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l’hebdo du basketball

JEUDI 5 janvier 2012 - N° 585

J.L. Monschau-Collet, la polémique… Hilton Armstrong… Patrick Baumann… Kirilenko reste au CSKA… Dar Tucker

RO A P / E M A G NBA / ALL-STAR

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3:HIKNMF=WUXUU^:?a@p@s@f@a; BasketNews n°585 - jeudi 5 janvier 2012

Photos : Stephen Dunn/Getty Images et Hervé Bellenger/IS


02

médias

Autour du terrain

T

e voilà désormais partie prenante de l’équipe de commentateurs du basket sur Sport+. On te connaissait plus en plateau, cette nouvelle situation te convient ? Oui oui, tout à fait. Je suis très heureux de commenter le basket. Ce qui est intéressant dans notre métier, c’est de pouvoir varier les exercices. Et les années précédentes, j’ai fait surtout de la présentation et un peu de commentaires. J’aime bien les deux mais je ne suis pas du tout mécontent du basculement sur plus de com’. C’est quand même le truc qui te fait le plus vibrer.

Comment tu prends les petits bizutages de Jacques Monclar et David Cozette ? Ce sont plus des clins d’œil que des bizutages, c’est révélateur de la bonne ambiance. Je connais David depuis plus de quinze ans. Il y a très longtemps, quand Eurosport France appartenait à Canal et qu’on commentait la Pro A, on avait une

émission à la fin de chaque journée qui s’appelait Dunks et stats et j’ai commencé à bosser sur le basket à ce moment-là, milieu des années 90. Après, chacun a suivi sa route. Je suis resté chez Eurosport mais je n’ai pas totalement perdu le basket de vu. Je me défoulais en commentant l’ULEB Cup. Est-ce que tu peux nous expliquer l’origine de tes surnoms, « Happy Pat », « The Dream » et puis aussi le running gag à propos de ta présence à l’intérieur de certains mascottes ? (Rires) « Happy Pat » m’a été attribué la saison dernière par les supporters de la Chorale de Roanne. Ils trouvaient que ça m’allait bien, ça a été relayé par Jacques Monclar, évidemment et ça s’est répandu comme une trainée de poudre. George (Eddy) m’appelle même maintenant « Happy » ! C’est sympa. Après, les mascottes, j’aime bien ça et je le disais souvent au début. Donc au bout d’un moment, David et Jacques, à chaque fois qu’ils voyaient une mascotte, pensaient à

Hervé Bellenger/IS

« Happy Pat » est devenu une figure incontournable du commentaire de basket sur Sport+. Découvrez l’origine de ses surnoms, sa carrière de champion passée et la personnalité de cet homme très sympathique !

moi et affirmaient que j’étais dedans. C’est du comique de répétition ! Si tu as vraiment fait une appartition dans une mascotte, c’est le moment de le dire… Non, non ! Pas encore ! Ça peut venir ! Et pour le dernier surnom The Dream, ça vient de l’époque où on a commencé à jouer au basket avec David (Cozette) et d’autres, c’était l’époque d’Hakeem Olajuwon (surnommé The Dream) et je me suis retrouvé avec ce surnom parce que vue nos tailles respectives, je me retrouvais à jouer à l’intérieur. Mais je n’étais pas très doué. En fait, ta carrière de sportif, qui a été de haut niveau, s’est faite sur une patinoire. Raconte-nous… J’ai fait du patinage de vitesse. J’ai été

Comment s’est passé ton accueil dans le petit monde du basket ? Très bien. Je suis à la fois nouveau mais je connais un petit peu le milieu quand même. Et il est accueillant. Tu t’es déjà fait tacler une question en direct par Jean-Luc Monschau avant un match… (Il rigole) Sur les pertes de balles ? Oui, j’ai bien répondu sur la question du ratio pertes de balles sur nombre de possessions qui est plus pertinent que le nombre de pertes de balles lui-même ! Je m’entends très bien avec les Monschau, mais c’est leur mode de fonctionnement d’être comme ça à contre-pied ! C’est plus un jeu qu’autre chose je crois. C’est bon enfant ! n Propos recueillis par Thomas BERJOAN

Lu, vu et entendu Télévision Jeudi 5 janvier 01h30 Ma Chaîne Sport Boston – New Jersey puis Dallas – Phoenix (NBA) 08h00 Sport+ Madrid – Barcelone (ACB rediff.) 18h25 Sport+

Madrid – Barcelone (ACB rediff.)

Samedi 7 janvier 11h30 Canal+ Sport

Orlando – Chicago (NBA)

16h30 Ma Chaîne Sport Oklahoma – Houston (NBA) 19h55 Sport+

Nancy – Roanne (Pro A)

Dimanche 8 janvier 01h30 Ma Chaîne Sport San Antonio – Denver (NBA) 19h55 Sport+

Washington – Minnesota (NBA)

Lundi 9 janvier 18h40 Sport+

Washington – Minnesota (NBA, rediff.)

Mardi 10 janvier 08h45 Sport+

ASVEL – Nancy (Pro A, rediff.)

PLUS DE RESPECT ! Le rookie espagnol de Minnesota n’a décidemment pas froid aux yeux. Ricky Rubio, lors de sa première confrontation avec Dallas, mal en point en ce début de saison mais champion en titre tout de même, s’est retrouvé bloqué ligne de fond par Dirk Nowitzki. Pas de solution ? Si ! Le meneur des Wolves a servi dans le corner son

coéquipier Anthony Tolliver pour un troispoints en passant la balle entre les jambes du MVP des Finals ! Petit pont quoi ! Ces jeunes…

Par Thomas BERJOAN

BON COURAGE PAUL ! On souhaite une très bonne année 2012 à Paul Westphal. L’entraîneur de Sacramento, alors que la saison vient tout juste de débuter, est déjà largement critiqué par ses joueurs. « Il n’y a pas de système pour moi ou personne dans cette attaque », expliquait

Tyreke Evans

au Sacramento Bee. « Nous sommes perdus. Personne ne sait quoi faire. Ça nous fait vraiment du mal. C’est terrible. » Evans n’est pas le seul à avoir taclé son coach. DeMarcus

Images

« Champion de France 81 de patinage de vitesse ! »

champion de France juniors en 1981. J’y suis venu totalement par hasard. Ma maman m’a accompagné sur une patinoire en espérant que je fasse du patinage artistique, évidemment, ça ne me plaisait pas (rires), donc j’ai fait de la vitesse et après, tu te retrouves embarqué dans des aventures rigolotes, en stage aux Pays-Bas tous les automnes par exemple. J’ai fait dix ans d’équipe de France, ça m’a permis de beaucoup voyager, de marquer quelques modestes points en coupe du Monde, ça m’a permis aussi d’habiter en Norvège et d’apprendre le norvégien. Une belle aventure.

NBAE via Getty

Patrice Dumont (Sport+)


ZONE-MIXTE

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Jean-Luc Monschau est-il allé trop loin vis-à-vis de Vincent Collet ?

NON

Par Jérémy BARBIER

Par Antoine LESSARD

E

t si Jean-Luc Monschau avait dit haut et fort ce que beaucoup pensent tout bas ? À savoir que la « double casquette » de sélectionneur de l’équipe de France/entraîneur de Pro A pose un problème d’éthique. Que l’on partage ou pas sa position, la question est parfaitement légitime. La double posture de Vincent Collet est de nature à entraîner toute sorte de suspicions, fondées ou non. Ceci posé, je ne vois pas en quoi l’entraîneur du SLUC serait allé trop loin. Il n’a pas accusé Vincent Collet d’avoir usé et abusé de sa fonction en promettant à Ajinça une place bien au chaud chez les Bleus s’il venait à la SIG. Il n’a pas remis en cause l’intégrité de Vincent Collet, ce qui aurait été parfaitement déplacé. JLM dénonce plutôt une « concurrence déloyale inacceptable ». Il n’y a aucune suspicion là-dedans, aucune attaque frontale. Il affirme qu’Ajinça n’aurait jamais signé à la SIG si Collet n’en avait pas été l’entraîneur. Estime que la double-fonction de Collet a favorisé de fait son club par rapport à tous les autres clubs français. Et alors ? Le principal intéressé, Ajinça lui-même, n’a pas dit autre chose. L’ex-Varois a indiqué avoir privilégié le temps de jeu ainsi que l’opportunité de jouer sous les ordres du sélectionneur national. Cela a le mérite d’être clair. La forme maintenant. JLM avait-il le droit de s’exprimer en ces termes ? De ce point de vue, je ne vois pas bien ce qu’on peut lui reprocher. Ses propos ne sont injurieux, calomnieux, ni envers Collet, la SIG ou Ajinça. D’aucuns veulent y voir de la jalousie mal placée, un règlement de comptes. Monschau a anticipé. « Je le disais déjà à l’époque de Claude Bergeaud ». L’argument parait recevable. JLM s’attaque non pas à l’homme mais au « système ». Il tient la même ligne de conduite depuis six ans. En quoi est-ce condamnable ? n rts

h, cette fameuse « double casquette », serpent de mer un peu (très ?) lassant, né de l’ère Bergeaud/ASVEL/EDF et inélégamment remise au goût du jour par Jean-Luc Monschau. « Le sélectionneur de l’équipe de France n’a qu’à entraîner un club à l’étranger », pense le coach du SLUC. C’est son droit. J’en déduis donc que si Ajinça ou tout autre international potentiel avait rejoint un club coaché par Vincent Collet en dehors de nos frontières, JLM n’aurait rien trouvé à redire. Étrange, non ? En plus de bafouer la décision d’un joueur de signer en faveur d’une équipe plutôt qu’une autre (voir page 22) c’est, de manière plus ou moins assumée – donc plus ou moins courageuse – la probité de Vincent Collet qui a implicitement été remise en cause. Le coach de la SIG pourrait-il favoriser l’embauche d’un joueur sélectionnable chez les Bleus ? Je ne le pense pas et je rappelle qu’Ali Traoré, ancien protégé de Collet à Villeurbanne, avait été « sacrifié » par l’entraîneur national l’été dernier avant de revenir sur la pointe des pieds. La preuve, si besoin en était, que coach Vincent privilégiera toujours la compétitivité immédiate d’un basketteur aux affinités sportives développées en club. Au moins cinq pivots – Noah, Mahinmi, Séraphin, Traoré, Turiaf – passent aujourd’hui devant Ajinça et, SIG ou non, l’ex-Bobcat a certainement peu de chances de visiter Londres cet été. JLM évoque aussi dans sa diatribe une « concurrence déloyale » et « inacceptable ». Si je ne m’abuse, au même titre que la SIG, le SLUC a pu transmettre sa proposition de contrat à l’agent du joueur. Promis à plus de temps de jeu en Alsace, Ajinça a choisi Strasbourg. Tant mieux pour les coéquipiers d’Aymeric Jeanneau, tant pis pour Nancy. Le SLUC s’en remettra, inutile d’être mauvais perdant. n

Pascal Allée/Hot Spo

A

OUI

Cousins l’a également fait. Ces deux-là ont du talent. Mais ont l’air particulièrement compliqués à gérer.

Getty Images Spo rts

Sondage faudrait être mesquin pour dire que c’est pour lui un bon moyen d’enfiler une bague…

Qui finira meilleur marqueur NBA ?

70%

Sondage réalisé sur www.basketnews.net. 1097 réponses, décompte arrêté mardi.

SACRÉ DENNIS ! DES BAGUES !

Getty Images Spo

rts

Pourtant on n’est pas en juin. Mais Michael Jordan devrait se marier une seconde fois. Après seize ans de bonheur avec Juanita, de 1990 à 2006, MJ aurait demandé le soir de Noël à sa nouvelle amie, Yvette Prieto, d’officialiser leur trois années de vie commune. Et puis, le soir du réveillon, c’est LeBron James qui a demandé la main de la mère de ses deux enfants, Savannah Brinson. Il

« Elles joueront seins nus ! » Lu dans le New York Post. Sans trop de surprise,

Dennis Rodmann

a décidé de « coacher » une équipe de basket… de strip-teaseuses ! Il officiera donc avec le Headquarters Gentlemen’s club, un établissement de New York. Il est la deuxième personnalité NBA, après Spud Webb, à prêter son nom à cette ligue.

14% Kevin

Durant

(Oklahoma City Thunder)

LeBron

James

(Miami Heat)

6% Cqrmelo

Anthony

(New York Knicks)

5% Kobe

Bryant (L.A. Lakers)

5% Autres


04

sommaire 06 LES CLIPPERS DE

nstein/NBAE via Andrew D. Ber

08 LA GAZETTE DE LA NBA

Getty Images

PAUL S’INSTALLENT

• Deux victoires (Golden State et Portland) pour deux défaites (San Antonio et Chicago) au moment de boucler ce numéro de BasketNews. Rien de mirobolant mais, petit à petit, les Los Angeles Clippers s’installent comme une équipe qui compte à l’Ouest, avec Chris Paul à la passe et Blake Griffin à la finition. Le début de quelque chose ? Rémi Reverchon analyse.

• Entretien avec Al Horford (Atlanta Hawks)... Le (futur) premier joueur indien en NBA... Tyson Chandler explique sa défense... Jordan Farmar amoureux du Maccabi.

Samedi 7 janvier

NOUVEAUX

5,00 €

En kiosques

10 ALL-STAR GAME LNB

• Retour d’enfer des Français qui coiffent les étrangers, avec un Amara Sy de feu. Un score fleuve. Un Léo Westermann régnant au concours des meneurs. Un Xavier Corosine récompensé pour la qualité de son tir au concours à trois-points. Et le méconnu Dar Tucker qui a porté haut, très haut, les couleurs d’Aix-Maurienne au concours de dunks. Florent de Lamberterie y était, il raconte.

/IS Hervé Bellenger

En Vente

14 E NTRETIEN EXCLUSIF : PATRICK BAUMANN

• Interview prestige réalisée par Pascal Legendre à Genève. M. Baumann est loin d’être aussi connu que David Stern mais le Secrétaire Général de la FIBA est le patron du basket mondial – quand bien même c’est Yvan Mainini qui serait le président de l’institution. Le Suisse s’est ouvert pour BasketNews, ne rechignant devant aucune question.

21 ÉCHOS EUROPE

• Kirilenko reste en Russie. Courtisé par New Jersey, AK47 a finalement choisi de terminer la saison avec le CSKA. Le Top 16 de l’Euroleague dévoilé.

23 ÉCHOS FRANCE

• Quelle mouche a piqué Jean-Luc Monschau ? L’entraîneur de Nancy, contrit d’avoir vu Alexis Ajinça choisir Strasbourg plutôt que Nancy, s’en est pris à Vincent Collet, entraîneur de la SIG mais aussi de l’équipe de France, accusé par JLM d’utiliser sa position de coach des Bleus pour attirer un joueur. Joint par nos soins, Vincent Collet n’a pas souhaité réagir. Une conférence de presse est prévue pour aujourd’hui jeudi... Hilton Armstrong a fait un essai aux Los Angeles Clippers. Laurent Foirest, GM de l’ASVEL, n’était pas au courant !

26 BILAN DE PRO A À LA TRÊVE

• Seize équipes, seize destins. Après treize journées, BasketNews fait le point sur chacun des pensionnaires de Pro A. Sans concession.

31 SALUT, ÇA VA, DAR TUCKER ? BasketNews

RÉDACTION AUX USA Pascal GIBERNÉ (New York).

Directeur Marketing et Promotion Frédéric CARON

Directeur de la publication : Gilbert CARON Directeur de la rédaction : Pascal LEGENDRE (p.legendre@norac-presse.fr) Rédacteur en chef : Fabien FRICONNET (f.friconnet@tomar-presse.com) Rédacteur en chef-adjoint : Thomas BERJOAN (t.berjoan@tomar-presse.com)

CORRESPONDANTS À L’ÉTRANGER  David BIALSKI (USA), Giedrius JANONIS (Lituanie), Kaan KURAL (Turquie), Pablo Malo de MOLINA (Espagne), Streten PANTELIC (Serbie), Bogdan PETROVIC (Serbie); Yannis PSARAKIS (Grèce), Sran SELA (Israël), Stefano VALENTI (Italie). Ont collaboré à ce numero : Claire PORCHER, Gaétan SCHERRER et Frédéric TRIPODI. Secrétaire de rédaction : Cathy PELLERAY (02-43-39-16-21 - c.pelleray@norac-presse.fr)

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RÉALISATiON GRAPHIQUE Conception charte graphique : Philippe CAUBIT (tylerstudio) Direction artistique : Thierry DESCHAMPS (Zone Presse) ABONNEMENTS : Laurence CUASNET (02-43-39-16-20, abonnement@tomar-presse.com) Norac Presse – Service abonnements – B.P. 25244 – 72005 LE MANS CEDEX 1

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05

édito

ON SE DEMANDE… /HS, H.B Images,P.Allée

➜ Pourquoi Taylor Rochestie est resté aussi longtemps « sous le radar ». Le meneur US du MSB n’est certes pas un « vieux », il n’a que 26 ans, mais il a quand même derrière lui un cursus NCAA complet, à Washington State (pas à « Des Moines Tech A&M »), une saison à Göttingen et une autre au Galatasaray. Malgré cela, ce souriant Texan n’a pas été drafté en 2009 – et on ne nous fera pas croire que certains des autres meneurs de cette Draft, notamment Jeff Teague, Eric Maynor, Sergio Llull, Pat Beverley, A.J. Price, Nick Calathes ou Patrick Mills, sont fondamentalement plus forts que lui – et était si peu courtisé par de grosses cylindrées européennes que Le Mans a eu l’occasion (et le génie) de l’engager ; et pour pas cher, Rochestie étant, selon nos informations, « seulement » le cinquième salaire du MSB. Il est l’une des plus belles machines à jouer au basket que l’on ait vue en Pro A depuis… depuis longtemps. Ce Taylor, meilleur joueur du championnat à l’évaluation, et de loin, eût fait un MVP de All-Star Game plus que présentable et, pour le cas où le rythme se maintiendrait (pour lui et son club), il sera le favori du scrutin du MVP de l’année. À nos yeux, en tous cas. n NBAE via Getty

➜ Pourquoi Dallas a changé. Changer son effectif, on veut dire. Pourquoi avoir refusé à Tyson Chandler ce qu’il demandait pour rester ? Pour ne pas miser trop lourd sur un vétéran, dont on sait en plus qu’il a une tendance à la fragilité physique ? C’est sans doute l’idée. Pourtant, bien que les gras émoluments de Chandler à New York en disent plus long sur la pauvreté du poste de pivot en NBA que sur sa valeur réelle, les Mavs auraient dû comprendre ce qu’ils doivent à TS dans la conquête du titre 2011. Et puis ça n’est pas comme si les Mavs avaient un projet de (re)construction, qui imposerait de sacrifier le très court terme. Non, les Mavericks sont champions en titre et ne doivent avoir d’autre ambition que de conserver leur bien. Or ils ont changé une équipe qui gagnait. Au centre, donc, mais aussi dans l’aile, où l’on ne saura jamais si Caron Butler, de retour de blessure, aurait été ce « renfort » capable de donner plus d’ampleur encore à l’effectif du champion ; ainsi qu’à l’arrière, où les « frères pétards » Barea et Stevenson ont également été sacrifiés alors pourtant que leur apport, leur mental et leur talent pour « l’instant offense » avaient fait la différence en playoffs l’an dernier. Tout ça pour quoi ? Pour dépenser le pécule afin d’engager Lamar Odom, certes un excellent basketteur mais qui se trouve jouer sur le même poste que la star de l’équipe (Dirk Nowitzki). Étrange move, non ? D’autant que les Mavs ont « fait le joint » avec Vince Carter et Delonte West, qui sont deux « noms » mais qui ne sont plus, au fond, qu’une ancienne vedette quasi carbonisée et un « fou furieux » (au surplus lancé dans le cinq majeur) ! Bilan ? Carter, West et Odom sont mauvais, les Mavs aussi, qui ont perdu leurs trois premiers matches et qui pointent à 2-4 au

ellenger/IS

Par Fabien FRICONNET

moment de notre bouclage. Ils doivent désormais ramer à contre-courant pour ré-établir un semblant de dynamique. Le temps dira si… ➜ Pourquoi Poitiers ne change rien. Il ne s’agit pas ici de mettre en cause Ruddy Nelhomme. Là n’est pas la question, d’autant que, in fine, les changements de coach se font rarement suivre de résultats probants sur la durée (*). L’assistant des Bleus est un bon entraîneur. Il l’était jusqu’à cet été, il n’a pas cessé de l’être d’un seul coup. Ce qu’il a fait avec le PB – le prendre là où il était et le monter là où il est – est remarquable. Mais ça ne marche plus. Cette équipe-là est sans doute allée au bout de ce qu’elle pouvait donner. Elle reste sur dix défaites de rang. Dix. C’est énorme. Et, déjà, l’espoir du maintien s’amenuise de journées en journées jusqu’à, si les choses se poursuivent à l’identique, qu’il n’en reste plus du tout. Ce que l’on se demande, donc, c’est pourquoi Poitiers ne change rien. Ni le coach, conforté par le président Alain Baudier de semaines en semaines, ni aucun joueur ; et l’on pense bien sûr à son contingent américain. La fidélité réciproque dont font preuve le PB et ses Américains est aussi louable qu’elle est un piège, et celui-ci s’est refermé sur le club. Aujourd’hui, les US de Poitiers ne semblent pas aptes à changer le cours des événements.

La fidélité réciproque dont font preuve le PB et ses Américains est aussi louable qu’elle est un piège

(*) On notera d’ailleurs qu’au moment du licenciement de Jean-Denys Choulet, Roanne pointait à trois victoires pour trois défaites, contre six victoires et six défaites aujourd’hui, en attendant le déplacement à Nancy samedi.


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ANALYSE

NBA : LES CLIPPERS APPRENNENT

AVEC LE TEMPS… C’est beau, ça brille et ça devait tout cartonner. Alors forcément, avec deux défaites sur les quatre premiers matches, les Los Angeles Clippers ont modéré les ardeurs. Pourtant, on se rassure, l’avenir semble radieux. Par Rémi REVERCHON, à Los Angeles

Andrew D. Bernstein/NBAE via Getty Images

«

 Quand je ne savais plus quoi faire, j’ai demandé à Chris Junior : Chris, que pensestu de Los Angeles? Et il m’a répondu : Ok, daddy ! » Toute la salle rigole et Chris Paul est déjà adopté. C’était le 15 décembre dernier, lors de la conférence de présentation de la star. On apprend que c’est son fils, 2 ans au compteur, qui a convaincu le papa de signer aux Clippers. Depuis, dans la deuxième ville du pays, on ne parle plus que de ça. Chris Paul par-ci, Blake Griffin par-là, la première franchise de la ville, le titre en vue... Deux jours après l’officialisation du transfert, les Clippers annonçaient avoir déjà vendu tous leurs season tickets. Pour aller voir le match face au Heat de mercredi prochain, les billets en revente sur Internet vont de 20 dollars, tout en haut du Staples Center, à 4.779 dollars (environ 3.600 euros) pour être au bord du parquet. 4.779 dollars, un chiffre courant pour les gros matches des Lakers, mais complètement nouveau pour les Clippers. Le buzz est donc total et doit se frotter depuis dix jours à la réalité du terrain. Verdict, une victoire en ouverture à Golden State (105-86), suivie de deux défaites à San Antonio (115-90) et contre Chicago (114-101), et enfin une victoire face à Portland (9388) avant d’affronter Houston hier soir (hors délais de bouclage). Deux victoires, deux défaites, des débuts moins marquants qu’attendus et, du coup, pas mal de questions. En défense, déjà, le chantier est immense. À ce jour, les Clipps encaissent 100,8 points par match, le quatrième pire total de la ligue (après Charlotte, Utah et Dallas). Beaucoup trop pour espérer aller loin cette saison. « Face à Chicago par exemple », explique Blake Griffin, « on les a laissés rentrer dans la raquette et du coup ils trouvaient des gars seuls à trois-points. Et des shoots à trois-points avec un défenseur, ça me va. Mais quand ils sont ouverts, je ne peux pas l’accepter. » Pour cela, les hommes de Vinny Del Negro comptent sur leur machine à contrer à l’intérieur, DeAndre Jordan. Avec 4,67 blocks par match, DJ est une menace incroyable et évidemment le meilleur contreur de la ligue à ce jour. Seul souci, sa jeunesse lui coûte cher en matière de fautes. Et bien souvent, il se retrouve sur le banc plus longtemps que prévu. « J’imagine

que je dois apprendre à contenir mon agressivité », reconnaît-il.

CP3 déjà décisif Des soucis défensifs bien normaux pour une équipe dont le cinq majeur a été renouvelé à 60% (Chris Paul, Chauncey Billups, Caron Butler). Et si le travail effectué par Del Negro pourrait devenir payant rapidement, le plan de jeu offensif, lui, semble déjà se mettre en place. Avec deux composantes principales. Un aspect spectacle déjà, imposé par la présence de Blake Griffin mais aussi de DeAndre Jordan, qui passent sans doute autant de temps en l’air que sur le parquet. Et ensuite des principes de jeu assez stricts dirigés par un homme : Chris Paul. Dans la dernière minute du match face à Portland dimanche dernier, c’est clairement lui qui prend les choses en main. Un lay-up en pénétration, un entre-deux remporté face à Jamal Crawford (qui affiche pourtant un bon

4.779 dollars la place contre Miami ! dix centimètres de plus) et une interception sur la possession décisive. « Les grands joueurs sont capables de rentrer de grands shoots, mais surtout de mettre en place de grandes actions », ajoutait Vinny Del Negro après la rencontre. « Et Chris est capable de faire les deux. C’est ce qui le rend tellement spécial. » Aujourd’hui, Chris Paul affiche déjà des stats respectables : 15,5 points et 9,8 passes en moyenne. De quoi justifier ce trade, et la perte de talents tels qu’Eric Gordon, que beaucoup critiquaient ? C’est ce que pense Neil Olshey, general manager de la franchise, en course pour le titre de « executive of the year », ou meilleur dirigeant de l’année en NBA. « On ne l’a pas pris pour cueillir des pâquerettes pendant


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ANALYSE

« On ne l’a pas pris pour cueillir des pâquerettes pendant deux saisons »

Andrew D. Bernstein/NBAE via Getty Images

Andrew D. Bernstein/NBAE via Getty Images

Neil Olshey, general manager des Clippers

deux saisons. Il vient là pour faire partie du futur de cette franchise. Il voulait l’assurance que certaines pièces de l’équipe seraient là sur le long terme. Et ça sera le cas. »

Ensemble pour deux saisons… minimum Le futur. Le terme que tous craignaient dans l’entourage de la franchise. Avec seulement une saison garantie dans son contrat, Chris Paul est théoriquement libre de choisir sa destination en juin prochain. Pourquoi prendre le risque de lâcher autant de joueurs pour un homme capable de quitter la ville un an plus tard ? Des questions auxquelles CP3 lui-même a pris soin de répondre. À la fin de l’année, il exercera sa player option. Plus simplement, il ajoute de son plein gré une deuxième année (à 17,2 millions de dollars) au contrat qui le lie aux Clippers. « Pourquoi me suis-je engagé sur le long terme ici ? Parce que je crois en cette organisation. Je crois aux joueurs présents ici, je veux

Blake Griffin (à gauche) et DeAndre Jordan (cidessus) c’est Showtime chez les Clippers de Chris Paul et Vinny Del Negro (à droite), mais les résultats se font attendre.

gagner, et je veux gagner dès maintenant. » Pour dire les choses clairement, il faut comprendre que Chris Paul et Blake Griffin s’entendent extrêmement bien, et que le destin de l’un est évidemment lié à celui de l’autre. Toujours dans son contrat rookie, Griffin sera un Clipper jusqu’à l’issue de la saison 2012-2013. Pour les deux saisons à venir, Chris Paul et Blake Griffin formeront donc la colonne vertébrale de l’équipe. Deux saisons, soit largement assez de temps pour bâtir une véritable équipe. À côté de l’arrivée de Chris Paul, une autre décision du management des Clippers pourrait s’avérer décisive pour l’avenir de la franchise : celle de re-signer DeAndre Jordan. Pivot athlétique émergeant la saison passée, considéré comme free agent restrictif cet été, Jordan s’est retrouvé très demandé à l’intersaison. Golden State voulait le signer pour 43 millions sur quatre ans. Mais les Clippers avaient la priorité, ont aligné les mêmes chiffres et conservent donc celui qui est leur pivot principal depuis le départ de Chris Kaman (qui faisait partie du package pour Chris Paul). Un énorme engagement financier, qui semble pourtant être une excellente décision sur le plan sportif. DeAndre Jordan et Blake Griffin passent déjà leur vie ensemble : trick shots en vidéos (la saison passée, à voir absolument sur Youtube!), places dans l’avion, soirées, les deux hommes sont très proches. Et difficile de contrarier sa superstar en virant son meilleur ami... Pourtant les Clippers n’ont pas hésité à couper cet été Willie Warren, ancien coéquipier de Griffin à la fac d’Oklahoma. Preuve que la franchise a confiance sportivement en DeAndre Jordan. Au delà de ses 4,67 contres, l’intérieur tourne après quatre matches à 8,8 points et 7,3 rebonds en 32 minutes. Seul véritable souci : ses lancers-francs. 42,3% de réussite jusqu’a présent, et un vrai manque de confi-

ance sur la ligne. Mais à tout juste 23 ans, la marge de progression est encore énorme.

Quelle place pour Mo Williams ? À ce jour, les Clippers disposent donc de tous les ingrédients pour réussir. Même la rotation à l’intérieur, longtemps limitée, semble désormais trouvée. Derrière Griffin et Jordan, la signature récente de Reggie Evans apporte ainsi un joueur au profil parfait. Un role player peu gourmand en temps de jeu, énorme rebondeur malgré sa petite taille (2,01 m), capable de se jeter sur n’importe quel ballon à n’importe quel moment de n’importe quel match. Avec Dennis Rodman, Evans a ainsi la particularité d’être le seul joueur à avoir réussi à cumuler 20 rebonds sans marquer le moindre point (!) sur un match NBA (en mars 2006, à l’époque sous le maillot de Denver). Seul souci à présent : gérer la rotation sur les postes arrières. Avec Chris Paul et Chauncey Billups dans le cinq de départ, Vinny Del Negro se retrouve avec Mo Williams, ancien All-Star, Randy Foye et Eric Bledsoe. Soit beaucoup de monde sur deux postes... Billups légèrement touché à l’aine depuis deux matches, le coach a fait démarrer Mo Williams une fois et Foye une fois. S’il reste dans le bon esprit pour le moment, pas sûr que l’ancien lieutenant de LeBron James accepte un rôle limité sur le long terme. De 15 points et 6 passes en moyenne l’an dernier, il est déjà tombé à 11 points et 4 passes cette saison. Après seulement une dizaine de jours de saison régulière, les critiques déjà formulées envers le jeu des Clippers arrivent évidemment bien trop tôt. L’ossature de l’équipe, talentueuse, jeune, est liée au club pour plusieurs saisons. Le coach semble bien tenir la baraque. Et on n’assiste pour l’instant à aucun drame extra sportif, d’habitude typique à Los Angeles. Bref, tout va bien à Clipperland. Il leur faut juste un peu de temps. n


08

LA GAZETTE DE LA NBA

LE (FUTUR) PREMIER JOUEUR INDIEN EN NBA

Kevin C. Cox/Getty Images

D.R.

QUI EST CE SATNAM BHAMARA ?

ENTRETIEN : AL HORFORD (ATLANTA HAWKS)

« LE JEU INTELLIGENT EN FIBA » L’intérieur des Hawks a connu un été riche en émotions au championnat des Amériques…

C

omment est-ce que l’on se maintient en condition physique pendant un lock-out aussi long ?

Participer au championnat des Amériques avec la République Dominicaine m’a permis de rester en bonne condition physique. Cela a eu un énorme impact. Cela a été une bonne expérience, j’ai joué 4 matches en 5 jours, puis on a eu un jour de repos et on a en encore disputé 4 matches en 5 jours, donc cela va m’aider à aborder cette saison qui va être intense en rythme. Vous pensez donc porter à nouveau les couleurs nationales lors du TPO de Venezuela ?

Notre fédération a toujours eu des problèmes internes donc tout va dépendre de la situation

avec ma fédération. C’est un groupe privé qui a aidé la fédération cette année et cela s’est bien passé. Mais je pense jouer au tournoi de qualification pour les J.O. Tout va dépendre aussi de ma saison avec les Hawks. Si on va loin en playoffs. Et aussi si coach Calipari est toujours notre entraîneur, cela me pousserait à revenir sans hésitation. Nous avons une chance de nous qualifier pour les J.O. de Londres. Votre équipe était coachée par John Calipari, vous avez joué sous les ordres de Billy Donovan à Florida, quels sont les points communs entre les deux hommes ?

Calipari et Donovan ont tous les deux la même intensité, la même passion. Coach Donovan aime le jeu en pick-and-roll, coach Cal aime la pénétration, le dribble-drive, et ces deux

systèmes sont effectifs. J’aime le pick-androll, mais jouer la drible drive motion offense m’a beaucoup apporté. Je suis plus agressif. J’ai essayé d’apprendre et j’ai apprécié le jeu intelligent pratiqué dans ces compétions FIBA. Participer aux J.O. serait un aboutissement pour vous ?

Cela a été difficile de perdre en demi-finale contre le Brésil. Jouer aux J.O. de Londres serait vraiment spécial. Il n’y a pas longtemps je regardais un reportage sur les préparatifs et cela m’a donné la chair de poule. En plus avec 12 équipes, le tournoi olympique sera l’un des meilleurs au monde. Il nous reste maintenant à nous qualifier lors du tournoi préolympique de Venezuela… n Propos recueillis par Pascal GIBERNÉ, à New York

Notre confrère Mark Winegardner, de ESPN The Mag, est parti sur les traces de ce prodige de la balle orange en Inde et en Floride. Il nous apprend que tout jeune le père de Satnam, Balbir Singh (qui mesure lui aussi 2,16 m) s’était pris de passion pour la balle orange, un sport pourtant peu pratiqué en Inde. Doué, on lui a proposé de partir à la ville pour se perfectionner en lui faisant miroiter une nouvelle vie, faite de voyages et de découvertes en tout genre. Mais son père est venu briser son rêve, en lui interdisant la pratique du basket afin de se concentrer sur le travail dans la ferme familiale. Quelques années plus tard, quand il voit que son fils est plus grand que tous les adultes du village à seulement neuf ans, il décide de l’emmener sur les terrains de basket. L’histoire était en marche.

« L’Élu » du basket en Inde

Aujourd’hui âgé de 15 ans, ce jeune Punjabi mesure donc 2,16 m, s’entraîne au centre IMG en Floride et fait déjà fantasmer l’ensemble des scouts de « l’Association ». Certains le comparent déjà à Yao Ming. Ses coaches louent son éthique du travail. Parfaitement proportionné pour un joueur de sa taille, Satnam commence à prendre conscience de son potentiel. En octobre dernier, lors du championnat cadets d’Asie, en huit matches, il a tourné à 19,3 points à 53,4% et 3,2 contres mais seulement… 1,75 rebond. « Il pourrait être l’élu pour le basket en Inde », a annoncé Troy Justice, le directeur des opérations basket de la NBA en Inde. P.G.


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LA GAZETTE DE LA NBA

JORDAN FARMAR AMOUREUX

EN BREF

LE MACCABI DANS LA PEAU

LOCK-OUT, QUEL LOCK-OUT ?

David Sherman/NBAE via Getty Images

Salih Zeki Sayar/EB via Getty Images

• Les cinq mois de négociations entre la NBA et le Syndicat des joueurs ne semblent pas avoir refroidi l’ardeur des fans. 25 des 32 premiers matches de la saison ont été joués à guichets fermés. Avec des salles remplies en moyenne à 99,2%.

CHANDLER EXPLIQUE SA DÉFENSE

« IL FAUT PARLER ! » • Champion NBA avec les Mavericks en juin dernier, le nouvel élément des New York Knicks nous explique sa conception de la défense :

«

 Je suis arrivé dans cette ligue avec la réputation d’être un défenseur. Mais cela m’a pris du temps pour comprendre comment avoir un impact dans ce domaine… Là, à New York, nous sommes encore en train d’apprendre notre défense. Il faut que tout le monde parle, qu’il y ait une bonne communication sur le terrain. Pour le moment, seulement deux ou trois joueurs parlent, et il faut que les cinq sur le terrain le fassent. Nous sommes souvent mal placés car nous ne sous connaissons pas encore… Je pense que cela va nous prendre du temps. À Dallas, cela nous a pris toute l’année pour bien jouer en défense. Ici,

notre défense sera complètement différente de celle de Dallas. Nous sommes grands, athlétiques, nous pouvons être explosifs en défense… Il faut apprendre à connaître les forces et les faiblesses de vos coéquipiers. Qui a des problèmes à contourner les écrans, qui a des problèmes quand il court après un ballon, qui prend des paris en défense, ainsi cela vous permettra d’être bien positionné quand ils feront des erreurs car vous savez qu’ils vont faire des erreurs (il rit). De cette manière, chacun peut anticiper ce que va faire son coéquipier. » n Propos recueillis par P.G.

• « C’est une nouvelle version de (Bill) Laimbeer », a expliqué l’ailier des Mavs dimanche dernier. « En plus athlétique. » Connu pour son jeu rugueux et son style peu orthodoxe, l’ancien enforcer des Detroit Pistons dans les années 80 (dont l’un des savoureux surnoms était « Le Prince des Ténèbres ») formait un tandem redoutable dans la raquette avec Rick Mahorn surnommé « Les frères ecchymoses ». Quatre fois All-Star, double champion NBA (89-90), Laimbeer restera comme l’un des meilleurs rebondeurs de l’histoire de la NBA. Après quatre matches, Kevin Love tournait à 25,8 points et 15,3 rebonds.

BLACK-OUT POUR LES FANS DES KNICKS

• En conflit avec l’opérateur du câble Time Warner Cable, la chaîne MSG qui diffuse entre autres les matches des New York Knicks n’est plus disponible depuis 2012. Les 2,8 millions d’abonnés de Time Warner Cable dans la métropole new-yorkaise sont donc privés jusqu’à nouvel ordre des matches des Knicks. MSG appartient au groupe Madison Square Garden Inc. dont le président est James Dolan. MSG Inc. possède les Knicks et l’équipe de hockey des Rangers. Le conflit porte bien évidemment sur une histoire de gros sous. TWC vient tout juste d’offrir un contrat de 5 milliards de dollars aux Los Angeles Lakers. Les taux d’audience des Knicks étant en hausse de 100% l’an passé, MSG a donc demandé une augmentation de 53%, largement supérieure à celle de 6,5% que TWC était disposée à leur offrir. P.G.

Nathaniel S. Butler/NBAE via Getty Images

Andrew D. Bernstein/NBAE via Getty Images

POUR ODOM, LOVE C’EST LE DIABLE

M

embre du célèbre club israélien pendant le lock-out, le meneur des Nets nous raconte son expérience : « Je voulais aller au Maccabi pour comprendre l’Histoire, la tradition de club. Je connaissais très bien cette équipe, mon beau père est de Tel-Aviv donc quand on allait dans sa famille en vacances nous allions les voir jouer tout le temps… Les fans font partie intégrante du match et ils ont un réel impact sur le résultat final. Cela nous donne un vrai avantage. De même, en déplacement, cela rend le jeu plus intéressant. Le « basketball IQ » est à un très haut niveau. Tout le monde sait comment jouer… Sans mon expérience là-bas, il m’aurait été difficile de rester dans une bonne condition physique. Il est impossible de simuler l’expérience d’un vrai match surtout à un haut niveau où c’est physique, où tous les tirs ont leur importance, où chaque possession est importante, on est continuellement testé… J’ai adoré mon séjour là-bas, j’ai eu une expérience extraordinaire avec les fans, mon coach, les gens, le style de vie… »  n P.G.


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All-Star Game

LNB

REPORTAGE

FRANÇAIS 130 – ÉTRANGERS 123

Jean-François Mollière, Hervé Bellenger/IS

AMARA, ROI DE BERCY

Pour la dixième édition à Bercy, les Français ont égalisé à cinq partout en battant la sélection étrangère dans un All-Star Game qui fut le plus offensif depuis plus de quinze ans. Un récital dont Amara Sy a été le héros, lui à qui, décidément, l’enceinte parisienne donne des ailes. Par Florent de LAMBERTERIE, à Bercy me supportant », confie le natif de la capitale. « La première fois que j’ai été MVP, c’était ma première sélection donc ça avait une saveur particulière. C’est assez flatteur mais bon c’est un All-Star Game aussi, on sait qu’il n’y a pas vraiment d’opposition. » Sur ce point aussi, l’Amiral a tout bon.

La magie Rochestie Désireuses d’offrir du spectacle au public, à l’image de cette entrée dans Bercy sur des passerelles suspendues un rien effrayantes, les deux sélections en ont totalement oublié de défendre. On sait que ce n’est pas là le but premier d’un All-Star Game mais il y a tout de même un seuil minimum en dessous duquel le risque de mascarade n’est pas bien loin. 44 dunks, 253 points marqués au total – le plus gros depuis l’édition 1996 – des chiffres qui font plus penser à une journée portes ouvertes qu’à un vrai match de basket. Et à ce petit jeu-là, ce sont les Américains qui s’en sont sortis le mieux. En tête à la mi-temps (70-65), la sélection étrangère s’est réga-

Hervé Bellenger/IS

V

isiblement, Amara Sy est plus doué pour les leçons de basket que pour les cours d’Histoire. « Je ne connaissais pas, il faut dire qu’à l’époque, j’étais encore loin du basket », répond le MVP de la soirée quand on lui souffle le nom de Graylin Warner. Le « Lévrier des Mauges », comme on le surnommait à l’époque où il jouait à Cholet, fut en effet le premier joueur à intégrer le club très select des double MVP du All-Star Game français (1988 et 89), club qu’ont rejoint par la suite Robert Smith (1987 et 90), Jim Bilba (1993 et 2000) et maintenant Amara Sy. Après son premier titre de 2004, l’Amiral a confirmé que Bercy était une salle qui lui réussissait puisqu’elle lui avait aussi offert le titre de MVP de la finale de Pro A en 2009, à l’époque où l’Amiral était sacré champion de France avec l’ASVEL. « Pour l’instant ça me réussit bien et j’espère que ça me réussira encore longtemps. J’aime bien Bercy, on est à Paris, il y a plein de gens que je connais, j’aime bien jouer devant eux et ils me le rendent bien en

Le palmarès 2011, Dar Tucker, Amary Sy, Léo Westermann et Xavier Corosine.

lée des trous laissés béants par la défense française ainsi que des passes lumineuses de son maître à jouer, le meneur du Mans Taylor Rochestie. Avec 15 offrandes au compteur, une de moins seulement que le record absolu établi par Dragan Lukovski en 2002, Rochestie a démontré une fois encore tout son génie et on peut parier que si les siens l’avaient emporté, le trophée de MVP aurait été pour lui. Mais tout le monde ne l’entendait pas de cette oreille. « On a eu une idée, comme ça, dans le quatrième quart-temps, on s’est dit : tiens, si on défendait ? Ça a été une bonne idée », s’amusait Amara après coup. « On est un minimum compétiteur, on veut qu’il y ait


11

REPORTAGE

du spectacle mais au bout d’un moment, quand tu te fais passer à chaque fois par ton adversaire, t’as un peu de fierté quand même. »

Moerman prend date Toujours menés de cinq unités à cinq minutes de la fin, les nationaux décident de durcir le ton. Amara Sy s’impose dans les deux raquettes (23 pts et 11 rbds au final), Charles Kahudi monte au dunk et Adrien Moerman entre en feu (11 de ses 22 points dans le dernier quart-temps) à l’image de ce contre magistral sur John Holland (35e), symbole de cette envie défensive retrouvée. Avec 35 d’éval au final – meilleure perf du match – l’intérieur de Nancy aurait d’ailleurs fait un bien beau MVP. « Personnellement, c’est ma première sélection, je suis jeune, j’ai 23 ans, j’aurai le temps », reconnaissait, beau joueur, Adrien. « Il faut laisser ça aux anciens et je suis bien content pour Amara. » Amara dont ce nouveau trophée vient confirmer le retour au premier plan cette année après deux saisons de galère entre chimères NBA et performances décevantes. « C’est le All-Star Game, il faut relativiser, moi je ne m’enflamme pas pour ça », temporisait l’Amiral. « Ça fait plaisir mais ce n’est pas une fin en soi. Il y a des choses meilleures à faire cette saison : une Semaine des As, une Coupe de France et un championnat. » Ce n’est peut-être pas la dernière fois que Bercy sourit à Amara Sy. n

LES ConCours MENEURS

WESTERMANN COMME UN GRAND

• « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années », écrivait Corneille. Léo Westermann n’a beau avoir que 19 ans, il suit le précepte du célèbre écrivain. Sans cacher sa déception de ne pas être sélectionné parmi les douze Français, le meneur de l’ASVEL s’est tout de même bien rattrapé en damant le pion à ses ainés, le tout avec une maîtrise déconcertante puisqu’après avoir perdu son premier passage contre Taylor Rochestie, Westermann a remporté haut la main les quatre suivants. « C’est surtout de l’adresse et de la concentration parce qu’on gagne beaucoup de temps sur les passes et les shoots, donc ça ne sert à rien d’aller trop vite, il faut prendre son temps », analysait le jeune homme qui, pour son dernier passage, a terminé son parcours alors même que Steed Tchicamboud n’avait pas encore rentré son premier shoot. « Je suis content d’avoir gagné mais mon objectif principal c’est de faire le match des étoiles l’année prochaine. » Les « anciens » sont prévenus. F.d.L.

les fesses à l’air », expliquera le vainqueur après coup. « Vu que j’ai pas trop envie de montrer mes fesses, j’essaie de ne pas finir dernier. » De là à dire qu’il s’agit d’un coup de cul… F.d.L.

Premier tour Joueur Kevin McAlarney Xavier Corosine Edwin Jackson Kenny Grant

Score 21 20 16 13

Finale Xavir Corosine Kevin McAlarney

17 15

DUNKS

L’OURAGAN TUCKER

• Programmé à la mi-temps du match, le concours de dunks aura été le véritable moment fort de cet All-Star Game et certainement l’un des plus beaux jamais vus à Bercy. Un concours qui tourna rapidement au duel, malgré les artifices des deux Chalonnais – pas de danse pour Aboudou, lunettes noires pour Aminu – clairement en dessous du niveau de Dar Tucker et Max

Kouguère. Le vainqueur de l’édition 2007 a notamment réalisé un joli 360° après rebond sur la tranche de son coéquipier Taylor Rochestie, un dunk avec avant-bras dans le cercle façon Vince Carter ainsi qu’un très technique Rider arrière. Séduisant, mais pas suffisamment pour battre Dar Tucker. L’Américain d’Aix-Maurienne a commencé fort avec un Rider après rebond au sol suivi d’un autre Rider, avec rebond sur la planche cette fois, histoire d’ajouter une touche technique supplémentaire. En finale, Tucker est même passé par-dessus son coéquipier Bambale Osby (2,03 m), rééditant ainsi le dunk qui lui avait offert le titre de du concours de D-League quelques années plus tôt. F.d.L.

Premier tour Joueur Dar Tucker Max Kouguère Alade Aminu Jordan Aboudou

Score 182 171 170 161

Finale Dar Tucker Max Kouguère

177 164

Premier tour Tchicamboud bat Amagou Westermann bat Rochestie

2-1 2-1

Finale Westermann bat Tchicamboud 2-0

TIR À TROIS-POINTS

COROSINE A EU CHAUD AUX FESSES

• « J’étais venu avec l’envie de représenter fièrement mon club de Nanterre. » Xavier Corosine peut quitter Bercy heureux, la mission est accomplie. Pour la première fois dans l’Histoire du All-Star Game, un joueur de la JSF inscrit son nom au palmarès de la grand-messe du basket français. Une victoire difficile pour Corosine puisqu’il lui aura fallu attendre la toute dernière tentative du Limougeaud Kyle McAlarney pour crier victoire. À deux longueurs après la fin de son dernier rack, l’Américain a raté le tir du milieu de terrain qui lui aurait rapporté trois points supplémentaires, un exercice qu’il avait pourtant réussi au premier tour, tout comme Corosine d’ailleurs. « Tous les matins avant les matches, on fait un concours à Nanterre où le dernier à marquer depuis le rond central doit faire un tour de terrain

Jean-François Mollière

Jean-François Mollière

Excellent cru que cette 10e édition du All-Star de Bercy où se sont montrés, entre autres (de gauche à droite) Taylor Rochestie, Adrien Moerman et Amara Sy.

À Bercy, Dar Tucker a régalé les spectateurs mais aussi les acteurs.


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CHIFFRES

ALL-STAR GAME Box-score

19/12 *Français bat Étrangers 130-123 Français Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts A.Sy* 25 10-15 3-4 - 10 1 3 1 5 23 A.Moerman 19 8-14 2-5 4-4 11 3 3 3 1 22 C.Kahudi* 19 6-12 3-5 - 7 2 - - 2 15 V.Samnick 18 7-9 - 11 3 - 2 1 14 E.Fournier 15 6-10 2-6 - 1 1 1 - - 14 F.Causeur* 21 4-10 3-9 - - 3 4 - 1 11 A.Albicy* 23 5-8 0-2 - - 9 1 - 4 10 L.Vaty* 17 4-9 - 0-2 4 2 1 - 1 8 N.Pope 18 3-8 1-4 - - 4 - - 1 7 Y.Bokolo 17 2-5 0-1 - 2 7 - - 2 4 P.Morlende 8 1-4 0-2 - 1 2 - - 2 2 Total 200 56-10414-38 4-6 47 37 13 6 20 130 Étrangers Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts L.Hamilton 20 10-16 0-1 1-5 6 - 1 1 1 21 A.Aminu 14 5-7 1-2 4-4 3 1 2 - 2 15 Ja.Williams* 22 6-9 1-3 - 4 - 2 - 1 13 B.Schilb* 22 6-9 0-2 - 3 4 2 - 1 12 A.Akingbala* 11 6-7 - 2 1 1 1 1 12 T.Rochestie* 24 5-10 1-3 - 7 15 1 - 4 11 J.Holland 22 5-12 0-2 - 4 4 2 1 3 10 A.Barrett 18 3-7 0-2 2-2 3 11 - - 3 8 C.Banks 17 3-10 2-7 - 2 4 2 - 1 8 E.Chatfield* 10 2-4 2-4 - 3 1 1 - 2 6 T.Gipson 14 2-6 1-3 - 3 - - - - 5 J.Linehan 6 1-3 0-1 - 2 2 - - - 2 Total 200 54-100 8-30 7-11 42 43 14 3 19 123 MVP Amara Sy (Orléans) Concours de dunks Dar Tucker (Aix-Maurienne) Concours de tirs à 3-points Xavier Corosine (Nanterre) Concours de meneurs Léo Westermann (ASVEL)

PRO A 12e journée Vendredi 23 décembre

*Paris Levallois bat Nanterre *ASVEL bat Poitiers *Chalon bat Pau-Lacq-Orthez Dijon bat *Cholet Gravelines-Dk bat *Le Havre *Orléans bat Hyères-Toulon Le Mans bat *Strasbourg

86-79 82-67 85-64 88-71 67-58 95-73 89-73

13e journée Mardi 27 décembre

*Gravelines-Dk bat Strasbourg Nancy bat *Hyères-Toulon *Le Mans bat Paris Levallois Orléans bat *Dijon Cholet bat *Poitiers Le Havre bat *Nanterre *Pau-Lacq-Orthez bat ASVEL Chalon bat *Roanne

74-54 97-84 99-76 64-63 76-69 86-69 92-91 76-69

Prochaine journée 12e journée (match en retard) Samedi 7 janvier

Nancy – Roanne,

à 20h en direct sur Sport+

14e journée Vendredi 13 janvier

Nancy – Gravelines-Dk,

à 19h30 en direct sur Sport+ Samedi 14 janvier

Cholet – Le Mans,

à 19h en direct sur Sport+

ASVEL – Dijon Chalon – Hyères-Toulon Orléans – Le Havre Paris Levallois – Poitiers Roanne – Pau-Lacq-Orthez Strasbourg – Nanterre

In 3 1 1 1 6 In 1 2 3

82-67 Co Bp Pts - - 18 - - 15 - 2 11 - - 10 1 2 10 1 1 9 - 2 7 - - 2 - 1 - - - - 2 8 82 Co Bp Pts - 4 24 - 1 11 - 4 10 1 - 5 - 1 5 - 1 5 1 1 4 - 1 3 - 2 2 15 67

23/12 *Chalon bat Pau-Lacq-Orthez 85-66 Chalon Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts N.Lang 27 7-12 2-6 - 1 3 1 1 2 16 S.Tchicamboud* 23 5-8 4-6 1-1 - 5 1 - 2 15 M.Delaney* 28 3-11 1-6 5-5 3 5 4 - - 12 A.Aminu* 24 4-8 - 3-4 8 - 1 1 1 11 J.Lauvergne 23 4-9 2-3 - 7 1 1 1 2 10 B.Schilb* 15 1-5 0-2 8-8 4 1 2 - 2 10 B.Smith 23 3-8 0-1 - 3 2 1 - - 6 U.Adjagba 2 0-1 0-1 3-4 - - - - - 3 M.Jean-Baptiste Adolphe 15 0-2 - 2-2 3 1 - - - 2 I.Evtimov* 18 0-3 0-2 - 1 1 1 - 3 J.Aboudou 2 - 1 - 1 - - Total 200 27-67 9-27 22-24 31 19 13 3 12 85 Pau-Lacq-Orthez Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts T.Gipson* 38 7-12 1-4 1-1 7 7 2 - 6 16 M.Maravic* 34 5-9 1-4 4-4 4 1 - - 5 15 A.Ray* 28 6-13 3-7 - 2 4 3 - 3 15 C.Marquis 24 1-5 - 3-4 5 - - 1 2 5 J.Morency* 18 1-2 0-1 2-2 5 - - - 5 4 C.Elonu* 16 2-3 - 6 - - 1 3 4 F.Lesca 18 1-5 1-3 - 3 2 - - 1 3 S.Rimac 18 1-2 0-1 - 1 1 1 - 1 2 R.Lesca 2 1-2 - - 1 - - - 2 R.Hillotte 3 - - - - - - M.Var 1 - - - - - - Total 200 25-53 6-20 10-11 33 16 6 2 26 66 23/12 Cholet F.Causeur* P.Christopher* L.Vebobe* D.Nelson* R.Falker R.Hite W.Gradit R.Gobert* C.Ona Embo Total Dijon Z.Moss* D.Melody* A.Harris* S.Marshall* B.Dixon* J.Leloup R.Lewin T.Rupert A.Christophe Total

Dijon bat *Cholet Min Tirs 3pts LF 36 7-13 5-6 1-2 28 7-14 1-4 0-1 29 3-8 - 4-6 23 3-6 - 4-8 34 4-5 - 0-2 16 2-7 0-2 14 1-3 0-1 10 1-1 10 200 28-57 6-13 9-19 Min Tirs 3pts LF 28 11-13 - 2-3 36 6-9 2-4 25 6-14 1-3 29 5-13 2-3 37 3-12 2-6 2-2 17 3-6 1-3 1-2 12 2-2 13 1-3 - 1-2 3 200 37-72 8-19 6-9

Rb Pd 1 3 4 1 10 2 1 3 7 2 2 3 1 1 2 1 2 29 17 Rb Pd 5 5 1 3 4 8 3 4 10 3 3 4 3 1 - 35 22

In 2 1 1 1 1 6 In 3 1 2 1 1 8

88-71 Co Bp Pts - 4 20 - 2 15 1 2 10 - 1 10 2 2 8 1 - 4 - 1 2 1 2 2 - - 5 14 71 Co Bp Pts - 1 24 - 1 14 - 1 13 - 1 12 - 1 10 - 3 8 - - 4 - 1 3 - 1 - 10 88

23/12 Le Havre N.Pope* B.Boddicker* J.Cox* O.Camara C.Leonard G.Jenkins* G.Pitard* F.Paschal Total Gravelines-Dk L.Vaty* A.Albicy* R.Jomby* Y.Bokolo* J.K. Edwards D.Issa C.Akpomedah* J.Johnson J.Reynolds Total

Gravelines-Dk bat *Le Havre Min Tirs 3pts LF Rb Pd 40 5-15 2-5 3-6 5 1 36 5-15 0-5 2-2 9 2 33 4-17 2-8 2-4 6 6 21 3-5 - 11 28 2-6 0-3 1-2 10 2 21 2-7 - 0-2 7 19 1-6 1-4 - 4 2 2 0-1 - 1-2 2 200 22-72 5-25 9-18 54 13 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 15 8-10 - 3-4 6 1 34 3-9 0-4 5-8 2 2 26 5-12 0-5 0-2 9 33 3-8 1-2 - 2 1 21 2-13 0-1 2-2 9 18 2-2 - 2-4 7 26 2-4 1-3 - 7 1 13 1-5 1-3 - - 14 0-6 0-2 - - 1 200 26-69 3-20 12-20 42 6

In 1 2 3 In 1 2 2 1 1 1 8

67-58 Co Bp Pts - 3 15 - 4 12 - 3 12 1 1 6 - 1 5 1 1 4 - 2 3 - - 1 2 15 58 Co Bp Pts - 1 19 - - 11 - - 10 - - 7 1 1 6 2 2 6 1 1 5 - 1 3 - - 4 6 67

*Orléans bat Hyères-Toulon Min Tirs 3pts LF Rb Pd 36 9-13 0-2 6-7 8 21 5-11 4-6 - 2 5 23 6-8 - 1-2 4 17 6-9 - 4 21 4-7 3-5 - 4 3 29 3-8 0-4 1-2 - 3 8 3-4 1-2 - 4 2 23 2-4 1-1 - 4 12 1 1-1 - - 15 0-2 0-1 - 2 1 6 - - 200 39-67 9-21 8-11 32 26 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 37 7-11 - 9-10 5 2 38 7-14 3-5 2-3 4 2 28 4-8 3-4 2-2 6 17 2-5 1-2 - 1 1 22 2-5 - 3 3 7 2-2 - - 1 35 1-8 0-3 1-2 1 6 8 1-2 - 2 8 0-1 - 1 200 26-56 7-14 14-17 23 15

In 1 1 4 1 1 8 In 3 1 2 1 1 8

95-73 Co Bp Pts 1 3 24 - 2 14 2 1 13 1 1 12 1 1 11 - 2 7 - - 7 - - 5 - - 2 - 2 - 3 5 15 95 Co Bp Pts - 1 23 2 6 19 - 1 13 - 1 5 - 2 4 - 2 4 - 1 3 - 3 2 - 2 2 19 73

27/12 *Le Mans bat Paris Levallois Le Mans Min Tirs 3pts LF Rb Pd T.Rochestie* 34 8-15 1-7 4-4 5 10 M.Sommerville* 34 7-10 2-5 1-2 3 2 T.Bryant 25 7-13 - 3-4 10 3 A.Acker* 28 5-9 3-4 - 3 4 C.Kahudi* 33 4-13 2-5 - 7 1 J.P.Batista* 14 5-6 - 1 1 N.Boungou Colo 12 2-5 1-3 2-2 3 1 H.Kahudi 6 1-2 1-1 - - M.Kouguere 13 0-1 0-1 1-2 4 K.Mendy 1 - - Total 200 39-74 10-26 11-14 36 22 Paris Levallois Min Tirs 3pts LF Rb Pd L.Hamilton* 23 6-10 0-1 6-8 7 1 E.Chatfield* 30 4-13 2-8 5-5 3 3 Ja.Williams* 33 5-12 1-2 - 4 2 T.Meacham* 28 4-4 1-1 1-1 1 4 G.Oniangue 21 3-4 1-1 2-2 2 V.Masingue 17 3-5 - 5 M.Mutuale 9 - 3-4 - 2 D.Noel* 17 1-3 0-1 - 1 2 M.Morandais 11 1-1 - 1 P.Da Silva 9 0-1 - 1 L.Sane 2 - - Total 200 27-53 5-14 17-20 25 14

23/12 Le Mans bat *Strasbourg Strasbourg Min Tirs 3pts LF Rb Pd R.Greer* 36 7-13 - 5-6 9 3 C.Oliver* 33 6-12 1-6 - 9 2 K.Anderson* 25 3-7 1-3 6-8 1 2 A.M’Baye* 25 4-12 0-3 - - 2 A.Jeanneau 24 4-7 0-1 - 2 2 A.Toupane 20 2-3 2-3 - 2 1 M.Zianveni* 21 1-2 - 5 N.De Jong 12 1-2 - 1 T.Trauttmann 4 1-1 - - Total 200 29-59 4-16 11-14 29 12 Le Mans Min Tirs 3pts LF Rb Pd T.Rochestie* 37 5-10 3-4 4-5 1 1 A.Acker* 33 6-11 1-3 3-4 3 2 C.Kahudi* 31 4-10 2-6 6-8 7 3 M.Sommerville* 28 5-9 0-1 1-2 1 3 J.P.Batista* 21 3-6 - 3-3 6 1 N.Boungou Colo 17 3-5 0-1 1-1 2 2 T.Bryant 16 2-3 - 2-2 2 2 H.Kahudi 4 2-3 0-1 - 1 M.Kouguere 13 1-2 1-2 - - Total 200 31-59 7-18 20-25 23 14

In 1 3 1 2 7 In 1 2 3

89-73 Co Bp Pts 1 1 19 - 1 13 - - 13 - - 8 - 3 8 - 2 6 - 3 2 2 2 2 - - 2 3 12 73 Co Bp Pts - 2 17 1 - 16 1 1 16 - 3 11 1 1 9 - 1 7 - 1 6 - - 4 - - 3 3 9 89

27/12 Dijon B.Dixon* Z.Moss* A.Harris* S.Marshall* R.Lewin D.Melody* J.Leloup T.Rupert A.Christophe L.Aboudou Total Orléans D.Monds M.N’Doye* B.Greene A.Sy* C.Banks* M.Pellin* Y.Sangare G.Joseph* Total

*Gravelines-Dk bat Strasbourg Min Tirs 3pts LF Rb Pd In 26 6-7 5-6 - 4 1 21 7-11 3-7 - 3 - 1 27 3-7 0-2 4-4 3 5 1 29 4-8 0-3 - 2 2 1 18 4-7 - 0-1 3 - 1 20 1-5 1-4 3-6 4 2 1 22 1-6 0-3 2-2 1 1 18 1-2 - 4 1 1 16 1-1 - 2 3 2 - 1 - 1 0-2 0-1 - 2 - 200 28-56 9-26 9-13 29 15 6 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In 27 6-13 - 8 2 1 33 4-15 0-3 1-2 10 2 37 4-12 0-4 - 14 3 1 30 3-12 0-5 1-2 3 2 23 2-9 0-3 2-2 3 - 20 2-5 2-4 - 1 2 1 17 2-7 - 7 - 1 13 1-3 0-1 - - 1 200 24-76 2-20 4-6 46 12 4

74-54 Co Bp Pts - - 17 1 - 17 - - 10 1 2 8 1 1 8 - - 6 - - 4 1 2 2 - 3 2 - - - - 4 8 74 Co Bp Pts - 1 12 - 1 9 - 3 8 1 2 7 - 1 6 - 1 6 - 1 4 - 1 2 1 11 54

27/12 Cholet bat *Poitiers 76-69 Poitiers Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts E.Fournier 24 6-13 0-3 5-6 4 3 2 - 1 17 K.Younger* 30 6-11 1-2 3-4 7 1 2 1 1 16 P.Badiane* 32 4-13 - 2-2 9 2 - 1 2 10 J.J. Miller* 26 3-9 2-5 2-4 3 3 1 - 3 10 P.Guillard 19 2-3 1-1 3-3 4 1 2 - - 8 R.Wright* 28 2-12 1-7 - 2 3 1 - 1 5 C.Gomez 18 1-1 1-1 - - 1 - - 1 3 A.Grant* 23 0-4 0-2 0-2 2 2 1 - 2 Y.Devehat 2 - - - - - 1 Total 202 24-66 6-21 15-21 31 16 9 2 12 69 Cholet Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts F.Causeur* 31 5-13 2-5 12-13 2 1 3 - 4 24 D.Nelson 33 6-12 1-2 8-9 4 2 - - 2 21 L.Vebobe 23 3-3 - 3-9 11 1 1 - - 9 R.Duport* 20 4-6 - 6 - 1 1 1 8 P.Christopher 20 1-6 1-3 2-2 1 - 1 - 2 5 C.Ona Embo* 17 2-4 0-1 - 2 1 2 - 1 4 R.Falker* 33 1-5 - 1-6 9 5 - 2 3 3 W.Gradit* 20 1-3 0-1 - 3 - 1 - - 2 R.Gobert 5 0-1 - 1 - - - - Total 202 23-53 4-12 26-39 39 10 9 3 13 76

23/12 Orléans A.Sy* B.Greene G.Joseph* D.Monds M.N’Doye* C.Banks* M.Lebrun M.Pellin* Y.Solle Y.Sangare B.Pamba Total Hyères-Toulon R.Hughes* P.Morlende* M.Faye S.Fein S.Cisse* T.Terrell* K.Reid* L.Labeyrie R.Roberts Total

27/12 Gravelines-Dk C.Akpomedah* J.Johnson A.Albicy* Y.Bokolo* L.Vaty* R.Jomby* J.Reynolds D.Issa J.K. Edwards V.Bigote A.Loum Total Strasbourg M.Zianveni* C.Oliver* R.Greer* K.Anderson* A.M’Baye* A.Jeanneau N.De Jong A.Toupane Total 27/12 Hyères-Toulon R.Hughes* M.Faye* L.Labeyrie S.Cisse S.Fein A.Julien R.Roberts K.Reid* P.Morlende* T.Terrell* Total Nancy P.Amagou V.Samnick A.Moerman* J.Shuler* A.Akingbala* J.Linehan* K.Grant M.Badiane K.Gregory* A.Sylla Total

Nancy bat *Hyères-Toulon 97-84 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 39 11-21 - 2-2 10 2 2 - 2 24 33 9-14 3-6 - 5 2 - 1 4 21 22 7-11 - 0-2 7 2 1 - - 14 18 4-6 0-1 - 1 1 2 - 3 8 17 2-7 1-4 2-2 4 2 - - - 7 13 1-2 1-2 - 3 4 1 - - 3 7 1-3 - 1-2 2 - 1 - 2 3 32 0-7 0-3 2-2 1 6 - - 3 2 9 1-3 0-1 - - 1 1 - 1 2 10 0-1 - 1 1 - - 1 200 36-75 5-17 7-10 34 21 8 1 16 84 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 27 7-10 2-3 7-7 3 2 - - 3 23 25 5-8 2-2 2-2 5 4 2 1 3 14 15 4-10 2-6 4-4 4 - 3 - - 14 40 6-12 1-3 - 6 3 2 - 3 13 29 4-7 - 4-6 5 1 - 1 4 12 27 3-8 1-3 - 2 3 3 - 2 7 19 2-2 2-2 - 4 2 - - 1 6 8 1-2 - 3-4 5 - - - 1 5 7 1-2 0-1 1-1 - - - - - 3 3 - 0-2 - - - - - 200 33-61 10-20 21-26 34 15 10 2 17 97

PRO A : CLASSEMENT

Boxes-scores 23/12 *Paris Levallois bat Nanterre Paris Levallois Min Tirs 3pts LF Rb Pd In E.Chatfield* 39 7-14 4-7 8-8 5 6 L.Hamilton* 36 9-12 1-3 5-7 8 2 Ja.Williams* 35 8-14 3-4 - 5 5 D.Noel* 31 3-6 1-2 2-2 4 3 T.Meacham* 27 3-8 0-2 - 2 4 1 P.Da Silva 14 0-3 0-1 2-2 1 2 M.Morandais 10 - - - V.Masingue 7 - 1 2 M.Mutuale 1 - - - Total 200 30-57 9-19 17-19 26 24 1 Nanterre Min Tirs 3pts LF Rb Pd In M.Riley* 31 10-19 2-8 4-4 4 6 3 J.Passave-Ducteil* 18 5-7 - 2-2 3 - 1 R.Covile 22 3-7 - 5-6 6 - 1 D.Garrett* 22 3-6 0-1 4-4 2 3 M.Judith* 35 3-7 1-2 - 2 2 3 W.Daniels* 17 2-4 - 1-2 3 - L.Akono 18 2-4 0-1 - 2 2 S.Brun 17 1-5 0-1 - 2 - G.Pons 7 1-3 0-2 - 1 1 X.Corosine 13 0-2 0-1 - 1 - Total 200 30-64 3-16 16-18 26 14 8

23/12 *ASVEL bat Poitiers ASVEL Min Tirs 3pts LF Rb Pd E.Jackson* 35 5-13 4-9 4-4 3 4 L.Westermann* 19 4-5 3-4 4-4 1 6 D.Thompson* 31 4-9 3-6 - 2 3 K.Tillie* 27 4-9 0-1 2-2 6 2 H.Armstrong* 26 5-5 - 8 B.Fofana 17 4-4 - 1-1 4 P.Goss 24 1-4 0-2 5-6 - 4 P.Lacombe 4 1-3 0-1 - 1 L.Jean-Charles 14 0-2 0-2 - 1 T.Leon 2 - - R.Deal 1 - - Total 200 28-54 10-25 16-17 26 19 Poitiers Min Tirs 3pts LF Rb Pd J.J. Miller* 34 9-17 3-6 3-3 5 3 A.Grant* 32 5-11 0-2 1-1 3 3 P.Badiane* 38 3-9 - 4-8 10 R.Wright 26 2-6 1-5 - 2 K.Younger 24 2-4 1-1 - 3 1 P.Guillard* 14 2-5 1-1 - 2 2 E.Fournier* 21 2-6 0-1 - 5 3 Y.Devehat 5 1-1 - 1-1 - C.Gomez 6 0-2 0-1 - - Total 200 26-61 6-17 9-13 30 12

86-79 Co Bp Pts - 6 26 1 3 24 - 1 19 - 1 9 - 2 6 - - 2 - - - - - - 1 13 86 Co Bp Pts - 1 26 - - 12 1 1 11 - 3 10 - 2 7 2 1 5 - - 4 - 2 2 - - 2 - - 3 10 79

1 2 4 4 5 6 7 9 10 12 15 -

Équipe

MJ G-P Dom. Ext. Pour Contre Écart Série 5 der.

Gravelines-Dk Chalon Nancy Le Mans Paris Levallois Orléans ASVEL Dijon Roanne Strasbourg Cholet Le Havre Nanterre Pau-Lacq-Orthez Poitiers Hyères-Toulon

13 13 12 13 13 13 13 13 12 13 13 13 13 13 13 13

11-2 11-2 10-2 10-3 9-4 8-5 6-7 6-7 6-6 5-8 5-8 4-9 4-9 4-9 2-11 2-11

7-0 6-1 5-0 6-1 7-0 5-1 3-3 4-3 6-1 4-2 2-4 3-3 2-4 3-4 2-5 1-6

4-2 5-1 5-2 4-2 2-4 3-4 3-4 2-4 0-5 1-6 3-4 1-6 2-5 1-5 0-6 1-5

81,4 79,9 80,1 84,8 82,0 75,5 78,6 70,9 78,4 75,5 79,4 78,8 80,1 76,2 72,6 81,9

64,3 74,2 72,1 79,5 80,8 70,3 77,5 71,3 79,7 76,8 81,0 79,8 84,8 86,8 79,6 97,0

+17,1 +5,7 +8,0 +5,3 +1,2 +5,2 +1,1 -0,4 -1,3 -1,3 -1,6 -1,0 -4,7 -10,6 -7,0 -15,1

3 v. 6 v. 2 v. 4 v. 1 d. 2 v. 1 d. 1 d. 1 d. 3 d. 1 v. 1 v. 2 d. 1 v. 10 d. 5 d.

4-1 5-0 4-1 4-1 4-1 4-1 2-3 3-2 2-3 1-4 1-4 2-3 2-3 2-3 0-5 0-5

In 1 1 2 1 1 1 7 In 3 1 1 1 6

99-76 Co Bp Pts - 3 21 1 1 17 1 3 17 - 1 13 - - 10 - 2 10 - - 7 - - 3 - 1 1 - - 2 11 99 Co Bp Pts 1 1 18 - 2 15 - 3 11 - 1 10 - 2 9 - 1 6 - - 3 - 1 2 - 2 2 - 2 - - 1 15 76

Orléans bat *Dijon 64-63 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 35 10-17 6-11 - 7 3 3 1 1 26 26 3-7 - 5-9 4 1 2 - - 11 28 4-8 0-2 - 4 1 - - - 8 26 3-10 1-5 1-2 1 2 1 - 1 8 14 3-7 - 0-2 4 - - 2 1 6 37 1-6 0-4 - 2 4 3 - 2 2 14 1-6 0-3 - 2 1 1 1 - 2 12 0-2 - 3 - - - 1 5 - - - - - 1 3 0-1 - 1 - - - 1 200 25-64 7-25 6-13 28 12 10 4 8 63 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 22 8-15 - 4-4 7 - - - 2 20 26 5-9 3-4 - 3 - - - 2 13 28 2-13 0-4 4-4 7 2 1 - - 8 26 3-5 - 2-3 2 3 - - 3 8 32 2-7 2-5 - 6 4 3 - 6 6 27 2-3 1-1 - 3 1 - - 1 5 21 1-2 - 2 6 1 - 1 2 18 0-3 - 2-4 8 - 1 1 4 2 200 23-57 6-14 12-15 38 16 6 1 19 64

27/12 Le Havre bat *Nanterre Nanterre Min Tirs 3pts LF Rb Pd M.Judith* 31 5-8 3-4 2-2 5 5 M.Riley* 33 5-10 2-5 2-2 3 6 W.Daniels* 24 6-12 0-2 - 2 2 S.Brun 18 4-12 0-4 - 8 1 L.Akono 20 3-5 1-2 - 1 4 J.Passave-Ducteil* 27 2-7 - 1-2 6 1 X.Corosine 20 2-6 0-4 - 3 D.Garrett* 19 1-3 0-1 - 1 3 R.Covile 6 0-1 - 2-4 1 G.Pons 2 0-1 0-1 - - Total 200 28-65 6-23 7-10 30 22 Le Havre Min Tirs 3pts LF Rb Pd J.Cox* 37 8-17 1-3 6-6 3 N.Wise* 32 5-10 3-6 8-8 1 4 G.Jenkins* 35 5-8 - 2-6 10 N.Pope* 31 3-9 1-2 4-4 4 2 B.Boddicker* 37 4-8 2-4 - 4 3 C.Leonard 17 3-4 - 10 G.Pitard 3 - 2-2 1 O.Camara 8 0-1 - 1-2 2 1 Total 200 28-57 7-15 23-28 35 10

In 3 2 1 2 1 9 In 1 2 1 1 5

86-69 Co Bp Pts - - 15 - 3 14 1 1 12 - 1 8 - 1 7 - 3 5 - 2 4 - 4 2 - - 2 - 1 1 16 69 Co Bp Pts - 3 23 - 2 21 - 1 12 - - 11 1 6 10 1 3 6 - - 2 - - 1 2 15 86

27/12 *Pau-Lacq-Orthez bat ASVEL Pau-Lacq-Orthez Min Tirs 3pts LF Rb Pd In C.Elonu* 27 8-10 - 2-2 7 3 T.Gipson* 38 7-15 1-3 2-3 5 4 2 A.Ray* 34 6-14 3-6 2-2 3 7 M.Maravic* 23 5-6 1-2 - 2 2 J.Morency* 20 4-4 1-1 - 2 1 3 C.Marquis 13 4-4 - 1-3 5 - 1 S.Rimac 20 2-7 2-4 - 1 5 F.Lesca 16 1-4 1-4 1-3 - - 1 M.Var 7 - 1-2 1 - R.Hillotte 2 - - - Total 200 37-64 9-20 9-15 26 22 7 ASVEL Min Tirs 3pts LF Rb Pd In P.Goss 32 7-14 3-8 4-4 - 2 1 E.Jackson* 37 6-8 5-7 2-2 2 2 1 K.Tillie* 25 5-7 - 3-5 5 2 L.Westermann* 17 3-6 1-4 5-5 1 4 H.Armstrong* 35 4-6 - 3-7 12 3 1 D.Thompson* 40 3-9 1-6 2-2 7 6 3 L.Jean-Charles 8 2-2 1-1 1-2 2 - B.Fofana 6 - - - Total 200 30-52 11-26 20-27 29 19 6

92-91 Co Bp Pts - - 18 - 3 17 - 1 17 - 2 11 - 2 9 - 1 9 - 2 6 - 3 4 - - 1 - - - 14 92 Co Bp Pts - - 21 - 5 19 - 2 13 - 2 12 2 4 11 - 2 9 - 1 6 - - 2 16 91

27/12 Chalon bat *Roanne Roanne Min Tirs 3pts LF Rb Pd J.Holland* 36 6-10 1-3 9-9 11 3 U.Nsonwu-Amadi* 21 5-8 - 1-2 8 P.Braud* 30 3-8 2-6 - 1 S.Diabate 19 1-6 0-4 5-5 1 1 D.Page* 33 3-10 0-3 - 6 A.Barrett* 14 1-3 0-2 4-4 - 2 M.Mokongo 21 2-5 0-2 - 2 A.Tanghe 18 1-5 0-2 2-2 1 1 R.Jackson 8 0-1 - 1-2 1 Total 200 22-56 3-22 22-24 31 7 Chalon Min Tirs 3pts LF Rb Pd M.Delaney* 38 6-12 4-6 1-2 4 5 S.Tchicamboud* 34 6-9 1-2 3-4 9 3 I.Evtimov* 26 5-12 3-7 - 5 2 B.Schilb* 21 2-6 - 7-8 4 2 J.Lauvergne 19 5-7 - 0-1 7 A.Aminu* 21 3-4 - 1-2 4 J.Aboudou 7 1-2 0-1 - - 1 M.Jean-Baptiste Adolphe 15 0-1 - 2 B.Smith 11 0-1 - - N.Lang 8 0-4 0-1 - - Total 200 28-58 8-17 12-17 35 13

76-69 Co Bp Pts - 7 22 - - 11 - - 8 - - 7 2 3 6 - - 6 - 1 4 - 1 4 - - 1 2 12 69 Co Bp Pts - 3 17 - 3 16 - 3 13 - 2 11 - - 10 - 2 7 - - 2 1 1 - 1 - - 1 15 76

In 2 3 2 1 8 In 1 1 2 2 1 1 8

PRO B 14e journée Vendredi 23 décembre

Lille bat *Denain Bourg bat *Antibes *Boulazac bat Limoges *Évreux bat Nantes *Aix-Maurienne bat Quimper *Le Portel bat Rouen *Châlons-Reims bat Fos *Saint-Vallier bat Boulogne Bordeaux bat *Vichy

87-84 78-54 86-82 86-83 91-86 84-80 90-70 93-79 69-66

15e journée Mardi 27 décembre

*Denain bat Antibes *Bordeaux bat Châlons-Reims Boulazac bat *Boulogne *Bourg bat Évreux *Fos bat Le Portel *Lille bat Quimper *Limoges bat Vichy *Nantes bat Aix-Maurienne Saint-Vallier bat *Rouen

86-72 79-70 88-80 84-55 93-70 82-74 70-60 78-73 93-92

Prochaine journée 16e journée Vendredi 13 janvier

Antibes – Limoges Évreux – Denain

PRO B : CLASSEMENT 1 2 3 5 9 14 15 17 18

Équipe

MJ G-P Dom. Ext. Pour Contre Écart Série 5 der.

Boulazac Limoges Fos Châlons-Reims Aix-Maurienne Saint-Vallier Bordeaux Boulogne Bourg Lille Nantes Évreux Le Portel Denain Antibes Rouen Quimper Vichy

15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15

12-3 11-4 10-5 10-5 9-6 9-6 9-6 9-6 7-8 7-8 7-8 7-8 7-8 6-9 5-10 5-10 4-11 1-14

7-1 7-0 7-1 6-1 6-1 5-2 7-1 7-1 6-2 4-4 4-4 5-2 5-2 4-4 3-4 3-5 3-4 1-6

5-2 4-4 3-4 4-4 3-5 4-4 2-5 2-5 1-6 3-4 3-4 2-6 2-6 2-5 2-6 2-5 1-7 0-8

77,9 83,5 82,9 74,9 84,3 82,7 73,3 83,3 81,1 75,9 74,1 74,9 76,1 80,3 73,4 81,8 68,3 68,0

75,0 75,7 75,9 72,3 78,8 80,1 72,8 83,0 78,8 76,1 74,7 77,2 81,2 83,2 76,1 86,1 73,2 76,7

+2,9 +7,8 +7,0 +2,6 +5,5 +2,6 +0,5 +0,3 +2,3 -0,2 -0,6 -2,3 -5,1 -2,9 -2,7 -4,3 -4,9 -8,7

2 v. 1 v. 1 v. 1 d. 1 d. 2 v. 2 v. 2 d. 2 v. 4 v. 1 v. 1 d. 1 d. 1 v. 2 d. 3 d. 4 d. 10 d.

3-2 3-2 4-1 4-1 4-1 4-1 2-3 2-3 2-3 4-1 2-3 1-4 3-2 3-2 1-4 2-3 1-4 0-5


13

CHIFFRES Aix-Maurienne – Rouen Le Portel – Lille Châlons-Reims – Boulogne Boulazac – Bourg Saint-Vallier – Nantes Quimper – Bordeaux Vichy – Fos

Boxes-scores 23/12 Denain L.Kante* R.Rossiter* J.James* N.Rohnert* F.Minet* X.Gaillou R.Brocheray M.Mubarak Total Lille S.Smith* C.Marshall* N.Taccoen* M.Nascimento B.Gillet* J.M’Bida A.Rigaux J.Sauret* M.Tensorer M.Camara Total

Lille bat *Denain Min Tirs 3pts LF Rb Pd 29 5-8 2-3 6-7 1 1 36 6-11 - 3-3 10 6 29 7-10 - 1-2 5 34 5-8 1-2 2-3 7 2 29 4-12 2-6 3-4 1 4 25 4-5 2-3 0-1 2 3 13 0-3 0-3 - 4 5 0-2 0-1 - - 200 31-59 7-18 15-20 30 16 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 32 10-16 3-5 2-2 7 29 6-13 3-7 - 4 2 17 6-7 - 0-1 1 16 4-8 - 2-3 8 1 28 3-8 3-7 - - 3 15 3-4 - 3-4 3 1 18 2-5 1-4 - 6 4 22 1-5 0-1 - 2 3 13 0-2 0-1 - - 1 10 0-2 0-2 - - 200 35-70 10-27 7-10 31 15

In 1 2 1 1 1 1 7 In 1 2 4 1 8

87-84 Co Bp Pts - 3 18 - - 15 1 4 15 - 4 13 - 2 13 - 1 10 - 2 - 1 1 17 84 Co Bp Pts - 3 25 1 1 15 - 2 12 - 3 10 - 1 9 - 1 9 - 1 5 - 2 2 - - - - 1 14 87

23/12 Bourg bat *Antibes 78-54 Antibes Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts J.Allen* 29 2-6 - 7-10 11 - 1 - 1 11 S.Essart* 34 2-7 2-7 4-6 1 3 - 1 3 10 F.Prenom 26 4-4 - 1-2 7 2 - - 1 9 S.Massot* 25 3-8 1-5 0-1 5 3 - - - 7 L.Bengaber* 24 2-9 0-3 3-5 - - 1 - 3 7 C.Brown* 26 2-9 1-5 1-2 1 3 1 - 1 6 M.Courby 16 1-4 0-1 - 1 1 - - 2 2 B.Monclar 14 1-3 - 2 - 1 - 1 2 Y.Siegwarth 6 0-3 0-1 - 1 1 - - 2 Total 200 17-53 4-22 16-26 29 13 4 1 14 54 Bourg Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts O.Barro* 36 7-13 - 5-5 15 2 5 1 3 19 C.Ferchaud* 33 7-10 2-5 - 3 2 - - - 16 J.Delhomme* 37 6-10 2-3 1-1 2 8 3 - 1 15 O.Da Silveira 21 5-9 1-3 - 5 2 1 - 1 11 R.Chery 26 3-8 1-4 - 3 3 1 - 1 7 C.Koma* 23 2-8 0-2 2-3 4 2 - - 3 6 J.Sanchez* 19 2-3 - 4 3 1 1 - 4 M.Sidibe 5 0-1 - - - - - - Total 200 32-62 6-17 8-9 36 22 11 2 9 78 23/12 *Boulazac bat Limoges 86-82 Boulazac Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts R.Ayers* 38 5-12 3-8 4-4 4 2 - 1 17 D.Monroe 33 6-10 - 3-4 14 5 1 - 1 15 T.Dubiez* 17 4-8 2-5 3-3 - 1 - 1 13 A.McKenzie* 26 4-7 0-2 4-10 7 2 3 1 3 12 F.Adjiwanou* 21 4-6 - 3-4 2 2 1 1 - 11 Y.Gaillou 23 3-8 1-1 - 21-37 S.N’Joya* 13 2-3 - 2-2 3 3 - - 6 A.Kerckhof 29 2-4 0-2 1-1 - 4 1 -35 Total 200 30-58 6-18 20-28 32 20 6 2 12 86 Limoges Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts L.Milbourne* 34 8-14 1-3 4-6 6 2 2 - 3 21 C.Massie* 31 6-11 - 2-3 14 - 1 1 2 14 K.McAlarney 22 4-7 3-4 3-4 1 1 - - 14 R.Desroses* 34 5-8 2-4 1-2 4 - 2 - 2 13 S.Traore 17 4-8 0-1 2-6 4 - 1 - 4 10 J.Gomis* 30 2-8 0-2 1-1 1 5 1 - - 5 A.Curti* 24 2-7 1-4 - 212 - - 5 F.Zerbo 8 0-1 - - - -1Total 200 31-64 7-18 13-22 32 9 9 1 12 82 23/12 *Évreux bat Nantes 86-63 Évreux Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts S.Ho You Fat* 29 9-11 - 1-1 7 3 2 - 4 19 G.Florimont 20 7-10 - 2-2 5 2 2 - 2 16 A.Rowland* 22 3-6 0-2 7-8 6 4 2 - 1 13 K.Dahak 18 3-4 1-2 3-6 1 4 1 - 2 10 R.Wilmont* 23 3-7 0-4 1-4 2 - -17 J.Wood* 17 3-7 - 1-2 5 3 -17 M.Correa 13 1-1 - 4-6 2 - -36 L.Konaté 23 1-3 - 1-2 1 2 2 -13 17 1-1 1-1 - 411 -33 D.Kaba G.Costentin* 15 1-1 - 112 - - 2 P.Sambe 2 - - - - - - J.Veillet 1 - - - - - - Total 200 32-51 2-9 20-31 34 20 12 - 18 86 Nantes Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts D.Fergerson* 28 6-15 3-7 - 521 - 2 15 M.Badiane* 36 6-7 - 2-2 6 2 1 1 1 14 N.Gayon* 28 4-7 2-5 - 211 - 2 10 M.Drame 21 2-5 0-1 3-6 - 1 2 -37 J.Douillet 23 2-3 1-1 1-4 4 2 -16 A.Charles* 27 1-9 0-5 3-3 1 4 3 -25 D.Ramseyer 13 2-5 - 1 - 1 -14 K.Idomenee 15 1-3 0-2 - -1-72 J.Fields* 9 0-2 0-1 - 22- - Total 200 24-56 6-22 9-15 21 15 9 1 19 63 23/12 *Aix-Maurienne bat Quimper Aix-Maurienne Min Tirs 3pts LF Rb Pd In W.Brown* 36 8-13 0-1 12-16 8 3 2 B.Osby* 29 10-15 - 2-6 10 - D.Tucker 20 5-10 2-4 0-1 5 3 M.Houmounou 24 3-6 0-1 2-4 5 2 1 J.Ekanga-Ehawa* 21 3-7 1-3 1-2 1 2 S.Darnauzan* 27 2-5 1-3 - 262 T.Yvrande* 15 1-2 - 2-2 1 4 2 M.Traoré 11 1-3 - 2 - 1 A.Gomis 4 1-2 0-1 - -1G.Clerc 13 0-2 0-1 - - - Total 200 34-65 4-14 19-31 34 21 8 Quimper Min Tirs 3pts LF Rb Pd In P.Paelay* 36 10-12 3-3 4-4 5 3 2 Je.Williams* 16 6-9 1-3 - 4 - V.Mouillard* 28 3-7 3-4 3-4 1 5 1 A.Salmon* 23 3-7 3-6 - 11F.Thibedore 27 3-5 0-2 2-2 2 3 2 A.Lovedale* 19 4-8 - 3 - W.Molas 16 2-4 - 411 G.Lessort 23 1-6 - 1-2 3 - 1 A.Mendy 12 1-1 - - - Total 200 33-59 10-18 10-12 23 13 7

91-86 Co Bp Pts - 5 28 2 2 22 - 2 12 - - 8 -28 -15 1 - 4 - - 2 - - 2 - - 3 12 91 Co Bp Pts - 3 27 - - 13 - 4 12 - - 9 -18 -28 -24 123 -22 1 16 86

23/12 Le Portel C.Davis R.Taylor* M.Labeyrie* N.Wyatte B.Mangin* I.Sy G.Leburgue* J.Ludon M.N’Diaye* Total Rouen J.Siggers* P.Poupet* S.Dia C.Bronchard C.Thioune* A.Dunn* T.Maizeroi* K.Patiejunas L.Chelle Total

*Le Portel bat Rouen Min Tirs 3pts LF Rb Pd In 31 8-14 1-3 3-4 5 1 1 36 4-7 1-3 7-8 3 10 1 27 6-11 0-3 3-3 5 1 24 6-8 0-1 0-2 3 - 27 3-6 3-5 - 531 17 2-3 2-3 - 2 - 2 16 1-2 0-1 2-2 2 - 13 1-3 0-1 - 211 9 0-1 0-1 - 2 - 200 31-55 7-21 15-19 29 16 6 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In 28 7-15 3-8 3-4 2 2 33 4-7 2-3 2-2 1 7 1 28 5-9 2-4 - 211 16 5-5 - 2-3 4 1 24 2-6 0-1 3-3 2 1 24 1-1 - 4-4 7 2 1 11 2-5 1-3 - 1 - 19 0-1 0-1 3-4 1 4 1 17 1-4 1-3 - 1 - 1 200 27-53 9-23 17-20 21 18 5

84-80 Co Bp Pts - 1 20 - 4 16 - 4 15 - - 12 - - 9 -16 - - 4 - - 2 -1- 11 84 Co Bp Pts - 2 20 - 2 12 - 1 12 - 2 12 -17 -16 -15 -33 -13 - 14 80

23/12 *Châlons-Reims bat Fos 90-70 Châlons-Reims Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts C.Daniels* 34 7-11 - 9-10 16 1 2 - 2 23 B.Mullins* 34 6-9 2-2 5-8 2 5 1 - 1 19 B.King* 33 4-7 2-3 4-4 2 9 1 - 3 14 G.Chathuant* 27 3-5 2-2 2-2 8 - - 2 10 P.Beye 21 4-7 - 1-3 1 1 -19 K.Corre* 19 3-4 - -22 -26 K.Joss Rauze 19 3-3 - 0-1 - - 2 - - 6 E.Plateau 13 1-4 0-2 1-2 - - -23 Total 200 31-50 6-9 22-30 29 18 8 - 13 90 Fos Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts B.Clark* 31 5-13 2-8 - 622 - 2 12 M.Hachad* 26 5-8 - 2-2 2 3 3 - 2 12 E.Choquet* 25 2-4 1-3 6-6 2 3 - 2 11 M.Dia 21 4-8 1-2 - 421 - - 9 P.Haquet 18 3-5 2-4 1-4 3 - -39 S.Gay* 22 4-9 - 411 128 K.Atamna 29 2-6 1-5 2-2 3 2 3 -47 S.Giffa* 24 1-4 0-3 - -1-12 A.Hamza 3 0-1 0-1 - - - - - C.Cavallo 1 - - - -1Total 200 26-58 7-26 11-14 24 14 10 1 17 70 23/12 Saint-Vallier S.Barrett* K.Shiloh* L.Prowell* D.Denave* F.Tortosa Y.Zonnet H.Disy* D.Diarra M.Toti J.Pericard F.Corneo Total Boulogne C.Rouse* J.Mathis* T.Stanley* J.Rousselle* P.Le Pellec Z.Bah* F.Raposo R.Gregoire R.Ba Total

*Saint-Vallier bat Boulogne 93-79 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 20 8-13 2-4 2-2 4 - 1 - 1 20 33 7-14 4-7 - 841 - 1 18 31 7-12 1-2 2-2 7 - 2 1 1 17 33 4-12 1-6 2-2 4 12 2 - 3 11 23 2-5 2-5 3-4 4 4 1 -19 20 4-7 0-1 1-2 5 - 1 - - 9 18 3-6 - 1-1 4 1 1 - 7 10 0-2 0-2 2-2 2 - 1 - - 2 10 0-2 0-2 - - - -11 0-1 0-1 - - - - - 1 - - 1 - - - 200 35-74 10-30 13-15 38 22 9 2 8 93 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 26 8-13 1-3 2-2 5 1 - 2 19 29 3-4 - 6-7 12 1 1 - - 12 35 3-11 3-9 2-2 3 - 1 - 4 11 33 3-9 2-6 2-2 1 7 - 3 10 19 4-6 1-2 1-2 3 2 1 - - 10 31 2-8 1-4 4-5 2 6 1 -29 19 3-5 - 2-2 3 - -38 6 0-2 0-2 - - - 1 - - 2 - - - -1200 26-58 8-26 19-22 29 17 5 - 15 79

23/12 Bordeaux bat *Vichy Vichy Min Tirs 3pts LF Rb Pd In D.Coleman* 34 12-23 1-4 1-3 14 1 1 M.Jefferson 26 6-9 - 1-2 4 - A.Eito* 28 3-11 3-8 2-2 9 6 3 M.Guichard* 35 3-12 2-7 0-2 4 4 N.Faye* 26 2-4 0-1 - 33J.Djimrabaye 16 1-2 - - - 1 N.Diakite* 4 1-1 - - - W.Aka 21 0-4 0-2 - 3 - P.Kiple 5 0-1 - 1 - 2 V.Gelin 5 - 1 - 1 Total 200 28-67 6-22 4-9 39 14 8 Bordeaux Min Tirs 3pts LF Rb Pd In M.Doubal 21 4-7 4-7 2-2 2 2 1 J.Ford 28 4-7 - 4-6 1 - S.Driss* 35 4-9 1-3 - 723 G.Darrigand* 29 1-7 0-2 6-6 2 6 J.Nzeulie 13 4-4 - 0-1 3 1 1 K.Cunningham* 23 3-9 - 1-3 9 1 O.Bassett* 22 3-7 0-1 - 2 - R.Dardaine 14 1-3 1-3 - 22B.Elisabeth-Mesnager* 15 1-2 0-1 - - - Total 200 25-55 6-17 13-18 28 14 5

69-66 Co Bp Pts 1 - 26 3 1 13 - 1 11 -18 -14 - - 2 - - 2 -2-1-14 8 66 Co Bp Pts - 1 14 - 1 12 -19 -38 128 117 - - 6 -13 -22 2 12 69

27/12 *Denain bat Antibes Denain Min Tirs 3pts LF Rb Pd In J.James 31 4-8 1-1 7-8 1 2 1 N.Rohnert* 32 4-7 2-2 5-6 3 4 1 X.Gaillou 27 4-7 3-5 2-2 2 4 L.Kante* 27 4-13 2-7 3-3 - 1 3 R.Rossiter* 31 4-7 0-1 2-2 13 2 R.Brocheray* 18 4-5 - 511 F.Minet* 13 2-2 1-1 - -1M.Mubarak 18 1-3 1-2 1-2 - 2 1 A.Bruyère 2 1-1 - 1 - G.Toto 1 0-1 0-1 - - - Total 200 28-54 10-20 20-23 25 17 7 Antibes Min Tirs 3pts LF Rb Pd In S.Massot* 36 8-12 0-2 0-1 8 3 1 C.Brown* 34 7-13 0-5 2-3 3 4 J.Allen* 26 5-9 - 2-4 9 1 1 F.Prenom 15 6-8 - 0-2 3 - L.Bengaber* 31 4-8 1-3 1-2 2 3 2 S.Essart* 34 1-7 1-7 - -11 B.Monclar 11 1-2 0-1 - 11M.Courby 10 0-1 - 1-2 1 - Y.Siegwarth 3 - - - Total 200 32-60 2-18 6-14 27 13 5

86-72 Co Bp Pts 1 3 16 - 3 15 - 1 13 - 1 13 - 2 10 - - 8 -15 -14 - - 2 -11 13 86 Co Bp Pts - 4 16 - - 16 - 2 12 - 4 12 - - 10 -23 -22 -21 - - - 16 72

27/12 *Bordeaux bat Châlons-Reims 79-70 Bordeaux Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts J.Ford* 32 9-12 1-1 2-2 4 - 1 1 3 21 O.Bassett* 29 4-12 0-1 3-3 3 1 1 - 3 11 S.Driss* 37 2-7 1-4 5-6 5 2 2 - 1 10 K.Cunningham 17 4-4 - 1-2 4 - 1 -29 B.Elisabeth-Mesnager 11 3-4 1-1 1-2 - 1 1 - - 8 R.Dardaine* 20 3-6 1-3 - 63-17 G.Darrigand* 23 2-4 1-3 - 29-35 M.Doubal 20 1-5 1-5 2-3 1 1 -15 J.Nzeulie 11 1-3 - 1-1 2 - -13 Total 200 29-57 6-18 15-19 27 17 6 1 15 79 Châlons-Reims Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts B.Mullins* 36 6-11 1-3 4-7 2 5 5 - 2 17 G.Chathuant* 26 6-8 2-4 3-3 3 - 2 - - 17 C.Daniels* 34 5-10 - 3-3 9 - 1 - 2 13 K.Corre* 32 4-5 - 5-6 5 1 2 - 3 13 B.King* 24 1-5 1-1 1-2 3 2 -34 R.Mels 17 1-8 0-3 - - - - - 2 K.Joss Rauze 16 1-2 - - - -32 P.Beye 11 0-2 - 2-2 1 - 1 -12 E.Plateau 4 - - - -1Total 200 24-51 4-11 18-23 23 8 11 - 15 70

27/12 Boulazac bat *Boulogne 88-80 Boulogne Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts J.Mathis 27 8-15 0-1 0-1 8 - 1 2 1 16 C.Rouse* 29 5-11 - 4-4 6 1 1 3 4 14 C.McCray* 39 5-15 0-3 2-2 6 6 1 - 2 12 T.Stanley* 36 4-7 2-5 - 412 - - 10 J.Rousselle* 30 2-6 1-2 5-6 1 5 3 1 2 10 F.Raposo* 19 4-10 - 1-2 4 - -19 P.Le Pellec 15 3-5 - 331 -16 R.Gregoire 5 1-2 1-2 - - - - - 3 Total 200 32-71 4-13 12-15 32 16 9 6 11 80 Boulazac Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts A.McKenzie* 40 7-17 2-4 4-4 7 1 3 1 1 20 D.Monroe* 27 5-8 - 4-4 10 4 1 - 1 14 I.Soumahoro 21 5-9 4-7 - 21- 1 14 Y.Gaillou* 24 5-8 2-2 1-1 1 1 - 3 13 R.Ayers* 36 3-7 2-5 4-4 3 1 - 2 12 S.N’Joya* 28 3-10 0-1 4-6 3 6 - 3 10 F.Adjiwanou 12 1-4 1-1 - 112 - 3 A.Kerckhof 12 1-1 - 42-22 Total 200 30-64 11-20 17-19 31 17 4 3 13 88 27/12 *Bourg bat Évreux 84-55 Bourg Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts C.Koma* 25 6-10 2-4 3-4 4 - - 1 17 O.Barro* 30 6-12 - 3-3 7 1 1 1 4 15 C.Ferchaud* 31 5-8 4-4 - 4 - 4 1 - 14 J.Delhomme* 34 4-9 1-3 2-3 5 8 1 1 1 11 R.Chery* 31 3-6 1-3 2-2 4 3 2 -29 J.Sanchez 16 4-6 0-1 - 23-18 O.Da Silveira 10 3-3 - 1 - -16 J.Cornley 15 1-6 - 2-2 3 - 1 -14 M.Sidibe 8 0-1 - 21-2Total 200 32-61 8-15 12-14 32 16 9 3 13 84 Évreux Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts J.Wood* 37 5-9 - 2-4 10 1 1 1 3 12 G.Florimont 24 2-5 - 7-8 5 1 1 - 4 11 R.Wilmont* 28 3-8 1-4 3-6 - - - 3 10 A.Rowland* 27 1-10 0-2 6-6 4 - 3 -18 S.Ho You Fat* 14 2-6 0-1 2-2 3 - 2 2 3 6 L.Konaté 23 2-6 0-1 - 212 -14 G.Costentin* 24 1-2 0-1 - 2 - 1 1 - 2 M.Correa 5 1-1 - - - -12 K.Dahak 10 0-2 0-1 - -1- - D.Kaba 8 0-2 0-1 - 1 - - - Total 200 17-51 1-11 20-26 27 4 10 4 16 55 27/12 Fos S.Gay* E.Choquet* M.Dia B.Clark* S.Giffa* M.Hachad P.Haquet* C.Cavallo K.Atamna J.Wiltz Total Le Portel M.Labeyrie* M.N’Diaye* C.Davis B.Mangin* I.Sy N.Wyatte R.Taylor* G.Leburgue* J.Ludon S.Hanon Total

*Fos bat Le Portel 93-70 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 31 7-10 - 3-8 6 2 2 - 2 17 26 8-10 1-3 - 731 - 2 17 22 7-10 1-2 - 5 - 2 - - 15 29 4-7 1-4 2-2 3 5 3 - 3 11 27 3-6 1-3 3-4 7 1 1 - 1 10 19 3-7 1-2 3-4 1 - 3 - 2 10 22 3-7 0-2 1-2 3 2 3 - - 7 4 1-3 0-1 2-3 1 - -14 18 0-3 0-3 2-2 6 5 1 -12 2 0-2 0-2 - - - - - 200 36-65 5-22 16-25 39 18 16 - 12 93 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 31 5-13 0-2 7-8 3 1 - 1 17 22 6-8 1-2 3-6 2 3 1 - 2 16 19 5-10 1-2 - -21 - 3 11 31 3-7 3-5 1-2 - 3 3 - 3 10 22 3-8 1-6 2-2 6 - 3 -49 25 2-4 - 6 - - - 4 25 1-6 0-2 1-2 1 4 1 -53 15 - 41- - 8 0-1 0-1 - - - - - 2 - - - - - 200 25-57 6-20 14-20 22 14 9 - 18 70

27/12 Lille S.Smith* C.Marshall* N.Taccoen* M.Tensorer J.Sauret* B.Gillet* A.Rigaux M.Camara M.Nascimento J.M’Bida Total Quimper P.Paelay* A.Lovedale* V.Mouillard* A.Mendy* A.Salmon* B.Doumbe G.Lessort W.Molas Total

*Lille bat Quimper 82-74 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 33 5-13 3-5 9-9 6 2 1 - 2 22 29 8-12 4-5 2-3 4 4 2 - 2 22 23 5-7 - 0-1 6 2 1 3 10 16 3-3 2-2 1-2 3 - 1 - - 9 26 2-5 - 4-4 3 6 -38 28 2-7 1-5 - 1 - 1 -25 14 1-1 1-1 - -5-13 7 1-5 0-3 - - - - - 2 13 - 1-2 5 1 111 11 - 31-1200 27-53 11-21 17-21 31 21 5 2 15 82 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 37 9-17 3-6 6-8 5 2 2 - 2 27 34 7-11 - 3-5 8 1 3 - 3 17 35 4-14 2-5 2-2 1 2 1 - 5 12 30 3-6 1-3 1-3 3 5 3 -18 24 3-8 2-5 - 4 - - - 8 12 1-1 - 112 -12 21 0-3 0-1 - 5 - 1 117 0-1 - 2 - -1200 27-61 8-20 12-18 29 11 12 1 14 74

27/12 Limoges C.Massie* R.Desroses* J.Gomis* K.McAlarney* L.Milbourne* S.Traore A.Curti J.Hoyaux Total Vichy D.Coleman* W.Aka A.Eito* M.Guichard* J.Djimrabaye N.Faye* M.Jefferson* Total

*Limoges bat Vichy Min Tirs 3pts LF Rb Pd In 37 7-10 - 2-5 15 - 31 6-14 3-10 - 10 6 2 37 5-13 1-4 1-1 4 5 28 3-10 2-7 - 2621 4-9 0-2 - 5 - 1 21 1-6 0-1 4-6 6 - 2 21 2-4 1-3 - 111 4 0-2 0-2 - 2 - 200 28-68 7-29 7-12 45 18 6 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In 34 7-18 0-3 3-3 6 - 1 27 5-10 2-5 2-2 5 1 3 33 4-9 4-8 1-2 3 5 2 34 4-11 0-5 2-4 5 4 1 27 2-6 - 0-1 4 - 27 1-2 - 3 - 18 0-5 - 42200 23-61 6-21 8-12 30 12 7

70-60 Co Bp Pts 1 1 16 - 4 15 - 1 12 -28 228 -16 - - 5 -13 12 70 Co Bp Pts - 3 17 - 1 14 - 1 13 - 3 10 -14 -12 111 11 60

27/12 *Nantes bat Aix-Maurienne Nantes Min Tirs 3pts LF Rb Pd In D.Ramseyer* 35 11-18 0-1 2-5 2 2 M.Badiane* 35 8-12 - 2-2 5 2 1 D.Fergerson* 34 6-10 2-4 3-4 7 7 1 A.Charles* 32 3-8 0-3 1-2 5 3 N.Gayon* 27 3-6 1-1 0-1 2 6 2 K.Idomenee 19 2-4 0-1 1-2 3 1 1 M.Drame 9 0-1 0-1 - 11J.Douillet 9 0-1 - 4 - Total 200 33-60 3-11 9-16 29 22 5 Aix-Maurienne Min Tirs 3pts LF Rb Pd In B.Osby* 38 8-16 - 8-10 17 1 2 J.Ekanga-Ehawa* 31 5-11 3-8 0-2 7 5 1 W.Brown* 29 5-14 1-3 - 21G.Clerc 17 2-5 2-2 2-2 1 1 1 D.Tucker 24 3-8 0-4 - 31T.Yvrande* 13 2-3 2-3 - 2 - S.Darnauzan* 22 0-1 0-1 2-3 - 4 1 M.Houmounou 13 1-2 0-1 0-2 3 2 A.Gomis 13 0-5 0-3 1-2 4 - Total 200 26-65 8-25 13-21 39 15 5

78-73 Co Bp Pts 3 2 24 - - 18 - 2 17 217 -17 -15 -21 - 6 9 78 Co Bp Pts 1 2 24 - 1 13 - 2 11 1 - 8 -36 - - 6 -32 - - 2 - - 1 2 11 73

27/12 Rouen J.Siggers* P.Poupet* T.Maizeroi* L.Chelle A.Dunn* C.Thioune* C.Bronchard K.Patiejunas S.Dia Total Saint-Vallier D.Denave* L.Prowell* K.Shiloh* S.Barrett* D.Diarra* F.Tortosa H.Disy Y.Zonnet M.Toti Total

Saint-Vallier bat *Rouen 93-92 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 31 6-14 2-6 6-6 5 2 2 1 3 20 35 4-6 1-3 5-5 2 6 3 - 4 14 21 5-6 4-5 - 412 - 1 14 21 3-6 3-6 4-4 1 2 1 - 1 13 30 4-6 - 611 128 19 2-4 - 4-4 1 - -18 11 3-8 - 41-16 18 0-1 0-1 5-6 2 4 - - 5 14 2-7 0-4 - 51-34 200 29-58 10-25 24-25 30 18 9 2 16 92 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts 35 13-22 6-9 2-2 2 6 3 - 3 34 35 8-11 0-1 0-1 6 1 3 - 1 16 32 6-14 3-6 1-1 6 3 2 - 2 16 17 3-5 1-3 1-3 3 1 1 1 1 8 16 3-4 1-1 - - - -27 25 2-8 0-5 0-1 8 1 3 -14 15 1-2 - 2-2 2 3 -14 13 2-3 - 0-1 3 - -14 12 0-1 - 13-1200 38-70 11-25 6-11 31 18 12 1 13 93

ESPOIRS 12e journée

*Cholet bat Dijon *Orléans bat Hyères-Toulon *Strasbourg bat Le Mans *Nancy bat Roanne *Paris Levallois bat Nanterre Gravelines-Dk bat *Le Havre

82-52 88-70 90-70 93-66 86-69 82-75

13e journée

*Pau-Lacq-Orthez bat ASVEL 80-72 *Gravelines-Dk bat Strasbourg 98-77 Orléans bat *Dijon 67-61 Classement  : 1- Gravelines-Dk (112), 2- Le Mans (10-2), 3- Nancy (9-3), 4- ASVEL (8-4), 5- Hyères-Toulon, Pau-Lacq-Orthez (7-5), 7- Strasbourg (7-6), 8- Cholet, Paris Levallois (6-6), 10- Orléans (6-7), 11- Chalon (5-6), 12- Roanne (5-7), 13- Le Havre (4-8), 14- Poitiers (3-8), 15- Dijon (3-10), 16Nanterre (0-12).

EUROLEAGUE *Bilbao bat Vitoria 77-72 Olympiakos bat *Nancy 79-74 Fenerbahçe bat *Cantu 83-76 Classement : 1- Fenerbahçe, Olympiakos* (6-4), 3- Cantu*, Bilbao*, Vitoria (5-5), 6- Nancy (3-7).

Groupe B

*Panathinaikos bat Bamberg 71-66 CSKA Moscou bat *Malaga 91-83 *Kaunas bat KK Zagreb 87-76 Classement : 1- CSKA Moscou* (10-0), 2- Panathinaikos* (7-3), 3Malaga*, Kaunas* (4-6), 5- Bamberg (3-7), 6- KK Zagreb (2-8).

Groupe C

Real Madrid bat *Anadolu Efes 75-66 Milan bat *Partizan Belgrade 72-66 Maccabi Tel-Aviv bat *Charleroi 86-69 Classement : 1- Real Madrid* (8-2), 2- Maccabi Tel-Aviv* (7-3), 3- Anadolu Efes* (5-5), 4- Milan*, Partizan Belgrade (5-5), 6- Charleroi (2-8).

Groupe D

*Barcelone bat Galatasaray 79-50 Sienne bat *Gdynia 79-53 Kazan bat *Olimpija Ljubljana 76-63 Classement : 1- Barcelone* (9-1), 2- Sienne* (8-2), 3- Kazan* (7-3), 4Galatasaray* (4-6), 5- Gdynia, Olimpija Ljubljana (1-9).

EUROCUP 6e et dernière journée Groupe A *Donetsk bat Gravelines-Dk 80-69 Hapoel bat *Cibona Zagreb 86-78 Classement  : 1- Gravelines-Dk*, Donetsk* (5-1), 3- Hapoel Jérusalem (2-4), 4- Cibona Zagreb (0-6). Khimki Moscou bat *VEF Riga *Cholet bat PAOK Salonique

Groupe D

*Ostende bat Valencia 87-83 *ASVEL bat Akademik Sofia 69-68 Classement  : 1- ASVEL*, Valencia* (4-2), 3- Ostende, Akademik Sofia (2-4).

Groupe F

Lietuvos rytas bat *Mariupol 74-67 68-65 *Novo Mesto bat Le Mans Classement : 1- Lietuvos rytas* (6-0), 2- Novo Mesto* (4-2), 3- Le Mans, Mariupol (1-5).

ESPAGNE Liga Endesa 13e journée

*Murcie bat Estudiantes Madrid 88-75 Malaga bat *Séville 72-68 *Saragosse bat Obradoiro 80-71 *Barcelone bat Manresa 74-61 *Badalone bat Real Madrid 78-75 74-65 *Valladolid bat Valencia Alicante bat *Fuenlabrada 64-60 San Sebastian bat *Gran Canaria 78-45 80-79 Vitoria bat *Bilbao Classement : 1- Barcelone (11-2), 2Real Madrid, Malaga, Vitoria, Alicante (10-3), 6- Séville (7-6), 7- Saragosse (6-6), 8- Valencia, Fuenlabrada (6-7), 10- Bilbao (5-7), 11- San Sebastian, Gran Canaria, Manresa, Badalone (5-8), 15- Obradoiro, Murcie, Estudiantes Madrid (4-9), 18- Valladolid (3-10).

ITALIE

10e et dernière journée Groupe A

Groupe B

Classement  : 1- Khimki Moscou* (6-0), 2- VEF Riga* (3-3), 3- Cholet (2-4), 4- PAOK Salonique (1-5).

79-68 69-66

Lega 12e journée

*Cantu bat Milan *Sienne bat Casale Monferrato *Avellino bat Caserte *Pesaro bat Varèse Rome bat *Teramo *Bologne bat Trévise *Montegranaro bat Sassari *Venise bat Crémone

79-54 88-86 84-74 72-68 67-64 74-61 85-76 83-70

13e journée

Bologne bat *Caserte 87-80 *Sassari bat Pesaro 84-83 *Rome bat Venise 89-80 *Crémone bat Montegranaro 76-72 *Milan bat Avellino 90-89 Sienne bat *Trévise 78-69 Cantu bat *Varèse 83-67 *Casale Monferrato bat Biella 77-70 Classement  : 1- Sienne (10-2), 2Milan (9-3), 3- Bologne (8-4), 4- Cantu (8-5), 5- Biella (7-5), 6- Avellino (7-6), 7- Sassari, Pesaro, Varèse, Venise, Crémone (6-6), 12- Rome (6-7), 13Trévise (5-7), 14- Casale Monferrato, Montegranaro (4-8), 16- Crémone (4-9), 17- Teramo (2-10).

Féminines LFB 14e journée

*Saint-Amand bat Montpellier 72-66 *Challes bat Nantes-Rezé 77-61 Aix-bat Villeneuve d’Ascq 65-55 Bourges bat *Nice 66-56 Mondeville bat *Charleville 61-56 *Lyon bat Tarbes 77-69 Classement  : 1- Challes (12-2), 2Lattes-Montpellier (11-3), 3- Bourges (9-4), 4- Mondeville (9-5), 5- Basket Landes (8-5), 6- Tarbes, Saint-Amand (7-7), 8- Charleville, Arras (5-8), 10- Aixen-Provence, Villeneuve d’Ascq, NantesRezé, Lyon (5-9), 14- Nice (3-11).


14

PATRICK BAUMANN

(SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE)

« LE BASKET NE DONNE PAS UNE IMAGE D’UNITÉ » Même si son nom n’est pas forcément connu des fans, ce Suisse de 44 ans est le boss du basket mondial. La NBA, la Chine, l’Euroleague, la refonte des calendriers pour les équipes nationales, les JO, le 3x3, tout y passe. Propos recueillis par Pascal LEGENDRE, à Genève

V

ous êtes suisse, mais à y regarder de près votre cursus est international avec même un passage en France, à Lyon. Ce sont les circonstances ou le résultat d’une véritable envie ?

J’avais sept ans quand on m’a dit que l’on partait en Italie, donc c’est une circonstance. Ma famille était polyglotte, on parlait déjà le français, l’allemand et l’italien à la maison. Après, aller faire un cursus à Lyon et puis à Chicago, c’était mon choix personnel, je voulais acquérir d’autres connaissances. A Lyon, c’était lié au programme du Memos qui existe toujours, un Master Européen en Management des Organisations Sportives. C’est le CIO, M. Samaranch, qui a poussé mon prédécesseur (le Serbe Borislav Stankovic) à lui envoyer un étudiant. J’ai terminé mes études de droit mais je n’ai jamais réussi à finir mes études économiques car je suis parti à la FIBA avant, mais cette partie économique je l’ai reprise en faisant un MBA à l’université de Chicago. Ensuite je me suis marié avec une Espagnole, comme ça j’ai aussi acquis cette langue. Et ainsi mes enfants parlent déjà quatre langues. D’un côté c’est une énorme richesse, de l’autre on se pose toujours la question « où est-on à la maison ? »

Quelle est la fréquence de vos voyages ?

Si vous ne faites pas lire l’article à ma femme, je vais vous donner le chiffre exact (rire). Il y a plus de deux cents jours de voyage dans une année. Avec le président (Yvan Mainini) on s’est partagé les continents. Parfois les compétitions se chevauchent, il y a dix compétitions en 6-8 semaines, vous ne pouvez pas être partout, or on a besoin d’être vu par nos membres. Par exemple, si tout va bien, on va en Afrique au moins une fois par an. Le 21, trois jours avant Noël, je serai à un comité de FIBA Asie en Malaisie. On a cinq antennes, cinq sièges sur des continents différents. L’Asie c’est à Kuala Lumpur et ils ont célébré leur 50e anniversaire il n’y a pas longtemps, comme FIBA Afrique installée entre Abidjan et Le Caire qui l’a fait cette année. FIBA Amériques c’est à Porto Rico, et en Océanie c’est à une heure et demie de Sydney. Et donc l’Europe à Munich. Quel distinguo doit-on faire entre le président et le secrétaire général ? Lui est élu alors que vous, vous êtes salarié ?

C’est correct. Le secrétaire général est nommé par le comité directeur, le bureau central, avec un contrat de travail. Dans mon cas précis, c’est un contrat à


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« Il y a 250 millions de basketteurs en Chine » durée déterminée qui vient d’être renouvelé pour une échéance à 2022. Il n’y a donc eu que trois secrétaires généraux (Renato William Jones et Borislav Stankovic) alors que pour les présidents il y a une rotation et une limite dans la durée, un mandat de quatre ans. Si le secrétaire général ne fait pas de bêtise, il reste en place et c’est un peu la pièce centrale. On peut être pour ou contre ce système mais ce n’est pas fondamentalement différent de ce qui existe dans toutes sortes d’autres sociétés avec un président du conseil d’administration et un directeur exécutif ou général. Dans les autres fédérations, on est davantage dans un système présidentiel, le président étant le PDG. Les textes de la FIBA sont assez clairs : le rôle exécutif par rapport aux décisions prises par le bureau central sont du ressort du secrétaire général qui doit les mettre en œuvre. C’est le bureau central qui commande et il est dirigé par le président. Après, c’est toujours une question de rapports humains, l’harmonie est nécessaire. Je suis toujours extrêmement honoré d’être dans cette position mais il est très utile d’avoir un président qui s’engage dans les affaires et qui participe à la création des dix prochaines années du basket. Avec le président Mainini on a de sacrés caractères, qui nous font de sacrées discussions à quatre yeux, mais une fois qu’on en sort on a des idées extrêmement claires de ce que l’on veut faire pour le basket. Il n’y a pas une question de primauté de l’un vis-à-vis de l’autre. Combien de personnes sont-elles staffées ici à Genève et est-ce un personnel multi-culturel ?

Une quarantaine. On a toutes sortes de nationalités, une quinzaine, et comme on est en Europe une prédominance européenne, mais pas plus de cinq ou six Suisses.

C’est vrai qu’il y avait à une époque ce que l’on appelait la « période d’attente de trois ans » afin d’éviter les naturalisations hâtives ou faites pour une compétition précise. On a opté pour l’élimination de cette clause sous recommandation de juristes. Un joueur, aussi bien qu’il puisse être, ne peut pas vous faire gagner durant neuf matches de suite pendant deux semaines. A deux, ils peuvent vous faire 40-50 points et vous auriez un changement immédiat dans la hiérarchie du sport qui ne serait pas acceptable.

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À l’Euro en Lituanie, on a constaté la multiplication de joueurs américains –comme Bo McCalebb avec la Macédoine – qui sont littéralement achetés et viennent renforcer des sélections nationales, de l’Est notamment. La FIBA limite à un seul par équipe nationale le nombre de ces naturalisés, et auparavant un naturalisé devait patienter trois ans avant de pouvoir jouer avec son équipe nationale. Vous n’avez jamais été attaqué pour discrimination ?


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« Comme sport global pratiqué dans le monde entier, on fait la paire avec le foot  » Pour un petit pays comme celui que vous mentionnez, on peut comprendre ce choix. Un, la règle l’autorise, deux vous essayez d’aller avec lui au niveau suivant. La FYROM (le nom donné par la FIBA à la Macédoine) a profité des capacités de ce joueur, cela a provoqué de l’engouement. Par contre on peut questionner le choix de certains pays de plusieurs millions d’habitants de la nécessité d’utiliser cette règle. Chacun doit faire son examen de conscience. Est-ce bon de prendre un naturalisé ? Les cas qui viennent à l’esprit son ceux de J.R. Holden et Becky Hammon, qui ne parlent pas la langue et dont l’attachement à la Russie est très suspect…

Ce n’est pas tout à fait l’esprit mais la règle est là, on ne peut pas trop se permettre de juger. Utiliser la règle est dans leur droit, mais je ne peux pas comprendre comment il ne peut pas y avoir de meneurs de jeu en Russie. Nous, en Suisse, on a eu des meneurs de jeu naturalisés mais on est un petit pays de sept millions d’habitants. La Russie, ils sont bien organisés, de bons entraîneurs même si c’est l’ancienne école, ils ont le droit à un naturalisé, mais pour moi ce n’est pas la Russie… Bonne chance aux autres meneurs qui essayent d’aller dans l’équipe nationale russe !

Des chiffres de plusieurs centaines de millions de pratiquants circulent à propos du basket. Qu’en est-il réellement ?

(Il se lève et va chercher dans ses documents) On distingue entre ceux qui aiment le basket, ils sont 600 millions, ceux qui regardent les infos de basket au moins une fois par semaine, ils sont 200 millions, ceux qui le jouent au moins une fois par mois, c’est 125 millions, ceux qui sont licenciés à travers les fédérations nationales, c’est autour de 25 millions, et ceux qui sont des stars, et au total on avoisine donc le milliard. Ce sont des extrapolations à partir de statistiques sorties de recherches sur plusieurs marchés. Bien sûr on peut aimer le basket et d’autres sports. Ainsi en Allemagne le sport le plus apprécié chez les moins de 18 ans, c’est le basket. Sait-on ce qu’il en est en Chine ?

On a la chance d’être le sport le plus populaire en Chine. Nous avons eu un championnat d’Asie là-bas cet été qualificatif pour Londres que la Chine a gagné. Sur six rencontres des Chinois il y a eu une audience moyenne de 64 millions de téléspectateurs avec une pointe à 101 millions. La passion pour le basket est extraordinaire alors que Yao Ming ne jouait pas, il était commentateur à la télévision.

Les statistiques chinoises sont faites de manière un peu particulière du fait que dans les écoles tout le monde fait du basket, c’est une obligation, un plaisir aussi, ça fait partie du cursus du curriculum. Donc le chiffre est énorme. Quand on vous dit qu’il y a 250 millions de basketteurs en Chine cela inclut tous ses jeunes qui le jouent à l’école. Après c’est très difficile de dissocier ceux qui jouent dans des ligues. Il y a notamment une ligue universitaire qui comprend 3.000 universités. Une ligue gérée par la fédération, la CBA, qui comprend une 1ère division, 2e division, etc., comme chez vous la Pro A, la Pro B, avec des multimillionnaires qui sont propriétaires des clubs ! Il existe une seconde ligue… Le système d’organisation est extrêmement complexe. Il y a en dessous tout ce qui concerne les régions, comme chez vous les départements, mais ce sont des États en soi, ça va très vite dans les millions. Le basket peut se positionner comme 2e sport au Monde derrière le foot ?

Si on prend la Chine, on est les premiers (rires). En Chine, le foot n’est pas au niveau du basket. C’est clair que le foot est à une autre dimension, mais comme sport global pratiqué dans le monde entier, on fait la paire avec le foot.


17 La Chine, c’est le nombre, mais depuis quelque temps on se rend compte qu’ils peuvent bénéficier de pas mal d’argent et faire venir des joueurs étrangers, notamment de NBA. Quand Yao Ming était candidat au All-Star Game on constatait qu’il arrivait toujours en tête des suffrages car il bénéficiait des votes de ses compatriotes. C’est un pays en plein essor ?

peanuts, que le joueur soit autorisé à demander lui-même un temps-mort en NBA et pas dans le jeu FIBA, c’est un détail… Nous ne sommes pas un sport où l’individu prévaut sur l’équipe, donc on a quand même encore une différence de philosophie et je ne pense pas qu’elle changera, mais à part cette manière d’interpréter le jeu, je pense que ça sera la même chose.

Quand la Chine joue on a aussi des pics à la télévision ou sur le site web. Quand les Chinois veulent quelque chose et s’y mettent, ils dépassent tout le monde et de loin. C’est vrai, il y a davantage d’argent, ils commencent à payer des droits TV correctement, ils engagent des joueurs étrangers, ils les payent ce qu’ils demandent ce qui n’était pas toujours le cas jusqu’à présent, ils commencent à y avoir des sponsors chinois qui s’intéressent au basket et la NBA étant sur place, elle en a pris quelques uns, il y a beaucoup de sociétés de production de matériel et d’équipement sportif dédiés au basket. Il y a une bonne économie pour le basket. Ça a été soutenu par des succès de l’équipe nationale avec les premiers joueurs qui sont allés en NBA, mais actuellement c’est le déclin. Ils ont réussi à se qualifier directement pour Londres mais la suprématie qu’ils ont eue ces dix dernières années en Asie s’affaiblit et ils risquent de la perdre. Il faudra voir si ça n’aura pas d’effet sur l’économie du basket et peut-être que cela va permettre à d’autres sports de reprendre du souffle car pour l’instant le basket tue à peu près tout, sinon les sports typiquement chinois, tennis de table, arts martiaux.

Pensez-vous que les règles seront unifiées pour les professionnels masculins ou pour tous les niveaux jusqu’aux amateurs ?

Ils ont un énorme problème de détection de talents, de filtrage de la masse pour aller vers le haut. Deuxièmement ils manquent cruellement d’entraîneurs comme il faut. Et troisièmement le niveau de la ligue chinoise reste assez faible. Si le niveau des clubs n’est pas suffisamment bon, c’est difficile de bien former les joueurs. Il n’y a pas la relève derrière les Wang Zhizhi et Yao Ming. En plus les échanges avec l’étranger ne sont pas dans leurs cordes. Le basket international vient de changer la configuration de son terrain, la distance de sa ligne à trois-points, un pas vers la NBA, mais celle-ci fait-elle vraiment des efforts pour unifier les règles ?

Le but n’est pas de savoir qui copie qui, mais de savoir où l’on va avec les changements. Si vous avez une locomotive, ce n’est qu’en allant le plus avant possible, ensemble, que vous allez développer le basket. Nos changements de règles n’ont pas été dictés d’une manière ou d’une autre par celles de la NBA, on a estimé que le moment était venu pour faire l’étape suivante à ce sujet. Les États-Unis ne dominent plus comme auparavant et j’ai hâte de voir les effets de nos changements de règle sur le terrain. Et je suis sûr que dans dix ans on fera encore un pas en avant dans les règles et qu’il n’y aura plus de différences. Déjà aujourd’hui, il y en a très peu, 50 cm de ligne à trois-points, oui, mais le reste c’est

Après le championnat du Monde vous avez évoqué la possibilité de baisser la hauteur du panier pour les filles afin de rendre le jeu plus spectaculaire. Où en est-on ?

Si l’on prend la moyenne de taille et de taille des mains des femmes, elles sont clairement différentes de celles de hommes. Donc on a pris la décision d’avoir un ballon plus petit – ça a pris je ne sais pas combien d’années à en discuter –, la logique voudrait que le panier soit baissé. C’est une idée qui m’a été utile pour provoquer le débat. On a énormément de discussions pour savoir comment promouvoir le basket des femmes. Mais soyons honnête, notre milieu n’est pas très chaud pour baisser la hauteur des paniers, et ce ne sont certainement pas les filles qui jouent au plus haut niveau et qui s’entraînent depuis des années, qui y sont favorables. Alors que regardez au volley, c’est tout à fait normal que le filet soit plus bas, au tennis que la raquette soit plus petite.

On vient d’une structure qui est basée sur l’amateurisme, sur la vie associative volontaire. En NBA, ce n’est pas le cas, en plus ils ont tout le système scolaire qui leur fournit la matière première. J’ai été arbitre mais surtout volontaire dans un club, un jour officiel de table, le lendemain on s’entraînait, et après on arbitrait. Le basket international ne peut pas couper avec son histoire et sa base qui le rend fort. Sans ses fédérations nationales la fédération internationale n’est rien. La NBA, c’est un business. Et on sait qu’avec eux on a des discussions qui sont ramenées en permanence aux dollars. La discussion la plus difficile c’est la mise à disposition des joueurs pour l’équipe nationale car elle nous oppose. Le joueur a été formé dans un pays, dans mon esprit, il est tout à fait normal, dans la mesure où il le veut, qu’il est en forme, qu’il aille jouer pour son pays. Un propriétaire de NBA va dire, « mon joueur a joué 80 matches, il doit encore aller s’entraîner, jouer une dizaine de matches officiels, autant de non officiels, il n’a pas de vacances, vous êtes en train de l’user au-delà de ce que je le paye, il risque de se blesser. » Il faut que l’on trouve une solution à chaque fois mais sur le fond on a une vraie divergence d’opinion. Le reste c’est du business aussi pour nous. S’il prenne un joueur en Inde, par exemple, ça va développer le basket là-bas. Avez-vous passé un contrat avec la NBA ?

Oui, il prévoit que les joueurs doivent être mis à disposition de leur équipe nationale dans la mesure où les compétitions ne se font pas pendant la saison NBA. La seule condition c’est que les joueurs doivent avoir une assurance adéquate. On sait que ce n’est pas aussi simple dans la réalité. On a eu le cas en Suisse de Thabo Sefolosha qui après sa première année en NBA n’est pas venu en sélection. Ils lui ont dit gentiment « il vaut mieux que tu t’entraînes. » On peut le comprendre, mais si le joueur ne vient jamais, je ne comprends plus. Cette pression existe aussi dans l’Europe des clubs sur ses joueurs.

« On fera un championnat continental et un championnat du Monde tous les quatre ans » Il y aurait aussi des problèmes techniques colossaux à résoudre ?

Pour le haut niveau, non, les paniers ce sont des ascenseurs, vous pouvez les arrêter où vous voulez, au millimètre près. Par contre, c’est vrai, c’est impossible de mettre ça partout en pratique. Il faudrait changer les paniers dans le monde entier. Ce n’est pas une solution praticable mais ça nous a permis d’ouvrir le débat, d’avoir une conférence sur les femmes, de remettre en question les tenues, la pratique du basket par les femmes de culture musulmane… Notre position sur ce point, c’est qu’on ne changera pas.

Là, vous pouvez intervenir plus facilement ?

Je pense que les fédérations gèrent ces problèmes relativement bien en général. Il n’y a pas de clubs au Monde, ni en NBA ni ailleurs, qui puisse refuser à un joueur qui le veut d’aller jouer avec son équipe nationale. Il n’y a pas de papier ou de pression qui tienne. Après un été un joueur peut être fatigué et un autre été il peut être en position délicate vis-à-vis de son contrat, c’est normal… Mais pour revenir à la question d’avant : eux voient les joueurs comme de la matière première pour faire de l’argent alors que nous c’est un être humain qui a reçu une éducation, un entraînement ici, et c’est normal qu’il

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Ils ne parviennent pas à former leurs joueurs de haut niveau ?

C’est un débat que l’on a au moins une fois par an quand on se réunit dans une commission particulière qui discute de ça la moitié de la réunion. Faut-il ou pas ? On a tranché régulièrement dans le sens qu’il faut un règlement de haut en bas. Il y a eu un débat solide pour savoir si le déplacement de la ligne à trois-points devait se faire aux dépens du jeu féminin, des jeunes. Au final on s’est dit qu’on ne peut pas avoir trois terrains, trois lignes, trois paniers différents. Le tir à trois-points doit rester une exception. Quel sera le prochain changement ? On pense qu’à un moment le terrain risque de devenir un peu étroit.

Il n’a été question que de business, de dollars pendant le lock-out NBA, d’une bataille de chiffonniers entre millionnaires et milliardaires. Votre mentalité d’Européen n’a pas été choquée ?


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18 ait la volonté, l’orgueil, de jouer pour son équipe nationale, et aussi qu’il redonne quelque chose à son pays. L’effort que fait Dirk Nowitzki pour sa patrie est un exemple pour les autres. Mais vous ne pouvez pas non plus construire votre équipe nationale sur un joueur. Ce n’est pas bien pour lui ni pour la génération future. Nowitzki a dû faire 7 ou 8 étés de suite, à un moment il est fatigué, il va dire « merci, c’est terminé » et l’équipe nationale va décliner. Les saisons et pas seulement en NBA sont de plus longues, éprouvantes, et on a la sensation que chaque ligue, fédération, essaye de se positionner en poussant les autres. Jordi Bertomeu, le directeur de l’Euroleague, a déclaré dans El Mundo du 20 octobre 2011 que le format du Top 16 de l’Euroleague va changer (2 groupes de 8 donc 14 matches au lieu de 6) et ainsi que la compétition allait rogner sur le calendrier des équipes nationales. Qu’en pensez-vous ?

C’est une question très importante pour le basket européen. Avoir une forte Euroleague est nécessaire, mais là où je ne partage pas leur avis c’est dans la recherche de quantité. C’est plutôt une fuite en avant. Il y a certains clubs qui estiment que les championnats nationaux n’ont pas leur raison d’être, ne sont plus porteurs, et que c’est plus facile de jouer le CSKA Moscou régulièrement. Le problème est plutôt au niveau des

championnats nationaux qui ne sont pas suffisamment forts. Aujourd’hui c’est assez confus, on ne sait plus très bien qui joue, qui qualifie vers quoi, il y a des ligues régionales dont l’une qualifie pour l’Euroleague, il y a le Maccabi dans la ligue Adriatique, ça ne tient plus la route. Est-ce que trois compétitions de clubs c’est une bonne chose ? Il faut y réfléchir. Parfois il vaut mieux resserrer qu’élargir et que la qualité ne réside pas dans le nombre. Et là où on ne va pas être d’accord du tout c’est si ça se fait aux dépens des équipes nationales, la situation pourrait être difficile comme il y a dix ans. Avez-vous les moyens d’intervenir sur l’Euroleague qui est une entreprise privée…

…Dont les membres sont les clubs qui sont membres de nos fédérations. Il faut que la famille du basket européen se retrouve autour d’une table pour peindre les dix prochaines années du basket, et pour l’instant ça ne s’est pas fait d’une manière constructive et commune. Nous, on est en train de réviser le calendrier mondial de nos équipes nationales et ça aura un impact dans toute cette situation. Les compétitions des équipes nationales prennent de l’envergure, ça obtient de bonnes audiences, et ça permet de refinancer le basket. Alors que beaucoup de championnats nationaux qui ont été historiquement très forts sur les vingt dernières années sont en déclin assez sérieux. La crise économique accélère le processus et le basket ne peut pas être trop dépendant des cycles économiques.

Au basket, il y a les Jeux Olympiques qui restent l’épreuve principale, un championnat du Monde tous les quatre ans, un championnat d’Europe tous les deux ans, et un préolympique. N’est-ce pas beaucoup trop ? Et paradoxalement, les meilleurs joueurs étant en NBA, les équipes nationales sont dans un long tunnel de septembre à l’été ?

Nous le milieu du basket, on est extrêmement fragmenté. Ça n’aide pas dans notre perception de l’extérieur même si le basket continue de grandir. Ce n’est pas évident de trouver une vraie voie commune, les intérêts des uns et des autres sont tellement différents. La NBA, c’est un pays, un chef, trente propriétaires, c’est très clair. Ici ce n’est pas clair. Une grande société a son siège ici à Genève. Un jour le directeur est en rendez-vous avec le président de la FFBB qui lui demande de faire un sponsoring, le lendemain c’est Jordi Bertomeu, le mercredi c’est moi qui y vais, et le jeudi ça sera Heidi Ueberroth la présidente de NBA marketing. Le gars en face a son chéquier et il se dit « qu’est-ce que je fais ? » Chacun a le droit à son indépendance mais on ne s’aide pas beaucoup dans ce milieu, on ne donne pas une bonne image d’unité. Vous prenez ça et vous l’appliquez au calendrier, le résultat est le même. C’est très confus. Nous on a le tournoi préolympique. En Europe il y a le « tournoi de la dernière chance » deux semaines avant le champion-

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« Aux J.O. de Pékin, on était a égalité avec la natation en terme d’audience et même meilleur sur certains matches »

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« En France les statistiques disent que s’il y a 450,000 licenciés, il y a 1,5 million ou 2 millions de personnes qui jouent au basket » nat d’Europe pour qualifier une équipe. En Asie, il y a la Stankovic Cup qui qualifie aussi en partie pour le championnat d’Asie et pas uniquement. On est absolument maîtres à confondre les gens ! On parle d’un Euro uniquement tous les 4 ans, sachant que les joueurs NBA sont enclins à faire l’impasse sur celui qui ne qualifie pas pour les Jeux Olympiques, faut-il aussi maintenir le tournoi préolympique ?

sera moindre. En Afrique ce n’est pas évident de faire des matches aller-retour aussi peut-être faut-il envisager une étape intermédiaire. Vous êtes membres du CIO, quelle est véritablement la place du basket aux Jeux Olympiques ?

Le tournoi préolympique a été organisé pour atténuer un peu l’esprit d’universalité des Jeux, pour améliorer la qualité du tournoi olympique, alors qu’avant on attribuait des quotas par continent. C’est vrai que ça permet aussi de positionner une compétition FIBA dans l’année olympique et de donner une exposition à nos partenaires. Ce n’est pas idéal de mille points de vue. On a beaucoup débattu de ce sujet ces derniers mois et lors de notre dernier comité directeur au bureau central début décembre à Madrid. Notre vision c’est que l’on a besoin d’alléger le calendrier, le clarifier et donner plus d’opportunités à nos fédérations nationales de pouvoir voir leurs équipes nationales à la maison. Si je résume, c’est de déplacer l’année du championnat du Monde de 2018 à 2019, les Jeux c’est en 2020, le championnat d’Europe en 2021, pas de compétition en 2022, probablement le championnat du Monde féminin, et puis en 2023 le championnat du Monde, en 2024 les JO, etc. Donc on fera un championnat continental et un championnat du Monde tous les quatre ans, et deux années de qualification pour le Mondial et l’Euro avec des rencontres à la maison dans la plus grande partie du Monde sauf là où logistiquement c’est un peu compliqué. La qualification pour les Jeux Olympiques se faisant à travers le championnat du Monde. Donc le préolympique et un championnat continental tombe aussi. Après il y a 25.000 détails… Il faut trouver des dates pour jouer. Dans notre esprit on a bloqué quatre fenêtres, février, juin, septembre et novembre, et on va réfléchir comment les utiliser. Il faut s’entendre avec les ligues et les clubs et trouver aussi une fenêtre où les joueurs NBA puissent jouer. Si tout va bien on prendra une décision en 2012.

On est dans les 3-4 premiers sports derrière l’athlétisme qui est le sport roi. Il y a la natation, la gymnastique et le basket. Ce sont les Américains qui financent en grande partie les Jeux Olympiques. Pour eux la natation et la gymnastique ont une grande valeur, le basket aussi mais ils ont déjà la NBA… Par contre pour la NBA c’est un événement très important. À Pékin, on était à égalité avec la natation en termes d’audience et même meilleur sur certains matches. On se bagarre avec la fédération de natation pour dire qui est le meilleur (rires). On est clairement le sport d’équipes le plus important. Le foot joue aux J.O. avec des joueurs plus jeunes… On a d’ailleurs posé la question à nos fédérations pour savoir si elles voulaient aller dans cette même direction compte tenu des problèmes de calendrier dont on parlait, c’est non. Pour revenir au foot, alors que nous on joue dans des salles de 12/20.000 spectateurs, eux c’est dans des stades de 80.000. Pour un comité d’organisation c’est beaucoup de billets vendus pour financer les Jeux. À cause de cette importance économique pour les organisateurs ça reste un sport majeur aux J.O., pas en termes de qualité de joueurs ou de jeu. Pour nous, c’est un peu un casse-tête chinois car du fait que le basket est un sport mondial, douze équipes ça ne nous satisfait pas. C’est aussi dans ce sens que l’on veut réorganiser les priorités après les Jeux de Rio. Les joueurs choisissent un peu les compétitions qu’ils veulent jouer, s’il y a une qualification olympique au bout, j’y vais… Alors que pour une qualification pour un championnat du Monde à 24, il estime que l’on peut y arriver sans lui, ou alors c’est carrément moins important pour lui. Avec l’option d’effectuer les qualifications pour les Jeux à travers le championnat du Monde, c’est une manière de faire de cette compétition la clé du système. On a besoin de développer le championnat du Monde pour agrandir le gâteau pour tout le monde.

Cela comblerait l’envie des fans de voir leur équipe nationale à domicile ?

Est-ce possible d’obtenir davantage que 12 places ?

Si vous faîtes des groupes de six, cela fait dix matches sur deux ans, régulièrement. Et ça c’est de la propriété de la fédération française, donc la possibilité de construire des partenariats de long terme avec la télévision. On a fait faire une étude économique et c’est très clair qu’avec ce système les fédérations nationales vont ressortir bénéficiaires. Après c’est à elles de mettre ça en musique pour que ce ne soit pas que de l’argent mais aussi un bénéfice d’image de marque, pour construire la prochaine génération de talents, impliquer les clubs. Les ligues nationales auront peut-être un trou d’une semaine ou deux mais la pression sur les joueurs

On continuera à se bagarrer pour en avoir davantage. En 2013, pour les Jeux de Rio de 2016, on posera deux requêtes sur la table du CIO, avoir 16 équipes et introduire le 3x3. Il y a une vingtaine d’années lorsque le phénomène 3x3 est arrivé en France, la fédération était un peu décontenancée. Aujourd’hui cela fait partie des préoccupations prioritaires de la FIBA ?

C’est du basket mais ce n’est pas une préoccupation majeure. Seulement pour revenir à ce dont on parlait toute à l’heure, on sait que le 3x3 concerne

un multiple de ceux qui sont licenciés. En France les statistiques disent que s’il y a 450.000 licenciés, il y a 1,5 million ou 2 millions de personnes qui jouent au basket. En Slovénie c’est 7 fois, en Allemagne 3,5 fois. Même si le multiple n’est que de 2, il y a une masse de gens qui jouent en dehors de nous au basket et on veut les intégrer dans notre système de la manière la plus libre qui soit, pour qu’ils jouent quand, où et avec qui ils le veulent. Aujourd’hui il existe des organisateurs de 3x3 dans chaque pays, des municipalités, des écoles, des universités, des privés comme le Quai 54 à Paris, des sociétés comme Adidas ou Reebok. On n’a pas l’habitude de travailler avec des gens comme ça, c’est un vrai défi. Il faut le réussir si on veut se moderniser et comprendre que la famille du basket est large. C’est un phénomène mondial ?

Partout. Kentucky Fried Chicken est le plus grand organisateur de tournoi 3x3 en Chine, ce sont des milliers d’équipes qui jouent. On joue des 3x3 dans les favelas à Rio de Janeiro. Nene joue là-bas. En Tunisie c’est une société de télécoms qui organise un tournoi. Le basket reste un message porteur, les sociétés l’utilisent pour aller directement à leurs clients, c’est une relation commerciale. Et pour des pays en développement c’est beaucoup plus facile d’organiser du 3x3 que du 5x5. On a organisé un championnat du Monde à Rimini en huit semaines, on a voulu faire un test. On voulait inviter 24 ou 32 équipes, on a terminé à 56 équipes de 40 pays du monde entier. Il y avait le Népal, le Sri Lanka, Guam… Avec cinq billets d’avion on peut aller à un championnat du Monde même si on est un petit pays. C’est la Nouvelle-Zélande, qui n’a jamais la chance de jouer dans les championnats du Monde de jeunes, qui a gagné le tournoi. n

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échos EUROPE

EUROLEAGUE

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LE TOP 16 DÉVOILÉ

TRANSFERT

KIRILENKO RESTE EN RUSSIE Courtisé par New Jersey, AK47 a finalement choisi de terminer la saison avec le CSKA.

T

oute l’influence – présumée – de Mikhail Prokhorov n’aura donc pas suffi. Un temps attendu par New Jersey et son richissime propriétaire, Andrei Kirilenko a privilégié la compétitivité du CSKA au contrat longue durée qui n’attendait que sa signature sur le bureau du front office des Nets. « J’ai considéré plusieurs options en pesant le pour et le contre et je suis arrivé à la conclusion que je devais terminer la saison avec le CSKA », s’est justifié l’ancien pensionnaire du Jazz le week-end dernier. « Nous avons construit une très bonne alchimie collective et il aurait été incorrect de s’arrêter à mi-chemin. »

EN BREF

• À la traîne en Ligue Adriatique, le Cibona Zagreb (7-6) a remplacé Daniel Lutz par Jasmin Repesa, sans club depuis son départ de Trévise la saison dernière. Sélectionneur de la Pologne au dernier Euro, le Croate était déjà passé sur le banc du Cibona entre 1995 et 1997 puis lors de la saison 2001-2002… Sous contrat avec Malaga jusqu’au 31 décembre, Kristaps

De retour à l’entraînement mardi dernier après six semaines d’absence, Kirilenko est prêt à sublimer en 2012 ce rôle de leader qu’il n’a jamais pu vraiment endosser en NBA. « Je sais combien les gens comptent sur moi ici. »

Le CSKA invincible ? Élu meilleur joueur de l’Euroleague en octobre après cinq rencontres de très haute volée (13,8 points, 9,0 rebonds, 3,4 passes, 3,2 contres et 2,2 interceptions), AK47 a retrouvé sur sa terre natale toute la polyvalence de ses premières années NBA avant que des blessures au nez et à l’épaule ne

Valters n’a pas voulu prolonger l’aventure avec l’actuel dauphin du Real Madrid en ACB. Troisième scoreur de l’Unicaja en Euroleague (10,9 points), le Letton n’avait pas encore trouvé sa nouvelle destination à l’heure d’écrire ces lignes… Coup dur pour Milan qui entamera le Top 16 sans Malik Hairston (13,9 pts), son meilleur pointeur depuis le départ de Danilo Gallinari. Opéré au tendon d’Achille, l’ailier US ne sera de retour que dans trois

viennent retarder son joli chantier, sans conséquence cependant pour sa formation. Intraitable avec (5-0, +17,6 pts en moyenne) comme sans sa star (5-0, +10,4 pts), le CSKA abordera le Top 16 en grandissime favori. Parti en NBA il y a dix ans sans avoir pu brandir un trophée continental, le MVP de l’Euro 2007 a aujourd’hui l’opportunité de gagner son premier titre majeur en club. Avant de repartir monnayer ses services dans le championnat nord-américain ? Kirilenko, signataire d’un contrat de trois ans en Russie, aura une nouvelle clause de sortie à la fin de la saison.�n Jérémy BARBIER

semaines… Leader offensif de Charleroi depuis un peu plus d’une saison, Demond Mallet a obtenu son bon de sortie pour rejoindre le Maccabi Tel-Aviv. Qualifications incluses, le meneur compilait 16,6 points, 3,1 passes et 2,3 rebonds avec les Belges jusqu’à présent… Un peu plus bluffant chaque semaine, Nikola Mirotic a été élu joueur du mois de décembre en Euroleague (18,5 points à 63% et 6,8 rebonds). J.B.

• « Nous devrons jouer bien mieux que ce que nous faisons actuellement si nous voulons défendre notre titre. » Champions sortants, Mike Batiste et le Pana pourront se reposer sur un tirage plutôt clément pour tracer leur route jusqu’aux playoffs. Fenerbahçe, Kazan et Milan, qualifié de justesse pour cette seconde phase, sont au programme. « Nous abordons ce Top 16 sans pression particulière », assure Sergio Scariolo. Tout le contraire de Barcelone, impeccable jusqu’alors (9-1) et favori logique d’un groupe H où Cantu et le Maccabi auront des ambitions légitimes de quart de finale. « Notre groupe est plutôt bon, ni trop facile ni trop dur », estime David Blatt. À Moscou, la qualification ne sera probablement qu’une formalité. Seule équipe invaincue après les dix premières levées, le CSKA hante déjà les nuits de Galatasaray, Efes et Olympiakos. Dans le groupe F, Sienne devra se défaire de trois clubs espagnols dont le Real pour espérer retrouver le Final Four en mai prochain. « Il est très difficile de faire des prédictions, d’autant plus que nos adversaires se connaissent parfaitement », juge coach Pianigiani. Début des festivités le 18 janvier. J.B.

Groupe E

Groupe F

Groupe G

Groupe H


22

échos FRANCE

AJINÇA À STRASBOURG…

J.L. MONSCHAU S’ÉNERVE ! Pour le coach du SLUC, l’arrivée d’Alexis Ajinça à la SIG a été conditionnée par la présence du sélectionneur national. Un terrain dangereux. organisée avec son club. Sans anticiper la réplique de son entraîneur, Martial Bellon est revenu sur les conditions de l’arrivée du géant. « Nous avons été en discussion avec lui et ses agents dès le 15 ou 16 décembre, bien avant Nancy et Villeurbanne », nous expliquait le président de la SIG en début de semaine. « Le joueur nous avait fait savoir que s’il n’avait pas de club NBA à Noël, il viendrait à Strasbourg, prioritairement parce qu’il savait qu’il aurait du temps de jeu. »

« Qu’il présente ses excuses à Vincent » Si le président strasbourgeois se défend de vouloir ajouter de l’huile sur le feu, il regrette un certain mélange des genres. « Je n’ai pas envie de rentrer dans une polémique mais je me sens surtout touché pour Vincent. Il fait très attention à ne

Hervé Bellenger/IS

P

eu après qu’Alexis Ajinça a choisi de poser ses valises en Alsace plutôt qu’en Lorraine, le technicien du SLUC a vivement exprimé le fond de sa pensée dans les colonnes de L’Est Républicain. « Il faut savoir que si Ajinça a choisi Strasbourg, c’est dans la perspective de l’équipe de France. » Et JLM de relancer le débat sur la « double casquette » portée par l’entraîneur de la SIG. « C’est une situation de concurrence déloyale qui me paraît inacceptable. Je le disais déjà à l’époque de Claude Bergeaud. Le sélectionneur de l’équipe de France n’a qu’à entraîner un club à l’étranger. » Contacté par BasketNews lundi dernier, Vincent Collet n’a pas souhaité réagir à chaud aux propos de son homologue, promettant de s’exprimer sur le sujet ce jeudi lors d’une conférence de presse

pas mélanger les fonctions et cela jette un discrédit sur quelqu’un qui est d’une extrême loyauté. Je ne discute jamais avec lui de l’équipe de France, on a mis sans se le dire une sorte de muraille. Il est coach de la SIG, l’équipe de France est un autre job. Que Jean-Luc Monschau se laisse aller

à de tels commentaires, ma foi, j’ai envie de lui en laisser la paternité. J’aurais juste envie de lui dire qu’il présente ses excuses à Vincent Collet parce que mettre en doute sa loyauté de cette manière, entre confrères, il y avait autre chose à faire. » n Jérémy BARBIER

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Hervé Bellenger/IS

échos FRANCE

LAURENT FOIREST (GM ASVEL)

« ARMSTRONG NE NOUS A PAS PRÉVENUS »

Edwin Jackson ASVEL, PRO A

Hilton Armstrong s’est entraîné lundi dernier avec les Clippers et… l’ASVEL ne le savait pas. Pourtant, Laurent Foirest nous assurait mardi que le pivot n’était pas sur le départ. Et le GM fait également le point sur l’effectif.

H

ilton Armstrong qui fait un work-out avec les Clippers, était-ce prévu ? Non. Pendant les vacances, les joueurs font un peu ce qu’ils veulent.

Il ne vous en avait pas parlé ? Non. On ne le savait pas. Il ne nous a pas prévenus. Moi, je sais que demain (mercredi, ndlr), il doit être là pour six heures, voilà. C’est prévu comme ça. Contractuellement, étant sous contrat avec l’ASVEL, a-t-il le droit de s’entraîner avec une autre équipe professionnelle ? Pendant les vacances, s’il veut se tenir en forme, il peut s’entraîner avec qui il veut. En Europe c’est la trêve de partout donc en général les mecs s’entraînent individuellement, mais aux ÉtatsUnis je ne sais pas comment ça se passe.

manque un poste 4 pour remplacer Jamie (Skeen), et on voulait quelqu’un qui soit capable de jouer sur les deux postes, 4 et 5. Le poste 4 justement : avez-vous d’autres pistes ? Aujourd’hui non. On a cherché un peu, c’est tout. On laisse la place aux jeunes. Il y a des bons et des mauvais côtés mais on a fait un pari et on va faire confiance à l’équipe en place. Après c’est comme tout, si on trouve un profil intéressant… Parlons de Phil Goss. Critiqué par Pierre Vincent, est-il menacé ? Oui, on aurait pu croire qu’il est menacé, parce qu’on attend parfois autre chose de certains « Ricains ». Il est rentré un petit peu en guerre avec le coach mais on connaît ses qualités. Quand il est branché sur le bon secteur il peut être fort. C’est aux deux parties de faire des efforts pour qu’il puisse exprimer tout son talent.

« Si Goss veut être con, on peut être con aussi »

En l’occurrence, les Clippers avaient réuni plusieurs intérieurs afin d’en recruter un, Solomon Jones a d’ailleurs été retenu. L’idée n’était pas de se maintenir en forme… Alors ça, je ne sais pas. Contrairement à ce qui a été marqué dans les journaux il n’était pas question qu’on se sépare d’Hilton. S’il avait envie de retourner aux États-Unis je pense qu’il nous l’aurait dit. Il n’y a aucune volonté de vous séparer d’Armstrong ? Non. C’est un joueur qui progresse tous les jours, qui est un petit peu l’âme du vestiaire. On ne peut pas se séparer d’un mec comme ça. Le fait que le club se soit intéressé à Alexis Ajinça n’a aucun rapport ? Oui on s’est intéressé à lui, mais parce qu’il nous

Pourquoi n’arrive-t-il pas à l’exprimer ? En venant ici il ne pensait pas être autant en concurrence avec les jeunes. Léo (Westermann) est en train de passer un cap. C’est à Phil de s’adapter, de faire ce qu’on lui demande et pas ce qu’il a envie. Je pense qu’il a compris. Ne craignez-vous pas qu’il n’ait pas peur d’aller davantage au clash ? Oui, il pourrait, mais je ne pense pas que ça soit à son avantage ! S’il veut être con, on peut être con aussi. Il aurait pu passer plus de temps sur le banc et pour la suite de sa carrière ça ne serait pas bon. n Propos recueillis par Yann CASSEVILLE

Brandon Jennings Milwaukee, NBA


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DOSSIER

PRO A : LE BILAN À LA TRÊVE

ON COMMENCE À Y V Les bonnes surprises ? Le Paris Levallois, bien sûr, et Le Mans, avec sa star Taylor Rochestie. Dans une moindre mesure, Dijon s’est installé dans sa saison. Qui déçoit ? Poitiers, bien sûr, mais aussi Pau, Cholet et Roanne. Pour l’ASVEL, on attend avant de se prononcer. Par Thomas BERJOAN, Fabien FRICONNET, Antoine LESSARD et Claire PORCHER

D

eux faux pas en Bourgogne (-4 à Chalon, -3 à Dijon) et puis c’est tout. L’entame tonitruante du BCM impressionne. Au Sportica, c’est une boucherie. Le rouleau compresseur nordiste y concasse tous ses adversaires : 6 victoires en 6 matches sur un écart moyen de 29 points. À l’extérieur, le BCM fait le métier. Cinq victoires en sept matches, dont un succès d’estime chez l’ASVEL de Tony Parker. Entre le 8 octobre et le 10 décembre, Kiki Monschau et ses boys n’ont pas perdu un match. 12 victoires de rang, Pro A et Eurocup confondues. Alors, ce BCM, clairement au-dessus du lot ? Cela en a bien l’air, mais attendons de voir si les Nordistes confirment leur solidité chez les autres équipes du Top 6. Premier élément de réponse le 13 janvier à Nancy. À voir aussi si J.R. Reynolds monte en régime. Jusque-là, son bilan n’est pas fameux (2,3 pts et 1,0 pd en 17’). Toutefois, le retour de Pape Sy pourrait mettre tout le monde d’accord. L’ex-Hawk fut intenable offensivement à la fin de son séjour nordiste (16,3 pts en 18’ sur ses 4 derniers matches). • La question : Injouables avec Pape Sy ? A.L.

Chalon (11 V, 2 D)

L

a continuité paie ! L’Élan est co-leader après 13 journées – sa meilleure entame depuis 10 ans – et s’est offert, entre autres, ses quatre concurrrents du Top 5 au Colisée. Les deux principales sources d’inquiétude, à savoir la capacité à gérer de front coupe d’Europe et championnat (5v-1d en EuroChallenge) et la succession de Marquez Haynes, ont été balayées. Malcolm Delaney est un tout bon (15,6 pts, 3,1 rbds et 3,8 pds en 32’), du même

• La question : Après la Coupe de France 2011, un deuxième trophée en 2012 ? A.L.

Nancy (10 V, 2 D)

L

e choc du départ de Nicolas Batum n’a pas encore été digéré (et coach JLM a grogné et mis la pression à sa direction), d’autant que son remplacement par Kenny Gregory a été un échec (3,0 d’évaluation en 18 minutes en Pro A, un seul succès en quatre matches). Jusqu’à la signature de Bernard King mardi, le poste 3 du SLUC était vide ; or tout ou presque passait par lui auparavant. King, un combo guard et pas un ailier véritable, fera-t-il l’affaire ? C’est en tous cas la seule faiblesse notoire de Nancy… En effet, malgré tout (notamment l’effondrement en Euroleague), le champion de France, qui dispose d’un calendrier plus clément (seulement 5 matches à domicile joués) et qui a un match en retard (contre Roanne samedi), reste une référence (et peut reprendre la main le 13 janvier contre le BCM). Deux défaites seulement (de 2 pts au Mans et de 7 à Chalon), un Akingbala régnant, un Moerman qui monte en flèche, un Sylla devenu rentable, un Samnick en vigie, un Shuler qui s’est adapté et un Amagou fonceur en sortie de banc. Et la défense. Et l’expérience. Et le coach. • La question : Pourquoi le SLUC

réussirait-il là où les autres ont échoué depuis 2004 : conserver le titre ?

Pascal Allée/Hot Sports

Gravelines-Dunkerque (11 V, 2 D)

calibre que son prédécesseur. Sa dextérité n’est pas sans rappeler un certain Dee Spencer. Seulement battu par Cholet et l’ASVEL, l’Élan aurait pu payer cash son côté up and down. Les deux roustes subies fin novembre à Villeurbanne (-23) puis à Anvers (-25) ont eu le mérite de remettre les pendules à l’heure. En perdition jusqu’alors, Steed Tchicamboud est revenu aux affaires et Chalon a surfé sur une série de 6 victoires. Attention, la suite du calendrier s’annonce compliquée avec des déplacements chez toutes les autres équipes du Top 5.

Pape Sy terminera finalement la saison au BCM. Chalon et Steed Tchicamboud enchaînent les victoires. Le SLUC de J.L. Monschau n’a pas conservé Kenny Gregory.

Le Mans (10 V, 3 D)

L

e Mans a l’attaque ! 84,8 points de moyenne (numéro 1) pour s’installer à la trêve dans le groupe à la poursuite des leaders Gravelines et Chalon. Pas mal après une 8e place à l’issue de la saison régulière 2010-2011 (bilan négatif à 1416). Après son élimination en quart de finale des playoffs, le Mans redevient un prétendant au titre. Et a réussi le plus beau coup de l’intersaison en dénichant le génie Taylor Rochestie : 20,5 points (56,6% aux tirs, 51,6% à 3-pts), 4,0 rebonds et 6,8 passes décisives. Le 1er à l’évaluation (24,2) et le 2e scoreur de la Pro A est comme un poisson dans l’eau dans le collectif de J.D. Jackson. Le coach a dû composer avec les blessures de Will Coleman (out pour la saison) et de Marcellus Sommerville. Mais la vraie interrogation de l’après-trêve, c’est la forme et l’apport des blessés « longue durée », Alain Koffi (genou) et Antoine Diot (dos). Réponse dès le match de Coupe de France contre Pau (10 janvier), date annoncée de leur retour sur le parquet. • La question : Éliminé de l’Eurocup et au

complet, et si Le Mans était l’équipe de 2012 ?

F.F.

C.P.


27

DOSSIER

VOIR PLUS CLAIR Roanne (6 V, 6 D)

Hervé Bellenger/IS et EB Via Getty Images

U

Orléans (8 V, 5 D)

L

es pondérations : le PL n’a pas battu les quatre équipes qui le précèdent (défaites à Chalon, au Mans et à Nancy) en attendant le Gravelines-PL du 21 janvier ; le banc est très court (Morandais, Masingue et Da Silva) ; la défense discutable (80,8 pts) ; enfin, les départs canons suivis d’un retour dans le rang ne sont pas rares. Ceci dit, l’équipe de Christophe Denis dégage quelque chose et n’avance pas masquée : ces gens-là veulent un titre, ou LE titre. Ils en ont les moyens, dans une configuration à la Roanne 2007. Le PL, invaincu à la maison (7-0), a démontré un mental à toute épreuve et s’appuie sur une terrifiante et cohérente phalange US (son cinq majeur). Meacham distribue et shoote juste, Chatfield (top scoreur de Pro A) est notre MVP de la phase aller, Noel est sobre et utile dans son aile, Jawad Williams (11e scoreur de Pro A) est un redoutable power forward, et Hamilton est le meilleur big man de France (3e évaluation). L’attaque rugit (2e aux points, 3e à l’adresse, aux passes et à l’éval). • La question : Taillé pour les As ? F.F.

• La question : Les As peuvent constituer un

O

n pensait le recrutement conservateur, il était avisé. Pellin à la barre, ça colle. Banks est revenu à son niveau. Brian Greene fluidifie la rotation. Joseph et Monds font le métier sans fioriture et avec peu de déchet. Maël Lebrun peut jouer et Sangaré monter dans les tours. Maleye N’Doye est un rêve de coach. Avec un grand Amara Sy, cette équipe 100% LNB reste sur six matches solides : cinq succès (Roanne, Cholet, ASVEL, HTV et Dijon) et un revers « normal » à Gravelines. Pour commencer 2012 : deux matches à domicile (STB puis SLUC) différents mais clés. La formation de Philippe Hervé présente le jeu le plus tenu de France : 13e attaque mais 2e défense (70,3), 1ère aux interceptions, 3e aux rebonds offensifs, et 1ère aux passes décisives en n’étant que 13e aux tirs tentés et 14e aux lancers tentés ! Remarquable. Néanmoins, on n’oublie pas qu’Orléans est aussi l’équipe qui a craqué au buzzer à Nanterre, qui a lâché son premier match à Poitiers et, surtout, qui menait de 21 points à sept minutes de la fin à Paris avant de perdre. • La question : Plus fort que les « moyens » mais moins fort que les « grands » ? F.F.

tournant. Dans le bon ou le mauvais sens ?

T.B.

Dijon (6 V, 7 D)

L

a course au maintien est bien engagée. La JDA a bien négocié ses trois matches à domicile face à ses concurrents directs (+6 Nanterre, +5 Pau, +9 Le Havre) et ramené une large victoire de Hyères-Toulon (+17). En plus de cela, deux victoires « bonus » (+3 BCM et +17 à Cholet) qui placent les Dijonnais dans le Top 8, donc en course pour les As ! Un objectif, parfaitement improbable au début du mois de novembre (1v-4d), qui deviendra réalité en cas de victoire à l’Astroballe le 14 janvier. Comment une équipe aussi maladroite (14e à l’adresse à 2-pts, dernière à 3-pts et aux LF), aussi limitée offensivement, a réussi à figurer en pareille position ? Grâce à sa défense pardi ! La patte de Jean-Louis Borg (70,3 pts encaissés) qui a reproduit

▼ ▼ ▼

Paris Levallois (9 V, 4 D)

n match sur deux. Depuis le début de la saison, la Chorale a gagné un match puis perdu le suivant. Jusqu’à la réception de Chalon pour la dernière journée, Roanne l’emportait à Vacheresse et perdait à l’extérieur. Pas de mauvaise série. Pas de bonne non plus. Une mélodie qui sonne l’ennui dans la Loire, où depuis 2006, le club a été habitué à jouer les premiers rôles. Coach JD Choulet a payé. Remercié après six matches. Depuis, on ne peut pas vraiment dire que cela va mieux. Globalement, cette équipe déçoit. Personne ne met en effet en doute le talent des Barrett, Holland, Page et Nsonwu. La cohorte française est cohérente à défaut d’être brillante. Mais ça ne marche pas. Manque de rythme, de combativité, d’alchimie, d’envie. Il n’y a pas d’étincelle dans ce groupe. Le retour de Thomas Larrouquis pourrait apporter de la fraîcheur mais cela suffira-t-il ? La méthode de coach Pavicevic nécessite-t-elle un certain temps de mise en place ? Vu son classement actuel et le matériel présent, une bonne séquence sur un mois et demi et la Chorale pourrait grimper à nouveau au classement.


28

▼ ▼ ▼

Hervé Bellenger/IS

Hervé Bellenger/IS

DOSSIER

la même recette gagnante qu’à Vichy avec des hommes de confiance (Melody, Leloup, Moss). Pour le même résultat qu’en 2007-08 ? Cette saison-là, le promu vichyssois avait atteint la finale des As et terminé à la 7e place de la saison régulière.

match décisif contre Dijon (14 janvier) pour une possible qualification pour la Semaine des As. • La question : Y a-t-il un leader dans cette équipe ? C.P.

• La question : Direction playoffs pour le

promu ?

A.L.

Cholet (5 V, 8 D)

8 Lyon-Villeurbanne (6 V, 7 D)

U

ne saison encore mouvementée pour le premier budget de la Pro A et le nouveau venu Pierre Vincent. Le pari « jeunes » a été perturbé par la tempête TP (20,3 pts, 4,9 rbds et 6,3 pds). Une fois le vice-président reparti avec Ronny Turiaf dans ses bagages, l’ASVEL a dû retrouver son équilibre. Si les jeunes ont bien compris qu’il leur fallait prendre leurs responsabilités, les US ont eu du mal à l’allumage et, encore cette saison, peinent à convaincre. Mais 2012 pourrait s’éclaircir : Jamie Skeen parti, Hilton Armstrong et Dijon Thompson petit à petit dans le bain et Phil Goss efficace après être passé tout près du point de rupture. Tant mieux car sans plus de soutien, les Français Jackson, Tillie ou Westermann ne pourront pas tous seuls amener l’équipe en playoffs. Les bonnes nouvelles avant la trêve : la poursuite de l’aventure en Eurocup avec la qualification pour le Last 16 et un

défaites en 13 journées, 4 en 6 matches à la Meilleraie (-9 ASVEL, -10 Gravelines, -7 PL, -17 Dijon !). Que la chute est douloureuse pour le champion 2010 et finaliste 2011 ! Sans même parler du trou béant laissé par le MVP en titre, Sammy Mejia, les Choletais ont perdu leur âme. L’alchimie collective et la dureté défensive qui faisaient leur force. Kunter a bien essayé de bricoler, de colmater les brèches – déjà 10 US consommés ! – mais n’a pas réussi à remettre son équipe d’aplomb. Depuis la victoire référence à Chalon (3e journée), CB n’a jamais aligné deux victoires consécutives et a étalé ses insuffisances en Eurocup (2v-4d). Dans ce marasme, deux satisfactions. L’épatant Fabien Causeur et le retour gagnant de DeMarcus Nelson. Un peu court. Sans un net redressement défensif (81,0 pts encaissés), CB ne s’en sortira pas. À voir également si les prochaines retouches – un meneur US ? Le retour de blessure de Robert Dozier – seront positives. • La question : CB peut-il tomber plus bas ? A.L.

Dijon (David Mélody) et l’ASVEL (Edwin Jackson) en concurrence pour une place aux AS.

Strasbourg (5 V, 8 D)

L

a SIG avait plutôt bien commencé. 4 victoires sur les 7 premières journées, le mandat de coach Vincent Collet a commencé dans la sérénité. Les dernières années traumatisantes, le maintien acquis de justesse semblaient oubliés. Depuis, c’est plus compliqué. Un seul succès, à domicile contre Hyères-Toulon, sur les six derniers matches. Surtout, alors que jusque-là l’équipe perdait de peu, les deux dernières défaites pourraient laisser des traces (7389 contre le Mans et 74-54 à Gravelines). Et avec les départs de Justin Harper et Lavoy Allen en NBA, le secteur intérieur est à reconstruire. Ça tombe bien ! Alexis Ajinça arrive pour meubler la raquette de Strasbourg. Si on se fie à ses deux sorties avec Hyères-Toulon (21,0 pts à 57,0%, 10,0 rbds et 4,5 cts pour 29,0 d’éval. moyenne), sa présence constitue un renfort de choix, qui suscite (voir par ailleurs) la polémique. Le défi pour le grand intérieur français est donc de se rélancer au jeu et de trouver sa place dans une équipe sur une période de temps significative. Collet croit qu’il peut devenir dominant.  • La question : Ajinça peut-il emmener la

SIG en playoffs ?

T.B.


29

DOSSIER

volonté et sa vivacité valent à la JSF la deuxième place aux interceptions. Tout ça reste fragile.

Le Havre (4 V, 9 D)

Nanterre (4 V, 9 D)

E

ncore une saison sur le fil pour le STB, habitué de la lutte pour le maintien ces dernières saisons. Il se positionne à la trêve juste devant les lanternes rouges Poitiers et Hyères-Toulon. Comme prévu, le petit budget manque de rotation, avec son banc peu expérimenté (entre 20 et 22 ans). Heureusement, aucune erreur de casting à l’intersaison : Nic Wise (16,6 pts, 3,2 rbds et 6,2 pds) et Brian Boddicker (13,3 pts, 5,4 rbds et 2,4 pds), épargné par les blessures (sauf deux matches, touché au coude). Avec les « anciens » du club comme John Cox ou Nicholas Pope qui réalisent une bonne saison, le STB est passé tout proche des plus gros comme le Mans (-3) ou Nancy (-2). Si l’arrivée de Ian Mahinmi a été médiatiquement un plus pour son club formateur, le bilan sportif du champion NBA est mitigé. Trop de blessés (lui-même a été absent à cause de sa cuisse), son apport n’a pas permis d’engranger des victoires (1-3). Mais il a participé au succès de prestige face à l’ASVEL de Parker.

• La question : Un effondrement est-il vraiment impossible ? F.F.

O

Le Poitiers d’Evan Fourneir est toujours reléguable.

• La question : Les jeunes sont-ils la seule

marge de progression de cette équipe ?

C.P.

n n’ira pas jusqu’à affirmer que la JSF a validé son maintien, évidemment, mais les choses se présentent très bien. Nanterre possède en effet sur Poitiers, son « concurrent » (Hyères-Toulon étant déjà hors course), deux victoires d’avance, s’est imposé dans la Vienne (de 16 points !) et a un match de plus que Poitiers à domicile à jouer. Au surplus, Nanterre est dans une autre dynamique que le PB. La recette : de l’énergie et une attaque rentable. Avec 80,0 points, le promu est à hauteur de Nancy (5e), avec la deuxième adresse générale (48,6%) malgré une grosse gourmandise dans les tirs longue distance (22,5 par match, mais à 35,5%, ce qui est honnête). Ce mitraillage a eu raison du HTV (97-94), de Poitiers (88-72) et de l’ASVEL (97-81). Mais la défense (84,8) est loin du compte : dernière aux rebonds, première aux fautes (et dernière aux fautes provoquées, au passage). En revanche, sa bonne

Poitiers (2 V, 11 D)

L

e débat fait rage à l’intérieur même de la rédaction. Un président peut-il conserver un coach qui vient de perdre dix matches de suite ? Le garder, est-ce un signe qu’on met une croix sur la saison ? Est-ce les joueurs qui touchent leurs limites ? Les avis sont partagés. En tout cas, le président Alain Baudier a tranché. Il reste fidèle à Ruddy Nelhomme, en contrat jusqu’à la fin de la saison. Le boss ne jette pas aux oubliettes quatre campagnes réussies par son coach au club. Le club cherche en revanche un nouveau joueur. Il faut bien tenter quelque chose. Sur le terrain, que dire ? Après deux matches gagnés en défense à la maison sur les deux premiers matches à domicile de la saison, Poitiers n’a plus été capable de renouveler les exploits qui étaient devenus le quotidien dans sa salle. La défaite contre Strasbourg (78-79) a fait des dégâts. Ce groupe, qui vivait jusqu’à présent sur son histoire et une dynamique ultra positive, va devoir réagir. Ou disparaître. • La question : Rasheed Wright est-il fini ? T.B.

Pau-Lacq-Orthez (4 V, 9 D)

Q

uand on jettera un coup d’œil dans le rétro sur la saison paloise, il est fort probable que le tir au buzzer de Teddy Gipson contre l’ASVEL (une petite merveille, tapez « Teddy Gipson » sur n’importe quel moteur de recherche de vidéo) sera considéré comme un tournant. Jusque-là, Pau avait réalisé le minimum syndical (victoire au HTV, contre Nanterre et Strasbourg à domicile). Cet exploit donne un peu d’air. Peut-il créer un début de dynamique ? Dans une saison où deux équipes sont au plus bas (Poitiers et Toulon), cela pourrait suffire pour le maintien. Maintenant, de nombreux indicateurs restent inquiétants. La défense (plus de 86,8 points encaissés en moyenne) est vraiment trop permissive et l’attaque branchée sur courant alternatif. La présence d’Allan Ray (14,5 pts et 3,5 rbds) à la place d’un Shakur décevant (9,7 pts à 35,0%) et le physique de Claude Marquis dessous depuis décembre se font sentir. Malgré tout, il va falloir sérieusement repenser à bâtir quelque chose de nouveau à l’Élan.

Jean-Frédéric Morency peut-il devenir à 22 ans un vrai joueur cadre de Pro A ? T.B.

U

ne saison en enfer. À la base, pris au piège sur le plan financier. Le HTV s’est allégé en début de saison pour pouvoir jouer en Pro A : départs de Max Zianveni, Alex Gordon et Tony Dobbins. Ajoutez la décision confirmée du retrait de trois points au classement et quelques blessés (Fein, Hughes, Morlende) dans un effectif déjà limité. Cela donnait logiquement un avenir en Pro B. Dans ce marasme, Alain Weisz a composé avec un groupe complété par Kareem Reid, Rolan Roberts (pour Krupalija) et Thomas Terrell. La pire défense de Pro A (97 pts encaissés) est aussi la 3e attaque… Quelques étincelles : le rafraîchissant passage d’Alexis Ajinça (21 pts et 10 rbds) offrant les deux victoires de la saison, et les révélations Louis Labeyrie (19 ans) ou le retour en force de Patch Morlende. Le président Palacios s’est tourné vers le CNOSF pour contester le retrait de points. « Si ce qu’on nous dit est avéré et qu’on arrive à récupérer ces trois points, il faut y croire », a expliqué Alain Weisz.

Jean-François Mollière

• La question : Propulsé dans le cinq,

Hyères-Toulon (2 V, 11 D)

• La question : En récupérant ses points de pénalité, le HTV peut-il vraiment croire au maintien ? C.P.


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Salut ! Ça va ?

Propos recueillis par Florent de LAMBERTERIE, à Bercy

DAR

TUCKER

ONCOURS C U D R U E U Q NE, VAIN (AIX-MAURIEN STAR GAME) LL A U D S K N U DE D

S

alut Dar, ça va ?

Ça va bien, j’ai comme une pression qui vient de s’enlever de mes épaules. Le concours était vraiment d’un très bon niveau. Max (Kouguère) est un super dunkeur, très athlétique, il a gagné en 2007 et je suis très content d’avoir gagné cette année.

Tu pensais trouver d’aussi bons dunkeurs en France ?

En fait non, je suis un peu surpris. Il y a beaucoup de joueurs très athlétiques ici et je ne pensais pas voir ça. Aux États-Unis, à partir du lycée, on voit plein de joueurs qui ont de très grosses qualités athlétiques et on a tendance à penser que c’est spécifique à chez nous. Mais quand on arrive en France, eh, il y a des mecs qui savent sauter !

étais entre les mains des pom-pom girls…

En fait c’est le mec au club qui s’occupe de faire les vidéos qui a tout organisé, c’est lui qui m’a mis au milieu des filles. C’était sympa mais ça m’a aussi mis un peu de pression parce que je savais que tout le monde allait voir cette vidéo et se dire : ah ouais, il croit qu’il va venir et gagner facilement. Donc ça rajoute de la pression.

Jean-François

vidéo sur le site d’Aix-Maurienne, où tu

Mollière

Avant le concours, on t’as vu faire une

de NBA » k n u d e d s r u o conc « Meilleur que le

Et en match, quel est le

dunk le plus impressionnant que tu as

jamais mesurée. Parfois je saute très haut, parfois un peu moins… Il faudrait que je mesure ça un jour en fait.

balle dans le dos…

réussi ?

Oui, ça n’a pas marché ce soir mais je l’ai déjà réussi par le passé.

Je crois que c’était au college. Mon coéquipier m’avait passé la balle depuis le milieu de terrain et j’ai dunké en moulin à vent. ESPN m’avait mis en 3e position de son Top 10, un truc de fou !

Quel est le plus beau concours, celui-là, ou Tu t’es entraîné pour ce concours ?

C’est peut-être ta première victoire à

celui de D-League ?

Non ! En fait je n’ai rien préparé de spécial. Le coach me disait tout le temps : entraîne-toi après l’entraînement, mais je n’ai rien fait. Grâce à Dieu j’ai des qualités naturelles pour dunker, ça a toujours été comme ça.

Bercy, mais pas ta première victoire sur

Celui-là, parce qu’il y a beaucoup plus de monde et les fans répondent vraiment. Pour moi, le concours LNB est mieux que celui de D-League et même de NBA. Un concours de dunks, c’est vraiment fait pour le public, il faut plaire au public pour gagner et ici c’est vraiment bien parce que c’est le public qui te juge. Il faut vraiment montrer des choses.

un concours de dunks.

Non, j’ai joué deux ans en D-League et la première année, j’ai gagné le concours de dunks du All-Star Game. Pour mon dernier dunk, j’avais sauté par-dessus un joueur de 2,13 m.

Il n’y a pas un peu de travail derrière quand même ?

Parmi tous ceux de ce soir, quel est le

Comme j’ai dit, Dieu m’a donné ce don. Je n’ai jamais travaillé sur mes jambes, ou plutôt si, mais pour gagner en force et en vitesse, pas en détente. J’ai de la chance de ce côté-là et j’en profite.

dunk le plus dur à passer ?

Aucun, je les ai tous déjà passés avant. Quand je participe à un concours de dunks, je ne tente que des choses que j’ai déjà réussies avant, je n’improvise pas, même si c’est assez spectaculaire.

Connais-tu ta détente ?

Honnêtement je ne sais pas, je ne l’ai

Tu as quand même échoué à passer la

Et un rider (dunk avec passage de balle entre les jambes) en match, tu as déjà essayé ?

Pas encore, mais je vais le tenter. Si j’ai une belle contre-attaque, je devrais pouvoir y arriver. Bon finalement, ça valait le coup de rater Noël en famille aux États-Unis, non ?

Quel est ton truc pour séduire la foule ?

Je ne sais pas. Jordan (Aboudou) a fait des pas de danse mais moi je ne danse pas. J’ai vu que l’an dernier, le vainqueur s’était mis debout sur les panneaux publicitaires et ça avait bien marché, donc j’ai fait la même chose.

Oui, je vais d’ailleurs appeler ma mère et lui dire : eh maman, joyeux Noël, j’ai gagné le slam dunk contest ! Je ne crois pas qu’elle le regardait mais je suis sûr qu’elle ira voir les images sur Internet. Et je suis sûr qu’elle va être très fière de son fils ! n



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