solidaires et que nous prêtions une attention particulière aux uns et aux autres, la Maison de l’architecture est un lieu de rencontres, d’échanges et d’écoute. Le Conseil d’Administration, Anne Le Bellego, Lynda Mirville, Frédérique Mougeot et moimême, vous remercions chaleureusement pour votre participation, votre soutien et votre aide. Nous comptons encore plus sur vous pour rendre possible ces projets ambitieux. Nous vous souhaitons une très très bonne année 2011 et un super Mois de l’architecture à partir du 1er mars 2011 ! Pascal Victor Président de la Maison de l’architecture de Haute-Normandie Vice Président du Réseau des Maisons de l’architecture


COMPTE RENDU & NOUVEAUX MEMBRES Le 23 septembre dernier s’est déroulée l’assemblée générale ordinaire de la maison de l’architecture dans la salle Marcel Paul à Petit-Quevilly. A cette occasion les adhérents et membres du club partenaire ont été réunis. A l’ordre du jour : la présentation du rapport d’activité 2009-10, les projets et les perspectives, le bilan financier et l’élection du Conseil d’administration. L’ensemble de ces éléments a été accepté à l’unanimité. La feuille de route redéfinie début 2010, entérine et reconduit les objectifs de 2004, à savoir, priorité à la promotion de l’ar-

chitecture contemporaine selon 3 axes de travail : la relation architecture contemporaine et patrimoine, le développement durable et le développement de partenariats avec les pays scandinaves. Auxquels s’ajoutent en 2010 les exigences suivantes : faire connaître d’avantage la m.a en mettant en œuvre des outils de communication, et ouvrir son lieu et ses projets à des approches transversales et culturelles afin de brasser les publics. Le rapport d’activité qui atteste du dynamisme de la maison de l’architecture, de part ses activités régulières : visite, confé-

rence exposition mais aussi de part sa capacité à réagir à l’actualité et à la demande de ses partenaires. Du soutien de ses adhérents et des membres de son club partenaires, toujours en constante augmentation. Une visibilité de la m.a comme actrice et marqueuse du

paysage culturel rouennais la pousse vers un 3ème lieu. La maison de l’architecture est ouverte à tous. Merci à tous pour votre soutien ! Le rapport d’activité 2009/2010 est disponible au téléchargement sur le site internet de la ma : www.mdahn.fr

Suite aux démissions de Pedro Blasquez, Emmanuel Côme, Gérard Plessy, et Isabelle Chesneau, quatre nouveaux membres du conseil ont été élus lors de l’assemblée générale du 23 septembre dernier : Alexis Korganow, Sophie Lanchon, Valérie Parrington et Michel Rousset.

Valérie Parrington est architecte DPLG, programmiste pratiquant l’Approche Environnementale de l’Urbanisme, son cœur d’activité est l’architecture bioclimatique et écologique, la prise en compte des enjeux environnementaux dans les projets d’urbanisme par la sensibilisation, l’assistance à maîtrise d’ouvrage et la conception. « Je me suis rapprochée de la maison de l’architecture qui rassemble les usagers et les acteurs de l’acte de construire autour de ces mêmes objectifs : Faire avancer le « mieux vivre ensemble » en respectant au maximum notre environnement. Cela me semble être l’enjeu majeur de nos professions, un rôle clef pour les années qui viennent. Anne et Pascal ont créé un outil très efficace par l’ouverture vers d’autres pratiques avec les voyages, vers de la concertation avec les rencontres, vers de la sensibilisation avec les visites et les expos et toujours plus de communication. Je souhaite apporter ma part

au travail de l’équipe de la maison de l’architecture, car je suis convaincue de l’importance d’un regard collectif, de l’importance d’analyser nos productions d’hier et d’aujourd’hui avec un œil critique et constructif, de l’importance d’échanger, de travailler ensemble pour inventer des formes urbaines, qui anticipent sur les modifications majeures de notre climat et de la moindre disponibilité des ressources… »

Michel Rousset est architecte urbaniste en chef de l’Etat et Directeur du CAUE de l’Eure. « Les actions menées par la Maison de l’architecture de Haute Normandie et celles que mènent les CAUE sont portées par les mêmes finalités relatives à la diffusion de la culture architecturale et urbaine auprès d’un large public. Ma contribution au CA de la Maison de l’architecture sera guidée par ce souci de donner la meilleure qualité aux actions menées par la Maison de l’architecture et d’assurer leur

mise en cohérence avec celle du CAUE27 en s’appuyant sur les spécificités de chaque structure et en établissant ainsi les meilleures synergies possibles au bénéfice de la culture architecturale et urbaine du plus grand nombre. »

maison qu’est l’ATAUB. L’arrivée d’Alexis KORGANOW à la maison de l’architecture traduit une volonté d’investissement personnel en même temps qu’un engagement de l’ATAUB dans la promotion et la diffusion de la culture architecturale.

Alexis KORGANOW est architecte DPLG. Il a rejoint l’ATAUB en 2002 après une dizaine d’années d’expérience en région parisienne et après avoir soutenu un doctorat en urbanisme à l’université PARIS VIII (Directeur de thèse : J.L COHEN). Fraîchement installé en Normandie, il s’investit alors dans la création et le développement d’une antenne de l’ATAUB au HAVRE. En 2007, il prend la gérance de l’ensemble de l’agence et succède ainsi à son fondateur Eric LE VERDIER. Depuis, il s’emploie avec ses trois confrères associés (JeanLuc ARQUIN, Luc SAINT MARTIN et Patrick LE MOEME) à poursuivre et à renouveler l’activité de cette grande

Enfin Sophie Lanchon, également architecte DPLG est cogérante de la jeune agence d’architecture BABEL installée depuis deux ans à Rouen. « J’ai choisi personnellement de faire partie du conseil d’administration, mais c’est au nom du bureau BABEL que je souhaite participer et m’investir dans les activités de la maison de l’architecture. L’investissement de BABEL audelà du travail d’agence nous tient à cœur et fait partie des engagements que nous nous sommes fixés en créant notre structure. L’idée de partager et de faire partager notre expérience d’architecte au sein de la maison de l’architecture est une occasion nouvelle et enrichissante pour notre agence ».

MAISON DE L’ARCHITECTURE - 23

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE


CHAMPS VISUELS n°84 • janvier 2011 - 24

MOIS DE L’ARCHITECTURE En mars 2010, vous étiez 20 agences sur la Haute-Normandie et 26 sur la Basse-Normandie à participer à la journée « PORTES OUVERTES », pour participer à la prochaine édition demandez votre fiche d’inscription, en contactant la maison de l’architecture au 02 35 71 85 45 ou par mail : contact@mdahn.fr

La 6ème édition du Mois de l’architecture contemporaine en Normandie se prépare. La prochaine édition se déroulera en Mars 2011. Comme l’an passé des manifestations sont proposées à tous, autour de l’architecture contemporaine et de la ville : des expositions, du cinéma, des conférences, des visites, des parcours et une journée « portes ouvertes » des lieux où se conçoivent l’architecture et la ville. Nous renouvelons notre appel auprès de vous architectes, urbanistes, directeurs des services d’urbanisme pour participer à cette journée prévue le 30 mars 2011 de 14h00 à 18h00 pour ouvrir vos portes et accueillir les personnes curieuses de découvrir votre, vos métiers. Cette manifestation est pour vous l’opportunité de présenter vos projets, vos savoir-faire, votre façon de travailler, votre espace de travail et de sensibiliser à l’architecture contemporaine. Participer à cette journée, c’est contribuer à faire connaître l’ensemble de la profession, son fonctionnement, ses particularités, de toucher un public à la fois curieux et demandeur que ce soit sur la formation, sur la mise en œuvre d’un projet architectural. Les m.a de Haute et de Basse-Normandie en s’associant pour cet événement, vous donnent la possibilité de vous inscrire dans une manifestation régionale.

COMMENT ÇA FONCTIONNE ? Il suffit de vous inscrire auprès de la maison de l’architecture de Haute-Normandie. La liste d’inscriptions des agences et service d’architecture et d’urbanisme sera close au 10 février 2011. ENSUITE ? Une liste des agences participantes sur toute la Normandie sera éditée. Cette liste sera téléchargeable sur le site de la m.a www.mdahn.fr. Elle sera communiquée par nos soins à la presse, au service d’orientation et d’information, aux établissements scolaires et à toute personne qui en fera la demande. Afin de vous permettre de communiquer sur votre participation à cet événement et pour signaler l’ouverture de votre lieu aux publics ce jour-là, nous vous adresserons un mois à l’avance : - plusieurs affiches du Mois de l’architecture contemporaine à placer sur votre entrée ou devanture, dans votre agence, service…. - Des programmes du Mois de l’architecture contemporaine - Des invitations (version papier et fichier PDF) pour communiquer auprès de vos partenaires, clients, maîtres d’ouvrages, voisin, amis… - un communiqué de presse type à compléter et à adresser à vos correspondants de presse locale, pour qu’ils relayent votre participation à la journée « portes ouvertes » et pour qu’ils viennent vous rencontrer lors de cette journée.

18/20 LE DEVENIR DE SEINE SUD Le jeudi 18 novembre dernier s’est déroulé dans l’auditorium du Hangar H2O tout récemment inauguré par La CREA le 18/20 sur le thème « Quel projet pour Seine Sud ? » En effet, depuis 2006, suite à une situation économique qui se dégrade une réflexion sur le devenir de ce secteur est en cours. Un PDADD (Plan Directeur D’Aménagement et de Développement Durable) a été approuvé par le comité de pilotage (co-présidence du Président de La CREA et du Préfet de Région) en mars 2009, qui se fonde sur trois axes majeurs : développer et diversifier des activités de Seine-Sud, valoriser le cadre urbain et constituer une identité paysagère et enfin améliorer l’accessibilité de Seine-Sud. Acteurs, enjeux et déroulés des opérations de renouvellement urbain de ce vaste territoire qui s’étend de Oissel à Saint-Etienne-du-Rouvray sur près de 500 hectares, nous ont été présentés par Frédéric Sanchez, Maire de Petit-Quevilly et Vice-président de La CREA en charge du développement durable, de la politique ferroviaire et des coopérations territoriales, Alain Bardin Directeur du pôle Planification urbaine, urbanisme et habitat et par Bertrand Masson en charge du projet à la CREA. Véritable enjeu stratégique de développement, ce vaste territoire est une opportunité unique sur l’espace de la CREA. Il offre de réelles potentialités : que se soit dans la reconstruction du paysage (proximité de la zone Natura 2000), dans l’implantation de nouvelles activités (possibilité d’accueillir une entité industrielle de 20 hectares), dans sa capacité à maintenir une activité industrielle (aujourd’hui 600 emplois sur ce site) et à favoriser le redéploiement, l’extension et l’accessibilité quadrimodale des transports.


DENTELLES D’ARCHITECTURE

Cette exposition produite par la MAV NordPas-de-Calais a été inaugurée le lundi 15 novembre dernier en présence d’Yvon Robert Premier adjoint au Maire de Rouen et de Pascal Victor Président de la Ma. Cette exposition à travers la thématique de l’emploi de la double peau et de la résille dans l’architecture contemporaine présente 17 projets internationaux réalisés et non réalises. Les différents matériaux qui peuvent être mis en œuvre pour ce procédé à la fois esthétique et technique sont tour à tour mis

en lumière : résilles en béton, en résine, en métal …. Un parti pris architectural est employé à la fois pour des bâtiments publics comme la cité internationale de la dentelle ou pour des immeubles à destination de logements, de bureau... Des multitudes de déclinaison pour cette dentelle d’architecture à découvrir à la m.a jusqu’au 21 janvier 2011. Ensuite cette exposition sera présentée par le CAUE du Maine et Loire. Catalogue de l’exposition en vente à la m.a (prix 15€)

Autour de cette exposition une conférence sur le thème de la dentelle et de la résille a été donnée en partenariat avec le service animation de l’architecture et de patrimoine de la CREA à la Fabrique des Savoirs à Elbeuf, le jeudi 9 décembre.

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EXPOSITION


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PROGRAMME M.A. : 1ER SEMESTRE 2011 EXPOSITIONS DENTELLES D’ARCHITECTURE Jusqu’au 21 janvier 2011 Finesse du détail, jeux d’ombres portées, mystère et beauté du geste de la réalisation, les fragments de dentelle de pierre habillant les cathédrales gothiques ou les palais mauresques ont marqué l’histoire de l’architecture. Aujourd’hui dynamisée par l’utilisation des nanotechnologies, de logiciels informatiques et de matériaux ultra-performants, l’architecture réintroduit sous de multiples formes des résilles évoquant le dessin de dentelles. Les matières travaillées prennent le pas sur le matériau brut et redonnent de la noblesse à la question de l’ornement en architecture. Retour sur scène d’une idée de la beauté, laquelle finalement a toujours été au cœur de l’art de bâtir. Exposition produite par la maison de l’architecture et de la ville Nord Pas de Calais. JACQUES ETIENNE ET YVES FRECHON ARCHITECTES, TRAVAUX 1990 - 2010 Du lundi 1er mars au jeudi 15 avril 2011 L’agence d’architectes ATELIER jacques etienne - YVES FRECHON ARCHITECTES, installée dans la région depuis 1980 et à Rouen depuis 1993, consacre l’essentiel de son activité à des programmes régionaux de bâtiments publics et de logements. Leurs principales références portent sur les secteurs de l’enseignement, de la santé, de la culture et des sports. Réservée vis-à-vis des modes, leur architecture s’intéresse d’avantage au rapport du projet à son contexte et aux cohérences et continuités entre contexte, plan de masse, matériaux, organisation interne et expression architecturale. La maison de l’architecture revient, à travers une exposition, sur 30 ans d’architecture de notre quotidien. HABITER AUJOURD’HUI. CONCILIER DENSITÉ ET QUALITÉ DE VIE Exposition itinérante, visible dans diverses villes à partir de mars 2011. Pour plus de renseignements, consulter le site www.mdahn.fr ou prendre contact avec la ma. Chaque jour, en France, 160 hectares de terre ou de bois disparaissent au profit d’habitations, de zones commerciales ou industrielles et d’infrastructures de

transport. Ce phénomène s’étend au détriment de l’agriculture et de l’environnement. Face à une demande sociale plébiscitant la maison individuelle avec jardin, cette exposition se veut une aide à la décision au service des habitants, des élus, des maîtres d’ouvrage et des maîtres d’œuvre, pour promouvoir des nouvelles formes d’habitat compactes dans l’objectif d’une gestion économe des sols : l’individuel groupé (habitat en bande, juxtaposé, superposé, maisons accolées, mitoyennes, jumelées, adossées), le semi collectif, le petit collectif, l’habitat intermédiaire, l’habitat mixte, les éco-quartiers… Exposition réalisée avec le CAUE de l’Eure. Exposition présentée dans le cadre du Mois de l’Architecture Contemporaine en Normandie. STOP AUX IDÉES REÇUES SUR LE LOGEMENT SOCIAL Du 2 mai au 30 juin 2011 Conçue et réalisée par Arc en Rêve, sous-titrée « Habiter ici, demain, autrement » », cette exposition aborde la question de la représentation collective du logement social. Au fil des panneaux, elle égrène ainsi de multiples interrogations : bruyants ? entassés ? ringards ? ghetto ? tristes ? presque banales, significatives en tous cas d’un certain nombre d’idées reçues pour montrer la réalité et la diversité architecturale des programmes et battre en brèche la perception que chacun se fait de ce type d’habitat.

VOYAGE D’ÉTUDE VOYAGE D’ÉTUDE À COPENHAGUE ET MALMÖ Du mercredi 18 au dimanche 22 mai 2011 Programme et bulletin d’inscription disponibles sur le site de la Maison de l’architecture.

RENCONTRES Plusieurs types de rencontres vous sont proposés tout au long de l’année : des réunions d’information (les 18/20), Ces réunions ont lieu à la m.a., de 18h à 20h, sur des thèmes diversifiés : techniques, pratiques, juridiques …. Les 18/20 sont réalisés en partenariat avec le Conseil Régional de l’Ordre des Architectes. Le nombre de place étant limité, merci de vous inscrire auprès de la ma. des cafés de la Ville : La m.a. vous propose de se retrouver « hors les murs » dans un café pour débattre de sujets relatifs à la ville, l’architecture….de manière plus informelle mais très riche d’échanges. Cette saison, les thèmes des cafés de la ville ont été initiés par la Maison de l’Architecture de Basse-Normandie, nous les reprenons avec leur aimable autorisation. 18/20 LES ÉCO-MATÉRIAUX Rouen Maison de l’architecture Jeudi 03 février 2011 à 18h00 Avec : Blaise Dupré directeur du CODEM de Picardie Les éco-matériaux font parler d’eux depuis quelques années et pourtant il est encore difficile de bien les comprendre, les maîtriser, les utiliser et le plus souvent de les trouver. Le codem est une association dont la mission est de développer et de tester les éco-matériaux innovants afin de les introduire sur le marché.


M.A. : 1ER SEMESTRE 2011 18/20 en partenariat avec la matériauthèque de l’ENSAN. CAFÉ DE LA VILLE QUARTIERS PRIVATISÉS OU PARTAGÉS ? RESTE-T-IL UNE PLACE POUR CHACUN DANS LA VILLE ? Café de la Ville.au café de l’époque 43, rue Armand Carrel à Rouen Jeudi 14 avril 2011à 19h00 Avec : Meftah Lissiri architecte urbaniste.

différentes phases de réalisation d’un projet, chacun restitue ainsi le bâtiment dans son contexte. Ces visites peuvent concerner des bâtiments publics, des équipements, des entreprises… Elles vous font découvrir les secrets de fabrication de ce qui nous entoure. Toutes les visites sont gratuites sous réserve d’adhésion à la maison de l’architecture. Inscription auprès de la ma, nombre de places limité.

18/20 RETOUR SUR LE LOGEMENT SOCIAL Rouen Maison de l’architecture Jeudi 12 mai 2011 Avec le club partenaire de la ma. En janvier 2010, un 18/20 intitulé « Et si les bailleurs sociaux arrêtaient de construire ? » avait intéressé nombre des adhérents et partenaires de la m.a. Nous revenons sur le sujet du logement social sous l’aspect de sa réhabilitation. Tous les logements sociaux construits après la guerre ne sont pas voués à être détruits, la réhabilitation du parc continue, elle s’accélère même en raison des exigences environnementales de la société et de la nécessaire maîtrise des coûts d’énergie.

LA FABRIQUE DES SAVOIRS À ELBEUF Vendredi 28 janvier 2011 à 14h00 Architecte : Archidev (mandataire), et Yves Kneusé, architecte muséographe Maître d’ouvrage : La CREA Cet équipement pluridisciplinaire est situé sur une friche de 12000 m2 au cœur du quartier Blin à Elbeuf. Il abrite le Musée du territoire, le centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, les archives intercommunales, l’office du tourisme, la maison des jeunes et un centre de formation. Il s’intègre et prolonge l’importante reconversion du patrimoine industriel du territoire d’Elbeuf. Une partie contemporaine, le « prisme » en verre opalescent dessine un trait d’union entre passé et avenir. Le projet allie restauration des parties historiques et architecture contemporaine. Il s’inscrit clairement dans le réseau des grands équipements de la CREA : 106, H2O, Palais des Sports...

CINÉMA LE LOGEMENT À QUOI ÇA SERT ? Cinéma l’Ariel Place Colbert à Mont Saint Aignan. Mardi 14 juin 2011 à 20h00 Avec : la maison de l’architecture de l’Isère Si le logement correspond à un besoin primordial, à une nécessité, le logement est aussi une ressource que nous utilisons quotidiennement. Nous ne voyons pas toujours ce à quoi le logement nous sert au-delà de sa fonction première, celle de nous abriter et d’abriter l’intimité de notre vie domestique. C’est quand on se pose la question et qu’on prend le temps d’y réfléchir que l’on s’aperçoit que les réponses se multiplient, se diversifient, se déplacent. La projection sera suivie d’un débat. Documentaire réalisé par la Maison de l’Architecture de l’Isère. Entrée au tarif habituel du cinéma Ariel VISITES D’OPERATIONS Les visites d’opérations et de chantiers (en et hors région) mettent en avant les acteurs qui interviennent dans les

VISITE LOGEMENTS AU HAVRE Vendredi 27 mai 2011 A 16h00 Logements du “Grand Hameau” Architecte : Atelier Bettinger Desplanques Maître d’ouvrage : Estuaire de la Seine – Habitat 76 Dans le quartier « Le grand Hameau », quartier voulu exemplaire en matière de développement durable, 55 logements mixant logements individuels, maisons de ville et petits collectifs. La visite ce même jour du programme initié par la Ville du Havre, de l’architecte : SAREA Alain Sarfati avec « Les nouveaux ateliers urbains » comme opérateur s’adressant à des ménages qui accèdent pour la première fois à la propriété, prévue initialement à 14h30 est annulée. JOURNÉE DE VISITES D’OPÉRATIONS À PARIS Vendredi 24 juin 2011 Passerelle Simone de Beauvoir (Paris 12 et Paris 13) Architecte : Dietmar Feichtinger, agence DFA Maître d’ouvrage : Mairie de Paris La passerelle, longue de 304 m répond à la nécessité urbaine de donner à la Seine un rôle urbain central. Elle lie de manière indissociable architecture et technique instaurant une poétique qui laisse au passant la liberté de monter ou de descendre vers l’eau, de choisir des voies de traversée pour découvrir le site. A l’issue de la visite, l’architecte nous fera découvrir son agence et nous présentera d’autres projets. Une autre visite d’opération parisienne conclura cette journée, programme rapidement disponible sur le site www. mdahn.fr MOIS DE L’ARCHITECTURE CONTEMPORAINE Pour la sixième édition, en Mars, plusieurs événements par jour en Haute et Basse-Normandie. Programme disponible dès mi-février sur le site www.mdahn.f

Photo Stefano Candito

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PROGRAMME


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VOYAGE VOYAGE AU JAPON

OSAKA

KYOTO KINKAKUJI

NATIONAL ART CENTER

GINZA

Le voyage organisé par la Maison de l’Architecture du 13 au 22 Octobre a permis aux 24 participants d’approcher quelques facettes contemporaines remarquables de l’urbanisme et de l’architecture du Japon en relation avec une culture et une philosophie multiséculaires. Dès l’arrivée à Osaka, la découverte de la maison Azuma, œuvre de jeunesse (1975) intégrée à un quartier résidentiel a constitué pour le groupe une clé d’entrée à l’œuvre exceptionnelle de Tadao Ando (prix Pritzker 1995). Cet architecte autodidacte, né en 1941, est sans doute aujourd’hui un maître absolu du béton banché, mis au service d’un dépouillement conceptuel et d’une pureté de lignes qui atteignent la beauté parfaite. Le Temple Honpukuji, où le sanctuaire se cache sous la surface paisible de l’eau, comme le Centre de Congrès Yumebutai (2000/2002), combinent sur l’île d’Awajishima les jeux de la lumière, des pierres, des plantes et de l’eau avec une perfection dans la mise en œuvre du matériau qui a constitué un des enseignements majeurs de ce voyage. Dans le même ordre d’idées, le Chichen Art Museum (2004) sur l’île de Naoshima offre un cadre incomparable aux Nymphéas de Monet ainsi qu’aux compositions

contemporaines de James Turrell et Walter De Maria, tandis que les salles du Benesse Art Museum, dues à l’éditeur éponyme, qui jouent également avec la lumière du ciel et les reflets de la Mer Intérieure sur les plages de Benesse House (car le musée est aussi un hôtel -2006-), ont permis au groupe de vivre quelques heures parmi les plus subtiles de ce voyage. Au troisième jour, avec le retour à Osaka, seconde ville et cœur économique de l’archipel que l’on domine du 39ème étage de Umeda Sky Building (Hiroshima Hara -1993-), les participants ont découvert les étonnantes réalisations du Fukusaki Hanging Garden (Kengo Kuma), bâtiment de jeux provisoire de 1000m2 sur deux niveaux, mis à disposition des enfants du quartier sur une friche industrielle aux confins de la ville et de la baie, et d’une série de petits équipements fonctionnels (en fait, des toilettes publiques !), structures métalliques installées dans le parc du château médiéval par la jeune architecte de l’Agence Endo qui avait accompagné le groupe depuis le matin. A 45 kms d’Osaka, Kyoto, ancienne capitale historique du Japon, miraculeusement préservée des bombes de la IIème Guerre Mondiale est, pour le voyageur européen, une ville de structure et d’échelle très lisibles, particulièrement agréable à arpenter.

Au-delà de la journée consacrée à la découverte des principaux sanctuaires, palais et jardins, témoins de la période féodale et de la puissance des Shôguns, ressort, en termes d’urbanisme contemporain l’impressionnante Gare Centrale (Hiroshi Hara -1997-) dont le gigantisme (470 m de longueur, 27 de largeur, 60 de hauteur) constitue, sur plus de 11 niveaux, un exercice de virtuosité dans l’utilisation de l’acier et du verre qui a laissé à certains le regret que Tadao Ando n’en ait pas gagné le concours…C’est sans doute pourquoi il a pu consacrer tant d’intelligence à la conception du Fine Arts Garden, musée de plein-air qui accueille de façon étonnante la reproduction en céramique de quelques-uns des chefs-d’œuvre de la peinture mondiale. A 500 kms et 2h30 de Shinkansen ( le TGV japonais), Tokyo représente l’explosion d’une mégapole totalement reconstruite après la Guerre, comme un témoignage architectural et urbain de la prodigieuse croissance économique japonaise des années 1960/80, même si le pays n’est toujours pas sorti des difficultés économiques qui l’ont frappé depuis 15 ans. Témoin, la surprenante Nagakin Capsule Tower de Kirokawa Kisho (1972), précurseur hôtelier à bon marché des « conteneurs à vivre » d’aujourd’hui, promise tou-


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VOYAGE VOYAGE AU JAPON

NAOSHIMA BENESSE HOUSE

AWAJISHIMA YUMEBUTAI

TOKYO INTERNATIONAL FORUM tefois à une prochaine démolition. Témoins aussi, les fabuleux immeubles de marques de Ginza et d’Omotesando, les Champs Elysées de Tokyo : Immeubles Dior (Sejima & Nishizawa, qui réalisent le Louvre 2 à Lens), Armani (Massimiliano Fuksas) etc, mais, par-dessus tout, les fantastiques réalisations de Renzo Piano pour Hermès et de Herzog & de Meuron pour Prada (les mêmes qui avaient conçu le Cube d’Eau des JO de Pékin). Une densité hallucinante d’immeubles de luxe pour les élégantes ou fashion victims tokyoïtes, filles et garçons au look unique et parfois improbable de Shibuya… Témoins encore du renouveau de l’Empire de Soleil levant, les deux équipements majeurs de Kenzo Tange réalisés pour les JO de 1964 : le National Stadium et le Metropolitan Gymnasium (ce dernier en forme de casque de Samouraï ) et, du même, le gigantesque ensemble de la Préfecture et de l’Assemblée de Tokyo en 1990 : 2 tours jumelles de 245 mètres (48 étages et 3 sous-sols) pour quelque 13000 fonctionnaires… Mais le voyage a permis de revenir, une fois de plus, sur la dialectique, permanente au Japon, entre traditions ancestrales, culture contemporaine et business : Qu’il s’agisse de la Tokyo International Children Library (restauration par Tadao Ando

NAOSHIMA BENESSE HOUSE de l’ancienne bibliothèque impériale), du Musée National et notamment du Horyuji Treasure de Tanigushi Yogi (rénovateur du MoMa de New-York), du dernier chefd’œuvre de Kurokawa Kisho, mort en 2007 juste après avoir livré les 14000m2 du National Art Center et les 160 m de sa merveilleuse façade ondulante, du fantastique Tokyo International Forum de Rafael Vinoly (21000m2, 7 Auditoriums, 34 salles de conférences, 20 millions de visiteurs/an…), mais aussi des 270m de la Mori Tower et du Mori Art Museum (encore du mécénat) de Kohn Petersen Fox Associates, comme de la Midtown Gallery avec ses centaines de boutiques, restaurants et bars, ou du plus subtil « 21/21 Sight Design » conçu par Tadao Ando pour Issey Myake. Toutefois, ce n’est que sur le rappel des formes et espaces sublimes, intérieurs et extérieurs, du Nezu Museum de Kengo Kuma (2009) consacré, à deux pas d’Omotesando, à l’art bouddhique traditionnel, en offrant au voyageur quelques instants de sérénité absolue, que peut s’achever ce bref récit de 8 jours de découverte d’un univers ou urbanité et architecture se conjuguent pour le visiteur européen d’une façon à la fois proche et lointaine, mais toujours passionnante. Philippe BRETON

OMOTESANDO


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VISITE LE CENTRE DE RESSOURCE ET DE RECHERCHE DU MUSÉE NATIONAL DE L’ÉDUCATION À ROUEN

Architecte : Groupe 3 Maître d’ouvrage : rectorat de Rouen, INRP (Institut national de recherche pédagogique) de Lyon Coût : 6 000 000 € Surface : 5628m2 Le vendredi 1er octobre 2010, la maison de l’architecture a organisé la visite du centre de ressources et de recherche du musée national de l’éducation, visite guidée menée par l’architecte M. Fahmy. 5628 m2 au total dont 2612m2 de construction neuve, la mise en œuvre de ce projet a nécessité la conservation d’un bâtiment existant de l’ancienne école d’Ingénieur en Agronomie (Estipa) et la construction d’un bâtiment neuf plus large sur plusieurs niveaux dont 2 de sous-sol. Un ensemble HQE, avec pour ratio de la surface utile 1146€/m2.

Les deux missions de ce centre de ressources sont de conserver son patrimoine et de mettre à disposition ses ressources à la fois au grand public et aux chercheurs. Il conserve plus de 900 000 documents et des objets. Le musée reste lui implanté depuis 1979 rue du Eau-de-Robec. La collection a trait à l’enfance et l’extrascolaire, sa conservation implique qu’il n’y ait pas de choc thermique dans les réserves ni de lumière directe. Deux parties distinctes correspondent à ces fonctionnalités, une partie en transparence sur la rue Bihorel avec au rezde-chaussée, intégrés dans un univers extérieur agréable, des espaces lumineux destinés à la salle de lecture et à la consultation des collections. Une seconde partie accolée au nouveau bâtiment qui abrite au

rez-de-chaussée un espace de stationnement pour le personnel, au premier étage, les bureaux administratifs et dans les parties supérieures, des réserves. A l’arrière du bâtiment sont implantés un quai de déchargement et une zone de quarantaine pour l’entrée de nouveaux versements. Cette façade arrière et les façades de l’ancien bâtiment après une isolation des murs par l’extérieur ont été habillées d’une construction et d’une résille métalliques avec des bacs pour des fleurs grimpantes. Un mur photovoltaïque situé sur le pignon émergeant de deux niveaux à la jonction des deux bâtiments est pensé comme un moucharabieh.


LE GROUPE SCOLAIRE DU SIVOS DES 4 PAYS À SAINTE-COLOMBE-PRÈS-VERNON

Maitre d’œuvre : Atelier Lemoine Architectes Maître d’ouvrage : SIVOS des 4 Pays Coût VRD compris : 2 409 000 €HT. Le mercredi 8 décembre dernier la maison de l’architecture a organisé la visite du groupe scolaire du SIVOS des 4 Pays. En présence d’Etienne Lemoine architecte du projet de l’agence Atelier Lemoine Architectes et de la maitrise d’ouvrage le SIVOS des 4 Pays représentée par son Vice-Président M.Franceschini, M Courel le Président s’étant excusé. Cette école est livrée et en service depuis janvier 2010, elle abrite 8 classes de la maternelle à l’élémentaire. Elle remplace les 4 écoles situées précédemment sur chacune des communes appartenant au SIVOS des 4 Pays : Champenard, Sainte-

Colombe-près-Vernon, Chambray et Villezsous-Bailleul. Le projet qui demanda deux ans de concertation, de réflexion entre les élus, les enseignants et le rectorat a su intégrer l’ensemble des exigences fonctionnelles et environnementales. Le choix de l’implantation du groupe scolaire repose avant tout sur les habitudes de déplacement des habitants du SIVOS à proximité des axes principaux de transport et d’un nouveau quartier d’urbanisation. Le paysage boisé omniprésent dialogue avec les ambiances colorées intérieures disposées suivant les principes de radiance et de réverbération. Les différents lieux du groupe scolaire sont disposés en fonction des apports solaires et des usages. Les portiques en bois associés aux techniques des murs à ossature

bois ont permis d’ouvrir de larges espaces intérieurs perméables à la lumière. 90% de la structure bois a été conçue par l’Atelier Lemoine Architectes, le reste étant en partenariat avec l’entreprise Quemper Structures Bois1 qui a su développer les conseils en ingénierie bois. Le restaurant scolaire est dissocié de l’école afin de pouvoir être utilisé par d’autres utilisateurs extérieurs. Cette construction HPE répond aux cibles HQE suivantes : 4 traitées «très performant» : relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement, confort hygrothermique, confort visuel ; 3 autres traitées «performant» : confort acoustique, choix intégrés des procédés et des produits, gestion des énergies (chauffage par bio-masse) et gestion de l’eau. 1/. L’entreprise Quemper Structure bois était intervenue lors d’un 18/20 à la maison de l’architecture le 10 novembre, cf. notre champs visuels n°80

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VISITE


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Champs visuels 84