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l’hebdo du basketball

JEUDI 2 septembre 2010 - N° 515

12 USA : le team inside 14 La Belgique à l’Euro ! 17 Bleues 19 Clémence Beikes 22 Masai Ujiri 23 Ilian Evtimov PAGE 09

ALBICY, LA RÉVÉLATION

« C’EST UNE BLAGUE ? POURQUOI MOI ? »

SPÉCIAL MONDIAL

PAGE 16

« AFFAIRE » VATY

ÇA TOURNE À L’AIGRE PAGE 18

« AFFAIRE » DU BOYCOTT

LE PUTSCH DES COACHES ! PAGE 20

LE MANSROANNE-ASVEL SANS LES MONDIALISTES, C’EST DUR

PAGE 04

LES BLEUS ENCHANTENT

ET PAN ! Jean-François Mollière / FFBB

En retard et dépassés, les champions du monde espagnols Jorge Garbajosa (à gauche) et Alex Mumbru (à droite) ! Nicolas Batum décolle pour le plus beau dunk du tournoi jusque-là et la « petite » France met à genou la « grande » Espagne (72-66). Ce soir, à 20h, s’ils battent la Nouvelle-Zélande, les nouveaux Bleus, intraitables en défense et collectifs à souhait, s’assureront une place a priori confortable en vue des huitièmes de finale. On se régale !

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3:HIKNMF=WUXUU^:?k@f@b@f@k; BasketNews n°515 - jeudi 2 septembre 2010

DOM avion : 4,20 € - BEL : 3,60 € - Port.cont : 4,30 €

www.basketnews.net


02

médias

LE MONDIAL À LA TÉLÉ

• Prenons bien note que les matches des Bleus sont diffusés en direct sur l’antenne de Canal+ Sport, puis rediffusés sur le même canal le lendemain dans la journée (rendez-vous sur le site officiel du groupe Canal pour avoir plus de précision au jour le jour), mais qu’ils sont aussi retransmis sur l’antenne de Sport+ en différé, juste après la diffusion en direct sur Canal+ Sport. Ainsi, France – Nouvelle-Zélande du jeudi 2 septembre (dernier match de poule) est en direct sur Canal+ Sport à 19h50 ce jeudi 2, puis à 21h45 sur Sport+ le soir même, juste après.

LE SONDAGE DE LA SEMAINE

Comment suivez-vous en priorité le Mondial ?

41%

20%

LES PROGRAMMES Jeudi 2 septembre Heure Chaîne Condition Rediff. 07h30 Rediff. 12h15 Direct 15h30 Rediff. 15h35 Direct 18h00 Direct 19h50 Différé 21h45 Vendredi 3 septembre

Match France – Lituanie France – Lituanie États-Unis – Tunisie France – Lituanie Argentine – Serbie France – Nouvelle-Zélande France – Nouvelle-Zélande

Rediff. 09h30 Rediff. 13h00 Rediff. 15h35 Différé 19h00 Différé 20h30 Samedi 4 septembre

France – Nouvelle-Zélande Argentine – Serbie France – Nouvelle-Zélande Grèce – Russie Brésil – Croatie

Rediff. 11h30 Direct 17h00 20h00 * Direct Dimanche 5 septembre

Brésil – Croatie 8e de finale : 1er Groupe A – 4e Groupe B 8e de finale : 2e Groupe D – 3e Groupe C

11h45 Rediff. 13h25 Rediff. 17h00 * Direct 20h00 Direct Lundi 6 septembre

8 de finale 8e de finale 8e de finale : 1er Groupe C – 4e Groupe D 8e de finale : 2e Groupe B – 3e Groupe A

10h15 Rediff. 15h30 Direct 18h00 * Direct Mardi 7 septembre

8e de finale 8e de finale : 1er Groupe B – 4e Groupe A 8e de finale : 2e Groupe C – 3e Groupe D

10h45 Rediff. 15h30 * Direct 18h00 Direct Mercredi 8 septembre

8e de finale 8e de finale : 1er Groupe D – 4e Groupe C 8e de finale : 2e Groupe A – 3e Groupe B

11h00 Rediff. 17h00 Direct 20h00 Direct Jeudi 9 septembre

8e de finale 1er quart de finale 2e quart de finale

08h30 Rediff. Rediff. 12h30 Direct 17h00 20h00 Direct Vendredi 10 septembre

Quart de finale Quart de finale 3e quart de finale 4e quart de finale

11h30 Rediff. Samedi 11 septembre

Quart de finale

Rediff. 09h00 Direct 18h00 20h30 Direct Dimanche 12 septembre

Quart de finale 1ére demi-finale 2e demi-finale

19h00 20h30

Match pour la 3e place Finale

Différé Direct

e

* Éventuel huitième de finale de l’équipe de France (qui sort du Groupe D) et qui serait alors diffusé en direct sur Canal+ Sport et en différé sur Sport+. Même chose pour les tours suivants. Tous les programmes sont sous réserve de modification. Pour de plus de précision : http://sportplus.canalplus.fr/programmes

16%

14% 8% 1%

Streaming Infos sur sur Internet Internet

Presse écrite

Radio

Sondage réalisé sur www.basketnews.net (2.256 réponses, décompte arrêté mardi)

PRISES DE POSITION

Les suspensions infligées après la bagarre entre Serbie et Grèce sont-elles suffisantes ? (*) Oui

NON

Par Fabien FRICONNET

Par Pascal LEGENDRE

ombien de fois nous sommes-nous réjouis que la FIBA – le basket « non américain » en général – ne soit pas aussi bêtement répressif que la NBA, qui atteint dans ce domaine des hauteurs caricaturales, dépassant allègrement les frontières du faux-cul et de la « bien-pensance » ? Continuons ! Si l’on avait été en NBA, les quatre « coupables » auraient non seulement pris un bon 20 matches de suspension (sans doute plus, d’ailleurs), des amendes monstrueuses (qui, contrairement à celles imposées par la FIBA dans cette affaire, ne seraient pas allées à des œuvres éducatives), mais ils auraient dû, costard et mines contrites, faire mine de demander pardon à la terre entière, à la « communauté », à Dieu et à... Dieu sait qui. Mais surtout, les amis, ce ne sont pas quatre joueurs qui auraient été suspendus mais TOUS les joueurs des deux équipes. Car ils sont tous entrés sur le terrain, soit pour participer soit pour faire le casque bleu, à commencer par Yannis Bourousis, la « victime ». Et on n’aurait eu ni la Serbie ni la Grèce au Mondial. On aurait donc perdu deux des candidats à une médaille, finissant d’achever une compétition déjà privée de 50% de ses meilleurs joueurs. C’est ça que l’on veut ? Pas moi. Alors moi je me réjouis que l’on en reste à ces sanctions raisonnables, comme nos internautes qui, dans le mini sondage faisant référence à cette affaire, sont pour moitié opposés à des sanctions plus lourdes. Soyons clairs, les joueurs ont déconné. Personne ne peut dire le contraire. Ils méritent sanction. Ils l’ont. Mais c’est bon, ça suffit. Le basket européen s’est largement « softisé » depuis une ou deux décennies, et il est très bien qu’il en soit ainsi, donc qu’on ne monte pas en épingle un incident, certes spectaculaire mais MARGINAL au niveau des équipes nationales. J’ai assisté en « live » à tous les Euros depuis 1999, et au Mondial 2006, et je n’ai rien vu de tel. C’est donc un accident. Passons l’éponge.

onteux. Lâche. Indécent. Minable. Voici les qualificatifs qui me sont venus à l’esprit lorsque j’ai lu les sanctions infligées par la FIBA à l’égard des protagonistes de la bagarre survenue lors d’un match « amical » entre la Grèce et la Serbie, le jeudi 29 août, à Athènes. Tout a commencé entre Fotsis et Teodosic, et cela a dégénéré aussitôt, les deux bancs rentrant sur le terrain – ce qui est interdit – pour faire le coup de poing. C’est alors que Nenad Krstic s’est saisi d’une chaise et l’a jetée sur Yannis Bourousis qui est ressorti du terrain avec un filet de sang sur la nuque. Les joueurs en étaient, paraît-il, toujours à se fritter dans les couloirs des vestiaires. La Fédération Internationale a mis une semaine pour infliger cette « terrible » sentence. Si vous n’avez pas encore vu les images, allez sur Youtube et faites « Greece, Serbia, brawl. » Vous comprendrez ma colère. « Je suis horrifié par ces scènes de violence déplorables », avait pourtant écrit Patrick Baumann, secrétaire général de la FIBA. J’imagine que les présidents des deux fédérations concernées ont fait jouer leur carnet d’adresses pour que les sanctions soient aussi ridiculement légères. Quand je pense qu’un joueur peut risquer plusieurs mois de suspension pour du cannabis ! Qu’aurait-il fallu pour que Krstic ait un an de pénitence ? Mort d’hommes ? J’ai assisté dans ma vie « en live » à deux bagarres saignantes, à un pré-Européen en 1971 au Mans et à un Euro en 1983 à Limoges. Les Grecs avaient été incriminés dans la première et les Yougos/Serbes dans la seconde. La FIBA avait été à chaque fois fort clémente. Sans doute s’attachent-ils systématiquement les services d’un ténor du barreau comme Fabien Friconnet pour défendre avec autant d’efficacité des petites frappes qui n’ont rien à faire à un Mondial.

C

H

(*) Trois matches de suspension et 35.000 euros d’amende pour Nenad Krstic, deux matches de suspension pour Milos Teodosic, Antonis Fotsis et Sofoklis Schortsanitis. Plus 15.000 euros d’amende pour chacune des fédérations (la Grecque et la Serbe).


03

édito

IZMIR COULEUR ! Par Fabien FRICONNET

C

Parce qu’en faisant redescendre leur niveau de talent brut de « exceptionnel » à « excellent », ils ont bâti sur d’autres fondations. Comme qui vous savez… Ça durera ce que ça durera mais en attendant, c’est assez fascinant.

ONT COLLABORÉ À CE NUMERO

RÉDACTION DE PARIS

3 rue de l’Atlas, 75019 Paris (siège social)- Fax : 01-40-03-96-76

Yann CASSEVILLE et Vincent BONNAY Secrétaire de rédaction : Cathy PELLERAY (02-43-39-07-33)

JOURNALISTES 

RÉALISATiON GRAPHIQUE 

Thomas BERJOAN, Thomas FÉLIX (06-47), Fabien FRICONNET, Florent de LAMBERTERIE (06-46), Pascal LEGENDRE (02-43-39-16-26), Antoine LESSARD, Pierre-Olivier MATIGOT et Laurent SALLARD.

POSTER

BALE MICKAËL GELA IO ET RICKY RUB

#23

AOÛT-SEPTEMBRE 2010

DOSSIER

LES BLEUS DANS LES GRIFFES DE LA NBA 04 YANNICK BOKOLO 70 PHOTOS : LES BLEUS À NEW YORK 74 DU CÔTÉ DE CHEZ... FLO PIÉTRUS 86 REPORTAGE AU LIBAN 90 L’ÉTÉ DES JEUNES FRANÇAIS

PUBLICITÉ ET MARKETING

Loïc BOQUIEN (01-73-73-06-40, l.boquien@tomar-presse.com) Franck LEVERT (06-22-98-27-91, franck@ccsport.fr) Laura ABDAT (l.abdat@tomar-presse.com) Kim TRAN (k.tran@tomar-presse.com) REGIE NATIONALE

Hexagone Presse, 12 rue ND des Victoires, 75002 Paris Patrick Gohet (01-42-60-36-35, hexagonesport@gmail.com) Conception charte graphique : Philippe CAUBIT (tylerstudio) Direction artistique : Thierry DESCHAMPS (t.deschamps@tomar-presse.com). IMPRESSION  Maquettiste : Émilie CAILLAUD-HOUËL ROTO PRESSE NUMERIS - 36 Bd Schuman - 93190 LIVRY GARGAN

en kiosque 84 pages + posters

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Jean-François Mollière

• TOUTES LES ÉQUIPES • LE PROGRAMME • 60 ANS DE PALMARÈS EN CHIFFRES

MONDIAL 2010

L 2010 • MONDIA

S ÉCRANS

Les quatre

Groupe A

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28 août

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– 2011ntqui – Perda se tiendra - à un an nt (A/69) Linas Perdant (A/72) en A/73 Perda nt (A/71) – Kleiza sera le leade Lituanie. r désig A/74 Perda Baltes. Reposition

10 Vendredi

n à Olym i 11sep - piako Vainq ur– marq (A/72) ueur (A/69) Vainqueur ueur de censé l’Euroleagu s, porte– A/76 Vainq e est ueur (A/71) r l’équipe après catas A/77 Vainq trophique un Euro

Samed

2009 (8,8 pts à e plac e Le néo 40%, 5,0r peut rbds). Match 7 Rapto bre s’acquitter tâche septem nt (A/74) i 11 et perm – Perda de cette ettre aux nt (A/73) Perdarper Lituaniens A/75 s’exti de

Samed

de e plac e leur poule. besoi5 Mais il aura ch n de soutie Mat équip 12 septembre n pour ueur (A/74) e un peu – Vainq problème.ueur (A/73)plus loin. A/78 Vainq Derrière

Dimanche

15h00 bre e septem Klei d’Ivoirza 17h30 esseulé Rico – Côte 20h00 C/13 Porto – Russie Les prem iers pas en C/14 Grèceie – ChineGece vicius sont sélection de Mart C/15 Turqu ynas très

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Mahinmi et de Ian e! (au shoot) Chaud d'entré De Colo titre. de Nando ne tenante du e de France L'équip face à l'Espag , à Izmir à 20h00

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ius Jank 2,03 unas Tadas Klim 2,05 avicius Robertas 2,04 Javtokas Martyna 2,11 s Andriuske vicius Coach : Kestutis 2,18 Kemzura (40 ans)

3-4 4

4 5 5

kas, – Perdant us-Jasaitisclairement nt (A/76)la Lituanie A/79 Perdade profo ndeur pour manque place dans viser une le le dernier carré réguli Fina bre mond (A/77) èrement12 septem ial. C’éta sa place– Vainqueur Dimanche , son stand it ueur (A/76) i 28 aoûtdepuis les Vainq al le samed A/80 années 2000. ing le Mondi ● Dimanche

15h00 i 28 août – Lituanie 17h30 lle-Zélande Nom 20h00 D/1 Nouve a – Liban D/2 Canad Espagne Man e –tas Taille Post 15h00 D/3 Franc août Kalnietis 29 e Âge a 17h30 Arvy Dimanche – Canad Club en iedas 1,95 Eitut 2009-10 20h00 D/4 Lituan – France avicius 1-2 24 Zalg Liban s lle-Zélande D/5 Toma Delin – Nouve 1,88 iris Kaun inkaitis Espagne 1-2 as 15h00 D/6 Mar 28 Chol août Liban tynas Gece – 17h30 1,90 et (Pro A, Mardi 31 landeviciu 1-2 Nouvelle-Zé France) s 20h00 D/7Mar 28 PAO Canada tynaes– Poci 15h30 1,93 Franc K Thessalo ie D/8 us 2 ne – Lituan niki (Esa 18h00 22 Lietu RenaEspag 15h00 D/9 ke, Grèc ldas 1,96 vos Ryta 20h30 Seibbre 1er septem e) utis lle-Zélande 17h30 2 Mercredi s Vilnius Nouve – 24 Zalg Mind Canada 20h00 D/10 auga 1,96 iris Kaun s– Espag Lukane 15h30 uskis 2 as e D/11 Liban ie – Franc 25 Sima 18h00 Bilbao (Liga s Lituanitis 1,96 15h00 D/12 Jasa bre 2-3 ACB, Espa 20h30 2 septem a 17h30 31 Lyon Jona Jeudi gne) – Canad s Mac ne 2,01 -Ville Espag iulis ie 20h00 urbanne D/13 3 15h30 (Pro A, Fran 28 Gala Liban – Lituan LinasD/14 – France Kleiz 1,98 tasaray ce) a lle-Zélande 18h00 Nouve Istan 3 bul 25 Paul D/15 20h30 Samed

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PHASE FINA

D • LITU de finale es AN IE Huitièm

VA ORG Par Anto ANISER STARS, LA LITU ine LESS , LA DYN ANIE N’A ARD AM GUÈ

sa n au Mond d’une wild-c ial à l’octro ard. Rien i l’équipe balte, ne garan tit en quête obtenir un de rachat, que résult puisse été. Au contra at plus conva Ankara (11.00 incant cet ire. Le roster Ankara Arena Porto Rico en Polog , déjà dému ne (Jasik ni Chine evicius, Siskauskas Russie Kauke ), s’est un e peu plus appau nas, Côte d'Ivoir été avec les Turquie forfaits des vri et de Marij jumeaux Lavrin cet Grèce onas Petra ovic 15h00 trois vicius. À intéri i 28 août savoir les 17h30 eurs majeu Samed – Chine rs l’an passé Le 20h00 nouveau C/1 Grèce – Porto Rico . sélectionn 15h30 Kemzura eur, Kestu C/2 Russied’Ivoire – Turquie (ex Lettonie), 18h00 tis affaib15h00 C/3 Côte août hérite d’un li dessous 29 20h30 e groupe 17h30 Dimanche et dénué de nivea – Côte d’Ivoir de mene u mondial. 20h00 C/4 Chine Rico – Grèce urs 15h30 tellement La faible C/5 Porto ie – Russie criard sse est 18h00 Eitutavicius 15h00 e à ce poste C/6 Turqu qu’Arvydas 20h30 , août e Mardi 31 Linehan 17h30doublure limitée – Côte d’Ivoir à20h00 de John Cholet, faisa C/7 RussieRico – Chine des 15 derni 15h30 it C/8 Porto – Turquie ers sélec encore partie 18h00 le cut final. 15h00 tionnables C/9 Grèceseptembre Le titulaire avant 20h30 1 Kalnietis 17h30 Mercredi – Russie n’a pas (enco probable, Mantas C/10 Chined’Ivoire – Grèce avait l’étof 20h00 re 15h30 fe d’un patro ?) prouvé qu’il C/11 Côte ie – Porto Rico 18h00 n. es de finale

huitièm E pour les qualifiés LIMINAIR groupe sont de chaque TOUR PRÉ Groupe C premiers

y Images

DU MONDIAL

MAXI-B ASKET •

GROU PE

Junko Kimura/Gett

LE GUIDE

Mondial : Les 24 équipes au crible Dossier Frenchies et NBA Interview Batum -PiÉtrus - Bokolo Les bleus à N.Y. Toutes les compétitions de jeunes de l’été Posters : GelAbale & Ricky Rubio (Esp)

La reproduction des textes, dessins et photographies publiés dans ce numéro est la propriété exclusive de Basket News qui se réserve tous droits de reproduction et de traduction dans le monde entier.

Le « Guide du Mondial 2010 »

/ IS

NICOLAS BATUM

À JUSTE TITRES (Benjamin Boutonnet) 04-88-15-12-41, b.boutonnet@ajustetitres.fr Loïc BOQUIEN (chez l’éditeur) (01-73-73-06-40, l.boquien@tomarpresse.com) Commission paritaire : 1110 K 80153. RCS : Paris B 432 886 349 ISSN : 1271-4534. Dépôt légal : à parution. Basket News est édité par : Tomar Presse SARL, 3 rue de l’Atlas, 75019 Paris. Téléphone : 01-73-73-06-40.

25 26 27 30 24

(Turquie) Milano (Leg a, Italie) Olympiak os (Esake, Grèce) Khimki Mos cou (Rus sie) Zalgiris Kaun as Khimki Mos cou (Rus sie) Alicante (Liga ACB , Espagne)

débute

-

L’effectif

Linas Klei za, leader dési gné des Balt es à l’avalanc suite he de forfaits.

Le savie

z-vous

À l’âge de 7 Gecevic ans, Martynas ius avai t été reca l’entrée de la plus lé à pres école de basket litua tigieuse Marciuli nienne, la onis de Vilnius. Basketball Acad emy À gamin avai force de travail, le t quelques fini par l’intégrer années plus shooteur tard. Ce d’élite y évoluait tant que alors en pivot.

Getty Images

David BIALSKI (USA), Giedrius JANONIS (Lituanie), Kaan KURAL (Turquie), Pablo Malo de MOLINA (Espagne), Bogdan PETROVIC (Serbie), Yannis PSARAKIS (Grèce), Eran SELA (Israël) et Stefano VALENTI (Italie).

RÉGLAGE 

s/EB via

CORRESPONDANTS À L’ÉTRANGER 

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Alius Koroliova

Jérémy BARBIER (Chicago), Pascal GIBERNÉ (New York) et Frédéric GONELLA (San Francisco).

/ FFBB

RÉDACTION AUX USA

Directeur de la publication : Pierre-Olivier MATIGOT (po.matigot@tomar-presse.com) Directeur de la rédaction : Pascal LEGENDRE (p.legendre@tomar-presse.com) Rédacteur en chef : Fabien FRICONNET (f.friconnet@tomar-presse.com) Rédacteur en chef-adjoint : Thomas BERJOAN (t.berjoan@tomar-presse.com)

/ Hot Sports

BasketNews

is Mollière

réductrice, on en convient, car, fort heureusement, elle est poreuse. Mais elle existe. Pour faire simple : on peut être un athlète très au-dessus de la moyenne et exceller au basket FIBA. Les Américains sont moins équipés en « génies » qu’à Pékin mais ils déploient un basket plus riche. Par moment l’un des plus solides collectifs du Mondial. Pourquoi ? Parce qu’ils y sont obligés.

une harmonie, est possible entre deux baskets. On schématise à dessein mais, qu’on le veuille ou non, cette dualité existe, et pas que chez les théoriciens du jeu, entre un basket NBA et un basket Euroleague, entre une manière de gagner les duels et une autre, entre le prima de la valeur athlétique et celui de l’académisme et du jeu au sol. Cette frontière, présentée comme cela, paraît

Jean-Franço

Boris est un couteau suisse mais sans la grande lame

De Colo, c’est l’Amérique de Ch’Nord ; Causeur, c’est l’Armorique ! Bokolo, sans doute l’un des meilleurs défenseurs en homme-à-homme du monde sur son (ses) poste(s). Koffi et Flo, les deux beaux mâles, dégoûtés par une saison blanche et sèche en Espagne et qui ont besoin de passer leurs nerfs, de préférence sur les « Albicy, c’est qui ? » attaquants adverses. Et puis il y a Boris, Les Bleus ne dégagent pas le parfum quoi… d’inexorabilité et de facilité du Team « Babac » a toujours été un joueur USA. On comprend aisément pourquoi étrange. Inclassable. Au-delà de la à la lecture des rosters respectifs. polyvalence. Il est aujourd’hui un joueur En basket, la France est une « petite parfaitement unique. Onze tirs en deux Amérique », entend-on parfois. C’est matches, on a connu pire ; mais deux paen partie vrai. En partie seulement. Les niers marqués, pas souvent. Qu’importe, boys de Krzyzewski offrent l’image de l’homogénéité. Cela vient notamment de « Bobo le fessu » n’y songe plus trop, au la fluidité de leurs joueurs et de leur jeu. cercle orange. Il rebondit (11 prises) et Les Bleus, eux, et c’est aussi ce qui fait surtout il deale du bon ballon (13 passes). Occasionnellement, il vole ou il contre. leur force, et incontestablement ce qui Boris est un couteau suisse mais sans la fait leur charme, sont une troupe plus grande lame. Il y a tout, le tire-bouchon, hétéroclite. Très française, au fond. l’ouvre-boîte, le poinçon, la petite scie, Le monde découvre Andrew Albicy, ce la petite paire de ciseaux, et même la lutin qui, vacancier new-yorkais, avait tenté en vain de visiter le Madison Square pince à épiler – vous savez, enfoncée Garden avant, une quinzaine de jours plus dans le manche – mais plus la grande lame. Boris, pour reprendre l’observation tard, d’y pénétrer avec le mot France sur la poitrine. « C’est qui ? », s’est empressé de notre Thomas Félix, on l’imagine en de nous demander Stefano Valenti, notre artisan aux mille talents, ceinture d’outils au bedon, affairé à donner un coup de confrère et correspondant italien de Superbasket, pourtant fin connaisseur de tournevis cruciforme ici, un coup de clé la chose européenne. Il y a aussi Nicolas de 12 là, réparer une fuite sous l’évier, refaire l’électricité, couler une chape, Batum, « Batman », homme « crevette » avec son crayon à papier sur l’oreille, et (un nouveau label), qui casse un cercle. Gelabale le ressuscité, à qui les franchises se taper une bonne bière après ça. Boris, c’est de l’huile. Boris, c’est les NBA, douce revanche, commencent à se ré-intéresser. Traoré, ce drôle de pivot aux Bleus. n doigts de joaillier, aussi rigolard en dehors N.B. : Il n’y a pas que les USA et la que dodelinant sur les lattes. Mahinmi, docteur ès blessures, revenu de nulle part France dans la vie, hein ! Avez-vous vu le Slovénie-Croatie de lundi dernier ? Un pour marcher sur l’Espagne et le Liban. régal. Une pépite. Un petit chef d’œuvre. Jackson, c’est une demi-Amérique ;

Pascal Allée

Jean-François Mollière / FFBB

omme ça, vite fait, vous ne trouvez pas qu’il y a un petit air ? Le Team USA et la France, allez, un petit air de ressemblance, non ? La pression défensive infernale, les interceptions, les ballons poussés vers l’avant, les duels gagnés – notamment sur les démarquages –, le small ball, l’aération, l’impact athlétique, les dunks, la multiplicité des dangers et même, c’est dingue, le jeu de passes. Et puis la couleur, bien sûr, de peau et de jeu, savoureuse à souhait. Vous objecterez peut-être, à juste titre, que ce qui est décrit juste au-dessus, c’est tout bêtement le basket qui gagne. Et les USA, comme la France jusqu’à notre bouclage (mardi avant le match contre le Canada), ça gagnait, même si le Team a été poussé aux limites par le Brésil lundi. Ne cédons pas à l’euphorie des premiers succès, nous avons payé pour savoir, mais il se trouve que les Bleus ont changé de catégorie – et l’on ne parle pas nécessairement de leurs résultats secs. En partie parce que leurs talents individuels, missibles dans le projet de Vincent Collet, leur ont permis de se forger une identité de jeu, ce qui est le début de tout. On verra qui sera au bout. Les Américains, bien plus forts que prévus, sans doute. Les Français, eux aussi plus forts que prévus, c’est évidemment moins sûr. « Dans une semaine, on n’entendra plus parler de la France, et l’Espagne, comme toujours, sera au top », se vengeait un fan espagnol sur le forum du journal Marca, quelques minutes seulement après que la France eut mis à genou une « ÑBA » aussi suffisante qu’insuffisante. Il aura peut-être raison. Mais les prémices de ce Mondial suggèrent qu’une osmose,

?

L’anecdote


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spécial mondial 2010

LES BLEUS ONT EXPLOSÉ

Les Bleus de Yannick Bokolo créent la sensation et font tomber l’Espagne le premier jour.

ATOMIQUES PARCE QU’ATYPIQUES ! Au moment de notre bouclage mardi après-midi, les Bleus affrontaient le Canada. Une victoire et la qualification en huitième était acquise, avant même les deux derniers matches contre la Lituanie hier et la Nouvelle-Zélande aujourd’hui jeudi. Après l’Espagne et le Liban, la France visait une des deux premières places de la poule. Une ambition nouvelle et légitime, à condition que les Français respectent la recette si particulière qui les mène au succès. Par Thomas BERJOAN, à Izmir groupe qui est jeune mais qui a besoin de repères », note Vincent Collet le sélectionneur. « Ça peut nous aider, à condition de ne pas se relâcher. » L’envie de revanche par rapport à la défaite en quart de l’Euro 2009 et la conscience de ne pas déborder de talent ni de ressources ont poussé les Bleus à se recentrer sur l’essentiel.

Jean-François Mollière / FFBB

« Notre marge de progression était mentale »

LE CHIFFRE

Jean-François Mollière / FFBB

90,9

Avant le Canada, il s’agissait du pourcentage de victoires de Vincent Collet à la tête de l’équipe de France dans les grands tournois internationaux. 8-1 à l’Euro 2009 et 2-0 pour débuter le Mondial 2010. Pas mal du tout !

«

On va essayer de garder la plus grande humilité possible, ce n’est pas parce qu’on a gagné deux matches qu’on va se voir champions du monde tout de suite », explique Nicolas Batum. « Mais là, on sait enfin où on va, on sait qui on est. » Après un casting très long où l’ombre des absents a souvent pris toute la place, après des répétitions laborieuses, parsemées d’éclaircies pas suffisantes pour rassurer totalement, les Bleus se sont finalement trouvés au moment où le rideau s’est levé. En battant d’entrée de jeu l’Espagne, c’est comme si tous les doutes avaient été balayés d’un revers de main. En réussissant l’impossible, les hommes de Collet se sont bâtis en un clin d’œil une confiance en leurs moyens. « Le match contre l’Espagne est une bénédiction, ça crédibilise tout ce qu’on a fait depuis le début, ça donne de la confiance à un

Cette équipe-là, comme ses devancières, est avant tout une équipe défensive. « Pour être performants, ça passera par une base défensive », répète quotidiennement coach Collet, refrain repris par les leaders de l’équipe. « On a besoin d’être énervés pour donner notre pleine mesure. Notre dimension athlétique est commandée par l’envie et la détermination. On n’a pas le choix, on ne peut pas se reposer sur autre chose, ce qui ne nous empêche pas au quotidien de vouloir améliorer le reste et d’ailleurs petit à petit on fait des progrès, mais ça ne pourra jamais se substituer à notre identité. » Une identité encore floue pendant les matches amicaux mais pleinement revendiquée et adoptée par le groupe. « On savait déjà qu’on était capable de jouer à ce niveau-là, maintenant, ce qui est surprenant, c’est que le changement ait eu lieu en quelques jours », reconnaît Yannick Bokolo. « Notre marge de progression, c’était sur une prise de conscience, c’est pour ça que ça a été aussi rapide. De la concentration, du mental, du sérieux et aussi l’application. Et quand on fait ça et que ça marche, on continue. »

ment solide. Sur demi-terrain, le rideau français fut étanche. La France n’utilise pas exactement ses qualités athlétiques de la même façon que les avions du Team USA qui mettent une pression folle sur la balle, très haut en individuelle et qui jouent la prise de risque maximale sur les interceptions. Non, les hommes de Collet naviguent plus comme un bloc avec une forte pression sur la balle et les lignes de passes, mais avec aussi beaucoup d’aides défensives. Mais, contrairement aux Américains, sans variation ni recours à la défense de zone par séquence. La défense française n’est pas surprenante, elle est pour l’instant inexorable. Un rouleau compresseur. Pourtant, les intérieurs français rendent encore bien souvent des centimètres à leurs adversaires mais plusieurs éléments viennent compenser ce relatif désavantage. Les aides des ailiers de très grande taille de la France amènent une densité et une verticalité globale très intéressante. En moyenne, sur les cinq postes, la France n’est pas « petite ».

de banc le permet sans problème. Enfin, l’émergence de Ian Mahinmi (voir par ailleurs) ouvre des perspectives plus qu’intéressantes. La peinture bleue est une zone piégée et le rebond tient le coup. Résultat, sur la fin des deux premiers matches, les adversaires de la France ont baissé physiquement. « Il faut qu’on continue à user les équipes », souhaite Collet.

Une création pas banale

En attaque non plus, on ne peut pas vraiment dire que les Français développent un jeu classique. Tout d’abord, la mène manque d’orthodoxie. De Colo reste avant tout un scoreur et Yannick Bokolo, s’il est excellent, avoue luimême découvrir encore les possibilités de la machine. « Je me sens bien, même si je cherche encore un peu mes marques au poste de meneur. » Alors, il faut chercher ailleurs les qualités normalement attendues chez les titulaires. C’est le jeune Andrew Albicy, appelé de dernière date, qui sécurise la montée de balle quand le besoin s’en fait sentir. Il l’a admirablement fait contre l’Espagne et il présente dans ce domaine toutes les garanties nécesVincent Collet saires. Pour ce qui est Ensuite, en repositionnant systématique- de la création, Boris Diaw s’en charge. ment Boris Diaw en défense à l’intérieur Entièrement tourné vers le collectif, (laissant Flo Piétrus courir derrière les en difficulté avec son tir (2/11 en deux ailiers plus mobiles), la France compte matches), le capitaine met un point dans ses rangs un fort défenseur au sol. d’honneur à placer les autres dans les Même un gaillard comme Marc Gasol meilleures dispositions possibles. « On a eu bien du mal à bouger le capitaine doit avoir une équipe qui est capable des Bleus. Et finalement, c’est rarement de marquer sur le jeu de passe en dans les airs que les défenseurs Bleus impliquant tout le monde parce qu’on ne souffrent. Avec une rotation de cinq pourra pas gagner en faisant seulement intérieurs pleinement opérationnels, des un-contre-un », explique Bobo. la France peut maintenir une intensité « Contre les grosses équipes, ça ne impressionnante sur 40 minutes. Elle passera pas donc il faut vraiment avoir peut aussi balancer quelques tartes. Ali cet altruisme dans toute l’équipe. » Traoré par exemple, s’est pour l’instant Contrairement aux autres équipes qui sacrifié (10 fautes en 22 minutes), ce qui développent énormément de pick’n’roll n’est pas son registre, mais la longueur pour les arrières, la France s’en remet à

« On a besoin d’être énervés pour donner notre pleine mesure »

Une défense demi-terrain béton Boostés par l’esprit de compétition, sur les deux premiers matches, les Bleus ont proposé une défense extrême-


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spécial mondial 2010 puis apparemment dans cette équipe, il n’y a pas trop de croqueurs ! Ça circule bien. C’est quelque chose sur lequel on a vraiment travaillé pour avoir un bon jeu demi-terrain. Avec de la rigueur et du sérieux, je pense qu’on pourra le développer contre n’importe qui. » En deuxième mi-temps contre l’Espagne et contre le Liban, cela a fonctionné à plein. Koffi et Gelabale profitent pour l’instant du système alors que ce sont des finisseurs, non pas des joueurs de un-contre-un. À l’inverse, sans pousser trop loin dans la caricature, De Colo et Traoré, qui sont des joueurs capables de trouver eux-mêmes leurs tirs, ont parfois eu un peu plus de mal dans cette organisation. « C’est juste qu’il faut que je reste dans mon registre, être agressif en attaque », nous répond De Colo qui a bien relevé la tête contre le Liban (14 pts). « On arrive de mieux en mieux à se placer. Si on arrive à développer les systèmes comme

Attention à la faute de carre

Aujourd’hui, difficile de dire de quoi l’avenir sera fait. Ce groupe a montré qu’il fallait désormais compter avec lui, mais il est sur la brèche. « Depuis le début, j’ai la conviction qu’on peut faire des choses intéressantes, mais notre marge de manœuvre est plus étroite qu’en 2009 », avance coach Collet. « On a un chemin et il ne faut pas s’en écarter. Donc je suis très prudent. Mais si on s’en écarte, je ne serai pas découragé non plus, il faudra simplement qu’on s’y remette. Simplement, il ne faut pas que ça nous arrive en huitième ou en quart. C’est un groupe jeune. J’ai vu beaucoup de signes d’immaturité depuis le début de la préparation, c’est pour ça que je suis prudent parce que je sais que ces signes peuvent vite nous faire retomber. » Les Bleus peuvent-ils se ils sont demandés, à bien se placer dans griser et oublier d’où ils viennent ? « On les espaces, ça ira mieux pour tout le ne peut pas, parce qu’on a des piqures monde. » Les paroles de Nando ne sont de rappel à chaque match », répond Ali pas des mots en l’air. L’autre particuTraoré. « À chaque fois qu’on commence larité de l’attaque française, c’est son à s’enflammer, à ne plus trop défendre, à imprévisibilité. Le banc Bleu a planté 43 vouloir faire du jeu champagne, le score points contre l’Espagne, puis 57 contre nous montre que ce n’est pas notre jeu. le Liban ! Difficile en face de savoir d’où Et puis Vincent joue les garde-fous. va venir le danger. « On a un groupe Boris (Diaw) et Flo (Pietrus), les vieux, qui est très homogène, des joueurs qui jouent également le rôle de rabat-joie. peuvent rentrer à tout moment et faire Avant le match contre le Liban, ils de bonnes choses », précise capitaine voyaient un peu trop de sourires dans le Diaw. Pour l’instant, les remplaçants af- vestiaire, donc Boris est venu nous dire : fichent un formidable état d’esprit. « On « C’est bon les gars, soyez sérieux, vous sait tous que quand on rentre, on ne n’êtes pas aussi sérieux que la veille doit pas faire baisser le niveau de jeu, contre l’Espagne. » Il assume son rôle de

Avec eux, impossible de savoir d’où va venir le danger !

Envie de partage En attaque, cette équipe est caractérisée par son désir de se passer la balle. Une volonté qui, en préparation, sans la concentration et la rigueur nécessaires, s’est parfois soldée par un gaspillage inacceptable pour une équipe de haut niveau, mais qui commence à porter ses fruits. « C’est une volonté de Vincent (Collet) », fait remarquer Ali Traoré. « Et

Ali Traoré tout à sa joie après la victoire face à l’Espagne.

au contraire », nous dit Yannick Bokolo. « Commencer un match, c’est très difficile mais nous quand on entre en cours de route, on a plus d’informations pour élever le niveau. »

Jean-François Mollière / FFBB

son ailier-fort et au jeu sans ballon des autres pour faire bouger les défenses adverses. En relais du capitaine, Nicolas Batum est également très performant. « À Villeurbanne par moments, il a voulu jouer plus comme un shooteur que comme le joueur complet qu’il est naturellement », analyse Collet. « On a besoin d’un Nicolas très présent dans le jeu, mais pas nécessairement pour sortir des écrans et déclencher des tirs à tout bout de champ. C’est important qu’il ait des actions de drive vers le cercle qui se concluent par une passe décisive, des passes à l’opposé, du mouvement, du jeu sans ballon. » « J’ai juste essayé de redevenir moimême », enchaîne Nicolas. « Depuis deux matches, je suis plus à l’aise, je prends plus de plaisir. Avant, j’attendais trop le ballon avant de jouer. Mon jeu, c’est le jeu sans ballon, être partout. À Villeurbanne, j’étais trop statique. » Globalement, les Bleus tentent d’insuffler de la circulation en attaque de la balle mais aussi des joueurs qui essayent de recevoir le cuir en mouvement et d’enchaîner immédiatement. Un paramètre essentiel dans le jeu FIBA où l’isolation est très rare et où le défaut dans les cuirasses adverses ne reste pas vulnérable bien longtemps.

capitaine au moment où il faut. » Bobo ne serait donc plus aussi cool qu’il y a quelques années ? On l’a vu notamment s’énerver comme jamais en regagnant le banc après un air-ball dans le 2e quart contre l’Espagne. « Il y a un besoin aussi par rapport à l’équipe », explique le capitaine. « J’essaye de faire valoir mon expérience de ces compétitions et d’amener un peu de rigueur. On pourrait penser que c’est un groupe fragile qui pourrait avoir des contreperformances parce qu’on est jeunes, mais ce qui me rassure c’est que notre force, c’est la défense et c’est le secteur dans lequel il est le plus difficile d’avoir une contre-performance. Après, un championnat du monde, c’est long, donc ça va être difficile de garder l’intensité sur tous les matches, mais on n’a pas le choix non plus. » La voie est donc tracée. Les dés sont jetés. n

ET LA SUITE ?

Après deux matches, la France était bien partie pour se qualifier pour les huitièmes, et possiblement pour finir dans les deux premiers du groupe D. Quoi qu’il arrive, le groupe de Bleus croise en huitième de finale avec le groupe C (Grèce, Turquie, Porto Rico, Russie, Chine, Côte d’Ivoire). Théoriquement, la Grèce et la Turquie devraient avoir dominé ce groupe et coach Collet tenait à éviter ces deux équipes-là. En terminant aux deux premières places du groupe, c’est aussi la certitude, en cas de victoire en huitième, d’éviter les USA en quart. Rassurant.

l En deux matches, le grand Ian a prouvé qu’il n’était pas uniquement bon à cirer le banc des Spurs. Mieux, il a véritablement impressionné. Tout d’abord contre l’Espagne, son volume défensif, au rebond, au contre et en défense sur Marc Gasol a été bluffant (5 rebonds, 2 interceptions et 1 contre en 15’). Il a également été solide sur la ligne, ce qui est bon à savoir pour un grand (3/4 aux lancers). Mahinmi possède un bon placement au rebond et surtout, il va les décrocher à une hauteur où personne ne le suit. Ensuite, contre le Liban, tout en dominant les débats intérieurs (9 rbds en 25’), il a su se rendre plus disponible à la finition près du cercle pour les services de ses partenaires. Résultat ? 14 points à 7/10. « Je lui demande d’être utile à l’équipe », affirme son coach. « Il a un potentiel athlétique hors norme dans ce championnat du monde. Il y a très peu d’intérieurs qui sont à ce niveau-là en termes d’abattage physique. Il faut qu’il s’en serve, il commence à le faire. »

Finir, pas créer

Après une campagne 2009 et une préparation gâchées par les blessures, Ian a eu du mal à comprendre ce qu’il pouvait véritablement amener à l’équipe. Comme

beaucoup d’autres, en mal de temps de jeu, il est d’abord sorti de son registre en préparation. « Le premier match contre la Tunisie, il ne faisait que demander la balle au poste bas pour après enchaîner ensuite », détaille Collet. « S’il savait le faire, ça ferait deux ans qu’il jouerait 20 minutes par match en NBA. Donc, il faut qu’il prenne conscience de ce qu’il peut faire ou ne pas faire et je trouve qu’il y a une très belle évolution en ce qui le concerne depuis le début de la préparation. Ça se traduit en termes d’efficacité et il commence à mettre des points parce qu’il est à la fin des actions. Quand il a fait un écran à Nicolas Batum et Boris Diaw, comme ce ne sont pas des gourmands, ils lui redonnent la balle et il n’a plus qu’à finir. S’il est à ce niveau d’abattage, il va jouer à Dallas la saison prochaine. » De son côté, la grande liane des Bleus vit la compétition avec son flegme habituel. « Je vais jouer mon jeu. Avec les intérieurs on reste dans l’optique fixée par le coach. Là tout commence à prendre forme. Tout le monde joue mieux, le collectif prend. On a des valeurs de courage et de fierté qui sont importantes. Je ne suis pas surpris. » Pourvu alors qu’il continue de nous surprendre !

Jean-François Mollière / FFBB

MAHINMI, ENFIN !


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spécial mondial 2010

Jean-François Mollière / FFBB

« Ils ont joué dur, on savait que la France est une équipe très athlétique, avec une grande force physique et leur défense était vraiment très dure, en particulier dans la peinture. C’est

la raison qui explique notre pourcentage vraiment très mauvais dans les tirs à deux-points. On a mené pendant 35 minutes, mais à la fin on a été un peu anxieux. On doit jouer mieux en équipe en attaque. À la fin, la France a mieux joué dans les 5 dernières minutes et dans un match aussi serré, l’équipe qui joue le mieux dans les 5 dernières minutes l’emporte. »

Sergio Scariolo, coach de l’Espagne

LE CHIFFRE

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Jean-François Mollière / FFBB

Le nombres de contres réussis par les Français (0 pour les Espagnols). Batum, Diaw et Mahinmi ont véritablement dominé les débats aériens de façon très efficace et spectaculaire.

BASKET FICTION

COMME DANS UN RÊVE

L

’Espagne ne perd jamais. Enfin pratiquement. Depuis que la France l’a giflée pour la médaille de bronze à l’Euro 2005 (98-68), la sélection ibère ne s’est inclinée que cinq fois en compétition officielle. Après un sans faute au Mondial 2006, Gasol et Navarro ont perdu au premier tour puis en finale de l’Euro 2007, en finale des Jeux en 2008 et par deux fois dans les premiers tours de l’Euro 2009, deux matches vite oubliés une fois le trophée en poche 10 jours plus tard. Un bilan incomparable dans le basket mondial de ces 5 dernières années. En face, cette équipe de France new look n’avait, avant le match de samedi, qu’une seule ligne à faire valoir sur un CV bien pauvre : une préparation inquiétante et seulement des victoires contre la Tunisie et la Côte d’Ivoire. Un monde d’écart quoi. « On savait qu’on pouvait le faire », expliquait après coup Nicolas Batum. « On a fait quatre entraînements depuis qu’on est arrivé ici, avec une grosse concentration. On sentait que tout le monde était dedans. » Pour battre l’Espagne, même privée de Pau Gasol, un très bon match n’aurait pas suffi. Les Bleus ont livré un match vraiment excellent. Mais difficile de parler de match parfait tant, offensivement, l’entame fut difficile. Laborieuse. À vrai dire, on n’attend pas forcément de ces Bleus qu’ils déroulent une petite merveille de jeu d’attaque, fluide et léché. En revanche, cette équipe a livré un match référence car elle assumé et porté au plus haut son identité : 40 minutes d’une défense de fer, lourde, étouffante. « On ne les a pas laissés respirer », notait satisfait Vincent Collet. « On avait la niaque. » Et contrairement à 2009, cette équipe croyait en ses chances et n’a pas eu peur de l’Espagne.

Andrew Albicy, révélation de la rencontre.

transition et jeu rapide, quand l’attaque française leur donnait de bonnes situations pour relancer. La grosse surprise est venue des intérieurs Bleus qui ont effectué un travail de sape sur les madriers espagnols, dominant tous les secteurs.

Albicy a bouffé Ricky

L’équipe de France n’a pas toutes les qualités. Mais l’intensité, l’agressivité défensive qu’elle peut déployer quand elle s’y emploie sans saute de concentration constitue une arme potentiellement fatale pour toutes les nations de ce Mondial, à l’exception peut-être des États-Unis. Sur demi-terrain, les Espagnols ont vécu l’enfer, ne trouvant vraiment des solutions que sur

LE BLEU DU JOUR

GELABALE, FORCE TRANQUILLE

l « Gelabale a fait de loin son meilleur match avec les Bleus depuis son retour », estimait Vincent Collet après le match. « Il a été très important. » Et comment ! Il s’agit tout simplement de son meilleur match en Bleu tout court ! Une défense impeccable, comme toujours, une véritable présence au rebond offensif (3 sur les 4 prises françaises dans la peinture espagnole) et bien entendu des éclairs offensifs (16 pts, record en Bleu en compétition officielle, battu le lendemain contre le Liban avec 18 points) qui ont déchiré les ténèbres emprisonnant l’attaque française. 9 points dans le deuxième quart et 7 dans les dix dernières minutes. Mike a été dans tous les bons coups. Les trois-points pour revenir dans le match en première, le tir à 6 mètres à 5 minutes de la fin pour passer devant 51-50, le drive à 1’17 de la fin pour sécuriser la victoire à 65-54. Sans jamais rien forcer, fidèle à sa nature placide. Aux micros après le match, il relativisait, sans s’enflammer, le sourire aux lèvres, heureux de son retour en forme et de la victoire. Lui qui n’a pas toujours été dominant cette saison en Pro A ni en préparation il y a seulement quelques jours s’est définitivement élevé au niveau du challenge. Avec lui, on a l’impression que plus le niveau augmente, plus il est bon. Un caméléon des plus précieux.

LE TOURNANT DU MATCH

ET BATUM S’ENVOLE

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LA FRANCE AURAIT PERDU SI :

• L’Espagne avait mis ses lancers (17/32) • Albicy n’avait pas des jambes de feu et la tête froide • Piétrus n’avait pas calmé Ricky d’un écran dans le dos limite au début du 3e quart-temps • Diaw n’avait pas été un leader vocal exemplaire • Le banc français n’avait pas dominé le banc espagnol (45-13)

Cela dit, cette solidité sans faille seule n’aurait pas suffi à accrocher la victoire. Au cours de la première mi-temps, l’attaque tricolore était à l’agonie. Ricky Rubio, après avoir tué Tony Parker en 2009, a fait subir le même sort à De Colo. L’exécution, en dépit d’une volonté louable de faire vivre le ballon, était mécanique et grippée, les rares tirs ouverts ratés. Et puis au deuxième quart, Bokolo puis évidemment le jeune Andrew Albicy ont remis l’attaque française sur les rails et Gelabale, Batum et Koffi se sont chargés de la finition. « Le petit Andrew a été exceptionnel, il faut le reconnaître », a lâché Vincent Collet. « Il a apporté de la maîtrise et de la sérénité alors que la pression espagnole était très forte. Il a surtout lui aussi mis la pression sur les Espagnols. Avec Yannick Bokolo, ils ont tous les deux fait un match remarquable. » Albicy, par sa tenue de balle, a totalement désamorcé la pression espagnole qui a pourtant mise à mal tous ses adversaires, USA compris, depuis deux ans. Mieux, il a inversé la donne, bouffant Rubio et convertissant quelques possessions mal barrées avec des tirs lointains. Et sur la fin, il a plié le match aux lancers. Le héros improbable d’une victoire qui l’était tout autant. Les surprises sont toujours les plus belles. n

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« UNE DÉFENSE TRÈS DURE »

FRANCE BAT ESPAGNE 72-66

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L’ŒIL DU COACH ADVERSE

l Il reste 3’16 à jouer dans le deuxième quart-temps. L’Espagne mène 25-16 et l’attaque des Bleus peine vraiment. Nico Batum a la balle en tête de raquette à trois-points. Ali Traoré monte du poste bas pour poser un écran sur Navarro qui défend l’ailier des Blazers. Reyes et Navarro ne s’entendent pas et restent tous les deux sur Ali. Batum pose deux dribbles à gauche puis monte bien au-dessus d’Alex Mumbru, venu en aide. Et crack ! Le plus beau dunk de la première journée. Dans la foulée, les Bleus enchaînent une belle série d’actions positives (9-0, meilleure série du match) et reviennent à 25-25. Le début d’un autre match. « Ça a peut-être mis un peu de folie parce que c’était un panier un peu extraordinaire », nous expliquait après le match Nico. « J’ai fait le malin tout à l’heure en conférence de presse en faisant comme si de rien n’était, mais personnellement ça m’a fait du bien, parce que je ratais mes tirs extérieurs et j’ai essayé de me rapprocher et réussir une action comme ça, ça m’a mis en confiance. Ça a été un déclic. Je dois être agressif vers le cercle. Quand je pars comme ça, je sais que ces mecs-là ne peuvent pas m’arrêter ! C’est ce que veut Vincent (Collet). »


spécial mondial 2010

Par Thomas BERJOAN, à Izmir

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L’ŒIL DU COACH ADVERSE

« TRÈS IMPRESSIONNÉ »

LE NOUVEAU KOFFI

Jean-François Mollière / FFBB

17 points et 5 rebonds en 25 minutes. La veille ? 11 points et 4 rebonds contre l’Espagne en 14 minutes. En deux matches, Alain est à 10/12 aux tirs et 8/9 aux lancers. Intraitable en défense et au rebond, animé d’une dureté qu’on ne lui connaissait pas, le néo-Manceau est d’un opportunisme total en attaque, toujours parfaitement placé pour recevoir les caviars de ses partenaires, notamment de Bokolo et Batum, la connexion du Mans, et terriblement adroit à mi-distance. Pour l’empêcher de dunker, les Libanais ont dû avoir recours à de grosses fautes qu’il a fait payer chères sur la ligne. Alors, surprise ? « Non, je ne dirais pas ça », explique l’intéressé. « Parce qu’à l’entraînement, j’étais bien depuis le début, c’est juste qu’en match, je n’arrivais pas à être en rythme, par rapport à mon année passée en Espagne à peu jouer. » Son coach, qui le connaît bien pour l’avoir eu au Mans, confirme. « Depuis le début de la préparation, Alain n’est pas le même que l’année dernière. La seule chose que je lui ai dite avant de commencer le Mondial, c’était d’arrêter de dribbler, de prendre ses tirs quand il est seul à 5 mètres parce qu’il est adroit. Le dribble n’est jamais la bonne réponse parce qu’il y aura toujours du monde dans le trafic et il perdra la balle. Sa montée en puissance nous aide à être une meilleure équipe. »

FRANCE BAT LIBAN 86-59

SÉRIEUX ET ALTRUISTES

L

es craintes légitimes existaient. Le souvenir de la défaite contre ces mêmes Libanais en 2006 encore présent. Surtout, comment allait réagir cette équipe jeune, capable de saute de concentration après son exploit contre l’Espagne ? La réponse s’est faite attendre un quart-temps. Il a fallu 10 minutes aux Bleus pour retrouver le niveau d’intensité défensive qui avait jeté les bases du succès contre les Espagnols. À partir de ce moment-là, le Liban a craqué. Physiquement d’abord. Cette équipe ne lâche jamais rien mais, sans les jambes, les tirs ne rentraient plus. Un travail sérieux qui a tué tout suspens. En revanche, le premier quart-temps a donné le ton en attaque. Pour être plus précis, Boris Diaw a ouvert la voie. En 10 minutes, le capitaine a tenté sa chance sans grand succès (1/4 aux tirs, dont 0/3 à trois-points). Il ne tentera plus un shoot du reste du match. Mais il a mis les autres sur orbite. 6 passes décisives pour la France sur ce seul quart-temps, 6 passes signées Bobo. Ensuite, les autres ont suivi leur capitaine. 24 passes au total pour les Bleus (pour 21 paniers marqués et 12 lancers tentés), un total très impressionnant.

Mike Gelabale, qui a largement bénéficié des services de ses partenaires, était agréablement surpris par cette animation collective. « Je suis étonné de notre collectif, on joue bien, la balle tourne, tout le monde a la possibilité de jouer, tant mieux, j’espère qu’on va continuer comme ça. Il n’y a personne qui veut s’enflammer et prendre 15 ou 20 tirs par match. » Sur ce match, la patte de Collet, architecte d’équipes altruistes, commence à modeler le groupe. « On a été sérieux », note-t-il. « On avance. Il faut confirmer, c’est bien. On a inversé le rapport passes/balles

perdues par rapport à Villeurbanne. Mais il ne faut pas s’enflammer. L’année dernière contre la Macédoine, on avait aussi fait 26 ou 27 passes, mais ce sont des défenses permissives. Ce que je retiens, c’est l’état d’esprit. Après, j’attends de voir contre des adversaires plus redoutables. Mais là ils me font plaisir. » Dans ce jeu plus ouvert, Nando De Colo en a profité pour se remettre en selle (14 pts et 2 pds) et Ian Mahinmi pour confirmer son abbatage de plus en plus impressionnant, au rebond (9 prises) mais aussi désormais bien dans le rythme offensif (14 pts à 7/10). n

Tab Baldwin, coach du Liban

BASKET FICTION

LA FRANCE AURAIT PERDU SI : • Elle avait sous-estimé le Liban • Elle avait défendu tout le match comme lors des 5 premières minutes (13 pts encaissés, soit 101 ramenés à 40 minutes) • Elle n’avait pas trouvé de parade au tir lointain de Matt Freije qui a débuté par un 3/3

LE CHIFFRE

5

Le nombre de dunks réussis par les Français au cours de ce match. D’ailleurs le cercle n’a pas résisté,

Jean-François Mollière / FFBB

LE BLEU DU JOUR

« On avait les bonnes idées, mais la France nous a coupé tout rythme. Et puis, j’ai été extrêmement impressionné par la façon dont ils se sont passés la balle, en particulier à l’intérieur, près du cercle. Ils ont réussi à se créer vraiment beaucoup de tirs faciles. 38 points dans la raquette. Contre une équipe comme la France, on s’attend à ce qu’ils nous fassent souffrir en transition, mais ils peuvent aussi vous faire mal près du cercle. Ils nous ont dominés. »

LE TOURNANT DU MATCH

CHANGEMENT DE PRESSION

Fin du premier quart. 22-20. L’intensité et l’attitude n’y sont pas complètement en défense. Le cinq qui rentre après l’interruption a bien reçu le message du coach et va durcir le ton. Bokolo marque son entrée en jeu par une interception, Gelabale s’occupe ensuite du cas du scoreur libanais Fadi El Khatib, tenu à 12 points contre 31 la vieille face au Canada, Mahinmi intercepte de nouveau, puis c’est les Libanais qui perdent alors une balle sur marché et Gelabale sort encore de sa boîte, vole un ballon de plus pour envoyer au dunk Nico Batum qui casse l’arceau. Le score est alors de 34-22. En cinq minutes, le Liban a explosé, a heurté de plein fouet le mur français. De l’autre côté, des dunks, des trois-points, de la fixation intérieure. 20 minutes pour réparer le panier, mais le match lui, est définitivement plié. Trop de pression.

nécessitant une réparation et une interruption de 23 minutes au milieu du deuxième quart-temps. Le plus monstrueux reste cependant celui d’Ian Mahinmi sur transition pour faire monter le score à 57-41 au 3e quart.

EN DIRECT D’IZMIR l Vendredi matin, dans le magnifique hôtel des Bleus, au bord de la piscine, se tenait un shooting photo de top models. Les joueurs ont raté une bonne occasion de se déconcentrer mais certains membres du staff n’en ont pas raté une miette… Ali Traoré suit avec assiduité depuis Villeurbanne un régime dissocié. Il ne mange que des protéines et a perdu trois kilos qui viennent s’ajouter aux deux perdus depuis le début de la préparation…

Pour Vincent Collet, Pau Gasol est le meilleur pivot du monde, FIBA et NBA confondues. Il l’a confié à nos confrères espagnols… Ali Traoré s’est fait chambrer, en français dans le texte, par les fans libanais après sa sortie pour 5 fautes (6 minutes de jeu seulement) : « À la maison ! » Mais le néoRomain a répliqué en montrant du banc de touche le tableau d’affichage… Nico Batum, après avoir endommagé le cercle lors du deuxième quart-

temps contre le Liban, en a profité pour rouler des mécaniques auprès de ses coéquipiers. « Moi un corps de crevette ? Je casse des cercles moi ! » Le digne héritier de Shaq… Andrew Albicy et Fabien Causeur, les deux rookies de l’équipe, étaient censés régler la note pour toute l’équipe au restaurant dimanche soir pour la soirée quartier libre après la victoire contre le Liban. Mais Boris Diaw, au dernier moment, a sorti sa CB, grand seigneur. Heureuse-

ment pour les « petits » salariés de Pro A, parce qu’apparemment, la note était salée. Ali Traoré et Nicolas Batum, en 2009, n’avait pas eu cette chance, ils avaient casqué… Bel élan de solidarité de l’équipe de France et du staff qui ont marqué leur soutien pour les deux journalistes de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, retenus prisonniers par un groupe de talibans en Afghanistan (pour plus d’informations, www.liberezles.net).


08

chiffres mondial 2010

Groupe A

Kayseri (Kadir Has Arena) 28/8 Australie A.Maric D.Andersen* P.Mills* M.Nielsen* B.Newley J.Ingles* M.Worthington A.Gibson* D.Martin S.Markovic Total Jordanie Z.Abbaas* R.Wright* A.Adais* M.Alawadi O.Daghles* E.Soobzokov* Z.Al-Khas A.Zaghab F.Alnajjar W.Al-Sous Total

Australie bat Jordanie Min Tirs 3pts LF Rb Pd 22 10-14 - 3-3 9 1 31 7-10 2-3 6-7 9 4 28 4-10 0-5 2-2 1 1 19 4-7 - 1-2 4 18 2-5 0-2 0-2 3 31 1-6 1-4 - 3 1 8 1-1 1-1 - 3 1 21 1-2 0-1 - - 12 0-2 0-2 - - 11 0-1 0-1 - 1 3 - 30-58 4-19 12-16 35 11 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 31 7-13 2-5 4-6 10 1 31 7-17 2-6 - 3 2 21 4-7 2-3 1-1 5 21 3-7 1-3 2-2 2 2 33 3-13 - 1-3 6 9 28 2-5 1-3 - 2 2 26 2-4 1-3 - 5 3 1-1 - 1 4 0-1 0-1 - 1 3 0-2 0-1 - - - 29-70 9-25 8-12 37 16

In 1 2 3 In 1 1 1 2 5

76-75 Co Bp Pts - 1 23 - - 22 - 1 10 2 1 9 - 1 4 - 2 3 - 2 3 - 3 2 - - 1 2 3 13 76 Co Bp Pts - - 20 1 - 16 - 1 11 - 2 9 - 3 7 - 1 5 - 1 5 - - 2 - - - - 1 9 75

28/8 Angola O.Cipriano* C.Morais* H.Mbunga J.Gomes* E.Mingas* F.Ambrosio L.Paulo V.Jeronimo D.Bonifacio M.Lutonda R.Fortes C.Almeida* Total Serbie A.Rasic* D.Savanovic M.Macvan N.Bjelica* K.Perovic* N.Velickovic* M.Tepic S.Markovic* I.Paunic M.Keselj Total

Serbie bat Angola Min Tirs 3pts LF Rb Pd 19 5-7 0-1 - - 1 19 3-7 1-4 1-2 1 11 3-5 - 1-3 4 23 2-5 1-1 - 2 1 20 2-7 - 2 1 28 1-4 0-1 1-2 7 24 1-4 0-1 - 2 8 0-2 - 2-2 - 7 1-4 - 2 14 0-5 0-1 1-2 - 1 19 0-4 0-1 - 3 8 0-1 0-1 - - 1 - 18-55 2-11 6-11 25 5 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 18 8-9 6-7 - 3 3 22 4-12 0-3 5-8 7 3 26 5-7 0-1 1-2 6 2 20 3-4 1-2 2-2 4 2 16 3-8 - 3-4 6 1 16 4-7 0-1 - 2 7 21 1-7 1-5 4-6 5 3 19 3-6 1-4 - 2 4 22 2-5 1-3 - 5 1 20 1-6 1-4 - 8 - 34-71 11-30 15-22 49 26

In 1 1 1 1 1 5 In 1 1 1 1 1 5

94-44 Co Bp Pts - 2 10 - 4 8 1 - 7 - 2 5 - - 4 1 2 3 1 3 2 - - 2 - - 2 - 1 1 - 1 - - 3 17 44 Co Bp Pts - - 22 - 2 13 - 1 11 - 3 9 3 - 9 1 - 8 - 1 7 - - 7 - 1 5 1 - 3 5 8 94

28/8 Argentine bat Allemagne 78-74 Allemagne Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts D.Greene* 29 7-12 3-4 3-3 4 1 - - 1 20 T.Pleiß* 16 5-7 - 2-2 3 1 - - 3 12 J.Jagla* 25 3-8 2-2 - 10 4 2 - 1 8 H.Schaffartzik 15 3-8 2-5 - - 2 1 - 3 8 S.Hamann* 28 2-5 - 2-4 2 5 1 - 3 6 T.Ohlbrecht 26 1-5 1-5 3-4 6 - 1 2 3 6 E.Harris 18 2-4 0-1 2-2 1 2 - 1 - 6 R.Benzing* 19 2-4 1-2 - 4 1 - - - 5 P.Schwethelm 7 1-1 1-1 - - 1 1 - - 3 C.Mcnaughton 9 - 3 - - - 2 L.Staiger 6 0-1 0-1 - - - - - 1 P.Gunther 3 0-1 - 1 - - - 1 Total - 26-56 10-21 12-15 36 17 6 3 18 74 Argentine Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts C.Delfino* 38 7-18 3-9 10-13 8 2 1 1 - 27 L.Scola* 35 4-12 - 12-14 4 - - - 6 20 F.Oberto* 25 5-8 - 1-1 6 3 1 - - 11 L.Gutierrez 14 2-3 2-3 - 1 - 1 - 1 6 P.Quinteros 18 2-3 1-2 - - - 1 - - 5 P.Prigioni* 31 1-2 1-2 1-2 2 5 2 1 3 4 F.Kammerichs 7 1-3 - 2 - - - - 2 5 1-1 - 1 - - - - 2 J.Gutierrez L.Cequeira 10 0-1 0-1 1-2 - 1 1 - - 1 H.Jasen* 17 0-1 0-1 0-2 4 - 1 - 1 Total - 23-52 7-18 25-34 29 11 8 2 11 78 29/8 Serbie K.Perovic* A.Rasic* M.Tepic N.Velickovic* M.Macvan M.Keselj S.Markovic* N.Bjelica* D.Savanovic I.Paunic Total Allemagne J.Jagla* D.Greene* H.Schaffartzik C.McNaughton S.Hamann* E.Harris R.Benzing* T.Pleiß* P.Schwethelm T.Ohlbrecht Total

30/8 Australie P.Mills A.Maric J.Ingles D.Andersen D.Barlow B.Newley M.Nielsen A.Gibson M.Worthington D.Martin A.Baynes Total Allemagne R.Benzing T.Ohlbrecht H.Schaffartzik L.Staiger C.McNaughton P.Schwethelm T.Pleiß J.Jagla E.Harris S.Hamann D.Greene P.Günther Total

Australie bat Allemagne Min Tirs 3pts LF Rb Pd 24 6-10 4-5 - 1 7 20 6-9 - 3-3 5 21 4-5 2-3 - 2 1 25 3-10 2-6 - 8 1 17 3-4 2-2 - 2 22 3-9 0-5 - 5 20 3-4 - 0-2 4 19 1-3 1-2 - 3 2 15 1-3 1-3 - 3 3 14 0-1 - 3-4 2 3 3 - 1 - 30-58 12-26 6-9 40 17 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 22 4-8 2-4 1-1 1 23 3-5 3-4 1-4 2 23 2-8 1-4 2-2 1 3 18 2-8 1-6 - 1 1 17 1-5 - 1-2 3 1 13 1-3 1-3 - 1 23 1-7 - 7 11 1-4 - 0-2 4 1 24 0-3 0-1 - 5 11 - 1 10 0-5 0-3 - 1 5 0-2 0-1 - - - 15-58 8-26 5-11 30 6

30/8 Jordanie O.Daghles Z.Abbaas E.Soobzokov M.Alawadi A.Adais R.Wright Z.Al-Khas A.Zaghab F.Alnajjar Total Serbie D.Savanovic M.Keselj K.Perovic N.Bjelica N.Velickovic M.Teodosic M.Tepic A.Rasic I.Paunic M.Macvan S.Markovic Total

Serbie bat Jordanie Min Tirs 3pts LF Rb Pd 30 5-7 1-3 8-8 2 4 27 6-10 0-1 3-6 5 1 24 3-9 2-7 1-2 6 20 3-6 0-2 2-4 - 1 29 2-6 1-4 1-3 7 32 2-14 0-7 1-2 2 3 19 2-8 1-4 - 6 9 1-1 - - 10 0-1 0-1 - - 2 - 24-62 5-29 16-25 31 11 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 23 8-10 2-3 3-3 7 1 15 9-10 2-3 1-1 1 22 7-11 - 6-7 6 1 19 5-8 1-3 1-1 6 1 15 3-5 0-2 2-3 3 2 22 3-5 1-3 - 2 7 16 3-6 1-2 - 2 3 21 2-2 2-2 - 2 8 14 2-2 1-1 - 1 21 1-6 - 2-2 - 4 13 - 1-2 2 1 - 43-65 10-19 16-19 32 28

30/8 Angola J.Gomes O.Cipriano C.Morais M.Lutonda F.Ambrosio E.Mingas H.Mbunga C.Almeida V.Jeronimo D.Bonifacio R.Fortes L.Paulo Total Argentine L.Scola C.Delfino J.Gutierrez P.Quinteros L.Gutierrez L.Cequeira H.Jasen R.Gonzalez P.Prigioni M.Mata Total

Argentine bat Angola Min Tirs 3pts LF Rb Pd 25 6-11 3-5 1-2 7 5 25 6-11 1-4 2-2 1 1 22 4-8 3-6 - 1 22 3-5 1-3 2-2 2 2 21 2-5 1-3 - 5 2 18 2-9 - 4 1 12 2-2 - 2 1 22 1-3 1-2 - 3 6 1-2 0-1 - 2 12 0-5 0-1 1-2 2 1 9 0-2 - 1 7 0-3 0-1 - 1 - 27-66 10-26 6-8 34 13 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 32 13-21 0-1 6-6 8 34 8-12 2-6 4-4 5 4 14 3-3 - 3-4 7 21 2-6 1-4 2-2 1 19 2-10 2-8 - 4 2 16 3-5 - 2 3 21 2-3 - 1-1 3 4 13 2-3 - 1 2 24 0-3 0-3 - 2 2 6 0-1 0-1 - - - 35-67 5-23 16-17 35 17

In 1 2 1 4 In 1 1 1 3 1 1 1 9

112-69 Co Bp Pts - 5 19 1 2 15 - - 9 - 2 8 - 2 6 - 1 5 - 1 5 - 1 2 - 1 1 17 69 Co Bp Pts - 1 21 - - 21 2 - 20 - - 12 1 1 8 - 1 7 - - 7 - - 6 - 1 5 - 2 4 1 3 1 4 9 112

In 1 1 1 3 In 3 4 1 1 9

91-70 Co Bp Pts - 1 16 2 2 15 - 1 11 - 2 9 - - 5 - 1 4 - - 4 - 2 3 - 1 2 - - 1 - - - - 2 11 70 Co Bp Pts - 2 32 - 2 22 1 - 9 - 1 7 - - 6 - - 6 - - 5 - - 4 - - - - 1 5 91

3 0

2

Serbie

2 1

-

Australie

2 1

4

Allemagne

1 2

-

Angola

1 2

6

Jordanie

0 3

In 1 1 2 1 5 In 2 1 2 2 1 1 1 10

82-81 Co Bp Pts 1 2 20 - - 15 - 4 14 - 2 11 2 1 9 - - 7 - 2 3 - 2 2 - 2 - - 3 15 81 Co Bp Pts 1 2 22 - - 15 - 2 14 - 2 12 - 2 10 - 1 4 - - 2 2 - 2 - 1 1 - - 3 13 82

29/8 Angola bat Jordanie Jordanie Min Tirs 3pts LF Rb Pd R.Wright* 36 6-13 6-11 - 6 1 Z.Abbaas* 28 4-6 0-1 6-9 11 1 A.Adais* 32 4-11 1-4 - 9 2 O.Daghles* 35 3-11 1-4 1-2 2 5 M.Alawadi 18 3-6 1-2 0-2 2 Z.Al-Khas 21 1-6 0-2 4-4 6 E.Soobzokov* 21 1-3 1-3 - 3 4 - 2 1 M.Hadrab A.Zaghab 3 - 2 1 F.Alnajjar 2 0-1 0-1 - - W.Al-Sous 1 - - Total - 22-57 10-28 11-17 49 11 Angola Min Tirs 3pts LF Rb Pd M.Lutonda* 30 5-12 3-8 3-4 1 2 C.Morais* 25 5-12 4-9 - 2 1 J.Gomes* 26 5-10 - 3-6 6 C.Almeida 22 2-10 2-9 5-7 6 3 F.Ambrosio 27 4-7 0-1 0-3 6 3 E.Mingas* 24 3-10 0-2 2-3 5 2 O.Cipriano* 25 1-4 1-3 1-2 - 3 L.Paulo 9 1-1 - 1-2 1 D.Bonifacio 10 1-3 - 5 1 V.Jeronimo 2 - - Total - 27-69 10-32 15-27 34 15

In 1 1 1 1 4 In 1 2 1 2 1 4 11

79-65 Co Bp Pts - 3 18 - 4 14 - 2 9 - 4 8 - 2 7 - 2 6 - 4 3 - - - 1 - 1 - - - 25 65 Co Bp Pts - - 16 - 2 14 - 1 13 - - 11 1 3 8 - - 8 1 1 4 - - 3 - 1 2 - - 2 8 79

28/8 Slovénie bat Tunisie Tunisie Min Tirs 3pts LF R.Slimane* 26 3-11 0-3 5-7 M.Kechrid* 32 4-9 1-3 S.Mejri* 25 4-7 1-1 0-2 M.Hadidane 14 3-7 2-4 A.Maoua 15 2-5 1-3 M.Ghyaza 15 2-6 0-1 M.Ben Romdhane 13 2-4 0-1 0-2 H.Braa 2 - 4-4 N.Dhifallah* 13 1-5 0-2 A.Rzig* 26 0-6 0-2 N.Knioua 11 0-2 M.Laghnej 8 Total - 21-62 5-20 9-15 Slovénie Min Tirs 3pts LF G.Dragic* 26 6-9 1-3 3-4 G.Vidmar 17 6-7 - 3-4 B.Nachbar* 23 5-8 4-7 P.Brezec* 21 4-4 - 1-1 U.Slokar* 24 2-7 0-2 2-2 J.Lakovic* 25 2-4 1-3 M.Zupan 10 2-3 - 0-1 S.Becirovic 19 1-3 1-3 J.Klobucar 10 1-3 1-3 G.Jagodnik 10 1-4 1-2 S.Udrih 12 1-5 0-2 H.Rizvic 3 Total - 31-57 9-25 9-12

In 2 2 In 2 1 1 2 6

74-72 Co Bp Pts - 3 31 - - 17 - 3 9 - 3 7 1 4 4 - 1 2 - - 2 - - 2 - - - - 1 15 74 Co Bp Pts - - 22 - - 21 - 2 10 - - 7 - - 7 - - 5 - 4 - - - - - - - - - 6 72

28/8 États-Unis E.Gordon K.Durant* C.Billups* R.Gay R.Westbrook D.Rose* D.Granger K.Love L.Odom* A.Iguodala* S.Curry T.Chandler Total Croatie B.Bogdanovic* M.Popovic A.Tomic* L.Zoric* M.Banic M.Tomas* R.Ukic* K.Loncar L.Andric Z.Planinic R.Stipcevic D.Kus Total

Argentine bat Australie Min Tirs 3pts LF Rb Pd 33 11-19 - 9-10 9 1 33 6-11 5-10 0-1 3 1 34 3-6 3-5 - 3 7 28 3-11 0-6 1-1 6 4 35 1-7 1-5 1-3 10 1 12 - 2-6 4 9 1-2 - 4 7 1-1 - - 1 5 - - 1 4 - 1 - 26-57 9-26 13-21 43 16 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 31 9-15 2-7 2-3 4 3 29 5-14 4-9 7-8 - 5 31 4-10 1-3 1-4 10 1 28 3-8 0-1 1-1 8 1 20 3-9 1-6 - - 23 2-8 1-5 0-2 3 13 0-2 - 1 10 0-1 0-1 - 2 7 - 2 2 6 - 1 2 - 1 - 26-67 9-32 11-18 36 12

78-43 Co Bp Pts - 2 16 - 5 15 - 3 10 2 1 8 - - 8 1 - 6 - - 6 - - 3 - 1 3 - - 3 - - 3 13 78 Co Bp Pts 1 - 11 - - 10 - 2 7 - 2 5 - 1 3 - 2 3 1 2 2 - 2 2 - 1 - 2 - 2 - - 2 17 43

Classement Argentine 1

Allemagne bat Serbie Min Tirs 3pts LF Rb Pd 33 8-10 - 4-6 2 37 3-11 3-8 6-6 3 5 33 5-12 2-5 2-2 3 1 41 5-16 0-5 1-2 9 1 16 3-6 0-1 3-3 3 1 14 2-4 2-3 1-2 4 42 0-3 0-1 3-4 7 7 19 1-1 - 4 1 10 0-2 0-1 - 2 5 - - - 27-65 7-24 20-25 43 16 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 39 8-11 3-4 3-4 9 4 34 7-10 1-2 - 1 31 5-12 4-7 - 2 3 26 4-6 - 4-5 2 32 4-10 0-3 2-2 2 3 19 2-3 - 1 23 1-6 0-3 - - 21 1-5 - 7 19 0-2 0-2 1-1 1 3 6 - - - 32-65 8-21 10-12 27 13

29/8 Argentine L.Scola* L.Gutierrez* P.Prigioni* C.Delfino* H.Jasen* F.Kammerichs R.Gonzalez L.Cequeira P.Quinteros J.Gutierrez Total Australie J.Ingles* P.Mills* M.Nielsen* D.Andersen* A.Gibson* B.Newley A.Maric D.Barlow M.Worthington D.Martin A.Baynes Total

In 2 2 1 1 2 8 In 1 1 1 1 4

Restent à jouer

Mercredi 1er septembre

Serbie – Australie Allemagne – Angola Argentine – Jordanie

15h30 18h00 20h30

Jeudi 2 septembre

Angola – Australie Argentine – Serbie Jordanie – Allemagne

15h30 18h00 20h30

Groupe B

Istanbul (Abdi Ipekci Spor Salonu) Rb Pd 5 2 3 2 6 3 2 2 4 - 2 3 1 2 - 35 5 Rb Pd 5 8 7 1 6 2 2 6 1 2 3 - 2 1 1 2 2 1 36 17

In 1 1 1 3 In 1 1 1 1 1 1 6

80-56 Co Bp Pts - 2 11 - - 9 2 1 9 - - 8 - - 5 1 - 4 - 1 4 - - 4 - 1 2 - 2 - - - 2 3 12 56 Co Bp Pts - 1 16 1 2 15 - 2 14 1 - 9 - - 6 - 2 5 - 1 4 - 2 3 - - 3 - 1 3 - 1 2 - - 2 12 80

États-Unis bat Croatie Min Tirs 3pts LF Rb Pd 22 6-8 4-6 0-1 - 21 5-11 1-3 3-3 8 3 21 3-6 2-5 4-4 2 4 17 3-8 1-4 3-5 4 16 4-4 - 2-4 3 4 19 4-8 1-3 - 1 2 15 4-7 1-2 0-1 1 13 3-6 1-2 - 10 2 16 3-4 - 0-2 5 1 14 2-4 1-2 - 3 2 15 2-6 0-3 - 1 4 11 2-2 - 0-2 - - 41-74 12-30 12-22 39 22 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 27 6-11 5-8 - 4 22 6-8 3-5 1-2 3 1 26 4-10 - 4-6 8 2 17 4-6 - 1-4 5 1 12 4-6 - 0-1 4 32 3-9 0-4 1-2 6 1 33 2-11 0-4 1-4 3 4 10 1-4 0-1 - 2 9 1-4 0-2 - 1 7 0-1 - 1 4 - - 2 0-1 - - - 31-71 8-24 8-19 41 9

In 1 1 1 1 1 3 8 In 3 1 4

106-78 Co Bp Pts - - 16 - 1 14 - - 12 1 - 10 - 2 10 - - 9 - - 9 - 2 7 - - 6 - 2 5 - - 4 2 - 4 3 7 106 Co Bp Pts - 1 17 - 3 16 2 5 12 - 1 9 - - 8 - 1 7 - 1 5 - - 2 - - 2 - - - - - - 2 12 78

28/8 Brésil bat Iran Iran Min Tirs 3pts H.Haddadi* 25 7-13 1-3 M.Kamrani* 31 5-15 1-6 O.Sahakian* 25 4-7 2-3 A.Kazemi* 35 4-11 A.Davoudi 16 2-5 1-1 J.Davari* 29 1-1 A.Kardoust 15 1-3 S.Veisi 6 1-1 M.Hassanzadeh 3 1-1 I.Zandi 13 0-4 0-2 M.Nabipour 1 0-1 S.Davarpanah 1 Total - 26-62 5-15 Brésil Min Tirs 3pts G.Giovannoni* 31 6-10 2-4 T.Splitter* 23 6-10 L.Barbosa* 21 5-10 0-1 M.Huertas* 22 3-5 2-3 M.Machado 16 3-7 2-4 M.Vinicius 20 2-7 0-5 R.Neto 8 2-4 0-1 A.Garcia* 23 2-4 0-1 J.Batista 16 0-4 M.Becker 11 1-1 N.Dos Santos 10 0-2 0-2 Total - 30-64 6-21 29/8 Slovénie B.Nachbar* G.Vidmar S.Udrih S.Becirovic H.Rizvic G.Dragic* G.Jagodnik J.Lakovic* P.Brezec* U.Slokar* M.Zupan J.Klobucar Total États-Unis K.Durant* R.Gay R.Westbrook A.Iguodala* K.Love C.Billups* D.Rose* E.Gordon L.Odom* S.Curry T.Chandler D.Granger Total

LF Rb Pd 1-2 9 1 2-2 1 4 - 4 1-3 6 1 1-2 1 2-2 2 1 1-2 3 - 1 - 1 - 2 - - - - 8-13 34 7 LF Rb Pd 3-4 7 1-1 4 1 3-3 1 2 2-2 1 9 - - 2-2 8 2-2 - - 4 2-4 5 2 - 4 1 - - 1 15-18 41 16

In 2 1 2 1 6 In 1 2 2 2 7

81-65 Co Bp Pts 5 3 16 - 2 13 - 2 10 1 2 9 - 1 6 - 3 4 - - 3 1 2 2 - - 2 - - - - - 1 7 17 65 Co Bp Pts - 1 17 1 2 13 - - 13 - 3 10 - 2 8 - - 6 - 1 6 - 1 4 1 2 2 - - 2 - 1 2 14 81

États-Unis bat Slovénie Min Tirs 3pts LF Rb Pd 28 5-11 1-4 2-2 4 13 4-9 - 2-6 2 22 3-5 2-4 1-2 1 2 23 2-6 0-2 4-4 2 4 9 2-4 - 4-5 3 20 2-8 1-5 2-4 2 4 12 2-3 - 2-2 3 19 1-6 1-5 2-2 1 18 2-6 - 1-2 3 16 1-2 0-1 2-2 2 1 18 0-3 0-2 2-2 2 1 3 0-1 0-1 - - - 24-64 5-24 24-33 33 12 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 23 8-13 2-4 4-4 4 4 15 5-9 3-6 3-3 3 21 5-7 - 1-3 4 2 21 5-7 0-1 1-2 3 2 13 4-7 0-1 2-4 11 2 25 2-6 0-2 4-6 3 5 21 3-4 1-2 - 5 5 19 2-9 2-7 - 4 19 2-4 1-2 - 9 7 1-2 1-1 - 2 2 9 0-2 - 2 7 0-1 0-1 - - - 37-71 10-27 15-22 50 22

In 1 1 1 2 1 6 In 4 1 1 1 1 1 1 10

99-77 Co Bp Pts - - 13 1 2 10 - 1 9 - 2 8 - - 8 - 3 7 - - 6 - 1 5 - 2 5 - 1 4 1 - 2 - - 2 12 77 Co Bp Pts - - 22 1 1 16 1 2 11 - 2 11 - 1 10 - 2 8 1 3 7 - 3 6 1 1 5 - 1 3 1 1 - - 5 17 99

In 3 1 1 1 1 7 In 1 2 1 2 6

75-54 Co Bp Pts - - 13 - - 13 - 2 12 - 1 9 - 2 9 - 2 7 - 1 6 - 2 6 - 3 - 13 75 Co Bp Pts 2 1 27 1 - 10 - 4 7 - 1 6 - - 2 - 1 2 - 2 - 1 - 2 3 13 54

29/8 Croatie bat Iran Croatie Min Tirs 3pts R.Ukic* 33 4-10 1-4 B.Bogdanovic 18 5-7 3-5 A.Tomic* 22 6-10 D.Kus* 28 3-6 3-6 M.Tomas* 27 3-10 3-7 K.Loncar 18 3-8 1-3 M.Banic* 26 3-10 L.Zoric 14 3-4 M.Popovic 15 0-1 0-1 Total - 30-66 11-26 Iran Min Tirs 3pts H.Haddadi* 37 12-27 2-4 A.Kazemi* 30 4-10 0-1 M.Kamrani* 34 3-12 0-4 J.Davari* 30 3-5 0-1 S.Veisi 27 1-5 0-2 3 1-3 A.Kardoust O.Sahakian* 23 0-1 0-1 A.Davoudi 10 0-1 0-1 I.Zandi 6 Total - 24-64 2-14

LF 4-4 4-4 LF 1-3 2-3 1-2 4-8

Rb Pd 6 4 2 1 7 2 3 2 6 - 7 2 3 1 42 10 Rb Pd 9 5 5 1 5 4 2 1 1 4 - 1 - 35 7

29/8 Brésil bat Tunisie 80-65 Brésil Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts L.Barbosa* 27 8-11 2-2 3-4 6 - 4 - 1 21 T.Splitter* 23 6-10 - 4-4 4 - 1 - 3 16 M.Machado 19 4-11 4-9 1-2 - 2 1 - - 13 A.Garcia* 27 4-6 1-3 1-1 3 2 1 - 1 10 J.Batista 17 3-6 - 3-5 4 1 1 - - 9 M.Vinicius 14 0-4 0-2 3-4 5 - - - 1 3 M.Huertas* 28 1-4 0-1 - 1 3 1 - 4 2 G.Giovannoni* 23 1-5 0-3 - 3 3 - - - 2 N.Dos Santos 12 1-2 - - - - - - 2 M.Becker 10 0-2 - 2-4 4 1 - - 1 2 Total - 28-61 7-20 17-24 35 12 9 - 11 80 Tunisie Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts M.Kechrid* 33 5-8 3-5 2-2 1 3 1 - - 15 R.Slimane* 32 3-12 1-6 7-8 8 2 1 - 3 14 S.Mejri* 25 4-7 0-1 2-4 3 - 1 5 5 10 M.Hadidane 22 3-8 2-2 - 2 2 - - 1 8 A.Rzig* 23 2-8 0-4 3-3 4 1 - - 3 7 H.Braa 13 2-6 1-1 - 5 - - 1 - 5 N.Knioua 20 1-2 1-1 - 2 1 2 - - 3 A.Maoua 6 0-1 0-1 2-2 - - - - - 2 N.Dhifallah* 22 0-1 - 1-2 - 1 - - 2 1 M.Ghyaza 4 0-1 - 1 - - - 1 Total - 20-54 8-21 17-21 32 10 5 6 17 65 30/8 Slovénie bat Croatie Slovénie Min Tirs 3pts LF Rb Pd J.Lakovic 28 4-9 2-6 5-8 1 4 U.Slokar 21 5-8 3-4 2-2 6 G.Dragic 35 5-10 2-3 2-2 4 4 B.Nachbar 30 4-7 1-4 2-5 5 1 S.Udrih 25 3-4 1-2 2-4 1 2 G.Vidmar 16 4-5 - 1-1 3 16 3-5 2-2 - 4 M.Zupan P.Brezec 19 2-7 0-1 2-4 8 S.Becirovic 10 1-1 - 2-2 1 2 Total - 31-56 11-22 18-28 35 13 Croatie Min Tirs 3pts LF Rb Pd R.Ukic 37 7-14 4-5 2-2 3 7 M.Tomas 34 5-8 3-6 4-7 2 4 M.Popovic 15 4-7 3-5 6-6 1 L.Zoric 23 4-7 - 0-2 9 M.Banic 12 3-3 - 0-1 1 D.Kus 20 2-3 1-2 - - 1 L.Andric 11 2-4 - 1-2 5 A.Tomic 23 1-5 - 2-6 3 B.Bogdanovic 13 1-2 - 1 Z.Planinic 8 0-1 0-1 - - K.Loncar 4 0-2 0-1 - - Total - 29-56 11-20 15-26 29 12 30/8 Iran bat Tunisie Tunisie Min Tirs 3pts S.Mejri 29 5-14 0-1 M.Ben Romdhane 14 3-6 N.Dhifallah 21 3-5 1-2 A.Maoua 19 2-6 2-5 R.Slimane 28 3-9 0-4 N.Knioua 14 2-3 1-2 M.Kechrid 19 2-4 M.Laghnej 17 1-1 1-1 H.Braa 10 1-5 1-4 A.Rzig 20 0-6 0-1 M.Hadidane 10 0-3 0-1 Total - 22-62 6-21 Iran Min Tirs 3pts H.Haddadi 33 8-19 1-5 M.Kamrani 32 5-12 3-8 A.Kazemi 31 4-7 1-2 J.Davari 32 2-6 1-5 S.Veisi 21 2-5 1-2 O.Sahakian 26 2-3 0-1 A.Davoudi 15 0-1 0-1 M.Nabipour 7 I.Zandi 3 Total - 23-53 7-24

LF Rb Pd - 9 4-7 1 2-2 - 1-2 4 - 6 3 - 1 1 - 1 1-2 1 1 - 1 - 4 1 - - 3 8-13 34 9 LF Rb Pd 6-7 13 1 2-2 2 3 5-6 7 1 3-4 2 2 - 1 - 2 2-4 1 1 - 2 - 2 18-23 37 8

In 1 1 2 4 In 1 1 3 1 1 7

91-84 Co Bp Pts - 2 15 - 1 15 - 5 14 - - 11 - 1 9 - 3 9 - 1 8 - 1 6 - - 4 - 14 91 Co Bp Pts - 4 20 - 2 17 - 1 17 2 1 8 - - 6 - 1 5 - 3 5 - 3 4 - - 2 - - - - 2 15 84

In 2 1 2 2 4 11 In 1 4 1 1 1 8

71-58 Co Bp Pts 1 1 10 - 1 10 - 1 9 - 3 7 1 6 6 - 1 5 - - 4 - 1 4 - 1 3 - 1 - - 2 17 58 Co Bp Pts 4 4 23 - 3 15 - 1 14 - 5 8 - 1 5 - - 4 - 2 2 - 1 - 1 4 19 71

30/8 Etats-Unis K.Durant C.Billups D.Rose L.Odom A.Iguodala K.Love R.Westbrook R.Gay E.Gordon T.Chandler Total Brésil M.Vinicius L.Barbosa T.Splitter M.Huertas M.Machado A.Garcia G.Giovannoni J.Batista M Becker Total

États-Unis bat Brésil Min Tirs 3pts LF Rb Pd 39 9-18 4-6 5-6 10 1 31 5-12 1-7 4-4 1 3 32 4-7 0-1 3-5 5 2 30 4-10 - 9 1 29 0-1 - 3-4 5 1 5 1-2 1-1 - 1 13 0-3 - 2-2 - 11 - 1-2 3 5 0-2 0-2 - - 5 - 1 - 23-55 6-17 18-23 36 8 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 28 6-8 4-5 - 3 36 5-18 3-13 1-2 4 4 30 6-12 - 1-2 10 3 33 3-9 0-2 2-4 4 5 13 3-3 1-1 - 1 32 2-7 1-2 - 5 1 19 2-5 1-4 - 1 1 6 0-1 - 1 4 0-1 0-1 - 1 1 - 27-64 10-28 4-8 32 15

In 3 1 4 1 5 1 15 In 4 2 1 1 2 1 11

Classement États-Unis 1

70-68 Co Bp Pts 1 7 27 - 2 15 - 4 11 - 4 8 - 3 3 - 1 3 - 1 2 2 - 1 - - - - 3 22 70 Co Bp Pts 1 2 16 - 3 14 1 5 13 - 4 8 - 5 7 - - 5 - - 5 - 1 - - 2 20 68

3 0

2

Brésil

2 1 2 1

-

Slovénie

4

Croatie

1 2

-

Iran

1 2

Tunisie 6 Restent à jouer

0 3

Croatie – Tunisie Iran – États-Unis Brésil – Slovénie

15h30 18h00 20h30

Mercredi 1er septembre

Jeudi 2 septembre

États-Unis – Tunisie Slovénie – Iran Brésil – Croatie

15h30 18h00 20h30

Groupe C

Ankara (Ankara Arena) 28/8 Grèce bat Chine 89-81 Grèce Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts N.Zisis* 32 8-15 4-8 1-1 5 1 - - 2 21 I.Bourousis* 29 6-12 2-5 7-7 8 2 - - 1 21 V.Spanoulis* 33 5-11 3-7 6-6 1 2 - - 2 19 D.Diamantidis* 31 3-13 3-13 2-2 5 6 1 - 1 11 K.Tsartsaris* 32 3-7 - 0-3 6 2 - 3 - 6 S.Perperoglou 14 2-4 0-1 2-2 1 - - - 1 6 K.Kaimakoglou 10 1-2 1-2 - 6 - 1 - 1 3 N.Calathes 10 1-3 0-2 0-1 1 - - - 1 2 G.Printezis 7 0-1 0-1 - 2 - - - 1 I.Vougioukas 2 - 1 - - - - Total - 29-68 13-39 18-22 42 13 2 3 11 89 Chine Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp Pts J.Yi* 34 9-15 - 8-11 14 1 1 1 1 26 Y.Sun* 39 5-13 2-4 3-4 1 4 2 - 4 15 Z.Wang* 29 6-14 2-5 1-2 2 2 - 1 2 15 S.Wang* 34 3-6 2-4 5-10 5 3 1 - 1 13 W.Liu* 34 1-5 0-1 5-6 3 - - - - 7 S.Yu 7 1-3 1-1 - - - 1 - - 3 J.Ding 13 0-3 0-1 2-2 4 - - - - 2 P.Zhou 10 0-1 0-1 - 2 - 1 - 2 Total - 25-60 7-17 24-35 37 10 6 2 10 81 28/8 Russie S.Monya* T.Mozgov S.Kaun* A.Ponkrashov* V.Fridzon* A.Vorontsevich S.Bykov* E.Voronov E.Kolesnikov D.Khvostov Total Porto-Rico J.Barea* P.Ramos* A.Vassallo N.Peavy* C.Arroyo* G.Diaz C.Lee* R.Balkman D.Santiago Total

Russie bat Porto-Rico Min Tirs 3pts LF Rb Pd 38 6-13 4-8 - 7 4 20 5-8 - 3-4 2 19 3-5 - 7-12 8 29 0-5 0-5 10-10 2 11 25 3-11 1-5 2-2 6 2 24 3-9 0-2 2-2 9 1 30 1-3 0-1 1-2 2 3 11 1-3 1-1 - 1 2 - - 2 - - - 22-57 6-22 25-32 38 21 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 33 9-17 2-7 5-6 4 4 29 7-14 - 1-1 9 25 3-10 2-7 5-6 2 4 20 2-6 0-1 3-4 3 28 2-7 0-2 - 2 1 10 1-4 0-2 - 2 24 0-3 0-2 - 3 20 0-1 - 0-2 3 1 11 - 3 - 24-62 4-21 14-19 37 10

In 1 1 2 In 1 1 1 1 4

75-66 Co Bp Pts 1 1 16 1 3 13 - 1 13 1 2 10 - - 9 - - 8 - 1 3 - - 3 - - - - 3 9 75 Co Bp Pts - 2 25 1 - 15 - 1 13 - 3 7 - 2 4 1 - 2 - - - - 1 3 3 11 66

28/8 Côte d’Ivoire J.Kale E.Landry M.Kone* H.Lamizana* S.Diabate* S.Konate* B.Assie E.Tape C.Abouo* I.Soumahoro I.N’Diaye Total Turquie O.Onan* E.Ilyasova* K.Tunceri* O.Asik* S.Guler H.Turkoglu* S.Erden K.Gonlum O.Savas E.Arslan C.Akyol B.Ermis Total

Turquie bat Côte d’Ivoire Min Tirs 3pts LF Rb Pd In 20 4-8 2-3 - 9 - 32 3-8 2-3 1-2 3 - 2 19 2-10 0-1 3-6 6 2 27 1-6 0-1 4-4 6 2 29 2-6 1-2 - 2 2 1 21 2-8 0-5 - 4 - 13 2-7 0-1 - 4 1 9 1-2 0-1 - - - 16 0-3 0-2 - 2 - 2 8 0-2 0-1 - - - 6 0-1 - - - - 17-61 5-20 8-12 38 7 5 Min Tirs 3pts LF Rb Pd In 16 7-10 4-5 - - 1 1 21 4-8 3-4 6-8 8 3 1 12 3-5 3-3 - - 2 21 3-10 - 2-8 12 1 16 3-4 2-3 - 4 4 5 30 0-6 0-4 6-8 7 7 4 19 2-6 - 2-2 4 1 1 18 3-6 - 7 1 1 11 2-5 - 2 1 19 1-4 0-3 - - - 14 1-3 0-1 - - - 2 4 - - - - 29-67 12-23 16-26 47 21 15

29/8 Chine J.Yi* S.Wang* W.Liu* Z.Wang* J.Ding P.Zhou Y.Sun* S.Yu W.Su Total Côte d’Ivoire S.Diabate* S.Konate* E.Landry* B.Assie C.Abouo J.Kale M.Kone* H.Lamizana* I.N’Diaye E.Tape Total

Min 34 35 37 15 29 23 22 3 2 Min 38 29 26 21 20 19 22 15 5 5 -

Chine bat Côte d’Ivoire Tirs 3pts LF Rb Pd 9-19 0-2 8-11 9 1 7-13 5-8 6-7 7 1 4-9 0-1 4-6 3 2 3-7 0-1 2-2 3 2 2-5 2-4 1-2 7 4 2-2 - 5 2 0-7 0-3 1-2 5 2 - - - 1 27-62 7-19 22-30 44 14 Tirs 3pts LF Rb Pd 8-11 4-5 - 7 3 5-9 1-3 - 5 2 3-13 1-7 2-2 3 1 2-7 0-3 5-6 5 1 3-11 2-8 - 7 2 3-7 1-2 0-1 3 2 2-9 1-3 1-3 5 1-4 0-2 1-2 1 2 0-1 - 3 0-2 0-1 - 2 1 27-74 10-34 9-14 43 14

In 2 1 1 2 2 8 In 3 3 1 1 8

29/8 Grèce bat Porto-Rico Porto-Rico Min Tirs 3pts LF Rb Pd J.Barea* 30 6-12 1-3 7-12 5 4 P.Ramos* 26 8-8 - 0-2 8 3 R.Sanchez* 15 5-6 3-4 - 5 1 A.Vassallo* 31 4-14 2-6 1-2 9 1 C.Lee* 33 3-8 2-5 1-2 1 1 D.Huertas 8 2-3 2-2 - 1 N.Peavy 23 2-5 1-1 - - 1 D.Santiago 11 - - F.Rivera 10 0-1 0-1 - 1 G.Diaz 9 0-3 - 1 1 R.Balkman 4 0-1 - 2 Total - 30-61 11-22 9-18 38 12 Grèce Min Tirs 3pts LF Rb Pd V.Spanoulis* 31 8-12 4-6 8-9 - 1 K.Tsartsaris* 27 5-8 2-5 2-5 4 1 I.Bourousis 31 4-12 1-6 3-5 9 D.Diamantidis* 30 4-7 1-4 3-4 5 7 N.Zisis* 30 2-7 1-3 2-4 4 3 S.Perperoglou 16 1-2 1-2 2-6 3 1 G.Printezis 3 1-3 1-2 - - I.Vougioukas* 17 1-4 - 4 N.Calathes 12 0-4 0-2 - 1 1 K.Kaimakoglou 3 - 1 Total - 26-59 11-30 20-33 36 14

In 1 1 1 3 In 2 2 2 1 1 8

83-80 Co Bp Pts - 4 20 - 3 16 - - 13 2 2 11 - - 9 - - 6 3 1 5 - - - 1 - 1 - - 5 12 80 Co Bp Pts - 3 28 1 - 14 2 2 12 - - 12 - - 7 - - 5 - - 3 2 2 2 - - - - 5 7 83

29/8 Turquie H.Turkoglu* E.Ilyasova* O.Asik* S.Erden E.Arslan K.Tunceri* O.Onan* S.Guler K.Gonlum O.Savas Total Russie S.Monya* S.Kaun* S.Bykov* D.Khvostov A.Vorontsevich V.Fridzon A.Ponkrashov* T.Mozgov E.Voronov* E.Kolesnikov Total

In 1 1 3 5 In 2 1 1 1 1 1 7

65-56 Co Bp Pts 1 2 14 - 1 10 2 1 10 1 3 9 - 1 9 - 1 5 - 1 3 - - 3 - 1 2 - - 4 12 65 Co Bp Pts 2 - 13 - 2 13 - 2 10 - 1 6 - - 5 - 1 5 - 4 2 1 1 1 - - 1 - 1 3 12 56

Turquie bat Russie Min Tirs 3pts LF Rb Pd 30 6-16 2-8 - 3 3 32 3-7 1-2 3-4 10 20 5-7 - 0-1 7 20 3-6 - 3-4 5 16 3-5 3-5 0-2 1 2 31 2-5 1-4 - 4 4 22 1-5 1-4 - 1 1 10 1-4 1-2 - 1 1 10 1-1 - 3 9 - - - 25-56 9-25 6-11 38 11 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 38 3-11 3-8 4-4 5 4 31 5-7 - 3-5 4 30 2-8 2-4 4-4 4 3 10 2-3 2-2 - - 1 27 2-6 1-3 - 9 1 17 2-8 1-5 - - 29 1-6 0-2 - 5 3 12 0-3 - 1-2 2 5 - 1-2 1 2 0-1 0-1 - - - 17-53 9-25 13-17 32 12

Classement Turquie 1

2 0

-

Grèce

2 0

3

Chine

1 1

-

Russie

1 1

5

Porto Rico

0 2

Côte d’Ivoire Restent à jouer

0 2

Russie – Côte d’Ivoire Porto Rico – Chine Grèce – Turquie

15h00 17h30 20h00

Mardi 31 août

Mercredi 1er septembre

Chine – Russie Côte d’Ivoire – Grèce Turquie – Porto Rico

15h00 17h30 20h00

Jeudi 2 septembre

Porto Rico – Côte d’Ivoire Grèce – Russie Turquie – Chine

15h00 17h30 20h00

Groupe D

Izmir (Halkapinar Spor Salonu)

86-47 Co Bp Pts - 2 10 - 4 9 - 1 7 5 2 6 - 4 5 1 3 4 1 1 4 - 1 2 - 1 - - - 1 7 21 47 Co Bp Pts - - 18 1 1 17 - - 9 1 1 8 1 2 8 - 1 6 1 3 6 - 1 6 - 3 4 - - 2 - - 2 - - 4 13 86

28/8 Lituanie bat Nlle-Zélande Nlle-Zélande Min Tirs 3pts LF Rb Pd K.Penney* 38 10-20 1-9 16-20 3 1 M.Vukona* 35 8-13 1-2 2-4 9 3 T.Abercrombie* 21 3-6 0-1 1-2 11 P.Jones 25 2-6 1-3 1-1 3 A.Pledger 13 2-3 - 1-3 4 1 C.Bradshaw* 18 1-6 1-4 - 1 L.Tait* 20 0-3 - 2-2 4 3 M.Fitchett 20 0-4 0-4 - 2 2 P.Cameron 8 0-3 0-2 - - 3 J.Kench 2 0-1 - - B.Anthony 2 - - Total - 26-65 4-25 23-32 38 13 Lituanie Min Tirs 3pts LF Rb Pd L.Kleiza* 34 11-15 3-5 2-5 8 P.Jankunas 26 6-11 - 3-5 4 1 J.Maciulis* 20 6-10 1-3 1-3 2 4 T.Delininkaitis 18 2-3 0-1 4-5 2 2 M.Gecevicius 17 2-5 0-2 4-4 2 3 M.Kalnietis* 23 0-3 0-2 6-8 3 4 T.Klimavicius 11 2-3 - 2-2 2 S.Jasaitis 25 1-3 0-1 2-4 4 2 M.Pocius 16 1-2 0-1 0-2 3 2 R.Javtokas* 4 1-2 - 1 R.Seibutis* 6 0-1 0-1 - 1 Total - 32-58 4-16 24-38 35 18

In 5 1 2 1 9 In 1 1 1 1 4

92-79 Co Bp Pts - 4 37 - 4 19 1 - 7 1 - 6 - - 5 - - 3 - 1 2 - - - - - 1 - - 2 11 79 Co Bp Pts - 3 27 1 1 15 1 1 14 - 2 8 - 2 8 - 2 6 - - 6 - 1 4 - - 2 1 1 2 - - 3 13 92

28/8 Canada J.Anthony* D.Brown* A.Rautins* J.Shepherd J.Bucknor* L.Kendall O.Famutimi J.Anderson* R.Sacre R.Bell K.Olynyk Total Liban F.El Khatib* R.Fahed* M.Freije* J.Vroman* J.Abdelnour E.Rustom* A.Mahmoud A.Kanaan Total

Liban bat Canada Min Tirs 3pts LF Rb Pd 32 8-11 - 1-3 6 28 5-11 3-5 - 3 6 20 4-8 2-5 - 2 2 12 3-8 2-6 2-2 1 1 26 2-6 2-6 - 4 2 22 1-6 - 4-6 11 2 13 2-5 0-3 - 2 30 1-6 1-5 - 1 4 7 1-2 - 2 10 - - - 1 - 27-63 10-30 7-11 37 17 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 36 10-17 2-4 9-11 8 1 24 4-13 3-6 6-6 1 2 34 4-11 4-7 - 4 37 3-8 0-1 2-8 8 3 14 2-2 - 3-5 3 31 2-6 - 2-2 7 3 16 0-2 0-2 - 2 10 0-1 0-1 - 1 1 - 25-60 9-21 22-32 37 10

In 1 1 1 3 In 1 2 1 4 8

81-71 Co Bp Pts 3 2 17 - 2 13 - 1 10 - - 10 - 1 6 1 2 6 - 2 4 - 1 3 - 1 2 - 1 - - 4 14 71 Co Bp Pts 1 4 31 - - 17 1 2 12 - 2 8 - - 7 - 1 6 - - - - 2 10 81

83-73 Co Bp Pts 1 - 26 - 4 25 - 1 12 - 3 8 - - 7 - 1 4 - 1 1 - - 1 - 2 10 83 Co Bp Pts 1 6 20 - 1 11 - - 9 1 1 9 - 3 8 - 1 7 - - 6 1 - 3 - - - - 3 13 73

28/8 France M.Gelabale N.Batum* A.Albicy A.Koffi A.Traore* I.Mahinmi F.Pietrus* B.Diaw* Y.Bokolo N.De Colo* E.Jackson Total Espagne J.Navarro* R.Fernandez* F.Reyes* M.Gasol* R.Rubio* J.Garbajosa S.Llull R.Lopez A.Mumbru F.Vazquez V.Claver Total

France bat Espagne Min Tirs 3pts LF Rb Pd 31 6-10 2-4 2-2 6 1 31 4-9 2-5 4-4 2 1 26 3-5 2-3 5-7 3 1 14 4-4 - 3-3 4 1 17 3-6 - 1-5 2 16 1-1 - 3-4 5 16 1-3 0-1 2-2 3 1 30 1-7 0-4 - 6 5 10 0-2 0-1 - - 5 8 0-2 - - 2 - - - 23-49 6-18 20-27 34 15 Min Tirs 3pts LF Rb Pd 29 5-13 3-8 4-4 3 2 28 3-10 2-7 5-6 4 24 3-5 1-1 2-8 3 2 20 3-7 - 2-6 7 29 2-4 0-2 2-2 3 3 17 1-4 1-3 - 3 13 1-5 - 1-2 1 12 1-1 1-1 - 1 1 12 1-4 1-2 - 1 14 0-2 - 1-4 5 1 2 - - - 20-55 9-24 17-32 32 9

In 1 1 2 1 2 1 8 In 2 1 2 3 1 9

72-66 Co Bp Pts - 1 16 2 3 14 1 2 13 - 2 11 - 3 7 1 - 5 - 2 4 1 3 2 - 1 - 1 - - 5 20 72 Co Bp Pts - 2 17 - 2 13 - 2 9 - 1 8 - 2 6 - 1 3 - 2 3 - 1 3 - - 3 - - 1 - - - 13 66

29/8 Lituanie bat Canada Lituanie Min Tirs 3pts LF Rb Pd L.Kleiza* 37 6-15 3-7 3-4 10 1 M.Pocius 23 3-8 2-6 3-3 2 4 T.Delininkaitis 21 2-7 1-5 6-9 2 3 J.Maciulis* 27 2-5 2-4 2-4 6 2 M.Kalnietis* 22 3-11 1-4 - 2 2 T.Klimavicius* 18 2-3 - 3-6 6 1 P.Jankunas 20 2-4 - 8 1 S.Jasaitis 14 1-2 0-1 - 3 R.Seibutis 8 1-3 - 1 M.Gecevicius* 7 0-3 0-3 - - R.Javtokas 4 - - Total - 22-61 9-30 17-26 40 14 Canada Min Tirs 3pts LF Rb Pd J.Anderson* 30 3-8 2-5 7-8 4 5 J.Anthony* 32 5-10 - 2-4 5 1 D.Brown 19 3-6 2-2 3-4 2 1 L.Kendall* 26 4-9 1-3 - 11 A.Rautins* 18 3-10 1-7 - 3 1 J.Shepherd 19 2-5 0-1 1-2 1 J.Bucknor 10 2-3 1-1 - 1 A.Doornekamp* 28 1-10 1-7 - 6 2 R.Bell 10 - 1-2 1 R.Sacre 8 0-1 - - Total - 23-62 8-26 14-20 38 10

In 1 2 1 4 In 4 1 2 2 9

70-68 Co Bp Pts - 2 18 - 2 11 - - 11 - 3 8 - 2 7 2 - 7 - 1 4 - 1 2 - - 2 - - - 1 2 13 70 Co Bp Pts - 1 15 4 3 12 - 2 11 - - 9 - 2 7 - 1 5 - 1 5 - - 3 1 - 1 - - 5 11 68

29/8 Liban J.Vroman* F.El Khatib* M.Freije* G.Reda R.Fahed* E.Rustom* A.Mahmoud J.Abdelnour A.Kanaan E.Stephan R.Akl Total France M.Gelabale A.Koffi I.Mahinmi N.De Colo* N.Batum* A.Traore* E.Jackson Y.Bokolo B.Diaw* F.Pietrus* A.Albicy F.Causeur Total

LF Rb Pd 5-8 5 1 1-3 1 - 8 1 1-2 1 1-2 2 3 2-3 4 4 - 1 1 2-2 2 1 - 1 - - - - 12-20 26 11 LF Rb Pd - 5 2 5-6 5 - 9 4-4 - 2 1-1 3 5 2-2 1 - - 1 - - 3 - 5 8 - 7 - 1 3 - 1 12-13 38 24

In 3 1 2 1 7 In 2 1 1 2 2 8

86-59 Co Bp Pts - 3 19 - 2 12 - 1 11 - 2 5 - 4 4 - 2 4 - 1 2 - - 2 - - - - - 1 - 17 59 Co Bp Pts 2 1 18 - - 17 1 1 14 - 2 14 - 3 7 - 1 6 - - 5 1 2 3 - 1 2 - - - 2 - - 4 14 86

29/8 Espagne bat Nlle-Zélande Espagne Min Tirs 3pts LF Rb Pd M.Gasol* 26 7-9 - 8-9 4 2 J.Navarro* 22 6-11 4-7 2-2 - 1 J.Garbajosa* 24 4-5 4-4 2-2 - 2 R.Fernandez* 25 4-5 2-2 2-2 12 4 F.Reyes 16 4-6 0-1 2-3 4 R.Rubio* 26 3-5 0-2 2-2 4 11 R.Lopez 12 3-4 0-1 1-1 - F.Vazquez 14 2-2 - 1-2 2 2 F.San Emeterio 14 2-3 - 1 V.Claver 2 - 1-2 - S.Llull 13 0-2 0-2 - 1 2 A.Mumbru 6 0-2 0-1 - 1 Total - 35-54 10-20 21-25 31 24 Nlle-Zélande Min Tirs 3pts LF Rb Pd K.Penney* 31 7-15 3-7 4-5 1 3 T.Abercrombie 21 7-11 0-2 5-8 6 P.Jones* 23 5-10 5-7 - 5 2 C.Frank 9 3-5 1-2 - 2 1 M.Vukona* 24 3-8 0-1 - 6 3 23 2-7 1-3 - 4 2 L.Tait A.Pledger* 10 2-5 - 2 1 P.Cameron 17 1-5 1-3 - - 4 M.Fitchett 11 1-3 1-3 - 1 1 B.Anthony 7 0-3 0-1 1-2 2 1 C.Bradshaw 16 0-5 0-4 - 2 J.Kench* 8 0-1 - 1 1 Total - 31-78 12-33 10-15 39 19

In 2 1 2 1 3 1 10 In 1 1 1 1 1 1 1 2 9

101-84 Co Bp Pts 3 1 22 - 2 18 - - 14 - 1 12 - 1 10 - 4 8 - - 7 2 2 5 - 1 4 - - 1 - 1 - 1 5 14 101 Co Bp Pts - 2 21 - 1 19 - 1 15 - 1 7 - 3 6 - 2 5 - 3 4 - - 3 - - 3 - - 1 - - - 2 - 15 84

France bat Liban Min Tirs 3pts 32 7-13 32 5-13 1-3 33 4-12 3-8 11 2-4 0-2 23 1-4 1-2 19 1-3 17 1-1 16 0-4 0-3 15 0-1 1 1 - 21-55 5-18 Min Tirs 3pts 23 7-9 4-4 25 6-8 25 7-10 23 4-9 2-6 22 3-7 0-3 6 2-4 3 2-2 1-1 15 1-2 1-2 22 1-4 0-3 20 0-2 11 5 0-2 0-2 - 33-59 8-21

Classement 1

France

2 0

-

Lituanie

2 0

3

Espagne

1 1

-

Liban

1 1

5

Canada

0 2

-

Nelle-Zélande

0 2

Restent à jouer Mardi 31 août

Nouvelle-Zélande – Liban France – Canada Espagne – Lituanie

15h00 17h30 20h00

Mercredi 1er septembre

Canada – Nouvelle-Zélande 15h00 Liban – Espagne 17h30 Lituanie – France 20h00 Jeudi 2 septembre

Espagne – Canada 15h00 Liban – Lituanie 17h30 Nouvelle-Zélande – France 20h00

PHASE FINALE

Istanbul (Sinan Erden Dom)

Huitièmes de finale Samedi 4 septembre

2 matches

Dimanche 5 septembre

2 matches

Lundi 6 septembre

2 matches

Mardi 7 septembre

2 matches

Quarts de finale Mercredi 8 septembre

1 match

Jeudi 9 septembre

1 match

Demi-finales Samedi 11septembre

Match 3e place Dimanche 12 septembre

Finale Dimanche 12 septembre


09

spécial mondial 2010

INTERVIEW : ANDREW ALBICY, PLUS QU’UNE BLEUSAILLE

« CE N’EST QUE LE DÉBUT » Il était l’invité de dernière minute. Il a été l’homme qui a exécuté l’Espagne championne du monde avec un sang-froid et un culot incroyables. 20 ans, 1,78 m, encore inconnu pour le plus haut niveau il y a quelques semaines, le voilà sur le devant de la scène. Après Diot en 2009, un nouveau conte de fée. Propos recueillis par Thomas BERJOAN et Laurent SALLARD, à Izmir

Est-ce que tu te sentais capable d’un tel match (13 pts, 3 rbds, 1 pd) ? Je ne sais pas. Dès que je suis entré en jeu, j’ai eu un cadeau, le meneur espagnol tombe devant moi, je fais l’interception et je marque un panier. Ça m’a vraiment mis en confiance et après j’ai eu de la réussite. Je ne pouvais pas rêver mieux. Au final, tu as gagné ton duel contre Ricky Rubio quand même ! (Rires) Je ne sais pas si lui était à fond, peut-être pas. Est-ce qu’il était motivé à défendre très dur ?

(le coach des moins de 20) nous avait parlé un peu de ça, d’une évolution possible avec les seniors, mais je n’ai pas vraiment fait attention parce que je savais qu’au niveau des meneurs, c’était blindé. Donc, intégrer l’équipe de France, ce n’était vraiment pas dans ma tête. C’est arrivé et je suis très content et heureux. Tu as le même parcours qu’Antoine Diot l’été dernier. Est-ce que ça a traversé ton esprit pendant l’Euro des moins de 20 ? Franchement pas du tout. Même quand je lisais les journaux, ils parlaient peutêtre de rappeler (Aymeric) Jeanneau ou (Aldo) Curti, donc je me disais que ma chance viendrait peut-être plus tard. Maintenant, j’ai toujours voulu faire partie de cette équipe, j’ai tout fait pour y être. Je suis très heureux. J’étais en vacances quand Patrick Beesley m’a appelé. Il m’a dit que suite à la blessure de Rodrigue Beaubois, ils avaient besoin de moi. Ils m’ont précisé qu’ils allaient voir s’ils me gardaient ou pas, mais que je ferai partie du groupe.

Vincent Collet a-t-il eu des mots pour les joueurs individuellement ? Il ne nous a pas encore parlé. Il m’a juste dit que c’était bien, qu’il fallait que Tu as été surpris ? je continue comme ça. Et qu’on verrait Oui ! Sur le coup, je me suis dit, c’est pour la suite. une blague ? Pourquoi moi ? Je me suis posé plein de questions, mais je l’ai fait T’es-tu senti en difficulté en début de deuxième mi-temps sur la presse tout-terrain espagnole ? On n’était pas organisé sur la presse, donc j’ai perdu la balle. Mais avec plaisir. Pour moi, c’est du bonus, de j’étais assez serein, avec ma petite l’expérience qu’on acquiert. taille, et ma bonne tenue de balle, je n’avais pas trop de soucis à me faire face à la pression tout-terrain de Rubio, En juillet, tu étais en vacances à et en plus il ne m’en a pas mis énormé- New York et tu y es retourné en août avec le maillot France sur les ment, donc ça a été. épaules… Oui ! En plus, en juillet, je voulais visiter Est-ce que c’est la plus belle le Madison Square Garden, et on s’était victoire de ta carrière ? Être champion d’Europe, c’était ma plus fait refouler. Là, j’y suis rentré par la grande porte, avec les stars. C’était belle victoire, mais celle-ci, c’est la deuxième. C’est vraiment le haut niveau, énorme ! je joue contre l’équipe championne du Ton intégration dans ce groupe s’est monde. Ça me restera. bien passée ? J’en connaissais certains, donc ça a été Est-ce qu’à la fin de la saison 2010 avec le Paris Levallois tu imaginais assez rapide et puis on m’a aidé. Les une seule seconde être présent à ce gars sont faciles à vivre, il n’y a aucun problème. Mondial ? Ah non, pas du tout ! Je me préparais surtout pour mon Euro des moins de 20, Même pas un petit bizutage ? j’étais très motivé. Jean-Aimé Toupane (Il se marre) Non… vite fait pour

Hervé Bellenger / IS-FFBB

Q

u’est-ce que tu as en tête après cette victoire contre l’Espagne ? Je suis très content d’être à ce niveaulà, j’espère y rester longtemps et je ferai tout pour. Mais ce n’est que le début du championnat d’Europe, et il ne faut pas s’emballer.

l’instant ! Mais on verra plus tard, j’espère que ça va être tranquille ! Bon, Florent (Piétrus) me taquine un petit peu mais rien de méchant. Et puis, c’est normal, je ferais la même chose aussi. Au niveau du jeu, comment tu te situes ? Le poste de meneur de jeu est exigeant, demande d’être un patron, comment ça se passe pour le rookie que tu es ? L’intégration s’est bien passée donc, ensuite, je suis quelqu’un qui enregistre assez rapidement les systèmes, donc aucun problème. J’ai surtout peiné un peu physiquement. Il fallait que je rattrape mon retard, mais c’est fait. Ensuite, en tant que meneur, je suis là pour défendre fort, donner de l’énergie, faire jouer l’équipe quand je rentre. Pour ce qui est d’être un patron, ce n’est pas dans ma nature de crier sur les gens, donc je lève un peu le ton, mais je reste respectueux. Je fais à ma manière.

Là, on va voir ce que je vaux face à des joueurs du top niveau

Que t’a demandé le coach quand tu es arrivé ? Qu’attend-t-il de toi ? On n’en a pas trop parlé encore mais je sais qu’il faut que je défende dur. Je dois mettre la pression. Comme je suis jeune, il faut que j’amène mon énergie. Au départ, j’étais un peu timide en attaque, mais le coach m’a demandé de prendre les tirs ouverts pour fixer la défense. Comme contre l’Espagne ça a marché, tout est plus facile.

Qu’est-ce que ça représente de jouer face aux meilleurs du monde ? Je suis content de connaître enfin le vrai haut niveau. Là, on va voir ce que je vaux face à des joueurs expérimentés du top niveau. Ça va me permettre de m’évaluer, de voir ce que j’ai à faire pour les rattraper et même les dépasser. Une sélection au Mondial, ça change les choses pour ta prochaine saison à Paris ? J’espère que ça va changer les choses. Après, on n’en a pas encore trop parlé avec Jean-Marc Dupraz, on verra quand je rentrerai, mais j’espère que ça va changer. Pour la suite de ma carrière, j’ai besoin de responsabilités. Je ferai les efforts qu’il faut pour arriver là où je veux. Le coach m’a dit qu’il allait faire de moi un titulaire normalement. Je vais tout faire pour. n

EN CLUB ?

PAS TITULAIRE ! Joueur

Club 2009-10

%*

MJ

Boris Diaw

Charlotte (NBA)

100,0

82/82

Nando De Colo

Valencia (Espagne)

96,7

30/31

Yannick Bokolo

Gravelines-Dk

96,2

26/27

Nicolas Batum

Portland (NBA)

67,5

25/37

Fabien Causeur

Cholet

65,5

19/29

Ali Traoré

ASVEL

56,6

17/30

Edwin Jackson

Rouen

55,1

16/29

Mickaël Gelabale

Cholet

54,5

12/22

Alain Koffi

Badalona (Espagne)

40,6

13/32

Florent Piétrus

Valencia (Espagne)

23,5

8/34

Andrew Albicy

Paris Levallois

10,0

3/30

0,0

0/26

Ian Mahinmi San Antonio (NBA) (*) % de matches débutés dans le cinq majeur.


10

spécial mondial 2010

LES CHIFFRES DU MONDIAL

1

Milliard de personnes vont suivre le Mondial à la télé, selon Patrick Baumann, le secrétaire général de la FIBA. Une audience en augmentation de 20% par rapport à 2006. Le tournoi est diffusé dans plus de 180 pays à travers le monde.

37

Points marqués par l’arrière néo-zélandais Kirk Penney face à l’Espagne. Un festival plutôt rare à ce niveau mais insuffisant face aux champions du monde, vainqueurs 101 à 84.

50

Points d’écart en faveur de la Serbie contre l’Angola (94-44). Malgré l’absence de Krstic et Teodosic, suspendus, les vice-champions d’Europe n’ont pas fait de détail face aux éternels champions d’Afrique.

120

Journalistes espagnols présents à Izmir pour suivre le premier tour de la sélection championne du monde. Un chiffre à comparer au contingent français, composé d’une petite trentaine de reporters seulement.

197,5

Centimètres de moyenne pour les Bleus, ce qui fait de l’équipe de France l’une des plus petites de la compétition. Seules cinq sélections sont plus courtes sur pattes : Angola, Côte d’Ivoire, Iran, Liban et NouvelleZélande. La Grèce est l’équipe la plus grande (2,02 m de moyenne).

3.000

Slovènes ayant rallié Istanbul pour soutenir leur équipe, le plus gros contingent de supporters étrangers. Viennent ensuite les Lituaniens (2.000), puis les Argentins et les Libanais (1.000). Environ 200 supporters français avaient fait le déplacement à Izmir.

44.000

Connexions en quatre jours sur Dailymotion pour la vidéo où l’on voit Andrew Albicy réussir quatre tirs du milieu du terrain à la fin de l’entraînement de l’EdF. Le buzz ne cesse de monter autour du nouveau chouchou des Bleus !

Jean-François Mollière / FFBB

48

Tests anti-dopage conduits par la FIBA lors des deux premières journées de compétition. Au total, une centaine de contrôles seront effectués sur l’ensemble du tournoi, un record.

GELABALE EN NBA À LA RENTRÉE ?

L’ASVEL DÉMENT LA RUMEUR

Après le début de Mondial tonitruant de son poulain, l’agent de Mickaël Gelabale a laissé entendre qu’un retour en NBA dès cette saison était envisageable. Ce que l’ASVEL dément formellement.

L

a rumeur est partie d’un commentaire de Jorge de l’Amérique ? Pas si vite. Depuis juillet, Gelabale est sous contrat avec l’ASVEL, Sierra, patron du site « hoopshype.com », dont il a d’ailleurs hérité du brassard de capitaine. Et, sur Twitter. Après la victoire de l’équipe de France face au Liban, le journaliste espagnol affirmait au sortir d’une saison ratée, le club rhodanien compte vraiment sur lui pour redorer son blason. avoir discuté avec Bill McCandless, l’agent de l’ailier des Bleus. « Gelabale est sous contrat avec l’ASVEL mais McCandless dit qu’une libération pourrait Pas de clause libératoire  être négociée », rapportait-il, précisant qu’avant « On n’a pas attendu que Mickaël fasse deux bons le Mondial, seul les Memphis Grizzlies s’étaient matches pour le signer », rappelle Pierre Grall, le intéressés au cas du Guadeloupéen. directeur sportif de l’ASVEL. « On connaît les qualités En difficulté tout au long de la préparation, Gelabale d’ensemble du joueur. Autant il n’a pas été à son a été le grand artisan des deux premiers succès niveau habituel en phase préparatoire, et on n’était français à Izmir. Contre l’Espagne (16 pts à 6/10, 6 pas du tout inquiet, autant quand il est à un niveau rbds) puis le Liban (18 de jeu exceptionnel, on pts à 7/9, dont 4/4 ne saute pas non plus au derrière l’arc, 5 rbds), plafond. On le connaît l’ailier aux dreadlocks depuis longtemps, on a a vécu une résurrection envie de travailler avec aussi soudaine que lui, il a envie de travailler Pierre Grall spectaculaire. De quoi avec nous, et au-delà des aiguiser de nouveau les hauts et des bas qu’il peut appétits des franchises NBA ? Peut-être, d’autant qu’il avoir, on est de toute façon impatient de le voir évoluer n’est pas un inconnu outre-Atlantique, où il a évolué sous les couleurs villeurbannaises. » deux saisons (109 matches avec les Sonics entre 2006 Le directeur sportif du club rhodanien a eu vent de la et 2008). Absent pendant pratiquement un an et demi rumeur en surfant le net. Mais elle ne l’a pas ému plus des suites d’une vilaine blessure du genou, Gelabale que ça. Selon lui, le représentant du joueur n’a fait que avait tenté un come-back l’automne dernier avec les son travail, jetant des lignes à la mer pour voir qui morLakers. Coupé avant la fin du training camp, il s’était dait, au cas où.... De bonne guerre. « C’est le métier de alors rabattu sur Cholet, un choix judicieux, conclu son agent de faire du buzz », estime Grall. « Tous les en apothéose avec le trophée de MVP de la finale de gros joueurs qui font un championnat du monde intéPro A. Un simple tremplin pour repartir à la conquête ressant attirent forcément l’attention des franchises

« C’est le métier de son agent de faire du buzz »

NBA. Mais on a signé un contrat, et c’est tout. Les choses sont d’une grande simplicité. C’est un contrat qui court sur la saison, ferme et définitif, sans clause libératoire. On n’a pas de question à se poser ». En contact fréquent avec Gelabale – « on s’appelle tous les deux jours » – Grall assure qu’un éventuel départ en NBA n’est pas dans l’esprit de son nouveau capitaine. « Il sera à la rentrée avec l’ASVEL, c’est une évidence. Je ne vois pas comment il pourrait ne pas être là ». Le dossier est clos. n

Flo PIéTRUS, L’ADDUCTEUR QUI INQUIèTE

l Petite pointe d’inquiétude au moment de notre bouclage, mardi en milieu d’après-midi, avant le match contre le Canada. Florent Piétrus, qui souffrirait d’une tendinite à l’adducteur droit, devait rester en civil pour le match du soir contre les Canuks. A priori, le staff de l’équipe de France ne s’inquiétait pas plus que cela mais, avec ce genre de blessure, il existe toujours une inconnue. Le fait d’avoir signé deux victoires en deux matches permettait de se passer du guerrier intérieur des Bleus au moins un jour, mais il est à espérer que Flo sera sur pied pour le (sans doute) décisif match contre la NouvelleZélande aujourd’hui jeudi, puis le huitième de finale, bien sûr.


spécial mondial 2010

Hyper rentable, l’intérieur Kevin Love a été la bonne surprise du début du tournoi pour le Team USA.

À

une grosse semaine du début du Mondial, il n’était toujours pas certain de faire partie de la sélection. Touché à une cheville lors du camp organisé à New York, puis victime d’un léger traumatisme crânien contre la Lituanie à Madrid, Kevin Love avait traversé la préparation du Team USA de guingois, comme un éclopé. Et puis, il y eut ce déclic, contre la Grèce, à Athènes, dernier galop d’essai avant le début des choses sérieuses : 10 points et 11 rebonds en 11 minutes. Depuis, l’intérieur des Minnesota Timberwolves est transfiguré. « Je suis simplement heureux d’avoir réussi à retrouver ma place », dit-il aujourd’hui. « Je suis en train de retrouver la forme, je suis satisfait de la manière dont je joue ». Aucun autre joueur ne peut se prévaloir d’une telle efficacité. En ouverture du Mondial, Love empilait ainsi 7 points et 10 rebonds en 13 minutes face aux grands gabarits croates. Le lendemain, il remettait le couvert face à la Slovénie, signant un doubledouble propret (10 pts, 11 rbds) avec un temps de jeu toujours aussi restreint. « Il est formidable, mais nous ne sommes pas surpris par ses performances », commente Coach K. « Il joue vraiment très bien en ce moment. Son rendement au rebond est hors norme ».

Pivot passeur Privée de pivot dominant, avec un Tyson Chandler noyé par des problèmes de fautes et par sa propre inconséquence technique, l’équipe américaine est bienheureuse d’avoir trouvé cette roue de secours cinq étoiles. Car l’ancien d’UCLA n’est pas seulement une bête en conquête. Doté de solides fondamentaux, d’un tir extérieur fiable et d’une bonne vision du jeu, Love possède les caractéristiques pour briller dans le contexte FIBA. « C’est un jeu qui exige plus de qualités technique, de qualités de passe, et il est capable de jouer ainsi », note ainsi Ben Howland, son ancien coach universitaire. « C’est un excellent pivot passeur ». Après trois rencontres, Love avait cumulé 20 points à 8/15 (dont 2/4 derrière l’arc), 22 rebonds et 4 passes en seulement 31 minutes. Un rendement époustouflant qui laisse imaginer que son rôle ira croissant au fil de la compétition, notamment lors de la phase finale, lorsque les défenses se resserreront encore davantage. Mais pour l’heure, l’intéressé ne revendique rien, et se satisfait des courtes séquences de jeu que lui offre Coach K. « Je sais que je peux être une étincelle en provenance du banc. Que je sois 6e ou 12e homme, ça m’est égal, j’essaie simplement d’apporter de l’énergie, du rebond, de poser des écrans, de jouer collectif. Je suis un bagarreur ». À l’approche des grandes échéances, le Team USA aura besoin de tous ses guerriers. n

Son rendement au rebond est hors norme

« Nous ne considérons rien comme acquis. Nous savons que nous pouvons être battus pendant ce tournoi » Mike Krzyzewski, le sélectionneur américain, avant l’ouverture de la compétition.

« Le basketball est un jeu de réflexion. Ceux qui ne réfléchissent pas finissent toujours par perdre »

Ruben Magnano, le sélectionneur brésilien, après le revers in extremis de la Seleçao face au Team USA (70-68).

« Je pense que l’Australie sera l’Argentine du futur. C’est une équipe jeune et dirigée par un coach très passionné » Hommage de Sergio Hernandez, le sélectionneur argentin, après la victoire difficile des siens face aux Boomers (74-72).

« Les gars me taillent parce qu’ils me disent que je ne suis pas musclé. Mais pour l’instant, il n’y en a qu’un qui a cassé un cercle ! » Nicolas Batum, taquin, après avoir plié l’arceau sur un dunk contre le Liban.

« Quand il est là, tout le monde est en retrait parce qu’il a une notoriété et un charisme qui transcendent, et on le voit plus que les autres » Boris Diaw, évoquant l’impact de l’absence de Tony Parker sur les autres joueurs de l’équipe de France, dans L’Équipe.

« On regarde dans les tribunes en espérant toujours qu’il revienne jouer avec nous » L’ailier argentin Carlos Delfino au sujet d’Andres Nocioni, interdit de parquet à la dernière minute par les Philadelphia 76ers.

« Je suis partisan d’une épreuve plus ramassée (…) Deux semaines, c’est trop long, il faudrait gagner une semaine » Yvan Mainini, président de la FFBB, et futur patron de la FIBA, évoquant la formule du Mondial, dans L’Équipe du 26 août. Garrett W. Ellwood/NBAE via Getty Images

L’ARGENTINE SERRE LES FESSES

LES PHRASES DU MONDIAL

« Notre but est d’augmenter le nombre d’équipes à 32. Cela laissera plus de places aux équipes africaines » Patrick Baumann, secrétaire général de la FIBA, évoquant la formule du Mondial, le 30 août.

Nebojsa Parausic / Castoria

ALL YOU NEED IS LOVE

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Ellwood/NBAE via Getty Images

TEAM USA

Par Frédéric GONELLA

L’Argentine tient la baraque grâce à Luis Scola, l Outsider pour une place sur le podium, l’Albiceleste a démarré son séjour en Turquie de manière pour le moins mouvementée. Quarantehuit heures avant le coup d’envoi du tournoi, c’est d’abord Andres Nocioni qui a été prié de déclarer forfait par les Philadelphia 76ers, après une IRM sur sa cheville blessée en préparation. Une décision abrupte qui a eu le don d’agacer le camp argentin. « Le plus étrange, c’est que sa blessure était exactement la même il y a quinze jours, et évoluait comme attendu. Ils auraient pu prendre leur décision deux semaines avant, et nous aurions déjà oublié cette affaire », commentait sèchement Luis Scola. C’est ensuite le pivot titulaire Fabricio Oberto qui a manqué deux rencontres, face à l’Australie et l’Angola, en raison d’une mauvaise gastro-entérite. Privés de trois joueurs majeurs – sachant que Ginobili est resté au pays – les anciens champions olympiques ont tout de même tenu le cap, remportant leurs trois premières parties, dans le sillage de Luis Scola (27,7 pts, 7,0 rbds) et Carlos Delfino (18,7 pts, 6,3 rbds). La « génération dorée » n’a pas dit son dernier mot !

SUSPENSIONS

SANS CONSÉQUENCES Comme attendu, la Fédération internationale a puni les protagonistes de la baston générale qui avait éclaté le 19 août, lors du match amical entre la Grèce et la Serbie. Sans conséquences pour les deux équipes. l Le pivot serbe Nenad Krstic, qui avait entre autre blessé Yannis Bourousis en lui fracassant une chaise sur la tête, a logiquement été le plus durement puni, écopant de trois matches de suspensions, et 45.000 francs suisses d’amende (environ 34.000 euros). En conséquence, Krstic a raté les trois premières rencontres de sa sélection en Turquie, qui se sont soldées par deux larges succès, contre l’Angola et la Jordanie, et une défaite, en double prolongation contre l’Allemagne. Suspendu deux matches, son coéquipier Milos Teodosic a pour sa part effectué un retour en douceur face à la Jordanie, lundi dernier (7 pts, 7 pds). Côté grec, Sofoklis Schortsanitis et Antonis Fotsis ont également purgé deux matches de suspension, la FIBA ayant rejeté leur appel. Ils ont retrouvé le terrain juste à temps pour le choc du groupe C, mardi, contre la Turquie. Enfin, les fédérations grecques et serbes ont été condamnées à 20.000 francs suisses (environ 15.000 euros) d’amende chacune. « Nous souhaitons que le jeu soit propre et correct », a justifié Patrick Baumann, le secrétaire général de la FIBA. « Quand vous représentez votre pays, vous avez plus que d’habitude encore l’obligation de vous comporter correctement, parce que plus de gens regardent ».


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spécial mondial 2010

VOYAGE AVEC LE TEAM USA

PAS VENUS EN TO jour de l’ouverture des hostilités, c’est l’heure de leur premier match, contre les Croates. À l’échauffement, les Américains se la jouent détendus. Un petit concours de dunks entre Andre Iguodala et Rudy Gay, tous biscotos dehors, impressionne le public déjà présent. De l’esbroufe ? La Croatie n’a qu’à bien se tenir.

Garrett W. Ellwood/NBAE via Getty Images

La main sur le coeur

Tout s’est bien passé pour le Team USA de Durant, Iguodala et Gay lors des deux premiers matches face à la Croatie et la Lituanie. Mais face au Brésil (page de droite Kevin Durant dunke devant Garcia et Splitter), les Américains ont eu très chaud.

Elle n’est pas parfaite, cette équipe, et elle a d’ailleurs failli tomber contre le Brésil, mais elle en est consciente. L’humilité et le respect ne sont plus que des mots pour les joueurs du Team USA, mais une réalité, qu’ils démontrent à chaque match. BasketNews les a suivis. Par Raphaël LEPELLETIER, à Istanbul

«

Ils ont joué à fond tout le temps. » En conférence de presse d’après match, le vétéran slovène Goran Jagodnik, encore transpirant des ébats face à la cavalerie américaine, commente sans amertume la défaite de son équipe, 99 à 77. Même son de cloche la veille pour des Croates corrigés 106 à 78. « Les Américains ont joué à fond tout le match », analysait froidement Marko Popovic, replaçant soigneusement sous son bandeau des cheveux collés par la sueur. « Ils ne nous ont pas pris de haut. À l’évidence, ils avaient préparé cette rencontre, et ils s’étaient préparés pour ce match. Ils nous ont respectés, et ça, c’est quelque chose de nouveau. Les autres équipes américaines n’étaient pas comme ça par le passé. » Quelque chose de nouveau. C’est ce qui ressorti de cette équipe américaine dans ce championnat du monde. Pour le moment. Agressifs dans le jeu sans être arrogants, à l’image de Kevin Durant, que ce soit sur et en dehors du parquet, respectueux de leurs adversaires, un constat presque incroyable. Oui, ce Team USA là prend les choses au sérieux. « J’aimerais bien avoir le

temps d’aller pêcher sur le Bosphore », lâchait quand même, dans un sourire, Kevin Love, après la victoire contre les Slovènes. Mais pas de temps pour faire du tourisme pour le moment, la rigueur de coach K a un prix. Arrivés le jeudi à Istanbul après une fessée infligée la veille, en amical, aux Grecs à Athènes, ceux-là même qui les avaient privés d’une finale en 2006 au Japon, les Américains sont tout de suite entrés dans leur Mondial, claquemurés dans leur luxueux hôtel, cis en plein centre d’Istanbul, sur le Bosphore. L’addition est à environ 500 euros la nuit. Une demi-heure de prise de repères sur le coup de midi, pic de chaleur, dans l’antre stambouliote de l’Euro 2001, l’Abdi Ipekçi, là où se jouent leurs cinq rencontres du premier tour. Une séance d’une heure et demie en soirée, à la fraîche, dans la salle d’entraînement proche du Sinan Erdem Dome, le site de la phase finale. Après un dernier entraînement de 45 minutes en fin de matinée le samedi,

Les écrans géants de l’Abdi Ipekçi rappellent vite le Team USA à la réalité. Rapidement, les douze NBAers cessent toute activité sur le parquet, les yeux rivés sur les images retraçant le parcours de leurs prédécesseurs lors des compétitions internationales passées. La victoire aux JO de Pékin n’efface pas les échecs de 2002, 2004 et 2006. Le concours de dunks est oublié. La pression monte d’un cran. L’échauffement devient plus sérieux. « On n’avait pas peur avant ce premier match, sûrement pas ! », précisera Lamar Odom en zone mixte après la victoire contre les Croates. « On essayait d’être le plus détendu possible. On était peut-être un peu anxieux, à la limite », finira par concéder le joueur des Lakers, qui occupe un inattendu poste de pivot titulaire avec le Team. « Mais on était prêts à jouer dur », conclura-t-il, au milieu de la meute des journalistes. Lors de la présentation des équipes, le Team USA est plutôt bien applaudi, malgré les sifflets des Croates, peu nombreux. Têtes baissées, mains dans le dos, les Américains écoutent docilement les hymnes. Seul Mike Krzyzewski a la main sur le cœur. En tribune de presse, l’envoyé spécial du New York Times accompagne le technicien US, affichant volontiers ce patriotisme ostentatoire propre aux Américains. « Avant le match, on était excité », racontera Derrick Rose, moins à l’aise face à un parterre de micro que balle en mains sur le terrain. « On avait hâte que ça commence. » La Croatie tient un petit quart-temps. À 22-20 au bout de dix minutes, les Américains mordent dans le Mondial à pleines dents. Ils appuient sur l’accélérateur,

Eric Gordon enfile quant à lui les tirs à trois-points (16 points à 4/6 derrière la ligne) interdisant tout retour à des Croates en panne d’adresse. Sur le banc américain, pas de démonstration de joie dans la victoire. Quelques sourires tout au plus lorsque Gordon continue son festival en deuxième mi-temps. Score final 106 à 78, +28. Les visages de l’équipe américaine montrent de la satisfaction, tout en retenue. Coach K. commentera sobrement la victoire. « On est satisfait de l’effort et du jeu produit. J’ai beaucoup de respect pour la Croatie, une équipe avec de solides intérieurs qui nous ont posé des problèmes, et de très bons shooteurs. On a battu une bonne équipe ce soir, et on a une autre bonne équipe à battre demain. » Didactique et souriant, l’entraîneur américain livre surtout quelques clés sur l’état d’esprit nouveau qui anime son équipe. « Depuis cinq ans que je suis à la tête du Team USA, on a beaucoup appris. Je sais qu’on a surtout appris à respecter chaque adversaire et chaque match que l’on a à jouer. » Un progrès payant donc. « On ne se pose pas de question. Quel que soit l’adversaire, quel que soit le score, que ce soit le premier ou le dernier quart-temps, on donne tout ce qu’on a, on ne se relâche pas », assure le bavard Odom. Témoin de cet appétit de jeu, ce contre rageur de Tyson Chandler sur une contre-attaque croate à 28 secondes du terme de la rencontre, ponctué d’un grognement à faire pâlir n’importe quel grizzly.

Copieusement sifflés

Après un décrassage dans la matinée, la Slovénie attend le Team USA de pied ferme, le lendemain, dimanche. La veille, les Verts et Blancs ont étrillé de faibles Tunisiens lors du premier match à Istanbul. Surtout, les supporters slovènes sont venus en nombre. De Taksim, la place centrale d’Istanbul, aux abords de l’Abdi Ipekçi, les maillots verts pullulent depuis trois jours. Une heure avant le match, les Américains s’échauffent tranquillement sur le parquet. Les « petits » Billups, Westbrook et Curry s’entraînent au tear drop, à la Parker, quoique moins doués Kevin Love que le Français. Durant en défense comme en attaque. Les fait le clown en improvisant une danse Croates marquent six petits points dans tout en dribbles, bientôt suivi par Gay. le deuxième quart. Ils encaissent un Tous se marrent, détendus en appar12-0 rédhibitoire à cheval sur les deux ence. mi-temps. Kevin Durant confirme lors de Mais lors de leur retour sur le parquet ce premier match qu’à 21 ans seuleaprès le briefing d’avant-match, les supment, il est sans conteste le leader de porters slovènes se sont installés dans ce groupe. 14 points, 8 rebonds et 3 les tribunes, donnant déjà de la voix. passes en 21 minutes mais surtout une Une impressionnante et assourdissante intensité et une intelligence dans le jeu bordée de sifflets accueille le Team USA. surprenantes pour son âge, parfaitement Concentrés, les joueurs ont le masque. Fini adaptées au contexte FIBA. Le Clipper les tear drops et les dribbles chaloupés.

« On joue contre des équipes qui ont une grande fierté nationale »


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spécial mondial 2010

OURISTES… De nouveau hués lors de la présentation des équipes, les Américains écoutent sans broncher près de 6.000 voix entonner l’hymne national de la Slovénie, faisant frissonner tout Istanbul. Prêts pour le combat, les joueurs US se font immédiatement siffler dès leur première possession de la balle. Visages crispés, ils ont du mal à s’entendre, à communiquer. « On sait qu’on est attendu au tournant », confiera Kevin Love après le match. « On est l’équipe américaine, on a beaucoup à prouver. Se faire siffler comme ça, c’est motivant. On joue contre des équipes qui ont une grande fierté nationale. Jouer dans un tel vacarme, c’est vraiment impressionnant. On ne peut pas s’entendre. Ça n’a rien à voir avec la NBA. » On verra d’ailleurs plusieurs fois des joueurs US, à commencer par l’intérieur des Wolves, porter leurs mains à leurs oreilles pour faire signe à leurs coéquipiers qu’ils n’entendent rien. Un quart-temps plus tard, le Team USA a fait l’écart, 23 à 11, sous l’impulsion d’un Kevin Durant encore indispensable et exemplaire avec déjà 7 points, 3 passes décisives, 3 interceptions et 2 rebonds (22 pts, 4 rbds, 4 pds, 4 ints au final). Les Slovènes parviennent à faire un bref rapproché à -5 en fin de deuxième quart-temps grâce à une zone dans laquelle s’empêtrent les hommes de coach K, avec 5 points marqués seulement entre la 10e et la 17e minute de jeu ! Une disette offensive finalement oubliée sous l’impulsion d’un Kevin Love plus bûcheron que jamais sous les arceaux. Un panier impossible avec la faute au rebond offensif, malgré la clé de bras d’Uros Slokar, plus une claquette au buzzer de la mi-temps et le « Big Fundamentals », « joueur idéal pour le jeu FIBA », dixit son coach, permet aux siens de regagner les vestiaires avec 14 points d’avance, le poing levé. Il terminera le match avec des statistiques qui se passent de commentaires : 10 points, 11 rebonds, 2 passes et 1 interception en seulement 13 minutes de jeu. Vous avez dit sobre et efficace ? Les Slovènes ne reverront plus leurs homologues d’Outre-Atlantique en deuxième mitemps, finissant le match avec 22 points dans la musette, 99 à 77. « On a tout essayé. » Memi Becirovic est aussi en sueur que ses joueurs. Et pareillement résigné. « Ils ont une grosse défense, ils sont inarrêtables en contre-attaque. Mes joueurs ont fait tout ce qu’ils pouvaient. Je ne suis pas déçu de la prestation de mon équipe. »

culent une sélection US sans aucune imagination en attaque. Le Team USA rate, grimace, se ne trouve pas. Mais il encaisse, repart à l’assaut de la muraille brésilienne. Les joueurs de Ruben Magnano prennent les choses en main en fin de premier quart-temps, sur deux paniers primés consécutifs d’un Leandro Barbosa survolté. En face, seul Kevin Durant surnage (19 points à la mi-temps). Autour, c’est le désert. Ses coéquipiers le regardent jouer, au sens littéral du terme. Le début d’un « Durant dépendance » ? « Je leur avais dit en début de match que le Brésil était champion d’Amérique du Sud en titre et que le match n’allais pas être facile », glissera après-coup un coach K conscient du guêpier brésilien pas de question, on joue. » dont se sont tirés avec bonheur ses Question respect, Mike Krzyzewski joint joueurs. « À la mi-temps, je leur ai dit de sa parole aux actes de ses joueurs sur continuer à défendre. Quand une équipe le terrain. Mehmet Becirovic absent n’y arrive pas en attaque, le fait qu’elle au début de la conférence de presse continue à défendre quand même mond’après-match, le technicien américain tient, en la présence de son homologue, à tre qu’elle a du caractère. » réitérer son hommage au jeu et à l’équipe slovène, déjà rendu quelques minutes Contre le Brésil, comme auparavant en présence des journalistes un Game 7 seuls. Il en ferait presque trop… Du caractère, certes, mais un brin de Et ensuite ? Troisième morceau de choix réussite tout de même. Repassés en pour l’escouade US, le Brésil. Déjà en tête en fin de 3e quart-temps grâce à tenue, alors que le dernier quart-temps leur défense et à une baisse d’adresse du match entre la Tunisie et l’Iran est des Brésiliens (7/12 derrière l’arc à en cours, Kevin Durant piaffe. Il vient la mi-temps !), les Américains sont jeter un œil aux abords du terrain et incapables de tuer le match, à l’image s’amuse de la remontée inattendue des d’un Lamar Odom volontaire mais Tunisiens, en train d’effacer un débours maladroit, manquant un lay-up tout cuit de 20 longueurs pour revenir à 4 points dans le money-time. Derrick Rose, balle à 2 minutes du buzzer. Interrogé la en main, joue la montre et les Américveille quant à son niveau de jeu actuel, ains se présentent avec quatre points le gamin du Thunder considérait juste d’avance à l’entame de la dernière « faire le job, être agressif, être le plus minute, la peur au ventre. Un final harégulier possible. » Facile, quoi. Il va letant où le Team USA, sous les sifflets être testé par les Brésiliens. évidemment, manque de se faire rejoinMoitié sifflés, moitié acclamés, les Améri- dre. Voire pire. À 3 secondes et demie cains pénètrent sur le parquet, Billups du terme, Marcelinho Huertas, déjà et Odom le crâne parfaitement lustré. Le auteur du panier précédent, subit une public stambouliote, toujours nombreux faute et son lay-up… roule sur l’arceau pour voir le Team USA jouer, guette les et ressort, au grand dam du public. Sur dunks du Team à l’échauffement, comme le banc américain, Danny Granger est à lors des deux jours précédents. L’ambiance genou, incapable de dominer son stress, a tout d’un feu d’artifice du 14 juillet. Nor- tel un remplaçant spectateur impuismal, le 30 août, c’est aussi fête nationale sant d’une séance de tirs au but. Deux en Turquie. On célèbre une victoire contre lancers-francs manqués plus tard, et l’ennemi juré grec. L’Iroquois Russell West- un improbable rebond offensif brésilien brook remporte la palme auprès du public, suivi d’une dernière tentative désessuivi de près par l’incontournable Iguodala, pérée de Barbosa sous le cercle, le banc la lèvre toujours pendante. Le tout sur fond américain exulte. Le ouf de soulagement de musique électronique des années 90, se lit dans les yeux des joueurs de Mike spécialité locale. Des tubes oubliés depuis Krzyzewski. Tyson Chandler saute dans longtemps, et qui n’auraient, selon tout tous les sens, célébrant cette victoire bon sens, jamais dû exister. comme un titre. Au coup d’envoi, l’Abdi Ipekçi n’est pas Encore en tenue, c’est Kevin Durant qui complètement garnie et l’ambiance n’a se coletine la conférence de presse, y rien à voir avec celle de la veille lors du traînant sa grande carcasse. L’air penmatch contre les Slovènes. Mais dès aud, la tête baissée, il se gratouille le les premières minutes de jeu, la salle crâne en contemplant la feuille de stats. prend fait et cause pour le Brésil. Les 27 points, 10 rebonds mais 7 ballons Sud-américain s’accrochent, bousperdus pour lui. « Oui, on avait besoin est différent, l’approche du match est différente, l’ambiance est différente… Surtout, on nous propose un gros défi physique. » Analyse confirmée par Kevin Love, après une féroce lutte face aux intérieurs slovènes. Contemplant avec amusement devant les journalistes ses mains bleuies, il sourit, en grand nounours qu’il est. « Le jeu est vachement physique dessous, je n’ai pas arrêté de prendre des coups ! Mais on joue notre jeu, on ne se laisse pas faire. On savait que ça serait comme ça. Coach K. nous avait prévenus. Il n’y a pas vraiment de manière de s’y préparer. On ne se pose

Prêts à la baston La veille, Derrick Rose, sur son ton de gamin impressionné, témoignait de la différence entre l’univers de la NBA et les matches internationaux. « Dans le jeu européen, tout est différent. Le jeu

Garrett W. Ellwood/NBAE via Getty Images

Un hôtel à 500 euros la nuit

d’un match comme ça », lâche-t-il avec sincérité. « On n’avait pas encore eu de vrai test. On l’a eu. C’était un Game 7 des play-offs. On a dû se battre tout le match pour arracher cette victoire. » En zone mixte, les Brésiliens ne passeront pas longtemps, trop déçus de ne pas être devenus la sixième équipe de l’histoire à battre une sélection américaine composée de pros NBA. Les Américains, quoique toujours polis et affables, ne s’éterniseront pas. Peu utilisé, Tyson Chandler se moque bien du temps de jeu : « Je suis là pour représenter mon pays, quoi qu’on me demande de faire. » Souriant et l’air visiblement soulagé, le pivot des Bobcats ajoute : « Mais sur le banc, un match comme ça, c’est très dur à vivre. » Après trois rencontres, le constat est simple : aussi forts soient-ils, les joueurs américains ne sont pas des extra-terrestres. On le savait depuis 2002. Mais la nouveauté, c’est qu’ils le savent aussi. Et sont conscients des progrès que le reste du monde a faits. Le Brésil s’est chargé de leur rappeler. Les Tunisiens et les Iraniens auront plus de mal à faire de même, mais les Américains sont prévenus pour la suite. n


14

EN BREF ça signe !

Rawle Marshall, qui a mal fini à Villeurbanne, rebondit au PAOK Salonique, où il a signé pour une saison (enfin, s’il touche son salaire)…

ÉCHOS EUROPE

Par Fabien FRICONNET

QUALIFICATIONS EURO 2011

LA G-B AU PARADIS, LA BELGIQUE AUX ANGES La Grande-Bretagne de Luol Deng et Pops Mensah-Bonsu a réussi son pari : qualification pour l’Euro 2011 et, corollaire, ticket automatique pour 2012 et 2013. La Belgique, elle, retrouve enfin une place à l’Euro, pour la première fois depuis 1993.

Jean-François Mollière

de poule (tous à 5-3) a désigné Israël et la Macédoine. Les cinq élus rejoignent les 10 formations européennes qui bataillent actuellement en Turquie. Une place reste à pourvoir, à l’issue du tournoi de rattrapage qui aura lieu l’été prochain. Les 10 frustrés de 2010, dont l’Italie, y prendront part. n

85-71 72-71

Dimanche 29 août

Lettonie bat *Finlande *Monténégro bat Israël

Dimanche 29 août

*Ukraine bat Grande-Bretagne 75-66 *Bosnie bat Macédoine 83-71 Classement : 1- Grande-Bretagne (6-2), 2- Macédoine (5-3), 3- Ukraine (3-5), 4- Bosnie (3-5), 5- Hongrie (3-5).

Groupe C Jeudi 26 août

Jeudi 26 août

*Israël bat Finlande *Italie bat Monténégro

Jeudi 26 août

*Hongrie bat Ukraine 83-75 *Grande-Bretagne bat Bosnie 94-85

*Bulgarie bat Belgique Géorgie bat *Portugal

Groupe A

93-90 79-69

92-81 80-57

Dimanche 29 août

*Géorgie bat Bulgarie *Belgique bat Pologne

94-83 70-67

Classement : 1- Belgique (6-2), 2- Géorgie (5-3), 3- Bulgarie (4-4), 4Pologne (4-4), 5- Portugal (1-7). En gras, les équipes qualifiées

Pascal Allée / Hot Sports

Classement : 1- Monténégro (6-2), 2- Israël (5-3), 3- Italie (5-3), 4- Lettonie (3-5), 5- Finlande (1-7).

Castoria / FIBA Europe

Olympiakos a enrôlé l’arrière US Gordon Lukas (1,91 m, 26 ans), auteur de 10,5 points et 3,1 passes en Euroleague avec Maroussi l’an dernier. Un joueur solide qui renforce une formation dont le marché a été actif : Rasho Nesterovic, Matt Nielsen et Vassilis Spanoulis notamment. Le coach est Dusan Ivkovic… Du côté de l’Olimpija Ljubljana, où Jurij Zdovc est toujours le coach, c’est moins spectaculaire évidemment mais l’apport du vétéran Goran Jagodnik sera important. À 36 ans, l’ailier international revient au pays… L’ailier Carlos Suarez (2,02 m, 24 ans) quitte Estudiantes pour rejoindre le puissant voisin, le Real, pour quatre ans. Un transfert a été payé. Pour l’heure, les recrues de coach Messina se nomment D’Or Fischer, Clay Tucker, Sergio Rodriguez et Suarez… Battu en finale du championnat par la petite équipe de Gilboa, le Maccabi s’est servi chez son vainqueur, puisque l’arrière Jeremy Pargo (1,88 m, 24 ans), excellent joueur, portera du jaune la saison qui vient. Doron Perkins aussi puisqu’il a été prolongé… L’ancien international serbe, l’arrière Bojan Popovic (1,91 m, 27 ans), vu notamment à Malaga et l’an dernier au Lietuvos rytas, enfilera le maillot du Partizan… Matteo Boniciolli, le coach de Rome, poursuit ses emplettes. Après, notamment, Ali Traoré, il a signé l’arrière US Charles Smith (1,93 m, 35 ans), meilleur marqueur de l’Euroleague en 2005 avec Pesaro (20,6 points) et qui était encore tout frais à Efes Pilsen l’an dernier… Le tout fou Sean Williams (2,08 m, 24 ans), vu en NBA (New Jersey), a signé à l’Hapoël Jérusalem. On ne va pas s’ennuyer dans la ville sainte.

RÉSULTATS

Groupe B

La Grande-Bretagne (à gauche, Flinder Boyd) et la Belgique (à droite, Sam Van Rossom) sont à l’Euro 2011.

U

ne prolongation qui valait trois qualifications. Jeudi dernier, à Liverpool, les garçons dans le vent de Chris Finch, en venant à bout de la BosnieHerzégovine dans le temps additionnel (94-85), ont qualifié la Grande-Bretagne, avant même le dernier match, pour l’EuroBasket 2011 en Lituanie ; et ce faisant ont rempli leur contrat « règlementaire » et participeront donc à « leurs » Jeux en 2012 à Londres, avec comme conséquence un ticket automatique pour l’EuroBasket 2013. Une belle soirée, donc, à laquelle Ben Gordon, l’arrière des Detroit Pistons, a pris part comme spectateur. Cela a été dur. Les Bosniens, qui ont entamé le dernier quarttemps avec sept points de retard, on en effet failli gâcher la fête en prenant trois points d’avance dans la dernière minute, en s’appuyant sur leur trio : 21 points et 9 rebonds pour Ratko

Varda, 21 pour Henry Domercant et 16 points pour Kenan Bajramovic. Mais Luol Deng et Pops Mensah-Bonsu ont su provoquer les fautes et mettre leurs lancers pour arracher une prolongation, où les hommes de Sabit Hadzic ont fini par lâcher.

à trois-points !). Bonsu + Deng + Reinking = 86 des 94 points de la Grande-Bretagne. La défaite du dernier jour en Ukraine n’a rien changé. Dans le groupe A, la folle remontée des Italiens a été vaine – quoique elle annonce des lendemains qui chantent. Battus lors de leurs deux premiers matches, L’Italie s’en remettra les gars de coach Pianigiani ont Deng et Mensah-Bonsu ont été ensuite remporté cinq de leurs absolument extraordinaires. Le six matches mais, repoussés à la premier a compilé 38 points à 12/21, 13 rebonds et 4 intercep- troisième place, malgré un bilan tions, pour une évaluation de 32 équivalent (goal average déficitaire sur Israël de trois points), (7 balles perdues et 8 lancers ont dû laisser Israël réserver son manqués). Le second a été encore meilleur : 32 points à 10/17, ticket pour la Lituanie. Dans le groupe C, si la Belgique 21 rebonds, 4 contres, 2 passes a assuré sa qualification, la et 1 interception. Évaluation : 47 ! À eux deux, ils ont shooté 35 première depuis 1993, le grand perdant est la Géorgie. Malgré lancers ! Mais il a fallu l’apport de l’arrière d’origine américaine un succès contre la Bulgarie (né dans l’Ohio), le vétéran Nate avec 27 points et 11 rebonds de l’ancien Dijonnais Viktor SaniReinking (1,83 m, 37 ans cette kidze, les joueurs d’Igor Kokoskov année), lieutenant du coach sont le seul deuxième de poule Finch (qui l’a souvent coaché, la non qualifié pour l’Euro. En effet, dernière fois en 2009 à MonsHainaut), auteur de 16 points (4/5 le « tie breaker » entre seconds

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échos FRANCE

Jean-François Mollière

Par Yann CASSEVILLE

« L’AFFAIRE » LUDOVIC VATY

MÉLI-MÉLO AUTOUR DE LUDO Acte 1, Ludovic Vaty (2,06 m, 21 ans) quitte Orléans, à la surprise générale, pour Granada. Acte 2, le club espagnol invalide le contrat après la visite médicale. Désormais, place à l’acte 3, farcis de questions. Opération de la cheville ou non ? Quid de la clause de sortie ? Un retour dans le Loiret est-il possible ?

M

ais qui a marabouté Ludovic Vaty ? Alors qu’en juin il était courtisé par les Lakers, les médecins californiens, du fait d’un problème cardiaque, l’avaient déclaré inapte à la pratique du sport de haut niveau ; là où un cardiologue français a indiqué que Vaty pouvait continuer à jouer. Et, le 20 août dernier, nouvelle confusion, avec Granada qui invalide le contrat du Français, pour une blessure à la cheville. Son agent, Olivier Mazet, reste perplexe. « Ludo avait eu une entorse dans un work-out en juin aux États-Unis. Ensuite il a des douleurs avec l’équipe de France, le staff fait une IRM, constate que Ludo n’a pas de faisceau antérieur de la cheville droite et lui administre un protocole de soins qui doit permettre à Ludo d’être apte en 6 semaines. Il arrive à Grenade, ils font une IRM, ils constatent la même chose mais leur préconisation est toute autre : opération en urgence.» Si les sensibilités des différents médecins divergent, tous s’accordent à dire qu’un faisceau antérieur ne disparaît pas par magie, en un mois

et demi, la blessure est donc très ancienne, et était jusqu’alors indécelable. D’ailleurs, à Orléans, la nouvelle a également surpris, comme l’explique le président Christophe Dupont : « Ludovic ne fait plus partie du club depuis le 13 juillet, et à cette date on n’avait rien constaté. »

100.000 euros dans la nature La priorité du moment est de trouver le meilleur protocole médical à suivre. Deux solutions : l’opération (synonyme d’absence de 4 à 5 mois) ou un traitement par injection, avec rééducation intensive (absence limitée

devait être payée avant le 31 juillet, et le reste plus tard au 1er septembre je crois, mais on n’a eu aucun contact avec Granada, on leur a donc écrit (mardi 24 août, ndlr). Mais je sais que, dans son contrat, Ludovic s’est engagé à couvrir une éventuelle défaillance du club de Granada, parce que je ne pense pas que ce club soit dans une situation financière mirobolante. » Ce qu’Olivier Mazet nous a de suite démenti, par SMS : « Pour que Ludo paye une quelconque indemnité, faudrait-il encore qu’il ait signé quelque part. Dans la convention tripartite, il ya des clauses qui protègent le joueur. » Et si, au final, la solution la plus simple et bénéfique aux deux parties soit que Vaty porte de nouveau le maillot à damier des hommes de Philippe Hervé ? « Il peut revenir à Orléans, on va discuter avec eux », confirme l’agent. Christophe Dupont est plus pondéré : « Il n’est plus salarié du club. On souhaite déjà que Granada honore la clause de sortie. Et ensuite, encore faudraitil qu’on ait le budget pour faire revenir Ludovic ! On n’en est pas du tout là, on a dû composer notre équipe en faisant avec son départ, qui n’était pas prévu. » n

Granada n’a toujours pas payé le buy-out du contrat de Vaty à 2 mois). Le joueur va encore solliciter l’avis d’un spécialiste américain, et entrera en contact avec les médecins d’Orléans. Du suivi médical dépend la suite de la carrière de Ludovic. En tous les cas, l’histoire liant Vaty à Orléans n’est pas terminée. Ainsi, contacté jeudi dernier, Christophe Dupont attendait toujours que Granada verse les 100.000 euros de clause de sortie du joueur. « Une partie


échos FRANCE

En BREF SY À ATLANTA, ENFIN

Contacté lundi, Joël Ras, président du Havre, n’attendait plus que les documents pour finaliser le départ de Pape Sy vers Atlanta. « Je suis un peu désespéré parce qu’on perd un temps fou, on ne s’en sort pas. Je devais recevoir des

Par Pascal LEGENDRE et Yann CASSEVILLE

Mondial féminin : LES BLEUES se préparent

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En BREF

AU RÉVÉLATEUR ESPAGNOL

LA PHRASE

« Ce parquet n’est pas jouable actuellement et fait prendre des risques aux joueurs. Par conséquent, jusqu’à ce qu’il soit vraiment opérationnel, nous nous entraînerons dans la salle 500. » Signé Antoine Michon dans Ouest France.

Pascal Allée / Hot Sports

L’équipe de France entame aujourd’hui en Espagne une série de trois matches de préparation avec un contingent de joueuses intérieures qui s’amenuise et un secteur extérieur qui n’a pas encore révélé ses secrets.

Jennifer Pottheiser/NBAE via Getty Images

L’entraîneur de Nantes est remonté car Stéphane Dondon est indisponible pour quelques semaines (lésion à la cuisse), à cause d’une glissade à Beaulieu sur le parquet… rénové !

LE CHIFFRE : 1.000

Les chances de voir Sean Marshall évoluer avec Orléans sont mortes-nées. Mercredi 23 août, c’est la Médecine du travail qui a donné un avis médical négatif, le 5e pour l’Américain (!), opéré d’une hernie discale en juin. « Il ne peut pas courir, pas sauter. Il ne peut pas exercer son métier. En tous les cas, pas à Orléans », a déclaré le président Christophe Dupont à La République du Centre. Reste à en finir juridiquement, mais pas de rupture de contrat, puisque celui-ci « n’a pas démarré. »

LEON WILLIAMS À STRASBOURG

Après Pervis Pasco, LaQuan Prowell et John McCord, la SIG a trouvé son 4e intérieur, Leon Williams, qui a signé pour un an. L’AméricanoBélizéen (2,03 m, 24 ans), porté sur l’attaque, évoluait depuis deux ans dans en Turquie, tournant la saison passée avec Erdemir à 15,7 points et 9,2 rebonds.

ZIANVÉNI À BOULAZAC

Voilà un JFL toujours sur le marché ! L’ami Max n’a pas signé en Pro B, mais, toujours libre, s’entraîne depuis une semaine avec Boulazac. « Là, il s’entraîne mais il attend un gros club de Pro A. Nous n’avons pas les moyens de le prendre », a signalé Sylvain Lautié dans Sud Ouest. 

Limoges n’en pouvait plus d’attendre ! Ainsi, selon France 3 Limousin, mercredi 25 août, « près d’un millier de supporters » avaient investi Beaublanc pour assister au

Blessée à la lèvre supérieure face au Sénégal, Marielle Amant est toujours dans le groupe pour Lugo.

P

ar sa puissance, ses qualités athlétiques, sa diversité, le secteur intérieur est l’atout maître de l’équipe de France et s’était pleinement exprimé dans la conquête du titre européen, en juin 2009 en Lettonie. Il y avait même abondance de biens sauf qu’une suite de tuiles est en train de le mettre à mal et, en quelque sorte, de faciliter le travail de sélectionneur de Pierre Vincent. Rappel des faits. C’est Allison Vernerey (1,91 m, 19 ans), qui est la première à avoir lâché prise sur blessure. Puis double contretemps à la rentrée du 5 août à l’Alpe-d’Huez. Le staff médical indique au coach que, suite à une IRM de contrôle effectuée à Toulouse, il s’avère qu’Isabelle Yacoubou ne peut pas se remettre à courir avant quatre ou cinq semaines. La MVP française a été victime d’une aponévrosite en fin de saison. Des séjours au Bénin puis aux États-Unis ont retardé sa guérison. Quant à Fati Sackho, lassée de faire les stages de sélection sans aboutir, elle a fait faux bond en ne prévenant que le jour même. En colère, le coach a lancé un dossier pour qu’une procédure disciplinaire soit engagée. Nouvel épisode à Mondeville lors du deuxième match de préparation face au Sénégal. La puissante Nantaise Doriane Tahane (1,92 m, 21 ans) sort du terrain en grimaçant et une IRM décèle une lésion ligamentaire au genou gauche. Out. Enfin, la MVP Espoirs 2008 Marielle Amant reste K.-O. sur le parquet. Elle devra se faire poser une dizaine de points de suture à la lèvre supérieure. L’Arrageoise est présente en Espagne, pour

s’entraîner avec le groupe, bosser physiquement, mais elle ne sera d’aplomb qu’à compter du Tournoi de Villeneuve-d’Ascq. Il faut savoir que sa préparation a déjà pris du retard à cause d’un deuil familial. Heureusement, une bonne nouvelle compense quelque peu ces contretemps : Sandrine Gruda, notre MVP européenne 2009, est de retour. Son club WNBA, le Connecticut Sun, n’a pas réussi à se qualifier pour les playoffs. Même si elle a rarement été incluse dans le starting five, la Martiniquaise a fait un bon passage dans la ligué d’été : 11,5 points à 49,1%, plus 4,5 rebonds. D’un commun accord avec le coach, elle est donc du voyage à Lugo après un break de dix jours.

Seule Emilie Gomis Les plans prévoient que les Bleues partent avec cinq intérieures au Mondial. Seulement les difficultés à dessiner une ligne extérieure cohérente pourraient amener Pierre Vincent à n’en sélectionner que quatre, plus une cinquième capable d’alterner avec le poste 3 - Jennifer Digbeu a déjà fait cet apprentissage à Bourges - ou encore à ne prendre que deux meneuses de métier plus une combo guard. Pas évident de fait de trouver des héritières à Cathy Melain, Manue Hermouët et Pauline Krawczyk. Seule Emilie Gomis paraît assurée de son billet pour la République Tchèque. La défense est depuis plusieurs générations le label bleu, dans les deux sexes et dans toutes les catégories, mais cela n’apparaît pas pour l’instant une valeur refuge dans ce secteur-là. Le coach estime que les chif-

fres délivrés par les trois premiers matches amicaux sont un peu trompeurs. « On a eu des difficultés contre le Sénégal à défendre sur des extérieures grandes et costaudes. Nous avons, pour le niveau international, des arrières très petites et qui n’ont pas une expertise tactique énorme. Cela veut dire de la faiblesse dans les post up, au rebond, etc. », constate Pierre Vincent, qui complète : « ceci dit, on a mis volontairement douze matches au programme pour permettre aux joueuses de s’exprimer, de trouver leurs automatismes. » Le tournoi de Lugo va être un vrai révélateur avec deux adversaires, la Biélorussie et la Grèce, que la France retrouvera à Ostrava dans des confrontations-clés pour l’accès aux quarts de finale. « Ce sont des équipes que l’on connaît bien. Le corollaire, c’est qu’elles nous connaissent bien aussi. Ça m’étonnerait que ça bouge beaucoup de leur côté, même si on annonçait un moment une Américaine naturalisée du côté des Grecques. » Décidément une mode dans le concert international du basket féminin, initiée par les Russes et reprise par les Turques, les Bulgares et les Espagnoles. Et elles ne sont pas là uniquement pour faire joli. n

Les résultats 26 août : France b. Sénégal  27 août : France b. Sénégal  29 août : France b. Pologne 

Tournoi de Lugo 2 septembre : France-Biélorussie 3 septembre : France-Grèce  4 septembre : France-Espagne

73-41 83-41 54-34

Jean-François Mollière

LE CAS SEAN MARSHALL

Hervé Bellenger / IS-FFBB

documents aujourd’hui pour finaliser l’accord mais je n’ai toujours rien. Donc il y a encore des si, sans jeu de mots, mais son départ n’est plus un mystère, on s’était fait une raison depuis un petit moment. Du coup, on doit trouver un JFL. »

premier entraînement de l’équipe. Allez faire un tour sur le site du club, une photo montre une tribune bien remplie. Pour une reprise, c’est saisissant !

PACC EST IMPATIENT

« Je ne viens pas ici pour me relancer. Je viens ici pour le basique, rejouer au basket, prendre du plaisir, faire jouer les autres et « croquer » dans le ballon comme on dit… Je m’entraîne depuis 2 ans, mais la compétition m’a manqué. Le plaisir d’être dans un groupe, de souffrir en collectif… je suis impatient ! » À le lire sur le site du HTV, Paccelis Morlende a faim de basket !

SCHMITT TOUJOURS OUT Chalon n’a pas fait une croix sur Jérôme Schmitt. L’ex-pivot international, opéré d’une hernie discale en novembre 2009, et qui n’a pas joué depuis octobre dernier, est toujours sous contrat avec l’Élan. Toutefois, son arrêt de travail a été prolongé jusqu’à octobre.


échos FRANCE

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ous vous l’annoncions dans notre édition du 1er juillet, cela s’est concrétisé lors du tournoi de Villeurbanne. À l’appel du Syndicat des Coaches de Basket (SCB), une grosse majorité des techniciens de Pro A et Pro B ont boycotté le séminaire organisé, tous les deux ans, par la Direction Technique Nationale (DTN). Les griefs étaient nombreux. Ils portaient sur les contenus, notamment, mais aussi la méthode et la rupture du dialogue entre DTN et coaches pros, et l’atomisation du duo entraîneur/assistant puisque les assistants de Pro A et Pro B ne sont plus autorisés à participer au séminaire, mais doivent assister à un autre, qui a eu lieu le week-end dernier, et qui a rassemblé également les entraîneurs

féminins, de jeunes et des divisions nationales. On ajoutera que la mise sous tutelle du scrutin de coach de l’année a également joué.

Il y avait préavis

Ce boycott est évidemment une première. Il a été très largement suivi puisque des 34 coaches convoqués (16 Pro A + 18 Pro B) seuls cinq étaient présents, soit un absentéisme de plus de 85%. Deux en Pro B et trois en Pro A. Ceux de Pro A – qui dirigeaient des équipes de playoffs l’an dernier – auraient, selon nos informations, officieusement manifesté leur solidarité avec le SCB mais, pour des raisons diverses (dont la question des amendes), fait acte de présence. De ce fait, le séminaire tel qu’il était s’est transformé en une réunion informelle.

Le sujet a évidemment été remis sur la table lors du Comité Directeur de la LNB qui y a fait suite. Devant le risque d’amende, pour les « contrevenants » comme pour leur employeur (les clubs), le SCB a rappelé qu’un préavis de grève avait été déposé le 21 juin (le SCB est affilié SFDT) et qu’il s’agissait bien d’un mouvement collectif d’individus, et qu’en cela il était inacceptable de sanctionner financièrement les entraîneurs et/ou les clubs. Le SCB a en outre levé son boycott sur le second séminaire (celui des assistants, jeunes, féminins, etc.). Il a été décidé par le syndicat la création d’un groupe de travail sous l’égide de la LNB (précision importante) afin de trouver une issue à cette situation. l


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portrait

CLÉMENCE BEIKES

EN RECONQUÊTE Éloignée du haut niveau pendant une saison, la Nordiste espère reprendre son rang avec les Bleues et disputer le Mondial en République Tchèque quatre ans après avoir fait partie de l’aventure au Brésil. Par Pascal LEGENDRE, à Deauville disant qu’il avait besoin de moi. Il y avait avec Corinne Benintendi un entraîneur de ligue. J’ai bien réfléchi, j’ai tranché, je suis restée. » Saison concluante au titre individuel – les coaches en ont fait la MVP française de la division suite à un référendum organisé par le site Internet basquetebol.org – et aussi au niveau collectif, même si la remontée a été assurée dans les dernières secondes d’un match de Final Four à Charleville face à La Roche-sur-Yon, 74-72. 19 points pour Clémence. « C’est génial quand ça marche », commentet-elle les yeux encore pétillants. Le purgatoire n’aura duré qu’une saison et Clémence a re-signé pour deux ans supplémentaires au Hainaut.

à l’Alpe-d’Huez. Et puis, de jour en jour, on finit par l’oublier. Parce que la vie de groupe, la vie tout court. Forcément, le jour de l’annonce, ça revient, car c’est un couperet. Ce n’est pas exactement comme un examen où on est davantage maître de son destin. Quand je les ai passés l’année dernière, je savais si j’avais travaillé la matière ou pas. C’est j’imagine davantage comme un concours ou un entretien d’embauche même si je n’en ai jamais passé. » Venir d’un niveau inférieur est-il pénalisant ? Pas sûr. Il y a le précédent Manue Hermouët extraite de la NF1 pour venir réaliser un superbe Euro en Lettonie. À travers cette saison à l’étage inférieur, Clémence s’est davantage affirmée comme un leader offensif. « On m’a demandé de montrer l’exemple, de tirer l’équipe Davantage leader offensif vers la gagne. Avec Une première sélection le 5 août 2006 tout près de chez elle, à Dunkerque, con- les méthodes d’entraînement, tre la Chine avec 12 points au compteur. Et puis, tout s’enchaîne impeccable avec la préparation de matches le championnat du monde au Brésil. Elle de Corinne est un an plus tard de la grande dépresBenintendi, sion en Italie. Et encore des qualif’ à l’Euro 2009 pour lesquelles Pierre Vincent je n’ai pas été fait appel à elle vingt minutes par match. dépaysée. Je ne 5,3 points de moyenne. Pas si mal même suis pas arrivée à Tours, 12e de Nationale si on note qu’elle renâcle à shooter de loin (un seul tir à 3-pts en 8 matches). 1 où l’on s’entraîne une Seulement, le violent coup d’arrêt surviheure par jour. À Saintent pour cette maudite saison 2008-09. Amand, c’est clairement L’Union Hainaut part en quenouille, l’environnement Ligue. Clémence se fait une entorse à la cheville Je suis certain que des gauche lors du rassemblement de début clubs de LFB sont moins structurés. C’était idéal pour ne pas me sentir dévalorisée. » Elle poursuit : « On a aussi un coach en équipe nationale qui ne se dit pas que jouer en NF1 est une fin en soi. » d’année à Monaco, elle est rappelée lors du stage estival à Bourges mais, L’Euro 2009 en différé au bout d’une dizaine de jours, elle est Effectivement, Pierre Vincent ne juge pas invitée à reprendre son sac. « Forcément, les gens à leur étiquette et fait même un lorsque les problèmes sportifs se mêlent parallèle intéressant. « On peut raisonner aux extra-sportifs, financiers, structurpar l’absurde et dire qu’il y a chez les garaux, puisque tout est remis en cause, on çons des joueurs qui sont en NBA et qui, est dans un état d’esprit différent, on se parfois, ne pourraient pas jouer en ligue fait moins plaisir que lorsqu’on participe française dans un club majeur, même si à une finale, mais je ne sais pas si ça a je force le trait. Ce qui veut dire que le joué dans ma non-sélection », commente- niveau dans lequel s’exprime le joueur t-elle. Pierre Vincent justifiera alors son n’est pas forcément son niveau de perforchoix en disant que Clémence fait tout mance. Et tu peux trouver des joueuses bien mais rien de très bien. de Nationale 1 qui sont championnes « Je reviens ici en conquérante ! », d’Europe. » Le coach des Bleues note que clame-t-elle, avec cette inévitable boule Clémence est une coéquipière exemplaire au ventre puisque à l’exemple de ces et que, parallèlement, elle a changé de émissions de téléréalité si prisées, les statut, qu’elle ne rechigne pas à shooter, candidates malheureuses sont priées qu’elle a pris conscience qu’elle peut au fur et à mesure de prendre la sortie prendre davantage d’initiatives.  avant l’heure du vol pour Ostrava. « Moi, Pierre Vincent a retenu Clémence Beikes je l’ai eue les premiers jours, en arrivant pour le tournoi à Vigo en cette fin de

semaine. Il lui reste une dernière étape à franchir pour retrouver définitivement ses galons d’internationale. La plaie se cicatrise. Prise dans les soucis judiciaires – elle fréquenta l’été dernier le Tribunal de Commerce pour savoir de quoi serait fait son avenir – Clémence préféra ne pas regarder le championnat d’Europe « des copines » en Lettonie à la télé. Elle s’est fait prêter à Deauville les DVD des matches par Emmeline Ndongue. « Elles en parlent, elles font référence à certaines actions. J’ai envie de voir comment ça s’est passé. » En attendant donc, si possible, de redevenir actrice. n

« Elle s’est fait prêter les DVD des matches de l’Euro 2009 pour enfin les regarder »

Hervé Bellenger / IS-FFBB

D

éjà, on prononce « Beikesss ». Clémence est une Ch’ti, née à Grande Synthe, fille de Philippe, un ancien joueur de Grand-Fort et de Gravelines après la fusion, devenu récemment agent de joueurs, spécialisé dans les championnats de Pro B, NM1, NM2, et dans les étrangères venues des pays de l’Est, mais qui ne compte pas Clémence dans son écurie. « J’avais déjà mon agent et je me disais que mon père ne serait pas tout à fait objectif. C’est bien de séparer le business et la famille. » Tout est un peu atypique dans le profil de Clémence. Ainsi, elle n’a jamais perdu le fil avec les études. Le CREPS de Wattignies, l’INSEP, des cours d’anglais et d’informatique quand elle était stationnée à Tarbes, un DEUG d’éco par correspondance et, depuis la rentrée dernière, une Licence 3 éco à Valenciennes qu’elle effectue sur deux ans. « Je me posais la question de savoir si ça n’allait pas agir sur mon niveau de forme, de fatigue. Pas du tout », explique-telle. « Et en revanche, au niveau des rencontres, intellectuellement, pour sortir du cadre basket, c’est super enrichissant. On n’est plus uniquement dans le court terme, genre il faut gagner samedi ! » Ceci a été rendu possible car Clémence a été victime d’une sorte de dépressurisation, passant en quelques semaines de l’Union Hainaut version Valenciennes, de l’EuroLeague, à l’Union Hainaut Saint-Amand en Nationale 1, de voyages à Ekaterinbourg et Valence à des déplacements à Pleyber Christ et Charnay-Mâcon, de deux à un seul match hebdomadaire. Décidément, la Nordiste n’a pas été récompensée de son investissement à Valenciennes, avec une saison blanche du temps de l’USVO (en 2002-03) en raison d’un genou douloureux et, cette fois, une déroute économico-sportive jamais vue dans le basket professionnel français. Après seulement un an d’existence, le club a été rebaptisé une seconde fois et s’est refait une virginité en Nationale 1. Avec Corinne Benintendi à la barre, Emilie Duvivier, Laëtitia Kamba et Clémence en figures de proue. « Tout s’était un peu bousculé », remémore celle qui devait encore un an de contrat au club. « Je m’étais forcément posée la question de savoir si je devais aller en NF1, ce n’était pas à quoi je prétendais lorsque je suis arrivée à Valenciennes. Le président m’a expliqué son projet, il m’a parlé d’une remontée immédiate, en me


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ANALYSE

LE MANS, ASVEL ET ROANNE AVANT L’EUROLEAGUE

Les effectifs Roanne Meneurs : Alex Gordon*,

Souleyman Diabaté Extérieurs : Pape-Philippe Amagou, Philippe Braud, K.C. Rivers*, Jean-Michel Mipoka Intérieurs : Dylan Page*, Alexis Tanghe, Uche Nsonwu*, Alex Dunn* Coach : Jean-Denys Choulet

SANS LES MONDIALISTES, COMMENT FAIRE ?

Cholet, champion de France en titre, est pour l’instant le seul club de l’Hexagone assuré de participer au tour principal de l’Euroleague. Seul représentant oui, mais que trois autres clubs français peuvent prétendre rejoindre à ce stade. Pour y arriver, l’ASVEL, Roanne et Le Mans vont devoir batailler dans un tour qualificatif qui démarre dès le 21 septembre, dans trois semaines à peine. Et force est de constater que si les préoccupations sont différentes d’un club à l’autre, aucun n’est prêt à de telles joutes européennes si rapidement. Malgré cela, aux trois coins de la France, on garde son calme et on transpire. Par Thomas FÉLIX

Le Mans Antoine Pellin, Henri Kahudi Extérieurs : Charles LombahéKahudi, Pierre-Étienne Drouault, Benjamin Dewar*, poste 2* Intérieurs : Alain Koffi, J.P. Batista*, Thierry Rupert, Ryvon Covile*, Babacar Niang Coach : J.D. Jackson

Lyon-Villeurbanne Meneurs : Clifford Hammonds*,

Léo Westermann Extérieurs : Paul Lacombe, Edwin Jackson, Mickaël Gelabale, Angel Daniel Vassallo* Intérieurs : Andrija Zizic*, Kim Tillie, Bangaly Fofana, Davon Jefferson* Joker : Laurent Foirest Coach : Vincent Collet

• En gras les joueurs ou coach présents au Mondial. • En italique les joueurs blessés ou convalescents. • *Les joueurs non JFL.

S

ix matches en mode aller/retour, deux semaines de compétition et peut-être, au bout, l’espoir de rejoindre le gratin européen. Voilà en substance le programme fin septembre de l’ASVEL, Roanne et Le Mans. On aurait pu faire plus simple comme entrée en matière, mais c’est comme ça. Le problème pour nos clubs hexagonaux, c’est que cette compétition arrive un peu tôt et bouscule légèrement le calendrier de préparation puisque la Pro A, elle, ne reprendra que le 9 octobre. Surtout, les effectifs ne sont au complet nulle part. Pas facile donc de se préparer en toute sérénité. Côté Manceaux, c’est même « un vrai casse-tête », admet Christophe Le Bouille, président du MSB. Le MSB est orphelin de la moitié de son secteur intérieur, avec Alain Koffi et J.P. Batista qui bataillent au Mondial, et en attente d’un vrai poste 2 pour remplacer la perle Dee Spencer, parti monnayer ses talents en Grèce. « Le manque de nos deux intérieurs déséquilibre vraiment les

entraînements », ajoute-t-il. « D’autant que les espoirs qui devaient les suppléer nous posent problème. Babacar Niang est indisponible pour l’instant et Néguéba Samaké (2,11 m, 20 ans) doit être prêté, donc on le laisse aller faire des essais à droite à gauche. On a dû faire appel à Sambou Traoré (l’intérieur franco-malien passé par Clermont est sans club actuellement, ndlr) pour avoir des entraînements avec opposition. » Un secteur intérieur bancal mais qui

soupire le coach. « Mais on va y arriver et nous avons décidé de prendre notre temps même si on n’en a pas. C’est intentionnel parce que j’estime que le marché est ouvert, que je souhaite un joueur d’un bon niveau opérationnel tout de suite. Maintenant, c’est imminent car nous devons trancher. »

« Nous, on doit être prêt le 21. C’est primordial » Pierre Tavano, ASVEL

n’est pas le seul souci manceau. Se positionnant sur la resignature de Dee Spencer comme objectif principal au poste 2, J.D. Jackson a dû changer son Côté bonnes nouvelles, car il y en a, fusil d’épaule et, en début de semaine, son remplaçant se faisait toujours atten- Antoine Diot était de la reprise (voir par dre. « Il est parti, on a dû faire le deuil », ailleurs). Victime d’une hernie discale

Jean-François Mollière

Meneurs : Antoine Diot, Marc-

en fin de saison, le meneur international peut de nouveau fouler les parquets. Sans opposition pour l’instant, mais avec bon espoir de le voir tenir la mène contre Banvit le 21 septembre, il était le premier lors de la reprise à accueillir les nouveaux venus, Marco Pellin, Ben Dewar et Ryvon Covile. Des recrues arrivées en pleine forme afin de minimiser le foncier dans une préparation très courte. « C’est ce que j’ai voulu », détaille Jackson. « Que les gars arrivent prêts physiquement pour que l’on puisse se mettre déjà en mode basket. Ils avaient un programme et ils l’ont tous respecté, résultat, même avec peu de joueurs on démarre bien. » Autre satisfaction, la cohérence. Pour J.D. Jackson, c’est là que se jouera le premier tour de qualification. Ses joueurs se connaissent, ses recrues connaissent Le Mans puisque toutes évoluaient en Pro A, et les absents connaissent la méthode Jackson. « La continuité c’est important en début de saison », explique-t-il. « Ce sont les

Saison 2010-11 LE TOUR PRÉLIMINAIRE ALBA Berlin

SAISON RÉGULIÈRE : LES GROUPES ASVEL Lyon-Villeurbanne

Chorale Roanne

Buducnost Pogdorica

Hemofarm Vrsac

Le Mans Sarthe Basket

Hapoel Gilboa Galil Unics Kazan

Qualifié A

Gasterra Flames Groningen CEZ Nymburk Spirou Charleroi

LES DATES

Qualifié B

Banvit Basket Kulubu Khimki Moscou Pepsi Caserta Budivelnyk Kiev

Groupe A

Groupe B

Groupe C

Groupe D

Caja Laboral Vitoria

Olympiakos Pirée

FC Regal Barcelona

CSKA Moscou

Maccabi Tel-Aviv

Real Madrid

Montepashi Siena

Panathinaikos Athènes

Partizan Belgrade

Unicaja Malaga

Fenerbahce-Ülker Istanbul

Efes Pilsen Istanbul

Asseko Prokom Gdynia

Virtus Roma

Lietuvos rytas Vilnius

Armani Jeans Milano

Zalgiris Kaunas

Brose Baskets Bamberg

Cibona Zagreb

Power Electrics Valencia

Qualifié B

Qualifié A

Cholet Basket

Olimpija Ljubljana

Maroussi Athènes

TOUR PRÉLIMINAIRE

SAISON RÉGULIÈRE

TOP 16

QUARTS DE FINALE

FINAL FOUR

l 1er tour : aller le 21/09, retour le 24/09 l 2e tour : aller le 28/09,

l 1ère journée 20 octobre 2010

l 1ère journée 19 janvier 2011

l Au meilleur des 5 matches

l À Barcelone

retour le 01/10 l 3e tour : aller le 05/10, retour le 08/10

l Dernière journée 23 décembre 2010

l Dernière journée 1er mars 2011

l Du 26 mars au 6 avril 2011

l Les 6 et 8 mai 2011


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ANALYSE

L’Euroleague, objectif principal pour l’ASVEL À l’inverse du Mans, ou l’envie d’Euroleague est réelle mais sans vouloir se mettre en danger selon le président Le Bouille, l’ASVEL veut à tout prix faire partie du gratin européen. Pourtant, la Maison Verte résonne un peu vide en ce début de prépa et ce n’est pas rassurant. Vincent Collet, mais aussi Jackson, Gelabale, Vassallo au Mondial, Foirest entre parenthèses et Westermann en convalescence (genou) ont laissé Pierre Tavano fort dépourvu. « L’objectif est très clair, on doit être prêt le 21 », martèle

excellence. De par son vécu, sa classe, il va être une tour de contrôle impressionnante cette année. » On affiche donc une certaine sérénité du côté de l’ASVEL malgré la pression et, surtout, Pierre Tavano n’hésite pas à faire part de sa satisfaction d’être écouté en l’absence de Vincent Collet par un groupe qui vit déjà bien ensemble et montre une réelle volonté de travailler.

Pascal Allée / Hot Sports

équipes cohérentes qui réussissent les tours qualificatifs et là, je pense que l’on en possèdera le 21 septembre car à part le poste 2 tout le monde se connaîtra à peu près. »

Pas de pression à la Chorale « Ce sera plus un match de préparation qu’autre chose. » Jean-Denys Choulet est clair, s’il prend au sérieux la date du 21 septembre, il ne se met pas martel

ANTOINE DIOT (LE MANS)

« Ce sont les équipes cohérentes qui passeront les qualifs » l’assistant villeurbannais. « On sait que c’est dur mais dans notre malheur on a pu travailler plus sereinement que l’année dernière sur le recrutement. Éliminés très tôt, on a pu bosser avec Vincent pour faire une équipe plus à notre main et en débutant tôt (le 8 août, ndlr) la préparation, elle doit nous amener à être au top pour le 21. » Alors, avec un secteur extérieur presque vide, mais dont deux joueurs sont sous les ordres de Collet au Mondial, Pierre Tavano fait le forcing sur les nouveaux et multiplie les matches de préparation puisque l’ASVEL fut la première équipe à se lancer sur les parquets. « On prend le temps de montrer le cheminement attendu », explique l’assistant. « Seul Vassallo découvrira le club, donc on essaye de donner un max d’infos et on base notre travail sur l’intensité défensive et le jeu rapide. Pour l’Euroleague, on aura des problèmes en attaque c’est certain, mais comme notre secteur intérieur est présent on pense qu’avoir une bonne défense et marquer des

Hervé Bellenger / IS

J.D. Jackson, Le Mans

en tête. En l’absence de sa ligne arrière, Diabaté et Amagou étant au Mondial avec la Côte D’Ivoire, il sait que cela va être compliqué mais fait avec. « Au moment où arrive ce match, ça va être difficile avec une équipe complète deux semaines avant seulement. Mais ce sera pareil pour Berlin (leur adversaire, ndlr) donc on verra bien. » On verra bien car, du côté roannais, l’Euroleague c’est attirant mais pas à tout prix. Peu enclin à retourner jouer à Clermont si d’aventure la Chorale se qualifiait, Roanne se verrait sûrement mieux reversé en Eurocup. En attendant, JeanDenys se fait plaisir avec ses recrues et son groupe. « Les mecs sont sympas et bossent », se satisfait le coach. « C’est gênant de ne pas avoir d’opposition

C

Pour rappel, tu t’es blessé comme ça, d’un coup, sur une remontée de balle contre Paris en playoffs ? C’est ça, c’est vraiment apparu d’un coup pendant ce match. J’avais déjà eu mal au dos mais comme tous les basketteurs qui ont mal au dos. Là, sur le match, j’ai senti une douleur comme ça et tout de suite je me suis dis qu’il fallait stopper. Les examens ont montré ensuite une hernie discale.

pour Alex Gordon (le meneur US) car il en demande en ce moment et Jordan Fauconnet (jeune meneur à l’Euro des moins de 18 ans cet été) est un peu court contre lui, mais tout se passe bien. On bosse et je pense que je récupérerai mes deux joueurs avant la fin du Mondial. » Sans pression donc puisque la Chorale n’attend le 21 septembre que pour faire plaisir à son public en recevant un match d’Euroleague dans sa salle, et que les dirigeants se verraient mieux poursuivre l’aventure européenne comme cela, chez elle. n

Brutal comme arrêt, comment as-tu réagis ? Tout d’abord, le club m’a beaucoup aidé. J’ai vu plusieurs spécialistes, fait mon choix (de ne pas se faire opérer, ndlr), donc tout va bien. Il est certain que pour moi c’est une période de repos forcé, et cela m’a fait bizarre mais cela a permis de m’aérer la tête, de prendre mon temps, mais c’est bizarre de ne pas toucher un ballon de l’été. J’aurais bien aimé être sur les parquets bien avant. Ça fait cinq ans au moins que je n’avais pas eu de vacances aussi longues, et aller à Cap Breton ce n’est pas vraiment des vacances. Couper comme ça, cela faisait un moment que cela ne m’était pas arrivé.

match tout peut se passer. J’espère en tout cas les retrouver pour l’Euro l’été prochain. En ce qui te concerne, ta première échéance c’est le tour qualificatif de l’Euroleague contre Banvit le 21 septembre prochain. Pourras-tu y être ? Normalement oui, il ne devrait pas y avoir de problème. Tout se passe bien en ce moment, je suis dans la phase d’entraînements progressifs, maintenant je touche du bois car on n’est jamais sûr de rien. Mais croyez-moi, je fais tout ce qui est possible pour être sur le parquet ce jour-là. Comment se passent les premiers entraînements manceaux, avec encore des recrues en attente et des mondialistes en Turquie ? C’est un début difficile, on ne va pas se mentir. Mais on ne va pas se plaindre non plus, on a des mondialistes et c’est que l’on est une bonne équipe, et ils vont arriver à bloc. J.P. Batista, ou Alain Koffi, connaissent très bien J.D. Jackson et sa manière de voir le basket. Ils vont s’intégrer très vite lors de leur retour, je pense que cela va bien se passer. Pour les recrues, je fais confiance à notre staff pour nous en apporter le plus rapidement possible. En attendant, on se fait quand même plaisir et on travaille.

« Retrouver les Bleus l’été prochain »

Jean-François Mollière

paniers faciles avec du jeu rapide c’est primordial. » En attendant, l’ASVEL a aussi son lot de bonnes nouvelles. Westermann a repris doucement le chemin des parquets et les recrues sont au rendez-vous. « Davon Jefferson (2,04 m, 26 ans) se retrouve dans le jeu rapide et la grosse défense, pour l’instant ça marche bien », détaille Pierre Tavano. « Cliff Hammonds (1,93 m, 25 ans) est le meneur qu’il nous fallait dans notre façon de voir le jeu. Il pense collectif mais il est capable de marquer (19 pts contre Bourg en amical, ndlr), il a le tir et peut pénétrer. Quand à Andrija Zizic (2,07 m, 30 ans), là je pense que l’on a trouvé le joueur par

Arrêté net dans sa fantastique ascension, le meneur manceau a rejoint son club pour prendre part pleinement à la préparation. La hernie discale contractée en début de playoffs face à Paris n’est pas encore un mauvais souvenir mais s’estompe au fil du temps. Et, après avoir été au repos forcé, Antoine Diot monte en puissance pour repartir vers les sommets. omment vas-tu ? Et bien, moralement très bien, et le dos beaucoup mieux. J’ai repris les entraînements, ça fait du bien même si je ne fais pas encore tout. Mais je fais beaucoup de choses. On va dire que je suis dans une reprise normale.

« Ce sera plus un match de préparation qu’autre chose. » Jean-Denys Choulet, Roanne

« UNE ANNÉE BLANCHE, C’EST SUFFISANT ! »

Une pause salvatrice mais qui, en plus de t’avoir fait rater les playoffs, t’a empêché également de rejoindre les Bleus… Cela a été vraiment difficile. Surtout qu’au début je ne savais pas si j’allais être apte ou non pour les rejoindre. Il y avait une possibilité puis ensuite j’ai dû faire une croix dessus. J’aurais bien évidemment aimé être avec eux, partager cette nouvelle aventure. Mais j’ai des échos de l’équipe, j’ai souvent Alain (Koffi, ndlr) et Edwin (Jackson, ndlr) au téléphone et je fais un peu partie de l’équipe comme ça. Les Bleus sont assez irréguliers, mais dans un championnat comme ça il y a toujours des surprises (interview réalisée avant le début du Mondial, ndlr) et je pense qu’ils peuvent en faire partie. J’espère qu’ils iront en quart, car là sur un

Tu travailles notamment avec J.D. sur ton nouveau rôle de meneur titulaire, avec Marco Pellin comme en rotation ? Oui bien entendu. J.D. m’a clairement dit que cette année j’allais avoir de grosses responsabilités. À moi donc de les assumer et de prouver que je suis à la hauteur, je dois avoir les épaules pour assurer avec tout ça. Je n’aime pas trop l’idée de saison blanche, et là cela fait longtemps que je n’ai rien gagné, on va donc tout faire pour gagner un titre. Sur le plan individuel, je n’ai aucune stat précise mais je dois plus prendre le jeu à mon compte. Et je vais bien m’amuser avec Marco. On est très complémentaire dans notre association sur un terrain, on va donc jouer parfois ensemble, et à l’entraînement je devrais progresser. J’ai toujours eu du mal à défendre contre les petits meneurs, là je vais en avoir un à la maison pour progresser, cela ne peut qu’être une bonne chose. n Propos recueillis par Thomas FÉLIX


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ÉCHOS NBA

Par Pascal GIBERNÉ, à New York

RICKY RUBIO ET LA NBA

EN BREF

L’INCERTITUDE DEMEURE

DENVER : UN GM INATTENDU

En acceptant le poste de GM des Denver Nuggets, Masai Ujiri est devenu le premier Africain de l’histoire de la NBA à obtenir une telle position au sein de « l’Association ».… Découverte.

Q

uand le nom de Masai Ujiri a déferlé sur la toile, une question est revenue sur toutes les lèvres : qui est-il ? Natif de la ville de Zaria située dans le nord du Nigeria, Ujiri a partagé son temps entre son pays natal et l’Angleterre en grandissant. Fan d’Hakeem Olajuwon, rêvant de NBA, il est parti tenter sa chance aux États-Unis à la première occasion. Après avoir eu une carrière qui l’a vu jouer au lycée à Seattle, à l’université de Montana State, puis en Europe, ce Nigérian a décidé d’embrasser une carrière de scout. Ouvert, d’un naturel facile, Masai Ujiri s’est rapidement fait des connections au sein de la NBA. Et en 2002, après avoir accompagné son compatriote, Uche Nsonwu-Amadi, à un work out avec le Magic, il sympathise avec l’entraîneur de l’époque, Doc Rivers, qui lui offre un poste de scout international. Ujiri n’est pas payé mais tous ses frais de déplacement en Europe sont assurés par Orlando. Il est réputé pour sa facilité à se faire des contacts et sa droiture d’esprit. Il se fait des amis dans toutes les sphères de la NBA et, en 2003, Denver lui offre un poste de scout. Il y fait ses armes.

passé dans le camp de basket pour joueurs intérieurs, organisé chaque année par Ujiri au Nigeria. Alors que le poste vacant de GM à Denver attire peu de monde, en raison de l’incertitude autour de la future destination de Carmelo Anthony, Ujiri, qui est proche de Melo, accepte le challenge. Sera-t-il en mesure de retenir le natif de Baltimore dans le Colorado ? « Masai connaît tout le monde et n’a pas d’ennemi », explique l’analyste NBA, David Thorpe. « Et c’est une grande qualité. Cela va l’aider dans le business. C’est un sérieux, qui a de la classe. Son arrivée au poste de GM peut tout changer avec un Carmelo Anthony qui désire s’en aller. Masai a appris en gérant la situation avec Chris Bosh à Toronto cet été, cela va l’aider et il saura quelle approche intelligente utiliser pour convaincre Carmelo de rester. » Familier avec les rouages de la franchise des Rocheuses après y avoir passé quatre années, Masai Ujiri sait qu’il pénètre dans un terrain miné à Denver. Anthony, Billups et J.R. Smith sont annoncés sur le départ. « Il va nous falloir changer la perception et l’attitude des Nuggets », a annoncé Ujiri. « Il y a une saison à peine nous étions en finale de la conférence Ouest et les Lakers savent que les Nuggets auraient pu les battre. L’année passée, avec la maladie de George Karl (atteint d’un cancer), et nos blessures, cela n’a pas été facile, mais nous nous sommes qualifiés aux playoffs en gagnant 53 matches. Je vais nous faire retrouver notre niveau de l’année 2009, et je vais tout faire pour que cela se produise. » n

de Jordan, Scottie Pippen (ci-dessus) va lui aussi avoir sa statue au United Center. L’œuvre, en bronze, va être modelée par Omri and Julie Rotblatt-Amrany, les mêmes artistes ayant façonné celle de Michael Jordan en 1994… Tel père, tel fils, Patrick Ewing Jr, le fils du légendaire pivot new-yorkais Patrick Ewing, a signé un contrat avec les New York Knicks.

LEBRON ET LE HEAT DÉJÀ AU BOULOT

Les trainings camps NBA ont beau débuter à la fin septembre, LeBron James, Chris Bosh et huit autres joueurs du Heat dont Mike Miller ont déjà commencé Jasper Juinen/Getty Images

MASAI UJIRI, CET INCONNU

En 2007, les Raptors réussissent à l’attirer dans le Canada pour tenir le poste d’assistant GM. À l’instar d’Amadou Gallo Fall quand il était à Dallas, ses connections en Afrique lui permettent de dégoter des joueurs en provenance du continent. Solomon Abi, drafté en juin dernier par Toronto, est

Alexander Tamargo/Getty Images

« Il n’a pas d’ennemi. C’est une qualité »

Il peut convaincre Melo

l Drafté en cinquième position par les Minnesota Timberwolves en 2009, Ricky Rubio ne sait pas encore quand il va endosser un maillot de « l’Association ». Rubio s’apprête à disputer sa seconde saison à Barcelone et les dirigeants des Wolves sont toujours dans l’expectative. « Il a un buy-out à la fin de cette saison et cela sera alors le moment opportun pour lui parler », a expliqué récemment le GM de Minnesota, David Kahn. « On a le temps. Il a 19 ans. » La forte possibilité d’un lock-out en 2011 ne va pas faciliter les choses. La direction de Minnesota ne s’affole pas outre mesure. Quant à Rubio, s’il refuse de parler de ses plans d’avenir, il affirme, contrairement aux idées reçues, ne pas être rebuté par le climat glacial de Minnesota. « Tout le monde dit que je ne veux pas venir à Minnesota, que ce n’est pas une ville facile », explique-t-il. « OK, le temps n’est pas super. Mais il y a pas mal de choses à faire là bas. »

Andrew D. Bernstein/NBAE via Getty Images

Christian Van Hanja/NBAE via Getty Images

Après de longues semaines d’attente, Kevin Séraphin a finalement obtenu son visa de travail. Le rookie des Wizards est arrivé samedi dernier à DC et s’est mis à travailler avec les préparateurs physiques de la franchise de Washington dès dimanche… John Wall a pu tester le mordant du lycéen Austin Rivers, le fils de Doc Rivers, classé meilleur arrière shooteur du pays. Lors d’un match d’entraînement à Los Angeles la semaine dernière, le numéro un de la Draft 2010 s’est fait « casser une cheville » par le jeune Rivers sur un superbe dribble croisé. Puis sur l’attaque suivante, Wall s’est fait subtiliser la balle par Rivers alors qu’il tentait de lui rendre la pareille. Austin Rivers, un joueur à suivre… À l’instar

à s’entraîner à Miami depuis deux semaines. Surmotivés, les joueurs travaillent leur condition physique emmenés par un LeBron James concentré et bien décidé à donner tort à toutes les critiques. Pas de trace de Dwyane Wade qui, comme d’habitude, poursuit sa préparation physique à Chicago sous le regard de l’ancien gourou de Michael Jordan, Tim Grover.


23

Décalé

Salut ! Ça va ? Propos recueillis par Fabien FRICONNET

ILIAN

dans la jolie cité de Vienne) donc je voyais l’ASVEL, avec Delaney Rudd, Ronnie Smith et tout ça, donc je suis fan. J’ai même joué avec le fils de Greg. Tout ce qu’il me dit, je l’écoute et je le respecte car je sais que c’est pour mon bien.

EVTIMOV (JFL DE CHALON) Très bien, merci.

Alors, ça fait quoi d’être JFL ?

Ça n’a pas été aussi facile que ça aurait dû l’être ! Nous avons fait tout notre possible, et je pense au président Dominique Juillot. Je me suis déplacé à Paris, depuis la Bulgarie, pour soutenir mon appel, en compagnie de mon père. Nous avons exposé notre point de vue, présenté des documents, y compris prouvant mes sélections de jeune en départemental. Mon cas était solide. Il me manquait quatre ou cinq mois de licence entre 12 et 21 ans mais il faut savoir que j’ai commencé à être licencié à 9 ans en France. Lorsque je suis allé aux États-Unis, à deux reprises je suis revenu en France l’été, pour porter le maillot de la sélection nationale, donc ça n’est pas comme si j’étais parti de France pour de bon. Je suis toujours resté en contact avec la fédération française. Il faut savoir qu’aux États-Unis, vous pouvez assister à des classes d’été, ce qui est très avantageux car cela allège votre programme de l’année et vous permet de vous consacrer plus pleinement

au sport, or j’ai fait une croix sur ce privilège deux fois pour venir en équipe de France. Mais bon, c’est une procédure administrative à laquelle nous devions sacrifier.

Tu as joué deux ans en Allemagne. C’est une ligue émergeante ?

L’as-tu mal vécu ?

Pas tellement. J’étais confiant sur l’appel. Mais ça n’était pas en mon pouvoir. Ceci dit, je n’aime pas que les gens se foutent de ma gueule et, dans ce cas, j’en aurais fait une affaire personnelle et, à 100%, je ne me serais pas arrêté là. Nous serions allés devant les tribunaux. Lorsqu’on représente la France en équipe nationale, on doit être considéré comme un joueur local. Cela doit être automatique.

à aller ts ê pr tions é s « Nou naux » u trib es l nt a dev

Avec Chalon, vous avez repris le 23. Tu redoutes les préparations physiques, comme beaucoup de tes collègues ?

Si vous vous entretenez l’été, la préparation sera moins dure, c’est

évident. Je me suis entraîné, je suis en forme. En tant que sportif, il le faut pour diminuer les blessures sur le long terme. Si tu ne t’entraînes pas sérieusement, tu te blesses lors des matches amicaux. Une préparation, c’est comme un escalier. Tu dois faire la préparation physique sérieusement pour arriver en haut de l’escalier et te sentir bien pour entamer le championnat. Ceci dit, je ne suis pas super fan (il sourit) mais comme c’est nécessaire, je l’accepte.

EB via Getty Images

Salut Ilian, ça va ?

Vous partez à Thonon-les-Bains et Greg Beugnot annonce 7h d’entraînement par jour… Ça fait peur ?

Pense à quelqu’un qui travaille 7h debout, comme dans un bar par exemple, il le sent dans les jambes. Donc… Ça va être dur mais, encore une fois, c’est nécessaire. Pour moi, Greg Beugnot est un des meilleurs entraîneurs français de tous les temps. Quand j’étais jeune, j’habitais à trente kilomètres de Lyon (ndlr :

Oui mais le problème avec l’Allemagne c’est qu’il y a beaucoup d’Américains. Certaines en ont neuf, comme à Francfort ma deuxième année là-bas, et d’autres ont neuf Serbes. Parfois, tu joues des équipes qui pratiquent du run and gun ou qui font pression avec des Américains de petites tailles ; et d’autres fois tu joues contre des équipes très structurées et organisées, avec quatre Serbes, deux Américains, quatre Allemands, qui attendent vingt secondes pour shooter. Il y a de très bonnes équipes en Allemagne mais il faut faire quelque chose pour homogénéiser le championnat. La saison dernière, je fais remarquer que les quatre meilleures équipes de la saison régulière ont perdu au premier tour des playoffs ! Ceci dit, on voit que les Allemands ont de bons résultats à l’international. l

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