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Repères

Pascal Allée / Hot Sports

Sandra Dijon-Gérardin Née le 10 janvier 1976 à Fortde-France Taille : 1,95 m Poste : Pivot Clubs : Morne Vert, Martinique (92-95), Bourbaki Pau (95-97), Istres (98-01), Bourges (01-04), Puig d’en Valls, Espagne (04-06), LattesMontpellier (06-08), Cesis, Lettonie (08-Aujourd’hui). Championne d’Europe 01. 11,2pts à 49,5% à deux points, et 6,2rbds en EuroCup.

Séquence émotion : Sandra sur la plus haute marche du podium, au Mans, en 2001, avec Dominique Tonnerre.

contrat de trois mois, jusqu’au 14 avril. Sachant que la fin de saison est le 22 mai. Il faudrait donc une prolongation pour que je finisse les compétitions avec eux. On va dire que c’est stratégique ! Toi, Sandrine, tes déplacements sont complètement différents. Sandrine : Ça n’a rien à avoir avec six heures de bus. C’est l’avion à chaque fois, pour la Russie et pour l’Europe. Il y a quatre heures de vol entre Ekaterinbourg et Moscou. Il n’y a que dix équipes dans le championnat russe. Une très forte rivalité existe entre le Spartak, le CSKA et nous. C’est un combat. Les autres savent qu’on va les battre… Le roster de Ekaterinburg est énorme. Tu as appris à dealer avec la concurrence interne ? Sandrine  : Quand je suis partie, il y avait 14 joueuses. Peut-être en ont-ils virées depuis. Je vais voir (rires, un tantinet inquiète tout de même). Ça n’a pas été toujours facile pour moi, mais c’est une grande expérience. L’arrivée de Stepanova est un moyen supplémentaire de renforcer l’équipe, de gagner. Ce n’est pas de la prétention, mais je sais ce que je vaux, j’ai confiance en moi. Aux EtatsUnis, je faisais deux heures Sandra d’entraînement par jour, plus

“Je compte ouvrir une ligne de vêtements pour les filles de plus de 1,80 m“

deux heures de muscu, plus deux heures facultatives. Même en Russie, je m’entraîne beaucoup. Même quand il n’y a pas de séance d’entraînement, je suis à la salle. Je veux devenir l’une des meilleures joueuses du monde et, pour y parvenir, il n’y a pas de secret. Où sens-tu tes progrès ? Sandrine : Partout. Lorsque je suis partie, je n’avais que 20 ans, j’étais à l’état brut. On n’a pas fini d’apprendre. Mes mouvements dos au panier sont meilleurs, je suis beaucoup plus patiente. J’analyse énormément avant de faire mes choix. J’ai beaucoup appris aux Etats-Unis avec mon coach en WNBA. Il y a une vision du basket-ball très différente de la nôtre et ça m’a permis de m’enrichir encore plus. Les coaches américains sont d’énormes bosseurs. Ils t’expliquent chaque exercice qu’ils vont te faire faire. Rien n’est laissé au hasard. L’année dernière, tu as fait le choix de la WNBA. Et l’été prochain ? Sandrine : L’année dernière, je n’avais pas envie de venir en équipe de France. Je voulais me consacrer à fond à la WNBA. Là, je suis venue à ce stage. J’aime le maillot. Mais pour la suite, je ne sais pas. Tu as combien d’années de contrat avec Connecticut ? Sandrine : Trois ans.

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