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ONZE ELEVEN

GRATUIT / FREE

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OCTOBRE / OCTOBER 2011

TR@NZ

Magazine communautaire dédié à l’avancement des personnes transexuelles

Réseaux sociaux

L'intimidation à l’école et les conséquences de celle-ci sont, malheureusement, devenues un sujet d’actualité au cours des derniers mois. Pourtant, plusieurs programmes et campagnes de prévention (dont la célèbre «It gets better») ont mis ont été en place pour permettre à chaque enfant de se sentir en sécurité à l’école. Qu’il soit trans, gai, nerd, immigrant ou légèrement rembourré, chaque enfant a le droit de prendre sa place dans son milieu scolaire sans se faire intimider physiquement, psychologiquement ou pire, y être exclu socialement. Dernièrement l’animateur Rick Mercer dénonçait ces formes d’intimidation dans un discours épique. Là où je ne suis pas d’accord avec le message de M. Mercer c’est que nous n’avons pas à attendre que quelqu’un d’important daigne sortir de son placard.

... parce que les discussions intéressantes sont sous la couverture !

Bien qu’il soit vrai que tout ira mieux plus tard, la solution est dans le moment présent. La clé de la solution contre l’intimidation c’est nous tous. C’est à nous à valoriser et soutenir ces enfants. Il est de notre ressort de leur montrer que la solution n’est pas dans le désespoir mais dans le courage de passer à travers les épreuves. C’est à nous à devenir ces modèles en prenant position contre la transphobie et l’homophobie et ainsi leur apprendrent que personne n’a à se p l i e r d e v a n t u n a g re s s e u r, s e conformer ou se confiner à un quartier pour se sentir accepté. - Maxime Le May, éditeur


OCTOBRE / OCTOBER 2011

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Magazine dedicated to the advancement of the transsexual community

Sticks and stones...

Sadly, the consquences of bullying and intimidation at school have become front page news in the past few months. Yet several programs and publicity campaigns, such as the “It Gets Better” campaign, have been put in place so that each child can feel safe at school.

The key to solving the problem of bullying is all of us.

Whether they are trans, gay, nerds, immigrants or slightly overweight, each child has the right to participate in their education without being physically or psychologically bullied, or worse, being left out or ignored.

It’s up to us all to become role models, to take a stand against transphobia and homophobia, and to teach them that no-one should have to submit to an agressor, to conform to some standard, or to be confined to a particular neighborhood in order to feel accepted.

Recently, comedian and TV show host Rick Mercer dencounced bullying during an epic rant. Where my opinion differs from that of Mr. Mercers is that we don’t need to wait for someone important to come out of the closet. While it is true that it will get better later on, the solution needs to be in the present.

... because the best discussions occur under the covers !

It’s up to us all to encourage and support children. It’s up to us all to show them that the solution is not in getting discouraged, but to have the courage to overcome these hardships.

- Maxime Le May, éditor


OCTOBRE / OCTOBER 2011

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Nouvelles d’ici et d’ailleurs

Photo : Eric Champigny

Sommaire Content: Québec 210 000 cartes postales pour souligner l'amitié entre personnes différentes Page 5

Nouvelles d’ici et d’ailleurs

Le mois dernier, le Journal de Montréal publiait un article sur l’impact des implants mammaires sur la santé des femmes. Bien que l’article était dirigé vers les femmes bio, Tr@nZ publie cet article afin que vous puissiez amorcer une conversation avec votre médecin traitant. Page 10

Point de mire ! Françoise Susset. Alliée, thérapeute et présidente du formidable CPATH Page 13

News from here and abroad Local (Montreal/Quebec/Canada) and international issues affecting trans folks. Page 14

Garrison présente à nouveau un projet de loi sur les droits des personnes trans En septembre dernier, le porte-parole néo-démocrate en matière de LGBTT, Randall Garrison (Esquimalt—Juan de Fuca, C.B.) réaffirme l’engagement du NPD à assurer l’égalité pour tous en déposant de nouveau le projet de loi d’initiative parlementaire présenté par le passé par l’ancien député néodémocrate Bill Siksay. Le projet de loi sur les droits des personnes transsexuelles et transgenres propose de modifier la Loi canadienne sur les droits de la personne afin d’interdire la discrimination fondée sur l’identité ou l’expression sexuelle, de même que le Code criminel en vue d’inclure l’identité et l’expression sexuelles comme motif reconnu dans le cas d’infractions motivées par un préjugé ou la haine. « Ces personnes sont constamment victimes de discrimination partout où ils vont et dans toutes leurs activités. Les transsexuels et les transgenres ont de sérieuses difficultés à accéder au logement et aux soins de santé et à l’emploi et à être protégés en vertu de la loi. Non seulement ils font l’objet d’une grande discrimination, mais ils vivent aussi trop fréquemment la violence », affirme M. Garrison.

... parce que les discussions intéressantes sont sous la couverture !

En travaillant à gagner des appuis au projet de loi sur les droits des personnes trans, M. Garrison insiste sur le fait qu’il y a des transgenres et des transsexuels parmi nos proches, nos familles, nos amis, nos collègues et nos voisins et que ceux-ci méritent de voir leur identité protégée par la loi au même titre que d’autres populations marginalisées du Canada. Durant la dernière législature, ce projet de loi avait franchi l’étape de la troisième lecture à la Chambre des communes, bénéficiant du plein appui du caucus du NPD et d’un certain soutien de la part des conservateurs, des libéraux et des bloquistes. La législature a pris fin avant qu’il puisse faire l’objet d’un débat au Sénat. Source : www.npdqclgbtt.wordpress.com)


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Nouvelles d’ici et d’ailleurs Journée du souvenir trans : honorer la mémoire des i n é-Tr @nZ victimes de transphobie La journée du souvenir tran est organisée chaque 20 novembre dans plus de 120 villes dans le monde. Cette année, on dénombre pas moins de 162 cas de crimes de haine visant des trans, selon le rapport du Trans Murder Monitoring Project (TMMP). Un chiffre relatif à ce qu’ils sont parvenus à reporter mais qui reste selon eux probablement bien en dessous de la réalité. Organisée pour la première fois en 1998 aux États-Unis, suite au meurtre de Rita Hester, cette journée annuelle est devenue internationale. Elle est aujourd’hui l’occasion de rassemblements dans 17 pays, sur tous les continents.

Ajouts au Grand Répertoire

Les publications suivantes sont maintenant disponibles pour téléchargement gratuit sur :

www.tranzmag.ca • Injustice At Every Turn : A Look at Black Respondents in the National Transgender Discrimination Survey

Un espace de deuil public

• La transphobie en milieu scolaire au Québec

La journée du souvenir trans est l’occasion d’une réflexion sur les conditions de vie des trans’ dans le monde entier, les discriminations, les violences, les emprisonnements et les homicides dont ils-elles sont victimes. L’occasion aussi d’offrir aux victimes et aux proches un espace de deuil public et de restituer leur honneur à ses vies perdues pour qu’elles ne soient pas oubliées.

• Trans care gender transition : Surgery, a guide for MTFs • Transgender Eurostudy • Transgender issues in the workplace : A tool for managers

On retrouve parmi les pays les plus touchés par les meurtres de trans : le Brésil, le Honduras, et les États-Unis. Des meurtres révélateurs de l’omniprésence de la transphobie.

(Source : www.yagg.com)

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OCTOBRE / OCTOBER 2011

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Nouvelles d’ici et d’ailleurs 210 000 cartes postales pour souligner l'amitié entre personnes différentes

Calendrier Communautaire. Ce calendrier gratuit est mis à la disponibilité des organismes qui oeuvrent au sien de la communauté transsexuelle. Faites-nous parvenir vos informations !

Les soirées discussions de l’ASTTeQ Groupe de discussion hebdomadaire chaque lundi soir à partir de 19 à 21 heures. Au 1300 rue Sanguinet, Mtl information : 514-847-0067

Les rencontres de l’ATQ Tous les mardis à19:00 information : ecoute@atq1980.org ou 514-591-9038

Alors que 60% de jeunes garçons se disent mal à l’aise d’avoir un meilleur ami gai et 35% de jeunes filles expriment le même inconfort face à une meilleure amie lesbienne, le Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL) lance une campagne de 210 000 cartes postales soulignant l’amitié entre personnes d’orientation sexuelle et identité de genre opposées. Bien que ce type de statistiques sur les jeunes bisexuels et transsexuels, ne soit pas disponible pour le moment, la campagne de cartes postales touchera également ces différentes réalités. Ainsi, sept couples de meilleurs amis se sont portés volontaires pour démontrer au grand public qu’il est possible de tisser des liens d’amitiés profonds, même si l’on ne partage pas la même orientation sexuelle ou identité de genre.

Lundi 8 novembre 2011 : The Blue Print Radio Project: gendered violence & radio programming CKUT 90.3 FM and the 2110 Center for Gender Advocacy are partnering with young women to create a focused radio programming series on gendered violence. more info : www.centre2110.org contacts campaigns@centre2110.org or 514-937-2110

Lundi 21 novembre 2011 : Trans Bodies / trans selves Le forum de Montréal aura lieu lundi le 21 novembre de 19h à 22h au Centre St-Pierre, 1212 rue Panet, Mtl

Les 210 000 cartes postales seront distribuées à travers le Québec, dans les écoles secondaires, les cégeps et les universités, et auprès du grand public, grâce à la complicité de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) de la Centrale des syndicats nationaux (CSN) et les organismes communautaires LGBT dédiés à la jeunesse qui se sont engagés à les distribuer dans leurs réseaux et activités de sensibilisation. (Source : www.fugues.com) ... parce que les discussions intéressantes sont sous la couverture !


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Nouvelles d’ici et d’ailleurs Transphobie en milieu scolaire La quasi-totalité des jeunes transgenres sont victimes d'insultes à l'école. La moitié a déjà été harcelée physiquement, et le quart, carrément attaqué. Sans surprise, les deux tiers ne se sentent pas en sécurité dans leur milieu scolaire. C'est ce qui ressort de la toute première enquête du genre, réalisée aux États-Unis auprès de 295 jeunes transgenres âgés de 13 à 20 ans. Sociologue et professeure associée à l'UQAM, Line Chamberland a fait une recherche similaire, quoique à plus petite échelle, sur la transphobie en milieu scolaire. «C'est très, très clair. Les jeunes transgenres subissent plus de harcèlement que les homosexuels, dit-elle. Ils sont doublement stigmatisés: à cause de leur apparence de genre, et possiblement de leur orientation sexuelle.» Et cette stigmatisation fait mal. «La majorité des jeunes n'ont pas ou ont peu de souffrance par rapport à leur identité, fait valoir la psychologue Françoise Susset. Ce qui cause leur souffrance, c'est la réaction de la famille et de l'école.» Fait à noter: les cheminements les plus positifs sont souvent vécus par ceux qui n'ont pas eu à sortir du placard. «Ce sont ceux qui ont fait leur transformation en dehors de l'école, entre le primaire et le secondaire, entre le secondaire et le cégep. Ils recommencent avec une nouvelle identité», signale Line Archambault. (Source : www.cyberpresse.ca)

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TR@NZ Bulletin bimestriel d’information fondé en 2009. Rédacteur en chef Maxime Le May Photographie Eric Champigny Recherchiste Patrick Gilbert Collaboration spéciale Pascale Drevillon, Luc-Alexandre Perron. Abonnement maxime.lemay@ymail.com Les textes contenus dans le présent bulletin peuvent être reproduits pour une utilisation personnelle ou publique non commerciale, en tout ou en partie et par quelque moyen que ce soit dans le but de promouvoir l'information, l'éducation et le vécu de la communauté transsexuelle. Nous demandons seulement que la source soit indiquée. Les photographies sont la propriété explicite de M. Eric Champigny et ne peuvent être reproduites sans sa permission. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec et du Canada, 2009 ISSN 1920-4973 (2009)


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Nouvelles d’ici et d’ailleurs Anna Grodzka, première députée transexuelle en Pologne

Stérilisation forcée des trans: peut-être bientôt du passé Une motion demandant l'abrogation d'une loi anachronique sur le changement de sexe sera présentée cet automne au Parlement de Stockholm.

Cet automne, on pourrait assister à un changement historique dans l'attitude des autorités face au changement de sexe. Une députée du Parti libéral, Barbro Westerholm, a annoncé son intention de présenter une motion abrogeant une loi de 1972. Pionnière à l'époque, cette législation oblige Anna Grodzka, 57 ans, est devenue lors d’un scrutin qui a donné la troisième place au mouvement anticlérical RP fondé par le milliardaire excentrique Janusz Palikot.

les personnes transsexuelles à être stérilisées et célibataires avant de voir leur changement d'état civil reconnu. Par ailleurs, elle fixe l'âge minimum pour une opération de réassignation à 18 ans. «Les gens doivent être autorisés à

Militant pour les personnes ayant changé de sexe, et présidente de la fondation Trans-Fuzja, Anna Grodzka se présentait sur les listes du Mouvement de Palikot (RP) à Cracovie, ancien fief du pape Jean Paul II. Anna Grodzka, qui a travaillé dans les affaires, dans l'édition et la production cinématographique, s'est fait opérer à plusieurs reprises en Thaïlande. «Je vais continuer à faire ce que je faisais jusqu'à présent, c'est-à-dire lutter pour les droits des personnes transsexuelles, mais du haut d'une autre tribune», dit-elle. Le Mouvement de Palikot propose notamment des mariages entre homosexuels avec la possibilité d'adoption de l'enfant biologique d'un des parents, la libéralisation de l'avortement actuellement interdit en Pologne et la fécondation in vitro gratuite. Il prône l'abandon du financement de l'Église par l'État, l'introduction d'un impôt sur la religion payé et la suppression des cours de catéchisme dans les écoles publiques. (Source : www.fugues.com)

vivre leurs vies comme ils l'entendent, tant qu'ils ne causent de tort à personne», a expliqué Westerholm au site anglophone TheLocal.se. La réforme se heurte à l'hostilité d'une partie des chrétiens démocrates, qui font partie, avec les libéraux, de l'Alliance (centre-droit) au pouvoir.

Le débat remue des souvenirs très douloureux en Suède. Jusqu'en 1976, le pays pratiquait des stérilisations forcées, notamment sur des personnes handicapées, épileptiques, voire sur des individus considérés comme des «cas sociaux». En 1999, une loi indemnisant les victimes de ces pratiques a été adoptée. Source : www.360.ch)

Saviez-vous que .... base hebdomadaire. notre site internet est mis à jour sur une communauté transgenre / Pour suivre toute l’actualité reliée à la transsexuelle ...

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Nouvelles d’ici et d’ailleurs Chaz Bono rendra-t-il les enfants transsexuels?

L'un des plus médiatiques d'entre eux, le Docteur Keith Ablow, accessoirement consultant sur les sujets de santé pour la chaîne conservatrice Fox News, s'est distingué par son ridicule en dénonçant «la tragique célébration des opérations de changement de sexe».

Depuis que la participation du fils trans de Cher à l'émission américaine «Dancing With The Stars» a été annoncée, la transphobie est sortie du bois. Avec son lot d'assertions ridicules. A quelques jours du lancement de la très populaire émission où des célébrités tentent quelques pas de danse, la polémique ne s'éteint décidément pas. Il faudrait même plutôt parler de règlement de compte tant les propos générés par la participation de Chaz Bono, qui annonçait il y a quelques mois avoir fait sa transition, ont été d'une rare violence. A coup de «les enfants ne sont pas encore couchés à l’heure de diffusion de l'émission», l'idée que la transsexualité, tout comme l'homosexualité, est une maladie visuellement transmissible a progressivement été diffusée. Car il s'agit bien là de refuser toute forme de visibilité à une minorité encore mal connue du grand public. Comme si le déchaînement des associations catholiques ne suffisait pas, certains psychiatres ont également fait part de leur vaste ignorance en matière de questions trans.

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Dans une tribune, il a affirmé que la participation de Chaz Bono risquait de faire penser aux enfants qui présentent des qualités de l'autre genre «qu'ils ne sont pas des garçons manqués mais véritablement des garçons». Avec, à l'appui, un raisonnement imparable: «si vous voyez l'un de vos amis avoir divorcé et qu'il vous dit combien il est heureux, vous avez plus de chance de divorcer également». Un niveau d'élucubrations tel que même la chaîne qui l'emploie se moque de sa prise de position. (Source : www.360.ch)

TR@NZ A BESOIN DE VOUS ! SOUMETTEZ UN TEXTE Nous cherchons des textes sur l'implication dans le milieu trans, des histoires personnelles ou encore des informations sur les organismes militant dans la communauté trans. DATE DE TOMBÉE 15 décembre 2011 - 1000 mots maximum VIA TRANZMAG.CA Soumettez votre texte sous l'onglet "More / Soumettre un texte’’ PAR COURRIEL : maxime.lemay@ymail.com


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Des nouvelles d’ici et d’ailleurs Dossier : Implants mammaires «Ces cas méritent une enquête» Le Collège des médecins pourrait déclencher une enquête sur le cas des certains chirurgiens. «Si les faits rapportés sont véridiques, ces cas méritent une enquête. Est-ce normal que l'on vous mente? La réponse est non», tranche le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins du Québec (CMQ), dont la mission est de protéger le public et d'encadrer la pratique médicale, y compris celles des spécialistes en chirurgie plastique et esthétique.

Le mois dernier, le Journal de Montréal publiait un article sur l’impact des implants mammaires sur la santé des femmes. Bien que l’article était dirigé vers les femmes bio, Tr@nZ publie cet article afin que

«Il faut aussi voir pourquoi ces médecins ne divulguent pas les bonnes informations, vérifier s'ils le font sciemment dans le but de tromper le patient et de servir un intérêt commercial. C'est une hypothèse», précise le Dr Robert, qui ne s'est cependant pas montré surpris que des chirurgiens se font plutôt rassurants avec une patiente.

vous puissiez amorcer une conversation avec votre médecin traitant.

L'Association s'étonne

«Regardez votre chirurgien dans les yeux et demandez-lui si les implants mammaires sont sécuritaires», conseille Bonnie O'Hearn à toutes les femmes qui songent à une augmentation mammaire.

Dans le but d'uniformiser les informations transmises aux patients avant des chirurgies comme l'augmentation mammaire, le CMQ promet la publication prochaine d'un guide à l'intention du public en collaboration avec l'Association des spécialistes en chirurgie plastique et esthétique.

La dame de 63 ans est convaincue que les implants mammaires qu'on lui a installés en 1978 lui ont volé sa santé. «Pourtant, un mois après l'augmentation, tout était beau, puis après, une petite bosse s'est formée, un liquide s'échappait de l'enveloppe dans mon système, explique-telle. Mes deux seins n'étaient plus pareils.» «J'avais toujours des maux de dos de plus en plus chroniques. On m'a dit que mes implants suintaient. En 1992, j'ai fait retirer mes implants, mais le mal était fait.» Selon Bonnie O'Hearn, les implants mammaires actuels empoisonnent les femmes à leur insu. «Ce qui m'écoeure, c'est que d'autres femmes vont se rendre malades parce que leur plasticien ne leur raconte pas la vérité.»

«On travaille là-dessus», a confirmé son président, Dr Éric Bensimon, qui s'est dit très étonné d'apprendre que certains confrères livraient une information inadéquate.

(NDLR : Des problèmes rencontrés chez les femmes trans, on peut retrouver les suivants : l’épaississement et la contraction du tissu de la cicatrice suite à la pose de l'implant; la fuite, la rupture, l'infection de l’implant; changement dans la sensation de la peau de mamelon/sein (moins de sensation ou plus une sensation plus intense) (Sources : www.canoe.ca / www.transhealth.vch.ca)

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Des nouvelles d’ici et d’ailleurs Wilfrid, transsexuel, est devenu Chloé mais reste marié à Marie

Col roulé noir, tailleur orange vif, cheveux châtains milongs, Wilfrid (Chloé) Avrillon, est marié et père de trois enfants. Il est devenu transsexuel sans quitter sa famille et espère faire reconnaître par la justice sa nouvelle identité féminine, et la légalité de son mariage avec Marie.

Wilfrid-Chloé s’interrogeait depuis qu’il a quatre ans sur le fait de se sentir “ plus féminin que masculin ”. Marie, 43 ans, lui a de son côté avoué son homosexualité. Elle n’avait fréquenté que des femmes avant de tomber amoureuse de ce garçon efféminé. Et le couple assume son évolution.

“ J’ai fait mon coming out le 16 janvier 2010, j’ai dit à Marie ce que je ressentais. J’ai fait sauter un barrage d’émotion et j’ai sorti tout ce que je retenais au fond de moi depuis des années ”, explique d’une voix douce et posée cette “ femme enfermée dans un corps d’homme ” de 41 ans.

“ Je ne me suis plus forcée de viriliser ma voix, je ne me suis plus retenue dans ma gestuelle ”, explique Chloé, confiant avoir pris jadis des cours de théâtre pour masquer au mieux sa féminité parce qu’au lycée, les insultes étaient fréquentes.

Elle a déposé cette semaine une requête devant le tribunal de Brest pour modifier son acte de naissance et devenir officiellement “ Chloé ”, un prénom choisi pendant son adolescence, sans annuler la validité du mariage célébré il y a quinze ans. Le procureur ne s’est pas opposé à sa requête et, tout sourire, les Avrillon espèrent obtenir une décision favorable le 15 décembre prochain. Cela constituerait une première, en France, pour la reconnaissance d’un mariage de facto devenu homosexuel.

“ Aujourd’hui, nos enfants sont fiers parce que nous avons été courageuses dans nos choix ”, affirme Chloé. Pourtant, le couple a redouté le regard des autres enfants et des enseignants de l’école primaire et du collège à Landerneau, une ville de 15.000 habitants, où vit la famille. Mais “ tous ont été très accueillants, tout c’est bien passé ”, assure le couple. “ La libération finale approche ”, car pour elle, la dernière étape sera la vaginoplastie prévue en Thaïlande en décembre, trois jours avant le délibéré du tribunal de Brest.

La France n’accepte pas le mariage homosexuel, pourtant légalisé dans plusieurs autres pays européens.

(Source : www.lameuse.be) ... because the best discussions occur under the covers !


Toutes les personnes Trans ainsi que leurs proches amis, famille et alliés sont conviées à un forum de discussion. Ce forum est en lien avec le projet de livre Trans Bodies Trans Selves, qui sera un guide de ressources sur tout ce qui touche les expériences Trans. Les auteurs de ce guide ont comme mandat baser leur écrit sur les besoins et les expériences de vies des personnes Trans à travers l’Amérique du Nord. Des forums de discussion ont lieux dans plusieurs villes à travers le continent pour que les personnes Trans puissent avoir une voix qui les représente vraiment! Le forum de Montréal aura lieu lundi le 21 novembre de 19h à 22h au Centre St-Pierre, 1212 rue Panet. Pour nous aider à bien préparer cet événement et répondre à vos besoins, veuillez RSVP à tbtsmontreal@gmail.com

Trans Bodies / Trans Selves Montréal TRANS BODIES TRANS SELVES

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Point de mire ! Françoise Susset Alliée, thérapeute et présidente du formidable CPATH Françoise Susset est psychologue clinicienne et thérapeute conjugale et familiale. Sa pratique se concentre principalement sur les survivants de traumatismes et les problèmes de minorités sexuelles. Elle est co-fondatrice, avec son collègue Bill Ryan, de l'Institut pour la santé des minorités sexuelles, offrant des formations sur une variété de sujets concernant la santé et les services sociaux. Elle est la présidente de l’Association Canadienne des professionnels en santé des personnes transsexuelles (CPATH) et est active dans la promotion et le développement de services adaptés aux besoins de la communauté transsexuelle du Québec. Bien qu'elle travaille auprès d’adultes et d’adolescents trans, elle se concentre aussi plus spécifiquement sur la question des variations de genre dans le compor-tement d’enfants prépubères, aidant les familles et les écoles à remettre en question les notions de sexualité, d'orientation sexuelle et d’identité de genre, et à questionner leur attitude et le traitement de ces enfants.

Elle travaille étroitement avec plusieurs organismes communautaires à l'amélioration de l'accès et des soins appropriés pour les personnes appartenant à des groupes sexuels minoritaires au Québec. Elle a travaillé pendant de nombreuses années au Minnesota au sein d'une équipe clinique au Pride Institute, le premier centre de traitement de dépendance chimique servant la communauté LGB. Durant plusieurs années, elle a participé à la formation générale en santé mentale et à la supervision clinique de résidents en médecine familiale de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal. Depuis 1999, elle est formatrice au Québec auprès de professionnels de la santé et des services sociaux, des organisations de jeunes et des écoles, afin de les sensibiliser aux besoins des minorités sexuelles.

Did you know that .... up to date with news Our website is updated weekly to keep community ... related to the transgender / transsexual

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News from here and abroad

Randall Garrison Re-Introduces Trans Rights Bill Last September, New Democrat LGBTT critic Randall Garrison (Esquimalt-Juan de Fuca) is re-affirming the NDP’s commitment to equality for all by re-introducing the Trans Rights Bill previously championed by former New Democrat Member of Parliament, Bill Siksay.  The Trans Rights Bill moves to amend the Canadian Human Rights Act to prohibit discrimination on the grounds of gender identity or gender expression, as well as amending the Criminal Code to include gender identity and gender expression as a recognized group when offences are motivated by bias, prejudice or hate. “This is a population that faces constant discrimination everywhere they go, and in everything they do. Trans people have serious difficulties accessing housing, health care, employment and protection under the law.  Not only are trans people subject to serious discrimination, but they are all too often victims of violence,” says Garrison. In working towards building support for the Trans Rights Bill, Garrison has focused on the fact that trans people are members of our families, our loved ones, our friends, colleagues and neighbours and they deserve to have their identity protected by the law the same way other marginalized populations do in Canada.

This Bill successfully passed its third reading in the House of Commons in the last Parliament with the full support of the NDP caucus and some support from Conservatives, Liberals, and Bloc Québécois. Parliament was dissolved before the Bill could be debated in the Senate.

(Source : www..npdqclgbtt.wordpress.com)

TR@NZ NEEDS YOU !

WRITING SUBMISSION We are looking for submissions for issue Twelve. We seek to publish personal stories or articles relating to (but not limited to) advocacy in the trans community. DEADLINE December 12th, 2011 - 1000 words max VIA TRANZMAG.CA Under "More / Writing Submission’’ BY EMAIL : maxime.lemay@ymail.com

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News from here and abroad Historic vote extends EU asylum standards to transgender people The text applies to all EU Member States except the United Kingdom, which opted out of EU asylum policies. The resolution was successfully drafted and negotiated by Jean Lambert, a British Member of the European Parliament in the Greens/EFA group. This is the first time a binding EU Directive includes gender identity.

The European Parliament formally adopted a new set of asylum rules for the European Union. The binding rules now include gender identity as a ground of persecution, which EU Member States must take into account. Governments have already agreed to the changes, which are final. Until now, EU asylum law foresaw that “gender related aspects might be considered” by national asylum authorities when examining the potential persecution of specific social groups in their country of origin. The resolution adopted today has replaced this text, and now specifies that “gender related aspects, including gender identity, shall be given due consideration”. The text now refers to gender identity specifically, and obliges Member States to consider gender-related aspects. Before, EU countries could still choose not to consider aspects linked to the applicant’s gender in asylum claims.

Dennis de Jong MEP, Vice-president of the LGBT Intergroup and responsible for asylum policies in the GUE/NGL group, commented: “Around the world, transgender people can be persecuted for who they are. This reviewed Directive will recognise the danger they face, and it will commit EU Member States to taking gender identity into account in asylum claims. I hope in a future revision it will also become mandatory to consider the sexual orientation of applicants.” Sirpa Pietikäinen MEP, Vice-president of the LGBT Intergroup, added: “I am very proud that my colleagues from the centre-right EPP group supported this change, regardless of the views they hold on asylum in general. The European Union is only starting to recognise gender identity as a ground of persecution, but I hope today’s vote will help protect more lives.” The binding rules will apply after they are transposed into EU Member States’ national law, except for the United Kingdom, Ireland and Denmark which opted out of the process. Due to join the EU in July 2013, Croatia is also expected to adapt its asylum laws. (Source : www.lgbt-ep.eu)

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News from here and abroad Internationnal Transgender Day of Remembrance 2011

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The Transgender Day of Remembrance was set aside to memorialize those who were killed due to anti-transgender hatred or prejudice.

Editor Maxime Le May

The event is held in November to honor Rita Hester, whose murder on November 28th, 1998 kicked off the “Remembering Our Dead” web project and a San Francisco candlelight vigil in 1999. Rita Hester’s murder — like most anti-transgender murder cases — has yet to be solved.

Photography Eric Champigny

Although not every person represented during the Day of Remembrance self-identified as transgender — that is, as a transsexual, crossdresser, or otherwise gender-variant — each was a victim of violence based on bias against transgender people. Over the last decade, more than one person per month has died due to transgender-based hate or prejudice, regardless of any other factors in their lives. This trend shows no sign of abating. The Transgender Day of Remembrance serves several purposes. It raises public awareness of hate crimes against transgender people, an action that current media doesn’t perform. Day of Remembrance publicly mourns and honors the lives of our brothers and sisters who might otherwise be forgotten. Through the vigil, we express love and respect for our people in the face of national indifference and hatred. Day of Remembrance reminds non-transgender people that we are their sons, daughters, parents, friends and lovers. Day of Remembrance gives our allies a chance to step forward with us and stand in vigil, memorializing those of us who’ve died by anti-transgender violence.

(Source : www.transgenderdor.org)

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Community magazine founded in 2009.

Research Patrick Gilbert Collaborators Pascale Drevillon, Luc-Alexandre Perron. Subscription maxime.lemay@ymail.com The text found in this bulletin may be reproduced, in whole or in part, for personnal use or for public (noncommercial) distribution, in any format, as long as the goal is to promote the distribution of information, education, or improving the lives of the transsexual community. We ask only that you include a reference to this web bulletin. The photographs included in this web bulletin are the exclusive property of Eric Champigny, and cannot be altered, reproduced, or copied without the express permission of the author. Legal Deposit Bibliothèque nationale du Québec Library and Archives Canada ISSN 1920-4973 (2009)


OCTOBRE / OCTOBER 2011

TR@NZ

News from here and abroad Overwhelming majorities support full equality for transgender people

European Parliament calls for end of classifying transgender people as mentally ill

A new survey from the Public Religion Research Institute finds that a sweeping majority of Americans believe that people who are transgender deserve full equality:

The European Parliament has passed a resolution calling for the World Health Organisation to stop classifying transgender people as mentally ill.

✦ 89

‘Gender identity disorder’ is currently classified as a ‘mental and behavioural disorder’ in the WHO’s International Classification of Diseases.

percent agree that transgender people deserve the same rights and protections as other Americans.

✦ 75

percent believe Congress should protect transgender people from employment discrimination.

✦ 74

percent support Congress’ expansion of hate crimes protections to the LGBT community.

✦ 69

percent of Americans understand what “transgender” means without any assistance.

These results confirm a study conducted by the Center for American Progress earlier this year, which found that nine out of 10 Americans believe transgender people already have employment non-discrimination protections, with similar majorities supporting the protections. Unfortunately, such protections do not exist in most states nor at the national level. As long as Republicans control the House of Representatives, they will likely continue to prevent the Employment Non-Discrimination Act from advancing. Still, with a majority of the public supporting the protections and the endorsement of businesses of all sizes, it’s only a matter of time until transgender people are afforded the protections they deserve to participate fairly in society. Given the harsh consequences the trans community faces because of discrimination, that change can’t come soon enough. (Source : www.thinkprogress.org)

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Many transgender people and clinicians prefer to use the term ‘gender dysphoria’. While the causes are not yet known, research has suggested genetic and hormonal reasons. The WHO’s International Classification of Diseases is currently under review with the next list to be finalised in 2015. Spanish MEP Raül Romeva i Rueda, the vice-president of the LGBT intergroup: “Considering transgender people mentally ill means they are not free to decide for themselves, and are often disrespected by the medical profession, their employers and their families. “This call sends one clear message to the commission and the WHO: the pathologisation of gender identity must stop, as the pathologisation of homosexuality ended in 1990.”

(Source : www.pinknews.co.uk)


OCTOBRE / OCTOBER 2011

TR@NZ

News from here and abroad Coalition denounces homophobic and transphobic advertising

Egale's National Climate Survey on Homophobia, Biphobia and Transphobia in Canadian Schools reported that nearly two-thirds of LGBTQ students feel unsafe at school, 20% of LGBTQ students report being physically harassed or assaulted in their schools, almost three-quarters (74%) of trans youth have been verbally harassed about their gender expression and more than a third (37%) have been physically harassed or assaulted about their gender. It is imperative that age-appropriate diversity and human rights education be provided in our publicly-funded schools. Human rights are not negotiable. Canada's Charter of Rights and Freedoms and Ontario's Human Rights Code are clear that discrimination based on sex and sexual orientation is prohibited. Canada's constitutional protections for our diverse communities must be taught in schools. We call on each of the party leaders to denounce the 'Institute for Canadian Values' campaign and to stand in support of human rights in this provincial election.

A statement was issued by a coalition of LGBTQ and LGBTQ-serving organizations in response to the 'Institute for Canadian Values' advertising campaign. The campaign ran a full-page ad in the National Post, claiming that educating children about human rights and specifically LGBTQ human rights equates to 'corrupting children'.

"It is hard to understand why any group would see discussing gender stereotypes in traditional fairy tales as offensive or threatening," stated Jennifer Fodden, Executive Director of the Lesbian Gay Bi Trans Youth Line. "Children have little difficulty understanding concepts about equity and respect for difference. We must ensure that all of the kids in our schools are engaged with curriculum that reflects their families, their communities and themselves."

The statement read as follows: Ontario's parents, students, LGBTQ people and all of its citizens deserve to know where each party stands on the position advanced in recent advertising by the Institute for Canadian Values. As a coalition of LGBTQ-serving organizations, we know all too well the impact of discrimination and hatred on the lives of LGBT people and especially our children and youth.

"Our schools have a responsibility to create safe learning environments for our children," stated Helen Kennedy, Executive Director of Egale. "One of the most basic ways they create safe spaces is by educating young people on the constitutionally-enshrined human rights of LGBT people, by sending the clear message that discrimination against LGBTQ people is against the law."

(Source : www.egale.ca)

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OCTOBRE / OCTOBER 2011

TR@NZ

News from here and abroad

Transgender protections bill signed by California Governor

Anna Grodzka to become Poland's first transsexual law maker

California Governor Jerry Brown announced that he had signed into law a transgender protections bill.

After gaining 19,451 votes in the Kraków II electoral district, Anna Grodzka, top of Palikot's Movement's party list in that area, has won a place in Poland's lower house of parliament, the Sejm.

The Gender Nondiscrimination Act (AB 887) takes existing protections based on gender identity and expression and enumerates them as protected categories in non-discrimination laws. “Californians support fair and equal treatment for everyone, but many employers, landlords and transgender people themselves are unaware that the law protects transgender people,” Assemblywoman Toni Atkins, a Democrat from San Diego, said in sponsoring the bill. “As a result, transgender people experience housing and employment discrimination and often are not even aware they have any recourse. This Bill will strengthen our state's antidiscrimination laws and move us closer to equality for every Californian.”

This will make Ms. Grodzka, founder and president of the NGO Trans-Fuzja, Poland’s first openly transgender parliamentarian. She says it will also make her the world's only transsexual MP. Ms. Grodzka, who completed her sex change last year, had been politically active with the Democratic Left Alliance (SLD) for a number of years but became disenchanted with the party. She then accepted an offer from the founder and leader of Palikot's Movement (RP), Janusz Palikot, to join that party.

The law also makes it clear that gender identity and expression are included in the definition of gender and sex in all California codes.

"Today, Poland is changing. I am the proof along with Robert Biedron, a homosexual and the head of an anti-homophobia campaign who ran for office in Gdynia," Ms. Grodzka told the AFP.

(Source : www.ontopmag.com)

(Source : www.edgeonthenet.com)

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OCTOBRE / OCTOBER 2011

TR@NZ

News from here and abroad Transsexual mayor Being a transgendered person can prove rather frustrating when it comes to leading a normal family life. While most may accept transgendered people in society, others tend to view them with a certain degree of hostility.

Bailey went to college in Coventry before moving on to Cambridge and was employed in the radio technology industry. Believing that being a family man would resolve any gender identity crisis, Bailey married and had two kids. But the marriage didn’t last. After starting hormone therapy at the age of 29, Bailey had a sex-change surgery three years later. She said neither she nor Liddle had ever had a problem with being transgendered and never tried to conceal it. During the vetting process before she joined the Liberal Democratic party, she revealed that she was a transsexual and there were no objections.

Jenny Bailey, 45, not only managed to overcome public prejudice, she went on to become the mayor of Cambridge. Her partner, Jennifer Liddle, is also a transsexual, making them arguably the world’s first gender-reassigned mayor and mayoress. They had met while undergoing hormone replacement therapy and decided to live together. The couple had served on the Cambridge City Council together and now share a home with Bailey’s two sons, aged 18 and 20, from her previous marriage. “I am proud that I’ve come out of it a better person. And I certainly do not want it to eclipse my post,” said the Liberal Democrat mayor. According to local media reports, the two were born as males. Bailey had gender-reassignment surgery after fathering two children. Bailey, who took up office last week, said so many things had defined her other than being a transsexual. Her resilience and sheer determination have obviously helped her to overcome her gender identity crisis.

Her ex-wife, who does not wish to be identified, is full of praise for Bailey and is incredibly proud of her. “She is a totally selfless person who wants to help others and make a positive impact on the community. I think she will make an excellent mayor,” she told the Daily Mail. Fellow councillors were also supportive,, with former mayor John Hipkin describing the couple as “very womanly.” Based on reports, there are about 30,000 people in Britain with gender dysphoria – a state of conflict with the gender they were born with. Between 500 and 700 have genderrealignment surgery each year, mostly at private clinics. Janett Scott of the Beaumont Society, a support group for transgendered people, had reportedly said that it was unique to have a transsexual mayor and mayoress in Britain. Ultimately, a person’s gender is irrelevant – what is most important is his/her character and his/her ability to deliver what he/she promised. (Source : www.thestar.com)

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OCTOBRE / OCTOBER 2011

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News from here and abroad New Standards of Care could transform trans healthcare At a presentation at the Houston Transgender Center last Saturday, Colt Meier, doctoral candidate at the University of Houston, and Levi Herman, presented information on the World Professional Association of Transgender Health’s new Standards of Care 7. The new Standards of Care replace the association’s previous version, released in 2001, and reflect an additional decade of scholarly research on the trans community. Meier says that the previous standards were intended to be guidelines, not rules, but that many doctors took the general recommendations of the standards as being unyielding, and assumed that they should be applied to all trans patients.

«One of the biggest changes to come out of the new standards is an unambiguous statement on the ethics of medical professional’s efforts to dissuade trans people of the belief that their true gender is not in line with the gender they were assigned at birth». - Colt Meyer

In publishing the new standards WPATH made it clear that, while the standards represent the best medical advice available, they should not be used as a “one size fits all” solution. For instance, the standards recommend that trans people who seek genital surgery or hormone therapy as part of their transition receive psychiatric care, but explicitly state that “psychotherapy is not an absolute requirement for hormone therapy and surgery.” The earliest standards of care were published in 1979. According to Meier much of the early research was done by non-trans people and involved certain assumptions about the desired outcome of people seeking to transition. “Much of the research focused on people who had had genital surgery, which is just one form of surgery,” says Meier, adding that not all transgender people desire genital surgery to complete their transition. Because only a small segment of the community was included in the research the results did not reflect the full diversity of the trans experience. Additionally, in the early days, there was an assumption that the purpose of gender transition was to allow the person transitioning to live as a heterosexual, with some doctors refusing to provide treatment to female identified, male bodied persons who where attracted to women. Meyer says that assumptions like this can cause participants in research studies to “tell the researcher what they want to hear,” so that the trans person is able to receive the medical care they need. As more trans people have become involved in the research, a broader picture of the community and its medical needs has come to light. For instance Herman says that “we’ve found is that when trans people conduct studies of the incidence of trans people they find far greater numbers. Perhaps because they are better able to work within the trans community.” Meier and Herman both say that there is a great need for additional research.

(Source : www.dallasvoice.com) Levi Herman and Colt Meyer

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OCTOBRE / OCTOBER 2011

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News from here and abroad University students push for gender-neutral washrooms

Kent Peterson, president of the university's student association, said there is a concern students could essentially "out" themselves by using a gender-neutral bathroom. But some are essentially already doing that by using a washroom for the disabled when they have no obvious disability, he said. The university's administrators were initially a bit surprised by the proposal, Peterson said, but they have warmed to the idea. The vice-president is open to the idea of installing gender-neutral washrooms in any new facilities. But students would like to see some existing bathrooms converted before then, Peterson said.

Students at some universities on the Prairies are pushing for gender-neutral washrooms for transgendered people who don't feel comfortable having to choose between bathrooms for men or women. Those behind the idea say transgendered people are often harassed, bullied or embarrassed no matter which bathroom they choose. They even suggest that the prospect of having to pick a gender-specific bathroom can lead to health issues, since many ignore the call of nature until they can find a suitable bathroom. The University of Western Ontario in London converted some bathrooms for the disabled to gender-neutral ones in 2008. The University of Victoria and McGill University in Montreal both have at least one gender-neutral washroom. At the University of Regina, the student association decided to raise the issue with senior administration after noticing the single-stall handicapped washrooms were always full -and not always with disabled students.

The University of Winnipeg says it's willing to change a few of its signs as early as this school year. Debra Radi, chair of the board of regents, said senior administration wants to make campus as inclusive as possible. No one has a sense of how many students who use gender-neutral bathrooms, she said, but the idea is worth considering if students are raising it. The university recently submitted a grant proposal to the federal government seeking cash to pay for more accessible washrooms on campus. Gender-neutral bathrooms could be covered under that proposal, Radi said. "Currently students are not feeling safe going into either a male washroom or a female washroom, so we obviously do need to create safe spaces where they feel comfortable accessing facilities on campus."

(Source : www.winnipeg.ctv.ca)

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OCTOBRE / OCTOBER 2011

TR@NZ

Trans youth : Doctors recommend puberty blockers for trans kids For some transgendered children, the sense of being in the wrong body can lead to psychological distress so severe that it constitutes a threat to their health, leading to suicide or attempted suicide. Such extremity may in itself justify the use of pubertydelaying treatments; however, as an added measure against subjecting children for whom the sensation of being in the wrong body is transient to such treatments, the guidelines specify that the treatment ought not to be administered until the first physical changes of adolescence have begun.

Recommendations by the International Endocrine Society suggest that children who identify as the opposite gender may be given valuable breathing room if puberty is delayed through medical intervention. In the magazine New Scientist reported on the recommendation, which is a first in the arena of handling cases of juvenile gender identity issues. Among the benefits of the suggested treatment, the article said, is the fact that puberty-delaying treatments using hormones could make it easier for those children whose sense of being in the wrong-gendered body to transition, through surgical and hormonal means, to a closer physical approximation of the gender to which they feel they belong. However, there is some concern that the hormone treatment may be used on children for whom the sense of being in the wrong body is a transient one; the article cited a study that suggests that only one-fifth of boys who experience a sense that they should be girls continue into adulthood with feelings that their bodies reflect the wrong gender.

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Such changes - which include the start of breast development for girls and the development of the external genitalia for boys--can be accompanied by strong, adverse emotional responses. In those cases, such negative emotions may act as an early indication that a sense of being the wrong gender physically will continue into adulthood. With use of such treatments, puberty could be delayed until age 16; but any treatments meant to allow a young person to transition to a more gender-appropriate body ought to be administered no earlier than age 18, according to the recommendations. But in a clinical trial at Leiden University Medical Center in the Netherlands, in which about six dozen children (most 12 and older) were treated with puberty-delaying hormone therapy, the results have reportedly been overwhelmingly successful. Delemarre-van de Waal stressed, however, that the treatment is not prescribed lightly, but reserved for cases in which the sense of gender disconnect is extreme.

(continues on p. 23)


OCTOBRE / OCTOBER 2011

TR@NZ

Trans youth : Doctors recommend puberty blockers for trans kids The article noted that despite the need for such treatments to begin early to achieve the most effective result, many countries do not allow it for children under the age of 16. But attitudes toward transgenderism, especially in children, may be beginning to change as the issue becomes more routinely identified with health issues. The article said that the treatment has begun to be used in Australia, Canada, Germany, and even in the United States. For children who feel that their bodies are alien to their true gender identities, early intervention may be crucial-even life-saving. The more pronounced gender-specific differentiation that occurs when children reach puberty can scar them into adulthood; said Imperial College London’s Richard Green, "It is distressing as an adult that these changes at puberty stand in the way of your appearing as a man or woman." But such early treatments could mean irreversible effects; if a physiologically male child were to be treated with puberty-delaying therapy, and then underwent surgical gender reassignment, she would never have the ability to produce her own offspring, because she would have neither ova nor had a time during which, as a male, she would have produced viable sperm cells. Though the male bone structure would be well developed by age 16, making it harder for an adult transsexual to appear female, holding off on the puberty-delaying treatment would also mean that the individual’s sperm could be obtained and stored for later reproductive purposes.

That is a risk, admitted Marvin Belzer, who is with the Children’s Hospital Los Angeles, but a small one. Said Belzer, "Some day there’s going to be a kid we’ve treated who comes back and says ’It was wrong--I wish I hadn’t done it.’" In that case, Belzer said, it would be best to be in a position to be able to say, "Yes, but you and your family gave informed consent, and we knew that was one of the risks, but that risk was small...". Perhaps the true authorities in the matter are transgendered individuals themselves. A British child who was so disturbed by the onset of puberty that she spoke of removing her own male genitalia, for example, "stated categorically that, ’I would rather die than be a man,’" according to her mother. While Celia MacCleod spent the first 60 years of her life as a man - and expresses the thought that such therapeutic intervention might have made her eventual transition easier, especially in terms of how her voice developed, but also in terms of body hair, bone structure, and facial characteristics, all of which involved varying degrees of intervention, from electrolysis to plastic surgery. Said MacCleod of the therapy to delay puberty, "I think it will make it easier for people to express themselves and ask for help. " "The idea of being able to have that breathing space of putting puberty on hold and knowing that you’re not getting these irreversible changes, I think that’s breathtaking."

(Source : www.edgeonthenet.com)

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All trans identified people, as well as their close friends, family members and allies, are invited to attend a discussion forum. This forum is a part of the Trans Bodies Trans Selves book project, which aims to create an inclusive trans resource guide. The authors are committed to base their writing and reviewing on the voices of trans people across North America. Discussion forums are being held in several cities across the continent to give a space to trans people to have their voices heard! We will have a forum of our own in Montreal on Monday, November 21 from 7PM to 10PM at Centre St-Pierre, 1212 Panet Street. Please RSVP at tbtsmontreal@gmail.com so that we can better prepare to accomodate everyone who wants to participate.

Trans Bodies / Trans Selves Montréal TRANS BODIES TRANS SELVES

21-11-2011

TRANS BODIES TRANS SELVES

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Onze / Eleven  

Bilingual (French / English) magazine for the transgender community

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