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“Ce match est un tournant de la saison. si on perdait, ce n’était pas évident à gérer.“ Pierric Poupet

Explosion de joie sur le banc à la fin du match (1). Quelques minutes plus tard dans les vestiaires (2), l’ambiance est beaucoup plus calme. On savoure, on discute. Soulagés surtout.

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Thomas Berjoan

Jean-François Mollière

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Souchu passe devant son coach et lui lance : « Tu les as, les As ! » Les joueurs vont s’asseoir, le sourire aux lèvres, mais ils ont l’air plus fatigués qu’heureux. Pour la dernière fois de l’après-midi, leur coach s’adresse à eux. «  Écoutez les gars ! Première chose, c’est du très bon boulot. Et ce n’était pas facile. Je ne parle pas de battre Le Mans, mais de sortir de la spirale négative dans laquelle on était. On a remis quelques têtes à l’endroit. Pas toutes. Mais certains et c’est déjà ça. C’est bien. Maintenant les gars, il faut absolument qu’on travaille sur notre mouvement de balle, ça ne va pas. Mais c’est une grande victoire qui nous amène aux As. Il faut continuer. Mardi, on va à Bourg pour la coupe. Il faudra faire le boulot. Allez, c’est bien ! » En conférence de presse, JDC, un homme qui ne fonctionne jamais mieux que dans l’adversité, aura un discours un peu plus dur sur ses joueurs. Il se dit inquiet du potentiel offensif de son équipe et de certains joueurs qui ne veulent pas se passer la balle. Déjà, la victoire est derrière et il anticipe la suite. «  Ce match est un tournant de la saison  », nous explique calmement Pierric Poupet, le nouveau capitaine du groupe. «  Si on perdait là, ce n’était pas évident à gérer. On aurait encore perdu confiance, on n’en avait pas besoin. J’espère qu’on va tourner la page et partir sur autre chose. » À deux mètres de là, Marco Pellin est soulagé. « Ça fait du bien, la victoire, mais la façon dont on a joué surtout. Ça fait longtemps qu’on n’avait pas bougé le ballon comme ça, qu’on n’avait pas eu d’intensité. Ce soir, il y avait de l’envie, mais pas de l’envie de faire des statistiques, l’envie de gagner et de jouer ensemble. On bouge le ballon et tout le monde se sent concerné et se donne à fond. » 18 heures. Jean-Denys Choulet est pris d’assaut dans le salon VIP de la réception d’après-match. Rires, discussions bruyantes, odeur de crêpes et de gaufres, vapeurs de champagne et de bière. La Chorale a gagné un sursis. Tout n’est pas réglé mais l’équipe est en vie et toujours en course. Au début du match, un tout autre scénario était envisageable. Il y a moins de quatre heures. Et la semaine prochaine, ça recommence ! ●

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