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Reportage • maxibasketnews 29 Rappelez-vous. On a cru un moment que le NRB allait prendre place dans le Livre des Records pour ne pas avoir gagné un seul match dans une saison. Douze échecs de rang. Dans ces moments-là, le surnom, les Déferlantes, est bien lourd à porter. « On avait un groupe qui s’entendait bien en dehors et sur le terrain, on croyait en nous, mais on n’arrivait pas à concrétiser et ça nous a beaucoup frustrées. On ne se disait pas qu’on allait perdre le suivant, mais on le perdait ! », témoigne Leslie Ardon. Sur Internet, une vidéo issue de la chaîne locale Nantes 7 montre le coach Simon Guillou totalement désemparé à l’issue d’un énième échec. Yuliva Andreyeva, qui est arrivée en France, à Châteauroux, il y a dix ans, après avoir terminé l’école sportive à 16 ans dans son pays, l’Ukraine, a vécu elle aussi cette expérience douloureuse. «  Peut-être qu’on n’était pas prêtes pour ce niveau-là. Il nous a sans doute manqué de l’expérience. Beaucoup de joueuses abordaient ce niveau pour la première fois. » Un avis qui va dans le sens de celui du président qui avait voulu rester fidèle à celles qui avaient permis l’accession. Le premier succès se produira le 6 décembre à Clermont, bien mal en point lui aussi. Un second, plus tard, aux dépens de l’Union Hainaut, en prolongations. Et c’est tout. « On est contents, on a gagné la moitié des matches de l’année dernière », pourra plaisanter Laurent Buffard

après le succès sur Aix à l’Open 2009 à Coubertin, lieu de la 1ère journée de championnat. Nantes-Rezé aurait dû retomber illico presto en NF1. Sauf que plusieurs clubs (Clermont, l’Union Hainaut, Villeneuve, Calais et Reims) étaient des paniers percés. Le budget d’un million d’euros du NRB était, lui, équilibré. « Je dis que si on avait enlevé les points marqués par les joueuses qui ont créé des déficits, on n’aurait jamais été 14e. La fédération et le contrôle de gestion ont fait leur boulot et pour moi, on n’a pas été repêché sur tapis vert mais sur des règles d’équité sportive  », estime Thierry Frère qui, en cas de descente, aurait jeté l’éponge. Yuliya Andreyeva est en instance de naturalisation et son dossier a été déposé à Nantes, ce qui fait qu’elle serait demeurée au NRB dans tous les cas de figure. À l’inverse, Leslie Ardon ne savait pas de quoi demain serait fait. D’avril à début juillet, elle a été suspendue au verdict. « La longue attente ! C’était dur car on ne savait pas si on était repêché. Et si on était repêché, on ne savait pas si on était gardé. J’avais un contrat de 1+1. Il y avait des rumeurs, je savais que Laurent venait ici, un grand coach, avec son gros palmarès, mais je ne savais pas si lui allait vouloir de moi. Et il faut voir que la situation générale n’est pas facile ; beaucoup de filles se sont retrouvées sans club en début de saison. Je me plais à Nantes. Ma première option était de rester. Mais on était toutes dans le doute. »

Leslie Ardon, Natalia Bogdanova et Kathleen Mac Leod en mode glamour.

MaxiBasketNews#14  

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