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REPORTAGE • maxibasketnews 47

À moins de 100 mètres en face de l’hôtel, la plage, enneigée, et la mer Noire, gelée à perte de vue (1). En face, le port industriel de Mariupol, coeur de la ville. Pendant ce temps-là à l’hôtel, Chevon Troutman (3) a enfin trouvé son écran plat, Ben Dewar (4) se fait strapper par Stéphane le kiné. J.R. Reynolds (5) s’étire et Nick Fazekas (6) a le sourire pour son premier match avec l’ASVEL. Après la rencontre, retrouvailles entre les monstres Uche Nsonwu (7 à gauche) et Chevon Troutman (7 à droite) et puis c’est l’heure du départ, dans un aéroport de campagne totalement désert (8).

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la tête à cause d’Uche. Et la mâchoire, le nez et les lèvres picotent. Il ne m’a pas raté !  » Ben Dewar apprend alors que le Nigérian devrait quitter le club le lendemain. Selon Chevon, il aurait déjà touché pratiquement l’intégralité d’un an de salaire, pas loin de 500.000 euros, et il rentre chez lui. « Il aurait pu y aller mollo ! », s’insurge Dewar. « Il voulait partir sur une bonne impression », justifie Troutman, qui peut témoigner du fait que le pivot n’a pas triché. Dans le bus, une fiche de stats circule et provoque quelques commentaires à l’arrière, chez les joueurs. À l’avant, les coaches refont le match. La colère de Collet a disparu rapidement, il faut maintenant s’appuyer sur les erreurs passées, qu’elles servent dans les matches couperets à venir. L’aéroport de Mariupol, à 23 heures, est uniquement ouvert pour l’ASVEL. Parfaitement désert. Immigration puis embarquement immédiat. La compagnie a préparé des plateaux repas pour les joueurs. Salade, sandwiches, pizzas, fruits frais. L’hôtesse propose du champagne au coaches. « Non, non, si on avait gagné oui, mais là… » Du vin fera l’affaire. Le trajet est sans secousse. La défaite et la fatigue commandent dans la cabine une ambiance calme. Déjà, Vincent Collet se projette pour la suite. «  T’as le DVD de Dijon ? », demande-t-il à son assistant. Vendredi, la JDA vient à l’Astroballe. Il faut se relancer immédiatement. L’avion atterrit à Lyon à 2h30. Le temps de rejoindre l’aéroport, de récupérer les bagages et de rallier Villeurbanne en bus, il est presque 4h. L’excitation du départ et du match couperet a quitté des jambes devenues lourdes et des esprits un peu las. Il fait presque aussi froid à Lyon qu’à Mariupol. Sauf que la saison européenne est désormais terminée. l

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