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SPINNING OU CASTING ? PÊCHEZ AU BIG BAIT

CARPE

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RÉUSSIR DANS LES LACS DE MOYENNE MONTAGNE FAUT-IL ENCORE FABRIQUER SES BOUILLETTES ?

COUP

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1MAX2PÊCHE MAGAZINE N°1 JANVIER-FÉVRIER 2014

CARNASSIERS

TRAVAILLER SON AMORCE POUR LE CARPODROME LA PÊCHE AU FEEDER EN CARPODROME

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MER DAURADE EN SURFCASTING LA VISION EN COULEUR DU BAR

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PRATIQUE NOEUDS BARILS ET NOEUD SANS NOEUD FABRIQUER UN BAC À GROS VIFS


L’ÉQUIPE Nom : Geoffray Juillard Localisation : Macon (71) Profession : Enseignant Spécialité : Carpes en rivières Partenaire : Non sponsorisé Site internet : www.1max2peche.com

Nom : Daniel Laurent Localisation : Anduze (30) Profession : Auteur halieutique Spécialité : Pêches au coup Partenaire : Non sponsorisé Site internet : www.peche-cevennes.com

Nom: David Coquillat Localisation: Entrains sur Nohain (58) Profession: Agent de Maîtrise Spécialités: Carpes et silures Partenaire : Non sponsorisé Sites internet: www.team-58.skyrock.com

Nom : Philippe Carrière Localisation : Clermont l’Hérault (34) Profession : Cadreur subaquatique Spécialité : Eaux douces Partenaire : Non sponsorisé Site internet : www.filfish.over-blog.com

Nom : Ludovic Briet Localisation : Saint-cergues (74) Profession : Guide de pêche professionnel Spécialités : Mouche – toc – leurres en rivières et sur le lac Léman en bateau Partenaires : Pro Team Pezon et Michel - Mouches Devaux – SIMMS – Navicom – Humminbird Site internet : www.guidepechesavoiehautesavoie.com

Nom : Aurélien Prevost Localisation : Chateau-thierry (02) Profession : Géographe Spécialité : Polyvalent Partenaire : Non sponsorisé Site internet : Aucun

Nom : Emmanuel Laubu Localisation : St Jeannet (06) Profession : Chef patissier Spécialité : Pêches aux appâts en mer Partenaire : Pure Fishing (Mitchell) Site internet : www.facebook.com/pages/USCPM/222876639650

Nom : Sylvain Russo Localisation : Autun (71) Profession : Fonctionnaire d’état Spécialité : Carnassiers toutes techniques Partenaire : Non sponsorisé Site internet : www.esoxiste.com

Nom : Franck Devillers Localisation : Angers (49) Profession : Agent Territorial canne Spécialité : Carpes et pêche de la Carpe à la grande Partenaire : Big Carp Site internet : www.facebook.com/franck.devillers.1


Nom : Mickael Le Poursot Localisation : Dinan (22) de Profession : Formateur pour adulte et responsable formation de moniteur-guide de pêche Spécialité : Carpe (Posé, stalking et grande canne), feeder et carnassiers. Navicom Partenaires : ESP-Drennan, Marukyu, Garbolino, Site internet : www.mickael-le-poursot.blogspot.fr

Nom : Stéphane Goin Localisation : La Seyne Sur Mer (83) Profession : Aquaculteur ameSpécialité : Carpe en barrage, verticale et au lancer-r ner en mer. Partenaire : Roule tes bouillettes Site internet : Aucun

Nom : Johann et Mathias Rousselot Localisation : Bouches-du-Rhône (13) Profession : Ingénieur et Enseignant Spécialité : Carpes en lacs Partenaire : DragonBaits carpe Site internet : www.facebook.com/freres.rousselot

Nom : Eric lanos Localisation : Crest (26) Profession : Photographe indépendant Spécialité : Carnassier Partenaire : Non sponsorisé Site internet : www.naturimages.com

Nom : Sébastien Collignon Localisation : Dijon (21) Profession : Commerçant Spécialité : Carpes, Silures et Photographies Partenaire : StarBaits Site internet : www.sebastiencollignon.com

Nom : François Lavaud Localisation : Rochetaillée-Sur-Saône (69) Profession : Gestionnaire Système d’Information Spécialité : Carpes & Silures en rivière Partenaire : Non sponsorisé Site internet : www.youtube.com/user/Mouthix

Nom : Laurent MATHEY Localisation : Izernore (01) Profession : Enseignant Spécialité : Carpes et truites en rivières Partenaires : NRGi Baits 2 Site internet : www.facebook.com/laurent.mathey.1

Nom : Laurent Guillermin Localisation : Montagnat (01) Profession : Auteur et photographe & Spécialité : Truites trophées et carnassiers, eau douce eau salée Partenaires : Airflo (UK), D.A.M (France) in Site internet : www.facebook.com/laurent.guillerm

Nom : Christian Cano Localisation : Toulon (83) Profession : Redacteur en chef Spécialité : Mer Partenaire : Non sponsorisé Site internet : http://www.cotepeche.fr/

Nom : Anthony Villière Localisation : Gannat (03) Profession : E-Commerçant Spécialités : Carpes, Carnassiers Partenaire : Non sponsorisé Site internet : www.facebook.com/anthonyvilliere. versionpeche


TEST

CANNE MITCHELL MAG PRO ELITE SURFCASTING POWER Texte et photos Emmanuel Laubu Dans le nouveau catalogue 2014 de chez PureFishing, on retrouve une nouvelle canne spécialement étudiée pour la pêche en surfcasting sous la marque Mitchell. Retour sur son utilisation qui vous promet de bons moments.

Parfaite pour préserver les appâts

L

a Mag-Pro Elite est une canne vraiment très sympa, tant au niveau du design que de la performance. Elle reste relativement puissante même si elle ne donne pas les mêmes satisfactions de lancer qu’avec la canne Méditerranée Bass de la même marque, une canne a répartition de chez Mitchell qui reste vraiment très appréciée. En ce qui concerne la protection des appâts lors du lancer, cette canne est parfaite. Elle ne «claque» pas comme la canne Méditerranée Bass peut le faire en fin de lancer et sa progressivité fait que les appâts se tassent moins sur l’hameçon ce qui est un excellent point. Pour ce qui est de la détection de la touche sur les pêches de bordure, le scion reste très sensible contrairement à la Méditerranée Bass qui est une canne réservée

Poignée spécifique, anneaux LTS et blank carbone 24T/30T exclusivement aux pêches à longue distance où la détection de touches est quasi indétectable sauf sur des poissons de belle taille.

Le design spécifique New Fishing Generation

moderniser et qui mérite largement sa place pour les amateurs de pêche, aussi bien pour les novices que pour l’élite. Les composants utilisés et le design apportent une La Mag-pro mérite largement de grande qualité et une modernité au figurer parmi les meilleures cannes produit. sur le marché et son rapport qualité / prix est imbattable. C’est un très bon compromis par rapport à une canne à répartition ultra puissante Canne Surf Mag Pro qui ne sert qu’à la distance. C’est Elite Surfcasting Power une canne légèrement plus souple MITCHELL mais avec une très belle réserve de puissance tout de même qui vous Caractéristiques : permettra de pêcher a de grandes distances. • Blank en carbone de qualité 24T/30T Cette canne trois brins de très • Anneaux LTS permettant bonne facture, équipée du tout l’usage de la tresse nouveau moulinet Mitchell • Nouveau design New Fishing Advanced Avocast, offre un très bel Generation ensemble parfaitement équilibré à • À partir de 150€ un prix défiant toute concurrence. Mitchell est une marque qui a su se


TEST

GAMME KINGSIZE FOX :

POUR DORMIR COMME UN ROI Texte et photos Geoffray Juillard La firme anglaise Fox propose à son catalogue un assortiment de produits estampillés King Size, principalement dans ses produits destinés aux couchages. La mode est désormais au kingsize et toutes les marques se mettent à proposer des produits hors-normes. Après une année d’utilisation, voilà un retour d’utilisation.

C

es produits ont rapidement attirés mon œil dans le catalogue Fox quand je l’ai parcouru la première fois. Revenant d’une session très froide au Salagou, je commençais à entrevoir les limites de mon matériel et j’ai donc décidé de me tourner vers ces produits estampillés King Size pour mon plus grand confort,

système de rotation de la molette sous le lit, ce qui permet d’avoir une surface parfaitement plane. En version King Size, le bedchair est encore plus large, plus grand et plus haut de 10cm. Les dimensions sont de 218cm x 104cm, autant dire que même les gabarits hors-normes y trouvent leur compte. Il est facile à replier et ne dispose que de 6 pieds grâce à un espacement

Le confort au bord de l’eau, c’est possible

l’âge s’avançant chaque année un peu plus, il était temps de prendre soin de moi. J’ai donc été parmi les premiers à utiliser ces produits, qui, s’ils sont vendus séparément, forment toute une gamme qu’il vaut mieux acquérir pour en profiter au maximum.

Bedchair Fox FX Flatliner KingSize Nous avons à faire à un produit de grande qualité. Le FlatLiner a été le premier bedchair introduisant le

pas forcément le produit adapté ! Par contre pour des sessions plus longues, ou plus exigeantes, si le transport n’est pas un problème, vous avez là une solution tout confort et probablement l’un des meilleurs produit du marché. On retrouve un système de blocage des pieds simple à utiliser, une mousse à mémoire de forme pour un grand confort, des élastiques de soutien lombaires… Bref, tout ce qui peut se

Attention, la housse ne rentre pas dans toutes les voitures !

particulier de ceuxci, et permet de porter son poids qu’à 15,6kg. C’est lourd, mais vu la taille, c’est relativement correct. Un petit bémol concernant la hauteur des pieds de 17cm maximum qui est un peu juste pour les berges pentues. L’encombrement est un point qu’il faudra prendre en compte car il rentre tout juste dans certaines voitures, même si le produit est très bien conçu et que les pieds ne dépassent pas une fois replié. Autant vous le dire de suite, pour aller faire une nuit de pêche rapide en petite voiture, ce n’est

faire de mieux à l’heure actuelle ! Mais pour cela, il faudra se délester de 399€ tout de même.

Housse pour bedchair FlatLiner KingSize Forcément, un grand bedchair entraîne l’achat d’une housse spécifique pour le transporter. Fox propose bien évidement une housse spécifique pour son modèle Deluxe et ses


dimensions hors-normes. La housse est parfaitement étudiée pour le produit et elle est très résistante. Le système d’ouverture permet de glisser le bedchair sans problème à l’intérieur et de le refermer facilement sans forcer également. Il reste même de la place pour y glisser un oreiller et un sac de couchage léger. Les poignées sont bien placées, notamment de chaque côté, pour avoir une bonne préhension lors du transport… à 2 mains ! Rassurezvous, une bandoulière est également disponible mais pas très pratique à utiliser avec de telles dimensions. Un

la gamme. Ce produit justifie à lui seul l’achat du restant de la gamme et il va vous apporter un confort de pêche tout simplement incroyable. Si vous dormez au bord de l’eau toute l’année, y compris l’hiver, vous avez là le compagnon idéal. Il va vous permettre de dormir au chaud, peu importe les conditions extérieures. Il est très bien conçu, dans les moindres détails, avec des rabats et des protections sur les fermetures éclairs par exemple, ce qui permet d’éviter qu’elles ne se coincent dans le tissu, tout en évitant également des déperditions de chaleur

et au chaud si l’envie m’en dit : 230cm x 110cm, on pourrait même y dormir à deux ! 259€ mais totalement justifiés par la qualité du duvet.

Housse Fox Royale Et oui, aussi étrange que cela puisse paraitre, le dernier accessoire n’est pas disponible dans la gamme de bagagerie FX, mais seulement dans la gamme Royale. Cette housse est spécifique au sac de couchage Evo Ven-Tec King Size et vous permet de le loger facilement et le protéger des éléments. La housse est résistante avec un tissu en 1200 deniers, et sa base est renforcée et étanche. On

Rosée, température négatives, rien ne lui fait peur !

produit là encore de grande qualité et qui devrait durer dans le temps avec sa toile Cordura, mais il faut débourser 79€ tout de même.

Oreiller Fox FX Deluxe Pillows Pour mettre la cerise sur le gâteau, rien de tel qu’un oreiller bien moelleux à se mettre sous la tête. Rien d’exceptionnel, mais à y regarder de plus près, on se rend compte que le produit est bien pensé puisqu’il dispose de 2 faces : une polaire pour l’hiver et une plus synthétique pour l’été. Bien pratique et confortable, il faut compter 24€ supplémentaire.

Duvet Fox Evo Ven-Tec King Size C’est vraiment la grande révolution de

Nettement plus encombrant qu’un duvet standard

à ce niveau. Le duvet est fourni avec une doublure intérieure réversible et amovible, ce qui vous permet de choisir le côté, polaire ou synthétique, mais aussi de vous en servir en guise de couverture, ce qui est bien pratique pour pouvoir s’adapter à toutes les conditions rencontrées au bord de l’eau. L’autre gros plus, c’est le matériau extérieur utilisé, qui est le même que celui utilisé par les biwys, ce qui rend le sac de couchage étanche ! Désormais, je ne prends même plus la peine de monter un abri pour des pêches courtes, j’ai dormi par 2°c dehors avec de fortes rosées, avec la sensation de chaleur m’obligeant même à dormir en sousvêtements ! Mais une telle qualité se paie forcément avec 7.8kg sur la balance et un encombrement assez élevé. Dans sa version KingSize, bien que mesurant 185cm, ma tête ne dépasse pas de la partie inférieure, me permettant d’être totalement recouvert

peut dire que cette housse est quasi indispensable si vous possédez un duvet kingsize dont le sac d’origine vous procurera des crises de nerf assurées quand vous essaierez de rentrer le duvet à l’intérieur ! Comptez 35€.

Conclusion Fox propose une gamme complète pour le pêcheur désireux d’avoir un maximum de confort au bord de l’eau : gabarits imposants, longues sessions, conditions hivernales, voilà de quoi justifier ces achats et avoir des produits sur lesquels compter. Mais en dehors de ces conditions spécifiques, il y a chez Fox une nouvelle gamme plus « light » qui pourrait vous convenir : la gamme FlatLiter, à découvrir en tests prochainement.


CARNASSIER

CASTING VS

SPINNING POUR QUI ? POUR QUOI ?

Un joli bec hivernal pris en spinning ci sont plus rigides que les spinning mais tout autant sensibles alors qu’une bas de gamme ne sera qu’une trique tout juste bonne à finir en piquet de tomate !

Ne croyez pas non plus qu’un moulinet à 500 euros et une canne Il n’y a pas que le grand débutant qui se pose la question, même au même prix fera de vous le parfait le pêcheur expérimenté qui n’a pas encore osé sauter le pas pêcheur bien dans son époque, pas regarde un peu de travers l’ensemble casting qui trône sur l’étal besoin de se ruiner pour y arriver mais sans un budget minimum de de son détaillant. A quoi cela peut-il bien servir et quelle est 200 euros, on risque fort d’être vite donc son utilisation optimale ? Ce sont les deux grands thèmes dépité.

que nous allons tenter d’aborder ensemble.

L

Texte et photos Sylvain Russo

e casting est à la mode, malheureusement ! Phrase qui pourrait prêter à controverse si on ne voyait pas fleurir tout un tas de moulinet et de cannes bas de gamme qui sont prompts à dégoûter le premier novice venu qui tenterai de les dompter. S’il existe une vérité en casting, c’est que cette technique ne souffre pas

la médiocrité au niveau du matériel. Sans un bon et vrai moulinet, on accumulera perruques sur perruques et ce bel ensemble rutilant finira oublié au fond d’un placard alors que pour quelques euros de plus on serait devenu le parfait bassman américain. N’omettons pas les cannes, celles-

Alors pourquoi passer au casting ? Pour le fun, pour les techniques modernes, pour la sensation ? La réponse est un peu tout cela mon Général ! Le casting vous permettra de vous évader quelques temps de la routine du spinning. Cette découverte dont l’intérêt ira croissant vous fera entrevoir une nouvelle façon de lancer votre ligne, de déposer votre leurre et surtout de combattre le poisson.


creux de la main comme si vous teniez un objet prêt à être balancé ! L’ergot ou la gâchette doit s’insérer idéalement entre le majeur et l’annulaire mais c’est plus la taille de votre main qui dictera ce choix. La canne trouvera facilement sa place, tout naturellement Le crank, ce leurre qui tire fort la canne, avec ce moulinet qui la ceinture presque. vous fera aimer le casting.

Une canne casting c’est, à la différence d’une spinning, une canne plus courte, plus raide, possédant plus d’anneau et ayant un porte moulinet avec une gâchette pour mieux l’empoigner. Un moulinet casting est un petit treuil débrayable disposant d’un frein de combat et d’un frein de lancer sur lequel je reviendrai. En prenant en main un ensemble casting, la première impression est bizarre, le moulinet est placé en haut tout comme les anneaux de la canne. La première erreur du débutant est de ternir la canne comme une spinning alors qu’en fait la main doit supporter le moulinet. Celui-ci doit être tenu dans le

la rapidité d’exécution d’un lancer l’emporte sur le spinning, pas besoin que l’autre main vienne ouvrir le pick-up, de prendre le temps de coincer le fil sous son doigt. Ici tout se fait dans le même mouvement, dans une continuité qui se cale avec les lancers. On obtient déjà un grand avantage pour qui pratique en powerfishing. Là où un ensemble spinning fait cinq lancers, un casting en fait sept donc couvre plus de terrain et sollicite par là même d’avantage les sens des prédateurs.

Une fois en place, le pouce viendra s’appuyer naturellement sur le dos de la bobine ou sur la partie supérieure des flasques du moulinet. Cette position en supination pour votre main mettra les articulations de votre bras « dans le bon sens » par rapport au coude. Vous ressentirez la différence lors de la prise d’un poisson, une sensation difficile à expliquer mais quelque Le casting lui, préferera les leurres plus chose de très jouissif qui imposants ou qui offrent plus de ne vous donne qu’une résistance à l’eau envie : celle d’y retourner. Lors de la première touche, ce Le moulinet casting pour lancer qui surprend voir désarçonne doit être débrayé en appuyant sur complètement le pêcheur (ce fut le levier, ainsi la bobine mon cas) c’est l’absence de cliquet tournera librement et c’est là lorsque le poisson vous prend du que les ennuis commencent fil. On mouline sans savoir si sa pour le débutant qui ne bobine tourne voir même si elle freine pas la bobine avec le tourne à l’envers, on panique, on pouce en fin de lancer. Avec ressert son frein ou on le desserre le temps tout s’arrange et ce puis on ne sait plus ! Et là le pouce si sensible deviendra fabuleux carnassier tant convoité votre meilleur allié pour des vous fait une superbe chandelle et posés tout en discrétion. se décroche.... Un tour de manivelle suffira Donc on règle son frein une bonne à embrayer le système et le fois pour toute et on évite d’y moulinet retrouvera son toucher durant le combat, règle qui prévaut aussi en spinning. usage habituel.

Le spinning est idéal pour les petits leurres, ici une lame Nories On constate déjà là que Lorsque vous aurez pris votre


pour le big bait, le je pratique en casting, c’est plus swimbait de bonne rapide pour « coller » au relief et taille, le crankbait, la le mouvement de ferrage en étant cuiller et le spinner assis est facilité avec un ensemble bait. Tous ces leurres casting. tirent sur la canne et quelquefois il est Autre élément à prendre en compte désagréable de les : la météo. Pêcher en casting ramener en spinning lorsqu’il gèle c’est assurément avoir toute une partie son pouce qui va vous faire souffrir, de pêche. Avec celui-ci étant en contact direct avec l’avènement des la tresse ou le nylon mouillé et tresses et la pêche glacé, il se refroidit très vite et la finesse tous les technique devient désagréable. Un bel assortiment de moulinets pêcheurs ont descendu spinning prêt à passer à l’action d’une taille leur moulinet. Désormais Les moulinets premier poisson en casting, vous en spinning, le serez accroc et aurez tendance moulinet passe partout est le 2500 Si du côté des cannes l’une est à à n’employer que ce nouvel alors qu’à l’époque du nylon c’était accessoire pour vos parties de le 4000 qui ornait les pêche. Mais le casting, s’il est fun cannes. Descendre en et intéressant n’est pas la technique taille c’est s’alléger idéale pour certaines pêches. mais c’est mettre à Voyons pourquoi. mal ces équipements en plus de ses bras sur des leurres imposants, c’est Limites du casting pourquoi le casting Si le casting excelle lorsqu’il s’agit par sa puissance, car de lancer des gros leurres, il trouve il est en prise directe vite ses limites avec les leurres durs comme un treuil, de moins de 10 cm et les leurres permet de pêcher La position de la main en spinning peut souples de moins de 4 pouces. léger sans sacrifier à la vite devenir fatigante en verticale J’oserai dire au risque de fâcher solidité. certains adeptes exclusifs que le casting me paraît indispensable

Là où on pêche light, là où on pêche à gratter, à manier, la manivelle du moulinet spinning est ce qui apporte le plus d’agrément. C’est pourquoi au leurre souple à gratter, au drop, au petit leurre, c’est un ensemble spinning qui sera le plus à même de vous offrir les meilleures sensations. Je mettrai juste un En casting on supporte l’ensemble canne et bémol au spinning moulinet plutôt qu’on ne le porte sur la verticale que

l’endroit l’autre à l’envers, du côté des moulinets quelques différences notoires sont spécifiques à l’un ou l’autre. Chez le moulinet casting, ce qui fait s’interroger le pêcheur c’est le frein de lancer et le frein centrifuge, accessoires que le spinning ne connait pas. Le frein de lancer devrait dans l’idéal permettre d’éviter l’emballement de votre bobine en évitant qu’elle tourne plus vite que ne se délove le fil. Il faut donc régler une petite molette généralement située sur le côté de la manivelle. Celle-ci frotte sur la bobine durant la phase de


débrayage. Pour régler ce frein il convient d’accrocher un leurre, de débrayer et de régler afin que la bobine s’arrête de tourner lorsque le leurre a touché le sol. Plus tard on affinera et c’est le pouce qui fera ce travail avec plus de précision. Le frein le plus énigmatique, que je n’utilise quasiment jamais est celui qui possède une multitude de noms mais que j’appelle le frein centrifuge. Ce dernier via des masselottes ajustables ou un système aimanté doit permettre de réguler la vitesse de rotation à l’instar de ce que fait un patineur sur glace en éloignant ou rapprochant les bras de son corps. J’ai toujours eu du mal avec ce système donc je le règle en position intermédiaire dès le début et j’évite d’y toucher par la suite. Nous avons donc fait un rapide tour de cette technique venue des USA mais très développée dans les pays nordiques et au japon, technique qui là-bas est installée à part égale voir supplante le spinning et qui chez nous a trouvé son public chez les spécialistes et chez les jeunes mais qui peine à intéresser le pêcheur basique.

Avis PERSO... A titre personnel, je l’emploie beaucoup, un peu pour toutes les techniques de pêche, c’est selon mon inspiration du moment mais c’est mon caractère que d’aimer varier les plaisirs. Si vous désirez vous y mettre, attendez-vous quand même à quelques perruques, rappelez-vous lorsque vous avez appris le vélo, vous êtes tombés mais ça ne vous a pas empêché de continuer et de réussir ! ? C’est là une autre question mais c’est à nous tous pêcheurs de briser le carcan et de tenter de maitriser toutes les techniques. Une fois réussi on peut alors varier les plaisirs et trouver le bonheur à simplement jeter sa ligne.

Casting ou Spinning ?

Faites-vous votre propre opinion, Alors le casting pour mais pratiquez les deux ! qui et pour quoi ? Pour tous, grands comme sur l’eau sans faire fuir le carnassier petits pêcheurs, pour presque tous posté en dessous. Pour le bigbait, les poissons sauf les plus petits il est aussi un atout indéniable car mais pas pour tous les leurres dans sa puissance vous facilitera l’emploi l’absolu. de leurres dont le poids peut vite J’aurai donc tendance à dépasser les 100 g et faire souffrir conseiller le casting pour votre matériel spinning habituel. les leurres qui tirent sur la canne comme le spinnerbait, Gardez la pêche ! la cuiller, le crankbait mais aussi le jerkbait car la compacité de l’ensemble canne moulinet facilite le mouvement de jerking. Je le conseille aussi pour les pêches en Le casting aussi possède bateau des bordures, là où plusieurs tailles de moulinets un posé précis et discret est recommandé pour glisser On voit encore trop de vendeurs un leurre souple en texan au ne pas maitriser le casting et mal milieu des frondaisons. Là conseiller leurs clients. Une fois le casting est roi car votre pouce J’avais là un sandre de plus d’un mètre au bout de ma ligne déçu, comment alors lui faire permettra un freinage tout en comprendre d’essayer à nouveau douceur de la ligne permettant au leurre de se poser discrètement


CARNASSIER

PLACE AU BIG BAITS J’ai pendant longtemps cherché un ensemble qui aurait pu lancer des appâts ou leurres d’au moins 50 grammes, comme de gros jerkbaits ou de gros poissons morts... Et un jour j’ai découvert le casting lourd, une révélation! Texte et photos : Aurélien Prévost

C

e que j’appelle casting lourd, c’est un matériel casting de bonne puissance, sans être extrême non plus comme le font nos amis américains: disons de 50 à 100 grammes maximum, au-delà, cela devient fastidieux à lancer. Au début, j’avoue avoir galéré plusieurs fois ! De la Garbolino Auroch, trop souple et trop longue pour ce que je recherchais, à la Dam Sumo que je n’avais qu’occasionnellement à ma disposition... j’avais du mal à trouver chaussure à mon pied ! J’ai bien pensé à mes cannes exo’ mais où aurait été le plaisir de capturer un brochet sur une

inimitable Ripple Fisher de 80lbs? Nul part. Et puis un jour, une rencontre a fait changer la donne. On m’a mis entre les mains une canne d’1m80 à peine avec un moulinet tout droit sorti de la Guerre des Etoiles! Après m’être rendu compte que Dark Vador avait raison, je suis passé de l’autre côté de la Force ! Alors quelles caractéristiques faut-il rechercher pour ce type de pêche?

panel à votre disposition, profitezen, que ce soit en France ou à l’étranger, merci Internet pour être le plus grand magasin du monde ! Personnellement j’utilise la Shimano Force Master 6’0 pour 30/90 grammes de puissance. Attention, cette canne est faite pour ce qu’elle est prévue de faire : animer du lourd et ne pas vous faire perdre votre temps ! Elle est donc raide mais en contrepartie anime correctement un jerkbait Courte mais puissante ! de 80-100 gr. En combat, elle ne fait pas dans la dentelle et c’est à Une bonne canne à pêche, c’est vous de régler votre frein un cran une canne qui vous ressemble ! en dessous pour ne pas avoir de Aujourd’hui, vous avez tout un mauvaises surprises. Peut-être


deux brins 60/120 d’un très bon rapport qualité/prix. • Garbolino Game Hunter Jerkbait. • Enfin, la marque haut de gamme «Saint Croix» propose des cannes casting adaptées à toutes les pêches. Pour le baitcasting, regardez du côté de la «Triumph Musky MH» par exemple. • Smith également, connue des pêcheurs exo’ moins des pêcheurs eau douce, propose la K.O.Z Expedition C65LH ou S69LH. • Pour ceux que les commandes aux USA ne rebutent pas, vous pouvez voir sur www.toothtamerrods.com Certaines sont données pour lancer 1kg36... bon courage!

!

Un bon panel pour le casting lourd

me voyez-vous déjà dire qu’il vous faut une canne courte et puissante, quitte à passer sur les sensations ? Et bien non, certains fabricants offrent aujourd’hui des blanks très sensibles malgré leur puissance.

Les «cylindriques» dit aussi «baitcasting» sont peut-être moins pratiques en mains, mais c’est selon les goûts. Les «profilés» ont la même forme que ceux utilisés pour les pêches casting plus légères et tiennent plus facilement dans la main. Encore une fois, essayez les 2 pour vous faire votre propre opinion. Personnellement, j’utilise un «cylindrique», l’Abu Garcia Ambassadeur 5501 C3. Ce modèle a fait ses preuves depuis longtemps et c’est celui que j’utilise le plus aujourd’hui. Le ratio est parfois un peu juste sur de longues tirées mais c’est un bon moulinet.

Quelques modèles :

Cette liste peut bien entendu être complétée et si les finances vous le Les cylindriques : permettent, alors pourquoi ne pas se faire monter une canne par un • Abu Garcia Ambassadeur 5501 C3, Ambassadeur Jerkbait. artisan spécialisé? • Daiwa Team Daiwa Pluton • Shimano Corvalus ou l’impérial Le moulinet, robuste! «Calcutta DC». La canne étant assez raide, voire très raide, le moulinet va devoir subir sans broncher. De ce côté, il vous faut donc du costaud. Deux profils se dégagent : les «cylindriques» et les «profilés».

Les profilés : • Abu Garcia «Revo» séries «Rocket-L», «MGXtreme-L», «Revo Toro NACL»... • DAM Quick Caliber Pro baitcast,

D’ailleurs, voici un panel de cannes vendues pour le casting lourd mais avec une plage de lancer assez large : • Abu Garcia Fantasista MGS Cast 692H 15/60 (Séries Suisho Pro et Orenj) / Rocksweeper Nano 691H ou 762H pour les lancers lointains. • Berkley Ripple EVX 742XH ou EVX GL 731H ou la «Lightening rod pike Cast HT 862 60/80» pour les lancers lointains également. • Shimano Force Master AX JJ 18XH ou la Yasei Red Jerkbait • Daiwa Exceler ou Power mesh

Moulinets casting profilés et cylindriques


diamètre le plus important à savoir 45/100ème. Simplement, je torsade deux brins pour avoir assez de résistance aux coupures.

Et les agrafes ? Je n’en utilise pratiquement pas! Généralement, j’opte pour un

Casting et Big Baits : léger, efficace et peu encombrant. Quick VSI Baitcast. • Daiwa Steez, Zillion, Exceller 100H • Shimano Curado E et G, Chronarch E • Balzer Metallica Cast 3000L

Et la tresse dans tout ça ? La tresse est tout autant sollicitée avec les lancers répétés de leurres de 50 à 100 grammes, les manier, contrer les départs, bref, elle doit être irréprochable ! Ne descendez donc pas sous la barre des 50lbs, soit environ 24 kg de résistance. Vous trouvez cela énorme et c’est bien normal. Mais vous en trouverez toutes les raisons lors de l’utilisation : en dessous, la tresse devient trop fine et cassera net à la longue. Vous établirez alors un nouveau record du monde de lancer de leurre sans pouvoir le récupérer ! Quelques marques se distinguent comme Power Pro, Tuff line, Varivas, YGK, Daïwa. Vous pouvez en choisir une les yeux fermés, elles sont gage de qualité partout dans le monde.

Le bas de ligne ? J’ai arrêté les bas de ligne en titane car ils sont bien trop onéreux, les soudures sont peu fiables, j’en ai d’ailleurs désolidarisé une en animant un jerkbait qui n’était pas le plus lourd du marché : un Rapala Gliding Rap qui est d’ailleurs très bien pour démarrer. Je suis donc passé au tout fluorocarbone, comme d’ailleurs pour toutes mes pêches. Vous pouvez en prendre à partir du 80lbs ou 70/100ème, comme l’Asso «Invisible Big Game», le Powerline ou le Varivas «Shock Leader». Personnellement, j’utilise le Tortue «100% Invisible» depuis de nombreuses années dans son

Les agraphes VMC 3536K, une alternative à essayer. ensemble «émerillon baril/anneau brisé». C’est plus long à mettre en place et donc moins pratique à refaire lorsque l’on est en action de pêche. J’ai récemment acheté des VMC 3536BK N°2 donnés à 30Kg de résistance et je vous en reparlerais après avoir poussé les tests un peu plus loin. Je parlais des USA tout à l’heure. C’est bel et bien dans ce pays que cette technique est la plus développée. Le cousin du brochet,

Bas de ligne en fluorocarbone, torsadé


le musky, y atteint des tailles affolantes... Vous y trouverez donc de nombreuses références comme les marques Musky Mayhem Tackle, Joe Bucher Lures, Musky Innovations, Musky Mania Tackle, Bikini Bait Company. Autant de marques pratiquement inconnues en France mais tout à fait adaptées à la recherche du poisson trophée! Bonne pêche!

Une agraphe solide et le tour est joué !

Les leurres: Alors là, il y en a pléthore ! Du leurre souple au jerkbait en passant par les gros minnows... vous pouvez parcourir en long, en large et en travers tous les sites de VPC du net pour faire votre choix !

Quelques références tout de même:

Jerkbaits :

Spinnerbaits :

Leurres souples :

• Sébile Stick Shad 155 Salt and Sun • Savagear Deviator 16cm/68gr (coloris brochet) • CWC X Buster 17cm/90gr • Zalt • Quantum Specialist Spooky Jerk • Salmo Fatso Sinking...

• Abu Garcia Zvart Zonker Morrum 52gr • Illex Giant Crusher 2Oz. • Bios I-Fish Bucktail...

• Delalande Sandra 16 et 23cm • Shad GT 15cm • Illex Nitro Soft Jerkbait 116 • Illex Veyron 155 Shad Tail • Berkley Gulp! Alive 6» • Sandeel... L’intérêt de ces derniers est de pouvoir les lancer sans plombées... mortel pour le brochet!

Tournantes :

Poissons nageurs :

Swimbaits :

Comment ne pas nommer les : • Mepps Giant Killer • Musky Killer • Aglia N°7 Des classiques de chez classique!

• Rapala Super Shad Rap 14cm flottant (très bon pour commencer cette technique) • Salmo Jack Sinking 18cm/80gr • Rapala Magnum Flottant (c’est important!) en 18cm/40gr • Tackle House K-ten Blue ocean BKF140...

• L’étonnant Biwaa Swimpike 24cm/80gr • Sébile Magic swimmer 190 • Spro Screaming Devil Triple • Lucky Craft Real California Supreme 200...


TRUITE

LA TRUITE AUX

LEURRES : COMMENCEZ PAR LES BASES !

Quelle que soit la période de l’année, il est possible de pêcher la truite fario aux leurres. Bien sûr, certains moments de la saison seront plus difficiles que d’autres, mais c’est une technique de pêche qui réserve son lot d’émotions et qui n’est pas si onéreuse que nous le pensons. Nous aborderons ses aspects techniques qui permettent de mettre le pied à l’étrier et de pouvoir s’amuser tout au long de l’année.

Texte et photos Ludovic Briet

S

ans jeu de mot, pour se lancer dans cette pêche, nous devons posséder un minimum, à savoir une canne à lancer, un moulinet, un nylon et au moins un leurre. Après, nous pouvons-nous doter d’une vraie boîte de leurres avec un sac à dos et une paire de cuissardes ou un wader pour une meilleure mobilité.

Détails et choix du matériel Le choix de la canne et du moulinet se fera selon le budget que nous pourrons allouer à cet achat. Nous devons garder à l’esprit que cet ensemble permettra en outre de

Une rivière parfaite pour le leurre lancer, tenir le poisson lors de ses rushs et de ressentir le leurre travailler correctement. Pour la canne, la puissance en grammage la plus polyvalente est la plage de 3 à 12g. Elle nous facilitera toutes les pêches avec les leurres de petites à moyennes tailles. Nous préférerons une action de pointe surtout si nous pêchons en nylon pour faciliter les ressentis et les ferrages. Personnellement, j’utilise une 3-12g pro série et une gunki bushi de chez Pezon et Michel et depuis plusieurs saisons, elles ne me quittent plus. Pour le moulinet, nous le prendrons avec un frein avant irréprochable, progressif et doux puisque nous pêchons avec des mono filaments fins de 14 à 18 centièmes. Son ratio sera important et contrairement aux idées reçues, il n’a pas besoin de rembobiner 1m par tour de manivelle. Entre 60 et 80 centimètres, nous sommes dans


ce qui est de plus cohérent pour obtenir une nage de leurre normale. Après en action de pêche, c’est à nous de nous adapter au profil de la rivière à pêcher.

pour pas trop cher dans certaines marques. Pour les cuissardes ou les waders, nous ne regarderons pas à la dépense et essayerons que ce qui nous parait sécurisé et solide dans le temps. Pour ma part, mon métier de guide professionnel me demande d’avoir ce qui se fait de plus endurant et solide, c’est à dire des pantalons ou wader de la marque Simms. Pour conclure, il nous appartient de trouver un équipement adapté à notre budget et à nos terrains de jeu mais gardons à l’esprit que nous avons besoin d’un matériel fiable et efficace dans le temps.

L’ensemble du matériel Les mono filaments sont très importants dans cette pêche. Leurs propriétés d’élasticité et de glisse selon les marques ont une incidence directe en termes de lancés, de ressentis, de résistance aux nœuds et de confort visuel pour le pêcheur. Pour ma part, je pêche exclusivement avec le color line de chez Pezon et Michel. La pointe sera par contre en fluorocarbone pour assurer une certaine discrétion mais surtout pour limiter la rupture du fil liée à l’abrasion sur les pierres. Ensuite, viennent le sac à dos et les cuissardes ou wader. Rien n’est plus pratique qu’un chestpack comme sac de rangement. Nous pouvons grâce à la poche ventrale, avoir la possibilité d’avoir nos petits ustensiles à portée de main et quelques leurres. La poche dorsale quant à elle, peut contenir les boites plus cossues et de quoi boire et manger au cas où. Ici encore, nous pouvons trouver des choses solides et fonctionnelles

Remarque : Nous monterons en puissance de canne, de moulinet et en diamètre de fil selon la taille des poissons recherchés, de l’encombrement des postes et pour les grandes rivières où les truites peuvent être surdimensionnées.

Nous pensons que le mieux est de s’exprimer avec leurs matériaux puisque le métallique correspond à la grande famille des cuillers et autres lames, les résines sont les poissons nageurs durs et les silicones sont toutes les autres formes et couleurs de leurres souples allant du poissonnet à la créature.... Ce qui dictera notre choix lors de l’achat, ce sont les paramètres du milieu comme la température de la saison, l’ensoleillement, la vitesse de courant, la profondeur des postes, la couleur de l’eau, la taille des poissons de fourrage, l’activité des truites, l’encombrement des postes etc. Mais aussi les comportements de la truite vis à vis du nombre de pêcheurs sur le cours d’eau, en clair, de la pression de pêche!

Les leurres Lorsque nous parlons de leurres, nous oublions souvent de dire que nous en parlons en fonction de leur consistance (durs ou souples), de leurs nages et pour finir par leur matériaux constitutifs (métalliques, résines, silicones)... En clair, de quoi perdre son latin pour n’importe quel débutant !! Un assortiment de poissons nageurs

Les paramètres

Un gunki gamera 50 sp

La température est une des clefs fondamentales dans la réussite de nos sorties de pêche et si nous prenons en considération celle-ci, nous ferons de meilleures journées en tant que débutant. Les temps trop froids ou trop chauds sont à


proscrire et nous privilégierons les moments chauds. les temps doux puisque la truite possède une plus grande activité dans les eaux tempérées. Les vitesses de courant sont à l’origine de la nage des leurres et de la position des poissons en nutrition. Plus le courant est puissant, plus nous aurons du mal à pêcher correctement et à localiser les poissons car les truites se positionnent de façon à capturer facilement des proies sans perdre d’énergie. C’est en tenant compte de ce La taille n’est pas un problème... paramètre que nous trouverons les postes à pêcher selon la saison, la forme de nos leurres, leur Un panel de leurres poids et leur capacité d’immersion. La couleur de l’eau nous dictera la Rien de plus simple que d’aller couleur générale du leurre. Nous acheter des leurres mais il faut devons toujours garder à l’esprit encore savoir lesquels. Voici un que notre leurre doit d’être vu petit tableau permettant un achat en tant que proie sans aveugler rapide des principaux leurres ou effrayer le poisson. En règle résines à avoir dans ses boîtes générale, nous essaierons de pour débuter : proposer une teinte de leurre la Poissons nageurs

Pezon et Michel

Suspending

Gamera 50 sp Mothra 60 sp

Squirrel 61 Tiny 50 Chubby 35

Sinking-coulant

Kaiju Blade 55

Tricoroll 47HW et 55 S

plus proche de la couleur de l’eau et parfois nous tenterons l’inédit si nous sentons qu’il faut le faire. La taille des leurres sera déterminée selon la taille des poissons de fourrage comme le vairon, l’ablette ou encore les truitelles mais nous ferons, de temps à autre, des « écarts » en ce qui concerne ce paramètre. Celle-ci pourra augmenter dans les périodes froides et diminuer dans

Pour les leurres en silicone, nous pourrons utiliser des leurres speed, grubby et roller de la collection gunki en 2 à 3 pouces, des methods shads de 2 et 2.8 pouces, des I-Shad de 2’’ ; des One up en 2 et 3 pouces... La liste est loin d’être finie mais avec ceux-ci nous pouvons déjà faire beaucoup !! Ce qui est commun à tous les leurres, ce sont les teintes à acheter. Nous viendrons à acquérir de l’argenté, du doré, du bleu, du vert (ayu) ; de l’imitation vairon, truitelle, gardon, goujon, ablette, des couleurs transparentes (ghost) et des couleurs flashies.

Illex Crank 22 MITTS 28 SRF

Top water- flottants

lac de montagne.

Pour les leurres métalliques, nous prendrons des modèles de la marque Mepps comme l’aglia, l’aglia long, la comet, XD, la long cast, la syclops ou encore la black fury mais aussi la vibrax de chez fox et certaines panther martins.... Aujourd’hui la marque illex sort en 2014 une petite collection de microondulantes magnifiques. Les AWB, pour pêcher la truite en rivière ou

La couleur qui a enclenché l’attaque Pour résumer, il existe une multitude de leurres mis au point par de grandes marques avec des savoirs faires en termes de matériaux, de finition, de nage, de bruit, d’immersion et le choix final nous appartiendra mais retenons que le prix d’un leurre est très souvent un signe de qualité.

Analyse des postes Nous voici dans la partie déterminante puisque ce sont les deux « sujets » que nous, pêcheurs aux leurres, devront maîtriser parfaitement pour réussir nos


sorties. Comme nous l’avons abordé succinctement plus haut, la truite possède des « tenues » selon les saisons et la capacité de la rivière à lui générer des postes nutritionnels et des refuges. Nous ferons passer nos leurres dans les postes que nous suspectons occupés par la truite et surtout dans la bonne veine d’eau. Ainsi, tous les éléments au sein de la rivière comme les branchages, les pierres, les racines et les berges creuses feront l’objet d’une prospection minutieuse à certains moments de la saison alors que les plages de sable ou de galet, les entrées ou fins de pool seront faits en d’autres temps.

truite, nous calquerons notre action de pêche et notre leurre tiendra alors compte de son agressivité.

Action de pêche Étroitement liée à la position de la truite au sein de la rivière et au sens des veines de courant, elle

suspectons le poisson. Il en résulte qu’un mauvais choix d’immersion ou de poids provoquera des accrochages à répétition voire la perte du leurre... A contrario, l’action de pêche en grande rivière est plus simple (ce sont les postes moins marqués qui

Comment nous attaquons un poste

La truite aime les leurres Nous savons que les truites se déplacent et qu’il leur arrive de s’éloigner jusqu’à plusieurs mètres en dehors de leur cache pour s’alimenter suivant la température de l’eau. Pour faire simple, si l’eau est à une température inférieure à 10°C ou supérieure à 18°c, la truite a tendance à rester proche de sa cache alors que si la température de l’eau est comprise entre 10 et 18°C, la truite présente une grande facilité à sortir de son abri pour « chasser ». Selon les attitudes de chasse de la

devra être irréprochable pour séduire le poisson au premier passage. Par expérience, nous savons que les postes des petites et moyennes rivières seront pêchés de l’aval vers l’amont alors que les grandes rivières peuvent être pêchées de l’amont vers l’aval, tout ceci pour garder un tant soit peu de discrétion. N’oublions jamais que la truite à la tête orientée vers le haut du courant !! L’action de pêche en petite et moyenne rivière demande plus de dextérité de par l’encombrement des berges. Le courant engendre une gestuelle plus rapide avec un choix de leurre qui demandera automatiquement de descendre très rapidement à la hauteur où nous

sont plus difficiles à trouver lorsque nous sommes novices), le risque d’accrochage est assez faible et le travail du leurre se fait grâce au courant. Le tout est de prendre dans notre boite le leurre adapté à remonter le courant dans la bonne profondeur sans que la canne soit cintrée. Le maître mot de l’action de pêche est l’animation du leurre et dans ce cas précis, tout est réalisable mais nous ne devons jamais en faire trop.


SILURE

Bac de récupération d’eau de pluie de 520 litres, avec couvercle

UN BAC POUR CONSERVER LES VIFS Il est difficile de se procurer des vifs et bien souvent, à la fin d’une partie de pêche on rejette ceux qui restent. Qu’on les ait payé 5€ pièce dans un magasin ou chez un pisciculteur, ou qu’on ait passé une journée à les attraper, il est quand même dommage de ne pouvoir les conserver alors qu’une solution existe pour moins de 200 euros, pour peu que l’on soit un minimum bricoleur.

Texte et photos : François Lavaud

M

ême si les vifs ne sont pas censés passer plusieurs années dans le bac, il convient de respecter les règles de bases empruntées à l’aquariophilie. Les poissons tiendront plus longtemps et seront en forme pour les parties de pêche futures. Tout d’abord, l’espace. Pour éviter le stress et laisser suffisamment de place pour que chaque individu puisse évoluer sans gêne, il faut respecter une équation simple : 1 litre d’eau peut héberger 2 centimètres de poissons. Ainsi,

avec 500 litres d’eau, on peut théoriquement placer 1000 centimètres de poissons soit 30 vifs de 30 centimètres ou encore 50 vifs de 20 centimètres. La température et l’oxygène sont deux paramètres importants et qui sont étroitement liés. Plus l’eau est chaude, plus le taux d’oxygène dissous diminue. Il est donc crucial de contrôler la température et de faire en sorte d’éviter qu’elle ne s’élève au-delà de 24°C. La meilleure solution est de placer son bac dans une cave ou un garage

qui subissent peu les variations de température et bénéficient d’une relative fraîcheur, même en période estivale. Mais si l’on ne peut faire autrement que de le placer en extérieur, on prendra soin de le mettre à l’ombre. Lorsque la température s’élève, deux solutions sont efficaces pour éviter une mortalité ou une fragilisation des poissons par manque d’oxygène dissous : ajouter des bouteilles d’eau congelées qui feront office de gros glaçons ou remplacer un tiers du volume d’eau par de l’eau fraîche. Evidemment, il faut également prévoir un système d’oxygénation permanent. Enfin, il faut absolument éviter que les nitrates envahissent l’eau et la contaminent. Les nitrates sont produits par la stagnation de l’eau et les rejets de nutrition des poissons. Il faut donc s’appliquer à ne pas nourrir les poissons (quelques micros pellets par semaines suffisent) et ajouter un système de filtration efficace. Autant que faire se peut, utiliser de l’eau de pluie. Cela vous coûtera moins cher et elle sera moins nocive pour vos poissons. Si vous utilisez de l’eau du robinet, pensez à la laisser s’aérer 48 heures afin que le chlore s’évapore car il est irritant pour les branchies et peut causer une mortalité chez vos poissons.

Pompe à air fixée sur la paroi extérieure. Les tubes rejetant l’air passent au travers


poissons pour nager. Le couvercle vendu avec permet de s’assurer que les poissons ne sauteront pas en dehors du bac et évite de devoir confectionner soi-même un maillage de protection.

La pompe à eau est installée et renverra l’eau du fond vers le filtre à l’opposé du bac

Le nécessaire Après avoir cherché plusieurs solutions, il apparait que les bacs de récupération d’eau de pluie soient les meilleurs contenants possibles. Ils sont robustes, abordables, faciles à se procurer et existent dans des tailles variant de 300 à 1000 litres. De quoi trouver idéalement le bac adapté à la place que l’on a et au nombre de vifs que l’on souhaite conserver. Pour cet article, le bac choisi a une contenance de 520 litres. La forme rectangulaire n’est pas choisie au hasard : elle facilite l’aménagement et elle optimise la place laissée aux

Pour l’oxygénation de l’eau, il faut utiliser une pompe à air de gros débit dont l’apport en oxygène devra être d’au moins 60% du volume d’eau toutes les heures. Le bac aménagé ici bénéficie d’une pompe d’un débit d’air de 380 litres par heure, répartis dans deux tuyaux de sortie apportant chacun 190 litres d’air par heure. Pour des raisons pratiques, optez pour un modèle qui peut être fixé à la verticale. Afin de passer l’eau dans le système de filtration il faut impérativement utiliser une pompe à eau submersible et la placer au fond du bac afin que l’eau la plus chargée en détritus soit prioritairement renvoyée vers le filtre. Pour éviter que ce soit toujours la même eau qui passe dans le filtre, la pompe devra être placée à l’opposé du système filtrant. Elle devra avoir une capacité de pompage horaire au moins égale à deux fois le volume d’eau. Pour ce bac de 520 litres, la pompe a une capacité de 1200 litres/heure. Les systèmes de filtration externes sont très chers. Il existe cependant un moyen efficace et peu onéreux inspiré de celui utilisé pour les bassins extérieurs. A partir d’une jardinière de 50 centimètres de

Bac mis en eau avec 25 carassins de 30 à 40cm long, il est possible d’obtenir une filtration efficace. La première étape consiste à percer des trous de 10 millimètres de diamètre sur le fond de la jardinière. Ces trous permettront à l’eau de s’écouler après être passée au travers du filtre. La filtration étant assurée par des dizaines de millions de bactéries qui dévorent les déchets organiques, il leur faut un habitat adapté à l’intérieur du filtre. Pour cela, utilisez de la pouzzolane. Cette pierre est poreuse et constitue un bon support bactérien. Remplissez la jardinière de pouzzolane et placez-la sous le rejet du tuyau de la pompe à eau. Voilà donc une solution facile à mettre en place, économique et efficace. Vous pourrez conserver vos vifs toute la saison si vous prenez soin d’avoir une eau qui reste propre et bien oxygénée. Toutes les espèces de poissons ne supportent pas d’être conservées en bac. Orientez-vous sur ces espèces qui sont très résistantes : carassins, carpeaux, chevesnes, tanches et rotengles.

Matériaux utilisés

Système de filtration fabriqué à partir d’une jardinière remplie de pouzzolane

- Bac de récupération d’eau de pluie : 65€ - Pompe à air de 380 litres/heure (2 fois 190 litres/heure) : 45€ - Pompe à eau d’un débit de 1200 litres/heures : 45€ - Jardinière pour fleurs de balcon : 10€ - Sac de pouzzolane de 30 litres : 8€ - Tubes, tuyaux, visseries, tasseaux : 20€


SILURE

P

CARPES ET SILURES, POURQUOI CHOISIR ? Depuis quelques années, avec le développement des populations de silures nous rencontrons de plus en plus souvent silurus glanis sur nos coups amoureusement préparés pour Dame Carpe. Maudits par certains puristes (au même titre que les esturgeons), il représente malgré tout un intérêt de tout premier ordre pour le pêcheur sachant apprécier sa capture à sa juste valeur. Cependant, la puissance de celui-ci à bien souvent raison d’un matériel trop léger et inadapté à sa capture. Malgré tout, avec un peu de préparation il est tout à fait possible de triompher d’un de ces géants pour peu que l’on se prépare correctement et que finalement que nous préméditions sa rencontre. Je vous invite donc à me suivre dans mes pêches que l’on pourrait qualifier d’hybrides...

Texte et photos : David Coquillat

êcheur de carpes autant que pêcheur de silures, je partage mon temps à la traque de l’un ou l’autre de ces deux poissons. C’est lors d’une pêche en 2012 que l’idée de traquer ces deux espèces conjointement m’est venue. Avide de pêches en secteurs peu ou pas exploités et inconnus, j’avais mis en place un ALT près de chez moi afin de tenter la capture de carpes vierges. Le jour J de la récolte était arrivé et c’est avec plaisir que j’enregistrais de nombreuses et belles captures de carpes. Tout se passait plutôt bien jusqu’aux alentours de 2h du matin lorsque j’enregistrais une touche plutôt atypique sur une de mes cannes à carpe. Le scion encaissait de sévères coups de tête mais pas de départ. Je pris la canne en main et après un ferrage assez vigoureux, j’ai bien failli me faire arracher la canne des mains. Le poisson avait décidé de partir vers l’aval en direction d’un entrelacs de bois morts. Je n’avais d’autres choix que de tout bloquer, confiant en ma ligne et ma canne qui avait déjà tourné de puissantes communes de Loire ou de grands transmontanus sans broncher. La suite a été beaucoup moins glorieuse. La canne à pris une courbure extrême et sans crier gare et sans même infléchir la course du poisson, celle-ci s’est lamentablement rompue sous la pression. Le poisson, toujours accroché à la ligne, a continué pour finalement exploser mon bas de ligne constitué de tresse armadillo 45 lbs. C’était la première fois que celle-ci rendait l’âme sur un poisson. Autant déçu que surpris, je restais planté sur place ne réalisant pas trop ce qui venait d’arriver. J’étais totalement anéanti par cet événement que je n’avais jusqu’alors jamais ne serait-ce qu’envisagé. La session s’est terminée avec quelques carpes très combatives mais cet événement


ce n’est qu’après moultes visites sur les sites internet des principaux distributeurs de matériel que j’ai finalement retenu une canne qui semblait convenir à mes attentes. Je dirais même qu’elle était la seule. D’ailleurs, elle avait été développée De belles carpes au rendez-vous pour cette utilisation particulière. J’optais me hantait, je n’avais qu’une idée, donc pour 2 cannes Hybrids Big revenir et provoquer une nouvelle rencontre avec ce que je pensais Carp en 11 pieds 4,5 lbs. Les retours d’utilisateurs étant bons, être un silure de belle taille. je m’équipe rapidement, confiant pour la suite des opérations.

Une canne à la hauteur Cette partie de pêche se déroulant en octobre, j’avais l’hiver pour mettre toutes les chances de mon côté. Tout d’abord, il me fallait trouver une canne capable de contrer les silures dans cet environnement très encombré. Je ne pouvais décemment pas utiliser mes cannes pour mes pêches au cassant ni même me doter de cannes carpes surpuissantes qui, j’en reste persuadé, prendraient trop de mauvais coups, fatals pour ces dernières à termes. Je me suis donc tourné vers les cannes leurres destinées aux pêches de ces géants. Les actions de la plupart d’entre elles pouvaient convenir mais je me heurtais à un problème de longueur avec des outils qui plafonnaient à 2m70. Pêchant très souvent seul, je ne pourrai peut être pas prendre les commandes de mon pneumatique tout en contrôlant un glane furieux qui se dirige vers les arbres immergés. De plus, je ne souhaitais pas prendre le risque d’abîmer les éventuelles carpes qui pourraient s’intéresser à mes appâts. Un cahier des charges dur à tenir et

Ne rien laisser au hasard Je conserverai mes moulinets habituels que je sais robustes à savoir des okuma salina 55. Par contre je les équipe de tresse beaucoup plus forte. Mon choix se porte sur de la Powerpro 80 lbs, ce qui constitue un minimum dans la configuration que je vais aborder. Le montage quant à lui sera d’une simplicité exemplaire. Un clip plomb recevra un lest de 140g, un émerillon de 100 lbs, un bas de ligne kevlar power leader 50 kgs pour assurer une bonne résistance à l’abrasion mais conserver la souplesse nécessaire si je souhaite piquer quelques carpes. L’hameçon sera un TT big carp n° 1. Voilà pour l’essentiel des modifications apportées pour affronter le Léviathan qui m’avait mis une correction. Simplicité et robustesse seront les bases de ma démarche.

La stratégie d’amorçage Me voilà correctement armé, mais un choix cornélien s’offre à moi. Vais-je proposer le même appât que j’utilisais lors de ma déconvenue ? Vais-je tenter d’intéresser plus particulièrement les silures plutôt que les carpes ? La présence de très belles carpes sur ce secteur m’encourage à tenter de courir deux lièvres à la fois. Jusque-là, je préférais me focaliser sur une espèce précise mais pour cette pêche, une exception sera de mise. Je regarde du côté des pellets mais leur temps de dissolution et leur propension à attirer brèmes et autres blancs indélicats me dissuade dans ce choix. Pourtant leur attraction auprès de nos moustachus n’est plus à démontrer. Un appât très fortement carné pour séduire ce prédateur me semble le plus adapté malgré tout. Malheureusement, l’époque où je roulais mes propres appâts est révolue car mon rôle de père m’oblige à partager mon temps de pêche avec ma petite famille (sans regret!). Je dois donc me tourner vers des appâts ready made. En cherchant une canne pour contrer les rushs des silures

En toute simplicité


supposés se tenir embusqués sur mon secteur de pêche, j’étais tombé sur un appât qui semblait prometteur. A mi-chemin entre le pellet et la bouillette, il allie les avantage de diffusion et d’attraction rapide de l’un tout en proposant la structure résistante de l’autre. Je testerais donc celui-ci sur ma première pêche. Si je n’avais pas les résultats escomptés, je pourrais toujours revenir aux grands classiques. Me voici donc quelques temps après en possession de 7,5 kgs d’Hybrids big carp et de leur boost associé. Durant 2 jours, je dispenserai 2,5 kg d’appâts sur le poste afin de familiariser les poissons du secteur, que ce soit carpes ou silures.

La mise en place de la stratégie Ma pêche se déroulera sur un weekend du samedi au dimanche. Je me rends donc sur place le mardi précédent afin de procéder à la première séance d’accoutumance. Tout est calme sur le secteur, pas même un blanc ne crève la surface. La configuration du poste est la suivante : Côté amont de mon installation, un banc de nénuphars occupe une large courbe le long de ma berge. Côté aval, de très nombreux arbres morts immergés jonchent les bords de la rivière. Seule la zone devant moi avec une largeur d’environ 50 mètres reste dégagée. J’avais choisi cette zone pour ses qualités d’interception entre deux secteurs très intéressants. Par contre, le revers de la médaille était qu’aucune concession ne pouvait être faite lors des combats. Mes hybrids partent alors rejoindre les environs des arbres morts que

n’êtes plus spectateur de la nature, les rôles sont inversés, un duel se prépare, une rencontre du troisième type se profile... Les gestes sont précis, presque automatiques, les piques sont solidement plantés, détecteurs roc xrs installés en mode silencieux, seule la centrale me retranscrira les indices de touches dans la plus grande confidentialité. Le bedchair en mode chaise, je m’installe pour parfaire mes montages que je teste de Nouvelle génération d’appâts toutes mes forces. Rien ne rompt, j’esche mes lignes, je sais, en d’autres lieux, être des je les déposes une à une, déterminé repères de tout premier choix pour et froid tel un sportif abordant une les glanes. Le jeudi, mon amorçage épreuve d’importance. Tout est se veut plus large mais face à moi maintenant en place, les pions sont afin d’inciter les éventuels silures à disposés sur l’échiquier, l’attente sortir de leurs branchages, attirés peut commencer. par les effluves de mes appâts. Je ne dispense pas plus d’appâts car le caractère très affirmé des hybrids (l’odeur et le goût sont très Un bon début marqués) me semble largement suffisant pour créer une émulation Midi arrive rapidement et aucune touche ne s’est encore produite. Je auprès de ceux-ci. me remémore tout le cheminement qui m’a conduit ici au bord de l’eau avec une stratégie toute nouvelle Action ! pour moi. A priori, rien ne semble avoir été sous-estimé ou oublié, Samedi matin arrive enfin après la réussite devrait être au rendezune nuit de travail interminable ! vous. Un peu de patience, tout vient Le matériel, réduit à son minimum à point à qui sait attendre. Je me vital, est chargé dans la voiture et restaure un peu et après un bon je prends la route, rempli d’espoirs café, je commence à m’assoupir pour ce nouveau challenge. Le doute doucement car cela fait déjà 24h fait place à la détermination et c’est que je n’ai pas fermé l’œil. Le gonflé à bloc que j’aborde enfin bruissement du vent dans les l’aval du secteur où je vais opérer frondaisons des arbres m’emmène durant 24h. Le pneumatique est petit à petit vers le monde des rapidement gonflé. Le chargement songes quand tout à coup ma effectué, je pars en quête de mon centrale retentit. Je saisi prestement Graal d’un weekend. Le temps mon hybride qui est cintrée par un est maussade et la nature semble poisson qui semble de fort beau être assoupie. Une atmosphère gabarit. Le combat ne s’éternise des grands rendez-vous, lourde pas et je ramène sans ménagement une splendide carpe qui dépasse et pesante, se fait ressentir. Vous


bien les 15 kg. Je replace celle-ci à l’identique. L’attente reprend, confiant en ma stratégie. L’aprèsmidi avance doucement lorsqu’une seconde touche me permet de capturer une nouvelle carpe d’une dizaine de kilos. Jusqu’à la nuit tombée, ce seront 3 autres carpes qui me rendront visite, toutes dans la fourchette 10-15 kg. Je suis d’ors et déjà ravi de cette réussite qui me conforte dans l’efficacité de mes appâts. Je suis malgré tout sur ma faim car aucun silure n’a encore montré le bout de ses moustaches.

The winner is... Les quelques poissons blancs qui batifolaient en surface à la recherche de quelques éphémères sont maintenant partis vers d’autres lieux. Est-ce le signe de la présence du grand prédateur tant espéré ? Je me plais à imaginer que sous le miroir de la rivière, mon visiteur tant attendu est là, tapi, prêt à engloutir mes friandises disposées çà et là en son honneur, telles des offrandes à un Dieu des eaux vives. C’est avec ces pensées que je m’endors sous un ciel scintillant de mille diamants. La

Rêver nuit est déjà bien avancée lorsque ma centrale vibre au plus qu’elle ne peut. Le frein de mes moulinets étant bloqué, je me précipite tandis que le poisson bloqué dans sa fuite, claque violemment de la queue en surface. Cela ne me trompe pas et je sais qu’il s’agit d’un silure, qui d’ailleurs, semble de belle taille.

Je saisis prestement la canne. Un bras de fer s’engage où deux lutteurs se rendent coup pour coup. Le silure use de tout son poids et de toute sa puissance pour se réfugier dans les arbres immergés situés en aval mais la canne fait parfaitement son travail et quelques minutes plus tard, il se rend finalement après m’avoir gratifié d’un demi-tour qui me trempe jusqu’aux os. Je le saisis par la mâchoire et le hisse avec peine sur la berge. Je m’assieds auprès de lui, tout tremblant encore par la décharge d’adrénaline. Je le regarde, vaincu mais splendide dans Sublime récompense! sa défaite d’un jour.

Ma mission est accomplie, je viens de capturer mon premier silure aux appâts hybrids. Je ne prendrai plus rien jusqu’au petit matin, ce qui est bien compréhensible au regard du dérangement occasionné par le combat. Après cette pêche, j’ai revu en grande partie ma façon de vivre mes pêches. Comme je vous l’avais écrit au début de cet article, je me rendais auparavant au bord de l’eau dans le but de capturer telle ou telle espèce de poisson. Bien sûr, lors de certaines sessions je me focalise sur la carpe ou sur le silure selon les lieux. Cependant, dès que je le peux, je m’efforce de les traquer conjointement car je dispose d’un matériel adapté à cette technique spécifique. Nul doute que la pêche simultanée de ces deux poissons est promise à un bel avenir car, outre les émotions qu’elle véhicule, elle nous permet de vivre deux passions conjointement. Essayezvous aux pêches hybrides, vous n’en reviendrez pas indemnes !


CARPODROME et une attraction très rapide sur votre coup. Volontairement, je ne parlerais que de ce type d’amorces dans cet article pour parler des autres lors d’un prochain article.

Carpe prise sur amorce à base de chénevis.

La première étape en ce qui concerne la préparation est tout simplement de verser l’amorce choisie dans une bassine d’une contenance relativement importante. Ceci vous permettra d’être à l’aise pour toutes les étapes suivantes. Une fois ceci effectué, brassez à pleines mains l’amorce sèche. Cela vous permettra d’apprécier la granulométrie de la préparation.

L’AMORCE EN

CARPODROMES : ATTENTION À LA PRÉPARATION…

L’amorce est le commencement de la partie de pêche. Dans sa préparation, nous mettons aussi une grande part de rêve. Mais attention, certaines étapes ne doivent pas être négligées, sous peine d’avoir une amorce beaucoup moins attractive.

Texte et photos : Franck Devillers

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’amorce est disponible sous plusieurs formes. Effectivement, vous la trouverez soit toute prête ou bien il faudra que vous mélangiez plusieurs sortes de farines pour obtenir une amorce complète. En revanche, lors de l’utilisation de votre préparation, des étapes importantes sont obligatoires pour avoir une attraction maximale. Ces étapes conditionneront l’attractivité sur votre coup et vous permettront de faire de belles bourriches de poissons en carpodromes.

Les différentes étapes Dans le cas où vous employez des amorces du commerce toutes prêtes, la mise en œuvre sera facilitée par le mélange de plusieurs types de farines. Ces farines auront entre elles une mécanique qui permettra le bon déroulement de votre amorçage

Ensuite, il faudra procéder au mouillage de l’amorce. Attention, cette étape est sûrement la plus importante ! Une amorce trop mouillée tournera en soupe et ne pourra en aucun cas être lancée sur un coup assez lointain. A l’inverse, une amorce trop sèche, même si la confection de boule sera possible, éclatera en plein vol avant de toucher l’eau. Dans ces deux cas, l’attraction sur le coup sera diminuée et vous n’aurez pas les résultats escomptés. Donc, pour en revenir au mouillage, il faut procéder de manière rigoureuse. Ajouter de l’eau petit à petit en brassant le mélange énergiquement. Il faut que la consistance de votre amorce soit assez humide pour confectionner des boules, mais aussi que les boules

Amour blanc qui adore le maïs.


Un beau poisson qui adore l’amorce grosse mouture. puissent se désagréger simplement en les roulant entre vos mains. Pas évident me direz-vous, mais avec de la patience et un peu d’expérience cela deviendra très facile. Pour vous faciliter la vie, sachez qu’il est possible de monter un fouet sur une perceuse puissante (ou mieux, un malaxeur) sans fil. Attention, d’utiliser du matériel solide car il sera mis à mal par cette opération. Une fois cette étape terminée, vous passerez au tamisage. Plusieurs pêcheurs occultent cette étape et c’est bien dommage. Ils se privent d’un rendement de touches supérieur par rapport à une amorce non ventilée. Le tamisage va permettre d’aérer les particules des différentes farines. Cette opération a pour but de faciliter le travail de l’amorce une fois immergée et d’accélérer l’attraction sur votre coup. Pour ce faire, rien de plus simple. Mettez votre tamis en place sur votre bassine et versez la préparation humide sur le tamis. Faites des mouvements circulaires avec vos mains pour permettre le

Les ustensiles utiles à la préparation d’une amorce.

passage des matières au travers des mailles. Cela ne vous prendra que quelques minutes. Une fois cette opération terminée, vérifiez la texture de votre amorce. Vous découvrirez un mélange très souple et très agréable à travailler. Ensuite, vous pourrez confectionner des boules de la taille désirée et procéder à votre amorçage de zone.

Deux écoles se disputent la part du lion dans ce domaine. Effectivement, une préparation effectuée la veille du coup de pêche a pour but d’améliorer l’imprégnation à cœur de toutes les particules

Supplément dans l’amorce Il est possible de rajouter d’autres produits dans votre préparation. Parfois un petit coup de fouet à Des graines comme le chènevis, le votre amorce fera la différence ! maïs ou les graines pour oiseaux, ou bien des additifs liquides ou en qui composent votre amorce. Les poudre, ou encore des asticots, particules auront tout le temps d’absorber et de se gorger des liquides introduits dans l’amorce. Attention, toutes les Le lendemain, l’heure du coup de étapes sont pêche, l’attraction sera instantanée avec une diffusion optimale. La importantes ! deuxième solution, consiste à préparer son amorce en arrivant au vers de vase ou pinkies. Cependant, bord de l’eau le jour J. Une fois tous il faudra avoir à l’esprit de ne pas les ingrédients incorporés dans la saturer l’amorce. L’ajout trop préparation, celle-ci sera laissée au important d’un de ces éléments repos pendant un laps de temps modifiera la structure de votre plus ou moins long. Cela veut dire amorce et il deviendra impossible que vous ne pêcherez pas tout de de confectionner des boules et de suite ! Mon temps de pêche étant procéder à un amorçage correct. compté, je pratique essentiellement L’incorporation de ces éléments de la première manière. interviendra après la phase de tamisage. Vous verserez votre complément dans la bassine qui contient l’amorce tamisée et vous Et maintenant… brasserez doucement l’ensemble. Pour les additifs de type liquide, Voilà les fondamentaux pour attention également de ne pas réussir une bonne amorce de « surmouiller » votre amorce. pêche au coup. Cette technique de Le résultat serait identique à préparation s’applique à tous les l’incorporation trop importante types d’amorces que vous pourrez trouver. Si toutes les étapes sont d’eau dans votre préparation. correctement réalisées, vous devriez vite voir arriver du poisson sur votre coup et réussir une belle Préparez la veille ou le pêche. Bonne préparation et surtout bonne pêche… jour J ?


DÉCOUVERTE et l’incubation dure entre 10 à 13 jours. Le gardon fait environ 5mm à sa naissance et 10 cm au bout de deux ans. Sa maturité sexuelle se fera la troisième année. Sa durée de vie est d’environ 10 ans.

Le corps du gardon à des reflets argentés avec des nageoires rouges/orangées

Régime alimentaire

MŒURS ET GOÛTS DU « ROI GARDON » La pêche du gardon fait toujours le bonheur des pêcheurs amateurs comme des compétiteurs. Il a fait l’objet de nos premières pêches et aujourd’hui encore il nous soumet à des situations délicates. Seule une parfaite connaissance de ce cyprin peut nous permette de faire de belles bourriches.

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Texte et photos : Daniel Laurent

a grande diversité des techniques utilisées pour prendre « Rutilus rutilus » en fait un poisson très populaire chez les petits comme chez les grands. Pour mieux combattre votre « partenaire » apprenez à bien le connaître…

Description Nom scientifique : Leuciscus rutilus ou Rutilus rutilus. Noms communs : Pigeat, pigo, gardon blanc, gardoune, rubilio, roussette, roche, vengeron, blanc, blanchet et léchatout. Son corps est allongé, fuselé et ses écailles proches de l’acier blanc lui donnent des teintes plus ou moins argentées selon les lieux qu’il fréquente. Sa bouche est petite, s’allonge pour s’alimenter, se dirige plutôt vers le haut et sa lèvre supérieure est légèrement oblique. Sa ligne latérale est composée de

41 à 45 écailles et ceci lui permet de percevoir les dangers très rapidement… Le dos du gardon tend au gris verdâtre avec quelquefois des reflets bleutés. Une bande plus foncée or et rouge à l’âge adulte orne ses flancs. Ses nageoires pectorales sont composées de 16 rayons durs et elles ont une teinte tirant plus ou moins sur le rouge et l’orangé, tout comme la nageoire anale. La nageoire caudale est très échancrée et se pare aussi de rouge au moment de la fraie tout comme la nageoire dorsale.

S’il n’est pas totalement herbivore, cette nourriture végétarienne est celle qu’il consommera les premiers mois de sa vie de gardonneau, puis, viendront ensuite les petits invertébrés aquatiques et les crustacés d’eau douce. Ce lècheà-tout raffole également des insectes aquatiques et par voie de conséquence leurs larves, dont le ver de vase, dont il est très friand. Ceci n’empêche nullement les pêcheurs de lui proposer d’autres esches comme le blé et le chènevis dont il raffole !

Conseils d’expert Instinctivement, le gardon préfère les esches animales mouvantes comme l’asticot aux esches végétales immobiles. Le gardon est sensible à la thermocline et il joue l’ascenseur pour trouver la bonne température

Biologie et reproduction Le gardon est grégaire et il vit en banc près du fond. Vous le trouverez en priorité dans toutes les zones où la végétation aquatique est bien développée. Sa reproduction se déroule vers la fin de printemps et au début d’été. La femelle pond environ 100 000 œufs

En eaux closes, la pêche du gardon fait le bonheur des jeunes pêcheurs de compétition


AMORCES

LES AMORCES POUR LE

GARDON EN ETANG Le gardon est le poisson prĂŠfĂŠrĂŠ des pĂŞcheurs au coup en ĂŠtang. Les moyens techniques sont nombreux, mais la grande canne reste la pratique la plus prĂŠcise pour une pĂŞche subtile au large ou en bordure. Pour les rassembler sur votre coup voici quelques recettes incontournables.

Texte et photo : Daniel Laurent

L’amorce miracle n’existe pas ! Les tests des compÊtiteurs en SITUATION PERMETTENT DAFlRMER une amorce bien ÊtudiÊe permet, aujourd’hui que la  recette miracle même en hiver, de faire de belles  n’existe pas et que c’est la bourriches composition des farines utilisÊes qui est l’ÊlÊment dÊterminant pour e gardon est le poisson prÊfÊrÊ obtenir une amorce conforme des pêcheurs au coup en Êtang. aux poissons rÊsidents sur votre Les moyens techniques sont parcours de pêche. nombreux, mais la grande canne reste la pratique la plus prÊcise Une farine est pour une pêche subtile au large ou - claire ou foncÊe en bordure. Pour les rassembler sur lNEOUGROSSIÀRE votre coup voici quelques recettes - collante ou dispersante

Christian Monget :

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incontournables.

Conseils d’expert Les additifs en poudre se mÊlangent DANSLESFARINESSÀCHENT Les additifs liquides s’ajoutent à l’eau de mouillage. En mouillant l’amorce à l’eau froide juste avant la pêche ceci permet une diffusion plus rapide des particules dans les couches supÊrieures de l’eau. En mouillant l’amorce à l’eau froide 4 à 5 heures avant la pêche cela ralentit le travail des farines sur le coup. L’eau chaude ralentit le travail de l’amorce sur le coup mais fait GONmERLESPARTICULES

coup. Ces composants seront donc choisis avec soin. Vous pourrez ajouter Êventuellement des arômes pour la rendre plus attractive Pour qu’elle  travaille  plus ou MOINSRAPIDEMENT VOUSMODIlEREZ la manière de mouiller plus ou MOINSLAMORCElNALE CECIAVECDE l’eau froide ou chaude.

Donc suivant la couleur, la texture La rĂŠussite d’une sortie en ĂŠtang et le pouvoir collant des farines pour prendre des gardons et faire utilisĂŠes, l’amorce ÂŤ travaillera Âť une belle bourriche, demande une plus ou moins rapidement sur le prĂŠparation soignĂŠe PĂŞche du gardon Ă la grande canne des lignes, mais aussi GARDON ETANG CALME GARDON ETANG AVEC DU VENT GARDON ETANG PEU PROFOND un choix tactique 1 part biscuit gras 1 part chapelure rousse 1 part chapelure rousse bien particulier de la 4 parts chapelure rousse 1 part chènevis moulu 1 part chènevis moulu composition de votre 1/2 part chènevis moulu cuit 1 part coriandre 1 part coriandre 1/2 part coco Belge 1 part ĂŠpicĂŠine foncĂŠe 1 part ĂŠpicĂŠine foncĂŠe amorce. 10% coriandre moulue 1 part gaude de mais 1 part gaude de mais Le gardon Ă  des goĂťts 1/2 part polenta 1 part PV1 1 part gazelle grillĂŠe très changeants et 1,5 part PV1 suivant son humeur et les conditions PĂŞche du gardon Ă  l’anglaise climatiques vous GARDON ETANG CALME GARDON ETANG PEU PROFOND GARDON ETANG PROFOND devrez utiliser des 4 parts chapelure rousse 1 part chapelure rousse 1 part arachide grillĂŠe biscuits sucrĂŠs 1 part biscuits sucrĂŠs 1 part biscuits sucrĂŠs recettes diffĂŠrentes 2 parts 1 part coprah nature 1 part chènevis moulu grillĂŠ 1 part chapelure rousse pour ne pas ĂŞtre pris 1 part coriandre moulue 2 parts coprah nature 1 part chènevis moulu cuit au dĂŠpourvu et faire 2 parts gaude de maĂŻs 1 part gaude de mais 1 part coprah nature face aux conditions 1 part TTX 1 part SEMOULEDEMAĂƒSlNE 1 part PV1 1 part SEMOULEDEMAĂƒSlNE de pĂŞche. 1 part

TTX


MONTAGE

CHOISIR SA LIGNE POUR

LE GARDON EN ÉTANG

Conseils d’expert Evitez d’utiliser des flotteurs issus de marques différentes et choisissez trois formes de même conception. Le flotteur droit ou fusiforme Le flotteur bouteille ou olive Le flotteur boule ou trapu

La pêche au coup ne s’improvise pas et si l’amorçage permet de faire venir les poissons blancs sur le coup, c’est toujours le montage de ligne qui sera l’élément déterminant pour prendre les poissons. Voici quelques conseils indispensables pour la la coulée. Si le poisson prend pêche du gardon en étang par eaux calmes ou agitées.

Texte et photos : Daniel Laurent

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a ligne montée est le point capital qui permet au pêcheur de détecter la touche subtile du gardon. Si la plombée est mal constituée ou le flotteur mal équilibré, ceci suffira pour perturber une journée de pêche qui s’annonçait pourtant prometteuse. Pour éviter ces désagréments, prenez le temps, chez vous, de monter des lignes parfaites en utilisant une gamme de flotteurs

réduite au minimum. Ils se déclineront en différents poids et diamètres mais avec des antennes interchangeables pour faire face à toutes les éventualités.

Ligne pour les eaux calmes Vous préférerez cette ligne lorsque les conditions sont bonnes, sans vent et pour une profondeur de moins de 2 mètres. Préférez une antenne plastique creuse qui permet de bien visualiser les touches mais lorsque le poisson est chipoteur et les touches plus sensibles, vous utiliserez une antenne métallique. - Nylon de 7 à 8/100 pour le corps de ligne - Flotteur de forme fusiforme ou droit de 0.30 à 0.50gr - Plombs sphériques tendres du n° 8 à 12 - Bas de ligne inférieur de 2/100 par rapport au corps de ligne - Hameçon de 20 pour le pinkie et de 22 pour le ver de vase

Ligne pour les eaux agitées En présence de vent ou de léger courant de surface, lorsque les conditions se détériorent, il est préférable d’utiliser un flotteur plus stable dans la vague. Avec cette ligne vous contrôlerez davantage

l’esche à la descente vous étalerez davantage les plombs en les remontant vers le flotteur. - Nylon de 7 à 8/100 pour le corps de ligne - Flotteur de forme trapue à olive de 0.40 à 1.00gr - Plombs sphériques tendres du n° 5 à 12 - Bas de ligne inférieur de 2/100 par rapport au corps de ligne -Hameçon de 18 pour l’asticot, de 20 pour le pinkie et de 22 pour le ver de vase


TECHNIQUE En plan d’eau le pêcheur doit prendre en considération la profondeur de l’eau et la force des courants et contre-courants pour choisir sa ligne

LE GARDON...

ROI DE LA PÊCHE À LA GRANDE CANNE Lorsque des bancs entiers de gardons arrivent sur le coup la pêche semble bien facile… Mais lorsque les gardons chipotent, même le pêcheur de concours doute et se pose des questions car malgré son abondance... Monsieur Rutilus chipote ! Voici comment mieux cerner le roi de la pêche au coup ! Texte et photos : Daniel Laurent savent s’adapter aux circonstances ’est surtout la composition de pêche, c’est-à-dire aux toquades de l’amorce et la manière passagères des poissons et à leurs d’amorcer qui facilitent la humeurs changeantes. pêche ou au contraire la compliquent. Si les farines qui composent Le petit canal non l’amorce ne sont pas conformes navigable aux nécessités du parcours, c’est- D’une largeur variant de 15 à 25m, à-dire à la composition du fond, sa avec un fond souvent vaseux, il profondeur et à la température de représente une pêche intéressante l’eau, la pêche est perdue d’avance et parfois technique. Il est aussi ! sans doute le plus aisé à aborder C’est pourquoi il est nécessaire de car ses eaux y sont généralement procéder avec méthode : stagnantes et la pêche se rapproche D’abord un tapis de terre classique, d’une pêche classique en étang. puis 4 à 6 boules d’amorce avec D’ailleurs les lignes et l’amorce 350 g de fouillis, puis 2 boules de utilisées seront très similaires. terre avec 50 gr de fouillis dans Cherchez les postes à proximité lesquelles les poissons viendront d’herbiers ou de nénuphars et donner du nez ! prenez le temps de sonder votre Ensuite, un rappel régulier avec place, sous le scion, puis de gauche une boule dès que les touches à droite de manière à vous faire une ralentissent ou si la taille des idée très précise du fond. Essayez gardons semble diminuer. de trouver une petite cassure et Si l’amorçage est primordial, la pêchez juste après. tenue de ligne est très importante Les gardons n’ont pas de peine car si tous les pêcheurs arrivent à à fouiller la vase molle de ces attirer les poissons « sur le coup petits canaux pour y déloger leur », ensuite faut-il savoir les tromper nourriture et ils auront vite fait pour les prendre. C’est là que réside de déjouer un montage de ligne le savoir-faire des bons pêcheurs qui trop grossier ; Aussi, finesse et

Le gardon en étang

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souplesse sont-elles encore de rigueur.

Le canal à grand gabarit

Les courants, les contre-courants, les éclusées, les pentes en escaliers, autant de difficultés à surmonter pour les pêcheurs de gardons. Prenez un grand soin à sonder votre place. Souvent profond dès la bordure, les gardons s’abriteront ici du passage incessant des bateaux, aussi un coup entre 4 et 6m est souvent payant. L’aspect mécanique de votre amorce sera primordial et pour résister aux éclusées. Préférez un mélange lourd et surmouillé, les particules ainsi gorgées d’eau seront peu volatiles et maintiendront les beaux gardons sur votre coup. Après le passage d’une grosse péniche, revenez sur votre coup de bordure, là où les poissons se seront réfugiés et rappelez trois à cinq boulettes riches en fouillis sur le coup du large.

Conseils d’expert En étang ou en canal, la tenue de ligne (et sa finesse) est le point primordial pour espérer prendre des gardons Quelque soit le parcours, la composition de l’amorce demande une réflexion pertinente qui doit permettre au pêcheur de créer un coup gagnant

La pêche en eau claire est une excellente épreuve de précision et de technicité que seuls les bons pêcheurs acceptent d’appréhender


FEEDER du plomb, j’utilise les Drennan Method-Feeder. Ils sont très bien conçus : discrets sur le fond, ils se lancent bien et se posent toujours de la même manière avec leurs deux « ailettes » en plomb.

Accessoires de montage parfaits

8 CONSEILS POUR BIEN DÉBUTER

LE METHOD-FEEDER

EN CARPODROMES

Les pêches fines de la carpe se développent fortement, notamment du fait du développement des carpodromes et de la pression de pêche dans bien des plans d’eau. Parmi elles, la pêche au method-feeder. Voici 8 conseils de bases pour bien débuter ces pêches passionnantes.

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Texte et photos : Mickaël Le Poursot

a première erreur quand on débute au method-feeder est de vouloir appliquer ce montage sur une « batterie » classique de 4 cannes. Bien entendu, cela peut marcher, mais pour vraiment tirer la quintessence de cette technique, il vaut mieux pêcher à une, maximum deux cannes. Ainsi, on gagne en discrétion de pêche et l’on va pouvoir s’occuper pleinement des cannes. En effet, cette pêche est une

Montage prêt à être lancé

Quand je veux un method-feeder plus « compact » pour un meilleur auto-ferrage et/ou lancer un peu plus loin, je choisis le Fox In-line paste bomb. Il nécessite juste une amorce plus compacte et collante pour éviter de la perdre au lancer. Quand je veux inclure des asticots vivants dans l’amorçage, j’utilise les Fox Maggot Method-Feeders. Je peux ainsi inclure des asticots dans le compartiment prévu pour et l’amorce autour. Ce qui permet de lancer avant que les asticots n’aient quitté l’amorce ou la fassent éclater au lancer. Enfin, si je pêche sur un substrat mou et/ou que je veux que mon appât soit bien présenté dans l’amorce, j’utilise les Drennan Inline Flat Method-feeder. Le poids des method-feeder est choisi en fonction des distances de pêche. Autant que possible je les

pêche active où il faudra relancer régulièrement. Avec 4 cannes, on s’essouffle vite et on perd vite le rythme de la pêche.

Bien choisir son Method-Feeder Le choix du method-feeder est très important. Il doit permettre de bien tenir l’amorce, bien lancer et laisser une bonne présentation du montage sur le substrat. Le method-feeder idéal unique n’existe évidemment pas. Voici quelques methodfeeder que j’utilise dans différentes conditions. Quand je pêche sur un substrat dur ou assez dur, et/ ou que je veux une bonne quantité d’amorce autour du montage, et/ ou qu’il n’y a pas nécessité de présenter le montage au-dessus

Des amorces au top choisis entre 25 et 56 g. Le poids est discret et suffisant pour l’autoferrage avec les petits hameçons qui sont employés.

Privilégier la tresse en bas de ligne Pour les pêches en method-feeder, j’aime utiliser un petit bas de ligne en tresse souple de 10, 12 ou 15 lb. Sa


Marukyu qui sont vraiment très le poste, prendre les poissons et performants. Les EFG 131, 142 et relancer régulièrement la ligne afin 161 constituent des bases sûres. de conserver une activité suffisante pour ensuite attirer les carpes. des appâts trop gros qui ne Relancer régulièrement Avec permettraient pas de prendre ces La pêche au method-feeder indésirables, la ligne pêcherait

Poisson piégé au Method-Feeder longueur est comprise entre 10 et 15 cm et il est terminé par un hameçon le plus petit possible par rapport à la taille de l’appât. Ainsi, ce dernier est présenté toujours dans l’amorce et de manière très discrète et naturelle.

Privilégier le nylon en corps de ligne Le corps de ligne est constitué de nylon entre 25 et 35/100ème selon la taille des poissons et s’il y a des obstacles. Le nylon permettra de bien plaquer la ligne sur le fond pour plus de discrétion et son élasticité réduit considérablement le nombre de décrochage.

L’importance de l’amorce L’amorce est bien entendu un élément central de cette technique. Elle nécessiterait un article à elle seule. Le point le plus important est de bien penser qu’avec une quantité réduite d’amorce, il faut attirer les carpes. Il ne faut donc pas que les petits blancs mangent trop rapidement l’amorce et que l’amorce diffuse loin pour attirer les carpes. Il faut ensuite qu’elle maintienne les carpes sur le poste amorcé suffisamment longtemps. J’utilise pour ma part les produits

nécessite de relancer régulièrement même quand il n’y a pas de touche. Il faut en effet maintenir une activité constante sur le coup. D’où l’importance de ne pas multiplier les cannes pour ne pas multiplier les postes et garder le rythme de rappel. Selon la saison et le nombre de petits poissons blancs, il convient de relancer toutes les demi-heures à toutes les heures au grand maximum.

Privilégier les petits appâts Les petits appâts ont déjà fait leur preuve pour multiplier le nombre de touche par rapport aux gros appâts. En method-feeder, leur utilisation est encore plus importante du fait que l’on pêche au milieu de petites particules d’amorçage. Si les petits appâts ne sont pas sélectifs, cet inconvénient devient ici un avantage. En effet les pêches en method-feeder sont des pêches rapides où il faut prendre les carpes rapidement, et les petits appâts sont parfaits pour cela. Qui plus est, on prend aussi avec les petits appâts les brèmes ou les tanches ce qui permet de connaitre l’activité sur

Ligne clippée pour une précision absolue au lancé

Le method-feeder permet de capturer rapidement les poissons rapidement sans amorce et les poissons quitteraient la zone faute de nourriture. De ce fait, les carpes ne rentreront pas sur le poste.

La précision et discrétion Pour bien entretenir l’activité sur le poste et multiplier les touches, la précision est primordiale. Il faut absolument replacer la ligne à la même place à chaque lancer. Marquer son fil, avec le Drennan Marker Gum par exemple, et clipper sa ligne est indispensable. Il faut également rester discret pour ne pas effrayer les poissons, ce qui ruinerait la pêche pendant plusieurs heures. La pêche en method-feeder est une recherche passionnante des carpes et permet de prendre régulièrement plusieurs poissons en très peu de temps de pêche. Il convient pour cela ne respecter ces quelques règles de base et vous verrez que c’est à la portée de tous.


STRATÉGIE

Les marnages sont très importants sur certains lacs

LES LACS DE BARRAGE EN MOYENNE MONTAGNE

Comme sur la plupart des eaux, le repérage des poissons et une connaissance approfondie des lieux sont des facteurs primordiaux pour la réussite sur les lacs de barrage. Les forts marnages que connaissent certaines retenues peuvent faciliter la tâche des pêcheurs qui s’y intéressent.

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ontrairement aux gravières et à certains étangs, les lacs artificiels connaissent généralement de fortes variations de niveaux d’eau en fonction des saisons et des conditions climatiques, que ce soient les retenues de moyenne montagne ou certains grands réservoirs de l’est de la France. Les activités économiques et touristiques peuvent ainsi inciter EDF et autres utilisateurs à ouvrir en grand les vannes, aussi bien pour arroser un golf que pour irriguer des plantations, alimenter en eau potable une grande agglomération, produire davantage d’électricité

Texte et photos : Laurent Mathey lors des pics de consommation lieux que la pêche y devient en période de froid… Des arrêtés particulièrement périlleuse avec des préfectoraux peuvent interdire berges escarpées et à sec, mais la pêche en cas de niveau trop bas sur les retenues du plateau de Langres ou ailleurs. D’autres endroits comme Vouglans, Bortles-Orgues, Serre-Ponçon ou certains lacs du Massif central, voient leur niveau baisser exagérément en automne afin d’absorber plus facilement les fortes crues hivernales et protéger ainsi les villes en aval. Les Le niveau de certains réservoir baisse marnages sont parfois fortement en automne, découvrant des secteurs si importants en certains habituellement stratégiques pour la pêche.


Par niveau bas, les carpes se rapprochent des barrages. aussi avec des mises à l’eau d’accès impossible. Malheureusement pour les pauvres carpistes que nous sommes, ces périodes d’étiage correspondent généralement avec la meilleure saison pour la pratique de notre passion, à savoir en automne.

De bonnes raisons pour s’intéresser aux lacs de barrages… Si les forts marnages évoqués précédemment ne facilitent guère la tâche des campeurs (je n’ai volontairement pas parlé des pêcheurs…) et incitent certains à délaisser les lacs de barrage, les amoureux de ces destinations trouvent intéressant de prévoir des sessions à différentes périodes, en raison des conditions changeantes et du challenge à chaque fois renouvelé que représente la capture d’une carpe. On est alors loin des pêches stéréotypées ayant cours sur certaines gravières pourtant très techniques, et seule une remise en cause permanente et une bonne adaptation aux conditions rencontrées à un moment donné permettent d’enregistrer des résultats satisfaisants. Avec un peu d’expérience, le carpiste peut aussi tirer parti des fortes variations de niveau pour améliorer

ses résultats. Une importante habituels garde-manger des baisse des eaux découvre carpes, resteront eux à sec ! Les les spots habituellement carpistes ont donc tout à gagner exploités, et tout le monde n’a à proposer un amorçage et des pas la chance de posséder un appâts de qualité dont mesdames side imaging, ou ne sait pas se goinfreront, et ce d’autant parfaitement l’utiliser… Voir plus que cette période coïncide directement les fonds permet généralement avec l’arrivée de d’imaginer les stratégies à l’automne et des premiers frimas, mettre en place, de définir la principale période de boulimie le placement des cannes, de des poissons. Les carpes semblent rêver un peu avant de tremper réagir favorablement à ces fortes ses lignes. Il est possible d’anticiper baisses, un peu comme si elles les déplacements des poissons attendaient ce signal pour passer à avec un peu de réflexion, en table. fonction des saisons et des niveaux d’eau. De même, on peut déterminer plus facilement quels types de postes fréquenteront les carpes, à quelles profondeurs elles trouveront leur zone de confort ou se nourriront, même s’il arrive à tout le monde de se planter, d’où l’importance de prospecter en permanence sans certitudes qui pourraient conduire à passer à côté de sa pêche. On peut comprendre qu’il Un mètre d’eau de moins dans la nuit, est plus facile de trouver barque échouée dans la boue : merci EDF ! les poissons dans un lac qui a fortement baissé et donc perdu en superficie, à condition De la nécessité de que les carpes ne se trouvent pas cantonnées dans une réserve suivre les poissons… démesurée au pied d’un barrage, comme je l’ai vécu lors d’une Si les carpes des grandes étendues lors d’une session automnale à sont très sensibles aux vents Caramany en compagnie de mon dominants, elles semblent moins ami Lionel. Pour peu qu’une équipe réceptives aux influences éoliennes bloque la sortie de réserve, c’est vite sur les lacs encaissés et étroits qui la galère pour les autres pêcheurs subissent des vents thermiques qui ne peuvent guère espérer une changeant régulièrement de sens en cours de journée. De manière sortie massive des poissons dans très générale, les poissons des lacs ces conditions. de barrage ont pour habitude de Une forte proportion de la nourriture parcourir de grandes distances en disponible quand le lac est au taquet très peu de temps, un peu comme se trouve alors hors de portée certains de leurs congénères des poissons. Si les écrevisses de rivières. Des profondeurs et autres invertébrés suivent une importantes amplifient ce lente baisse des eaux, les herbiers,


Une belle rencontre à flanc de falaise. phénomène. J’ai personnellement connu l’expérience frustrante de voir un banc très important de carpes se déplacer sur le Salagou de la base nautique au barrage, et de passer et repasser au-dessus de mes montages sans daigner s’y intéresser. J’en ai pris plein les yeux, à tel point que j’ai cru plusieurs fois que des fishs qui sautaient partout allaient finir leurs cabrioles dans ma barque… Le fait de voir ou d’entendre les carpes se manifester renseigne sur leur

présence, mais pas toujours expériences malheureuses m’ont sur les spots qu’elles permis de comprendre qu’il était choisissent pour s’alimenter. illusoire de vouloir garder un banc Il arrive fréquemment qu’un de carpes en activité sur un poste banc de carpes stationnant ou même d’espérer les détourner plusieurs jours en un lieu de leurs chemin habituel sur ce type précis disparaisse pour de lac. On enregistre généralement laisser un no fish-land davantage de runs en partant à à l’échosondeur… Les la recherche des poissons ou en raisons pouvant expliquer plaçant ses esches sur le trajet ce départ sont nombreuses, q u ’ i l s au premier titre desquelles on trouve bien entendu la pression de pêche. Un changement subit de météorologie peut produire les mêmes effets tout comme une rapide baisse ou montée du niveau d’eau fréquentes sur certaines retenues. Pêche ou équilibrisme ?

Amorçage lourd ou pêche en assiette ?

Pêche printanière à Vouglans.

Même si on peut trouver des carpes sédentaires en tous lieux de pêche, les carpes des lacs en question se caractérisent par un nomadisme certain. Amorcer lourdement un poste peut s’avérer tout à fait improductif face à des poissons qui ont pour habitude de parcourir de grandes distances pour trouver leur pitance. Hormis par niveau assez haut comme souvent en été, des

suivent qu’en attendant que les carpes viennent à soi. Une poignée de billes accompagnées de quelques graines intéresseront plus surement les poissons se nourrissant habituellement de petites bouchées découvertes sous des cailloux tout au long de leurs pérégrinations quotidiennes, une écrevisse par ci, quelques dressènes par là. Je dois cependant avouer n’avoir jamais tenté l’expérience d’un amorçage conséquent de longue durée sur ce type de destination, amorçage plus osé et difficile à mettre en place que sur un lac de plaine aux profondeurs modestes, mais surtout plus facile d’accès. La pêche en assiette ou au

Des poissons pas toujours faciles à arrêter… Hormis durant des périodes particulières comme le frai ou les périodes hibernales de léthargie rassemblant les spécimens en un lieu bien précis, les carpes des lacs de barrage se déplacent en permanence à la recherche de nourriture, et ce d’autant plus que les profondeurs des lieux sont importantes. Vouloir arrêter les poissons sur un amorçage conséquent peut se révéler illusoire. La tactique de l’embuscade sur les trajets empruntés par les carpes ou la pêche à vue produisent de nombreux runs aux carpistes misant sur la mobilité pour trouver ou suivre les poissons.


Le repérage des postes en période d’étiage Voir un lac par niveau très bas permet d’avoir une idée très précise de la nature des fonds, des obstacles présents, de l’emplacement du lit d’un ancien ruisseau ou encore des ruines d’une ancienne construction… Ce repérage visuel et un relevé précis à l’aide d’un GPS permettent d’imaginer les déplacements des carpes et de définir une stratégie de pêche à mettre en place quand le niveau d’eau sera à son maximum. Un side imaging n’est pas obligatoire pour cartonner, et il est bien agréable de passer quelques heures à prospecter les berges d’un lac en rêvant à de futures sessions. spot suffit à déclencher des départs et reste la plus appropriée dans ce cas.

misant sur une pêche de zone en espérant y voir rentrer les poissons, ou tout tenter Des spots intéressants à pêcher, quand l’eau aura monté ! pour enregistrer un maximum de départs ? Les pêcheurs qui Tout pour la mobilité pour enregistrer durablement des optent pour la seconde solution pour suivre les carpes misent une mobilité extrême et sont départs sur un seul et même poste équipés en conséquence. On est sur les lacs de moyenne montagne. Les adeptes du camping trois vite limité en autonomie par la seule Il est parfois nécessaire de se étoiles risquent d’être déçus en utilisation d’un moteur électrique déplacer tous les jours pour trouver arrivant sur un lac avec des berges sur les grandes étendues et même des carpes en maraude, et même en bonne partie à sec. Hormis en sur certaines rivières, car il n’est plusieurs fois par jour en certaines saison estivale coïncidant avec la guère envisageable d’embarquer occasions. La pêche en alternance saison touristique et durant laquelle plus de trois batteries sur son sur plusieurs secteurs repérés à on peut espérer trouver un niveau pneumatique. Une barque équipée l’avance s’avère généralement plus d’eau à son maximum, les carpistes d’un bon thermique quand il est rentable qu’une pêche statique trouveront des berges escarpées autorisé permet de se déplacer pour d’attente. L’ultra mobilité est payante où dormir sur un simple bedchair la prospection et d’économiser les mais très contraignante. Mieux batteries. Un thermique est aussi vaut donc savoir à quoi s’attendre indispensable pour parcourir avant de partir à l’aventure et de de grandes distances, en peu s’équiper en conséquence. Vous de temps et en toute sécurité. voilà prévenus, et les lacs de barrage Je connais plusieurs carpistes n’attendent plus que vous… qui se sont retrouvés bloqués en un poste éloigné de toute mise à l’eau, faute d’un matériel permettant d’affronter sereinement les éléments naturels déchaînés comme on en La baisse du niveau d’eau a rencontre immanquablement fait des heureux en pratiquant les grands lacs. Une petite annexe est alors peut s’assimiler à de l’équilibrisme, suffisante pour échosonder, ou encore des berges boueuses pour tendre les lignes et où l’installation d’un biwy devient combattre les poissons. problématique. Le choix est donc Rares sont les périodes où les Pause photo pour Madame sur le simple : privilégier le confort en conditions se trouvent réunies chemin des frayères au printemps


APPÂTS Ces quelques farines vont être transformées en bouillettes productives

ROULER SES PROPRES

BOUILLETTES QUEL INTÉRÊT ?

Actuellement, la majeure partie des pêcheurs de carpes ont recours aux appâts du commerce pour réaliser leurs parties de pêche. Ceci est largement compréhensible du fait qu’aujourd’hui, la plupart des bouillettes proposées sont de relativement bonne qualité et on peut avoir une totale confiance envers ces appâts. Alors, pourquoi s’embêter à fabriquer ses propres esches ?

L

Texte et photos : Stéphane Goin

a première raison qui peut être évoquée est tout simplement une question de coûts! Cet argument tient largement la route. Lorsque l’on analyse le prix moyen des bouillettes vendues dans le commerce, on tourne autour de 6 à 8€ le kilo pour du milieu de gamme et les plus haut de gamme peuvent dépasser les 15€ le kilo. Si l’on pêche peu souvent ou que l’on se contente d’un amorçage faible, cela reste intéressant. Mais pour les pêcheurs réguliers et/ou qui ont la main un peu lourde sur l’amorçage, le budget appâts peut rapidement devenir astronomique. Et le prix d’une bouillette maison

dans tout ça ? Si vous achetez vos ingrédients aux bons endroits, il est possible de produire des appâts à différents niveaux de qualité entre 2 et 6€ le kilo (hors coûts du matériel de production). En résumé, réaliser ses propres appâts permet des diviser par 2 voir par 3 le budget, ce qui représente une économie non négligeable !

Maitrise des composants Il demeure important de présenter à vos futures captures des esches qui correspondent à leurs besoins, à un moment précis. Même si les appâts du commerce sont très bien conçus, leur composition reste méconnue et parfois même jalousement gardée. Seuls les ingrédients principaux sont évoqués. Ceci ne suffit pas toujours à nous permettre de faire nos choix pour une situation précise. De plus, ne vous est-il pas déjà arrivé de remarquer qu’un appât serait encore plus performant avec tel ou tel ingrédient ? C’est la raison pour laquelle fabriquer vos propres bouillettes, avec des composants précis, que vous aurez préalablement sélectionnés combleront entièrement vos attentes. Avec cette bille sur mesure, il vous sera ainsi possible de maîtriser le taux de protéines, glucides et lipides de vos appâts, vous assurant de leur digestibilité en créant un équilibre alimentaire et en vous assurant de la fraîcheur des composants. Vous pourrez vous assurer qu’il n’y a pas de conservateurs ni de colorants et arômes artificiels par exemple. Il vous sera également possible d’ajouter tous les attractants qui

Le résultat final pour seulement 4€ le kilo.


Un magnifique poisson capturé en eau claire à l’aide d’un appât « home-made ». vous semblent productifs et qui vous mettent en confiance. A noter qu’en fonction des périodes de l’année, les besoins physiologiques et donc en éléments nutritifs de la carpe peuvent varier. Il est donc important de s’adapter en variant la composition de vos billes afin que celles-ci soient le plus rapidement acceptées et donc ingérées. Ce qui est tout simplement et totalement impossible avec les appâts du commerce dont les composants ne doivent pas varier afin de conserver une régularité de production.

Satisfaction personnelle Il s’agit d’un motif rarement évoqué. Pourtant, la satisfaction de prendre du poisson avec ses propres réalisations est bel et bien réelle. De la même manière qu’un pêcheur de truite créé lui-même ses propres mouches, un carpiste peut concevoir ses propres appâts et obtenir des résultats de pêche impressionnants. Il s’agit donc d’un argument à ne pas négliger. On peut aussi noter qu’au-delà de ce fait, certains pêcheurs aiment tout maîtriser dans leur passion en

essayant de concevoir la majeure partie de leur matériel. Ainsi ils réalisent leur propre rod-pod, leurs cannes sont montées sur mesures. Le roulage de bouillettes s’inscrit donc dans cette logique.

Les contre-arguments

doit rester rentable. Beaucoup de personnes vont prétexter le manque de temps. Il s’agit d’un bon argument car la confection de ses propres bouillettes demande plusieurs heures en fonction de la quantité. Cela dit, il est tout à fait possible de rouler ses billes pendant les longs week-ends d’hiver. Le manque de place est une autre raison qui démotive les pêcheurs. Effectivement, réaliser ses appâts dans la cuisine familiale n’est pas toujours bien vu par les conjointes. De même lorsque l’on vit dans un petit logement, une installation adaptée devient rapidement envahissante. Les odeurs générées ne sont pas toujours agréables notamment celles des farines carnées, celles de certaines épices telles que l’ail, etc. Il n’est bien entendu pas question de créer un malaise familial voir de se mettre à dos le voisinage pour quelques esches à l’odeur bien tenace.

Alors à vous d’estimer l’intérêt de réaliser vos propres appâts, mais croyez nous, cela est très L’investissement dans du matériel intéressant. de confection est indispensable pour la réalisation de ses propres esches. Celui-ci peut varier entre une centaine d’euros (table et pistolet manuel) pour le rouleur lambda, jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour le très gros rouleur (machine à bouillette, convoyeur avec poussoir automatique, gros pistolet avec compresseur, pétrin, four à vapeur). Bien évidemment, il faut acheter cet équipement en fonction de la Faire un gros poisson avec ses propres quantité d’appâts que bouillettes : instant magique ! vous allez rouler. Ceci


STRATÉGIE

L’IMPORTANCE DU REPÉRAGE Pour réussir sa session, rien de mieux qu’une bonne préparation. Cela passe évidemment par le matériel, mais trop de pêcheurs oublient l’importance du repérage. Pourtant, un bon repérage, c’est déjà le début de la réussite.

Texte et photos : Johann et Mathias Rousselot

D

e nombreux lacs en France sont des retenues artificielles. Ils ont vu le jour à la suite de la construction d’un barrage et servent pour la plupart du temps à créer des réserves d’eau utilisées pour la consommation humaine ou pour l’irrigation. Que ce soit au printemps lors de la fonte des

neiges, ou bien en été lorsque le pompage est intensif, le niveau des lacs varie. Lorsque le niveau baisse, certaines zones (appelées zones de marnage) se découvrent et laissent apparaître de véritables trésors près desquels il sera possible de déposer un montage lorsque l’eau regagnera sa côte normale.

Souches, arbres morts, éboulis de pierres, différences de substrat et autres hauts fonds sont autant de trésors qu’il est primordial de repérer pour optimiser ses pêches futures. Mais, contrairement aux idées reçues, même à sec, le fond des lacs est très difficile à décrypter.


Un GPS, un carnet, une photo... Et ce qui ressemble à un bon spot !

Repérage, une des clés de la réussite Les technologies modernes comme les échosondeurs 3D nous donnent une interprétation assez correcte du fond, mais l’erreur est possible et la précision n’est pas garantie. Lorsque l’on a vu le fond à sec, on a déjà une bien meilleure représentation de l’obstacle que l’on veut pêcher, de la zone que l’on

veut amorcer, et de la géographie du terrain. Nous le répétons régulièrement dans nos articles : meilleure est cette représentation, meilleure est votre pêche. La baisse du niveau de l’eau a plusieurs avantages. Elle permet en premier lieu de repérer de façon précise ces fameux spots, mais également d’essayer de s’imaginer le trajet des poissons passant par ces différentes zones d’alimentation. Tout ce qui peut ressembler à une zone d’alimentation est bon à repérer. De la petite souche à la plus grosse cassure, tout peut être utile à localiser. Mais il est également nécessaire de repérer les différences de substrat entre ces spots. En y regardant de plus près, on s’apercevra que certains sont complètement stériles, en raison du substrat. À l’inverse, d’autres contiennent une multitude d’anodontes, de microcorbicules ou autres petites moules, mortes à cause de la baisse trop rapide du niveau. Ces différentes espèces de mollusques préfèrent certains substrats et comme tout le monde le sait, elles sont très appréciées des carpes. Localiser les zones où ces bivalves prolifèrent est, vous l’aurez compris, essentiel. Un bon repérage, vraiment efficace, n’est pas si évident que ça à réaliser. Les zones intéressantes sont parfois minuscules et il est facile de passer à côté sans même les voir. Il faut donc bien s’appliquer. Aussi, quand l’eau est au plus bas, les herbiers meurent en masse et les petites trouées ou encore les couloirs dans lesquels les carpes circulent deviennent indétectables. Donc le repérage visuel « à marée basse » ne règle pas tous les problèmes. Percer les secrets du fond d’un lac de visu, c’est un vrai boulot, parfois fastidieux. Mon frère et moi dédions des journées entières

exclusivement à la recherche de spots intéressants lorsque le niveau d’eau est bas. Nous confrontons ce que nous voyons avec ce que nous savons déjà sur l’endroit, nous essayons de déterminer le trajet des poissons, les zones où les carpes ont le plus de chance de se nourrir. Mais même si notre repérage à marée basse a été bon, lorsque le niveau d’eau remonte, les repères changent et l’on est facilement perdu. Je pense que le GPS est un outil indispensable pour faire le travail efficacement. Simple d’utilisation, il est devenu essentiel dans la panoplie de carpistes qui pêchent en grand lac. Mais la seule utilisation d’un GPS ne suffit pas. Prendre une photo de la zone repérée est plus que recommandé. Nous sommes également équipés d’un carnet ou l’on note toutes les informations relatives au spot que l’on souhaite référencer…

Repérage, mode d’emploi Voilà comment mon frère et moi procédons : Tout d’abord, nous arrêtons notre choix sur une zone du lac à prospecter. Vouloir couvrir une très grande surface à la recherche du hot spot indiscutable est une erreur. Le repérage doit être précis, méthodique et nous impose de ne pas nous précipiter. Une fois cette zone choisie, nous la partageons en secteurs dans lequel nous ratissons tout. Nous prenons en photo une vue d’ensemble du secteur d’un point précis, souvent le poste d’où l’on s’imagine pêcher quand le niveau aura remonté. Après avoir trouvé un spot intéressant, nous posons le GPS dessus. Nous avons remarqué que la géolocalisation est plus précise si on laisse le temps au GPS de faire une bonne acquisition des données satellite. Pendant ce


temps, nous prenons une photo précise du spot. Quand on est deux à bosser, il est intéressant qu’une des deux personnes se mette à côté de la structure que l’on veut photographier. Plus tard, en revisionnant les photos, on aura ainsi une échelle nous indiquant la hauteur d’une souche, d’un muret ou d’une cassure. Nous enregistrons ensuite le point GPS. Après avoir nommé ce point, nous consignons dans le carnet toutes les informations relatives à ce nouveau spot. Par exemple, si on a localisé une belle souche, nous écrivons sa hauteur, sa largeur, si elle possède ou non des ramifications où le fil pourrait se coincer lors d’un combat... Il nous arrive même d’aménager le spot en enlevant par exemple un caillou qui pourrait nuire à la présentation du montage. Nous notons également le type de substrat entourant l’obstacle, de quel côté nous pensons qu’il est meilleur de le pêcher. Bref, nous consignons tout ce qui nous passe par la tête concernant ce spot. Depuis peu, nous informatisons toutes nos données. Nous utilisons une carte GPS sur laquelle nous notons tous les points intéressants. Et à chaque point correspond une ou plusieurs photos. Sur chaque photo, nous notons le nom du spot, les coordonnées (longitude et latitude), les informations

J’aurais dû mettre des bottes ! relatives au spot. En procédant de la sorte, quand on arrive sur un poste, on sait déjà où l’on va déposer les montages, et on peut parfaitement visualiser chaque spot afin d’atteindre un haut niveau de précision. Quel intérêt ? L’intérêt, c’est que si avec un tel niveau de précision, au bout de 36 heures, il n’y a pas eu de touches, rien ne sert d’insister, et il vaut mieux changer de poste. Et si l’on procède de cette manière d’un poste à l’autre, on finit par localiser très vite les poissons, en exploitant au mieux l’activité.

Conclusion Je pense que de nombreux pêcheurs seront d’accord avec nous sur ce point : la pêche de la carpe est une pêche difficile et capricieuse. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de mettre un maximum de chances de son côté pour réussir. Dans la

pêche, tout est important ! Du choix de l’hameçon à la stratégie d’amorçage, de la météo à la taille de la bouillette, tout peux influencer le bon déroulement d’une session. Mais savoir précisément où l’on pêche, cibler avec précision des hot spots d’alimentation est une des clés réelle du succès. Et pour s’assurer de pêcher correctement, quand c’est possible, il n’y a rien de tel qu’un bon petit repérage dans les règles de l’art. Passer une ou deux journées à prendre des points GPS est un investissement et que l’on ne récolte pas tout de suite les fruits de ses efforts. Mais quelques mois plus tard, quand l’eau a remonté de quelques mètres et que l’on a sur son écran d’ordinateur portable les photos du poste à sec, avec tous les spots et toutes les explications sur chaque spot, je peux vous garantir que les bons résultats ne sont pas loin !


Quand on pêche au bon spot, les résultats ne se font pas attendre !

Durant cette session, nous avons joint l’utile à l’agréable. Nous avons pêché le lac à son niveau le plus bas, ce qui nous a permis d’effectuer le repérage entre les départs !


HUMEURS

Les pêcheurs devant l’éternel

DE BEAUX RÊVEURS Et si le proverbe « pêcheur devant l’éternel », n’en était finalement pas un, mais bien au contraire juste la bonne définition de ce que nous sommes réellement. A travers les quelques lignes qui vont suivre, je vais tenter de vous expliquer ma vision concernant notre pêche, la pêche, et même s’il n’en déplaise à certains d’entre nous.

Texte et photos : Sebastien Collignon

E

n effet que faisons-nous pour notre avenir halieutique à part rêver à un monde meilleur qui nous correspondrait ? L’actualité récente en est un bien triste constat. Des milliers de « like » sur une page Facebook en faveur de la pêche de nuit totale en seulement quelques jours sont obtenus. Facile assis derrière son écran d’ordinateur. Mais est-ce vraiment des « j’aime » qui vont nous apporter cette fameuse autorisation de pouvoir pratiquer de nuit où bon nous semble et faire basculer l’opinion de nos dirigeants halieutiques ? Je ne montrerai bien évidemment personne du doigt, puisque moimême j’ai « liké » cette page, en me forçant d’y croire un peu malgré tout au fond de moi. Mais en suivant l’actualité au fil des jours, force est de constater, pour ma part en tout cas, que cela ne mènerai finalement nul part. Enfin, j’espère pour l’ensemble des carpistes qui y croient encore que je me trompe lamentablement.

Le questionnaire de la FNPF

l’objectif de regagner en popularité et de voir la courbe du nombre de pêcheurs s’inverser (tiens cela me dit quelque chose…). Quelle belle initiative donc de la part de la FNPF, sauf que tout s’écroule lorsque je découvre ce fameux questionnaire. A la lecture des 12 questions qui nous sont proposées, aucune ne fait allusion à la pêche de nuit de la carpe. Bon nombre d’entre elles, 7 au total, concerne la pratique de la pêche des carnassiers. Avec entre autre des questions sur les triples, les quotas, les périodes d’ouvertures, les tailles etc. Une autre question dont tout le monde se fout royalement est la suivante « Seriez-vous favorable à extraire la perche soleil de la liste des nuisibles ? » C’est vrai que c’est vital pour la survie de la pêche en France. Mais le pompon revient à la suivante « Seriez-vous favorable à une ouverture de la pêche du silure la nuit aux pellets uniquement ». Je dois avouer qu’elle m’a fait bien rire celle-là, et c’est là qu’on se rend compte que nos dirigeants bien enfermés dans leurs bureaux sont bien loin de la réalité et du terrain. Car en effet qu’est ce qui nous interdit aujourd’hui de pouvoir le faire sur les parcours instauré pour la pêche de la carpe ? Et bien rien, donc question inutile, car seule la pêche à l’aide d’esches animales comme les vers ou les vifs est prohibée et visiblement cela le restera encore. Je ne pense pas que c’est ce que demandait les

Puis dans la foulée, la Fédération Nationale pour la Pêche en France nous fait part d’un communiqué comme quoi elle va mettre à la disposition de tous les pêcheurs un questionnaire, pour faire évoluer les lois pêche qui ne sont plus forcément en adéquation avec les techniques modernes et les attentes des pêcheurs d’aujourd’hui. Et là on commence à rêver, plus de 10 ans sans modification notable de la réglementation, on se dit qu’enfin nos instances nous ont entendus. La cause est juste car si un tel remaniement voit enfin le jour, c’est bien pour satisfaire le plus grand nombre de ses adhérents, mais surtout de dépoussiérer cette image de la pêche en France qui nous colle à la peau comme étant une activité ringarde vu de l’extérieur, n’ayons pas peur des mots. Tout cela donc dans Nos instances sont toujours en marge des nouvelles techniques


Pêcher sur le domaine public est un mélange d’épanouissement et de frustration

pêcheurs de silure, ils espèrent quant à eux pouvoir pêcher de nuit, oui, mais bien avec des vifs et autres techniques que le pellet. Est-ce qu’ils ont tort de demander ce que nous demandons aussi ? Bien sûr que non, en revanche je pense que leur requête n’est pas près de voir le jour. Nous carpistes, n’arrivons déjà pas à obtenir la pêche de nuit sur de vastes secteurs alors que nous pêchons à la bouillette car nous sommes entre autre accusés de prendre des carnassiers la nuit. Alors s’ils autorisent la pêche nocturne avec des vifs, je vous laisse imaginer. Mais dans ce questionnaire force est de constater que la pratique de la pêche à la carpe est aux abonnés absents, preuve s’il en faut encore une que c’est bien le dernier de leur soucis. Dans tout ce remaniement, tout ce que l’on risque d’obtenir, c’est de voir le nombre de cannes autorisées réduit.

PDN : mieux ou pire ? Au risque d’en surprendre plus d’un, je crois même que si par miracle nous obtenions ce fameux graal qu’est la pêche de nuit totale et bien nous ne pourrions en profiter pleinement qu’une voir deux années. Pourquoi je pense cela ? Et bien quand je vois ce qui ce passe au bord de l’eau à longueur de temps, je ne peux que croire à mon raisonnement. En effet une

minorité de carpistes salit notre éthique et nos valeurs. Combien de fois j’ai retrouvé des poubelles laissées par des équipes, combien de fois j’en ai entendu hurler après un pauvre pêcheur qui avait eu le malheur de s’aventurer sur un parcours de nuit ou pas d’ailleurs, et qui s’est pris dans une ligne par mégarde. Combien d’entre nous tendent leur ligne au-delà du raisonnable causant ainsi des affrontements inévitables avec les pêcheurs en barque. A ce sujet je ne dis pas qu’il ne faut pas tendre à de grandes distances quand cela est nécessaire, mais faites le intelligemment. S’il n’y a personne alors pas de soucis, mais si vous savez que le secteur est fréquenté par des pêcheurs en bateau, alors dès l’aube levez-vous et retirez vos lignes, tout le monde s’en portera mieux. Et puis combien de fois j’ai vu des pêcheurs confondre pêche et camping en déballant un matériel digne des plus grandes colonies de vacances. Tous ces détails nuisent terriblement à notre image. Mais en marge de cela, j’ai pu me rendre compte, malgré tout, que dans certains départements comme la Marne, où la pêche de nuit est totale toute l’année, il n’y a pas de pêcheurs sur des kilomètres, tout se passe très bien visiblement. C’est un vrai succès

Une manifestation, tous ensembles

manifesterons pas tous ensemble dans le seul but de faire avancer la pêche, comme peuvent le faire les chasseurs pour défendre leurs intérêts, nous ne nous ferons pas entendre. C’est triste mais c’est ainsi, il n’y a qu’en attirant les grands médias que nous arriverons peut être à un résultat. La manifestation que CAMOU a orchestré à Chalon sur Saône sous l’ère de Philippe Laggabe était une grande première, dont j’étais heureux de participer, ne devait être qu’une première et non la seule et unique. Imaginez demain l’impact que cela aurait si tous les pêcheurs de tous horizons se retrouvaient pour manifester leur mécontentement en même temps, là cela aurait de l’allure! Mais non, aujourd’hui on préfère prêcher pour sa paroisse et ne pas avancer. En revanche tout le monde se rue dans les salons pour voir la dernière nouveauté. De par le biais de mon activité professionnelle, je suis en contact permanent avec des pêcheurs de toutes catégories et les différentes instances de la pêche. J’en entends des choses et j’en aurais beaucoup à dire. Aujourd’hui, malgré tout, je préfère essayer de rester optimiste et de croire encore que nous pourrons continuer à pêcher librement sur le domaine public, et ce même si l’horizon s’obscurcit doucement mais sûrement à l’instar du développement des sites privés.

Le plus gros problème chez les pêcheurs c’est bien l’entente commune. Que ce soit au sein d’un type de pêche ; de même que les pêcheurs en général. J’en veux pour parfait exemple que bon nombre de fois lorsque je croise des pêcheurs de carnassiers sur les mises à l’eau et que poliment je leur dis bonjour, très peu sont ceux qui me répondent. Il est clair que tant que nous nous ne La pêche de nuit totale, un rêve ?


Tout el ’ act ual i t édel apêchees ts ur


BAR

BAR :

UN PRÉDATEUR HAUT EN COULEUR

Le bar, de plus en plus recherché sur nos côtes, est sans doute le prédateur marin le plus déconcertant en matière de comportement. Si sa traque aux leurres est tout à fait passionnante, la réussite est souvent liée aux couleurs et aux nuances de tonalités qu’il faudra utiliser au bon endroit au bon moment. Le bar est beaucoup plus sensible aux couleurs qu’il n’y paraît au premier abord ! Voici quelques conseils pour réussir…

T

Texte et photos Laurent Guillermin

ous les pêcheurs ont un avis sur la couleur des leurres à utiliser dans certaines circonstances, mais quelques notions sur la vision du bar sont d’un grand intérêt pour la recherche de ce prédateur atypique. Le bar possède des yeux riches en pigments rétiniens, qui lui

permettent de bien voir même par faible luminosité. Les scientifiques ont longtemps pensé que les bars voyaient le monde en noir et blanc. Après des années d’études et de tests, nous savons maintenant qu’ils voient, eux aussi, le monde en couleurs. Cependant, certains

prétendent qu’ils ne perçoivent pas le rouge. Ils seraient comme les daltoniens, plus sensibles à une palette de couleurs qui varie essentiellement du bleu au vert. Cela n’explique pas pourquoi les coloris fluorescents sont efficaces en eaux sales et pourquoi certains leurres et couleurs comme le shad « Motor oil » (DAM), un mélange de rouge pailleté à dos noir, peut prendre poisson sur poisson dans certaines conditions lumineuses. Sans doute la luminosité du leurre intervient-elle autant que son coloris de base. Les bars possèdent des rétines qui comptent beaucoup plus de bâtonnets (cellules sensibles à la lumière) que de cônes (cellules détectant les couleurs). Leurs yeux peuvent ainsi capter la moindre parcelle de lumière, ce qui leur donne une excellente vision nocturne. Les pêcheurs doivent garder à l’esprit que notre vision et celle du bar n’ont que peu de points communs.


Par temps clair, leurre clair, le bar les distinguera mieux !

du rayon lumineux d’un milieu à l’autre provoque un changement de sa vitesse de propagation qui se traduit par un changement de direction : un piquet de parc à huîtres apparaît brisé quand on le regarde depuis la surface. Tous les pêcheurs ont remarqué ce phénomène. Les rayons lumineux qui franchissent la surface ne parviennent pas en profondeur, nous connaissons bien le noir ou bleu profond des abysses. La turbidité de l’eau altère également la transmission de la lumière : les rayons s’entrechoquent sur les particules en suspension, créant un effet de « phare dans le brouillard » qui réduit encore l’acuité visuelle. Concernant les couleurs, le spectre visible est amputé par absorption dans l’eau ; les longueurs d’onde les plus courtes (rouge, orange) sont rapidement absorbées. Le minimum d’absorption se situant dans le bleu, l’environnement devient de plus en plus bleu avec la profondeur, pour finalement atteindre le noir. La turbidité de l’eau intervient également fortement. Une eau trouble dans l’estuaire

Autre facteur de distorsion et non généralement liée à la profondeur des moindres, nous ne vivons pas du spot de pêche ! Mais la lumière dans le même milieu et l’élément solaire n’est pas restituée dans liquide influe largement sur la son intégralité lors du passage perception des couleurs ! Les sous la surface, elle subit des scientifiques parlent « d’une perte modifications. Le pêcheur de bar des couleurs sous l’eau qui est due au leurre doit intégrer que dans à l’absorption sélective ». En effet un milieu homogène, la lumière la lumière blanche est composée se propage en ligne droite, à une d’un spectre de couleurs : violet, certaine vitesse qui dépend de la bleu, vert, jaune, orange, rouge nature du milieu. Le passage (rangées dans l’ordre des longueurs d’onde de plus en plus élevées). Sous l’eau il y a une perte rapide de l’intensité lumineuse qui dépend de la longueur d’onde de chaque composant. Ce phénomène s’appelle l’absorption sélective et il est dû aux déformations des molécules de l’eau par l’absorption de la lumière. L’absorption est plus forte aux longueurs d’onde élevées, les valeurs exactes dépendant de la transparence de l’eau (sédiment, plancton...). Le rouge, le plus affecté, est réduit à 1/3 de son intensité après un mètre et essentiellement perdu après un trajet de 4 à 5 mètres Les scientifiques ont longtemps pensé que le bar voyait en noir sous l’eau. Pour la lumière du et blanc ! soleil, la distance parcourue est


Les fameux Longhorn (DAM), salt’n’peper, nerd et common bleak ! des grands fleuves par exemple, apparaîtra plutôt verte alors qu’une eau limpide semblera plus bleue à nos yeux de pêcheur.

Un Salt’n’Pepper à paillettes dorées ! Malgré ces données scientifiques, nous avons tous en tête une journée où les bars ne tapaient que sur un leurre blanc nacré ou un coloris « salt’n’pepper » à paillettes

Des coloris qui fonctionnent bien, Realis Pencil, Manic, Terrif et Jerkbait Duo !

dorées qui ne ressemble en rien au poisson fourrage qu’il rencontre tous les jours ! Pour ma part je fais tout d’abord une distinction toute simple entre les coloris imitatifs et ceux que j’appellerais incitatifs. Entre la définition du verbe imiter : reproduire l’allure, le comportement et les synonymes du verbe inciter : pousser vivement, engager, entraîner, le pêcheur doit faire un choix. Mais il est toujours difficile de dire quels éléments déterminent exactement

Soit le leurre imite par son coloris une proie réaliste présente dans un secteur d’eau donné, soit il déclenche un réflexe agressif du bar.

l’efficacité de telle ou telle couleur. Nombreux sont les leurres qui ne ressemblent que peu ou prou aux habitants de nos eaux. Vous me direz que la seule vérité qui compte est que cette couleur prenne du poisson. Soit le leurre imite par son coloris une proie réaliste présente dans un secteur d’eau donné, soit il déclenche un réflexe agressif du bar. Dans les deux cas le pêcheur a réussi à tromper le poisson. La meilleure manière de procéder consiste donc à alterner les deux techniques de pêche voir à monter sur le bas de ligne lorsque l’on pêche en « Drop Shot » notamment, un leurre de coloris réaliste et un autre incitatif, ce dernier jouant souvent le rôle prépondérant de « teaser ». Nous classerons dans la catégorie imitative, les coloris naturels, olive, brun, noir, marron. J’ai un petit faible pour le coloris « Common bleak » (ablette) du Longhorn de chez DAM qui est excellent sur les bars difficiles. Les leurres incitatifs souples, durs ou soft bait seront fluo, phospho, orange, jaune, fire tiger, nerd, ou blanc nacré. Un grand principe consiste à utiliser les coloris réalistes dans les eaux claires et les autres dans les eaux teintées. Côté leurre dur j’aime beaucoup les couleurs olive, marron, voir doré. Dans une faible


Le minimum d’absorption de lumière se situe dans le bleu, l’environnement devient de plus en plus bleu avec la profondeur, pour finalement atteindre le noir. profondeur, et une eau transparente, le pêcheur sait maintenant que la lumière reste directionnelle et que presque toutes les couleurs sont parfaitement visibles. C’est donc le moment d’employer des leurres réalistes qui vont décider les bars. J’aime beaucoup pêcher avec des Stick Baits à dos sombre et ventre clair notamment sur les parcs à huîtres de Charente maritime ! Ceci sera valable jusqu’à la couche intermédiaire dans laquelle seules les couleurs au centre du spectre lumineux sont visibles, le vert essentiellement avec un peu de bleu. La lumière est distortionnée et dispersée, les reflets lumineux deviennent presque inexistants.

Le challenge de la pêche à vue ! Tout comme le classement imitatif et incitatif, les pêcheurs expérimentés appliquent une autre sélection de nuances qui semblent plutôt bien fonctionner dans de nombreux cas de figure pour le bar. Lorsque le temps est clair, on utilisera des leurres clairs en partant du principe que le prédateur les distinguera

rapporté de très belles surprises. Les leurres souples de coloris « Green Lemon, Sunrise, Fire shark ou Nerd » sont excellents dans de telles circonstances où les bars viennent chasser presque dans vos pieds dans une faible profondeur d’eau ! J’aime scruter attentivement les postes avant de discerner une longue silhouette sombre, presque fusiforme. Un lancer précis, une légère animation, et là le miracle se produit : le gros bar s’avance comme réveillé par le manège de mon leurre, la dorsale hérissée, et mon Longhorn est aspiré en une fraction de seconde ! Un spectacle extraordinaire pour un pêcheur de bar et c’est souvent une très belle prise !

beaucoup plus facilement à cause de la lumière intense du ciel. En revanche pour les coups du soir, où les temps couverts, les leurres sombres seront de sortie. Notez que ce deuxième cas de figure est bien souvent le meilleur pour prendre de gros spécimens. J’ajouterais aussi que par temps très sombres ou juste avant le coucher du soleil, les coloris fluo ou phospho L’élément liquide influe largement sur la perception des couleurs ! sont à essayer car ils m’ont souvent

Une brillante idée... Par temps lumineux, l’effet miroir des leurres est aussi à mettre en avant comme sur le Duo Larus H10TS, le Realis Pencil ou le Terrif DC9. Plus la lumière est renvoyée par le leurre, plus celui-ci se montre décisif dans certaines circonstances. Quand on observe la brillance naturelle des éperlans ou des lançons on comprend pourquoi ! Dans le même ordre d’idée, je ne fais jamais une sortie sans une bonne réserve de leurres pailletés, ils m’ont toujours porté chance !


SURFCASTING sais pertinemment que le poisson est très loin et qu’il n’y a aucune accroche, ni de rochers, ni de bosquets d’algues où ma prise pourra aller se jeter lors du combat, je peux même descendre en 18/100 sur le moulinet pour gagner quelques précieux mètres au lancer et ainsi atteindre le lieu où il y a le passage de poissons.

DAURADES DE DÉBUTS DE SAISON

Après de longs mois d’hiver, alors que le froid s’est bien installé, le mois de mars ne va pas tarder à pointer le bout de son nez. Les poissons vont sortir de leur léthargie hivernale et nous inciter à rejoindre nos spots de pêche favoris. C’est une période de l’année que j’attends toujours avec impatience car c’est toujours à ce moment-là que je fais mes plus belles daurades royales.

Je pêche toujours en direct en réalisant un montage auto-ferrant, avec une empile placée au-dessus du lest. Ainsi, quand le poisson se saisit de l’appât et qu’il avance sous la traction du plomb il se ferrera quasiment tout seul. Je le réalise simplement à l’aide d’un stop-float. J’en glisse un directement sur le nylon de mon arraché, puis je rajoute une microperle, un micro émerillon, une autre micro perle et pour finir un dernier stop-float. Mon montage sera ainsi légèrement coulissant sur l’arraché et je peux donc régler la hauteur de mon empile à ma guise. Pour finir je viens placer un émerillon avec agrafe dont je protège le nœud de raccord avec un bout de gaine. Il ne restera plus qu’à placer mon moulinet sur ma canne de Surf, passer le fil avec mon montage à travers les anneaux de ma canne,

Texte et photos Emmanuel Laubu

C

’est en surf-casting que j’aime particulièrement commencer ma saison de pêche. Dès les premiers redoux, je ressors mon matériel, je graisse et nettoie correctement mes moulinets et je les remplis d’un nouveau nylon de qualité. Pour pêcher de beaux poissons, surtout de la daurade royale, il ne faut pas laisser la place au hasard. Il faut mettre toutes les chances de son côté car avoir du matériel défaillant ne pardonne pas sur des poissons qui défendent

chèrement leur peau.

Le matériel Je remplis généralement mes moulinets de nylon en 22/100 avec un arraché conique qui part du 25 au 50/100, sur lequel je viens directement réaliser mon montage. Sur certaines plages où je

On voit nettement sur cette photo les « écureuils ». Ces dispositifs de visualisation de touches sont de simples contrepoids, très pratiques et faciles à réaliser soi-même. Certains les réalisent avec des lumières à l’intérieur pour les voir la nuit.


Le choix du moulinet et de la canne doit être équilibré. Un ensemble correctement choisi et correspondant à vos propres caractéristiques vous donnera un confort de pêche non négligeable. Voilà, votre matériel est prêt, votre caisse est correctement rangée. Vous avez fait le plein d’hameçons et de fluorocarbone. Il ne vous reste plus qu’à sélectionner vos appâts.

Les appâts C’est toujours une grande satisfaction de faire deux beaux poissons dans une après-midi de pêche. Ce même jour, nous avions, avec mes coéquipiers de pêche, relâché un grand nombre de prises.

installer le plomb et l’empile sur le micro émerillon. J’aime bien pêcher fin pour gagner en discrétion. J’utilise donc pour mon empile du fluorocarbone en 20 à 24/100 suivant mon poste de pêche. Plus le fond est propre, plus je pêche fin. Quand on pêche sur de belles plages de sable, on peut largement prendre son temps pendant le combat. Il ne sert donc à rien de pêcher trop gros : le 20/100 suffira amplement, il faudra juste prendre beaucoup de précautions pendant le combat. Néanmoins, pêcher fin permettra à votre appât d’avoir une présentation optimale et quasi naturelle sur le fond et vous permettra d’avoir beaucoup plus de touches si le poisson est présent sur la zone. Pour le choix de la canne, un bon compromis est une canne de 4m20 en puissance 100/200 gr. Avec ce type de matériel, il sera possible d’aller chercher le poisson à longue distance si le besoin s’en fait sentir. Le choix de la canne étant très personnel, il ne faut pas hésiter à essayer de nombreux modèles.

Certaines cannes auront des actions plus ou moins paraboliques et suivant votre technicité de lancer, il ne vous restera plus qu’à faire votre choix. Il faut avant tout se sentir à l’aise avec le matériel et ne pas se sentir bloqué ou mal à l’aise lors de l’action de lancer. Un matériel non adapté aura pour conséquence des distances de pêche non maitrisées, des lancers non progressifs qui auront pour effet de nombreux emmêlages. Faites votre choix d’une manière raisonnée.

En début de saison, il faut des appâts conséquents. Un beau et bien gras ver de chalut, de jolis couteaux, un bibi de Sète en taille XL seront pour moi des choix évidents. Quand je pêche en surf-casting, j’aime bien pêcher avec 3 cannes, ce qui me permet de présenter mes 3 appâts et de voir quelle est la préférence du jour. Si je fais une prise avec tel ou tel appât, j’orienterai ma partie de pêche en favorisant cet appât.

Le moulinet de surfcasting est lui aussi important et réellement spécifique à cette discipline. Il est équipé d’une bobine conique appelée long-cast, qui permet des lancers à longue distance du Quand on pêche la daurade royale sur une plage de fait de sa forme et qui galets, avec un fond légèrement rocheux et quelques bosquets d’algues, il ne faut pas hésiter à augmenter le va aussi diminuer la diamètre du nylon du moulinet et des empiles. Ce serait friction du fil sur la lèvre vraiment dommage de perdre d’aussi jolis poissons à supérieure du moulinet. cause d’une simple négligence.


Sur cette photo on voit bien pourquoi la daurade est aussi appelée « gueule pavée ». Ses très nombreuses dents ressemblent à des molaires qui lui servent à broyer des coquillages et des crustacés. Attention de ne pas pêcher avec des hameçons trop fins de fer car elle en aurait vite raison en les aplatissant facilement.

Certains jours, le ver de chalut en morceaux de 5 à 7 cm n’aura pas son pareil. D’autres jours ce seront les couteaux qui rempliront leur mission. Il faut pouvoir s’adapter rapidement car les passages de poissons ne doivent pas être ratés.

L’organisation du poste de pêche Une fois sur place, j’espace correctement mes cannes à pêche. Il faut éviter à tout prix de concentrer ses cannes tous les 5 mètres comme on le voit souvent. Espacez vos cannes et vous gagnerez en discrétion. Trop de fil tendu dans l’eau a pour effet de créer inévitablement des ondes et des vibrations que les poissons ressentent. Espacez-vous et mettez ainsi toutes les chances de votre côté. Tout est mis en place : votre matériel est prêt, vos appâts sont installés de la manière la plus présentable possible pour qu’ils gardent une apparence quasiment naturelle, votre couteau a été correctement

ligaturé mais pas de trop, votre bout Pour réussir à prendre de tels poissons, il faut vraiment de chalut et votre avoir un matériel adapté et savoir faire preuve d’une bibi ont été bien grande patience. La daurade est un poisson chipoteur : eschés à l’aide on voit nettement que l’hameçon est piqué juste sur le bord des lèvres. d’une aiguille à enfiler les vers : il affectionnent particulièrement. ne vous reste plus souhaiterez-vous qu’à lancer vos cannes. Cet instant Peut-être, explorer de nouveaux lieux de doit être néanmoins bien réfléchi car iI ne suffit pas de lancer n’importe pêche à l’aide de palmes, masque et comment. Les cannes doivent être tuba… Cela reste un des meilleurs placées judicieusement là où il moyens pour prospecter une zone faut, là où les poissons passent, et ce sera riche d’enseignements. là où ils viennent s’alimenter. Pour cela, seule l’expérience de votre coin de pêche peut parler. C’est à force de pêcher dans un endroit que vous en comprendrez de plus en plus son mécanisme. Il y a forcément un endroit où le poisson passe, une cassure, voire même un léger tombant, sur une plage de sable un endroit où il y a du La daurade royale est vraiment un poisson fantastique coquillage concassé, du qui a toujours fasciné de nombreux pêcheurs. Pour les novices, c’est vraiment un aboutissement que sable de type coralligène, d’en capturer une. Quand elle dépasse allègrement le etc. Ce sont des endroits kilo, on peut vraiment la qualifier de daurade royale et non simplement de blanquette. que les poissons


remue-ménage. Il vous faut donc vérifier et renouveler régulièrement la présentation de l’appât et de votre montage. Une empile emmêlée ou toute biscornue à cause des nœuds doit-être elle aussi impérativement changée. La « belle au sourcil d’or » est aussi l’un des noms que l’on donne à la daurade royale, du fait de ce croissant doré qu’elle arbore sur sa tête entre ses deux yeux.

Une fois le spot choisi, prenez alors tout votre temps pour lancer. Placez-vous de manière à être le plus stable possible car il faut se sentir à l’aise et avoir de bons appuis. Vous pourrez alors envoyer vos montages avec précision.

L’action de pêche L’attente de la touche peut commencer. Cet instant qui force à la patience ne vous interdit pas d’être actif. De temps à autre, faire une légère «tirette» en ramenant le montage sur un ou deux mètres aura pour effet de soulever un petit nuage de sable qui aura forcément pour effet d’attirer les poissons. Pour les poissons, ce sera comme un signe qu’un de leur congénère fouille le sable. Il faut aussi régulièrement remonter sa ligne pour vérifier l’état de son appât et éventuellement le remplacer, surtout s’il s’est fait grignoter par le menu fretin. Un banc de petits poissons qui picorent votre appât est certes pénible car il détériore votre esche destinée à une belle daurade, mais ce banc de petits poissons qui s’agitent va avoir l’effet d’attirer un beau poisson en maraude et qui sera attiré par ce

Généralement il va mettre quelques coups de tête et c’est une fois non loin du bord que les choses se compliquent à nouveau. Le poisson va se servir du ressac des vagues et va faire des travers. Là aussi, vous avez tout le temps ! Servez-vous des vagues pour l’échouer. Il ne faut jamais forcer une prise quand la vague se retire car cela engendrerait une casse ou un décrochage. Une fois le poisson au sec, ce sont de multiples émotions qui vous parcourent : la joie, le plaisir, mais aussi parfois, la peine de tuer un aussi bel animal. Gardons dans la saison quelques poissons qui nous satisferont, nous et nos amis, autour d’une bonne table et pour cela, il ne faut pas laisser agoniser un poisson dans un seau ou au sec, mais il faut l’achever rapidement. Le reste du temps, optez pour le « no-kill » raisonné et relâchez les poissons qui vous semblent en bonne forme pour repartir dans leur monde. Prenez une belle photo et regardezles regagner les profondeurs. Cet instant sera également pour vous un grand moment de bonheur.

Vous rajouterez éventuellement sur le fil du moulinet un écureuil. Cet élément supplémentaire est en fait un simple contrepoids. Si un poisson saisit l’appât et part dans une direction, droite, gauche, ou prend le large : l’écureuil va monter. Par contre si votre prise revient vers le bord, ce témoin de touche va descendre. C’est ainsi que vous visualiserez facilement les touches sans être obligé de fixer en permanence le scion de la canne. Enfin, après l’attente, si une belle touche se présente, votre écureuil décollera littéralement. Soyez méthodique, enlevez l’écureuil s’il n’est pas déjà tombé sous l’effet du départ, prenez votre canne en main, réglez correctement votre moulinet et d’un très léger ferrage, prenez contact avec votre poisson. Faites alors très attention car souvent à ce moment, sur de belles pièces, il y a un rush immédiat. Il faut que le poisson puisse prendre du fil, laissez-le se calmer Quand vous manipulez une daurade, méfiez-vous de ses épines aussi bien dorsales que de celles pectorales et et ensuite prenez latérales placées sur les nageoires. La daurade peut vous tout votre temps infliger une piqure qui par la suite s’infecte et qui peut être relativement douloureuse. pour le ramener.


ASTUCE

RÉCHAUD À ALCOOL

Ne vous est-il jamais arrivé d’être en session, avec tout votre matériel de cuisine mais un réchaud manquant, ou en panne faute de gaz ? Si vous avez un moyen de vous dépanner d’alcool à brûler voire d’alcool à 90° et d’une cannette, nous vous proposons un bricolage rapide à exécuter et pratique.

Stéphane GOIN

Voici ce dont vous avez besoin : - Alcool à brûler ou à 90° - Une canette métallique de boisson vide. - Un couteau pointu - Une paire de ciseaux

A l’aide du couteau il faut soigneusement découper la partie supérieure de la canette.

Prenez soin de ne pas vous couper les doigts avec les bords qui sont tranchants.

Ensuite, découpez la canette en deux parties avec la paire de ciseaux.

La partie supérieure doit être plus grande que la partie inferieure.

Toujours à l’aide des ciseaux, il vous faut réaliser des rigoles sur la partie supérieure de la canette.

Placez vos doigts a l’intérieur de celle-ci et appuyez avec la lame des ciseaux. Renouvelez l’opération afin d’en réaliser tout autours de la canette.

À présent, emboîtez la partie supérieure à l’intérieur de la partie basse.

Avec la pointe du couteau, réalisez 3 petits trous repartis sur le pourtour de la collerette de la canette.

10°

Votre réchaud est ainsi terminé. Passons au fonctionnement : versez un fond d’alcool et procédez à l’allumage.

11°

Pour faciliter le « démarrage », il est conseillé de laisser le dispositif chauffer jusqu’à ce que l’alcool se mette à bouillir.

12°

Soufflez très légèrement au dessus afin de faire ressortir les flammes par les rigoles latérales. Attention toute fois aux retours de flammes si vous soufflez trop fort. Il ne vous reste plus qu’à poser votre casserole dessus. Le tour est joué !

Attention, respecter rigoureusement ces conseils et n’envisagez pas d’autres alternatives. Il faut rester avec de petites quantités pour minimiser les risques dus aux flammes. Ne vous en servez pas en tant que chauffage! Et prenez également des précautions en découpant la canette qui est très coupante


NOEUDS

NOEUD BARIL

Texte et photos : Stéphane GOIN

Nous vous présentons le nœud qui est certainement le plus réalisé dans le monde de la pêche. En effet, il offre une résistance honnête et il est surtout très rapide à exécuter. Il permet de relier une ligne à un émerillon, une agrafe, une plombée voir un leurre. Il s’agit du nœud qu’il est important de connaître car il constitue la base des nœuds de liaison. Il en existe plusieurs variantes mais nous vous présentons la version originale.

Dans le cas présent nous prenons l’exemple d’un émerillon. Passez le fil dans la boucle de l’émerillon.

A présent, vous pouvez procéder au serrage du nœud en veillant à bien lubrifier l’ensemble avec votre salive par exemple.

Ensuite, il vous faut effectuer entre 5 et 8 spires en remontant vers le corps de ligne. Celles-ci ne doivent pas se chevaucher afin de ne pas nuire à la résistance du nœud.

Faites revenir le morceau de fil excédentaire vers l’œillet de l’émerillon. Passez-le dans la boucle comme illustré.

Il ne vous reste plus qu’à couper le morceau de fil excédentaire à 2-3 millimètres de nœud.

NOEUD SANS NOEUD Voici le nœud de liaison ligne-hameçon le plus connu de nos jours par les carpistes. Inventé il y a une quinzaine d’année, il fut considéré comme étant révolutionnaire et demeure tellement simple et pratique qu’il est utilisé dans plus de 80% des bas de ligne actuellement utilisés. Vous l’avez deviné, si vous ne le connaissez pas, il est temps de vous le présenter.

Commencez par passer dans l’œillet de l’hameçon par le coté intérieur le morceau de fil (tresse ou mono-filament) qui sera utilisé pour

Revenez ensuite vers l’œillet et passez dedans par le coté extérieur comme le démontre l’illustration.

Après avoir conservé une longueur suffisante pour réaliser le cheveu, placez le morceau sur la hampe de l’hameçon sur la tranche extérieure.

Il ne vous reste plus qu’à serrer l’ensemble. Vous noterez l’angle qui se forme à la sortie de l’œillet de l’hameçon. Ceci demeure un atout en favorisant la pénétration de la pointe de l’hameçon dans la bouche du poisson.

Avec l’autre morceau de fil que vous aurez coupé à une longueur suffisante pour la confection du bas de ligne et des nœuds, réalisez 5 à 8 spires jointives en partant de l’œillet vers la hampe.


LES CONSEILS DU MOIS Janvier 2014

Il se dit que le mois de janvier est généralement un temps sec et qu’il se caractérise par des rivières dont les eaux sont très claires dans la plaine, blanches en montagne. Il est bien évident que ceci rend la pêche compliquée, qu’ils s’agissent de poissons blancs pour faire des vifs, ou des carnassiers qui attendent patiemment que le pêcheur… passe ! Mais, si le soleil daigne montrer son nez, pourquoi ne pas en profiter. C’est surtout pendant les heures où le soleil est haut dans le ciel, entre 10h et 14h, que vous aurez le maximum de chances de prendre du poisson. Certes les gardons dans les petits tributaires, mais aussi les brèmes dans les grands canaux, les carpes en bordure dans les étangs et les sandres. La pêche à la verticale sera excellente sur les hauts-fonds. N’oubliez pas que les arrivées d’eaux chaudes sont souvent de très bons coins. Privilégiez un coup réalisé avec des farines claires et une ligne bien étalée, très sensible, pour traverser lentement toutes les couches de l’eau.

Soleil. Au 1er Janvier 2014 le soleil se lève à 08h48 et se couche à 17h00 à Paris Dicton. A la Saint Gerlac le temps froid et serein annonce une année bonne pour le menu fretin.

Février 2014

Voici une période difficile pour les écosystèmes aquatiques, notamment dans les petits étangs. Ces basses températures ralentissent l’activité des poissons qui ont un la même température que l’eau puisqu’ils ont le sang froid… Par contre l’ouverture de truite commence à démanger certains pêcheurs et il est temps de vérifier le matériel, de renouveler le stock de leurres artificiels. Les longues soirées d’hiver sont parfaites pour cela. Connaissez-vous le SC Shiner de Daïwa ? Ce jerkbait est un petit poids plume qui sera très efficace sur les grosses truites… Vous pouvez aussi allez voir ce qui se passe en bord de mer. Pour les pêcheurs de plages, c’est une excellente période pour prendre les morues, les merlans et les limandes, et ce jusqu’au mois de mars. Il est également possible de faire de bonnes pêches de roussettes et de raies en surfcasting. Au coup vous pouvez sortir les appâts artificiels, dont le fameux er de vase qui bien boosté pourra faire illusion et vous donnez quels espoirs avant les beaux jours.

Soleil. Au 1er Février 2014 le soleil se lève à 08h23 et se couche à 17h44 à Paris Dicton. A la Chandeleur brochet maraudeur sait déjà si l’hiver se meurt ou prend vigueur.


j a nv i er

f ĂŠ v r i er


UNDERWATER

LE REPOS DU BROCHET

Texte et photos Philippe Carrière

L

‘un des carnassiers les plus apprécié en France, le brochet est un poisson versatile : tantôt agressif envers les proies qui vont se présenter à lui, tantôt paisible, loin de toutes agitations. Voilà quelques clichés de brochets que j’ai pu approcher en apnée, tous étant très calmes. Pour arriver à saisir ces clichés, il faut connaitre le terrain, le poisson, avoir un peu d’expériences et aussi un peu de chance. Les zones de repos du brochet sont bien souvent des zones tranquilles, sans autres poissons, notamment sans sandres, silures et carpes. Il se tient à l’écart de toute cette agitation. Posé sur le fond, il est là à attendre tranquillement. Il est facile de les repérer par le dessus, lorsque l’on voit sa longue silhouette longiligne et sombre se détacher du fond. On retrouve également ce poisson la tête dans les herbiers, pensant y être bien caché et bien tranquille même si le reste de son corps en dépasse allégrement.

Lorsqu’il se repose, on le retrouve typiquement sur 2 zones bien distinctes en fonction des saisons : pendant la période hivernale, il est à proximité des zones avec peu de profondeur et réchauffées par les rayons du soleil. Quelques degrés d’écart de température, avec l’aide d’un rayon de soleil et il ne tarde pas à venir s’y reposer. A l’inverse en été, on va le retrouver dans les zones où il y a des apports d’eau fraiche. Pour passer ses longues siestes, le brochet au repos recherche tout simplement des zones de tranquillité et de confort.


SNORKELING

LES SPARIDÉS DE LA MÉDITERRANÉE Texte et photos Emmanuel Laubu

La Saupe, appelée aussi « vache de mer », car elle passe son temps à brouter les champs d’algues, est un poisson qui vit toujours en bancs très importants et ne se déplace jamais seul. Elle est très facile à reconnaitre grâce à ses bandes jaune dorées qu’elle arbore sur tout le corps.

Le Sar ou sar commun, appelé aussi sar royal, est un poisson magnifique et très combatif. Très opportuniste, il se nourrit de tout. Pas particulièrement chasseur comme son cousin l’oblade, il ne dédaigne pas un petit poisson qui passerait à proximité. A défaut, ce qui lui intéresse le plus ce sont les coquillages dont il raffole.

L’Oblade est un petit prédateur chez les sparidés, un poisson qui chasse souvent en bancs à la recherche de poissons fourrage et qui vit généralement entre deux eaux.


Le Sar à museau pointu est un proche cousin du sar royal auquel il ressemble. Il est facilement reconnaissable grâce à sa bouche pointue qui lui donne son nom. Il affectionne lui aussi les coquillages et les vers marins.

Le Marbré est le poisson par excellence du SurfCasting sur plage. Ce poisson fouisseur en quête de vers marins et de petits coquillages ne cesse de fouiller le sable. Sa bouche située sur le bas lui permet aisément la recherche de nourriture dans le substrat.

La Daurade Royale est sans nul doute, comme son nom l’indique, la reine des sparidés. C’est un poisson magnifique mais craintif, très recherché par les pêcheurs. Il est connu sous d’autres noms comme la « Belle au sourcil d’or » à cause du croissant doré qu’elle a entre les deux yeux, ou encore « la Gueule pavée » à cause de ses puissantes dents qui lui servent à broyer les coquillages les plus durs.

Le Sar vérade est une sous-espèce du sar. Beaucoup plus petit, ne dépassant que très rarement les 500 gr, c’est un poisson qui vit en bancs le long des tombants. Appelé aussi sar colonel à cause de ses deux bandes noires qu’il a sur le corps.


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