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Nationale 1 • maxibasketnews 17 ses engagements vis-à-vis de nous », rappelle Patrick Gautier, président de l’ABC. «  C’est vrai que nous touchons plus que Saint-Léonard, mais nous avons quasi les structures d’un club de Pro B et c’est aussi pour ça que la mairie nous soutient. » La montée de l’EOSL en N1 s’est donc faite sans un sou. « La mairie nous a donné 15.000 euros de prime exceptionnelle pour la montée », nous dit Alexandre Pietrini, le jeune président de l’EOSL. « Mais nous n’avons pas vu notre subvention, à hauteur de 146.000 euros, augmenter. Cela a donné des éclats de voix mais c’est un choix politique et on ne va pas ressasser ça toute l’année. » « Nous ne pouvions pas faire mieux », répond désolé Michel Houdbine. «  Mais il faut les féliciter car ils se sont battus pour trouver des partenaires, être présents au début de championnat et même si cela va être dur pour eux, ils vont la faire leur année. » Financièrement, l’alliance est donc la seule solution pour éliminer le délicat problème d’une répartition des subventions et pour permettre au haut niveau de mieux exister. Autre souci, avoir deux clubs au même niveau dilue le pouvoir attractif du basket dans l’agglomération. « L’analyse globale », détaille Patrick Gautier, «  c’est que l’on est dans une ville multisports, mais on n’est pas à Lens ou à Marseille. Dans ces

villes du bord de Loire comme la nôtre, la folie sportive n’est pas tout à fait là autour des différents sports. La deuxième donnée c’est que l’on est la 17e ville de France. On n’est pas à Saint-Vallier par exemple, des petites villes qui fédèrent autour d’un seul sport. Ici, il y a le hockey sur glace et le tennis de table en première division, le foot et le handball en deuxième. Alors, notre difficulté c’est que pour fédérer notre cible, il faut être en haut de tableau de Pro B, on n’est attractif que dans ce cas-là. »

Main dans la main Aussi bonnes les raisons soient-elles, il n’est jamais facile d’envisager de s’unir. Le mariage entre les deux clubs angevins demande une grande préparation et les concertations sont nombreuses. « On pourrait refuser cette union », laisse entendre Patrick Gautier. « On peut viser plus haut sans eux. Mais la question n'est pas là. Je crois que l’on doit être animé par la volonté d’essayer de porter Angers et le basket. On a cette opportunité là, alors d’accord ce n’est pas fondamental pour l’ABC mais ramener tout le monde à penser, les spectateurs, les sponsors, que l’on peut avoir un vrai élan basket dans la ville,

“ON A TOUs LES DEUX QUELQUE CHOSE À GAGNER DANS CETTE UNION, MAIS LA VILLE DOIT ENVOYER UN SIGNE FORT.” ALEXANDRE PIETRINI >>>

MaxiBasketNews#14  

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