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l’hebdo du basketball

JEUDI 1er juillet 2010 - N° 506

06 Tournoi de Douai 07 Dijon, reconstruire 08 Andrija Zizic à l’asvel 13 Sheed / Artest / Shaq 16 Quai 54 PAGE 04

ATTRIBUTION DES COUPES D’EUROPE

ÇA DEVIENT UBUESQUE ! PAGE 10

Hervé Bellenger / IS

ERMAN KUNTER A CALCULÉ

« ON A BESOIN DE 5 VICTOIRES EN EUROLEAGUE » PAGE 12

KOFFI, LE POURQUOI D’UN RETOUR PAGE 15

M 03252 - 506 - F: 3,00 E

3:HIKNMF=WUXUU^:?a@f@k@g@k; BasketNews n°506 - jeudi 1er juillet 2010

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DEUX FRANÇAIS DRAFTÉS EN NBA

SéRAPHIN À L’ASSAUT ! Pour la troisième année consécutive, deux joueurs français ont été draftés (14 depuis 2003). Pour Kevin Séraphin (en photo), choisi en 17e position par Chicago puis envoyé à Washington, c’était attendu, et l’avenir peut être brillant pour le Choletais. Pour le meneur havrais Pape Sy, sélectionné en 53e position par Atlanta, c’est un conte de fée, qu’il s’agit désormais d’ancrer dans la réalité. Notre reportage sur place.

DOM avion : 4,20 € - BEL : 3,60 € - Port.cont : 4,30 €

Jennifer Pottheiser/NBAE via Getty Images

Evan Gole/NBAE via Getty Images

CE QUI PEUT PRIVER LES LAKERS D’UN TRIPLÉ

www.basketnews.net


02

médias

IL VOUS LE FAUt ! POSTER

#22

NS 2010 LES CHAMPIO -ORTHEZ

-LACQ CHOLET ET PAU

JUILLET-AOÜT 2010

BORIS DIAW :

LE SONDAGE DE LA SEMAINE

Quelle équipe de Pro A réussit le meilleur recrutement jusque-là ?

32%

UN BLEU HORS DU COMMUN RÉTRO :

LES FRANCE-USA 04 DYLAN PAGE 06 RUDDY NELHOMME 16 LA LÉGENDE DU GARDEN 28 MILAN MACVAN 44 PAUL LACOMBE 46 LA LIGNE À 3-POINTS DU CÔTÉ DE CHEZ :

EMMELINE NDONGUE

17%

PAU VU PAR FRED MONCADE ANTYWANE ROBINSON (CHOLET BASKET)

14% 13%

10% 6%

LA VIE EST BELLE ! MAXI-BASKET #22 - JUILLET-AOÛT 2010 DOM avion : 7,60 € - BEL : 7,50 €

3:HIKNME=\U[^U\:?a@k@m@c@a; www.basketNews.net

Sondage réalisé sur www.basketnews.net (1.289 réponses, décompte arrêté mardi) Hervé Belenger / IS et Pascal Allée / Hot Sports

M 03247 - 22 - F: 6,90 E - RD

PRISES DE POSITION

Sans les stars NBA, le Mondial est-il encore intéressant ?

Noah Graham/NBAE via Getty Images

+ le DVD #14 En vente

Le Mag + le dvd = 6,90 € TV : Le choix du zappeur REGGIE MILLER CONTRE LES KNICKS Reggie Miller vs N.Y. Knicks, mercredi 7 juillet à 15h sur ESPN America

l Pour son 30e anniversaire, le réseau américain ESPN a produit 30 documentaires sur les plus belles histoires sportives de ces trois dernières décennies. ESPN America vous propose mercredi l’un d’eux, consacré à la rivalité qui a fait rage dans les années 90 entre Reggie Miller, la star des Indiana Pacers, et les New York Knicks. Le shooteur fou avait réussi à attirer sur lui seul toute la haine des fans de basket de « Big Apple ». Le sommet de la rivalité a été atteint lors des playoffs 1995 lorsque Miller a marqué 8 points en 8,9 secondes pour permettre aux Pacers de s’imposer au Madison Square Garden. Un documentaire de Dan Klores à ne pas rater dans le « désert télévisuel basketballistique » de ce début d’été.

cette semaine à la TV SAMEDI 3 JUILLET 11H00 ESPN Classic 12H00 ESPN Classic 21H00 ESPN Classic 22H00 ESPN Classic

France-Russie Valenciennes-Gdynia France-Russie Valenciennes-Gdynia

DIMANCHE 4 JUILLET 04H00 ESPN Classic France-Russie 05H00 ESPN Classic Valenciennes-Gdynia

MERCREDI 7 JUILLET 04H00 ESPN America Reggie Miller vs New York Knicks 15H00 ESPN America Reggie Miller vs New York Knicks 16H30 Sport+ FIBA World Basketball

3%

Autres

CHOLET BASKET REPORTAGE CHEZ LE CHAMPION

4%

petites annonces E-mail : l.boquien@tomar-presse.com / Tél. : 01-73-73-06-40 Votre annonce doit nous parvenir au plus tard le vendredi pour une parution le jeudi. Rédigez-la sur papier libre et envoyez-la avec son règlement (par chèque à l’ordre de Tomar Presse ou par carte bancaire) à : BASKETNEWS - Petites Annonces 3 rue DE L’ATLAS - 75019 PARIS 1 semaine (TTC) : 5 lignes : 22,90 € / 10 lignes : 44,20 € / 15 lignes : 68,60 € 3 semaineS (TTC) : 5 lignes : 53,40 € / 10 lignes : 103,70 € / 15 lignes : 126,50 € URGENT : Le Touraine BC recherche joueur né en 93-94-95 pour cadet France 1ère div. Possibilité d’intégrer section basket dans lycée partenaire. Contact : 06-37-77-24-89. www.tourainebc.com.

Oui

NON

Par Pascal LEGENDRE

Par Thomas BERJOAN

n a bien noté qu’il manquera Kobe, LeBron, Dwyane, et puis aussi Pau, Yao, Manu, Tony et peut-être Dirk et Joakim. Faut-il pour autant que le monde s’arrête sous prétexte que la NBA – surtout ses clubs – sont tout puissants ? Faut-il geindre sans cesse du fait que les joueurs préfèrent se reposer – ou se divertir – plutôt que de pratiquer à l’échelle planétaire le jeu qui les rend riches et célèbres ? La vampirique National Basketball Association est une anomalie dans un sport universel, on le sait, il faut faire avec. Depuis que le plateau du championnat du monde a été porté à 24 équipes, c’est une vraie, grande et belle compétition, avec des pays de tous les continents de plus en plus compétitifs, d’une richesse très nettement supérieure au tournoi olympique. Il n’y a rien de plus passionnant – pas même la NBA ni l’Euroleague – que les compétitions des équipes nationales. Et à part le foot, aucun sport co ne peut prétendre universellement au rang du basket. Certainement pas le rugby qui fait croire qu’il est planétaire alors que son championnat du monde ne rassemble pratiquement que la France et les pays du Commonwealth. On peut être certains que le peuple turc – si son équipe est un minimum compétitive – va transcender ce Mondial. Tout le monde se souvient de l’ambiance bouillante de Abdi Ipekçi lors de l’Euro 2001, le plus festif de tous les temps. Pas mal d’équipes, dont forcément Team USA, vont être amputées de stars NBA, c’est désolant, dévalorisant, mais l’intérêt sportif y sera malgré tout toujours élevé. L’Euroleague, ses joueurs, son esprit, seront représentés en nombre. Ça me suffira très largement pour y trouver mon plaisir. Et je suis d’accord avec l’adage, comme quoi, une fois le premier match lancé, ce sont les absents qui ont toujours tort.

u’on le regrette ou qu’on trouve ça génial, un sport comme le basket se vend à travers ses stars. D’ailleurs, les excellents spots de pubs créés par l’organisation du Mondial mettant en scène Gasol, Parker, Bogut, Bryant, débarquant à Istanbul comme autant de Godzilla hauts de 10 étages dans New York, sont superbes. Sauf qu’aucun des protagonistes du spot ne sera là en Turquie ! L’absence des stars signifie que le Mondial ne sera pas intéressant pour le grand public sportif. Vendre Bryant et LeBron contre Gasol et Rubio, c’est possible. Durant et Rose contre Navarro et Fran Vasquez, c’est plus dur. J’aurais pu prendre le même exemple avec Noah et Parker, remplacés au pied levé par Ali Traoré et Aymeric Jeanneau. Injuste ? Oui. Mais est-ce vrai ? Oui, oui et oui ! Mais nous sommes ici entre spécialistes, conquis et alléchés par avance par la compétition. Dans un contexte de sélection où le collectif, bâti en quelques semaines, est souvent réduit à sa plus simple expression, l’absence des tout meilleurs joueurs réduit considérablement la qualité de ce qu’on va voir sur le terrain. Fâcheux. Le Team aux Jeux en 2008, sans Kobe Bryant et Dwyane Wade en finale, aurait perdu contre l’Espagne. Jamais l’Allemagne de 2005 à l’Euro ne serait parvenue en finale sans Nowitzki. Le basket est un sport où l’individu peut faire la différence. Et l’absence de l’élite impacte négativement le niveau de la compétition. Plus largement, l’absence des stars est révélatrice de l’intérêt porté à la compétition. Parce que le Mondial n’a pas beaucoup d’importance aux yeux des Américains, qui dominent culturellement, sportivement et financièrement le basket mondial, cette compétition est moins prestigieuse que les Jeux Olympiques. Ce débat n’existera pas pour les Jeux de 2012 à Londres. Ni même pour l’Euro qualificatif en 2011.

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Q


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édito

COACHES PROS – DTN, LA RUPTURE Par Fabien FRICONNET

Hervé Bellenger / IS

É

videmment, le timing paraît cousu de fil blanc. Alors qu’au milieu d’une crise économique majeure et d’une « réforme » des retraites – pour ne citer que les sujets « actus » les plus évidents –, le président de la République, à la suite du pitoyable spectacle livré par les Bleus au Mondial de foot, ouvre le débat de la gouvernance du sport français, dont le volet le plus prégnant est celui de la gestion par les amateurs du monde professionnel, une initiative de défiance dans le basket qui pourrait s’apparenter à de l’opportunisme. Or, outre qu’il n’y aurait rien de mal à vouloir saisir une occasion, en vérité il ne s’agit pas de cela. La grogne couve depuis plusieurs années entre le Syndicat des Coachs de Basket (SCB) et la Direction Technique Nationale (DTN). L’air est petit à petit devenu électrique, l’atmosphère lourde, et il fallait bien que l’orage éclate. C’est ce qui est arrivé le lundi 21 juin, lors du Comité Directeur de la Ligue Nationale de Basket. À cette occasion, le SCB a annoncé son intention de boycotter le traditionnel séminaire des entraîneurs professionnels, qui doit avoir lieu les 22 et 23 août à Lyon, en marge du tournoi international auquel prendra part l’équipe de France. Précisons que ce séminaire, qui rassemblait initialement les coaches pros et leurs assistants – en toute bonne logique – est organisé par la DTN. L’affaire, portée à notre connaissance par José Ruiz, président du SCB déçu et qui en a gros sur la patate,

José Ruiz, président du Syndicat des Coachs de Basket (SCB)

est considérable. Non par ses conséquences au plus haut niveau de la fédération, puisque quoi qu’il arrive rien ne bouge, mais par la portée de cette décision. Il s’agit d’une rupture nette entre Jean-Pierre de Vincenzi et la partie la plus institutionnelle du coaching français. Cette opération coup de poing pourrait être

ble pas en avoir l’ambition dans ce dossier. Ce sont des problèmes de fond qui ont poussé les coaches professionnels, la mort dans l’âme pour beaucoup d’entre eux, à cette extrémité. Pour reprendre le mot de José Ruiz, le SCB se sent « ignoré » par le DTN, et non par le président de la fédération, plutôt à l’écoute. Le dialogue est rompu, la rupture entérinée. En 2008, lors du précédent séminaire, qui s’était tenu à Strasbourg, les coaches pros avaient déjà manifesté leur mécontentement. Les contenus proposés, avaient-ils estimé, étaient en inadéquation avec les besoins du monde professionnel, faute de concertation et de débat. La doctrine de la DTN, assure-t-on au syndicat, est en décalage complet avec les réalités du basket pro. Au SCB, on s’inquiète, entre autres choses, de l’absence de séquences de formation continue pour les entraîneurs diplômés débutants et désireux de se lancer pour de bon.

comme ceux des centres de formation. Ce dernier point, comme les autres, est « inacceptable », dixit José Ruiz, tant il est considéré, au mieux, comme incohérent, au pire comme vexatoire. Le syndicat n’entend toutefois pas réduire son action à une politique de la chaise vide et envisage de créer une « journée basket pro », sous l’égide de la ligue, afin d’évoquer ses problématiques propres. « Nous ne voulons pas être taxés d’éternels mécontents, car nous ne sommes pas cela », précise José Ruiz. Il est évident, qu’on le veuille ou non, que l’interpellation soit « opportuniste » ou pas, qu’un débat doit être ouvert sur la question de la séparation entre monde professionnel et monde amateur ; avec des passerelles, bien sûr, les refuser étant tout aussi irresponsable, nous semble-t-il. Les réalités des uns sont éloignées de la vision des autres – et vice-versa –, les besoins sont distincts. Mais pour débattre, il faut être deux. Il est à espérer que, dans chaque camp, on puisse Monde pro, monde amateur faire un pas vers l’autre, faire abstraction des Le SCB souhaitait collaborer avec la DTN sur cette douleurs et déceptions personnelles, des egos. question et celle des contenus mais les Sinon, à défaut, on ira soit vers le chaos, soit vers décisions unilatérales prises après le séminaire de 2008 ne sont pas allées dans des décisions qui viendront d’en haut (plus haut que la fédération) et qui, faute d’une position comce sens. En effet, il a été décidé par la mune qui serait versée au dossier, seront radicales DTN que ce séminaire, jusque-là annuel, n’aurait désormais lieu que tous les deux ans ; et que, et, qui sait, aveugles. Le basket français doit faire entendre sa voix, il en a la légitimité – son sérieux suprême offense pour les coaches pros, leurs assistants n’y seraient pas conviés et seraient « reversés » gestionnaire, ses résultats dans les catégories de jeunes, son image de sport propre et familial, son dans un second séminaire, sorte de fourre-tout où universalité, etc. – mais, pour cela, il doit se rasse côtoient, pêle-mêle, des entraîneurs masculins sembler. Pas gagné… n et féminins de toutes les divisions nationales, tout

Des décisions au mieux incohérentes, au pire vexatoires

BasketNews Directeur de la publication : Pierre-Olivier MATIGOT (po.matigot@tomar-presse.com) Directeur de la rédaction : Pascal LEGENDRE (p.legendre@tomar-presse.com) Rédacteur en chef : Fabien FRICONNET (f.friconnet@tomar-presse.com) Rédacteur en chef-adjoint : Thomas BERJOAN (t.berjoan@tomar-presse.com) RÉDACTION DE PARIS

3 rue de l’Atlas, 75019 Paris (siège social) Fax : 01-40-03-96-76

d’autant plus spectaculaire que les soutiens au SCB, encore officieux, pourraient être nombreux, que ce soit parmi les entraîneurs, bien sûr, mais aussi parmi d’autres organisations, comme l’UCPB (syndicat des présidents de club). Que l’on ne s’y méprenne pas, le SCB n’a pas vocation à faire de politique, et ne semJOURNALISTES 

Thomas BERJOAN, Thomas FÉLIX (06-47), Fabien FRICONNET, Florent de LAMBERTERIE (06-46), Pascal LEGENDRE (02-43-39-16-26), Antoine LESSARD, Pierre-Olivier MATIGOT et Laurent SALLARD. RÉDACTION AUX USA

Jérémy BARBIER (Chicago), Pascal GIBERNÉ (New York) et Frédéric GONELLA (San Francisco). CORRESPONDANTS À L’ÉTRANGER 

David BIALSKI (USA), Giedrius JANONIS (Lituanie), Kaan KURAL (Turquie), Pablo Malo de MOLINA (Espagne), Bogdan PETROVIC (Serbie), Yannis PSARAKIS (Grèce), Eran SELA (Israël) et Stefano VALENTI (Italie). ONT COLLABORÉ À CE NUMERO

Yann CASSEVILLE et Vincent BONNAY Secrétaire de rédaction : Cathy PELLERAY (02-43-39-07-33)

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À JUSTE TITRES (Benjamin Boutonnet) 04-88-15-12-41, b.boutonnet@ajustetitres.fr Loïc BOQUIEN (chez l’éditeur) (01-73-73-06-40, l.boquien@tomar-presse.com)


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Rodolfo Molina/EB via Getty Images

DOSSIER

mercredi 23 juin dernier, réunion du bureau de l’Euroleague qui entérine le systéme pour la saison prochaine.

PLACES EN COUPES D’EUROPE

CHAMBOULE TOUT !

Le mercredi 23 juin dernier, le bureau de l’Euroleague a rendu son verdict quant aux compositions des coupes européennes pour la saison prochaine. Comme on pouvait s’y attendre, le résultat final n’a plus grand-chose à voir avec la situation initialement prévue. Analyse. Par Florent de LAMBERTERIE

4 clubs Français en Euroleague

UNE AVANCÉE ? VRAIMENT ?

L’annonce avait déjà commencé à filtrer, la réunion du bureau de l’Euroleague d’il y a huit jours l’a confirmé : la France comptera finalement quatre de ses représentants en Euroleague la saison prochaine, ou, pour être précis, d’un qualifié direct et trois équipes en tour préliminaire. En sus de Cholet (champion de France), Le Mans (finaliste) et l’ASVEL (wild card), la Chorale de Roanne – 3e de la saison régulière et demi-finaliste des derniers playoffs de Pro A – tentera sa chance au plus haut niveau européen. Une promotion pour le club de Jean-Denys Choulet mais

LES CLUBS FRANÇAIS EN COUPE D’EUROPE pour la saison 2010-11

Club

Compétition

Statut

Cholet

Euroleague

Champion de France

Le Mans

Euroleague (tour préliminaire) Finaliste de Pro A

Roanne

Euroleague (tour préliminaire) 3e et demi-finaliste de Pro A

ASVEL

Euroleague (tour préliminaire) Wild card

Orléans

Eurocup (tour préliminaire)

Vainqueur de la Coupe de France

Gravelines-DK

EuroChallenge

4e et demi-finaliste de Pro A

Nancy

EuroChallenge

5e de Pro A

Paris Levallois

EuroChallenge

7e de Pro A

aussi une bonne nouvelle pour le basket français qui se voit ainsi valoriseré. Avec cette 4e place, le basket hexagonal est récompensé, ceci en dépit d’un bilan catastrophique en Euroleague ces dernières années. La Pro A a sans doute bénéficié de sa stabilité économique et de la bonne gestion de ses clubs pros, une donnée toujours sécurisante dans un contexte de crise financière qui met à mal les bourses du basket continental. La wild card conservée par l’ASVEL jusqu’à la saison 2011-12 – malgré une saison sportive calamiteuse –, un club « bien géré, avec des moyens financiers importants », dixit Jordi Bertomeu, en est le parfait exemple.

Une fausse bonne nouvelle Néanmoins, il serait prématuré de sauter au plafond dès aujourd’hui. Malgré cette quatrième place offerte au basket français, seul Cholet est actuellement certain de participer aux phases de poule. Le recul entamé l’année dernière, où la France a perdu sa deuxième place garantie en Euroleague, n’a donc pas été comblé. Car, en effet, nos trois autres représentants ne sont qualifiés que pour le tour préliminaire de l’Euroleague, un exercice périlleux qui n’apporte aucune certitude. Élargi cette année de 8 à 16 équipes, ce tour préliminaire n’offre toujours que

deux places, soit moins de débouchés que la saison dernière puisque de 25% (2 sur 8), les chances des clubs français d’atteindre les phases de poules sont ainsi réduites. « C’est un peu la loterie », juge d’ailleurs René Le Goff. L’année dernière, Orléans avait réussi à s’extirper de l’épreuve. Avec cette année des clients comme le Khimki Moscou, Maroussi, l’ALBA Berlin voire Charleroi ou Kazan, Le Mans, l’ASVEL et Roanne arriveront-ils à en faire autant ? Rien n’est moins sûr. On sait déjà que l’un des trois, au moins, sera reversé en Eurocup. Cette quatrième place n’est donc qu’illusoire, le basket français n’y gagne rien et pourrait bien ne compter qu’un seul représentant au coup d’envoi des phases de poule. Ce serait une première dans l’histoire moderne de l’Euroleague.

Quel effet sur le budget roannais ?

« PAS DE CHANGEMENT CAPITAL »

mais ce n’est pas l’essentiel de notre activité », nous avouait Emmanuel Brochot, le président de la Chorale. « On a été très flatté de pouvoir défendre nos armes en Euroleague même s’il ne faut pas s’enflammer puisque sur seize équipes, seules deux seront qualifiées. Au moment de l’annonce, l’équipe pour la saison prochaine était déjà bien consolidée. Il n’y aura pas de changements capital si ce n’est que pour les postes à combler, le poste 1, le poste 3 et une rotation au poste 5, on en tiendra compte parce qu’on ne va pas au tour préliminaire pour faire de la figuration. Ça va forcément influer sur nos recrutements à venir mais notre motivation première sera avant tout d’aller le plus loin possible en championnat, notre équipe sera d’abord construite dans cette optique-là. » Avec un budget légèrement inférieur à 4,4 millions d’euros, Roanne espère toujours trois joueurs américains aux trois postes manquants et Jean-Denys Choulet s’est mis en quête des perles rares aux ÉtatsUnis depuis dimanche.

Finalement qualifié pour le tour préliminaire de l’Euroleague, le club de Roanne Orléans en Eurocup ne devrait pas pour autant bénéficier d’un plutôt que Gravelines-Dk énorme boost au niveau de son budget et n’attend pas monts et merveilles de LA MAIN DE « DIEU » l’annonce. « C’est une arme supplémenRassurez-vous, l’espiègle sélectionneur taire que nos commerciaux vont utiliser argentin n’y est pour rien dans cette pour convaincre de nouveaux sponsors, histoire, c’est bien d’Yvan Mainini dont


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DOSSIER il est question. « Dieu », comme on l’appelle à la Fédération Française de Basket-Ball dont il est président, a réalisé un joli tour de passe-passe et c’est le BCM qui en fait les frais. Explications. D’un côté, Gravelines-Dunkerque, 4e à l’issue de la saison régulière et demi-finaliste des playoffs. De l’autre, l’Entente Orléanaise, 6e à la fin de la phase aller-retour et éliminé de la course au titre par Roanne dès les quarts de finale. Coïncidence amusante, c’est aussi l’affiche de la dernière finale de Coupe de France que les Orléanais ont remportée. Une compétition unique en son genre en Europe dont le vainqueur, d’après l’article 300 du règlement de la LNB, hérite du 4e rang dans la hiérarchie des places européennes pour les clubs français. Sauf que jusqu’à présent, l’Euroleague ne tenait pas compte de la Coupe de France dans ses critères de sélection, raison pour laquelle, fort du bilan explicité ci-dessus, le BCM escomptait logiquement obtenir le strapontin pour le tour préliminaire de l’Eurocup, lot théoriquement dû au 4e dans la hiérarchie des clubs français en vue des coupes d’Europe (l’ASVEL et sa wild card en Euroleague constituant un cas à part). Une « jurisprudence » que Jean-Luc Desfoux, vice-président de la LNB, rappelait d’ailleurs dans nos colonnes, pas plus tard qu’il y a deux semaines (voir BN #504). Mais au final, c’est bien Orléans qui héritera du cadeau, au grand dam de Gravelines et plus surprenant encore, de Jordi Bertomeu, pourtant grand patron de l’Euroleague et de l’Eurocup ! « Orléans est qualifié pour l’Eurocup parce qu’il a gagné la Coupe de France. Et Gravelines va en EuroChallenge malgré un meilleur classement », déclarait Bertomeu dans les colonnes du journal L’Équipe, au lendemain du bureau de l’Euroleague. « Ils se sentent lésés et c’est normal. Selon nos règles, ce sont eux qui devaient jouer en Eurocoupe. » Et Bertomeu d’ajouter que « la France avait ses propres règles, différentes des autres. »

Yvan Mainini est habilité à parler des places en coupe d’Europe pour les clubs français. » Même Jean-Pierre De Vincenzi, pourtant chef de l’exécutif fédéral, « n’est pas en mesure d’y répondre, n’ayant pas eu accès au dossier », nous a-t-on précisé. Quelle a été la teneur des échanges entre Yvan Mainini et Jordi Bertomeu ? Qu’a-t-il pu mettre dans la balance pour la faire pencher du côté qui favorise le règlement français, bien que contradictoire aux positons de l’Euroleague ? Ces questions restent pour le moment sans réponse, les messages laissés sur le répondeur du président Mainini – en déplacement ces derniers jours – étant malheureusement restés sans écho au moment de boucler ces lignes. Mais on peut se douter que le président fédéral a voulu asseoir la valeur de la Coupe de France, compétition largement décriée et qui n’intéresse pas grand monde si ce n’est le secteur fédéral, qui en est l’organisateur.

Gravelines-Dk abdique

De son côté, le BCM n’entend pas engager le bras de fer et a pris acte du verdict. « Ce serait se lancer dans une guerre qui ne servirait pas à grandchose », admettait une source interne au club. Le BCM semblait pourtant très remonté il y a une dizaine de jours, lorsque les rumeurs de voir Orléans lui chiper la place au tour préliminaire d’Eurocup commençaient à se faire pressantes. Le club du Nord avait ainsi annoncé, via un communiqué, vouloir « dénoncer le double discours de la FFBB » et « désormais défendre ses droits européens en s’adressant directement aux dirigeants de l’Euroleague. » La chose fût faite, mais sans l’issue escomptée. « On les a eus en direct et on s’est fait confirmer ce qu’avait dit Bertomeu dans L’Équipe, à savoir qu’ils étaient désolés, qu’ils étaient pleinement conscients de la manière dont on était lésés par rapport à leur règlement mais qu’ils se pliaient aux particularités de la France. » GravelinesDunkerque jouera donc l’EuroChallenge, « Du ressort de la fédé » à contrecœur si l’on croit son Direx. Curieuse réaction de la part d’un « J’ai déjà tout dit, je n’ai pas envie de président qui avoue ne pas être en accord avec un règlement qu’il a pourtant revenir là-dessus », nous déclarait Hervé finalement validé. Preuve que côté fran- Beddeleem par téléphone. « D’après Yvan Mainini, il pourrait encore y avoir çais, le lobbying « pro-règlement LNB » des changements suite à des équipes s’est avéré payant. Mais ce valeureux qui, économiquement ne pourraient pas défenseur de l’article 301 n’est pas à s’engager. Mais je n’y crois pas trop. » chercher du côté de la LNB. « La ligue Après Jean-Luc Monschau, lésé par la n’est responsable de rien là-dedans », disparition du ranking avec son équipe nous déclarait René Le Goff par téléde Nancy l’an denier, voilà que Christian phone. « Elle fait les classements et ensuite les soumet dans un ordre qui est Monschau est lui aussi privé de la compétition a priori méritée sur le terrain. celui proposé, à la fédération, qui ellemême les soumet à l’Euroleague. Depuis Ça commence à faire beaucoup. le début, l’Euroleague et l’Eurocup disent : c’est mon règlement qui s’applique. Les règlements LNB ne s’appliquaient LNB Vs Euroleague pas l’année dernière et ils s’appliquent cette année. Pourquoi ? Je ne sais pas LA FIN D’UN et je me refuse de répondre. C’est du RÈGLEMENT ressort de la fédé. » ABSURDE ? C’est donc bien du côté fédéral qu’il « Nous avons tout mis à plat : les règles faut trouver la cause de ce revirement de l’Euroleague prévaudront à partir soudain de position et plus précisément, de la saison 2010-11. Vous imaginez au niveau présidentiel. Contactée par l’UEFA, en foot, laisser les fédérations BasketNews, la fédération ne tarde décider qui jouent ou non la Ligue des d’ailleurs pas à rappeler que « seul Champions ? Non. Les mêmes critères

pour tous. » Toujours dans ladite interview accordée à L’Équipe, Jordi Bertomeu annonce la couleur. Cette année, la France a pu imposer ses règlements mais l’année prochaine, il n’y aura plus de passe-droit, les équipes françaises seront logées à la même enseigne que leurs homologues européennes. Car en effet, le règlement de la LNB, tels qu’il est actuellement libellé, permet à Orléans, 6e et éliminé des playoffs en quart de finale, de coiffer au poteau Gravelines et même Nancy, pourtant mieux classés cette saison. D’ailleurs, rien ne dit que le SLUC Nancy – 5e de la saison régulière et éliminé au premier tour des playoffs – restera sans réaction après avoir constaté qu’il n’aura pas droit au même traitement que Roanne l’an passé, qualifié au tour préliminaire de l’Eurocup avec un bilan identique. L’illisibilité de la Coupe de France, une rareté dans le concert européen, est d’ailleurs à l’origine de dispositions réglementaires concernant les clubs de Pro B ! Ubuesque, d’autant plus quand, d’une année sur l’autre, son poids vis-à-vis du règlement de l’Euroleague

s’inverse au gré des tractations. Mais l’épisode 2010 est peut-être le dernier en date puisqu’aux dernières nouvelles, les articles 300 et 301 du règlement de la LNB – relatifs aux places en coupes d’Europe – devraient tout bonnement disparaître d’ici peu. « L’Euroleague, une fois de plus, a changé les règles du jeu au dernier moment », analysait René Le Goff au sujet du passage de huit à seize clubs pour le tour préliminaire de l’Euroleague. « On est victime d’une réglementation qui est fonction des décisions prises au dernier moment. C’est pour ça que dans le prochain règlement de la ligue, il y aura un blanc à la place des compétitions européennes. Parce qu’on a aucune possibilité de décider de quoi que ce soit. On arrête parce que c’est ingérable. Alors puisque c’est ingérable, avec des compétitions dont le format change au dernier moment, laissons l’organisateur la gérer. J’ai le texte qui est en cours de finalisation et qui va être publié au 1er juillet puisqu’il a été approuvé par le comité directeur, et bien dedans il n’y a plus rien, zéro. La ligue ne passe pas la main, elle ne l’a jamais eue ! » n

DEPUIS LA SAISON 2001-02* 2001-02 (8 clubs)

Pau-Orthez, ASVEL Strasbourg, Le Mans, Chalon, Paris, Dijon, Nancy,

Euroleague Saporta  Korac 

2002-03 (8 clubs) Pau-Orthez, ASVEL Gravelines, Chalon, Cholet Dijon, Strasbourg, Nancy,

Euroleague ULEB Cup  FIBA Champions Cup 

2003-04 (11 clubs) Euroleague  ULEB Cup  FIBA Europe League  FIBA Europe Cup 

Pau-Orthez, ASVEL Gravelines-Dunkerque, Le Mans, Cholet Le Havre, Paris, Nancy Dijon, Hyères-Toulon, Vichy

2004-05 (10 clubs) Euroleague  ULEB Cup  FIBA Europe League  FIBA Europe Cup 

ASVEL, Pau-Orthez Cholet, Le Mans, Chalon, Gravelines-DK Dijon, Strasbourg, Paris Reims

2005-06 (7 clubs) Euroleague  ULEB Cup  FIBA EuroCup  FIBA EuroCup Challenge 

Strasbourg, Pau-Orthez ASVEL, Le Mans Cholet, Nancy, Gravelines-DK Néant

2006-07 (7 clubs) Euroleague  ULEB Cup  FIBA EuroCup  FIBA EuroCup Challenge 

Le Mans, Pau-Orthez Nancy, Strasbourg, Dijon, Gravelines-DK, ASVEL Néant

2007-08 (9 clubs) Euroleague  ULEB Cup  FIBA EuroCup 

Le Mans, Roanne Chalon, Nancy, ASVEL, Pau-Orthez, Strasbourg Cholet, Gravelines-DK

2008-09 (8 clubs) Euroleague  Eurocup  EuroChallenge 

Le Mans, Nancy Le Havre, Roanne, ASVEL, Cholet Vichy, Hyères-Toulon

2009-10 (9 clubs) Euroleague  ASVEL, Orléans Eurocup  Cholet, Le Mans, Nancy, Roanne EuroChallenge  Gravelines-DK, Chalon, Strasbourg *Fin de la scission Euroleague/SuproLeague

VU DE

L’ÉTRANGER Juan Felipo

(Espagne, El Mundo Deportivo) « Ce n’est pas logique. L’Euroleague a instauré un système très étrange pour sauver la place de certaines équipes qui survivent grâce à leur projet économique plutôt qu’à leurs succès sur le terrain. Les règles ne sont pas claires et personne ne connaît exactement les critères (…) C’est une honte que l’Euroleague ait modifié ses propres règlements et procédures pour procéder à cette évolution. L’ancien système était plus clair et juste. Maintenant, seul un petit nombre d’équipes et de pays décident pour tous. »

Yannis Psarakis

(Grèce, All Star Basket) « Les deux premiers critères de sélection sont l’affluence et le marketing. Deux points forts des équipes françaises. J’aurais quand même préféré 2+1 pour la France plutôt que 1+3 (…) La Grèce ne mérite pas plus d’un ticket pour le tour préliminaire, considérant la situation financière catastrophique de la plupart de nos équipes. »

Cem Cetin

(journaliste turc) « La France mérite 2 places directes car les salles sont toujours pleines et l’ambiance est très bonne (…) Les Allemands méritent aussi deux places au lieu d’une car ils savent vendre leurs produits. À l’inverse, 5 places directes pour les Espagnols, c’est une exagération inacceptable. La limite de 4 ne doit pas être dépassée. »

Alexander Chernykh

(Russie, Sports.ru) « La France donne souvent l’image d’un pays favorisé par l’ULEB. Mais c’est un grand marché avec beaucoup de jeunes talents scoutés par la NBA (…) Le parcours du Partizan cette année montre que l’Euroleague fait bien les choses. »

Guido Guida

(Italie, Gazzetta Dello Sport) « Attention, en réalité, c’est une seule place pour la France. Avoir des places pour le tour préliminaire, c’est simplement une assurance d’avoir des équipes en Eurocup (…) La France a la chance d’avoir l’ASVEL qui est un super club et mérite sa wild-card, au même titre que l’Allemagne avec ALBA Berlin. »

Henner Schläfke

(Allemagne, blogeur) « C’est quand la dernière fois qu’une équipe française a atteint le Top 16 ? D’un point de vue sportif, ces quatre places sont un non-sens. Dans le même temps, les clubs allemands sont de plus en plus performants en Europe et obtiennent deux tickets de moins de la part de l’ULEB.» Propos recueillis par A.L.


06

échos FRANCE

Par Vincent BONNAY et Florent de LAMBERTERIE

LA FFBB FAIT PEAU NEUVE

LES U18

CINQ SUR CINQ À l’occasion du 24e tournoi de Douai (du 23 au 27 juin 2010), les Bleuets de Philipe Ory ont joué leur deuxième gros tournoi de préparation à l’Euro U18 (22 juillet au 1er août en Lituanie).

FIBA Europe / Ciamillo-Castoria

À

25 jours du début de l’Euro, les jeunes Français, opposés à l’Allemagne, la Bulgarie, la Croatie, la Grèce et la Pologne, ont terminé premiers du tournoi de Douai. Une compétition de laquelle étaient absentes les meilleures sélections européennes, comme la Lituanie, la Serbie, l’Espagne et la Turquie. « On a donc joué des équipes qui restent des équipes solides, mais quand même un peu en dessous des meilleures » rappelle Philippe Ory, l’entraîneur français, « mais dans ce contexte-là, on a fait un tournoi correct ». Ces oppositions étaient autant d’occasions de tester, de mettre en place un groupe qui tentera de faire aussi bien que l’an passé (médaille d’argent à l’Euro 2009) malgré l’absence de certains joueurs majeurs dont le meneur Léo Westermann et le pivot Vincent Pourchot. « C’est sûr que sans eux, on n’est pas la même équipe », avouait le coach quelques jours avant le tournoi, mais pour l’instant, les résultats sont satisfaisants : cinq jours, cinq matches, cinq victoires. Un tournoi censé apporter des réponses à certaines questions restées en suspens. Parmi celles-ci, la

Mathis Keita (France, U18)

capacité de Rudy Gobert à prendre le relai de Pourchot, et le jeune pivot a eu une grosse présence aux rebonds avec deux matches à 11 prises et une pointe à 16 contre la Grèce. « Il lui faut progresser pour apporter des points mais ça pourrait être un atout pour nous. » Concernant la mène, le retour

l Présentée officiellement au grand public aujourd’hui, la nouvelle « identité visuelle » de la Fédération Française de Basket-Ball a été dévoilée mardi dernier au siège de la fédération. L’actuel logo – datant de 1994 – sera désormais remplacé par ce nouvel emblème qui représente un ballon entrant dans un arceau, ainsi que les lignes du terrain. Conçu par la société Graphèmes, déjà créatrice des logos Décathlon, Coupe de France ou encore du SPO Rouen, le nouveau symbole fédéral est censé « faire entrer la FFBB dans une nouvelle ère de communication, en faire la marque premium du basket en France. » Le remplacement de l’ancien logo par le nouveau se fera progressivement et sur tous les supports. En revanche, l’équipe de France arborera toujours l’ancien modèle sur son maillot pour cet été, nous a-t-on dit à la fédération.

de Jordan Fauconnet est un plus pour l’équipe et son association avec Théo Léon pourrait s’avérer efficace. Au scoring, Lambert Diacono, lui, a pris les rênes de l’attaque et fini meilleur marqueur de l’équipe avec 10,4 points et un gros match à 19 unités contre la Bulgarie. Enfin, le néo-Poitevin Evan Fournier a pour l’instant besoin de repos après une saison de Pro B et se met au service de l’équipe en « favorisant un jeu d’équipier, ce qu’il fait plutôt bien. » En plus des satisfactions individuelles, l’équipe a su montrer de bonnes choses en attaque et en défense (52 points encaissés en moyenne) en jouant bien ensemble, ce qui a permis de compenser une adresse en berne à ce stade de la préparation. Un tournoi somme toute positif, en guise de mise en route, qui a permis à l’entraîneur d’ajuster son effectif (départs de Pamba-Juille et de Ndoye, remplacés par Jordan Fauconnet et Valentin Bigotte, Invernizzi étant appelé après la blessure de Keita) mais sur lequel il ne faut pas se reposer : « Ça montre qu’on peut jouer des équipes moyennes mais bon on est à un mois du championnat d’Europe, les équipes ont des niveaux de préparation différents donc c’est difficile de tirer des enseignements ! Malgré tout, on sait que l’on peut faire cinq matches de suite avec une condition correcte. » Suite de la préparation, toujours en Flandre, mardi et mercredi – hors de nos délais de bouclage – face à la Turquie. n Classement : 1- France (5-0), 2-Grèce (4-1), 3-Croatie (3-2), 4-Allemagne (2-3), 5-Bulgarie (1-4), 6-Pologne (0-5).

Les Vainqueurs 2010

12 & 13 juin 2010

NT S À SA IN T JE AN DE MO

Jean-Frajnçois Mollière

Niveau départemental féminin

Niveau départemental masculin

J.D. Jackson a déjà tourné la page de la finale et construit son équipe pour la saison prochaine.

RAIN UN PAR L GÉNIA

MONTREUIL) JUIGNE (49

BB LIVRY ) GARGAN (93

Niveau régional féminin

Niveau régional masculin

IC UBL UN P QUIS N CO S ST GEORGE VENDEE ) (85 ET SK BA

ENTENTE ARTIGUES ) BASSENS (33

S NTRE ENCO DES R QUALITÉ DE

Niveau championnat de France féminin

Niveau championnat de France masculin

IONS NIMAT S DES A ACULAIRE T C E P S RED STAR CLUB ) CHAMPIGNY (94

JSF NANTERRE (92)

Rejoignez le groupe Facebook : La Mie Câline basket Go Officiel ! e Basket e : Association Atlantin Organisation Sportiv t Jean de Monts Cedex Both BP 112 - 85161 Sain du te Rou rts ispo Salle Omn 02 51 59 67 97 : Tél. 02 51 59 46 37 - Fax Guillaume Francheteau ine.com

Mail : atlantine@lamiecal


échos FRANCE

En BREF LINEHAN ET MIMS AU SLUC

LES BONNES RÉSOLUTIONS DE LA JDA

07

En BREF

ACCALMIE SUR LA BOURGOGNE Retrouver de la sérénité et de la stabilité. La nouvelle ligne de conduite d’une JDA qui a beaucoup à se faire pardonner après une saison bâclée. Après 20 ans de Pro A, ce bastion descend en Pro B. Avec la ferme intention de ne pas s’y éterniser.

Jean-François Mollière

Hervé Bellenger / IS

Nancy a frappé fort sur le marché des transferts, et par deux fois. Les Lorrains ont enregistré le retour de John Linehan. Le Virus, meilleur défenseur de Pro A et champion de France avec Cholet, arrive pour deux

Par Antoine LESSARD et Yann CASSEVILLE

saisons, lui qui était déjà un Cougar en 2006-2007. Il formera à l’arrière une paire diabolique avec l’autre recrue, Ralph Mims. L’ex-Roannais, véritable dynamiteur de défenses, a paraphé un contrat d’une saison.

BRYANT À PAU

L’Élan Béarnais a signé pour la saison prochaine l’Américain de 27 ans Trevor Bryant. Ce joli gabarit de 2,06 m pour 111 kg sort d’une saison en Grèce, à Panionios, où il tournait à 9,7 points et 6,9 rebonds. Il a porté les couleurs de Salonique, Trévise, Rhodes, Francfort, Maroussi et l’AEK Athènes.

TRANSFERTS EXPRESS

Après Joseph Jones, Le Havre a prolongé Bernard King d’une saison. L’Américain tournait à 13,7 points et 4,6 passes… Le staff limougeaud fait peau neuve. Bertrand Van Butsele, ex-coach de l’ESPE Châlons, est le nouvel assistant d’Éric Girard. Sylvain Maurice sera lui l’entraîneur du centre de formation… Deux jeunes Chalonnais ont trouvé refuge en Pro B. Jonathan Hoyaux, qui sort d’une saison blanche pour blessure, prend la direction d’Aix-Maurienne, où Moses Sonko a été prolongé ; quant à Pape Beye, il a été prêté au Stade Clermontois… L’Américain Jason Siggers, révélation de l’antichambre avec Lille (18,0 pts), s’est engagé avec Rouen. Son duo avec Ronnie Taylor, ancien du Portel, s’annonce explosif.

Jean-François Mollière

Hervé Bellenger / IS

Jean-François Mollière

Hervé Bellenger / IS

LE MOT DE LA SEMAINE

Flanqué de deux de ses poulains vichissois Leloup (à gauche) et Mélody (à droite) Borg vise la remontée immédiate avec la JDA.

I

l n’y a pas que sur le terrain que la JDA a opéré une profonde mutation. L’organigramme décisionnel a été revu en profondeur. Exit le poste de manager général occupé par Philippe Sudre. On reproche à l’ancien GM d’avoir instauré un mauvais état d’esprit au sein du club et de ne pas avoir soutenu un groupe qui partait à la dérive. « Il faut se remettre en cause, surtout en interne», indique Olivier Meunier, ex directeur marketing et communication, promu directeur exécutif. « La saison dernière, certaines personnes se sont trop cachés derrière le cas Jonathan (Bourhis).» Meunier est le nouvel homme fort de la JDA, aux côtés de Michel Renault et, autre nouveauté, de deux vice-présidents, Patrice Tapie et Sylvain Gautier. Deux proches du club qui apporteront, pour l’un, son carnet d’adresse et pour l’autre un renfort financier. « Michel sera toujours aussi présent, à la différence qu’on n’échangera plus à 2 mais à 4 ou 5 personnes », indique Meunier. Changement de méthode chez les Bourguignons, changement de ton aussi. La saison passée, le club n’a pas brillé par sa communication. Meunier toujours : « Il faut qu’on soit beaucoup plus communiquant qu’on ne l’a été. Ce n’était pas une pièce forte de Michel Renault. » On se souvient encore des critiques maladroites et incohérentes du président à l’encontre de son ex entraîneur, Rando Dessarzin. La JDA tourne la page sur cette saison cataclysmique et renouvelle presque intégralement son roster. Entraîneur inclus. Qui de mieux qualifié que Jean-Louis Borg pour aborder sereinement la Pro B ? Borg connaît les spécificités de ce championnat. Par deux fois il a remporté les playoffs Pro B, avec Hyères-Toulon (2001) et Vichy (2007). Une garantie d’excellence presqu’à lui-seul. « L’arrivée de Jean-Louis a été bien perçue », note le nouveau direx. « Les

sponsors (historiquement très présents à la JDA) ont adhéré au challenge mis en place. Ça se passe bien avec les collectivités. » La JDA fera figure de gros bonnet de l’antichambre avec son budget de 3 millions d’euros et ses 900.000 euros de masse salariale. Des chiffres du même ordre que ceux présentés par Paris Levallois ‘09 et Pau-Lacq-Orthez ‘10. Deux clubs remontés immédiatement en Pro A.

Borg-Melody, gages de solidité Le nouveau roster n’est encore qu’une esquisse mais la trame déjà connue. « C’est par la défense qu’on ira chercher des victoires »,

ce qu’il peut apporter à une équipe parce que c’est un fidèle soldat. » Reste encore à dénicher un non-JFL au poste 3, ainsi qu’un poste 4 « JFL ». Le banc dijonnais est garni de jeunes pousses maisons. Benjamin Monclar, qui a resigné pour deux ans, les deux internationaux « U20 », Lens Aboudou et Ferdinand Prénom, très solides en championnat espoir, et enfin Jonathan Tornato, de retour de prêt de Nanterre. L’effectif sera riche de 11 ou 12 joueurs pour mener à bien la mission dijonnaise : ne pas s’éterniser en Pro B. Les montées de Pau et Limoges ont éclairci l’horizon. « C’est une bonne chose qu’ils se retrouvent en Pro A pour le basket français… et pour la JDA », reconnaît Borg, « derrière, on sait que c’est ouvert mais aussi qu’il va y avoir beaucoup de densité comme chaque année. Ce sera dur à chacune de nos sorties. » L’effectif sera riche de 11 ou 12 joueurs pour mener à bien la mission dijonnaise : ne pas s’éterniser en Pro B. Les montées de Pau et Limoges ont éclairci l’horizon. « C’est une bonne chose qu’ils se retrouvent en Pro A pour le basket français… et pour la JDA », reconnaît Borg. « Derrière, on sait que c’est ouvert mais aussi qu’il va y avoir beaucoup de densité comme chaque année. Ce sera dur à chacune de nos sorties. » n

« La JDA fera figure de gros bonnet avec son budget de 3 millions d’euros » prévient Borg. Tout sauf une surprise. L’arrivée dans ses bagages de David Melody, son ancien capitaine à Vichy, est un signe fort de cette volonté. Les deux hommes ont paraphé un contrat de trois ans. « C’est important d’avoir un joueur comme David quand on construit une équipe presque de A à Z. Dans le vestiaire ou en dehors, il montre toujours l’exemple. » À ses côtés, un autre Javiste saison 2009-10, Jérémy Leloup, révélation française du dernier opus, ainsi que le pivot US, Erroyl Bing – « Une valeur sûre de la Pro B sur ce poste, 15 points et 8-9 rebonds depuis 2 saisons à Clermont ». Et puis encore un « JFL » estampillé Pro A, l’exStrasbourgeois, Elson Mendy, qu’on imagine bien se débrider en Pro B. Jean-Louis Borg n’a pas encore ferré son meneur US mais tient son back-up, Anthony Christophe, meilleur passeur et champion de NM1 avec Reims, déjà vu à ce niveau, notamment à Besançon, champion il y a trois ans. « Je l’ai vu grandir à une période importante de sa vie », explique Borg. « Je sais

L’EFFECTIF DE DIJON Meneurs : Anthony Christophe Extérieurs : David Melody, Jérémy Leloup, Benjamin Monclar, Elson Mendy et Lens Aboudou. Intérieurs : Erroyl Bing*, Jonathan Tornato et Ferdinand Prenom. (*) : Joueurs non formés localement

Cela ressemble à un pari, celui d’employer le plus de fois le terme « challenge ». Dans une interview accordée à Alsace20.fr, disponible également sur SIGbasket.fr, Aymeric Jeanneau, de retour à Strasbourg, a prononcé 8 fois ce mot en 5 minutes et 5 questions. « C’est un challenge qui me plaît (deux fois)… challenge que je prends… quand on tente un challenge… j’ai besoin d’un vrai challenge… le challenge il est fort… je suis là pour retenter un challenge… je suis vraiment là dans ce challenge. » On a soupçonné un gag avec la 3e question : « Pour vous c’est aussi un challenge sportif ? »

U20 GARÇONS

Les U20 masculins participaient le week-end dernier au tournoi d’Ankara. Ils ont débuté par une victoire face aux Russes, avant de perdre contre la Croatie puis la Turquie, et de retrouver le chemin du succès aux dépens des Ukrainiens et Polonais. Christophe Léonard a terminé meilleur marqueur bleuet avec 10,2 points de moyenne, la meilleure perf étant à mettre à l’actif de Nicolas Lang, auteur d’une pointe à 20 unités contre la Croatie. Le groupe de Jean-Aimé Toupane sera à l’Euro croate du 8 au 18 juillet.

U20 FILLES

Comme leurs camarades masculins, les U20 féminines préparent leur Euro, qui se déroulera du 15 au 25 juillet en Lettonie. Les filles d’Alain Jardel ont remporté le tournoi de Bourg-en-Bresse, avec trois victoires en autant de matches (Allemagne, Bulgarie et Pologne). Diandra Tchatchouang a tourné à 12,3 points. Elles commencent dès demain un nouveau tournoi, en Espagne.


échos FRANCE

Par Fabien FRICONNET

ZIZIC À L’ASVEL

ÇA, C’EST DU SOLIDE !

Échaudée par le cas Borchardt, mais désireuse de se munir d’un vrai pivot de type Euroleague, l’ASVEL a signé, pour un an, l’ancien international croate Andrija Zizic (2,07 m, 30 ans), au CV long comme le bras. Un dur, un guerrier mais aussi un beau joueur de basket.

Recruter vite L’an dernier, en Adriatic League, l’ancien international (Euros 2003 et 2005) valait 17 points et 6 rebonds. « C’est l’école yougoslave », analyse Collet. « Et les fondamentaux qui vont avec. Andrija est un véritable numéro 5, un point de fixation qui présente des caractéristiques de dureté. Il sait courir, c’est quelqu’un de mobile. On sait que c’est un vrai poseur d’écrans, c’est un joueur qui est habitué à bagarrer. » Et qui sait y faire pour marquer des points, aussi bien de près, grâce à sa technique et des feintes, que dans le périmètre. Un dur, qui ne devrait avoir aucun état d’âme au moment

EB via Getty Images

L

es plus assidus et savants des supporteurs villeurbannais se souviennent-ils du seul et unique passage d’Andrija Zizic à l’Astroballe ? Cela ne date pas d’hier, c’est vrai, puisque la chose a bientôt dix ans. D’ailleurs, le centre croate, lui-même, s’est emmêlé les pinceaux. Il était persuadé d’avoir gagné ce match contre l’ASVEL avant, dans un sourire, d’admettre que, oui, en effet, il avait perdu. C’était le 13 décembre 2000, pour le match aller de la défunte SuproLeague (*), entre son club de Split et l’ASVEL de Greg Beugnot. Les verts avaient gagné 88 à 78, avec 21 points chacun pour Laurent Pluvy et le volatile pivot US Art Long. Zizic avait alors 20 ans, était le remplaçant d’un Nikola Vujcic en train de devenir une vedette européenne, avait joué 17 minutes, marqué 4 points, attrapé 6 rebonds et généreusement distribué ses 5 fautes. Depuis cette année 2000, marquée également par un Euro U20 consistant (17,8 points et 10,3 rebonds), en compagnie de Zoran Planinic et Dalibor Bagaric, qui faisait de lui un solide espoir continental, ce grand gaillard a fait du chemin. « Une carrière fournie sur la scène européenne », comme le dit Vincent Collet. Après Split, le Cibona Zagreb, évidemment, puis le Barça (2005), Olympiakos (2005-2007) et le Panathinaikos (2007-08). Jamais dans le rôle de LA star mais dans celui du remplaçant de valeur, voire mieux lors de sa faste saison 2006-07 au Pirée (12,2 points et 5,2 rebonds en 22 matches d’Euroleague). On retiendra également le chantier qu’il avait fait dans la raquette roannaise, en Euroleague 2007-08, à Clermont : 26 points à 10/10 aux tirs en 23 minutes ! Depuis deux ans, il a partagé son temps entre la Turquie (Galatasaray), l’Espagne (Saragosse) et la Croatie, au Cedevita Zagreb, petit club qu’il a rejoint l’an dernier afin, dit-il, que son épouse accouche dans de bonnes conditions au pays. Une carrière un peu ralentie, donc, mais que le joueur entend sans aucun doute relancer. Et puis, s’il sortait d’Olympiakos, il serait intouchable pour un club français…

admet Pierre d’aller au combat, Grall, le directeur au contraire de Vincent Collet exécutif. Mindaugas son prédécesseur, Lukauskis ? S’il Curtis Borchardt, accepte une baisse de salaire et qu’il cadre et qui aura aussi pour mission, dixit Collet, avec le profil des autres joueurs, qui sait… n de tanner le cuir des jeunes pousses, à commencer par Bangaly Fofana et Kim Tillie, et d’apporter du leadership. « On pense qu’il (*) Après le schisme de l’été 2000, l’ULEB avait « capté » l’Euroleague, la FIBA créant la peut avoir le charisme pour le faire. » SuproLeague, les deux compétitions reines Ainsi pourvue au poste de pivot (puisqu’Ali étant d’un niveau équivalent.  Traoré à signé autre part, mystère pour l’instant), où la rotation se nomme Fofana, ainsi qu’au poste de meneur, où Cliff Hammonds sera suppléé par Paul Lacombe et Meneurs : Cliff Hammonds*, Paul Lacombe et Leo Leo Westermann, ne manque plus à l’ASVEL Westermann qu’à remplir les cases 2, 3 et 4, et le dernier Extérieurs : vainqueur des As veut faire le plus vite Edwin Jackson et Laurent Foirest (blessé) possible. Mickaël Gelabale reste une cible Intérieurs : prioritaire. « Il n’est écrit nulle part qu’il a Andrija Zizic*, Bangaly Fofana et Kim Tillie re-signé à Cholet », pointe Collet. L’ailier US (*) : Joueurs non formés localement Davon Jefferson ? « Il fait partie des pistes »,

« Habitué à bagarrer »

L’EFFECTIF DE L’ASVEL


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ENTRETIEn

ERMAN KUNTER, SA VISION

« JE NE MENS JAMAIS À MES JOUEURS » Pascal Allée / Hot Sports

En novembre, il en était sûr, son équipe de Cholet pouvait aller au bout. Aux As, après la défaite, il récidive : le printemps sera choletais. Mené 0-1 en demi-finale des playoffs par Gravelines, il insiste : si on gagne le match retour, on va au bout. Aujourd’hui, il le dit : Cholet peut être compétitif en Euroleague. Prétentieux Erman Kunter ? Non, juste sincère et imperméable à la « peur d’échouer ». Et assez malin dans son managérat des hommes. Propos recueillis par Fabien FRICONNET

C

’est ton premier titre de champion en tant qu’entraîneur. Alors ça fait quoi ? Heureux, bien sûr. Mais nous avons tourné la page.

baisse jamais les bras. Mes joueurs ont de la réactivité. C’est un bon début. Après, dans le championnat, au début, on gagne des matches de peu sans bien jouer, donc je me dis que quand on va commencer à bien jouer, on va être fort. Tu regardes nos statistiques, il n’y a Tu as eu des retours, des messages Quand tu dis que dès le mois de novembre tu as senti, le staff a senti, pas un joueur au-dessus des 15 points de Turquie après ton titre ? de moyenne. Au mois de novembre, j’ai que votre équipe pouvait aller au Oui, bien sûr. Beaucoup. Des amis, la commencé à sentir que ça allait bien. Le bout, comment cela se manifestefamille. Peu de gens pensaient que groupe travaillait bien, sans se poser de notre équipe pouvait être championne et t-il ? Par des faits, des événements question. Après, je savais qu’en févrierprécis, ou est-ce seulement un je pense que c’est un exemple impormars, on allait monter en pression. Le feeling ? tant pour les autres clubs. On a montré premier match de 2010, on bat Le Mans. Il y a le feeling. Mais à l’entraînement, qu’avec des moyens corrects mais Après chaque défaite, on a toujours limités, on peut gagner. Cela montre aux dans les vestiaires, pendant le match, tu sens ce que valent les joueurs. Quand réagi. Tu vois que les joueurs sont autres qu’il y a toujours de l’espoir. À dedans. Au début de la saison, on jouait tu perds mais que, dans le vestiaire, tu condition de travailler, on peut aller au et on gagnait mais quand Mike Gelabale vois que les joueurs restent positifs, bout. Tous les coaches, tous les clubs qui n’ont pas de moyens voient que l’on qu’ils ne cherchent pas d’excuse comme est arrivé, je me suis dit que ça allait les erreurs d’un coéquipier, ou du coach, devenir difficile pour nos adversaires. peut y arriver. ou le fait que la salle ne leur va pas, ou qu’il y a du À condition d’avoir de l’ambition, vent… Je n’ai une vision, et de prendre des jamais vu, cette risques… année, d’attitude Je pense qu’aujourd’hui il y a des négative. On coaches qui ont beaucoup d’ambition en France. On a montré à tout le monde, a discuté avec coaches, joueurs, dirigeants, que si vous les joueurs, on Toute cette confiance ressort ne leur a pas mis de pression sur les travaillez, si vous restez sur vos princiquand vous êtes à -17 au match 2, pes, si vous avez la bonne attitude de ne matches amicaux, mais on a travaillé à Gravelines. Vous passez en zone pas vous désespérer quand vous perdez sur le projet dès le début. Il faut savoir press mais on sait que, neuf fois et de ne pas vous sentir les plus forts du qu’en match de préparation, à Angers, sur dix, ça finit d’enterrer l’équipe on a pris quarante points contre le monde le jour où vous gagnez… Il faut insister sur les détails, sur les principes, Maccabi Tel-Aviv. C’était l’avant-dernier qui est derrière, mais vous, vous et aussi beaucoup insister sur le travail match de préparation. On avait été ridi- revenez et vous gagnez… Tu sais, dans la saison, on avait perdu cules. Deux jours après, avec la même individuel, pour faire progresser les des matches où on était à +10 et gagné équipe de Cholet, on a joué 35 minutes joueurs. C’est un bon exemple pour le les yeux dans les yeux avec Caja Laboral des matches où on était à -12 à trois minbasket français, je trouve. Défaites ou utes de la fin. On a même perdu un match Vitoria, qui est maintenant champion réussites, il faut continuer. Quand nous après le buzzer (ndlr : à Hyères-Toulon). perdons le premier match des demi-fina- d’Espagne. Et il nous manquait deux Moi, je crois toujours à la victoire. Je suis joueurs. Donc tu sens que l’équipe ne les contre Gravelines, puis qu’on est à -17 là-bas, on ne s’arrête pas, on montre notre caractère. Après, évidemment, il faut trouver les joueurs adéquats, mais cela dépend aussi du travail que vous faites avec eux.

comme ça. Jusqu’au dernier moment, on peut toujours gagner. Après, il y a le caractère des joueurs. Bien sûr, c’est nous qui avons recruté les joueurs mais après, il y a leur attitude. Tu imposes de grosses doses de travail à tes joueurs. Y a-t-il eu des grognements dans le vestiaire ? (Il rit) Ah oui ! Ah oui ! On connaît les joueurs ! Le groupe est fort mais il y a toujours des grognements. C’est une chose qui ne change pas. (Il sourit) Nous, on programme des entraînements tôt le matin, pour que les joueurs se lèvent tôt. Les joueurs ne sont jamais contents, ils disent qu’ils sont fatigués, ce qui est normal. Des fois, c’est difficile, mais au fond, on l’a bien vécu. Je ne vais pas donner de nom mais il y a des joueurs qui m’ont dit, toute l’année, à propos des entraînements du matin : « Il faut encore aller à l’église ! » Ou alors : « Elle est à quelle heure la messe demain matin ? » J’essaye quand même de me mettre à la place des joueurs, toujours. Moi, j’étais un joueur très porté sur l’attaque… bon, je travaillais, j’étais bosseur, mais j’aimais jouer et marquer des points. Après, on dose les entraînements, il ne faut pas aller trop loin. On fait pas mal de physique.

« En Euroleague, les joueurs   sont des êtres humains, pas des robots, donc on peut les battre »

Dis-moi, tu as suivi un peu les aventures de l’équipe de France au Mondial de foot ? Qu’est-ce que ça t’évoque, en tant que coach ? Bon, je n’ai pas regardé les matches en


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ENTRETIEn de l’équipe, et pour les aider eux, que je n’ai aucune raison ni aucun intérêt à leur mentir. Pour revenir sur l’équipe de France de football, je ne sais pas exactement, sur l’histoire Anelka et tout ça, mais il y a sûrement eu des choses avant cet C’est dur de dire la vérité tout le incident. Ça n’est pas possible autrement. temps ! Le problème doit être réglé bien avant, en Bien sûr ! Et puis, attention, il y a des manières de dire les choses. Les joueurs amont. En équipe de France, on n’a pas de savent que je ne parle pas pour rien dire. contrat, donc le coach doit pouvoir exclure Je ne dis pas les choses immédiatement, un joueur très tôt s’il sent qu’il y a un problème… Le coach doit empêcher ça. En des fois, j’attends un jour, ou deux, ou basket, on est 12, en foot on est 25, il y a une semaine, parce qu’il faut laisser le beaucoup de monde à gérer, donc le coach temps aux joueurs de réagir, mais je dis les choses. Je dis ce que je vois. Et quand doit sentir vite s’il y a un souci et trancher je m’énerve, les joueurs savent que c’est vite. Bien sûr, il faut essayer de corriger le sérieux, car je ne m’énerve pas souvent. Il problème avant de trancher, s’appuyer sur ses assistants, mais si on laisse la situane faut pas s’énerver pour rien. tion pourrir… Tu as déjà vécu des situations similaires, où des joueurs prennent L’entraîneur était le pouvoir ? Ou insultent le coach ? dans une position difficile puisque Je pense que ce qui s’est passé ne date non seulement ses pas d’hier. Une chose comme ça ne se qualités étaient produit pas d’un seul coup, par hasard. contestées mais en plus son départ C’est évident. Dans le vestiaire, je ne était annoncé et son successeur cite jamais un nom, je ne dis jamais à un joueur : pourquoi tu as fait ça ? Les joueurs nommé… Tout le monde sait que le coach est font des erreurs sur le terrain, on le sait bien, tout le monde en fait, et cette saison partant et cela travaille les joueurs, dans leur tête. Ils se sont retrouvés le j’ai déjà vu deux erreurs consécutives sur cul entre deux chaises car ils savent la même action alors qu’on l’a travaillée cent fois, deux cents fois à l’entraînement, qu’il n’est pas le patron, qu’il n’est qu’un patron provisoire. Pour moi, c’est le facmais il ne faut pas citer les joueurs dans le vestiaire, ni devant la presse d’ailleurs. teur le plus important. Après, la qualité du coach… Pff… Il est allé en finale de Je vois les choses, je le dis aux joueurs coupe du monde, non ? Il n’a pas oublié en privé, j’entretiens une relation de du football en quatre ans. sincérité avec chacun d’eux. Et puis les joueurs jouent, ils courent, ils essayent, Revenons au basket. Comment as-tu ils se fatiguent, donc ils ont le droit de faire des erreurs, donc je dois garder mon pu refuser une offre ferme d’Efes Pilsen, qui avait fait de toi son choix calme, même si je sens que des choses numéro un ? m’énervent. Tu sais, les joueurs savent On a construit quelque chose à Cholet, que je leur dis les choses pour le bien entier, mais ce que je veux dire, à ce sujet, c’est : moi, je ne mens jamais à mes joueurs. Jamais, jamais. Et quand je dis quelque chose, je le pense.

d’accord ? Il y a une organisation qui n’est peut-être pas la plus « haut niveau » d’Europe mais on a construit quelque chose. Il y a une hiérarchie, du travail, de la préparation. Cela sera ma sixième année à Cholet et je ne suis pas sûr, sur cette période, qu’il y ait beaucoup de coaches qui soient restés aussi longtemps dans un club. Je suis exigeant, je le sais. Je ne veux pas des choses exceptionnelles mais j’ai une stratégie. On a avancé, j’ai compris comment fonctionne Cholet, comment fonctionne le basket français. Efes Pilsen, c’est une équipe majeure en Turquie qui a des ambitions en Euroleague mais pour moi, Cholet, c’est un défi. Moi, je suis un compétiteur, j’aime les défis. Avec Cholet, je veux défendre

que je veux dire, c’est que j’ai envie de prouver qu’on peut être compétitifs en Euroleague et en championnat en même temps. J’ai fait mes calculs : il nous faut cinq victoires en Euroleague. Je sais que ça coûte des victoires en championnat, généralement, mais on va essayer de jouer les deux compétitions à la fois.

Tu te rends compte qu’il n’y a pas beaucoup de coaches en France qui annoncent aussi clairement leurs ambitions, avec autant de certitudes et de prises de risque, comme tu l’as fait toute la saison dernière ? Tu as envie de passer un message ? Ah non ! Certainement pas ! Bien sûr que non, je ne passe aucun message à qui que ce soit, ni ne donne aucune leçon. Je suis compétiteur et ce que je dis, c’est pour mon équipe, pour préparer mes joueurs. Je pense qu’il faut envoyer ce message aux joueurs. C’est mon avis, en tous cas. Si notre titre de champion et faire quelque je sens que mes joueurs sont présents, qu’ils réagissent, je ne vais pas me chose en Euroleague. Je sais que c’est difficile mais le défi est de montrer qu’il contenter de leur dire : « Allez, on va essayer ». Non, il faut être exigeant. n’y a pas que le Partizan Belgrade qui Donner des objectifs. Tu sais, si je peut être compétitif avec 1,5 million d’euros de budget. C’est pas gagné mais jouais la coupe du monde de football je veux pouvoir dire qu’on a une équipe avec l’équipe de France, j’annoncerais que notre objectif est d’être champion ! à Cholet qui est compétitive. Je dis ceci : l’Euroleague est une ligue d’êtres C’est évident ! C’est comme ça qu’on construit. Il y a l’exemple de cet athlète humains. Ce que ça veut dire : ce sont qui fait du saut en hauteur et qui, dans des joueurs qui sont sur le terrain, des sa chambre, face à son lit, a installé forts joueurs, certes, mais des joueurs, pas des robots, donc on peut les battre. une barre à une hauteur qu’il n’a pas franchie. S’il saute 2,05 m, il met la Et puis Cholet est une vraie ville de basket. Les gens vivent basket ici. Il n’y barre à 2,10 m. Le soir en s’endormant, le matin en se réveillant, il voit la barre. en a pas tant que ça en France. Si on Et le jour où il passe 2,10 m, il met la réussit en Euroleague, il ne me restera barre à 2,15 m, sans plus penser aux plus que la NBA. (Il explose de rire) 2,10 m. n Je plaisante, bien sûr, je plaisante. Ce

Jean-François Mollière

« Elle est à quelle heure   la messe demain matin ? »

VU DE TURQUIE

RESPECTÉ ET… CRAINT

Kaan Kural, correspondant de BasketNews en Turquie, est l’un des journalistes les plus pointus sur le basket international et un fin connaisseur des coulisses d’un basket turc qui marche souvent sur la tête. Sa vision d’Erman Kunter est éclairante. l « Erman est très respecté en Turquie. Depuis l’Euro 99, il y a comme une aura mystique autour de lui. Il avait pris en main une formation très jeune, puisque Turkoglu et Tunceri avaient 20 ans et qu’Erman avait construit l’équipe autour d’eux, et elle avait joué le meilleur basket de l’histoire de la sélection. Certes, la Turquie avait atteint la finale en 2001 mais les amateurs de basket chez nous estiment toujours que l’équipe de 1999 était meilleure, en termes de basket. La manière dont Erman a été poussé dehors a, en outre, contribué au fort capital sympathie dont il jouit. La vérité, c’est qu’Erman est un homme de principes et de liberté et on l’a mis dehors car il refusait d’être la marionnette du président de la fédération, Turgay Demirel. Il refusait d’être un pion et de se laisser dicter les consignes. L’injustice n’est pas acceptable, pour lui, et il ne négocie pas avec ses principes intimes. Tout cela est probablement la raison principale pour laquelle les dirigeants des clubs turcs ont un peu peur d’Erman. Chez nous, les présidents et les propriétaires veulent que le coach soit dépendant, qu’il leur soit asservi. C’est plus ou moins le cas selon les clubs, bien sûr, mais c’est tout de même une tendance forte. En plus, Erman ne se plie pas aux volontés des agents des joueurs et, du coup, en Turquie, on le considère parfois comme un renégat. Le fait qu’il reste à l’étranger et qu’il y réussisse, cela ajoute encore à son aura un peu mystique. Depuis qu’il est champion avec Cholet, son image de marque a atteint de telles hauteurs que ça en devient presque ridicule ! Je pense même que, étant donnée la situation, il a raison de ne pas revenir en Turquie parce qu’on le considère tellement comme un magicien qu’on va trop en attendre de lui. C’est un messie ! Au fond, il l’est un peu car il est le seul coach qui ait donné un peu de fun aux supporteurs de l’équipe nationale. Ceci dit, il est de taille à assumer les attentes que la Turquie a. Un jour. »


ACTUALItés

Par Laurent SALLARD

EUROPE EXPRESS

ons i t a v réser COM t e s ent IBA. m F . e 0 n 1 g 0 ei Rens .FRANCE2 69 59 71 WWW 05 62

Après neuf ans de miracles sur le banc du Partizan Belgade, Dusko Vujosevic, qui a emmené cette saison son club au Final Four de l’Euroleague, rejoint le CSKA Moscou. Le Monténégrin a signé un contrat de trois ans, et y succède à Evgeny Pashutin, qui prend pour sa part les rênes de l’UNICS Kazan... Suite au refus d’Erman Kunter de quitter Cholet, et à celui de Trévise de laisser partir Jasmin Repesa, l’Efes Pilsen a finalement confié le poste de coach à Velimir Perasovic, qui s’est engagé pour deux saisons. Le technicien croate a fait signer Erwin Dudley et devrait conserver Igor Rakocevic. En revanche, Mario Kasun devrait être libéré… Quand vous lirez ces lignes, Dusan Ivkovic sera peut-être de nouveau le coach de l’Olympiakos, douze ans après avoir remporté l’Euroleague avec les Reds. À l’heure de boucler ces lignes, le club du Pirée n’avait pas encore accédé aux prétentions salariales du technicien serbe… Moins prestigieux, mais symbolique, le retour de Carlo Recalcati à Varèse, le club qu’il avait mené en 1999 à son dernier titre de champion d’Italie. Le coach italien a depuis remporté deux autres scudetti avec la Fortitudo et Sienne, dirigeant également la Squadra Azzurra de 2001 à 2009.

L’ESPAGNE RETROUVE CALDERON

Absent l’année dernière de l’Euro polonais, remporté par les Espagnols, José Calderon retrouvera cet été la sélection lors du Mondial en Turquie. L’entraîneur Sergio Scariolo a en revanche décidé de se passer de Raul Lopez et Carlos Cabezas, qui jouaient sous ses ordres cette saison au Khimki Moscou. En l’absence de Pau Gasol, Fran Vazquez, pivot du Barça et meilleur contreur de l’histoire de l’Euroleague, effectue son retour en équipe nationale. Fernando San Emeterio (Vitoria), Rafa Martinez (Valence), Carlos Suarez (Estudiantes) et Pablo Aguilar (Grenade) font leur première apparition au sein de la présélection de 17 joueurs qui démarrera la préparation du championnat du monde.

LA GRÈCE SANS PAPALOUKAS

Déjà absent du dernier Euro, dont la Grèce a terminé troisième, Theodoros Papaloukas ne disputera pas non plus le Mondial en Turquie, et pourrait bien ne jamais revenir en sélection. L’entraîneur Jonas Kazlauskas peut en revanche compter sur les retours de Dimitris Diamantidis et Kostas Tsartsaris, blessés l’été dernier, mais inclus dans la présélection des 17 joueurs grecs qui participeront à la préparation du championnat du monde.

Pascal Allée / Hot Sports

VALSE DES COACHES

ALAIN KOFFI AU MANS

LE COME-BACK DE L’ANNÉE Après une seule saison à Badalone, Alain Koffi (2,05 m, 26 ans) rentre au Mans Sarthe Basket, avec lequel il a été élu MVP français de Pro A en 2009.

F

ormé au Mans, où il a remporté un titre de champion de France (2006), deux Semaines des As (2006 et 2009) et deux Coupes de France (2004 et 2009), Alain Koffi retrouve la Sarthe un an seulement après son départ, à l’issue d’une saison plutôt décevante avec Badalone, au sein de la prestigieuse Liga ACB. Il y avait débarqué tout auréolé de son titre de MVP français de Pro A, et d’un nouveau statut d’international, mais est rapidement tombé de haut. Cantonné à 17 minutes de jeu en moyenne dans un système qui ne faisait pas la part belle aux intérieurs, Koffi n’a tourné qu’à 5,4 points et 4,0 rebonds en Liga ACB, et n’a pas fait mieux en Eurocup. Une saison manquée également sur le plan collectif puisque la Joventut a laissé échapper la qualification pour les quarts de finale de l’Eurocup, et n’a pas participé aux playoffs espagnols.

Le Canadien n’en attend pas moins : « Si je suis heureux de le retrouver, cela ne va pas m’empêcher de le pousser, de l’obliger à se multiplier pour que lui et l’équipe aillent le plus loin possible. »

Une raquette estampillée Euroleague

Au complet, le secteur intérieur manceau s’affirme déjà comme l’un des tout meilleurs de Pro A la saison prochaine. Probables titulaires, respectivement aux postes 4 et 5, Koffi et Batista seront secondés par Thierry Rupert et l’ex-Orléanais Ryvon Covile. Suite au recul de la ligne à trois-points (6,25 m à 6,75), J.D. Jackson n’a pas opté pour un poste 4 shooteur, mais sur quatre intérieurs ayant la capacité de jouer dans le périmètre et donc de profiter des espaces qui devraient se créer dans la zone intermédiaire. De plus, ces quatre joueurs – tout comme d’ailleurs Pellin, Diot et Dewar – ont goûté à l’Euroleague. Avec Batista et Jackson Confronté à la difficulté de retrouver un autre club de En revanche, l’arrivée d’Alain Koffi devrait ofl’autre côté des Pyrénées après une saison peu valo- ficialiser le départ de Dee Spencer, déjà jugé trop cher il y a deux semaines, alors que le retour de risante, Alain Koffi a finalement préféré s’engager pour une saison avec son club de toujours. « Revenir l’international n’était encore qu’un « pur fantasme ». Pour finalement réaliser celui-ci, le MSB au Mans ne peut être considéré comme un constat d’échec ou une marche arrière », affirme l’intéressé. a dû réaliser un effort financier important, validé par le conseil de surveillance du club, présidé par « Le MSB est en haut de l’affiche et est en mesure Claude Hervé. Une dépense qui ne devrait donc pas de se qualifier pour l’Euroleague. L’effectif mis en permettre un nouveau dépassement concernant place m’a l’air costaud. Les trois recrues, c’est du l’enveloppe destinée au recrutement du successeur lourd (Pellin, Dewar, Covile) ! Mon jeu étant basé de Spencer. n sur le collectif, j’ai la perception que je devrais m’y retrouver et tirer mon épingle du jeu. » D’autant qu’il retrouvera un système très similaire à celui qui était en place en 2008-09, lorsqu’il a été Meneurs : élu MVP français, le Brésilien J.P. Batista étant touAntoine Diot et Marco Pellin. jours à ses côtés dans la raquette, et J.D. Jackson Extérieurs : sur le banc. « Avec J.D., on se connaît parfaiteBen Dewar* et Charles Lombahé-Kahudi. ment », confirme Koffi. « Je sais que je n’ai rien Intérieurs : à lui prouver et que la confiance est mutuelle. Et Alain Koffi, J.P. Batista*, Ryvon Covile* et Thierry puis, après cette saison en Espagne où j’ai appris Rupert. ce que signifiait la pression qui pèse sur les étrang(*) : Joueurs non formés localement ers, j’ai l’intention de montrer que j’ai grandi. »

L’EFFECTIF DU MSB


échos NBA

SHEED VERS LA RETRAITE

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Bulls, Clippers, Heat, Knicks et Nets. Si Cleveland peut lui offrir le plus gros salaire, selon plusieurs sources, c’est Chicago qui tiendrait la corde.

EN BREF TRANSFERTS

Lisa Blumenfeld/Getty Images

John Salmons sur le départ, les Bucks ont assuré leurs arrières en s’octroyant les services de Corey Maggette et Chris Douglas-Roberts. L’ex-Warrior arrive en échange de Dan Gadzuric et Charlie Bell ; CDR a été obtenu contre un simple 2e tour de Draft… Miami a laissé partir Daequan Cook et son 1er tour de Draft au Thunder contre un 2e tour. Via la Draft, Oklahoma a également fait venir Moris Peterson et Cole Aldrich… Portland a troqué Martell Webster à Minnesota contre Luke Babbit et Ryan Gomes, ce dernier devant ensuite être coupé.

Une défaite assortie d’une polémique ? La fin n’est pas si triste. Parce qu’il s’est battu. Affaibli par des problèmes de dos, il n’a rien lâché, signant 11 points et 8 rebonds. « Il était en train de mourir sur le terrain », dira Doc Rivers. « Trois jours avant le

SHAQ À BOSTON ?

dernier match contre les Lakers, il m’a dit qu’il s’apprêtait à disputer sa dernière rencontre. Puis la veille du match, il m’a dit qu’il y mettrait toute son énergie. Et il l’a fait. C’est grand de partir comme cela. »

C’est la rumeur un peu folle lancée par le Boston Herald. Confrontés à la retraite du Sheed et à la blessure de Kendrick Perkins, les Celtics sont à la recherche d’un big

Wallace ne va donc pas honorer les deux années de contrat qu’il lui restait, pour la rondelette somme de 13 millions de dollars. Il se retire après quinze saisons passées en NBA, de rookie avec les Bullets à 6e homme avec les C’s, après avoir fait, entre autres, les beaux jours de Portland et la mauvaise image de la franchise, avec les célèbres Jail Blazers. Quinze saisons où il a alterné entre l’excellence et le médiocre, entre le grain de folie qui fait gagner son équipe et le grain de sable qui en fait dérailler une autre. Et toujours, en fil rouge, ce foutu caractère. Il est probable qu’à l’avenir, lorsque l’on évoque Rasheed Wallace, ce soit pour parler fautes techniques plus que victoires. Pourtant l’homme est quintuple All-Star et champion avec Detroit en 2004. Pourtant il est l’un des intérieurs les plus doués de sa génération. Mais le talent de Wallace n’a eu d’égal que la grande gueule de Sheed. n

Peut-être ne saura-t-on jamais. Ce qui est sûr, c’est que cette image d’un Wallace encore au milieu d’une histoire avec les arbitres est probablement le clap de fin d’une carrière. Avant l’ultime manche face aux Lakers, l’intéressé l’affirmait : « Je crois vraiment que c’est le dernier match que je vais jouer. »

LA PHRASE

« J’aimerais terminer ma carrière en Italie » • Non, ces propos ne sont pas signés Stephon Marbury mais… Kobe Bryant. Dans une interview donnée au site du quotidien italien Il Messagero, le MVP des Finals a émis son souhait de mettre un terme à sa carrière là où il a passé une partie de son enfance, quand son père était joueur pro dans le championnat national.

man. O’Neal et Brad Miller sont des cibles potentielles, explique le journal. Le pivot pourrait aussi être étranger, en la personne du Turc de Fenerbahçe Semih Erden.

DIRIGEANTS DEHORS

Brian Babineau/NBAE via Getty Images

« Il était en train de mourir sur le terrain »

Elsa/Getty Images

Plus de 300 fautes techniques en carrière

Rod Thorn, le président des Nets, va présenter sa démission le 15 juillet. Mikhail Prokhorov, le propriétaire, lui aurait proposé un salaire à la baisse. Les Nets cherchent un remplaçant, qui pourrait être Jerry Colangelo, comme le souhaite Prokhorov… Kevin Pritchard n’a lui pas eu le loisir d’annoncer qu’il pliait bagage, puisqu’il a appris, seulement une heure avant la Draft, qu’il était viré. L’ex-GM des Blazers était pourtant considéré comme une pointure.

Noel Vasquez/Getty Images

Brian Babineau/NBAE via Getty Images

Le nombre de franchises qui vont entrer en discussions avec LeBron James pour tenter d’attirer le double MVP. Il s’agit des Cavaliers,

Au moment d’écrire ces lignes, ce n’était pas encore officiel, mais Rasheed Wallace devrait prendre sa retraite. Pour sa technique autant que ses fautes techniques, il va laisser un vide en NBA.

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LE CHIFFRE

UNE GRANDE GUEULE S’EN VA

u Staples Center, à l’issue du Game 7 des Finals, il a tenté d’entrer dans le vestiaire des arbitres. « Juste pour parler », selon ses dires. Mais le personnel de sécurité s’est empressé de le remettre sur le droit chemin, celui du bus. Rasheed Wallace qui veut discuter avec les officiels, cela peut faire sourire, et nul doute que cela a donné quelques sueurs froides à David Stern. Sheed, tout au long de sa carrière, a en effet aligné les provocations avec une aisance incroyable, collectant plus de 300 fautes techniques, dont 41 pour le seul exercice 2000-01. Sa gouaille légendaire a même obligé Stern à créer une « jurisprudence Wallace », en suspendant pour un match tout joueur ayant été sanctionné de 15 fautes techniques dans une saison. Alors, voulait-il seulement parler avec les arbitres en ce soir du 17 juin ? Et si oui, parler de quoi, une fois le sacre des Lakers entériné ?

Par Yann CASSEVILLE

ARTEST SUR SA PLANÈTE

l Ron Artest va bien, merci pour lui. Connaissant le phénomène, on se doutait qu’il allait savourer son titre plus que de raison ; en effet, Ron-Ron n’a pas tardé à faire parler de lui. Le Game 7 des Finals à peine achevé, il s’est empressé de remercier sa psy pour le travail qu’elle avait fait avec lui, avant de donner une conférence de presse des plus ubuesques, y invitant sa famille. Le fantasque ailier a également sorti une chanson, « Champions » (tapez « Artest champions » sur YouTube). Dans son rap, le Laker se compare à Mike Tyson et Michael Phelps, et dit aimer les matches sept et les quatrièmes quarttemps… Prémonitoire Ron-Ron, quand on sait que les paroles ont été écrites avant le dénouement de la finale. Enfin, pour ne pas déroger à sa réputation de bad boy, il s’est fendu de plusieurs « Boston sucks » lors de la parade des Lakers. Après avoir été l’homme à abattre de la ligue à cause de la bagarre à Detroit en 2004, l’énergumène jouit à plein temps de sa revanche, assuré d’avoir la bague au doigt.


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Al Bello/Getty Images

Ned Dishman/NBAE via Getty Images

Analyse

John Wall, numéro 1 de la Draft (à gauche) et le Choletais Kevin Séraphin (à droite) évolueront tous deux à Washington en 2010.

DRAFT : OÙ DÉBARQUE SÉRAPHIN ?

AVEC WALL, IL PEUT FLAMBER S

sélectionné en première position de la Draft. C’était en 2001. Une expérience malheureuse préfigurant le destin tragique des Wizards ces dernières saisons avec pour aboutissement l’affaire Arenas. Les dommages collatéraux de « l‘Arenas gate » ont été sévères. Les dirigeants sont passées depuis que Michael Jordan Par Pascal GIBERNÉ à New York de DC ont fait table rase du passé, en faisait de Brown le premier lycéen disséminant la quasi-totalité du roster 2009-2010, dont les irréprochables Antawn Jamison et Caron Butler, aux quatre coins du pays. Un mal nécessaire pour une équipe en pleine crise identitaire. Premier tour Deuxième tour Après quarante-cinq années à la tête des Franchise Joueur Nat. AdN College ou équipe 09-10 Franchise Joueur Nat. AdN College ou équipe 09-10 Wizards (feux Baltimore Bullets), la famille 1 Washington 31 New Jersey ➜ Oklahoma City Tibor Pleiss GER 89 Bamberg (GER) John Wall USA 90 Kentucky Pollin a cédé les parts de la franchise à 32 Miami 2 Philadelphia Dexter Pittman USA 88 Texas Evan Turner USA 88 Ohio State Ted Leonsis suite au douloureux décès du 33 Sacramento 3 New Jersey Hassan Whiteside USA 89 Marshall Derrick Favors USA 91 Georgia Tech patriarche Abe Pollin en novembre 2009, 34 Portland 4 Minnesota Armon Johnson USA 89 Nevada Wesley Johnson USA 87 Syracuse victime d’une maladie neuro-dégénérative. 35 Washington ➜ Minnesota Nemanja Bjelica SRB 88 E.R. Belgrade (SRB) 5 Sacramento DeMarcus Cousins USA 90 Kentucky Et maintenant ? 36 Detroit 6 Golden State Terrico White USA 90 Ole Miss Ekpe Udoh USA 87 Baylor Dans une ville de Washington en plein 37 Milwaukee 7 Detroit Darington Hobson USA 87 New Mexico Greg Monroe USA 90 Georgetown essor, où le basket est devenu un sport 38 New York 8 L.A. Clippers Andy Rautins CAN 86 Syracuse Al-Farouq Aminu USA 90 Wake Forest présidentiel, l’arrivée de John Wall, âgé de 39 New York 9 Utah Landry Fields USA 88 Stanford Gordon Hayward USA 90 Butler tout juste 19 ans, peut-elle contribuer à la 40 Indiana 10 Indiana Lance Stephenson USA 90 Cincinnati Paul George USA 90 Fresno State renaissance des Wizards ? La réussite des 41 Miami 11 New Orleans ➜ Oklahoma City Cole Aldrich USA 88 Kansas Jarvis Varnado USA 88 Mississippi State Lakers et des Celtics ces trois dernières 12 Memphis 42 Miami Xavier Henry USA 91 Kansas Da’Sean Butler USA 88 West Virginia années a renforcé l’adage voulant que les 13 Toronto 43 L.A. Lakers Ed Davis USA 89 North Carolina Devin Ebanks USA 89 West Virginia 14 Houston 44 Milwaukee Patrick Patterson USA 89 Kentucky Jerome Jordan JAM 86 Tulsa équipes championnes sont construites non 15 Milwaukee 45 Minnesota Larry Sanders USA 88 Virginia Com. Paulao Prestes BRA 88 Murcia (ESP) pas en misant sur la Draft mais en recru16 Minnesota ➜ Portland 46 Phoenix Luke Babbitt USA 89 Nevada Gani Lawal USA 88 Georgia Tech tant des vétérans de renoms. Ted Leonsis, 17 Chicago ➜ Washington 47 Milwaukee Kevin Séraphin FRA 89 Cholet (FRA) Keith Gallon USA 91 Oklahoma le nouveau propriétaire des Wizards, a lui 18 Oklahoma City ➜ L.A. Clippers Eric Bledsoe 48 Miami ➜ Oklahoma City USA 89 Kentucky Latavious Williams USA 89 Tulsa 66ers (D-League) décidé, à l’instar de San Antonio, de bâtir 49 San Antonio 19 Boston Ryan Richards GBR 91 Gran Canaria (ESP) Avery Bradley USA 90 Texas une équipe de gagnants, pierre par pierre, 50 Dallas ➜ Toronto 20 San Antonio Solomon Alabi NGR 88 Florida State James Anderson USA 89 Oklahoma State en faisant de Wall son franchise player. 51 Oklahoma City ➜ Indiana 21 Oklahoma City ➜ New Orleans Craig Brackins USA 87 Iowa State Magnum Rolle BAH 86 Louisiana Tech « Cela signifie beaucoup pour moi de voir 22 Portland 52 Boston Elliot Williams USA 89 Memphis Luke Harangody USA 88 Notre Dame qu’il veut redémarrer de zéro avec moi », 23 Minnesota ➜ Washington Trevor Booker 53 Atlanta USA 87 Clemson Pape Sy FRA 88 Le Havre (FRA) a confié Wall juste après avoir serré la 24 Atlanta ➜ New Jersey 54 L.A. Clippers Damion James USA 87 Texas Willie Warren USA 89 Oklahoma main de David Stern. « J’espère que l’on 25 Memphis ➜ Dallas 55 Utah Dominique Jones USA 88 South Florida Jeremy Evans USA 87 Western Kentucky va pouvoir changer cette organisation et 26 Oklahoma City ➜ New Orleans Quincy Pondexter USA 88 Washington 56 Minnesota ➜ Washington Hamady N’diaye SEN 87 Rutgers l’aider à repartir du bon pied. » 27 New Jersey ➜ Atlanta 57 Indiana ➜ Oklahoma City Jordan Crawford USA 88 Xavier Ryan Reid USA 86 Florida State La direction des Wizards a tout fait pour, 28 Memphis 58 L.A. Lakers Greivis Vasquez VEN 87 Maryland Derrick Caracter USA 88 UTEP en cette soirée du 24 juin où la destina29 Orlando 59 Orlando Daniel Orton USA 90 Kentucky Stanley Robinson USA 88 Connecticut tion future de LeBron James a eu un 30 Washington ➜ Minnesota Lazar Hayward 60 Phoenix USA 86 Marquette Dwayne Collins USA 88 Miami i les fans des Wizards attendent

En faisant de John Wall le numéro un de la Draft, les d’en savoir plus sur ce Français dirigeants des Wizards ont redonné vie à une franchise nommé Kevin Séraphin, une de DC dans le coma depuis l’affaire Arenas. De quoi question les turlupine : John Wall aider Kevin Séraphin à s’installer dans la raquette en parviendra-t-il à faire oublier l’affaire toute quiétude ? Kwame Brown ? Neuf longues années

La draft 2010


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Analyse impact non négligeable. Afin d’avoir les fonds nécessaires pour séduire LBJ ainsi qu’un autre All-Star (Chris Bosh ? Amaré Stoudemire ? Joe Johnson ?), les Bulls ont accepté de transférer le meneur Kirk Hinrich et son contrat de 17 millions de dollars à DC, tout en cédant également leur premier choix de la Draft aux Wizards. En une soirée, Washington a récupéré une star en devenir, Wall, un vétéran de qualité, Hinrich, et un jeune intérieur massif et athlétique, au potentiel certain, observé avec minutie pendant toute l’année par les scouts des Wizards : Kevin Séraphin.

DES LAKERS PARÉS POUR LE TRIPLÉ ?

OUI MAIS…

Alors que la NBA va sombrer dans une période de chaos sans précédent, les doubleschampions en titre dominent la mêlée, avec le noyau dur de l’effectif confortablement reconduit pour la saison prochaine. Les voilà donc ultra favoris pour 2011. À moins que… Par Thomas BERJOAN

« Il faut que vous me preniez » Kevin Séraphin…

Imaginez la scène : Séraphin écrasant un alley-oop monstrueux après un service de Wall, sous les yeux d’Obama. Doucement ! Il faudra être patient avec cette escouade sans expérience faisant pourtant, Wall oblige, déjà frissonner les édiles de Capitol Hill (Wall est aussi déjà attendu cet été dans l’enceinte de Berry Farm, la version washingtonienne du Rucker Park newyorkais). Toute la ville se délecte à l’idée d’assister aux arabesques de John Wall, qui après Derrick Rose et Tyreke Evans, modelés eux aussi par John Calipari, devrait avoir un impact énorme à son poste dès sa saison rookie. Le style NBA devrait magnifier ses qualités. Sera-t-il associé à la mène avec Gilbert Arenas ? Le pistolero a beau être persona non grata à DC, les 80 millions de dollars restant sur son contrat de 110 millions signé en octobre 2008 le rendent pour l’heure intransférable. Pourtant, d’après une source proche des Wizards, la direction de Washington fait tout son possible pour se débarrasser d’Arenas. « Il ne sera plus là à l’ouverture de la saison », affirme-t-elle. À voir. Quoiqu’il arrive l’avenir s’annonce prometteur dans la capitale américaine… n

Andrew D. Bernstein/NBAE via Getty Images

Andrew D. Bernstein/NBAE via Getty Images

Séduit par la ville et les cadres des Wizards, Séraphin avait fait de Washington son choix numéro un. À 24 heures de la Draft, dans un restaurant italien huppé de Manhattan, il nous confiait comment il adorerait jouer dans la ville d’Obama. « Pendant mon entretien avec eux, je leur ai dit en tapant du doigt sur la table : je veux jouer pour vous, il faut que vous me preniez. » Charmé par l’enthousiasme du jeune Guyanais, et accessoirement ses mensurations hors normes (127 kilos de muscles pour un taux de graisse de 9%), Ernie Grunfeld, le président des Wizards, lui avait sourit avant de glisser : « On va essayer d’arranger ça. » Curieux clin d’œil du destin. Il y a un peu plus d’un an de cela, le natif de Cayenne jouait contre Wall lors du Hoop Summit (match où les jeunes lycéens US affrontent les meilleurs juniors mondiaux). « Je n’avais jamais vu un type comme lui, aussi rapide, un phénomène », nous raconte Séraphin. « Mais je l’ai tout de même contré deux fois dans ce match et quand il m’a croisé dans l’hôtel Westin hier, il se souvenait de moi et il est venu me parler. »

Andrew D. Bernstein/NBAE via Getty Images

Quand Kevin contrait John

Les Lakers de Kobe Bryant (à gauche) et Pau Gasol (à droite) ne savent pas si ils repartiront avec Phil Jackson pour réaliser un éventuel three-peat.

«

On est les favoris parce qu’on est les champions, jusqu’à preuve du contraire », a récemment expliqué Kobe Bryant à Fox Sports. « Au début de la saison prochaine, on sera prêts. En attendant, on va en profiter. » « Oui, mais il faut qu’on bosse dur pendant l’intersaison », a rajouté Ron Artest. « On ne peut pas se pointer à la reprise avec des poignées d’amour ! » Au cœur de la parade des Lakers à L.A., le three-peat, le triplé, était déjà sur toutes les lèvres. Comment pourrait-il en être autrement ? Kobe Bryant et Pau Gasol ont signé au cours des derniers mois des extensions de contrat qui poussent leur bail jusqu’en 2014. Andrew Bynum et Lamar Odom sont encore des Lakers pour trois saisons et Ron Artest a signé la saison dernière un contrat de cinq ans avec la franchise californienne. Alors qu’au premier juillet, la porte des neuf enfers va s’ouvrir en NBA pour déchaîner un marché estival comme la grande ligue américaine n’en a jamais connu, la seule question que se posent les Lakers, c’est de trouver un accord avec Derek Fisher, l’unique free-agent d’envergure de la bande. Mais nul doute que le grand pote de Kobe sera de retour. « Il est notre leader émotionnel, notre leader verbal », explique Bryant. « Je n’ai pas assez de mots pour tresser ses louanges. » Selon Bryant, c’est Fisher, juste avant le début du quatrième quart-temps du Game 7 contre Boston qui aurait motivé la troupe avec un discours enflammé. Comme toujours, le poste de meneur est celui qui pose problème. Jordan Farmar devrait refuser sa dernière année de contrat (2,1 millions de dollars) pour tenter de trouver mieux. Les Lakers, qui n’ont plus beaucoup d’argent pour le poste, auraient même testé le marché

revenir n’est jamais loin. Évidemment, avec une équipe aussi bonne… mais je ne sais pas trop. » Kobe Bryant, qui a pourtant précipité son départ de la Jackson veut-il un franchise en 2004 est aujourd’hui le 12e titre de coach ? premier à faire du lobbying pour son Non, la grande question qui agite la meilleure équipe NBA de la saison, c’est retour. « On veut tous qu’il revienne. Il le sait. de savoir si Phil Jackson sera de retour Je lui ai répété encore et toujours. en septembre sur son trône au bord du Mais je n’ai pas envie de penser à terrain, cette drôle de chaise surélevée et orthopédique. Au moment d’écrire ces ça pour le moment. Il me gâche la lignes, le Zen Master était quelque part fête », expliquait-il au beau milieu des réjouissances. Si jamais Jackson dans le Montana, en train de méditer ne devait pas rempiler, deux coaches dans sa retraite. Un ranch en bois au sont déjà dans le viseur des Lakers. bord d’une rivière, ivresse d’espace et de nature. Un paysage à la Jim Harrison. L’assistant de Jackson depuis 5 ans, Brian Shaw, qui fait également partie Au loin, le rire d’un coyote. Plus terre à des candidats pour le poste vacant terre, il semblerait que le proprio des de Mike Brown à Cleveland, et Byron Lakers veuille rogner sur son salaire, estimé entre 12 et 14 millions de dollars Scott, l’ancien arrière des Lakers showtime version années 90 et sans emploi depuis son renvoi de New Orleans. Les deux candidats auraient déjà reçu la bénédiction de Kobe Bryant. européen (1 million offert à Terrell McIntyre, le meneur de Siena).

Phil Jackson est un cerveau. Mais son corps est brisé. Reviendra-t-il ? cette saison, selon le montant des primes. Phil dit ne pas en faire une question d’argent. Mais à 64 ans, avec son palmarès, 11 titres de champion en tant que coach, il faut savoir respecter une légende. Au mieux, c’est inconvenant de la part de Jerry Buss, au pire, il veut le foutre dehors. Pas très sympa pour celui qui est après tout son gendre, Jackson entretenant une idylle avec Jeanie Buss, sa fille. « C’est en partie une question de santé », réplique le coach. Jackson est un cerveau. Mais son corps est brisé. Deux prothèses aux hanches, des genoux qui sifflent en permanence et même un problème au cœur. « Et puis, c’est en partie ce que je ressens en ce moment. Je suis indécis. L’envie de

Bryant sera-t-il sur pied en octobre ? En dehors de l’interrogation pour le poste de coach, les enjeux majeurs de l’intersaison des Lakers vont plutôt se jouer à l’infirmerie. Premier dossier, le cas Kobe. L’arrière MVP des Finals a terminé la saison en jouant avec un index cassé, un dos douloureux et un genou en vrac. « Mon genou m’a permis de traverser les playoffs », expliqua Bryant après la saison. « Mais je vais devoir le faire regarder et il va falloir faire quelque chose, parce que je ne pourrai pas jouer une saison entière dans cet été. Même chose avec le doigt. Sans le bandage, je ne peux pas tenir la balle. » La star des Lakers pourra bénéficier de la compagnie de

son jeune pivot, Andrew Bynum, qui a joué les deux derniers mois avec un ligament du genou droit touché. Pour lui, ce sera également l’opération. La santé de ces deux-là en octobre pour la reprise pourrait donc avoir un impact sur la saison des Lakers. Les Finals ont montré l’importance de l’avantage du terrain et le début de la saison régulière des Hommes du lac pourrait être perturbé. Si les Lakers surmontent toutes ces perturbations d’ordre interne, qu’est-ce qui pourrait vraiment les empêcher de réussir le triplé ? Un alignement spectaculaire d’astres solaires. Avec la maîtrise collective et l’expérience accumulée de trois finales en trois ans, il faudrait vraiment que le marché de cet été accouche au sein d’une même équipe d’une concentration de stars extraordinaires – LeBron, Wade, Bosh et Joe Johnson – pour inquiéter les Angelinos. Et puis l’addition de talents ne fait pas tout. Après s’être goinfrés de ballons dans leur franchise respective, ces jeunes superstars sauront-elles défendre, se passer la balle et afficher l’esprit de sacrifice qui anime invariablement les équipes championnes ? Autre scénario, moins fantasmé et plus réaliste. Sur le premier tour des playoffs, il n’a pas manqué grandchose à la formation prometteuse du Thunder pour pousser les champions en titre dans leurs derniers retranchements. Si Oklahoma parvient à attirer dans ses filets un intérieur digne de ce nom pour stabiliser la raquette, avec les progrès attendus de Durant et Westbrook, cette franchise rookie pourrait donner du fil à retordre à toute la conférence Ouest. « Jusqu’à preuve du contraire », disait Kobe. Une chose est sûre, ça ne va pas être facile. n


événement

Quai 54/Hugues Lawson-Body

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LE QUAI 54

PREMIÈRE À PARIS Le Quai 54 vient de souffler sa huitième bougie dans le cadre prestigieux du Palais de Tokyo, en plein cœur de Paris. Pour le plus gros tournoi de streetball de France, et pour son fondateur, Hammadoun Sidibé, investir le centre de la capitale avec son défilé de basket, de culture hip hop et de petits gars des cités n’a pas été facile. Reste que cela a été réalisé, et au-delà d’une immense fierté, Hammadoun Sidibé veut maintenant installer son tournoi comme un passage obligé dans le milieu du streetball mondial. Par Thomas FÉLIX

V

enus se plonger dans les méandres de l’exposition Dynasty, un projet qui vise à révéler l’énergie qui habite des artistes, mais aussi leurs interrogations, leurs ambiguïtés ou leurs paradoxes, quelques amateurs d’art contemporain en visite estivale au Palais de Tokyo n’en n’ont pas cru leur yeux en découvrant le terrain de basket monté dans la piscine extérieure et ses 2.000 spectateurs en fusion. « Cela fait partie de l’exposition ? », s’enquiert l’une d’entre elle. Choc des cultures… Car pour sa huitième édition, le Quai 54 s’est fait place dans le Paris intra muros. Après avoir écumé les quais de Levallois, là où tout a débuté, et les terrains de basket des portes de Paris (Charenton puis Ivry), Hammadoun Sidibé a réussi à investir un lieu symbolique parisien, le Palais de Tokyo. Une vraie réussite pour celui qui tient à bout de bras son « bébé » depuis 2003. « On a fait du chemin depuis les quais de Levallois », sourit le boss du tournoi. « Et franchement je suis très fier d’accueillir tout le monde ici. Là, on sait que le tournoi se passe à Paris, en termes d’image c’était important pour nous de replacer visuellement le Quai 54 dans sa ville, Paris. »

Un succès immédiat Loin des années 90, où Paris était constellé de tournoi de basket, où les marques (Converse 3x3, Reebok 1and1, Adidas Streeball…) surfaient goulument sur l’effet Jordan et DreamTeam, les années 2000 sont mornes plaines pour le basket de rue.

Pas un tournoi à se mettre sous les sneakers. C’est là qu’Hammadoun Sidibé a décidé de faire jouer son réseau à plein régime. Pote avec Sacha Giffa, Amara Sy, mais aussi stagiaire marketing chez Nike, Hammadoun appelle, organise, et met en place un petit tournoi sur les quais de Seine à Levallois. « J’ai appelé tout le monde et chacun est venu avec son équipe », se rappelle-t-il. « C’était l’été de la canicule et on ne savait pas ce que cela allait donner. On s’est retrouvé à 800 personnes, un souvenir inoubliable. » Fort de ce premier succès, Gert Kerkstoel, alors directeur marketing chez Nike, s’associe immédiatement avec Hammadoun Sidibé pour la deuxième édition. « Il est venu voir le premier Quai et m’a dit : « Tu n’as pas un rond et en deux minutes tu as les meilleurs joueurs français. Alors l’année prochaine on le fait avec toi ! » Il me donne un peu de sous, de l’habillage et le deuxième Quai 54 était déjà en route. » Avec le soutien de Nike, Hammadoun sait que son tournoi va décoller. Direction Porte de Charenton, pour plus d’espace. Le lieu est champêtre, on interviewe Boris Diaw, nouvelle star NBA version France, au milieu des odeurs de merguez. On tape sur l’épaule de Ronny Turiaf, venu récompenser les vainqueurs du concours de dunks et faire tourner quelques serviettes, les matches se terminent en fin de soirée à la lumière des loupiotes. Mais tout colle, le public est au rendez-vous, et côté animation le Quai 54 fait le show. « Pour le basket,

c’est vite devenu un truc de fierté. Représenter son quartier, taper les meilleurs sur le bitume. Pour le côté animation, j’avais des potes dans la musique, Mokobé (du groupe 113, ndlr) a pris le micro et ne le lâche plus depuis. J’ai essayé de faire un pont entre la culture hip hop et le basket. Les mecs viennent chanter gratuitement. Et après, on a mis en place un concours de dunks, avec les meilleurs (Guy Dupuy a encore a gagné cette année, ndlr). » Les éditions suivantes font le plein. Yakhouba Diawara, alors aux Denver Nuggets, vient jouer pour le 93squad avec ses potes, les joueurs de Pro A/Pro B sont tous là (Ali Traoré, Steed Tchicamboud et j’en passe), la scène rap française se montre, le show est autant dans les tribunes que sur le terrain.

Jordan Brand en soutien sans faille Derrière, l’organisation se fait de plus en plus pro. Thibaut de Longeville, producteur, filme et produit les images essentielles à la communication. Hugues Lawson-Body, artiste et photographe, se plaît à immortaliser les scènes façon David la Chapelle. Et surtout, Gentry Humphrey, responsable à l’international de Jordan Brand, filiale de Nike, la marque du grand Mike en personne, a passé un contrat de quatre ans avec le Quai 54, qui court

belle opportunité pour nous et tant que l’esprit restera le même, nous serons là. » L’esprit du Quai 54, c’est ce qui tient à cœur Hammadoun Sidibé. Le Quai 54 est un événement grandissant, mais les portes des tribunes sont toujours gratuites pour le public. De même que les joueurs ne sont pas payés pour venir jouer. « Je ne pourrais jamais payer les joueurs, et ils ne me le demandent pas », affirme le boss. « On prend en charge les billets + hôtels des équipes étrangères bien sûr, mais c’est tout. Pour le public, je ne ferai jamais payer l’entrée, ce n’est pas l’esprit de cet événement, de même que je ne veux pas que cet événement soit facile d’accès, je veux entendre des mecs faire envie aux autres en disant, moi j’étais au Quai 54 ! » Installé comme le premier événement streetball d’Europe, Hammadoun veut maintenant le voir s’afficher comme un des tournois les plus courus dans le monde. Après la présence régulière d’équipes de street américaines, la deuxième étape était de s’installer dans un lieu symbole de Paris. « J’ai toujours voulu le faire de cette façon. Le Palais de Tokyo c’est Paris ! Là, on va savoir sur les photos que le Quai 54 ça se passe à Paris. Je serai très fier si l’on peut représenter la France et Paris chaque été. J’espère que la mairie va nous autoriser à l’avenir à nous installer dans des lieux différents car c’est une année charnière pour nous, on veut installer le Quai 54 comme un vrai événement parisien et français. » Et il n’y aucune raison pour que cela ne se fasse pas. Cette année le Quai a réussi son examen de passage parisien. Lieu obligé du parcours des frenchies NBA en promo comme Batum ou Beaubois, mais aussi de stars confirmées comme Chris Paul, le meneur des Hornets planqué dans les salons privés du Palais de Tokyo, que l’on dévoile comme un joyau, le Quai a vu Rama Yade, Secrétaire d’État aux Sports, venir saluer la multiculturalité. Un joli coup de pousse étatique pour Hammadoun Sidibé et son équipe qui peuvent être fiers d’avoir amarré solidement le Quai 54 dans le paysage du basket français. n

« Le Quai 54 doit devenir un emblème parisien du basket de rue dans le monde » Hammadoun Sidibé

sur encore une saison. « Je connais Hammadoun depuis son passage chez Nike », détaille le DG. « Il m’a demandé de sponsoriser le tournoi et quand j’ai vu le Quai je n’ai pas hésité. Je suis épaté par l’organisation et l’esprit de cet événement qui correspond à l’image de ce que nous voulons donner de notre marque. De plus, Paris est une cible importante pour nous car c’est un passage obligé pour conquérir l’Europe. Cela nous coûte de l’argent, mais c’est une

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