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l’hebdo du basketball

JEUDI 8 juillet 2010 - N° 507

Photos : H. Bellenger / IS

02 Jérémy Leloup 07 Alain Koffi 11 Bleuets à Zadar 12 Gelabale et Vassallo à l’Asvel / Abdou M’Baye 14 Ajinça

A.D. Vassallo Jean-Claude Lefebvre (1960)

Olivier Saint-jean (1997)

Alain Digbeu (1997)

frédéric weis (1999)

Jérôme moïso (2000)

Mickaël Gelabale

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TRANSFERTS PRO A

POUR S’Y RETROUVER…

Le point sur les arrivées, les départs et les effectifs complets des 16 clubs de Pro A...

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DOSSIER JFL : LA DISCORDE TONY PARKER (2001)

Mickaël piétrus (2003)

BORIS DIAW (2003)

PACCELIS MORLENDE (2003)

JOHAN PETRO (2005)

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DOSSIER : 20 FRANÇAIS DRAFTÉS…

néfaste ?

DES RECALÉS ET UN PROCÈS !

L’instauration du concept de JFL (joueurs formés localement) devait passer comme une lettre à la poste. Sauf que, d’une part, la LNB n’a pas accepté toutes les dérogations (5 refus sur une vingtaine de dossiers jusque-là, à suivre) et un Français comme Ilian Evtimov comptera comme un étranger sauf à ce que son appel auprès de la FFBB soit entendu (page 10) ; et d’autre part la législation est attaquée devant les tribunaux et l’affaire devrait passer devant le Conseil d’État (page 10). On n’a pas fini d’en reparler…

I.Baldizon/R.Turenne/NBAE via Getty Images

Depuis treize ans, la France est un vivier important pour les franchises NBA, qui y ont choisi dix-neuf joueurs à la Draft (20 en comptant JeanClaude Lefebvre en 1960), dont onze depuis 2005. Flatteur ? Certainement. Positif pour le basket français ? C’est moins sûr. BasketNews dresse un bilan sans concession de cette tendance lourde, parfaitement illustrée par le jeune Havrais Pape Sy, un inconnu drafté par Atlanta cette année.

Photos : NBAE via Getty Images, H. Bellenger / IS, P.Allée / Hot Sports et Musée du Basket

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NBA, FREE AGENTS MICKAËL GELABALE (2005)

Ian MAhinMi (2005)

RONNY TURIAF (2005)

joakim NOAH (2007)

NICOLAS BATUM (2008)

WADE-BOSH, DESTINS LIÉS ?

En attendant la décision de LeBron James, toujours pas rendue officielle au moment de notre bouclage, le « super marché » des free agents bat son plein en NBA. Dwyane Wade et Chris Bosh, deux des plus gros poissons, semblent s’être entendus pour lier leur destin et tenter le banco en 2011.

M 03252 - 507 - F: 3,00 E

AlEXIS Ajinça (2008)

RODRIGUE BEAUBOIS (2009)

BasketNews n°507 - jeudi 8 juillet 2010

NANDO DE COLO (2009)

DOM avion : 4,20 € - BEL : 3,60 € - Port.cont : 4,30 €

KEVIN séraphin (2010)

PAPE SY (2010)

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02

médias

cette semaine à la TV

LE SONDAGE DE LA SEMAINE

SAMEDI 10 JUILLET

MERCREDI 14 JUILLET

11H30 ESPN America Reggie Miller vs NY Knicks

06H00 ESPN America Silly Little Game 15H30 ESPN America Silly Little Game 16H00 Sport+ FIBA World of Basketball

DIMANCHE 11 JUILLET 08H00 ESPN America Reggie Miller vs NY Knicks

MARDI 13 JUILLET 21H00 ESPN America Silly Little Game

20% 20%

JEUDI 15 JUILLET 03H30 ESPN America Silly Little Game 15H00 ESPN America Without Bias 18H00 ESPN America Silly Little Game

le nouveau

Maxi-BasKET est sorti POSTER

U-LACQCHOLET ET PA

#22

JUILLET-AOÜT 2010

BORIS DIAW :

UN BLEU HORS DU COMMUN

18%

6% 6%

IL VOUS LE FAUt ! S 2010 LES CHAMPION ORTHEZ

Qu’est-ce qui vous a le plus intéressés dans la saison 2009-10 ?

26%

2% Les NBA Finals

RÉTRO :

LES FRANCE-USA

La La finale Le Final La remontée de Four de semaine de Limoges Pro A l’Euroleague des As et Pau

Autres

Le Quai 54

1% 1% La Draft Le de Kevin All-Star Séraphin Game NBA

Sondage réalisé sur www.basketnews.net (1.514 réponses, décompte arrêté mardi)

04 DYLAN PAGE 06 RUDDY NELHOMME 16 LA LÉGENDE DU GARDEN 28 MILAN MACVAN 44 PAUL LACOMBE 46 LA LIGNE À 3-POINTS

PRISES DE POSITION

DU CÔTÉ DE CHEZ :

EMMELINE NDONGUE

La signature de Jérémy Leloup en Pro B, à Dijon, est-elle une bonne décision ?

PAU VU PAR FRED MONCADE ANTYWANE ROBINSON (CHOLET BASKET)

L

CHOLET BASKET REPORTAGE CHEZ LE CHAMPION

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Hervé Belenger / IS et Pascal Allée / Hot Sports

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Oui

NON

Par Antoine LESSARD

Par Fabien FRICONNET

eloup a fait le bon choix en signant à Dijon. D’abord parce qu’il occupera le rôle de l’ailier américain que Jean-Louis Borg n’a finalement pas recruté. Des responsabilités incomparables avec celles qui l’attendaient au MSB, et, je m’avance peutêtre, partout ailleurs en Pro A. « Da Wolf » n’était pas prêt à retrouver un rôle mineur après avoir été gorgé de minutes à Vichy. Je comprends parfaitement sa démarche. C’est dans l’Allier que Leloup a commencé à prendre du plaisir sur un parquet. Sans la crainte d’être sorti à la moindre erreur, son quotidien au MSB pendant deux saisons. C’est grâce à Jean-Louis Borg qu’il s’est débarrassé de son étiquette d’espoir. Mieux que cela, il a commencé à se faire un nom. Une vraie réussite que ce prêt à Vichy. Le scénario idéal aurait voulu qu’il retourne dans son club formateur pour s’y imposer, cette fois. Et pas pour y jouer les back-up de Ben Dewar et Charles Lombahé-Kahudi, comme cela semblait se profiler. Je ne critique pas la stratégie de J.D.Jackson. D’un côté, son équipe jouera encore les premiers rôles. De l’autre, Leloup n’a sans doute pas le niveau pour y ambitionner un poste de titulaire. Je ne perds pas de vue que son excellente Semaine des As ne reflète pas sa saison vichyssoise. Le Javiste n’a pas brillé par sa régularité. Il a terminé 13e scoreur français à 8,9 points avec un maigrelet 26% de réussite à trois-points : 26e sur 30 joueurs français classés. Pas folichon pour un shooteur. En somme, Leloup n’est pas – encore – un JFL dominant, un incontournable de l’élite. En Pro B, avec Borg, dans une équipe qui sera attendue tous les week-end – la pression ne sera pas neutre – il devrait encore améliorer ses points faibles et gagner définitivement en confiance. D’aucuns vont avancer qu’il fuit la concurrence, qu’il n’a pas le mental nécessaire pour s’imposer. De belles paroles lorsqu’on constate que 90% des ailiers titulaires de Pro A sont « non-JFL ». Leloup a plutôt fait preuve de lucidité. Il a su s’évaluer par rapport à la concurrence et anticiper. Une belle preuve d’intelligence.

C

ela n’est certes pas la pire des décisions. Dans un club caréné pour le haut niveau et désireux de le retrouver sans délai, après un bon ménage, avec un solide budget, un coach expert et un effectif de qualité, Jérémy Leloup aurait pu faire plus mauvais choix. Pourtant, je n’arrive pas à comprendre qu’un jeune ailier de cette qualité, qui avait donné tous les gages pour devenir l’un des « JFL » (horrible dénomination) les plus en vue de la saison de Pro A, fasse le choix de la Pro B, même dans les conditions « idéales » sus-indiquées. Certes, chaque année, en coupe de France, les clubs de Pro A payent pour savoir que la Pro B, ça n’est pas de la roupie de Sansonnet, mais enfin, on peut le tourner dans tous les sens et être démagogue au-delà des limites, au bout du bout ça n’est jamais « que » de la Pro B. Quel est le plan de carrière qui consiste à choisir l’anonymat de l’étage d’en dessous ? Pas d’offres de qualité en Pro A ? Un choix affectif (Borg, Mélody) ? Une moindre concurrence en Pro B ? Si la raison est cette dernière, alors Jérémy part sur de drôles de bases. On me dira : Dijon va remonter, avec un Leloup lesté de grosses statistiques et tout le monde s’apercevra qu’il avait fait le bon choix. Ok, admettons, je fais d’ailleurs de la JDA ma grande favorite. Mais… Et si Dijon ne remonte pas ? Car, attention, Jérémy n’est pas un gamin de 19-20 ans en mal de temps de jeu. Il a 23 ans depuis janvier dernier, était responsabilisé dans une équipe en vue (plus de 24 minutes en moyenne), et pouvait même (alors je ne sais pas dans quelles conditions, précisons-le) retourner au Mans, où l’attendait un tour préliminaire d’Euroleague et, à tout le moins, une Eurocup. Avec le championnat, la coupe, les As, plus une bonne coupe d’Europe, Jérémy aurait eu tout loisir de montrer ses qualités au plus haut niveau, deux fois par semaine, et souvent devant les caméras de télé. Et pourquoi pas convaincre Vincent Collet de lui donner sa chance en Bleu, au moins dans une présélection. Qui sait ? Alors qu’à Dijon…


GRAND JEU CONCOURS

édito

JFL : UN SOUCI, COMME PRÉVU ! Par Fabien FRICONNET

I

l y a ceux qui comptent leurs trimestres pour savoir s’ils pourront arrêter de travailler comme prévu, et il y a ceux qui comptent leurs trimestres pour savoir s’ils pourront continuer à travailler comme prévu. Ilian Evtimov a fait le calcul. Il lui manque un semestre. Pas de cotisation retraite mais de licence club FFBB. L’ailier franco-bulgare, né à Sofia mais qui a grandi en France, a beau avoir pris sa première licence à l’âge de six ans à Villeurbanne, avoir porté à de nombreuses reprises, et avec talent, le maillot des Bleus (bronze à l’Euro cadets 1999 et quatrième place à l’Euro espoirs 2002), ce malchanceux ne comptabilise que trois ans et demie de licence club FFBB entre ses 12 ans et ses 21 ans (critère qui permet l’obtention, ou non, du statut de « joueur formé localement »). Recruté cet été comme JFL par Chalon, le petit frère de Vasco est aujourd’hui considéré comme un « non JFL », c’est-à-dire, dans les faits, comme un Américain. Recalé par la commission de dérogation de la LNB, il a fait appel auprès de la fédération. La réponse tombera dans la deuxième moitié de juillet. Lorsque la règle des JFL a été inscrite dans les règlements de la ligue, de nombreux cas particuliers sont immédiatement apparus, à commencer par celui de Pape Badiane, international senior. C’est pour cela qu’a été introduite la notion de dérogation. Le souci, en l’espèce, est que pour voir son dossier de demande de dérogation examiné (sans garantie d’une suite positive, bien sûr), il faut satisfaire trois critères : 1- Être français, 2Avoir joué en France en 2009-10, 3- Jouer en France en 2010-11.

Sangaré (qui a quand même disputé l’Euro 2007, rappelons-le). 2- En quoi un choix de carrière ultérieur influerait-il sur les droits acquis d’un individu ? Ainsi, un exemple : si Pape Badiane, au moment où il a posé sa demande de dérogation (acceptée depuis), avait dans le même temps signé à Liège ou Trévise, il aurait vu sa démarche échouer. Bref, pour un règlement JFL qui est censé abolir le concept de frontières, on est en droit de trouver qu’il y accorde tout de même beaucoup d’importance. À notre connaissance, deux clubs français ont déjà porté l’affaire devant le CNOSF : Brest en hockey et Cannes en volley. Les Brestois ont été déboutés mais, comme vous pourrez le lire dans ce numéro, le CNOSF a tout de même appelé la Fédération Française de Hockey à se montrer coulante avec son règlement sur les JFL. Le Comité Olympique, en effet, est ennuyé car il n’existe aucun support juridique fiable pour entériner le concept de JFL, pas plus qu’il n’existe de fondement légal pour le contester. Brest a envoyé la chose devant

www.zamst.com aurait joué comme français en semaine mais comme étranger le week-end. Magique !

L’HEBDO DU BASKET

Ça castagne à la LNB

Vous savez quel est le meilleur indice indiquant qu’une institution est gênée aux entournures ? Le mutisme. Notre Rouletabille aux pas de velours, Florent de Lamberterie, a frappé à plusieurs portes – celle de la commission d’homologation et de qualification de la FFBB ainsi que celle de la DNCCG qui chapeaute la commission en question – mais le no comment était au menu du jour, à la cantine. On la boucle d’autant plus, nous dit Florent, que l’affaire tourne au grabuge dans les salles de réunion. On se chicore entre présidents, entend-on, et pas seulement. À toi, à moi la responsabilité. On essaye bien de balayer la poussière sous le tapis – et ça marche puisque Ilian était au courant depuis le 21 juin, ça fait un bail – mais on est, passez-nous le terme, « emmerdé ». Car, en vrai, le truc des JFL, c’est un règlement très discutable, sur le fond comme sur la forme, et dont, en sus, les « dérogations » sont injustes et certainement pas bordées juridiquement. Cela fait beaucoup, vous ne trouvez pas ? Pour ne rien arranger, cela a donné un sujet de discorde de plus le Conseil d’Etat – qui lui-même sera bien aux dirigeants, eux qui ne manquent déjà pas embêté car il doit rendre des comptes à d’imagination pour en trouver. Vous pensez que l’UE, qui elle-même ne sait pas encore trop l’on exagère ? Ma foi, si aujourd’hui on dressait quoi en penser. Cannes va choisir le même deux colonnes, celle des « pros règlements JFL » recours, sur les conseils de Maître Pautot, et celle des « contre », on serait certainement un expert en la matière, déjà à l’origine du surpris de savoir qui est dans les « contre » et décisif « arrêt Malaja ». qui est dans les « pros ». Ceci dit sans jeu de Tout cela est d’autant plus scabreux que, mot. Et on serait encore plus surpris en refaisant si l’on reprend le cas Evtimov, les subtilités l’inventaire un mois plus tard. ne manquent pas. Ainsi, Ilian n’a pas ses En France, dans tous les domaines, et pas « quatre ans club FFBB » (entre 12 et 21 ans) que la culture, on passe son temps à faire or, lors de ses passages en EdF de jeunes, il a des exceptions, des dérogations, des passebien joué sous licence, mais ces périodes-là droits, voire des arrangements de coulisses. Halte, frontière ! ne sont pas comptabilisées par la fédéraAlors pourquoi ne pas en faire une pour les Cela pose des questions. 1- En quoi le tion. Dommage car, si c’était le cas, Ilian internationaux français ? L’UE, elle-même, a fait de ne pas avoir exercé en France l’an arriverait aux fameux quatre ans. Mais il y a admis que cette règle des JFL était à l’examen dernier devrait empêcher un joueur de pire. Tenez-vous bien, c’est coquet. La saison jusqu’en 2012 et qu’alors, seulement alors, prétendre au tampon JFL si, moralement, prochaine, en Euroleague, aucun critère de serait envisagée l’idée de l’appuyer (ou non) on considère qu’il y a droit ? Un individu nationalité ne sera considéré alors qu’en par un texte de loi. En conséquence, pourquoi devrait être jugé sur son état civil et ses ne pas se résoudre à un moratoire en LNB, afin états de faits nationaux, pas sur le territoire Eurocup et en EuroChallenge, on restera sur les bons vieux quotas avec les bonnes vied’éviter les décisions précipitées, les exceptions d’exercice de son métier en 2009-10. C’est mal calculées, les querelles, les recours en pourtant ce point de règlement qui empêche illes distinctions « joueurs locaux / Bosman / extra-communautaires ». Dans l’absurde, série et les procès qui, allez savoir, pourraient Ilian de voir sa demande de dérogation si Chalon avait disputé l’EuroChallenge, Ilian venir polluer l’ambiance ? n aboutir. Et il en va de même pour Yohann

RCS Annecy 353 941 586 - Crédit photo : Bellenger / IS / FFBB

Pourquoi ne pas se résoudre à un moratoire ?

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A GAGNER : l 8 places pour les matchs de préparation au MONDIAL 2010 l l

6 maillots de l’équipe de France 20 abonnements découverte à BASKETNEWS l’hebdo du basketball

JeudI 17 JuIn 2010 - n° 504

02 Les As à PAris 13 ChALon 14 noeL Au PL 15 issA-AkPo, duo de ChoC Au BCM 17 TChiCAMBoud 20 L’ArBiTrAge nBA PAGE 08

Hervé Bellenger / IS

Pau le VoulaIt, dobbels l’a FaIt

Déjà assuré de remonter en Pro A un an seulement après la descente, Pau-LacqOrthez voulait finir le travail en finale, contre son vieux rival Limoges, pour le symbole. C’est chose faite, et avec brio. Le coach, Didier Dobbels, obtient une douce revanche.

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MondIal : les bleus

Collet a tRanChÉ PAGE 12

boRdeauX

aPRÈs PaRkeR, dIaW PRÉsIdent !

nba FInals

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PaGe 04

Cholet enFIn ChaMPIon

M 03252 - 504 - F: 3,00 E Photos : Pascal Allée / Hot Sports

basketnews n°504 - jeudi 17 juin 2010

BasketNews Directeur de la publication : Pierre-Olivier MATIGOT (po.matigot@tomar-presse.com) Directeur de la rédaction : Pascal LEGENDRE (p.legendre@tomar-presse.com) Rédacteur en chef : Fabien FRICONNET (f.friconnet@tomar-presse.com) Rédacteur en chef-adjoint : Thomas BERJOAN (t.berjoan@tomar-presse.com) RÉDACTION DE PARIS

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Jérémy BARBIER (Chicago), Pascal GIBERNÉ (New York) et Frédéric GONELLA (San Francisco).

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Derrière Mickaël Gelabale, une banderole annonce « Yes we can » (« Oui, on peut »). Devant lui, les supporteurs exultent. Vingttrois ans après son accession en Pro A, et au terme d’une finale dominée de la tête et des épaules contre Le Mans, avec un grand Gelabale, Cholet est devenu, pour la première fois, champion de France, dans un Bercy enflammé. Le club du Maine-et-Loire ne touche plus terre.

Jean-François Mollière

J. D. Garrabrant/NBAE via Getty Ima.

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Basket News est édité par : Tomar Presse SARL, 3 rue de l’Atlas, 75019 Paris. Téléphone : 01-73-73-06-40. La reproduction des textes, dessins et photographies publiés dans ce numéro est la propriété exclusive de Basket News qui se réserve tous droits de reproduction et de traduction dans le monde entier.

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04

Ils jouent tous en NBA, mais les carrières de Tony Parker et Nicolas Batum d’un côté et de Johan Petro et Ian Mahinmi de l’autre sont radicalement différentes.

Garrett Ellwood/NBAE via Getty Images

Garrett Ellwood/NBAE via Getty Images

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Jesse D. Garrabrant/NBAE via Getty Images

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DOSSIER

20 FRANÇAIS DRAFTÉS MAIS PAS 20 CARRIÈRES DE BASKETTEURS

DRAFTÉ N’EST PAS JOUER !

De plus en plus de jeunes joueurs français intéressent la grande NBA. Dans certains cas, comme Nicolas Batum, leur draft semble évidente. D’autres fois, comme dans le cas de Pape Sy, il s’agit d’une surprise absolue. Alors entre rêve, argent et basket, une question se pose : celle de la construction d’une carrière. Un problème épineux et un bilan contrasté. Par Thomas BERJOAN

L

a draft de Pape Sy, le vingtième basketteur français drafté de l’histoire (en comptant Jean-Claude Lefebvre l’ancêtre et Joakim Noah, pur produit du basket américain) est un magnifique symbole. Il n’y a pas si longtemps, les meilleurs joueurs français, des stars confirmées, des joueurs aboutis, dominateurs, internationaux, athlétiques, citons à la volée Richard Dacoury, Mous Sonko, Stéphane Risacher ou Laurent Foirest, n’intéressaient pas la NBA. Ni de près, ni de loin. L’Atlantique séparait deux planètes. Aujourd’hui, la puissante NBA va chercher sur le banc du Havre, une des plus mauvaises équipes de Pro A, un parfait inconnu, Pape Sy. Un gamin avec des stats anecdotiques en championnat et qui n’a jamais brillé non plus avec le maillot France sur les épaules (2,0 pts de moyenne en 2007 à l’Euro des moins de 20). Sur le papier, des joueurs comme lui, il en existe une trentaine en France. Combien en Europe ? 100 ? 150 ? Et combien dans le monde ? Et bien, les Hawks d’Atlanta connaissaient Pape Sy et ont grillé un

deuxième tour de Draft pour lui. Pour voir, comme on dit on poker. « Quand je me rends aux États-Unis, je suis très surpris de la qualité de l’information dont disposent les GM et leurs adjoints sur les joueurs français et européens », nous explique Jacques Commères, responsable pour la FFBB de l’INSEP. « Ils connaissent parfaitement les potentiels qui existent. Ils trouvent que la formation technique n’est pas si mal que ça, évidemment que la potentialité athlétique est réelle et ensuite, je sais qu’on reçoit également des compliments par rapport à la qualité du jeu pratiqué. Tout ça fait qu’ils regardent de très près nos joueurs. Ces drafts sont une reconnaissance très importante du travail de formation qui est fait en France, la formation des clubs pro, aussi celle qui peut être donnée à l’INSEP. »

Qualités athlétiques, critère de référence Que cherchent-ils exactement en France ? « Les Américains ont leurs critères par rapport à une

compétition spécifique qui est la leur », détaille, Jean-François Martin, responsable du centre de formation de Cholet Basket, le meilleur de France, qui a notamment fait drafter trois joueurs au cours des deux dernières années. Dans un contexte de Pro A, Pape Sy est vraiment beaucoup moins fort que Thomas Heurtel par exemple, c’est évident. Pourtant, à la Draft, la NBA a préféré Sy. Pourquoi ? « Pape Sy a vraiment des qualités athlétiques et c’est leur critère de référence », poursuit coach Martin. « Moi je lui trouve des qualités à Sy, mais de là à être drafté, c’est un petit peu surprenant. Peut-être il a su élever son niveau quand il a fait des camps là-bas. Comme Rodrigue (Beaubois) la saison dernière. Quand il a joué contre nous, il a été très bon. Sy, c’est un joueur sur qui je parierais. Il a des qualités pour être un joueur leader en Pro A. Les Américains ont peut-être décelé des caractéristiques qui laissent penser qu’il pourrait évoluer à ce niveau. » Pour les franchises NBA, que représente réellement une draft aujourd’hui ? Au premier tour, il s’agit d’un contrat garanti de trois ans, compris pour la cuvée


05

DOSSIER 2009 entre 13.393.200 dollars pour le premier choix et 2.658.000 dollars pour le 30e choix. Au deuxième tour, au-delà de la reconnaissance symbolique, des paillettes et de la casquette, rien n’est garanti. Pour l’instant, des cinq Français draftés au second tour, seuls Mike Gelabale et Ronny Turiaf ont réussi à décrocher un contrat en NBA. Deux joueurs qui avaient, au moment de leur draft, dépassé le statut de potentiel ou de prospect. Turiaf compilait à Gonzaga en NCAA des statistiques monstrueuses (voir tableau) et Gelabale avait derrière lui deux années au Real Madrid. Et ils ont tous les deux étés signés pour moins d’1 million de dollars à l’année.

Nicolas Batum est allé crescendo. Boris Diaw, Mike Piétrus, même chose. Ils ont fait les choses dans le bon timing. » Chez les joueurs français extérieurs draftés au premier tour, le taux de « réussite » des carrières NBA est

garçons comme Petro ou Ajinça, quand le coach de l’équipe de France les appelle, ils ne sont pas prêts », enchaîne Jean-François Martin. « Ils n’ont pas assez de vécu, d’expérience de jeu pour être opérationnels au plus haut niveau européen. » « Ne pas avoir de temps de jeu, entre 19 et 22 ans, c’est extrêmement dommageable », poursuit Jacky Commères. « Notre sport collectif, c’est 5 mecs sur le terrain. Il y a des compétences et des savoirfaire très difficiles à obtenir à chaque poste de jeu. Mais si le Jean-François Martin joueur ne joue pas en compétition et ne fait que s’entraîner, il n’est plus en prise directe avec la réalité du jeu. Les parfait : six sur six (Abdul-Wahad, Parker, Diaw, Pietrus, Batum et Beaubois). Pour nos grands gabarits responsabilités, être capable de réaliser les choses justes, or à l’entraînement, on n’arrive jamais à se pris au premier tour, il s’agit de l’exact inverse. En mettre dans un niveau de stress et compétition qui dehors de Joakim Noah, pur produit du système de corresponde au match. Et puis entre 18 et 22 ans, formation US, aucun n’a encore réussi. Weis, Moïso, il y a du travail individuel technique et physique qui Petro, Mahinmi et Ajinça ont pour l’instant tous échoué à s’imposer en NBA. Pourquoi ? Il est bien plus est très important à faire. Quand on a des joueurs facile pour une franchise de fantasmer sur les 2,15 m qui font partie d’une équipe mais qui ne jouent pas et ne bénéficient pas non plus d’un niveau d’Alexis Ajinça que sur le 1,86 m et le vilain tir extérieur de Tony Parker. Il est bien rare pour un joueur de d’engagement à l’entraînement qui corresponde à ce moins de 2,05 m de se faire drafter sur son potentiel, qu’ils devraient faire à cet âge-là, car en NBA ceux alors que c’est monnaie courante pour les plus de 2,10 qui jouent ne s’entraînent que très peu, le cocktail m. Un privilège qui se transforme vite en prison dorée. est détonnant. » Se faire drafter au premier tour signifie-t-il donc « Quand j’ai la chance d’être au bord du terrain pour certains se tirer une balle dans le pied ? Ces d’une confrontation NBA, c’est tellement fort projets de basketteurs sont-ils perdus pour touphysiquement et athlétiquement sur les postes intérieurs que d’envoyer nos intérieurs très jeunes, je ne suis pas étonné qu’ils aient des problèmes à trouver du temps de jeu », explique le directeur de l’INSEP. « J’ai tendance à dire que très souvent, l’appel en NBA se fait trop tôt. Se jours ? « Non, pas forcément », répond Jeff Martin, retrouver avec l’étiquette potentiel et, ensuite, ne optimiste. « L’exemple, c’est Jérôme Moïso. Il est pas pouvoir mettre le pied sur le terrain, ça pose de resté longtemps en NBA sans rien prouver et puis gros problèmes, aux joueurs et au basket français. il est revenu en Europe. Il a retrouvé du plaisir en La compétition, c’est quelque chose d’essentiel. » jouant et il était bon. » Sans doute pas aussi bon que s’il avait tenu un vrai rôle dans un équipe les années précédentes. Pas de vécu, pas d’expérience, Les jeunes intérieurs Français doivent-ils rentrer pas opérationnels au bercail alors ? « Oui », tranche coach Martin. En bout de chaîne, malgré une belle liste de noms « Ils peuvent tenter le coup trois années, en étant sur le papier, le sélectionneur va avoir bien du mal valorisés par cette expérience. Mais si ça ne à trouver un pivot de niveau mondial cet été. « Des

« La vraie question, c’est est-ce qu’ils ont envie de signer des contrats ou de jouer au basket ? Une carrière sans jouer, ce n’est pas une carrière. »

Des sommes irrésistibles Ces sommes-là, y compris les salaires garantis pour les joueurs choisis au premier tour, comptent pour des cacahouètes dans les masses salariales des franchises NBA. La Draft est donc un exercice de prise de risque, d’évaluation des potentiels. Dégoter le nouveau Tony Parker, Boris Diaw ou Nico Batum est donc un jeu qui peut rapporter gros, pour une mise de départ faible. Mais tout est relatif. Pour les basketteurs français, ces contrats rookie représentent quatre, parfois cinq fois ce à quoi aspire le meilleur Français de toute la Pro A. Un véritable Eldorado financier. De plus, aujourd’hui, tous les jeunes joueurs rêvent d’appartenir à la ligue américaine, ses stars, son image, son mode de vie. Irrésistible ? Mis à part Fred Weis, refroidi par une ligue d’été à New York qui s’était particulièrement mal passée, le pivot ayant été vraisemblablement saqué par coach Jeff Van Gundy qui cherchait en fait à régler ses comptes avec le GM Ed Tapscott, responsable de la draft de Big Fred, tous les joueurs français ont répondu à l’appel de la NBA. « Je ne sais pas si la Draft est leur objectif numéro 1, mais ce qui est incontestable, c’est que la NBA représente énormément pour eux », résume Jacky Commères. « Ils connaissent les joueurs, ils positionnent ce championnat comme le meilleur et le plus excitant par rapport à l’idée qu’ils se font du basket. » Seulement, voilà, la belle histoire s’arrête parfois juste après avoir serré la main de David Stern sur l’estrade. Parmi les 20 joueurs draftés, combien de carrières solides ? Abdul-Wahad, Parker, Diaw, Piétrus, Noah et Batum ont connu un statut de titulaires. La trajectoire de Beaubois est très intéressante et Turiaf a tracé son chemin d’intérieur de rotation avec un vrai rôle. Pour les autres ? Le bilan n’est pas flatteur. Toute une partie de nos meilleurs potentiels ne joue pas. Le gâchis le plus dommageable ? La cohorte de nos intérieurs de grande taille, une denrée rare et précieuse. « Dans les intérieurs européens qui ont réussi en NBA, à l’exception de Nowitzki, ils ont tous joué et réussi au meilleur niveau européen avant », note Jeff Martin. « Mahinmi, Ajinça, Petro, ce n’était pas le cas. On voit où ils en sont aujourd’hui. Je souhaite que pour Kevin (Séraphin), on lui donne sa chance. Lui il a joué et montré en Pro A, mais j’aurais aimé pour lui qu’il fasse une saison en Euroleague. » Toujours le même refrain. Ils partent trop tôt. Ils ne sont pas prêts.

Pas de gestion de carrière « Ce qui nous échappe, nous entraîneurs dans le discours qu’on entretient avec les joueurs, c’est la notion de gestion de carrière », regrette Jacky Commères. « Il y en a qui ont pris le temps d’être de forts joueurs au sein de leur formation – exister en N1 avec le Centre Fédéral, dominer le championnat espoir, être un fort joueur de Pro A, exister dans les compétitions européennes, avoir un réel impact en équipe de France jeune ou senior – et progressivement, aller vers la NBA. Le parcours de

marche pas au bout de trois ans, il faut revenir. Il ne faut pas rester six ans sans jouer, c’est trop long. La vraie question, c’est est-ce qu’ils ont envie de signer des contrats ou de jouer au basket ? S’ils ont envie de jouer, ils savent ce qu’ils ont à faire. Yakhouba Diawara, il est à Miami, c’est bien. Mais il ne joue pas. Et une carrière sans jouer, ce n’est pas une carrière. Ce n’est pas un choix simple, parce qu’autour des gens, il y a une famille, des agents, une carrière. Le joueur rêve aussi de NBA. Aujourd’hui, est-ce qu’un jeune aura le courage de se dire qu’il met de côté son projet financier pour faire avancer son projet basket ? »

Drafté au premier tour, une plaie ? Pour aller encore plus loin, comment faire comprendre que, même d’un point de vue strictement financier, une vision à moyen-long terme constituerait un bien meilleur calcul ? En effet, quand on voit les sommes déboursées par les franchises (40 millions sur 6 ans) pour s’offrir les services de joueurs moyens mais formés et efficaces dans leur registre, on se dit que les Français auraient meilleur compte à attendre deux ans de plus avant de franchir le pas. Ils arriveraient en NBA avec les armes pour donner des minutes à leur coach et leur carrière serait lancée. « On essaye de faire comprendre aux gens qu’une carrière, ça se gère », avance Jacky Commères. « Il y a des étapes, des paliers à franchir. Ça ne sert à rien de paniquer à 17-18 ans en voulant faire des choses incroyables. Dans l’entourage, il y a parfois des bons conseils, parfois de mauvais. Je ne comprends pas comment le concept de gestion de carrière – progressivité et étapes à franchir – n’est pas plus mis en avant. C’est un mystère. Parce que les exemples de joueurs qui ne jouent pas ne manquent pas. Ça devrait interpeller. » De façon assez paradoxale, n’être choisi qu’au deuxième tour de la Draft peut constituer une chance pour un jeune joueur qui ne serait pas tout à fait prêt. En effet, la franchise ne fera alors appel à lui que si elle l’estime prêt à produire quelque chose sur le terrain. Sinon, il faudra retourner au charbon, en Europe ou ailleurs, pour progresser et revenir plus fort. Un concept sain pour les joueurs et pour une nation de basket. n

Les extérieurs draftés au premier tour ont tous réussi. Les intérieurs, aucun.

LES 20, C’EST EUX Joueur

Taille Age* Pos Année Choix Franchise

Jean-Claude Lefebvre

2,18

23

5

1960

64

e

Stats avant Draft (ligue)

Meilleure saison NBA (année)

Minneapolis Lakers

Inconnu

N’a jamais joué en NBA

Tariq Abdul Wahad**

1,98

22

2-3

1997

11

Sacramento Kings

23,8 pts, 8,8 rbds (NCAA)

12,2 pts, 5,2 rbds (1999-00)

Alain Digbeu

1,96

21

2

1997

50e

Atlanta Hawks

11,0 pts, 3,5 rbds (Pro A)

N’a jamais joué en NBA

Frédéric Weis

2,18

22

5

1999

15

New York Knicks

13,4 pts, 7,3 rbds (Pro A)

N’a jamais joué en NBA

Jérôme Moïso

2,08

22

4-5

2000

11e

Boston Celtics

13,0 pts, 7,6 rbds (NCAA)

4,0 pts, 3,5 rbds (2002-03)

Tony Parker

1,86

19

1

2001

28

San Antonio Spurs

14,7 pts, 5,6 pds (Pro A)

22,0 pts, 6,9 pds (2008-09)

Mickaël Piétrus

1,98

21

2-3

2003

11

Golden State Warriors 12,1 pts, 3,6 rbds (Pro A)

10,9 pts, 4,5 rbds (2006-07)

Boris Diaw

2,03

21

3-4

2003

21e

Atlanta Hawks

7,2 pts, 5,2 rbds (Pro A)

13,3 pts, 6,9 rbds (2005-06)

Paccelis Morlende

1,90

22

1

2003

50

e

Seattle Supersonics

12,8 pts, 4,6 rbds (Pro A)

N’a jamais joué en NBA

Johan Petro

2,12

19

5

2005

25e

Seattle Supersonics

6,1 pts, 3,3 rbds (Pro A)

6,0 pts, 5,2 rbds (2007-08)

Ian Mahinmi

2,08

18

5

2005

28

e

San Antonio Spurs

4,3 pts, 3,2 rbds (Pro A)

4,0 pts, 2,1 rbds (2009-10)

Ronny Turiaf

2,07

22

5

2005

37

e

Los Angeles Lakers

20,8 pts, 9,5 rbds (NCAA)

6,6 pts, 3,9 rbds (2007-08)

Mickaël Gelabale

2,01

22

2-3

2005

48e

Seattle Supersonics

6,5 pts, 3,4 rbds (Liga ACB)

4,6 pts, 2,5 rbds (2005-06)

Joakim Noah

2,11

22

5

2007

9

Chicago Bulls

14,2 pts, 7,1 rbds (NCAA)

10,7 pts, 11,0 rbds (2009-10)

e

e

e e

e

Alexis Ajinça

2,15

20

5

2008

20

Charlotte Bobcats

5,0 pts, 3,1 rbds (Pro A)

2,3 pts, 0,9 rbds (2008-09)

Nicolas Batum

2,03

19

2-3

2008

25e

Houston Rockets

12,3 pts, 5,0 rbds (Pro A)

10,1 pts, 3,8 rbds (2009-10)

Rodrigue Beaubois

1,87

21

1-2

2009

25

Dallas Mavericks

10,0 pts, 2,5 rbds (Pro A)

7,4 pts, 1,4 pd (2009-10)

Nando De Colo

1,95

22

1-2

2009

53e

San Antonio Spurs

14,7 pts, 3,6 rbds (Pro A)

N’a jamais joué en NBA

Kevin Séraphin

2,06

20

5

2010

17

Chicago Bulls

6,2 pts, 4,2 rbds (Pro A)

-

Pape Sy

1,97

22

1-2

2010

53

Atlanta Hawks

5,2 pts, 1,7 rbd (Pro A)

-

e

e

e e

*Age au moment de la draft. **Drafté sous le nom d’Olivier Saint-Jean. En gras : drafté au premier tour (contrat garanti). Signés en NBA mais non draftés : Antoine Rigaudeau en janvier 2003 par les Dallas Mavericks et Yakhouba Diawara, signé en juillet 2006 par Denver.


06

DOSSIER

20 FRANÇAIS DRAFTÉS

PAPE SY… MAIS C’EST QUI, LUI ? encore. Oui, les Hawks ont bien drafté Pape Sy. Au sein de son club du Havre, on est tombé des nues. « Ça a été une grosse surprise » pour le coach, JeanManuel Sousa ; pour le néo-président, Joël Ras, « la première réaction a été la satisfaction pour le joueur, mais dans le même temps on se dit : que vais-je faire demain, il est sous contrat ? »

un seul club. Au final, seuls trois ont pu serrer la main de David Stern ou Adam Silver. John Wall et Evan Turner – numéros 1 et 2 annoncés – et Pape Sy.

Trop tôt pour la NBA ?

De l’avis général ressort que la NBA est alléchée par le profil de Pape. « C’est un gamin qui a des qualités athlétiques, défensives, et il peut percuter, ça plaît au basket NBA », analyse Ruddy Nelhomme, Coup de poker à Atlanta Pape avoue avoir toujours gardé le rêve coach de Poitiers, contre qui Sy a rendu sa plus belle copie, 25 d’éval un soir de américain dans un coin de sa tête, un février. « Pape a le profil qu’il faut », assure rêve avorté par deux fois. « Il y a trois Levy. « Il a l’explosivité, c’est un meneur ans », raconte Pascal Levy, son agent, d’1,98 m et contrairement à des Jackson « j’avais emmené l’entraîneur de Wyoou Heurtel, qui cherchent à exposer leur ming le voir, il m’avait dit : si ce gars fait une saison en université il sera à la talent au maximum, voire à surjouer, Pape joue juste. Pour Draft. Pape a préaller en NBA, féré la stabilité au il faut être une Havre. » Ensuite, vraie star ou y Sy songe inscrire aller en tant que son nom pour la role player, avec grand-messe newPascal Levy (son agent) un jeu propre, yorkaise de 2009, défensif.» mais une blessure au genou annihile ses espoirs (2 minutes Sy participera à la summer league de Las Vegas, pour 5 matches du 12 au 18 en Pro A en 08-09). « Sans ça, j’aurais juillet. Peut-il gagner une place définitenté ma chance. Après je suis passé tive ? La logique voudrait que non. L’an à travers les mailles du filet. » « Il était complètement sorti des radars alors que passé, sur les dix non-Américains du 2e c’était l’année où il devait se montrer. tour, seuls deux ont passé le cut (Jonas Au début de saison, c’était un inconnu Jerebko et Patrick Mills), Atlanta ayant complet, il n’existait pas ! », martèle drafté en 49e position le meneur ukrainÀ la surprise générale, Pape Sy (1,98 m, 22 ans) a été Levy. En dépit de performances anodines ien Sergiy Gladyr – qui sera aussi à drafté en 53e position par Atlanta. Comment, pourquoi avec le STB (5,2 pts en 14 min), l’agent Vegas – pour le laisser en Europe. Mais la logique aurait déjà voulu que Sy reste cet inconnu, meneur remplaçant du Havre, a séduit s’échine à tenter de braquer ne seraitce qu’un projecteur sur son poulain. dans l’ombre. « Je suis en contact cinq l’Amérique ? Peut-il rêver intégrer la NBA ? Il l’emmène au camp de Trévise, qui fois par jour avec le staff, on prépare Par Yann CASSEVILLE n’ouvre pas ses portes au Pape. sa summer league. C’est la dernière Et puis il y a les Hawks, qui se déplacent ligne droite, c’est du 50/50 pour intégrer au Havre. « C’était contre Cholet, comme l’équipe », juge Levy. il y avait aussi Kevin (Séraphin). C’était joué la carte de l’humour. « Pape Sy, Dépendant de la décision d’Atlanta, eudi 24 juin aux États-Unis. La dur face à Linehan, mais apparemment j’ai l’avenir de Pape est flou. Lorsqu’on lui prononcez Pop Sye, peut rivaliser avec Draft à peine achevée, tous fait un bon match », se marre Sy. En juin Magnum Rolle et Tiny Gallon pour le demande de choisir entre des miettes en les observateurs sont restés dernier, il se paye le voyage à Atlanta pour NBA ou des minutes au STB, il garantit pantois : Pape qui ? D’ordinaire bluffants meilleur nom de la Draft. » D’autres, deux workouts avec la franchise. « J’étais préférer la 2e option. Pourtant beaucoup, à l’instar de BallinEurope, ont visité la d’adaptation dans le traitement de page Facebook du petit gars qui a com- bien, mais je n’ai rien fait d’exceptionnel. l’actualité, les médias américains comme Levy, sont persuadés qu’en cas C’étaient pas des entraînements très mencé à Loudéac puis Massy avant de étaient désarçonnés. Sy, lui, nageait de contrat NBA, quel qu’il soit, « il acdébarquer en Normandie. « C’est un fan difficiles. » Pourtant, Larry Drew, nouveau ceptera à coup sûr. » Un saut dans le dans le bonheur, la semaine dernière coach des faucons, est encore, quand il nous a vide, la tête la première. « J’ai un peu épaté. « Je n’avais jamais peur », avoue Joël Ras, qui envisage son répondu. « Quand t’es entendu parler de lui. Je jeune, tu regardes la joueur adhérer à la grande ligue « quitte pensais que les autres Draft à la télé, ça te à être en D-League. » « Il a encore beaugars allaient le manger donne envie d’être à leur coup de choses à apprendre mais est-ce Joël Ras (président du Havre) mais j’ai été impressiplace. C’est une étape, qu’il aura le temps de jeu pour ? », onné. » je suis drafté quoi ! » Au déplore Sousa. « Les jeunes rêvent tous bout du fil, son sourire ne s’imagine pas, de Chris Paul et d’Omar et Fred, et c’est Atlanta accordant, selon Levy, des de NBA. On a beau leur dire que s’ils « quasi garanties » de Draft, le lonun ami de Nando De Colo. » On se rasil s’entend, se voit. jouent en Europe ça paiera, que la Draft giligne meneur tourne alors le dos à sure comme on peut : au moins, ce Sy Sur la toile, les sites n’ont pas caché n’est qu’une étape, je ne sais pas s’ils existe, et connaît quelques basketteurs. Milwaukee et d’autres franchises où il leur ignorance. Alors, est-ce « un l’entendent… Je suis même sûr qu’ils Vendredi 25 juin en France, à l’heure du devait effectuer des essais. Un coup de ne l’entendent pas beaucoup. Il y a ce Sénégalais d’1,90 m arrière-ailier » ou réveil, l’incompréhension avait traversé poker où le Français fait tapis. Un pari un Français « de 2,00 m pouvant jouer qu’on leur explique, ce que leurs agents qui se révèlera magistral, mais qui était leur expliquent et ce que le joueur a l’Atlantique. Le basket tricolore s’est pivot » ? Aphasiques devant l’absence un pari fou. Sur la promotion 2010, 53 pincé le bras, s’est bien frotté les yeux de biographie de cet homme mystère, envie de faire, ça ne va pas toujours joueurs ont effectué des workouts avec dans le même sens. » n à plusieurs reprises. Non, nul ne rêvait certains médias, comme AJC.com, ont

Nathaniel S. Butler/NBAE via Getty Images

« Au début de saison, Pape Sy n’existait pas ! »

FATIM SY, SA MÈRE

« Il COMMENCE À Y CROIRE » Fatim Sy, la mère du néo-drafté, félicite celui qu’elle a entraîné, mais redoute le futur.

« J’ai joué au basket et son père aussi, Pape a appris à marcher sur les parquets. Quand je jouais encore, à la mi-temps j’allais le voir dans les vestiaires où il dormait dans son landeau pour lui donner son biberon. Je l’ai entraîné jusqu’en cadet, et j’étais plus exigeante avec lui qu’avec les autres. (…) Sa sœur était à l’INSEP, on voulait y mettre Pape aussi mais c’était trop tard, Richard Billant a pensé qu’il pouvait évoluer dans le basket et nous a mis en contact avec Le Havre. Là, il ne pensait qu’à s’amuser, puis Christian Monschau l’a intégré avec les pros. Pape a commencé à avoir des ambitions, il disait : tu vois c’est pas difficile. (…) Si c’est bon on lui conseillera de foncer en NBA. C’est son rêve, qu’il y goûte ! C’est l’inverse qui me fait peur, il faudra le faire redescendre sur terre. À New York l’engouement était démesuré. Donc ça me fait peur s’il échoue, parce que là il commence à y croire. »

J

« J’ai peur qu’il accepte une offre quitte à être en D-League »


07

Décalé

Salut ! Ça va ? Propos recueillis par Florent de LAMBERTERIE

Alain

Et la langue, ça va ? Tu maîtrises ?

J’ai pas trop eu le temps… On va dire que je le comprends mais que je ne le parle pas couramment.

KOFFI

On dit souvent que les premiers mots qu’on apprend c’est les gros mots. Tu peux m’en sortir quelques uns ?

(de retour au mans)

(Rires) Il y a les classiques : hijo de puta, chupa polla… Il y en a pas mal mais je ne peux pas tous les sortir. Bon, ce qu’a dit Anelka à Domenech, je peux traduire la fin mais pas le début.

Niveau foot justement, pour un FrancoIvoirien comme toi, ça doit être une coupe du monde un peu merdique…

Très merdique même ! Contre le Brésil, la Côte d’Ivoire s’est fait avoir parce que l’arbitre ne siffle pas la main de Fabiano. Mais c’est surtout le 7-0 du Portugal contre la Corée qui fait mal. S’ils n’en mettent pas 7, on a l’espoir de passer. Et côté France… C’est la déception, j’ai regardé tous les matches avec dépit.

Jean-François Mollière

ONDE M U D E P U O C E N « U TRÈS MERDIQUE »

Salut Alain, ça va ?

Ben écoute, ça va. On profite des vacances et de la coupe du monde. Après une saison à Badalona, tu retournes au Mans. Qu’est-ce qui te manquais le plus : les rillettes, les 24 heures ou Héllène Rolès, d’Hellène et les garçons ?

il était déjà occupé par un autre joueur de l’équipe. Je vais donc en chercher un autre. Mais j’ai pas encore commencé les visites. Jeanneau à Strasbourg, Tchicamboud à Chalon, toi au Mans, vous êtes tous nostalgiques ou quoi ?

Ah ben, il faut croire ! Je pense que quand on a un (Rires) Non, rien de tout ça. On va dire l’ambiance manque de confiance, c’est pas mal de retourner de mon club formateur, où j’ai beaucoup de sou- sur ses bases. Le Mans, c’est une ville tranquille on venirs. Mais rien à voir avec Héllène Rolès ! peut se concentrer sur ce qu’on a à faire et, depuis le temps, j’ai noué pas mal de connaissances là-bas. Tu vas récupérer ton ancien appart ou tu as ciblé un loft confortable ?

Mon ancien appart, j’ai failli le reprendre mais

Sinon, l’Espagne, ça t’a plu quand même ?

Ben écoutes, sincèrement, l’Espagne m’a

beaucoup plu. En plus, première expérience à l’étranger, j’atterris à Barcelone donc il y a pire quand même. En tout cas, si un jour je devais retourner jouer en Espagne, j’espère que ça serait dans cette région. Donc plutôt le Barça en fait (Rires). Tu t’es goinfré de jambon, d’huile d’olive et de sangria ?

Ah ça, j’ai beaucoup testé ! Ils aiment beaucoup tout ce qui est gras, le jambon, la paella… C’est souvent gras, ça me plaît bien. Vu que j’ai du mal à prendre du poids, ça m’a aidé. Bon, c’est différent des rillettes, mais je préfère.

Vincent Collet, c’est le genre à se faire insulter dans le vestiaire ?

Non parce que Vincent, c’est le coach qui respecte tout le monde. On arriverait jamais à une telle situation avec lui parce qu’il écoute, dès qu’il y a un problème il donne la parole. C’est pas le genre à imposer son point de vue, il ira toujours te laisser donner tes impressions avant de décider. Ce qui n’est apparemment pas le cas de Domenech… Et si jamais quelqu’un l’insultait dans le vestiaire, ça se passerait autrement ! Même en espagnol ?

(Rires) Non, j’ai trop de respect pour lui, jamais je ne me le permettrais !n

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08

les effectifs 2010-11

PRO A : TRANSFERTS ET EFFECTIFS, TOU ILS PARTENT

ILS ARRIVENT

L’EFFECTIF ‘11

CHALOn Papa Beye (Clermont, prêt), Brian Boddicker, Philippe Braud (Roanne), Terrell Everett, Taj Gray, Jonathan Hoyaux (Aix-Maurienne, prêt), Stéphane Risacher (arrêt), Ricky Soliver, Jerome Tillman, Maxime Zianveni

COACH : Greg Beugnot Frédéric Bourdillon (Antibes), Ilian Evtimov (AEL Limassol, Chypre), Michel Jean-Baptiste Adolphe (Paris Levallois), Steed Tchicamboud (Nancy), un poste 2 non-JFL, un poste 5-4 non JFL

MENEURS : Steed Tchicamboud, Frédéric Bourdillon EXTÉRIEURS : Blake Schilb*, Nicolas Lang INTÉRIEURS : Ilian Evtimov, Joffrey Lauvergne, Michel Jean-Baptiste Adolphe

CHOLET Maxime Chupin (prêt), Arvydas Eitutavicius, Mickaël Gelabale (ASVEL), Thomas Larrouquis (Vichy), John Linehan (Nancy), Kevin Séraphin (Washington, NBA), Marcellus Sommerville

Romain Duport (Le Havre), Claude Marquis (retour prêt Caserta), LucArthur Vébobe (Antibes), poste 1*, poste 1, poste 3*

MENEURS : EXTÉRIEURS : Fabien Causeur, Samuel Mejia*, Christophe Léonard INTÉRIEURS : Romain Duport, Randal Falker*, Claude Marquis, Antywane Robinson*, Luc-Arthur Vébobe

Dounia Issa (Vichy), Rudy Jomby (Le Havre), un poste 1*, un poste 2-3*, un poste 4-5*

MENEURS : Jonathan Rousselle EXTÉRIEURS : Yannick Bokolo, Rudy Jomby, Juby Johnson* INTÉRIEURS : Cyril Akpomedah, Dounia Issa, Fréjus Zerbo

Hyères-toulon Curtis Millage, Derrick Obasohan (Trabzonspor, Turquie), Hrvoje Perincic, Pierre Pierce, Saer Sene (Charleroi), Thomas Terrell, Florent Tortosa (SaintVallier, prêt)

Shaun Fein (Fos/Mer), Jonte Flowers* (Vichy), Kevin Houston* (Rouen), Rick Hughes* (Apoel Nicosie) ?, Damir Krupalija* (Dijon), Paccelis Morlende (sans club), Tony Washam* (Elitzur Netanya, Israël)

Nick Pope (Gravelines-Dk), un poste 1, un poste 2, un poste 4, un poste 4-5 dont un JFL a minima

MENEURS : Kevin Houston*, Paccelis Morlende EXTÉRIEURS : Nobel Boungou Colo, Shaun Fein, Jonte Flowers*, Laurent Legname, Tony Washam* INTÉRIEURS : Damir Krupalija*, Rick Hughes*, Vincent Masingue

Ryvon Covile, Ben Dewar (ASVEL), Alain Koffi (Badalona), Marc-Antoine Pellin (Roanne), poste 2*

MENEURS : Gédéon Pitard EXTÉRIEURS : Bernard King*, Nick Pope, Pape Sy INTÉRIEURS : Ousmane Camara, Joseph Jones*

MENEURS : Antoine Diot, Marc-Antoine Pellin, Henri Kahudi EXTÉRIEURS : Ben Dewar*, Pierre-Etienne Drouault, Charles Lombahé-Kahudi INTÉRIEURS : JP Batista, Ryvon Covile*, Alain Koffi, Babacar Niang, Thierry Rupert

• Coach Weisz a encore frappé. Il a concocté un roster au rapport qualité-prix imbattable. Sur le papier, le HTV a fière allure avec de nombreux éléments ayant déjà brillé en Pro A. Cerise sur le gâteau, l’arrivée de Tony Washam, gros scoreur en Israël. Bien sûr, la forme physique des deux meneurs est un pari. Mais quelle puissance de feu !

• Comme chaque année, le STB va attendre les soldes pour faire son marché. Une nouveauté toutefois, le club a re-signé deux de ses « non-JFL ». On suivra les progrès de Sy, si le drafté ne rejoint pas les Hawks, et de Camara. Les deux jeunes vont gagner beaucoup de minutes à la rentrée. Deux autres produits maison, Duport et Jomby, ont quitté le club. Un crève-cœur pour les Havrais.

• Un recrutement grand luxe à l’échelle de la Pro A. Ce n’est pas tous les jours qu’un ex MVP français – en pleine possession de ses moyens – revient dans l’hexagone. La raquette du MSB fait saliver. Mais il y a ce gros bémol qu’est le départ de Dee Spencer. Il ne faudra pas se tromper sur son remplaçant car le secteur extérieur manque d’un go-to-guy.

COACH : Éric Girard Stanley Dubois (Gran Canaria High School, EBA), Tous les postes de 1* à 5*

MENEURS : Stanley Dubois EXTÉRIEURS : Raphaël Desroses, Lucas Durand, Karim Souchu ?, François Renaux ? INTÉRIEURS : John Mc Cord* ?, Aurélien Salmon, Frédéric Weis

lyon-villeurbanne Curtis Borchardt, Ben Dewar (Le Mans), Eric Campbell, Aymeric Jeanneau (Strasbourg), Mindaugas Lukauskis ?, Rawle Marshall, TJ Parker (Orchies, N1), Ali Traoré (Roma, Italie ?)

• L’association Akpomedah-Issa intrigue. Le BCM a choisi d’associer les deux meilleurs ailiers-forts français du championnat. J.K Edwards était un complément tout désigné. Seulement, il a pris beaucoup de valeur comme Ben Woodside. Les deux ne devraient pas rester dans le Nord, Kiki Monschau peut user 4 jokers non-JFL supplémentaires pour compléter un roster déjà séduisant. Quel luxe !

COACH : J.D. Jackson

Limoges Kevin Braswell (Aliaga Petkim, Turquie), John Ford, Alhaji Mohammed ?, Vincent Mouillard (Quimper), Johan PassaveDucteil (Nanterre)

COACH : Christian Monschau

COACH : Jean-Manuel Sousa

Le mans Maleye N’Doye, Marc Salyers, Dee Spencer ?, Zack Wright, Guillaume Yango (Paris Levallois), Néguéba Samaké (prêt)

• Kunter est resté et CB a réussi à conserver trois de ses étrangers majeurs. Une belle performance et un gage de solidité en Pro A. Mais les départs de Linehan et surtout Gelabale font mal, avec la perspective de jouer l’Euroleague. De même, la raquette choletaise est bien pourvue pour notre championnat sous-taillé. Qu’en sera-t-il au plus haut niveau européen ?

COACH : Alain Weisz

LE HAVRE Odartey Blankson, Romain Duport (Cholet), Rudy Jomby (Gravelines-Dk), JJ Miller, Chamberlain Oguchi, Ansu Sesay

• Sans coupe d’Europe à jouer, Greg Beugnot a resserré son effectif à 8 pros. Et joué le qualitatif, avec une belle base de JFL. Il fera confiance aux jeunes, Lang et Lauvergne, tout en se donnant la liberté de recruter un quatrième « non-JFL » en cas de pépin. Le meilleur coup de l’intersaison ? La resignature pour deux saisons de Blake Schilb.

COACH : Erman Kunter

GRAVELINES-DUNKERQUE Maxime Courby (Antibes, prêt), JK Edwards ?, Rob Lewin, Demetris Nichols, Nick Pope (Le Havre), Tony Stanley (Boulogne, Pro B), Ben Woodside

COMMENTAIRES

Mickaël Gelabale (Cholet), Clifford Hammonds* (Peristeri), Edwin Jackson (Rouen, retour prêt), Davon Jefferson (Maccabi Haïfa), Kim Tillie (Utah, NCAA), ADVassallo (Paris Levallois), Léo Westermann (Centre Fédéral, N1), Andrija Zizic* (Cedevita Zagreb, Croatie)

MENEURS : Clifford Hammonds*, Paul Lacombe, Léo Westermann EXTÉRIEURS : Mickaël Gelabale, Laurent Foirest ?, Edwin Jackson, ADVassallo* INTÉRIEURS : Bangaly Fofana, Davon Jefferson, Kim Tillie, Andrija Zizic*

• Aucune recrue à ce jour, des joueurs sous contrat (Souchu) pas sûrs de rester, d’autres toujours en discussion mais visiblement pas prioritaires (Mc Cord). C’est encore le grand flou au CSP. Contrairement aux derniers promus, le groupe sera largement modifié. Un choix risqué mais assumé par Eric Girard qui souhaite un axe 1-5 (ou 2-5) non-JFL dominant.

COACH : Vincent Collet • Un gros cinq majeur, un banc de jeunes JFL : L’ASVEL a clairement hiérarchisé son roster. Stratégie risquée si les minots ne répondent pas aux attentes. Gelabale, Vassallo et Zizic sont des valeurs (très) sûres, Hammonds et Jefferson ont tout à prouver en Pro A. Ne reste plus qu’à confirmer la vigie Laurent Foirest.


09

les effectifs 2010-11

UT COMPRENDRE ILS PARTENT

ILS ARRIVENT

Légende Par Antoine LESSARD

L’EFFECTIF ‘11

En gras : les nouveaux joueurs Entre parenthèses : leur équipe ‘10 * : non-JFL

COMMENTAIRES

nancy John Cox, Kaniel Dickens, Jeff et Ricardo Greer, Marcus Slaughter, Steed Tchicamboud (Chalon)

COACH : Jean-Luc Monschau Moussa Badiane (Aix-Maurienne), Tremmell Darden* (Strasbourg), John Linehan* (Cholet), Ralph Mims* (Roanne) et Victor Samnick (ASVEL)

L’EFFECTIF 2010-2011 MENEURS : John Linehan*, Seidou N’Joya EXTÉRIEURS : Lesly Bengaber, Ralph Mims*, Tremmell Darden* INTÉRIEURS : Akin Akingbala*, Moussa Badiane, Stephen Brun, Victor Samnick, Abdel Kader Sylla

• Baisse de la masse salariale oblige, des pions majeurs sont partis mais au final, le SLUC s’en tire plutôt bien avec un trio US très complémentaire sur les postes 1-2-3 et les retours inattendus de Samnick et de Badiane. Une inquiétude : la rotation sur les lignes extérieures assurée par le seul Bengaber. Une négociation serait en cours pour le remplacer (Antoine Mendy ?).

orléans Cedrick Banks, Ryvon Covile (Le Mans), Tony Dobbins, Justin Doellman ?, Frens Johwe Casseus (Antibes, prêt), Austin Nichols ?, Laurent Sciarra

Sean Marshall* (Dijon), Zach Moss* (Vichy), poste 1* (JR Reynolds ?), poste 2*, poste 4*

COACH : Philippe Hervé MENEURS : Aldo Curti EXTÉRIEURS : William Hervé, Maël Lebrun, Sean Marshall* INTÉRIEURS : Adrien Moerman, Zach Moss*, Ludovic Vaty

• L’Entente entame un nouveau cycle qui doit la mener jusqu’en 2014, année de livraison de sa nouvelle salle. Tous les joueurs étrangers ont mis les voiles ainsi que Laurent Sciarra, artisan de la montée en puissance depuis deux ans. Avec Marshall et Moss, Philippe Hervé réduit les incertitudes sur ses étrangers. Une tendance à confirmer ?

paris levallois

PA HH RT U L A CQ - O

1908-2008

David Noel* (Roanne), Nigel Wyatte (Le Portel), Guillaume Yango (Le Mans), deux postes 2, un poste 4

MENEURS : Jimmal Ball, Andrew Albicy EXTÉRIEURS : Jonathan Leria, David Noel* INTÉRIEURS : Lamont Hamilton*, Nigel Wyatte*, Guillaume Yango

pau-lacq-orthez

Romain Dardaine, Nouha Diakité (Châlons-Reims), Teddy Gipson, Fernando Raposo (prêt), Lamine Sambe (Antibes, prêt)

Demetric Bennett* (Udine, A2 Italie), Travon Bryant* (Panionios, Grèce), poste 1 (Laurent Sciarra ?), poste 2 (Slaven Rimac ?)

MENEURS : Frédéric Moncade EXTÉRIEURS : Demetric Bennett*, Antoine Mendy, Jean-Frédéric Morency INTÉRIEURS : Mike Bauer*, Travon Bryant*, Georgi Joseph, Marko Maravic*, Tanguy Ramassamy

poitiers Lamine Kanté, Sylvain Maynier (arrêt)

Evan Fournier (Nanterre), poste 1 ou 2

Philippe Braud (Chalon), Kelvin Rivers* (Benetton Treviso), Jean-Michel Mipoka (Saint-Vallier), Alexis Tanghe (Djon), poste 1*, poste 5*

MENEURS : Cédric Gomez EXTÉRIEURS : Guillaume Costentin, Evan Fournier, Tommy Gunn*, Rasheed Wright* INTÉRIEURS : Pape Badiane, Pierre-Yves Guillard, Kenny Younger*

Aymeric Jeanneau (ASVEL), Abdoulaye M’Baye (Dijon), LaQuan Prowell* (Paris Levallois), poste 3*, poste 4, poste 5*

MENEURS : Souleyman Diabaté EXTÉRIEURS : Pape-Philippe Amagou, Philippe Braud, Jean-Michel Mipoka, Kelvin Rivers* INTÉRIEURS : Uche Nsonwu-Amadi*, Dylan Page*, Alexis Tanghe

• 80 % de l’effectif reconduit, un trio étranger inchangé : le PB 86 ne change pas de philosophie. Attention toutefois, la perte de Maynier, leader de vestaire, va bien au-delà de son impact statistique. Et Kanté apportait de la dimension physique et athlétique sur le poste 3. Il ne faudra pas trop attendre du prodige Evan Fournier qui va découvrir la Pro A.

• La Chorale repart avec des garanties : le tandem Page-Uche dessous, Amagou-Diabaté à l’arrière. On s’étonne quand même du nombre de changements apportés à un groupe qui avait si bien fonctionné. Toutes les recrues, y compris Rivers, ont beaucoup à prouver en Pro A. Il faudra du costaud sur le poste de meneur étranger pour tenir le choc lors du tour préliminaire de l’Euroleague.

COACH : Frédéric Sarre MENEURS : Steeve Essart, Aymeric Jeanneau EXTÉRIEURS : Alain Digbeu, Abdoulaye Mbaye, Issife Soumahoro INTÉRIEURS : LaQuan Prowell*

vichy Jean-Louis Borg (coach, Dijon), Jonte Flowers (Hyères-Toulon), Dounia Issa (Gravelines-Dk), Josiah James, Régis Koundjia (Trappes, N2), Jérémy Leloup (Dijon), David Mélody (Dijon), Brent Pettway (Clermont) et Zach Moss (Orléans)

• Un promu vraiment ? Ce n’est 8pas notre impression à la lec0 0 deux postes sont toujours va1 9 0Alors 8 - 2 que ture du roster palois. cants, l’Elan Béarnais, écrasant de supériorité en Pro B, s’est bien armé. Bennett était une valeur sûre en Lega Due. Bryant a trois saisons d’ESAKE dans les pattes. Du solide en attendant l’éventuelle signature de Laurent Sciarra et la prolongation de Slaven Rimac.

COACH : Jean-Denys Choulet

strasbourg Tremmell Darden (Nancy), Elson Mendy (Dijon), Sacha Giffa ?, Thomas Heurtel, Ben McCauley, Anthony Roberson et David Simon

COACH : Didier Dobbels

T PA OR U L A CQ -

COACH : Ruddy Nelhomme

roanne Etienne Brower (Vichy), Samba Dia (Dijon), Mamoutou Diarra, Nick Lewis, Ralph Mims (Nancy), Marc-Antoine Pellin (Le Mans)

• A.D.Vassallo était donc trop cher pour les finances parisiennes. Dommage parce qu’un duo extérieur Vassallo-Noel aurait été détonnant. Aka, Ekanga et Elliott ne sont pas encore partis. Ce dernier serait d’ailleurs bien complémentaire des trois intérieurs en place. Parmi lesquels Nigel Wyatte, artisan de la montée il y a deux ans.

H EZ

EZ

Wilfrid Aka ?, Joakim Ekanga-Ehawa ?, Rodney Elliott ?, Michel Jean-Baptiste Adolphe (Chalon), Prosper Karangwa, LaQuan Prowell (Strasbourg), ADVassallo (ASVEL)

COACH : Jean-Marc Dupraz

• Grande lessive en Alsace après un exercice pas loin d’être catastrophique. La SIG a encore des ambitions, et des moyens. Pour preuve les signatures de Jeanneau (3 ans) et M’Baye (2 ans), courtisés par ailleurs. Bonne pioche que celle de Prowell, sous-utilisé au PL. La base est intéressante. Reste-t-il du cash pour recruter trois bons « étrangers » ?

COACH : Jean-Philippe Besson Jonathan Aka (Boulazac), Jean-Philippe Besson (assistant coach), Etienne Brower (Roanne), Thomas Larrouquis (Cholet), Curtis Sumpter (Mons-Hainaut, Belgique), poste 2*, poste 5*

MENEURS : Kareem Reid*, Antoine Eito ? EXTÉRIEURS : Etienne Brower, Thomas Larrouquis INTÉRIEURS : Jonathan Aka, Nicolas De Jong, Curtis Sumpter*

• Déplumés. La JAV a perdu son coach – fait unique en Pro A à l’intersaison – et tous ses joueurs majeurs, excepté Reid. Les nouveaux venus sont loin d’avoir le pedigree des partants. Le coach est un rookie. Bien sûr, deux ou trois postes non-JFL sont à pourvoir, mais on peut déjà prédire que la saison vichyssoise sera très difficile.


10

DOSSIER

JFL : ILLÉGAL, IMMORAL OU LES DEUX ?

ET SI ÇA DÉRAPAIT !

L’international français, Ilian Evtimov, privé du statut de « joueur formé localement » (JFL), un avocat spécialiste des procès juridico-sportifs pointus qui s’attaque à ce statut, un dossier mal anticipé par les instances… Attention, les JFL n’ont pas fini d’alimenter la chronique ! Par Fabien FRICONNET et Florent de LAMBERTERIE

MAÎTRE PAUTOT À L’ATTAQUE Les Bosman, les Cotonou, « l’arrêt Malaja »… Le monde sportif pensait en avoir fini avec les quotas. Mais est-ce vraiment le cas  ? L’avocat Michel Pautot, en pointe sur la question, considère qu’imposer un nombre minimum de JFL est un retour à une forme de quota, et que cela est donc illégal au regard de lois européennes. Le Conseil d’État va être saisi. 

L

e 23 juin dernier, Maître Michel Pautot est monté au front, une fois de plus, avec son savoirfaire et sa fougue coutumière. Cet avocat corse, docteur en droit, basé à Marseille, est un fin connaisseur des affaires juridiques touchant le sport – il a d’ailleurs écrit un grand nombre d’ouvrages sur le sujet. C’est lui qui, en 2002, avait défendu avec brio la basketteuse polonaise Lilia Malaja, en conflit avec la FFBB, cette affaire débouchant finalement sur le révolutionnaire « arrêt Malaja », autorisant les ressortissants de 24 pays associés à l’Union Européenne (sans en faire, au moment des faits, partie) à circuler et travailler librement au sein de l’UE. Après « l’arrêt Bosman », et en plus des accords de Cotonou, « l’arrêt Malaja » paraissait avoir porté un coup fatal à toute notion de quotas dans le sport professionnel. Erreur. Car depuis, sous l’impulsion de l’UEFA, a été créé le concept de « Joueur Formé Localement » (JFL), appliqué la saison prochaine. C’est à ce statut – dont le fondement juridique est encore très flou, nous allons le voir – que s’attaque désormais Maître Pautot, pour le compte du prestigieux club du RC Cannes Volley (*), qui a déposé une requête en conciliation auprès de la Conférence des Conciliateurs du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), dans le but de contester le règlement de la Ligue Nationale de Volley (LNV) qui impose quatre JFL sur la feuille de match. Pour demander l’abrogation de ce règlement, Maître Pautot se fonde sur plusieurs arguments, que l’on simplifiera ici dans un souci de clarté. En posant, en préalable, que le droit communautaire prévaut sur le droit national (donc sur les règlements sportifs), Michel Pautot explique ainsi que le règlement de la LNV contrevient à l’interdiction d’entraver la libre circulation à l’intérieur de l’UE (illustré par

l’arrêt Bosman) ainsi qu’à l’interdiction de pratiquer la discrimination basée sur la nationalité des joueurs non-communautaires (arrêt Malaja). La conclusion de l’avocat : un règlement qui intègrerait le concept de JFL est contraire au droit de l’Union Européenne, et viole les droits reconnus par les Chartes de l’UE.

DÉROGATIONS

EVTIMOV OUT ! Excluant de son champ d’action nombre de joueurs, la règle du JFL s’est vue amendée par une possibilité de dérogation pour les basketteurs français ne répondant pas au critère du « joueur formé localement  ». Après une première fournée de dossiers, on compte déjà une première victime de choix en la personne d’Ilian Evtimov. Et ce n’est sans doute qu’un début.

M

français à être monté au créneau. Le Hockey Club de Brest a également saisi le CNOSF, en janvier dernier. La réponse du Comité Olympique ? Le règlement de la Fédération Française de Hockey sur Glace (FFHG) imposant un « quota » de JFL est admissible. Fin du débat ? Non. Car le conciliateur laisse quelques portes ouvertes dans son avis du 22 Pas un « brevet de légalité » février 2010. On le cite : « Le conciliateur ne dispose pas Deuxième argument clé : « le caractère excessif et illégal des JFL ». « Illégal » ? de tous les éléments pour Maître Pautot argue que le règlement ne apprécier efficacement si la respecte pas le « principe de proportion- règle instituée par la FFHG est proportionnée aux objecnalité », c’est-à-dire qu’imposer quatre tifs poursuivis et si elle ne JFL est arbitraire et n’est pas proporcrée par une discrimination tionné avec l’objectif visé (favoriser la formation au sein de l’UE). « Excessif » ? indirecte. » Il ajoute : « Le conciliateur invite la FFHG C’est sans doute le point le plus important, à tout le moins le plus intéressant. à faire preuve de mesure dans les premières années En effet, dans le « Livre Blanc sur le d’application de ce nouveau Sport » de la Commission Européenne système à l’égard des clubs du 11 juillet 2007, l’institution communautaire précise que le statut de JFL est qui ne parviendraient pas à le respecter pleinement. » admissible à condition qu’il ne s’agisse Une phrase pas anodine, à pas, dans les faits, de discriminal’instar de celle qui voit le tion fondée sur la nationalité et que conciliateur préciser que son des effets discriminatoires indirects avis n’est pas « un brevet de n’appairaissent pas. Traduction : s’il s’avère dans les faits qu’imposer quatre légalité. » Que doit comprenJFL à un club français revient, à l’usage, dre le profane ? Que les JFL Ses années NCAA coûtent chèrs à Ilian Evtimov. à imposer quatre Français, alors le statut ne sont ni légaux, ni illégaux. On constate donc que l’on pose ici le pied sur une dérogation pour la suite de sa carrière. couche de glace très fine, aux Tel est le verdict du comité directeur de contours juridiques mouvants, la Ligue Nationale de Basket qui, le 21 qui imposent aux instances juin dernier, a suivi l’avis défavorable nationales comme européennes de la commission d’homologation et de de pratiquer la prudence à l’extrême. de JFL devient illégal. La conclusion qualification de la ligue, en charge de filtrer C’est dans ce contexte que le club de logique que l’on attend ? L’instauration les demandes de dérogation sur la base hockey de Brest, ainsi que le RC Cannes d’une période d’observation pour juger des critères établis par ce même comité s’il est débouté par le CNOSF (ce qui est des effets et des applications réelles directeur. Evtimov est donc la première probable), vont saisir le Conseil d’État. de cette réglementation des JFL. Ça victime collatérale de la règle des JFL, centombe bien car c’est exactement ce que On est curieux de savoir sur quoi cela va sée améliorer la place des joueurs français préconise la Commission Européenne. En déboucher… n dans notre championnat. « C’est le probeffet, il a été annoncé à l’UEFA que les lème de la dérogation », nous explique un F.F. conséquences du statut de JFL seraient (*) Les volleyeuses cannoises ont remmembre de la commission d’homologation analysées à l’horizon 2012. qui souhaite garder l’anonymat. « À partir porté tous les titres de championnes de C’est là qu’il convient de préciser que du moment où on accepte des dérogations, France depuis 1998, ainsi que la Ligue le RC Cannes n’est pas le premier club il fallait fixer des règles et en fixant des des Champions en 2002 et 2003.

On pose ici le pied sur une couche de glace très fine

règles, on ouvre des portes pour certains et on en ferme pour d’autres. » Voté en même temps que l’adoption du statut de JFL, le principe de dérogation repose sur trois critères : être français, avoir joué dans un club affilié à la FFBB lors de la saison 2009-10 et récidiver pour la saison prochaine. Sur « la vingtaine de cas » traités jusqu’à présent, dixit nos sources – la ligue ne souhaitant pas communiquer officiellement pour le moment – cinq demandes de dérogation auraient été refusées. Quatre concerneraient des « joueurs ne correspondant pas du tout aux critères » et, donc, Ilian Evtimov, dont le tort aura été d’avoir évolué à Chypre l’an dernier et de ne compter que « trois années et demie de licence FFBB » entre 12 et 21 ans.

édaillé de bronze à l’Euro espoir de 2002, Ilian Evtimov, sous contrat avec l’Élan Chalon pour la saison prochaine, ne sera donc pas considéré comme joueur formé localement. Passé par le système High School et la NCAA, l’intérieur d’origine bulgare ne justifie pas de quatre années de licence entre ses 12 et 21 ans, au même titre que Pape Badiane. Mais à la différence du pivot de Poitiers, Evtimov ne profitera pas d’une

Même tarif pour Sangaré ?

Craig Jones / Getty Images

APRÈS BOSMAN ET MALAJA…

Bien que sous contrat quoi qu’il arrive pour la saison prochaine avec Chalon, Evtimov a tout de même décidé de faire appel de la décision auprès de la chambre d’appel de la FFBB qui devrait se prononcer vers la mi-juillet. Une date forcément très attendue, par Ilian Evtimov mais pas seulement. La date limite pour les demandes de dérogation étant caduque depuis le 30 juin, la ligue doit encore étudier une quinzaine de cas, dont celui de Yohann Sangaré. Selon toute vraisemblance, le meneur international, présent à l’Euro 2007, devrait lui aussi se voir refuser une dérogation, n’ayant pas les quatre années de licence requises en plus d’avoir joué en Italie ces deux dernières saisons. Le verdict n’interviendra que le 26 août prochain, date du prochain comité directeur de la LNB qui statuera en définitive sur le cas Sangaré, sans compter ceux qui pourraient encore apparaître. On se doute que d’ici-là, Yohann risque d’avoir bien du mal à trouver un contrat en France, à moins qu’entre-temps, la chambre d’appel n’ait adopté une position contraire à la LNB. Si tel n’était pas le cas, il ne resterait alors plus que les tribunaux pour Evtimov et Sangaré. Affaire à suivre. n F.d.L.


échos FRANCE

CHAMPIONNAT D’EUROPE U20 MASCULIN

ZADAR COMME EN 2000 ?

3 QUESTIONS À JOËL RAS

Transfert Pro B

« LES PLAYOFFS DANS LES TROIS ANS »

À Antibes, on note les arrivées de Lamine Sambé (1,88 m, 21 ans, ex-Pau-Lacq-Orthez), Maxime Courby (2,03 m, 19 ans, ex-BCM Gravelines) et Johwe Casseus (2,11 m, 23

Effectif de l’équipe de France U20 Nom Andrew Albicy

Taille

AdN

Poste

Club 09-10

1,78

1990

Meneur

Paris Levallois

Paul Lacombe

1,93

1990

Meneur

ASVEL Lyon-Villeurbanne

Henri Kahudi

1,93

1991

Meneur

Le Mans SB

Jonathan Rousselle

1,94

1990

Meneur-Arrière

BCM Gravelines-Dunkerque

Nicolas Lang

1,96

1990

Arrière

Élan Chalon

Lens Aboudou

1,92

1990

Arrière

JDA Dijon

Christophe Léonard

1,99

1990

Ailier

Cholet Basket

Maxime Courby

2,03

1990

Ailier

BCM Gravelines-Dunkerque

Alexandre Gavrilovic

2,08

1991

Intérieur

IMG Academy (HS, USA)

Ferdinand Prenom

2,03

1991

Intérieur

JDA Dijon

Tanguy Ramassamy

2,04

1990

Intérieur

EB Pau-Lacq-Orthez

Alexis Tanghe

2,07

1990

Intérieur

JDA Dijon

Premier tour de l’Euro U20 Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D

République Tchèque Turquie Italie Allemange

Grèce Monténégro France Croatie

Lettonie Serbie Russie Espagne

Ukraine Lituanie Pays-Bas Slovenie

Pascal Allée / Hot Sports

Dans ce championnat d’Europe, certaines formations sont à surveiller et, parmi celles-ci, la Croatie. Victorieuse des Grecs au tournoi de Makarska (77-61) avec, entre autres, 19 points de Leon Radosevic, cette équipe évoluant à domicile risque de ne pas être facile à jouer. Mais, malgré ce revers face au Croates, qui font des locaux les favoris, ce sont les Grecs qui sont champions en titre. Dans les rangs côté hellène, de grands noms comme Kostas Papanikolaou (MVP de la compétition) et Nikkos Papas (meilleur espoir du championnat grec) et un collectif bien rodé. Attention ! Dix jours pour voir ce que valent nos Bleuets. Si le premier tour peut paraître abordable, il faudra assurer un bon classement pour attaquer la suite de la compétition. Passer le premier tour et voir ce qu’il adviendra, mais malgré tout une ambition simple et légitime : une finale ! Pour peut-être récupérer un titre qui avait filé entre les doigts de leurs prédécésseurs, tel est l’objectif des hommes de Jean-Aimé Toupane. Bonne chance. n

(NOUVEAU PRÉSIDENT DU HAVRE)

Joël, quel est votre parcours au sein du STB ?

ans, ex-Entente Orléanaise). Ces trois joueurs font tous l’objet d’un prêt d’un an par leur club respectif. De plus, l’Olympique a signé pour un an David Ramseyer (2,00 m, 23 ans, ex-Aix-Maurienne)… Pour Dijon, après les arrivées de Leloup, Dia et Mélody, ce sont Elson Mendy (2,00 m, 25 ans), ex-Strasbourg et Errick Craven (1,86 m, 27 ans) déjà passer par la JDA l’an dernier qui ont signer pour un an… Le pivot limougeaud Johan Passave (2,00 m, 25 ans) vient de s’engager avec la JSF Nanterre. Les banlieusards gardent aussi Antoine Gomis, de nouveau prêté par les Manceaux… Dans le Nord, c’est Benoit Gillet (1,90 m, 23 ans) qui après un an en N1 (Saint-Étienne) retrouve la Pro B, et l’Haïtien du Portel Rochel Chery (1,94 m, 27 ans), qui débarquent à Lille… L’unique club breton de l’élite, Quimper, vient de prolonger d’un an son arrière lituanien Marius Runkauskas (1,89 m, 24 ans)… Fos enregistre les signatures de l’ex-Rouennais Mohamed Hachad (1,93 m,

Pascal Allée / Hot Sports

Des Grecs plus que jamais favoris

Pascal Allée / Hot Sports-FIBA Europe

Z

du collectif. Force ou faiblesse, l’avenir le dira.

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En BREF

Aujourd’hui s’ouvre le championnat d’Europe des moins de vingt ans (U20) à Zadar en Croatie. Seize équipes pour un titre et des Bleuets qui veulent avoir leur mot à dire. Les U20 ont-ils les moyens de faire aussi bien, voire mieux, que la génération 89-90, médaillé d’argent l’an dernier ? adar. Le nom de la ville sur les forces intrinsèques qui caractérisent chacunes d’elles : croate évoque tout de ses qualités athlétiques et sa suite le souvenir de la génération 82 lorsqu’en 2000, la défense. En ce qui concerne le talent, l’équipe n’est pas en bande de Français, menée par reste, mais à l’inverse de l’an Tony Parker, Boris Diaw, Ronny dernier, celui-ci est réparti de Turiaf et autre Mickaël Pietrus, manière plus égale. Pas de stars avait raflé l’or européen. Dix comme l’étaient Diot, Seraphin ans après, retour en Croatie, et Jackson, mais des joueurs mais cette fois-ci ce ne sont pas les juniors, mais les espoirs qui forment un groupe plus homogène qui s’appuiera plus sur qui seront en terres dalmates pour tenter de ramener l’or, et la la qualité de son jeu extérieur que sur la force intérieure. Pour bataille s’annonce rude. gagner, les Bleuets ne pourront Petit retour en arrière. Le 26 juillet 2009, les Grecs s’adjugent pas se reposer sur le talent individuel et le salut viendra la finale de l’Euro au dépend des Français qui s’inclinent de peu (85-90). L’équipe de France espoirs c’était Antoine Diot, Kevin Séraphin, Edwin Jackson, Thomas Heurtel… Un groupe riche en individualités fortes qui s’est hissé au sommet du basket européen. Cette année, exit Diot et compagnie et place à Andrew Albicy, Paul Lacombe, Nicolas Lang, Christophe Léonard et Alexis Tanghe. Changement de style ? Pas vraiment. L’équipe de France espoirs reste une équipe de France et elle s’appuie donc Henri Kahudi (France U20).

Par Vincent BONNAY et Thomas FÉLIX

26 ans) qui cherchera à se relancer après une pâle saison en Pro A et de l’Américain Cummard Lee (2,01 m, 25 ans) qui avait déjà effectué 17 matches avec les Provençaux la saison passée… Évreux a pratiquement bouclé son recrutement avec la signature de l’Américain Drake Reed (1,96 m, 23 ans)… Clermont a officialisé les signatures de Raphaël Wilson (1,95 m, 21 ans) et de l’Américain O’Darrien Bassett (1,88 m, 24 ans) meilleur marqueur du championnat roumain (20,7 pts)…

J’ai 60 ans, je suis havrais et chef d’entreprise, Le Havre Course, une société spécialisée dans le transport express. Je suis rentré au club comme partenaire en 1998, j’ai suivi le parcours du STB et depuis le passage du club en SASP, en 2008, je suis au conseil d’administration, en charge de la communication et des relations presse. Début 2010, j’ai pris un peu plus de responsabilités et j’ai été nommé président du directoire du STB, depuis le 1er juillet.

Quels sont vos objectifs en tant que président du STB ? Je trouve que notre formation n’est pas suffisamment valorisée alors qu’on a quand même un joueur en NBA, un autre sur le point d’y aller, de nombreux joueurs qui évoluent dans des clubs huppés de Pro A. C’est la preuve d’un vrai savoir-faire. On se doute bien qu’on ne les gardera pas toute la vie mais si on propose de jouer le maintien tous les ans, c’est sûr que ce n’est pas très valorisant. L’objectif pour la saison prochaine sera donc de garantir très rapidement le maintien et ensuite, d’accrocher les playoffs dans les trois ans.

Comment expliquer que le budget du Havre ne décolle pas ? Ça fait deux ans qu’on se maintient dans les dernières journées. On ne peut donc commencer à travailler notre budget qu’à partir du 15 mai parce qu’on n’est pas sûr de rester en Pro A avant cela, sans parler de la concurrence du football. Il faut donc être performant et avoir un projet. Mais pour la saison qui vient, on repart sur les mêmes bases, à savoir 2,5 millions de budget pour 900.000 euros de masse salariale brute.


échos FRANCE

l’ASVEL recrute GELABALE et VASSALLO

En BREF

COSTAUD MAIS…

À SAVOIR sur lui ☛☛Précoce

☛☛Draft

☛☛Onze 3-pts • À l’Euro U20 en 2008, Abdou prend feu à trois-points, avec un hallucinant 11/18 contre l’Ukraine. En 38 minutes, il plante 45 unités pour une victoire facile, 96-78. Il terminera meilleur marqueur Bleuet du championnat, à 14,6 points de moyenne.

☛☛Fidèle • Les joueurs se sont succédés, tout comme les entraîneurs (Monclar, Dessarzin, Mahé, Dettman), lui est resté, de 2006 à 2010. La JDA gardera plutôt un très bon souvenir du passage de son jeune espoir devenu l’un des meilleurs postes 2 français, et qui a su serrer les dents lors de la catastrophique saison dernière. Pas facile.

A

Barry Gossage/NBAE via Getty Images

• En 2008-09, Abdou était le meilleur marqueur français de Pro A, tournant à 14,9 points alors qu’il n’avait pas encore 21 ans (né en novembre 1988). Il est le plus jeune top scoreur tricolore de l’histoire de la LNB (donc depuis 1987-88), juste devant son prédécesseur en 2007-08, Nando De Colo (né en juin 1987). • M’Baye pouvait encore être drafté cette année, mais cela n’a pas été le cas. Il a pourtant participé au camp de Trévise, mais son adresse suspecte et le fait qu’il soit parfois obligé de jouer meneur l’ont desservi. La NBA, ce n’est pas pour lui.

Fort, très fort. C’est le premier constat qui vient à l’esprit quand on observe le recrutement de l’ASVEL. La Maison Verte possède maintenant un effectif taille patron, mais qui pose quand même quelques questions.

avec Magic Johnson et les Lakers, qui plus tard se révélera coach d’un modeste college et développa le run and gun comme système principal jusqu’à la mort d’un de ses joueurs sur le parquet. À ne pas louper non plus, « Without Bias », sur la (ex futur) star des Celtics Len Bias, qui décéda d’une

☛☛Arroseur arrosé

vec la porte ouverte laissée à Laurent Foirest pour revenir en cours de saison, Vincent Collet et l’ASVEL viennent de boucler leur recrutement. Depuis la signature de Mickaël Gelabale, pour environ 300.000 euros la saison, la dernière énigme portait sur le poste 2. La signature pour une saison du sérial shooteur parisien A.D. Vassallo vient de lever le voile. Pour le coach des verts, Gelabale en vrai poste 3 et Vassallo en vrai 2 sont extrêmement complémentaires. « En plus d’être une arme offensive, il a cette taille (1,98 m, ndlr) qui lui permettra de jouer avec Gelabale ou Edwin Jackson. Il y aura donc cette complémentarité qui était pour moi essentielle dans le bon fonctionnement de l’équipe. » À l’intérieur, Andrija Zizic au poste 5 paraît solide en complément des deux vedettes de Pro A, et dans le cinq majeur ce sont donc les deux Américains qui posent question. Davon Jefferson au poste 4 mais surtout Cliff Hammonds à la mène vont devoir répondre présent très vite, car la jurisprudence Bobby Dixon existe et Vincent Collet ne perdra pas autant de temps que l’année dernière pour couper les têtes.

Qui à la reprise ? Noren Trotman/NBAE/Getty Images

• Le natif de Berck, la ville des Ch’tis, est souvent décrit comme un garçon chambreur. Vous pourrrez le constater en regardant « Novi génération », le documentaire de Nicolas De Virieu, édité dans l’un des DVD BasketNews. Dans ce film, ses potes du Mondial U19 vont toutefois se venger, le délestant de son short de bain dans une piscine.

overdose quelques jours après sa Draft 1986. Mais vous seriez malvenus de vous arrêter au basket avec cette série de docs. En effet, nous ne serions trop vous conseiller de jeter un coup d’œil sur « Silly Little Game » racontant la genèse des fantasy league ou de regarder « Into the Wind » sur le Canadien Terry Fox, amputé d’une jambe mais courant le marathon, doc réalisé par Steve Nash ! Et que dire de « Jordan ride the bus », qui revient sur la parenthèse baseball de His Airness. Bref un régal…

Mais sur leur CV, les deux US semblent armés pour les futures batailles. Jefferson est un intérieur physique, 2e rebondeur en Israël (8,2), avec un fort jeu dos au panier et capable de permuter sur les postes 3 et 4. Hammonds est lui la clé du début de saison. Son côté meneur-scoreur peut faire peur, mais Collet l’assure, il aime faire jouer ses partenaires, et Hammonds a déjà tâté de l’Euroleague. Autre interrogation, le banc villeurbannais. Là, l’effet JFL a L’ASVEL a récupéré deux figures de la saison 2009-10 de joué à fond et la Maison Verte a Pro A : A.D. Vassallo (en haut) et Mickaël Gelabale (ci-dessus). embarqué la crème des jeunes joueurs français pour asseoir est-ce que tout ce monde-là va pouvoir s’entraîner son quota. Problème, Lacombe, Jackson, Westerensemble ? Collet et Gelabale (et peut-être Jackman, Fofana ou encore Tillie sont certes de jolies son) vont batailler avec l’EdF tout l’été. Vassalo promesses mais paraissent tendres au regard des bancs des équipes qui postullent au Top 3 de Pro A. idem avec Porto Rico, qu’il veut emmener au J.O. Sans parler de l’Euroleague. De leur éclosion au plus via le Mondial. Bref, l’Astroballe risque d’être clairsemée à la rentrée et, avec un tour prélimihaut niveau dépendront les résultats de l’ASVEL. naire d’Euroleague, il y a un risque. n Dernière devinette, et non des moindres, quand

Hervé Bellenger / IS

5 CHOSES

Chanceux nous sommes en Europe d’avoir la possibilité de voir ESPN America. Depuis le début du mois de juillet, la chaine sportive dévoile son programme 30 for 30, 30 documentaires sur 30 moments de l’histoire du sport des trente dernières années. La semaine dernière, dans le choix du zappeur, nous vous présentions le doc « Reggie Miller Vs NY Knicks » sur la rivalité qu’entretenait le joueur des Pacers avec les New York Knicks, mais il y a bien plus. Sur les 30 doc réalisés par la chaîne, quelques uns sont consacrés au basketball. Comme « No Crossover, The Trial of Allen Iverson » qui revient sur la jeunesse d’Allen Iverson et ce jour de Saint-Valentin où, à l’âge de 17 ans, la star de basket des lycées fut envoyée en prison. Autre perle, « Guru of Go » raconte l’aventure de Paul Westhead, champion NBA Jean-François Mollière

Hervé Bellenger / IS

Docs sur ESPN America 30 for 30

ABDOU M’BAYE À STRASBOURG

Par Thomas FÉLIX et Yan CASSEVILLE

Hervé Bellenger / IS

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échos EUROPE

Ciamillo&Castoria/S.Silvestri-FIBA Europe

TRANSFERTS EUROLEAGUE

Ksystof Lavrinovic est très incertain pour le mondial

CHAMPIONNAT DU MONDE

LA LITUANIE DÉSERTÉE

l Après la catastrophique onzième place récoltée lors du dernier Euro en Pologne, la Lituanie a eu recours à une wild card pour participer au Championnat du Monde, cet été en Turquie. Et les Baltes risquent fort d’avoir du mal à y redorer leur blason avant l’EuroBasket 2011, organisé à domicile. Les forfaits et les mauvaises nouvelles s’accumulent en effet pour Kestutis Kemzura, le nouvel entraîneur de l’équipe nationale. Rimantas Kaukenas a renoncé pour raisons familiales après avoir déjà séché l’Euro. Sarunas Jasikevicius a lui aussi décliné. Quant à Ramunas Siskauskas, il ne semble pas souhaiter revenir sur sa décision de mettre un terme à sa carrière internationale. Mais c’est dans le secteur intérieur que les Lituaniens pourraient le plus souffrir. Blessé au dos en fin de saison, le Milanais Marijonas Petravicius a été laissé au repos. Souffrant du même mal, Ksystof Lavrinovic est lui aussi très incertain. Son frère jumeau, Darjus, qui vient de signer au Fenerbahçe Istanbul, ne sera probablement pas là non plus, son nouvel employeur ne le souhaitant tout simplement pas… Un vrai casse-tête pour Kemzura.

Les signatures se sont multipliées ces dernières semaines sur le marché de l’Euroleague. Très courtisé après quatre saisons passées à Sienne, Terrell McIntyre a finalement rejoint Malaga, qui a également prolongé le contrat de Berni Rodriguez... Vitoria a pour sa part officialisé l’arrivée de David Logan en provenance de Gdynia… Le Real Madrid a également signé un meneur, Sergio Rodriguez, qui retrouve l’Espagne après quatre saisons NBA sans relief, et récupère Pablo Aguilar, qui sort de deux belles saisons à Grenade… Le Barça, vainqueur cette saison de l’Euroleague, a renforcé une raquette déjà monstrueuse avec Kosta Perovic, vainqueur de l’Eurocup cette saison avec Valence… Le Maccabi TelAviv a signé Richard Hendrix, révélation de la Liga ACB avec Grenade… Le CSKA Moscou a comblé le départ de Zoran Planinic en subtilisant Sergei Bykov au Dynamo Moscou… L’Olympiakos, qui a laissé partir Josh Childress, et qui pourrait également perdre Linas Kleiza, a officialisé le retour sur le banc de Dusan Ivkovic… Dusko Vujosevic parti entraîner le CSKA Moscou, le Partizan Belgrade a promu son assistant Vlada Jovanovic, et recruté les jeunes Dragan Milosavljevic et Jaka Klobucar. Le club serbe a également clairement affirmé sa volonté de conserver Jan Vesely et Aleks Maric, tous deux sous contrat… Le Fenerbahçe, désormais coaché par Neven Spahija, a prolongé RokoLeni Ukic, et signé Marko Tomas, Engin Atsur et Darjus Lavrinovic… Toujours à Istanbul, l’Efes Pilsen, entraîné par Velimir Perasovic, a attiré pour sa part Andrew Wisniewski, Cenk Akyol et le naturalisé Erwin Dudley.

FIBA Europe

KHIMKI FAVORI

CroatiE

ANTE TOMIC, LA RELÈVE

l Successeur de l’ombrageux Jasmin Repesa à la tête de l’équipe nationale de Croatie, Josip Vrankovic a livré la semaine dernière la liste des 17 joueurs qui participeront à la préparation du prochain championnat du monde. Un groupe dont sont absents les anciens Nikola Vujcic, Nikola Prkaçin et Sandro Nicevic. Le nouvel entraîneur croate a fait appel à la nouvelle génération d’intérieurs, emmenée par Ante Tomic, qui s’est révélé cette saison en rejoignant en cours d’exercice le Real Madrid. Ont également été intégrés les jeunes Leon Radosevic (2,08 m, 20 ans) et Mario Delas (2,08 m, 20 ans), médaillés de bronze du championnat du monde des 19 ans et moins l’été dernier. La Croatie récupère également Stanko Barac et Marko Tomas, absents du dernier Euro sur blessure.

Entraîné par Sergio Scariolo, le Khimki Moscou sera l’ogre à éviter lors du prochain tour préliminaire de l’Euroleague, élargi à 16 équipes, et qui en qualifiera deux pour la saison régulière. Le club de la région de la capitale russe a en effet démarré son recrutement sur les chapeaux de roues avec le Croate Zoran Planinic et l’international Sergei Monya, venus en voisins, respectivement du CSKA et du Dynamo. Le secteur intérieur n’est pas en reste avec les signatures des solides Benjamin Eze (Sienne), Alexey Savrasenko (Dynamo) et Kresimir Loncar (Kazan). Un trio auquel il faut ajouter Timofey Mozgov, voire Paulius Jankunas, toujours sous contrat.

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EUROLEAGUE FÉMININE

TARBES DANS LE GROUPE DE LA MORT Le tirage de l’EuroLeague n’a pas été clément pour le champion de France, Tarbes, qui hérite du Spartak Moscou, quadruple champion en titre, mais aussi de Salamanque, Galatasaray et Prague. Pas une partie de plaisir pour Alain Jardel et ses joueuses. EUROLEAGUE WOMEN LOGO

PORTRAIT

LANDSCAPE

L

’EuroLeague féminine s’est offerte un ravalement de façade avec un nouveau logo. Mais comme la saison dernière, les clubs français doivent s’attendre à souffrir. Champion de France après avoir renversé la montagne berruyère, Tarbes a hérité d’un groupe extrêmement relevé. Le TGB trouvera en effet sur sa route le Spartak Moscou, vainqueur des quatre dernières éditions de l’EuroLeague. Et si le club russe ne pourra plus compter sur Diana Taurasi, les Tarbaises Les Tarbaises de Pauline Jannault vont avoir fort à faire en EuroLeague. ne peuvent s’en réjouir puisque l’Américaine a rejoint Galatasaray, qui sera leur première et où évoluent l’ancienne Berruyère Laia Palau et adversaire de la saison ! Elles affronteront désormais la Française Edwige Lawson, fera office également Salamanque et Prague, places fortes de favori. Schio, renforcé par Isabelle Yacoubou, du basket européen féminin. Vilnius complète ce sera également un sacré client. Attention enfin aux groupe G. Tchèques de Brno, aux Polonaises de Gorzow et aux Russes d’Orenbourg. Mondeville, qui a bénéficié d’une wild card, est Bourges vs. Yacoubou finalement le mieux loti des trois clubs français. Bourges devra également batailler pour rejoinCracovie, qui s’est hissé jusqu’au Final Four cette dre à nouveau les huitièmes de finale, et pour saison, partira favori, mais derrière, Riga, Kosice, cela finir parmi les quatre premiers, même si la Pecs et Tarente, où évoluent Élodie Godin et Aumarge de manœuvre paraît importante. Dans ce groupe D, Valence, finaliste de la dernière édition, drey Sauret-Gillespie, paraissent prenables. n

EuroLeague 2010-11 Groupe A Kosice

Cracovie

Pecs

Riga

Mondeville

Tarente

Groupe B Fenerbahçe

Ekaterinbourg

Gdynia

Sopron

Gospic

Madrid

Groupe C Salamanque

Spartak Moscou Galatasaray Tarbes

Vilnius

Prague

Groupe D Brno

Valence

Bourges

Gorzow

Orenbourg

Schio

Györ

Vagos

Saarlouis

Groupe I Villeneuve d’Ascq Ruzomborok

Coimbra

Bruxelles

Groupe K Namur

Arras

EuroCup 2010-11 Groupe H Nantes-Rezé

Venise

Jean-François Mollière

EUROPE EXPRESS

Par Laurent SALLARD


ÉCHOS NBA

BOSTON, LA SUITE

DOC REMPILE POUR UN AN Il allait jeter l’éponge et rejoindre sa famille à Orlando. Mais Doc Rivers a été prié par ses enfants de rester le coach des Celtics. Du coup, il rêve d’un titre en 2011. Et son fiston, Austin, rêve lui de NBA…

EN BREF BILLY HUNTER AUX AGUETS

La mise en place de la nouvelle convention collective (CBA) entre la NBA et le syndicat des joueurs promet d’être féroce l’été prochain. Le président du syndicat, Billy Hunter, se frotte les mains en observant les contrats offerts aux free agents depuis le 1er juillet. Lors du All-Star break, les propriétaires avaient annoncé une perte sèche de 400 millions de dollars. Comment expliquer alors, cinq mois plus tard, les deals négociés par des joueurs de devoir comme Amir Johnson avec ses 34 millions de dollars sur 5 ans, soit une augmentation salariale de 100% pour un joueur tournant à 6,2 points et 4,8 rebonds ? Quid des 32 millions de dollars sur 5 ans offerts à un Drew Gooden assurant une production de 10,9 points et 7,7 rebonds ? Dans un an, il sera difficile pour David Stern de convaincre les joueurs d’accepter de négocier une baisse de leurs revenus quand de tels deals défiants le bon sens sont approuvés…

REDEMPTION ? LES WARRIORS… EXCITÉS

Garrett Ellwood/NBAE via Getty Images

Le General Manager Larry Riley attend énormément de la saison à venir et espère voir Don Nelson instiller un

« Papa, tu as un groupe vraiment spécial »

Noah Graham/NBAE via Getty Images

A

une nouvelle chance de l’emporter avec la même équipe. Ce serait parfait ! » Une vraie famille basket, quoi. D’ailleurs, à San Antonio, lors du tournoi qualificatif pour le championnat du monde 2011 des 19 ans et moins, Austin Rivers a affolé les compteurs et les scouts NBA présents sur place. En cinq rencontres sous les yeux de son pater, il a assuré une production de 20,2 points à 58,3%, avec un excellent 21/35 à trois-points. Une adresse derrière l’arc que n’aurait pas reniée son père, titulaire d’une moyenne en carrière de 32,8%. « Si je lui avais appris à shooter, il n’aurait pas de shoot », a plaisanté le coach des Celtics. « Austin a développé son tir et son style tout seul. Il y a trois ans, je l’observais en train de tirer et comme cela rentrait il n’y avait aucune raison que j’intervienne. » Très athlétique, félin, technique, l’arrière shooteur du lycée de Winter Park, en Floride, s’est distingué au sein d’une Team USA invaincue, riche en talents où figurait une majorité de joueur s’apprêtant à intégrer les rangs universitaires comme le Son fils cartonne spectaculaire meneur Kyrie Irving (Duke) ou encore Athlètes confirmés, Jeremiah, Spencer, Callie et l’intérieur Patric Young (Florida). Intraitables Austin ont rassuré leur père en lui expliquant ceci : « Ce n’est pas comme ci tu n’étais pas présent dans pendant tout le tournoi, en finale les Américains, notre vie. Tu nous appelles tous les jours, on se parle vainqueurs 81-78, ont failli chuter face à une équipe du Brésil portée par le pivot Lucas Nogueira tous les jours et malgré la distance tu assistes à plus de matches que la moitié des parents. » Touché (2,15 m) et le meneur Raul Neto. Avec 22 points, 14 rebonds et 3 contres sur les intérieurs US, par la générosité de ses enfants, Rivers avoue être Nogueira (17 ans) a marqué les esprits. L’athlétique déjà regonflé à bloc après la déception des Finals. pivot de l’Estudiantes Madrid pourrait même se « J’attends cette saison avec impatience. Vu la présenter à la Draft 2011 d’après son agent. Et si manière dont nous avons perdu, j’espère que nous aurons les moyens de revenir aux Finals afin d’avoir Doc Rivers le draftait ? n nnoncé sur le départ pendant toute l’année 2009-2010, Doc Rivers, à l’instar de Phil Jackson, a décidé de revenir pour une nouvelle saison. À l’issue d’un Game 7 crèvecœur, l’entraîneur des Celtics était pourtant prêt à jeter l’éponge, afin de profiter enfin de sa famille, qui réside à Orlando et dont il est séparé depuis six ans. Mais, à sa plus grande surprise, alors qu’il s’attendait à voir sa femme et ses quatre enfants l’accueillir à bras ouverts, ces derniers l’ont supplié de tenter sa chance une nouvelle fois ! La famille Rivers a convaincu le patriarche que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes et de partir à la conquête d’un nouveau titre NBA. « Ils m’ont tout dit : Papa tu as un groupe vraiment spécial, et tu as attendu toute ta carrière pour voir un groupe comme celui-là, et tu ne peux donc pas leur tourner le dos. Nous allons bien, tu sais, ne te fais pas de souci pour nous. »

Par Pascal GIBERNÉ, à New York

semblant de philosophie défensive chez ses jeunes troupes. Riley semble être grisé par la perspective d’avoir un nouveau logo, un nouvel uniforme et un rookie, Ekpe Udoh, possédant un esprit défensif. « Il y a énormément d’excitation autour de cette équipe », affirme-t-il à qui veut l’entendre. « Avec Monta Ellis et Stephen Curry, nous avons deux types pouvant créer un vrai problème de match-up. Tout va changer cette année, l’an passé nous avons eu tellement de joueurs blessés. Mais là, nous allons remporter plus de 26 matches et en observant nos progrès, plusieurs free agents vont être intéressés par les Warriors. Nos fans sont géniaux et c’est un endroit parfait pour faire carrière. » L’espoir fait vivre…

Rich Obrey/NBAE via Getty Images

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Alexis AJINÇA :

L’ÉTÉ DE TOUS LES DANGERS

l Le pivot des Bobcats continue de provoquer l’agacement du staff de Charlotte, Larry Brown en tête. Le vénérable technicien avoue avoir parfois envie de l’étrangler et l’assistant Dave Hanners critique son manque de concentration. Mélanger talent et inconsistance n’est pas la meilleur des recettes pour séduire l’exigeant Larry Brown. Ajinça est sur la sellette. Lors du mini camp de quatre jours préparatif pour la summer league d’Orlando qui a démarré lundi dernier, Ajinça n’a pas été en mesure de dominer une opposition constituée de rookies non draftés et d’aspirants à la grande ligue. « À chaque fois que vous avez un type de sa taille capable de shooter de loin c’est un luxe », a expliqué Stephen Jackson. « Mais il lui faut aller dans la raquette et endosser son rôle de pivot. » Blessé à un ligament du pouce droit, le 2 février dernier, Ajinça se réhabitue encore aux contacts physique et avoue craindre de se re-blesser. « C’est curieux parce que dans ma tête, j’ai encore peur de prendre un coup dessus », avoue-t-il. « Mais tout va bien, je ne sens aucune différence quand je tire et quand je dunke. » Arrivé au camp avec un nouveau tatouage, reprenant un symbole japonaise signifiant « grand talent envoyé par le Seigneur », Ajinça doit pérenniser ce talent : « Je dois travailler, je sais que tout dépend de moi. »

le nouveau BAm est sorti

en vente : 5 €


Analyse

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PENDANT QUE LEBRON RÉFLÉCHIT…

BOSH ET WADE MAIN DANS LA MAIN ? Au moment où LeBron James recevait ses prétendants, Dwyane Wade et Chris Bosh animaient le marché des transferts en rencontrant ensemble les dirigeants des Bulls. Les prémices d’une future collaboration  ? Réponse dans quelques heures. Par Jérémy BARBIER

Chris Bosh et Dwayne Wade bientôt ensemble aux Bulls ?

David Liam Kyle et Jesse D. Garrabrant/NBAE via Getty Images

L

e « G6 » a bien eu lieu. La semaine dernière, dans son fief de Cleveland, King James a auditionné tour à tour ses courtisans les plus ardents (Clippers, Knicks, Nets, Heat, Cavs et Bulls). Si aucune information sérieuse n’a réellement filtré à l’issue des différents entretiens, les dirigeants ayant effectué le déplacement dans l’Ohio se voulaient tous optimistes. Peu de révélations, beaucoup d’intox et une seule réalité, le front office des Bulls est celui qui passa le plus de temps – 3 heures et 4 minutes pour être précis – en compagnie du double MVP. À Chicago, le fantasme de voir deux free agents rejoindre les Bulls se matérialisait d’ailleurs petit à petit. Avec ou sans LeBron James. De retour à Windy City – sa ville natale – pour rencontrer les têtes pensantes de la franchise, Dwyane Wade a sollicité un deuxième rendez-vous juste avant de reprendre l’avion pour Miami. Un second entretien au cours duquel s’est invité Chris Bosh, lui aussi en visite sur les terres de l’équipe sextuple championne NBA. L’ailier-fort des Raptors est une priorité dans l’Illinois et, de son coté, Wade n’a jamais caché sa volonté de collaborer à nouveau avec un big man dominant. Pendant trois jours, les deux compères ne se sont ainsi pas lâchés d’une semelle. « Chicago sera toujours ma maison », assurait Wade en mai dernier. « Mon cœur appartient toujours à la ville. » Si Bosh n’a fixé aucune deadline pour annoncer l’identité de sa future équipe, Wade et James ont eux promis de lever le voile avant la fin de cette semaine. « Ce n’est pas une décision facile à prendre », souriait D-Wade. « Les gens pensent que c’est le cas, mais ce n’est pas aussi simple. » Pour quelques autres superstars de cette free agency, le choix n’a pas été cornélien. Comme prévu par ses dirigeants, Dirk Nowitzki a rempilé pour quatre années supplémentaires à Dallas pour un montant inférieur (80 millions) à celui auquel il pouvait légitimement prétendre (96 millions au maximum). Cette concession financière devrait permettre à Mark Cuban d’envisager quelques nouveaux trades ronflants à l’avenir. À l’image de l’Allemand, Paul Pierce n’avait pas non plus l’intention de quitter sa franchise de toujours (61 millions, 4 ans). Sous les

pensant que cela serait super de jouer avec Steve Nash. L’opportunité s’est présentée et j’ai sauté dessus. » Malgré quelques passages à vide pendant les playoffs, Channing Frye Dwyane Wade a été reconduit dans ses fonctions d’intérieur sniper pour cinq saisons supplémentaires (30 millions). active à l’occasion de la Draft (arrivées de Corey En février dernier, alors qu’il végétait sur le banc des Maggette et Chris Douglas-Roberts), l’équipe du Knicks, Darko Milicic jurait qu’il quitterait pour de Wisconsin a déboursé 71 millions de dollars dès l’ouverture du marché des transferts. Pour 39 millions bon la NBA cet été. Son transfert réussi à Minnesota (11,0 points et 5,0 rebonds de moyenne en mars et (5 ans), John Salmons reste ainsi sous l’uniforme avril) l’a finalement convaincu de persévérer. « Il a de la sixième meilleure équipe de la conférence Est. Stoudemire à Big Apple ! Grand artisan de la montée en puissance de Brandon joué à plusieurs endroits, mais c’est réellement le « Les Knicks sont de retour. » Amaré Stoudemire Jennings et sa troupe après le All-Star Week-end (22- premier endroit où il s’est senti comme à la maison », n’y va pas par quatre chemins. Signé à prix d’or par explique Mark Cornstein, son représentant. « Nous 8), l’ex-Bull est rejoint par un autre ancien de Windy New York (100 millions, 5 ans), l’intérieur estime que pensons que Darko peut être notre pivot titulaire City : Drew Gooden. L’intérieur, transféré cinq fois son arrivée permettra à la franchise de retrouver le depuis son départ de Cleveland en 2008, s’est engagé la saison prochaine », assurait le GM, David Kahn, haut du panier dès la saison prochaine. En attendant de connaître les décisons du trio James/Wade/Bosh, pour cinq saisons. « Du coaching staff au front office, quelques heures avant de recevoir l’accord définitif du Serbe. L’ancien numéro 2 de la Draft fera équipe c’est la stabilité qui a attiré Drew à Milwaukee », Mike D’Antoni se félicitait de pouvoir retravailler avec Nikola Pekovic (31e choix de la Draft 2008), explique son agent, Stu Lash. « Il veut une maison. avec l’ex-Sun. « À plusieurs niveaux, il est un joueur C’est une chose importante pour un gars qui a pas offensif dominant. » enrôlé pour trois ans (13 millions). Pour les Wolves, la mal bougé. » Apprécié par Scott Skiles lors de leur Sifflé par les fans des Hawks au soir de sa dernière dernière priorité s’appelle désormais David Lee. collaboration commune aux Bulls, Gooden semble prestation en mai dernier, Joe Johnson semblait Etrangement snobé par les Knicks, le big man semble d’ores et déjà promis à un avenir de titulaire aux côtés emballé par l’idée d’un emménagement à Minavoir l’esprit ailleurs et, déjà, un pied dans l’avion. d’Andrew Bogut. Le contrat maximum (119 millions, 6 ans) proposé neapolis. Seul problème, les Wolves ne disposent Sur la côte Ouest, les Suns se sont également atpar la franchise géorgienne a subitement changé la plus que de cinq millions à dépenser cet été, or, avec donne. Miami, New York ou Chicago n’ont pas insisté tachés à renforcer leur secteur intérieur. Confrontés au son nouveau statut de All-Star, Lee espère toucher départ d’Amar’e Stoudemire, les récents finalistes de le double. Un sign and trade impliquant Al Jefferson et, contre toute attente, Mike Woodson sera le seul grand absent dans les couloirs de la Philips Arena à la conférence ont jeté leur dévolu sur Hakim Warrick pourrait débloquer la situation. reprise. Larry Drew, son remplaçant, pourra se reposer (18 millions, 4 ans), auteur d’une saison correcte Sans casser leur tirelire, les Lakers ont eux réalisé un partagée entre Milwaukee et Chicago. « J’étais parti sur un effectif inchangé et, surtout, en constante joli coup en engageant Steve Blake (16 millions, 4 pour attendre un peu, mais cela ressemble à un job progression depuis maintenant cinq ans. ans). Sobre, bon gestionnaire, solide shooteur, l’exTenaces face aux Hawks au premier tour des playoffs, de rêve », explique l’ailier-fort dans les colonnes de meneur des Clippers est une addition solide au sein l’Arizona Republic. « J’ai toujours regardé les Suns en du roster des champions en titre. n les Bucks ont eux aussi opté pour la stabilité. Très

ordres de Doc Rivers, l’ailier entamera donc en octobre prochain sa treizième saison sous le maillot des Celtics. Convoité par New Jersey et Minnesota, Rudy Gay a lui annulé ses visites programmées avec les dirigeants des deux franchises. Et pour cause, Memphis n’a patienté que douze heures le 1er juillet avant d’offrir le jackpot à sa gâchette. Meilleur scoreur des Grizzlies en 2010, l’ailier paraphera officiellement aujourd’hui un nouveau bail de 80 millions sur cinq saisons.

« Ce n’est pas une décision facile à prendre »


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